Les petits forçats du coton en asie centrale

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Les petits forçats du coton en asie centrale

  1. 1. Le coton est l’une des principales sources de revenupour les élites du pays après le gaz et l’or. Son prixn’a jamais été aussi élevé qu’aujourd’hui. Mais celane fait pas le bonheur des enfants ouzbeks.
  2. 2. Tous les jours, les enfants partent avec leur classe à 7 heures du matin pour aller sur les champset ramasser du coton jusqu’en début de soirée. Les enfants doivent rapporter dix kilos de cotonpar jour. Pour les écoliers plus âgés, c’est encore pire : les professeurs retiennent purement etsimplement leurs salaires et ceux qui n’arrivent pas à tenir le rythme sont battus.
  3. 3. Comme les champs de coton sont défoliés avant larécolte au moyen de produits chimiques, la santé descueilleurs et cueilleuses est également menacée. Lesélèves et étudiants sont exposés aux inhalations desrésidus de pesticides, et ce, pour un salaire de misère.
  4. 4. Avec les risques de maladie que comporte un travaildans des champs saturés de pesticides, et desconditions d’hygiène inquiétantes : un reportage dela BBC, en novembre 2009, faisait état d’enfantscontraints d’utiliser des canaux d’irrigation pourboire et se laver.
  5. 5. Les universités et les administrations sont également fermées la récolte de coton.Plusieurs organisations rapportent également des actes d’humiliation ou des châtiments corporelsinfligés aux élèves qui refusent d’aller travailler dans les champs.
  6. 6. La récolte forcée du coton prive lesjeunes Ouzbeks d’un tiers de leurcursus scolaire et de leur droit àl’éducation. Ces enfants sont privésd’école durant cette période etcertains ne regagnent pas les salles declasse parce qu’ils tombent maladesou qu’ils sont tout simplementépuisés par la récolte.
  7. 7. La production de coton est particulièrementnéfaste pour l’environnement. Autour de la merd’Aral, le taux de chômage atteint les 70%. Unemilitante ouzbèke des droits de l’homme qui aconnu les prisons du régime, parle d’accidents dutravail et de conditions sanitaires déplorables.
  8. 8. Bien évidemment des entrepriseseuropéennes tirent profit du travaildes enfants, notons par exemple legroupe suisse Reinhart ou bien encorela société Otto Stadtlander l’un desprincipaux acteurs européens dusecteur dont le chiffre d’affairesdépasse les cent millions d’euros.
  9. 9. Les avantages économiques de cesystème sont connus. L’utilisationde cette main d’œuvre bonmarché, par le gouvernement, quirefuse de leur payer un salairedécent. L’état leur impose desquotas de récolte comme au tempsde l’Union soviétique ce qui permetde maintenir des coûts deproduction extrêmement bas.
  10. 10. Le pays se livre ni plus ni moins àde "l’esclavagisme d’enfants". Lesquestions sur le travail forcé desenfants ne sont jamais prises ausérieux.

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