A L L I A N C E     U N I V E R S I T É     E N T R E P R I S E              D E      G R E N O B L E                     ...
Le rapport du gouvernement français « TIC et           3. Green for IT,développement durable » 3 publié en décembre2008 pr...
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[Publication AUEG] Le Green It, Les Technologies De Linformation Passent Au Vert D.Excoffier

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Le Green IT est une préoccupation de plus en
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des entreprises et des administrations. Cependant,
cette notion d’informatique "verte" reste encore floue
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  1. 1. A L L I A N C E U N I V E R S I T É E N T R E P R I S E D E G R E N O B L E Le Green IT LES Les technologies de l’informationPUBLICATIONS passent au vertDE L’AUEG Janvier 2011 Le Green IT est une préoccupation de plus en plus importante pour les directions informatiques des entreprises et des administrations. Cependant, cette notion d’informatique « verte » reste encore floue dans l’esprit collectif. Cette publication fait le point sur cette rencontre entre prise de conscience écologique et évolutions des technologies de l’information et de la communication.. Introduction 2. Qu’appelle-t-on « Green IT » ?En quelques décennies, l’informatique est L’idée d’une informatique éco-responsable adevenue omniprésente dans la vie profession- réellement pris forme lors de la création des pre-nelle, et tend à s’implanter de plus en plus miers écolabels liés au respect des normes envi-profondément dans les foyers et dans la vie ronnementales, tel le programme Energy Starquotidienne de tout un chacun. De ce fait, lancé en 1992 par l’EPA (Agence de Protectionla société prend lentement conscience que de l’Environnement des Etats-Unis). Depuis,cette informatique ubiquitaire s’accompagne de nombreux autres écolabels sont apparus 1,d’une consommation énergétique toujours plus permettant aux responsables informatiques degrande, et de pollutions multiples constituant jouer un rôle déterminant dans la préservationautant de déchets qu’il faut savoir prendre de l’environnement en sélectionnant des équi-en charge. pements mieux conçus (moins polluants, plus facilement recyclables) et moins énergivores. Le terme Green IT possède ainsi plusieurs traductions possibles : « informatique verte », « informatique éco-responsable », ou si l’on suit les recommandations de la Commission générale de terminologie et de néologie 2 du Ministère de la culture et de la communication : « éco techniques de l’information et de la communication » (ou plus simplement « éco-TIC »). Quant à sa définition : le Green IT est l’ensemble des initiatives visant à limiter l’impact des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) sur l’environnement, en prenant en compte tous ses aspects : sa concep- tion, sa fabrication, son usage, sa consommation, son recyclage. Le but étant de limiter autant que possible l’empreinte carbone et ce, idéalement, tout au long du cycle de vie de ces équipements. 1 Liste des écolabels informatiques sur le site du CNRS : http://www.ecoinfo.cnrs.fr/spip.php?rubrique18 2 Parution au JO du 12 Juillet 2009 - Commission générale de terminologie et de néologie : http://franceterme.culture.fr
  2. 2. Le rapport du gouvernement français « TIC et 3. Green for IT,développement durable » 3 publié en décembre2008 présente cependant un panorama bien peu ou l’informatique éco-responsableéco-responsable : les TIC représentent en France Le Green for IT concerne les méthodes, logiciels,13,5 % de la consommation électrique totale, matériels, services et processus strictementet 5 % des émissions globales de CO2. Et sur informatiques qui permettent de réduire l’im-les dix dernières années, cette consommation pact de l’informatique sur l’environnement para augmenté à un rythme soutenu d’environ une démarche éco-responsable : éco-conception,10 % par an. économies d’énergie, gestion des déchets, etc. Les approches et méthodes liées à l’informatique éco-responsable sont essentiellement tournées vers l’optimisation de processus techniques existants et vers les économies d’énergie des différents équipements. Les évolutions apportées par le Green IT au sein d’une entreprise sont transverses, touchant aussi bien les infrastructu- res que le poste de travail des utilisateurs.La France jette chaque année 35 millions d’appa-reils informatiques. Les composants intégrésdans ces équipements contiennent de nom- 3.1.La démarche Green IT pour les postesbreuses substances toxiques et matériaux rares de travail(plomb, mercure, cadmium,…), et il est néces-saire pour les recycler de créer des filières adap- Aujourd’hui, 60 % des ordinateurs professionnelstées et bien dimensionnées. restent allumés 24 heures sur 24. L des objectifs ’unPourtant, la France reste deux à quatre fois du Green IT est d’optimiser l’utilisation des équipe-moins efficace en matière de valorisation de ces ments informatiques et de réduire leurs coûts d’uti-déchets que ses voisins européens. lisation. Mais pour gagner sur le long terme, il est nécessaire tout d’abord d’investir, et cela nécessiteIl faut par conséquent s’attacher à réduire l’impact souvent de négocier avec son management.écologique des TIC afin de limiter leurs effets : Des solutions simples permettent d’avoir un• réduction intelligente de leur consommation impact direct sur la consommation globale et énergétique, de diminuer de 9 à 15% la consommation éner-• recyclage et valorisation des déchets informa- gétique totale des postes de travail. tiques, ∆ Lors du renouvellement du parc ou de nouveaux achats d’équipements• diminution des émissions de gaz à effet de serre tout au long du cycle de vie : conception, • Opter pour des équipements éco-labellisés utilisation, transport, et recyclage. offrant ainsi une conception du produit moins polluante, une consommation électrique mai-Ce premier périmètre d’actions, qui s’applique trisée, et un recyclage du produit en fin de vieà réduire l’impact environnemental des TIC, est intégré dès la phase de conception.communément appelé « Green for IT ». • Choisir des ordinateurs équipés de proces- seurs à basse consommation (ULV) et avec une vitesse de processeur adapté : vouloir acquérir systématiquement l’ordinateur le plus puissant disponible dans le commerce en sachant qu’il ne sera destiné qu’à un simple usage bureautique n’a pas de sens.3 • Remplacer les écrans cathodiques, très Rapport « TIC et développement durable » : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports- consommateurs d’énergie, par des écrans publics/094000118/ plats LCD ou LED, bien moins énergivores.2
  3. 3. ∆ Au niveau système 3.2.La démarche Green IT dans l’impression • Paramétrer les ordinateurs pour que les Quelques chiffres pour un rapide état des lieux : écrans s’éteignent sans utiliser d’écono- • en France, un salarié imprime en moyenne miseurs d’écrans animés, car ceux-ci n’ont 28 pages par jour ; plus lieu d’être sur les écrans plats actuels. • aujourd’hui, une entreprise peut dépenser • Utiliser des agents logiciels et des outils jusqu’à 5 % de son chiffre d’affaire en frais d’administration permettant d’automatiser d’impression (matériel, encre, papier…) ; la mise en veille, l’arrêt, et le redémarrage des ordinateurs à distance en fonction de • 16 % des pages imprimées par les utilisa- grilles horaires prédéterminées. Par exem- teurs sont directement jetées, sans avoir été ple, la direction informatique du groupe utilisées ; TF1 a mis en place une telle solution en • 20 % des pages imprimées ont une durée de 2010 et estime que pour un investissement vie de quelques secondes (tout le monde a initial de seulement 8 hommes jour, elle déjà entendu le couplet : « j’imprime juste économisera entre 30 et 40 euros par poste pour vérifier ») ; de travail, soit une économie potentielle de 122.000 euros par an, pour l’ensemble de • 40 % des responsables informatiques sont son parc informatique 4. dans l’incapacité d’estimer la taille de leur parc d’impression avec moins de 10 % d’erreur ; • Mettre en place un logiciel de gestion de son parc informatique doté d’un module • le budget annuel d’impression est constitué à spécialisé permettant de simuler la consom- 60 % par le coût des consommables (cartou- mation de ses équipements ou l’impact du che d’encre, papier), le reste pour l’achat du renouvellement de son parc informatique matériel, la maintenance, et la consommation (AVOB Energy Saver, BDNA, VisionSoft, électrique. Dotgreen…). • Envisager l’utilisation d’ordinateurs de nou- Ainsi, contrairement aux autres domaines de velle génération, tels que des clients légers, l’informatique, l’empreinte environnementale ou utiliser des logiciels tiers permettant de des impressions est essentiellement liée à la moduler la puissance disponible des ordi- phase d’utilisation des équipements : moins nateurs 5, ou des solutions de virtualisation on imprime, moins on consomme de papier et des postes de travail pour des utilisations d’encre, et plus on participe à la réduction des courantes de type bureautique. principaux postes de dépenses et à la réduction des nuisances environnementales.∆ u niveau des utilisateurs, il est nécessaire A La rationalisation de la politique d’impression de sensibiliser l’ensemble du personnel est une importante source d’économie et d’amé- pour qu’ils respectent certaines consignes lioration de la productivité au sein de toute simples : organisation, mais elle nécessite une gouver- • éteindre son poste de travail (écran+PC) nance forte au plus haut niveau de direction, car en partant, chaque soir ou au moins le la mise en œuvre de cette politique est un projet week-end ; transverse à l’ensemble de l’organisation. • passer des ordres d’achats d’équipements adaptés aux besoins des utilisateurs, en accord avec la DSI, et non pas en fonc- tion des publicités vantant les mérites du dernier ordinateur à la mode.L’application de ces quelques exemples permet-trait déjà de débuter efficacement une démarcheGreen IT, et pourrait être facilement complétée pardes initiatives dans le domaine de l’impression.4 http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-pour- faire-des-economies-tf1-mise-sur-le-green-it-31039.html5 http://www.avob.fr/Efficient_Power.php 3
  4. 4. Des actions directespeuvent être menées facilement Pour réduire son budget impression, l’université de Green Bay dans le Wisconsin∆ Réduire le nombre d’imprimantes en mutuali- a généralisé cette modification sur l’ensem- sant les équipements : passer d’imprimantes ble des applications bureautiques de son localisées dans les bureaux, à une imprimante parc informatique (Word, Excel et Outlook)*. multifonctions par étage ou par département. Chaque utilisateur en a été informé et était∆ Remplacer les imprimantes vieillissantes par libre de revenir à une police de caractère de son choix, mais la modification de l’ensemble des imprimantes récentes, éco-labellisées, et du parc a incité les utilisateurs à être plus dotées des derniers dispositifs d’économie éco-responsables. d’énergie et d’administration à distance. Le coût d’acquisition sera vite compensé par Le résultat a été une baisse mécanique et immédiate de la consommation d’encre grâce des coûts réduits à l’utilisation. à l’utilisation de cette simple police de caractè-∆ Configurer les imprimantes pour des impres- res en lieu et place de celle utilisée par défaut sions recto-verso et en mode brouillon par dans Windows. défaut, et imprimer plusieurs pages sur Voici une même phrase, avec les polices une seule feuille (pour les présentations de caractères Arial et Century. La différence Powerpoint par exemple). d’épaisseur de trait (et donc d’encre économi- sée à l’impression) est clairement visible.∆ Imprimer sur du papier recyclé éco-label- lisé 6 : l’utilisation de papier recyclé certifié à faible grammage permet d’économiser en Voici une phrase utilisant la police moyenne 18 % de bois, 14 % d’eau et 20 % d’énergie. de caractères « Arial ».∆ Instaurer des règles permettant au person- Voici une phrase utilisant la police nel d’être sensibilisé à la juste utilisation de de caractères « Century Gothic ». l’imprimante, afin d’éviter les impressions personnelles, inutiles ou non réclamées. Que le gain réel soit de 5 % ou de 30 % (cela∆ Il est aussi possible de réfléchir à une offre dépend du nombre d’utilisateurs, de leurs d’infogérance de son parc d’impression en habitudes à imprimer, et de leur résistance au confiant la gestion à un prestataire de service changement), pour un investissement presque externe. nul (simple modification de la configuration des postes pour utiliser par défaut cette police),∆ Au niveau logiciel : le retour sur investissement est assuré dès la • utiliser des applications spécifiques première page imprimée. (PrintFriendly, GreenPrint ou Print What D’autres solutions sont possibles, mais néces- You Like par exemple) qui permettent de sitent un investissement financier comme l’uti- supprimer certaines parties inutiles du lisation d’une police de caractères « à trous » document avant son impression, comme les qui a été spécialement conçues pour réduire encarts publicitaires lorsque l’on imprime les coûts d’impression en intégrant de minus- des pages web ; cules trous dans sa typographie. Ces trous sont invisibles lorsque l’on imprime du texte, mais • inciter le personnel à utiliser des polices de cette police astucieuse permet d’économiser caractères plus économes à l’impression : jusqu’à 25 % d’encre lors de l’impression. la police Century Gothic, 30 % plus fine qu’Arial, ou la police à trous Ecofont 7, per- mettrait une réduction immédiate de 30 % de l’encre utilisée pour imprimer un texte : moins de pixels à imprimer = moins d’encre à utiliser.6 Ecolabels et supports d’impression: http://www.bepub.com/view_fiche_pratique.php?id_fic=30 * Exemple de mise en œuvre7 Police ecofont: de la police Century Gothic: http:// http://www.ecofont.com/en/products/green/printing/sustainable- www.uwgb.edu/compserv/topics/CenturyGothicGreen.htm printing-using-ecofont-software.html
  5. 5. ∆ Quant à la dématérialisation des documents d’énergie et est peu compatible avec les impé- internes, il s’agit d’un chantier nécessitant ratifs techniques et économiques actuels : encore plus d’investissement et de mesures la production d’électricité est souvent polluante volontaristes de la part du management et de (centrales à charbon, nucléaire), les réseaux la direction informatique. électriques saturent, les climatisations ont de La dématérialisation permet aux flux papiers plus en plus de mal à refroidir ces monstres de (factures, courriers, contrats, marchés puissance, et l’ensemble des coûts de fonction- publics, …) d’être numérisés, stockés et dif- nement devient exorbitant. fusés sur support électronique. Depuis le 1er janvier 2010, les administrations peu- vent exiger une réponse dématérialisée aux appels d’offres : les dossiers peuvent être traités de manière totalement électronique, sans aucune production papier. Sauf qu’à ce jour, certains contrôles de légalité sont tou- jours assurés sur papier. Et il en va de même pour la transmission de documents aux diffé- rents services publics qui nécessite encore la re-matérialisation d’importants dossiers sur papier. Même si des efforts sont en cours, l’ensemble des services publics devront cependant être complètement équipés pour pouvoir à terme passer au « zéro-papier ». La consommation électrique gargantuesque des Cependant il est certain que la tendance centres de données a plusieurs causes actuelle à la dématérialisation des documents ∆ Tout d’abord, l’utilisation intensive de milliers administratifs et contractuels va dans le bon de microprocesseurs par ces supercalcula- sens en termes de développement durable. teurs est très énergivore, et impose à tous les fondeurs de puces d’explorer de nouvellesMalgré de nombreuses actions simples et effica- voies pour les rendre plus économes :ces sur la durée, la démarche Green IT dans les • en permettant une gravure des puces desystèmes d’impressions a du mal à s’installer, plus en plus fine (ce qui permet une moin-faute de sensibilisation des utilisateurs et de dre consommation d’énergie) : aujourd’huidécisions fortes du management. 32 nanomètres, 22 nanomètres demain, etIl est pourtant possible d’atteindre plus de 20 % bientôt encore plus fin. Pour comparer, lede réduction de ces coûts dès la première année diamètre d’un cheveu varie suivant les indivi-pour un investissement initial très faible. dus entre quelques micromètres et quelques dizaines de micromètres ;3.3. La démarche Green ITpour les centres de traitement de donnéesLes centres de calculs et de traitement de don-nées servent à traiter les informations néces-saires aux activités des entreprises ou desorganismes publics ; par exemple, gérer desflux et transactions financières, simuler le tempsqu’il fera dans les prochains jours en fonctionde millions de données météorologiques, mais • en diminuant les courants de fuite dans lesaussi stocker les courriers électroniques, les microprocesseurs, par l’utilisation de nou-photos ou les vidéos que les utilisateurs échan- veaux matériaux tels que le Hafnium 8 augent par Internet. Ces centres de traitement lieu du Silicium ;utilisent des centaines de microprocesseurs • en permettant aux microprocesseurs detravaillant de concert 24 heures sur 24, et sont réduire dynamiquement leur fréquencehautement stratégiques dans de nombreux d’horloge pour qu’ils consomment moinsdomaines d’activités. s’ils ne sont pas pleinement sollicitésConstruits pour certains il y a plus de dix ans, (technologie Speedstep).ces centres coûtent très cher en fonctionnementcar ils ont besoin d’être alimentés et climatisés 8 Utilisation du Hafnium dans les processeurs :en permanence. Cela requiert énormément http://www.intel.com/technology/45nm/
  6. 6. ∆ Cependant, les microprocesseurs ne sont pas les seuls responsables de cette consomma- tion d’énergie effrénée, et d’autres éléments peuvent aussi faire l’objet d’optimisations. • Directement liée à la dissipation thermique des processeurs, la climatisation des systè- mes informatiques est la deuxième source de consommation électrique des centres de données : il n’est désormais plus suffisant de climatiser uniquement les salles où sont entre- ∆ En effet, l’utilisation d’indicateurs 10 peut aussi posés les serveurs, mais il devient nécessaire offrir aux directions informatiques un meilleur d’extraire directement la chaleur à la source, suivi de leur infrastructure, comme le DCE/ sur les éléments eux-mêmes. En utilisant par DCiE (Data Center infrastructure Efficiency) exemple des technologies de refroidissement pour l’efficacité du data center, ou le PUE plus efficaces que les ventilateurs, tel que (Power Usage Effectiveness) pour l’efficacité l’hydro-cluster d’IBM qui permet de refroidir énergétique. L’idée est de pouvoir mesurer le les microprocesseurs des serveurs en utilisant ratio entre les dépenses énergétiques utiles l’eau au lieu de l’air, ou sur des nano-réfrigé- et inutiles, afin de pouvoir optimiser le taux rateurs directement intégrés dans les puces d’utilisation des machines physiques. D’où (mais encore en phase de recherches 9). le succès des outils de virtualisation qui per- mettent d’augmenter le taux d’utilisation de • Les systèmes de stockage des données sont ces machines à plus de 60 %, au lieu de 10 % aussi consommateurs d’énergie. Afin de ne à 15 % habituellement. pas multiplier inutilement le nombre de dis- ques durs physiques, il convient de trouver Associer optimisation matérielle et optimisa- des stratégies pour optimiser le stockage tion de l’utilisation des équipements grâce à la et la sauvegarde des données manipulées virtualisation (serveurs et stockage) permet de (Thin provisioning), permettre la mise en réduire le nombre de machines physiques et veille automatiquement de disques non donc la consommation totale des centres de utilisés, et stocker sur disques inertes, SSD, traitement de données. Certes, les dernières ou bandes, les données qui ne sont plus générations de matériel et de logiciel embar- utilisées. quant ces technologies vertes sont plus chères • Quant aux alimentations électriques, une à l’achat, mais au prix actuel de l’énergie, le meilleure conception permettrait d’offrir retour sur investissement est rapide. des rendements énergétiques plus élevés Afin de prendre en compte l’ensemble des (rôle de l’éco label 80plus par exemple). problématiques liées à l’efficacité énergéti- que dans le domaine des TIC, le pôle de com- pétitivité minalogic 11 a créé le label GREENAinsi, les fabricants de microprocesseurs, de (GRenoble Efficacité ENergétique).serveurs, d’alimentations électriques et de sys-tèmes de refroidissement s’orientent désormaisvers des équipements conçus pour être plussobres en énergie. Ces nouveaux équipementsplus performants commencent à apparaitredans les Green datacenters. Mais l’optimisationmatérielle n’est pas le seul levier possible. Un des projets labellisé, nommé EnergeTIC, vise à concevoir un système de gestion d’un centre de traitement des données énergéti- quement optimisé, qui veillera à ajuster en temps réel les ressources énergétiques four- nies par le réseau électrique avec les besoins des applications et de la climatisation du cen- tre de données. De nombreuses autres initia- 9 Vers des puces refroidies par nanofrigo: http:// www.bulletins-electroniques.com/actualites/56437.htm 10 Consortium the Green Grid: http://www.thegreengrid.org/ 11 Consortium minalogic: http://www.minalogic.com
  7. 7. tives existent en France et de par le monde, Ce rapport établit qu’une meilleure diffusion comme le projet Green Star Network 12 au de l’usage des TIC permet de les envisager Canada qui se concentre sur l’interaction comme un moyen de mise en œuvre d’une poli- entre les réseaux et les centres de données tique plus efficace de réduction de l’empreinte et développe des outils, des protocoles et carbone. Par exemple : des procédures permettant de fournir des ∆ Le télétravail et la visioconférence : permet- services TIC plus verts. tent de moins se déplacer, et réduisent ainsi Les concepts du Green for IT ont fait émerger les besoins en énergies fossiles liés aux un deuxième périmètre d’action, qui étend le déplacements professionnels. champ d’application du Green IT à l’ensem- ble des équipements et infrastructures de ∆ La gestion intelligente de la mobilité et communications informatiques ainsi qu’aux des transports : des applications permettent processus métiers, et qui est communément d’optimiser les tournées de livraison de colis appelé « IT for Green ». pour trouver le chemin le plus court, ou le plus adapté en fonction des horaires de présence des clients. D’autres logiciels utili- sent des réseaux de capteurs localisés sur le terrain, et offrent la possibilité de récupérer des données à distance et d’optimiser les opérations sur site en réduisant l’utilisation de véhicules de service. ∆ L’optimisation de la consommation énergé- tique des bâtiments : les compteurs de nou- velle génération (gaz, eau, électricité…) ne sont plus électromécaniques. Ils deviennent intelligents et communiquant : reliés à un centre de supervision, ils sont en interaction. IT for Green, ou les TIC au service permanente avec le réseau et peuvent rece- voir et envoyer des données sans l’interven-d’une société plus éco-responsable tion physique d’un technicien. Ils permettentAinsi, contrairement au Green for IT qui désigne ainsi de surveiller et d’optimiser finement lala réduction de l’empreinte carbone du sec- consommation énergétique des consomma-teur des TIC, IT for Green a pour but d’utiliser teurs finaux (smart energy).les TIC sur l’ensemble des processus clés de ∆ Les réseaux électriques intelligents : lesla société afin de créer des effets de leviers TIC permettent aussi de bâtir des réseauxmajeurs en matière de réduction de l’empreinte électriques plus intelligents, capablesenvironnementale. d’adapter au mieux la production d’énergieLa démarche IT for Green est simple : permet- avec la consommation en temps réel (greentre à nos environnements quotidiens (villes, power grid).entreprises, maisons, voitures, etc.) de s’adap-ter plus efficacement aux besoins réels de sesutilisateurs, dans une logique d’optimisation(des coûts, des besoins, …), par l’intermédiaired’objets communicants.Le rapport du gouvernement français« TIC et développement durable » déjà citéprécédemment porte le constat suivant :« Globalement, les TIC ont un apport posi-tif pour la réduction des émissions de gazà effet de serre. […] Selon les estimations,les TIC pourraient permettre d’économiser de1 à 4 fois leurs propres émissions de gaz à effetde serre. En effet, c’est l’activité économiquedans son ensemble qui réduit ses émissionsgrâce aux TIC, avec plus particulièrement des L’essor des TIC peut ainsi contribuer à amélio-gains probants à venir dans les secteurs du rer le bilan écologique global, de façon directetransport et du bâtiment ». en optimisant la consommation électrique de nombreux équipements, et de façon indirecte12 Consortium Green Star Network: par le biais par exemple de la réorganisation du http://www.greenstarnetwork.com/fr travail.
  8. 8. Le rapport « Smart 2020 : Enabling .Conclusion the low carbon economy in the La mise en place d’une informatique plus éco- information age » 13 réalisé par le responsable est devenue aujourd’hui un impé- Climate Group indique que l’em- ratif technique et économique : l’augmentation preinte carbone globale du secteur des coûts de l’énergie impose à tous le besoin des TIC devrait doubler d’ici 12 ans, d’avoir des TIC moins énergivores et plus res-passant de 2 à 4% des émissions mondiales de pectueuses de l’environnement.CO2. Cependant, ce rapport établit que l’indus-trie informatique a les moyens de réduire de Le Green IT permet aux entreprises de mettre15 % ses émissions de gaz à effets de serre d’ici en œuvre une stratégie cohérente et mesurable2020, soit une réduction de 7,8 Giga tonnes, de réduction de la consommation d’énergie etcomme le montre le graphique ci-dessous. des gaz à effet de serre induits. L’application pro- gressive des différentes actions possibles peut permettre de passer progressivement d’une démarche centrée sur une utilisation plus éco- responsable de l’informatique (Green for IT) à une démarche plus globale permettant de réduire l’empreinte écologique de la société en optimisant l’ensemble des processus métiers grâce à l’utilisation de technologies innovantes (IT for Green). Même si certaines actions nécessitent un inves- tissement financier, le Green IT revient d’abord à modifier les habitudes en place, en optimisant le parc informatique existant et en sensibilisant les utilisateurs au quotidien. Reste aux déci- deurs publics et privés à agir de façon volonta- riste afin que les concepts du Green IT trouvent pleinement leur place dans les process liés au développement durable l Cette présentation du Green IT a été réalisée par l’AUEG.L’IT for Green s’appuie donc sur une informati- Le rédacteur-coordonnateurque toujours plus puissante, enfouie dans notre est David EXCOFFIER.environnement quotidien, et s’appuyant sur uneconnectivité réseau désormais omniprésente 14.Elle apporte de nouvelles possibilités d’opti-misations et d’aides à la décision, touchantprogressivement l’ensemble des secteurs de la 13 Rapport Smart 2020: http://www.smart2020.org/publications/société, et offre des solutions innovantes pour 14 Publication de l’AUEG « Les nouveaux visagesréduire l’empreinte écologique globale. d’internet »: http://www.aueg.org/publications.htm LES PUBLICATIONS DE L’AUEG AlliAnce Université entreprise de Grenoble www.aueg.org AUEG – Meylan – Février 2011 7C Chemin des Prés – inovallée Tél. : 33 (0)4 76 18 28 65 – Fax : 33 (0)4 76 18 28 45 38240 meYlan e-mail : aueg@wanadoo.fr Création graphique : alice Giraud – directeur de la publication : Jean Bornarel

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