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Valorisation patrimoniale, touristique, sportive et de loisirs de l'Oise et de l'Aisne
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Valorisation patrimoniale, touristique, sportive et de loisirs de l'Oise et de l'Aisne Valorisation patrimoniale, touristique, sportive et de loisirs de l'Oise et de l'Aisne Presentation Transcript

  • Valorisation patrimoniale, touristique, sportiveet de loisirs de l’Oise et de l’Aisne Atelier Projet D1 Juin 2008
  • Nathalie MOLINES - Maître de conférence - UTC - Chercheur au CRENAM CNRS, UMR 5600 Jean-Jacques RAYNAUD - Professeur associé à l’UTC - Architecte Louise CHASSET - Etudiant ingénieur Claire GILLES - Etudiant ingénieur Lucile HAMOIGNON - Etudiant ingénieur Bernard LAVAL - Etudiant ingénieur Sarah SCIEZ - Etudiant ingénieur Gaultier REYNAUD - Etudiant ingénieur Nour DIAB - Etudiant ingénieur Dorian SPAAK - Etudiant ingénieur Aurore BOUQUIN - Etudiant ingénieur Guillaume TRES - Etudiant ingénieur Caroline DI BIN - Etudiant ingénieur Yannis ACHOUR - Etudiant ingénieur Aymeric ANQUETIN - Etudiant ingénieur Aurélie CHARLES - Etudiant ingénieur Pierre-Antoine MAUGARD - Etudiant ingénieur Siffrénie DE BELLABRE - Etudiant ingénieur Stéphane FLEUROT - Etudiant ingénieur Batiste GALLIEZ - Etudiant ingénieur Eléonore BARANGER - Etudiant ingénieur Chloé MAZZUCCHI - Etudiant ingénieur Mikaël GUIVARCH - Etudiant ingénieur Guillaume NACHIN - Etudiant ingénieur Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 20082
  • REMERCIEMENTSUTC Et sans oublier...• Julien BAHAIN, étudiant UTC et pratiquant de l’aviron • Mr et Mme NICOLLET, directeurs du SNC• Benoît BECKERS, enseignant à l‘UTC • M. BLIARD, Lafarge Granulats, Responsable Exploitation-Foncier, en contact avec le CROS• Jean-Pascal FOUCAULT, enseignant à l‘UTC • M. DUPUIS, Permanent de l’ Aviron Union Nautique de Lille (www.aunl.12r.org)• Nassima VOYNEAU, enseignant à l‘UTC • Société des Régates Messines (www.regatesmessines.fr) • Le Port de Jaux • Le Port de Compiègne • L’antenne départementale des VNF à CompiègneARC • Conservatoire des sites naturels de Picardie • Association Picardie Nature• M. HUET, DGA à l’Aménagement et à l’Economie • Association Espaces• M. DELPLANQUE, adjoint à l’environnement et au transport • M. Philippe ROCHETTE, CETMEF Compiègne• M. TELLIER, chargé de mission en communication de l’ARC • Société Guerdin : Bateau Ecole.• M. HALLO, directeur de l’ARC • Les voies naviguables de Picardie: Subdivision de Compiègne.• M. ALLIOU, chargé de missions à l’ARC • La Semitan (Société d’économie mixte des transports en commun de l’agglomération nantaise) • DRIRE Picardie • DRIRE Centre • Société Apave • M. Pascal MORVILIERS • M. Régis ROUDIER, président du CDTE • Michel LEBLANC, Responsable de l’Unité Territoriale ONF de Compiègne • Laurence FRANCART, Chargée de Mission au Tourisme, Office de Tourisme de Compiègne • Michel BAUDOUIN, Chargé de mission au Musée de la Figurine Historique de Compiègne • Ludovic PACAUD, délégué régional des Haras Nationaux pour la Picardie • Remi DELMET, Directeur de la Cité des Bateliers • Eric BLANCHEGORGE, Conservateur en Chef du Musée Vivenel • Emmanuel STARCKY, Directeur des musées nationaux du domaine des châteaux de Compiègne et Blérancourt • Pauline BERMOND, Office de tourisme Albi • Bertrand MORVILLIERS, CPIE Vallée de l’Orne • Christiane PRAT, Responsable Office de Tourisme de La Tour du Pin • Musée de la Normandie, Caen • Office de Tourisme de Béziers • Frédéric MOURRE, concepteur lumière chez Citélum • Mairie de Jaux • Marine Oise Plaisance - M. Bernard • M. ADDE, Secrétaire Général Adjoint à la mairie de Compiègne • M. DECOMBE , responsable des parkings Vinci à Compiègne 3
  • Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 20084
  • INTRODUCTION ..................................................................... p.7LIEN EAU / TERREéquipements et accostage pour les péniches ........................................ p. 10 - 17Transport fluvial .......................................................................... p.18 - 24Gestion écologique des berges ........................................................ p.26 - 31Vie fluviale urbaine ....................................................................... p.32 - 34La problématique des sports d’eau .................................................... p.36 - 47INNERVATION DU TERRITOIREDesserte des équipements culturels par le réseau de bus ......................... p.50 - 51Une voie douce pour le centre commercial de Venette ............................ p.52 - 53Traversée de l’ARC par les berges ...................................................... p.54 - 58La ceinture verte ......................................................................... p.60 - 65MISE EN VALEURLa signalétique dans l’ARC .............................................................. p.68 - 71Mise en valeur patrimoniale ............................................................ p.72 - 77Mise en valeur par la lumière ........................................................... p.78 - 80Intégration des Zones Industrielles .................................................... p. 82 - 83Mise en valeur paysagère ............................................................... p.84 - 87Valorisation des loisirs et du tourisme équestre ..................................... p.88 - 92Le développement de l’écotourisme : un enjeu majeur à l’échelle de l’ARC .... p.94 - 98ZONES D’ENJEUXLe port de Jaux et son environnement ............................................... p.102 - 106Les berges des rives en amont du pont Solférino ................................... p.108 - 128Le port de Compiègne et son environnement ...................................... p.130 - 136CONCLUSION ....................................................................... p.139ANNEXES ............................................................................. p.140 - 145 5
  • Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 20086
  • INTRODUCTION« L’eau, si on sait l’entendre, si on en apprend la langue, ouvrira toute la connaissance des êtres et Dans un second temps, nous avons choisi de concentrer notre étude sur des espaces géographiquesdes choses » localisés définis en tant que zones d’enjeux. Ces éléments centraux des interactions entre les rivières Yves Thériault et le territoire ; le port de Jaux, les berges en amont du pont Solférino et l’enceinte du port de Compiègne sont trois zones qui seront développées.L’Homme a souvent cherché à maîtriser les cours d’eau. A la fois à l’origine de nombreuses ressourceset vecteurs de communication, les fleuves et rivières font l’objet d’appropriation voire de déviation,notamment à travers la construction de canaux.L’arrivée du canal Seine-Nord, à l’origine de notre étude, va induire de forts changements au sein desdynamiques du territoire. Ce projet, qui verra le jour aux alentours de 2013, promet d’engendrer uneforte augmentation du trafic fluvial. Il permettra de repositionner la voie fluviale comme une nouvelleporte d’entrée du territoire compiégnois. La venue du canal Seine-Nord donne l’occasion à la régionde réinventer un territoire à partir des rivières le nourrissant. Cet aménagement et l’ensemble deschangements qui en découlent constituent une véritable opportunité pour l’ensemble des communesde l’ARC. L’enjeu actuel est de s’appuyer sur la mise en place d’un projet d’une envergure européennepour l’accompagner et le valoriser. De plus, l’Agglomération de la Région de Compiègne possèdedésormais la compétence touristique sur son territoire, nous nous situons donc à un tournant.Suite à un premier rendu portant sur le diagnostic du territoire de l’ARC, ce document présente lespropositions qui en découlent. En effet, cette première phase d’approche globale de la problématiquea mis en avant un ensemble de dysfonctionnements, potentiels et zones d’enjeux. Dans une logiquede cohérence et de prise en compte de l’intégralité des thématiques structurant le territoire, nousavons choisi de conserver cette vision globale. Il semble en effet essentiel d’englober l’ensemble desdimensions, tout en mettant en avant leurs interactions et la façon dont elles s’embrassent. Conscientsque la commande se focalise principalement sur les bords de rivière, à savoir l’Oise et l’Aisne, il nousa semblé tout de même important de ne pas négliger une de ses fortes caractéristiques en intégrantla forêt à la problématique initiale. Les différentes propositions d’aménagement ne s’inscrivent pasdans une logique opérationnelle, mais cela n’affecte en rien la pertinence des réflexions puisqu’àce stade d’avancement, l’important est bien d’approcher le territoire sous toutes ses facettes pourconstruire une réflexion globale avant de détailler chacune des problématiques.Ainsi, à partir de diverses sources écrites, de relevés de terrain ou de prise de contacts avec les acteursconcernés, mais également en nourrissant notre travail d’exemples existants et pertinents, nousavons élaboré un ensemble de propositions se déclinant en trois thèmes.Dans un premier temps, nous nous sommes concentrés sur la relation entre la terre et l’eau. L’occasionde se focaliser sur l’ensemble des interactions faisant des berges un espace caractéristique entre leterritoire et la rivière. Le lien terre/eau soulève des questionnements liées à l’écologie, au domainedes transports, à l’événementiel ou aux différentes activités sportives pratiquées sur l’Oise commesur l’Aisne. Puis, dans un but de cohérence, de valorisation du lien existant et d’accessibilité entreles différents atouts du territoire, plusieurs réflexions sur son innervation ont été menées en relationavec les rivières également vectrices de communication.Finalement, un ensemble de propositions vient compléter cette étude abordant l’aspect touristique etla mise en valeur du territoire. Plusieurs thématiques se retrouvent dans cette approche du territoirecomme le patrimoine, la lumière ou les paysages, tout en favorisant l’émergence de tourismes telsque l’écotourisme ou le tourisme équestre. Une réflexion sur la signalétique est également amorcéesur l’ensemble du territoire. 7
  • Lien Eau / TerreHistoriquement, les villes se sont détournées de leurs rivières, de par l’activitécommerciale dans un premier temps puis par les contraintes naturellestelles que les inondations. La tendance actuelle est à la réappropriation desberges, majoritairement artificialisées ou laissées à l’abandon.Aujourd’hui, recréer ce lien privilégié terre-eau et le développer sembledevenir une évidence. En se basant sur l’expérience d’autres villes, nousavons pu constater les enjeux de cette appropriation et tenter de les mesurer.Ainsi, le potentiel de l’interface eau terre susceptible d’être mis en avant surle territoire de l’ARC était l’une de nos priorités. Face à la demande précise,nous avons étudié, entre autre, la possibilité du déplacement des sportsd’eau, remis en cause par la venue du Canal Seine Nord, en nous concentrantplus particulièrement sur l’implantation optimale pour la pratique de l’aviron.Cette réflexion prend en compte des critères d’évaluation propre à l’ARC,au club et aux usagers. Dans un deuxième temps, nous avons souhaité voircomment le lien terre-eau pourrait favoriser une dimension environnementaleà ne plus négliger. Nous proposons à travers l’aménagement des berges,de prendre en compte la dimension environnementale afin de favoriser leséchanges entre le milieu aquatique et terrestre.
  • EQUIPEMENTS et accostage pOur les PENICHES Au vu de nos constatations, le territoire de l’ARC est sous-équipé en matière d’infrastructures pour les Il est généralement préconisé d’implanter les aires d’arrêts et les haltes à intervalle de 10km (soit péniches de plaisance et de fret. deux heures de navigation), et en comptant au minimum un point d’arrêt par bief. De plus, les Les ports de Compiègne et Jaux offrent des services tels que l’électricité, l’eau potable, les machines à services doivent être installés de telle sorte qu’un plaisancier puisse trouver un point d’eau potable laver, les sanitaires. De même, on trouve un point d’eau potable et des points de collecte des déchets (la ressource la plus importante) toutes les 5h (soit tous les 25km), et un collecteur d’eaux usées tous à l’écluse de Venette. les 40km (une journée de navigation). À Compiègne, ces services sont concentrés dans l’enceinte du port, accessible uniquement aux petits bâtiments ; aucun équipement n’est prévu pour les péniches qui stationnent le long de l’Oise, amarrées aux berges à proximité du pont Solférino. À Jaux, le port privé offre eau et électricité aux petits bateaux de plaisance Les bornes multiusages Les services remarquables pour les péniches se situent sur l’Aisne avec une borne multiusages Les bornes multiusages se présentent sous cette forme. Ces bornes desservent de l’eau par proposant eau et électricité au niveau de Fontenoy. Sur l’Oise, il existe un bateau de ravitaillement à l’intermédiaire d’un robinet 15x21 mâle et de l’électricité via le secteur. Le coût d’une telle Compiègne. La particularité de l’Oise est d’offrir des points d’eau à toutes les écluses. installation est très variable, il est lié au raccordement au réseau d’eau potable et d’électricité. Sur l’ensemble du territoire de l’ARC, il existe des points d’accostage le long des rivières puisque VNF développe une campagne de généralisation des postes d’accostage aux écluses. Ces postes présentent des bollards qui permettent l’accostage d’un à deux bâtiments en amont et en aval des ouvrages d’art, mais restent dépourvus de services annexes. On peut donc dire qu’aucune halte ou aire d’arrêt n’est réellement aménagée ; les ports de Jaux et Compiègne ne sont réellement accessibles qu’aux plaisanciers locaux, et l’écluse de Venette offre pour principale fonction le franchissement d’un bief. L’implantation de haltes aménagées permettrait de : • Faciliter le transit des péniches qui circulent déjà sur l’Oise. Une de leurs fonctions serait l’accueil des mariniers pendant la nuit, puisque la navigation est interdite entre le début de soirée et la matinée (une journée de navigation typique se déroule de 8h00 à 19h00). Les haltes permettent également de courts arrêts en journée, en offrant un cadre attractif aux touristes fluviaux. • Augmenter l’attractivité du territoire en matière de tourisme fluvial ; l’amélioration de l’offre de services aux plaisanciers, tant en nombre qu’en qualité, contribuerait à faire de l’ARC non plus un Bornes de récupération des eaux usées lieu de transit, mais un secteur propice à la découverte culturelle et patrimoniale. • Créer des connexions ponctuelles entre la rivière et le milieu terrestre ; cet aspect est lié de Ces bornes servent à vidanger les cuves de rétention des eaux noires des embarcations de très près à l’aménagement des berges età leurs fonctions. Elles peuvent constituer un lieu de vie pour plaisance et de croisière. Elles sont installées en crêtes de berges dans les ports et certaines haltes les mariniers qui s’y arrêtent, ainsi qu’un lieu de flânerie pour les riverains : pistes cyclables, chemins nautiques. Elles fonctionnent au moyen de canalisations souples reliées à des pompes aspiro- de promenade, aires de pique-nique ... refoulantes. Ces bornes sont connectées au réseau d’assainissement collectif. Le coût moyen d’un tel équipement varie entre 15 000 et 20 000 € HT. On peut définir trois types de haltes qui correspondent à des niveaux de services différents: • Aire d’arrêt : n’offre aucun service, mais permet l’amarrage pour un arrêt de courte durée (en journée ou la nuit). • Halte nautique : semblable à une aire d’arrêt, mais offre des services supplémentaires (points d’eau potable, poubelles, signalisation touristique ; éventuellement, électricité, vidange des eaux usées). • Zone portuaire : concentre tous les services cités plus hauts, en offre d’autres (sanitaires, carburant, gardiennage), fonctionne grâce à l’emploi de personnel ; les ports peuvent correspondre à des arrêts de courte (nuit, weekend) ou longue durée (stationnement saisonnier, à l’année, hivernage). sources : Charte fluviale fleuve charente Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200810
  • Compte tenu du manque en équipements et en haltes sur le territoire de l’ARC nous avons prospecté • Sur la rive droite, immédiatement en face de la zone repérée, une plate-forme logistique trèsafin de dégager des secteurs potentiels d’installation de futures haltes. Le choix de ces secteurs importante exerce une emprise sur le terrain qui s’étend jusqu’aux berges. Cependant, on s’aperçoitcorrespond à des critères précis que nous détaillerons dans les présentations ci-dessous. sur place que l’impact paysager et sensoriel de cette installation est assez faible. On entrevoit à peine les structures de la rive droite quand on se trouve sur la rive gauche. De plus le bruit est quasiment inexistant. En bref, on ne se doute pas de l’existence d’une si grande plate forme lorsqu’on se situe surSecteur 1 : Le Bac la rive gauche; les plantations et la végétation faisant office de séparation visuelle.  • L’accès au site laisse à désirer. En effet, seul un chemin difficilement carrossable déssert le site. Carte de Situation En ce qui concerne la typologie du terrain, on constate que les berges sont naturelles, très végétalisées et peu accessibles. Il paraît donc assez difficile de faire un aménagement sur les berges au sud du club nautique et des cabanons de jardin. En revanche, compte tenu de la présence et de la faible activité du club nautique à proximité, on pourrait en profiter pour installer une aire d’arrêt. Le terrain du club nautique est une étendue de pelouse en faible pente jusqu’à la berge. Par conséquent l’accès aux berges et le lien terre-eau est aisé à mettre en place. La Croix-St-Ouen: une halte fluviale potentielle Plate forme multimodaleOn repère un premier point au sud de l’ARC, implanté au niveau de Lacroix-Saint-Ouen, sur la rivegauche de la rivière.Il s’agit d’un site intéressant selon plusieurs aspects : Château du Bac • Le cadre met en présence l’eau et la forêt, articulées autour d’une berge naturelle. • On trouve une clairière de plus d’un hectare de superficie, seulement séparée de l’Oise parune rue et une rangée d’arbres en berge. Néanmoins, cette clairière est plutôt inaccessible depuis le Club nautiquechemin puisque la forêt est hermétique à cet endroit là. • Un club nautique est installé à quelques dizaines de mètres de là, sur la même rive et encontact direct avec la berge. Clairière • Le château du Bac, lieu d’hébergement haut de gamme, est situé dans le prolongement dela clairière et des installations nautiques, toujours sur la rive gauche. Chemin de desserteCependant, plusieurs contraintes sont à considérer : • La zone étudiée se trouve à la sortie d’un méandre de l’Oise, et la largeur totale de la rivière Zone aménageablepourrait être nécessaire aux convois de barges afin de prendre leur virage. sources : APD1-UTC Lien Eau / Terre 11
  • Il est largement végétalisé. La proposition est donc de réaménager une partie du club nautique en aire d’arrêt à vocation naturelle et touristique qui ne fournirait pas de services à part des poubelles. Le but est d’offrir un endroit d’accostage propre, propice à l’arrêt de courte durée et à l’observation du paysage. Le château du Bac ainsi que la ville de Lacroix-Saint-Ouen sont très proches. L’accès à la berge pourrait se faire par un ponton étant donné que le mouillage est trop faible pour installer un tunage en bois. Le chemin d’accès au site est peu carrossable. Le site présente une forte vocation naturelle, il est Sources : APD1 largement végétalisé - Sources : APD1 Le château du Bac offre un hébergement haut de gamme. Le site du club nautique qui offre un accès aux berges Souces : APD1 dégagé. - Sources : APD1 Le panorama depuis le site est à dominance naturelle. La présence d’arbres en berge limite les désagréments visuels dus à la plate-forme logistique située en face sur la rive droite. - Sources : APD1 Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200812
  • Secteur 2 : Jaux et un contact avec l’eau. Ce n’est pas le cas des territoires plus en amont de ce site où la végétation y est plus dense, avec des arbres prenant racine dans l’eau et où des aménagements seraient plus contraignants à la réalisation et vis-à-vis de l’environnement. Carte de Situation Le site présente aussi trois contraintes:  • La ligne de chemin de fer est à une centaine de mètres des berges ce qui est trop proche pour ne pas entendre les trains circuler.  • Les dimensions de l’Oise ne sont pas les plus larges du territoire. Une emprise trop grande des aménagements sur la rivière pourrait empiéter sur le chenal de navigation des péniches de fret.  • Le site n’est pas relié aux réseaux d’eau et d’électricité. Le réseau le plus proche est celui du téléphone qui déssert les péniches habitation. Le prolonger de six ou sept poteaux permettrait de desservir la zone. Pour l’électricité et l’eau il est clair que des travaux seraient à réaliser mais les réseaux devraient être proches compte tenu des installations à proximité.Le port de Jaux accueille déjà des plaisanciers (principalement des habitants de la région) et leur Port de Jauxoffre un service restreint : eau potable et électricité. Deux péniches sont amarrées à l’année et serventd’habitation à temps plein.On trouve une zone aux potentialités intéressantes à quelques centaines de mètres en amont du port; Installations sportivesune bande de forêt, traversée par le chemin allant de Jaux à Compiègne, borde l’Oise. À cet endroit,la berge est naturelle et la rivière n’est pas accessible depuis le chemin ; il s’agit par conséquent d’unebande de terre qui conserve un certain cachet “écologique”. Le cadre laisse la possibilité de réaliser Passerelle (liaison douce)un aménagement de qualité.On constate sur place que le site a des potentialités certaines. Chemin de desserteEn effet, la proximité d’installations de loisirs (tir à l’arc, court de tennis) ainsi que les infrastructuresactuelles du port (brasserie) sont des ressources à exploiter. La commune de Jaux est égalementproche.Le port peut permettre des synergies avec les pénichiers car les deux activités, même si elles sontdifférentes, présentent des connexions entre elles. Zone aménageableOn constate sur place que le site en bord d’eau est déjà accessible par le chemin qui désert lespéniches amarrées à l’année. Les terrains à proximité présentent de fortes potentialités pour yimplanter des équipements comme des tables de pique-nique. Le secteur aménageable présente desberges végétalisées. Mais on constate sur le site quelques brèches qui permettent des perspectives sources : APD1-UTC Lien Eau / Terre 13
  • La proposition est de faire de ce site une halte nautique avec des équipements et services pour les péniches. Si l’on considère le cadre peu artificialisé, il ne serait pas cohérent d’offrir une gamme trop variée d’équipements et de réaliser une extension du port de Jaux; en revanche, une halte dont l’équipement se limiterait au strict nécessaire pour les bateliers prendrait tout son sens dans un tel environnement. Il s’agirait donc d’installer des bornes d’eau et d’électricité ainsi que des bacs à ordures et des aires de pique-nique. On estime qu’une halte nautique avec deux pontons d’accueil serait un bon compromis entre l’augmentation de la capacité d’accueil des péniches sur le territoire et ses conséquences écologiques et paysagères. Enfin, il est indispensable d’éviter le bétonnage des berges naturelles; l’implantation de pontons Les espaces bordant le chemin de desserte (photo de gauche) ainsi qu’une clairière inexploitée (à droite) pourraient servir à l’emplacement en bois qui s’élancent sur l’eau, est une solution à considérer car ils peuvent jouer le rôle de trait d’équipements comme des tables de pique-nique, une aire de jeu ou des bacs à ordures. - Sources : APD1 d’union entre les péniches et le chemin de Jaux à Compiègne. Le port de Jaux est difficilement accessible pour les péniches de Les berges du site d’implantation sont plaisance, il est réservé aux petits bâtiments. - Sources : APD1 naturelles et relativement fragiles. Les enrochements s’affaissent. - Sources : APD1 Panorama de la rive gauche qui mélange paysage naturel et paysage urbain. - Sources : APD1 Vue du site d’implantation depuis la rive gauche. -Sources : APD1 Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200814
  • Ces pontons construits par Marcanterra Bois et Planches ont une emprise sur l’eau etVue du site depuis la passerelle piétonne. - Sources : APD1 facilitent donc l’accostage lorsque le mouillage est faible. sources : www.marcanterra-bois-plantes.comUn exemple de ponton d’accostageLes pontons d’accostageLes pontons d’accostage paraissent être les solutions les plus viables dans le cadre d’aménagementsécologiques ayant un impact relativement modéré sur les berges. Dans les cas du Bac et de Jaux, lesberges sont naturelles avec des enrochements peu imposants. Il parait donc pertinent d’utiliser cetype d’équipement dans ces deux secteurs afin d’éviter le bétonnement et assurer la continuité desmilieux. De plus, la pente de la berge y est faible et le mouillage trop bas pour pouvoir accoster etamarrer directement sur la berge. Il faut donc utiliser un système de pieux en bois plantés dans le solqui permettraient d’amarrer et une estacade en bois qui permet d’accéder sur la berge. Ces types de pontons permettent de préserver l’interface entre la terre et l’eau Sources : www.marcanterra-bois-plantes.com Schéma de principe des pontons d’accostage d’après la charte fluviale du fleuve Charente. Sources : Charte fluviale fleuve charente Lien Eau / Terre 15
  • Secteur 3 : Centre-ville de Compiègne Carte de Situation L’intérêt de ce secteur tient en sa proximité avec les réseaux de transports, les sites touristiques sources : APD1-UTC de Compiègne et l’aménagement artificiel des berges qui semble compatible avec l’amarrage de péniches. Le centre ville de Compiègne est en effet un lieu d’interactions fortes qui modèlent la ville. Dans ce secteur, le territoire est riche et diversifié. Pont Solférino Le pont Solférino est un lieu de passage emblématique entre la rive gauche et la rive droite. Péniche ravitailleuse La rive droite de l’Oise, entre le pont Solférino et la péniche-ravitailleuse Guérin, comprend une berge artificialisée enrochée ; un chemin non carrossable permet d’y accéder depuis le pont Solférino. La Piste cyclable rive gauche, dont on isole ici la section pont Solférino – barrage de Venette, est majoritairement Parking bordée par une berge bétonnée ou en palplanches ; son profil est vertical et donne directement sur la piste cyclable qui traverse la ville selon l’axe nord-sud. Juste en amont du pont Solférino, les berges de la rive droite sont constituées d’un chemin non Pelouses Zone aménageable carrossable en bord de rivière. Quelques péniches sont amarrées à l’année. Sur la rive gauche, des parkings implantés sur les berges caractérisent l’interface entre l’eau et la terre. Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200816
  • L’idée est de créer un aménagement dans le but de pérenniser l’accostage sur les rives où desmanques de services se font sentir. Cet aménagement viserait donc à accueillir dans de meilleuresconditions les plaisanciers qui stationnent actuellement en aval du pont Solférino, sur la rive gauche;ils ne disposent en effet d’aucune infrastructure ni d’aucun service.L’implantation d’une halte fluviale officielle, comprenant les services essentiels (eau, énergie, collectedes déchets et des eaux usées) est une piste à considérer avec intérêt ; en effet, la berge semble seprêter relativement bien à l’accostage, surtout sur la rive gauche, et l’on dispose de beaucoup deplace autour des berges (tout particulièrement sur la rive gauche, en aval des bâtiments BenjaminFranklin de l’UTC, où de très larges étendues de pelouse permettraient l’installation de diversesinfrastructures).Un autre site parait intéressant. Il s’agit des berges juste en amont du pont Solférino sur la rive droite.A cet endroit, certaines péniches viennent accoster mais ne disposent encore d’aucun service. Il serait Ce renfoncement pourrait permettre l’accueil d’unepertinent d’y insérer des équipements afin d’améliorer les conditions de plaisance. C’est un endroit péniche le long de la rive gauche de l’Oise.adéquat pour développer une halte, d’autant plus qu’il s’insère dans un petit renfoncement et ne APD1gène pas le chenal de navigation de la rivière.Les propositions sont très simples, il s’agit de profiter du caractère urbain du site et de la proximitédes réseaux pour insérer des services à des endroits fréquemment utilisés par les pénichiers pours’amarrer. Les services proposés seraient des bacs à ordures, des bornes délivrant de l’eau et ducourant ainsi que des bornes de collecte de eaux usées qui n’existent nulle par ailleurs sur l’Oise etL’Aisne. L’électricité est une ressource utile pour les pénichiers car elle permet d’éviter l’utilisation degroupes électrogènes qui nuisent à la tranquillité des riverains.Le retour des péniches le long des quais et des berges du centre-ville, appuyé par une forteaccessibilité des zones concernées et une plurifonctionnalité des éventuels pontons et équipementsne saurait qu’aider l’intégration mutuelle des riverains et des mariniers, en offrant des espaces devie communs. Cependant ces zones doivent être ponctuelles afin de ne pas obstruer la vue de l’Oisedepuis la terre. Vue depuis le parking Vinci. Le site prolonge le lieu de stationnement des péniches amarrées à l’année. Sources : APD1 Le renforcement permet aux péniches Le renforcement permet aux péniches de s’amarrer sans gêner leLes pelouses à proximité de la rivière sont propices à l’installation d’équipements mais aussi à la détente. de s’amarrer sans gêner le chenal de chenal de navigation de la rivière.Sources : APD1 navigation de la rivière. Sources : APD1 Sources : APD1 Lien Eau / Terre 17
  • transport Fluvial I. Transport Fluvial en France • Navibus, le réseau de navettes fluviales développé à Nantes : Le transport fluvial est un élément du développement durable et c’est un transport écologique. Nantes-Métropole propose des alternatives crédibles et compétitives face à l’automobile, Silencieux et peu consommateur d’énergie (2.6 fois moins de rejets de gaz à effet de serre que le notamment celles qui favorisent les circulations dites “douces” : vélo, marche à pied et bateau. transport routier), le transport fluvial est respectueux du cadre et de la qualité de vie des habitants. Navibus propose trois lignes de navettes fluviales sur l’Erdre et sur la Loire qui complètent le réseau Aussi, il s’inscrit au coeur des politiques intermodales et environnementales souhaitées au niveau de transports collectifs de l’agglomération de Nantes grâce à de nombreuses correspondances national. Il apporte une réponse concrète aux orientations définies par le protocole de Kyoto. La voie avec le bus et le tramway. d’eau constitue aussi un levier important pour contribuer au «désengorgement» routier. • le « Navibus Erdre », reliant la Gare SNCF-Sud à St Mihiel (5 minutes de traversée). Le week-end, cette vedette fluviale se mue en bateau-promenade, son itinéraire étant prolongé L’attachement des Français à la voie d’eau : jusqu’à la base nautique de la Jonelière (+ 4 stations, 50 minutes de traversée). Une enquête publiée par la SOFRES en 2000 a relevé le réel attachement des Français à la voie • le « Navibus Loire », sur le fleuve entre Nantes et Trentemoult (7 minutes de traversée), d’eau. Cette relation affective repose à la fois sur un lien historique - 88 % des Français interrogés renforcée pendant les heures de pointe par 2 autres navires. affirment que les canaux font partie du patrimoine culturel de la France -, et sur leur “fibre verte” : • « Navibus passeur » effectuant la traversée de l’Erdre entre le Petit Port et la quartier de 88 % des sondés estiment que la voie d’eau s’intègre bien dans le paysage et 74 % qu’elle respecte Port-Boyer. l’environnement. Comparée aux autres modes de transport, elle est reconnue par 55% des personnes interrogées comme le mode le plus respectueux de la nature. Cette liaison fluviale a été testée sur de courtes périodes lors des journées “Bien dans ma ville... Dans cet axe, on traitera le transport fluvial des passagers ainsi que le transport fluvial industriel. sans voiture”. Puis lors des semaines de la mobilité, ce moyen de transport s’est imposé comme une alternative intéressante aux transports par la route. Les bateaux, réservés aux piétons et cyclistes, assurent la desserte toutes les 20 minutes aux II. Transport fluvial des passagers heures de pointe et peuvent emmener jusqu’à 100 personnes et 10 vélos par voyage. La traversée dure environ 10 minutes. Cette partie permet d’étudier les possibilités de mise en place de différents types de transport fluvial • Tarif : identique à celui des autres moyens de transports TAN (Transport de l’Agglomération de passagers sur l’Oise et l’Aisne dans l’ARC. Ces propositions s’inscrivent sous deux grands thèmes, le nantaise) . Exemple : 1,20 € pour une heure de déplacement (tous moyens de transports premier étant le transport régulier de passagers via les navettes fluviales sur les rivières et le deuxième confondus). étant le tourisme fluvial. • Amplitude horaire : du lundi au vendredi de 7h à 19h50, le samedi de 9h à 19h50 et le dimanche de 11h à 19h30. • Parking relais : à Trentemoult les usagers peuvent garer leur véhicule sur le parking du port (75 places) pour éviter la saturation du trafic et du stationnement sur les quais de Trentemoult. II.1. Les Navettes Fluviales Selon le ministère des transports, “ le transport public régulier de personnes par voie fluviale est encore peu développé, en dehors de quelques sites particuliers (sur le lac Léman et en Guyane) mais différents projets voient peu à peu le jour (Nantes, Paris). “ Les exemples de navettes fluviales en France Le développement de transport fluvial régulier est dans l’air du temps. Paris exploite un service de ce type depuis 1989. Nantes, lors de la journée “sans ma voiture “ du 22 septembre 2001, avait proposé une navette fluviale. A Rennes, on pense que “après le métro, il s’agit sans doute là de l’idée la plus novatrice au niveau de la diversification des moyens de transports”. A Toulouse, on pense à un métro naval (fluvial) avec des aéroglisseurs.... Nous allons regarder de plus près ce qui se passe dans les grands ports de France tels que les ports autonomes de Nantes et de Paris pour avoir une idée plus précise de toutes les opportunités qu’offre la traversée d’une région par une rivière navigable. Navibus à l’arrêt Source : Valéry Joncheray Photographie Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200818
  • • Les Navettes Fluviales en Ile de France Les propositions de navettes fluviales dans l’ARC • Navettes fluviales Elles se traduisent par deux lignes de transport fluvial en commun, la première allant de Choisy-au-Conformément à la volonté affichée par la Ville de Paris de réduire le trafic d’autocars sur l’Ile de Bac jusqu’à l’écluse de Venette et la deuxième allant de l’écluse de Venette jusqu’au port de Jaux.la Cité, le Port autonome de Paris a mis en place un transport de navettes fluviales pour desservir Les 2 lignes ne passeront pas par les écluses, parce qu’ en moyenne le passage par une écluse prendl’île. entre 15 et 20 minutes, ce qui n’est pas très attrayant au moins pour la première période de la miseEn 2004, 28 000 personnes ont utilisé ces navettes, soit une progression de 75 % par rapport à en place du système.l’année précédente. L’objectif étant d’intégrer la vie urbaine aux rivières via le transport fluvial commun. Les navettes • Voguéo est un projet de service public de navette fluviale sur la Seine qui servira de donneraient un nouveau ton aux trajets des habitants dans un cadre original au cœur même detransport en commun à Paris. Ces navettes atypiques résultent d’une étude lancée en 2003 à la la ville. Un nouveau type de transport écologique et économique pour les usagers pourra êtredemande de la Mairie de Paris: elle souhaitait développer un nouveau type de transport écologique développé. Les navettes fluviales accepteront les vélos, afin que les passagers puissent profiter deet économique pour les usagers. Adopté par le Syndicat des transports d’Île-de-France (STIF), leurs balades, et arriver à destination rapidement. Ainsi la création d’un lien original qui relie leselle sera mise en service le 28 juin 2008 entre la Gare d’Austerlitz à Paris et l’École Vétérinaire de différentes communes de manière agréable et pratique permettra la découverte du territoire avecMaisons-Alfort, et sera accessible avec un ticket spécifique, ainsi qu’avec les abonnements et les un point de vue unique depuis l’Oise et l’Aisne.titres forfaitaires Des navettes fluviales sur l’ARC contribueraient à la valorisation de son image générale. Plusieurs scénarii peuvent être envisagés en termes de nombre d’arrêts, de fréquences … 1ère ligne : Choisy au Bac L’écluse de Venette Dans la carte ci-après, nous avons le tracé de cette première ligne, avec les arrêts desservis, ainsi que l’articulation avec le réseau de transport existant permettant de voir la complémentarité de transport. Les passagers pourraient joindre le territoire interne grâce aux correspondances par bus ou par vélo dans la mesure où ce dernier serait accepté sur les navettes. Les exemples de scénario : D’après VNF, la limite de vitesse sur l’Oise est de 15km/h et sur l’Aisne de 15km/h de jour et de 4km/h de nuit. Et sachant que le temps pour s’arrêter et faire descendre les passagers est d’environ 3 minutes. La navette Voguéo On pourrait ainsi déterminer la durée du trajet suivant le scénario proposé en considérant dans les Source : STIF :Syndicat des transport d’Ile de France deux cas que les navettes navigueront de jour et à vitesse maximale. On détaillera 2 exemples de scénario intéressants:La navette Voguéo transporte environ 70 voyageurs.Une course sur l’eau est gratuite pour les détenteurs d’un abonnement RATP. Prix du ticket à Dans le premier scénario il s’agit de faire le trajet de Choisy-au-Bac jusqu’à l’écluse de Venette avecl’unité : 3 euros. un seul arrêt intermédiaire au niveau de la gare. La distance parcourue en bateau est de 6,2 km. LaLa fréquence prévue est d’un bateau toutes les 20 minutes aux heures de pointe et de 30 minutes durée du trajet serait donc de 30 minutes (15km/h et 3 minutes pour un seul arrêt)aux heures creuses et durant les week-ends. Dans le deuxième scénario, il s’agit de passer par tous les arrêts intermédiaires. La durée du trajetEn semaine la navette fonctionnera de 7h à 20h30 (heures de pointe : 7h-10h et 17h-20h30). Le serait de 36 minutes.week-end, elle naviguera de 10h à 20h avec la fréquence heure creuse (soit 30 minutes).Les bateaux seront couverts et équipés de chauffage. Les escales parisiennes sont accessibles aux Le deuxième scénario étant plus lent, il intègre cependant la Zone Industriel Nord et l’UTC, parpersonnes à mobilité réduite. conséquent plus de passagers seraient concernés. Cela permettrait aux habitants du centre ainsi qu’aux employés de la Z.I Nord de profiter de ces arrêts surtout pendant les heures de pointe où ce mode de transport pourrait être plus avantageux en terme de rapidité. Dans les 2 scénarios, l’espace de la gare pourrait devenir une vraie plate-forme multimodale reliant la voie ferroviaire, les lignes de bus, la voie fluviale et les liaisons douces. Lien Eau / Terre 19
  • Tracé de la première ligne fluviale: Choisy au Bac L’écluse de Venette Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200820
  • Tracé de la deuxième ligne fluvialeL’écluse de Venette Jaux Lien Eau / Terre 21
  • 2ème ligne : L’écluse de Venette Jaux II.2. Le tourisme Fluvial Les exemples de scénario : Selon le ministère des transports, plus de 9 millions de passagers (bateaux- promenades, bateaux habitables et de croisières) ont été transportés sur les voies navigables françaises en 2005. Le premier scénario aurait pour objectif de relier l’habitat au centre commercial en un temps réduit. Regroupant les bateaux de plaisance de location et les bateaux à passagers (bateaux promenade, La ligne passerait donc par 2 arrêts allant de l’écluse de Venette jusqu’au Centre Commercial, à coté péniches-hôtels et paquebots fluviaux), le secteur du tourisme fluvial totalise au niveau national plus de la rocade sud. de 300 sociétés de tailles très variées représentant 1 800 emplois permanents, auxquels s’ajoutent La distance parcourue étant de 2,2 km, la durée du trajet serait de 12 minutes. A l’arrêt du centre 2000 saisonniers. commercial, les passagers pourraient profiter des correspondances avec le bus (ou bien du vélo) pour rejoindre le centre commercial. A vélo ou à pied, les usagers pourraient emprunter le passage par la rocade sud, proposé dans la partie : Innervation du territoire > Accessibilité Compiègne / CC Jaux. Le tourisme fluvial en île de France Le deuxième scénario passerait par les 4 arrêts. La distance parcourue est de 3,8 km, la durée du trajet En 2004, l’activité de tourisme fluvial en Ile-de-France a connu une hausse de 6 %. L’ensemble de serait de 24 min. ce secteur a cru de 35 % en 6 ans. Le Port autonome de Paris est le premier port touristique fluvial Ce scénario envisage de faire profiter les passagers provenant du centre de recherche. Mais le plus européen avec plus de 6 millions de passagers transportés par an. important serait l’arrêt à Jaux, zone qui regroupe le port de Jaux, le lycée Charles de Gaulle, des équipements sportifs et publics, du résidentiel, du commerce, des restaurants et bars, des parkings… La problématique de cette zone est détaillée dans la partie : Innervation du territoire > La revalorisation • Batobus du port de Jaux et son enceinte. En 1989, le Port autonome de Paris a facilité la mise en service d’une ligne régulière de transport de passagers par voie d’eau avec escales à vocation touristique. En 2004, plus d’un million de La coordination des 2 lignes fluviales de part et d’autre de l’écluse de Venette passagers ont été transportés par le service Batobus. Le batobus effectue des circuits complets de 1h à 1h30 mais le passager peut prendre différents L’écluse de Venette forfaits permettant de monter et de descendre librement aux différentes escales : Tour Eiffel, Jaux Ligne 2 Ligne 1 Musée d’Orsay, Saint-Germain-des-Prés, Notre-Dame, Jardin des plantes, Hôtel de Ville, Louvre, Champs-Elysées. Il a une fréquence de 10 à 15 min. Choisy au bac Les tarifs vont du forfait journalier à 12 euros jusqu’au forfait annuel à 55 euros. L’écluse de Venette semble empêcher l’élaboration d’une ligne de navette fluviale qui traverserait l’ARC du nord au sud. Ce désavantage pourrait être surpassé grâce à l’élaboration de 2 lignes fluviales qui se “rejoindraient” à l’écluse. Avec des horaires coordonnés, les passagers pourraient rejoindre l’autre ligne en quelques minutes. L’écluse de Venette pourrait être reconstruite ou modifiée, le programme des travaux devrait prendre en considération les lignes fluviales, permettant de faciliter ce transfert de passagers de part et d’autre de l’écluse. Ces deux lignes représentraient également un avantage au niveau du temps. La ligne 1 prendrai dans les alentours des 30 minutes dans un seul sens, et la ligne 2 prendrai dans les alentour des 20 minutes. Ce qui des fois correspond au temps d’attente entre 2 passages de bus. Batobus Source : www.developpement-durable.gouv.fr Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200822
  • Les propositions de Transport fluvial à vocation touristique dans l’ARC III. Le fret par voie fluvialeLes éléments qui peuvent contribuer à l’essor du tourisme fluvial sur l’ARC peuvent être la location de Avec l’arrivée du Canal Seine-Nord, Compiègne va être au centre d’un trafic fluvial de plus en plusbateaux de plaisance et la proposition de promenades courtes allant d’une heure à une journée. important. En effet, le trafic sur l’axe nord-sud devrait tripler dans les années à venir. Concernant laActuellement, il n’existe que l’établissement « Guerdin et fils », qui propose de louer des bateaux. Picardie, région à forte vocation agricole et industrielle, le canal pourrait permettre de valoriser lesIls possèdent deux bateaux. Le premier de 15 m de long pouvant transporter 8 passagers, est loué productions régionales et d’attirer de nouvelles activités industrielles et logistiques en choisissant leà ceux qui ont leur permis fluvial, pour une ou plusieurs journées. Leur deuxième, de 5,5m de long, transport fluvial.est disponible pour les candidats qui désirent passer le permis fluvial. Un agrandissement de ce site,ou l’installation d’un autre loueur de bateau, peut être envisageable. En s’inspirant des exemples du Cette partie permettra de comprendre quels sont les avantages et inconvénients du transport fluvialBenchmarking, on peut proposer que les navettes fluviales se muent pendant les fins des semaines pour les entreprises.en bateau-promenade de plaisance.Pour découvrir les richesses de l’ARC, à travers un parcours, les bateaux pourraient proposer une L’atout principal du transport fluvial est son coût. En effet il se révèle plus intéressant que pour lepromenade agrémentée de commentaires sur l’histoire des rivières, le patrimoine de l’ARC, sa faune, transport routier par exemple (cf. tableau ci-dessous).sa flore… Le transport fluvial apporte une réponse concrète aux orientations définies par le protocole deLa découverte du patrimoine au fil de l’eau est proposée dans la partie Valorisation patrimoniale. Kyoto visant tout particulièrement à réduire la production de gaz à effet de serre grâce à la faibleDans cette axe on envisage une mise en valeur des activités et des éléments historiques tout au long consommation en carburant du transport fluvial. La Commission Européenne a quantifié lesdes rivières. consommation d’énergie par tonne-kilomètre de marchandise transportée par voie d’eau et montreA travers des panneaux et des bornes, on signalerait depuis la rivière ces éléments patrimoniaux, qui qu’elle correspond à 1/6 de la consommation sur la route et à la moitié de celle du rail. Enfin, chaqueseraient à chaque fois reliés à leurs circuits thématiques propres. Ces circuits pourraient être proposés tonne transférée de la route à la voie d’eau permet de diviser par 4 les émissions de CO2 nécessairesaux plaisanciers par l’office du tourisme. à son acheminement. De plus, le transport fluvial réduit les nuisances sonores pour les riverains car il est moins bruyant queLe potentiel touristique de l’arrivée du Canal Seine Nord Europe le transport routier ou ferroviaire (cf. tableau ci-dessous). Pour les entreprises, le transport fluvial est un mode de transport performant et fiable. Une pénicheD’après VNF, l’arrivée du CSNE pourrait amener 16 000 croisiéristes par an sur cette partie de équivaut à 220 camions de moins sur les routes diminuant ainsi les risques d’accidents. De plus l’axel’Oise.. Il est également possible que 6 bateaux promenades et 8 bateaux fluviaux effectuent des nord-sud recueille de plus en plus de trafic de marchandises sur longue distance en Europe, la voiecroisières fluviales pour des touristes provenant de différents pays. Ces bateaux sont de très grosses d’eau permettrait de l’éviter et de transporter de plus grands volumes de marchandises (cf. tableauembarcations. Leurs passagers dépensent en moyenne 30 euros par jour. Ils descendraient des pays ci-dessous).du nord (Hollande, Belgique) jusqu’à Paris. Donc ces bateaux passeraient forcément par l’Oise. La Citéde la Batellerie cherche de plus à faire revenir un bateau promenade localisé à Longueil-Annel.L’objectif concernant ce potentiel touristique dû à l’arrivée du CSNE, serait de faire en sorte que lesbateliers et plaisanciers accostent sur les berges de l’ARC, dans le but de profiter d’un séjour organiséavec des activités, de prévoir des journées types … Ainsi il faudrait également indiquer et prévoir deszones de haltes supplémentaires pour offrir des accès à partir des rivières sur le territoire.Les plans d’actions pourraient avoir lieu sur 2 niveaux : • Au niveau matériel, il faudrait encourager la découverte du territoire depuis les rivières àtravers la mise en place de bornes, de panneaux... ( Cf. Signalétique, Valorisation patrimoniale). Cettedimension devrait encourager les touristes fluviaux de s’arrêter et découvrir les différents élémentset parcours thématiques proposés. • Au niveau de la communication directe entre les acteurs concernés, une politique communeserait nécessaire. Les offices de tourismes pourraient structurer des plans d’actions afin d’avoir des Même si le transport est plus lent, pour la plupart des entreprises, cela ne semble pas être unecontacts et des relations, avec par exemple les agences de tourisme qui s’occupent des croisiéristes contrainte majeure.et des bateaux-promenades, afin d’aboutir à une communication et promotion optimale. Lien Eau / Terre 23
  • Le transport fluvial peut être un atout pour le transport de matière non périmable et est principalement qui mettraient en avant le lien Terre-Eau. utilisé principalement les activités suivantes : • Céréales • Produits énergétiques • Produits métallurgiques • Matériaux de construction • Produits chimiques, engrais • Conteneurs, colis lourds, véhicules… Compiègne aurait donc des intérêts à utiliser le transport fluvial. Le principal problème pour les entreprises est le manque d’infrastructures sur le territoire. En effet, pour eux, l’intermodalité n’est pas assez développée. Avec une politique d’incitation au transport fluvial doublé de propositions d’aménagement de connexion voie d’eau pour les entreprises pourrait dynamiser la région de l’ARC vers le fret fluvial. De grandes entreprises utilisent déjà massivement le transport fluvial. Par exemples : • Trafic de conteneurs : plusieurs sociétés du secteur de la distribution dont Auchan, Carrefour, Ikea (importations), Lafuma (exportations) • Déchets : Onyx en Ile-de-France : substitution du transport des déchets par la route au profit du transport fluvial entre les ports de Gennevilliers et de Précy-sur-Marne • Objets encombrants : Airbus pour certaines pièces de l’A380 • Matières dangereuses : Rhodia VNF encourage le transport fluvial et signe pour cela des partenariats avec des groupes comme Unicem (Entreprise d’extraction et de transformation des matériaux de construction). A la lumière de ces information, on se rend compte qu’il serait intéressant d’étudier sur l’ARC la viabilité de la mise en place du transport industriel fluvial sur l’Oise. VI. Conclusion A l’échelle nationale, le secteur du transport fluvial représente une opportunité pour les politiques de requalification urbaine des territoires. Ce secteur constitue un véritable axe structurant de l’économie et de l’industrie des zones qu’il traverse. En France, si la lenteur du transport fluvial est citée spontanément comme un désavantage, elle ne semble pas constituer un frein majeur à son utilisation. L’enquête publiée par la SOFRES montre que la grande majorité des usagers attend cependant de nouvelles infrastructures dont l’absence est le principal motif d’insatisfaction. L’atout essentiel du mode fluvial reste son coût. Cependant, l’enquête (de la SOFRES) montre également que 99 % des français pensent que l’intermodalité avec le transport fluvial n’est pas suffisamment développée. L’ARC pourrai donc s’engager dans une démarche qui participera à l’amélioration des infrastructures Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200824
  • Lien Eau / Terre 25
  • Gestion Écologique des berges Les berges d’un cours d’eau représentent une interface entre les milieux écologiques terrestres et Berge naturelle aquatiques ; elles peuvent abriter des écosystèmes riches, et servir de support à des interactions complexes. I. Situation géographique Le processus d’urbanisation et de lutte contre l’érosion implique des aménagements de berges qui se traduisent par leur artificialisation ; il en résulte un bouleversement des équilibres environnementaux, Cette typologie se retrouve dans les zones rurales et forestières, et est absente du secteur compiégnois, qui conduit à une hétérogénéité des fonctions écologiques selon le degré d’intervention humaine. très urbanisé. Dans notre exemple, nous isolons un point particulier, représentatif des berges naturelles du nord du territoire de l’ARC. À l’échelle de l’ARC, on peut repérer deux zones qui témoignent de la diversité écologique des berges. Nous nous plaçons sur l’Aisne, entre Choisy-au-Bac et Rethondes ; plus précisément, nous nous Au nord de l’agglomération, les abords de l’Aisne offrent un milieu qui subit peu les impacts des intéressons aux zones concernées par les corridors écologiques repérés à La Francport et Les activités humaines ; plus au sud, les berges bétonnées et enrochées de Compiègne illustrent les Bonshommes. impacts de l’urbanisation. II. Description du site Les berges concernées sont naturelles. Sur la rive gauche, la forêt de Compiègne avance jusqu’à l’eau, tandis qu’une alternance de bois et de champs occupe la rive droite. L’interface eau-terre se fait en pente douce, sans bétonnage ni enrochement. La végétation est principalement constituée d’arbres en berge et d’herbiers (plantes aquatiques sauvages). En agglomération (Le Francport, Les Bonshommes), les berges stabilisées : des palplanches maintiennent la terre. Cette artificialisation semble avoir été conçue avec une certaine préoccupation environnementale : les infrastructures mises en place s’arrêtent au ras de l’eau, et cessent dès que l’on sort des villages, ce qui limite leur impact négatif. Hors agglomération, un sentier qui longe l’eau (rive gauche) est le seul aménagement de ces berges à forte dominante naturelle. Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200826
  • III. Aménagement des berges dans un souci écologique Nous sommes en présence de berges naturelles, subissant peu les impacts des activités humaines. Il est par conséquent vital d’éviter tout aménagement qui ait une influence néfaste sur la connexion eau-terre, tels que le bétonnage et les palplanches de béton ou d’acier. La richesse écologique d’un cours d’eau se situe en effet dans les échanges entre Les travaux de réalisation de la roselière les milieux terrestre et aquatique. Ainsi, le La roselière de Boulogne-Billancourt Source : Association Espaces fleuve est un lieu de vie et de traversée pour Source : Association Espaces une faune variée, qui en est coupée en cas de bétonnage. L’échange entre les deux III.2. Les berges lagunéesLes berges naturelles de l’Aisne, rive gauche milieux passe également par la végétationAPD1 UTC - 2008 qui, dans les cas les plus défavorables, Un tel aménagement offre une structure plus complexe qu’une simple roselière ; une berge lagunée ne peut coloniser les berges ; sa fonction est constituée d’une alternance d’herbiers, de prairies humides, de végétation basse et haute. Ded’abri et lieu de reproduction pour la faune (dont les poissons et oiseaux) disparaît alors. plus, elle met en présence des eaux semi-stagnantes et stagnantes. La variété d’un tel territoire en fait une berge riche en niches écologiques.L’élément clé qui conduit à une berge au bon fonctionnement écologique est très clairement la Une berge lagunée peut atteindre plusieurs dizaines de mètres et courir sur plusieurs kilomètres.végétation à l’interface eau-terre. Le génie végétal dispose de techniques efficaces qui permettent Sa connexion avec le milieu aquatique peut s’effectuer soit en lien direct (tel un marécage relié à unde stimuler la colonisation des berges par la flore. cours d’eau), soit à travers un réseau grillagé lorsque le cours d’eau est protégé par enrochement. Le recalibrage à grand gabarit de l’Escaut, dans le cadre de la liaison Seine-Escaut, est l’occasionIII.1. Les roselières de procéder à un certain nombre d’aménagements de berges. On peutCitons par exemple les roselières. Il s’agit de zones de hauts fonds (d’une profondeur approximative citer l’implantation future de bergesd’un mètre) aménagées en marge du chenal de navigation ; leur surface est variable, de l’ordre de lagunaires et banquettes rivulaires (moinsquelques centaines de mètres carrés à plusieurs hectares. La transition avec le milieu terrestre se fait complexes), sur plusieurs kilomètres, entreen pente très douce, ce qui autorise la colonisation végétale et la traversée d’animaux. les communes françaises de Mortagne-Une roselière a pour vocation d’accueillir une large population de plantes aquatiques, en majorité du-Nord et Trith-Saint-Léger (Nord).des roseaux. Ce milieu est particulièrement apprécié de la faune aviaire, mais représente également Le numéro 27 du trimestriel ESF Info,un habitat de poissons et un lieu de vie pour des animaux terrestres ; une roselière représente par publié par l’association Escaut sansconséquent un biotope extrêmement riche. Frontières, nous offre une vue en coupeDe plus, le métabolisme des roseaux a la faculté de participer à l’épuration du cours d’eau, en dégradant d’une berge lagunaire typique, telle que Une berge lagunaire vue en coupe Source : Escaut sans Frontièresdes polluants tels que le phosphore, le nitrate, les hydrocarbures. l’on devrait en voir prochainement sur les rives de l’Escaut.Dans le cadre du chantier d’insertion Berges de Seine rive droite, entamé en 1996, la ville deBoulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) a vu la mise en place d’une roselière de 350m² et 3200 III.3. Les falaises sableuses errodéespieds de roseau, ainsi que le renforcement d’une roselière spontanée déjà existante. Ce projet,réalisé dans un cadre urbain et semi-urbain, à proximité d’anciens secteurs industriels (Renault), Il est également possible de profiter de l’érosion naturelle des berges à des fins de valorisationest une réussite écologique : les roselières fonctionnent de manière autonome et ont donné écologique. Lorsque l’eau dégrade certaines berges fragiles, il peut se former une petite falaisel’occasion à de nombreuses espèces végétales et animales de coloniser un milieu qui leur était sableuse de quelques mètres de long ; ce milieu particulier accueille diverses espèces d’oiseaux quijusque là interdit. trouvent là un terrain idéal pour nicher. Lien Eau / Terre 27
  • III.4. Une artificialisation des berges respectueuse du milieu naturel IV. Une valeur écologique forte, mais des opportunités de dynamisation Il est parfois nécessaire d’artificialiser des berges trop sensibles à l’érosion par le cours d’eau. Dans ce L’Aisne offre un vaste linéaire naturel propice à la flore et la faune ; la morphologie des berges, cas, l’enrochement et surtout les fascines offrent un bon compromis entre protection matérielle et la présence d’une végétation terrestre dense et de quelques falaises sableuses sont des atouts fonction écologique. indéniables. L’implantation de roselières et berges lagunées permettrait cependant d’accentuer Un réseau de fascines végétales, correctement dimensionnées, peut autoriser en partie les échanges l’efficacité écologique de ce morceau du territoire, en dynamisant les écosystèmes locaux. Sur la rive entre l’eau et la terre. Il est même possible d’implanter des fascines vivantes, telles que de l’osier, qui gauche de l’Aisne, l’emprise de la forêt de Compiègne interdit tout aménagement de grande ampleur, remplira un double rôle de barrière physique et d’acteur biologique. mais la rive droite offre de vastes espaces agricoles dont la fonction peut évoluer, par exemple dans De même, un enrochement qui s’élève le moins possible au-dessus du niveau de l’eau peut offrir un le cadre de la création de berges lagunaires. support à une végétalisation réussie. Il convient malgré tout de déterminer le mieux possible la pente de la berge et la dimension des blocs de pierre, afin de ne pas condamner les échanges vitaux. La mise en place de fascines en osier et saule vivants, qui complètent et dans certains cas remplacent les enrochements de berges, représente une solution écologiquement pertinente et techniquement aboutie. Nous pouvons citer la Communauté des Communes du Pôle de Nantes qui, en 2006, a fait appel à la société L’Esprit du Saule : dans le cadre de la réhabilitation des berges de l’Aubinière, un linéaire de 95 mètres de saule a été tressé afin de prévenir l’érosion. En 2008, la commune de Triel-sur-Seine (Val-d’Oise) a fait appel à la même société pour l’aménagement de ses berges de Seine ; un tressage de saule vivant est mis en place pour retenir la berge, agencée en terrasses. Un tressage de saule, sur une berge de l’Aubinière Les berges aménagées de Triel-sur-Seine Source : L’Esprit du Saule Source : L’Esprit du Saule Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200828
  • Berge urbaine et semi-urbaine différentes :Les enjeux environnementaux d’un milieu artificialisé • En amont du pont Solférino, le bétonnage est vertical sous la surface de l’eau mais rejoint le quai via un plan incliné bétonné d’environ deuxI. Situation géographique mètres ; • Entre le pont Solférino et la péniche des EtsNous nous intéressons ici aux berges les plus artificielles du territoire de l’ARC : il s’agit des secteurs Guerdin, la berge est constituée d’enrochements,urbanisés de Compiègne, Margny-lès-Compiègne et Jaux. Cette zone est délimitée en amont par la partiellement colonisés par des buissons et quelquesbase nautique de Compiègne, et s’étend en aval jusqu’à l’usine Robbe. arbres bas. On retrouve ces enrochements plus en aval, sur la berge de Margny-lès-Compiègne. Nous sommes en présence d’un milieu à faible valeur écologique, en ce sens que l’interface eau- terre laisse peu d’opportunités à la faune et la flore Une berge enrochée du sud de l’ARC, très peu végétalisée locale de s’approprier son environnement. APD1 III. Faut-il réaménager les berges urbaines selon une problématique environnementale ? Il est tentant de proposer des implantations d’écosystèmes – frayères, roselières, berges lagunaires – dans des milieux urbains hostiles, en dé-bétonnant et en réalisant d’éventuels travaux de gros œuvre ; de tels éléments écologiques plongés dans un milieu artificiel peuvent constituer des points de rencontre privilégiés entre les différentes composantes liées à l’eau : aspects environnementaux, touristique, riverain par exemple. Mais l’insertion d’écosystèmes sauvages au cœur des activités humaines pose des problèmes d’interaction néfaste : comment gérer de manière efficace la pollution d’une roselière implantée dans une zone à forte densité de population ? Comment justifier les investissements techniques et financiers à mettre en jeu pour l’installation d’un herbier inondé ? Quel est l’intérêt concret d’une implantation écologique difficile en agglomération ? IV. Quels aménagements ponctuels peut-on effectuer ?II. Description du site Le bétonnage est une solution efficace en cas de problème d’érosion et de maintien des berges, maisLa rive gauche de la zone concernée offre condamne tout échange chimique et physique entre l’eau et la terre. Pour apporter davantage deun linéaire discontinu de berges bétonnées, vie à l’Oise en agglomération, les efforts à apporter concernent en priorité la végétation, et peuventverticales et hautes d’environ un mètre ; ce type également toucher aux moyens mis en œuvre pour préserver physiquement la berge de l’érosion.de berge représente une interface hermétiqueentre les milieux aquatique et terrestre. L’aspectartificiel de la berge se renforce à proximité du IV.1. Le dé-bétonnageparking Vinci/Solférino, où le bétonnage a uneemprise verticale de plusieurs mètres. En l’état, les berges de Compiègne se prêtent peu à l’implantation de végétation et aménagements àLa rive droite, quant à elle, est partiellement vocation écologique. Comme nous l’avons déjà vu plus haut, les parois verticales et lisses qui bordentconstituée du même type de berges bétonnées, l’Oise jouent un rôle de séparation hermétique entre deux milieux, ce qui contrarie leur tendancemais certains secteurs ont des typologies La rive gauche de l’Oise au coeur de Compiègne naturelle à échanger en permanence. APD1 Lien Eau / Terre 29
  • Ce constat amène la problématique du dé-bétonnage. Il est évident que l’artificialisation de certaines IV.2. L’enrochement berges n’est pas contestable, compte tenu des contraintes qui s’y appliquent : le soutien d’éventuelles constructions en sommet de berge, la proximité d’activités humaines sont autant de raisons qui Les efforts en matière d’aménagement écologique passent par une réflexion sur la fonction des berges justifient la lutte contre l’érosion. Cependant, d’autres secteurs ne semblent pas justifier le recours à enrochées, qui présentent un potentiel plus intéressant que les berges bétonnées, particulièrement un aménagement aussi lourd que le bétonnage. hermétiques. La majeure partie de ces berges enrochées est située sur la rive droite de l’Oise, à hauteur de Margny-lès-Compiègne. Exemple : l’île de Venette La typologie actuelle nous montre que de gros blocs de pierre s’élèvent d’un à deux mètres au-dessus du niveau de l’eau ; nous sommes en présence d’un enrochement qui présente des caractéristiques Le bétonnage de l’île de Venette, ainsi environnementales contraignantes, ce qui explique sa faible colonisation par la végétation. que l’entretien d’une pelouse artificielle Sans remettre en cause l’idée même d’une protection de berge par enrochement, il est possible d’en qui y occupe une grande surface, vont modifier les caractéristiques afin d’arriver à en améliorer les fonctions écologiques. Ces aménagements à l’encontre d’un aménagement à passent par une réduction de sa hauteur – les blocs peuvent s’arrêter à la surface de l’eau – et l’amorce haute valeur environnementale. Ces d’une végétalisation, qui passe par la mise en terre de plantes aquatiques et amphibies, ainsi que la aménagements réduisent fortement la plantation d’arbres en berge typiques des milieux rivulaires, tels que les aulnes et les saules. fonction écologique de l’île, en privant la flore locale de milieu à coloniser et en Des méthodes plus douces vis-à-vis de l’environnement peuvent être exploitées, qui remplissent les refusant tout abri à la faune aquatique, mêmes fonctions de protection que l’enrochement : il est question ici d’une large variété de solutions amphibie, terrestre et dans une moindre techniques développées par le Génie végétal : mesure, aviaire. • Tissus fibreux végétaux ou géotextiles tels que tressages de jute de paille qui permettent Une solution, radicale certes, consisterait une bonne colonisation par le milieu. à dé-bétonner le périmètre de l’île de • fascines, vivantes – comme l’osier – ou non, qui maintiennent physiquement la berge tout Venette, ou tout du moins d’en renaturaliser en participant à son fonctionnement biologique. une partie. D’un point de vue écologique, il • caissons en bois qui protègent la berge de l’érosion tout en servant de support à une Les berges bétonnées de l’Île de Venette, une barrière écologique - Sources : APD1 est préférable de re-végétaliser les berges végétalisation. de l’île, et rendre son état sauvage à la pelouse. Voici quelques exemples de maintien de berges qui illustrent des techniques basées sur l’utilisation Si l’artificialisation de l’île a été rendue de végétaux. nécessaire par des problèmes d’érosion, il est envisageable de revenir sur l’utilisation massive du béton ; cette solution technique entraîne un interface eau-terre particulièrement hermétique. De ce point de vue, l’enrochement est une méthode moins radicale, en particulier lorsque les blocs de pierre ne dépassent pas de la surface de l’eau et sont couplés à une végétalisation adéquate. La redéfinition des fonctions écologiques s’inscrit parfaitement dans le cadre d’aménagements urbains à caractère environnemental, et représente un objectif concret et envisageable à l’échelle L’association des berges artificielles et d’une pelouse rase contribue à apauvrir grandement les fonctions écologiques de l’Île de Venette de l’île de Venette. Sources : APD1 Un caisson végétalisé sur le Chéran, quelques années après sa mise en place Photo : SMIAC Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200830
  • végétalisation de ces berges ; leur biodiversité floristique et leur fonction d’abri pour la faune, et en particulier les poissons, en seraient renforcées. L’aménagement des berges naturelles d’une part, urbaines d’autre part, fait intervenir des problématiques spécifiques à chaque milieu. Il est cohérent de conserver une forte artificialisation urbaine, tandis que les écosystèmes spontanés des secteurs naturels et semi-urbains méritent d’être encouragés, au nom de la richesse écologique du territoire et de sa biodiversité. Le Génie végétal offre de nombreuses techniques d’aménagement de berges, qui complètent ou remplacent des solutions telles que l’enrochement et le bétonnage. Les fascines, caissons végétalisés et autres tissages végétaux apportent de fortes plus-values environnementales et paysagères tout en assurant un maintien mécanique efficace des berges. Un tressage de coco maintenu par des pieux en chataînier Un caisson végétalisé sur l’Ariège Photo et réalisation : COFRACO Photo et réalisation : AGERIN SARLIV.3. Les frayèresNous l’avons dit plus haut, il est plus judicieux de concentrer l’action d’aménagement sur des zonesqui comprennent déjà des fonctions environnementales au lieu de mettre l’accent sur la créationintégrale de secteurs à vocation écologique au cœur d’un milieu urbain hostile.Les berges de la rive droite de l’Oise, aux abords de l’usine Robbe, mettent en présence un écosystèmerelativement sauvage et un paysage à connotation industrielle. En effet, une végétation denseoccupe le sommet de la berge et colonise les enrochements jusqu’à la surface de l’eau ; des plantesamphibies et aquatiques réalisent la transition entre le milieu terrestre et l’Oise. Par ailleurs, le coursd’eau abrite une frayère à poissons – un abri, lieu de vie et de reproduction – qui semble fonctionnerde manière intéressante et qui figure parmi les recensements de la Fédération départementale depêche de l’Oise. Ainsi, ce secteur présente incontestablement des fonctions écologiques qu’il estpossible de soutenir.La réduction de l’emprise des enrochements peut se réaliser par l’utilisation de techniques duGénie végétal citées dans le paragraphe précédent, ce qui aurait pour conséquences d’améliorer la Lien Eau / Terre 31
  • Vie fluviale urbaine : Animation des berges, réception de public à quai, sur l’Aisne et l’Oise : la question de l’arrêt L’ARC, traversée par l’Oise et l’Aisne, sera vraisemblablement l’objet d’une augmentation du trafic paysagères, notamment naturelles. fluvial, de par la création du CSNE et du report modal lié aux problématiques de développement Les berges en milieu urbain sur l’ARC pourraient donc être plus aisément valorisées et animées, en durable. Alors qu’on entre dans une logique de réappropriation de la rive droite (projet Cœur devenant des espaces publics. d’Agglomération…), les centres urbains sont en passe d’inclure les rivières de l’ARC dans leur rayonnement. I.3. Animations des berges : haltes, établissements recevant du public à quai I. « Lien eau-terre » Il est donc pertinent de considérer les « portes d’entrées » de la rivière vers la ville, (haltes des bateaux de tourisme), et celles de la ville vers la rivière (établissements recevant du public à quai) comme des L’aménagement des berges pourrait faire l’objet de réflexions, pour y créer et organiser des activités de éléments majeurs du lien que peut entretenir la ville avec sa rivière. loisirs et de détente, comme pour d’autres espaces publics. La problématique des liens qu’entretient Les « bateaux fixes », en dehors des bateaux-logements, peuvent ainsi devenir des lieux d’animation la ville avec sa rivière pourrait ainsi s’aborder par une prise en considération de l’importance des (restaurants, commerces liés à l’eau, théâtres, salles de réceptions) et contribuer ainsi à créer une vie espaces publics et aménagements existants à proximité des berges. fluviale urbaine : • Ces usages sont I.1. Animation urbaine et attractivité économique ? hautement valorisants, car ils contribuent à l’animation et à la Les espaces publics d’une ville, par définition, font office de lieux de vie, de rencontre, de mixité. Des sécurité nocturne des berges. espaces supports de vie, qui lorsqu’ils sont homogènes et adaptés aux usages et pratiques urbaines, deviennent des éléments clés dans l’amélioration de la qualité de vie. • Ils constituent des Cette qualité de vie est souvent citée comme critère majeur pour l’attractivité économique d’une emprises foncières flexibles région : la question est alors de savoir comment les berges de l’Oise et de l’Aisne, qui ne sont pas permettant d’adapter l’offre actuellement des lieux de vie, peuvent le devenir en s’attachant à la qualité des paysages saisonniers, à la demande relativement nocturnes et des ambiances. rapidement ; • Leurs emplacements ne Exemple de péniche aménagée pour recevoir du public I.2. Un rapport vivant à l’eau ? sont pas soumis aux contraintes des risques d’inondations (bien Les espaces publics, éléments non bâtis de la ville, peuvent donc, entre autre, désigner les berges, les que ces installations ne soient pas insensibles aux périodes de crues). haltes et les quais en milieu urbain. Leur stationnement est généralement géré dans le cadre d’une concession dans le centre-ville, et leur Historiquement, la ville est née et s’est développée autour de l’Oise. La région de Compiègne, moins emplacement est conditionné par des contraintes développées plus bas. industrialisée fin XIXe/ début XXe siècle que d’autres villes (Paris, Lyon …), a conservé des berges La problématique serait de réaliser un projet cohérent concernant l’implantation de tels naturelles malgré une activité fluviale établissements flottants de restauration marchande importante. et autres activités (culturel, loisirs), en Alors que des villes nient leurs cours d’eaux relation avec la typologie des berges et via des aménagements qui les « grignotent» leur accessibilité, mais aussi le potentiel (construction de routes, parkings, sur les patrimonial spécifique de l’Agglomération berges), les villes de l’ARC ont plutôt tourné de la Région de Compiègne . le dos à leurs rivières au siècle dernier, en particulier pour des considérations de risques d’inondations en périodes de crues. II. Exemple des berges de Lyon Aujourd’hui, on le verra dans l’exemple des berges de Lyon, les quais des grandes villes, On peut voir, dans l’aménagement récent minéralisés pour faciliter l’activité fluviale des berges de Lyon, un souci de recréer ce marchande, sont l’objet d’aménagements lien eau-terre via des établissements à quai Quais utilisés et peu mis en valeur qui tendent à rétablir des qualités ou flottants. Efforts paysagers pour rendre les berges conviviales (grandlyon.fr) Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200832
  • au repas des sensations aquatiques » La Plateforme : tapis rouge à l’entrée, la « plateforme » est spécialisée dans l’événementiel. En dehors de ses grandes dates, sa terrasse ouvre aux promeneurs. Il reste à savoir si ce type d’activités peut s’implanter dans l’ARC. III. Animations à quai sur l’Aisne et L’Oise III.1. Un marché potentiel On voit ainsi qu’il est possible d’imaginer, au sein de l’ARC, un rapport vivant à l’eau pouvant s’établirSchéma des berges du Rhone, en centre-ville de Lyon notamment via des activités de loisirs (guinguettes, restaurants flottants ou à quai), ou en lien avec les atouts de la région (histoire, attraits touristiques). Des études de marché pourraient êtres réalisées pour évaluer la viabilité de ce type d’aménagementsII.1. Un schéma cohérent d’animation de l’espace public tourné vers le fleuve en centre-ville. En effet actuellement, un seul restaurant, amarré à Compiègne devant le parking public, rive gauche, illustre ce type d’activité. • Les berges de la Saône Au-delà des centres-villes, répondant naturellement aux besoins de desserte (cf partie 2.) il pourraitLes bas-ports de la Saône ont été aménagés pour accueillir les plaisanciers et les bateaux de tourisme: exister dans des sites privilégiés (à proximité du château du Bac par exemple) des lieux pour lesquelsquais de la Pêcherie, des Célestins, Tilsitt, Maréchal Joffre, Rambaud et bientôt quai Saint-Vincent. une activité fluviale haut de gamme, restaurants navigants et/ou à quai, serait possible. • Les berges du Rhône D’autre part, dans le cas d’une viabilité économique avérée, il faut savoir que ce type d’établissementDe nombreuses réalisations permettent l’accueil de navires et notamment de gros paquebots fluviaux possède certains besoins, et sont soumis à certaines contraintes.au quai Claude Bernard. Les embarcadères principaux sont ceux de la Cité internationale, de la placeAntonin Poncet et du Parc de Gerland.Il est à noter que le quai Claude Bernard, à proximité de l’université éponyme, correspond à un point III.2. Besoinsparticulièrement bien desservi par les réseaux de transport • Les 9 haltes fluviales du Val de Saône La desserte des sites concernés par des bateaux d’animations doit pouvoir assurer, ainsi qu’une 9 haltes fluviales gratuites pour des stationnements de courte proximité de la clientèle visée. Des équipements (parkings, accessibilité aux personnes à mobilité durée ont été créées ou restaurées et permettent aux plaisanciers réduite) peuvent être envisagés pour favoriser de découvrir le val de Saône Ces haltes offrent des équipements spécifiques, comme des D’autre part, selon les types d’établissements, des accès aux réseaux doivent être disponibles : eau, possibilités de ravitaillement en eau. électricité, téléphone, assainissement, déchets... II.2. Des espaces variés, notamment grâce à des bateaux III.3. Contraintes environnementales d’animation à quai Les emprises foncières sur le fleuve sont soumises au même règles, en ce qui concerne les nuisances Entre le pont Lafayette et le pont de La Guillotière, l’implantation de sonores, que les autres établissements recevant du public, toutefois la particularité d’une rivière très nombreuses péniches d’animation. On peut citer, par exemple, en milieu urbain, est d’être dégagée des éléments qui atténuent le bruit (bâti, végétation) et des les activités suivantes : précautions supérieures à celles définies par les documents officiels KYS : Ancienne barge de pêche, spécialités culinaires de la région Lyonnaise Le River Boat propose à des clients haut de gamme une ambiance musicale jazz et une cuisine méridionaleEmplacement des péniches La Pie est une péniche restaurant basse et allongée qui doit « donnerd’animation en centre-ville Lien Eau / Terre 33
  • III.4. Contraintes réglementaires spécifiques Deux types de contraintes réglementaires s’appliquent sur les établissements de réception de public à quai, liées à la dualité eau-terre de ceux-ci: La réglementation concernant la navigation : de même que pour les accostages classiques, le chenal de navigation doit être préservé, et l’implantation de péniches d’animation n’est pas possible à proximité d’ouvrages d’arts La réglementation concernant les Etablissements de Réception de Public à quai : l’accessibilité aux secours notamment, doit être réalisée La problématique est donc d’établir projet cohérent d’implantation d’animation urbaine, en relation avec la typologie des berges et leur accessibilité. Les enjeux : réaffirmer la protection des sites et des paysages en préservant et restaurant le caractère naturel et patrimonial des berges, et rapprocher les habitants des cours d’eau en aménageant les berges pour les mettre à disposition du public. Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200834
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  • LA problemATIQUE des sports d’eau I. Les conflits d’usage Moulin. Cinq de ces plans d’eau sont loués par « l’Amicale » à l’Office National des Forêts (ONF), en plus de celui loué par la Fédération elle-même. L’un d’eux possède d’ailleurs des équipements I.1. Les acteurs concernés adaptés à l’accessibilité des personnes à mobilité réduite (parking). A ceux-ci s’ajoute l’étang des Cygnes de Compiègne, acheté par l’ARC et mis à la disposition de l’association. Celle-ci l’utilise I.1.1. Les bateliers comme centre d’initiation puisque son accès est facile et qu’il est relativement grand (environ deux hectares). Enfin, les berges de l’Oise et de l’Aisne sont louées à la VNF (Voies Navigables de France). Avec l’arrivée du Canal Seine Nord, VNF estime que malgré un trafic en tonnage multiplié par 4, Les adhérents peuvent donc en théorie pêcher partout, sauf sur 50 mètres en amont et en aval des le nombre de bateaux ne sera multiplié que par 2. On comprend toutefois que cela implique une écluses (protection des ouvrages et sécurité des pratiquants). augmentation du gabarit des péniches, celles-ci pouvant atteindre 130m de long. Concrètement, il y a peu de pêche vers le centre-ville de Compiègne. En effet, les sites prisés par les Plus localement, pour la création du bassin d’écrêtement des crues à Choisy-au-Bac, des péniches pêcheurs se situent au niveau des berges avec enrochement puisqu’il y a une bonne hauteur d’eau de l’entreprise Lafarge Granulats circuleront bientôt sur l’Aisne jusqu’à l’écluse du Carandeau afin de et les zones avec pontons qui leur permettent une meilleure accessibilité. La majorité des pêcheurs transporter les granulats extraits. L’exploitation est prévue entre 2008 et 2012. Ces barges peuvent préfère donc se rendre sur la rive gauche de l’Oise entre la caserne des pompiers de Compiègne et contenir 1500 tonnes de matériaux et mesurent 80 m de long sur 11,40 m de large. l’écluse de la Croix Saint Ouen. En ce qui concerne l’Aisne, ses berges ont longtemps été boudées par En plus du problème de remous créés par le système de motorisation puissant nécessaire au transport les usagers de la pêche. Mais depuis le nettoyage et la dépollution des eaux, un regain d’intérêt de la de marchandises, il y aura également un problème d’encombrement (à peine 10 cm de chaque coté part des pêcheurs est apparu. Maintenant, c’est une zone privilégiée de pêche qui a pour avantage de la barge lors du passage à l’écluse de Venette). un trafic réduit de péniches. Cet exemple local illustre bien les problèmes de sécurité et de conflits d’usage à venir entre les différents acteurs. I.1.2. 2. L’aviron I.1.2. Les associations sportives Le SNC (Sport Nautique Compiégnois) est un club sportif important de l’ARC. Avec plus de 580 licenciés, c’est le huitième club français d’aviron. Fondé en 1882, il jouit d’une notoriété mondiale puisqu’il Voici un bref rappel des différentes associations sportives concernées par ces conflits d’usage, acteurs compte dans ses membres trois médaillés olympiques et un sportif qui participera aux prochains déjà présentés dans le précédent rapport. Jeux Olympiques, Jean-Christophe BETTE. On détaillera par la suite cette activité importante dans le patrimoine sportif de l’ARC. I.1.2. 1. La pêche I.1.2. 3. Le canoë-kayak et la voile La pêche est un loisir ancré dans les usages de la région. Avec plus de 3000 adhérents, la FPPMA (Fédération pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique) est la plus grosse association du Le club nautique de Lacroix Saint Ouen propose les activités de canoë-kayak et de voile. Historiquement département. Elle regroupe deux AAPPMA (Association Agréée pour la Pêche et la Protection du ce club, crée en 1963, était très actif. Aujourd’hui, c’est une petite structure dont une poignée de Milieu Aquatique) : celle de Verberie, et celle de Compiègne : « l’Amicale ». bénévoles s’occupent en parallèle de leur travail. Le club nautique compte une vingtaine d’adhérents pour chacune des activités proposées, dont un tiers pratiquant en compétition, le reste pour le loisir. Comme leur nom l’indique, leur rôle est double : elles s’occupent d’une part de s’assurer de la Le canoë est une activité qui fonctionne assez bien, avec des périodes de pic d’activité. Le bassin protection des milieux aquatiques et de la gestion des ressources piscicoles et, d’autre part, d’organiser actuel s’étend du pont reliant Lacroix Saint Ouen à Le Meux et Verberie. et de promouvoir la pêche de loisir. Les adhérents viennent d’un rayon de 30 kilomètres autour de Compiègne. Bien qu’il y ait d’autres associations de pêche dans le département, “l’Amicale” est L’Oise étant plus favorable à la pratique du canoë ou du kayak, leur pratique est plus fréquente sur la une des plus actives. Elle possède une section compétition et organise fréquemment des concours rivière que la voile. Ce sport peut se retrouver confronté à des problèmes techniques de navigation régionaux voire nationaux pour valoriser la pêche, la développer et montrer la présence des pêcheurs mais aussi, selon le dirigeant du CNCO (Club Nautique de Lacroix Saint Ouen), à un manque d’intérêt sur l’agglomération Compiégnoise. Par exemple, le 22 et 23 septembre 2007, l’Amicale de pêche de de la part des Picards, notamment des politiques. Mais ce sport, atypique dans cette région, pourrait Compiègne a organisé la finale du championnat de France de pêche 2007, événement qui a attiré profiter des bases de loisirs alentours pour se développer dans une éventuelle stratégie touristique. environ 1500 personnes. Pour ce qui est des débutants, l’association va prochainement reprendre son activité d’initiation. Depuis l’année précédente, le nombre d’adhérents a progressé de 30% mais ce développement est surtout local. Sept étangs sont à la disposition des pêcheurs dans le domaine de l’ARC, dont trois près de Vieux- Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200836
  • I.2. Les conflits observés sur l’ARC I.2.2. Une diminution de l’espace réservé à ces activitésLe projet Seine Nord nécessite que l’on tienne compte des impacts éventuels que ce projet pourrait La possibilité de passage dans les deux sens de péniches de 130 mètres de long et 11 mètres de largeur,engendrer sur les différentes activités des clubs. Actuellement des conflits d’usage existent et ceux-ci en moyenne, dans l’optique du Canal Seine Nord ne fera que compliquer la gestion de la sécurité pourpourraient s’amplifier. ces clubs. Cette augmentation du gabarit des péniches restreindra aussi considérablement l’espace réservé à ces différentes activités. En ce qui concerne l’aviron, sa pratique deviendra très critique au niveau de la sécurité sur son lieu actuel, ce qui pose le problème majeur du déplacement du clubI.2.1. Des vagues dangereuses (traité de manière plus approfondie dans la deuxième partie).Officiellement, une limitation de vitesse très basse est imposée aux péniches sur l’Oise évitant ainsiles problèmes de vagues qui sont dangereuses. Mais beaucoup ne la respectent pas. Cela poseévidemment des problèmes de sécurité, comme pour le SNC (Sport Nautique Compiégnois) ou le clubde voile. L’embarquement est mouvementé à cause des vagues, mais aussi l’initiation aux débutantspour lesquels le passage des péniches peut être stressant. Pour information, il faut savoir que la coqued’un huit (aviron de huit places) mesure environ 18 m de long pour seulement 55 cm de largeurmaximum. La forme de ces bateaux les rend instables: les vagues peuvent donc facilement retournerune embarcation. Simulation du passage de convois grand gabarit Sources: SNC Afin d’avoir des conditions favorables à la pratique de leur activité, de plus en plus de pêcheurs retournent sur les berges de l’Aisne, moins traversées par les péniches et moins polluées. Ici, quelques problèmes peuvent survenir entre les pêcheurs et les membres du SNC. Il arrive quelquefois que les avirons accrochent les lignes mais des gênes surviennent surtout avec les bateaux d’accompagnement: des bateaux à moteurs utilisés par les entraîneurs afin de suivre les avirons sur le parcours. Comme nous l’avons vu précédemment, des projets de campings près des berges de l’Aisne sont en cours d’élaboration. La cohabitation des activités sur cette zone (aviron, cyclistes, pêcheurs, campeurs) Cohabitation aviron/péniches pourrait donc devenir de plus en plus difficile. Sources : julienbahain.centerblog.net L’espace de pêche, quant à lui, pourrait être restreint dans les années à venir. En effet, le projet Canal Seine Nord impliquerait une perte d’un kilomètre de rivière sur « la vieille Oise », et la démolition deLe canoë-kayak, qui est une embarcation plus maniable, est plus adapté à la cohabitation avec les «l’Île du grand peuple » près d’Armancourt, île très appréciée des pêcheurs du fait de la présence depéniches. Mais là encore un problème de sécurité peut se poser, notamment avec un groupe de pontons et l’absence de batillage. En guise de compensation, la FPPMA (Fédération pour la Pêchepratiquants important (plus de 5 personnes). La pratique de la voile sur la rivière présente, elle, et la Protection du Milieu Aquatique) a demandé l’aménagement d’un kilomètre d’enrochement, auplus d’inconvénients. Les péniches, le vent irrégulier, le plan d’eau trop petit sont autant de freins niveau du pont du Francport, par exemple. En parallèle, l’ARC a proposé aux pêcheurs l’améliorationau développement de l’activité puisque celle-ci nécessite un espace plus grand et des conditions de l’accessibilité des berges en suggérant d’installer des parkings pour aider les pêcheurs, dont leparticulières, notamment pour l’initiation. L’activité de la voile sur l’Oise pourrait être interdite dans les matériel est de plus en plus lourd, à accéder à la rivière. Une augmentation de la distance entre bordprochaines années. Concernant les pêcheurs, les problèmes avec les péniches sont assez fréquents. Ce de l’eau et pistes cyclables serait aussi idéale pour les pêcheurs. En effet, bien qu’il n’y ait pas de conflitsont des problèmes de civilité puisque certaines péniches respectent les pêcheurs et diminuent leur majeur entre pêcheurs et utilisateurs de pistes cyclables, les cannes à pêche utilisées sont de plus envitesse. D’autres, au contraire, n’hésitent pas à les mettre en difficulté et le batillage peut aller jusqu’à plus longues afin de pouvoir pêcher en profondeur : ceci constitue un risque pour les promeneurs,faire tomber leur matériel à l’eau. De plus, ces effets de vague contribuent à l’effondrement des berges. proches de l’eau. La FPPMA aimerait tout de même conserver cette proximité avec les utilisateursDans l’idéal, l’enrochement permet d’éviter ces contraintes liées au passage des péniches. Ce sont des de pistes cyclables puisque celle-ci lui permet de promouvoir l’activité de la pêche auprès de cesmurs de pierres capables de soutenir des masses importantes et qu’il est possible de végétaliser afin spectateurs.qu’ils s’intègrent au mieux dans le paysage. Certaines parties de berges aménagées existent déjà maisc’est un investissement important donc irréalisable sur toute la zone concernée. Lien Eau / Terre 37
  • I.3. Rappels sur les règles de circulation fluviale Le club lillois est situé sur un bras de la Deûle. Les initiations et le perfectionnement débutant se font sur ce bras, tandis que l’entraînement se fait sur le canal. Le club a donc opté pour un environnement La première règle à respecter par toute personne circulant sur un fleuve et quel que soit le mode plus sécurisé, propice à l’initiation des débutants. Il y a des similarités avec le SNC au niveau des (plaisance, péniche) est le devoir de vigilance. Toute personne doit en permanence être attentive. conditions de pratique, notamment au niveau de la largeur moyenne : 20 m sur le bras et entre 50 Sur les fleuves et canaux, les menues embarcations (catégories de l’aviron, mais aussi des bateaux de et 70 mètres sur la Deûle contre 40 m environ pour l’Aisne et environ 60m pour l’Oise aux abords plaisance), doivent une priorité absolue à tous les autres bateaux (péniche, bac, péniche de plaisance, du club. bateaux de croisière). Elles ne sont admises à naviguer qu’à la condition de ne pas apporter d’entrave à la navigation de commerce, de laisser aux autres bâtiments l’espace nécessaire pour circuler et manœuvrer, et s’en tenir à une distance suffisante. Sur les fleuves et les canaux, un bateau de plaisance doit donc, dans tout les cas, céder la priorité à une péniche, exception faite sur les lacs ou les règles de barre et de route sont celles en vigueur en mer. Dans le cas des menues embarcations entre elles, c’est la règle ‘du plus maniable’ qui prend le dessus. En effet, c’est le bateau le plus maniable qui doit s’écarter et passer sur l’arrière du bateau le moins maniable. Situation du club Sources: Google Earth Il existe une limitation de vitesse des péniches aux alentours de la zone de pratique du club, mais aucune mise en place pour l’aviron. D’après l’expérience de ce club, cette limitation n’est pas respectée. Il y a peu de problèmes en ce qui concerne la cohabitation avec les péniches, les pratiquants du club « font avec ». Par contre d’autres conflits existent, notamment avec les bateaux à moteur et des enfants qui plongent des passerelles l’été. En cas de non-respect, le pilote ou maître du matériel de sport encourt une amende ou une peine de Ce que l’on peut retenir de cet exemple : prison en cas d’accident grave. Le club, qui a des similarités assez importantes avec notre cas en ce qui concerne le gabarit des péniches (grand gabarit) et la largeur de la rivière, n’a pas réellement de politique face au trafic important de péniches. Le problème est donc un problème de civilité (et de méconnaissance des I.4. Propositions pour réduire ces conflits autres pratiques…), ce qui pourrait peut-être être résolu ou du moins amélioré avec une bonne communication auprès de ces auteurs. Le projet Seine Nord pourrait donc accentuer les conflits d’usages déjà existants entre les différents utilisateurs de la rivière. Ceux-ci, plus ou moins accentués, pourraient conduire au déplacement ou à l’interdiction de certaines activités, par exemple la voile ou le canoë-kayak. En s’intéressant donc uniquement à la pratique de l’aviron, nous avons cherché à savoir comment d’autres clubs français, L’exemple de la Société des Régates Messines confrontés aux même problèmes, géraient la cohabitation avec les autres usagers. La Société des Régates Messines est un club de division III, 41ème club français en 2006. Le club accueille et initie des rameurs de toutes catégories d’âge. Les jeunes rameurs sont orientés vers l’aviron de compétition mais il y a aussi les universités, les collèges et les écoles de la ville de Metz, L’exemple de l’Aviron Union Nautique de Lille sans oublier les personnes pour qui la pratique de l’aviron est un loisir. Au total, le club compte actuellement 156 adhérents (effectif 2008). C’est donc, lui aussi, un club de moindre importante L’ Aviron Union Nautique de Lille est classé 37e club français en 2006, et possède 254 adhérents que le SNC, autant en termes de classement que d’adhérents. (effectif 2008). Il est donc moins important que le SNC en termes de classement et du nombre d’adhérents. Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200838
  • La Société des Régates Messines se situe sur le plan d’eau de Metz d’une dimension de 500x400m. II.1. La situation actuelleEn plus, le club navigue sur la Moselle (largeur : 125 mètres) qu’elle peut rejoindre grâce au bras dela rivière. Cette zone est aussi utilisée par les sports nautiques motorisés (jet ski, ski nautique), les Le SNC à Compiègne, c’est actuellement plus de 580 licenciés (compétiteurs, loisirs, scolaires, militaires,passages de permis bateaux, les péniches, les bateaux personnels, les kayaks... entreprises) qui profitent de la proximité du centre pour aller s’entraîner durant la semaine et les week-Pour gérer la cohabitation à la fois sur le plan d’eau et sur la rivière, il existe une limitation de ends. Le bassin actuel s’étend de Compiègne à l’écluse de Choisy-au-Bac, soit plus de 5km de zone devitesse et elle est très souvent respectée par les péniches, moins par les jets skis et les bateaux pratique pour l’aviron.personnels.Sur la Moselle, la circulation est dense et le sens de circulation n’est pas toujours respecté, que Afin de garantir la sécurité de ses membres, le club doit trouver une alternative à la situation actuellece soit par les bateaux d’aviron ou les péniches. La rivière présente un certain nombre de virages qui devient dangereuse, comme nous avons pu le voir. Il pourrait adopter l’exemple du club de Lilleet les péniches ne klaxonnent pratiquement jamais pour signaler leur présence. Il y a d’ailleurs et avoir un bassin fermé destiné à l’initiation des débutants. Dans tous les cas, la cohabitation avec leeu plusieurs soucis avec les péniches, notamment des collisions et des bateaux d’aviron cassés. trafic à grand gabarit devient dangereuse pour les usagers de l’aviron.Concernant les pêcheurs, il arrive quelque fois, comme sur l’Aisne, que les fils de pêche se coincentdans les bateaux d’aviron.Ce que l’on peut retenir de cet exemple :La navigation des avirons sur la Moselle est, elle aussi, confrontée à un trafic de péniches à grosgabarit. Malgré que cette rivière soit plus large que l’Oise, des accidents se sont déjà produits,nuisant à la sécurité des pratiquants. Ceux-ci sont révélateurs de la difficulté de cohabiter avec despéniches à gros gabarit. Le risque d’insécurité pour le SNC sera d’autant plus important que l’Oisea une largeur vraiment très restreinte.Ces deux exemples de benchmarking montrent bien que les problèmes des conflits d’usages sont avanttout des problèmes de civilité, isolés. On peut donc penser qu’une meilleure communication pourrappeler ces règles de civilité, de bonne conduite et de circulation fluviale ainsi que pour informer surles usages des autres activités, leurs zones de pratique... pourrait diminuer les conflits, en permettantune meilleure cohabitation. Cette communication spécifique pourrait se traduire par une signalétiqueadaptée sur certaines zones, ou des brochures, plaquettes explicatives… Passage d’une péniche freyssinet (39m x 5m) à proximité du club, pénicheCes exemples rendent également compte des problèmes de sécurité importants qui peuvent survenir beaucoup plus petite que celles attendues avec le projet du Canal Seineavec le contact des péniches à grand gabarit. On observe toutefois qu’aucune solution n’a été trouvée Nord (130m x 11m)pour résoudre ces conflits, hormis le fait de déplacer certaines activités comme l’initiation ou la pratique Sources: APD1des débutants sur des zones sécurisées. C’est pourquoi on envisage le déplacement du Sport NautiqueCompiégnois. Le club s’occupe à la fois de l’entraînement aux compétitions pour les expérimentés mais aussi de l’apprentissage aux scolaires et aux débutants. La politique de développement des activités du club envisage d’ailleurs d’ouvrir une section aux benjamins (10 à 12 ans) car il faut savoir que l’apprentissageIi. Le déplacement du club d’aviron de l’aviron est très long et nécessite de nombreuses années d’entraînement avant d’arriver au haut niveau. Le club mise donc sur un suivi des jeunes sportifs sur le long terme et dès le plus jeune âgeLes contraintes qu’impliquerait la création du Canal Seine Nord sur l’activité du SNC (Sport Nautique afin de former ses futurs champions. La proximité du club à la ville de Compiègne est donc un pointCompiégnois) ont été anticipées par les dirigeants du club. En effet, M. NICOLLET, président du SNC, a fort de la cohésion du club. Qu’en sera-t-il lorsque celui-ci sera éventuellement déplacé ? Selon nosremis à l’ARC un projet de réflexion proposant des solutions envisageables pour le déplacement des interlocuteurs, l’accès aisé au club par les jeunes de Compiègne est indispensable pour la survie deactivités d’aviron en se basant sur les besoins des adhérents du club. Le maintien du club à sa situation l’école :actuelle ne garantissant plus la sécurité de ses membres, il est important de réfléchir à son éventuel « Je prends mon exemple de façon simple. Je m’entraîne deux fois par jour et je mène des études àdéplacement. côté. Dès que j’ai deux heures de libre, je peux aller m’entraîner rapidement, à vélo, revenir en cours dans la foulée et tout ça parce que tout est au centre de Compiègne. Et que dire des jeunes de moinsNotre travail rendra compte des besoins des différents acteurs concernés par le projet. Puis, à l’aide d’un de 18 ans qui n’ont pas de voiture et de temps pour s’entraîner en journée. L’aviron est un sport quilogiciel d’aide à la décision multicritères, on dégagera un scénario compromis qui pourrait répondre nécessite beaucoup d’entraînement dès le plus jeune âge et avoir le club à plus de dix minutes à véloaux attentes principales du club et de l’ARC. du centre ville, c’est « tuer » l’aspect haut niveau de ce club. Lien Eau / Terre 39
  • On se dirige vers une pratique élitiste de l’aviron à Compiègne, puisque seuls les gens pouvant se gestion efficace de « l’après carrière »). déplacer en voiture ou se payer une licence hors de prix (dans le cas où le club déciderait de faire des Sur les 110 hectares de Rivecourt, deux carrières ont déjà été réaménagées : transports privés du centre vers Choisy) pourraient pratiquer l’aviron. » (Julien BAHAIN, pratiquant de • « Les Quinze mines », réaménagée en réserve naturelle (parc ornithologique) l’aviron à haut niveau et étudiant à l’UTC) • « La Saule ferrée », réaménagée en parcours de santé L’autre nécessité du SNC est de maintenir l’organisation des régates inter-entreprises. Pour cela, des La dernière carrière, « Le Petit patis », en exploitation jusqu’en 2018, a une forme (1200m x 300m) infrastructures sont nécessaires à l’organisation de ces événements réguliers, sources de financement qui se prête bien au réaménagement en base de loisirs pour les sports nautiques, non motorisés, et du club. Pour atteindre ses objectifs de développement, le SNC va devoir résoudre un problème de pourquoi pas pour le club d’aviron de Compiègne. saturation des locaux. En effet, ceux-ci sont actuellement utilisés au maximum, que ce soit comme hangars à bateaux, atelier de réparation, vestiaires, aires de lavage des bateaux… Toute extension Nous avons cartographié chacun de ces scénarii sur la carte ci-après. future sera très limitée si les locaux restent à leur emplacement actuel. Les locaux actuels du Sport Nautique Compiégnois : problème de place pour le rangement des embarcations Sources: APD1 II.2. Les solutions envisageables de déplacement du SNC Trois types de scénarii ont été suggérés de la part de M. NICOLLET dans le document fourni à l’ARC : • Maintien du club à l’emplacement actuel avec une base annexe • Déplacement du club vers un lieu adapté • Déplacement du club et création d’un bassin Sur les sept options qu’il envisageait au départ, M. NICOLLET en a retenu quatre dans ce document : • (1) Maintien du club à l’emplacement actuel avec une base annexe au confluent sur l’Aisne • (2) Déplacement du club vers la plaine de Choisy-Plessis, avec aménagement d’un plan d’eau de compétition • (3) Déplacement du club à l’écluse du Carandeau à Choisy-au-Bac • (4) Déplacement du club vers le lycée Charles de Gaulle (rive gauche) avec aménagement d’un plan d’eau de compétition A celles-ci s’ajoute une solution alternative proposée par l’entreprise Lafarge Granulats: celle de Rivecourt (5). Quelques explications sur l’origine du projet: Lafarge possèdent des carrières à Rivecourt (localisé dans la CCPE), en exploitation. Après exploitation d’une carrière, Lafarge a l’obligation de remettre un terrain réaménagé ou remis en état (priorité de la Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200840
  • IGN Lien Eau / Terre 41
  • Les exemples de Lille et de Metz II.3. Les avantages et les inconvénients de chaque solution Le club lillois est bien desservi par les transports en commun (bus et métro), donnant un accès facile (1) Base annexe sur l’Aisne aux jeunes. Il en est de même pour le club messin qui est très bien desservi par les transports en commun. Celui-ci se situe en centre-ville, de telle sorte que toutes les lignes de bus sont accessibles Avantages dans un rayon de 800 mètres environ. Cependant, la taille de l’agglomération de Lille ou celle de • Implantation du club proche de l’agglomération compiégnoise Metz et la position centrale de ces clubs font que leurs conditions d’accès ne sont pas comparables • Conservation des logements actuels et de ses trois logements de fonction à celles du SNC. • Pratique en milieu naturel Inconvénients Comme à Compiègne, des aménagements existent pour faciliter la mise à l’eau des avirons : un • Sécurité relative sur l’Aisne puisqu’il y aurait toujours contact avec le trafic à grand gabarit ponton flottant de 20m et un ponton fixe de 50m à Lille et deux pontons privés à Metz. Il est • Réduction de la zone de pratique (3km au lieu de 5,5km) cependant à noter qu’aucun aménagement spécifique n’a été mis en place pour les sportifs de • Perte de cohésion de la structure : les compétiteurs et les débutants ne s’entraîneraient plus haut niveau dans ces deux clubs. au même endroit et l’organisation deviendrait difficile, notamment pour la répartition des ressources encadrant et matériels sur les deux sites L’Aviron Union Nautique de Lille possède une très grande zone de pratique qui permet aux membres • Travaux d’aménagement très importants (création d’une passerelle piétons, d’une route de s’entraîner sur plus de 30kms (aller-retour), c’est trois fois plus que le club de Compiègne. d’accès…) Cependant, les compétiteurs lillois n’utilisent que 2000m d’étendue afin d’éviter les vagues créées par le trafic fluvial. Pour la Société des Régates Messines, c’est une zone de pratique de plus de (2) Déplacement du club vers la plaine de Choisy-Plessis, avec aménagement d’un plan d’eau de 18km qui s’étend sur la Moselle, et il est également possible de faire des demi-tours si l’équipage compétition souhaite faire plus de 18km. Selon les dirigeants du club, cette distance est nettement suffisante et c’est un gros travail d’assurer la sécurité sur toute cette zone. Avantages • Cohésion du club en un unique site et nouveaux locaux adaptés aux besoins du club La Société des Régates Messines partage son plan d’eau avec d’autres clubs : kayak, voile, pêche • Sécurité des pratiquants puisque la pratique s’effectuerait sur bassin fermé et pédalos. La cohabitation y est bonne mais cela a quelques inconvénients en été puisque la • Bassin adapté à la compétition de haut niveau navigation y est importante. Inconvénients • Eloignement de la ville important (11 min en voiture, 24 min en vélo, 1h24min à pieds) Ce que l’on peut retenir de ces exemples : • Environnement fermé, coupé du milieu naturel • Contraintes environnementales et réglementaires fortes A Lille, la sécurité est meilleure pour les adhérents grâce à l’utilisation d’un bras du canal. A Metz • Travaux d’infrastructures importants également, la pratique sur plan d’eau définit un paramètre de sécurité, surtout pour les débutants. • Travaux d’aménagement très importants On se rapproche donc de certaines solutions proposées par le SNC ou de Rivecourt, avec l’utilisation d’un bassin fermé. A noter qu’à Rivecourt il pourrait y avoir différentes activités en cohabitation sur (3) Déplacement du club à l’écluse du Carandeau à Choisy-au-bac le bassin. L’exemple du plan d’eau de la Société des Régates Messines semble indiquer que cette cohabitation ne pose pas de problèmes particuliers. La particularité de ces deux clubs est d’avoir Avantages des zones de pratique très grandes, beaucoup plus importantes que celle du SNC (on se rapproche • Préservation de la cohésion du club et des différents groupes de pratiquants du scénario « Choisy-au-Bac »), mais il est difficile d’assurer la sécurité sur une telle distance. • Nouveaux locaux adaptés aux besoins du club7 • Zone de pratique de plus de 6km (aller), donc la distance et la configuration sont favorables On voit bien que le déplacement du club est nécessaire, mais pourrait avoir des conséquences non pour l’entraînement à la compétition négligeables sur son activité : la décision finale devra tenir compte de ces risques. Cependant, un • Environnement ouvert sur la rivière déplacement pourrait aussi être bénéfique au club en mettant à sa disposition des infrastructures • Sécurité pour les débutants car pas de trafic grand gabarit à partir de l’écluse du Carandeau adaptées à sa politique de développement. On a vu qu’actuellement les locaux utilisés étaient saturés, • Existence d’une piste cyclable pour accéder au site une superficie plus grande pourrait être la solution à ces projets d’extension. Inconvénients • Eloignement de la ville important (9 min en voiture, 21 min en vélo, 1h14min à pieds) • Pas de ligne de bus Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200842
  • (4) Déplacement du club vers le lycée Charles De Gaulle (rive gauche) avec aménagement d’un plan d’eau II.4. Méthode d’analyse et critères de décisionde compétition La décision du projet résultera d’un compromis puisqu’aucune des propositions ne répond totalementAvantages aux attentes du club ou de l’ARC. • Cohésion du club en un unique site et nouveaux locaux adaptés aux besoins du club N’ayant pas le temps ni les compétences nécessaires à la résolution complète de cette problématique, • Sécurité des pratiquants nous nous sommes placées en tant qu’observateurs et intermédiaires des différents acteurs concernés • Bassin adapté aux compétitions par ce projet. • Accès facile par piste cyclable et transports en commun • Equipements sportifs et zone scolaire à proximité, l’accès des jeunes est donc plus facile Afin d’obtenir le meilleur consensus possible, nous avons utilisé le logiciel DecisionLab. Celui-ci est unInconvénients outil d’aide à la décision multicritère qui permet d’intégrer l’opinion des différents acteurs concernés • Environnement fermé par le projet et leurs points de vue qui, parfois, peuvent être contradictoires. Le multicritère permet de • Contraintes environnementales et réglementaires fortes (présence notamment d’un ancien s’adapter à la complexité de la problématique et à la subjectivité des acteurs impliqués en fournissantpoint de captage d’eau qui devrait être remis en service) une famille de critères qui doit être exhaustive, cohérente, non-redondante et intelligible. • Travaux d’aménagement et d’infrastructures importants Parce que les éléments sur lesquels se fondent la décision sont multiples, hétérogènes, conflictuels,(5) Rivecourt et pas toujours commensurables et subjectifs, nous avons trouvé pertinent d’utiliser ce logiciel qui permettra d’éclairer la décision grâce à une méthode structurée.Avantages • Sécurité assurée, surtout pour l’initiation aux débutants Afin d’aider ce processus décisionnel, nous avons, au préalable, établi une liste (la plus exhaustive • La piste cyclable reliant Compiègne à la CCPE passe sur le site possible) de critères pertinents à la comparaison des sites potentiels de déplacement du club. • Possibilité d’un pôle tourisme loisirs du pays compiégnois avec peut-être la création d’unemaison de la nature départementale (au stade d’idée). • Le bassin pourrait servir pour l’entrainement et initiations (sécurité) mais aussi pour lacompétition « sprint » (sur 1000m) et la compétition jeune (d’après la fédération française d’aviron dePicardie, et M. CHARLES, membre du CROS (Comité Régionale Olympique Sportif) • Cohésion de la structure en un seul site • Superficie très grande pour l’aménagement des locaux • Les terrains appartiennent à un seul et unique propriétaire, en l’occurrence LafargeGranulatsInconvénients • Assez éloignée de Compiègne (environ 17 minutes en voiture) et pas de ligne de busexistante • Zone de pratique relativement petite pour les compétiteurs • Le bassin est un bassin d’écrêtement des crues et donc une ouverture sur l’Oise n’est pasenvisageable • Le bassin ne pourrait pas servir pour les compétitions nationales autres que le « sprint », typede compétition qui n’est qu’une petite partie des compétitions auxquelles le SNC participe • Eventuelle cohabitation avec d’autres sports nautiques sur le plan d’eauGrâce à une simple liste avantages-inconvénients, on peut déjà observer les tendances qui se dégagentdes propositions et les atouts et les faiblesses de chacune. Toutefois, pour un choix plus objectif etdétaillé, une méthode plus structurée est nécessaire : cela peut être l’analyse multicritère d’aide à ladécision. Lien Eau / Terre 43
  • II.4.1. Les critères retenus En ce qui concerne les adhérents En ce qui concerne le club Zone adaptée aux Pratique de l’activité en Structure adaptée pour Proximité de la zone Critères Accessibilité Sécurité Logements de fonction Cohésion de la structure compétiteurs milieu naturel les locaux du club sportive de Mercières Pour que le SNC Point essentiel pour Primordiale, conserve son Actuellement, la ville la cohésion du club, la Séparer d’un côté notamment pour classement en Ière Selon les membres Afin de poursuivre de Compiègne met proximité par rapport les débutants et de Regrouper le club et les l’initiation aux catégorie (8ème du club, la pratique sa politique de à disposition des à Compiègne est l’autre les pratiquants équipements sportifs Justifications débutants. Celle-ci doit club français), la de l’aviron est plus développement, le logements privés essentielle pour le expérimentés pourrait de l’ARC pourrait être être garantie face à zone doit fournir aux agréable sur une rivière club doit agrandir ses destinés aux sociétaires SNC afin de faciliter mettre en péril la un plus. l’arrivée du trafic à gros compétiteurs des qu’en bassin fermé. locaux. du club, et notamment l’entraînement des cohésion du club. gabarit. conditions favorables à au gardien. jeunes. leur entraînement. La zone d’évolution est- elle adaptée en termes de longueur (supérieure Existe-t-il une ligne La zone de pratique à 5km) et de qualité de bus et une piste sera-t-elle en contact (trafic minimum)? cyclable à proximité ? avec le trafic à gros Quelle est la longueur La superficie disponible L’éventuel site Quels sont les temps Quels sont les temps gabarit ? de la plus grande La pratique est-elle pour les locaux serait- possède-t-il des Le club serait-il sur un d’accès à pieds, à Indicateurs * d’accès à pieds, à vélo, Le scénario permet- ligne droite ? De plus, possible en milieu elle suffisante (estimée logements permettant unique site ou divisé en vélo, et en voiture (à et en voiture (à partir il l’initiation et la la zone permettrait- naturel ? à 1920m² par les de loger ces deux structures ? partir de la zone de de l’hôtel de Ville de pratique sur bassin elle d’organiser dirigeants du club) ? personnes? Mercières) ? Compiègne) ? fermé ? des compétitions nationales, voire internationales (normes à respecter) ? En ce qui concerne le projet Faisabilité technique, Modification de Contraintes Critères Faisabilité financière Contraintes réglementaires Emprises foncières réalisme l’environnement alentour environnementales Le SNC n’a pas forcément De la même manière les connaissances Certaines contraintes que les contraintes De la même manière, les Certains travaux de nécessaires pour pouvoir environnementales environnementales, c’est un coûts qu’engendrerait reconstruction des Un des points importants juger de la faisabilité pourraient augmenter les critère à prendre en compte chaque hypothèse de berges peuvent avoir quant à la reconversion de Justifications technique des projets coûts de travaux, voire qui a une influence non déplacement du SNC sont des conséquences parcelles est de savoir qui qu’il propose dans son empêcher le déplacement négligeable sur le projet. un critère essentiel pour la non négligeables sur en est le propriétaire. document. C’est pourtant du club dans la zone On observera notamment faisabilité du projet. l’environnement. un critère important à concernée. si chaque scénario est prendre en compte. cohérent avec le SCOT. Le projet est-il trop La zone en question est-elle La zone en question est-elle ambitieux en termes Comment peut-on qualifier Le projet aura-t-il un impact soumise à des contraintes La zone en question est-elle soumise à des contraintes Indicateurs * d’installations ce projet en termes de sur l’environnement qui environnementales fortes soumise à une emprise réglementaires fortes d’infrastructures ou coût ? l’entoure ? (zone inondable, point de foncière forte? (PLU…) ? d’aménagements ? captage d’eau,…)? Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200844
  • (*) Les indicateurs permettent d’évaluer la performance d’un scénario vis-à-vis d’un critère. II.4.2. La pondération des critèresRemarque : si cette liste n’est pas exhaustive il est très facile, grâce au logiciel, de rajouter des critèressupplémentaires afin qu’ils soient pris en compte dans la suite de l’analyse décisionnelle. Ensuite, DecisionLab permet d’insérer les préférences des acteurs concernés, c’est-à-dire de pondérer les critères selon les points de vue de chacun. Plus le poids attribué est élevé, plus le critère est jugéUne fois le problème structuré et les critères de décision dégagés, le logiciel DecisionLab permet, important. Par exemple, la sécurité est un facteur essentiel pour le Sport Nautique Compiégnois; ced’une part, d’évaluer séparément chaque scénario envisagé de déplacement du club, en évaluant les critère aura donc une pondération élevée.différents indicateurs, qu’ils soient quantitatifs ou qualitatifs. Nous avons donc procédé à la pondération des critères précédents selon le point de vue du club SNC et de l’ARC :Par exemple, pour observer si la pratique en milieu naturel est possible pour chaque scénario, nous Pondération des critères par le Sport Nautique Compiégnoisavons utilisé un critère qualitatif franc: “oui” ou “non”. Mais on peut nuancer un peu un critère comme Logements de fonction Proximité des zones sportives (Mercières)la faisabilité technique de chaque scénario en utilisant un critère qualitatif plus détaillé. Ainsi, pour Pratique de lactivité en milieu naturel 3% 2% 5%chaque solution, n’ayant pas de données chiffrées des travaux à réaliser, nous avons estimé à la foisl’importance des travaux d’aménagement et d’infrastructures à réaliser sur une échelle spécifique: Accessibilité 20%“peu - moyen - important - très important”. Toutefois, une étude plus poussée serait envisageable Structure adaptée pour lesafin d’augmenter la précision de l’étude. Une expertise permettrait d’évaluer la faisabilité de chaque locaux du club 13%scénario. Cohésion de la structure 15%Les critères quantitatifs sont, par exemple, le temps d’accès en voiture, en vélo, ou à pieds qui permettent Sécuritéde juger de l’accessibilité de chacun des sites. On renseigne alors la valeur estimée en minutes dans le 23%logiciel, qu’on cherchera à minimiser. Zone adaptée aux compétiteurs 19% Cette fenêtre permet de visualiser le profil du scénario “Choisy-au-Bac”. A chaque critère correspond une barre verticale qui représente le score de l’action pour ce critère; les barres ascendantes indiquent une bonne performance alors que les barres descendantes indiquent une performance médiocre. Sources: DecisionLab Pondération des critères pour lARC Contraintes Cohérence avec le SCOT Surface disponible pour réglementaires 2% les locaux 5% 2% Emprise foncière 5% Modification de lenvironnement 5% Faisabilité financière 20% Contraintes environnementales 6% Faisabilité Cohésion de la structure technique, réalisme 9% 15% Accessibilité 9% Sécurité Zone adaptée aux 11% compétiteurs 11% Remarque : ces pondérations tiennent compte des propos tenus par les dirigeants du SNC et de l’ARC lors de nos différents entretiens. Elles sont facilement modifiables sur le logiciel et les scores des scénarii sont automatiquement mis à jour à chaque variation de la pondération d’un critère. Lien Eau / Terre 45
  • II.5. Les résultats obtenus avec DecisionLab : l’avenir du SNC Au final, nous avons pu classer ces différentes possibilités en utilisant la méthode dite « Prométhée 1 » (Préference Ranking Organization METHod for Enrichment Evaluations) qui nous donne un classement partiel. Cette agrégation partielle se construit en commençant par comparer les scénarii deux à deux, et cela critère par critère. Cette comparaison peut amener à constater, une fois tous les critères passés en revue, que tel scénario est préféré à tel autre (et cela strictement ou faiblement), ou encore qu’on est indifférent entre les deux scénarii, ou encore que les deux scénarii sont trop dissemblables pour être comparés. Cette prise en compte de l’incomparabilité est une des originalités, et une des forces de l’agrégation partielle. DecsionLab aboutit, par des calculs successifs, à l’obtention de deux indices de concordance (phi+) et de discordance (phi-) qui représentent respectivement la sommes des puissances et des. Il parvient ainsi à calculer un indice de synthèse, appelé flux phi, qui permet de rapidement jauger les écarts entre Classement de l’ARC scénarii consécutifs. Le scénario “Rivecourt” se dégage très nettement des autres alors que “Charles De Gaulle” est ici classé en dernière position. Ce système de scores aboutit au classement du meilleur au moins bon pour le SNC, puis pour l’ARC : Sources: DecisionLab Afin d’obtenir une décision consensuelle prenant en compte les points de vue, à la fois de l’ARC et du SNC, nous avons effectué une comparaison multiple. Celle-ci permet de considérer le point de vue de ces acteurs et leur pouvoir décisionnel. Nous avons choisi ici une pondération équitable (50-50) afin d’accorder autant d’importance aux besoins du SNC qu’à ceux de l’ARC. On peut toutefois penser que, la décision finale revenant à l’ARC, cette pondération pourrait varier. Classement du SNC Le classement partiel est représenté sous la forme d’un graphique où les scénarii sont classés sur l’échelle des phi et où les flèches indiquent des préférences. Pour le SNC, on voit bien que les scénarii “Annexe Oise” et “Rivecourt” répondent le moins à ses besoins. Par contre, le scénario “Charles De Gaulle” est préférable à tous les autres. Cependant, son indice phi est très proche de celui du scénario classé en deuxième position (“Choisy-au-Bac”) : le scénario “Charles de Gaulle” est donc à peine préférable à “Choisy-au-Bac”. Sources: DecisionLab Comparaison multiple des différentes solutions de déplacement du club. A gauche, le classement du SNC. A droite, celui de l’ARC. Les droites formées permettent de visualiser la solution consensuelle. Sources: DecisionLab Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200846
  • Comme on pouvait s’y attendre, certains scénarii se dégagent nettement d’autres solutions dedéplacement à écarter. C’est le cas notamment de la solution “Charles De Gaulle” qui, bien qu’adaptéeaux besoins du club, nécessiterait des travaux trop importants, des investissements trop lourds, sanscompter les problèmes environnementaux qu’un projet de détournement de l’Oise engendrerait.Un autre outil est disponible dans le logiciel DecisionLab, complémentaire au classement Promethéeprécédent. Il offre une vue synthétique du problème et permet de visualiser les atouts et les faiblessesde chaque scénario. Augmentation de la pondération de l’ARC du critère “faisabilité technique, réalisme” de 35% à 55% Sources: DecisionLab La solution compromis, en considérant un pouvoir décisionnel équitablement réparti, est visuellement “Choisy-au-Bac” qui possède la pente la plus faible entre, d’un côté, le classement du SNC et de l’autre celui de l’ARC. En effet, c’est celle pour laquelle l’écart d’opinion est le moins important : elle est deuxième dans le classement du SNC et troisième pour l’ARC. Cette zone serait en effet quasi- idéale pour la sécurité des pratiquants puisqu’en dehors de tout trafic à grand gabarit et relativement accessible pour tous les adhérents. Cette zone est également en pleine émergence, avec différents projets dynamiques, comme la future base de loisirs sur le bassin d’écrêtement des crues, ou les projets de campings. Cette affluence de projets dans la zone laisse à penser que l’accessibilité depuis le centre-ville de Compiègne sera peut-être améliorée. Une zone d’ombre subsiste tout de même quant au contenu exact des projets de campings. Nous avons en effet entendu parler de maisons flottantes mais peu de détails nous ont été fournis, et il reste donc à savoir dans quelle mesure ces maisons Plan GAIA Les numéros des triangles correspondent à la numérotation des scénarii présentée précédem- peuvent être une gêne pour la pratique de l’aviron. ment sur la carte.L’orientation des axes des critères indique ceux qui sont concordants et ceux qui sont conflictuels. Les positions des scénarii indiquent quelles sont les forces et les faib- lesses de chacun. Notre travail a été d’apporter un début d’expertise en montrant le type de résultat que l’on peut obtenir Sources: DecisionLab en utilisant un outil d’aide à la décision. L’utilisation de DecisionLab a facilité la formalisation de la problématique en fondant la comparaison des scénarii sur des règles mathématiques rigoureuses.Inversement, alors que “Rivecourt” (n°5) est le meilleur scénario pour l’ARC, la représentation La décision gagne ainsi en transparence. Toutefois, ces outils ne remplacent ni les experts ni les«compromis» montre bien qu’il est classé comme le moins bon pour le SNC. En effet, les principaux décideurs. Une étude plus poussée serait envisageable afin d’approfondir les aspects techniques et lesinconvénients de ce scénario, que l’on peut observer sur le plan GAIA, (éloignement important du conséquences environnementales de chaque scénario. De plus, afin d’évoluer progressivement verscentre-ville et pas d’accès possible en transport en commun, zone de pratique très limitée pour des une décision consensuelle, il importe désormais d’arriver à établir le dialogue.compétiteurs de haut niveau…) ne répondent pas aux attentes principales du club et à l’entraînementde ses compétiteurs.Ceci dit, aucune solution n’est optimale compte tenu de la situation exceptionnelle du club à l’heureactuelle. Rivecourt présente tout de même l’avantage de pouvoir préparer dès maintenant, pendantl’exploitation, un bassin adapté aux besoins futurs du club d’aviron. De plus, elle semble être la solutionla moins coûteuse. D’ailleurs, si on augmente la pondération accordée au critère « faisabilité technique,réalisme » comprenant, entre autre, l’aspect financier des projets, on voit que le scénario Rivecourtreste le meilleur : il est moins pénalisé que les autres dont la performance diminue. Lien Eau / Terre 47
  • Innervation du territoire Il semble essentiel à tout aménagement de prendre en compte l’environnement dans lequel il s’insère. Il est également primordial de veiller à la cohérence des propositions d’aménagements à l’échelle de l’ensemble du territoire. Ainsi, dans cette deuxième approche « Innervation du Territoire», on s’appliquera à proposer des aménagements permettant de tisser de meilleurs liens entre les différents équipements donc également faciliter leur accessibilité. Des relations fortes entre les différentes installations sont nécessaires à la cohérence et à la cohésion de l’ensemble des projets que nous proposons, et engage leur bon fonctionnement futur.
  • Desserte des équipements CULTURELS par le réseau de bus I. Enjeux Le deuxième est le musée de l’internement car celui-ci se situe sur l’avenue des martyrs de la liberté qui est mal desservie par le TIC. Encore une fois, on peut prévoir 3 trajets pour y accéder. Le premier, le Dans cette partie, nous ne proposerons pas une refonte totale des lignes de bus car malgré quelques plus évident, consiste à prendre la ligne 1, de descendre à « Picardie » et de continuer à pied pendant dysfonctionnements du réseau, ceci ne rentre pas dans le cadre de notre étude. Par contre, il est 170 m. Le deuxième utilise la ligne 2, et s’arrête à « A. Robida ». Il faut alors marcher plus longtemps, important d’analyser la desserte du potentiel culturel de la ville. Pour l’instant, il n’existe aucune environ 360 m. Le dernier, le moins évident, prend la ligne 5 et s’arrête à « St Fiacre » avant de cohérence entre les monuments de Compiègne et son TIC. Pour une ville qui possède et souhaite continuer à pied sur une plus grande distance que les autres. Les temps de parcours de ces trajets mettre en valeur ses édifices et son TIC gratuit, il est apparu évident qu’il vaudrait mieux lier ces deux sont : éléments. II. Etat des lieux et commentaires sur les temps de trajets La population visée dans cette partie est constituée en majorité de touristes. On considérera que le point de départ de leur parcours est la gare dans une perspective de continuité des transports publics. Dans Compiègne, la plus grande partie des monuments et équipements culturels se trouve en centre ville et peut être desservie par le TIC. En revanche, il existe des points noirs qui sont difficilement accessibles par bus. Parmi ceux-ci, nous traiterons deux exemple : le château et le musée de l’internement. On remarque immédiatement que la ligne 1, qui a l’arrêt le plus proche du musée, a le temps de trajet le plus long. Cela paraît étonnant, mais peut s’expliquer par le fait que la ligne 1 fait de nombreux L’arrêt « Palais » qui dessert le château et se situe juste devant n’est pas accessible par les bus partant détours pour desservir les lycées et collèges de Compiègne. Finalement le trajet le plus court en de la gare. Heureusement, il existe plusieurs autres possibilités d’y accéder : soit en utilisant les lignes temps est celui où il faut marcher le plus, soit près de 700m. Il est donc très difficile d’atteindre ce lieu 1 ou 2 jusqu’à l’arrêt « Magenta » puis en marchant 400m jusqu’au château, soit en empruntant la malgré l’importance historique qu’il génère. ligne 3/4 pour s’arrêter à « Sports Nautiques » et continuer à pied sur environ 530m. Concernant la durée du trajet gare-château, on obtient alors le tableau suivant : III. Conclusion Le bus de Compiègne qui est pratique et utile aux Compiégnois, l’est beaucoup moins pour les touristes de la ville. On a détecté des lieux difficiles à atteindre par le TIC et une absence de coordination dans le réseau pour relier les édifices culturels entre eux. De plus, le temps d’attente aléatoire entre les bus génère la frustration des usagers. C’est dans cette optique que le réseau TIC devrait améliorer ses dessertes ainsi que la lisibilité de l’information concernant ses monuments et équipements culturels. Il serait peut-être intéressant de faire apparaître certains monuments historiques sur la carte des lignes de TIC. Cela pourrait s’accompagner d’une étude complémentaire pour valider les hypothèses mises en évidence dans cette étude. On remarque au premier coup d’œil l’intervalle de temps d’attente entre une personne qui monte dans le bus dès qu’elle sort de la gare et une autre qui le rate à la sortie de la gare. Cela est dû aux temps d’attente entre deux bus et dépend uniquement du nombre de bus circulant sur chaque ligne. Ensuite, on observe que le temps moyen pour aller au château est sensiblement le même pour les 3 lignes. Cependant l’incertitude d’avoir la ligne 1 est beaucoup plus grande que pour les deux autres, et cela peut générer l’énervement et le doute de l’efficacité du réseau chez l’utilisateur. Dans le cadre général, on peut critiquer le temps qu’il faut pour aller de la gare au château. Il est sans aucun doute plus rapide d’y aller à pied si le bus n’est toujours pas arrivé au bout de 5 min. Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200850
  • Desserte des monuments et équipements par le réseau de bus Château de Compiègne Musée de l’internement Innervation du territoire 51
  • Une voie douce pour le Centre Commercial de VENETTE Cet axe traitera des problèmes d’accès à la zone commerciale Jaux/Venette depuis Compiègne. III. Aménagement du pont de la rocade sud Ces problèmes proviennent du fait que cette zone commerciale est isolée géographiquement par rapport au centre de Compiègne, et donc seules les personnes munies de voiture peuvent y accéder Ce cheminement est celui qui requiert le plus d’aménagements car le pont de la rocade sud n’est facilement. De plus, le fait de devoir changer de bus si on vient du centre ville crée des pertes de temps en aucun cas adapté à la circulation douce. Il faudrait donc créer un passage piéton protégé le long lors des correspondances, et donc les clients désirant se rendre à la zone commerciale préfèrent y aller de la rocade. Ce passage pourrait avoir la forme d’une passerelle fixée sur le côté droit du pont de la à pied ou en vélo, ce qui entraîne des comportements dangereux de la part de certaines personnes rocade. (piétons marchant le long de la bande d’arrêt d’urgence de la rocade, ou pire la traversant!). Ce cheminement pourrait rencontrer une forte fréquentation car une nouvelle résidence universitaire Une fois arrivés sur la place, l’espacement entre les différents magasins et l’absence de chemin prévu est en projet dans la zone de Royallieu, ce qui augmenterait le nombre de personnes potentiellement obligent les piétons à traverser et longer d’autres voies routières extrêmement fréquentées. intéressées par cet aménagement. Afin d’accéder plus facilement à la zone commerciale à pied, plusieurs cheminements sont Nécessité de la création d’un chemin piéton protégé le long du pont envisageables, chacun sur un plan différent. Nous allons les détailler ci-dessous et en tirer leurs avantages et inconvénients. Malgré l’interdiction formelle pour les piétons d’emprunter la Chaque cheminement commence de la piste cyclable 3, au niveau du pont Solférino, qui est proche rocade, et les nombreux panneaux qui le rappellent, de nombreuses de ce que l’on peut considérer comme le centre de Compiègne, et donc de la place de l’Hôtel de Ville. personnes enfreignent cette interdiction. Même avec une L’élément principal qui les différencie est la façon dont l’Oise est traversée. amélioration de l’accès à la zone commerciale par les transports en commun, il restera toujours des utilisateurs qui, pour des raisons variées, préfèreront y accéder à pied ou à vélo. I. Aménagement de l’écluse de Venette L’idée serait de créer un chemin piéton protégé (cf. exemple), ainsi qu’un escalier permettant d’y accéder par la piste cyclable qui longe Le moyen qui est retenu ici pour traverser l’Oise est la passerelle de l’écluse de Venette. Sachant que l’Oise. cette passerelle va subir une rénovation, il serait judicieux de créer des aménagements afin de faciliter Image Google Earth Ces aménagements combinés à la réduction de la vitesse sur le pont la montée des marches pour les cyclistes (de type goulotte par exemple : une pente de faible largeur à 90 km/h pourraient rendre le pont plus sûr pour les piétons. est fixée sur un côté des marches de l’escalier, et cela facilite grandement la montée des marches pour les cyclistes), pour les personnes à mobilité réduite (de type ascenceur), ainsi que l’élargissement du IV. Création d’une passerelle piétonne couloir piéton pour faciliter le croisement des cyclistes. Le grand avantage de ce cheminement est qu’il ne Autre solution, pour plus de sécurité et de confort pour les piétons et cyclistes, la construction d’une réclame pas d’équipement lourd mais est en revanche passerelle du même type que celle de Jaux peut être envisagée au niveau de la zone de Royallieu. En le plus long. revanche cette solution nécessite une étude à part entière. Exemple de goulotte IV.1. Un exemple à Sydney Exemple de chemin protégé le long d’un pont. En revanche, les grillages et les barbelets ne II. Utilisation du futur pont Bayard sont pas à retenir. Certes, sur le pont de Compiègne, nous ne Ce cheminement ne pourra être réalisable que si le futur pont (pont Bayard, à proximité de la caserne disposons pas d’un tel espace, mais cela révèle de pompiers) comporte un trottoir assez large pour la circulation des piétons et vélos, ainsi que des bien l’esprit de l’aménagement. aménagements pour leur faciliter le passage (bande cyclable, passages piétons...). Harbour Bridge, Sydney Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200852
  • Les différents cheminements Aménagement de l’écluse de Venette Utilisation du futur pont Bayard Aménagement du pont de la rocade sud Schéma de principe En conclusion, on peut constater qu’il existe de nombreuses solutions au problème d’accès à la zone commerciale de Venette pour les piétons et cyclistes. Certaines nécessitent de gros aménagements alors que pour d’autres, de simples installations ainsi qu’une signalétique précise pourraient grandement simplifier la difficulté d’accès pour les circulations douces. Innervation du territoire 53
  • tRAVERSEE DE L’ARC PAR LES BERGES Bilan des berges Rive gauche ise L‘O L’Oise et l’Aisne sont au cœur de l’étude que nous devons réaliser. Rendre possible la traversée de Janville l’ARC par les berges du Nord au Sud permettra de développer les activités telles que la marche, le vélo ou encore l’équitation le long des rivières, ce qui aura différents impacts pour l’agglomération. e Berge à isn L‘A Tout d’abord, cela facilitera le déplacement des habitants par les liaisons douces. Ceci pourrait inciter aménager une partie d’entre eux à remplacer la voiture par le vélo pour leurs déplacements au sein de l’agglo- mération car la plupart des communes seront accessibles par les berges. Berge Compiègne déjà bien Ensuite, la possibilité de traverser l’ARC du nord au sud par les berges offrira de nouvelles possibilités aménagée Jaux de promenades pour les habitants d’une part et les touristes d’autre part et pourrait engendrer une Pont ise augmentation du ces derniers au sein de l’ARC. En effet, avec l’arrivée du Canal Seine-Nord dans L‘O l’agglomération, le nombre de plaisanciers fluviaux passant au sein de l’ARC augmentera et la possibilité de traverser l’agglomération du nord au sud par les berges pourra être un atout à développer par l’ARC pour inciter ces touristes à s’arrêter au sein des ports et haltes de l’agglomération. Enfin, le lien entre l’agglomération et les rivières sera renforcé puisque les berges seront plus facilement accessibles à partir des différentes communes de l’agglomération. Mai 2008 - Source: ©IGN - Scan 25 Auteur: APD1 - GSU - UTC I. Présentation des chemins existants actuellement le long des berges N O E 0 2,5 5 1,25 Kilomètres Etants donnés les moyens dont nous disposions (temps, ressources) et l’étendue du territoire à étu- S dier, nous n’avons pas pu analyser l’ensemble du territoire de l’ARC. Nous nous sommes donc focalisés sur le sud de l’ARC pour réaliser une étude plus poussée de cette partie. Cependant, la méthodologie utilisée pour analyser la partie sud de l’agglomération entre le pont Solférino et Lacroix-Saint-Ouen De façon générale, cette portion ne nécessite pas trop d’aménagements car elle est déjà agréable et pourrait être réutilisée pour faire l’analyse des berges sur la partie nord. continue. Dans la zone comprise entre le pont Solférino et Lacroix-Saint-Ouen, la rive gauche et la rive droite Concernant la possibilité de faire passer les chevaux le long de L’Oise entre Jaux et Lacroix-Saint- sont très différentes concernant les parcours existants le long de celles-ci. Ouen, la configuration actuelle du parcours rive gauche ne nécessite pas d’aménagements particuliers puisqu’il est possible de faire évoluer les équidés qui ont besoin d’un terrain souple sur la partie enherbée présente entre le chemin et l’Oise. I.1. La rive gauche  La rive gauche est praticable sur l’ensemble de la zone par un chemin en dur qui peut être parcouru I.2. La rive droite par tous temps et de façon agréable par piétons et cyclistes. Ce chemin est, dans l’ensemble, bien séparé de la route. Seules les parties comprises entre l’écluse de Venette et la mosquée située à la Contrairement à la gauche, la rive droite n’est pas encore aménagée et il n’existe pas de chemin fin du Quai du Clos des Roses d’une part, et entre la rue du Docteur Camille Guérin et la piscine du longeant l’Oise de façon continue de Lacroix-Saint-Ouen au pont Solférino. complexe sportif de Mercières d’autre part, sont un peu moins agréables puisque le passage se fait le long de la route. Sur la partie comprise entre Lacroix-Saint-Ouen et Armancourt, le chemin longeant l’Oise est un Le chemin est séparé, la plupart du temps, par une bande d’herbe d’environ 10 mètres, ce qui permet chemin de terre avec une bande en herbe au milieu. Ce chemin est praticable en vélo ou à pied pour d’avoir une bonne vision de L’Oise. La présence d’arbres obstruant la vue sur la rivière au niveau de la des personnes préférant parcourir des berges plus sauvages. Néanmoins il existe quelques petits partie comprise entre la passerelle de Jaux et Lacroix-Saint-Ouen n’est pas gênante puisque ceux-ci problèmes à résoudre comme le passage sous la Départementale 200 ou le fait qu’il faille éviter des sont implantés sur un secteur où le passage se fait entre champs et rivière; leur présence donne donc branches d’arbres lorsque l’on passe dans des bois. De plus, le chemin est moins large voire s’arrête l’impression que le passage se fait d’avantage dans la nature. sur une courte distance en pleine forêt. Enfin, de nombreux détrituts sont visibles tout au long de ce Enfin, l’arrivée sur Lacroix-Saint-Ouen est déjà bien aménagée. chemin. Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200854
  • Bilan des berges Rive droite Berge praticable Chemin en dur praticable Chemin prati- cable entre Chemin que l’on retrouve la plupart du temps quand on champs et parcourt la rive droite entre Lacroix Saint Ouen et Jaux forêt Source : APD1 Berge impraticableLa partie suivante, entre Armancourt et la passerelle de Jaux, est impraticable le long de l’Oise. Le Future pistechemin s’arrête dans une forêt où il est impossible de passer même à pied car il n’y a aucun chemin. cyclableCependant, entre cette forêt et les champs situés en arrière, un passage ressemblant à celui de laportion précédente peut être parcouru pour se rendre jusqu’au port de Jaux. L’avantage de ceparcours est que l’on reste dans la nature même si l’Oise n’est visible qu’au niveau du port. Pont NEntre Jaux et l’écluse de Venette, le passage n’est actuellement pas praticable par les piétons et peu O E 0 1,25 2,5 5par les vélos. Kilomètres SEn effet, le passage par le chemin de halage est rapidement impossible puisqu’il s’arrête rapidementdans la forêt. De ce fait, pour rejoindre Venette, on est obligé, d’une part, de traverser par deux foisla voie ferrée et, d’autre part, d’emprunter des portions de routes, notamment au niveau de la villede Jaux ou encore de l’usine Robbe pour rejoindre la rue de l’écluse et le quai de l’écluse. Cette rive est dans l’ensemble plus « sauvage » car légèrement aménagée par rapport à celle opposée. Le passage de ce côté de l’Oise peut donc correspondre à d’autres types d’usagers plusLa dernière partie concerne la zone allant de l’écluse de Venette jusqu’au pont Solférino. proches de la nature. Cependant, il faudra prendre en compte la piste cyclable actuellement en projetCelle-ci sera réaménagée dans l’optique du projet Coeur d’Agglomération mais elle est déjà et le problème de conflits d’usages au niveau des chemins existants entre agriculteurs, chasseurs, etpraticable par piétons et cyclistes. promeneurs dans nos propositions d’aménagements.On peut soit passer le long de ce parking, séparé de celui-ci par une haie qui en cache la vue, soitdescendre le long de l’Oise pour longer directement la rivière. I.3. Les pontsA noter que seule la partie comprise entre le pont Solférino et la fin de Venette est actuellement enrevêtement en dur. On remarque qu’il existe 6 ponts sur la zone étudiée qui permettent de traverser L’Oise et que deux sont en projet, dont celui qui va bientôt être réalisé au niveau de la rue du Port à Bateau.Cependant, un projet de piste cyclable est actuellement en étude entre Venette et Le Meux sur la Deux d’entre eux sont impraticables par piétons et vélos : celui de la route départementale 200 etrive droite. Ce chemin sera en dur et devrait passer le long de la voie ferrée au niveau de Jaux. Par celui de la rocade ouest.contre, au niveau d’Armancourt, il pourrait longer l’Oise. Pour le reste, à part la passerelle de Jaux qui est uniquement piétonne et cycliste, les 3 modes de déplacement (automobiles, vélos et piétons) peuvent utiliser les ponts pour se rendre d’un côté à l’autre de l’Oise. Innervation du territoire 55
  • Cependant, au niveau de Lacroix-Saint-Ouen, II. Propositions d’aménagements dans le sud de L’ARC le passage est très étroit pour les piétons, ceci étant dû à l’ancienneté de la passerelle. L’idée est de créer différents types de parcours le long de l’Oise pour satisfaire les usagers. Rive Le passage au dessus du barrage en vélo est gauche, on trouverait un chemin pour promenade en vélo ou à pied sur un revêtement dur et assez délicat mais possible si l’on porte son vélo large tandis qu’en rive droite, en plus de la future piste cyclable, serait aménagé un chemin en terre car il y a des marches. pour offrir la possibilité de balade dans un cadre plus naturel. Au niveau du pont Solférino, le trottoir n’est pas très large et il est donc difficile de croiser un vélo. II.1. Rive gauche Pont de Jaux Comme on l’a vu, le chemin côté rive gauche est dans Source : APD1 l’ensemble bien aménagé. Il faut juste repenser la partie située entre l’écluse de Venette et la mosquée située à la fin du Quai du Clos Ponts au-dessus de l’Oise des Roses d’une part et entre la rue du Docteur Camille Guérin et la piscine d’autre part pour rendre cette portion encore plus agréable. Concernant l’écluse, on pourrait imaginer, au niveau où le trottoir longe la route, la mise en place de barrières telles celles qui existent déjà; barrières qui permettront Exemples de barrières pouvant être mise en place Pont source : http://www.techni-contact.com/ uniquement aux personnes de passer sur cette partie de trottoir en plusproduits/253-12871122-barriere-de-ville.html pour piétons grande sécurité. et cyclistes Pont utilisable par piétons, vélos et voitures Pont interdit aux piétons et cyclistes Pont de Lacroix Saint Ouen N O E 0 1,25 2,5 5 Kilomètres S On voit donc que le passage d’une berge à l’autre est possible même si, à l’exception de la passerelle de Jaux, des aménagements sont nécessaires pour permettre le passage des piétons et cyclistes. Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200856
  • Quant à la partie située au niveau du quai du Clos des II.2. Rive droiteRoses, on pourrait imaginer non pas la mise en place debarrières, mais faire deux voies séparées sur le sol, car le Sachant que sur la rive droite, une piste cyclable est en projet et que rivetrottoir devrait être assez large pour supporter ce type gauche on a un chemin en dur, créer entre Lacroix-Saint-Ouen et Jauxd’aménagement, c’est-à-dire une bande plus proche un chemin plus « sauvage » qui pourrait correspondre à d’autres typesde la route réservée aux vélos, rollers et une bande sur d’usagers plus proches de la nature pourrait être un projet intéressant àla partie du trottoir la plus proche de l’Oise pour les développer.piétons. Si ce n’est pas le cas, il est possible d’agrandir de Pour cela, du pont de Lacroix-Saint-Ouen à Armancourt, le chemin le longquelques dizaines de centimètres le trottoir pour réaliser de L’Oise serait utilisé, en l’aménageant légèrement.ces aménagements. Le premier aménagement à effectuer concerne les détritus qui sont très présents le long du chemin. Un ramassage de ceux-ci devrait être effectuéEn ce qui concerne la partie allant de la rue du Docteur de façon régulière.Camille Guérin à la piscine, il existe des places de parking Ensuite, dans les parties de forêt, le passage est difficile à certains endroits àle long de la route qui sont inutilisées, notamment sous cause des branches d’arbres qui gênent le passage. Il faudrait donc couperla rocade. De plus, on a des parkings, comme celui du les branches de sorte que le passage dans de bonnes conditions puissemagasin King Kong, qui peuvent servir pour les gens être possible. Nous avons également vu qu’il existait une courte zonevoulant se rendre le long de l’Oise. où le chemin s’arrêtait en pleine forêt. L’idée serait de couper quelquesSupprimer ces places le long de la route pour y aménager arbres et de créer un chemin en terre à cet endroit afin de raccorder ceuxune piste cyclable séparée de la route permettrait d’une existants pour rendre le parcours continu de ce coté de l’Oise.part de créer une voie sécurisée et réservée aux vélos, et Concernant la bande d’herbe, à certains endroits elle est très haute etd’autre part, le chemin serait dès lors uniquement dédié gêne les vélos. La tondre une à deux fois par an permettra de réduireaux piétons. De plus, la largeur de la rue est importante cette hauteur et de faciliter le passage des cyclistes.sur toute sa longueur et, de ce fait, les voitures roulent vite Enfin, le passage sous la route départementale 200 devra être réaménagésur cette partie. La piste cyclable aurait pour impact de en implantant de la verdure comme des murs végétaux par exemple pourréduire l’emprise de la voirie pour la circulation automobile cacher le béton et les tags présents dessus.ce qui engendrera, dans un second temps, la réduction dela vitesse des voitures dans le secteur. Pour la partie entre Armancourt et Jaux, l’idée serait d’utiliser le chemin situé entre la petite forêt et les champs car celui le long deCette piste cyclable pourrait ressembler à l’Oise est impraticable. De plus, ce chemin ne demande pas beaucoupcelle réalisée dans la région de Montpellier d’aménagements car il est assez large et praticable à pied et à vélo. Le(photographie ci-contre). seul problème réside dans la hauteur de la bande d’herbe qui devraElle ne nécessiterait que peu d’aménagements. également être tondue régulièrement.Le principal serait la création d’une séparation Ce chemin rejoindrait la piste cyclable en projet au niveau du port deen béton entre la route et celle-ci en laissant Jaux.la possibilité aux cyclistes de traverser la routepour leur permettre l’accès aux différents Concernant les conflits d’usages, les modes de déplacement des personnes, à pied ou à vélo,commerces existants le long de la rue. Les autres devraient permettre de les éviter notamment ceux avec les véhicules agricoles pouvant emprunteraménagements à mettre en place seraient les ces chemins.marquages au sol pour séparer les deux voiescyclables ainsi que les panneaux indiquant la Exemple de piste cyclable qui peut être aménager dans les Par la suite, les gens auraient le choix d’emprunter à leur guise soit la future piste cyclable rive droite,piste cyclable et les endroits où les cyclistes rues du Docteur Guérin et De Lesseps soit la rive gauche réaménagée. source: http://www.rollerenligne.com/fr/articles.php?id=1125&cat=1auraient la possibilité de traverser la route. Le passage d’une rive à l’autre serait possible au niveau des différents ponts existants ou en projet, c’est à dire la passerelle de Jaux, le passage par le barrage et l’écluse, les futurs ponts Bayard et de laEnfin, pour le passage sous la route départementale 200, rue du Port à Bateaux et enfin le pont Solférino.il faudrait nettoyer les murs et installer un éclairage pourque ce passage paraisse moins sombre. Innervation du territoire 57
  • Pour améliorer le passage d’une rive à l’autre, des aménagements seraient à mettre en place au niveau du pont Solférino et de l’écluse sachant que la passerelle du port de Jaux est déjà bien adaptée puisqu’elle est uniquement piétonne et cycliste. Pour le passage par l’écluse, on mettrait en place les aménagements déterminés dans la partie précédente : “Une voie douce pour le centre commercial de Venette”. Concernant le pont Solférino, la création de celui du Port à Bateaux permettra d’en réduire le trafic. Ainsi, une diminution du nombre de voies sur le pont Solférino permettrait d’élargir les trottoirs pour que les piétons et cyclistes puissent traverser l’Oise dans de meilleures conditions. II.3. L’information sur les parcours L’idée est d’informer les piétons et cyclistes sur les possibilités de promenades qui leurs sont offertes le long de l’Oise au sein de l’agglomération. De même, les temps de parcours pour rejoindre les différentes villes de l’ARC par les différents chemins seraient indiqués. De ce fait, l’idée est d’implanter les panneaux déterminés dans la partie “La signalétique dans l’ARC” (cf valorisation du territoire) au niveau des ponts, pour Exemple d’implantation: le pont de Lacroix- indiquer ces données. Saint-Ouen Source : APD1 Type de panneau à implanter Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200858
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  • LA Ceinture Verte La ceinture verte permettrait de relier des éléments majeurs du territoire qui sont pour l’instant 6. Elle traverserait ensuite l’Aisne sur le pont du centre-ville de isolés. Elle viendrait en complément de l’aménagement des berges, structurant ainsi les circulations Choisy, qui paraît adapté pour combiner circulations douces douces sur le territoire. La ceinture verte relierait Janville à Jaux en se basant principalement sur un et circulation automobile. La ceinture verte desservirait à ce aménagement des voies existantes. niveau l’écotourisme naissant (Voir partie “écotourisme” , dans valorisation du territoire). Cette ceinture verte vise à relier des morphologies urbaines et rurales. Son parcours créerait une transversalité entre les différents types de paysages. 7. La ceinture verte éviterait la Rocade et la D66 en empruntant la piste cyclable en rive gauche de l’Aisne. Celle-ci est agréable et Le projet d’extension des pistes cyclables vers la clairière de l’armistice commence à former une Séquence 6 : Pont de Choisy en bon état. Il est à noter que la traversée de la rocade ne semble transversalité de passage des circulations douces. Cette extension aurait pu servir de base à une Source : APD1 pas avoir fait l’objet d’études particulières. traversée nord-sud au milieu de la forêt, connectant les nombreuses pistes qui la traversent d’est en ouest. Il nous paraît cependant préférable de coller la ceinture verte au plus près des zones urbanisées 8. La voie couperait ensuite vers la afin d’améliorer l’interface ville/forêt et d’intégrer la ceinture verte à la vie urbaine. Ce faisant, on forêt, évitant ainsi la Zone Industrielle. Ce passage nécessiterait une protège de plus le caractère naturel exceptionnel de la forêt. étude plus approfondie, notamment en ce qui concerne les modalités de traversée de la Rue du Président Roosevelt. I.Tracé 9. La ceinture verte rejoindrait alors des pistes forestières existantes. Tronçon 9 : Pistes forestières Le tracé de cette ceinture verte peut être décomposée en un 10. La traversée de la RN31 au croisement avec l’ancienne ligne de Source : APD1 certain nombre de séquences. Certaines de ces séquences chemin de fer est à étudier, même si le trafic qui y est associé devrait nécessitent un aménagement lourd (RN 131), tandis que d’autres diminuer du fait du détournement des camions par la Rocade Nord. sont facilement intégrables au tracé (pistes forestières). La ceinture verte croise ici une ancienne voie ferrée, qui pourrait être aménagée en voie douce traversante (voir II.2 “Le Projet RAVeL en 1. Au nord, la ceinture verte commencerait avec l’écluse de Wallonie” et références associées). Il y a à Séquence 1: Ecluse de Longueil-Annel Longueil-Annel, qui est déjà bien aménagée, mais exige des ce niveau une ancienne gare qui semble Source : APD1 cyclistes qu’ils mettent pied à terre. désaffectée et pourrait être réaménagée en point d’étape (buvette, etc). 2. La ceinture emprunterait ensuite un chemin agricole existant à réaménager et entretenir. 11. La ceinture verte poursuivrait alors sur 3. La passerelle entre Longueil-Annel et Choisy est un élément très important de ce parcours, menacé des pistes forestières, croisant l’Avenue par l’arrivée de Seine-Nord. des Beaux-Monts (qui devient par la suite Séquence 10 : traversée de la RN31, voie ferroviaire hors d’usage la Route Eugénie) en suivant l’Avenue des Située à la limite Nord de l’ARC, cette passerelle fut Source: APD1 Bordures. semble-t-il construite pendant la première guerre mondiale et représente ainsi un patrimoine historique 12. Une continuité de circulations douces serait assurée sur le front forestier de Compiègne grâce à valoriser en lien avec les éléments de la même au réaménagement de la RN131 (voir exemple de coupe). Ce réaménagement est de toutes manières époque. Elle permet le passage entre Choisy et Janville Séquence 3: Passerelle essentiel pour intégrer le nouveau quartier des Sablons à la ville et réduire les risques liés à la circulation et pourrait devenir un élément majeur des circulations Source : APD1 à ce niveau. Il permettrait d’intégrer beaucoup mieux la forêt à la ville. douces sur le territoire de l’ARC. Elle permet à l’ARC de se relier assez directement à la Cité des bateliers, qui sera amenée à continuer son développement dans les années à venir. 4-5. La ceinture verte longerait l’Oise un moment (Chemin rural “de Compiègne au Plessis-Brion”) puis prendrait le Chemin du Maubon. La traversée de la D66 est à étudier plus en détails. La ceinture traverserait ensuite la forêt de l’Aigue jusqu’à Choisy, où elle rejoindrait la rue Georges Clémenceau, puis la rue du Maréchal Foch. Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200860
  • La Ceinture Verte Parcours en milieu naturel à aménager Parcours à créer Parcours en milieu urbain à aménager Points de blocage Limites de l’ARC6 Séquence de parcours N O E S 0 1,25 2,5 Kilomètres Innervation du territoire 61
  • 13. Les modalités de jonction II. Typologie entre la RN131 réaménagée et les pistes cyclables en bord d’Oise La ceinture verte est composée, on vient de le voir, de différents types de séquences. mériteraient une étude plus approfondie. La bande d’espaces Les parties de parcours en milieu naturel seraient exclusivement dédiées aux circulations douces, verts qui longe la D1131 avant le pouvant ainsi être qualifiées de voies vertes. pont pourrait être utilisée à cet égard. La traversée du Carrefour Les parties de parcours situées à Compiègne feraient l’objet d’un aménagement particulier pour de Mercières demandera une Séquence 13 : Bande verte concilier circulations douces paisibles et trafic automobile. attention particulière. Source : APD1 Dans tous les cas, le tracé de la ceinture verte se devra d’être accessible dans son ensemble aux 14. La ceinture verte rejoindrait familles et au public à mobilité réduite. Il sera étudié pour pouvoir accueillir piétons, vélos, chevaux ensuite les pistes cyclables en bord d’Oise, qui sont agréables et bien entretenues. et calèches. Il serait envisageable de développer l’offre de promenades en calèche sur ces voies les week-ends et jours fériés. En passant par le carrefour du Roy, la ceinture verte facilite en effet 15. Dans la cas d’une extension des pistes cyclables vers la forêt, la traversée de la D200 est à fortement l’accessibilité du territoire en mode de transports doux. Le carrefour du Roy sert d’ailleurs étudier. déjà de base au loueur de vélos opérant sur l’agglomération. 16. Au cas où il ne serait pas possible de réaliser le tronçon 13, on pourrait envisager une continuité Combiné à l’aménagement des berges, ce tracé contribuera à désenclaver le coeur d’agglomération. du tronçon 12 par la forêt. Les investissements semblent cependant importants, car la piste cyclable Il fera des circulations douces un élément central du territoire. Ce projet s’insère de plus dans la située le long de la D932a ne présente pas des conditions de sécurité suffisantes pour accueillir Trans’Oise (voir ci-après) et dans les tracés européens de Véloroutes. piétons et cyclistes débutants. On retrouvera dans ce cas le problème de traversée soulevé dans le point précédent. Pour renforcer la visibilité et la cohérence du parcours, on lui donnera une identité signalétique propre (voir proposition ci-contre). On s’assurera que l’ensemble du parcours présente une typologie et un balisage cohérent. Exemple de signalétique pour la ceinture verte Source : APD1 RN 131: Etat actuel et coupe transversale de l’aménagement proposé Source : APD1 Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200862
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  • III. Ce qui se fait ailleurs loisirs et de détente. III.1. La Coulée Verte à Reims Notre projet de Ceinture Verte se rapproche du projet de Coulée Verte dans la ville de Reims. Celle-ci a également pour vocation de pérenniser les liens nord-sud. Espace de loisirs potentiel, elle est surtout un outil de revitalisation urbaine. Elle “ouvre” en effet le paysage de l’agglomération, qui semblait relativement contraint. Comme sur le territoire de l’ARC, les objectifs du projet d’aménagement sont multiples et ambitieux. Créer un lien par la traversée du canal et de l’autoroute Reliant agglomération et territoires ruraux, le canal est un élément important par sa fonction économique pour les deux zones industrielles situées au nord et au sud de Reims. Cette fonction lui sera conservée. Pourtant, les tracés fluvial et autoroutier constituent également une rupture offrant peu de moyens de franchissement. La création de passerelles est donc prévue. Enjambant le canal et l’autoroute, elles faciliteront la desserte des quartiers alentours. La cohérence de l’ensemble sera renforcée par l’aménagement des berges du canal et de la Vesle. Trame verte à Reims http://www.ville-reims.fr/fr/environnement/espaces- urbains/la-coulee-verte/index.html Renforcer un potentiel paysager et améliorer le cadre de vie Trame verte à Reims http://www.ville-reims.fr/fr/environnement/espaces-urbains/la-coulee-verte/index.html Il s’agit d’améliorer le cadre de vie par la création de nouveaux lieux de détente en augmentant les surfaces d’espaces verts ouverts au public. Ces suggestions viseront à maintenir l’équilibre économique et écologique entre les zones fonctionnelles existantes (maraîchères et horticoles) Détails du projet et celles dédiées aux activités de “plein air”. Cette dimension de qualité de vie sera appuyée par la présence de grands équipements sportifs et culturels (existants ou à venir) ainsi que par le Le projet n’étant pas finalisé, les éléments présentés ne sont donc qu’indicatifs. développement d’espaces verts de proximité. Pérennisation du lien nord-sud et organisation des traversées du canal et de l’autoroute Assurer la cohérence du projet 1 . à l’étude > traversées d’autoroute (dans le cadre d’une refonte du transit routier) pour une La réussite de la démarche d’aménagement urbain sera assurée par la mise en cohérence meilleure desserte des quartiers et une réduction des nuisances. (circulation, usage, esthétique…) de l’ensemble ainsi constitué. Des liaisons douces pour piétons 2 . à l’étude > Aménagement des rives du canal (en lien avec le rehaussement des berges et cycles devront être aménagées entre les divers espaces permettant de nouveaux circuits de programmé par VNF). promenades. De grands équipements publics compléteront l’animation de ce vaste espace de 3 . à l’étude > Restauration d’un chemin de halage (12 km). Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200864
  • Amélioration du cadre de vie par la création de nouveaux espaces détente et de loisirs4 . Création d’un jardin d’insertion (env. 1,7 ha) et mise à disposition d’une parcelle (3500 m2) à “laRoseraie” au profit de l’Association ÉPIS (Insertion et Solidarité).5 . à l’étude > Amélioration de l’existant (dont les grands équipements publics).6 . à l’étude > parcs à aménager sur les espaces boisés actuels (propriété Ville ou C.A.R.).7 . à l’étude > espaces verts publics assurant la continuité des cheminements piétons.8 . à l’étude > parc (20 ha) intégrant l’espace sportif des “Églantines” avec jonction vers “lesCavaliers de Courcy”.9 . à l’étude > Ouverture au public des espaces occupés par les jardins.10 . à l’étude > parc public de “la Roseraie” (env. 20 ha).11 . à l’étude > Connexions vers “le Château de la Malle”. Valorisation et implantation d’activités(sport et loisirs).12 . à l’étude > parc des “Châtillons”, À Cormontreuil.Mise en cohérence de l’ensemble du projet par la création de liaisons douces (piétons et cycles)13 . Ouverture d’une promenade (1 km) et valorisation d’un espace en bordure de Vesle.14 . Création d’un itinéraire près des « Anciens Bains » (2 ha env.) et installation d’une passerelle.15 . à l’étude > Liaisons douces (piétons et cyclistes).16 . à l’étude > Réalisation d’une promenade publique en bords de Vesle, (15 m. de large sur 2,5kms env.).On voit donc à travers cet exemple que la réalisation d’une voie verte est un projet à long termequi peut répondre simultanément à plusieurs problématiques territoriales.III. 2. Le projet RAVeL en WallonieLa Wallonie a depuis 1995 lancé une réflexion sur l’usage des chemins de halage et des anciennesvoies de chemin de fer désaffectées. Elle a mis en place un réseau de circulation douces. Ce réseaucomporte des voies de tailles très diverses mais toutes interdites aux véhicules motorisés. Il faitdésormais figure de référence en Europe et de nombreux pays se rapprochent peu à peu de ceconcept.RAVeL ne se résume pas à la mise en place d’un réseau. Il s’accompagne de toute une réflexion surles potentialités écologiques de la mise en place d’une telle infrastructure et cherche à trouverune gestion du réseau qui favorise la biodiversité (L’entretien écologique du RAVeL, Laboratoired’Ecologie des Prairies).Différents documents relatifs à cette approche sont référencés dans la partie “Sources”. Innervation du territoire 65
  • Mise en valeur du territoire Le travail structurant l’innervation du territoire servira de base à la mise en valeur des patrimoines culturels et naturels. L’ARC est en effet très riche dans ces domaines, et ses richesses semblent aujourd’hui quelque peu délaissées faute de moyens. Une articulation cohérente des différentes thématiques patrimoniales permettrait d’identifier des logiques et des priorités en terme d’investissement. Ca travail d’articulation montrerait que, pensés judicieusement, certains de ces investissements pourraient avoir des impacts positifs dans des domaines connexes au leur. En permettant d’intégrer les politiques patrimoniales de l’agglomération à des dynamiques territoriale plus large, il faciliterait également l’obtention de financements extérieurs. Ces financements seront indispensables dans certains cas (Château de Compiègne, Haras, etc…), étant donné l’ampleur des travaux à entreprendre.
  • lA SIGNALéTIQUE DANS L’ARC La signalétique en agglomération joue un rôle primordial pour la lisibilité et la sécurité des routes. On Elle pourrait être généralisée à toute l’Agglomération de la Région de Compiègne afin que leur lecture entend par signalétique, la signalétique didactique ou d’information en opposition à la signalisation soit plus efficace et agréable sur l’ensemble du territoire de l’ARC. directionnelle telle que la signalisation routière. Elle comprend entre autre la signalétique des ZAC, des lieux ouverts au public, des entreprises et des lieux remarquables. I.2. Charte graphique nationale de la signalétique Dans le cadre de l’étude de l’Atelier Projet, il nous semblait important d’établir un état des lieux sommaire de la signalétique. En effet, une valorisation du territoire est possible grâce à une bonne signalétique. Nous allons donc nous intéresser à la signalétique de chaque type de transport (véhicules motorisés et modes doux) afin d’en faire un diagnostique général et de proposer des améliorations au regard de ce qui peut se faire dans d’autres communes. I. La signalétique pour les véhicules motorisés APD1, St Sauveur APD1 - ZAC I.1. L’état des lieux de l’ARC Mercières Un bref état des lieux de la signalétique des lieux remarquables pour les Tout panneau de signalisation de direction doit être conforme au schéma directeur de signalisation automobilistes permet d’établir rapidement qu’il existe un trop grand de la zone dans lequel il est implanté et la charte graphique de la signalisation routière, alors que les nombre de panneaux indicateurs différents. panneaux didactiques ou d’information ne sont soumis à aucune charte graphique ou loi. Ce sont Il est très difficile de savoir si le panneau est temporaire ou permanent, de donc les communes qui sont chargées de leur réglementation. connaître la nature du site indiqué (Musée, Monuments Historiques…). De plus, l’Office de Tourisme de Compiègne subit un certain nombre de APD1, Compiègne plaintes de touristes par rapport à la signalétique. En effet, le château de I.3. Exemple de la ville d’Uzège Compiègne, pièce maîtresse du patrimoine touristique de l’ARC, n’a plus sa Pour voir comment d’autres communes mettent en place leur signalétique, nous allons prendre direction d’indiquée dès qu’on entre dans la ville de Compiègne. un exemple : « La Charte signalétique de l’Uzège Pont du Gard ». Après un état des lieux de la signalétique de leur ville, le Syndicat Mixte du Schéma de Cohérence Au niveau de la signalétique des entreprises, on retrouve différents types de Territoriale de l’Uzège - Pont du Gard a décidé de mettre en place une charte graphique pour tous signalétique dans les ZAC. Sur l’exemple ci-dessous, à gauche, on remarque les types de panneau. APD1, Compiègne qu’elle est illisible voire dangereuse dans le sens où elle oblige le conducteur à se concentrer sur la lecture du panneau. Cette charte graphique de signalétique donne des directives graphiques très précises et diverses L’exemple du panneau d’information avec le plan de situation paraît mieux approprié. L’automobiliste recommandations afin d’avoir une cohérence sur l’ensemble de la commune. peut s’arrêter sur le bas côté de la route prévu à cet effet afin de prendre connaissance de la situation. Pour une meilleure lisibilité, elles préconisent des dispositifs de barrettes ou de réglettes Ce panneau pourra être complété par une signalétique ponctuelle au carrefour mais de manière plus superposées (au nombre de six au maximum) et un code de couleur afin de visualiser rapidement lisible que sur l’exemple précédent. le type de commerce ou la structure indiqués. Concernant la signalisation de lieux publics, chaque commune applique sa propre charte graphique. Elle impose aussi les pictogrammes homologués «code de la route» utilisés sur la signalisation directive routière. APD1, La croix-St-Ouen APD1, La Croix-St-Ouen Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200868
  • Titre de la promenade Itinéraire des bords de berges Itinéraire de la ceinture verte Ville 1 Ville 2 Ville 3 Ville 1 Ville 2 Ville 3 .. km .. km .. km .. km .. km .. km .. min .. min .. min .. min .. min .. min .. min .. min .. min .. min .. min .. min .. min .. min .. minII. La signalétique pour les cyclistes .. min .. min .. min Ville 1 Ville 2 Ville 3 .. km .. km .. km .. min .. min .. minII.1. L’état des lieux de l’ARC .. min .. min .. min .. min .. min .. minIl n’existe pour l’instant aucune signalétique le long des nombreuses pistes cyclables de l’ARC.Néanmoins, nous savons qu’une étude est en cours au sein de l’ARC pour en établir une. Cette étudeprend en compte la direction, la signalisation kilométrique, les panneaux de sécurité, des panneauxpédagogiques et l’indication des sites remarquables proches.II.2. Charte graphique de la signalétique Exemple de signalétique donnant les temps de parcoursSur Compiègne, pour l’instant, une seule charte graphique de signalétique estappliquée : celle de la Charte Officielle du Balisage et de la Signalisation.Elle concerne exclusivement le balisage et la signalisation d’itinéraires de Site de l’ONFrandonnées non motorisées avec entre autre le balisage des itinéraires VTT. III. La signalétique pour les piétons III.1. L’état des lieux de l’ARCII.3. Exemple de la SuisseMobile Il existe une signalisation des monuments remarquables spécifique auxPour voir ce qui se fait en matière de signalétique pour les cyclistes, prenons l’exemple de « la piétons au sein de Compiègne. Celle-ci est identique pour chaque MonumentSuisse en vélo ». « La Suisse en vélo » fait partie de SuisseMobile, itinéraire destiné à la mobilité Historique classé ou inscrit dans le centre urbain. La totalité des monumentsdouce. historiques n’est pas indiquée mais la sélection paraît en adéquation avec les curiosités patrimoniales du centre ville.Le balisage des itinéraires de SuisseMobile est uniforme Cette signalisation est assez discrète et ne jure pas avec le patrimoinedans toute la Suisse. Il se base sur la norme suisse pour compiégnois. Les couleurs grise et rouge semblent cohérentes et permettentla signalisation du «trafic lent» (SN 640 829a). Elle est une bonne lisibilité.aujourd’hui la seule norme au monde qui règle de manièreuniforme la signalisation pour la mobilité douce. ADP1, Compiègne Au sein de l’ARC, nous pouvons également retrouver des plaques d’information devant certains monuments remarquables. Très riches en« Les panneaux jaunes pour les chemins de randonnée informations, ils permettent une bonne compréhension du site et incitent alors à la promenade.pédestre et les rouges pour les itinéraires vélo, VTT et rollersont été complétés par un système uniforme de champs de Mais on peut voir avec ces quelques exemples sur l’ARC, qu’aucunedésignation avec les noms et numéros des itinéraires. Un cohérence n’existe entre eux.numéro à un chiffre correspond à un itinéraire national, àdeux chiffres à un régional et à trois chiffres ou sans numéroà un local. APD1, Site de la SuisseMobileCes champs de désignation sont verts pour la marche, bleuclair pour le vélo, ocre pour le VTT, violets pour les rollers etturquoises pour le canoë. »Ce benchmarking intéressant pourra être source d’idée lors de propositions d’itinéraires dansl’ARC. C’est pourquoi, nous proposons de réaliser une signalétique donnant les temps de parcoursentre différents points remarquables comme les ponts, les écluses... Voici un exemple de cette APD1, St Jean aux Bois APD1, Pierrefonds APD1, Pierrefondssignalisation: Mise en valeur du territoire 69
  • Une charte graphique unique et cohérente sur l’ensemble du territoire pourrait permettre aux IV. La signalétique pour les Bateliers promeneurs de trouver facilement l’information. IV.1. L’état des lieux de l’ARC De plus, il serait intéressant d’arriver à relier ces différents monuments par un plan qui les situerait les uns par rapport aux autres et qui permettrait aux promeneurs de se déplacer facilement d’un Aucune signalétique adéquate aux bateliers et plaisanciers ne semble être en place pour l’instant. Le monument à un autre. nombre de ces touristes n’est peut-être pas assez important aujourd’hui pour apporter une étude sur ce sujet. Mais l’arrivée du projet Canal Seine-Nord change la donne. L’arrivée plus massive de touristes fluviaux devra permettre une augmentation de la fréquentation des lieux touristiques et culturels III.2. Charte graphique de la signalétique que comporte l’ARC. Il est donc important que cette problématique soit prise en compte en amont du projet. Sur l’ARC, on trouve seulement la Charte Officielle du Balisage et de la Signalisation pour les chemins de randonnée. Sinon aucune charte graphique n’est établie pour tout autre type de signalétique. IV.2. Charte graphique de la signalétique Le balisage consiste en l’apposition sur un itinéraire de randonnée de marques régulières permettant de guider, d’orienter et de rassurer l’usager tout au long de son parcours. Ces marques sont définies En 1999, l’établissement Voies Navigables de France a mis au point et par un ensemble de symboles représentés par des formes et des couleurs. édité une charte signalétique permettant de jalonner et de mettre en place une signalisation sur l’ensemble des 6700 km du domaine fluvial. Cette charte est très complète. III.3. Panneaux d’information sur les sites remarquables Elle définit tous les composants d’un panneau avec exactitude : le gabarit, Afin d’avoir quelques idées, nous pouvons regarder ce qui se fait dans d’autres communes en la typographie, la taille de texte, l’interlettrage, la couleur, la position du matière de panneaux d’information sur les sites remarquables. logotype, la proportion du panneau. Site de VNF Elle a pour objectif d’informer les usagers sur les territoires traversés, sur Ces panneaux permettent aux touristes de connaître l’histoire ou les caractéristiques remarquables les services qui leur sont proposés et permettre l’identification du réseau national. d’un monument. Ils enrichissent considérablement la visite touristique en lui ajoutant un côté culturel intéressant pour les visiteurs. IV.3. Application de la charte VNF Ces panneaux peuvent être de plusieurs formes. Voyons quelques exemples possibles de plaque d’informations touristiques. On peut voir un exemple très concret de l’application de la charte Voies Navigables de France dans la région Nord-Pas-de-Calais. Elle Pour l’ARC, il serait intéressant de définir une charte graphique et permet de prendre en compte le territoire traversé et de le mettre en d’utiliser ces différents supports en fonction du lieu où se trouve le valeur. Les plaisanciers et bateliers sont alors prévenus et informés panneau et de la forme de l’information à faire passer. sur les lieux remarquables du territoire traversé. Ces panneaux jouent un rôle important et permettent d’améliorer le lien terre-eau. Douai, Site du gouvernement Anger, site web Photo de l’atelier Gombeau Pays de Saint Brieuc, site web Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200870
  • Conclusion Au niveau de la signalétique fluviale, il serait judicieux d’appliquer la charte graphique de signalétique de VNF sur les berges de l’Oise et de l’Aisne de l’ARC afin de valoriser le territoire et permettre unAprès un état des lieux sommaire, on peut voir que, sur l’ARC, la signalétique présente des lacunes tourisme fluvial de meilleure qualité.importantes à l’échelle de l’ARC qui a pourtant de nombreux sites remarquables à mettre en valeur. De plus, en appliquant la charte VNF, la cohérence de la signalétique est globalisée à l’échelle de la France et permet de faciliter la lecture pour tous et particulièrement pour les plasanciers et bateliersTout d’abord on peut mettre en évidence qu’il n’existe que peu de cohérence dans les panneaux étrangers.d’indication des différentes communes de l’ARC. En effet, l’absence de charte graphique à l’échelle de Cette signalétique pourrait concerner plusieurs points. Tout d’abord, elle devra permettre d’indiquerson territoire engendre une incohérence dans la signalétique et par la suite son illisibilité. Il serait donc toutes les haltes possibles au sein de l’ARC avec pour chaque halte son intérêt particulier (sitestrès intéressant que l’ARC propose une charte graphique lisible afin de la rendre claire et uniforme. touristiques proches des berges, commerces alimentaires, eau potable, électricité…). Puis elle pourra donner des indications sur le territoire traversé et ainsi favoriser le lien eau-terre.Une signalétique bien faite facilitera sa lecture sur l’ensemble du territoire et rendra plus agréable lesvisites des différents sites remarquables de l’ARC. Elle pourrait donc engendrer une augmentation de La signalétique est vraiment un moyen efficace et simple de valorisation du territoire qu’il estleur fréquentation. important de prendre en compte pour un meilleur fonctionnement du territoire.Il semble intéressant après cette étude que l’ensemble des panneaux d’indication comporte la mêmepolice, taille d’écriture, code de couleurs et pictogrammes à utiliser. Nous proposons un exemplesommaire ci-dessous. Zone Industrielle Château de Compiègne Culture Sport Hébergements Restauration Commerces spécialisés ZAC Site naturel Exemple de micro-signalétiquePar ailleurs, il serait intéressant que cette charte graphique établisse un lien entre les différentsusages : véhicules motorisés et modes doux grâce à une cohérence entre la signalétique des différentsmodes. Mise en valeur du territoire 71
  • MIse en valeur patrimoniale I. Introduction Les thématiques potentielles L’Agglomération de la Région de Compiègne dispose d’un patrimoine conséquent et diversifié 5) Le cheval qui s’étend de l’histoire Gallo-Romaine aux événements majeurs de l’époque contemporaine. 6) Sciences et industries Sa structuration et sa mise en valeur ne semblent pas pour l’instant à la mesure du potentiel qu’il 7) Les rivières représente. L’unique circuit mis en place par l’Office de Tourisme en centre-ville est représentatif de ces manques. Ces sept thématiques sont centrales, mais elles ne sont pas exclusives. Le cas du château de Compiègne est assez représentatif. Bien qu’il soit très lié au thème du second Empire, le château touche aussi à Notre étude porte sur la valorisation patrimoniale, touristique et de loisirs de l’Oise et de l’Aisne. l’histoire de Compiègne et aux deux guerres, puisqu’il servit de Quartier Général aux Anglais, aux Toutefois, l’augmentation de la fréquentation touristique induite par le canal Seine Nord (jusqu’à six Allemands et aux Français en 1914-18. Il tisse aussi des liens vers d’autres thématiques, tels les Espaces bateaux de promenade grand gabarit et huit bateaux de croisière traversant le Nord de Europe, 16000 naturels avec le Pavillon Eugénie ou le Cheval avec le Haras. plaisanciers par an, etc) appelle une étude plus globale du territoire pour étudier les interactions entre les différentes composantes touristiques du territoire. L’ARC ayant, il y a peu, voté la compétence Ces thématiques doivent également être reliées à des phénomènes connexes, tels le tourisme tourisme, se donne ainsi les moyens d’agir à une échelle globale. Il importe de structurer l’offre d’affaires. touristique sur le territoire. Nous présentons donc, ici, une série de propositions pour aller dans ce sens. Le tourisme d’affaires a un fort potentiel sur l’ARC, du fait de la proximité de l’agglomération avec un grand aéroport national et international et de son positionnement idéal entre deux pôles urbains La première tâche consiste à définir plus clairement l’identité du territoire en faisant émerger les d’envergure européenne et mondiale. Le manque d’infrastructures d’accueil a pour l’instant porté principales thématiques qui la caractérisent ou qui seraient susceptibles de le faire. Cette organisation préjudice à ce secteur. Certains paramètres évoluent avec, notamment, l’apparition d’une offre thématique des composantes touristiques nous permettra également de dégager des structures hôtelière quatre étoiles dans le secteur de Royallieu, et aux discussions en cours sur l’implantation d’un d’encadrement spécialisées qui garantiront la qualité de l’offre et le respect du territoire. Dans la centre de Congrès Départemental. Le château pourrait également accueillir un Centre de Congrès plupart des cas, la mise en place de ces structures représente un investissement lourd, car les lieux dans le petit théâtre. Ce type tourisme ne constitue pas un thème en lui-même, mais il bénéficierait susceptibles de les accueillir n’ont pas reçu l’attention qu’ils méritaient ces dernières décennies. fortement d’un travail de lisibilité et de structuration de l’offre touristique du Compiègnois. Cette structuration permettra de dégager une cohérence d’ensemble qui facilitera l’intégration au Pays Compiègnois et l’obtention de financements extérieurs (programmes européens, initiatives nationales et régionales, département, etc). II. Modalités d’interprétation La vocation de l’ARC sera de soutenir ces structures si nécessaires et d’assurer une bonne communication Il est nécessaire d’ancrer les différentes thématiques dans le territoire. On cherchera pour cela à les entre elles. L’ARC ne pourra financer elle-même la restructuration de son patrimoine, mais elle a un matérialiser puis à fournir des moyens pour faire sens à partir de ces éléments. Pour cela, on combinera rôle fondamental à jouer dans le montage et la coordination entre ces différents projets. plusieurs supports: Un travail sur les transports en commun et les circulations douces est nécessaire sur l’agglomération • Matérialisation de trames thématiques dans le territoire : identification des éléments de pour faciliter l’utilisation des trames thématiques proposées. territoire et référencement géographique. (Voir IV.2 Identification des éléments patrimoniaux). Voir “La Ceinture Verte” p. XXX et “Transports en commun” p. XXX • Il sera par la suite important de relier ces trames thématiques et de permettre leur libre appropriation par le visiteur. On pourrait utiliser pour cela deux outils : le premier est la « pochette avec Sept thématiques générales ont été identifiées : des fiches », (Voir IV.3 Grilles de lecture) et le second serait un outil électronique interactif et amovible (Voir IV.4 Parcours personnalisés). Les thématiques existantes • Mise en place d’un (ou quelques) centres porteurs pour chaque thématique. Ces centres 1) Ville et territoire : une histoire riche et vivante fédéreraient les activités liés à la thématiques. Ils incluraient des spécialistes du domaine garantissant 2) Compiègne ville impériale le sérieux et l’exactitude des informations transmises. En agissant en tant que représentants de leur 3) Les deux guerres mondiales thématique, ils faciliteraient le travail de coordination et de mise en réseau de l’ARC. La mise en place 4) Espaces naturels : une nature préservée empreinte d’ histoire de ces centres nécessiterait dans la plupart des cas un investissement important. C’est cependant un point incoutournable vu l’état général du patrimoine sur l’agglomération. Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200872
  • III. Vue d’ensemble par thème. naturels (faune, flore, etc.). Le pavillon Eugénie mériterait d’être aménagé de concert avec les étangs Saint-Pierre. Ce site exceptionnel est aujourd’hui relativement délaissé.III. 1. Ville et territoire : une histoire riche et vivante Les interfaces sont en revanche à retravailler. De la ville, la forêt est en effet peu accessible, la seuleLe patrimoine historique de l’agglomération s’étend de l’époque des vestiges Gallo-romains autour ouverture se situant au niveau du parc du château. Le réaménagement de la RN131 (voir “La ceinturede Champlieu et Pierrefonds aux souvenirs de Jeanne d’Arc à Compiègne. Il est constitué de nombreux verte” p. XXX) contribuerait à résoudre ce problème. L’accessibilité de la forêt à partir de la ville etsites disséminés sur le territoire. L’exposition permanente, en cours d’élaboration au musée Vivenel, les interactions écologiques On misera sur l’usage d’outils électroniques portatifs (voir IV.4 “parcourspermettrait de faire le lien entre ces différents éléments de territoire. Elle sera renforcée par l’ouverture libres”), qui ne nécessitent pas d’infrastructures particulières et sont particulièrement évolutifs.sur la ville du Parc Songeons. Voir “Ecotourisme” p. XXX et “Gestion écologique des berges” p. XXXIII. 2. Compiègne ville impériale III. 5. Le cheval Le château de Compiègne était une des quatre villégiatures des Bonaparte. Le château fut ainsipendant longtemps au coeur des affaires internationales de la France, et beaucoup de décisions Compiègne est actuellement la capitale régionale du cheval sur le plan professionnel. Elle a tousstructurantes pour l’Europe y ont été prises. Il n’existe pour l’instant aucun musée dédié à Napoléon les atouts en main pour ouvrir ces compétences au grand public. Elle dispose d’une des plus bellesIII en France. collections de voitures d’attelage historiques d’Europe, et du savoir-faire associé avec la présence du Haras. Cette offre viendrait en complément de Chantilly et renforcerait l’identité régionale etLa restructuration de l’offre touristique du château de Compiègne est à l’étude. Le château est central départementale dans ce domaine. Le Haras ne pourrait cependant assumer seul l’animation d’undans l’identité de l’agglomération et pourrait fédérer tout une trame de lieux liés à l’histoire impériale tel réseau, et on pourrait envisager la création d’une structure de gestion rassemblant les différentsde l’agglomération. Le château serait alors un centre fédérateur de lieux connexes tels le haras ou le acteurs concernés (ARC, château, haras, ...). Le haras pourrait accueillir un opérateur de calèches aupavillon Eugénie. En mettant en avant le rôle de ces lieux dans l’histoire impériale de l’agglomération, sein de ses bâtiments, et éventuellement un service de police montée, ou un ramassage de déchets...on créerait, de plus, des liens vers les thématiques qu’ils représentent. Ces activités contribueraient à ancrer le cheval dans la ville, et à renforcer cette image de marque. Voir “Valorisation des loisirs et du tourisme équestre” p. XXXIII. 3. Les deux guerres mondiales III. 6. Sciences et industriesCompiègne a joué un rôle important au cours des deux guerres. L’offre touristique est pour l’instantmorcelée : le musée de l’armistice et le mémorial de l’internement et de la déportation sont gérés Le patrimoine industriel et scientifique dede manière totalement isolée. Le musée de l’armistice est très axé sur l’histoire militaire et la l‘agglomération est significatif. De plus, il contribuepremière guerre mondiale, alors qu’il peut potentiellement s’étendre bien au-delà. Le patrimoine de fortement à la dynamique actuelle du territoire.l’agglomération aurait tout à gagner à être mieux structuré, et à intégrer également les éléments de Le patrimoine est une trace du passé qui interagitterritoire liés à ces thématiques (mémorial de la gare, rappel sur le transit des déportés à travers la ville, avec le présent et il paraît donc difficile d’exclureetc). Les potentialités de développement sont majeures, puisque l’offre telle qu’elle est aujourd’hui les dynamiques contemporaines. En intégrantattire plus de cent cinquante mille visiteurs, les deux sites confondus. L’ARC a, sans doute, un rôle l’innovation et l’industrie à la trame patrimoniale dumajeur à jouer dans cette restructuration. territoire, on assume la transformation des usages et des fonctions et on replace donc l’activité humaine dans une perspective plus globale. On crée un lienIII. 4. Espaces naturels : une nature préservée empreinte d’histoire en donnant au présent une place dans l’histoire. Du fait de son activité industrielle particulière, l’usineLa forêt, qui est en cours de référencement « Espaces Boisés Classés », est très riche, à la fois d’un point Robbe mériterait par exemple d’être plus mise ende vue écologique et historique. L’enjeu est de favoriser la découverte de ces espaces en respectant valeur. Un panneau intégré au circuit en bord d’Oiseleur caractère sauvage et leur cachet historique. Il est important de ne pas transformer cette forêt pourrait expliquer son histoire et son activité. (voir IV.1en parc et de lui laisser son caractère naturel sauvage. On ne proposera donc pas ici de structuration Valorisation des rivières)interne de la forêt. Le pavillon Eugénie pourrait accueillir une exposition sur l’histoire et la vie de la Intégration du patrimoine industriel en bord d’Oiseforêt, et servir de base à la mise en place de visites centrées sur la découverte et le respect des milieux Sources : APD1 Mise en valeur du territoire 73
  • Symboles Ayant vocation à créer des liens entre innovation, enseignement supérieur et entreprises, l’UTC aurait sûrement un rôle à jouer dans cette démarche. La mise en place de la fête de la science est un début Elément patrimonial de réponse qui mériterait d’être étendu et pérennisé. Centre thématique Voir “Intégration des Zones Industrielles” p. XXX Office de Tourisme III. 7. Les rivières Le groupement de Communauté de Thématiques Communes Sources et Vallées est sur le point de recevoir un deuxième financement Ville et territoire Européen Leader + sur le thème de Ville impériale l’eau et devrait donc renforcer son offre touristique et culturelle sur ce thème. Pour Les deux Guerres bénéficier de cette approche, on pourrait Espaces naturels envisager une mise en valeur des activités N et des éléments historiques tout au long Sciences et industries O E de la rivière, dans l’esprit de ce qui est en cours sur l’Orne (voir IV. 1 “Valorisation des Cheval S rivières”). Ce parcours en bord de rivière Rivières 0 0,5 1 Km aborderait tous les thèmes propres au territoire. Cette approche transversale des thèmes vus précédemment donnerait IGN 25000 Eléments patrimoniaux du centre-ville des clés d’accès aux plaisanciers et touristes fluviaux. On signaliserait de la rivière ces éléments patrimoniaux, qui IV. Propositions seraient à chaque fois reliés à leurs circuits thématiques propres. IV. 1. Valorisation des rivières Réaménagé, le Port de Compiègne pourrait Ce parcours de valorisation des rivières s’appuierait sur des panneaux à la charte graphique uniformisée. accueillir une exposition permanente Ces panneaux mettraient en valeur les éléments de territoire ayant un rapport marqué avec l’Oise ou mettant en avant l’histoire des rivières de l’Aisne, que ce soit du fait de leur histoire, de leur usage ou de leurs caractéristiques naturelles. l’ARC et leurs relations avec le territoire. Réaménagé, le parking Vinci Guynemer On pourra prendre comme exemple le parcours de valorisation des berges de l’Orne, dont on pourrait également assumer cette peut voir trois panneaux ci-contre. Les différents usages de la rivière sont mis en avant à l’aide de fonction. panneaux. On fait ainsi le lien entre les différentes thématiques. Voir “Zoom coeur d’agglo” p. XXX et “Zoom Les panneaux utilisés dans notre cas seraient sensiblement différents (voir page précédente) pour Jaux” p. XXX mieux s’intégrer au paysage et pour rester cohérent avec la charte graphique en vigueur dans Voir “Equipements péniches” p. XXX, “Vie l’Agglomération. fluviale urbaine” p. XXX et “Transport fluvial” p. XXX Ce parcours s’intégrerait naturellement dans la signalétique des bords de berge (Voir “Partie faite par PA” p.XXX) Panneaux de valorisation de bords de l’Orne CPIE Vallée de l’Orne Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200874
  • Eléments patrimoniaux du territoireSymboles Elément patrimonial Centre thématique Office de TourismeThématiques Ville et territoire Ville impériale Les deux Guerres Espaces naturels Sciences et industries Cheval CARTE Rivières N O E S 0 1,25 2,5 Kilomètres Mise en valeur du territoire 75
  • IV. 2. Identification des éléments patrimoniaux La matérialisation des éléments de patrimoine dans l’agglomération serait compatible avec le type de bornes mis en place pour les monuments compiègnois. Lorsque les bornes sont déjà en place, on ajouterait juste une bande de couleur propre à la thématique et un plan de situation général faisant ressortir les éléments des différents thèmes situés à proximité. Ces bornes doivent être conçues pour permettre au visiteur qui les découvre par hasard d’accéder aux trames thématiques dans leur ensemble, et de lui donner envie d’aller plus loin. Ce réseau matérialisé dans l’agglomération est important car il permet à tous (habitants autant que visiteurs), de découvrir leur patrimoine au “fil de l’eau” , voire entre deux tâches quotidiennes. Cette trame ne serait pas mise en place en forêt, pour limiter les aménagements Exemple de borne dans cette zone protégée. Les cartes montrées en exemple Complété par APD1 servent à illustrer notre propos : elle ne répertorient pas les éléments patrimoniaux de manière exhaustive. IV. 3. Grilles de lecture Tous les éléments patrimoniaux recensés seraient rassemblés sur une même carte (voir ci-dessus et page suivante), puis le document les grouperait thème par thème pour une description individuelle Vue intérieure du livret sommaire. Il est à noter que les documents présentés ne cherchent pas à être exhaustif dans le Sources : APD1 recensement des éléments patrimoniaux. A l’aide du livret présenté ici, on propose au visiteur une grille de lecture du territoire. Il est libre ensuite de suivre les circuits existants ou d’en créer de nouveaux, en utilisant les cartes de situation générale pour faire les connexions qui l’intéressent. Les audioguides geo-référencés du PNR de la Montagne de Reims Les éléments de chaque thème sont référencés par des numéros et décrits sur des fiches jointes au “Ce système d’audioguide est développé par la société Hoppy. Il propose des commentaires MP3 dossier. déclenchés automatiquement devant le passage d’un site touristique grâce à l’intégration de données SIG du Parc naturel régional de la Montagne de Reims et le géo-positionnement par satellite. IV. 4 Parcours personnalisés Le projet a été lancé en Janvier 2001. L’objectif du PNR est d’inciter les touristes français et Constitué d’une console informatique transportable avec support visuel et/ou audio, il permettrait étrangers, principalement originaires de pays anglophones et néerlandophones comme la au visiteur de sélectionner les éléments de territoire qui l’intéressent et de se voir proposer Grande-Bretagne et les Pays-Bas, à augmenter la durée de leur séjour en leur donnant à voir la automatiquement des itinéraires adaptés au mode de transport utilisé grâce au référencement des richesse du patrimoine local. Enfin, si au niveau local, on constate que les ruraux - ne serait-ce voies et chemins d’accès dans une base de données. Ce matériel serait loué avec caution à l’Office que par nécessité - fréquentent des villes portes du Parc comme Reims, Epernay et Châlons-en- de Tourisme. Cette technique permettrait de plus de disposer d’un fond d’information évolutif, Champagne, les urbains en revanche se rendent peu souvent dans l’ “arrière-pays” rural. Dans le adaptable aux saisons et aux événements marquants du territoire. Les informations rassemblées cadre du développement d’un tourisme de proximité, le PNR souhaite donc également inciter les pourraient également être mises en ligne, renforçant la visibilité du territoire. Cette technique a le habitants du milieu urbain de Champagne-Ardenne à découvrir le territoire rural de la région. grand avantage de ne demander aucune installation sur le terrain. Elle a déjà été mise en place sur certains territoires, notamment sur le Parc Naturel Régional de Reims. Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200876
  • Chaque console, dont la taille équivaut à un gros téléphone portable, contient une centaine decommentaires audio sur le patrimoine touristique local, soit environ 120 minutes sonores. Laconsole s’accompagne d’une mini-enceinte, d’oreillettes et d’un transformateur. Il est égalementpossible de brancher ces consoles sur l’autoradio d’un véhicule.Une carte touristique de qualité, éditée pour le PNR, est également offerte à chaque client.Elle met en évidence les routes sur lesquelles l’automobiliste doit circuler pour déclencher lescommentaires contenus dans l’audioguide Il n’y a pas toutefois de circuit imposé puisque ledéclenchement des commentaires se fait grâce au repérage GPS et est totalement indépendantd’un ordre d’enregistrement. Cet affranchissement vis-à-vis d’un ordre de visite est une souplessequi n’existe pas avec les audioguides qui utilisent des cassettes ou des cédéroms. Le verso dela carte contient des informations générales sur le territoire de la Marne et le PNR mais ilpourrait dans l’avenir incorporer des publicités pour les commerces touristiques locaux (hôtels,restaurants, produits régionaux…). A noter également que tous les commentaires sont écoutablesen empruntant les routes principales du parc, c’est-à-dire sans avoir à circuler sur des portions dechemins de vignes ou autres voies non carrossables.Ce nouveau service s’adresse à deux clientèles touristiques : une clientèle nationale et internationale(anglophones et néerlandophones) et une clientèle locale issue pour partie du milieu urbain dudépartement de la Marne.Le financement total du projet (étude marketing, création des contenus, fabrication de 50 consoles,formation des personnels…) a atteint le budget de 88 420 € HT. Il faut toutefois préciser que lestatut de pionnier du PNR lui a permis d’obtenir de la société Hoppy une réduction importante.Selon la société Hoppy, la prestation développée pour le PNR de la Montagne de Reims seracommercialisée aux environs de 150 000 - 200 000 € HT.La répartition du financement du budget hors TVA a été la suivante : Conseil général de la Marne:40 % Conseil régional de Champagne-Ardenne : 20 % Etat : 20 % Parc naturel régional : 20 % Enoutre, le PNR a pris en charge le paiement de la TVA sur le budget global soit 17 531 €. Le montanttotal TTC du projet est donc de 105 951 € TTC.En l’état actuel du projet, les frais de fonctionnement sont faibles : achat par les offices de tourismed’une connexion internet pour accéder à l’extranet de gestion des locations (sous réserve d’unaccord conclu avec le PNR), frais d’impression de la carte géographique offerte avec la location del’audioguide…. La création de nouveaux contenus sous la responsabilité d’Hoppy est à l’initiativedu PNR et dépendra des attentes de la clientèle et du succès de ce service.”Site de l’Observatoire de Territoires Numériques, 2003 Mise en valeur du territoire 77
  • MISe en valeur par la lumiERE I. Les enjeux liés à l’éclairage public pas un bon rendu des couleurs et ne font ressortir que l’usage routier du pont. Pourtant, c’est aussi un lieu de repère et de traverse pour les piétons, situé entre la gare et l’entrée de la ville. Un jeu de L’éclairage fait partie intégrante de l’environnement urbain et constitue même un élément de support lumière adapté permettrait de le mettre en valeur. architectural. La lumière, il ne faut pas l’oublier, peut participer à l’image de marque d’une ville. La lumière occupe plusieurs rôles au sein de l’environnement public, tant au niveau fonctionnel qu’esthétique. Elle permet d’appréhender la ville durant la nuit, en sécurisant, balisant et guidant les usagers nocturnes. Elle valorise également la ville en donnant une ambiance aux espaces par le jeu des formes, des couleurs, des ombres... Les différents aspects de la lumière permettent de construire et d’enchaîner différentes ambiances soit en renforçant les spécificités des lieux traversés, soit en créant des ambiances agréables le long de cheminements piétonniers. La mise en lumière a une dimension sensible, et si elle est bien conçue, révèle à notre regard des éléments du paysage urbain qui pourraient passer inaperçus. Elle peut rendre perceptibles l’échelle et la géométrie des différentes composantes urbaines et influencer la représentation de l’espace en estompant ou en révélant certaines caractéristiques du paysage. C’est ce qui donne une identité à la ville, en lui offrant un visage nocturne. L’éclairage entretient la relation entre l’Homme et la ville, rythme la vie nocturne et participe ainsi à l’amélioration du cadre Sources : APD1 Sources : APD1 de vie. Outre sa fonction principale, l’éclairage urbain participe à décorer et animer la ville, le jour comme la nuit. Le choix du mobilier lumineux revêt ainsi une importance puisque le support contribue au De même, en continuant un peu sur les berges vers le Sud, on constate une inégalité de l’éclairage. paysage urbain diurne. Jusqu’aux bâtiments de l’UTC, il est assuré par des lampadaires-boules qui sont souvent critiqués On peut ajouter à cela les enjeux économiques et environnementaux, non négligeables. Dans une pour les pertes d’énergies et les pollutions lumineuses engendrées (seulement 40% de l’éclairage est optique de développement durable, les choix portant sur l’équipement lumineux à l’échelle d’une « utile»). Par la suite, l’éclairage des berges est inexistant et la lumière ne provient plus que de la route. communauté d’agglomérations peuvent avoir des effets bénéfiques à long terme sur les dépenses L’écluse ne bénéficie actuellement d’aucun éclairage. énergétiques. Cette réflexion est d’actualité dans un grand nombre de communes en France. II. Les constats dans l’ARC Ce paragraphe n’a en aucun cas la prétention d’analyser tous les dysfonctionnements présents dans l’ARC mais de montrer l’intérêt majeur de penser la lumière comme un ensemble. En effet, divers constats peuvent être réalisés à l’échelle de l’ARC, notamment sur la faible cohérence du mobilier lumineux qui peut s’expliquer par l’indépendance de chaque commune de l’ARC au niveau de la problématique lumineuse. II.1. Vision partielle sur Compiègne Sources : APD1 Sources : APD1 Au niveau de Compiègne plus précisément, on constate que des éléments de mobilier urbain sont disposés sans offrir une continuité qui pourrait participer à l’identité de la ville. On peut ainsi s’interroger sur la pertinence du choix du mobilier urbain. Le pont Solférino, qui participe à l’image de la ville, historiquement et géographiquement, ne bénéficie pas d’un éclairage adapté : quatre grands lampadaires d’une douzaine de mètres projettent une lumière très vive et orangée. Ces lampadaires sont équipés de lampes à sodium qui ne permettent Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200878
  • Le centre de Compiègne se distingue par une uniformité architecturale assez forte. La nuit, la perception Actuellement, Compiègne ne possède pas réellement d’un éclairage qui serait « pensé » en termespeut être biaisée par la lumière. Notamment, on ne constate aucune uniformité de l’éclairage des de confort et de rentabilité. Ces constats restent très localisés mais témoignent des bénéfices quefaçades commerciales. pourraient apporter une étude sur la question lumineuse. III. Pertinence d’une étude sur le territoire Il est évident qu’une réflexion axée sur la thématique de l’éclairage pourrait aboutir à des aménagements pensés, qui à moindre coût participeraient à une logique de valorisation du territoire. Elle participerait à renforcer l’identité et l’image de marque de la ville de Compiègne, par une valorisation de ses éléments forts. Elle forgerait, de même, une façade nocturne à la ville. A l’échelle de la communauté d’agglomérations, ces enjeux s’ajoutent en plus à la question de la Sources : APD1 Sources : APD1 pollution lumineuse. Les rivières traversant l’ARC constituent un élément fort de son paysage, commun à un bon nombre de communes, et leurs berges pourraient être le point de départ de cette réflexion.Pour les grandes places du centre, on constate une hétérogénéité du mobilier : candélabres, lampadaires, En effet, les futurs aménagements liés à la construction du Canal Seine Nord Europe pourraient êtreprojecteurs… Mais aussi une disparité des ambiances et des températures de couleurs utilisées. Ces l’opportunité de prendre en compte les enjeux lumière.inégalités participent à une destructuration urbaine nocturne, avec du mobilier peu adapté au lieu ouau contexte urbain et qui peut provoquer des nuisances vis-à-vis de l’usager (éblouissement, etc). En intégrant cette problématique dans la réflexion globale des nombreux projets à venir, on pourrait arriver à une mise en cohérence de l’aménagement lumineux parmi les communes traversées par les rivières. Aujourd’hui, l’équipement dans l’ARC est très dispersé et ne dépend que des décisions de chaque municipalité. Nous avons cherché à nous renseigner sur les coûts d’une telle étude auprès de Frédéric Mourre, concepteur lumière chez Citélum. Les données ci-dessous concernent une étude hypothétique le long des berges de l’ARC. Le périmètre est ainsi défini pour une première réflexion de mise en cohérence et de valorisation. Les projets pourront par la suite s’étendre plus à l’intérieur du territoire. Déroulement de l’étude : Sources : APD1 Sources : APD1 Proposition d’un Avant Projet Dossier incluant : • Analyse, • Repérage, • Esquisse, • Budget travaux estimatif (à 20% près), • Essais réduits sur site Coûts approximatifs : aux alentours de 15 000 Euros HT Sources : APD1 Mise en valeur du territoire 79
  • III. Le plan lumière de Rouen On peut aussi citer l’exemple de Lille qui a réduit de 35% ses dépenses énergétiques en 2 ans à peine. Nombreuses sont les villes qui mettent aujourd’hui en œuvre des plans lumière dont l’intérêt est multiple : améliorer l’environnement, le confort d’usage et la sécurité, tout en diminuant les dépenses énergétiques. Dans notre cas, on s’intéressera plus particulièrement à l’exemple de Rouen, qui a pris en compte la valorisation de son fleuve dans l’élaboration de son plan lumière. III.1. Qu’est ce qu’un plan lumière ? En bref, il s’agit d’un plan d’organisation et de mise en place de l’éclairage, par exemple à l’échelle d’une communauté d’agglomérations, visant à en améliorer son efficacité en reprenant tous les enjeux et caractéristiques qui ont été développés dans la première partie. Sa finalité sera généralement la mise en place d’un système global et cohérent d’éclairage, avec des investissements planifiés dans l’espace et dans le temps. Le plan lumière peut s’intégrer au schéma directeur et l’investissement dans le mobilier lumineux urbain font partie des dépenses de la ville pour les 20 à 30 ans. Un exemple de simulation infographique pour Rouen mettant en valeur la silhouette nocturne de la ville. Source : © S. Bigot III.2.Des aspects intéressants du plan lumière de Rouen • Homogénéiser le matériel d’éclairage par secteur urbain, afin d’assurer une cohérence à l’installation, sur l’ensemble de l’agglomération. • Promouvoir l’identité nocturne de la ville, notamment par la valorisation de l’un de ses atouts paysagers : la Seine. Le Schéma Directeur d’Aménagement Lumière de Rouen a été confié à la société NEOLIGHT et est aujourd’hui achevé. Le document est daté de février 2006 et sera mis en œuvre pour 100 millions d’euros sur 20 ans. Le schéma directeur a été réalisé en 3 phases : • une phase diagnostic : étude concernant l’éclairage urbain. • une phase concept : définir les orientations de l’éclairage public en s’appuyant sur les données du diagnostic. • une phase projets : planifier les aménagements et les adapter en fonction des contraintes budgétaires. (http://www.grand-rouen.com/projets/lumineux-plan-lumiere-a-rouen/864/) Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200880
  • Mise en valeur du territoire 81
  • integration des zones industrielles L’industrie est un acteur particulier et indispensable dans le système complexe que représente la ville. Souvent source de nuisances importantes et autrefois située en périphérie, elle a aujourd’hui été rattrapée par l’urbanisation, exposant ainsi ses contraintes à son voisinage. Cette nouvelle mixité doit donc être réfléchie, pensée, afin d’intégrer les espaces industriels au mieux et de faciliter une cohabitation pas forcément évidente. Nous avons ainsi choisi de concentrer notre étude sur la zone industrielle de l’usine Robbe, en Chemin longeant l’usine Robbe - Sources : APD1 identifiant les problématiques les plus gênantes et en proposant des pistes de solutions adaptées. Une étude similaire pourrait être effectuée sur les autres zones industrielles présentes dans l’ARC, en La possibilité de faire un diagnostic (en partie financé par l’ADEME de par le statut prioritaire cité tenant compte des problèmatiques spécifiques de chaque site. précédemment) doit être prise en compte, par l’intermédiaire de sociétés telles que Veritas et Apave. Cette dernière a été dans l’impossibilité de fournir une fourchette de prix d’une telle étude, tant elle est dépendante de considérations techniques que nous n’avons pu obtenir. Cependant, la société Le haut fourneau U4 à Uckange (Moselle, France) Apave assure la faisabilité de cette étude. Suite à une commande de l’Etat associé à de Enfin, il semblerait que des efforts sur la pollution olfactive aient été négociés, condition sine qua nombreux partenaires, Claude Lévêque a réalisé non à son extension future. la mise en lumière pérenne du haut fourneau U4 situé à Uckange (Lorraine). Participer pour s’approprier Celui-ci, devenu véritable oeuvre du patrimoine minier, est aujourd’hui un symbole de l’histoire de Comme tout espace industriel, la zone industrielle de Robbe la région. apparaît comme refermée sur elle-même, ce qui renforce son image négative. Aménagé pour le public, avec par exemple la U4 de nuit, Agglomération du Val de Fensh présence de jumelles permettant de préciser Pourtant, de par sa structure, elle représente un potentiel fort de certains éléments particuliers de la structure, il est Mur peint mais défaichi - patrimoine industriel, et pourrait ainsi faire l’objet d’un partenariat source de nombreuses visites (dont nocturnes). Sources : APD1 avec les écoles et associations locales, en organisant des visites des parties de son site où les conditions de sécurité le permettraient. Le U4 est intéressant par son aspect, relativement proche de l’usine Robbe, et offre une idée de ce qui se fait en matière de mise en valeur industrielle. Il n’est cependant plus en service. De même, il semble que les murs extérieurs d’une partie de l’usine Robbe sont colorés et dessinés de motifs d’enfants, certes jolis, mais subissant les effets du temps. En outre, une autre partie de ces murs a été la cible de nombreux tags dénaturant les efforts Réduire la pollution olfactive consentis sur la zone précédente. Ce mur est signalé par un cadre rose sur la photo aérienne ci-contre. Ce n’est un secret pour personne, l’usine Robbe émet une pollution olfactive très désagréable, pouvant s’étendre jusqu’au centre ville compiégnois. Celle-ci s’avère de façon certaine très négative pour l’image de l’usine, et de la ville elle-même. S’approcher pour mieux visualiser Cette usine, de par son activité, la fabrication d’huiles végétales, rejette énormément de COV (Corps Organiques Volatiles). En effet, avec 252 Tonnes de COV émises en 2005, elle dépasse le seuil de 100 Désenclaver la zone industrielle de Robbe permettrait Tonnes/ans, la qualifiant ainsi d’établissement prioritaire national. En 2007, dans la région centre, la aux gens de s’approcher plus facilement de l’usine, donc DRIRE a fait pression sur ses industries afin que “les établissements concernés aient étudié toutes de mieux la percevoir et ainsi de l’intégrer au paysage en Chemin longeant l’usine Robbe - les solutions de substitution “. Dans le cas d’incompatibilités techniques ou économiques, une cassant l’image de « zone de non accessibilité totale ». Sources : APD1 justification a été attendue. Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200882
  • Vue aérienne de l’usine Robbe Chemin à réaménager Emplacement des tuyaux Mur peint et partie taggée Pour cela, il est intéressant de profiter du chemin encadrant la zone industrielle. Celui-ci, longeant à la Ces pistes permettraient d’influer à différentes échelles, toujours dans une optique d’amélioration fois l’Oise et l’usine, pourrait se révéler très intéressant moyennant quelques aménagements. de l’image et du confort urbain. Au niveau local, améliorer l’accès et la compréhension d’un lieu permet de diminuer la gène à fortiori. Plus large, la réduction de l’odeur apparaît comme un élément Si toute la première partie du chemin est goudronnée, et offre un panorama non déplaisant, la indispensable dans le développement d’une politique globale cohérente en matière de valorisation présence de l’Oise ne se fait pas ressentir sur toute la partie, masquée par une végétation parfois du territoire. excessivement dense. La deuxième partie, à l’inverse, nécessite d’avantage d’aménagements. Le chemin goudronné laisse place à un chemin de terre se dégradant jusqu’à devenir complètement impraticable. De plus, le chemin s’avère être parfois peu rassurant pour un utilisateur piéton ou cycliste avec notamment la présence de tuyaux émergeant d’un grillage signalé “Installation à risque”. Tuyaux le long de l’usine Robbe - Sources : APD1Chemin longeant l’usine Robbe - Sources : APD1 Mise en valeur du territoire 83
  • mise en valeur paysagère L’Agglomération de la Région de Compiègne présente une diversité de points de vue. On y trouve mais offre des perspectives très agréables. des paysages fluviaux le long de l’Oise et de l’Aisne, ainsi que des forêts et monts parcourant l’ARC et • Dans Compiègne, les paysages sont d’un tout autre type. Les bords de l’Oise offrent aux offrant des panoramas de grande qualité. Cependant ceux-ci sont souvent mal valorisés, alors qu’ils piétons une vue sur le patrimoine compiégnois et l’architecture de la ville. pourraient être un atout touristique non négligeable. Les paysages sont en train d’être dénaturés par l’urbanisation et la végétation. La mise en valeur paysagère a donc pour objectif et enjeux de • Au sud de Compiègne on retrouve un paysage rural plus naturel composé de petites maintenir la lecture du grand paysage depuis l’Oise par une gestion de la couverture végétale et de maisonnettes champêtres et de végétation. Les abords du port de plaisance de Jaux représentent mise en valeur des points de vue emblématiques de la Communauté d’Agglomération. aussi un véritable atout, mais nécessiteraient plus d’entretien. En plus de ces points de vue en bordure de l’Oise, d’autres I. Localisation des points de vue remarquables dans l’ARC situés dans l’ARC présentent un intérêt important. Ces derniers sont principalement tournés vers Compiègne et ont été choisis pour leur altitude offrant une vue Nous avions déjà, lors de notre partie analyse, repéré des points de vue dans l’ARC le long de l’Oise imprenable sur l’ARC. et de l’Aisne. Nous les avons donc repris en y rajoutant quelques autres remarquables situés dans l’agglomération. Du haut du Mont Ganelon il est ainsi possible d’avoir Ces nouveaux points de vue se trouvent en hauteur et offrent un panorama exceptionnel. une vue imprenable sur l’ARC. On peut y voir l’Oise et les Ceux-ci sont localisés et cartographiés sur la carte ci-jointe où chaque point de vue est défini par un principaux bâtiments de l’agglomération. Cependant il point fixe et un angle de vue. est difficile d’accès et la végétation bloque fréquemment Vue panoramique du haut du Mont Ganelon - la visibilité. Sources : APD1 II. Mise en évidence des différents points de vue et intérêt de leur valorisation Les différents points de vue ont été “sélectionnés” à différentes échelles : une première offrant des Les coteaux de Margny-lès-Compiègne offrent un paysages qui surplombent le Compiégnois à partir de lieux en altitude et une seconde échelle plus magnifique panorama urbain de Compiègne. Cependant proche de la rivière qui ouvre une vue sur le fleuve. Nous avons essayé de réaliser un zoom vers l’Oise l’urbanisation empêche de voir l’Oise. De plus ces points à travers ces points de vue. de vue sont facilement accessibles car situés dans Margny et reliés directement à la route. Panorama de Compiègne des coteaux de Margny Sources : APD1 Le Francport vu de l’Oise - Sources : APD1 La valorisation des différents points de vue permettrait de sauvegarder les paysages typiques des bords de l’Oise et du compiégnois. Ceux-ci sont un atout considérable pour le tourisme dans l’ARC et permettraient aussi de mettre en évidence la diversité des paysages de la région. La présentation des paysages du bord de l’Oise, déjà réalisée lors de l’analyse, nous décrit la façon dont notre choix s’est effectué : Ces panoramas pourraient représenter des haltes pour chemins de randonnée, les rendant ainsi plus • Longueuil-Annel et son île présentent un cadre de vue agréable. Cependant, le bruit de la attrayants. circulation perturbe le qualitatif de cette vue. Une valorisation de ce premier point de vue semble donc nécessaire. • Les berges du long de l’Aisne, notamment aux alentours de Choisy-au-Bac, disposent d’un cadre visuel préservé et d’un paysage naturel verdoyant. La végétation bloque le champ de vision Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200884
  • Localisation des principaux point de vue de l’ARC Mise en valeur du territoire 85
  • III. Les moyens pour valoriser les points de vue • Préserver ces points de vue de la pollution sonore qui vient perturber la tranquillité des lieux. La mise en valeur des paysages passe par des interventions ponctuelles destinées à préserver les éléments paysagés des points stratégiques du territoire. Les points de vue ne seront donc pas à négliger, notamment dans l’optique d’un écotourisme. Les points de vue sont en effet un atout intéressant pour mettre en valeur les paysages de l’ARC. Ils La valorisation des points de vue est liée à l’accessibilité des berges. Pour les panoramas remarquables pourraient même être intégrés aux plaquettes touristiques en tant que zones d’attrait. localisés, il pourrait être intéressant de les utiliser afin d’ajouter du crédit aux propositions d’aménagement : IV. Benchmarking • Faciliter l’accès aux points de vue La communauté d’agglomération de Montluçon a mis en place une charte paysagère trés complète • Création de haltes pour les plaisanciers afin de valoriser les points de vue. Voici quelques exemples de realisations maîtrisées qu’il serait • Aménagements pour les promeneurs aussi possible d’adapter dans l’ARC. • Insérer les paysages remarquables aux parcours touristiques (écotourisme...) • Relier les activités aux points de vue (randonnées, activités équestres…) • Une action de sensibilisation à la diversité paysagère de l’ARC La végétation gêne la visibilité de l’observateur, alors que, bien maitrisée, celle-ci pourrait créer un cadre qui valoriserait le point de vue Sources : APD1 Intégration paysagère bien maîtrisé de la communauté d’agglomération Monluçonnaise • Des aménagements permettant de s’orienter, Sources : APD1 de s’informer sur les panoramas • Maîtriser la végétation pour qu’elle n’obstrue pas le paysage Les aménagements qui ont été faits sont «dans l’esprit des lieux» : il n’est pas nécessaire • Réguler l’urbanisation pour qu’elle ne d’envisager des réalisations sophistiquées dans ce genre d’espace. En effet, les espaces en herbes, dénature pas le paysage maçonneries… s’adaptent bien au contexte rural du bourg. • Instaurer une réglementation concernant les points de vue, au niveau du PLU par exemple L’urbanisation qui bloque l’angle de vue Sources : APD1 Des cheminements piétons ont été crées, ponctués de bancs, de poubelles et même de jeux pour enfants en bois. Ceci en fait un site attractif pour toute la • Informer les touristes que les points de vue famille. Une table d’orientation permet de découvrir doivent être respectés, principalement au niveau de et de comprendre le vaste panorama qui s’offre aux l’environnement (pollution) à l’aide d’une signalisation visiteurs. adéquate. Un arboretum, mêlant essences locales et exotiques • Création de haltes pour les plaisanciers : la présence agrémente le lieu qui est accessible via un parking. d’un point de vue peut être un critère pour le choix d’un La présence de la table d’orientation permet de endroit à aménager. découvrir les paysages perçus. Notez la réalisation • Insérer les points de vue aux parcours touristiques : intéressante en pierres du pays. Un chemin de terre qui permet d’accéder à un de la même manière, un point de vue peut être une halte Sources : APD1 point de vue à Margny-Lés-Compiègne Sources : APD1 intéressante pour les parcours touristiques. Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200886
  • L’ensemble du site est aménagé, c’est un véritable«parc de détente» avec cheminements piétons etmobilier (bancs, jeux…) Les arbres locaux et lesplantations d’ornement se mêlent et donnent debelles ambiances : un lieu très agréable pour labalade de proximité en famille. Un exemple d’aménagement léger valorisant un point de vueV. ConclusionLa mise en valeurs paysagère est donc peu coûteuse et se traduit principalement par desamènagements légers et une meilleure maîtrise de la végétation. Celle-ci pourrait s’intégrer auxparcours touristiques et permettre de créer des haltes, des zones de pique-nique pour les touristes.Ces zones, havres de tranquilité, offriraient aux visiteurs des panoramas et paysages sublimes,typiques du Compiègnois.La valorisation paysagère de l’ARC est donc une chose simple a mettre en oeuvre et pertinente dansle cadre d’un valorisation générale du tourisme. Mise en valeur du territoire 87
  • VALORISATION DES LOISIRS ET DU TOURISME EQUESTRE La ville de Compiègne possède un lien très COFFRET SEJOUR CULTUREL WONDERBOX étroit avec la pratique équestre. Depuis les fils de Clovis jusqu’à Napoléon III, presque tous Ce coffret Séjour Culturel offre un choix de 60 destinations. nos souverains ont séjourné à Compiègne. Il s’agit d’un coffret proposant un séjour authentique d’une Or, la tradition royale veut que le dirigeant nuit pour deux personnes avec petit-déjeuner et une visite du pays se divertisse et se déplace à cheval. culturelle. Ainsi, cette formule constitue une invitation à la Cet animal est donc devenu un signe de découverte du patrimoine français. Chacune des destinations richesse et d’excellence. A Compiègne, ce allie la découverte des traditions, de l’histoire, d’une culture symbole a su être préservé à travers son originale et unique au plaisir d’une séduisante escapade à patrimoine historique. Le principal lieu de deux. mémoire est constitué par les grandes écuries du Roi. Anciennement directement reliées au Ce type de coffret s’achète dans les magasins de grande Sources : APD1 château, ces écuries accueillent depuis 1875 distribution ou sur internet ce qui offre une grande le haras national de Compiègne qui gère les liberté. Par ailleurs, la durée de validité est relativement activités de reproduction des étalons, dans les régions du Nord et de la Picardie. Ce lieu revêt une longue (jusqu’à deux ans). Il s’agit donc d’une formule importance considérable dans le patrimoine architectural mais a actuellement perdu son lien avec touristique modulable dans l’espace et le temps, le château. Le deuxième lieu central en termes de patrimoine équestre est l’hippodrome du Putois, procurant à l’utilisateur la satisfaction de choisir son inauguré en 1888 et placé à proximité du château. Cependant, cette richesse patrimoniale n’est pas Coffret Séjour Culturel Wonderbox Sources : www.wonderbox.fr séjour tout en limitant les démarches de préparation. assez exploitée. La pratique équestre devrait devenir un thème touristique dans l’ARC. I. Développement de l’offre touristique liée au patrimoine équestre Il serait intéressant de développer ce type de formule touristique ou bien un principe similaire sur le territoire de l’ARC. Plusieurs propositions pourraient être développées autour du tourisme équestre Compiègne et ses alentours présentent un fort potentiel en termes de tourisme. Il est en effet possible pour des durées allant de la demi-journée au week-end. Une formule de découverte du patrimoine de visiter le haras de Compiègne pour ses activités d’élevage et de préservation de la race équine. historique équestre à la journée permettrait d’associer les visites du château de Compiègne, du Ce lieu devrait bientôt accueillir également le musée de la voiture hippomobile et une liaison en haras national et du musée de la voiture hippomobile, en proposant une liaison en calèche entre les calèche permettra de recréer le lien entre le château et le haras. L’hippodrome du Putois constitue différents sites. Le service de calèches pourrait être basé au haras, et serait géré par un prestataire également un haut lieu de la compétition équestre accueillant des représentations pendant une extérieur. L’ajout à cela d’une journée de détente à l’hippodrome permettrait de constituer une offre partie de l’année. Tous ces lieux sont cependant peu visités et il serait important d’en effectuer la de séjour sur un week-end. D’autres formules pourraient quant à elles insister sur la pratique du sport promotion en proposant des formules adaptées aux besoins des touristes actuels. équestre en proposant des balades équestres à thème. A l’heure actuelle, nous sommes de plus en plus stressés, d’où notre besoin grandissant de Ces offres constitueraient un moyen efficace de promotion du tourisme lié à la pratique équestre. décompresser, de nous détendre de manière régulière mais pour de courtes durées. En effet les Elles devraient également être complétées par un développement de la communication au sein de moeurs évoluent : il y a quelques années la tendance était de ne partir qu’une seule fois par an l’ARC et au niveau national. en vacances pendant 4 à 6 semaines; aujourd’hui, nous préférons nous accorder plusieurs petites coupures dans l’année, multipliant ainsi les destinations et les activités. II. Emergence d’une nouvelle forme de tourisme : le tourisme équestre Par ailleurs, nous devenons de plus en plus pressés tout en augmentant notre niveau d’exigence. Ainsi, pour attirer les touristes, les gens de passage ou même les riverains, il faut leur simplifier la La Fédération Française d’Equitation distingue trois branches d’activités liées à la pratique des sports vie en leur offrant des formules de séjours “tout compris”. Ce type d’offres touristiques est en plein équestres : la licence poney, la licence chevaux et la licence fléchée tourisme équestre. Dans l’Oise, on essort. Elles proposent des activités sportives, de loisirs ou de découverte du patrimoine. dénombre actuellement quelques 11 000 licenciés et 5000 chevaux, dont environ 2000 répartis dans les 70 centres équestres du département. Notons par ailleurs que seule la moitié de ces structures développe une offre orientée vers le tourisme équestre. Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200888
  • Au sein de l’Agglomération de la Région de Compiègne il existe un nombre relativement important Ferme equestred’infrastructures liées à la pratique des sports équestres. Ces lieux sont l’hippodrome du Putois,destiné aux courses hippiques ainsi que trois centres destinés à l’exercice régulier de l’équitation : Les fermes équestres paraissent particulièrement adaptées à nos besoins au sein de l’ARC. Nousle cercle hippique de Compiègne, le manège des Bruyères à Lacroix-Saint-Ouen et le Poney Club de pouvons étudier plus particulièrement un cas intéressant, localisé près de Dreux, à Montigny-sur-la Joyette. Le territoire est donc bien desservi en termes de structures équestres. Cependant aucune Avre. Il s’agit d’une structure équestre fédérant tous les éléments nécessaires à la bonne pratiqueoffre n’est développée pour le débutant ne souhaitant faire des balades que de manière occasionnelle du tourisme équestre. On y propose notamment des promenades à l’heure ou à la journée, desou bien pour le touriste de passage souhaitant découvrir la région. randonnées sur un week-end, ainsi qu’une initiation au TREC (techniques de randonnée équestre de compétition) sous la forme de cours réguliers ou de stages sur un week-end. Par ailleurs, laCe constat est également valable à l’échelle du département, ce qui a conduit le Conseil Général, avec ferme possède des chambres d’hôtes et des gîtes permettant aux cavaliers de faire une halte lorsl’aide du Comité Départemental de Tourisme Equestre, à proposer des axes de développement de ce d’une randonnée équestre de longue durée. Des box ou des prés sont alors réservés à l’accueil detype de tourisme. La démarche se décompose en trois étapes bien distinctes : leur monture et du personnel qualifié se charge de leur bien-être. • la mise en place d’un réseau présentant un large panel de randonnées sur la base depromenades d’une heure, une journée, un week-end ou plus ; • la création de structures d’accueil à la fois pour les hommes et les cavaliers, en gîtes, chambres Il semblerait opportun de construire des lieux proposant à la fois l’hébergement des touristes avecd’hôtes ou hôtellerie de luxe ; leur monture, et l’organisation de randonnées équestres car cela permettrait d’optimiser les besoins • l’élaboration d’une démarche en termes de communication afin de promouvoir cette en termes d’espace et de personnel qualifié. Par ailleurs cela favoriserait la lisibilité du tourismenouvelle offre touristique. équestre au sein de l’ARC.A l’heure actuelle, l’application de cette démarche est en projet sur trois secteurs du département : Afin d’être représentatives du patrimoine architectural de la région, ces fermes équestres pourraient • au sein du Parc Naturel Régional Oise Pays de France ; être aménagées dans d’anciennes fermes dont le charme constituerait un argument de poids pour • au coeur de la Picardie verte, à l’ouest de Beauvais ; l’attractivité du site. • à l’ouest du Noyonnais. Concernant la localisation de ces structures, nous proposons trois implantations. L’une d’entre ellesAucune opération n’est encore prévue sur le territoire de l’ARC mais la demande est bien existante. serait à l’extérieur de l’ARC (Pierrefonds) car cette ville constitue un pôle touristique important dePar ailleurs, ce territoire présente un potentiel considérable. En effet, le sol compiégnois, notamment renommée nationale qui mérite d’être relié de manière efficace à l’ARC. Parmi les deux fermesen forêt, est un des plus qualitatifs au niveau national pour les équidés. De plus, on recense de implantées au sein de l’agglomération, nous proposons une implantation à Lacroix-Saint-Ouen et unenombreuses anciennes fermes d’élevage pouvant être reconverties en structures d’hébergement à Choisy-au-Bac. Ces 3 localisations formeraient donc un triangle quasi équilatéral qui permettrait deéquestre. Ainsi, il serait intéressant de développer une offre de tourisme équestre cohérente et couvrir globalement tout le territoire et de quadriller la forêt, proposant ainsi une offre complète enstructurée au sein de l’ARC, en se basant sur la démarche adoptée sur les trois secteurs actuellement termes de tourisme équestre.en projet. La ferme équestre de Choisy-au-Bac serait située à proximité de la future base de loisirs et duL’idée serait donc de cartographier les itinéraires de randonnées équestre du territoire (ceci sera futur camping, s’insérant alors dans un complexe à vocation touristique sportive et de loisirs.évoqué dans la partie suivante). Ces chemins de ballade permettront de relier l’Oise, l’Aisne et la forêt Elle représenterait également un point de départ pour des balades équestres le long de l’Aisne.de Compiègne tout en desservant trois communes importantes de l’ARC: Compiègne, Choisy-au-Bac Ce site présente l’avantage d’être relativement proche de Compiègne, ville la plus dense deet Lacroix-Saint-Ouen, ainsi que Pierrefonds, extérieure au territoire mais présentant un fort intérêt l’agglomération;touristique. La ferme équestre de Lacroix-Saint-Ouen serait implantée à proximité de l’actuel manège desLe deuxième objectif de ce projet est de munir le territoire de structures adaptées à ce type de Bruyères afin de compléter son offre d’activités, et non pas dans le but de lui faire de l’ombre. Cestourisme. Il s’agit entre autres, de centres équestres spécialisés dans le tourisme équestre, de fermes deux centres pourraient travailler conjointement afin de fournir une offre complète en termes deou gîtes pouvant accueillir cavaliers et chevaux. Les quelques idées de Benchmarking suivantes pratique équestre d’un point de vue sportif et touristique.permettent d’enrichir ces propositions. La carte ci-après permet de visualiser ces implantations et de comprendre leur positionnement par rapport au territoire. Mise en valeur du territoire 89
  • III. La pratique équestre, vecteur de découverte du patrimoine naturel Les fermes équestres proposées précédemment vont permettre de développer de façon efficace p r o j e t s le tourisme équestre au sein de l’ARC. En effet, ces centres constitueront les points de départ des d’implantation différents parcours équestres. La carte ci-après détaille ces itinéraires. de fermes équestres Afin de proposer un réseau cohérent de chemins de randonnée équestre, nous proposons de développer des itinéraires périphériques à la forêt de Compiègne, ainsi que des axes transversaux reliant Compiègne à Pierrefonds. localisation des structures Deux types de parcours équestre seront proposés : existantes liées • Des itinéraires de randonnée d’une dizaine de kilomètres destinés aux débutants ou aux à la pratique initiés souhaitant effectuer une randonnée de courte durée; équestre • Un itinéraire de randonnée d’environ cinquante kilomètres destiné aux touristes désireux de parcourir tout le territoire de l’ARC pendant un week-end. Bien entendu ces orientations ne sont que des esquisses permettant d’exprimer les besoins en termes de localisation des voies adaptées à la promenade équestre. Afin d’assurer une cohérence entre ces trois fermes équestres et d’améliorer la lisibilité du territoire, L’itinéraire représenté en violet constitue un parcours d’une cinquantaine de kilomètres formant un il serait intéressant qu’elles soient labellisées “Centre de Tourisme Equestre”, label qui commence à triangle quasi équilatéral, divisant alors la balade en trois journées de randonnée. Ce parcours serait être adopté depuis cette année par une centaine de centres équestres. parsemé de haltes où le promeneur pourrait se reposer et découvrir le patrimoine local. En effet, la zone parcourue présente de nombreuses richesses d’un point de vue faunistique, floristique et patrimonial. Les haltes auraient donc une vocation pédagogique (par exemple la sensibilisation aux Label centre de tourisme équestre différents types d’agriculture dans le sud de l’ARC) et/ou culturel (par exemple la visite des châteaux de Compiègne ou Pierrefonds, de la Clairière de l’Armistice). En fin de journée, le randonneur rejoindrait Le label Centre de Tourisme Equestre est un engagement de qualité visant à identifier les une des trois fermes équestres pour se reposer et découvrirait alors des traditions culinaires et une établissements spécialisés dans l’organisation de l’activité de Tourisme Equestre. Il marque à la architecture typique. Ce parcours sur trois jours permettrait à la fois de longer les rivières et de parcourir fois la volonté des centres de s’engager vis-à-vis de leur clientèle et la reconnaissance de la qualité une grande partie de la forêt compiégnoise. Le promeneur aurait donc une vision d’ensemble du de leurs structures et de leurs prestations. territoire et découvrirait alors un large panel des richesses de l’ARC. Les centres labéllisés s’engagent à respecter une D’autres itinéraires, plus localisés, proposeraient une journée ou une demi journée de balade adaptée charte de qualité garantissant : au niveau de chacun. Ces parcours seraient principalement axés sur la découverte d’une richesse • un accueil organisé et attentif ; particulière du territoire. Nous en proposons deux, dans un premier temps. • des structures d’activités adaptées ; • des chevaux et poneys bien traités ; Le premier serait localisé dans le nord de l’ARC, avec un point de départ à la future ferme équestre de • une prise en compte professionnelle de la Choisy-au-Bac. L’itinéraire commencerait par une balade le long de l’Aisne où le promeneur pourrait sécurité du client ; profiter des aménagements liés à la découverte de l’écotourisme. Puis, la promenade se poursuivrait • un projet d’équitation de pleine nature par une immersion dans la forêt de Compiègne en contournant les Beaux-Monts. Cet itinéraire personnalisé ; proposerait des haltes au niveau du Francport, de la Clairière de l’Armistice, des maisons forestières • un encadrement qualifié et diplômé. Panneau reprenant les engagements de qualité du label de Saint Corneille, de la Faisanderie et des Vineux, puis du pavillon Eugénie. Ce parcours aurait pour Centre de Tourisme équestre thème la découverte du patrimoine forestier. Ainsi, à chaque halte, des éléments pédagogiques Source : www.label-tourisme-equestre.com permettraient de se familiariser avec la faune et la flore locale. L’organisme gérant ce label porte le nom de Cheval Qualité France et travaille pour le compte de la Fédération Française d’Equitation. Ainsi, tout centre équestre souhaitant obtenir le label Centre de Tourisme Equestre doit être adhérent à la FFE. Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200890
  • Projets d’implantation de fermes équestres Localisation des structures existantes liées à la pratique équestreParcours de randonnée équestre de longue duréeParcours de randonnée équestre de courte durée Pistes cyclables existantes au sein de la forêt Mise en valeur du territoire 91
  • Le deuxième parcours serait situé dans le sud de l’ARC. En partance de la future ferme équestre de le grand public. C’est pourquoi il serait intéressant de développer des événements ponctuels, des Lacroix-Saint-Ouen, la boucle aurait pour thème la découverte du patrimoine agricole local. Les haltes rassemblements liés à la pratique équestre et accessibles au plus grand nombre. mises en place sensibiliseraient le randonneur au type d’agriculture locale et permettraient d’admirer les magnifiques points de vue sur les côteaux. Les pistes cyclables existantes au sein de la forêt sont d’ores et déjà pratiquables par les équidés. Il serait intéressant d’associer les équidés à des manifestations Les deux principales, reliant Compiègne et Pierrefonds, permettent de quadriller la forêt de manière existantes. Par exemple, l’Oise verte et bleue propose d’ores et déjà efficace et ainsi de compléter l’offre en termes de parcours équestres. des randonnées équestres ou des balades en attelage, mais aucune sur le territoire de l’ARC. Par ailleurs, la fête des sports organisée au Bien entendu, tous les itinéraires proposés seraient accessibles aux cavaliers indépendants mais sein du département propose de nombreuses activités à Venette et également aux groupes encadrés par du personnel qualifié. à Margny-lès-Compiègne, mais aucune liée à la pratique équestre. Le développement du tourisme équestre sur le territoire pourra Des aménagements pourraient êtres nécessaires par endroit afin que cyclistes, piétons et cavaliers donc être associé à ce type de manifestations, renforçant ainsi la cohabitent de manière agréable. Une des zones demandant le plus d’aménagement serait les abords sensibilisation du public à cette pratique ancestrale. de l’Aisne sur la rive gauche. En effet, actuellement les équidés peuvent circuler sur le chemin de terre existant. Cependant, celui-ci est difficilement pratiquable par les piétons et les cyclistes. Il pourrait donc être judicieux de conserver le chemin actuel pour les balades équestres, tout en aménageant Source : www.oise-verteetbleue.com parallèlement un chemin pratiquable à pied ou à vélo et résistant aux intempéries. Pour ce qui est du chemin longeant l’Oise au sud de Compiègne, les équidés pourraient évoluer sur une partie de la bande enherbée situé entre la rivière et la piste cyclable. Les chemins en forêt n’ont, quant à eux, Par ailleurs, il serait bon d’améliorer la besoin d’aucun aménagement. communication associée aux rendez-vous hippiques, à l’hippodrome du putois. En Les haltes proposées sur les différents parcours seraient aménagées de manière à pouvoir attacher effet, peu de compiégnois connaissent les et ravitailler les chevaux, et seraient équipées de tables de pique-nique, de poubelles voire de jeux dates des courses qui y sont organisées, pour enfants afin d’offrir un moment de détente aux promeneurs. Des panneaux ou animations ce qui est dommage compte tenu du pédagogiques y seraient mis en place afin de découvrir la faune, la flore, le patrimoine historique ou charme de cet hippodrome. Promouvoir bien agricole. Par ailleurs, il serait judicieux que les accompagnateurs de randonnée équestre servent ce type de manifestation contribuerait à la également de guide pour la découverte du patrimoine, afin que la promenade soit plus vivante et “popularisation” des activités équestre. plus intéressante. La mise en place de ce réseau d’itinéraires de randonnée équestre devra être développé en parallèle de la création des fermes équestres évoquées au chapitre précédent. Par ailleurs, une communication associée devra être élaborée, notamment avec la diffusion de plans et de brochures représentant ces tracés ainsi que le positionnement et le contenu des haltes. L’hippodrome du putois Source : http://www.hippodromes.fr IV. Le développement d’événements ponctuels liés à la pratique Conclusion équestre Pour résumer, le développement du tourisme équestre sera basé sur trois points que sont : • la création de fermes équestres adaptées aux besoins des touristes équestres ; Compiègne est une ville réputée pour la noblesse de ses concours hippiques et compétitions • l’élaboration d’un réseau de chemins de randonnée structuré et diversifié ; équestres. En effet, la commune a souhaité développer son patrimoine équestre et a cultivé son • la mise en place d’une communication et d’une signalétique efficaces afin de promouvoir image de marque liée aux équidés. On peut notamment assister au concours complet international, cette nouvelle pratique. au festival mondial d’endurance, au concours international d’attelage, etc. Ces évènements ont une Notons également que ces propositions, notamment les propositions de parcours équestres, portée internationale et attirent les professionnels et les passionnés de dressage, de cross, de saut permettraient de renforcer le lien entre les rivières et la forêt. d’obstacle, d’endurance et d’attelage. Cependant, ce ne sont pas des évènements auxquels assiste Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200892
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  • le développement de l’Ecotourisme : un enjeu majeur à l’échelle de l’arc Le tourisme écologique est de plus en plus recherché et nécessaire de nos jours. Dans un monde I.1. Des hébergements intégrés à l’environnement existant en perpétuelle évolution technologique et économique, les dangers pour les espaces naturels et, par extension, pour la santé humaine se font de plus en plus pressants, le tourisme responsable doit De nombreux projets sont actuellement en cours d’élaboration ou de réalisation dans cette zone, et donc s’imposer face à un tourisme de non respect et de destruction, où le luxe et l’indifférence sont pourront participer au développement d’une capacité d’accueil pour ce tourisme. Deux projets de omniprésents. campings ainsi qu’un hôtel haut de gamme intégré au château du Francport viendront s’ajouter au Comme nous l’avons vu dans l’état des lieux général lors de la première partie de l’étude, l’Aisne et Gîte de France déjà existant. Ces sites d’accueil bénéficieront d’une proximité et d’une accessibilité ses environs proches constituent un lieu potentiel d’émergence d’un nouveau type de tourisme  : piétonne très aisée depuis et vers les berges de l’Aisne. Les campings se situeront en zone inondable, l’écotourisme. Néanmoins, si les atouts sont nombreux, pour faire éclore ce tourisme particulier, il mais ceci ne constitue pas une grande menace, l’évacuation étant possible en cas de prévision de faudrait développer des actions de valorisation et de mise en cohérence de ces potentialités. crues. Contrairement à des constructions neuves, ces nouveaux aménagements n’entraîneront pas de dégradations du milieu naturel et, de plus, ne nécessiteront pas d’aménagement sur de nouvelles Si une telle politique est mise en place, son but ne doit pas être le développement d’un tourisme de zones. masse, mais la mise en valeur d’un lieu aux richesses parfois insoupçonnées, dans le respect le plus total et de l’environnement. I. Etat des lieux, différentes potentialités, atouts et dysfonctionnements Château du Francport ­­­­­­­­ Sources : APD1 Il est pour l’instant prévu une orientation écologique des aménagements des campings, avec par exemple pour le camping près de Choisy-au- Bac, la construction probable de mobile-homes et de maisons flottantes réalisées avec des matériaux durables, et bénéficiant de panneaux solaires. I.2. Choisy-au-Bac, un pôle de développement de l’écotourisme En plus de ce camping, à vocation écologique, la zone de Choisy dispose d’éléments naturels très importants et très intéressants. En bordure de la rive droite de l’Aisne il existe un parc, le parc de la Brunerie, possédant de nombreuses essences d’arbres, et où les oiseaux viennent se nicher. Traversée et bordée par une liaison douce en bord d’Aisne, cette zone est donc reliée à Compiègne et à la forêt . Des activités vertes se développeront, comme par exemple la pêche et la découverte de l’Aisne en barque. Néanmoins il existe un danger pour le développement de cet écotourisme qu’il est nécessaire de surveiller : la construction à proximité, à l’ouest de Choisy-au-Bac, de la nouvelle rocade surélevée d’environ 5 mètres et passant à environ 300 mètres du pôle de Choisy-au-Bac. Il sera nécessaire de surveiller la pollution sonore et olfactive qu’entraînera cette rocade destinée à être empruntée par de nombreux poids lourds. Elle sera située juste au-dessus de la future base de loisirs et séparera les activités de Parc de la Brunerie pêche et les activités comme le pédalo. D’après Mme KUZNIAK, Sources : APD1 Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200894
  • chargée de mission à l’ARC, cela ne constituera pas un frein au développement de l’écotourisme, les et à pied. Il serait donc important de la revoir d’un point de vue qualitatif, sans toutefois entraver lapiles de la rocade et le lac allant même jusqu’à accueillir des espèces variées d’oiseaux. mise en place actuelle des arbres et de la nature en général.I.3. Les carrières de Plessis Brion, lieu ornithologique I.7. Des potentialités plus éloignées de l’Aisne : pour un élargissement de l’écotourisme Les carrières de Plessis-Brion vont être aménagées pour des visites Si la zone proche de l’Aisne présente un fort potentiel de développement de l’écotourisme, le reste du pédagogiques de la nature, renforçant la tendance de développement territoire de l’ARC possède aussi des lieux remarquables, qui permettent de relier les différentes zones écotouristique. Un parc ornithologique y sera également implanté, en du territoire. Outre la forêt, qui sera prochainement classée parmi les Espaces Boisés Classés (EBC), il partenariat avec le musée de la batellerie, qui proposera un parcours existe d’autres activités vertes comme l’accrobranche à côté des étangs de Saint-Pierre, eux même depuis le musée jusqu’à l’étang qui comblera les carrières vides. Il hôtes de nombreuses espèces d’oiseaux. accueillera des espèces d’oiseaux très nombreuses. Les hébergements dans les arbres situés à Pierrefonds permettent une approche différente des espaces naturels. Le pavillon Eugénie pourrait être une étape importante de l’écotourisme. Construit pour l’impératrice,La future rocade - Sources : APD1 il a été réaménagé et a été utilisé comme centre d’interprétation et de découverte de la forêt. Il a ensuite été fermé par manque d’argent et de sécurité. Ce petit bâtiment est en effet en état de lente dégradation, mais l’ ABF (architecte des bâtiments de France) ne permet pas de modifications sur ceI.4. Des zones naturelles protégées pavillon. Il conviendrait peut-être d’engager des négociations avec l’ABF afin de mettre en œuvre un projet qui permette la restauration de ce bâtiment avec sa nouvelle destination et dans le respect deLe long de l’Aisne dans l’ARC, on remarque la présence de zones protégées de types NATURA 2000 et son histoire.ZNIEFF 1 et 2 qui imposent un niveau de préservation très important. Ces zones font partie de réseauxeuropéens et nationaux de sites naturels ou semi-naturels ayant une grande valeur patrimoniale, depart leur richesse faunistique et floristique. II. Propositions de valorisationLes prescriptions associées engendrent donc des contraintes puisqu’elles limitent les aménagementsà l’intérieur de ces zones protégées. Mais elles constituent également un atout important en préservant II.1. Le label Clef Verte, garantie d’hébergements respectueux de l’environnementce patrimoine naturel exceptionnel. Elles donnent de ce fait un « label qualitatif » au territoire. La Clef Verte est un label de gestion environnementale pour l’hébergement touristique créé par la Fondation pour l’Education à l’Environnement en 1998. Ce label récompense les campings, hôtels, gîtes,I.5. Le classement en zones inondables pour leur dynamisme en matière d’environnement, et leur volonté affichée pour une sensibilisation des hôtes à l’écotourisme.Le classement des abords de l’Aisne comme zones inondables empêche les aménagements lourds,et contribue donc à la préservation du caractère naturel de la zone. En effet, des crues régulières Pour attribuer ce label, la FEE se base sur sept critères :permettent un échange nécessaire de sédiments entre la terre et la rivière, cette dernière ayant • La gestion environnementale générale : respect de la législation, établissement de projetsbesoin d’une respiration. environnementaux sur 2 ans, implication des fournisseurs • La gestion des déchets : réduction des quantités à la source (utilisation d’emballages collectifs), tri sélectif • La gestion de l’eau : assainissement conforme, suivi régulier des compteurs, équipementsI.6. La présence de liaisons douces économiques (robinets, douches, WC), arrosage raisonné • La gestion de l’énergie : suivi régulier des consommations, isolation des bâtiments chauffés,Le long de l’Aisne, on recense un chemin de Petite Randonnée (PR) et une piste cyclable qui viennent utilisation d’énergies renouvelables, ampoules basse-consommationde Compiègne. • Espaces intérieurs et extérieurs : organisation d’espaces non-fumeurs, utilisation de produitsDe plus, de nombreux chemins de randonnée traversent les zones boisées de Janville à Pierrefonds. respectueux de l’environnement, compostIl existe donc des moyens de circulations durables, qui permettent de relier les différents lieux • L’éducation à l’Environnement : implication des employés du camping, sensibilisation desd’écotourisme, et de profiter du milieu naturel qu’offre le territoire de l’ARC autour de l’Aisne. clients à la nature et au respect de l’environnementNéanmoins, on relève un dysfonctionnement au niveau de la piste cyclable longeant Choisy-au-Bac. Après l’ écluse de Carandeau et jusqu’à la Clairière de l’Armistice, cette piste est peu praticable en vélo Mise en valeur du territoire 95
  • • L’aménagement du terrain (pour les campings) : espaces verts suffisants, densité d’occupation La label Clef Verte: l’exemple du camping du Bois Joli (Oise)  inférieure à 50 emplacements par hectare, circulation automobile réglementée et interdite la nuit Il existe deux campings possédant le label Clef Verte dans l’Oise. Le camping du Bois Joli à II.1.1. Les procédures et avantages Henonville et le camping de Aestiva-Sorel à Orvilliers Sorel. Situé au coeur de l’Oise, ce camping 3 étoiles accueille des touristes français, anglais, hollandais et allemand. Les propriétaires de ces La Clef Verte est à la fois un outil de gestion pour les propriétaires d’hébergements touristiques et un deux campings ont fait la demande du label en 2006 et l’ont obtenu en 2007. outil de promotion pour les lauréats. En effet, par ses procédures et son questionnaire, le label permet aux professionnels de l’hébergement de porter un regard critique sur la gestion environnementale de sa structure d’accueil, et ainsi d’y apporter les améliorations nécessaires. Pour l’hôtel implanté dans le château du Francport, la démarche serait donc une démarche d’amélioration de l’existant, l’implantation de la structure dans l’existant étant bientôt terminée. En ce qui concerne les futurs campings de Carandeau et de la Joyette, la démarche est d’autant plus importante que ces projets ne sont pas arrêtés. La prise de conscience des avantages d’un tel label sera donc plus efficace si elle se fait en amont de la réalisation, car les éléments entrant dans les critères de labellisation pourront être directement intégrés aux projets. Camping d’Orviliers Sorel dans l’Oise Le label Clef Verte n’est pas obligatoire. C’est un label volontaire qui se renouvelle de façon annuelle. II.2. Eco’Oise tourisme, un parcours au fil de la nature. Il nécessite l’existence de la structure d’accueil, car la postulation se fait comme suit : • Postuler en remplissant un coupon (voir annexe) Un des freins à l’émergence de cet écotourisme peut être le manque de lien entre les différentes • L’organisme reçoit alors un questionnaire potentialités, ainsi que le manque de communication autour de ces lieux naturels importants pour la • Une visite de la FEE est faite sur le site de l’hébergement gestion environnementale du territoire. • Le jury se réunit pour décider de l’attribution ou non du label Ainsi, la deuxième proposition concernant l’écotourisme est la mise en place d’un dépliant présentant un parcours qui relie tous les points remarquables en faveur de ce nouveau tourisme. Le renouvellement se fait tous les ans au mois de mars. Une fois labellisés, tous les lauréats ont la S’inscrivant dans une démarche plus globale de mise en valeur de circuits thématiques liés par possibilité d’utiliser le logo sur leurs supports web et papier. Un diplôme et un autocollant leur est exemple à l’histoire du territoire ou à son patrimoine, l’idée serait d’intégrer ce dépliant dans un remis. « recueil » de fiches, et de le rendre disponible auprès d’organismes tels que l’Office du Tourisme, mais également auprès des musées ou des lieux d’hébergements présents sur l’ARC. La Clef Verte est un très bon outil de communication puisqu’il est reconnu dans plusieurs pays, comme la Suède ou le Portugal. Les structures bénéficiant de ce label bénéficient d’une promotion Le parcours proposé partirait du musée de la battellerie et du parc ornithologique. Il redescendrait régionale, nationale mais aussi internationale. En effet, les noms des structures sont visibles sur le ensuite le long de l’Oise pour arriver à Choisy-au-Bac,. Il emprunterait la piste cyclable jusqu’à la site Clef Verte, site international www.green-key.com , dans la presse nationale et régionale après la clairière de l’armistice, puis redescendrait par les chemins forestier jusqu’à l’accrobranche près des conférence annuelle, dans le guide Bel-Air et dans le guide officiel des terrains de camping, et enfin lac St Pierre, le Pavillon Eugénie et enfin Pierrefonds. dans le guide allemand ADAC. Un encouragement de la FEE est apporté afin de faire apparaître les Le long de l’Aisne il y aurait possibilité de réaliser des activités de découvertes de la nature, en kayak, labels sur leurs propres brochures, sites Internet… cheval, barque ou bien de faire de la pêche. Enfin, le site du label propose des documents-outils destinés à mieux communiquer autour de Sur les pages suivantes, les vues recto-verso du dépliant: l’environnement vis-à-vis des clients : • Un guide d’éducation à l’environnement à l’attention des touristes • Un questionnaire de satisfaction pour les clients • Une note de service pour les employés dans les établissements Clef Verte • Un exemple de politique environnementale type dont peuvent s’inspirer les structures d’accueil Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200896
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  • On remarque la structure suivante : une carte de situation avec le parcours tracé et les points remarquables, puis un détail de chaque point remarquable avec les éléments à découvrir en rapport avec les espaces naturels et l’écotourisme. Les textes sont non définitifs et représentent seulement un exemple. II.3. Autres propositions Plusieurs autres idées et propositions ont été abordées, mais néanmoins non développées en raison du temps imparti. Nous nous proposons de présenter une liste non exhaustive de ses idées, sans toutefois les développer, mais plus pour indiquer des pistes à suivre : • Faire l’inventaire des fermes bio et des fermes “ordinaires” pour proposer, pourquoi pas, des week-ends familiaux et ainsi développer ce tourisme et palier au manque de fréquentation le week -end. (partenariat ferme/camping/hotel ?) • Fermes bio pour classes vertes • Principe du wwoofing : fermes qui nourrissent et logent des « aides » saisonniers qui travaillent pour eux en échange de leurs services • Vacances ecologiques, week end bio et ecotourisme • Circuit en partenariat avec l’ONF qui anime des visites sur demande • Proposer un lien avec la location de vélos, « Picardie Fôrets Vertes », www.picardieforetsvertes. com • Principe des carrioles-maisons, carrioles disposées sur des lieux de repos. Elles reposent sur le principe du mobil-home mais prennent la forme de roulottes. Les touristes y viennent et repartent vers d’autres lieux consacrés à cette pratique. Ce principe a gagné le prix de l’innovation touristique 2007 Pour conclure, on peut donc dire que la zone de l’Aisne possède de nombreuses potentialités. L’enjeu principal est de mettre en place une politique de cohérence entre ces atouts et ces potentialités, et ainsi de développer ce nouveau type de tourisme qu’est l’écotourisme. Attention toutefois à ne pas développer un tourisme de masse, où le nombre de touristes détruit l’environnement dans lequel il se développe. Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 200898
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  • Zones d’enjeuxAprès avoir proposé un ensemble d’aménagements répondant auxproblématiques dégagées, on détaillera trois zones d’enjeux, à savoir le portde Jaux et son environnement, les berges en amont du pont de Solférino etle secteur du port de Compiègne. L’objectif de ces approches localiséesest d’abord de présenter des projets d’aménagement proposant unesolution aux dysfonctionnements dégagés. Ces zooms sont l’occasion demettre en avant des zones essentielles dans la valorisation touristique oude loisirs de l’ARC, mais également l’imbrication des différentes approchesprésentées dans les pages précédentes. Le port de Jaux ainsi que celuide Compiègne sont deux lieux d’accueil touristiques à valoriser dans unelogique de développement du trafic fluvial. Dans un soucis de cohérence deséquipements portuaires sur le territoire de l’ARC et même au-delà, ces deuxports, associés à celui de Janville nécessitaient un attention particulière.De plus, les ports de plaisance sont un lien direct entre le monde fluvialet dynamique urbaine. Les abords du pont Solférino, de par sa localisationstratégique, ont le potentiel pour également participer de la dynamiqueinsufflée par le Cœur d’Agglomération.
  • Le port de jaux et son environnement Le port de Jaux est situé en bordure de l’Oise au niveau de la passerelle piétonne faisant le lien entre II. Des moyens d’accès différents au port Jaux et la Z.A.C. des Mercières. Ce port est actuellement privé, il semble atteindre sa capacité d’accueil. Les bateaux amarés au port sont principalement des bateaux de plaisance qui restent à l’année et Une voie primaire traversant toute la commune de Jaux passe directement à proximité du site. Depuis sortent pour des balades occasionnelles. Le port de Jaux est un petit port,il n’a pas une très grande celle-ci des voies de circulation tertiaires permettent une faible irrigation du site. En effet, le passage capacité d’accueil, cependant à l’échelle d’une commune telle que Jaux, celui-ci offre un service et des véhicules se fait par une traversée de la voie de chemin de fer et permet de longer les pontons. jouit d’une bonne situation. Il réside, néanmoins, certains dysfonctionnements au niveau de l’espace L’accès des véhicules légers est important pour le port de plaisance car il permet d’acheminer les de ce port. bateaux jusqu’à leur lieu de “stationnement”. Une voie de chemin de fer borde directement le site. En effet, l’arrêt du train (ligne Paris nord- Compiègne) est à proximité directe de la place et de l’enceinte du port de Jaux. Cette voie de chemin de fer est un lieu constituant une barrière entre les sites proches I. Un port au coeur de lieux fréquentés par le public des bords de l’Oise et le reste de la ville. Sa traversée ne se fait pas de façon très sécurisée (surtout en ce qui concerne les piétons). Les liaisons douces se trouvent le long des berges. Il y a en face du site, la liaison douce reliant le sud au nord de l’ARC. Du côté de Jaux, une liaison douce existe le long de la berge. Elle permet de longer le port et de remonter vers le nord mais celle-ci se termine rapidement peu après le terrain de foot. La passerelle faisant le lien entre les deux rives est exclusivement piétonne. Elle est très bien accessible depuis la rive gauche. Le lien entre les cheminements piétons et la passerelle sur la rive droite ne semble cependant pas très évident. En addition de l’arrêt de train présent sur le site, un arrêt de bus est également situé le long de la voie primaire en bordure de la place. Le site est donc bien desservi, les stationnements sont possibles, notamment sur la place. Cependant, certains cheminements ne semblent pas avoir de réelle cohérence. Le port de plaisance de Jaux s’insère dans une zone particulièrement dense en équipements sportifs et de loisirs. En effet, du coté de Jaux se trouvent à proximité un tennis, l’archerie de Jaux, un gymnase et un terrain de football. Du côté de Compiègne se trouvent également à proximité de nombreux équipements tels que des terrains de base-ball, de football ainsi que l’archerie de Compiègne et si nous allons un peu plus loin la piscine et la patinoire ainsi que le Zicquodrome. Le port de Jaux est également à proximité d’une place (rue de la gare) centre de la commune qui accueille quelques commerces de proximité (boulangerie, poste, coiffeur, ...). En vue directe du port se trouve le lycée Charles de Gaulle. D’après les contacts pris au lycée, la fréquentation des lycéens des équipements sportifs alentours et de la brasserie du port est plutôt occasionelle. Le lieu accueillant le port et son enceinte est au croisement de lieux accueillant le public que ce soit en terme de commerces, de loisirs, de sports et de détente. La présence d’un port de plaisance avec une activité associative (association nautique du port de Jaux) semble cohérente à cette place étant donnée la concentration actuelle des équipements sur le site. Il existe actuellement trois parkings à proximité : au niveau de la place et du gymnase ainsi que sur le site proche du ponton du port de plaisance. Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 2008102
  • III. Une signalétique insuffisante plusieurs voitures et devant faire office parfois de parking. Le port de Jaux n’est pas indiqué depuis le reste de la ville. En effet, seuls des panneaux d’indications sont présents peu après le passage de la voie V. Un terrain vague et des berges instables déqualifiant l’enceinte du de chemin de fer indiquant “MARINE-OISE Plaisance”. port Le port a donc un statut un peu confidentiel au sein de la ville. De même, la signalétique ne semble pas servir celui-ci depuis la place en Le terrain vague est un lieu déqualifiant l’espace Panneau de signalétique question. La brasserie du port est signalée après la ligne de chemin de présent après le passage de la global de l’enceinte du port de Jaux. Il est situé fer. voie ferrée - Source : APD1 entre la passerelle et la brasserie du port. A ce jour, ce site accueille un chantier en cours ou abandonné. Le reste du terrain est enherbé IV. Des lieux à proximité ayant une dynamique de projet et non entretenu. la topographie de ce lieu est plutôt accidentée. Il marque le paysage de IV. 1. Un site proche d’une place de centre-bourg l’enceinte du port jusqu’a même en cacher son existence. Les herbes hautes qui y courent ne Un terrain vague avec un chantier abandonné - Source : APD1 Le site est directement accessible depuis la place et la rue de la gare. Cette font qu’accentuer cet effet. place est un lieu d’échange central dans la commune de Jaux. Celle-ci En prolongement de ce terrain et du port de Jaux semble avoir fait l’objet d’une récente étude de maîtrise d’oeuvre. En effet, se trouve un autre terrain qui est actuellement exploité pour les bateaux de plaisance. La berge n’est les vues aériennes les plus récentes (datant de pas utilisée par le port. Elle est en effet peu stable, ce qui rend son aménagement plutôt compliqué. 2007), nous montrent un tout autre visage de ce lieu. Une réflexion de la part de la communePlace avec vue vers la a donc été engagée sur ce lieu et sa qualité a été VI. Un port privé, caché réhaussée.passerelle-Source: APD1 Cette place prévoit des parkings permettant le Le port de Jaux se résume à un ponton bordant la berge. Il compte stationnement des véhicules des usagers, des une vingtaine de places et semble être rempli en permanence. Seul commerces mais aussi des logements. La place un ponton longe la berge et permet aux bateaux d’être amarés. Ce est bordée par des immeubles R+2+C qui ferment l’espace et dirigent le Place vue depuis la paserelle- port est privé. Il est clôturé pour éviter l’accès aux usagers extérieurs regard vers le passage au dessus du chemin de fer et la passerelle piétonne Source : APD1 du port et ce pour des raisons de sécurité des bateaux. Cette clôture menant de l’autre coté de la rive. L’arrêt de train est signalé et directement est telle qu’elle rend complètement confidentiel le port. En effet, visible. Cependant, depuis cet espace, le port de Jaux n’est pas mis en celle-ci est constituée d’un grillage et de végétation qui obstruent Vue du port depuis la passerelle - valeur. En effet, un terrain vague cache le point de vue direct vers le port complètement la vue. Source : APD1 de plaisance. Le port est le centre d’occupation d’une association nautique qui organise des balades fluviales. La brasserie du port, appelée “Le relais IV. 2. Une passerelle rénovée du port”, est le lieu de rencontre Vue vers la passerelle- de cette association mais accueille La passerelle menant de l’autre côté de la rive a été Source : APD1 également les usagers extérieurs. récemment rénovée. Celle-ci est d’une architecture L’enceinte du port de Jaux est particulièrement intéressante, elle est remarquable scindée entre divers gestionnaires. dans le paysage. Cependant, son accessibilité depuis le côté de Jaux n’est pas la Le port de Jaux fait l’objet d’un bail plus évidente. En effet, depuis le passage sur la voie ferrée le chemin menant à la emphytéotique envers l’assocation passerelle est un chemin de terre très confidentiel. Le chemin principal menant à MARINE-OISE Plaisance. la passerelle n’est pas indiqué et débouche plus facilement sur un passage sous la voie ferrée menant aux arrières de parcelles de maisons individuelles. Face àL’ARC rénove la passerelle- la passerelle se trouve un terrain bétonné assez vaste permettant le passage deSource : APD1 Zones d’enjeux 103
  • VII. Les dysfonctionnements du port de Jaux alors que depuis Jaux, les barrières physiques et visuelles se succèdent. Le terrain vague présent et l’aménagement d’un chemin vers la passerelle génèrent des barrières topographiques. La végétation VII.1. Dysfonctionnement n°1 : Une redondance dans la proposition des activités sportives au fortement présente (peupliers et haie végétale le long de la clôture) proche du port le rend encore sein d’un même espace moins visible. L’enceinte du port de Jaux est certes VII.3. Dysfonctionnement n°3 : Des accès difficiles dûs à la propriété privée un lieu présentant un foisonnement Les accès piétons et d’équipements sportifs voitures semblent cependant, on remarque tourner le dos au assez rapidement que le port de Jaux. Les même type d’équipement chemins piétons est disponible sur les venant de la deux rives. En effet, de passerelle vont nombreux terrains de directement vers la football ainsi que des place de la ville mais archeries sont présentes ne débouchent pas au niveau de Jaux et de vers le port. L’accès Compiègne à très peu de voiture se fait par le distance les uns des autres. On comprend que les installations de ces équipements se sont faites passage sur la voie au temps où les communes fonctionnaient chacune de leurs côtés. Maintenant, que les communes ferrée puis jusqu’au appartiennent à une même agglomération, il paraît peu logique qu’un lieu concentre des équipements port sous la passerelle, cependant ce morceau de route semble appartenir à une propriété privée et similaires sans avoir aucun liens directs. servir à acheminer les bateaux jusqu’au port. Le port est lui même non accessible au public et ne peut faire l’objet d’un lieu de promenade. VII.2. Dysfonctionnement n°2 : Un manque de visibilité du port VII.4. Dysfonctionnement n°4 : Des lieux d’extensions potentiels du port Le port de Jaux est situé à un endroit stratégique Sur le terrain du port de Jaux puisqu’il est se trouvent deux au carrefour de lieux lieux qui déqualifient fréquentés par le public. l’image du port. Le Cependant, il ne fait pas terrain vague et les l’objet d’une mise en berges instables valeur particulière. sont situés de part et Tout d’abord, le manque d’autre de la brasserie, de signalétique depuis ce sont des lieux peu la ville de Jaux et de voire pas exploités Compiègne et le peu et ne reflètent aucun de signalétique aux dynamisme. alentours le rendent Ces deux terrains confidentiel. Ensuite, la présentent donc mise en place de l’espace proche du port de Jaux ne lui permet pas d’être très visible. En effet, les des opportunités meilleurs points de vue vers le port sont depuis la rive opposée à côté du lycée Charles de Gaulle, d’extension pour le port et sa mise en valeur. Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 2008104
  • VII.5. Dysfonctionnement n° 5 : Une augmentation du trafic qui met en position délicate le IX. Les objectifsport de Jaux Les objectifs pour la revalorisation du port de Jaux répondent aux deux enjeux précédemment La faible attractivité énoncés. de ce port par rapport aux offres de celui Enjeu n°1 : Favoriser l’ouverture du port vers son environnement extérieur de Compiègne est • Améliorer la visibilité du port au public due à la disposition • Améliorer l’accessibilité (piétons et voitures) du port au public, réenvisager l’accès à la même du port. Il passerelle longe directement les • Indiquer le port depuis la ville et du côté de Compiègne berges de l’Oise. Le • Créer des synergies entre les équipements alentours, le port et le lycée port est donc soumis directement aux Enjeu n°2 : Repenser le lien port/rivière aléas des navigations • Redéfinir l’usage et la vocation du port sur la rivière, • Revoir l’aménagement du port, notamment la disposition des pontons particulièrement les remous provoqués parle passage des péniches. X. PropositionsCeux-ci peuvent causer de légères usures sur les coques des bateaux amarés au ponton. Le projetde canal Seine Nord, prévoyant une augmentation du flux sur la rivière, rendrait cette gèneoccasionnelle quasi-systématique. La berge instable ne permet pas d’étendre le port de ce côté- X.1. Le réaménagement du site du portci. Le site entourant le port pourrait faire l’objet d’un aménagement afin de répondre aux objectifs fixés. Nous proposons deux aménagements possibles, le premier étant un aménagement ambitieux (nécessité de constructions lourdes), le deuxième constituant un réaménagement plusVIII. Les du port de Jaux doux de l’existant. Ces deux nouvelles dispositions du port sont envisagées dans l’optique de répondre auxLes précédents dysfonctionnements problèmes d’augmentation du trafic fluvial, ainsi qu’ aux problèmes de sécurité des bateaux. Cesénoncés mettent en valeur deux réaménagements permettraient d’envisager un nouveau parcours de liaisons douces le long duenjeux pour ce port. port afin que le public puisse y avoir accès d’une manière visible mais toujours dans le soucis de garder la sécurité des bateaux parqués.Le premier est de savoir commentarticuler le port avec son activité Dans notre première proposition, le port sera disposé en forme d’anse et une entrée uniqueprincipale et donc son environnement protégerait les bateaux du trafic de péniches. Des pontons placés de manière perpendiculaire à laprivilégié qu’est la rivière. berge avec un portail accessible seulement aux propriétaires des bateaux et du port permettrait de résoudre le problème de sécurité. Cette nouvelle disposition permettrait d’agrandir la capacité du port et de le rendre attractif. Les berges instables seraient renforcées et accueilleraient un parc à bateaux (pour des bateaux à moteur, zodiac par exemple). Dans notre seconde proposition, le port serait disposé en forme d’anse sur les berges existantes Le deuxième enjeu est d’intégrer plus le port qui sont aujourd’hui inexploitées. Le caractère instable de ces berges nécessitent un renforcement à son environnement malgré son caractère pour pouvoir accueillir les bateaux. privé. Zones d’enjeux 105
  • Afin de protéger les bateaux amarés au sein de l’anse, un ponton flottant avec des dispositifs limiteurs X.4. La mise en place de connexions entre les différents équipements alentours de batillage aménagé dans la continuité du ponton existant sera créé. Au niveau de ce ponton une zone de stationnement temporaire de bateaux sera disponible. Dans ce cas là, l’emplacement Les activités alentours pourraient être connectées à travers des usages quotidiens mais aussi actuel du terrain vague ferait l’objet de l’aménagement d’une aire de repos et de loisirs destinée aux événementiels. On peut envisager des tournois multisports avec une composante fluviale. plaisanciers de passage ou aux habitants de l’agglomération. Le parc à bateaux serait situé au niveau du terrain vague, une cale permettant de mettre les bateaux à l’eau pourrait être envisagée au niveau Ces différentes propositions envisagées assureront un saut qualitatif au port de Jaux qui est du ponton. actuellement sous-exploité. Elles permettront d’intégrer le port à son environnement global et ses différents usages. La vocation de port de plaisance pourrait être maintenue en complémentarité des offres de Compiègne qui deviendrait un lieu plus propice aux haltes et le port de Janville qui lui aussi proposerait une offre similaire au port de Jaux mais plus au nord. Cependant, quelques places à dégager permettraient les haltes de bateaux touristiques désirant également pratiquer du sport. La brasserie du port serait maintenue et pourrait être agrandie afin d’en faire un lieu proposant d’autres services pour les bateaux (électricité, centralisation des déchets avec tri collectif, douches, ...). La halte de péniches à proximité (plus au nord du port de Jaux) pourrait profiter des services proposés. X.2. Un nouveau parcours de liaisons douces et une signalétique invitant le public à découvrir le port Le parcours venant de la passerelle depuis la rive gauche serait relié au port par un nouvel accès. Une liaison directe vers la place centrale et vers les équipements sportifs permettrait une meilleure visibilité du port. De même, une signalétique appropriée devrait être mise en place pour indiquer le port et les activités et services associées au sein des deux rives, et au niveau des liaisons douces . La place de la voiture serait à revoir dans ce cas-là afin de permettre une liberté et sécurité aux piétons tout en laissant la possibilité aux propriétaires des bateaux de pouvoir accéder au port et au parc à bateaux. Dans ce cas, on envisagerait un accès limité aux voitures au niveau du passage sur le chemin de fer sachant qu’un parking est directement accessible sur la place. Pour cela, on peut envisager la possibilité d’une mise en place de bornes escamotables avec un badge d’accès magnétique fourni aux usagers du port et également aux usagers des équipements sportifs lorsque l’accès est nécessaire. X.3. La mise en place de nouvelles activités liées à l’eau et aux bateaux En plus des activités de plaisance du port et de l’association nautique actuelle, de nouvelles activités liées à l’eau susceptibles d’intéresser les lycéens devraient être mises en place, comme la possibilité de naviguer sur des zodiacs et de passer un permis bateau. Une halte de transport fluvial qui relierait le centre ville de Jaux au centre ville de Compiègne permettrait aux habitants de Jaux et aux lycéens d’accéder facilement au coeur d’agglomération. Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 2008106
  • Zones d’enjeux 107
  • les berges des rives en amont du pont solferino I. Etat des lieux général la place de la gare est le premier lieu traversé par les passagers des trains arrivant à Compiègne. Ces deux « portes d’entrées sur la ville rejoignent l’Oise. I.1. « Mille feuilles » Les îlots bâtis sont séparés de la rivière par une rue assez large et des berges situées en contrebas. L’ensemble de la zone constituée par cet espace non bâti et les deux « entrées de ville » décrites précédemment est une zone sur laquelle il faudrait agir pour “retourner la ville” vers la rivière. De même, sur la rive gauche, la zone correspondant à cet enjeu s’étale entre l’Oise et le centre-ville (bâti dense) de Compiègne. Elle est globalement non bâtie, principalement constituée, à l’est du pont, du Cours Guynemer et de l’allée arborée qui le borde. Deux éléments bâtis s’insèrent en bordure de l’Oise à l’est du pont Solférino : le parking Vinci et la maison qui y est accolée. Le parking comporte une esplanade ouverte sur l’extérieur et accessible librement pour les piétons. Il pourrait être inclus dans la zone d’enjeux puisque un accord avec Vinci pour la location ou la vente pour d’autres usages pourrait être trouvé. La parcelle de la maison qui y est accolée est fermée et privée. Une utilisation de cet espace pour répondre à l’enjeu de retournement de la ville vers le fleuve nécessiterait une procédure particulière à l’encontre de cette parcelle. Dans la zone d’enjeu ainsi repérée, nous nous pencherons sur la partie à l’est du pont, particulièrement au niveau du parking Vinci et de la berge située entre le pont et la place de la gare. Les berges qui sont situées en aval du pont entrent déjà dans le projet d’aménagement « Cœur d’Agglomération ». La berge de la gare entre également dans ce projet, mais ne sera pratiquement pas aménagée et sera uniquement considérée dans la continuité de la voie douce longeant la rive droite. Ce projet prendra aussi en compte le pont en lui-même et les carrefours situés de part et d’autres, considérant le fait que le nouveau pont devrait réduire la circulation de moitié dans cette zone. Le parking Vinci entre dans la réflexion commandée par la mairie de Compiègne sur le réaménagement de la rive gauche. Les réflexions n’en sont pour l’instant qu’à un stade d’idées. L’espace de ce « zoom » se répartit en différentes couches parallèles à l’Oise, qui se trouve au centre de ce « mille-feuilles ». Le seul lien transversal fort entre ces couches est la rue Solférino et son pont. Sur la rive droite, l’environnement construit de Margny les Compiègne est séparé de l’Oise par les emprises SNCF, barrière physique importante. Entre la voie ferrée et l’Oise se répartissent quelques îlots appartenant à Compiègne, au pied desquels on trouve de nombreux commerces et services. Deux espaces non bâtis s’insèrent entre les parcelles : la place de la gare et celle de la statue de Jeanne d’Arc, où débouchent les deux souterrains pour piétons reliant Margny à Compiègne. De plus, Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 2008108
  • I.2. Les parkings dans le coeur d’agglomération visibles va à l’encontre de cet enjeu. Au sein de cette surface de parking, il existe des parkings publics et des parkings privés (le parking Solférino). A notre connaissance, il n’existe à l’heure actuelle aucune étude sur la fréquentation du parc de stationnement de la ville de Compiègne, et il serait intéressant et nécessaire d’en réaliser une. Cela permettrait de définir si certains parkings peuvent être requalifiés, et libérerait des espaces afin de mieux réaliser les liaisons entre les couches.La structuration du coeur d’agglomération en couches longitudinales a donc permis de distinguer lesemprises d’enjeux disponibles sur cette zone.On peut observer différents types d’occupations des parcelles : les voies automobiles, les espacespublics mais surtout une forte emprise des parkings. En effet, ils représentent 40% de la surface qu’onpeut présenter comme «surface tampon» en raison de son emplacement entre les différentes zonesbâties, la rivière et les différentes couches.Le coeur d’agglomération, dans une vision touristique, se doit de présenter une image agréable etvivante en tant que noeud principal de Compiègne, et le développement des parcs de stationnements Zones d’enjeux 109
  • I.3. Flux automobile • Situé à l’entrée de Compiègne pour un automobiliste arrivant depuis le nord de l’ARC par l’A1 ou venant de Venette. • Il est situé au bout du Cours Guynemer, qui débouche au nord sur une des principales routes traversant la forêt de Compiègne. C’est également une des rues par lesquelles les véhicules venant de Choisy au Bac arrivent à Compiègne. Ce cours est bordé par plusieurs commerces, bars, restaurants Rampe chateau et hôtels faisant face au parking. Cependant, il s’agit d’une large rue assez difficile à traverser pour le Forêt piéton. Choisy au bac • Enfin, ce parking est relié, par le Cours Guynemer à la zone de la base nautique et du port de Compiègne, situés au pied de la rampe menant au château. Par ailleurs, ce sous-sol sert de voie de contournement pour éviter les embouteillages du cour Guynemer et le carrefour avec l’avenue Solférino. Une voie de délestage a été aménagée dans la partie basse de celui-ci, mais n’est indiquée nul part. Ce système de contournement existe également dans les faits (mais non aménagé dans ce but) au niveau du parking gratuit, situé vers la zone de la base nautique. La gare est relié à l’axe primaire de l’avenue Solférino par une voie à sens unique qui longe d’abord l’Oise puis traverse la place de la gare, où les voyageurs peuvent monter ou descendre des véhicules. Ensuite, cette voie longe la voie ferrée pour rejoindre le carrefour situé à l’entrée du pont, au niveau de la statue de Jeanne d’Arc. A1 N Flux automobiles Sources : vue aérienne IGN Auteur :APD1-GSU- UTC O E S 0 50 Mètres On constate que l’organisation globale des voies de circulation respecte un plan historique de cadrage de rues parallèles et perpendiculaires à l’Oise. Le parking a une situation particulièrement favorable : situé le long de l’Oise et au croisement de deux voies primaires. • Proche d’un axe important (rue de Solférino), une des principales rues traversant le centre- ville de Compiègne, et reliant le parking à la place de l’hôtel de ville. • Situé à la sortie du pont Solférino, un des rares ponts traversant l’Oise dans l’ARC Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 2008110
  • I.4. Les voies douces dans le coeur d’agglomération face à l’obstacle de la voie routière qui coupe en deux la voie douce de la rive gauche. Cette rupture est renforcée par la présence d’un changement de niveau, la voie remontant vers le pont. Du côté de la rive droite la première rupture de la continuité se localise également au niveau du pont. La berge passe sous celui-ci dans une petite zone également mal entretenue et à l’ambiance olfactive désagréable. Les piétons et cycles ont donc une réticence à s’engager sous ce pont. La seconde rupture se situe au bout de la berge en face de la gare. A ce niveau la voie douce s’arrête. Un accès relie alors la berge à la route.Il existe des ruptures de plusieurs types dans la structure des pistes cyclables et voies douces. Lesprincipales sont des barrières psychologiques.La plus importante si situe au niveau du pont solférino, du côté centre ville. Le passage sous un brasdu pont, lorsque l’on vient du sud de la ville le long de l’Oise, est un endroit peu agréable, à l’ambianceolfactive peu attractive voire repoussante. Le faible entretien de ce lieu renforce le sentiment depetite zone délaissée.Lorsque l’on a dépassé ce lieu et que l’on remonte vers le pont pour poursuivre la piste, on se retrouve Zones d’enjeux 111
  • I.5 Voies fluviales Il existe actuellement plusieurs pôles d’accostage plus ou moins bien entretenus et aménagés. La zone en amont du parking Vinci possède des équipements (bittes d’amarrage) de bonne qualité. La berge faisant face au parking Vinci est également une zone d’accostage mais possède des équipements dégradés (bittes d’amarrage cassées, escaliers d’accès vers les bateaux mal entretenus). De plus les liaisons eau-berges-ville sont mal valorisées, alors que cette zone d’accostage est particulièrement favorable à une halte de tourisme ou pour des péniches en transit: située à proximité immédiate de la gare, et dans la « zone de chalandise » de l’actuel parking Vinci, elle permet un accès rapide et facile au centre ville de Compiègne. Comme on le verra par la suite le coeur d’agglomération et particulièrement la zone de la gare et de sa berge constitue une zone multimodale à mettre en valeur, car dotée de nombreux moyens de transports mal reliés entre eux. Morphologie Sources : vue aérienne IGN N de la voie fluviale Auteur :APD1-GSU- UTC O S E 0 50 Mètres Dans notre étude sur la vie fluviale urbaine (cf. partie 1.2) nous avons déjà posé la problématique de l’arrêt et de l’accostage des péniches ou bateaux de petit gabarit. Comme on l’a vu, à l’origine Compiègne s’est développée autour de la rivière. Celle ci et les embarcations qui naviguent dessus passent donc au centre de la ville et du coeur d’agglomération. Dans un contexte de croissance de l’activité fluviale, notamment touristique, le cœur de l’agglomération où passe l’Oise devient une zone d’enjeu particulièrement importante. Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 2008112
  • 1) Passage sous le bras de Solferino - Sources : APD1 2) Arrivée sur la rue Solferino - Sources: APD1 3) Premier passage piéton à 4) Second passage - 5) Dernier passage pour emprunter - Sources: APD1 Sources : APD1 revenir sur la voie douce - Sources : APD1 On est obligé de contourner le carrefour car il n’existe pas de traversée directe quand on débouche sur la rue Solférino (points de vue 3, 4, et 5). Les voitures constituent des dangers à ces endroits.Discontinuités Sources : N Auteur : GSU - UTC- O E Mais ce constat est également faisable entre les différents espaces publics et privés. Le parking Vinci APD1 S est payant et privé, mais il est possible avec un rachat ou une location de le rendre espace public. Il est 0 50 Mètres toutefois déjà accessible aux piétons, dans sa partie extérieure, et permet la promenade surélevée en bord d’eau. Le parking gratuit est un espace public. Néanmoins entre ces deux parking se trouve une propriété privée qui constitue une discontinuité dans le passage piéton ou cycliste, et dans l’espace accessible au public. Dans le cadre d’un “retour de la ville vers la rivière”, il est important d’avoir la possibilité d’un accès continu à un espace public. De par sa position, cette parcelle à vocation à réintégrer l’espace public I.6. La rive gauche, une continuité à assurer à plus ou moins brève échéance. Un des objectifs principaux afin de “retourner la ville vers le fleuve” et de présenter une bonne image de la façade de la ville, est d’assurer un espace continu entre les emprises de la couche bâtie de la rive gauche et la rivière, ce qui n’est pas le cas actuellement. Comme on l’a vu dans la partie I.4. , il existe une rupture tout d’abord au niveau des voies douces. Lorsque l’on vient du sud on est confronté à des barrières physiques et psychologiques (points de vue 1 et 2). Zones d’enjeux 113
  • I.7. Parcours séquentiel depuis la gare 1. En sortant de la gare... 2. Sur la place de la gare... Sources: APD1 Sources : APD1 3. En s’approchant de l’Oise... 4. Léger aperçu de la ville... Sources: APD1 Sources : APD1 5. Première vue dégagée sur la ville et son parking - Sources : APD1 Pour n’importe quel passager sortant de la gare, la première vision de la ville est le parking de la gare avec son panneau publicitaire. Ensuite, lorsque le piéton se rapproche de l’Oise, il ne prend pas conscience de la rivière, pourtant un élément fort de l’identité de la ville. Des platanes cachent la vue sur la ville située sur l’autre rive. Lorsque cette vue se dégage, au niveau du pont Solférino, l’un des premiers éléments perçus est une esplanade située sur l’autre rive, ou sont littéralement exposées quelques voitures garées sur ce parking privé sous-utilisé. En même temps, on découvre le 6. Vue depuis la statue Jeanne d’Arc pont Solférino et les premiers bâtiments de la ville. Sources : APD1 Cette séquence résume quelques dysfonctionnements de ce site : une ville qui s’expose mal, des berges au pied de la gare mal mises en valeur, une esplanade surplombant l’Oise mal exploitée… Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 2008114
  • I.8. Parcours séquentiel depuis la rue Solférino En arrivant sur le carrefour, la vue s’ouvre. On commence à deviner la présence de berges par l’alignement d’arbres. Cependant on ne peut pas définir avec précision ni la proximité par rapport à l’eau ni les types d’aménagements dont disposent les rives droite et gauche. 2) Premier débouché sur le pont - Sources : APD1 On découvre le Cours Guynemer. On devine alors que l’espace urbain construit se prolonge jusqu’à la rivière par l’intermédiaire d’un parking dont une entrée se situe près du carrefour. On peut également apercevoir une portion de la rive droite et de la berge située en face de la gare. 3) Passage vers le parking - Sources : APD1 En s’approchant de la rembarde à l’entrée du pont Solférino, on appréhende enfin la rivière située en contrebas ainsi que l’ensemble de la rive de la gare et le parking. On prend alors conscience de la hauteur qui nous sépare de l’Oise (plus de 5 mètres). 4) Point de vue sur la berge - Sources : APD1 Parcours séquentiel Sources : vue aérienne IGN Ndepuis la rue Solférino Auteur :APD1-GSU- UTC O S E 0 50 Mètres Lorsque l’on vient du centre-ville, on a une vue obstruée vers la rivière par les immeubles situés de part et d’autre de la rue. Cette réduction du champ de vision concentre la perspective vers le pont. On devine les bâtiments situés sur l’autre rive sans apercevoir les berges des deux rives. 1)Vue depuis la rue Solférino - Sources : APD1 Zones d’enjeux 115
  • I.9. Les façades de la ville Il existe une dichotomie des façades de la ville le long de l’Oise. Du côté de la rive gauche, cette façade est essentiellement urbaine. La hauteur du parking contraste avec les berges plus basses créant une paroi verticale longeant l’Oise. Sous le pont, la rampe menant au niveau inférieur du parking crée une prédominance des infrastructures, venant rompre l’alignement de la façade et interrompant la circulation sur les berges de l’Oise depuis le sud. Cette façade urbaine est la première image de la ville lorsqu’on vient de Margny-lès-Compiègne ou de la gare. C’est donc un élément fort de l’identité de la ville, qui doit pouvoir s’y refléter le mieux possible. Du côté de la rive droite, la façade est complètement différente. La berge reste basse et essentiellement végétale. Cette végétation est plus proche de celle d’un jardin au niveau de la berge de la gare, où sont alignés de beaux platanes. Cependant, mis à part ces arbres, le reste de la berge est peu vert et mal entretenu, donnant davantage l’impression d’un lieu délaissé. Plus en amont et en aval, la végétation est plus fournie et a un aspect plus « sauvage ». Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 2008116
  • II. Des zones d’enjeux plus précises Certaines personne disent ne pas vouloir se garer sur ce parking à cause d’une apparence de zone deII.1. Le parking Vinci « non droit » .Ce ressenti doit être dû au manque d’intégration de l’espace dans son environnement et à la faible fréquentation du lieu. De plus, la rampe désaffectée qui reliait auparavant les parties hautes et basses du parking renforce cette impression. Elle n’est actuellement pas utilisée pourII.1.1. Ressenti du parking d’autre fonction et laissée à l’abandon. Elle crée une sorte de fosse séparant le Cours Guynemer de l’esplanade, accentuant le manque d’interaction entre ces deux espaces.Ressenti de la partie supérieure:Le ressenti général sur l’esplanade de ce parking est décrit dans la typologie 1 des berges dans lerendu intermédiaire (dans le tableau associé aux coupes de berges). Rampe désaffectée - Sources : APD1 Vue le long du Cours Guynemer - Sources : APD1 Une façade en bord d’Oise - Un espace d’exposition - Sources : APD1 Sources : APD1Le parking nous apparaît, depuis l’autre rive et le pont, comme un espace de présentation, d’exposition.Cependant, les seuls éléments qui y sont mis en scènes sont les quelques véhicules qui y sont garés.Nous avons vu que ce parking est privé en droit. Cependant, nous avons vu dans le rendu intermédiaire Vue le long de l’Oise - Sources : APD1que, lorsqu’il est vide, il est davantage ressenti comme public pour le piéton qui est face à uneesplanade ouverte sur la rue et surplombant l’Oise. Lorsqu’il est occupé par des voitures, cet espaceest davantage ressenti comme privé et invite moins le piéton à y pénétrer.En effet, malgré les atouts certains de ce parking - isolé de l’agitation de la rue mais non loin dudynamisme du centre-ville et il offre beaux points de vue sur l’Oise - le piéton n’est pas tenté d’ypénétrer lorsque des voitures garées couvrent l’entrée de l’esplanade.Lorsque l’esplanade se vide (particulièrement le soir), le lieu retrouve un aspect agréable où lapromenade est plaisante. Vue vers le pont Solferino - Sources : APD1Cette partie haute présente aussi des éléments disgracieux. Tout d’abord, le revêtement reste celuid’un parking et d’incite pas le piéton à pénétrer sur l’esplanade. Ressenti de la partie inférieure : Dans la partie basse, nous verrons par la suite que l’espace est divisé en deux : une voie de circulation le long des ouvertures sur l’Oise et une zone de parking obscure plus à l’intérieur. Ce niveau est bas de plafond et la lumière entrante se propage peu jusqu’au fond du parking, qui est éclairé aux néons. Entrées de lumière dans la partie Un revêtement de parking... - intérieure du parking - Sources : APD1 Sources : APD1 Zones d’enjeux 117
  • Le parking Vinci comporte plusieurs entrées : l’une est située au niveau du carrefour situé avant le La zone bordant les ouvertures est relativement lumineuse et ouvre pont. Celle-ci peut être difficilement empruntée en venant de ce croisement, mais est indiquée et quelques points de vue sur la rivière. On est ici beaucoup plus près de aménagée pour être prise lorsqu’on vient du Cours Guynemer. l’eau mais sans avoir le ressenti d’être sur une berge, aucun lien au fleuve n’est valorisé. Cependant, un véhicule circulant sur ce Cours passe tout d’abord devant la première entrée de la partie supérieure de ce parking, qui est aussi bien indiquée que la seconde. Il semble donc moins probable qu’il emprunte la seconde entrée décrite ci-dessus. L’entrée située la plus au nord est également la seule sortie pour véhicules. Les piétons peuvent pénétrer sur cette esplanade depuis le Cours Guynemer au niveau de l’entrée pour voitures située près du carrefour. Ils peuvent aussi y accéder par 4 autres passages spécialement Point de vue sur la rivière - Sources : APD1 aménagés le long de l’allée arborée du Cours. Ce sont souvent des ouvertures d’environ 1,50m de II.1.2. Accès parking de la partie haute large réalisées dans le muret longeant le parking. Elles restent de simples accès pour les usagers des véhicules garés dans le parking, et ne sont pas valorisés en tant que passage vers une esplanade surplombant l’Oise. Les emplacements pour handicapés sont la plupart du temps aménagés autour de ces passages, qui sont généralement en pente douce, à l’exception de l’un d’entre eux qui comporte une marche. Deux de ces entrées pour piétons se situent en face d’escaliers reliant l’esplanade à la partie basse du parking. Les véhicules, eux, ne peuvent plus passer directement d’un étage à l’autre, puisqu’une ancienne Descente barrée du pont vers le parking - Sources : APD1 rampe permettant cet accès a été condamnée. Enfin, on constate que l’accès à l’esplanade depuis le pont n’est pas direct. Il existe une descente aménagée qui se dirige vers le parking, mais qui donne finalement à un mur bordant celui-ci et à un escalier descendant à la partie inférieure. Pour accéder à l’esplanade lorsqu’on vient de la rive droite à pied, il faut donc réaliser un détour pour entrer par l’entrée pour véhicules la plus proche. Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 2008118
  • puisqu’il est situé à proximité du carrefour avec la rue de Solférino, d’un passage piéton traversant le Cours Guynemer et de deux entrées du parking (une pour voitures et une pour piétons). C’est surtout l’une des premières vitrines que l’on voit lorsqu’on passe le pont en venant de l’autre rive. La situation de ce magasin a donc un grand intérêt dans l’image de la ville et le retournement de celle-ci sur le centre-ville par une dynamisation du Cours Guynemer et la création un lien avec l’esplanade du parking. L’utilisation par des pompes funèbres ne semble donc pas du tout appropriée. D’autres activités ont un intérêt plus grand dans les enjeux de retournement de la ville vers la rivière et ses bords. Tout d’abord, cette portion du Cours Guynemer possède 5 bars ou restaurants qui pourraient avoir une visibilité plus importante et éventuellement un lien vers l’esplanade du parking, si celle-ci devait être réaménagée. Une distance d’environ 25 mètres sépare ces commerces de la limite du parking. Pour atteindre le rebord de l’esplanade donnant sur l’Oise depuis ces bars ou restaurants, il faut parcourir 50 à 55 mètres. De plus, cette portion de rue concentre 3 hôtels, dont un des deux « 3 étoiles » du centre de Compiègne. Cela rend ce lieu particulièrement intéressant, puisqu’il rentre dans l’enjeu de valorisation touristique de l’ARC par les rivières. A ces activités s’ajoutent quelques commerces (jeux vidéo, cycles, portes et fenêtres) qui sont insuffisant pour faire de ce Cours une rue commerçante et dynamique.II.1.3. Activités à proximité du parkingLe long du cour Guynemer, en face du parking, s’étale diverses activités, dont certaines pourraientêtre mises en lien avec cet espace en bord d’Oise afin de tourner davantage l’activité du quartier versla rivière.Certaines activités de service n’ont pas de lien avec le lieu, contrairement aux infrastructures pouvantaccueillir des touristes dans cette zone.On observe une concentration d’agences de recrutement (représentant quasi un quart des vitrinesde cette portion de rue !) d’assurances ou mutuelles, particulièrement face au centre du parking. Cesactivités ont peu d’interaction avec l’extérieur et ne sont pas destinées à un public de touristes ni àune clientèle de proximité.Il en est de même pour le magasin de pompes funèbres. Celui-ci occupe une place intéressante Zones d’enjeux 119
  • II.1.4. Fréquentation de la partie haute du parking Pendant la journée, on observe une augmentation du nombre de véhicules garés. Ceux-ci se concentrent généralement aux places marquées en rouge sur le schéma ci-dessus, c’est-à-dire sur la partie supérieure, dans la zone la plus proche du pont Solférino. Le reste de l’esplanade est souvent vide. On note souvent quelques véhicules garés près de la sortie. La partie inférieure est moins fréquentée, bien que moins chère pour les abonnements mensuels (19€ /mois en bas, contre 29€/mois en haut). Ce parking est relativement peu utilisé. Une étude précise serait nécessaire pour décrire de manière quantitative les variations de fréquentation des deux niveaux au Cours de l’année et au Cours d’une journée. Nous pouvons avancer une appréciation qualitative découlant de nos observations à différents moments, et de notre discussion avec M. Decombe, responsable des parkings Vinci à Compiègne. Ainsi, on peut constater que le parking est sous utilisé, bien qu’il soit le second parking Vinci de la commune en nombre de places (349 places contre 402 dans le parking de la place du marché aux herbes). Il n’est pratiquement jamais rempli à 100%. A Noël, une des périodes les plus chargées, le parking doit se remplir à 85 ou 90% au maximum, selon M. Decombe. Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 2008120
  • II.1.5. Accès et occupation de la partie inférieure du parking Cet espace intérieur est fragmenté et a en réalité plusieurs fonctions. En effet, le parking inférieur a été divisé en deux il y a environ 10 ans pour créer une voie de délestage permettant aux véhicules venant du nord du Cours Guynemer de passer directement de l’autre côté du carrefour situé au niveau du pont. Cela évite la longue attente au feu pour traverser ce carrefour en allant vers le sud de Compiègne par exemple. Cependant, cette voie de délestage n’est pas signalée, et donc réservée aux riverains qui en connaissent l’existence. De plus, dans la perspective du nouveau pont diminuant le trafic de moitié au niveau du pont Solférino, ce carrefour devrait être réaménagé (élément du projet « Cœur d’agglomération »). On peut donc penser que le Cours Guynemer sera désengorgé et que cette voie, déjà réservé à un nombre limité de personnes connaissant son existence, n’aura plus de raison d’être. Cela doit bien évidemment être confirmé par une étude plus poussée, en particulier dans le futur Plan de déplacement urbain. Pour créer cette voie de délestage, une centaine de places a été condamnée et correspondent actuellement à de l’espace inutilisé. Dans la partie encore accessible comme parking, entre 15 et 20% des places ont été fermées par des grillages et réservées pour des usages privés. L’hôtel Best Western situé sur le Cours Guynemer détient une partie de ces places. Ces places privées restent en nombre limité par rapport à la contenance globale du parking (une trentaine de places environ).Cette différence de fréquentation entre parties supérieure et inférieure pourrait être due à l’aspectdavantage inquiétant de la zone intérieure du parking et à un accès plus difficile pour les piétons. Zones d’enjeux 121
  • II.2. Les berges de la gare Il est important de noter que l’accès n’est pas évident depuis la gare, en raison d’une barrière physique (un mur et un changement de niveau) qui ne permet pas d’apercevoir la berge au premier coup II.2.1. Les accès d’oeil, et ne permet pas d’y accéder sans détour. En ce qui concerne l’accès depuis l’Oise, il existe actuellement des équipements dégradés et non entretenus : 4 escaliers permettent de remonter ou de descendre d’embarcations de petit gabarit, comme des barques ou bateaux de plaisance. Ces escaliers sont chacun accompagnés d’une bitte d’amarrage. Comme nous le verrons dans l’analyse qualitative des berges, ces escaliers comme la berge et le contact eau-terre, sont très mal entretenus et apportent une image repoussante de cette berge. L’accessibilité depuis la rivière est donc rendue difficile par des aménagements dégradés. Différents types d’accès existent vers la berge. D’une part les accès depuis la route et l’espace terrestre, et d’autre part les accès depuis la rivière. Actuellement il existe un accès à chaque extrémité de la berge : le premier permet de venir ou de remonter vers le pont Solférino, le second permet un accès indirect entre la gare et les berges. Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 2008122
  • II.2.2. Un pôle multimodal à valoriser un atout majeur; • un arrêt de bus de ville (les TIC) qui voit le transit et le passage de toutes les lignes existantes; • une station de taxis; • une station de car constituant une liaison de Compiègne avec des destinations importantes comme Charles de Gaulle. Les échanges les plus fréquents entre les différents moyens de transport se font entre le train et le réseau de bus de ville. Si ce pôle constitue un atout très important, son potentiel n’est pas pleinement utilisé, notamment au niveau des échanges entre la rivière et le terrestre. Avec l’arrivée du Canal Seine Nord, l’augmentation du trafic fluvial va sans doute nécessiter une amélioration des aménagements d’accostage et la berge se révèle être le lien entre les différents modes de déplacements.La zone de la gare et de la berge constitue une zone d’enjeu très importante sur le plan des moyensde déplacements, qu’ils soient fluviaux, ferrés ou routiers.Cette zone possède en effet : • une gare et donc le passage de trains de marchandises et de transport de voyageurs; • des aménagements d’amarrage, qui bien qu’en mauvais état constituent une potentialité et Zones d’enjeux 123
  • II.2.3. Approche qualitative des berges Lorsque l’on sort de la gare, les platanes constituent une barrière visuelle qui réduit donc le point de vue sur les berges et la façade de la rive gauche de la ville. Cette barrière est renforcée par la barrière physique que constitue le mur qui sépare la partie haute de la route à la partie basse de la berge. 1) Vue depuis la gare - Sources : APD1 L’accès le plus proche depuis la gare est celui le plus en amont de la berge. Il est néanmoins peu valorisé. L’entrée est marquée par un trottoir accidenté et par deux platanes qui ne laissent pas penser qu’il existe un accès. 2) Accès berge amont - Sources : APD1 Le point de vue du pont Solférino vers la berge donne le ressenti d’un espace qui a un potentiel pour être agréable et de grande qualité paysagère. Néanmoins on aperçoit des murs «tagés» et une végétation mal maîtrisée. 3) Vue du pont Solferino - Sources : APD1 En arrivant du pont Solférino l’accès à la berge est visible mais n’est pas plus attractif. En quittant le trottoir du pont, on marche sur un chemin constitué d’un mélange de terre et d’herbe. Les deux types de sols se mélangent et forment un espace sans cohérence pour un 4) Accès berge Solférino - promeneur. Sources : APD1 En plus de ces accès mal valorisés, les berges en elles mêmes sont très mal entretenues. On peut y trouver un grand nombre de déchet (des bouteilles vides, de nombreuses capsules de bières) et parfois on peut y voir des nuisibles (rats et souris). La berge constitue une façade de la ville et participe à l’image de la ville, car située en coeur L’aspect de zone délaissée et impropre aux promenades se ressent d’agglomération. A ce niveau, on peut partager la berge en deux parties distinctes : de façon plus importante en période nocturne. En effet les éclairages  une partie agréable, constituée de platanes bien entretenus et d’une qualité visuelle et • urbains sont absents de cette zone. Il pourrait être agréable de paysagère très importante pouvoir se promener de nuit, les ressentis et les sensations vis à vis Vue de l’entretien actuel des  une partie repoussante visuellement et néfaste pour l’image de la ville, car peu entretenue. • de l’environnement paysager et urbain étant différentes du jour. ­ berges - Sources : APD1 Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 2008124
  • III. Objectifs et propositions III.1.1.2 Intégrer le parking Vinci à l’espace urbainL’état des lieux de cette zone permet de déduire un certain nombre d’objectifs liés aux trois grands Il faut tout d’abord réfléchir à une requalification du bâtiment du parking par une augmentationenjeux relevés. de ses fonctions. Il s’agirait de faire passer cet espace de sa monofonctionnalité liée au stationnement et aux fluxIII.1. Enjeu 1 : Valoriser le lien ville-rivière automobiles, à une polyfonctionnalité ayant un lien avec l’image de la ville, la situation privilégiée du lieu et les enjeux liés à la rivière.Pour cet un enjeu, l’objectif principal est de développer les transversalités. Une étude serait nécessaire pour montrer combien de places sont effectivement nécessaires pour l’utilisation normale du parking.III.1.1 Développer la transversalité sur terre On peut penser à concentrer la fonction de stationnement dans la partie inférieure, en libérant ainsi l’esplanade, dégageant ainsi une réelle place publique jusqu’à la terrasse dominant l’Oise. Un nouveau revêtement rendrait le lieu plus attrayant et propice à l’utilisation par les piétons comme place publique. Ce niveau supérieur pourrait devenir un lieu vivant et attrayant pour le piéton. Il s’agirait d’exploiter sa situation en façade de la ville et au croisement d’axes, sa proximité de l’Oise ainsi que de la zone du port. Plusieurs solutions seraient alors envisageables sur cette place publique, comme la mise en place d’événements ponctuels (marché, événements divers, tribunes pour regarder un feu d’artifices tiré depuis l’Oise, …) ou permanents (terrasses de café, jardin suspendu, promenade, place…). Si la partie du niveau inférieur actuellement utilisée pour le stationnement est suffisante, on peut penser à requalifier la voie de desserte. Il serait alors possible d’y aménager des espaces exploitant l’ouverture vers la rivière et la berge de la rive droite, et reliés directement à la partie haute du bâtiment. Ce type d’aménagement pourrait entraîner la fermeture de l’entrée-sortie passant sous le pont, ce qui nécessiterait peut-être de réhabiliter la rampe d’accès désaffectée. Dans le cas contraire, cette rampe pourrait être éliminée et recouverte, afin d’être effacée de l’esplanade supérieure du parking et de gagner de l’espace au niveau inférieur. Pour intégrer ce bâtiment comprenant de nouvelles fonctions à l’espace urbain, il faut relier le CoursIII.1.1.1 Relier la place de la gare et sa berge Guynemer et l’esplanade du parking. Cela implique deux objectifs :Ce lien entre la place de la gare et sa berge doit être visuel et fonctionnel. Il s’agit donc d’améliorer • Rendre la traversée du Cours plus facile et plus sure. On suppose que la forte diminutionle parcours du piéton sortant de la gare, en aménagement la traversée de la place, tout en gardant de circulation sur le pont Solférino suite à l’installation du nouveau pont diminuera l’encombrementl’aspect fonctionnel de lien avec les autres moyens de transports. La place de la gare est le « perron » du Cours Guynemer dû à l’attente au carrefour avec la rue Solférino. Cela demanderait bien sûr à êtrede la ville pour le voyageur sortant du train. Il faut donc la rendre plus accueillante et en marquer le précisé par une étude approfondie des nouveaux flux automobiles engendrés par le projet cœurlien à l’Oise, élément d’identité de Compiègne. d’agglomération. Il serait donc envisageable d’augmenter le nombre de traversées pour piétons entre les deux côtés du Cours, et de prolonger ces traversées par des accès à l’esplanade du parking.Par exemple, il serait envisageable de déplacer le panneau publicitaire situé directement à la sortiede la gare, afin de refléter une meilleure première image de la ville pour celui qui descend du train, • Redynamiser le Cours Guynemer (en lien avec une requalification de l’esplanade duet de dégager une perspective vers la berge. Une ouverture sur cette berge pourrait être crée en parking) et retrouver une cohérence entre ses activités et les enjeux liés à la rivière.dégageant une vue sur l’Oise et la rive gauche, dans le prolongement de cette perspective. Au niveau Un exemple de cette redynamisation pourrait être un déplacement des pompes funèbres, dont lade ce dégagement visuel, un accès direct vers les berges pourrait être aménagé, ce qui achèverait la situation est privilégiée pour un espace reflétant un élément d’identité de la ville ou lié aux enjeuxperspective crée sur l’Oise. (touristique par exemple) de la rivière. Autre exemple lié à la redynamisation du Cours et à son lien avec le parking : des cafés existants Zones d’enjeux 125
  • pourraient installer une terrasse sur l’esplanade de l’actuel parking, après requalification de III.2. Enjeu 2 : Une image de la ville à améliorer l’esplanade. Nous l’avons vu dans l’état des lieux général, la zone étudiée a une position stratégique dans Enfin, dans ce but d’intégration du bâtiment du parking à l’espace urbain, il faut aussi assurer la visibilité Compiègne. Située en entrée de ville, elle donne une représentation qui constitue le reflet du du parking quand on vient du centre-ville. Cet objectif pourrait être atteint par l’aménagement du dynamisme économique, touristique et culturel de la Commune. Néanmoins, cette zone présente carrefour entre le Cours Guynemer et la rue Solférino. actuellement un déficit et des dysfonctionnements qui portent préjudice à l’image globale de la ville. III.1.2. Développer la transversalité eau-terre Un des enjeux de ce territoire est donc l’amélioration de l’image du site, qui entraînera celle de la ville. Pour cela, il est nécessaire de s’intéresser aux deux atouts différents que constituent la rive droite végétale et la rive gauche, rive urbaine bâtie. III.2.1. La rive gauche, une vitrine à redynamiser Offrir une meilleure vitrine de la ville en rive gauche et redynamiser cette zone sont des objectifs très importants pour répondre à l’enjeu d’image du territoire. La fonction de stationnement sur la rive gauche est particulièrement visible avec un parking gratuit de 140 places et le parking Vinci qui possède plus de 200 places en extérieur. Réduire cette visibilité du stationnement paraît donc essentiel pour atteindre l’objectif de revalorisation de l’image de la ville. Pour cela, une étude pourrait être lancée sur les fréquentations précises du parc compiégnois de stationnement. Elle permettrait de déterminer les possibilités de suppression et de requalification d’un parking comme le parking Vinci. Nous avons vu en III.1 que l’utilisation de l’esplanade de ce dernier pour y exposer la ville est un objectif auquel doit s’attacher la ville ou l’ARC. Ayant une position emblématique et stratégique en bord d’Oise et en entrée de commune, l’affirmation de la vocation publique de cet espace paraît La valorisation du lien ville-rivière implique aussi de relier les activités fluviales, telle que la plaisance inévitable. Cela permettrait ainsi de rendre accessibles et agréables les berges et les espaces en bord ou des activités touristiques sur la rivière, à la ville. d’eau sur toute la rive gauche. Pour cela, il faut déjà revaloriser la zone d’accostage sur les berges de la gare. On pourrait y aménager Une requalification du parking et de ses ouvrages annexes (comme la bretelle inférieure de sortie) les équipements pour les plaisanciers par exemple (électricité, eau courante…) sont nécessaires afin de solutionner l’aspect esthétique discontinu de la façade. Il faut aussi améliorer les liaisons entre les modes de transport fluviaux et terrestres. Il faut donc Le dernier point essentiel afin d’offrir une meilleure vitrine de la ville est la valorisation du point de renforcer le lien avec la gare, en aménageant par exemple un accès plus direct pour le piéton entre vue de la rive droite vers la façade de la rive gauche. En effet, lorsque l’on arrive depuis l’autoroute ou celle-ci et la berge. par le train, la première vision de Compiègne est donnée par cette façade. Néanmoins, la perspective depuis la gare est bouchée par la barrière visuelle que constitue l’alignement de platanes. Ainsi, Un exemple serait de créer sur cette berge un départ pour des promenades en bateau vers l’Aisne. Si comme souligné dans II.1, une ouverture visuelle dans cet alignement pourrait être envisagée, une navette fluviale devait être mise en place, cette berge constituerait une halte privilégiée, étant dégageant la perspective vers la rive gauche et le parking revalorisé. donné la situation proche du centre-ville et la proximité des autres moyens de transports offerts au niveau de la place de la gare. Dans le même objectif de relier les activités fluviales à la ville, on pourrait étudier la mise en place d’un accostage sur l’autre berge, au niveau de la partie inférieure du parking Vinci, si une activité en cohérence avec le fleuve s’y développait. Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 2008126
  • III.2.2. La rive droite, une identité naturelle en danger peut également envisager si nécessaire d’aménager le carrefour, notamment afin que les voitures venant du centre-ville puissent tourner à gauche.En complémentarité de la rive gauche à tendance plus urbaine bâtie, on peut observer une rivedroite plus végétale qui est néanmoins mal entretenue et mal valorisée, ce qui nuit à l’image d’entréede ville. Revaloriser l’aspect végétal en rive droite est donc un objectif majeur afin de révéler et III.3.2. Valoriser les voies douces en bordure de rivièred’affirmer l’identité existante de cette façade de la ville. Cela permettra d’affirmer la dichotomie dela zone. Cette complémentarité rive droite rive gauche constitue un atout exceptionnel qu’il ne faut On l’a vu précédemment, de fortes discontinuités sont perceptibles au niveau des berges en rivepas négliger. gauche, et principalement au niveau des voies douces en bordure de l’Oise. De nouvelles voies et des requalifications sont prévues dans le projet « Cœur d’Agglomération », ce qui nous conforte dansComme on a pu le voir précédemment, les principaux manques se situent au niveau de la berge notre objectif de les valoriser en bord de rivière.allant de la place de la gare au pont. Il faut donc conserver et améliorer l’aspect végétal de celle-ci,et la développer en tant que « jardin sur l’eau ». Un traitement paysager qualitatif pourrait être misen place, afin de rétablir une qualité de végétation et de sol, ainsi qu’une une approche des bergespour les promeneurs plus agréable et sans barrière psychologique.III.3. Enjeu 3 : Intégrer ce secteur à la dynamique du projet de « Cœur d’Agglomération »Le dernier grand enjeu sur l’entrée de ville concerne le projet « Cœur d’Agglomération ». Comme onl’a vu, il est en contact direct et indirect avec le site étudié ici, et pourra avoir de fortes influences surce dernier. Il est donc indispensable d’intégrer notre secteur à la dynamique apportée par le « Cœurd’Agglomération ».III.3.1. Tirer parti des modifications de fluxUn point important du projet « Cœur d’Agglomération » est la mise en place du nouveau pont, àl’extrémité de la rue du Port à Bateaux, qui a pour objectif le désengorgement du pont Solferino et ducentre-ville aux heures de pointe. Ce pont va donc entraîner des modifications de flux dont on doitprofiter pour intégrer les propositions et les objectifs de notre étude à la dynamique créée. Pour réaliser cette valorisation, il faut :On peut tirer parti de ces modifications de flux en mettant en place deux objectifs : • La requalification de la voie de contournement du carrefour du pont Solférino qui passe • D’une part assurer la continuité psychologique et physique. Actuellement l’état despar le niveau inférieur du parking Vinci. Avec la construction du pont, les flux seront réduits au berges est très inégal et ne permet pas une circulation facile et agréable des piétons et cyclistes.niveau du pont Solférino. La voie de contournement permet actuellement de passer sous le pont afin Nous l’avons vu, il existe une barrière psychologique sous le pont, avec une ambiance olfactive etd’éviter les encombrements des heures de pointe. Celle-ci ne sera sans doute plus justifiée et pourra visuelle négative, et une barrière physique en bout de berge de la gare, où l’on voit le chemin seêtre réhabilitée pour d’autres usages. Parmi ceux-ci, on peut imaginer y faire passer la voie piétonne stopper de manière impropre. Le projet de nouvelle voie ne prévoit pas pour l’instant de liaisons avecet cycliste en faisant une jointure avec la piste arrivant en aval. Cela solutionnerait entre autres le la berge plus en amont et la gare. Afin d’assurer une continuité, il serait envisageable de créer ce lienproblème rencontré par les piétons et cyclistes pour traverser la rue Solférino, et on pourrait ainsi en aménageant la suite de la voie prévue. Un traitement qualitatif de la végétation et un entretienéliminer les barrières physiques et psychologiques de la zone. Cependant, cet exemple de proposition régulier pourraient être mis en place. L’arrivée d’une nouvelle voie douce pourrait être l’occasion dereste à étudier techniquement et financièrement. réaliser ces aménagements. • La réhabilitation du carrefour avant le pont sur la rive gauche. Les flux modifiés, cecarrefour n’aura plus la même fréquentation et les régulations devront peut-être être changées. Ce • D’autre part relier l’extrémité de la future voie douce de la rive droite à la place de la gareparamètre est principalement pris en compte dans l’étude donnée par l’ARC à un bureau d’études « et au pôle multimodal qu’elle constitue. Lorsque l’on arrive en bout de berge, le chemin s’arrête et laAtelier 15 ». On peut penser à une réelle liaison entre la voie douce arrivant en amont du pont et celle sortie, comme l’entrée, n’est pas valorisée. La gare étant un lieu d’échange très important avec desarrivant en aval. Cela constitue une deuxième solution afin d’assurer une continuité à ce niveau. On stations de bus, de train et de taxi, nous avons vu en III.1. qu’il peut être intéressant de créer un lien Zones d’enjeux 127
  • depuis la berge, en aménageant l’extrémité de celle-ci par exemple, et en indiquant la gare à l’aide d’un panneau de signalisation. • Enfin, grâce à une continuité des flux piéton et cycliste sur berge rétablie (soit en dessous, soit au-dessus du pont) et en trouvant une solution pour le pavillon privé entre les deux parkings, on pourra rapprocher les voies douces de la rive gauche des bords de l’eau, rendant la circulation et la promenade plus agréables. Cela serait cohérent avec l’objectif du projet de cœur d’agglomération qui vise à redynamiser les bords de l’Oise. Cette dynamique en bord d’Oise serait aussi favorable à l’image de la ville, en venant se substituer aux places de stationnement. Conclusion L’ensemble de ces propositions nous a donc permis d’intégrer les objectifs ayant été déduits d’un état des lieux local. Mais leur valeur ajoutée vient du fait qu’elles prennent en compte une étude plus large que nous avons menée dans le cadre de cet Atelier projet. En prenant en compte les trois enjeux majeurs relevés dans le cœur d’agglomération, l’ARC participera à un élément de redynamisation de l’ensemble de son territoire. Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 2008128
  • Zones d’enjeux 129
  • LE port de compiegne et son environnement Le port de plaisance de Compiègne est localisé en bordure de l’Oise et plus particulièrement, sur la rive La rampe du château est un accès historique créé sous Napoléon 1er. Cet accès constituait un lien direct gauche, à proximité du centre ville. Par sa localisation, le regroupement de plusieurs équipements de avec la rivière, il a été construit sur la base d’anciens remparts du château médiéval de Compiègne. loisirs et son lien avec le château impérial, ce lieu est aujourd’hui un secteur d’enjeux à part entière. Cette allée était aménagée en parc avec des arbres de haute tige type platane ou tilleul. A cette époque, la zone du port était submergée pour créer un canal qui continuait à longer les L’actuelle capacité du port et son état de saturation ne permet d’accueillir que peu de bateaux remparts. C’était le secteur du grand et petit canal. Ce dispositif avait pour but d’acheminer l’eau de touristes. Vu le projet Canal Seine Nord et ses impacts sur le trafic fluvial et le développement jusqu’à des glacières qui permettaient de fournir le touristique, le port de plaisance de Compiègne est un secteur potentiel d’accueil touristique. château et la cour de l’empereur en glace. La glacière est un bâtiment plus ou moins enfoui sous une masse de terre et d’herbe. L’eau venant du I. Situation historique de l’enceinte du port petit canal entrait dans la glacière, se transformait en glace durant l’hiver et était conservée grâce à I.1.La rampe du château de Compiègne cette couche de terre maintenant les conditions thermiques nécessaires. Il existait à cette époque deux glacières sur ce site. A proximité de ces glacières se trouvait la maison du glacier. Actuellement, la maison du glacier et une des deux glacières ont été conservées. La rampe du château a dû faire l’objet d’une fermeture au public durant les années 50 pour des Glacière du château - Sources : APD1 raisons de sécurité. Jusqu’a maintenant, la situation est restée telle quelle. Le patrimoine du château comprenant la partie du petit canal, des glacières et de la rampe sont toujours fermés au public. I.2. La pompe à feu Ce bâtiment fût érigé sous le Premier Empire. Il avait pour but d’alimenter en eau le palais impérial de Compiègne. Au début du XIXème siècle, un projet de renouvellement de la machine a fait émerger un nouvel usage pour alimenter la serre et les jardins du château en eau : la pompe à feu. Un nouveau bâtiment a été alors construit en pierre de calcaire et toiture en ardoises, érigé en bordure du canal de l’Oise, il surplombe le chemin de halage pour protéger la pompe à feu. Tombant en vétusté, cette pompe fût remplacée par une machine à vapeur Farcot. Ce bâtiment est aujourd’hui classé aux monuments historiques. La pompe à feu - Source : Mairie de Compiègne - Sources : APD1 Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 2008130
  • I.3. La piscine d’été de Compiègne II.1. Un port public mais clôturé La piscine d’été a été ouverte en 1952, elle est toujours située à côté du port de Compiègne. Le port de Compiègne est constitué d’une anse reliée à l’Oise par un bras d’eau assez mince. Cette piscine a longtemps été la seule de Compiègne. Puis, celle des Mercières a ouvert et a peu à peu Actuellement, le port de plaisance de Compiègne appartient remplacée celle-ci qui avec le temps est devenue hors-norme. au domaine communal et semble atteindre sa capacité Des travaux durant les années 80 ont remis la piscine aux normes de sécurité. Puis, faute de moyens d’accueil maximale tout au long de l’année. Ce port possède de financement pour des nouveaux travaux de mise au norme, la piscine a dû fermer durant les la particularité d’être dédié aux plaisanciers compiégnois années 90. Le bâtiment est désaffecté depuis ce temps, seule une partie a été remise à neuf pour puisque plus de 90% des places offertes sont occupées accueillir le club de canoë-kayak dans les années 2000. par des bateaux sédentaires. Ces bateaux sédentaires sont Actuellement, le club de canoë montre une faiblesse d’activité et le reste du bâtiment de la piscine amarrés au port de Compiègne tout au long de l’année et ne Port de plaisance de Compiègne sortent que pour des balades occasionnelles. Source : APD1 est devenu vétuste, à un tel point que celui-ci ne peut être réhabilité. Le Port de plaisance est composé d’une quarantaine de II. Situation actuelle du port dans son environnement places. Ce port offre aux plaisanciers plusieurs possibilités d’accostage. En effet, trois pontons distincts permettent l’accostage mais les bateaux peuvent aussi s’amarrer directement aux berges de l’anseEnvironnement du Port du port.de Compiègne Cette anse est entourée d’un espace vert aménagé, on remarque la présence de bancs et de tables de pique nique pour la détente des plaisanciers. L’existence d’un léger dénivelé entre le port et le terrain naturel autour du port permet de dégager quelques points de vues intéressants sur l’anse. Ce port municipal est clôturé par une barrière empêchant tout lien avec les espaces de loisirs environnants. Cette barrière existe dans une logique de sécurité afin de protéger les plaisanciers des actes de vandalismes déjà produits dans le passé. Cette clôture rend l’accès aux piétons impossible et ceci, même en pleine journée. Seuls les plaisanciers et le gardien peuvent accéder à leur guise au port. Ce port possède un service de gardiennage qui assure la sécurité des plaisanciers accostés. Ce port met d’autre part à disposition des plaisanciers durant leur séjour des équipements tels des douches, un réseau d’eau ainsi qu’un réseau électrique. Ce port public en droit devient un élément privé de fait et en ressenti. S’ajoute à cette clôture, la présence du giratoire et de la rue de Soissons ainsi qu’un manque de signalétique et de visibilité. Ainsi des piétons non avertis peuvent ne pas avoir conscience de l’existence de ce port de plaisance. I.2. Un pôle de loisirs Le port de Compiègne s’insère dans une zone particulièrement dense en équipements de loisirs. Le secteur du port de plaisance constitue un pôle de loisirs composé du club d’aviron, du club de canoë-kayak, du skate park ainsi que d’une piscine aujourd’hui désaffectée. Club d’aviron - Sources : APD1 Ce pôle nous paraît actuellement peu utilisé par les compiégnois. Zones d’enjeux 131
  • Entrée de la rampe depuis le cha- L’allée verte - Mur séparant le petit canal de la rue teau - Sources : APD1 Sources : APD1 de Soissons - Sources : APD1 Le port est donc situé près de plusieurs éléments importants de la ville tels la caserne militaire et le château impérial. I.4. Des espaces délaissés Aujourd’hui, la piscine située en bordure de l’Oise n’est autre qu’un bâtiment laissé à l’abandon et constituant un lieu de squat occasionnel. La présence de ce bâti rend les berges inaccessibles sur une vingtaine de mètres, sur la longueur de la piscine. Cette piscine désaffectée nuit à l’image du secteur ainsi qu’ à son potentiel. De plus, sa présence, en l’état, peut engendrer un sentiment d’insécurité. Piscine abandonnée - Sources : APD1 Le skate park accolé au port de plaisance possède lui aussi un grillage qui délimite l’espace et le clôture. La présence de deux portes de part et d’autre de l’espace, nous permet de pénétrer à l’intérieur de ce skate park. Plusieurs aménagements dédiés au skate sont présents dans I.3.. Un lien privilégié entre le château impérial et l’Oise actuellement fermé : la rampe cette enceinte. Cependant, l’espace est ressenti comme vide et Skate park - Sources : APD1 peu attrayant ce qui explique sa sous-utilisation. Le secteur du port de plaisance représente un lieu privilégié entre la ville et la rivière. La rampe du château relie l’élément touristique phare de Compiègne aux bords de l’Oise. I.5. Des berges occupées par des parkings Cette allée verte est fermée au public pour des raisons de sécurité. En effet, l’allée verte est bordée par de nombreux arbres de hautes tiges qui sont en mauvais état et menacent de s’effondrer. Il existe actuellement trois parkings à proximité de ce secteur. Le premier, le parking Vinci, est L’actuel directeur du château nous a confié sa volonté de trouver un partenariat financier qui lui accolé au Pont Solférino et localisé en bordure de rivière. S’ensuit dans la prolongation de ce parking permettrait de rendre de nouveau accessible cette allée par un traitement paysager et de créer un payant, l’existence d’un parking gratuit en bordure de l’Oise d’une capacité d’environ 140 places. Puis parc contemporain qui se situerait sur l’emplacement de l’ancien petit canal à glace. survient, cette fois plus à proximité du port de Compiègne et en retrait par rapport à l’Oise mais en De plus, cette allée possède plusieurs accès potentiels qu’il suffirait d’ouvrir. On en recense un au liaison direct avec le Cours Guynemer, un second parking gratuit d’une capacité d’une cinquantaine niveau de la terrasse du château et un second au niveau du Cours Guynemer. de places. Ces deux parkings gratuits sont saturés durant la semaine. Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 2008132
  • En effet, situés à proximité du centre ville, de nombreuses personnes Ce chemin permet d’accéder à la piscine, au skate park, au club de canoë kayak ainsi qu’à de bellesstationnent leurs voitures sur l’un de ces parkings durant leurs maisons compiégnoises construites en bordure de rivière. Cet embranchement permet aux piétonsjournées de travail. La fréquentation de ces parkings baisse de façon d’éviter le carrefour de la Place du 5ème Régiment des Dragons.notable le dimanche. Remarquons que la superficie importante duparking de l’Oise permet de dédier cet espace à d’autres utilisationsde type événementielles telles la fête foraine … Vue du parking gratuit - II. Une discontinuité des voies douces Sources : APD1 Au dessus de l’entrée du port, afin de traverser la rivière, uneI.6. Un axe routier et un carrefour giratoire qui structure le secteur passerelle piétonne a été construite dans le prolongement de la Rue des Bains.Le secteur du pôle de loisirs dans lequel s’inclut le port de Compiègne est séparé du centre dense dela ville par le Cours Guynemer qui constitue l’axe routier principal et permet de relier la rive gauche Le passage piétonnier de la Rue des Bains permettant aux piétonsau Pont Solférino. Cette voie primaire sépare le port de plaisance d’un tissu urbain dense de centre de longer les bords de l’Oise, est mal indiqué. De plus, ce cheminville. aménagé est inutilisable dès la tombée de la nuit puisqu’aucunElle gère un trafic routier important et elle est aussi empruntée par la ligne de bus n° 3/4. Le carrefour lampadaire n’y a été implanté.giratoire de la Place du 5ème Régiment des Dragons gère les flux d’entrée et de sortie de ville et relie Le piéton se sent emprisonné entre la végétation foisonnante Voie douce rue des bains - Sources : APD1 Circulation autour du des berges naturelles et de belles bâtisses compiégnoises. La Port de Compiègne végétation réduit de façon notable la visibilité du promeneur sur l’Oise et gêne les percées visuelles. Ce chemin peu fréquenté est propice à des utilisations diverses puisque certains livreurs de pizzas l’empruntent afin d’éviter le trafic routier ce qui leur fait gagner du temps dans leurs courses. Cette voie douce est donc utilisée à des fins diverses et contraires, le livreur de pizzas l’empruntera pour gagner du temps tandis que le promeneur l’empruntera pour s’éloigner du trafic routier et découvrir les berges de l’Oise. III. Un territoire régi par deux types de gouvernance Etat des propriétés autour du Port de Compiègneles bords de rivière à la forêt compiégnoise et plus particulièrement, à l’Avenue de l’Armistice par laRue de Soissons. Ajoutons que ce port est donc localisé près de commerces et de services présents lelong de cet axe principal et entourant la Place du 5ème Régiment des Dragons.Le Cours Guynemer est longée à partir du croisement avec la Rue de l’Arquebuse par une voie doucedédiée principalement aux piétons et cyclistes. Cette voie aménagée n’est pas en contact direct avecles berges; elle est en effet située en retrait par rapport à l’Oise. Cette voie douce n’est ici pas dédiéeà la promenade.La Rue des Bains est une voie douce permettant de longer l’Oise tout en traversant le pôle de loisirs. Zones d’enjeux 133
  • L’ensemble de ce secteur appartient soit à la commune, soit à l’Etat. Nous savons que le port, le important, un manque de signalétique et la présence d’une butte de terre surélevée qui cache skate park ainsi que la piscine appartiennent à la mairie de Compiègne. De même, les deux parkings l’existence du port pour tous les piétons situés sur l’autre côté de la rue. Ainsi, un piéton non averti gratuits sont gérés par la ville. Le club d’aviron et le club de canoë-kayak sont deux clubs sportifs ou un touriste, peut ne pas avoir conscience de la présence du port de plaisance de Compiègne tout privés mais ils louent le terrain à la commune. Le terrain sur lequel est situé ces divers équipements comme des autres éléments constitutifs du pôle de loisirs. sportifs appartient donc à la commune. De plus, les deux bâtis localisés entre le parking gratuit et le club d’aviron sont des propriétés communales, l’un des bâtis est loué à un propriétaire privé tandis que l’autre est un bâtiment classé (la pompe à feu). Le château et sa rampe appartiennent eux, à IV.3. Dysfonctionnement n°3 : Une rupture l’Etat. Notons la présence d’une parcelle privée actuellement à usage d’habitat entre le parking Vinci et le parking gratuit des bords de l’Oise. Cette dernière étant au carrefour de lieux publics, elle devrait du lien historique du château et de l’Oise être intégrée à l’espace public si la mise en place du projet le nécessite. L’allée est actuellement inaccessible au public. En effet, la présence d’un muret IV. Les dysfonctionnements l’entourant et de barrières condamnant les deux accès potentiels à cette rampe, empêchent les piétons de s’y aventurer. Les principaux points de dysfonctionnements de l’espace du port de Compiègne sont des problèmes Mais, au delà de cette barrière construite liés à l’accessibilité, à la visibilité, à la signalétique et au cloisonnement des espaces. Chacun de ces pour des raisons de sécurité apparente, le dysfonctionnements seront par la suite explicités par un schéma. Cours Guynemer coupe aujourd’hui le lien entre l’Oise et la rampe. Cet axe rompt donc IV.1. Dysfonctionnement n°1 : Des le lien entre le château et la rivière. De plus, nous pouvons remarquer que le petit parking gratuit espaces compartimentés et un situé à proximité du port est un obstacle supplémentaire à cette liaison. manque de cohérence et de liens entre les équipements de loisirs IV.4. Dysfonctionnement n°4 : Des Un dysfonctionnement majeur de cet espace est le cloisonnement des berges non accessibles principaux éléments constitutifs du pôle de loisirs. Ce cloisonnement des Un autre dysfonctionnement observé est espaces ne permet aucun lien possible le manque d’accessibilité des berges. En entre ces différents équipements et effet, plusieurs bâtis tels que la piscine et le donc contribue à la non-urbanité de club d’aviron rendent l’accès aux berges ce secteur. Ces espaces clôturés ne sont pas ressentis comme éléments constitutifs d’un pôle de impossible et ceci, sur une quarantaine loisirs mais comme des activités privées. Cet espace possède un fort potentiel qui est actuellement de mètres. De plus, même si certaines inexploité par manque de cohérence globale. voies douces ont été aménagées, elles ne permettent pas un contact privilégié avec les berges. En effet, la voie douce longeant le parking gratuit est située en retrait par IV.2. Dysfonctionnement n°2 : Une rapport à l’Oise et en bordure de rue. L’environnement dans lequel s’insère cette voie ne permet barrière routière et un manque de pas de créer un endroit propice à la promenade, ceci étant dû en partie à la gêne olfactive et sonore continuité entre les voies douces engendrée par un trafic routier important. Quant à la seconde voie aménagée cette fois en bordure de rivière, elle semble inutilisable dès la La présence du carrefour giratoire et du tombée de la nuit puisqu’aucun lampadaire n’éclaire cet espace. Le manque de signalétique et de Cours Guynemer constituent une véritable visibilité de ce chemin lui porte préjudice et réduit sa fréquentation. barrière visuelle et physique entre le centre de Compiègne et ce secteur du port de Compiègne. S’ajoute à cela un trafic routier Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 2008134
  • IV.5. Dysfonctionnement n°5 : Des lieux peu valorisés VI. Les objectifs Des lieux peu valorisés Des objectifs ont été déterminés pour chacun des enjeux préalablement définis. existent le long de berges de l’Oise aux alentours du port Enjeux n°1 de plaisance de Compiègne. • Assurer la continuité de l’aménagement du parc du château vers le pôle de loisirs • Valoriser la liaison piétonne entre la rampe et l’Oise Le secteur de la piscine • Mettre en valeur les différents points de vue de l’Oise depuis l’allée verte désaffectée, du skate park • Donner un aperçu du patrimoine historique compiégnois depuis la rivière et du parking gratuit semble peu fréquenté. Le bâtiment abandonné Enjeux n°2 • Développer les possibilités d’accostage et de stationnement temporaire au niveau des et déqualifié de la piscine berges longeant ce secteur accentue l’effet “no man’s • Développer l’accessibilité des berges aux piétons et cyclistes land” de ce secteur. • Création d’un pôle de loisirs liés à l’eau Un peu plus au sud, deuxzones de parking se trouvent directement le long des berges de l’Oise. Le cheminement piéton n’est Enjeux n°3pas très rassurant. • Assurer la continuité entre les différentes voies doucesCes espaces, qui ont pour vocation de parquer des véhicules, ne permettent pas la vie de ces lieux. De • Assurer la cohérence avec le projet du coeur d’agglomérationce fait, les berges à ce niveau là sont peu valorisées et peu fréquentées.Ces dysfonctionnements réduisent de façon considérable l’attractivité de ce secteur. Au final, VII. Les propositions d’aménagement du sitel’ensemble de ce secteur est sous exploité et constitue un endroit peu fréquenté par les compiégnoisd’une part, tout comme par les touristes d’autre part. L’addition de ces dysfonctionnements rend VII.1. La rampe : le prolongement d’un parc contemporain et la mise en place d’un parcoursce secteur peu convivial et peu propice à la détente et aux promenades malgré le potentiel initial historiqueimportant.V. Les enjeuxDe ce diagnostic des différents dysfonctionnements ont été identifiés plusieurs enjeux : • enjeux n°1 : Valoriser le lien château-Oise • enjeux n°2 : Valoriser le lien ville-rivière • enjeux n°3 : Intégrer ce secteur à la dynamique du projet du coeur d’agglomération deCompiègne Zones d’enjeux 135
  • La rampe nécessite un aménagement à part entière vu les enjeux touristiques et historiques qui du skate et du roller. Dans l’optique de recentrer la ville sur la rivière, nous souhaitons développer en découlent. Un traitement paysager (notamment un élagage de certains arbres) de l’allée verte ces berges et leurs accessibilités ainsi que leurs usages. La pratique du skate tout comme du roller permettrait de l’ouvrir de nouveau au public compiégnois. L’ancien petit canal serait réaménagé peut très bien s’intégrer à l’espace urbain. Les voies douces possédant un revêtement adéquat à la en parc contemporain afin de matérialiser une coulée verte vers l’Oise et permettre au public la pratique du roller peuvent être parsemées d’éléments liés à la pratique du skate. Ces éléments tels découverte des glacières et de l’histoire du château. Ce parc contemporain pourrait être facilement des rampes, des bancs .. . pourront être par la suite intégrés au mobilier urbain. L’idée est de créer un accessible depuis la rampe ainsi que depuis la rue du petit château. L’ancienne glacière et la maison espace libre qui se matérialisera sous la forme d’un parcours le long des berges, sur lequel le skatteur du glacier seraient l’occasion de mettre en valeur le passé historique du lieu. L’allée introduirait une peut à sa guise pratiquer son activité favorite sans être exclu de la ville par le cloisonnement habituel cohérence entre les différents espaces du château tels la roseraie, la terrasse, le petit parc et le parc des skates parks. Le skatteur sera continuellement en interaction avec les autres usagers et chacun contemporain, en assurant une liaison entre ces éléments. pratiquera son activité en ayant conscience de la présence des autres usagers. VII.2. Un pôle de loisirs : un lien évident entre l’eau et la ville Ce secteur doit être d’une part un lieu soulignant la relation entre l’Oise et la ville et d’autre part, le lien entre l’Oise et le patrimoine historique compiégnois. Afin de répondre au mieux à l’augmentation du trafic fluvial et au développement touristique de la région compiégnoise, la capacité d’accueil du port de plaisance et les équipements offerts aux plaisanciers doivent être améliorés. Dans cette optique, l’espace libéré par la destruction de l’ancienne piscine désaffectée, le départ du club de canoë kayak ainsi que celui du club d’aviron, sera utilisé comme quai d’accostage pour les plaisanciers et les bateaux de touristes. Les bâtis anciennement utilisés par le club d’aviron pourront être aménagés pour offrir différents services aux plaisanciers amarrés. Ces derniers se verront proposés des services liés au confort de leur séjour (douches, réseau d’eau et d’électricité) ainsi qu’un accueil qui leur permettront d’obtenir des informations nécessaires à leur parcours touristique. Afin de mettre en valeur la liaison entre la rampe et les bords de rivière une voie douce sera aménagée pour permettre aux piétons de traverser facilement le Cours Guynemer qui actuellement rompt ce lien. La mise en place de ce lien piétonnier peut prendre différentes formes telles que l’aménagement de ralentisseurs, d’un passage piéton ou d’un revêtement de sol particulier incitant les automobilistes à ralentir. L’objectif de ce type d’aménagement est d’inciter les usagers de la route à ralentir dans cette zone et ainsi, de permettre aux piétons de traverser à cet endroit. De plus, vu la topographie du site, Les propositions suivantes permettraient de donner une cohérence globale à cet espace et de l’insérer l’aménagement d’une passerelle piétonne serait intéressante et permettrait de relier la fin de l’allée dans la dynamique actuelle qui est celle du coeur d’agglomération, c’est à dire une intégration dans verte à la zone d’accueil touristique créée au bord de la rivière. La rampe étant surélevée par rapport la ville et un retournement vers la rivière. au niveau du Cours Guynemer, la construction d’une passerelle est envisageable et paraît judicieuse car elle mettrait en valeur des points de vue intéressants. En effet, cette passerelle soulignerait le lien direct entre les berges et le château et offrirait au public des perspectives sur l’Oise et sur le domaine du château. VII.3. Des berges accessibles pour plusieurs usagers L’accessibilité des berges le long de ce secteur serait assurée par la continuité des voies douces. Ces voies douces situées à proximité de la rivière et en retrait de l’agitation liée au trafic routier, seraient des lieux de promenade et de détente. Afin d’assurer cette continuité des liaisons vertes, une voie douce sera aménagée le long du parking gratuit de l’Oise. Les usages de cet espace seront donc séparés afin de laisser une plus grande place à la promenade le long des berges tout en permettant l’accès du site aux voitures. Ces voies douces seront dédiées aux piétons, cyclistes mais aussi à la pratique Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 2008136
  • Zones d’enjeux 137
  • COnclusionL’ARC traverse une époque charnière. Les orientations qui sont prises aujourd’hui seront déterminantespour le développement futur de l’agglomération. Le repositionnement de la région serait notammentl’occasion de replacer les rivières au cœur de la ville et du territoire, de les intégrer en tant qu’atoutsstructurants et non comme simples contraintes.En étudiant la valorisation patrimoniale, touristique, sportive et de loisirs de l’Oise et de l’Aisne,notre étude a mis en lumière nombre de points qui mériteraient d’être approfondis par des étudesspécialisées. Cette étude reste donc bien une vision globale des multiples relations que pourraitentretenir le territoire de l’Agglomération de la Région de Compiègne avec ses rivières.L’ARC a en effet un rôle majeur à jouer en veillant à la cohérence des initiatives locales et en confrontantà l’avance les différents acteurs. On a vu notamment que cette dimension est essentielle en ce quiconcerne l’avenir des sports d’eau. En systématisant une approche transversale des politiques et desprojets qu’elle met en place, l’agglomération identifierait plus facilement les zones de conflit entre lesdifférentes dynamiques territoriales. Elle serait alors en mesure de les traiter en amont et disposeraitdu recul nécessaire pour faire émerger des solutions s’inscrivant dans le long terme.Ce travail permettrait également à l’ARC d’intégrer harmonieusement ses politiques de développementà une échelle plus large. Le Pays Compiégnois est un outil essentiel qui mériterait également d’êtremis en avant. Il ne sera en effet pas possible pour l’ARC de financer seule l’intégralité des projetsprésentés ici.C’est la prise en compte de l’ensemble des dimensions qui permettra de mener à un projet cohérent.Par cette réflexion et ce travail, nous espérons pouvoir apporter un point de vue novateur sur ceterritoire de l’ARC, et sur les potentialités dont il regorge. La venue du Canal Seine Nord est un prétexte,notre réflexion un début et nous l’espérons une ouverture sur ce que pourrait être notre territoire. 139
  • Annexes
  • SOURCES RESSOURCES HUMAINES DOCUMENTS • Mr et Mme NICOLLET, directeurs du SNC • CD de M. NICOLLET “Avenir du SNC” • Julien BAHAIN, étudiant UTC et pratiquant de l’aviron • Charte Plaisance de l’élaboration d’un schéma statégique de valorisation touristique et • M. TELLIER, chargé de mission en communication de l’ARC environnementale du fleuve charente et de ses affluents • M. HALLO, directeur de l’ARC • Guide du plaisancier de la Picardie (VNF) • M. BLIARD, Lafarge Granulats, Responsable Exploitation-Foncier, en contact avec le CROS • Schéma Directeur ARC • M. DUPUIS, Permanent de l’ Aviron Union Nautique de Lille (www.aunl.12r.org) • Anne DAUBECHIES et Luc MARÉCHAL, Le programme RAVeL, une infrastructure pour une • Société des Régates Messines (www.regatesmessines.fr) autre mobilité, Les Cahiers de l’Urbanisme n°27 • Le Port de Jaux • Anne DAUBECHIES, Un réseau de voies vertes pour l’Europe, Les Cahiers de l’Urbanisme n°40- • Le Port de Compiègne 41 (Septembre 2002) • L’antenne départementale des VNF à Compiègne • Anne DAUBECHIES, Le RAVeL, de la Wallonie à l’Europe, Les Cahiers de l’Urbanisme n°64 • Conservatoire des sites naturels de Picardie (Juin 2007) • Association Picardie Nature • RAVeL, Direction générale de l’aménagement du territoire de Belgique (Mars 2006) • Association Espaces • Déclaration pour un “Réseau Vert Européen”, Lille, 12 septembre 2000 • M. Philippe Rochette, CETMEF Compiègne • Oise, espaces nature et randonnées, CDTO, 2008 • Société Guerdin : Bateau Ecole. • L’entretien écologique du RAVeL, Laboratoire d’Ecologie des Prairies (Février 2006) • Les voies naviguables de Picardie: Subdivision de Compiègne. • Tracé de la Trans’Oise, Département de l’Oise • La Semitan (Société d’économie mixte des transports en commun de l’agglomération nan- • Agenda 21 du Département de l’Oise, Conseil général de l’Oise (2006) taise) • Cartes réalisées pour le rendu intermédiaire • DRIRE Picardie • Projet Cœur d’agglomération • DRIRE Centre • Escapades urbaines, Bouet Delphine & Thiébaut François, projet UB06 UTC • Société Apave • La Tour du Pin, Le Guide Touristique, Office de Tourisme de La Tour du Pin • M. Pascal MORVILIERS • Ballades en Sources et Vallées au cœur de la Picardie, L’Oi se l’échappée belle • M. Régis ROUDIER, président du CDTE • La ville de Reims inaugure son troisième circuit touristique « autour de saint Rémi », Ville • Michel Leblanc, Responsable de l’Unité Territoriale ONF de Compiègne de Reims • Laurence Francart, Chargée de Mission au Tourisme, Office de Tourisme de Compiègne • “on a tout intéret à anime la nuit” (Luc Gwiazdzinski, cours EV01-Imaginer et Concevoir la • Michel Baudouin, Chargé de mission au Musée de la Figurine Historique de Compiègne ville - 2005 -) • Ludovic Pacaud, délégué régional des Haras Nationaux pour la Picardie • Guide Pratique pour les projets fluviaux Reception de public à quai, bateaux à passagers” • Remi Delmet, Directeur de la Cité des Bateliers (ports autonomes de paris, Voies navigables de france, service des ports de la seine) • Eric Blanchegorge, Conservateur en Chef du Musée Vivenel • Article fermeture du batofar, bateau boîte de nuit parisien • Emmanuel Starcky, Directeur des musées nationaux du domaine des châteaux de • IGN Compiègne et Blérancourt • Cahier des charges de l’opération cœur d’agglomération • Pauline Bermond, Office de tourisme Albi • Bertrand Morvilliers, CPIE Vallée de l’Orne • Christiane Prat, Responsable Office de Tourisme de La Tour du Pin • Musée de la Normandie, Caen • Office de Tourisme de Béziers • Frédéric Mourre, concepteur lumière chez Citélum • Benoît Beckers, enseignant à l‘UTC • Mairie de Jaux • Marine Oise Plaisance - M. Bernard • M.Decombe : responsable des parkings Vinci à Compiègne • M. Adde, Secrétaire Général Adjoint à la mairie de Compiègne • M. ALLIOU chargé de missions à l’ARC Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 2008142
  • SITES INTERNET • http://www1.securiteroutiere.gouv.fr/signaux/default.asp • http://www2.securiteroutiere.gouv.fr/infos-ref/route/faq/index.html#faq4 • www.marcanterra-bois-plantes.com • http://fr.wikipedia.org/wiki/Panneau_de_signalisation_routi%C3%A8re_de_direction_en_ • Escaut Sans Frontières : www.gs-esf.be France • Syndicat Mixte Interdépartemental d’Aménagement du Chéran : www.si-cheran.com • Charte graphique de l’Uzège Pont du Gard : http://www.cdt-herault.fr/signalisation_sil/in- • L’Esprit du Saule : www.l-esprit-du-saule.com dex.php3?id_gmenu=15030&code_menu=presentation_se&langue=fr&PHPSESSID=dc56111ded06 • AGERIN SARL : agerin.chez-alice.fr fa98 • COFRACO : www.cofraco.fr • Site de SuisseMobile : http://www.veloland.ch/fr/ • www.nantes-web.com • Site de la charte VNF : www.vnf.fr/vnf/img/cms/Domaine_public_fluvial/hidden/charte%20 • www.tan.fr signaletique%20HD_200310211439.pdf • fr.wikipedia.org/wiki/Semitan#R.C3.A9seau_fluvial • http://www.angers.fr/decouvrir-angers/en-histoire/chroniques-historiques/pour-s-inform- • fr.wikipedia.org/wiki/Navibus er/la-nouvelle-signalisation-touristique-a-angers/ • ecologie.caradisiac.com • http://www.pays-de-saintbrieuc.org/documents/FTP/214/Logo/b_signalisation.jpg • www.batobus.com • http://www.gombeaud.com/signaletique-touristique.htm • www.areneidf.org/index.html • Site de la charte officielle du balisage GR et PR : www.hautes-pyrenees-rando.com/imag- • www.ouest-france.fr es%20nouvelles/Charte_Officielle_Balisage_Signalisation_2006.pdf • Google Earth • Charte VNF : http://www2.equipement.gouv.fr/sn-npc/actualites/Boiteaoutils.pdf • Wikipédia/HarbourBridge • Cartes réalisées pour le rendu intermédiaire • Provelo.org • Projet Cœur d’agglomération • http://www.lillemetropole.fr/index.php?p=979&art_id=15421 • http://www.rollerenligne.com/fr/articles.php?id=1125&cat=1 • http://www.agglo-orleans.fr/upload/pdf/presentation%20LTV%20generale.pdf • Images géoportail • http://www.ville-reims.fr/fr/environnement/espaces-urbains/la-coulee-verte/index.html • http://www.provelo.org/spip.php?article1240 • http://www.wikipedia.com • http://www.techni-contact.com/produits/253-12871122-barriere-de-ville.html • Réseau TIC de l’ARC en pdf • www.wikipedia.fr • Horaires de TIC en pdf • www.histoire-compiegne.com/ • http://www.rollerenligne.com/fr/articles.php?id=1125&cat=1 • http://www.ville-caen.fr/ecoles/evenement/ActivitesPedago/histoire/anneesnoires/par- • Images géoportail cours2.htm • http://www.provelo.org/spip.php?article1240 • www.mairie-compiegne.fr/ • http://www.techni-contact.com/produits/253-12871122-barriere-de-ville.html • memorial.compiegne.fr • http://www.ecotourisme.info • http://www.picardie.fr/IMG/pdf/2500_EPCI_pays2picardie_aout2005.pdf • http://www.ecolo-gite.fr/ • http://www.oten.fr/?article1658 • http://www.laclefverte.org • http://www.astrosurf.com/anpcn/presse/2000/lux/210/210.pdf • http://www.grimpalarb.fr/nid-dans-l-arbre.html • http://eclairagepublic.free.fr/ • Les haras nationaux : www.haras-nationaux.fr • http://www.grand-rouen.com/projets/lumineux-plan-lumiere-a-rouen/864/ • Le manège des bruyères : manegedesbruyeres.sport.fr • http://www.jmcharles.com/accueil.html • L’hippodrome du putois : www.hippodromes.fr • http://ziik.fr/index.php/2007/06/03/34-fermeture-administrative-du-batofar artcile • Le cercle hippique de Compiègne : http://www.chc60.fr/ • http://www.sn-seine.equipement.gouv.fr/ • Le comité départemental de tourisme équestre : http://cdteoise.site.voila.fr/ • www.grandlyon.fr • L’Oise verte et bleue : www.oise-verteetbleue.com • http://64.233.183.104/search?q=cache:FtnHP12TgogJ:www.rsenews.com/public/ • Concours Complet International : www.cci-compiegne.com france/0605-transport-fluvial.php+connexions+voie+d%27eau+des+entreprises&hl=fr&ct=clnk&cd • Festival mondial d’endurance : www.open-60.com =5&gl=fr • Concours international d’attelage : www.caicompiegne.fr • Ferme équestre de Montigny-sur-Avre : www.montignysuravre.com • Label des centres de tourisme équestre : www.label-tourisme-equestre.com • Wonderbox : www.wonderbox.fr • Charte graphique et paysagère de la communauté d’agglomèration de MontLuçon Annexes 143
  • GLOSSAIRE • Le Bail emphytéotique ou emphytéose est un bail immobilier de très longue durée, le plus • CCPS : Communauté de Communes de Pays des Sources souvent 99 ans mais pouvant atteindre 999 ans dans certains pays, qui confère au preneur un droit réel sur la chose donnée à bail, à charge pour lui d’améliorer le fonds en échange d’un loyer modique, les • COV : corps organique volatile améliorations bénéfi ciant au bailleur en fi n de bail sans que ce dernier ait à indemniser l’emphytéote. Le bail emphytéotique avait été à l’origine conçu pour la mise en valeur et l’entretien de grands • CPIE : Les 80 Centres permanents d’initiatives pour l’environnement (CPIE) sont des espaces ruraux, mais il a vu son cadre d’application s’étendre à toutes sortes de biens immobiliers et associations au service de l’éducation des citoyens et du développement durable des territoires. Ils s’applique donc aujourd’hui aux immeubles à usage industriel ou commercial, au même titre qu’aux sont regroupés au sein de l’Union nationale des CPIE. immeubles agricoles ou d’habitation. • DRIRE: Direction Regionale de lIindustrie, de la Recherche et de l’Environnement • Banquette rivulaire : Il s’agit d’une bande de terre immergée, de faible profondeur, généralement destinée à accueillir des herbiers. Les banquettes rivulaires offrent une transition • Enrochement : Ensemble de blocs de roche utilisés pour protéger la partie immergée des progressive, de quelques mètres de large, entre le lit de la rivière et la berge proprement dite. ouvrages d’arts et des berges contre les effets de l’érosion par le cours d’eau. • Barge : bateau à fond plat, dépourvu de moteur, généralement utilisé sur les convois poussés • Fascine : Assemblage de fagots de saule et d’osier vivant, supportés par des pieux de sur les rivières et canaux à grand gabarit chataîgners, et implantés sur une berge dans le but de la protéger de l’érosion de l’eau. À long terme, les boutures de saule et les pieds d’osier se développent et offrent des abris pour la faune aquatique, • Bateaux d’accompagnement : bateaux à moteur utilisés par les entraîneurs afin de suivre tandis que leurs racines contribuent au maintien de la berge. les avirons sur le parcours Une technique similaire, appelée tressage, peut être appliquée lorsque les forces érosives sont peu importantes. • Batelier : personne dont le métier est de conduire un bateau fluvial, une péniche naviguant sur le réseau des voies navigables intérieures • Frayère : Il s’agit d’une zone inondée, colonisée par une végétation aquatique et amphibie, qui sert de lieu de vie et reproduction pour les poissons. • Batillage : déferlement des vagues produites par le sillage d’un bateau contre les berges • Géotextile : Trame tissée utilisée dans les travaux d’aménagement et de Génie civil. Bien • Berge lagunaire : De complexité et de taille plus importante qu’une roselière, une berge que des matériaux synthétiques soient souvent utilisés, on trouve des géotextiles naturels et lagunaire est une zone d’eau stagnante et semi-stagnante, située en bordure de cours d’eau. Elle biodégradables, tels que la toile de jute et les tressages de coco. offre une grande variété de milieux humides, et sa diversité lui permet d’abriter un grand nombre de Les géotextiles peuvent être utilisés dans le maintien physique des berges. Ils permettent également niches écologiques. la séparation d’un sol infertile et d’une couche de terre fertile, apportée par l’homme, afin d’autoriser le développement végétal sur un milieu a priori hostile. • Bétonnage : Action de bétonner une berge pour la rendre plus résistante à l’érosion et aux contraintes et pour en contrôler le profil, principalement en milieu urbain. • Incomparabilité: les deux actions sont tellement différentes qu’il est difficile de les comparer • Bollard : Gros fût cylindrique en acier coulé et à tête renflée, implanté dans un quai pour l’amarrage des navires. • Leader + : Leader est un programme européen destiné aux zones rurales qui permet en France de soutenir 140 territoires porteurs d’une stratégie de développement organisée autour d’un • Caisson végétalisé : Les secteurs soumis à une forte érosion peuvent requérir une technique thème fédérateur. lourde : une structure en rondins de bois, remplie de matériaux terreux et de géotextiles, soutient la berge. Des végétaux sont insérés dans la structure, afin que leur système racinaire contribue à long • Liaison douce : Voie réservée aux piétons et cyclistes terme au maintien mécanique de l’ensemble. • Mouillage : Plan d’eau favorable au stationnement d’un bâtiment. Action de Mouiller une • Carrossable : Où l’on peut circuler en voiture. ancre • CC2V : Communauté de Communes des 2 Vallées • Roselière : Une roselière est une zone humide, située en bordure de cours d’eau, lac, étang ou marais, et qui accueille diverses plantes aquatiques émergentes : roseau, massette, jonc ... Il s’agit • CCPN : Communauté de Communes du Pays Noyonnais d’un écosystème riche qui abrite poissons, oiseaux et faune terrestre et amphibie, et qui assure une dépollution naturelle des eaux. Université de Technologie de Compiègne, GSU, Atelier Projet D1, Juin 2008144
  • • Sources et vallées : La CC2V, la CCPN et la CCPS ont signé une charte de coopération inter-territoires le 1er avril 2003. L’objectif est de mettre en place, dans le domaine de la Culture et duTourisme, des manifestations et des outils de promotion communs aux 3 territoires. Au total, «Sources et Vallées » comprend 106 communes, soit près de 80 000 habitants. Ses actions sont ledéveloppement du tourisme et de la culture sur l’ensemble du territoire avec le soutien de l’Europevia le programme Leader +, du Conseil Régional de Picardie et du Conseil Général de l’Oise. • TIC: réseau de transport intercommunal • Tunage : Couchis de fascines traversé de piquets et de clayons, et chargé d’un lit de gravier pour arreter l’action des eaux. • Voie verte : En Europe, une voie verte est une voie de communication autonome réservéeaux déplacements non motorisés, développée dans un souci d’aménagement intégré valorisantl’environnement, le patrimoine économique et industriel et la qualité de vie. Ces voies réunissentdes conditions suffisantes de largeur, de déclivité et de revêtement pour garantir une utilisationconviviale et sécurisée à tous les usagers de toutes capacités.Les chemins de halage constituent un support privilégié de développement des voies vertes(Déclaration de Lille, 12 septembre 2000). Les Voies Vertes font partie des politiques de développementdurable des territoires. Annexes 145