Your SlideShare is downloading. ×

Guide pour le suivi et l'évaluation des programmes

354

Published on

Guide pour le suivi et l'évaluation des programmes - Séances Pratiques de la 5e édition du Cours international « Atelier Paludisme » - Luciano TUSEO - World Health Organization / Roll Back Malaria - …

Guide pour le suivi et l'évaluation des programmes - Séances Pratiques de la 5e édition du Cours international « Atelier Paludisme » - Luciano TUSEO - World Health Organization / Roll Back Malaria - Office for Madagascar and Reunion - Antananarivo, Madagascar - maloms@iris.mg

Published in: Health & Medicine
0 Comments
0 Likes
Statistics
Notes
  • Be the first to comment

  • Be the first to like this

No Downloads
Views
Total Views
354
On Slideshare
0
From Embeds
0
Number of Embeds
0
Actions
Shares
0
Downloads
23
Comments
0
Likes
0
Embeds 0
No embeds

Report content
Flagged as inappropriate Flag as inappropriate
Flag as inappropriate

Select your reason for flagging this presentation as inappropriate.

Cancel
No notes for slide

Transcript

  • 1. GUIDE POURLE SUIVIETL’EVALUATIONDES PROGRAMMESDE LUTTE CONTRELE VIH/SIDA,LA TUBERCULOSEETLE PALUDISMEAnnexes:Choix d’indicateurs pour le VIH/SIDA,la tuberculose et le paludismeJuin 2004
  • 2. 3SommaireANNEXE A: Description des indicateurs de VIH/SIDA .................................................... 5ANNEXE B: Description des indicateurs de tuberculose ................................................ 31ANNEXE C: Description des indicateurs TB/VIH ........................................................... 37ANNEXE D: Description des indicateurs de paludisme .................................................. 47Annexes: Choix d’indicateurs pour le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme
  • 3. ANNEXE A:Description des indicateurs de VIH/SIDA
  • 4. 6 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDANote: les indicateurs présentés dans cette annexe constituent une sélection parmi un ensemble plus large et pluscomplet d’indicateurs disponibles dans chaque domaine des maladies. Il est conseillé aux lecteurs de se reporter à laliste complète des indicateurs citée dans la section «Directives» des chapitres VIH/SIDA, tuberculose et paludisme pourun aperçu plus exhaustif de TOUS les indicateurs essentiels et additionnels à leur disposition.
  • 5. 7INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 1:CCCConnaissance par les jeunes de la prévention VIHPourcentage de jeunes de 15-24 ans qui identifient correctement les manières de prévenirg la transmissionsexuelle du VIH et qui rejettent les principales idées fausses sur la transmission du VIH.JUSTIFICATIONCet indicateur combine les mesures de connaissance de la transmission du VIH et de la prévention avec la prévalencedes idées reçues les plus communes au sujet du VIH.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: Nombre de répondants qui ont donné les réponses correctes aux cinq questions concernant la trans-mission du VIH et les idées fausses au sujet du VIHDénominateur: Tous les jeunesNote: Analyse et rapport ventilé en pourcentage des hommes et des femmes selon leur lieu de résidenceville/campagne.MESUREConstruction des indicateurs essentiels; sont utilisés pour construire cet indicateur:1. Le risque de transmission VIH peut-il est réduit par des relations sexuelles avec un et un seul partenaire fidèle et noninfecté?2. Le risque de transmission VIH peut-il être réduit par l’utilisation de préservatifs?3. Une personne en bonne santé peut-elle avoir le VIH?4. Une personne peut-elle attraper le VIH par une piqûre de moustique?5. Une personne peut-elle attraper le VIH en partageant un repas avec quelqu’un d’infecté?Les points 4 et 5 peuvent être remplacés par les deux idées fausses locales (nationales) les plus courantes sur la trans-mission ou la prévention du VIH. Par exemple, «Le VIH peut-il être guéri chez un homme porteur du VIH si ce dernier aeu des relations avec une jeune fille vierge?»Les points 1 et 2 mesurent la connaissance exacte de la prévention de la transmission du VIH. Le point 3 mesure uneidée fausse courante que les personnes bien portantes ne peuvent être atteintes par le VIH. C’est une idée fausse parmiles jeunes et elle peut conduire à des relations sexuelles sans protection avec un(e) partenaire infecté(e). Les points 4 et5 renvoient à deux autres idées fausses sur la transmission du VIH.Dans son ensemble, l’indicateur fournit aux gestionnaires du programme une mesure de la connaissance généralequ’ont les jeunes de la manière de se protéger du VIH. Les précédents indicateurs de connaissance avaient inclus l’absti-nence comme une méthode de prévention «correcte». L’abstinence est un choix de prévention extrêmement importantpour les jeunes.La recherche dans de nombreux environnements montre que les personnes déjà actives sexuellement utilisent rare-ment l’abstinence comme la principale méthode de prévention du VIH; les jeunes en particulier peuvent toutefoispratiquer une «abstinence secondaire» – à savoir une période d’inactivité sexuelle prolongée et volontaire après uneinitiation sexuelle. Des réponses négatives à cette question peuvent dès lors provenir de personnes qui croient quel’abstinence n’est pas possible, plutôt que l’abstinence ne constitue pas une protection efficace. Dans les enquêtesparmi les adolescents, les questions sur l’abstinence demeurent toutefois importantes. Les programmes qui visent à➪
  • 6. 8 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDAretarder l’âge des premières relations sexuelles chez les adolescents (10–19 ans) peuvent vouloir ajouter un indicateurde connaissance qui inclut des réponses correctes à une question sur l’abstinence comme méthode de prévention dansle numérateur. Une question sur l’abstinence pourrait être: «Le risque de transmission du VIH peut-il être réduit ens’abstenant de relations sexuelles?»Cet indicateur devrait être présenté comme un pourcentage séparé pour les garçons et les filles par tranche d’âge:10–14 15–19, 20–24 et 10–24 (huit catégories). En outre, cet indicateur particulier peut également être présenté pourle groupe d’âge 15-24, car les Objectifs de développement pour le millénaire et les objectifs VIH de UNGASS sont indi-qués pour cette tranche d’âge en particulier.L’indicateur peut également être ventilé par question pour mettre en évidence les lacunes de connaissances et la préva-lence des idées fausses.Plate-forme: Etude démographique générale représentative du paysFréquence: bisannuelleREFERENCES• WHO-UNAIDS (2004) Guide to Monitoring and Evaluating National HIV/AIDS Prevention Programmes forYoung People. Geneva. http://www.who.int/hiv/pub/epidemiologu/me_prev_yp/en
  • 7. 9INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 2:EDUCATION DES JEUNESOffre de formations en dynamique de la vie sur le VIH/SIDA dans les écolesPourcentage d’écoles avec au moins un professeur formé à l’enseignement de la prévention du VIH/SIDA parla dynamique de la vie et qui a enseigné cette matière au cours de la dernière année scolairer.JUSTIFICATIONCet indicateur est une mesure des progrès dans la mise en place de formations sur le VIH/SIDA basées sur la dynamiquede la vie dans les écoles. C’est une mesure de la couverture par l’école – à savoir l’estimation de la proportion d’écolesqui signalent de tels programmes. Ce n’est pas une mesure de la qualité de ces programmes. Pour que cet indicateursoit significatif, il doit être combiné à des mesures de qualité.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: nombre d’écoles avec au moins un professeur formé et enseignant régulièrement la prévention duVIH/SIDA par la dynamique de la vie.Dénominateur: nombre d’écolesNote: les populations cibles pour cet indicateur sont les écoles primaires et secondaires. Il est recommandéd’opérer une distinction par tranches d’âge: 15-19, 20-24 ans.MESURELes directeurs/instituteurs en chef d’un échantillon national représentatif des écoles (comprenant les écoles privées etpubliques, primaires et secondaires) sont informés sur la signification de la formation sur le VIH/SIDA par la dyna-mique de la vie et sont ensuite interrogés:1. Votre école possède-t-elle au moins un professeur qualifié qui a été formé à l’enseignement participatif de la préven-tion du VIH/SIDA par la dynamique de la vie au cours des cinq dernières années?2. Si la réponse à la question 1 est «oui»: cette personne enseigne-t-elle régulièrement la prévention du VIH/SIDA parla dynamique de la vie dans votre école tout au long de la dernière année scolaire? («tout au long» signifie au moins5–15 heures de formation à la prévention du VIH/SIDA par an et par classe)Un professeur qualifié est un enseignant qui a participé et terminé avec succès un cycle de formation centré sur lescompétences nécessaires pour conduire des expériences de formation participative qui visent à développer les connais-sances, les attitudes positives et les aptitudes (par ex., la communication interpersonnelle, la négociation, la prise dedécision et la réflexion critique et les stratégies de pilotage) qui aident les jeunes à conserver des styles de vie caractériséspar la sécurité.Le critère d’enseignement régulier se fonde sur les conclusions de recherches montrant que des programmes de hautequalité peuvent atteindre des bons résultats avec des programmes de 5–15 heures de formation sur le VIH/SIDA par anet par classe au moyen des méthodes de dynamique de la vie.La dimension temporelle de dernière année scolaire sera définie dans chaque pays selon le calendrier éducatif national(généralement 9-10 mois dans une année civile permettent aux élèves de terminer une étape pédagogique).Si l’échantillon a été choisi pour représenter différentes couches, les résultats peuvent être ventilés par type d’école (àsavoir, filles et garçons, grandes et petites, urbaines et rurales, privées et publiques et primaires et secondaires). Quandune école est à la fois primaire et secondaire, les informations doivent être collectées et faire l’objet d’un rapport séparépour chaque niveau.➪
  • 8. 10 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDAEn outre, les taux de scolarisation primaire et secondaire pour l’année scolaire la plus récente doivent être précisés.Si les ressources le permettent, les quatre questions supplémentaires suivantes peuvent être posées (si la réponse à laquestion 1 ci-dessus est «oui»):3. Combien de professeurs de votre école ont-ils suivi un enseignement participatif de la prévention du VIH/SIDA parla dynamique de la vie au cours des cinq dernières années?4. Combien de ces professeurs ont enseigné la prévention du VIH/SIDA par la dynamique de la vie dans votre école aucours de la dernière année scolaire?5. Combien de classes et d’élèves dans chaque cycle de votre école ont-ils bénéficié de cet enseignement à la préven-tion du VIH/SIDA par la dynamique de la vie l’an dernier?6. Quelle était la durée du programme/cours à chaque niveau en heures?Avec les informations sur la population générale des jeunes en âge scolaire et les questions ci-dessus, il est possibled’estimer la part de jeunes, ainsi que la part de jeunes écoliers, qui bénéficient réellement d’un enseignement à laprévention du VIH/SIDA par la dynamique de la vie..Pour un guide sur les aspects qualitatifs d’un enseignement par la dynamique de la vie, voir le site Internet de l’UNICEF:http://www.unicef.org/lifeskills/Plate-forme: enquête auprès des écolesFréquence: bisannuelleREFERENCES• WHO-UNAIDS (2004) Guide to Monitoring and Evaluating National HIV/AIDS Prevention Programmes forYoung People. Geneva. http://www.who.int/hiv/pub/epidemiologu/me_prev_yp/en
  • 9. 11INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 3:DISTRIBUTION DE PRESERVATIFSPréservatifs disponibles au détail et sites de fourniture de service avec stockde préservatifsLa proportion de magasins de vente au détail et points de distribution choisis au hasard qui disposent destocks de préservatifs au moment d’une étude, par rapport au total de magasins de vente au détail et depoints de distribution choisis pour l’étude.JUSTIFICATIONCet indicateur traduit le succès des tentatives d’élargissement de la distribution de préservatifs, de manière qu’ils soientplus largement à disposition aux lieux et au moment où les personnes sont susceptibles d’en avoir besoin. Il mesure ladistribution réelle de préservatifs à des points donnés, à un moment donné.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: Nombre de magasins de vente au détail et de points de distribution qui ont des préservatifs en stockau moment de l’étude.Dénominateur: Nombre total de magasins de vente au détail et de points de distribution qui ont été choisis pourl’étudeNote: Il convient de choisir des points dans des zones urbaines et rurales.MESUREUn certain nombre de sites de divers types (pharmacies, dispensaires, bars et clubs) sont choisis au hasard pour uneétude de détail parmi une liste normale de lieux où des préservatifs sont accessibles, dont des bars et des cabarets,divers types de magasins de vente au détail, centres IST et autres points de distribution. Même si l’indicateur ne fournitqu’une donnée sommaire unique, les données peuvent être ventilées par type d’installation.Plate-forme: Etudes de détail (protocole PSI pour évaluer les programmes de marketing social, indicateur de préven-tion 3 OMS/GPA)Fréquence: trimestrielleREFERENCES• Programmes SIDA nationaux ONUSIDA/MEASURE Evaluation (2000): Guide de suivi et d’évaluation. Genève:ONUSIDA. http://www.cpc.unc.edu/measure/guide/guide.html
  • 10. 12 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDAINDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 4:PROGRAMMES DESTINES A DES GROUPES SPECIFIQUESUsagers de drogues par injection atteints par les services de préventionPourcentage d’usagers de drogues par injection qui sont atteints par les services de prévention du VIH/SIDAJUSTIFICATIONLa fourniture de services tels que l’assistance, les programmes d’échange d’aiguilles et de seringues et les traitementsde la dépendance, y compris les thérapies de substitution, aux usagers de drogues par injection est essentielle, enparticulier dans les pays subissant une épidémie de VIH importante ou croissante en relation avec la drogue. L’objectifde cet indicateur est d’évaluer dans quelle mesure des services de prévention du VIH/SIDA sont fournis aux usagers dedrogues par injection.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: Nombre d’usagers de drogues par injection réguliers qui ont bénéficié au cours du mois passé deservices de prévention (assistance sur le terrain) plus le nombre d’usagers de drogues par injectionqui suivent un traitement contre la dépendance, qu’il s’agisse de sevrage à long terme ou de thérapiede substitution.Dénominateur: Nombre total estimé d’usagers de drogues par injectionNote: Une ventilation par âge et sexe est recommandée. Pour les jeunes, cette ventilation sera idéalement:15-19 et 20-24 ans.MESURELa sélection des informations utiles pour calculer l’indicateur est une procédure consultative entre tous les acteursdans le domaine de la prévention du VIH/SIDA parmi les utilisateurs de drogues par injection. Il est dès lors nécessairede discuter de la collecte des informations et planifier la collecte future des données au sein d’un groupe de travailtechnique spécialement consacré au VIH/SIDA et à l’utilisation de drogues par injection. Si un tel groupe de travailn’existe pas, il est vivement recommandé de le fonder et de le faire fonctionner, par exemple, dans le cadre du UNTheme Group sur le VIH/SIDA. De même, le groupe de travail doit convenir de la taille du numérateur et du dénomina-teur. Souvent, il constatera que les informations essentielles font défaut, ou que celles qui existent ne sont pas fiables.Dans de tels cas, le groupe de travail devra mettre au point des mécanismes et normes pour le suivi et la collecte desdonnées dans l’avenir.Pour déterminer le numérateur, il sera nécessaire d’examiner les données de tous les programmes et projets de traite-ment et d’intervention gouvernementaux et non gouvernementaux du pays. Généralement, il faudra un inventaire detous les projets et programmes gouvernementaux et non gouvernementaux permanents qui fournissent des servicespersonnalisés (soit d’information et de conseil uniquement, ou d’information, de conseil en plus d’aiguilles/seringuespropres, ou des thérapies de dépendance à la drogue comme le traitement à la méthadone et les programmes à basede sevrage); il faudra également que les données de ces programmes et projets soient collationnés. Si le pays nepossède pas un tel inventaire des programmes et projets en cours, il est vivement recommandé de constituer rapide-ment une telle base de données à l’aide, par exemple, du UNAIDS Country Response Information System, souventappelé CRIS ou d’une autre méthode.Les données de tous les services concernés sont combinées afin de calculer le numérateur de cet indicateur; néan-moins, lors de l’utilisation de cet indicateur sur une base nationale, il convient de spécifier les types de services dispo-nibles (et les types inclus dans le numérateur).Il pourrait s’avérer problématique de demander une ventilation par âge qui débouche sur des enquêtes au sujet d’ac-tivités potentiellement illégales. Une tranche d’âge générale des moins de 25 ans est dès lors recommandée commeindicateur essentiel et une ventilation additionnelle des moins de 18 ans est suggérée le cas échéant.➪
  • 11. 13Un certain nombre de méthodes peuvent être utilisées pour estimer la taille réelle d’une population spécifique exposéeà l’infection au VIH, en l’espèce, le nombre d’utilisateurs de drogues par injection d’un pays. Ces méthodes sontconçues pour produire des estimations de la taille des populations cachées ou difficiles à atteindre.Plate-forme: suivi de programme (statistiques de service des projets et programmes de proximité, et centres de traite-ment pour le numérateur)Fréquence: BisannuelleREFERENCES• UNAIDS (2002) Monitoring the Declaration of Commitment on HIV/AIDS: Guidelines on Construction of CoreIndicators. Geneva: UNAIDS. http://www.unaids.org/UNGASS/docs/JC718-CoreIndic_en.pdf• WHO-UNAIDS (2004) Guide to Monitoring and Evaluating National HIV/AIDS Prevention Programmes for YoungPeople. Geneva. http://www.who.int/hiv/pub/epidemiologu/me_prev_yp/en
  • 12. 14 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDAINDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 5:PROGRAMMES DESTINES A DES GROUPES SPECIFIQUESUsagers de drogues par injection: injections et pratiques sexuelles protégéesPourcentage d’usagers de drogues par injection qui ont adopté des comportements qui réduisent latransmission du VIH, à savoir qui évitent de partager du matériel d’injection et utilisent des préservatifsJUSTIFICATIONUne injection et des pratiques sexuelles protégées parmi les usagers de drogues par injection sont essentielles, mêmedans les pays où d’autres modes de transmission du VIH prédominent, car: (I) le risque de transmission VIH parmiles usagers de drogue utilisant du matériel d’injection contaminé est extrêmement élevé; et (ii) les usagers de droguespeuvent constituer un réservoir d’infection où le VIH se propage (par ex., par la transmission sexuelle) à une plus largepopulation.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: Nombre de répondants qui reconnaissent ne jamais avoir partagé de matériel d’injection au coursdu dernier mois et qui reconnaissent qu’un préservatif a été utilisé lors des dernières relationssexuellesDénominateur: Nombre de répondants qui reconnaissent l’injection de drogues au cours du dernier mois et avoir eudes relations sexuelles au cours du dernier moisNote: Analyse et rapport ventilé par âge: nous recommandons les moins de 25 ans et les plus de 25 ansMESUREIl est demandé aux sondés de répondre aux questions suivantes:1. Vous êtes-vous injecté des drogues au cours du dernier mois?2. Si la réponse est «oui»: Avez-vous partagé du matériel d’équipement à un moment quelconque le mois dernier?3. Avez-vous eu des relations sexuelles le mois dernier?4. Si les réponses aux questions 1 et 3 sont toutes deux «oui»: Avez-vous (ou votre partenaire) utilisé un préservatiflors de vos derniers rapports?Plate-forme: Echantillon agrégé dans l’espace/temps ou échantillon boule de neige ciblé (voir le manuel de Behaviouralsurveillance survey (BSS))Fréquence: bisannuelleREFERENCES• UNAIDS (2002) Monitoring the Declaration of Commitment on HIV/AIDS: Guidelines on Construction of CoreIndicators. Geneva: UNAIDS. http://www.unaids.org/UNGASS/docs/JC718-CoreIndic_en.pdf• FHI (2000) Behavioral Surveillance Surveys (BSS): guidelines for the repeated behavioral surveys in Populations atrisk of HIV
  • 13. 15INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 6:PROGRAMMES DESTINES A DES GROUPES SPECIFIQUESUtilisation du préservatif par les jeunes avec des partenaires occasionnelsPourcentage de jeunes qui ont eu des relations à haut risque au cours de la dernière année et ont utilisé unpréservatif à cette occasion.JUSTIFICATIONCet indicateur est un indicateur UNGASS VIH/SIDA, ainsi qu’un indicateur Objectif de développement pour le millé-naire. Il illustre la mesure dans laquelle les préservatifs sont utilisés par les jeunes qui ont des relations sexuelles irré-gulières.Lors de l’interprétation des tendances de cet indicateur, il faut noter que des changements peuvent traduire des varia-tions du nombre de personnes qui ont des pratiques sexuelles à haut risque et pas nécessairement une variation del’utilisation du préservatif pendant ces relations à haut risque. Pour comprendre les implications pour le programme,cet indicateur doit donc être analysé prudemment en ce qui concerne les changements de la proportion de jeunes quiont des relations à haut risque (avec un(e) partenaire non cohabitant(e)).DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: le nombre de répondants âgés de 15 à 24 ans qui ont eu des relations sexuelles avec un(e) partenairenon cohabitant(e) au cours des 12 derniers mois et ont utilisé un préservatif à cette dernière occasionDénominateur: répondants âgés de 15 à 24 ans qui ont eu des relations sexuelles avec un(e) partenaire noncohabitant(e) au cours des 12 derniers moisNote: La population cible pour cet indicateur est le groupe des 15-24 ans. Une analyse et un rapport parsexe et âge est nécessaire. Les tranches d’âge doivent être: 15-19 et 20-24 ans.MESUREIl est d’abord demandé aux répondants s’ils ont déjà eu des relations sexuelles. En cas de réponse positive, des ques-tions sont posées sur les trois derniers partenaires: des informations sur le type de partenaire (époux(se), partenairehabituel, petit(e) ami(e), connaissance, prostitué(e)s) et si un préservatif a été utilisé lors des dernières relations avecchacun des trois derniers partenaires au cours des 12 derniers mois.Cet indicateur devrait être présenté comme un pourcentage, séparément pour les garçons et les filles, en trois groupesd’âge: 15–19, 20–24 et 15–24 ans. Pour les progrès par rapport aux objectifs de UNGASS, les résultats pour la tranched’âge 15–24 ans doivent faire l’objet d’un rapport distinct pour les résidents urbains et ruraux.Plate-forme: Etude démographique générale représentative du paysFréquence: de préférence bisannuelle; au minimum tous les 4-5 ansREFERENCES• WHO-UNAIDS (2004) Guide to Monitoring and Evaluating National HIV/AIDS Prevention Programmes for YoungPeople. Geneva. http://www.who.int/hiv/pub/epidemiologu/me_prev_yp/en• UNAIDS (2002) Monitoring the Declaration of Commitment on HIV/AIDS: Guidelines on Construction of CoreIndicators. Geneva: UNAIDS. http://www.unaids.org/UNGASS/docs/JC718-CoreIndic_en.pdf
  • 14. 16 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDAINDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 7:CONSEIL ET TESTDistricts avec services de conseil et de testPourcentage de districts avec au moins un site opérationnel de conseil et de test.JUSTIFICATIONCet indicateur est important pour mesurer la couverture des services de conseil et de test dans un pays en examinant lenombre de districts où ces services sont disponibles au grand public.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: Nombre de districts disposant d’au moins un site de conseil opérationnel et de dépistage.Dénominateur: nombre total de districtsNote: Une analyse et un rapport par district sont recommandésMESURELe numérateur comprendra différents types d’organisations non gouvernementales ou de centres nationaux selon leniveau de participation de ces secteurs dans l’offre de conseils et de services de dépistage.Les informations peuvent être obtenues auprès du ministère de la Santé.Les données sur la population du district et la prévalence VIH, il est utile de comparer la manière dont la disponibilitédes services répond aux besoins.Plate-forme: archives des systèmes de santé, ministère de la SantéFréquence: annuelleREFERENCES• Programmes SIDA nationaux ONUSIDA/MEASURE Evaluation (2000): Guide de suivi et d’évaluation. Genève:ONUSIDA. http://www.cpc.unc.edu/measure/guide/guide.html• Programmes de SIDA nationaux ONUSIDA (2004). Guide de suivi et d’évaluation des soins et du soutienVIH/SIDA. Genève: ONUSIDA (en préparation).
  • 15. 17INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 8:CONSEIL ET DEPISTAGEPersonnes demandant des conseils et un testLe pourcentage de la population générale recevant un test VIH, les résultats et des conseils après le test aucours des 12 derniers moisJUSTIFICATIONLe dépistage VIH et les conseils sont des points d’entrée importants pour la prévention et les besoins de soins. Il est dèslors important de mesurer le nombre de personnes qui accèdent à ces services, comme un indicateur du nombre depersonnes qui pourraient potentiellement bénéficier de la prévention et des soins.Cet indicateur est conçu pour montrer combien de personnes ont subi un test et bénéficié de services de conseil aprèsle dépistage.Pour le gestionnaire du programme, cet indicateur se présentera en cascade afin d’identifier:1. le nombre d’individus qui ont bénéficié de conseils antérieurs au dépistage et/ou des informations suffisantes afinde garantir une approbation bien informée2. le pourcentage de ceux testés qui ont bénéficié de conseils antérieurs au test et ont réellement subi le test3. le pourcentage de ceux qui ont subi le test et reçu les résultats4. le pourcentage de ceux qui ont subi le test et reçu des conseils après le testDEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: le nombre de personnes qui ont passé un test VIH, reçu et les résultats et des conseils après le test aucours des 12 derniers mois.Dénominateur: nombre de personnes interrogées ou population totale selon la méthode de collecte des donnéesNote: l’analyse et le rapport par composante et sexe sont recommandés. On suggère de récolter égalementles informations sur ceux qui demandent un dépistage VIH, le reçoivent et reçoivent les résultats aucours des 12 derniers mois. Il est aussi recommandé de ventiler les données pour les moins de 25 ans:15-19 et 20-24 ans.MESURELes méthodologies suivantes sont recommandées:1. Enquête sur les ménagesEn demandant aux sondés s’ils ont procédé à un dépistage et ensuite s’ils ont subi un test au cours des 12 derniersmois, cet indicateur peut être établi d’une manière représentative au niveau national.2. Systèmes d’information sur la gestion de la santé (SIGS)Idéalement, les informations pour cet indicateur peuvent être récoltées en examinant les données rassemblées au niveaulocal et disponibles à travers le SIGS au niveau national.3. Enquête sur les centres de santéSi le SIGS n’est pas entièrement opérationnel, l’utilisation d’enquêtes sur les centres de santé proposant un dépistageet des conseils dans les unités/départements concernés peut s’avérer nécessaire.➪
  • 16. 18 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDAIl faut ventiler cet indicateur en fonction de la manière dont ces services sont fournis. En particulier, on veillera à inté-grer la fourniture de services horizontalement (à savoir le dépistage à des fins de diagnostic) et verticalement (à savoirdes CTV autonomes).Le dénominateur, la population totale, peut être obtenu dans le dernier recensement.Fréquence: annuelleREFERENCES• UNAIDS/MEASURE (2000) National AIDS Programs: A guide to monitoring and evaluation. Geneva: UNAIDS.http://www.cpc.unc.edu/measure/guide/guide.html• UNAIDS (2004) National AIDS programmes. A guide to monitoring and evaluating HIV/AIDS care and support.Geneva: UNAIDS (in preparation).
  • 17. 19INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 9:PREVENTION DE LA TRANSMISSION MERE-ENFANTServices comportant une série minimum de prestationsPourcentage de consultations dans les structures du secteur public, les missions ou sur le lieu de travail(planning familial et dispensaires, CP/SMI, maternités) proposant une série minimum de prestations deprévention de l’infection VIH chez les nourrissons et les jeunes enfants au cours des 12 derniers mois.JUSTIFICATIONCet indicateur fournit une information critique sur les efforts de prévention et de soins pour les femmes et les nourris-sons au niveau national. Il est utile de prévoir des planificateurs afin de déterminer où des prestations sont nécessaireset où les services déploient un éventail complet de mesures de prévention de l’infection VIH chez les femmes et lesnourrissons.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: Nombre de consultations dans les structures du secteur public, des missions ou du lieu de travail(planning familial et dispensaires, CP/SMI, maternités) proposant une série minimum de presta-tions de prévention de l’infection VIH chez les nourrissons et les jeunes enfants au cours des 12derniers mois.Dénominateur: Total des consultations dans les structures du secteur public, des missions ou du lieu de travail(planning familial et dispensaires, CP/SMI, maternités)Note: Une analyse et rapport par type de service est recommandéeMESURELes informations requises pour cet indicateur peuvent être collectées via différentes méthodes et dépendent de la dispo-nibilité des ressources comme de la quantité de détails recherchés. Il est concentré sur la série minimum de prestationsqui est définie par le type d’environnement médical (voir référence ci-dessous). Une option consiste à envoyer unquestionnaire à toutes les structures du secteur public, des missions ou du lieu de travail (planning familial et dispen-saires, CP/SMI, maternités). Il est également possible de rassembler des informations adéquates en adaptant d’autresinstruments déjà existants.Plate-forme: enquêtes sur les services sanitairesFréquence: 2-3 ansREFERENCES• Guide de suivi et d’évaluation des programmes nationaux pour la prévention VIH chez les nourrissons et les jeunesenfants, OMS (2004). Genève: OMS (en préparation).
  • 18. 20 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDAINDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 10:PREVENTION DE LA TRANSMISSION MERE-ENFANTFemmes enceintes infectées par le VIH qui reçoivent une prophylaxie antirétroviralecomplète pour réduire le risque de TMEPourcentage de femmes enceintes infectées par le VIH qui reçoivent un traitement antirétroviral complet pourréduire le risque de TME selon le protocole de traitement approuvé au niveau national (ou les normesOMS/ONUSIDA) au cours des 12 derniers mois.JUSTIFICATIONCet indicateur révèle les progrès accomplis dans la prévention de la transmission mère-enfant du VIH par des mesuresde prophylaxie ARV.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: Nombre de femmes enceintes séropositives recevant un traitement antirétroviral complet pourréduire les risques de TME conformément au protocole de traitement approuvé à l’échelle nationale(ou répondant aux normes OMS/ONUSIDA) au cours des 12 derniers mois.Dénominateur: Nombre estimé de femmes enceintes séropositives ayant accouché au cours des 12 derniers mois.Note: Une ventilation par type de service est recommandéeMESURELe nombre de femmes enceintes séropositives ayant reçu un traitement de prévention antirétrovirale afin de réduire lerisque de TME au cours des 12 derniers mois est obtenu à partir des statistiques de suivi des programmes. Seules lesfemmes qui sont allées jusqu’au bout de leur traitement doivent être prises en compte. Le nombre de femmes enceintesséropositives à qui un traitement antirétroviral pour réduire le risque de TME aurait éventuellement pu être donné peutêtre estimé en multipliant le nombre total de femmes ayant accouché au cours des 12 derniers mois (estimations desnaissances du bureau central des statistiques) par l’estimation nationale la plus récente de prévalence du VIH parmi lesfemmes enceintes (estimations des enquêtes de surveillance sentinelle du VIH dans les dispensaires prénatals).Plate-forme: Suivi des programmesEstimations des naissances du bureau central des statistiquesFréquence: 2-3 ansREFERENCES• ONUSIDA (2002) Suivi de la Déclaration d’engagement sur le VIH/SIDA: Directives pour l’élaboration d’indica-teurs de base. Genève: ONUSIDA. http://www.unaids.org/UNGASS/docs/JC718-CoreIndic_en.pdf
  • 19. 21INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 11:DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT DES ISTPrise en charge complète des cas d’ISTPourcentage de patients atteints d’IST dans des centres de soins qui ont fait l’objet d’un diagnosticapproprié, ont été traités et conseillés.JUSTIFICATIONL’existence et le recours à des services pour traiter et endiguer la propagation des IST peut réduire le taux de transmis-sion du VIH au sein d’une population. L’un des fondements du contrôle des IST est une gestion des cas intégrale despatients présentant les symptômes d’IST. Cet indicateur composite reflète le taux de réussite des prestataires de servicessanitaires à fournir correctement ces services ainsi que la qualité des services fournis.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: Nombre de patients atteints d’IST pour lesquels les procédures correctes ont été suivies concernant:(i) le recueil des antécédents; (ii) l’examen; (iii) le diagnostic et le traitement; et (iv) un conseil effi-cace sur l’information au partenaire, l’utilisation de préservatifs et le test VIHDénominateur: Nombre de patients atteints d’IST pour lesquels des interactions prestataire-client ont été observéesNote: La distinction des scores pour les hommes et pour les femmes, et pour les patients âgés de moinset de plus de 25 ans est recommandée. Idéalement, les moins de 25 ans devraient être distinguéscomme suit: 15-19 et 20-24 ans.Les résultats de chacune des composantes de l’indicateur (recueil des antécédents, examen,diagnostic et traitement, et conseil) doivent être indiqués en plus du score global de l’indicateur.MESURELes données sont collectées lors d’observations et d’entretiens avec les prestataires dans un échantillon de centresde soins proposant des services de traitement des IST. Les prestataires sont évalués sur le recueil des antécédents dupatient, l’examen, le diagnostic et le traitement approprié ainsi qu’un conseil efficace comprenant l’information aupartenaire, l’utilisation de préservatifs et le test VIH. On considère comme «appropriés» un diagnostic et des procé-dures de conseil tels que spécifiés dans les directives des services nationaux de lutte contre les IST.Plate-forme: Enquête des services sanitaires – basée sur les directives révisées de l’OMS/ONUSIDA relatives à l’évalua-tion des services IST et/ou Evaluation des prestations de Services MEASURE (EPS)Fréquence: bisannuelleREFERENCES• ONUSIDA (2002) Suivi de la Déclaration d’engagement sur le VIH/SIDA: Directives pour l’élaboration d’indica-teurs de base. Genève: ONUSIDA. http://www.unaids.org/UNGASS/docs/JC718-CoreIndic_en.pdf
  • 20. 22 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDAINDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 12:SECURITE TRANSFUSIONNELLE ET PRECAUTIONS UNIVERSELLESDistricts avec accès au recrutement de donneurs de sang et centres de transfusionsanguinePourcentage de districts ou de régions ayant accès à des services de transfusion sanguine qui ne paient pasles donneurs de sang et ne recrutent pas les donneurs dans la parenté des patients.JUSTIFICATIONDe nombreux pays oeuvrant pour l’amélioration de la sécurité transfusionnelle et sanguine ont créé des services detransfusion incluant des banques du sang au niveau des régions ou des districts. Ils tentent de promouvoir le recru-tement de donneurs volontaires et de réduire ou éliminer la dépendance par rapport aux dons de la famille et desdonneurs rémunérés. Cet indicateur évalue dans quelle mesure ces principes ont été mis en oeuvre au niveau imposépar la politique nationale.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: Nombre de districts ou de régions ayant accès à des services de transfusion sanguine qui ne paientpas les donneurs de sang et ne recrutent pas les donneurs dans la parenté des patientsDénominateur: Nombre total de districts ou de régionsMESUREUn district ou une région est considéré comme ayant obtenu un bon score par rapport à cet indicateur si au moins 95%du sang transfusé a été fourni par un service de transfusion régional ou local qui dépiste les donneurs aux comporte-ments à risques et exclut les dons issus de la parenté et de donneurs rémunérés.Plate-forme: MEASURE Evaluation Draft Blood Safety ProtocolFréquence: trimestrielleREFERENCES• Programmes de SIDA nationaux ONUSIDA/MEASURE Evaluation (2000): Guide de suivi et d’évaluation. Genève:ONUSIDA. http://www.cpc.unc.edu/measure/guide/guide.html
  • 21. 23INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 13:SECURITE TRANSFUSIONNELLE ET PRECAUTIONS UNIVERSELLESUnités de sang transfusées testées contre le VIHPourcentage d’unités de sang transfusé au cours des 12 derniers mois ayant fait l’objet d’un test VIHadéquat, conformément à des directives nationales ou de l’OMS.JUSTIFICATIONLes programmes de sécurité transfusionnelle visent à assurer le dépistage du VIH de la grande majorité des unités desang (idéalement 100%), ainsi qu’à garantir que les unités de sang faisant partie de la réserve nationale ne sont pascontaminées. Cet indicateur donne une idée du pourcentage global d’unités de sang ayant été testées selon des normessuffisamment strictes pour qu’elles puissent être considérées comme non infectées par le VIH.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: Nombre d’unités de sang transfusées au cours des 12 derniers mois ayant fait l’objet d’un test VIHconforme à des directives nationales ou de l’OMS.Dénominateur: Nombre total d’unités de sang transfusées au cours des 12 derniers moisNote: Une ventilation par composante de l’indicateur est recommandéeMESURELe nombre d’unités de sang transfusées ainsi que la proportion d’unités de sang ayant fait l’objet d’un dépistage du VIHdevraient être disponibles auprès des systèmes d’information sanitaires. La qualité du dépistage peut être déterminée àpartir d’une étude spécifique testant à nouveau un échantillon de sang déjà contrôlé, ou à partir d’une évaluation desconditions dans lesquelles le dépistage a été effectué. Lorsque cette démarche n’est pas possible, on évalue si le sang aété dépisté de manière adéquate pour cet indicateur d’après le pourcentage de centres ayant un historique satisfaisantde dépistages et de transfusions, et n’ayant pas eu de rupture de stock des nécessaires de test.Plate-forme: MEASURE Evaluation Draft Blood Safety ProtocolFréquence: tous les 2-3 ansREFERENCES• ONUSIDA/MEASURE (2000) Programmes de SIDA nationaux: Guide de suivi et d’évaluation. Genève:ONUSIDA. http://www.cpc.unc.edu/measure/guide/guide.html
  • 22. 24 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDAINDICATEUR DE TRAITEMENT(VIH – IT) 1:TRAITEMENT ANTIRETROVIRAL ET SUIVIPourcentage de personnes ayant une infection à VIH avancée qui reçoivent unethérapie basée sur une association d’antirétrovirauxPersonnes ayant une infection à VIH avancée qui reçoivent une thérapie antirétroviraleJUSTIFICATIONA mesure que la pandémie de VIH arrive à maturité, un nombre croissant de personnes atteint des stades avancés del’infection. Les traitements basés sur une association d’antirétroviraux ont permis de réduire la mortalité parmi lespersonnes infectées et des efforts sont faits pour qu’ils soient plus abordables d’un point de vue économique, mêmedans les pays les moins développés. Le traitement basé sur une association d’antirétroviraux doit être fourni conjoin-tement avec des services plus larges de soins et d’appui, y compris de conseil pour ceux qui fournissent des soins auxfamilles et les prennent en charge.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: Nombre de personnes ayant une infection à VIH avancée qui reçoivent une thérapie basée sur uneassociation d’antirétroviraux conformément au protocole de traitement approuvé au niveau national(ou aux normes OMS/ONUSIDA)Dénominateur: Nombre de personnes ayant une infection à VIH avancéeNote: Il convient de distinguer les scores entre services du secteur public/secteur privéMESURELe numérateur de cet indicateur comprend le nombre de personnes recevant un traitement en début d’année plus lenombre de personnes qui ont commencé un traitement au cours des 12 derniers mois, moins le nombre de personnesdont le traitement s’est achevé au cours des 12 derniers mois (y compris les personnes décédées). Le nombre depersonnes ayant une infection à VIH avancée est supposé être égal à 15% du nombre total des personnes actuellementinfectées (pour les besoins de cet indicateur). Ce dernier chiffre est estimé à partir des données des études nationalesde surveillance sentinelle les plus récentes. Les dates de début et de fin de la période pendant laquelle une associationd’antirétroviraux est donnée doivent être indiquées. Il convient, autant que possible, d’éviter les chevauchements entreles périodes.Plate-forme: suivi de programmeFréquence: bisannuelleREFERENCES• ONUSIDA (2002) Suivi de la Déclaration d’engagement sur le VIH/SIDA: Directives pour l’élaboration d’indica-teurs de base. Genève: ONUSIDA. http:/www.unaids.org/UNGASS/docs/JC718-CoreIndic_en.pdf
  • 23. 25INDICATEUR DE TRAITEMENT (VIH – IT) 2:TRAITEMENT ANTIRETROVIRAL ET SUIVICentres de santé qui sont en mesure de fournir des soins médicaux avancés ainsi quedes services de soutien aux personnes atteintes du VIH/SIDAPourcentage d’établissements en mesure de fournir des soins avancés pour l’infection à VIH ainsi que desservices de soutien, y compris la fourniture de traitements ARVJUSTIFICATIONCet indicateur mesure la compétence des services fournis aux personnes atteintes du VIH/SIDA. On admet que lessystèmes et unités mesurés dans cet indicateur nécessitent un apport substantiel et une formation du personnel allantau-delà de la formation usuelle dans la plupart des systèmes sanitaires.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur:1. Nombre de centres possédant un certain nombre de composantes formant une liste de services avancés (voir listede services ci-après)2. Nombre de centres possédant toutes les composantes pour tous les servicesDénominateur:1. Nombre total d’établissements de soins examinés2. Nombre total d’établissements dans lesquels les services identifiés sont proposés ou appropriésNote: Les composantes propres à chaque service doivent être présentées individuellementMESUREL’aptitude à fournir des soins VIH/SIDA avancés d’un niveau élevé suppose: des systèmes et mesures visant à soutenirla gestion des infections opportunistes et la fourniture de soins palliatifs aux patients infectés par le VIH/SIDA; dessystèmes et mesures visant à promouvoir des services de soins avancés VIH/SIDA; des systèmes et mesures visant àsoutenir les services de traitements ARV; des conditions de fourniture de soins avancés pour les malades hospitalisésinfectés par le VIH/SIDA; des conditions pour encourager les services de soins à domicile ainsi que la prophylaxie post-exposition.Plate-forme: enquêtes des services sanitairesFréquence: tous les 2-4 ansREFERENCES• Programmes SIDA nationaux ONUSIDA (2004). Guide de suivi et d’évaluation des soins et du soutien VIH/SIDA.Genève: ONUSIDA (en préparation).
  • 24. 26 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDAINDICATEUR DE TRAITEMENT (VIH – IT) 3:PROPHYLAXIE ET TRAITEMENT POUR INFECTIONS OPPORTUNISTESCentres de santé avec capacité de fournir des conseils et services médicaux de baseen matière de VIH/SIDAPourcentage d’établissements de soins disposant des capacités et des conditions pour fournir un dépistageVIH de base ainsi qu’une prise en charge clinique du VIH/SIDAJUSTIFICATIONDe nombreux établissements fournissant des soins généraux proposent également des services liés au VIH/SIDA etprennent en charge les patients infectés au VIH. Il est donc essentiel d’évaluer l’état des capacités existantes.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur:3. Nombre de centres possédant un certain nombre de composantes formant une liste de services de base (voir liste deservices ci-après)4. Nombre de centres possédant toutes les composantes pour tous les servicesDénominateur:3. Nombre total d’établissements de soins faisant l’objet de l’enquête4. Nombre total d’établissements dans lesquels les services identifiés sont proposés ou appropriésNote: Les composantes propres à chaque service doivent être présentées individuellementMESUREL’aptitude à fournir un conseil VIH de base ainsi que des services médicaux suppose: un système de test VIH/SIDAet de communication des résultats; des infrastructures et un personnel qualifié pour le conseil pré- et post-test; desservices médicaux spécifiques liés au VIH/SIDA comprenant les ressources nécessaires à la fourniture de ces services;des éléments de prévention des infections nosocomiales; un personnel formé et les ressources nécessaires à la réalisa-tion d’interventions de base pour la prévention et le traitement médical des personnes infectées au VIH.Plate-forme: enquêtes des services sanitairesFréquence: tous les 2-4 ansREFERENCES• Programmes SIDA nationaux ONUSIDA (2004). Guide de suivi et d’évaluation des soins et du soutien VIH/SIDA.Genève: ONUSIDA (en préparation).
  • 25. 27SOINS ET SOUTIEN (VIH – SS) 1:SOUTIEN AUX ORPHELINSOrphelins et enfants vulnérables dont les foyers ont reçu gratuitement un soutienexterne de basePourcentage d’orphelins et d’enfants vulnérables dont les foyers ont reçu gratuitement un soutien externe debase pour s’occuper de l’enfant.JUSTIFICATIONCet indicateur mesure le soutien venant d’une source autre que la famille, les amis ou les voisins (sauf s’ils travaillentpour un groupement ou une organisation à vocation communautaire) fourni gratuitement aux foyers comptant desorphelins et des enfants vulnérables.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: nombre d’orphelins et d’enfants vulnérables résidant dans des foyers qui ont bénéficié d’au moinsun des services suivants:• d’un soutien médical au cours des 12 derniers mois;• d’un soutien psychologique au cours des 3 derniers mois;• d’une assistance scolaire au cours des 12 derniers mois;• d’autres appuis sociaux, y compris matériels, au cours des 3 derniers mois;Dénominateur: nombre total d’orphelins et enfants vulnérablesNote: les données doivent être analysées et rapportées par tranches d’âge (0–5, 6–9, 10–14 et 15–17 ans)et par sexe lorsque la taille de l’échantillon le permet. En fonction de la situation épidémiologiqueet des ressources disponibles, les directeurs de programme peuvent décider de ventiler les donnéesrelatives aux âges par tranches plus larges (0–9, 10–14 et 15–17 ans).MESUREEn tant que partie intégrantes des enquêtes sur les ménages, les fichiers sur les foyers peuvent être utilisés pour identifiertous les orphelins et enfants vulnérables (de moins de 18 ans). Une série de questions sur les types et la fréquence desappuis reçus et la source principale d’aide est posée à chaque foyer comptant des orphelins et des enfants vulnéra-bles. Cet indicateur se concentre sur les ménages avec OEV et non sur les enfants à titre personnel. Cet instrument desondage peut également être utilisé dans des conditions de faible prévalence ou pour des populations ciblées avec lesmêmes méthodes, en les adaptant.Plate-forme: enquêtes sur les ménagesFréquence: tous les 2-4 ansREFERENCES• UNAIDS/UNICEFF (2004). Guide to monitoring and evaluation of the national response for children orphanedand made vulnerable by HIV/AIDS. (en préparation)• UNAIDS (2004) National AIDS programmes. A guide to monitoring and evaluating HIV/AIDS care and support.Geneva: UNAIDS (en préparation)
  • 26. SOINS ET SOUTIEN (VIH – SS) 2:SOUTIEN AUX ORPHELINSTaux de scolarisation des orphelinsTaux de scolarisation des orphelins par rapport au non orphelins.JUSTIFICATIONLe VIH/SIDA frappe un nombre croissant d’adultes au moment où ils fondent une famille et commencent à élever leursenfants. Par conséquent, la prévalence d’orphelins ne cesse de croître régulièrement dans de nombreux pays alors quemoins de parents à l’âge adulte signifie que l’avenir des orphelins est incertain. L’état d’orphelin s’accompagne souventde facteurs défavorables et d’une pauvreté qui met en danger la chance des enfants de terminer l’école et peut menerà l’adoption de stratégies de survie qui augmentent la vulnérabilité au VIH. Il est donc important de suivre la mesuredont les programmes de soutien réussissent à garantir les possibilités d’éducation des orphelins.DEFINITION DE L’INDICATEURTaux de scolarisation des orphelins (1):Numérateur: Nombre d’enfants (10-14 ans) qui ont perdu leurs deux parents et sont encore à l’écoleDénominateur: Nombre d’enfants (10-14 ans) qui ont perdu leurs deux parentsTaux de scolarisation des non orphelins (2):Numérateur: Nombre d’enfants, dont les deux parents sont encore en vie, qui vivent avec au moins un parent etvont encore à l’écoleDénominateur: Nombre d’enfants dont les deux parents sont encore en vie et qui vivent avec au moins un parentCalcul du ratio de (1) à (2)Note: L’indicateur est requis pour tous les enfants âgés de 10-14 ans et pour les garçons comme pourles filles séparément. Si possible, l’indicateur devrait également être calculé par année d’âge. Lenombre minimum d’orphelins de 10-14 ans nécessaire pour calculer cet indicateur est de 50.MESUREEtudes démographiques comme DHS, UNICEF MICS ou autres études représentativesPlate-forme: N/AFréquence: de préférence bisannuelle, mais au minimum tous les 4-5 ans.REFERENCES• UNAIDS (2002) Monitoring the Declaration of Commitment on HIV/AIDS: Guidelines on Construction of CoreIndicators. Geneva: UNAIDS. http://www.unaids.org/UNGASS/docs/JC718-CoreIndic_en.pdf28 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDA
  • 27. 29ENVIRONNEMENT DE SOUTIEN (VIH – ES )1:LIEU DE TRAVAILGrandes entreprises qui ont des politiques et programmes VIH/SIDAsur les lieux de travailPourcentage de grandes entreprises qui ont des politiques et programmes VIH/SIDA sur les lieux de travail.JUSTIFICATIONLe lieu de travail est souvent un environnement très recommandé et favorable à des activités de maîtrise du VIH etles interventions sur les lieux de travail se sont avérées être très efficaces. L’indicateur est utile même dans les pays oùla prévalence VIH est faible car une action précoce en matière de VIH dans l’éducation des travailleurs est essentiellequand il s’agit d’éviter les conséquences économiques et sociales désastreuses du VIH/SIDA.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: Nombre d’employeurs qui ont des politiques et règles VIH/SIDA qui répondent à tous* les critèresDénominateur: Nombre d’employeurs sondésNote: Analyse et rapport par secteur privé/public et chiffres combinésMESURELes employeurs du secteur privé sont choisis sur la base de leur effectif. Les employeurs du secteur public devraient êtreles ministères du transport, du travail, du tourisme, de l’éducation et de la santé. Il est demandé aux employeurs s’ilsmettent actuellement en oeuvre des politiques du personnel et des procédures qui couvrent un minimum des aspectsspécifiés (*voir la référence pour les détails). Copies des politiques du personnel et procédures écrites devraient êtreobtenues et évaluées si possible.Plate-forme: Etude des 30 plus grands employeurs – 25 du secteur privé; 5 du secteur publicFréquence: bisannuelleREFERENCES• UNAIDS (2002) Monitoring the Declaration of Commitment on HIV/AIDS: Guidelines on Construction of CoreIndicators. Geneva: UNAIDS. http://www.unaids.org/UNGASS/docs/JC718-CoreIndic_en.pdf
  • 28. ANNEXE B:Description des indicateurs de tuberculose
  • 29. 32 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe B : Description des indicateurs de TBNote: les indicateurs présentés dans cette annexe constituent une sélection parmi un ensemble plus large et pluscomplet d’indicateurs disponibles dans chaque domaine des maladies. Il est conseillé aux lecteurs de se reporter àla liste complète des indicateurs citée dans la section «Directives» des chapitres VIH/SIDA, tuberculose et paludismepour un aperçu plus exhaustif de TOUS les indicateurs essentiels et additionnels à leur disposition..
  • 30. 33INDICATEUR DE PREVENTION (TB – IP) 1:IDENTIFICATION DES CAS D’INFECTIONNouveaux cas de détection TB à frottis positif selon DOTSProportion des nouveaux cas de TB à frottis positif détectés parmi la totalité estimée des nouveaux cas de TBà frottis positif par an.JUSTIFICATIONCet indicateur mesure l’aptitude du programme DOTS à détecter et identifier les cas à frottis positif. Si un paysprésente une faible détection des cas, il peut s’agir d’un problème de rapports incomplets, de couverture limitée oud’utilisation des centres qui fournissent une aide DOTS, ou encore d’une consultation insuffisante des cas suspects envue d’un diagnostic. Un taux de détection faible peut signifier qu’il faut trouver de nouvelles approches pour détecterles nouveaux cas. Ce pays pourrait, par exemple, tenter de mettre en place un DOTS dans le secteur privé et auprèsdes ONG ainsi que dans d’autres domaines où les cas pourraient se présenter. Il est possible que le taux de détectiondépasse 100% en raison d’une détection active des cas dans un secteur répertorié comme présentant des cas chroni-ques, de l’over-reporting, de la sur-diagnostication et de la sous-estimation de l’incidence. Un taux de détection de 70%ou plus est l’objectif national ou général.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: nombre annuel de nouveaux cas de TB à frottis positif détectésDénominateur: nombre annuel total de nouveaux cas de TB à frottis positif (incidence)MESURELa mesure de cet indicateur est effectuée au niveau national uniquement sur une base annuelle.Le numérateur est le nombre de cas à frottis positif signalés au programme de contrôle national de la tuberculose (lesrapports proviennent du Registre TB de chaque unité opérationnelle). Le dénominateur repose sur le nombre de frottispositifs à l’échelle nationale , une estimation effectuée par l’OMS. (Ces estimations sont communiquées tous les anspar l’OMS dans le rapport mondial sur le contrôle de la tuberculose («Global Tuberculosis Control»)).Plate-forme: rapports trimestriels, estimations de l’OMS sur l’incidence pour les paysFréquence: annuelleNiveau: nationalREFERENCES• WHO. Compendium for monitoring TB control activities (en préparation)
  • 31. INDICATEUR DE TRAITEMENT (TB – IT) 1:DETECTION ET TRAITEMENT OPPORTUNSPopulation couverte par le DOTSProportion de la population vivant dans des zones administratives définies comme zones DOTS.JUSTIFICATIONCet indicateur est une simple mesure aisée de la disponibilité de DOTS au sein d’un pays, particulièrement utile auxpremières étapes de la mise en oeuvre de DOTS. Il mesure uniquement la disponibilité des services DOTS dans une zoneadministrative; il ne mesure pas l’accès ou l’égalité d’accès à ces services.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: Nombre de personnes vivant dans une zone administrative définie comme une zone DOTS conformé-ment aux directives nationales.Dénominateur: Ensemble de la population de toutes les zones administrativesMESUREL’indicateur peut être calculé trimestriellement ou annuellement. Idéalement, un programme national de contrôle dela tuberculose aura consigné chaque année/trimestre quand une zone administrative est devenue une unité DOTSconformément aux directives nationales, et ce programme disposera également (via le ministère concerné) des chiffresde population de ces unités administratives.Plate-forme: rapport du PNT; recensementFréquence: cet indicateur devrait être évalué sur une base annuelle.Objectif: l’objectif est de rendre DOTS disponible pour 100% de la populationREFERENCES• WHO. Global Tuberculosis Report 2004.http://www.who.int/gtb/publications/globrep/index.html34 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe B : Description des indicateurs de TB
  • 32. 35INDICATEUR DE TRAITEMENT (TB – IT) 2:DETECTION ET TRAITEMENT EN TEMPS OPPORTUNCas de TB à frottis positif recensés via DOTS et traités avec succèsPourcentage de cas de TB pulmonaire à frottis positif qui ont été soignés.JUSTIFICATIONL’évaluation des issues du traitement des nouveaux patients à frottis positif est utilisée pour déterminer la qualité etl’efficacité de la mise en œuvre de DOTS à tous les niveaux.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: Nombre de cas de TB à frottis pulmonaire positif recensés via DOTS sur une période donnée qui ontété soignés (total des catégories OMS ‘guéri’ et ‘traitement achevé’).Dénominateur: Nombre total de cas de TB à frottis pulmonaire positif recensés via DOTS sur la même périodeMESUREChaque cas de TB à frottis d’expectoration positif se voit attribuer un résultat de traitement dans le registre TB. Le résultatde tous les cas est consigné dans le rapport de la période d’enregistrement (généralement le trimestre) un an après ledébut de l’enregistrement initial.Plate-forme: Registre TB; rapports trimestriels sur les résultats du traitement (TB-08)Fréquence: trimestrielle ou annuelleObjectif: un taux de traitement de 85% ou plus est l’objectif général.REFERENCES• WHO. Compendium for monitoring TB control activities (en préparation)
  • 33. INDICATEUR DE TRAITEMENT (TB – IT) 3:CONTROLE DE LA PHARMACORESISTANCENouveaux cas à frottis positif enregistrés sous DOTSqui ont cessé le traitementPourcentage de nouveaux cas de TB pulmonaire à frottis positif.JUSTIFICATIONOutre le suivi du résultat du traitement, il est important d’examiner les résultats indésirables du traitement de la tuber-culose, surtout en cas d’échec. Le taux d’échec du traitement est disponible pour tous les programmes et peut consti-tuer un indicateur utile de la résistance aux multimédicaments lorsque une grande proportion de cas présente ensuiteune expectoration à la fin ou vers la fin du traitement.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: Nombre de nouveaux cas de TB à frottis positif recensés sur une certaine période qui répondent à ladéfinition de l’OMS d’un échec de traitement (frottis positif après 5 mois ou plus de traitement TB)lorsque le résultat est signaléDénominateur: Nombre total de cas de TB à frottis d’expectoration positif recensés sur la même périodeMESUREA la fin du traitement, on attribue à chaque cas de TB à frottis d’expectoration positif une mention qui est consignéedans le registre TB.Plate-forme: rapports trimestriels sur les issues du traitement (TB-08)Fréquence: trimestrielle ou annuelleREFERENCES• WHO. Compendium for monitoring TB control activities (en préparation)36 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe B : Description des indicateurs de TB
  • 34. ANNEXE C:Description des indicateurs TB/VIH
  • 35. 38 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe C : Description des indicateurs TB/VIHNote: les indicateurs présentés dans cette annexe constituent une sélection parmi un ensemble plus large et pluscomplet d’indicateurs disponibles dans chaque domaine des maladies. Il est conseillé aux lecteurs de se reporter àla liste complète des indicateurs citée dans la section «Directives» des chapitres VIH/SIDA, tuberculose et paludismepour un aperçu plus exhaustif de TOUS les indicateurs essentiels et additionnels à leur disposition.
  • 36. 39INDICATEUR DE PREVENTION (TB/VIH – IP) 1:PREVENTION DE LA TUBERCULOSE PARMI LES PERSONNES ATTEINTES DU SIDASéroprévalence VIH parmi les patients TBNombre de nouveaux patients TB admis qui sont positifs au VIH, exprimé par rapport à tous les nouveauxpatients TB.JUSTIFICATIONLa surveillance de la prévalence VIH parmi les patients TB donnera des informations sur l’épidémie de TB et de VIH.Plus particulièrement, elle donnera une indication du degré de chevauchement des épidémies dans un environnementdonné et, quand elle sera comparée à la prévalence VIH dans la population en général, elle donnera une indication dela contribution faite par le VIH à l’épidémie de TB dans un environnement donné. Si des données du dépistage normaldu VIH sont utilisées dans le service TB, voir l’indicateur de traitement TB IT1.DEFINITION DE L’ INDICATEURNumérateur: nombre total de nouveaux patients TB admis qui sont positifs au VIH, sur une certaine périodeDénominateur: nombre total de nouveaux patients TB admis (admis pendant une certaine période) qui ont été testéscontre le VIH et inclus dans le système de surveillance.MESURE1: le choix de la stratégie appropriée pour la surveillance VIH parmi les patients TB dépendra principalementdu système de surveillance en place et de l’état de l’épidémie de VIH dans un pays. Il existe trois grandes méthodes desurveillance du VIH parmi les patients TB:Les Données de test HIV régulières peuvent constituer la base d’un système de surveillance fiable à tous les niveauxd’une épidémie de VIH (faible, concentré, généralisé2), à condition d’atteindre une bonne couverture (plus de 80%de tous les patients TB qui approuvent et sont testés). Ces données régulières peuvent être encadrées par des étudespériodiques (spéciales) ou sentinelles. Une Surveillance sentinelle récolte les informations d’une manière régulière etcohérente auprès d’un nombre prédéterminé de personnes d’un lieu spécifique et de groupes de population qui sontd’un intérêt particulier ou sont représentatifs d’une plus grande population. La difficulté d’une surveillance sentinelleest de déterminer à quel point ils sont représentatifs de la population dont ils proviennent et de la population totale depatients TB. Les systèmes de Surveillance sentinelle sont généralement basés sur des méthodes de test anonymes hété-roclites, souvent par des échantillons sanguins prélevés à d’autres fins et dépourvus de toute identification. Les étudesspéciales ont un rôle spécifiques lorsque la prévalence du VIH parmi les patients TB n’a pas été estimée auparavant etconstitue une partie essentielle de l’évaluation initiale de la situation. Les études utilisant des méthodes d’échantillon-nage représentatif et des tailles d’échantillons appropriés peuvent fournir des estimations précises du taux de VIH chezles patients TB. Cette information peuvent attirer l’attention des programmes TB sur un problème HIV potentiel etpermettre de prendre des mesures, comme l’instauration d’une surveillance plus systématique.Idéalement, la surveillance de la prévalence VIH devrait inclure tous les nouveaux patients TB, examinés selon les normesinternationales3. Toutefois, si des études périodiques spéciales ou des méthodes sentinelle sont utilisées et si les ressourcessont limitées, les pays peuvent préférer inclure uniquement les patients adultes positifs au frottis pulmonaire, à savoirceux où la TB a été diagnostiquée. Les pays aux ressources rares où l’état épidémique VIH est soit faible, soit concentrépeuvent également vouloir inclure un sous-groupe plus réduit de patients TB, par ex. les adultes âgés de 15 à 59 ans.1Plus de détails sur la surveillance VIH parmi les patients TB se trouvent dans les WHO Revised guidelines for the surveillance ofHIV among people with TB (en préparation)2Classé selon les définitions de l’OMS Faible niveau d’épidémie VIH: la prévalence VIH n’a pas dépassé en permanence 5% danstoute sous-population définie comme un risque VIH. Concentré: prévalence VIH en permanence au-dessus de 5% dans au moinsune sous-population définie mais prévalence VIH au dessous de 1% chez les femmes enceintes en zones urbaines. Généralisé:prévalence VIH en permanence au-dessus de 1% chez les femmes enceintes en zones urbaines. World Health Organization/UNAIDS. Guidelines for second generation HIV surveillance. Geneva: World Health Organization and the Joint United NationsProgramme on HIV/AIDS; 2000. WHO document WHO/CDS/CSR/EDC/2000.5 & UNAIDS/00.03E.3World Health Organization. WHO Treatment of tuberculosis guidelines for National programmes, 2003. WHO documentWHO/CDS/TB 2003.313➪
  • 37. 40 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe C : Description des indicateurs TB/VIHLes cas de rechute devraient être exclus des systèmes de surveillance car le risque de surveiller deux fois le même patientexiste, à moins d’identifier les patients comme tels et d’analyser les résultats séparément. Toutefois, les cas de rechutepeuvent être inclus et ne doivent pas être identifiés comme tels si la surveillance s’appuie sur des méthodes d’enquêteet que ces enquêtes sont effectuées sur une courte période, idéalement moins de 2 -3 mois.Tous les pays victimes d’un état épidémique généralisé de VIH doivent viser à garantir une offre de conseil et de test VIHet de la promouvoir auprès de tous les patients TB, en relation avec les ART si possible, et ces données régulières doiventêtre utilisées comme base pour la surveillance, si >80% des patients TB sont testés. Ces données régulières peuvent êtreencadrées par des études périodiques ou sentinelles. En l’absence d’un accès universel au test VIH et au conseil à tousles patients TB, des études spéciales ou sentinelles sont des solutions alternatives. Dans les pays à épidémie concentrée,le conseil et le test VIH pour tous les patients TB devrait être la base de la surveillance. Si ce système n’est pas encoreen place, des études périodiques (spéciales) ou des études sentinelles sont des solutions alternatives. Dans les pays àfaible niveau d’épidémie VIH où le test VIH n’est pas effectué normalement sur les patients TB, des études spéciales ousentinelles peuvent être réalisées tous les 2-3 ans.A ce jour, il n’y a pas de raison suffisante de recommander l’utilisation du test d’expectoration pour le VIH comme unealternative valable aux tests sérologiques de surveillance VIH.Plate-forme: données régulières des conseils et tests VIH parmi les patients TB récoltées en permanence dans unregistre TB modifié ou un registre TB/VIH séparé, une surveillance sentinelle ou des études spéciales.Fréquence: en l’absence d’un système d’enregistrement et de rapport national où les données sont récoltés en perma-nence et des rapports remis trimestriellement, les données doivent être récoltées tous les 2-3 ans. Dans les pays oùla prévalence VIH chez les patients TB est faible (<5%) et qui ont un taux d’épidémie VIH et un taux TB faibles dansla population générale, des études périodiques peuvent être répétée à intervalle de 5 ans. Dans les pays à faiblesressources, où le taux de VIH et de TB dans la population générale peuvent être concentrés ou généralisés, mais oùl’instauration de méthodes de surveillance plus systématique n’est pas possible, des études spéciales doivent être entre-prises au moins tous les 3- 5 ans.REFERENCES• WHO. Guidelines for the HIV in tuberculosis patients (WHO/HTM/TB/2004.339, WHO/HIV/2004.06,UNAIDS/04.30E)• World Health Organization (2004). Guide to monitoring and evaluation for collaborative TB/HIV activities(WHO/HTM/TB/2004.342)
  • 38. 41INDICATEUR DE PREVENTION (TB/VIH – IP) 2:PREVENTION DE LA TB CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS DU SIDATraitement d’infection TB latente chez les personnes atteintes du SIDANombre de nouveaux patients VIH diagnostiqués qui reçoivent un traitement d’infection TB latente (thérapieTB préventive) exprimés par rapport au nombre total de nouveaux cas de VIH.JUSTIFICATIONCet indicateur est utilisé pour garantir que les individus diagnostiqués VIH reçoivent un traitement d’infection TBlatente et réduire ainsi l’incidence de la TB chez les patients atteints du SIDA.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: nombre total de nouveaux cas de VIH positif chez qui la TB active a été exclue et qui commencent(en recevant au moins une dose) un traitement de l’infection TB latente.Dénominateur: nombre total de nouveaux cas de VIH positif.MESURELes données nécessaires pour cet indicateur peuvent être récoltées dans tous les cas où le conseil et le test VIH esteffectué, par ex. les centres CTV, les sites PTME, les services médicaux aux patients hospitalisés ou les services de soinVIH, selon le lieu d’administration de la thérapie TB préventive (TTBP) est administrée. Dans toutes ces situations, lesclients VIH positifs doivent être testés pour le TB, comme le suggère par l’indicateur B1.1. Ces clients pour lesquellesil n’y a PAS de trace de TB active recevront un traitement selon les directives nationales. Ceux acceptant un TPI etrecevant au moins la première dose de traitement doivent être enregistrés. Ces informations peuvent être enregistréesdans une colonne supplémentaire du registre VIH. Pour prévoir avec précision les besoins de médicaments, des infor-mations plus détaillées devront être récoltées. A cet effet, un registre TTBP est nécessaire où la collecte d’autres fourni-tures médicales (généralement mensuellement) est enregistrée. A partir de ce registre, les centres seront en mesure designaler les nouveaux cas, les cas en cours et les cas terminés tous les trimestres. Si une telle information est récoltéede manière régulière, l’indicateur choisi sera le ‘nombre de cas VIH positifs terminant le traitement de l’infection TBlatente, par rapport au nombre total de cas VIH positifs qui ont commencé un traitement. Des sites de test pilotes fontapparaître qu’entre 10 et 50% des clients VIH positifs commenceront un TTBP, certains ne répondront pas aux critères,certains refuseront et certains abandonneront pendant la procédure d’examen. La proportion qui commencera leTTBP dépend de la méthode d’examen utilisée (par ex., l’utilisation du test dermatologique à la tuberculine commeoutil d’examen réduit le nombre de patients éligibles), et également du type d’installation CTV. Si un centre CTV reçoitprincipalement des patients d’hôpitaux ou de cliniques, une plus grande part de patients sera malade et ne pourrarecevoir un traitement pour TB latente. Des proportions plus élevées seront affichées par des centres liés à la PTMEou des centres CTV autonomes. La plupart des programmes viseront un taux de 30 à 50% selon le type de centres deconseil et de test VIH disponibles.Plate-forme: registre de test VIH modifié, registre de soins VIH ou registre TTBP.Fréquence: les données doivent être récoltées en permanence et faire l’objet d’une analyse et d’un rapport trimestriel.REFERENCES• WHO. A guide to monitoring and evaluation for collaborative TB/HIV activities (en préparation)1La thérapie TB préventive (TTBP) est administrée à des individus présentant une infection latente au Mycobacterium tuberculosis afin deprévenir la progression vers la maladie active. Plusieurs traitements médicamenteux sont efficaces dans le traitement de la TB latente;toutefois, la thérapie préventive à l’isoniazide (TPI) s’est révélée plus sûre et plus efficace que les autres et est actuellement le seultraitement recommandé dans le Policy statement on preventive therapy against tuberculosis in people living with HIV: report of a meeting held inGeneva 18-20 February 1998. Geneva, World Health Organisation, WHO/TB/98.225; UNAIDS/98.34.
  • 39. 42 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe C : Description des indicateurs TB/VIHINDICATEUR DE TRAITEMENT (IT) 1:VIH/TBDiagnostic TB accru parmi les personnes atteintes du SIDANombre de personnes atteintes du VIH, soumis à un dépistage du VIH et recevant des conseils ou untraitement VIH et des soins, qui ont été examinés suite à des symptômes de TB, exprimé par rapport à toutesles personnes atteintes de VIH/SIDA qui ont subi un dépistage VIH et reçoivent des conseils ou un traitementVIH et des soins.JUSTIFICATIONIl s’agit d’un indicateur de processus pour une activité visant à réduire l’impact de la TB parmi les personnes atteintesdu VIH/SIDA. Il prouvera le niveau de mise en oeuvre de la recommandation que les personnes atteintes seront exami-nées pour la présence de TB ainsi qu’aux consultations ultérieures.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: nombre de personnes atteintes du VIH/SIDA qui se présentent au dépistage VIH et conseils ou sonttraités et soignés dans un centre VIH où la présence de TB est examinée, sur une période de tempsdonnéeDénominateur: nombre total de personnes atteintes du VIH/SIDA qui se présentent au dépistage VIH et conseils sonttraités et soignés dans un centre VIH, sur une période de temps donnée.Il peut s’agir d’un rapport total ou séparé par type de centre pour chaque situation où les soins et l’assistance VIH sontfournis ou des conseils et tests VIH proposés, par ex. le nombre de clients VIH positifs récemment dépistés dans uncentre CTV ou le nombre de clients VIH positifs qui se présentent au check up annuel et subisse un test TB.MESURELes données doivent être collectées régulièrement dans tous les centres de conseil et de test VIH (par ex. les centres CTV,les prestataires TPME, les salles d’hospitalisation, le secteur privé) et toute situation où des soins et un soutien VIHrégulier sont proposés (par ex. cliniques ART, les cliniques de soin VIH, les groupes de soutien aux personnes atteintesdu VIH/SIDA).Une méthode suggérée pour effectuer l’examen est de demander aux clients VIH positifs s’ils suivent actuellement untraitement TB. Sinon, les interroger sur les symptômes premiers de la TB (par ex. toux, fièvre, sueurs nocturnes, pertesde poids récentes, lymphadenopathie). Une simple liste de contrôle peut être utilisée et toute réponse positive indi-querait que l’individu peut être porteur de TB. Les protocoles de programmes de contrôle de la TB devraient définir lescritères d’identification d’un patient suspect de TB. Si lors de l’interrogatoire il est défini comme un patient suspect deTB (selon les protocoles nationaux), le traitement de l’infection TB latente ne doit pas être donné et il faut la présencede TB doit être examinée (ou le patient renvoyé au service TB pour examen) et traité en conséquence.Plate-forme: test VIH modifié et registre de conseil ou traitement VIH et registre de soin.Fréquence: les données doivent être collectées en permanence et faire l’objet d’une analyse et d’un rapport trimestriel.REFERENCES• Interim Policy on Collaborative TB/HIV Activities. WHO/HTM/HIV/2004.1 and WHO/HTM/TB/2004.330
  • 40. 43INDICATEUR DE TRAITEMENT (TB/VIH – IT) 2:VIH/TBConseil et test pour patients TBNombre de patients TB admis soumis au test VIH, après approbation, par rapport à l’ensemble des cas deTB admisJUSTIFICATIONEvaluer le taux de dépistage VIH chez les patients TB.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: nombre total de patients TB, admis pendant une période donnée, qui subissent un dépistage VIH(après approbation) pendant leur traitement TB.Dénominateur: nombre total de patients TB, admis pendant la même période donnée.MESUREIdéalement, tous les patients TB devraient se voir proposer un test VIH et il est préférable que cette offre se fasse dansle contexte du prestataire TB, auquel cas le test VIH peut être enregistré dans le dossier du patient et un registre TBmodifié et faire l’objet d’un rapport trimestriel avec les résultats. Toutefois, dans certaines circonstances, le conseil ettest VIH seront offerts dans une autre partie du même centre ou même dans un centre distant. Dans ce cas, un systèmede consultation devra être établi de telle sorte que le programme TB enregistre quand un patient TB a consulté pour untest VIH et est informé lorsqu’un patient TB se présente pour des conseils et si des tests VIH sont effectués ou non. Detelles informations doivent être récoltées au niveau du centre TB et enregistrées par le centre ou le registre TB de district.La confidentialité doit être conservée. Il est préférable que les clients TB passent le test au début du traitement TB desorte qu’ils puissent bénéficier de soins appropriés pendant tout le traitement TB. Toutefois, certains patients renâclentà subir un test VIH au début de traitement TB quand ils sont encore faibles. Un système d’enregistrement et de rapportdoit être capable de consigner ces derniers tests sinon le nombre total de patients TB connaissant leur statut VIH serainsuffisant. Bien que cet indicateur soit similaire au VIH/TB-IP1 qui mesure la prévalence VIH par la surveillance, cetindicateur mesure la capacité des services à encourager le dépistage VIH chez les patients TB selon les conditions duprogramme. Si une grande proportion de patients TB sont testés (>80%), ils constituent une estimation suffisammentsolide de la véritable prévalence VIH chez les patients TB qui peut être utilisées à des fins de surveillance.Plate-forme: registre TB modifié, registre TB/VIH séparé ou conseil et test VIH modifiés avec analyse et rapportstrimestriel. Un mécanisme de consultation et de rapport des résultats entre les services de TB et de conseil et test VIHsera nécessaire si le dépistage VIH est effectué sur un site séparé de la clinique TB.Fréquence: les données doivent être enregistrées en permanence et faire l’objet d’une analyse et d’un rapport trimes-triel sur les résultats du traitement TB. Le rapport à la fin du traitement TB permet d’effectuer le test VIH et d’enregis-trer les résultats à tout moment du traitement TB.Objectif: tous les patients TB devraient se voir offrir un test VIH et, idéalement, une proportion élevée (>80%) devraitréellement se soumettre au dépistage VIH.REFERENCES• World Health Organization (2004). Guide to monitoring and evaluation for collaborative TB/HIV activities(WHO/HTM/TB/2004.342)• «Interim Policy on Collaborative TB/HIV Activities. WHO/HTM/HIV/2004.1 and WHO/HTM/TB/2004.330
  • 41. 44 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe C : Description des indicateurs TB/VIHINDICATEUR DE TRAITEMENT (TB/VIH – IT) 3:VIH/TBFourniture de CDT aux patientsNombre de patients TB positifs au VIH qui reçoivent (au moins une dose) du CDT au cours de leur traitementTB par rapport au nombre total de patients TB positifs au VIH.JUSTIFICATIONSuivre l’engagement et la capacité de programmes à fournir un CDT aux patients TB positifs au VIH. Il est importantpour les programmes de connaître la proportion de patients TB positifs au VIH qui reçoivent cette thérapie potentiel-lement salvatrice.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: nombre de patients TB positifs au VIH, admis pendant une période donnée, qui suivent (reçoivent aumoins une dose) un CDT au cours de leur traitement TBDénominateur: nombre total de patients TB positifs au VIH admis au cours de la même périodeMESURETous les patients TB positifs au VIH devraient recevoir un CDT pendant leur traitement TB et pendant toute leur vieensuite4sauf contre-indication ou s’ils reçoivent un ART et que leur taux de CD4 dépasse 500/mm3. Les patients TBpeuvent avoir été identifiés comme VIH positifs et avoir un CDT avant que la TB soit diagnostiquée; ils doivent pour-suivre le CDT pendant le traitement TB et être inclus dans le dénominateur. Pour en tirer le plus grand profit, les patientsTB doivent commencer le CDT aussi rapidement que possible après le diagnostic de l’infection VIH car la mortalité estplus élevée au début du traitement TB. Toutefois, les patients TB peuvent ne pas avoir accès au dépistage VIH immédia-tement après le diagnostic de la TB ou peuvent ne pas vouloir être testés avant un stade ultérieur du traitement TB. Afind’inclure tous les patients TB positifs au VIH qui ont commencé un CDT pendant le traitement TB, il sera nécessaired’évaluer les circonstances et de faire rapport à la fin du traitement TB. On pourra utiliser un registre TB modifié ou unregistre TB/VIH séparé dans lequel consigner le statut VIH et le CDT. Ces données peuvent ensuite être jointes aux résul-tats trimestriels de du groupe. L’utilisation dans la définition d’une déclaration explicative – donner au moins une dose– sert à consigner tous les patients qui ont été évalués et ont commencé le traitement; elle ne suppose pas qu’une dosede CDT soit suffisante. Si le CDT n’est pas fourni par le programme TB mais par les soins VIH ou d’autres services, unmécanisme devrait être mise en place pour garantir que les informations sur le début du CDT sont bien communiquéeset enregistrées dans le PNT, encore une fois dans un registre TB modifié ou un registre TB/VIH séparé.Plate-forme: registre TB modifié, registre TB/VIH séparé, ou un système de transfert des données vers le programmeTB si le CDT est fourni hors du service TB.Fréquence: les données doivent être collectées en permanence et faire l’objet d’une analyse et d’un rapport trimestrielà la fin du traitement TB avec les résultats du traitement TB.REFERENCES• Provisional WHO/UNAIDS Secretariat recommendations on the use of cotrimoxazole prophylaxis in adultsand children living with HIV/AIDS in Africa (www.unaids.org/publications/documents/care/general/recommendations-eng.pdf)• World Health Organization (2004). Guide to monitoring and evaluation for collaborative TB/HIV activities(WHO/HTM/TB/2004.342)• «Interim Policy on Collaborative TB/HIV Activities. WHO/HTM/HIV/2004.1 and WHO/HTM/TB/2004.3304Provisional WHO/ UNAIDS secretariat recommendations on the use of co-trimoxazole prophylaxis in adults and children living withHIV/AIDS in Africa. Geneva, Joint United Nations Programme on HIV/AIDS and WHO.http://www.unaids.org/en/other/functionalities/ViewDocument.asp?href=http://gva-doc-owl/WEBcontent/Documents/pub/Publications/IRC-pub04/recommendation_en%26%2346;pdf (accessed 24/05/04).
  • 42. 45INDICATEUR DE TRAITEMENT (TB/VIH – IT) 4:VIH/TBFourniture de ART aux patients TBNombre de patients TB positifs au VIH qui reçoivent, commencent ou poursuivent un ART commencéauparavant au cours ou à la fin du traitement TB par rapport à tous les patients TB positifs au VIH admisJUSTIFICATIONIndicateur d’effet qui mesure l’engagement et la capacité d’un service TB à garantir que les patients TB positifs au VIHsont en mesure de recevoir un traitement aux ART.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: tous les patients TB positifs au VIH, admis pendant une certaine période, qui reçoivent un traite-ment ART (commencent ou poursuivent un ART commencé auparavant)Dénominateur: tous les patients TB positifs au VIH admis pendant la même périodeMESURELa méthode de collecte des données dépendra de qui fournit l’ART aux patients TB. Dans le cas où les patients TBsont évalués quant à leur éligibilité par le personnel du programme TB et ont commencé un ART, les données pourcet indicateur peuvent être consignées dans un registre TB modifié ou un registre TB/VIH séparé. Les données doiventfaire l’objet d’un rapport à la fin du traitement TB afin d’inclure tous les patients TB qui ont commencé un ART à unmoment quelconque de leur traitement TB. Dans les cas où les patients TB sont renvoyés à des services VIH ou autresen vue d’un diagnostic et du début d’un ART, un système doit être établi pour garantir que le programme TB est bieninformé du résultat de l’examen, à savoir si les patients TB ont commencé ou non un ART, et que cette information estenregistrée dans un registre TB modifié ou un registre TB/VIH séparé. C’est non seulement important pour la gestiondu programme, mais aussi pour les soins à chaque patient. Le personnel TB doit savoir si un patient TB a commencéun ART de manière à gérer correctement la réaction aux médicaments et les interactions. Les patients TB peuventavoir commencé un ART à un moment quelconque de leur traitement TB. La prescription d’un ART peut être reportéeen raison d’un retard du dépistage VIH ou afin de réduire le risque d’interaction de médicaments pendant la phaseintensive. Les méthodes de collecte de données doivent être en mesure de consigner un traitement ART qui commenceà tout moment pendant le traitement TB.Plate-forme: registre TB modifié, registre de soins VIH modifié ou registre TB/VIH séparé avec système de consulta-tion (le cas échéant).Fréquence: les données doivent être collectées en permanence et faire l’objet d’un rapport trimestriel avec les résul-tats du groupe.REFERENCES• World Health Organization (2004). Guide to monitoring and evaluation for collaborative TB/HIV activities(WHO/HTM/TB/2004.342)• Interim Policy on Collaborative TB/HIV Activities. WHO/HTM/HIV/2004.1 and WHO/HTM/TB/2004.330
  • 43. ANNEXE D:Description des indicateurs de paludisme
  • 44. 48 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe D : Description des indicateurs de paludismeNote: les indicateurs présentés dans cette annexe constituent une sélection parmi un ensemble plus large et pluscomplet d’indicateurs disponibles dans chaque domaine des maladies. Il est conseillé aux lecteurs de se reporter à laliste complète des indicateurs citée dans la section «Directives» des chapitres VIH/SIDA, tuberculose et paludisme pourun aperçu plus exhaustif de TOUS les indicateurs essentiels et additionnels à leur disposition.
  • 45. 49INDICATEUR DE PREVENTION (Paludisme – IP) 1:MOUSTIQUAIRES TRAITEES A L’INSECTICIDEMénages possédant des MTIProportion de ménages possédant au moins une moustiquaire traitée à l’insecticide.JUSTIFICATIONIl a été démontré que les MTI sont utiles à la réduction de la mortalité infantile quelle qu’en soit la cause, à la morbi-dité due au paludisme et l’insuffisance de poids à la naissance dans les régions de l’Afrique sub-saharienne où sévit unpaludisme endémique. Il existe également quelques témoignages d’un ‘effet communautaire’ par lequel les MTI sontrapidement associées aux réductions de la mortalité infantile et de la morbidité due au paludisme chez les enfants nonprotégés dans le voisinage immédiat des familles qui possèdent des MTI. En outre, il existe une corrélation prouvéeentre la possession et l’utilisation des moustiquaires. Cet indicateur relève le nombre de ménages possédant une MTIparmi la population générale au niveau national.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: Nombre de ménages interrogés possédant au moins une moustiquaire traitée à l’aide d’un insecticideagréé au cours des 6 derniers moisDénominateur: Nombre total de ménages interrogésNote: Analyse et rapport par province et selon l’environnement urbain/rural sont recommandésMESURECet indicateur exige la collecte des données au niveau des ménages par des enquêtes représentatives au niveau national.Le nombre limité de questions posées pour établir les données de cet indicateur peut aisément être ajouté à toutrecensement national des ménages. Il est important que ces données soient récoltées sur le questionnaire du ménageplutôt que sur un questionnaire personnel car les individus peuvent ne pas être représentatifs des biens d’un ménage.Il importe également que les enquêtes soient d’une ampleur et d’une conception qui permettent une comparaisonentre les provinces et les environnements urbains/ruraux au niveau des ménages.Le numérateur de cet indicateur est obtenu en demandant au ménage s’il y a des moustiquaires dans la maison quipeuvent être utilisées pour éviter de se faire piquer pendant le sommeil, et si elles ont été traitées au cours des 6 derniersmois. Le dénominateur est simplement mesuré par le nombre total de ménages interrogés.Questions suggérées: 1.1, 1.3 et 1.4 de l’enquête paludisme sur les ménages dans les Directives pour l’élaboration d’indi-cateurs de base pour l’évaluation de la couverture de l’intervention paludisme dans les enquêtes auprès des ménages.Outils: DHS (USAID/MACRO), MICS (UNICEF), MIS, ‘annexe’ à des enquêtes nationales représentativesFréquence: tous les 2-3 ansREFERENCES• Roll Back Malaria/MEASURE. Guidelines for core indicators for assessing malaria intervention coverage fromhousehold surveys. 2004. (En préparation).• Roll Back Malaria. Malaria Indicator Survey (MIS). (En préparation)• UNICEF MICS: http://www.unicef.org/reseval/micsr.html• MEASURE Demographic and Health Surveys: http://www.measuredhs.com/
  • 46. 50 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe D : Description des indicateurs de paludismeINDICATEUR DE PREVENTION (Paludisme – IP) 2:MOUSTIQUAIRES TRAITEES A L’INSECTICIDEEnfants de moins de 5 ans utilisant des MTIProportion d’enfants <5 ans qui ont dormi sous une MTI la nuit dernière.JUSTIFICATIONL’utilisation de MTI dans les régions où la transmission est rapide est d’une importance particulière car leur effet sur laréduction de la mortalité pour toute cause et de la morbidité due au paludisme est concentrée parmi les jeunes. C’estpourquoi la couverture des enfants possédant des MTI est une composante essentielle de la stratégie technique pour laprévention de la transmission et le contrôle des vecteurs prônés par RBM. Cet indicateur relève le niveau d’utilisationdes MTI par les enfants <5 ans au niveau national.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: Nombre d’enfants de moins de cinq ans qui ont dormi la nuit précédente sous une moustiquairetraitée à l’aide d’un insecticide agréé au cours des 6 derniers moisDénominateur Nombre total d’enfants de moins de cinq ans qui ont dormi sous une moustiquaire parmi lesménages interrogésNote: Analyse et rapport par province et selon l’environnement urbain/rural sont recommandésMESURECet indicateur exige la collecte des données au niveau des ménages par des enquêtes représentatives au niveau national.Le nombre limité de questions posées pour établir les données de cet indicateur peut aisément être ajouté à tout recen-sement national des ménages. Toutefois, il est important que l’enquête contienne la liste de tous les enfants de moinsde cinq ans du ménage interrogé. De telles enquêtes doivent être d’une ampleur et d’une conception qui permettentune comparaison entre les provinces et les environnements urbains/ruraux au niveau individuel.• Les données du dénominateur sont obtenues lors de l’établissement du questionnaire quand tous les enfants demoins de cinq ans qui ont dormi dans la maison la nuit précédente sont identifiés. Les données du numérateur sontobtenues de la liste des enfants de la maison qui ont dormi sous une moustiquaire la nuit précédente, en combi-naison avec l’information sur le traitement de la moustiquaire au cours des 6 derniers moisQuestions suggérées: 1.1 et 1.3-1.6 de l’enquête paludisme sur les ménages dans les Directives pour l’élaboration d’indica-teurs de base pour l’évaluation de la couverture de l’intervention paludisme dans les enquêtes auprès des ménagesPlate-forme: DHS (USAID/MACRO), MICS (UNICEF), MIS, ‘annexe’ à d’autres enquêtes nationales représentativesFréquence: tous les 2-3 ansREFERENCES• Roll Back Malaria/MEASURE. Guidelines for core indicators for assessing malaria intervention coverage fromhousehold surveys. 2004. (En préparation).• Roll Back Malaria. Malaria Indicator Survey (MIS). (En préparation).• UNICEF MICS: http://www.unicef.org/reseval/micsr.html• MEASURE Demographic and Health Surveys: http://www.measuredhs.com/
  • 47. 51INDICATEUR DE PREVENTION (Paludisme – IP) 3:PALUDISME PENDANT LA GROSSESSEFemmes enceintes utilisant des MTIProportion de femmes enceintes qui ont dormi sous une MTI la nuit dernière.JUSTIFICATIONIl a été démontré que l’utilisation de MTI par les femmes enceintes allait de pair avec des réductions de la morbiditématernelle due au paludisme ainsi qu’avec une amélioration des naissances, y compris la réduction de l’insuffisance depoids à la naissance. Pour ces raisons, la couverture des femmes enceintes par des MTI est une composante clé de lastratégie technique pour le contrôle et la prévention du paludisme pendant la grossesse telle que prônée par RBM. Cetindicateur relève le niveau d’utilisation des MTI par les femmes enceintes au niveau national.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: Nombre de femmes enceintes qui ont dormi la nuit précédente sous une moustiquaire traitée à l’aided’un insecticide agréé au cours des 6 derniers moisDénominateur: Nombre total de femmes enceintes qui résident au sein des ménages interrogésNote: Analyse et rapport par province et selon l’environnement urbain/rural sont recommandésMESURECet indicateur exige la collecte des données au niveau des ménages par des enquêtes représentatives au niveau national.Le nombre limité de questions posées pour établir les données de cet indicateur peut aisément être ajouté à toutrecensement national des ménages. Toutefois, en raison du nombre réduit de femmes enceintes à un moment donné,une enquête destinée à collecter ces données devrait avoir un échantillon général ≥5000 femmes (afin d’être compa-rable avec MICS et DHS). Si les questions sont ajoutées comme ‘annexe’ à une enquête, il est important que l’enquêtecontienne un recensement du ménage qui englobe toutes les femmes en âge de reproduction au sein de la familleinterrogée. De telles enquêtes doivent être d’une ampleur et d’une conception qui permettent une comparaison entreles provinces et les environnements urbains/ruraux au niveau individuel.Les données pour le dénominateur sont obtenues d’une série de questions posées à toutes les femmes en âge de repro-duction au sein du ménage quant à leur état de grossesse. Les données pour le numérateur sont ensuite obtenues àpartir d’une liste de ces femmes qui ont dormi sous une moustiquaire la nuit précédente, en combinaison avec l’infor-mation sur le traitement de la moustiquaire au cours des 6 derniers mois.Questions suggérées: 1.1, 1.3-1.6, et 2.1 de l’enquête paludisme sur les ménages dans les Directives pour l’élaborationd’indicateurs de base pour l’évaluation de la couverture de l’intervention paludisme dans les enquêtes auprès desménagesPlate-forme: DHS (USAID/MACRO), MICS (UNICEF), MIS, ‘annexer’ à d’autres enquêtes nationales représentativesFréquence: tous les 2-3 ansREFERENCES• Roll Back Malaria/MEASURE. Guidelines for core indicators for assessing malaria intervention coverage fromhousehold surveys. 2004. (En préparation).• Roll Back Malaria. Malaria Indicator Survey (MIS). (En préparation).• UNICEF MICS: http://www.unicef.org/reseval/micsr.html• MEASURE Demographic and Health Surveys: http://www.measuredhs.com/
  • 48. 52 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe D : Description des indicateurs de paludismeINDICATEUR DE PREVENTION (Paludisme – IP) 4:PALUDISME PENDANT LA GROSSESSEFemmes enceintes recevant un traitement préventif intermittent (TPI)Proportion de femmes enceintes qui reçoivent un TPI en guise de prophylaxie au paludisme.JUSTIFICATIONLe TPI à la sulphadoxine-pyrimethamine (SP) donné aux femmes enceintes s’est révélé utile pour réduire le risqued’anémie maternelle, de parasitémia placentaire et d’insuffisance de poids à la naissance. Le TPI pendant la grossesseest dès lors une composante clé de la stratégie technique pour le contrôle et la prévention du paludisme pendant lagrossesse tel que prônée par RBM. Cet indicateur relève le niveau national d’utilisation des TPI pour prévenir le palu-disme chez les femmes enceintes.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: Nombre de femmes qui ont pris un médicament antipaludique pour prévenir le paludisme pendantleur dernière grossesse qui a abouti au cours des 2 dernières annéesDénominateur: Nombre total de femmes enceintes interrogées qui ont donné vie à un bébé vivant au cours des 2dernières annéesNote: Analyse et rapport par province et selon l’environnement urbain/rural sont recommandésMESURECet indicateur exige la collecte des données au niveau des ménages auprès d’enquêtes représentatives au niveaunational. Le nombre limité de questions posées pour établir les données de cet indicateur peut aisément être ajouté àtout recensement national des ménages. Si les questions sont ajoutées comme ‘annexe’ à une enquête, il est importantque l’enquête contienne un recensement du ménage qui englobe toutes les femmes en âge de reproduction au sein dela famille interrogée ainsi qu’un questionnaire destiné aux femmes sur les naissances précédentes et les soins prénataux.En outre, en raison du nombre limité de femmes qui ont accouché d’un bébé vivant au cours des 2 années précédentes,il faut veiller à ce que de telles enquêtes aient une ampleur et une conception qui permettent une comparaison entre lesprovinces et les environnements urbains/ruraux au niveau individuel.Les données des questionnaires des femmes qui ont accouché d’un bébé vivant au cours des 2 dernières années au seindu ménage interrogé sont utilisées pour calculer le dénominateur. Le numérateur est dérivé du nombre de femmes quiont déclaré prendre un antipaludique en prévention (PAS en traitement) pendant la grossesse parmi toutes les femmesqui ont accouché dans les deux dernières années.Il est important de faire la distinction entre une dose prescrite pour la prévention (comme imposée par TPI) et un véri-table traitement d’une infection paludique existante. Bien qu’il soit extrêmement difficile de faire la distinction dans lecontexte d’une interview d’enquête, le traitement est à caractère curatif et n’entre pas dans la procédure TPI standard.De même, les femmes qui prennent toutes les semaines une prophylaxie à la chloroquine ne sont pas considéréescomme couverte par TPI.Questions suggérées: 2.2-2.7 de l’enquête paludisme sur les ménages dans les Directives pour l’élaboration d’indicateursde base pour l’évaluation de la couverture de l’intervention paludisme dans les enquêtes auprès des ménagesPlate-forme: DHS (USAID/MACRO), MICS (UNICEF), MIS, ‘annexe’ à d’autres enquêtes nationales représentativesFréquence: tous les 2-3 ansREFERENCES• Roll Back Malaria/MEASURE. Guidelines for core indicators for assessing malaria intervention coverage fromhousehold surveys. 2004. (En préparation).• Roll Back Malaria. Malaria Indicator Survey (MIS). (En préparation).• UNICEF MICS: http://www.unicef.org/reseval/micsr.html• MEASURE Demographic and Health Surveys: http://www.measuredhs.com/
  • 49. 53INDICATEUR DE PREVENTION (Paludisme – IP) 5:PREDICTION ET LIMITATION DES EPIDEMIESEpidémie de paludisme détectée et correctement limitéeProportion d’épidémies détectées dans les 2 semaines de l’apparition et correctement limitées.JUSTIFICATIONAvec l’apparition croissante d’épidémies dans les régions à faible risque et les régions à transmission modérée du palu-disme, la création de réponses spéciales aux épidémies en plus des activités de maîtrise habituelle du paludisme s’avèreindispensable. L’impact des épidémies peut être considérablement réduit si elles sont détectées à temps ou, mêmemieux, prévisibles et si les mesures de prévention sont prises. Cet indicateur note la réponse nationale aux épidémies.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: Nombre d’épidémies détectées dans une zone géographique précise (pays, district) dans les deuxsemaines au cours de 12 derniers mois et pour lesquelles les mesures de contrôles appropriées ontété prises*Dénominateur: Nombre d’épidémies de paludisme enregistrées au cours des 12 derniers mois dans une zone géogra-phique précise* Action basée sur l’état de préparation d’un plan d’action, conformément aux directives OMS, le cas échéantMESURELes formulaires d’enquête de direction sont destinées à rassembler les directives de politique générale et de mise enoeuvre avec un accent sur les questions de gestion. Ils devraient être gérés par les responsables du programme nationalet les directeurs des districts de santé. Il existe plusieurs scénarios qui peuvent être adoptés pour faciliter aisément lacollecte des informations. Les formulaires d’enquête ne doivent pas être envoyés comme des questionnaires. Les équipesd’entrevue sont supposées poser des questions supplémentaires afin de clarifier si nécessaire pendant l’entrevue.Plate-forme: enquête de directionFréquence: 2-3 ansREFERENCES• Hook C. Field Buide for Malaria Epidemic Assessment and Reporting. DRAFT for Field Testing. World HealthOrganization. 2003, Available online: http://rbm.who.int/cmc• Roll Back Malaria. Framework for Monitoring Progress and Evaluating Outcomes and Impact. 2000. Geneva.http://rbm.who.int/cmc_upload/0/000/012/168/m_e_en.pdf• WHO. Roll Back Malaria Initiative in the African Region. Monitoring and Evaluation Guidelines. Harare, WHORegional Office, 2000.
  • 50. 54 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe D : Description des indicateurs de paludismeINDICATEUR DE TRAITEMENT (Paludisme – IT) 1:PRISE EN CHARGE RAPIDEEnfants de moins de cinq ans qui ont accès à un traitement efficace et rapideProportion d’enfants de moins de cinq ans avec fièvre au cours des 2 dernières semaines qui ont reçu untraitement antipaludique selon la politique nationale dans les 24 heures depuis l’apparition de la fièvreJUSTIFICATIONLa majorité des décès de paludisme grave pendant l’enfance sont dus à l’administration tardive d’un traitement antipa-ludique. Un accès rapide à un traitement efficace du paludisme pour les enfants est dès lors une composante clé de lastratégie technique pour le contrôle et la prévention du paludisme pendant la grossesse telle que prônée par RBM. Cetindicateur note l’accès national à un traitement effectif rapide du paludisme.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: Nombre d’enfants <5 ans fiévreux au cours des 2 dernières semaines qui ont reçu un traitement anti-paludique selon la politique nationale dans les 24 heures de l’apparition de la fièvre.Dénominateur: Nombre total d’enfants <5 ans fiévreux au cours des 5 dernières semainesNote: Analyse et rapport par province et selon l’environnement urbain/rural sont recommandésMESUREPour collecter des données de cet indicateur, l’enquête doit être représentative à niveau national et récolter des donnéessur les enfants <5 ans. Les données au niveau enfant doivent être obtenues au cours de l’entrevue avec le ménage quandchaque enfant <5 ans qui a dormi dans la maison la nuit précédente est identifié. Des questions sont posées quantà savoir si l’enfant a eu de la fièvre au cours des deux dernières semaines et s’il a reçu un traitement antipaludique.Au minimum, les données suivantes doivent également être recueillies afin d’aider à l’interprétation et d’éviter les abuspotentiels:• Age des enfants cités• Confirmation du type de retraitement du paludisme prescrit à l’enfant• Variables socioéconomiques aux niveaux du ménage et de la communauté recueillies régulièrement par DHS etMICSPlate-forme: DHS (USAID/MACRO), MICS (UNICEF), MIS, ‘annexe’ à d’autres enquêtes nationales représentativesFréquence: 2-3 ansREFERENCES• Roll Back Malaria/MEASURE. Guidelines for core indicators for assessing malaria intervention coverage fromhousehold surveys. 2004. (En préparation).• Roll Back Malaria. Malaria Indicator Survey (MIS). (En préparation).• UNICEF MICS:• http://www.unicef.org/reseval/micsr.html• MEASURE Demographic and Health Surveys: http://www.measuredhs.com
  • 51. 55INDICATEUR DE TRAITEMENT (Paludisme – IT) 2PRISE EN CHARGE RAPIDECentres de santé sans aucune rupture de stock de médicaments antipaludiquesPourcentage de centres de santé qui ne signalent pas de rupture de stock de médicaments antipaludiquesrecommandés au plan national pendant plus d’une semaine au cours des 3 derniers moisJUSTIFICATIONLa disponibilité permanente des médicaments antipaludiques est une clé du traitement efficace rapide par les centresde santé. Cet indicateur relève la disponibilité des médicaments antipaludiques recommandés au plan national dansles centres de santé.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: Nombre de centres de santé avec médicaments antipaludiques recommandés au plan national le jourde l’enquête et sans rupture de stock connue au cours des 3 derniers moisDénominateur: Nombre total de centres de santé interrogésNote: Analyse et rapport par province et selon l’environnement urbain/rural sont recommandésMESURELes formulaires d’étude du centre de santé sont gérés par le chef de chaque section de chaque centre identifié. Il s’agitde l’hôpital de district et au moins de deux autres centres/postes de santé desservant des communautés précises dansle district. L’examen des dossiers des patients hospitalisés et une évaluation de l’adéquation du traitement des cas depaludisme grave admis dans l’hôpital de district ainsi que l’observation des prestataires de soins aux clients devraientfaire l’objet d’une collecte de données.Plate-forme: enquête de centre de santéFréquence: annuelleREFERENCES• Roll Back Malaria. Framework for Monitoring Progress and Evaluating Outcomes and Impact. 2000. Geneva.http://rbm.who.int/cmc_upload/0/000/012/168/m_e_en.pdf• WHO. Roll Back Malaria Initiative in the African Region. Monitoring and Evaluation Guidelines. Harare,WHO Regional Office, 2000.
  • 52. 56 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe D : Description des indicateurs de paludismeINDICATEUR DE TRAITEMENT (Paludisme – IT) 3:TRAITEMENT CORRECT RAPIDEPatients atteints de paludisme grave recevant un traitement correctPourcentage d’enfants de moins de cinq ans admis avec un paludisme grave et traités correctement dans uncentre de santé.JUSTIFICATIONLe paludisme grave apparaît généralement comme un retard dans le traitement du paludisme simple. Parfois, surtoutchez les enfants, le paludisme grave peut se développer très rapidement. En raison de l’issue souvent fatale, la gestioncorrecte est la clé pour sauver des vies. Cet indicateur relève la capacité d’un centre de santé de gérer correctement lepaludisme grave.DEFINITION DE L’INDICATEURNumérateur: Nombre d’enfants de moins de cinq ans et autres groupes cibles admis pour paludisme grave etayant reçu à raison des antipaludiques et un traitement de soutien selon la politique nationaleDénominateur: Nombre total d’enfants de moins de cinq ans et autres groupes cibles admis pour paludisme graveinterrogés dans les centres de santéMESURELes formulaires d’enquête des centres de santé sont gérés par le chef de section du centre de santé identifié pour l’en-quête. Il s’agit de l’hôpital de district et au moins de deux autres centres/postes de santé desservant des communautésprécises dans le district. L’examen des dossiers des patients hospitalisés et une évaluation de l’adéquation du traite-ment des cas de paludisme grave admis dans l’hôpital de district ainsi que l’observation des prestataires de soins auxclients devraient faire l’objet d’une collecte de données.Plate-forme: 1) Partie de la supervision de routine du NMCP; 2) Enquête centre de santé (Formulaire 7)Fréquence: 1) annuelle; 2) tous les 2-3 ansREFERENCES• Roll Back Malaria. Framework for Monitoring Progress and Evaluating Outcomes and Impact. 2000. Geneva.http://rbm.who.int/cmc_upload/0/000/012/168/m_e_en.pdf• WHO. Roll Back Malaria Initiative in the African Region. Monitoring and Evaluation Guidelines. Harare,WHO Regional Office, 2000.

×