WHO/CDS/CPE/SMT/2000.3 Rev.1                                                                    Partie ILa planification d...
© Organisation mondiale de la Santé 2003Tous droits réservés.Le présent produit d’information sanitaire est destiné à un p...
Table des Matières                                                    Table des MatièresPréface..............................
La planification de programmes de lutte contre le paludisme                                                  Guide du Stag...
PréfacePréfaceDe nos jours, le paludisme est la maladie parasitaire tropicale de loin la plus répandue. Ellemenace au moin...
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IntroductionIntroductionCe guide du professeur est principalement destiné à aider les formateurs responsables dudéveloppem...
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IntroductionIntroduction au coursVotre toute première session avec les étudiants dans la salle de réunion devrait se faire...
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Introduction à la planification et principes de base de la lutte contre le paludisme   Unité dapprentissage 1Unité dappren...
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La planification de programmes de lutte contre le paludisme. Part.1 - Conférence de la 2e édition du Cours international « Atelier Paludisme » - TUSEO Luciano - World Health Organization / Roll Back Malaria - maloms@iris.mg

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  1. 1. WHO/CDS/CPE/SMT/2000.3 Rev.1 Partie ILa planification de programmes delutte contre le paludismeGuide du stagiaire Organisation mondiale de la Santé VIH/SIDA, tuberculose et paludisme Faire reculer le paludisme Juillet 2003 Edition Provisoire
  2. 2. © Organisation mondiale de la Santé 2003Tous droits réservés.Le présent produit d’information sanitaire est destiné à un public restreint seulement. Il nepeut être commenté, résumé, cité, reproduit, transmis, distribué, traduit ou adapté,partiellement ou en totalité, sous quelque forme ou par quelque moyen que ce soit.Les appellations employées dans la présente publication et la présentation des données qui yfigurent n’impliquent de la part de l’Organisation mondiale de la Santé aucune prise deposition quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, niquant au tracé de leurs frontières ou limites. Les lignes en pointillé sur les cartes représententdes frontières approximatives dont le tracé peut ne pas avoir fait l’objet d’un accord définitif.La mention de firmes ou de produits commerciaux n’implique pas que ces firmes et produitscommerciaux sont agréés ou recommandés par l’Organisation mondiale de la Santé, depréférence à d’autres. Sauf erreur ou omission, une majuscule initiale indique qu’il s’agitd’un nom déposé.L’Organisation mondiale de la Santé ne garantit pas l’exhaustivité et l’exactitude desinformations contenues dans le présent produit d’information sanitaire et ne saurait être tenueresponsable de tout préjudice subi à la suite de leur utilisation.
  3. 3. Table des Matières Table des MatièresPréface.............................................................................................................................................. iiiRemerciements ................................................................................................................................ viiIntroduction ...................................................................................................................................... ixUnité dapprentissages 1. Introduction à la planification et principes de base de la lutte contre le paludisme................ 3 2. Rédaction du plan.................................................................................................................. 11 3. Analyse de la situation et investigation des problèmes liés au paludisme ............................ 17 4. Stratification .......................................................................................................................... 29 5. Sélection des mesures de lutte antipaludique........................................................................ 39 6. Formulation d’objectifs de réduction de la maladie.............................................................. 53 7. Développement des éléments techniques stratégiques destinés à la réalisation des objectifs ..................................................................................... 59 8. Fixation des cibles opérationnelles ....................................................................................... 67 9. Activités d’appui au programme et les étapes....................................................................... 71 10. Budgétisation du programme ................................................................................................ 75 11. Sélection et définition des méthodes d’évaluation dans la lutte antipaludique..................... 81 12. L’approche "recherche et développement" ........................................................................... 91 13. Cadre général pour la gestion du programme ....................................................................... 97Annexes3.1 Estimation du poids représenté par le paludisme en tant que maladie, y compris les coûts ................................................................................................................ 1113.2 Développement et mise en œuvre d’une politique nationale des médicaments antipaludiques......................................................................................................................... 1154.1 A propos de la cartographie de la santé.................................................................................. 1214.2 Liste des caractéristiques essentielles des programmes moderne de lutte ............................. 1255.1 Action possibles contre les vecteurs....................................................................................... 127 -i-
  4. 4. La planification de programmes de lutte contre le paludisme Guide du Stagiaire5.2 Caractéristiques de certaines interventions de lutte antipaludique........................................ 1355.3 Evolution de la stratégie de lutte antipaludique .................................................................... 13910.1 Eléments du budget ............................................................................................................... 14111.1 Mesures et indicateurs........................................................................................................... 14912.1 Suggestions pour écrire un protocole de recherche............................................................... 15912.2 Lecture critique de publications scientifiques....................................................................... 16513.1 Directives pour développer un plan de mise en œuvre ......................................................... 171 - ii -
  5. 5. PréfacePréfaceDe nos jours, le paludisme est la maladie parasitaire tropicale de loin la plus répandue. Ellemenace au moins quatre personne sur dix dans le monde.C’est une maladie tueuse, particulièrement en Afrique tropicale où surviennent 90% des casmondiaux.Dans les pays endémiques , cette maladie doit être contrôlée car elle mine l’état de santégénéral et le bien-être des familles ; en effet elle affaiblit les populations et épuise lesressources économiques des pays et des gens.Dans chaque pays, les services de santé nationaux doivent être de premier ordre pour êtrecapables de gérer le paludisme comme un problème de santé prioritaire et les communautésdoivent être bien soutenues afin de pouvoir prendre des mesures préventives. Il est nécessairede mettre en place des systèmes qui réfèrent très vite le patient dont l’état le nécessite, quisurveillent l’efficacité des médicaments, qui identifient rapidement des tendancesépidémiologiques inhabituelles, qui gèrent les épidémies et qui maintiennent les travailleursde santé à jour et en alerte.Durant les années 90, l’Organisation mondiale de la Santé a développé une StratégieMondiale de Lutte contre le Paludisme qui a été adoptée, en 1992, à la ConférenceMinistérielle sur le Paludisme, tenue à Amsterdam. Cette stratégie a été ensuite avalisée parl’Assemblée Mondiale de la Santé en 1993 et par l’Assemblée Générale des Nations Uniesl’année suivante (1994). Les chefs d’états et de gouvernements de l’Organisation de l’UnitéAfricaine, composée de 53 pays, ont pleinement soutenu la stratégie mondiale qui a culminé(1997) dans la Déclaration d’Harare sur la Prévention et la Lutte contre le Paludisme dans lecontexte du Redressement et du Développement de l’économie africaine.La Stratégie Mondiale se compose des quatre éléments fondamentaux suivants : Ø le diagnostic précoce et le traitement rapide, Ø la planification et la mise en œuvre de mesures de prévention sélectives et durables, y compris une action antivectorielle, Ø la détection rapide des épidémies et les mesures permettant de les circonscrire rapidement, Ø le renforcement des capacités locales dans le domaine de la recherche fondamentale et appliquée afin de permettre et d’encourager la réévaluation régulière de la situation du paludisme dans les pays et, en particulier, les déterminants écologiques, sociaux et économiques de la maladie.Ces éléments de base forment la substance de tout programme de lutte. Cependant, pour êtreefficaces, les programmes de lutte doivent être bien planifiés et reposer sur une bonneconnaissance de la situation.Les approches à exécuter doivent être élaborées de façon identique. Ce module a étédéveloppé dans ce but. Les principes qui sous-tendent ceci permettront le développement deprogrammes propres à chaque situation, lesquels seront suffisamment flexibles pour prendreen compte la variabilité épidémiologique et la disponibilité des ressources.Ce module de formation peut servir de guide pratique pour la planification et la re-planification de programmes de lutte contre le paludisme dans toute situation. - iii -
  6. 6. La planification de programmes de lutte contre le paludisme Guide du StagiaireIl est destiné aux professionnels de la santé et aux planificateurs des soins de santé à unniveau national , ceux qui sont responsables de la planification, de l’exécution, de l’évaluationet de la re-planification des programmes nationaux de lutte dans les pays endémiques. Il estutile aussi pour les partenaires internationaux confrontés au défi d’aider les pays à élaborer ouà ré-élaborer des programmes de lutte. Bien que ce module soit centré sur le paludisme, ungrand nombre de principes de planification peuvent être appliqués à la lutte contre les autresmaladies parasitaires, spécialement celles transmises par des vecteurs.Le module est constitué d’une première partie, le guide de l’étudiant et d’une seconde partie,le guide du professeur et des facilitateurs. Dans le guide de l’étudiant, les chapitresd’apprentissage suivent un processus de pensée séquentielle aboutissant à une planification.Ceci peut être difficile à suivre et la pleine compréhension du processus peut prendre dutemps. Une fois que l’étudiant aura eu l’occasion d’exécuter la planification de cette manière,étape après étape, il réalisera inévitablement sa valeur et ses applications potentielles dès lafin de tout l’exercice.La seconde partie, le guide du professeur, fournit à celui-ci des lignes de conduite pour laplanification anticipée des activités de formation ; prise de dispositions nécessaires avantchaque chapitre, préparation des instruments d’évaluation, préparation du travail de terrain etde l’approche réelle de la formation chapitre par chapitre.La planification peut être très complexe et difficile à comprendre pour les étudiants, surtouts’ils ne sont pas habitués à une pensée logique et ne sont pas sensibles au détail. C’estpourquoi, les facilitateurs doivent non seulement aider à la compréhension mais aussiencourager le développement de ce qui pourrait être pour certains, un nouveau mode depensée. La manière la plus facile, pour chaque étudiant, d’arriver à ce résultat est de s’exercersur une série de données et d’élaborer un plan de lutte. A chaque étape du travail, lesparticipants devraient être invités à partager leur travail avec les autres afin de susciter unediscussion entre eux.Cette remarque est surtout valable pour les facilitateurs car des zones de malentenduspourront apparaître et être corrigées. Tout ceci prend du temps et il faut qu’il en reste assezpour le programme.Il y a beaucoup de manières de planifier selon la méthodologie proposée dans ce module ;cette méthodologie est basée sur de nombreuses années d’expérience et repose sur deuxprémisses.La première est que le planificateur planifie avec les ressources disponibles ou mobilisables.Le plan devrait donc déboucher sur une meilleure utilisation des ressources existantes. Laseconde est que le planificateur planifie avec l’information et les données disponibles et neperd ni temps ni argent à récolter de nouvelles données. Pendant le processus de planificationdécrit dans ce module, des lacunes dans l’information vont apparaître ; celles-ci devraientfaire partie des nouvelles données à faire récolter dans le futur, par le système d’informationqui est un élément important du plan.Ce module est donc consacré au développement de plans pour les programmes nationaux afinde leur donner une direction qui justifiera l’autorisation d’allocation des ressourcesdisponibles et la responsabilisation des dépenses.Ceci pour dire que le produit fini du processus de planification est un authentique plan pour lalutte antipaludique à travers un pays tout entier.Le même processus peut être appliqué à un état ou à une province si le pays est très grand. Laplanification réclame le travail d’une équipe multidisciplinaire, mené sur une période de deux - iv -
  7. 7. Préfaceou trois mois. Les secteurs extérieurs à la santé doivent être impliqués puisque le paludismen’est pas strictement un problème de santé mais aussi un problème qui a des conséquencessociales et économiques ainsi que sur le développement.Une fois approuvé et financé, le processus d’exécution du plan national commencera par desmicroplanifications pour le développement de plans d’exécution aux différents niveauxadministratifs. De tels plans couvrent une zone administrative et sont très détaillés ; ilscomprennent les techniques et les méthodes à utiliser.Le chapitre 13 fournit quelques directives sur le développement d’un plan d’exécution, maisce n’est pas le but principal de ce module. -v-
  8. 8. La planification de programmes de lutte contre le paludisme Guide du Stagiaire - vi -
  9. 9. RemerciementsRemerciementsLe fond et la forme de ce module de formation sont l’œuvre du Dr P. F. Beales. Ce module estbasé sur des publications des 15 dernières années alors qu’il enseignait le sujet à desprofessionnels de la santé dans des cours internationaux. Un grand nombre parmi cesprofessionnels de la santé étaient des gestionnaires de programmes.Des éléments supplémentaires ont été inclus à partir du « guide pour la planification deprogrammes de lutte antipaludique en Afrique »1 que l’auteur a élaboré avec le Dr A.Schapira en 1994. Les notes de l’étudiant et du professeur ont été progressivement modifiéesau cours du temps, en fonction des réactions de nombreux étudiants. L’auteur voudraitremercier tous les anciens étudiants pour leur contribution à ce travail dont bénéficieront lesgénérations futures.Des contributions spécifiques à partir de discussions verbales et écrites ont été apportées parle Dr Awash Teklehaimanot, le Dr Elil Renganathan, le Dr F. Rio et le Dr Ch. Delacollette.Cette édition est un essai destiné à l’utilisation pratique pendant un ou deux ans avantl’édition finale. Les commentaires et suggestions faisant suite à une expérience d’utilisationde ce matériel seraient bienvenus et devraient être adressés au groupe de travail sur la luttecontre les maladies transmissibles, OMS, 1211 Genève 27, Suisse.Le développement et la reproduction de ce module ont été appuyés par une contributionfinancière de la Banque Mondiale.1 Beales P.F. (1988) : The planning of malaria control . In: Werndorfer & Mcgregor, Malaria, Vol.2. Edinburgh,Churchill Livingstone, 1988: 1287-1334 - vii -
  10. 10. La planification de programmes de lutte contre le paludisme Guide du Stagiaire - viii -
  11. 11. IntroductionIntroductionCe guide du professeur est principalement destiné à aider les formateurs responsables dudéveloppement des ressources humaines nécessaires dans le domaine du paludisme et d’autresmaladies tropicales endémiques, pour la planification, la mise en œuvre, l’évaluation et lare-planification de programmes de lutte.Ce guide devrait être utile, même au formateur le plus expérimenté et sera très précieux pourceux qui ne sont pas habitués à l’enseignement sous forme participative.Le module peut être utilisé de plusieurs manières et il peut être adapté au niveau de départ desparticipants, niveau mis en évidence lors de l’évaluation préliminaire.Il peut être utilisé pour une formation unique dans le domaine du paludisme ou faire partied’un cours plus vaste. Après un cours de formation formel, les étudiants peuvent utiliser le«guide de l’étudiant» comme manuel de référence ; si leurs responsabilités incluent laformation, les étudiants devraient aussi recevoir le «guide du professeur » mais, depréférence, à la fin de la formation.Dans la philosophie de ce module, l’approche est orientée vers la résolution des problèmes.Il s’agit d’un apprentissage très peu tourné vers les tâches. Pourtant, certains ont desdifficultés à comprendre le sujet. Ceux qui sont déjà bien organisés et pensent logiquementéprouveront peu de difficultés à maîtriser le sujet ; les autres devront travailler beaucoup plusdur pour atteindre tous les objectifs d’apprentissage.Comme professeur, vous devrez très vite identifier ceux de vos étudiants qui risquent d’avoirdes difficultés et être prêt à travailler avec eux durant les sessions pratiques sur le terrain.Il est utile d’être entouré de deux facilitateurs. Cependant, même s’il s’agit de gensexpérimentés, vous devrez leur donner des instructions très précises tout au long de laformation. Le professeur et les facilitateurs fournissent des directives et, en général,n’exercent pas de fonctions de support. La séquence apprentissage/enseignement n’est pasdidactique.Si vous n’êtes pas familier de ce système de formation, lisez attentivement cette introduction.Il est important que vous lisiez aussi l’introduction du guide de l’étudiant et que vous enconnaissiez le contenu à fond même si vous êtes un formateur expérimenté et si votreexpérience en la matière est importante.A qui ce module de formation est-il destiné ?Le module est destiné aux professionnels de la santé qui, au cours de l’exercice de leur métier,ont quelque responsabilité dans la planification et l’évaluation de programmes antipaludiquesou de programmes destinés à lutter contre d’autres maladies causées par des vecteurs. Il seraégalement utile comme partie de la formation de base des gestionnaires de programme oucomme partie d’un programme de formation plus large en malariologie de base.Quel est le niveau d’éducation idéal des étudiants ?Il n’est pas possible de planifier un programme contre une maladie quelconque sans avoir unebonne connaissance de cette maladie, de son épidémiologie (y compris la parasitologie etl’entomologie), de ses caractéristiques cliniques, de son diagnostic, de sa prévention, de sontraitement et de sa guérison. Il n’est pas non plus possible de planifier sans une connaissancede base en statistiques. On supposera donc que les participants auront les compétences et les - ix -
  12. 12. La planification de programmes de lutte contre le paludisme Guide du Stagiaireaptitudes dans ces domaines avant le démarrage du module de planification. Si le module estutilisé comme partie d’un cours de base plus large sur le paludisme, il devrait être abordé endernier lieu puisqu’il apporte aux participants l’opportunité d’utiliser tout ce qu’ils ont apprisdans le cours de base.Le niveau de départ dépendra donc de l’utilisation de ce module comme partie d’un cours debase ou comme seul exercice de formation. Dans le dernier cas, les participants doivent avoirun solide bagage d’aptitudes et de compétences en malariologie car le module n’enseigne pasles bases.Donc le niveau d’entrée sera celui du personnel de santé doté d’une formation de base enmalariologie et en épidémiologie du paludisme. En dehors des qualifications éducationnelles,il est important que les étudiants : Ø soient capables de lire, de comprendre et d’écrire l’anglais ou toute autre langue utilisée dans ce module, s’il est traduit. Ø aient eu une expérience dans le domaine de la mise en œuvre d’un programme antipaludique ou de certains aspects de cette mise en œuvre. Ø soient responsables dans le futur de certains aspects de la planification dans lesquels cette formation sera bien exploitée.Comment la formation est-elle conçue ?Les objectifs principaux de la formation sont répertoriés dans l’introduction du guide del’étudiant. Veuillez vous arrêter et la lire maintenant. Le module est conçu pour stimulerl’apprentissage actif par le travail sur des données récoltées par chaque participant dans lazone où il travaille (voir l’introduction du guide de l’étudiant). Ce procédé donne plus de sensà la formation pour chaque élève et ajoute un élément très précieux au processusd’apprentissage ; cet élément est la « variabilité ».Les étudiants apprennent les caractéristiques saillantes du processus de planification et àchaque étape, ils ont l’opportunité de mettre en pratique ce qu’ils ont étudié, en développantun plan national de lutte antipaludique à titre d’exercice.En même temps, ils ont l’occasion de partager ce qu’ils ont accompli ainsi que les problèmeset difficultés rencontrées avec les autres étudiants. Ils peuvent donc apprendre les uns desautres. Ceci à titre de renforcement. Il est crucial qu’aucun étudiant ne soit à la traîne ; tousdoivent participer activement et être productifs selon un horaire donné. Ceci fait partie de ladiscipline de la planification. Ce type de formation est performant et très efficace.Au départ, la plupart des étudiants seront effrayés devant la totalité du processus et inquiets àl’idée d’exposer leur ignorance. Il est vital que vous, le professeur, vous les mettiez à l’aise àce propos. Il est également vital et cela fait partie de la philosophie de la planification quevous insistiez pour que tous les étudiants, indépendamment de leur statut, respectent les délais(en fonction de l’horaire connu par tous bien à l’avance) pour produire leur travail. Ils vousdiront tous qu’ils ont trop peu de temps et des données insuffisantes.Ce n’est pas vrai. Une partie du processus éducationnel consiste à apprendre la gestion dutemps et à en faire un usage judicieux ainsi qu’à planifier avec les données déjà disponibles etavec celles qu’on pourra rassembler. La plupart de ces données peuvent être imprécises et nereposer que sur l’expérience personnelle. Si ce peu de données est tout ce qui est disponible,elles peuvent être utilisées pour la planification mais le plan doit alors inclure la récolte desdonnées pour combler les zones d’ignorance. Une nouvelle planification peut avoir lieu à la -x-
  13. 13. Introductionfin de la première des deux années de mise en œuvre sur la base des nouvelles donnéesrassemblées pendant la lutte contre la maladie.Au début de chaque unité d’apprentissage du guide de l’étudiant, se trouve une listed’objectifs d’apprentissage. Les objectifs d’apprentissage résument la connaissance, lesaptitudes et les attitudes que chaque étudiant devrait avoir acquises en arrivant à la fin dechaque chapitre. Vous-même et vos facilitateurs devez vous assurer vous-même de ce quechaque étudiant a atteint les objectifs fixés avant d’aborder le chapitre d’apprentissagesuivant. Ceci est particulièrement important car chaque chapitre d’apprentissage dépend de ceque les élèves comprennent et du fait qu’ils développent les compétences nécessaires à lamise en œuvre de ce qui est décrit dans le chapitre qui précède.Qui dirige le cours ?Vous-même êtes responsable de l’organisation et du déroulement de cette activité deformation. Les guides de l’étudiant et du professeur vous aideront beaucoup dans ce travailmais le résultat final dépendra de vos efforts. C’est peut-être la première fois que vousorganisez et menez un cours de ce genre ou bien vous êtes un professeur expérimenté. Dansles deux cas, l’importance d’utiliser simultanément le guide de l’étudiant et du professeurpendant que vous progressez à travers les chapitres d’apprentissage ne peut être sous-estimée.Qui vous aide à la formation ?Votre travail sera plus facile et votre enseignement plus efficace si vous avez l’aide decollègues compétents pourvu que vous soyez tous bien coordonnés et instruits de manièreadaptée.Ces assistants, qui devraient avoir certaines connaissances et expérience du sujet, sont appelésdes facilitateurs. Vous pouvez diviser les étudiants en trois petits groupes de 7 personnes aumaximum. La classe ne devrait pas être plus peuplée car il sera très difficile d’enseigner cesujet dans le temps imparti si c’est le cas. Vous pouvez vous occuper d’un groupe et vos deuxfacilitateurs des deux autres groupes. Ceci permet une plus grande interaction entre lesétudiants, le professeur et les facilitateurs et débouchera sur un meilleur apprentissage et unemeilleure compréhension.A titre de gestionnaire principal du programme de formation, vous serez responsable demettre l’horaire sur pied, d’expliquer les tâches d’apprentissage aux étudiants et auxfacilitateurs et de leur fournir l’aide dont ils ont besoin, quelle qu’elle soit.Ne vous souciez pas du fait que les facilitateurs ne sont pas formés comme professeurs ; leurtravail est d’expliquer ou démontrer une activité particulière, de garder le groupe ou unindividu en particulier sur la bonne piste et d’observer les étudiants au cours de leursdifférentes activités.Les facilitateurs doivent être préparés à reconnaître devant les étudiants les choses qu’ilsignorent ou ne comprennent pas et être prêts à en référer à vous, le professeur.Mettez dans la tête de vos facilitateurs que l’ampleur du sujet fait que personne ne peutprétendre tout connaître à son propos. Les facilitateurs devraient aussi susciter des idées et desopinions à propos du sujet chez les autres étudiants du groupe et par ce moyen, partager desconnaissances et des expériences collectives.Beaucoup de problèmes potentiels peuvent être évités en sélectionnant les facilitateurs asseztôt, en leur donnant beaucoup de temps pour lire les guides du professeur et de l’étudiant et enleur fournissant l’occasion de discuter avec vous de toute partie du module qui pourrait - xi -
  14. 14. La planification de programmes de lutte contre le paludisme Guide du Stagiairenécessiter une clarification. Une bonne idée serait de parcourir le module ensemble, vous etles facilitateurs ; vous pourriez alors tester leur connaissance en leur posant les questionsappropriées.Lors des séances en petit groupe, ni le professeur ni les facilitateurs ne mènent lesdiscussions ; c’est le travail du modérateur qui devrait être choisi à l’intérieur du groupe etdevrait permuter avec un autre membre du groupe à chaque réunion, de manière à ce que tousles élèves bénéficient de l’expérience.Pourquoi procurer un guide de l’étudiant ?Fournir aux étudiants une série complète de notes garantit que: Ø tous les étudiants ont le même matériel de base et les mêmes directives sur la manière de faire ; ils peuvent donc éviter une prise de notes inutile, consommatrice de temps et distrayante Ø vous et les facilitateurs, vous pouvez vous référer à n’importe quelle page du guide de l’étudiant, sachant que tous les étudiants peuvent trouver rapidement la bonne page Ø les étudiants peuvent lire le guide de l’étudiant à l’avance et gagner ainsi du temps pour la clarification, les discussions et la formulation d’idées. Cette technique offre une plus grande opportunité de comprendre le sujet et il y a moins de prises de notes durant la session Ø il y a moins de chance que les étudiants fassent des erreurs en prenant note Ø après la formation, chaque étudiant peut avoir une copie du guide de l’étudiant et du guide du professeur afin de l’utiliser à titre de référence et peut-être aussi pour former les autres.Comment le sujet sera-t-il enseigné ?Cet aspect des choses est traité en détails dans le guide de l’étudiant. Veuillez vous arrêter etlire ce chapitre maintenant.Comme il est dit dans le guide de l’étudiant, il y a peu de place pour des conférencesdidactiques formelles dans l’enseignement de ce sujet. Il y aura des séances d’instruction pourdonner des directives à propos du processus de planification avant la pratique réelle desétudiants. L’utilisation d’exemples, d’expériences partagées, d’exercices de groupe, dediscussion de groupes et d’exercices individuels sont tous une méthode d’enseignementbeaucoup plus efficace et facilitent grandement l’apprentissage.Comment saurez-vous si le cours a été un succès ?Juger de la réussite du cours est difficile et implique qu’on puisse répondre aux questionssuivantes :QUELLE A ETE LA QUALITE DE L’APPRENTISSAGE PAR LE GROUPE ?Ceci peut être estimé par l’évaluation de la performance des étudiants pendant leur travail toutau long des unités d’apprentissage et une nouvelle fois à la fin de la formation, parl’évaluation des niveaux de connaissance et de compétence atteints. Les présentationsindividuelles de travaux en séance plénière, pendant le processus de formation et à la fin,peuvent être évalués par le professeur et par les facilitateurs Des pré et des post-tests serontégalement une mesure des progrès réalisés et vous trouverez des exemples de questions - xii -
  15. 15. Introductionpossibles dans l’annexe 1. De plus amples détails sur l’évaluation sont donnés plus tard dansle guide du professeur et le guide de l’étudiant. Une évaluation ultérieure sera faite 12-18mois plus tard pour évaluer la manière dont les étudiants ont retenu leurs connaissances etdont ils ont amélioré leurs compétences et leurs aptitudes.COMMENT LES ELEVES ONT-ILS PERÇU LA FORMATION ?La réponse à cette question vous fournira les moyens d’améliorer la formation pour lesgroupes d’élèves suivants, à différents points de vue. Elle vous aidera à corriger les problèmesadministratifs qui peuvent se présenter, les déficiences dans les contenus du cours, les défautsde mise en œuvre du cours, les carences dans la capacité des professeurs et des facilitateurs àformer, les défauts dans le matériel de formation et les aides visuelles.Un questionnaire approprié est proposé dans l’annexe 2 et vous pouvez l’améliorer avant lecours. Il faut encourager la franchise ; la solution la plus facile à cet égard est la formule desquestionnaires anonymes. Le temps imparti pour répondre à toutes les questions devrait êtresuffisant et la période du cours où on donne le questionnaire est cruciale.Ne demandez pas aux élèves de compléter le questionnaire quand ils sont stressés par letemps pour produire leur plan ; faites un post-test ou demandez-leur de faire une présentationde leur travail. D’un autre côté, vous avez besoin de temps pour analyser les résultats et leuren fournir une rétro-information en session plénière pour évaluer la valeur des réponses.La rétro-information fournie pendant la formation vous permettra d’évaluer la manière dont laformation est ressentie par les élèves et permettra aussi de réaliser les améliorationsnécessaires. La rétro-information reçue à la fin de la formation vous aidera à améliorer lescours futurs. Si vous avez préparé votre programme de formation avec soin, la rétro-information est susceptible d’être favorable, ce qui est gratifiant pour vous et pour lesfacilitateurs.Quelle que soit la manière dont la politique gouvernementale considère la récompense d’uncertificat de compétence, certains rapports d’assistance au cours et de niveau de compétenceatteints par chaque étudiant devraient être tenus à jour pour que les détails puissent êtrevérifiés plus tard. Bien qu’il s’agisse d’éducation d’adultes et que les étudiants soientsupposés étudier, il n’y a aucune raison de ne pas maintenir une discipline. Le niveau deprésence requis devrait être noté depuis le début et les présences vérifiées. Ce sujet est trèsexigeant pour le formateur comme pour l’élève et votre travail sera plus difficile s’il y a unpourcentage assez important d’absentéisme.Comment le guide du professeur et celui de l’étudiant peuvent-ils être utilisés ?Le guide de l’étudiant est l’outil de travail de base pour les étudiants. Ceux-ci doiventtravailler avec ce guide depuis le début jusqu’à la fin et chacun devrait être suffisammentdiscipliné pour lire à l’avance les sections relatives au programme du jour.Le guide de l’étudiant est aussi un livre de référence pour une utilisation quotidienne etencore un moyen de se rafraîchir la mémoire avant, par exemple, une session de planification.Le guide du professeur ne contient aucune information de plus. Toutes les informations sontdans le guide de l’étudiant. Pourtant, le guide du professeur contient bien les réponses auxquestions des examens et à certains exercices ; par conséquent, il est fortement conseillé queles étudiants n’aient pas accès au guide du professeur avant que le cours ne soit terminé. A cemoment-là, on pourra leur en donner une copie qu’ils pourront emporter, avec l’espoir qu’ilsl’utiliseront pour former d’autres étudiants. Le guide du professeur est initialement destiné à - xiii -
  16. 16. La planification de programmes de lutte contre le paludisme Guide du Stagiaireaider le professeur à planifier, mettre en œuvre et évaluer la formation dans le domaine de laplanification des programmes de lutte antipaludique. Il faudrait en faire un usage maximaldans ce but. Un grand nombre de suggestions trouvées dans chaque unité sont basées sur desannées d’expérience.Vous-même et les autres membres du corps enseignant devriez faire plein usage de ces deuxguides. Tout domaine difficile à enseigner peut avoir besoin de certains supports visuelsspéciaux pour faciliter le processus d’apprentissage. Les étudiants suivront les activités deformation en groupe en utilisant le guide de l’étudiant plus toutes les autres instructions quevous leur fournirez. Il est conseillé de fixer des tâches de lecture avant le début de chaquenouvelle unité.Qu’est ce que le syllabus ?La table des matières du guide de l’étudiant représente le syllabus; la liste des sujets à couvrirpour le cours de formation. Parcourez chaque chapitre d’apprentissage ; calculez combien detemps vous devrez y consacrer et décidez du type d’activité de formation qui sera la mieuxadaptée au sujet.La planification de l’activité de formation est donc grandement facilitée par la division dumodule en un certain nombre de chapitres. L’ordre de succession de ces chapitres estimportant. Si plus d’un professeur est impliqué, l’horaire ne devrait pas être fait en fonctionde la disponibilité des professeurs ; il appartient à ceux-ci de se libérer eux-mêmes pourpouvoir enseigner le sujet en question au moment le mieux indiqué dans le processusd’apprentissage.Le temps représentera toujours une contrainte, spécialement pour les étudiants.On peut gaspiller beaucoup de temps pendant les séances de travail de groupe et donc le strictrespect du temps imparti est déjà une discipline que tous les étudiants doivent respecter. Unebonne organisation du travail de groupe et des instructions très claires quant auxconséquences de l’exercice garantiront le meilleur usage possible du temps réservé à cetteactivité.Différentes techniques de formation peuvent être utilisées pour l’enseignement de ce module ;veuillez trouver ci-dessous une liste de quelques techniques que vous pouvez prendre enconsidération ;Discussion de groupeUne fois que les participants ont pris l’habitude des discussions de groupe, les échangesd’information entre eux et les facilitateurs font qu’il y a une réelle activité d’apprentissage.Les élèves partagent leurs connaissances et leurs expériences avec le reste du groupe etstimulent leur activité intellectuelle mutuelle sur le sujet dont ils se préoccupent. Pourtant, lesobjectifs doivent être clairs et le temps imparti y être lié.Travail sur le terrainMener une analyse de situation sur le terrain est très utile. Son but est de donner aux étudiantsl’opportunité d’expérimenter le processus analytique qui forme la base de la planification.Plus ils mettent de techniques en œuvre, plus ils acquièrent de compétences dans la mise enpratique de tout ce qu’ils ont appris et expérimenté.La formation sur le terrain doit être bien planifiée à l’avance ; il faut être sûr que les donnéesseront disponibles et que les autorités gestionnaires et le personnel médical sont d’accord et - xiv -
  17. 17. Introductionbien informés au sujet des visites des services administratifs et des infrastructures de santéque vous ferez. De plus, vous-même, comme professeur, devriez mettre les participants engarde avant d’aller sur le terrain, pour qu’ils se conduisent de manière professionnelle ; qu’ilsne critiquent pas les méthodes et ne discutent pas les conditions des patients alors qu’ils sontencore sur les lieux. Toutes les discussions et observations critiques devraient être faites auretour dans la classe ou dans la résidence.Il faudra plusieurs mois pour organiser les sites de formation sur le terrain ; trois districtsdifférents, au moins, sont nécessaires pour héberger tous les élèves divisés en trois équipes.Un facilitateurs national devrait être attaché à chaque groupe pour aider les élèves dans lesproblèmes quotidiens de vie et de travail qu’ils peuvent rencontrer sur le terrain. Dans chaquedistrict choisi, les autorités locales devraient être informées de la visite bien à l’avance.Il faudrait leur demander de préparer les informations et les données des trois dernièresannées sur tous les éléments que nécessite une analyse de situation (voir chapitre 3). Lapersonne responsable de la lutte antipaludique dans le district et le médecin de districtdevraient être invités à instruire les élèves dès leur arrivée sue le terrain. Il sera de laresponsabilité de chaque facilitateur d’avoir toutes les données disponibles et de ne les fourniraux élèves qu’en cas de demande comme il est stipulé dans l’introduction du guide del’étudiant, «comment ce sujet sera enseigné; travail sur le terrain ».Le rôle joué par les facilitateurs est extrêmement important pour que l’expérience sur leterrain soit aussi rentable que possible. Un chef d’équipe devrait être choisi parmi lesparticipants, dans chaque équipe. Chaque étudiant devra partager les responsabilités ets’assurer que l’analyse est menée convenablement dans le temps imparti.Chaque équipe devra rédiger l’analyse de la situation et présenter ses résultats en séanceplénière dès le retour à l’endroit de formation. L’utilisation d’ordinateurs portables faciliteraitbeaucoup la tâche, non seulement pour le traitement de texte mais aussi pour l’analyse desdonnées et les présentations graphiques.Démonstrations, exemplesIls sont destinés à renforcer le processus d’apprentissage. Des exemples précis aident àclarifier les concepts et à établir les principes. Le professeur et les facilitateurs devraientavoir beaucoup d’exemples prêts à l’usage mais les étudiants devraient aussi être invités àdonner des exemples. Cette dernière proposition crée un renforcement beaucoup plus fort.EvaluationQue ce module soit utilisé pour la formation de groupe ou pour l’apprentissage individuel,l’évaluation des progrès réalisés par l’étudiant au point de vue de l’acquisition deconnaissances et de compétences dans la matière vue, est essentielle pour lui comme pour leprofesseur.L’évaluation peut se faire au moyen d’un pré-test sous la forme d’un questionnaire à choixmultiples (QCM), proposé avant que l’étudiant ne lise le guide de l’étudiant ou tout autredocumentation sur le sujet. Pour que ce travail soit valide, il doit être bien clair que l’étudiantdoit le réaliser tout seul. Des directives sur la manière de préparer des questions à choixmultiple et quelques exemples sont proposés dans l’annexe 1. Le post-test ne devrait êtresoumis aux étudiants qu’après que tous les chapitres aient été vus.Les résultats du pré-test devraient être mis à profit de deux manières. Le professeur peut lesutiliser pour déterminer le niveau général de connaissance du sujet parmi les membres du - xv -
  18. 18. La planification de programmes de lutte contre le paludisme Guide du Stagiairegroupe et pour avoir une indication des zones généralement faibles qui demandent uneattention renforcée, ainsi que des zones où la connaissance générale est suffisante pour qu’onpuisse relâcher un peu l’attention. Ce stade est atteint quand la classe tout entière répondcorrectement à chaque question. Les résultats pourraient donc aussi être utilisés pouridentifier les individus qui pourraient jouer le rôle de facilitateurs pour certains sujets et ceuxqui peuvent avoir besoin d’une instruction spéciale. L’autre usage principal du pré-test estd’avoir une base de comparaison pour mesurer l’acquis dans la connaissance et lescompétences à la fin de la formation, tels qu’ils seront mesurés dans le post-test.Pour être valides, les questions du post-test devraient être du même niveau de difficulté quecelles du pré-test et les deux tests devraient être donnés dans les mêmes conditions et dans lemême espace de temps. La seule manière d’être sûr que les questions du post-test sont dumême niveau de difficulté que celles du pré-test, est de donner les mêmes questions, maisdans un ordre différent. Dans le cas d’un questionnaire à choix multiple, il faut donner lesquestions et les réponses dans un ordre différent aussi. Il est donc essentiel que les pré-testssoient récoltés et gardés par les organisateurs (pas par les participants). En tous cas, il n’estpas nécessaire que les participants connaissent les réponses aux questions du pré-test jusqu’àla fin de la formation. Pourtant, les étudiants devraient avoir une rétro-information à proposdes domaines faibles sur lesquels ils devraient se concentrer.Vous-même, comme professeur, vous êtes encouragé à développer une banque de questionsqui peuvent être utilisées pour les pré et post-tests dans des sessions de formation ultérieures.Les réponses à l’échantillonnage des questions des pré et post-tests sont fournies séparémentdans le guide du professeur pour vous permettre de reproduire les questionnaires facilement.Les réponses sont considérées comme de valeur égale et valent donc le même nombre depoints. Il est essentiel pour la validité de l’évaluation que la confidentialité soit respectée àchaque étape.On peut utiliser d’autres instruments d’évaluation pour évaluer le module de formation lui-même , par exemple un questionnaire intégré complété par tous les étudiants à la fin dechaque unité d’apprentissage. Des exemples de questionnaires de ce type peuvent être obtenusdans le département du développement des ressources humaines, division de la lutte contre lesmaladies tropicales, siège de l’OMS, à Genève.La méthode de formation proposée dans ce guide du professeur se prête d’elle même à uneévaluation facile de la connaissance, des compétences et des aptitudes de chaque étudiant prisindividuellement. La raison en est qu’ils veulent tous être actifs en classe durant laprésentation de leur travail individuel et la discussion qui s’ensuit. Cette évaluation peut êtreguidée par le professeur et utilisée pour vérifier que tous les élèves s’approchent des niveauxstandards fixés et que personne n’est laissé en arrière.A la fin de la formation, chaque étudiant devrait présenter le plan qu’il ou elle a développé.Voilà encore une occasion d’évaluation.Finalement, comme nous l’avons expliqué dans le guide de l’étudiant, chacun aural’opportunité d’évaluer la formation dans son entièreté, depuis son administration et saplanification jusqu’au programme d’enseignement et la manière dont les professeurs et lesfacilitateurs l’ont mis en œuvre. - xvi -
  19. 19. IntroductionIntroduction au coursVotre toute première session avec les étudiants dans la salle de réunion devrait se faire avecles sièges disposés en demi cercle comme c’est indiqué dans le schéma. Si les chaises ne sontpas munies de support fixe pour prendre note, il serait utile de pouvoir disposer de petitsbureaux ou de tables.Tout d’abord, présentez-vous. Ecrivez votre nom sur le tableau ou le FLIPCHART et parlezquelque peu aux élèves de votre parcours et de votre travail. Demandez ensuite auxfacilitateurs de faire de même.Après cela, les élèves devraient se présenter eux-mêmes. Il pourrait être utile de les assemblerpar paire et de leur demander d’échanger leurs noms, des informations à propos de leurtravail, de la ville où ils habitent etc. Chaque étudiant peut alors présenter son ou sa partenaireau groupe tout entier. Cette méthode a souvent pour effet de réduire la tension et uneatmosphère détendue est aussi une bonne atmosphère d’étude.Les étudiants auront reçu leurs copies du guide de l’étudiant. Laissez-leur 10 minutes pourlire son introduction et ensuite, brièvement mais soigneusement, parlez leur des différentssujets couverts. Il faut que vous leur expliquiez, par exemple, que le travail en petits groupesavec des facilitateurs est un bon moyen pour faciliter l’apprentissage. Mettez l’accent sur lefait que le cours va comprendre un grand nombre d’exercices, puisque c’est bien la meilleuremanière d’acquérir les compétences nécessaires.Parcourez les objectifs de telle sorte que les étudiants comprennent exactement ce qu’ilsdevraient avoir réalisé à la fin du cours. Expliquez-leur qu’ils devraient garder ces objectifs àl’esprit tout au long du cours et toujours demander de l’aide s’ils ont des doutes à propos deleur réalisation. Chaque étudiant est susceptible d’être plus conscient que les facilitateurs de lamanière dont il ou elle a compris un sujet particulier ou a maîtrisé une compétence précise ; letravail des facilitateurs est de rendre le processus d’apprentissage aussi efficace que possible.Vous avez peut-être envie d’aborder d’autres sujets à ce moment précis mais il faut essayeraussi d’encourager les étudiants à discuter le programme de formation–ce qu’ils en attendent,quels aspects du programme les contrarient, etc. Expliquez que vous et les facilitateursaccueillerez la rétro-information tout au long du cours- une critique constructive de la part desétudiants peut vous aider à améliorer le programme de formation.Il faut leur parler de la préparation des plans individuels pour un programme de lutteantipaludique à l’endroit où ils travaillent, sur la base des informations qu’il leur a étédemandé d’amener avec eux au moment où ils ont été sélectionnés pour cette formation.Expliquez-leur que la planification doit être basée sur les informations disponibles et qu’ils nedevraient pas se soucier de ne pas avoir toutes les informations dont ils auraient vouludisposer. Avertissez-les du fait qu’ils doivent progresser à la même allure que la classe etutiliser les soirées et les week-ends pour réfléchir à leurs plans.Informez-les du fait qu’on leur demandera de présenter certains aspects de leur plan durant lecours et le plan entier à la fin du cours. Expliquez qu’il s’agit d’un exercice, qu’ils devraients’en réjouir et acquérir autant d’expérience que possible par l’observation de leurs pairs et lesdiscussions avec eux et aussi avec les professeurs et facilitateurs. Le développement et laprésentation de ces plans n’implique en aucune façon que les plans ont été approuvés pourune quelconque mise en œuvre.Expliquez-leur que la planification est un travail de groupe qui demande la contribution detous les secteurs, y compris les secteurs extérieurs à la santé et devrait normalement s’étendresur plus ou moins trois mois. - xvii -
  20. 20. La planification de programmes de lutte contre le paludisme Guide du StagiaireLa préparation d’un plan de lutte par chaque étudiant est une importante discipline à acquériret une activité d’apprentissage fondamentale. Le produit final reste confidentiel au cours etchaque étudiant devrait donc se sentir libre de planifier en fonction de ses propres initiativeset en se basant sur ses connaissances et ses aptitudes.Maintenant, travaillez l’horaire, discutez les besoins identifiés des participants et arrivez à unconsensus au sujet de l’utilisation du temps.Finalement, il faut parler aux étudiants de l’évaluation. Expliquez-leur que l’évaluation seraun processus continu d’un bout à l’autre du cours. Mettez l’accent sur le fait que les pré etpost-tests devraient les réjouir plutôt que les effrayer ; ils font partie de l’expérienced’apprentissage. Leur but est de vous permettre ainsi qu’aux facilitateurs d’évaluer le niveaude départ des étudiants, de corriger les erreurs et de clarifier les malentendus. Focalisez-voussur l’importance pour les étudiants de lire toutes les questions (ainsi que toute instructionsupplémentaire) très soigneusement. Expliquez que chacun apprendra à un rythme différent etque vous et les facilitateurs en tiendrez compte dans toute la mesure du possible. - xviii -
  21. 21. Introduction à la planification et principes de base de la lutte contre le paludisme Unité dapprentissage 1Unité dapprentissage 1Introduction à la planification et principesde base de la lutte contre le paludismeObjectifs d’apprentissageA la fin de ce chapitre, vous devriez être capable :- d’énoncer ce qu’est la planification et d’expliquer son utilité- de décrire le processus de planification- d’identifier les caractéristiques du milieu concerné par la planification et d’en tenir compte lors de celle-ciLutte contre le paludismeDe nos jours, certains pays sont confrontés à la tâche difficile d’essayer de lutter contre le paludismesur fond de graves limitations financières, de coûts élevés des marchandises et de la main d’œuvre, demanque de personnel formé et expérimenté et, dans certaines régions, d’une faible réponse desparasites du paludisme aux médicaments antipaludiques ou d’une résistance des vecteurs auxpesticides courants.Il a donc fallu développer des programmes de lutte non limités dans le temps s’inscrivant dans lecadre des soins de santé comme les autres programmes de santé publique.Ces programmes doivent être exécutés avec les ressources disponibles, compte tenu de la situationépidémiologique locale et des projets de développement socio-économiques du pays et avec lagarantie que les bénéfices obtenus pourront être maintenus à long terme.Le paludisme doit dès lors être approché en termes de problème de maladie et non comme uneinfection parasitaire, soit la différence fondamentale entre une stratégie (approche) de lutte et unestratégie d’éradication.En d’autres mots, ceci signifie qu’on tolère la présence dans la communauté d’une infection continuedont la transmission est entretenue par un vecteur (le moustique) mais on s’efforce de la maintenir àun niveau minimal par l’utilisation rationnelle des ressources et de la technologie disponibles.Pour réaliser ces objectifs, une planification soigneuse et pragmatique est essentielle, l’approchepouvant varier selon qu’un programme antipaludique est en cours d’exécution pour la première foisou qu’un programme d’éradication est en cours de réorientation vers la lutte contre le paludisme. -3-
  22. 22. La planification de programmes de lutte contre le paludisme Guide du StagiaireCompréhension de la notion de planificationCe qu’est la planification Un plan est un énoncé d’activités futures et une prévision des effets qu’elles auront sur la situation actuelle.Le terme « planification » implique :· une analyse de problèmes et l’examen de solutions,· la sélection de priorités suivie de la prise de décisions,· le développement d’approches en rapport avec les ressources attribuées et· l’organisation de ces approches dans le cadre de programmes pour une exécution efficace et efficiente.La notion de planification inclut le choix d’objectifs et le développement de moyens de mesuresdes progrès réalisés par rapport aux objectifs fixés.Dans un environnement marqué par la précarité tel qu’on le rencontre dans beaucoup de pays envoie de développement, la planification prend toute son importance, afin de pouvoir réaliser leplus d’objectifs possibles avec les ressources disponibles en matière de personnel,d’approvisionnement, d’équipement, de médicaments et de vaccins, de transports et de fonds.Pourquoi planifier ?Pour éviter le risque de s’agiter sans avoir de but précis en termes d’atteinte d’objectifs bienréfléchis : se concentrer uniquement sur les moyens nous fait souvent perdre de vue la finalité desinterventions.Dans le « piège de l’activité », on devient totalement obsédé par une activité et cela peut durerdes années. Dans ce cas, on oublie que le temps, les efforts et les ressources pourraient êtreutilement utilisées à autre chose. On perd de vue l’objectif réel, l’activité devient un faux objectif.Ce faux objectif devient alors un critère de décision et les prises de décision quotidienness’expriment en termes de continuation de l’activité plutôt que de choix judicieux parmi nosressources et parmi les priorités fixées pour l’exécution de l’objectif.D’où la nécessité de la planification :(i) savoir où nous allons et pourquoi ;(ii) être sûrs de ne pas poursuivre de faux objectifs et nous emballer dans une agitation sans fin avec une bonne probabilité de bien réaliser des interventions inutiles et démodées plutôt que des actions nécessaires et pertinentes. Bref, la planification est un processus continu et systématique d’attribution des ressources en vue de la réalisation d’objectifs futurs. C’est une manière de préciser pourquoi, comment, où et par qui ces objectifs peuvent être réalisés.Une partie intégrante de ce processus est constituée par la collaboration intersectorielle entre lesprogrammes ; cette collaboration aura un impact sur la santé dans sa globalité. -4-
  23. 23. Introduction à la planification et principes de base de la lutte contre le paludisme Unité dapprentissage 1Le processus de planificationFixer les buts, les priorités, prendre des décisions, soutenir, contrôler les approches stratégiquesrelève essentiellement d’une décision politique (volonté politique).Le but de la lutte contre une maladie est de réduire au niveau le plus bas possible et de façoncompatible avec les ressources financières et humaines disponibles, l’impact négatif de cettemaladie sur la santé de la population. Ceci se développe dans le contexte d’autres prioritéssanitaires et en accord avec les technologies existantes ayant prouvé leur rapport coût / efficacitéfavorable (voir plus loin).L’intensité des efforts demandés pour la lutte contre la maladie dépendra de l’ampleur et de lareconnaissance du problème posé par cette maladie et des objectifs poursuivis ; ils peuvent varierd’une situation à une autre (d’où l’intérêt de la stratification).L’action requise prendra la forme d’un ensemble coordonné (approche ou stratégie) d’activitésavec des cibles et des dates fixées pour leur exécution, afin de réaliser des objectifs bien définis.Ces objectifs devraient être considérés comme des étapes intermédiaires vers l’exécution du butultime. Les objectifs et stratégies détermineront la forme et le contenu du programme nationald’action anti-paludique qui suppose la dépense de ressources précieuses.Il est parfois difficile d’établir des objectifs précis à cause de la complexité et de l’incertitude quicaractérisent beaucoup de facteurs qui doivent être pris en compte.Définir les objectifs, formuler des stratégies et fixer des cibles opérationnelles sont étroitementinterdépendants et il est préférable de les envisager comme une processus séquentiel.Le processus de planification permet une approche logique afin de déterminer la combinaisonappropriée de mesures à utiliser dans le cadre de circonstances de lutte ; il détermine aussi où etquand les utiliser en se basant sur une évaluation de la situation locale et de la faisabilitétechnique, opérationnelle et économique.Le processus de planification devrait consister en- une analyse de la situation,- une stratification du problème et des ressources,- la sélection des mesures antipaludiques techniquement efficaces à un coût raisonnable (cost- effective),- la formulation d’objectifs et de stratégies destinées à atteindre ces objectifs,- une analyse critique des problèmes de lutte antipaludique existants,- l’établissement des rendements opérationnels et des cibles,- la budgétisation du programme et- la sélection et la définition des méthodes d’évaluation.Les aspects contextuels de la planificationPlanifier un programme peut prendre place à n’importe quel niveau du système de santé.Généralement, les politiques et directives de santé sont fixées au niveau ministériel. Le rôle duniveau supérieur (Ministère de la Santé) est d’interpréter les politiques et de planifier leprogramme ; le rôle du niveau intermédiaire est de planifier l’exécution et de superviser saréalisation au niveau local. -5-
  24. 24. La planification de programmes de lutte contre le paludisme Guide du StagiaireLa précarité des ressourcesComme il a été dit auparavant, les planificateurs de santé doivent travailler, la plupart du tempsdans un environnement marqué par la précarité, ou au mieux, par l’inadéquation des ressources.L’approvisionnement en ressources de toutes sortes peut être insuffisant ; le personnel, lelogement du personnel, les fournitures et l’approvisionnement, les installations et leséquipements, les médicaments et les vaccins, le carburant, les moyens de transport et lescommunications etc…..L’organisation et gestion des données de santéLe problème de l’organisation et de la gestion des données de santé constitue un autre aspect ducouple planification/gestion. Il n’y a pas carence de données ; le problème réside plutôt dans leurcollecte et leur organisation en une forme exploitable. Certaines d’entre elles pourraient êtreéliminées ; d’autres données devraient être utilisées plus près de l’endroit où elles sont récoltéespour une première évaluation et décision à un niveau périphérique dans le cadre du système desanté (par ex dans les centres de santé, dans les unités mobiles de terrain, dans les cliniquesmobiles).Ceci en appelle à l’intuition et à la créativité dans l’approche des problèmes. Le planificateur et legestionnaire de santé doivent user de jugement et d’intuition sur base de leur expérience et deleur compréhension des conditions locales/besoins locaux.En outre, il faudrait utiliser des techniques simples pour des enquêtes par sondages et pourl’observation sur le terrain afin d’établir des données de base ; des indicateurs facilementmesurables devraient être développés et appliqués pour surveiller, évaluer et contrôler lesprogrammes de santé.Le planificateur de santé devrait être un bon observateur ; il doit savoir ce qu’il faut regarder etcomment évaluer les informations qu’il rencontre lorsqu’il ou elle dirige des inspections sur leterrain, visite des cliniques et se promène dans les marchés ou les villages.Incertitudes de la planificationDans les pays où beaucoup d’aspects de la vie sont incertains sur le moyen et le long terme, lebesoin de planification ne se fait pas nécessairement sentir. Pourtant, elle reste importante :même si l’approvisionnement ne suit pas toujours; même si les décideurs de haut niveau netiennent pas compte des recommandations et les font échouer par des décisions politiciennes;même si on est pas sûr de disposer du personnel nécessaire et suffisamment expérimenté;même si la ponctualité de la livraison des médicaments et des vaccins n’est pas garantie;même s’il s’avère impossible d’assurer les moyens de transports nécessaires à l’exécution dutravail, à la conduite des études et à la supervision des activités;Lorsque nous sommes confrontés à de telles incertitudes, il devient encore plus important deplanifier certaines interventions en identifiant à l’avance les alternatives possibles. Ceci engendreune « culture de la flexibilité » dans la mise en place de nos actions et une certaine préparation àréagir dans des conditions inattendues. -6-
  25. 25. Introduction à la planification et principes de base de la lutte contre le paludisme Unité dapprentissage 1Résistance à la planificationCette résistance a deux causes bien connues :La première concerne l’utilisation des ressources financières, du personnel, des équipements etdes installations. L’équipe de planification peut avoir une influence considérable sur ce qui estfait ou non et sur les modalités de l’action. Lorsque quelque chose de non planifié antérieurementle devient, le pouvoir de décision dans l’organisation se déplace et cela peut être ressenti commemenaçant.La seconde raison est que le processus de planification peut être perçu comme trop compliqué ettrop difficile, comme un luxe inutile.Détermination des priorités de santéL’approbation et l’exécution réussies d’un programme de lutte contre le paludisme reposent surune volonté et un soutien politique. Dans bien des pays à travers le monde, et particulièrement enAfrique, le paludisme est généralement considéré comme un problème de santé prioritaire.Plusieurs facteurs font qu’une maladie devient une priorité sanitaire, requérant une attentionspéciale ou plus d’attention que les autres problèmes de santé. Les plus importants parmi cesfacteurs expriment le fait que :· Les groupes de population les plus à risque ou les plus touchés par la maladie sont les enfants, les femmes enceintes, les populations rurales, celles à faible revenu et les travailleurs,· La maladie entrave le redressement social et économique et le développement ;· La maladie représente un souci majeur pour la population ;· La maladie est cause de morts directes ou indirectes ;· La maladie est responsable de complications et d’incapacité ;· La maladie provoque des dépenses personnelles et familiales ;· La maladie est la cause de dépenses publiques ;· Il y a un risque de catastrophe épidémique ;· L’incidence de la maladie va en augmentant ;· La maladie aggrave d’autres problèmes ;· La maladie bénéficie d’une attention politique globale, nationale ou locale.Réfléchissez au paludisme dans votre pays ou à l’endroit où vous travaillez et appliquez lui lescritères sus-mentionnés. Décidez pour vous-même si le paludisme est un problème prioritaire,demandant une attention urgente.Le calendrier de la planificationUn plan doit se faire dans un cadre de temps bien défini quant à son début et sa fin .A l’intérieur de ce cadre de temps (chronogramme) , les objectifs doivent avoir été accomplis etun impact atteint sur la maladie. Il est nécessaire que l’équipe de planification sache, dès le départsi ce calendrier est approprié.Pour connaître la période adéquate, passer en revue les politiques gouvernementales dans lesdocuments officiels, tels le plan national de développement pour la santé et les politiques internesdu ministère de la santé. On ne planifie pas dans le vide et le programme fait partie du -7-
  26. 26. La planification de programmes de lutte contre le paludisme Guide du Stagiaireprogramme national global de santé, la période de planification devrait normalementcorrespondre à celle du plan national de santé.La période de planification doit être réaliste et suffisamment longue pour permettre un impactcertain et la réalisation des objectifs (4 à 5 ans…).Une première planification peut couvrir une période plus courte pour se trouver en phase avec ledébut de la période suivante du plan national de santé ou du plan national de développementLe programme présenté sur un modèle pyramidalA la figure 1 les étapes à parcourir pour le développement et l’exécution du programme destiné àla réalisation d’objectifs bien définis sont représentées comme une pyramide.Comme toute pyramide, elle repose sur une large base, qui représente les politiques de santé debase et de développement du pays.La planification, processus pour développer un plan de lutte contre le paludisme soumis àl’approbation nationale, est construite sur base de cette politique et fait partie du plan national desanté. Les différentes phases du processus de planification sont représentées dans la pyramide auniveau 2.Une fois que le plan national de lutte contre le paludisme a été approuvé, y compris les objectifs àatteindre et les approches à utiliser, les plans d’exécution doivent être développés pour le niveaule plus élémentaire de prise de décisions (niveau 3).Dès que les plans d’exécution auront été développés en détail, incluant les méthodes à utiliser, ilspourront être mis en pratique par les travailleurs de santé en fonction de leurs responsabilités(niveau 4).Grâce à une supervision, surveillance et évaluation appropriées, les résultats finaux peuventêtre mesurés (niveau 5) et la zone dans laquelle les objectifs auront été atteints pourra êtredéterminée. Par ce procédé, vous saurez si et quand vous avez atteint le degré désiré de réductiondu problème posé par la maladie. -8-
  27. 27. Introduction à la planification et principes de base de la lutte contre le paludisme Unité dapprentissage 1Figure 1. pyramide : Etapes pour le développement et l’exécution d’un programme Atteinte des RESULTATS objectifs Résultat du processus Atteinte des cibles MISE EN ŒUVRE Services de prévention Services curatifs Monitorage épidémiologique Monitorage opérationnel Stratification opérationnelle Structures organisationnelles Les interventions par strate Planification de la formation Supervision MISE EN ŒUVRE Education à la santé Gestion des ressources Systèmes d’information analyse de situation DEFINITIONS DES TERMES EMPLOYES EN PLANIFICATION STRATIFICATION DES PROBLEMES ET RESSOURCES PLANIFICATION SELECTION DES MESURES ANTIPALUDIQUES FORMULATION DES OBJECTIFS ET APPROCHES ANALYSE CRITIQUE DES PROBLEMES LIES AU MESURES ACTUELLES DE LUTTE ANTIPALUDIQUE MISE EN PLACE DES RESULTATS OPERATIONNELS ET DES CIBLES BUDGETISATION DU PROGRAMME plan national de développement économiquePOLITIQUE plan national de développement sanitaire -9-
  28. 28. La planification de programmes de lutte contre le paludisme Guide du StagiaireQuelques définitionsActivités : travaux que l’intervention doit exécuter pour atteindre les résultats.Approche : Une approche est constituée d’un ensemble de larges lignes d’action destinées àlaréalisation d’un objectif établi ; tous les aspects majeurs de cet objectif, qu’ils soient positifs ounégatifs, ont été pris en compte. Dans le contexte de la lutte antipaludique, une approche peut êtreconsidérée comme un groupe de mesures curatives, préventives et autres mesures relatives à lasanté ; ces mesures sont liées entre elles.Activité: travaux qui font partie de l’intervention pour contribuer à atteindre les résultatsApproche: une approche (ou stratégie) est constituée d’un ensemble de larges lignes d’actiondestinées à la réalisation d’un objectif établi; tous les aspects majeurs de cet objectif, qu’ils soientpositifs ou négatifs, ont été pris en compte. Dans le contexte de la lutte antipaludique, uneapproche peur être considérée comme un groupe de mesures curatives, preventives et autresmesures relatives à la santé; ces mesures sont liées entre elles.But : Un but est un état ultime, aspiration souhaitée, vers lequel tendent les actions supportées pardes ressources. Les buts ne sont ni limités par le temps ni par les ressources existantes et ils nedoivent pas nécessairement être accessibles. Un exemple d’un but raisonnable est l’élimination dela mortalité due au paludisme.Cible : Une cible est le résultat souhaité de certaines activités. Elle peut être décrite en termes debut à court terme qui est toujours quantifié et daté. Les cibles représentent des buts mesurables etaccessibles qui sont nécessaires et suffisants pour la réalisation des objectifs. Pour chaqueobjectif, il devrait y avoir un grand nombre de cibles mesurables et fixées dans un cadre de tempsspécifique.Indicateurs objectivement vérifiables : C’est une description opérationnelle des objectifs et desrésultats en termes de quantité et de qualité d’un produit pour un groupe cible, avec indication detemps et de lieu.Mesure : les mesures de lutte antipaludiques, inventaire Unité 5Objectif spécifique : Un tel objectif représente un état mesurable et accessible qui est supposésurvenir comme résultat de la mise en œuvre d’approches sélectionnées (voir unitéd’apprentissage 6) et de la dépense des ressources allouées. Il faudrait y inclure une descriptionquantitative de l’état désiré, le délai dans lequel il doit être réalisé et une spécification de lapopulation à laquelle il se réfère. (Unité 8)Problème : C’est une rupture perçue entre ce qui est et ce qui devrait être. Il est important dedéfinir un problème clairement sous peine d’y appliquer des solutions inadéquates. Beaucoup deproblèmes de santé ont des causes multiples. (voir Analyse de situation, Unité 3)Résultat : produits des activités entreprises qui réaliseront ensemble l’objectif spécifique, c.à.d. lecommencement du « régime de croisière » de la réalisation des bénéfices durables pour lesgroupes cibles. - 10 -
  29. 29. Rédaction du plan Unité dapprentissage 2Unité dapprentissage 2Rédaction du planObjectifs de l’apprentissageA la fin de ce chapitre, vous devriez être capables de :- Décrire la structure d’un plan de lutte antipaludique- Organiser l’information disponible sous la forme d’un plan réaliste- Rédiger un plan intégré pour la lutte antipaludiqueIntroductionCe chapitre particulier est destiné à se familiariser avec les différentes composantes d’un plan et àaider à présenter les résultats du processus de planification sous une forme facile à lire et àcomprendre.Le but n’est pas d’enseigner le processus de planification mais bien de guider : (i) dans l’organisation de l’information et des résultats de l’exercice de planification (ii) dans la rédaction d’un document présentable.Il y a plusieurs manières de présenter un plan . Les pages suivantes vous proposent un canevas quevous pouvez adapter à votre situation. Il n’est sans doute pas possible de compléter toutes lesrubriques , certaines d’entre elles ne sont peut-être pas pertinentes dans les circonstances particulièresprévalant dans votre zone géographique.Une autre mise au point à faire est que la rédaction du plan ne doit pas nécessairement suivre la mêmelogique ou la même pensée que le processus de planification lui-même. Veuillez ne pas confondre oune pas assimiler la structure du plan écrit avec le processus de planification lui-même.Dans la rédaction de votre plan, vous devriez être guidé par les priorités de votre gouvernement aussibien que par la conformité au format suggéré. Vous devriez être attentifs à ne pas suivre le mode deprésentation d’une quelconque agence de développement puisque chaque agence à ses propres modesde présentation et ses intérêts spécifiques.La présentation proposée ici est intégrée et son évolution est logique. L’information contenue dedanspeut toujours être extrapolée pour compléter les types de présentation exigées par d’autres agences dedéveloppement dans un but de financement. Rappelez-vous aussi que l’utilité primordiale dudocument décrivant votre plan est d’emporter l’agrément national ainsi que celui des partenairesintéressés et d’obtenir l’attribution de ressources afin de rendre l’exécution du plan possible, à unniveau de gestion intermédiaire. - 11 -
  30. 30. La planification de programmes de lutte contre le paludisme Guide du stagiaireCanevas proposéCe canevas comporte treize sections importantes ; certaines sont évidentes, d’autres demandent un peud’explication. Veuillez bien réfléchir à chaque élément et consulter votre enseignant ou un desfacilitateurs si vous n’êtes pas certain de l’avoir compris.Introduction (1)· Importance du paludisme comme problème de santé publique dans le pays· Importance du paludisme comme problème socio-économique dans le pays,· Place du paludisme dans le Programme National de Santé,· Brève description du programme antipaludique actuel et ses liens avec les autres programmes,· Période de planification et justification du choix de cette période.Analyse de la situation (2) (voir aussi document RBM)Profil du paysDonnées démographiques, géographiques, météorologiques, économiques. Aspects sociaux etculturels.Le système de santéLes pourvoyeurs directs ou indirects des soins de santégouvernement (système public) ; membres de la famille, secteur privé (à but lucratif), secteur privé (àbut non-lucratif), médecine traditionnelleLes services de santéLeur organisation et leur répartition, l’approvisionnement, l’organisation de la supervision, lespossibilités de formation etc.Autres programmes de santéPour inspiration et collaborationLiens intersectorielsAutres ministères ; projets de développement ; media et éducation ; Universités et institutions derechercheLe problème du paludismeHistorique du problème du paludismeLes activités de lutte antipaludiques passées et présentesProblématique actuelle du paludismeUne description détaillée de la situation. - 12 -
  31. 31. Rédaction du plan Unité dapprentissage 2ConclusionsLes prioritésLa place du paludisme parmi les autres problèmes de santé prioritairesTendances importantes dans la résistance du parasite, l’incidence du paludisme grave et de l’anémiede l’enfantLes opportunités pour la lutte antipaludiqueJustification d’un nouveau plan de lutte : liens ; engagement politique ; développement du partenariat;développement technologique ; fonds disponibles ; projets économiques ; développement d’unenouvelle approche sectorielle dans le domaine de la santé.Stratification (3)· Identification des principaux facteurs épidémiologiques (y compris entomologiques), géographiques, opérationnels et socio-économiques responsables du problème posé par le paludisme· Identification de marqueurs facilement identifiables des caractéristiques majeures qui distinguent une région d’une autre.· Une stratification du problème du paludisme basée sur les facteurs identifiés plus haut , et en tenant compte de leur distribution géographique et de leurs caractéristiques socio-économiques· Délimitation de chaque strate où des approches différentes ou spécifiques de lutte (et d’évaluation) peuvent être appliquées.· Identification de données supplémentaires nécessaires à affiner et mettre à jour la stratification pour l’exécution d’un programme amélioréButs nationaux (4)· Buts économiques et de développement national, objectifs, cibles et régions géographiques concernées· Buts nationaux de santé, objectifs et cibles· Politiques gouvernementales en matière de santéObjectifs (5)· Objectifs nationaux existants de lutte antipaludique à travers le pays· Objectifs nouveaux proposés de lutte antipaludique par strate (quantifiés dans l’espace et dans le temps)· Enoncé des relations entre les objectifs existants et ceux qui sont proposés (s’il y en a) ; justifications pour leur modification ou leur remplacement éventuels.Stratégies d’intervention (6)· Résumé des stratégies à adopter avec le détail des composants (mesures antipaludiques) par strate et pour chacun des nouveaux objectifs cités plus haut· Liste des activités à exécuter (compilation des approches à adopter)Besoins en recherche (7)· Connaissances essentielles et lacunes dans l’information (besoins en recherche appliquée) identifiées à partir de l’analyse du problème· Projets de recherche appliquée proposés dans le plan - 13 -
  32. 32. La planification de programmes de lutte contre le paludisme Guide du stagiaireCibles opérationnelles (8)· Classification des rendements opérationnels pour chaque approche· Cibles opérationnelles (quantification) nécessaires à la réalisation de chaque objectif· Chronogramme pour l’atteinte des butsEtapes opérationnelles (9)Plans pour la mise sur pied de nouveaux services ou pour le développement des services existantsServices, installations, personnel supplémentairesFormation du personnel· Formation de base· Mise à niveau du personnel par des formations de perfectionnement et par de l’enseignement à distance· Echelonnement dans le temps des cours à donnerOrganisation et responsabilités (10)Résultats d’une étude de l’organigramme actuel et de la responsabilité· des services concernant le paludisme· des services de santé (activités relatives au paludisme)· de l’action antipaludique intersectorielle· des services communautaires· du secteur privé (en relation avec le paludisme)· des ONG· de la société civile· des institutions de recherche…Pour chacune de ces rubriques, décrivez vos propositions ;a) Organisation de systèmes et servicesb) Distribution des responsabilités au niveau des soins de santé primairesc) Mécanismes de coordinationPlan d’évaluation (11)Paramètres et indicateursEvaluation à court terme (interne et externe, audit)opérationnelle, épidémiologique, autresEvaluation à long termeSocio-économique, impact sur la santé, autresSystème d’informationDonnées et information à rapporterNiveaux de rapports ; par qui et à quiFréquence des rapportsType d’évaluation et niveau de responsabilitéAnalyse de l’information, niveau de responsabilité et degré d’autorité - 14 -
  33. 33. Rédaction du plan Unité dapprentissage 2Mécanisme de prise de décision basé sur une analyse et une interprétation de l’informationRétro information pour aider à la prise de décision périphérique.SupervisionMécanismes de supervision par activité, par niveau et par système ( par ex les services spécialisés, lesservices de santé généraux, la communauté)La périodicitéDemande de ressources (12)Celles-ci doivent être quantifiées mais pas nécessairement en termes monétaires et devraient serefléter dans la budgétisation des items suivants : installations ; personnel ; équipement ;approvisionnement ; maintenance ; formation ; exigences communautaires; plaidoyer; activitéspromotionnelles…Coût et budgétisation (13)Salaires et allocations ;activités organisationnelles ;approvisionnement et équipement ;formation ; divers…Utilisez autant que possible des graphiques, des tableaux, des cartes et des schémas . Ils peuvent setrouver dans le texte ou figurer en annexes. Rappelez- vous que les décideurs ont peu de temps pourlire de longs documents. Un résumé en une page ou deux sera essentiel pour le niveau ministériel. Enannexant autant de données et d’informations que possible, le corps du plan pourra être réduit à unminimum. Ecrivez clairement et de manière pertinente. N’oubliez pas de spécifier l’époque réelle dela mise en application du plan (prévoyez au moins un an pour son approbation) et la date à laquelle ila été formulé ainsi que les noms et positions des membres de l’équipe de planification.Après avoir chiffré les coûts des approches et des activités, revenez en arrière et revoyez les objectifset les cibles pour voir s’ils sont réalistes dans le contexte des ressources disponibles. Si ce n’est pas lecas, réajustez-les en conséquence.Il est possible que vous trouviez plus simple de développer un grand tableau présentant :les strates, leurs caractéristiques et leurs problèmes, les objectifs, les approches, les activités, lescibles et les coûts de chaque cible et les indicateurs pour l’évaluation de l’efficience et del’efficacité du programme.Ceci vous aidera beaucoup à revoir le plan de manière globale.Lorsque vous tracez des graphiques, rappelez-vous que les photocopies sont en noir et blanc etdemandez- vous si les différentes lignes ou colonnes du graphique seront faciles à distinguer en noir etblanc.Toutes les figures (dessins, tableaux, cartes et graphiques) devraient être étiquetées, numérotées etavoir une référence dans le texte. - 15 -
  34. 34. La planification de programmes de lutte contre le paludisme Guide du stagiaire - 16 -
  35. 35. Analyse de la situation et investigation des problèmes liés au paludisme Unité dapprentissage 3Unité dapprentissage 3Analyse de la situation et investigationdes problèmes liés au paludismeObjectifs d’apprentissageA la fin de ce chapitre, vous devriez être capables de :- Analyser la situation du paludisme dans une région- Analyser les problèmes et en rechercher les causes- Rédiger de manière logique la partie du plan de lutte antipaludique relative à l’analyse de la situation du paludismeIntroductionL’analyse de la situation forme la base de la planification de tout programme de lutte contre unemaladie mais, dans le cas du paludisme, cette étape est particulièrement cruciale à cause de lacomplexité de cette maladie et de son impact sur les populations. Elle constitue la première étapede notre processus de planification (voir la pyramide dans la 1ère unité d’apprentissage). Lessections suivantes décrivent les contenus et le processus d’analyse du problème posé par lepaludisme ainsi que les moyens nécessaires à la lutte.L’analyse de la situation du paludisme comporte deux volets :1. Une partie descriptive, faite d’observations sur l’endémie placée dans son environnement (besoins des personnes, des communautés) et l’offre de soins par les services de santé.2. Une partie analytique qui examine les problèmes rencontrés et tente de trouver les causes sous-jacentes à ces problèmes.Le profil du paysDémographieLa description devrait normalement inclure :- La surface du pays, la population totale et la densité de population- Les divisions administratives,- La distribution de la population entre la capitale, les autres zones urbaines et les zones rurales,- La proportion hommes/femmes, le taux de natalité brut, le taux de fécondité, le taux de mortalité, le taux de croissance, les taux de mortalité infantile et juvénile ; (le taux de mortalité juvénile est le taux de mortalité chez les enfants de 12-59 mois)Sources : rapports ministériels, administrations gouvernementales et organisations internationales.Indicateurs malheureusement peu valides. A évaluer de manière critique, vérifier la compatibilitédes indicateurs entre eux. - 17 -
  36. 36. La planification de programmes de lutte contre le paludisme Guide du stagiaireDistribution de la population par âge (0-11 mois, 12-59 mois, 5-14 ans, 15-44 ans, 45 ans et plus).En l’absence d’informations par groupes d’âge, les données standards seront suffisammentprécises dans la plupart des cas.Déterminer les tendances : taux de croissance de la population en augmentation ou en diminution ?Politique de planning familial en cours ? Avec succès ? Importance des migrations internes outransfrontalières. Taux net de croissance dans les villes ? Politique du gouvernement par rapport àl’urbanisation croissante ?A ce stade déjà, il peut être opportun d’identifier les populations qui pourraient faire l’objet d’uneattention spéciale du Programme de Lutte contre le Paludisme.Géographie et climatUne brève description de la géographie du pays et des grandes régions naturelles devrait permettrede comprendre :- La présence de régions qui peuvent être exemptes de paludisme ou à risque de paludisme instable avec risque d’épidémies,- L’accessibilité des différentes régions par air, terre et transport fluvial.Paramètres importants : précipitations mensuelles ; nombre de jours de pluie par mois ;températures mensuelles moyennes ; humidité relative.C’est un rappel des indications données dans le module épidémiologie du paludisme (les« facies »)Développement économique, y compris l’agriculture, les projets de développementet l’urbanisationIndicateurs macroéconomiquesLes indicateurs les plus importants en relation avec le secteur de la santé sont :- PNB actuel par tête- dépenses du gouvernement par tête- dépenses du gouvernement pour la santé par tête- dépenses du gouvernement pour la santé par patient (tous les soins au patient, en consultation externe et en hospitalisation)- totalité de l’assistance extérieure au développement du pays- La proportion des dépenses de santé par rapport à la totalité de l’aide extérieure au développement.Ces informations devraient normalement être facilement disponibles dans les documents officiels.Les agences internationales produisent des rapports annuels sur la situation dans chaque pays.Agriculture de subsistanceDescription de l’économie domestique dans les différentes régions rurales.Mode d’élevage du bétail : peut influencer le comportement de certains vecteurs.Environnement et développementProjets de développement agricoles et autres pouvant avoir des conséquences sur- l’environnement- Les mouvements de populationSources : ministères, bureaux et agences concernées. Voir aussi (plus loin) liens intersectorielspotentiels et en activité. - 18 -
  37. 37. Analyse de la situation et investigation des problèmes liés au paludisme Unité dapprentissage 3Evaluer qualitativement l’urbanisation afin de déterminer quel type d’environnement urbain ousemi-urbain a été créé ou est en voie de réalisation.Relever la politique environnementale officielle, la législation et la signature de conventions ;noter le rapport à l’environnement dans la vie quotidienne (peut être très différent de ce qui estprescrit par la politique d’état).Aspects sociaux et culturelsFacteurs les plus importants :· Niveau d’alphabétisation et de scolarisation. La scolarisation des filles est d’une extrême importance pour la survie des enfants. Tendances quantitatives et qualitatives de la scolarisation. Relever l’accès aux écoles en régions rurales.· Rôle joué par les groupes de femmes et par d’autres formes d’organisation sociale en relation avec la mobilisation des masses et la communication.· Obstacles culturels, religieux et linguistiques.· Couverture par les media importante pour la planification de l’éducation sanitaire.· Type d’habitations et habitudes de sommeil (surtout pour une lutte antivectorielle).· Migrations saisonnières.· Comportements de recherche de soins curatifs, traitements à domicile et habitudes de protection personnelles contre les vecteurs.Le système des soins de santéLes pourvoyeurs de soins de santé et le financement des servicesLe rôle du gouvernementLes dépenses de santé, exprimées en pourcentage du PNB, constituent un indicateur del’engagement du gouvernement dans la fourniture de soins de santé. Dans certaines parties dumonde, comme en Afrique , les dépenses de santé récurrentes occupent souvent la troisième placeavec 20% des dépenses totales, après les secteurs de l’éducation et de la défense qui entrentsouvent en compte pour 25 à 35%. L’évaluation devrait prendre en compte les dépenses de santéen dehors du secteur du ministère de la santé.Le budget d’investissement est souvent financé par des contributions étrangères et peut être sujet àde fortes variations d’une année à l’autre.Les ménagesLa contribution des ménages a augmenté de manière régulière et, dans beaucoup de pays, ellecompte maintenant pour 60 à 75% des dépenses de santé récurrentes. Ceci est lié aux efforts derecouvrement des coûts des services et des produits. On peut espérer, qu’avec le temps, cessystèmes conduiront à une meilleure couverture des régions périphériques.Le secteur privé à but lucratifLes implications de l’expansion rapide du secteur privé dans le tiers monde sont encoreincertaines. Dans les pays industrialisés, les prix des médicaments et des services médicaux sontrégulés par une interaction entre les interventions publiques et privées et entre les assurances et lessystèmes d’assistance sociale. L’absence de régulation débouche souvent sur un affaiblissementdes services publics et sur une augmentation de l’utilisation du secteur privé à but lucratif.Des activités liées à la santé sont aussi entreprises par des compagnies minières, des exploitationsagricoles et par d’autres agences gouvernementales (ministère de l’agriculture, de l’industrie et desmines, de la défense). La collaboration entre les différents pourvoyeurs de santé devrait êtredécrite. - 19 -

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