Pommedeterrehebdo 966
Upcoming SlideShare
Loading in...5
×
 

Pommedeterrehebdo 966

on

  • 409 views

 

Statistics

Views

Total Views
409
Views on SlideShare
409
Embed Views
0

Actions

Likes
0
Downloads
0
Comments
0

0 Embeds 0

No embeds

Accessibility

Upload Details

Uploaded via as Adobe PDF

Usage Rights

© All Rights Reserved

Report content

Flagged as inappropriate Flag as inappropriate
Flag as inappropriate

Select your reason for flagging this presentation as inappropriate.

Cancel
  • Full Name Full Name Comment goes here.
    Are you sure you want to
    Your message goes here
    Processing…
Post Comment
Edit your comment

Pommedeterrehebdo 966 Pommedeterrehebdo 966 Document Transcript

  • POMME de TERRE hebdo Journal économique du marché de la pomme de terreN° 966 - 2 avril 2011 HISTOIRE Migration de la production vers le Nord entre les deux guerres En 1920, la culture de la pomme de terre occupe une superficie de 1,5 million d’hectares pour une récolte de 15 millions de tonnes. La réparti- tion géographique de sa production est alors concentrée dans un bandeau central s’étirant de la Dordogne à la Saône-et-Loire. A ujourd’hui, la culture du tubercule occupe 106 100 ha pour une production de 4,5 millions de tonnes, produites majoritairement dans le Nord Pas-de- Calais et la Picardie. Entre 1920 et 2010, les bassins de production se sont donc déplacés du Centre vers le Nord de la France. Cet article explore les raisons de cet irréversible transfert. Une mécanisation précoce des régions septentrionales D’abord sinistrée par les batailles de la guerre franco-prussienne de 1870-1871, puis ravagée à la sortie de la guerre 1914-1918, l’agriculture des départements du Nord est à chaque fois à reconstruire. Dans ce dessein, les premières tentatives de méca- nisation apparaissent chez des artisans et des commerçants audacieux, tels les frères Henry à Dury-lès-Amiens (Somme). Les instruments agricoles améliorés restent simples mais économisent déjà du temps sur les travaux pénibles qui n’attirent plus une main d’œuvre raréfiée par les saignées des guerres et sollicitée par d’autres industries aux rémunérations plus séduisantes. Faute d’hommes, un premier regrou- pement des terres agricoles a lieu. Agrandies, les exploitations investissent dans les WWW.CNIPT.FR premiers tracteurs sur roues fer. L’arrachage des pommes de terre, opération très gourmande en bras, est une des premières pratiques culturales mécanisées. Bien sûr, Nouveautés de la semaine l’immense secousse de la première guerre mondiale n’a pas seulement touché les Le site cnipt.fr met à votre disposi- départements du Nord de la France. L’ampleur des dévastations est telle que, dans tion des documents (sur les actions les régions du Nord, la voie de la mécanisation s’impose comme un besoin impé- menées par le CNIPT en termes rieux. Il est bon de rappeler que ce choix n’aurait pas pu avoir lieu si une forte de communication, technique et structure industrielle n’avait pas été déjà présente. qualité, réglementation,… sur Bien qu’également non épargnés par les lendemains difficiles de la guerre l’économie de la pomme de 1914-1918, les départements du Centre se tournent certes vers la mécanisation mais terre, la consommation, les de façon timide et uniquement à traction animale. Même si la présence de quelques bonnes pratiques de production fabricants est avérée telle Chèze à Corrèze (Corrèze), leurs produits restent plus et de mise en marché, les rustiques : une houe perfectionnée pour l’arrachage des pommes de terre. Sans démarches qualité…). doute un élan mécanique aurait pu avoir lieu mais toute aspiration a été annihilée Il vous propose également des par les ravages du doryphore. outils produits par le CNIPT : cette semaine, la nouvelle ver- Des régions centrales ruinées par la bête du Colorado sion de la grille de segmentation Lorsque le doryphore, surnommé la bête du Colorado, est repéré dans la région culinaire (voir article page 3). bordelaise à la mi-juin 1922, le gouvernement de Raymond Poincaré s’empresse de prendre des mesures sévères, redoutant une nouvelle crise agricole, particulière-
  • A la fin des années 30, ment dans une France meurtrie par les conflits armés. Toutefois, le réflexe protec- tionniste n’est pas efficace. L’invasion doryphorique touche la Dordogne, la Cha-le clivage Nord-Centre rente et la Haute-Vienne dès 1925, la Corrèze en 1928, puis progressivement est confirmé. l’ensemble des départements constituant le bandeau central de la production de pommes de terre. (cf. article Pomme de terre hebdo n°952). En 1935, la totalité des Le cultivateur des régions jusqu’alors grandes productrices est ravagée tandis que les régions septen-départements du Nord trionales bénéficient encore d’un sursis de trois années. poursuit sa démarche Le passage du doryphora decemlineata Say constitue un fléau partout en France. Toutefois, les dégâts sont beaucoup plus étendus dans les départements limi-d’équipement pour la trophes du Massif Central car ils ont été les premiers touchés et leur abondantepomme de terre tandis production de tubercules a fait siéger l’insecte plusieurs étés de suite. De plus, si les pulvérisateurs et insecticides ont été dans un premier temps fournis par les que celui du Centre services de lutte organisés par l’Etat, le réflexe de leur usage systématique est se tourne vers souvent négligé en l’absence des avertissements des services phytopatholo- giques. Les conséquences sont rapidement perceptibles. Phénomène le plus l’élevage. visible et le mieux quantifiable, les surfaces consacrées à la culture de la sola- nacée diminuent. De même, pour sa production. L’autre grand bouleversement réside dans la nécessité pour l’agriculteur de réfléchir sur l’opportunité de continuer à cultiver des pommes de terre car il faut désormais investir. Non seulement celui-ci doit envisager les achats d’insecticides et de pulvérisateurs mais aussi il doit renouveler une grande partie de ses plants c’est-à-dire acheter des semences saines dont le coût est forcément plus élevé que l’usage habituel d’une partie de la récolte. Or, la structure foncière des départements centraux et la petitesse des parcelles n’encouragent pas le cultivateur du Centre à faire les changements nécessaires. Au contraire, la culture de la pomme de terre est délaissée au profit d’une augmentation des surfaces des prairies artificielles pour l’élevage. Un clivage Nord-Centre renforcé par la crise agricole des années 1930 Dans ce contexte difficile de crise doryphorique (1922-1938), une autre crise, éco- nomique, vient se greffer à la précédente. C’est seulement en 1932 que la France ressent les effets de la grande crise américaine. Les cours agricoles s’effondrent. Les transactions commerciales sont arrêtées. Paradoxalement, les catalogues des fabricants de machines s’épaississent et le nombre de dépôt de brevets pour des innovations en matière de planteuse, de buteuse et d’arracheuse de pommes de terre augmente. La concurrence apparaît de toute part, les prix sont bradés mais l’engoue- ment des agriculteurs est absent. Ce marasme continue jusqu’en 1936, année où le pays est soumis à un nouvel orage avec les élections du Front populaire et les grèves qui éclatent un peu partout en 1937. L’inflation et la crainte de voir l’application des lois sociales poussent l’agriculteur à se mécaniser davantage. Toutefois, ce compor- tement est généralement pris par ceux qui ont déjà mécanisé une autre culture telle la betterave. En d’autres termes, le clivage Nord-Centre est confirmé. Le cultivateur des départements du Nord poursuit sa démarche d’équipement tandis que celui du Centre se tourne vers l’élevage. C’est dans ce contexte que la seconde guerre mondiale éclate. Pendant plus de quatre années, on s’emploie tant bien que mal à assurer la récolte avec les réqui- sitions, puis les restrictions et les prélèvements obligatoires pour le Ravitaillement général. A partir de 1946, il faut reconstruire la France. Néanmoins, les choses sont désormais différentes. Certes l’ensemble des agriculteurs français a un immense besoin en matériel mais l’aide du plan Marshall ne va pas remettre en cause ce transfert de la production de pommes de terre. Tandis que l’élevage pro- ductif et extensif est encouragé dans le Centre, le Nord réaffirme son virage vers une agriculture intensive du tubéreux. ■ Anne-Pauline SEBILLE Sources : Lucien Brétignière, La pomme de terre. Le Topinambour, Paris : librairie agricole de la Maison rustique, sd (circa 1920), 200p. Statistiques agricoles annuelles, Agreste, INPI2 2 avril 2011 - N° 966 - POMME de TERRE hebdo
  • CNIPTNouvel arrêté et nouvelle grillede segmentationL’arrêté portant extension de l’accord interprofessionnel du 16/06/10 a été publié le 11/03/11.Sa publication s’accompagne également de la révision de la grille de segmentation culinaire.Cet arrêté permet pour les deux prochaines campagnes l’utilisation de la mention « Nouvellerécolte » pour les pommes de terre récoltées et commercialisées entre le 1er août et le 30 sep-tembre de chaque année. Il confirme également la nécessité de justifier toute allégationd’usage culinaire qui serait avancée sur les emballages. Cette démonstration s’appuie sur lescritères de la grille de segmentation culinaire bâtie en collaboration avec Arvalis Institut duvégétal en 2005. Après 5 ans, cette grille a été réactualisée en s’appuyant sur le retour d’expé-rience des opérateurs de la filière, à la fois conditionneurs et distributeurs. La version de mars2011, validée en Conseil d’Administration le 15/03/11 est d’application immédiate.Retrouvez cette nouvelle version de la grille de segmentation culinaire sur le sitewww.cnipt.fr > Technique et qualité > Bonnes pratiques > Mise en marché. ■ BRÈVES une augmentation de 125 %, avec des Dans un communiqué de presse, elle fait prix moyens de l’ordre de 599 € la tonne. remarquer que ces pommes de terre sont Source : World Potato Markets cultivées dans des zones désertiques irri- GRECE guées par des eaux fossiles. Elle rappelle Le gel touche les plantations ESPAGNE qu’en vertu d’un accord de libre-échange de primeurs signé en 2007 entre la Suisse et l’Egypte, Les plantations de pommes de terre Augmentation des surfaces de 2690 tonnes de pommes de terre peuvent primeurs sont en hausse cette année primeurs être importées sans droits de douanes en dans le Péloponnèse, mais les 2-3 jours D’après le Ministère de l’Agriculture, les provenance d’Egypte. Elle demande aux de gel de la mi-mars pourraient réduire surfaces plantées en primeurs auraient consommateurs d’attendre l’arrivée fin les rendements. Les observateurs s’at- progressé cette année de 20,6 % par mai des primeurs suisses, issues d’« une tendent à un niveau de récolte proche rapport à l’an dernier, pour atteindre production durable n’engendrant pas de de celui de 2010. Si le gel a affecté le 11 600 ha. L’évolution est variable selon longs transports ». calibre des pommes de terre, un plus les régions : +55% en Andalousie avec grand nombre de pommes de terre 5 146 ha, +35% en Galice avec 1 391 ha, ALLEMAGNE pourrait être orienté vers l’export, le +19% en Catalogne avec 330 ha, +2% marché intérieur préférant les gros en Castille-La Mancha avec 260 ha, -30% Consommation de pommes de calibres. dans la communauté de Valence avec 360 terre des ménages en février 2011 Source : World Potato Markets ha, -10% dans les Baléares avec 860 ha et Selon le panel GfK, la consommation -0,5% sur les îles Canaries avec 1 850 ha. de pommes de terre des ménages a Par ailleurs, le Ministère annonce une diminué de 7,1% en février 2011 par CHYPRE hausse des surfaces de pommes de terre rapport à la même période de l’année Très bon début de campagne extra-précoces : 3 400 ha (+ 2,4 %) dans le dernière. Cette évolution est très hété- d’exportation but d’atteindre 75 700 t (+6%). rogène : certains discounters et marchés Les exportations chypriotes de pommes de Source : Ubifrance hebdomadaires ont augmenté leurs terre primeurs devraient être largement ventes tandis que les hyper- et super- supérieures à celles de l’année dernière marchés ont enregistré une chute des SUISSE bien qu’elles aient démarré doucement. ventes. En décembre 2010, environ 7 800 tonnes Interrogations sur les Source : Ubifrance de pommes de terre de conservation ont importations de primeurs été exportées en provenance de Chypre, L’USPPT (Union suisse des producteurs de Rendez-vous sur la page d’accueil en hausse de 111,7 % par rapport à pommes de terre) s’interroge sur le bien du site www.cnipt.fr pour d’autres décembre 2009. La valeur des exporta- fondé des importations de pommes de brèves sur la pomme de terre. tions a été de 4,65 millions d’euros, soit terre primeurs, notamment égyptiennes.POMME de TERRE - 2 avril 2011 - N° 966 hebdo 3
  • LES MARCHÉS PHYSIQUESCotations France (SNM) Cours du 30 mars 2011 - €/tonne- Marché français (logé, palettisé)Variétés de consommation courantesBintje Bassin Nord non lavée cat. II 40-75 mm sac 25 kg 270-290Div. var. cons Bassin Nord lavée cat. I 40-70 mm sac 10 kg NCAgata France lavée cat. I + 35 mm carton 12,5 kg 510 (∑)Variétés à chair fermeCharlotte France lavée cat. I + 35 mm carton 12,5 kg 545 (∑)Rouge France lavée cat. I + 35mm carton 12,5 kg 400-600 (∑)NB : Les flèches indiquent la tendance du marché.- Export stade expédition (29 mars 2011) Agata France lavable cat. I 40-70 mm sac 1 tonne, le kg 290-380 (∑) Div. var. cons France lavable cat. I 40-70 mm sac 1 tonne : le kg 280-340 (Δ) Div. var. cons France non lavée cat. II 50-75 mm sac 20 kg : le kg 270-330 (Ó) Rouge France non lavée cat. II 50-75 mm sac 20 kg : le kg 260-310 (Ó)- Industrie (Vendredi 25 mars 2011) Nord-Seine Bintje Nord Tout venant 35 + vrac fritable 175-210 (Δ) Div. var. cons. Bassin Nord tout venant 35 +, vrac fritable 185-210- Rungis (30 mars 2011) L’intégralité des cotations Moyenne du SNM peut être Charlotte lavée 35 + mm cart. 12,5 kg 650-700 (∑) retrouvée sur Div. var. cons. lavée cat. I 40-70 mm sac 10 kg 440-480 (∑) www.snm.agriculture.gouv.fr Agata lavée 60 +, cart. 12,5 kg – et au 08 92 68 67 82 (0,337 €/min)Cotations marchés étrangers €/tonnePays-Bas : Verenigde Telers Akkerbouw (VTA) le 25 mars 2011 Destination industrie frites : tout-venant, vrac, fritable, départ, 40 mm + 205-250 (Δ) Export : tout-venant, vrac, départ, qualité export, 40 mm + 235-265 (Δ) Editeur CNIPT 43-45 rue de Naples Calibre 0-40 mm (indicatif) 50-100 (Ó) 75008 Paris Tél : 01 44 69 42 10 Fax : 01 44 69 42 11Belgique (SNM) Grande-Bretagne (Cours BPC) Directeur de publication :le 28 mars 2011 le 25 mars 2011 Jean-Luc GosselinBintje 35 mm + 160-240 (Δ) Prix moyen 226,37 (Ó) Prix du numéro : 2 €(tout venant, départ, hors TVA) production Abonnement 1 an : 53 € Editeur délégué : FLD Hebdo (Abc SA)LES MARCHÉS À TERME Imprimerie : RPN 36/40 bd R. Schuman RMX Hanovre-Industrie 22/03/2011 23/03/2011 24/03/2011 25/03/2011 28/03/2011 93190 Livry-Gargan Dépot légal : Avril 2011 227 216 201 200 210 à parution Juin 2011 240 229 218 220 230 ISSN n° 0991333514 2 avril 2011 - N° 966 - POMME de TERRE hebdo