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Les mesures à court terme doivent viser à atténuer l’impact immédiat sur les pauvres et les plus
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Graphique 1. Résultats au niveau mondial et régional
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Francais Middle East and North Africa 2012 Food Prices Nutrition and the Millennium Development Goals.IMF and World Bank Global Monitoring Report

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Francais Middle East and North Africa 2012 Food Prices Nutrition and the Millennium Development Goals.IMF and World Bank Global Monitoring Report

  1. 1. Rapport de suivi mondial 2012 : Prix alimentaires, nutrition et OMD Fiche thématique sur la région Moyen-Orient et Afrique du Nord 1. Progrès vers la réalisation des OMD La région MENA a atteint les objectifs concernant la réduction de la pauvreté et l’accès à de meilleures installations sanitaires. La région est en bonne voie d’atteindre les objectifs d’universalisation de l’enseignement primaire et d’égalité entre les sexes. En revanche, les progrès sont lents en ce qui concerne l’accès à l’eau potable et d’autres OMD relatifs à la santé, tels que la réduction de la mortalité maternelle (graphique 1). Pour ce qui est de réduire de moitié la proportion de personnes souffrant de la faim, les progrès sont extrêmement lents dans la région. Un seul des douze pays pour lesquels on dispose de données a atteint l’objectif de développement. Au rythme actuel, la plupart des pays semblent mal partis pour atteindre l’objectif en matière de nutrition d’ici à 2015 (graphique 2). 2. Envolée des prix alimentaires et nutrition Les pays de la région sont tributaires des importations de produits alimentaires, en particulier le blé, pour au moins 50 % de leur consommation intérieure. Une hausse des cours mondiaux peut donc exercer des pressions considérables sur les finances publiques et le budget des ménages, selon le niveau des subventions à la consommation intérieure et le degré de répercussion des prix internationaux. En République arabe d’Égypte, à Djibouti et dans les Émirats arabes unis, une hausse des prix des produits alimentaires sur le marché mondial se répercute rapidement, pour plus de 40 %, sur les prix alimentaires intérieurs, tandis qu’en Jordanie et en République du Yémen, pays qui se caractérisent par une situation budgétaire précaire et une forte dépendance à l’égard des importations alimentaires, la répercussion est de l’ordre de 20 à 40 % (Banque mondiale 2011c). En Algérie et en Tunisie, l’accroissement de la production alimentaire intérieure offre une protection contre les chocs dus à l’envolée des prix internationaux. Les pays exportateurs de pétrole peuvent mieux faire face à l’augmentation des prix des produits alimentaires du fait que leurs recettes pétrolières ont augmenté parallèlement à leurs dépenses d’importation de ce type de produits. L’énergie étant un facteur important pour la production agricole, la hausse des cours du pétrole a également contribué à accroître les prix alimentaires. Lorsque les prix alimentaires sont élevés, le double fardeau de la malnutrition et des maladies chroniques s’alourdit, et l’obésité et la sous-alimentation peuvent coexister dans un même ménage et chez une même personne. Les ménages pauvres remplacent les aliments nutritifs par des « calories vides ». Conjuguée aux changements métaboliques, la consommation de ces calories vides accroît le pourcentage de personnes souffrant à la fois d’un retard de croissance et d’anémie, et de surpoids ou d’obésité dans de nombreux pays à revenu intermédiaire. Ainsi, en République arabe d’Égypte, près de la moitié des femmes anémiques ont une surcharge pondérale ou sont obèses. 3. Mesures à prendre Le train de mesures approprié pour un pays dépend étroitement de ses besoins d’importation de produits alimentaires, de la part des dépenses alimentaires dans le budget des ménages et des caractéristiques socio-économiques des pauvres. Il dépend aussi du degré d’intégration du pays dans les marchés régional et mondial, de son niveau de productivité par rapport à ce qui peut être atteint, et de l’aptitude des pouvoirs publics à bien cibler les pauvres et les plus vulnérables grâce à des mesures d’atténuation. En outre, cela dépend pour beaucoup de la situation macroéconomique du pays, qui détermine dans quelle mesure il peut élargir ses programmes de dépenses publiques ou offrir des incitations fiscales sans compromettre sa viabilité budgétaire. 1   
  2. 2. Les mesures à court terme doivent viser à atténuer l’impact immédiat sur les pauvres et les plus vulnérables. Lorsque les prix alimentaires ont augmenté, de nombreux pays ont élargi leurs programmes de subventions alimentaires ou créé de tels programmes pour atténuer les difficultés économiques. Dans la région MENA, par exemple, les dépenses consacrées à ces programmes ont atteint 5 à 7 % du produit intérieur brut (PIB). Mais ces programmes impliquent des arbitrages et risquent d’évincer d’autres investissements. En outre, les subventions aux prix portent généralement sur des produits alimentaires peu nutritifs, faussent les prix relatifs et risquent de décourager les gens de diversifier leur régime alimentaire une fois que la crise est passée. Les mesures à long terme doivent s’attaquer aux déséquilibres entre l’offre et la demande aux niveaux régional et local. L’un des problèmes de la région est le coût élevé des échanges de produits alimentaires, en particulier au niveau régional. Par exemple, les coûts commerciaux intrarégionaux sont supérieurs au coût des échanges avec l’Europe. Plusieurs facteurs expliquent cette situation (caractère restrictif en ordre croissant) : obstacles non tarifaires aux échanges commerciaux; faible qualité et fragmentation, au niveau national, des services logistiques tels que le camionnage ; et infrastructure régionale moins développée — en ce qui concerne notamment les ports reliant le Maghreb au Mashreq — et peu de corridors de transport entre pays. Selon des études récentes, une réduction de 5 % des coûts commerciaux pourrait accroître les échanges entre le Maghreb et l’Europe occidentale de 22 % et les échanges intra-maghrébins de 20 %. 4. Appui des partenaires internationaux de développement Sur la période 1990-99, plus de 50 % des décaissements d’APD dans la région MENA sont allés à l’Égypte, suivie par le Maroc (11 %) et la Jordanie (8 %). Cette situation a changé dans les années 2000, lorsque les décaissements en faveur de l’Iraq ont fait un bond en avant en raison de la nouvelle importance stratégique de ce pays pour les États-Unis. L’Iraq a reçu plus de 60 milliards de dollars depuis 2000, soit 59 % des apports d’APD dans la région durant les années 2000 (en termes réels) (graphique 3). La région MENA devrait afficher une légère augmentation (0,9 % par an) des décaissements au titre de l’aide-pays programmable1 ; en termes réels, cependant, la forte croissance démographique se traduira par une contraction moyenne de 2,4 % par an. Les décaissements en faveur de l’Algérie, de l’Iraq, de la Jordanie et de la Tunisie devraient diminuer, tandis que ceux en faveur de l’Égypte et de la République du Yémen devraient augmenter.                                                              1  . L’aide‐pays programmable (APP) est un élément essentiel de l’aide publique au développement (APD),  représentant quelque 60 % du montant brut de l’APD bilatérale versée par les pays membres du Comité d’aide au  développement (CAD) de l’OCDE. Elle exclut les éléments imprévisibles comme l’aide alimentaire et les apports  sans impact direct sur le développement, tels que les charges administratives des bailleurs de fonds.   2   
  3. 3. Graphique 1. Résultats au niveau mondial et régional Pays en développement 100% Moyen‐Orient et Afrique du Nord 100% 100% 96% 93% 90% 87%88% Réalisation des objectifs de  2015 80% 70% 68% 60% 50% 72% 71% 60% 60% 52% 51% 40% 38% 30% 20% 10% 0% OMD 4a. Taux  de  OMD 5a. Taux  de  OMD 7c. Sources d’eau  OMD 7c. Meilleures  OMD 1a. Extrême  OMD 2a. Taux  global  OMD 3a. Ratio filles‐ OMD 4a. Taux  de  améliorées (% de la  installations sanitaires  (%  pauvreté (% de la  d’achèvement du cycle  garçons dans  mortalité infantile (pour  mortalité des enfants de  mortalité maternelle  1 000 naissances  moins de 5 ans  (pour 1  (pour 100 000 naissances  population sans  accès) de la population sans  population vivant avec  d’études primaires (% de  l’enseignement primaire  vivantes) 000 enfants) vivantes, estimation  accès) moins de 1,25 dollar par  la tranche d’âge  et secondaire (%) modélisée) jour en PPA de 2005) correspondante) Note : une valeur de 100 % signifie que l’OMD a été atteint. Les valeurs indiquent les progrès accomplis d’après les données les plus récentes disponibles : extrême pauvreté—2010 ; taux d’achèvement du cycle d’études primaires—2009; ratio filles-garçons dans l’enseignement primaire et secondaire—2009 ; taux de mortalité infantile—2010 ; taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans—2010 ; taux de mortalité maternelle— 2008 ; sources d’eau améliorées—2010 ; meilleures installations sanitaires—2008. Source : Calculs des services de la Banque mondiale, à partir de la base de données des Indicateurs du développement dans le monde. 3   
  4. 4. Graphique 2. Recul de la sous-alimentation Pays à faible revenu  ou à revenu  intermédiaire 68 24 Moyen‐Orient et  Afrique du Nord 18 11 0% Très en retard 20% 40% 60% Pourcentage des pays En retard En bonne voie 17 1 80% 100% Objectif atteint Note : Les chiffres en caractères gras indiquent le nombre de pays dans chaque catégorie. Source : Calculs des services de la Banque mondiale, à partir de la base de données des Indicateurs du développement dans le monde. Graphique 3. Décaissements nets d’APD Décaissements nets d’APD en faveur des régions en  développement (en millions de dollars, aux prix de 2009)  250 000 200 000 1991‐2000 2001‐2010 150 000 100 000 50 000 0 Asie de l’Est et  Europe et Asie  Amérique latine  Moyen‐Orient  Pacifique centrale et Caraïbes et Afrique du  Nord Asie du Sud Afrique  subsaharienne Source : Calculs des services de la Banque mondiale, à partir de données de l’OCDE. 4   

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