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  1. 1. RapportOMD2012Évaluation desprogrès accomplisen Afrique dansla réalisationdes objectifs duMillénaire pour ledéveloppementRapportOMD2012:ÉvaluationdesprogrèsaccomplisenAfriquedanslaréalisationdesobjectifsduMillénairepourledéveloppementImprimé à la CEALe programme dedéveloppement postérieur à 2015 envisagéselon la perspective africaine naissanteFONDSAFRICAIN DE DÉVELOPPEMENTAFRICANDEVELOPMENTFUNDBANQUEAFRICAINE DE DÉVELOPPEMENTGroupe de la Banque africainede développementUnion africaineCommission économiquepour l’AfriqueAu servicedes peupleset des nations
  2. 2. Évaluation des progrèsaccomplis en Afriquedans la réalisation desobjectifs du Millénairepour le développementRapport OMD 2012Perspectives émergentes en Afriquerelativement à l’agenda dedéveloppement post-2015Union africaineCommission économiquepour l’AfriqueGroupe de la Banque africainede développementFONDSAFRICAIN DE DEVELOPPEMENTAFRICAN DEVELOPMENTFUNDBANQUEAFRICAINE DE DEVELOPPEMENTAu servicedes peupleset des nations
  3. 3. Les frontières et les noms indiqués sur cette carte n’impliquent pas reconnaissance ou acceptation officielle par l’Or-ganisation des Nations Unies ou la Commission de l’Union Africaine.Photographies de la page de couverture: de gauche à droite,Stock.xchng/David Thomson, UN Photo/EskinderDebebe, UN Photo/Albert Gonzalez Farran, Stock.xchng/Asif Akbar, Stock.xchng/Bilba, Moi Cody, Nate Brelsford,Maggie Cellux.
  4. 4. Conformément à la décision sur l’évaluation des OMD prise par l’Assemblée de l’Union Africaineen juillet 2005 (Assembly/AU/Dec. 78 (V)), ce rapport a été conjointement préparé par la Com-mission de l’Union africaine (CUA), la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique(CEA), la Banque africaine de développement (BAD) et le Programme des Nations Unies pour ledéveloppement (PNUD). Il a été présenté et approuvé lors de la 19ème session ordinaire de laConférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, organisée en juillet 2012 àAddis-Abeba, en Éthiopie, pour être soumis à l’Assemblée générale en septembre 2012, en réponseà la Résolution 55/162.
  5. 5. Évaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012 vTable desmatièresListe des tableaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ivListe des figures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . viAvant-propos . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xRemerciements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xiiiNote au sujet des données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xviListe des abréviations, sigles et acronymes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xviiSection I : Vue d’ensemble . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xixSection II : Suivi des progrès . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1Objectif 1 : Éliminer l’extrême pauvreté et la faim . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1Objectif 2 : Assurer l’éducation primaire pour tous . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28Objectif 3 : Promouvoir l’égalité des sexes et l‘autonomisation des femmes . . . . . . . . . . . . . 42Objectif 4 : Réduire la mortalité infantile . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64Objectif 5 : Améliorer la santé maternelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73Objectif 6 : Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91Objectif 7 : Assurer un environnement durable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107Objectif 8 : Mettre en place un partenariat mondial pour le développement . . . . . . . . . . . . 126Section III : Perspectives émergentes en Afrique relativement à l’agendade développement post-2015 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 142Section IV : Conclusions et perspectives en matière de politique . . . . . . . . . . . . . . . . . 157Annexe 1 : Récapitulatif des performances de l’Afrique dans la réalisation des OMD, 2012 . . 161Annexe 2 : Notes techniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 166Annexe 3 : Proportion des enfants âgés de 0 à 59 mois atteints de fièvre recevantdes médicaments antipaludiques dans des pays africains sélectionnés . . . . . . . . 168Annexe 4 : Liste officielle des indicateurs associés aux OMD . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 170Bibliographie et ressources en ligne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 176
  6. 6. Évaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012viListe destableauxTableau 1 Évaluation sommaire des performances liées à la réalisation des OMDen Afrique, 2012 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xixTableau 1.1 Estimation de la croissance annuelle du PIB requise pour atteindre l’objectifde réduction de la pauvreté et croissance réelle enregistrée, 2000-2010 (%) . . . . 11Tableau 1.2 Élasticité de la pauvreté par rapport à la croissance et à l’inégalité . . . . . . . . . . . 13Tableau 1.3 Croissance annuelle du PIB requise pour réduire la pauvreté de moitié entre2010 et 2025 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15Tableau 1.4 Potentiel prometteur de l’Afrique en termes de création d’emplois contrecarrépar une trop faible croissance de la productivité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16Tableau 2.1 Variation des taux nets de scolarisation dans le primaire, 1999-2009 . . . . . . . . . 30Tableau 2.2 Variation des taux nets d’achèvement de l’école primaire, 1999-2009 . . . . . . . . 34Tableau 3.1 Variation de l’indice de parité entre filles et garçons en scolarisationsecondaire, 1991-2009 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49Tableau 3.2 Parité entre filles et garçons et variation en pourcentage de l’indice de paritéentre filles et garçons en scolarisation tertiaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52Tableau 3.3 Pourcentage de sièges occupés par les femmes au parlement national, 2011 . . . 59Tableau 4.1 Réductions de la mortalité infantile, 1990-2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70Tableau 5.1 Taux de prévalence contraceptive (TPC) pour différentes années . . . . . . . . . . . . . 83Tableau 6.1 Statistiques régionales du VIH/sida, 2001 et 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93Tableau 7.1 Variation de la consommation de substances appauvrissant la couched’ozone, 2000-2009 (%) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113Tableau 7.2 Zones terrestres et marines protégées par rapport à la superficieterrestre totale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115Tableau 8.1 APD nette des pays membres du Comité d’aide au développement, 2010 . . . . 130Tableau 8.2 APD à l’Afrique par secteur, 2005-2010 (en pourcentage des engagementsbilatéraux totaux des pays donateurs du CAD/OCDE) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 131Tableau 8.3 Droits de douane moyens appliqués par les pays développés aux produitsagricoles, aux textiles et aux vêtements en provenance des pays endéveloppement, diverses années (%) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 134Tableau 8.4 Pays bénéficiaires d‘engagements au titre de l’Aide pour le commerceen 2009 (en millions de dollars USD) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 134Tableau 8.5 Statut PPTE des pays africains, 2011 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 135
  7. 7. Évaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012 viiTableau 8.6 Disponibilités et prix à la consommation des médicaments essentiels,années 2000 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 137Tableau 8.7 Accès aux technologies de l’information et des communications parrégion, 1990, 2000 et 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 140Tableau 9.1 Facteurs de développement pour l’agenda post 2015 : uneperspective africaine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 154Tableau 9.2 Synthèses des priorités à inscrire au titre du programme de développementpostérieur à 2015 : une perspective africaine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 155
  8. 8. Évaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012viiiListe desfiguresFigure 1.1 Proportion de la population disposant de moins d’1,25 dollar USD par jour enparité de pouvoir d’achat (PPA de 2005), 1990-2008 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3Figure 1.2 La population en Afrique (hors Afrique du Nord) sort de la pauvreté, maisles classes moyennes demeurent plus vulnérables que les autres, 1990-2008 . . . . . 4Figure 1.3 Variation de la proportion de la population disposant de moins de1,25 dollar USD par jour, diverses années, 1990-2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5Figure 1.4 La pauvreté rurale reste élevée et répandue en Afrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8Figure 1.5 Les taux de pauvreté sont plus élevés chez les femmes dans de nombreux pays . . 10Figure 1.6 Croissance annuelle de la productivité de la main-d’œuvre . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17Figure 1.7 Proportion des travailleurs pauvres dans la population occupée . . . . . . . . . . . . . . 20Figure 1.8 Tendances du chômage des jeunes, 2000-2011 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22Figure 1.9 Progrès réalisés dans la baisse de l’Indice mondial de la faim, 1990-2011 . . . . . . . 23Figure 1.10 Prévalence des cas d’insuffisance pondérale parmi les enfants de moins decinq ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25Figure 2.1 Taux net total de scolarisation dans le primaire, 1999 et 2009 . . . . . . . . . . . . . . . 29Figure 2.2 Écarts par rapport à la cible du taux net de scolarisation dans le primaire,pays africains sélectionnés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32Figure 2.3 Taux d’achèvement de l’école primaire dans des pays africains sélectionnés,1999 et 2009 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33Figure 2.4 Taux d’achèvement de l’école primaire ventilé par genre, pays africainssélectionnés, 2009 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36Figure 2.5 Taux d’alphabétisation pour les deux genres, 2009 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38Figure 2.6 Taux d’alphabétisation des jeunes par genre, 2009 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40Figure 3.1 Indice de parité entre filles et garçons en scolarisation primaire . . . . . . . . . . . . . . 44Figure 3.2 Variation de l’indice de parité entre filles et garçons en scolarisation primaire,1991-2009 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45Figure 3.3 Variation régionale de l’indice de parité entre filles et garçons en scolarisationprimaire, 1991–2009 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46Figure 3.4 Indice de parité entre filles et garçons en scolarisation secondaire, 1991 et 2009 . 48Figure 3.5 L’Afrique est la région du monde où la progression de l’indice de parité entrefilles et garçons en matière d’espérance de vie scolaire a été la plus rapide,mais le continent reste à la traîne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
  9. 9. Évaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012 ixFigure 3.6 Variation de la proportion des femmes salariées dans le secteur non agricole,1990-2009 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53Figure 3.7 Ratio de l’emploi des femmes par rapport à celui des hommes dans le secteurde l’industrie et des services, années 2000 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55Figure 3.8 Proportion des femmes salariées dans le secteur non agricole, 2000-2010 . . . . . . 55Figure 3.9 Ratio salarial femmes/hommes à travail égal, 2007 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56Figure 3.10 Proportion de sièges occupés par les femmes au parlement national, 1990et 2011 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58Figure 3.11 Variation de la proportion de sièges occupés par les femmes au parlementnational . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60Figure 4.1 Variation de la réduction du taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans,1990, 2010 et cible 2015 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66Figure 4.2 Taux de mortalité des moins de 5 ans par région, 1990-2010 . . . . . . . . . . . . . . . . 67Figure 4.3 Taux de mortalité des moins de 5 ans par sous-région africaine, 1990-2010 . . . . . 68Figure 4.4 Proportion des enfants d’1 an vaccinés contre la rougeole en 2010 et variationen pourcentage, 1990-2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71Figure 5.1 Pays les plus performants en matière de santé maternelle, 1990, 2008 etcible 2015 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74Figure 5.2 Pays en régression en matière de santé maternelle, 1990, 2008 et cible 2015 . . . . 77Figure 5.3 Corrélation entre le pourcentage de variation de la proportion d’accouchementsassistés par du personnel de santé qualifié et le pourcentage de variation du taux demortalité maternelle, 1995-2008 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78Figure 5.4 Proportion d’accouchements assistés par du personnel de santé qualifié parrégion, zones urbaines et rurales, 2006-2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79Figure 5.5 Proportion de femmes accouchant avec l’assistance d’un personnel de santéqualifié en Afrique, zones urbaines et rurales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80Figure 5.6 Proportion d’accouchements assistés par du personnel de santé qualifié, parquintile de revenu, 2006-2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81Figure 5.7 Corrélation entre le taux de natalité des adolescentes et le taux de mortalitématernelle, 2005-2008 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86Figure 5.8 Corrélation entre la variation du pourcentage de femmes effectuant au moinsune visite prénatale et la variation en pourcentage du taux de mortalitématernelle, 1995-2008 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 88
  10. 10. Évaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012xFigure 5.9 Corrélation entre la variation du pourcentage de femmes effectuant au moinsquatre visites prénatales et la variation en pourcentage du taux de mortalitématernelle, 1995-2008 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89Figure 6.1 Estimation de la couverture des médicaments antirétroviraux, 2009 et 2010 . . . . 96Figure 6.2 Variation dans la proportion des moins de 5 ans dormant sous desmoustiquaires imprégnées d’insecticide, autour de 2000 et 2010 . . . . . . . . . . . . 101Figure 6.3 Lien étroit entre l’incidence de la tuberculose et la prévalence de l’infectionà VIH, pays africains sélectionnés, 2009 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 103Figure 6.4 Taux de prévalence de la tuberculose pour 100 000 habitants par sous-régionafricaine, 1990, 2005 et 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 104Figure 6.5 Variation de la prévalence et de l’incidence de la tuberculose, pays africainssélectionnés, 2005-2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 105Figure 6.6 Taux de mortalité due à la tuberculose pour 100 000 habitants, parsous-région africaine, 1990, 2005 et 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 106Figure 7.1 Pourcentage de couvert forestier, 1990 et 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109Figure 7.2 Émissions de dioxyde de carbone (CO2), 1990 et 2008 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 112Figure 7.3 Pays consommant plus de 500 tonnes métriques de substances appauvrissantla couche d’ozone, 2000 et 2009 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .114Figure 7.4 Zones terrestres et marines protégées par rapport à la superficie terrestretotale, 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 116Figure 7.5 Variation de l’accès aux ressources améliorées d’eau potable, zones urbaineset rurales, 1990-2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118Figure 7.6 Variation de l’accès aux ressources améliorées d’eau potable, zones urbaines,1990-2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119Figure 7.7 Variation de l’accès aux ressources améliorées d’eau potable, zones rurales,1990-2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120Figure 7.8 Variation de l’accès aux infrastructures d’assainissement améliorées, zonesurbaines et rurales, 1990-2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 122Figure 7.9 Variation de l’accès aux infrastructures d’assainissement améliorées, zonesurbaines, 1990-2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 123Figure 7.10 Variation de l’accès aux infrastructures d’assainissement améliorées, zonesrurales, 1990-2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 124
  11. 11. Évaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012 xiFigure 8.1 APD reçue par les pays en développement sans littoral, en pourcentage deleur RNB, 1990 et 2009. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 132Figure 8.2 APD reçue par les petits États insulaires en développement, en pourcentagede leur RNB, 1990-2009 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 133Figure 8.3 Nombre d’abonnés à un service de téléphonie mobile pour 100 habitants,2000 et 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 138Figure 8.4 Utilisateurs d’Internet pour 100 habitants, 2000 et 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . 139Figure 9.1 Dans quelle mesure les OMD rendent-ils compte des priorités et despréoccupations des pays ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 151Figure 9.2 Nouvelles questions qu’il est suggéré de traiter dans le cadre de l’agendade développement postérieur à 2015 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 153
  12. 12. Évaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012xiiAvant-proposL’élaboration de l’édition 2012 du rapport surl’Évaluation des progrès accomplis en Afrique dansla réalisation des objectifs du Millénaire pour ledéveloppement s’est déroulée, avec en toile defond, une série de faits marquants : le maintiend’une croissance économique rapide en Afrique, lesrévoltes et transitions en Afrique du Nord, la crisede la dette souveraine menaçant la cohésion de lazone euro, la préparation de la Conférence des Na-tions Unies sur le développement durable (Rio+20)et le lancement des consultations à l’échelle del’ensemble des institutions du système des NationsUnies pour définir le programme de développe-ment postérieur à 2015.Les conclusions du rapport 2012 confirment quela croissance économique soutenue et les amé-liorations enregistrées en termes de réduction dela pauvreté au niveau du continent continuentd’avoir un impact positif sur la progression vers laréalisation des OMD. Poursuivant ses avancées surle front de plusieurs OMD, l’Afrique est en bonnevoie, d’ici 2015, d’atteindre les cibles suivantes :l’éducation primaire pour tous ; la parité des genresà tous les niveaux du système éducatif ; un tauxde prévalence du VIH/sida plus faible chez les 15à 24 ans ; l’accroissement de la population ayantaccès à des médicaments antirétroviraux ; et l’aug-mentation de la proportion de sièges occupés parles femmes au parlement national.Malgré cela, le rapport affirme que de plus amplesmesures doivent être prises pour s’atteler auxinégalités, notamment entre femmes et hommes.Il met en avant la nécessité de remédier au pro-blème posé par la qualité inférieure et la réparti-tion inéquitable des prestations de services dansles zones rurales par rapport aux zones urbaines.Il préconise des mesures concrètes pour faire ensorte que la croissance économique induise desopportunités d’emploi nouvelles, plus spécifique-ment adaptées à la population jeune de l’Afrique,en expansion rapide, et se traduise par la mise enplace de systèmes de protection sociale capablesde renforcer la résilience et les capacités des mé-nages pauvres et vulnérables. Le rapport appelle lesdécideurs à privilégier l’amélioration de la qualitédes services sociaux afin de garantir que les inves-tissements dans ce secteur produisent des résultatsplus favorables aux pauvres. L’élargissement de
  13. 13. Évaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012 xiiil’accès aux services sociaux et le relèvement deleur qualité sont deux impératifs pour progresservers la réalisation des OMD. Par conséquent, ilest indispensable de parvenir à un juste équilibreentre l’accès aux services sociaux et la qualité desprestations fournies.Le rapport avance que les taux élevés de croissancedémographique en Afrique exercent des pressionsgrandissantes sur la fourniture de services publicsvitaux, entravant les avancées potentielles. L’Afriquedoit inverser cette dynamique, afin d’exploiterle « dividende démographique » susceptible dedonner un nouvel élan à la croissance, de pro-pulser l’innovation et d’offrir au continent un netavantage concurrentiel. Pour ce faire, il incombeaux pays africains d’investir dans ce qu’ils ont deplus précieux, à savoir, leurs ressources humaines,et tout particulièrement leur population croissantede jeunes, afin de faire en sorte que ces derniersdeviennent des citoyens productifs, innovants etengagés, qui pourront contribuer à l’accélérationdes avancées en direction des OMD et à la réali-sation du développement humain durable.Toute évaluation des avancées de l’Afrique doitobligatoirement se fonder sur des données fiableset actualisées, ainsi que sur des systèmes de suivi etd’évaluation objectifs et efficaces. Par conséquent,il appartient aux pays africains, grâce à l’appui deleurs partenaires du développement, de continuerà renforcer leurs capacités statistiques de suivi etd’évaluation requises pour assurer le suivi de leurprogression dans la réalisation des OMD.Il est impératif que les enseignements tirés del’expérience de l’Afrique en matière d’OMD serventà guider les négociations afférentes à la Confé-rence de Rio+20 et à orienter le programme dedéveloppement de l’après 2015. Compte tenu del’importance de faire figurer les priorités et lesaspirations de l’Afrique en matière de dévelop-pement en bonne place dans les négociations surles objectifs de développement convenus au planinternational, le rapport 2012 met en lumière leprocessus inclusif et consultatif prévu pour parvenirà un accord sur la formulation du programme dedéveloppement postérieur à 2015. Il fait référenceau consensus qui émerge des consultations élargiesactuellement menées entre les parties prenantesafricaines sur la nécessité d’investir dans les ca-pacités humaines et institutionnelles d’une part,et dans l’innovation technologique de l’autre, cesdeux vecteurs étant envisagés comme les moteurscritiques du développement durable. Il souligneque l’agenda post-2015 doit être transformateur,inclusif et durable, fondé sur les principes d’égalité
  14. 14. Évaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012xivet consolidé par l’engagement de fourniture deservices sociaux de qualité.Nous souhaitons remercier toutes celles et tousceux qui ont apporté leur concours à la préparationde ce rapport. Nous saluons la démarchedes auteurs, qui ont choisi de prendre en compteles vues et les expériences d’un grand nombre dedirigeants, de décideurs et de praticiens du déve-loppement qui œuvrent quotidiennement pourl’avancement et la réalisation des OMD en Afrique.Jean PingPrésident,Commission del’Union africaineAbdoulie JannehSecrétaire exécutif,Commission écono-mique pour l’AfriqueDonald Kaberuka,Président,Groupe de la Banqueafricaine de développe-mentHelen ClarkAdministrateur,Programme des NationsUnies pourle développement
  15. 15. Évaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012 xvRemerciementsL’Évaluation des progrès accomplis en Afrique dansla réalisation des objectifs du Millénaire pour ledéveloppement est un rapport commun de la Com-mission de l’Union africaine (CUA), la Commissionéconomique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA),la Banque africaine de développement (BAD) et leBureau régional pour l’Afrique du Programme desNations Unies pour le développement (BRA/PNUD).Ce rapport a été élaboré par une équipe techniqueconjointement menée par Bartholomew Armah,Chef de la section OMD/PMA de la Division dudéveloppement économique et du NEPAD (CEA),Dossina Yeo, Chef par intérim de la Division statis-tique du Département des affaires économiques(CUA), Beejaye Kokil, Chef de la Division des sta-tistiques économiques et sociales (BAD) et AyodeleOdusola, Conseiller en OMD auprès du Groupeconsultatif stratégique du Bureau régional pourl’Afrique (BRA/PNUD).L’équipe comptait au nombre de ses membresAdrian Gauci (CEA), Ndinaye Sekwi Charumbira(CUA), Selamawit Mussie (CUA), Maurice Mubila(BAD), Chrystelle Tsafack Temah (CEA), JulianneDeitch (CEA), Adwoa Atta-krah (CEA), Janet Bya-ruhanga (CUA), Osten Chulu (PNUD), BabatundeOmilola (PNUD), Domingos Mazivila (PNUD) etEunice Kamwendo (PNUD). Margaret Wanjiku(Centre OMD Nairobi) a fourni des éléments d’in-formation sur les perspectives concernant le projetVillages du Millénaire.Les travaux ont été entrepris sous la supervisioncommune d’Emmanuel Nnadozie, Directeur dela Division du développement économique et duNEPAD (CEA), de René N’Guettia Kouassi, Directeurdu Département des affaires économiques (CUA),de Charles Leyeka Lufumpa, Directeur des statis-tiques (BAD) et de Pedro Conceição, Économisteprincipal et Chef du Groupe consultatif stratégique(BRA/PNUD).Le rapport a été préparé sous la direction généralede : Abdalla Hamdok, Secrétaire exécutif adjointde la CEA ; Maxwell Mkwezalamba, Commissaireaux affaires économiques, CUA ; Mthuli Ncube,Économiste principal et Vice-président de la BAD ;et Tegegnework Gettu, Sous-secrétaire général del’ONU et Directeur du BRA/PNUD. Il a bénéficiédes orientations stratégiques générales définiesrespectivement par Jean Ping, Président de laCUA, Abdoulie Janneh, Sous-secrétaire généraldes Nations Unies et Secrétaire exécutif de laCEA, Donald Kaberuka, Président du Groupe dela Banque africaine de développement, et HelenClark, Administrateur du PNUD et Présidente duGroupe des Nations Unies pour le développement.De nombreuses personnes extérieures à l’équipetechnique ont apporté leurs contributions à cettepublication, notamment Raj Mitra et Oumar Sarrde la CEA, Eugene Owusu, Coordonnateur ré-sident des Nations Unies et Représentant résidentdu PNUD en Éthiopie ainsi que Samuel Bwalya etHailé Girma du PNUD.Le texte a été amélioré par les apports d’ungrand nombre de relecteurs attentifs qui se sontpenchés sur les différentes composantes de l’ou-vrage : Charles Abugre (Campagne du Millénaire,PNUD) : Objectif 1, projet Villages du Millénaire et
  16. 16. Évaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012xviprogramme de développement pour l’après 2015 ;Patience Awopegba (UNESCO) : Objectif 2 ; OstenChulu (PNUD) : Objectifs 2 et 8 ; Tikikel TadeleAlemu (ONU Femmes) : Objectif 3 ; Janet Byaru-hanga (CUA) : Objectif 4 ; Mabvuto Kango (CUA)et Shewaye Lulu (FNUAP) : Objectif 5 ; Edoh Sou-mbey-Alley (OMS) et Marie-Goretti (CUA) : Objectif6 ; Olushola Olayide (CUA) : Objectif 7 ; et HilaryNwokeabia (CNUCED) : Objectif 8.D’autres commentateurs ont également fourni dessuggestions avisées : Délégation de l’Union euro-péenne auprès de l’Union africaine : Pierre-Chris-tophe Chatzisavas ; CUA : Almami Dampha,Marie-Gareth Harakege ; PNUD : Yechi Bekele,Lamine Bal ainsi que les chefs d’équipe chargédes domaines de pratique concernés au Centrede services régional, à Johannesbourg ; UNESCO :Giuseppe Saracino, Myriam Kusayanagi ; UNICEF :Anthony Mwangi.L’équipe a entrepris de vastes consultations pourla mise en œuvre des différentes étapes de ré-alisation du rapport, depuis la rédaction de lanote conceptuelle initiale jusqu’à la propositionde l’avant-projet définitif. Parmi celles-ci figurela Réunion du Groupe d’experts africains sur lavalidation des Objectifs du Millénaire sur le dé-veloppement, qui s’est tenue à Addis-Abeba, enÉthiopie, les 7 et 8 mars 2012. Les pays participantsà cet événement ainsi que leurs représentantsrespectifs sont comme suit : Afrique du Sud :Christopher Mulaudzi, Hugo Basson, Rina-LouisePretorius, Thabo Motsepe ; Algérie : S.E. l’Ambas-sadeur Rachid Benlounes, Saïd Moussi ; Ango-la : Constancia Olim, Jose Paulo Pérès, MarcelinoPinto, Andre Ventura ; Bénin : Romain SamuelAkpo ; Botswana : Lesego Tebatso Chalashika ;Burkina Faso : Kassoum Bikienga, Toussaint Taro ;Burundi : Juvénal Bumviye ; Cameroun : SévérinTchomthe ; Comores : Alfeine Siti Soifiat ; Côted’Ivoire : Miano Émile Allade ; Égypte : MohamedAbdullah, Omar Abou Eich, Ahmed Fahmy Sha-hin ; Érythrée : Biniam Berhe ; Éthiopie : BimerewAlemu Dessie, Daniel Ti ; Gabon : Joseph PaulIbouili Maganga ; Ghana : Kwaku Adjei-Fosu ;Guinée : Saikou Ahmed Tidiane Balde ; Kenya :Benson Kimani, Agieno Mfray Odongo ; Lesotho :Mothoweso Liengoane Lefosa ; Libéria : Saye DahnBaawo ; Malawi : Charlotte Chinyama ; Maurice :Mohammed Afzal Khan Yearoo ; Mauritanie :Mohamed Abderrahmane Moine Teyeb ; Mo-zambique : Alfredo Mutombene ; Niger : MoussaAda ; Nigéria : Christopher Otabor ; Républiquearabe sahraouie démocratique : Mohamed FadalSalama Djidun ; République démocratique duCongo : Godefroid Sinzidi Kabuki ; République duCongo : Edoh Soumbey-Alley, Théophile SéraphinBassissila ; République centrafricaine : Ghislain YvonIyo ; Sénégal : Nalar Konady, Serge Manel, AlayaOuarme ; Seychelles : Rebecca Loustau-Lalanne ;Sierra Leone : Eugene Sawyer ; Somalie : JibrilMohammed Osman ; Soudan : Somaia Omer ;Soudan du Sud : Moses Mabior Deu ; Swaziland :David Kunene ; Tchad : Ahmat El-Hadj Hamida ;Tunisie : Mohamed Bougamra ; Zambie : JosephineMwenda ; Zimbabwe : Hazel Chigwedere.Une version abrégée de ce rapport a été sou-mise au Comité d’experts de la cinquième réunionannuelle conjointe de la Conférence des ministresde l‘Économie et des Finances de l’Union africaineet de la Conférence des ministres africains desFinances, de la Planification et du Développementéconomique de la Commission économique pourl‘Afrique, qui s’est réunie du 22 au 25 mars 2012à Addis-Abeba, en Éthiopie. La présente versiondéfinitive a été enrichie de leurs observations.
  17. 17. Évaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012 xviiTeshome Yohannes, Charles Ndungu, MenkirGirma et Ferdos Issa de la Section des Publica-tions et de la gestion des conférences de la CEA,dirigée par Étienne Kabou, ont géré la concep-tion et l’impression du présent rapport. La ver-sion définitive du rapport a été éditée par BruceRoss-Larson et Jack Harlow de CommunicationsDevelopment Incorporated. Elle a été traduite enfrançais par Prime Productions, et relue et éditéepar Adla Kosseim. Le Service de l’information et dela communication de la CEA, dirigé par AdeyinkaAdeyemi, avec l’aide de Mercy Wambui et AloysiusFomenky, a apporté une assistance précieuse pourla promotion et la diffusion du rapport auprèsdes médias.
  18. 18. Évaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012xviiiNote au sujet des donnéesL’édition 2012del’ÉvaluationdesprogrèsaccomplisenAfrique dans la réalisation des objectifs du Millénairepour le développement repose sur les données misesà jour et harmonisées les plus récentes de la Divisionde statistique des Nations Unies (DSNU), l’organeofficiel qui centralise les données d’évaluation desprogrès accomplis pour réaliser les objectifs du mil-lénaire pour le développement (OMD). Le rapporta aussi puisé dans les données des institutions desNations Unies, de la Banque mondiale et des bases dedonnées statistiques de l’Organisation de coopérationet de développement économiques (OCDE). La raisonprincipale de l’utilisation de ces sources internationalestient au fait que celles-ci recueillent et fournissent desdonnées précises et comparables sur les indicateursdes OMD en Afrique. L’irrégularité des enquêtes etdes recensements, ainsi que les différences en termesde groupes d’âge, de définitions et de méthodesde production d‘indicateurs expliquent parfois ledécalage entre la date de collecte des données etl’année faisant l’objet du rapport.Les institutions des Nations Unies compilent régu-lièrement des données issues de différents pays àl’aide de questionnaires standardisés et d’autres mé-canismes convenus avec les pays. Les questionnairessoumis sont alors validés au cours d’un processusd’examen par les pairs fondé sur les méthodes decollecte et de traitement des données. Les institutionsfournissent des estimations, se chargent de comblertoutes lacunes au niveau des données en estimantles valeurs manquantes et en procédant à des ajus-tements (si nécessaire) afin d’assurer la comparabilitédes données entre pays. L’OCDE recueille égalementdes données dans le but spécifique de suivre les fluxd’aide, en se basant sur une méthodologie standardet des définitions convenues susceptibles de générerdes données comparables entre donateurs et béné-ficiaires. Les institutions des Nations Unies et l’OCDEfournissent également des sources de données com-parables et harmonisées aux fins de l’établissementde rapports sur les OMD à l’échelon du continent.Cependant, certaines données nationales concernantdes OMD spécifiques ont été exploitées au titre duprésent rapport.Au cours des dernières années, les pays africainsont résolument entrepris, avec le soutien d’orga-nisations internationales, de récolter des donnéesen vue d’assurer le suivi de leurs progrès dans laréalisation des OMD. La CUA, la CEA et la BAD sesont engagées dans l’élaboration de programmesvisant spécifiquement à répondre à ces impératifsafin d’améliorer les capacités statistiques des paysd’Afrique. Ces programmes couvrent le Symposiumafricain sur le développement de la statistique, uninstrument juridique qui sert de plaidoyer pour ledéveloppement des recensements en Afrique; laCharte africaine de la statistique, qui constitue uncadre pour la coordination des activités statistiquessur le continent ; la Stratégie pour l’harmonisation desstatistiques en Afrique, qui fournit des orientationspour l’harmonisation de statistiques ; et une nouvelleinitiative pour l’enregistrement des faits d’état civilet des statistiques d’état civil. Depuis 2009, les troisinstitutions panafricaines précitées ont égalementétabli un mécanisme conjoint pour la collecte et lavalidation des données à l’échelle du continent, quia donné lieu à la production de l’Annuaire statistiquepour l’Afrique. Ces initiatives devraient améliorer ladisponibilité des données permettant d’assurer lesuivi des avancées accomplies dans la réalisation desOMD en Afrique.
  19. 19. Évaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012 xixListe des abréviations, sigles etacronymesAfT Aide pour le commerceAPD Aide publique au développementBAD Banque africaine de développementBRA/PNUD Bureau régional pour l’Afrique duProgramme des Nations Unies pourle développementCAD Comité d’assistance au développe-mentCEA Commission économique pourl’AfriqueCNUCED Conférence des Nations Unies sur lecommerce et le développementCO2 Dioxyde de carboneCUA Commission de l’Union africaineDDEN Division du développement écono-mique et du NEPADDSNU Division statistique des Nations UniesFNUAP Fonds des Nations Unies pour la po-pulationHCFC HydrochlorofluorocarboneIFPRI Institut international de recherche surles politiques alimentairesMII Moustiquaire imprégnée d’insecticideNEPAD Nouveau partenariat pour le déve-loppement de l’AfriqueNORAD Agence norvégienne de coopérationet de développementOCDE Organisation de coopération et dedéveloppement économiquesOIT Organisation internationale du travailOMD Objectif du Millénaire pour le déve-loppementOMS Organisation mondiale de la santéONU Organisation des Nations UniesONUSIDA Programme commun des NationsUnies sur le VIH/sidaPEPFAR Plan d’urgence du Président des États-Unis pour la lutte contre le sidaPIB Produit intérieur brutPMA Pays les moins avancésPNUD Programme des Nations Unies pourle développementPPA Parité du pouvoir d’achatPPTE Pays pauvres très endettésRCA République centrafricaineRDC République démocratique du CongoRNB Revenu national brutSAO Substances appauvrissant la couched’ozoneSIDA Syndrome d’immunodéficience ac-quiseTAR Thérapie antirétroviraleTB TuberculoseTIC Technologie de l’information et descommunicationsTMM Taux de mortalité maternelleTPC Taux de prévalence contraceptiveUA Union africaineUE Union européenneUNESCO Organisation des Nations Unies pourl’éducation, la science et la cultureUNGEI Initiative des Nations Unies en faveurde l’éducation des fillesUNICEF Fonds des Nations Unies pour l’en-fance
  20. 20. Évaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012xxUSAID Agence des États-Unis pour le déve-loppement internationalVIH Virus d’immunodéficience humaineWDI Indicateurs du développement dansle mondeLa mention de « dollar » renvoie au dollar USDdes États-Unis, sauf indication contraire.
  21. 21. Évaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012 xxiSection I : Vue d’ensembleÀ l‘approche de 2015, l’année butoir pour la ré-alisation des objectifs du millénaire pour le déve-loppement (OMD), désormais distante de moinsde trois ans, les praticiens du développement,et notamment les institutions des Nations Unies(ONU), ont engagé des consultations pour défi-nir les contours d’un agenda de développementau-delà de 2015.En collaboration avec la Commission de l’Unionafricaine (CUA) et le Bureau régional pour l’Afriquedu Programme des Nations Unies pour le déve-loppement (BRA/PNUD), la Commission écono-mique pour l’Afrique (CEA) a organisé un atelierrégional à Accra, au Ghana, en novembre 2011,en vue d’entamer un dialogue entre les respon-sables politiques des pays concernés pour définirla position de l’Afrique sur le programme post de2015. Par ailleurs, les cinq Commissions régionalesdes Nations Unies ont entrepris la rédaction d’unrapport sur le programme de développement del’après 2015 intitulé Beyond 2015: A Future UNDevelopment Agenda (Programme de développe-ment des Nations Unies au-delà de 2015). Ce do-cument devrait comporter les principaux élémentsd‘un programme mondial pour le développementenvisagé selon une perspective régionale.Dans le même temps, le Département des Af-faires économiques et sociales des Nations Uniess’est associé au PNUD pour initier conjointementdes consultations à l’échelle de l‘ensemble dusystème des Nations Unies sur la définition d’unprogramme de développement pour l’après 2015,avec l’appui de toutes les institutions de l’ONU etde concert avec les parties prenantes concernées.Par ailleurs, des consultations sur cette questionont été menées par le PNUD et l’Overseas Deve-lopment Institute (ODI) du Royaume-Uni au Caire,en octobre 2011.Compte tenu de l’importance de l’agenda post-2015, particulièrement pour l’Afrique, la présenteédition de l’Évaluation des progrès accomplis enAfrique dans la réalisation des objectifs du Millénairepour le développement accorde une place de choixà l‘examen des perspectives liées à ce programmed’action. Le rapport synthétise les conclusions desconsultations conduites à l‘échelle de la région sousles auspices de la CEA, de la CUA et du BRA/PNUDdans une démarche visant à définir une positionafricaine commune sur l’agenda de développementenvisagé pour l’après de 2015. Le consensus qui sedégage est en faveur de l’option «OMD-Plus, et iltient compte tant des facteurs que des résultatsdu développement. Les premiers comprennent leséléments qui facilitent le développement, commepar exemple les capacités institutionnelles, alorsque les seconds incluent les priorités telles que laréduction de la pauvreté et l’amélioration de la santé.Cependant, tout débat substantiel sur les prioritésde l’Afrique au-delà de 2015 doit être obligatoi-rement fondé sur les expériences et les leçonsapprises au niveau des différents pays africains enrelation avec la réalisation des OMD. L’examen deséditions précédentes du rapport laisse à penserque la qualité des services sociaux, les inégalités, lechômage (notamment celui des jeunes), la vulnéra-bilité face aux chocs, la pérennité des performances
  22. 22. Vue d’ensembleÉvaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012xxiiéconomiques, sociales et environnementales etla croissance inclusive comptent au nombre desproblèmes récurrents de l’Afrique, et doivent, parconséquent, alimenter l’agenda de développementpour l’après 2015.La qualité des services publics fournis demeureun sujet de préoccupation majeur, en dépit desbons résultats enregistrés au titre des indicateurssociaux, notamment en ce qui concerne le tauxde scolarisation dans l’enseignement primaire.En effet, les faibles taux d’achèvement des cyclesd’études, le manque d’enseignants qualifiés, demédecins et de personnel compétent pour assurerles accouchements, ainsi que l’insuffisance desinfrastructures scolaire et sanitaire sont autantd’exemples de la qualité médiocre des presta-tions offertes. Il importe donc aux responsablespolitiques africains de veiller à ce que les servicessociaux bénéficient de normes minima de qualité.Le Rapport OMD a plusieurs fois montré, dansses différentes éditions annuelles, que les perfor-mances globales de l’Afrique en matière d’OMDmasquaient de fortes inégalités dans l’accès auxservices sociaux, fondées sur le revenu, le genreou le milieu de résidence. Si elles ne sont pas cor-rigées, de telles tendances risquent de conduireà des tensions sociales et de compromettre lesgains obtenus au titre des OMD. De ce fait, il estimpératif que les décideurs conçoivent des poli-tiques susceptibles de réduire les inégalités, depromouvoir la cohésion sociale et d’appuyer lesprogrès soutenus de l’Afrique dans la réalisationdes OMD.Le rapport 2012 souligne également la faibleincidence de la récente reprise économique del‘Afrique sur la création d’emplois et la réductionde la pauvreté. Concourant à cet état de choses,la forte dépendance de plusieurs pays africains àl’égard de leurs exportations de matières premièreset de leurs industries extractives à forte intensitéde capital empêche toute répercussion des retom-bées de cette activité sur les autres secteurs del’économie. Tous ces facteurs sont responsables del’enclavement structurel de ces pays, et réduisentà néant leur capacité à traduire leur croissanceéconomique en termes de création massive d’em-plois et de réduction significative de la pauvreté.Les efforts déployés à l’échelle du continent envue d‘atteindre les OMD se caractérisent par desvariations importantes et persistantes en termes deperformances, au niveau des juridictions sous-ré-gionales, nationales et infranationales. Au plansous-régional, l’Afrique du Nord continue à enre-gistrer les meilleurs résultats en ce qui concerne laplupart des OMD. Elle serait donc en mesure departager son expérience avec d’autres sous-régions(en tenant évidemment compte des différences decontexte). À l‘échelon des pays, les variations deperformances dénotent souvent des différencesdans les conditions initiales. En revanche, les dif-férences infranationales sont généralement le faitde disparités liées à la dimension de genre et demilieu de résidence.La décennie écoulée a dévoilé l’ampleur de la vul-nérabilité des pays aux chocs socio-économiqueset climatiques, survenus lors de différents événe-ments: crise financière mondiale, flambée des prixalimentaires, intensification et fréquence accruedes aléas naturels et conflits récurrents. L’agendade développement pour l’après 2015 devra obli-gatoirement rendre l’Afrique plus résiliente à detelles situations en s’attelant aux vulnérabilités quiy sont associées. L’activité économique doit s’ac-compagner de mesures favorables à l’adaptationet l’atténuation liées au changement climatique et
  23. 23. Vue d’ensembleÉvaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012 xxiiid’un pilotage du développement sur la voie d’unecroissance faiblement émettrice de carbone.Ces grandes orientations sont reprises dans l’édi-tion 2012 du rapport sur l‘Évaluation des progrèsaccomplis en Afrique dans la réalisation desobjectifs du Millénaire pour le développement,qui offre une perspective générale des prioritésdu continent en matière de développement pourl’après 2015. Ces directives sont récapitulées ci-après dans le tableau 1.Tableau 1 Évaluation sommaire des performances liées à la réalisation des OMDen Afrique, 2012Objectifs et cibles(extraits de la Déclaration duMillénaire)État RemarquesObjectif 1 : Éliminer l’extrêmepauvreté et la faimEn retard• Baisse de 56,5% à 47,5%, entre 1990 et 2009,de la pauvreté à $1,25 par jour en Afrique (horsAfrique du Nord)Objectif 2 : Assurer l’éducationprimaire pour tousEn bonne voie: tauxnet de scolarisation• Taux net de scolarisation dépassant 80%• Des problèmes de qualité subsistent• La plupart des pays ne devraient pas atteindre lacible d’achèvementObjectif 3 : Promouvoir l’égalitédes sexes et et l’autonomisationdes femmesEn bonne voie• Des progrès satisfaisants dans l’enseignementprimaire mais peu de parité dans l’enseignementsecondaire et tertiaire• Forte représentation des femmes au parlementObjectif 4 : Réduire la mortalitédes enfantsEn retard • En baisse, mais lentementObjectif 5 : Améliorer la santématernelleEn retard • En baisse, mais lentementObjectif 6 : Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autresmaladiesEn bonne voie• Baisse de la prévalence du VIH/sida, surtout enAfrique australe, grâce à des changements decomportement et à l’accès aux médicaments an-tirétrovirauxObjectif 7 : Assurer un environ-nement durableEn bonne voie : ap-provisionnement eneau amélioré• Peu de pays ont des plans de reboisement• Émissions minimales pour la plupart des pays, etpeu d’augmentation• La plupart des pays ont réduit leur consommationde substances appauvrissant la couche d’ozonede plus de 50%Source : calculs effectués à partir des données de la DSNU, consultées en décembre 2011.
  24. 24. Vue d’ensembleÉvaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012xxivPerformances récentes de l’Afrique dansle domaine des OMDLes avancées de l’Afrique dans la réalisation desOMD s’accélèrent. Le continent continue de pro-gresser régulièrement vers la plupart des objectifsfixés. Et bien qu’il n’atteindra probablement pastoutes les cibles d’ici 2015, le rythme des progrèsenregistrés au titre de différents indicateurs (tauxde scolarisation dans les écoles primaires, paritéentre filles et garçons dans l’enseignement primaire,proportion de sièges parlementaires occupés pardes femmes, prévalence du VIH/sida et pourcen-tage des femmes salariées dans le secteur nonagricole) est en hausse (tableau 1). De fait, danscertains cas, l’Afrique a dépassé des régions commel’Asie du Sud-Est, l’Amérique latine et les Caraïbesou l’Asie de l’Ouest. Cette évolution est remar-quable et mérite d’être saluée, mais le continentdevrait résister aux velléités d’autosatisfaction et segarder de faire preuve de complaisance à cet égard.La pauvreté ne baisse que lentement et lesopportunités de trouver un travail décent sontraresLe taux de pauvreté et le nombre absolu despauvres en Afrique ont diminué entre 1990 et2008. Hors Afrique du Nord, le taux de pauvretéen Afrique est tombé de 56,5 pour cent à 47,5 pourcent, à la faveur de la croissance économique dela décennie écoulée et de la diminution de la pro-portion des travailleurs vivant en dessous du seuilde pauvreté (1,25 dollar USD par jour). Toutefois,les emplois décents sont rares en Afrique et laplupart des opportunités de travail se trouventdans le secteur informel, qui se caractérise gé-néralement par de maigres salaires, une faibleproductivité et de piètres conditions de travail.L’emploi vulnérable représente 70 pour cent dedes augmentations d’emploi, et les femmes y sontlargement surreprésentées.La hausse des prix des denrées alimentairescontrarie les efforts visant à réduire lamalnutritionLa proportion des enfants de moins de 5 ansqui sont insuffisamment nourris en Afrique (horsAfrique du Nord) n’a reculé que marginalemententre 1990 et 2009, malgré la réduction du taux dela pauvreté intervenue durant cette période. Cettebaisse modérée est notamment imputable à l’es-calade continue des prix des denrées alimentaires,qui a inévitablement entraîné des conséquencesnégatives, surtout au niveau des budgets allouésaux produits alimentaires des groupes à faiblerevenu, touchant principalement les filles et lespopulations rurales.Le nombre d’écoliers a augmenté dansl’enseignement primaire, mais il faut déployerdavantage d‘efforts pour les empêcherd’abandonner l’écoleLe taux net de scolarisation primaire dans la plupartdes pays africains a enregistré une augmentationremarquable, dépassant 90 pour cent dans bonnombre d’entre eux. Cependant les taux d’achève-ment n’ont guère progressé et stagnent à 33 pourcent dans certains pays. Comme on pouvait leprévoir, les taux d’abandon scolaire sont plus élevéschez les filles que chez les garçons. L’absentéismedes enseignants, l’âge tardif de l‘entrée des en-fants dans le cycle de l’enseignement primaire, lemauvais état de santé et de nutrition des écoliers,les contraintes financières, la distance pour gagnerl’école et la détérioration des infrastructures sco-laires comptent parmi les facteurs responsables dela dégradation de la qualité de l’enseignement etla diminution des taux d’achèvement.
  25. 25. Vue d’ensembleÉvaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012 xxvLa parité des genres et l’autonomisation desfemmes : un verre à moitié pleinLes pays africains ont nettement progressé dansla promotion de la parité des genres au sein del’enseignement primaire, mais pas suffisammentau niveau de l’enseignement secondaire et tertiaireoù les filles n’ont pas encore la possibilité de déve-lopper pleinement leurs capacités intellectuelles.Bien que la parité entre les genres soit observée auniveau des emplois rémunérés non agricoles dansle secteur des services (où les femmes sont plusnombreuses que les hommes), c’est l’inverse quiest constaté dans les emplois industriels mieux ré-munérés, qui présentent des disparités importantesentre les hommes et les femmes, d’autant que lessalaires varient selon les secteurs, les compétenceset les occupations. Sur le plan politique, l’Afriquedoit dépasser le simple stade d’encourager laparticipation des femmes au parlement en leuroffrant l’opportunité de contribuer plus activementau débat sur le développement et ses résultats.Les indicateurs de santé sont à la traîneLes performances relatives aux indicateurs de san-té, en particulier les taux de mortalité infantile,maternelle et celle des enfants de moins de 5 anssont en progression, mais pas à un rythme qui per-mettrait d’atteindre les objectifs fixés. En revanche,la couverture d’immunisation contre la rougeoles’est étendue rapidement et il ne reste plus quedeux pays où celle-ci est inférieure à 50 pour cent.L’accès aux contraceptifs a réduit le taux demortalité maternelleLes avancées sur ce plan proviennent en grandepartie d’une diminution de la fécondité à la faveurd’un accès accru aux contraceptifs. Pourtant, prèsd’une africaine sur quatre souhaitant espacer oudifférer son prochain accouchement n’accède pascomme elle le souhaiterait à des contraceptifs, n’apas la faculté de les utiliser, ou ne reçoit pas le typede contraceptif dont elle a besoin.Des coupes budgétaires menacent les progrèssur le front du VIH/sidaIl semble que l’Afrique ait commencé à gagner sabataille contre le VIH/sida. Ceci est confirmé parune baisse de la prévalence (notamment parmiles femmes), une chute nette du taux d’incidencerégional, c’est-à-dire du nombre de nouvellesinfections à l’échelon de la région, ainsi qu’uneréduction du nombre de décès liés au sida et unebaisse de la transmission mère-enfant du VIH/sida.Les changements de comportement et l’accèsaccru aux thérapies antirétrovirales (TAR) ont per-mis d’inverser l’évolution du VIH/sida en Afrique.Maintenir l‘accès aux thérapies antirétrovirales(TAR) pourrait toutefois causer des problèmespour les pays les plus touchés par cette maladieen raison de l’incertitude des financements futursde la lutte contre le VIH/sida. En effet, l’annulationannoncée du onzième cycle de financement duFonds mondial pour lutter contre le VIH/sida, lepaludisme et la tuberculose (le Fonds mondial)pourrait amener d’autres fonds de financementvertical à réduire leurs contributions1, ce qui risquede réduire à néant les avancées enregistrées autitre de l’Objectif 6.La mortalité due au paludisme est en baissemais l’accès aux médicaments efficaces estlimitéLes taux de mortalité liés au paludisme en Afriqueont baissé de plus d’un tiers depuis 2000 grâce àdes mesures accrues de prévention et de contrôle.1  Programmes ciblant les ressources affectées à des pro-blèmes de santé spécifiques.
  26. 26. Vue d’ensembleÉvaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012xxviCependant les régimes de traitement les plus effi-caces, à savoir, les polythérapies à base d’artémisi-nine, ne représentent toujours qu’une fraction destraitements antipaludiques administrés.Les défis environnementaux restent nombreuxLes insuffisances en matière d’assainissement, l’ac-cès limité à des sources d’eau potable amélioréeset la diminution du couvert forestier comptentparmi les défis environnementaux les plus pres-sants du continent, que le changement climatiquerisque d’exacerber. Mais sur un plan plus positif,les émissions de dioxyde de carbone (CO2) se sontstabilisées dans la plupart des pays africains, dontla plupart ont par ailleurs diminué leur consom-mation de substances appauvrissant la couched’ozone (SAO). En outre, vingt-sept pays ont signaléune augmentation de la proportion de leurs airesterrestres et marines protégées.L’aide publique au développement estimportante, mais il est crucial de diversifier lessources d’assistanceL’aide publique au développement (APD) joue unrôle important dans le développement de l’Afrique,mais les responsables politiques du continent sontvivement encouragés à diversifier les sources definancement du développement afin d’optimiserle volume de leurs ressources et de minimiser leurexposition aux chocs de financement extérieur.En outre, la promotion de l’accès des produitsafricains aux marchés mondiaux devrait offrirdes perspectives de croissance permettant auxpays concernés de moins dépendre de l’aide. Leséchanges commerciaux joueront un rôle vital dansle développement de l’Afrique, et l’essor continudes engagements au titre de l’Aide pour le com-merce (AfT), qui augmente à un rythme plus rapideque l’APD, mérite d’être salué. Il reste toutefoisque la concentration de l‘Aide pour le commercesur un petit nombre de pays est préoccupante etdoit être corrigée sans retard.Façonner le programme d’action de l’après 2015L’accélération des progrès en vue de la réalisationdes OMD nécessite une approche intégrée tenantcompte des liens qui existent entre les objectifs etles indicateurs. Mais il ne suffit pas simplementd’atteindre les OMD. En effet, les progrès doiventêtre maintenus au-delà de ce stade, afin qu’ilspuissent changer la vie des citoyens ordinaires. Àcette fin, les décideurs devront garantir un accèségal aux services sociaux de base, sans aucunetransigeance sur leur qualité. La pérennité de laréalisation des OMD dépendra aussi de la capacitédes pays africains à continuer d’assurer des servicescritiques, tels que la distribution de TAR et autresmédicaments essentiels, même sans le concoursde fonds verticaux. En fin de compte, il appartientaux pays africains de transformer leur économiepar des moyens leur permettant non seulementde soutenir une croissance rapide et inclusive,mais également de dégager suffisamment deressources internes pour compenser les manquesde financement extérieur.
  27. 27. Évaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012 1Section II : Suivi des progrèsObjectif 1 : Éliminer l’extrêmepauvreté et la faimBien que l’Afrique ait connu une croissance écono-mique rapide au cours des dix dernières années,celle-ci ne s’est pas traduite par des réductionssignificatives des niveaux de la pauvreté et de lafaim et n’a pas généré des emplois en masse.Le faible rythme de réduction de la pauvreté estassocié à une croissance économique insuffisanteet irrégulière, à une forte croissance démogra-phique, à une faible élasticité de la pauvreté parrapport à la croissance2et à des inégalités surle plan du genre et du milieu de résidence quirestent constamment élevées. En effet, la faim surle continent frappe les femmes et les populationsrurales de façon disproportionnée.Réduire la pauvreté n’est pas une fin en soi, car ils’agit aussi d’un moyen d’accélérer les progrès versla réalisation des autres OMD. Le fait de releverle pouvoir d’achat des habitants (en particulierdes femmes), par exemple, exerce fréquemmentdes effets positifs sur les décisions prises par lesfamilles en matière de santé et d’éducation. Eneffet, lorsqu’on vit au-dessus du seuil de pauvreté2  L’élasticité de la pauvreté par rapport à la croissance me-sure la réduction de la pauvreté associée à une augmentationunitaire de la croissance. Plus l’élasticité de la pauvreté parrapport à la croissance est forte, plus les effets de la crois-sance sur la réduction de la pauvreté sont prononcés.et que l’on bénéficie d’un emploi stable, on estmieux à même d’éduquer ses enfants, d‘accéder àdes services médicaux essentiels et de prendre desdécisions avisées touchant à la vie et aux moyensde subsistance, pour soi comme pour ses enfants(encadré 1.1). Les progrès portant sur cet indicateuront des effets de cascade donnant lieu à un cerclevertueux entre l’Objectif 1 et les autres OMD3.Cible 1A : Réduire de moitié, entre 1990et 2015, la proportion de la populationdont le revenu est inférieur à 1,25dollar USD par jourIndicateur 1.1 : Proportion de la populationdisposant de moins de 1,25 dollar USD par jour(en PPA4)La pauvreté diminue lentement en Afrique etil est peu probable que la cible sur ce plansoit atteinte à la date butoirSelon les estimations de la Banque mondiale en2008, le monde en développement devait se situerà un niveau très proche de la réalisation de l’objectifmondial de réduction de moitié de la pauvreté3  Comme on le verra tout au long de ce rapport, les résultatsd’un OMD ont souvent une incidence sur ceux d’autres OMD.4  Parité du pouvoir d’achat.
  28. 28. Évaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 20122Objectif 1 : Éliminer l’extrême pauvreté et la faimd‘ici 2015. Malgré les effets délétères de la triplecrise financière, pétrolière et alimentaire, la parttotale des populations du monde en développe-ment disposant de moins de 1,25 dollar USD parjour en 2008 était de 22 pour cent, c’est-à-dire àseulement 0,4 points de pourcentage au-dessusde l’objectif de 21,6 pour cent fixé pour 2015.Cela signifie que 1,29 milliard d’êtres humainssubsistaient avec moins de 1,25 dollar USD parjour en 2008, contre 1,91 milliard en 1990. C’est lapremière fois depuis 1981 que le taux de pauvretéet le nombre des pauvres ont fléchi simultané-ment dans l’ensemble des six régions du mondeen développement. Ce succès peut être attribuéaux progrès remarquables qui ont été accomplisdans des pays à forte population tels que la Chine,l’Indonésie et le Brésil5.À l‘instar des autres régions, l’Afrique a égale-ment enregistré une baisse du taux de pauvretéainsi qu’une diminution du nombre absolu de5  Ces pays ont tous atteint l’objectif 2015 en 2008 : laChine (de 60,2 pour cent en 1990 à 13,1 pour cent en 2008),l’Indonésie (de 54,3 pour cent en 1990 à 22,6 pour cent en2008) et le Brésil (de 13,7 pour cent en 1990 à 6,0 pour centen 2008). Calculs effectués à partir des données de la Banquemondiale (2012), mises à jour en février 2012, disponibles sur :http://data.worldbank.org/indicator/SI.POV.DDAY?page=4.ses habitants pauvres. Cependant, le rythme derecul du taux de la pauvreté reste trop lent pourlui permettre d’atteindre l’objectif fixé d’ici 2015.Par exemple, la proportion de la population dontle revenu est inférieur à 1,25 dollar USD par jouren Afrique (hors Afrique du Nord) a régressé mar-ginalement de 56,5 pour cent en 1990 à 52,3 pourcent en 2005, puis à 47,5 pour cent en 2008. L’Asiede l’Est et le Pacifique ainsi que le Moyen-Orientet l’Afrique du Nord sont les seules régions à avoirréalisé l’objectif (figure 1.1).L’Afrique (hors Afrique du Nord) est la région où lesprogrès ont été les moins satisfaisants en matièrede réduction de la pauvreté, avec un écart d’en-viron 41 pour cent par rapport à la cible de 2015,contre un écart de 25 pour cent pour l’Asie duSud et de 6,1 pour cent pour l’Amérique latine. Entermes de moyenne annuelle, la pauvreté n’a baisséque de 0,5 pour cent en Afrique (hors Afrique duNord) de 1990 à 2008, alors qu’elle a diminué de2,3 pour cent par année en Asie de l’Est et dansle Pacifique, et d’environ 1,0 pour cent en Asiedu Sud. La disparité des performances régionalesrelatives à cet indicateur peut s’expliquer par desdifférences d’élasticité de la pauvreté par rapportEncadré 1.1 L’importance d’une bonne alimentation dans la petite enfanceLes enfants bien nourris possèdent des systèmes immunitaires efficaces qui réduisent les risques demort prématurée des suites d’une maladie transmissible. Les enfants insuffisamment nourris pendant les36 premiers mois de leur vie subissent souvent des dommages irréparables, affectant leur développementphysique et mental et les débilitant à vie. La malnutrition touche les facultés cognitives de l’enfant, sesperformances scolaires et même ses chances de réussite dans l‘existence.Lorsqu’un enfant malnutri parvient à l’âge adulte, il est fort probable qu’il engendre à son tour desenfants de poids insuffisant à la naissance.Source : Victora et al., 2008.
  29. 29. Objectif 1 : Éliminer l’extrême pauvreté et la faimÉvaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012 3à la croissance économique (voir le tableau 1.2ci-dessous et le commentaire qui l’accompagne).Contrairement à la tendance passée, marquée parune forte augmentation de la population vivantdans la pauvreté extrême (à moins de 1,25 dol-lar USD par jour) en Afrique (hors Afrique du Nord),qui était passée de 289 millions de personnes en1990 à 394 millions en 2005, la situation s’estinversée en 2008. La population vivant avec unrevenu inférieur à ce seuil a diminué de 9 millionsde personnes environ. Si l’on retient le seuil de1 dollar USD par jour, la diminution a été beaucoupplus conséquente, car près de 32 millions de per-sonnes ont pu s’affranchir de l’extrême pauvreté(figure 1.2). Cependant, quelque 3,2 millions depersonnes sont tombées en dessous du seuil de2,00 dollars USD par jour, ce qui indique l’existenced’une zone de vulnérabilité entre les seuils de 1,25dollar USD et 2,00 dollars USD par jour.Cette nouvelle dimension de la pauvreté touchede plein fouet la classe moyenne dont le rôleest critique pour la croissance de l’Afrique. Elleconfirme les observations de la BAD (2011) selonlesquelles, malgré l’essor de la classe moyenneafricaine depuis 30 ans, celle-ci comporte des seg-ments vulnérables. Par conséquent, il est primordialque les politiques publiques dans les différents paysafricains continuent de s’attacher à lutter contrel’insécurité à laquelle cette classe de la populationest confrontée.Figure 1.1 Proportion de la population disposant de moins d’1,25 dollar USD par jouren parité de pouvoir d’achat (PPA de 2005), 1990-20080102030405060701990 1993 1996 1999 2002 2005 2008Asie de lEst et PacifiqueAmérique latine et CaraïbesMoyen-Orient et Afrique du NordAfrique, hors Afrique du NordAsie du SudSource : calculs effectués à partir des données de la Banque mondiale, mises à jour en février 2012, disponibles sur : http://data.worldbank.org/indicator/SI.POV.DDAY?page=4.
  30. 30. Objectif 1 : Éliminer l’extrême pauvreté et la faimÉvaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 20124Le rythme actuel de la réduction de la pauvreté esttrop lent pour permettre au continent d’atteindrela cible fixée d’ici 2015, même s’il s’est accélérépar rapport aux tendances passées. Selon les pro-jections actuelles, l’extrême pauvreté en Afrique(hors Afrique du Nord) concernera 35,8 pour centde la population en 2015, contre un niveau projetéantérieur de 38 pour cent (ONU, 2011).Rares sont les données nationales récentes sur lapauvreté. Sur les 25 pays disposant de donnéesrécentes sur cet indicateur recueillies par les or-ganisations internationales, 20 enregistrent uneamélioration6. La Tunisie, l’Égypte, le Camerounet la Guinée ont atteint cet objectif alors que le6  Certains de ces pays viennent d’organiser des enquêtessur la pauvreté au niveau national et de produire de nouvellesestimations. Par exemple, l’enquête sur les ménages effectuéeau Rwanda en 2010-2011 indique que la prévalence de lapauvreté a reculé d’environ 12 pour cent entre 2005-2006 et2010-2011, soit de 56,7 pour cent à 44,9 pour cent.Sénégal, la Gambie, le Swaziland, l‘Ouganda et laMauritanie sont très proches d’une réduction demoitié de leurs taux respectifs d’extrême pauvreté,n’étant éloignés que de 5 pour cent de l’objectifde 2015 (figure 1.3). Le Ghana, l’Afrique du Sud,le Mali et le Niger sont à environ 10 pour cent dela réduction de moitié de leurs taux de pauvretérespectifs. Cinq pays (la Côte d’Ivoire, le Kenya,Madagascar, le Nigéria et le Maroc) ont régresséen rapport à cet indicateur.Les principaux facteurs de progrès constatés danscertains pays sont une réduction des inégalités, unebaisse de la fécondité, une progression des em-plois salariés, une production accrue de l’élevage(encadré 1.2) et un accès amélioré à la protectionsociale (encadré 1.3). La performance du Rwan-da, par exemple, a été rendue possible grâce à lacroissance économique de la décennie écoulée, quia résisté à la triple crise. Cette performance s’estmanifestée par une progression impressionnanteFigure 1.2 La population en Afrique (hors Afrique du Nord) sort de la pauvreté, maisles classes moyennes demeurent plus vulnérables que les autres, 1990-2008-5051015202530351,0 dollar par jour 1,25 dollar par jour 2,00 dollar par jourMillionsdepersonnesSource : calculs effectués à partir des données de la Banque mondiale, mises à jour en février 2012, disponibles sur . http://data.worldbank.org/indicator/SI.POV.DDAY?page=4.
  31. 31. Objectif 1 : Éliminer l’extrême pauvreté et la faimÉvaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012 5du revenu par habitant dans de nombreux pays.Par exemple, 24 pays sur 53 ont plus que doubléleur revenu par habitant de 1990 à 2010. La Gui-née équatoriale, l’Angola, le Nigéria, le Cap Vert,l’Égypte, l‘Afrique du Sud et Maurice7caracolent entête de ce classement. Ces pays (à l’exception duCap Vert) sont riches en ressources naturelles, ce7  Calculs effectués par les auteurs à partir des données dela Banque mondiale, mises à jour en avril 2011, disponibles surle site : http://data.worldbank.org/data-catalog/gender-sta-tistic.Figure 1.3 Variation de la proportion de la population disposant de moins de 1,25dollar USD par jour, diverses années, 1990-2010-100 -80 -60 -40 -20 0 20 40Tunisie (1990–05)Variation en pourcentageÉgypte (1991–08)Cameroun (1996–07)Guinée 1991–07)Sénégal (1991–05)Gambie (1998–03)Swaziland (1995–10)Ouganda (1992–09)Mauritanie (1993–08)Ghana (1992–06)Afrique du Sud (1993–09)Mali (1995–10)Niger (1992–08)Burkina Faso (1994–09)Éthiopie (1995–05)Mozambique (1996–08)Maroc (1991–07)Nigeria (1992–10)Madagascar (1993–10)Kenya (1992–05)Côte dIvoire (1993–08)Sources : calculs effectués à partir de la base de données de la Banque mondiale, mise à jour en février 2012, disponible sur :http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/SI.POV.DDAY et http://data.worldbank.org/data-catalog/gender-statistics.
  32. 32. Objectif 1 : Éliminer l’extrême pauvreté et la faimÉvaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 20126Encadré 1.2 Contribution de l’élevage à la réduction de la pauvreté rurale auBurkina FasoLe Burkina Faso a fait tomber son taux d’extrême pauvreté de 37,3 pour cent entre 1994 et 2009 en tirantparti de l’élevage, ce qui a contribué à l’amélioration de la sécurité alimentaire et au développementhumain en milieu rural. En 2007-2008, le revenu dégagé de l’élevage assurait 56 pour cent des besoinsalimentaires des ménages, 42 pour cent de leurs dépenses de santé et 16 pour cent des frais scolairesde leurs enfants. Les données provenant du gouvernement burkinabé et du PNUD (2011) font ressortirl’existence d’une forte corrélation inverse entre la pauvreté et les activités d’élevage en milieu rural.De plus, le secteur de l’élevage a contribué à accélérer la croissance économique et à stabiliser l‘économie.En 2009, il a représenté 18,8 pour cent du revenu national et 14,2 pour cent des exportations. La perfor-mance du secteur est toutefois freinée par différents goulots d’étranglement, dus principalement auxdifficultés d‘accéder aux ressources suivantes : capital et actifs pastoraux (financement, bétail, pâturageset autres infrastructures d’élevage) ; intrants y compris aliments et services vétérinaires pour bétail ; etservices appropriés de soutien et de conseil (tels que services de vulgarisation). De plus, le secteur del’élevage ne bénéficie pas de dotations budgétaires suffisantes et dépend trop des ressources étrangères.Le PNUD collabore de ce fait avec le gouvernement pour élaborer un cadre d’accélération des OMD surla sécurité alimentaire. Un plan d’action prioritaire en la matière a été arrêté, axé sur l’amélioration dela productivité du cheptel et la facilitation de l’accès aux produits d’élevage et de leur usage.Le gouvernement a également adopté un Plan d’action opérationnel au titre de la Politique nationalede développement de l‘élevage (2010-2015). Une analyse par simulation a montré que si l’on parvenaità alléger les goulots d’étranglement actuels, ce plan pourrait faire progresser la croissance économiqued’environ 1,0 pour cent par an et permettre une nette augmentation du revenu des ménages ruraux,contribuant ainsi à une réduction d‘au moins 25 pour cent de la prévalence de la pauvreté d’ici à 2015.Sources : ministère de l’Économie et des Finances et système des Nations Unies au Burkina Faso, 2010 ; Gouvernement duBurkina Faso et PNUD, 2011.qui montre que la plupart d’entre eux ont profitéde la forte hausse des matières premières au coursde la décennie écoulée (Banque mondiale, 2011a).La pauvreté en Afrique est concentrée dansles zones rurales et touche les hommes et lesfemmes de manière inégaleLa pauvreté en Afrique est spatiale, caractérisée parune prévalence supérieure de la pauvreté rurale.Dans l’ensemble des 37 pays qui ont fourni desdonnées sur cet indicateur, il existe une grandedisparité entre la pauvreté urbaine et la pauvretérurale, celle-ci étant au moins trois fois plus élevéeque celle-là au Maroc, en Égypte, au Ghana, enZambie, au Cameroun, au Cap Vert et au Rwanda(figure 1.4).L’état déplorable des infrastructures rurales, le peude perspectives de travail générateur de revenuet d‘emploi des jeunes en milieu rural, les rarespossibilités d’accès à une éducation de qualitéet la pratique fréquente du travail des enfants
  33. 33. Objectif 1 : Éliminer l’extrême pauvreté et la faimÉvaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012 7Encadré 1.3 Accélération de l’élimination de la pauvreté au Rwanda par laréduction de l’inégalité, l’extension de la couverture de la protection sociale etl’amélioration de l’accès au créditCes cinq dernières années, la croissance économique au Rwanda s’est traduite par une réduction dela pauvreté à l‘échelle du pays en raison de ce que la croissance y a été inclusive et s’est accompagnéed’une réduction des inégalités, contrairement à ce qui s’était passé au cours des cinq années précédentes.Pendant cette période (2000-2001 à 2005-2006), la croissance des revenus a été plus forte parmi lescouches aisées de la population, surtout au niveau le plus élevé, alors qu‘au cours de la période sub-séquente (2006-2011), la croissance s’est répercutée sur des groupes à moindre revenu. En termes plustechniques, le ratio de la consommation entre les 90èmeet 10èmecentiles de la population a diminuéentre 2005-2006 et 2010-2011, alors qu’il avait fortement augmenté entre 2000-2001 et 2005-2006,creusant les inégalités (progression de 0,51 à 0,52 du coefficient de Gini).Grâce à cette seconde période de croissance inclusive, l’inégalité de revenu a reculé à 0,49, niveauinférieur à celui de 2000-2001. Hormis la Province du Nord, toutes les provinces du Rwanda ont profitéd’une croissance inclusive grâce à une réduction des inégalités, ce qui revient à dire que la populationdans sa grande majorité a bénéficié des fruits de la croissance.D’autres facteurs ont également contribué à la réduction de la pauvreté, notamment :l’électrification accrue des habitations (augmentation de 6,5 pour cent du nombre des ménages s’éclai-rant à l‘électricité entre 2006 et 2011) ;l’augmentation de 22 pour cent à 27 pour cent de la part commercialisée de la production agricole desménages entre 2006 et 20111 ;la participation à la protection sociale, notamment au programme Ubudehe, au Projet d’appui dusecteur rural et au Programme de soutien direct Vision 2020-Umurenge, dont respectivement 8,5 pourcent et 1 pour cent des ménages ont bénéficié (d’après la Troisième enquête intégrale sur les conditionsde vie des ménages) ;l’accès amélioré au crédit (même si cet accès est accordé préférentiellement aux ménages urbains, laprovince de Kigali et la province Est ont fortement progressé sur ce plan).Il reste que le gouvernement pourrait déployer des efforts accrus en vue de diminuer la pauvreté enmilieu rural, notamment en améliorant les conditions de vie des agriculteurs. Il devrait égalementélargir la couverture de la protection sociale et renforcer son efficacité. Quant à l’accès au crédit quisouffre d’un parti pris à l’encontre des ménages ruraux, il devrait être davantage approfondi et étendu.1. Le taux augmente avec les quintiles de revenu : le quintile le plus pauvre ne vend que 15 pour centde sa récolte, le deuxième quintile le plus pauvre, 19 pour cent, et le quatrième, 25 pour cent.Sources : INSR, 2011 ; INSR et PNUD, 2007.constituent les principaux déterminants de la pau-vreté rurale (FAO, FIDA et OIT, 2010). Le Rwanda(encadré 1.3) et l’Éthiopie (encadré 1.4) montrentla voie sur ce qui peut se faire dans ce domaine.
  34. 34. Objectif 1 : Éliminer l’extrême pauvreté et la faimÉvaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 20128Figure 1.4 La pauvreté rurale reste élevée et répandue en Afrique0 10 20 30 40 50 60 70 80 90Maroc (2007)Ouganda (2009)Égypte (2008)Ghana (2006)Cameroun(2007)Cap Vert (2007)Namibie (2003)Burkina Faso (2003)Botswana (2003)Rwanda (2005)Tchad (2003)Malawi (2004)Mauritanie (2000)Mali (2006)Zambie (2008)Bénin (2003)Côte dIvoire (2008)Gabon (2003)Guinée (2007)Kenya (2005)Burundi (2006)Comores (2004)Éthiopie (2005)Sénégal (2005)Niger (2007)Togo (2006)Gambie (2003)Lesotho (2003)Nigéria (2004)Sao Tomé-et-Príncipe (2001)Sierra Leone (2003)RCA (2008)Mozambique (2008)Guinée-Bissau (2002)Madagascar (2005)Libéria (2007)RDC (2006)Urbain RuralPour centSource : calculs effectués à partir des données de la Banque mondiale, consultées en février 2012, disponibles sur : http://data.worldbank.org/indicator/SI.POV.RUHC.Note : la définition de la pauvreté repose sur la consommation d’articles alimentaires et non alimentaires par équivalent adulte duménage, ajustée pour tenir compte des différences de prix entre les régions et les mois de l’année, et de l’inflation d’une enquêtesur l’autre. Le seuil de l’extrême pauvreté ne concerne que les prix des denrées alimentaires.
  35. 35. Objectif 1 : Éliminer l’extrême pauvreté et la faimÉvaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012 9Encadré 1.4 Progression rapide de la réduction de la pauvreté en Éthiopie assortiede disparités croissantes dans les zones rurales et les régionsEn collaboration avec ses partenaires du développement, le gouvernement éthiopien poursuit un objectifde développement global visant à réaliser une croissance économique générale et durable susceptibled’entraîner une rapide réduction de la pauvreté et de l’inégalité. Cet objectif fait partie intégrante d’unProgramme de réformes économiques qui appuie des interventions destinées à concevoir et exécuterdes programmes de relèvement du bien-être de la population, et à renforcer les capacités analytiquesdu gouvernement en matière de suivi-évaluation des mesures de réduction de la pauvreté.La proportion de la population éthiopienne vivant en dessous du seuil de la pauvreté est tombée de45,5 pour cent en 1995-1996 à 29,6 pour cent en 2010-2011, ce qui représente une réduction d’environun tiers. Entre 1995 et 2011, la pauvreté a diminué selon un taux annuel moyen de 2,32 pour cent dansle monde entier, et de 0,5 pour cent en Afrique (hors Afrique du Nord). Grâce aux progrès appréciablesqu’elle a enregistrés, l’Éthiopie n‘est qu’à 7 pour cent environ de l’objectif de 2015, qu’elle atteindrasi cette tendance est maintenue.Entre 1995 et 2011, l’Éthiopie est parvenue à réduire le niveau de pauvreté dans ses régions rurales eturbaines respectivement de 36,0 et de 22,8 pour cent. Pendant les années 1995 à 2005, la pauvretérurale a diminué à un rythme plus rapide que la pauvreté urbaine, alors que c’est le contraire qui s’estproduit pendant les années de 2006 à 2011.La réduction de la pauvreté rurale, particulièrement pendant les années 1995 à 2005, résulte d’unlarge éventail de programmes en faveur des pauvres : expansion des techniques agricoles améliorées,développement des services agricoles, commercialisation de la production des petites exploitations,mise en œuvre de nouvelles infrastructures rurales et accès à des programmes de protection sociale,notamment concernant la mise en place de filets de sécurité et l’octroi de crédits.Quant à la réduction de la pauvreté urbaine, les progrès sur ce plan, particulièrement pendant les an-nées 2006 à 2011, ont été favorisés par les efforts du gouvernement pour aménager un environnementpropice aux investissements privés, créer des emplois et distribuer des denrées alimentaires de basesubventionnées aux pauvres des zones urbaines en période de forte inflation.Malgré la diminution du ratio de la population pauvre et des écarts de pauvreté, le fossé qui se creuseentre les zones rurales et urbaines en termes de pauvreté depuis 2006 ainsi que l’accroissement de l’indicede sévérité de la pauvreté appellent à des interventions urgentes. L’augmentation de l’inégalité en milieurural constitue un autre sujet de préoccupation. Le coefficient de Gini y a grimpé de 0,26 à 0,27 alorsqu’il avait reculé de 0,44 à 0,37 en milieu urbain entre 2006 et 2011. La disparité de la pauvreté entreles différentes régions exige également la mise en place de politiques et de programmes spécifiques.Au niveau de la collecte des données, les futures enquêtes sur le revenu et les dépenses de consom-mation des ménages ainsi que les analyses connexes de la pauvreté devraient résoudre le problème del’absence de données désagrégées par genre dans l’analyse de la pauvreté en Éthiopie.Source : République fédérale d’Éthiopie, 2012.
  36. 36. Objectif 1 : Éliminer l’extrême pauvreté et la faimÉvaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 201210Un deuxième aperçu révèle que la pauvretéest « féminisée » dans de nombreux pays : lesfemmes souffrent davantage de la pauvreté queles hommes, cette disproportion étant la plusforte dans les pays suivants (par ordre décrois-sant) : Égypte, Cameroun, Maroc, Kenya, Cap Vert,Afrique du Sud, Guinée et Madagascar (figure 1.5).La réduction de la pauvreté est lente enAfriqueCette situation peut s’expliquer par différentsfacteurs. Le fait que les femmes travaillent aufoyer les empêche souvent d’obtenir un emploisalarié. Et quand elles y parviennent, leur salaireest souvent sous-évalué. Les femmes occupent leplus souvent des emplois mal rémunérés et sontsoumises à de mauvaises conditions de travail.Le manque d’accès des femmes aux ressourceséconomiques et éducatives explique égalementla féminisation de la pauvreté.En Éthiopie et en République centrafricaine (RCA),la répartition de la pauvreté entre hommes etfemmes est mieux équilibrée. Dans la plupartdes pays de l’Afrique de l’Est (Tanzanie, Ougan-da, Rwanda et Burundi), on constate même quela pauvreté touche davantage les hommes queles femmes. Cela appelle à une action globalepour parvenir à une réduction de la pauvreté ainsiqu’à un meilleur ciblage des groupes vulnérablesidentifiés.La lenteur des progrès en matière de réductionde la pauvreté s’explique par différents facteurséconomiques, démographiques et sociaux. Deplus, l’instabilité politique et la poursuite de conflitsFigure 1.5 Les taux de pauvreté sont plus élevés chez les femmes dans de nombreuxpays0102030405060708090Égypte(2008-08)Cameroun(2007-07)Maroc(2007-07)Kenya(2005-05)CôtedIvoire(2008)Sénégal(2005-05)Niger(2007-08)AfriqueduSud(2006-09)Guinée(2007-07)Madagascar(2005-10)Éthiopie(2005-05)RCA(2008)Ghana(2006-06)Mali(2006-10)Mozambique(2008-08)Burundi(2006)Rwanda(2005)Ouganda(2009-09)Tanzanie(2007)Femmes TotalPourcentSources : calculs effectués à partir des données de la Banque mondiale, mises à jour en avril 2011, disponibles sur : http://data.worldbank.org/indicator/SI.POV.DDAY et http://data.worldbank.org/data-catalog/gender-statistics.org/data-catalog/gender-statistics, updated April 2011.
  37. 37. Objectif 1 : Éliminer l’extrême pauvreté et la faimÉvaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 2012 11compromettent les progrès enregistrés dans plu-sieurs pays africains. Les facteurs les plus critiquessont énumérés ci-après.Croissance économique insuffisante etirrégulièreLa croissance économique du continent n’est passuffisante par son ampleur et sa régularité pourpermettre de véritables réductions de la pauvreté.Pour que l’Afrique parvienne à réduire de moitié laproportion de sa population vivant en dessous duseuil de la pauvreté entre 1998 et 2015, il auraitfallu qu’elle connaisse une croissance annuelle de7 pour cent en moyenne (CEA, 1999). Cependant,pendant les années 2000 à 2010, la croissancemoyenne, agrégée et par habitant, n’a pas atteintce taux dans les différentes sous-régions africaines(tableau 1.1). (Les déficits les importants ont étéenregistrés en Afrique orientale et occidentale).En raison d’une dépendance excessive sur les ma-tières premières, la croissance en Afrique a étévolatile et peu inclusive au cours de la décennieécoulée. L’écart type des courbes de croissance(une mesure de la volatilité de la croissance) danschaque sous-région africaine au cours de la période2000-2010 a été supérieure à la valeur moyennemondiale de 1,98, ce qui témoigne de la plusgrande volatilité de la croissance économique enAfrique. Cela a conduit à la constatation que, surles 19 pays du continent qui ont atteint ou dépas-sé le taux de croissance requis, seuls six l’ont faitTableau 1.1 Estimation de la croissance annuelle du PIB requise pour atteindrel’objectif de réduction de la pauvreté et croissance réelle enregistrée, 2000-2010 (%)Sous-régionafricaineCroissancerequise parhabitanta(%)Croissanceréelle parhabitantb2000-2010 (%)Croissanceagrégée requi-sea(%)Croissance agré-gée réelle2000-2010b(%)Écart type de lacroissanceAfrique duNord3,60 3,09 5,60 4,91 2,06Afrique del’Ouest4,71 2,66 7,61 5,31 2,64Afrique cen-trale3,90 2,15 6,70 4,67 4,30Afrique del’Est5,40 2,89 8,12 5,72 3,52Afrique aus-trale3,80 2,58 6,20 4,58 3,68Moyennetotale (horsAfrique duNord)4,19(4,39)2,79(2,71)6,79(7,16)5,22(5,30)3,00(3,26)Source : calculs effectués par les auteurs.a. CEA, 1999.b. Banque mondiale, 2011a.
  38. 38. Objectif 1 : Éliminer l’extrême pauvreté et la faimÉvaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, 201212pendant plus de trois années consécutives. Il seradonc indispensable d’accroître le rythme de lacroissance et la durabilité de ce rythme pour réaliserune rapide réduction de la pauvreté en Afrique.Forte croissance démographiqueDes croissances démographiques élevées affai-blissent fortement les rapports entre la croissanceéconomique et la réduction de la pauvreté. Ellesmettent aussi à rude épreuve la fourniture deservices publics critiques, particulièrement en ma-tière de santé et d’éducation, exacerbant d‘autantles énormes pressions sur les finances publiquesque les États africains doivent affronter dans cesdomaines en raison de leurs problèmes distinctifs,tels que la prévalence du paludisme et du VIH/sida.Il sera essentiel d’affronter le défi de la forte crois-sance démographique du continent pour releverson capital humain et parvenir à une réductionplus rapide de la pauvreté. La taille supérieure desménages constitue un déterminant important de lapauvreté dans de nombreux pays africains, tels quele Kenya, la Mauritanie, l’Ouganda et le Nigéria8.Mais la pauvreté provoque déjà en soi une crois-sance de la population du fait que ses déterminants(agriculture de subsistance, éducation minime,placement des enfants dans des familles d’ac-cueil, subordination des femmes) tendent à faireperpétuer des taux élevés de fécondité (Odusolaet al., 1997). Pour s’attaquer à la pauvreté, il seraimportant de réduire la forte croissance démogra-phique du continent, comme récemment dans lecas du Rwanda (INSR, 2011).8  Voir Geda et al., (2005) pour le Kenya ; Coulombe etMcKay, (1996) pour la Mauritanie ; Deininger et Okidi, (2003)pour la Tanzanie ; Odusola et al., (1997) pour le Nigéria.Renforcer les liens entre la croissance et laréduction de la pauvretéUne des raisons pour lesquelles une croissanceéconomique appréciable n’a pas entraîné uneforte réduction de la pauvreté tient au degrérelativement faible de réactivité de la pauvretéà la croissance, c’est-à-dire, de l’élasticité de lapauvreté par rapport à la croissance. Cette valeurabsolue de l’élasticité a augmenté dans certainspays depuis les années 1990, indiquant que lacroissance économique y a eu un effet positifgrandissant sur la réduction de la pauvreté. Parexemple, l‘élasticité de la pauvreté par rapport àla croissance est passée respectivement de 1,75 en1990-1996 à près de 3,0 en 2000-2007 en Tunisie,de près de 1,0 à environ 2,0 en Mauritanie , et deprès de 0,9 à environ 2,0 en Éthiopie. Cependant,elle était toujours inférieure à 1,0 en 2000-2007dans de nombreux pays, y compris le Burkina Fasoet la Zambie (Fosu, 2011).La croissance moyenne de l’élasticité de la pauvreté(en valeur absolue) par rapport à la croissance enAfrique, qui est de 1,82 pour l’ensemble du conti-nent, est inférieure (et parfois largement inférieure)à celle des autres régions (tableau 1.2). En Afriqueorientale et australe, elle est moitié moindre quela valeur enregistrée en Amérique latine et auxCaraïbes. Sa valeur moyenne dans les pays richesen ressources naturelles, définis comme les paysdont le ratio moyen entre rentes des ressources etPIB a dépassé 15 pour cent au cours de la décennieécoulée, est de 1,169. Ce faible taux d’élasticité,qui est inférieur aux taux moyens enregistrés danstoutes les autres régions, trahit le manque de9  Parmi les pays pour lesquels on dispose de donnéesd’élasticité, seuls le Burundi, le Congo, la RDC, le Gabon, leLibéria et le Nigéria remplissent ces critères.

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