Saint gratien doc-4-intranet-v2
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    Saint gratien doc-4-intranet-v2 Saint gratien doc-4-intranet-v2 Presentation Transcript

    • “ Le géni e d u li eu,c ’est ce q ui d i sti nguece li eu d e tousles autres, ce q ui f ai tq u’i l a s u r n o t re e s p r i tune empreintepar ti culi ère.M i c h e l B u to r ” . . . a u f i l d u t e m p s S a i n t - G r a t i e n •
    • au f i lSd u te m p t a i n s - G r a t i e n Au Fil du temps… Devenu insalubre, hors- Sur un air de « fin de », Ce fut une traversée… En ce titre d’un beau film en normes, trop ancien pour être au fur et à mesure que cinquante ans, des généra- noir et blanc de Wim Wenders rénové, le Foyer était promis les étages fermaient, que tions se sont succédé. réalisé en 1975 relatant la à la fermeture, vraisembla- le Foyer se vidait, il était Les premiers et premières rencontre et le périple de blement à la démolition. demandé aux jeunes encore locataires étaient nés dans les deux compagnons d’aven- présents de définir ce que années cinquante et appro- tures le long de la frontière Il fut donc décidé, pour représentait le lieu pour eux, chent l’âge de la…retraite ! qui séparait les deux Alle- échapper à cette mélancolie de narrer leur expérience et magne avant la chute du Mur singulière d’un habitat qui d’amorcer ce qu’il convient Des bribes d’existence des de Berlin. Un road-movie va disparaître et qui coïn- de nommer un travail de jeunes d’hier imaginées en mémoriel en quelque sorte. cide à un fragment de vie, mémoire. scrutant les photos anciennes d’en écrire l’histoire. Un peu instruisaient sur une époque C’est aussi le parti pris du comme lorsqu’on raconte Et les langues se sont révolue dont les jeunes petit opus qui suit dont l’idée l’épopée des grands navires déliées sur ce qui les avait d’aujourd’hui retrouvaient a germé un soir de juin 2011 qui ont traversé inlassable- marqués et sur ce qui quelques reflets dans les- lors d’un débat avec les rési- ment les mers et que des laisserait une trace dans quels ils s’identifiaient ou se dent-e-s du Foyer de Saint- armateurs, parce qu’ils les leurs souvenirs. distinguaient. Gratien. Il y était question estiment en bout de course, en cette soirée déjà estivale, envoient à la casse et à la Ils évoquèrent leur décision Alors comme dans les sous la houlette de Mélanie, ferraille. d’intégrer un Foyer de jeunes légendes, une sorte de des lieux tels qu’ils étaient Les ponts et les coursives travailleurs. Ils racontèrent « génie » apparaissait. investis par les jeunes et semblent encore peuplés. leur arrivée, leurs premières La grande bâtisse qui ne dont le respect laissait à Les mille échos de l’activité impressions, les évènements pouvait qu’apparaître qu’un désirer – pour le moins. humaine résonnent encore. frappants, les rencontres, la simple amas de poutres et de Pourtant, à mesure que la Tous les espaces bruissent leçon qu’ils et elles tiraient béton sans âme s’animait encore. 3 discussion se développait, des déambulations des gens de leur passage correspon- En mésologie, la discipline pointaient une sorte de qui les ont jadis arpentés. dant à cet âge qu’on vit qui étudie l’influence du sentiment d’appartenance, sans s’en apercevoir sauf milieu sur les organismes, ainsi qu’une réelle Progressivement le projet lorsqu’elle nous a quittés : en anthropologie des ma- satisfaction d’habiter l’endroit. s’est esquissé puis affiné la jeunesse. Puis le récit s’est nières de vivre ou dans la au cours des conversations étoffé. La trame s’est recons- quête des patrimoines, Mais le contentement se auxquelles les jeunes tituée. De fil en fil la mémoire on appelle cela … doublait d’une tristesse. étaient conviés. se tissait. l’esprit du lieu ! Devenu insalubre, hors-normes, . . . a u f i l d u t e m p s S a i n t - G r a t i e n •
    • terrain a i n S vague t - G r a t i e n Dans les années 60, à une aux fenêtres identiques sans 1960 vingtaine de kilomètres des portes de Paris vestiges des guère d’originalité. On les désignait comme des cages à poules ou à lapins. 1970 1980 fortifs’, s’étendaient des champs, des vergers, des Péjorativement. friches. Avec, parfois, des Mais c’était le temps de la allures de campagne. Emergèrent alors un peu pénurie des logements. La guerre n’était pas si loin. Quinze ans pour recons- 1990 partout, tout autour de la capitale dans les petite et truire tout ce qui avait été détruit. Quinze ans pour créer d’autres villes - différentes. Saint-Gratien n’échappa pas 2000 2010 grande ceintures, des ZUP : Zones à Urbaniser en prio- Attractives sur des maquettes à ce mouvement urbanistique. rité, ancêtres des ZAC (Zones avec statues et fontaines à A la limite d’Argenteuil, près d’aménagement concerté), ZUS (Zones urbaines sen- sibles) et autres ZFB (Zones jets d’eau. Humainement, ce serait une autre affaire. du quartier d’Orgemont et de 2012 son cimetière, sur la butte, un quartier se dessinait. Franches Urbaines)… Pour les mal-logés, pour les habitants d’îlots insalubres Celui qui allait devenir Sous ces sigles sibyllins et d’abris en tôle des bi- « Les Raguenets ». qui allaient entrer dans le donvilles, pour les petites vocabulaire courant, gens ne pouvant se payer La banlieue se construisait. poussaient comme des cham- des loyers hors de prix, les Le monde des cités pignons après la pluie drue bâtiments uniformes repré- naissait… des grands ensembles sentaient un toit, des pièces 5 alignés sur des dalles en séparées, de l’eau courante, béton, des tours carrées ou les commodités. Moins de rondes de quinze / vingt corvées, moins d’entasse- étages, du jamais vu, des ment. Plus de confort en barres horizontales immenses somme. Une cuisine, une zébrant le paysage et abri- chambre à soi, une salle de tant des centaines de loge- bains, des toilettes… Un luxe ments, des immeubles qu’on peine à imaginer. . . . a u f i l d u t e m p s S a i n t - G r a t i e n •
    • e n co n sa ru cniotn - S t i t G r a t i e n Le Quartier des Raguenets se La banlieue pouvait paraître 1960 précise. Les premiers habi- grise mais on y vivait. tants ont pris possession des On imagine les familles de- lieux – intérieur et extérieur. vant la télévision regardant sur l’unique chaîne, en noir et 1970 Dans la rue, les voitures se rangent le long des trottoirs. Les Deux et Quatre chevaux, blanc, les actualités, les Cinq Colonnes à la Une et toutes les émissions cultes présen- 1980 la Dauphine, la R8… Leval- lois et Billancourt s’invitent. tées par les speakerines… le Palmarès des chansons, la Des vacances d’un mois en août – direction « La mer » 1990 Il ne manque plus que la my- thique DS si chère à Roland Barthes. Caméra invisible, DIM DAM DOM, le Schmilblick, le catch et sa grande comédie de via la Nationale 7, la route du soleil ! Si ce n’était pas le grand 2000 Ce sont les objets embléma- tiques de cette époque-là. combat entre les gentils et les vilains, le vélo et ses longues luxe, la vie quotidienne se faisait moins rude même si 2010 Dans les foyers, les biens d’équipement s’acquièrent. montées du Mont Ventoux. Pour les enfants, tous les elle pouvait encore paraître dure voire rugueuse et violente. 2012 Finies les lourdes lessiveuses soirs, Nounours, Nicolas, On avait la sensation sinon à chauffer ! Fini le linge à Primprenelle et le Marchand d’une certaine insouciance, tremper et à récurer jusqu’à de sable. Lorsqu’il n’y avait du moins d’une non-inquié- se casser le dos ! La machine pas école, la Piste aux étoiles, tude du lendemain, d’une lé- à laver fait son apparition les feuilletons préludant les gèreté ou plutôt d’une gravité avec ses paquets de lessive séries : Thierry la Fronde, moindre avec la certitude que Bonux avec ses cadeaux… Rintintin le chien, sans les choses iraient mieux ou Les tables en formica meu- oublier l’invincible Zorro s’arrangeraient. blent les cuisines. Dans la et le terrifiant Belphégor, On disait pourtant que la 7 salle à manger, les buffets. le fantôme du Louvre qui a France s’ennuyait. Dans la chambre à coucher, collé les pétoches à toute une Pointait déjà la critique de les lits et les armoires. génération. Rien de bien mé- la société de consommation Le confort. chant pourtant. Le petit train et les idées bouillonnaient. Ce n’était pas vraiment aux rébus passait régulière- Nous étions à l’orée l’American Way of Life. ment : Interlude pour patien- de mai 68… « Les personnes de l’extérieur étaient jalouses car on avait notre indépen- C’était le train de vie des ter entre deux programmes. dance. Ça créait une certaine envie… de liberté. classes populaires qui ne Le Foyer des Jeunes Ils disaient que nous étions dans une cage à lapins mais ils nous enviaient. rêvaient pas encore aux pa- Les gens avaient du travail. Travailleurs s’est construit Ils avaient envie de notre indépendance» villons des villes nouvelles. Pas de chômage ! sur ce terreau-là. . . . a u f i l d u t e m p s S a i n t - G r a t i e n •
    • c ’e s t Si n i : i l ’o u t - tu rer f a n ver G a t i e n « Moi, comment je suis arrivé ici ? C’est compliqué…» « Je suis passée du survêtement aux talons.» Il y a là des postiers qui vien- On peut être plutôt Arthur tôt Chacun-e écrit son roman 1960 nent d’avoir leur concours et qui intègrent leur première Rimbaud de Roman « On n’est rieux e pas sérieux quand on a dix- d’apprentissage comme le Wilhelm du Wilhelm Meister 1970 affectation, des ouvriers d’usines, des employés. sept ans.» Mais on peut bien le dire pour ses vingt ans. de Goethe ou le Frédéric de l’Education sentimentale 1980 Pour certain-e-s, pour la première fois, c’est vivre en mille. solo loin de la famille. re Ou bien on peut être plutôt Paul Nizan d’Aden Arabie plutôt « J’avais vingt ans, je ne lais- utôt e tô e e lais- ai ai de Flaubert. On apprend à vivre dans un espace collectif – ce qui n’est 1990 Voilà, c’est fini ! Pour d’autres, l’expérience , e est déjà acquise en internat serai personne dire que c’est e dire que c’est r ue c’est le plus bel âge de la vi .» plus bel âg e la vie.» lu u l âgge » ’ ’e pas toujours facile. Partager. Etre ensemble. « C’est bien de passer par un 2000 En 1967 pour certains, en 1970 pour d’autres – c’est drôle s ou dans d’autres structures. « Un peu la colo », dira une ancienne responsable du lieu. ble En tous cas, comme le dit la c tous cas, comme le di la chanson, chanson, ca omme dit n, n as, e Prendre conscience des autres. Etre soi et en société. endroit comme celui-ci » dira une résidente. 2010 2012 comme la mémoire joue des «On n’ «On n’a pas tou «On n a pas to s les jours s tous Se frotter aux responsabilités. Une autre notera : « Ça m’a tours et comme elle flanche, tente Les jeunes sont en attente vingt vingt ans vingt ans – ça n’arrive Se débrouiller. permis de faire des bêtises le Foyer de Saint-Gratien d’un logement – un vrai. ai. qu une qu’un u’ qu’une fois seulement ». Même si on y arrive par des bien encadrée, d’être encadrée ouvre ses portes. C’est le temps de l’envolée. ée l’envolée. e chemins différents et des et de parler, de parler de 230 chambres avec lit, table Dans l’attente… On essaie de construire sa vie. constru re sa truire rui histoires singulières parfois choses importantes qu’on ne et chaise, rangement avec Entre deux situations. u iden ité. dent é On se forge une identité. douloureuses, même si on disait pas dans ma famille. » douches communes réparties En transit et en transition. On se nourrit le cœur. On sort nourrit le cœur. On sort ourri u ri œu œu ur so y parvient pas toujours sur 9 étages le long d’un chrys lide. hr s hrysalide. de sa chrysalide. volontaire, même si on est Les adultes devraient mé- couloir rectiligne avec vue Car le Foyer est un lieu C’est le temps des décou- temps es dé emps es décou- m contraint par les circons- diter. Expérimenter dans un sur la Tour Eiffel, la colline de passage. On y reste un vertes, des émois, des rêves, s ém é émois, tances, même si on a envie cadre : quelle leçon ! Eprou- de Sannois et « un quartier certain temps et on en repart d s de des espoirs, des rencontres de repartir tout de suite les ver ses limites. Ce qu’il est VIP » dixit ceux et celles vers autre chose. On le sait : amoureuses et amicales, oureuses jambes à son cou, même si permis de faire ou de ne d’aujourd’hui – des chambres le séjour ne durera pas. ois toujours. parfois pour toujours.oururs r on a du mal, au début, à se pas faire. Les règlements, 9 isolées, comme un privilège L’adolescence n’est pas si lier avec les autres, même à condition d’être compris et dans cet habitat collectif. loin. si on ne parle pas toujours, expliqués n’empêchent pas Des jeunes gens et des jeunes L’âge adulte n’est pas vrai- même si on pleure parfois, d’exister filles, des travailleuses et ment là. Encore flou, encore même s’il faut un peu de des travailleurs du coin ou de imprécis. « Quand je suis arrivée à l’ALJT temps pour s’adapter, on s’y On remplit son bagage de Saint-Gratien le directeur quittait son poste province appartenant à des On n’a pas toujours fini de six mois après. Il y avait une machine fait et on s’habitue. Beaucoup pour l’existence. sphères socio-professionnelles grandir. à écrire Underwood. On se serait cru dans y prennent goût. Finissent Mais ça, on ne le sait pas les années 30 avec la machine à calculer diverses. On est jjeune… qui avait une sorte de réglette par retrouver une autre famille, encore… que tu tournais à la main. » d’autres points de repères.« Quand on m’a dit que j’avais les sanitaires en commun, je ne voulais pas rester. J’ai demandé à être placée ailleurs car j’aurais voulu ma salle de bains, ma cuisine… mon chez moi ! Finalement passés un mois, deux mois, j’ai dit : on oublie ce que j’ai dit. . . . a u f i l d u t e m p s S a i n t - G r a t i e n • Je veux rester ici .»
    • por traits dengroupe S a i t - G r a t i e n 1960 On met les plats dans les grands On se serre autour 1970 de la table. On discute… 1980 On refait le monde ? Sur le mur, 1990 Sylvester Stallone pose – la musculature 2000 « Tous les garçons et les filles de mon âge… (Françoise Hardy) impressionnante. Quoi ? C’est Rambo ! 2010 Copains et copines « Il y avait de l’ambiance, 2012 de la musique partout. Age tendre et têtes de bois. C’était chaleureux .» Cheveux courts à la Beatles pour tout le monde « Il y avait beaucoup de vie, d’échanges. On squattait chez l’un, Sur fond de chez l’autre pour Rock manger ensemble.» Pop Folk Dans sa chambre meublée Tiens, pas d’espace fumeur de son petit fourbis. ni d’interdit vineuse ! Sa petite peluche qui veille. Sa chaîne platine pour les vinyls. 1 1 Sa télé. Ses bouquins. Le soir, après le travail. Vers quel point, la jeune fille On mange ensemble. porte-t-elle son regard ? Avec de belles chemises à carreaux. Etre ensemble. Ce n’était pas l’empire Les uns AVEC les autres… des marques… On se socialise. « Ils paraissent plus heureux que nous. Franchement ils sont joyeux. Ils n’ont pas la même tête. Ils paraissent moins inquiets par l’avenir, plus légers. » . . . a u f i l d u t e m p s S a i n t - G r a t i e n •
    • por traits dengroupe S a i t - G r a t i e n 1960 « Il y a eu aussi la grève des loyers !!! » On s’amuse. Les jeux ne sont pas très 1970 élaborés ! Monter sur les épaules 1980 du copain, ce n’est pas très malin Mais ça fait du bien 1990 de jouer comme dans la cour d’école ! 2000 2010 Ne pas être tout seul-e 2012 dans sa chambre à se morfondre. 1 3 « C’était un autre monde. « Les réceptionnistes vendaient des cannettes à quelques francs Une sorte de cocon. On était à l’abri dans le Foyer.» ce qui nous permettait d’acheter des disques et programmer des soirées dansantes car à l’époque les soirées dansantes marchaient beaucoup.» . . . a u f i l d u t e m p s S a i n t - G r a t i e n •
    • la c u i s i n e i S a n t - G r a t i e n « Si vous me cherchez c’est pas dans ma chambre mais à la cabine. C’est ma seconde maison .» 1960 La cuisine Un des lieux incontournables On raconte sa journée. On dit ce qu’on a fait, qui on a vu : On gère les conflits. On se dégage des 1970 du Foyer. Son ventre. les gens qu’on a croisés. On dit ce qui réjouit, ce qui miasmes. Bref, ça assainit les 1980 Car il n’est pas de maison, pas de demeure sans endroit peine, ce qui tracasse. Au boulot ou ailleurs. humeurs. Ça redonne de l’oxygène. 1990 où on mijote la popote, où on patouille, où on ragougnasse. On commente les choses et La cabine téléphonique 2000 Pour un besoin vital : se sustenter. d’autres, les évènements tels qu’on les perçoit et les com- La causette. La parlote. Le lien avec l’extérieur. 2010 Quelle que soit la nourriture, manger est une pratique prend. On donne son avis. On cause. L’endroit que l’on peut squat- ter pendant des heures. 2012 universelle. Juste pour être en contact En tous lieux, en tous temps. On se parle. avec les familiers. On mangeait au réfectoire, Ce peut être intéressant ou Jusqu’à point d’heure. Jusque à la cantine, au self. pas. Passionnant ou pas. tard dans la nuit. Avec sa Servi par d’autres ou par… Paisible ou violent. tasse de thé à la main. soi-même. Mais ça crée du lien. Ce n’était peut-être pas du On se connaissait. Au risque de ne pas voir gastronomique ou du les autres qui cognent à la pantagruélique. Il est d’autres lieux porte d’entrée. Mais c’était pris au même ainsi incontournables. moment avec d’autres. On ne dira jamais assez l’im- La laverie portance des repas pris en Version moderne du lavoir 1 5 commun. des lavandières. Parce que, en point d’orgue, On lave son linge. on ne fait pas qu’ingurgiter Au propre et au figuré. des aliments. Le déballage des affaires On (se) restaure. dans le tambour de la ma- chine, ça donne des idées On digère la vie telle de nettoyage. qu’elle se présente. On crève les abcès. « C’était le système D. La restauration. On n’avait pas beaucoup d’argent pour manger alors nous prenions que le plat de résistance avec les légumes. » . . . a u f i l d u t e m p s S a i n t - G r a t i e n •
    • à la le t ta i S re n t - G r a t i e n « A une certaine époque ils voulaient débaptiser la rue des Raguenets. Le quartier avait mauvaise réputation. Ils ont voulu rebaptiser la rue pour changer l’image. 1960 C’était l’année de l’Europe. Ils ont voulu lui donner le nom de : rue de l’Europe. » 1970 1980 Le hall du Foyer, son check-point, avait un côté poste restante ou hôtel rétro avec réceptionniste. A l’ancienne. Comme dans les vieux films. 1990 Chercher, prendre, ramasser son courrier n’est pas un acte anodin. Majeur, bien au contraire. 2000 Bien sûr, certaines choses sont immuables : les lettres officielles, les factures, les impôts… 2010 Et toute la paperasse de l’ère bureaucratique. 2012 Mais tout un pan de la correspondance a disparu : les lettres à la famille, aux ami-e-s ; les lettres d’amour. On s’écrit beaucoup moins, voire on ne s’écrit plus. Sauf ceux et celles qui sont enfermé-e-s et qui n’ont d’autres moyens de communiquer que la manière épistolaire. Imaginons quelques fragments de lettres disparues ou gisant quelque part dans quelque boîte, coffre, tiroir… En liasse, enroulées d’un joli turban coloré. Ou bien unique, rescapée, blottie entre deux pages d’un livre… On s’adressait filialement, tendrement, affectueusement, avec fougue et passion. On demandait des nouvelles de la famille, de l’entourage. On se souciait. 1 7 « Il y avait 24h/24 une personne à l’entrée. On disait l’absence. Les clefs, on pouvait les garder avec nous mais les agents devaient nous ouvrir la porte. On relatait les menus faits de la vie quotidienne. On disait la pluie et le beau temps. Ils gardaient également le courrier et nous appelaient avec le micro pour les appels ou visites que nous recevions. » On exprimait les grands bonheurs et les joies. On ressentait les grandes peines et le chagrin. Les passions tristes et les passions joyeuses. On signait de son prénom, de son surnom, de ses doux noms. Et on promettait de réécrire bientôt. Maintenant on se téléphone, courrielle, smse, facebooke, twitte… C’est ainsi… Les traces, aussi, se métamorphosent. . . . a u f i l d u t e m p s S a i n t - G r a t i e n •
    • S amutations i n t - G r a t i e n « A cette époque il n’existait rien. C’est à ce moment qu’on a commencé l’accompagnement emploi, logement, santé, budget. » 1960 1970 Le temps passe. Les Baby-boomers laissent Re-partir de nouveau vers 1980 la place aux générations X, Y. La Z est encore bébé. un ailleurs. Lieux de trans-humances 1990 Secoués de soubresauts 2000 Les trente Glorieuses s’effacent. Le travail se modifie. Ce n’est plus un seul travail Mondialisé. Abritant une population douloureux et tragiques Lorsque banlieue se conjugue 2010 Les trente Piteuses, comme d’aucuns les définissent, pour toute la vie. On sait qu’on changera, qu’on fera connectée, baignant dans les NTIC, maniant l’ordinateur et avec ghetto, zones de reléga- tion et de stigmatisation. 2012 s’incrustent. plusieurs métiers. portables, biberonnant aux Et la méga-crise enfle et fait Les organisations changent. réseaux sociaux. Mais pas toujours… « On faisait avec les moyens du bord basculer les certitudes. BanlieuS pour avoir un fond d’argent On se disait modernes. Buzzant jusqu’au tournis. Un creuset lorsque se pour l’animation : L’histoire s’écrit et On se dit post-modernes Consommant – en masse le dépassent les crispations vente de partie de flipper, machine à frites, les mentalités changent. voire hypermodernes. Même, l’Identique. Made in… identitaires. boisson, machine à laver. longue litanie des pays où les Babel ondoyant. On ramassait des seaux de pièces. On faisait des rouleaux. » Le Foyer enregistre Un autre rapport au temps calculs de coûts priment. Le Foyer a aussi été le les mutations. s’instaure. Quand les gens vivent sous réceptacle de cette histoire Autres temps, autres façons « Le temps réel ». l’empire des choses. qui continue de se faire. d’investir le lieu. En plus vite. Moins collective, En plus accéléré. La banlieue devient Par vagues, plus individualiste. Les distances s’abolissent. plurielle. les contours d’un autre Le travail se raréfie. A la dimension d’un village BanlieueS. monde s’ébauchent. Avoir du travail devient aussi planétaire ? Question de diversité, 1 9 … le premier défi pour toute de métissage. une génération. On ne dit plus immigration Une course qui signe moins mais migration. de stabilité, plus de fragilité. Lieux d’exil. Le précariat s’installe. Durables ou éphémères. Et son cortège de stages, Venir d’ailleurs - première, de contrats déterminés. deuxième génération / Vivre L’inquiétude sourd. ici. « Dans les années 80, on commence à voir les problématiques des jeunes : choc pétrolier de 75 qui entraîne la perte d’emploi. On a commencé à travailler sur du réseautage. » Ancienne responsable de la résidence . . . a u f i l d u t e m p s S a i n t - G r a t i e n •
    • ambi a Scea n i n t - G r a t i e n s cè n e s d e v i e a u foyer / atelier cuisine 1960 Ça touille. 1970 Ça épluche. 1980 1990 Ça pèle. 2000 Ça casse les œufs. 2010 Les garçons se montrent très actifs ! 2012 L’animatrice n’est pas en reste… La vie au Foyer, c’est L’ambiance, c’est souvent toujours une question ce dont on se souvient, d’ambiance ! ce qui ressurgit du lieu. Ses rémanences. 2 1 L’ambiance, L’ambiance ou l’impression c’est la musique, durable. l’air qu’on fredonne. L’ambiance, la bonne, ça se crée, se modèle, se varie L’ambiance, ça s’alimente > Pour sortir de la routine > Pour développer le goût. C’est aussi dans des activités multiples. Pizza, Khebab, Mac Do > Pour connaître les saveurs. l’air qu’on respire. A travers … et Quick, Hamburger > Pour apprécier ce qu’on Ou bien l’air « Atmosphère, Atmosphère » Ketchup et Mayonnaise, concocte pour soi et pour qu’on a sur le visage. disait Arletty de sa voix gouailleuse. L’Atelier Cuisine. Frites. d’autres. . . . a u f i l d u t e m p s S a i n t - G r a t i e n •
    • scè n e s d e v ie a u foye r Gvoyages S a i n t - / r a t i e n s cè n e s d e v i e a u foyer / co nv i v i a l i té 1960 L’ambiance, 1970 ça s’entretient ! 1980 A travers … 1990 2000 Les repas pris 2010 en toute convivialité 2012 > Pour fêter le calendrier. > Pour banqueter. >Pour découvrir les mets d’ici et d’ailleurs. > Pour se nourrir l’esprit et le corps. À table ! L’ambiance, ça s’amplifie ! Un petit coup d’œil A travers … à l’objectif… Les voyages qui, dit-on, forment la jeunesse. Signe des temps : > Pour bousculer même attablé, on ne délaisse les idées reçues. pas le portable ! > Pour élargir Le portable… cet objet sa vision du monde. envahissant… 2 3 > Pour changer Les jeunes n’ont plus l’air de les habitudes. pouvoir s’en passer. > Pour apprendre à voir. Toujours pendus, toujours suspendus, toujours prêts à se retirer de ce qui se passe «Je suis arrivé au début des années 80 comme beaucoup de jeunes provinciaux qui venaient sur Paris pour travailler. mais jamais à soi-même. Je garde un excellent souvenir de cette époque et surtout de notre Symptôme des temps responsable animation qui organisait des week-end mémorables dans toutes les capitales : Londres, Bruxelles, Amsterdam, Genève...» contemporains ? . . . a u f i l d u t e m p s S a i n t - G r a t i e n •
    • scè n e s d e v ie a u foye r Gdébats S a i n t - / r a t i e n 1960 1970 1980 1990 2000 - L’amour. 2010 2012 - Les relations Homme/Femme. - La religion. - La politique. - Le respect. - La convivialité. - L’autonomie et la prise d’initiative. On se passionne. L’ambiance, ça se travaille > Pour dialoguer. > Pour exposer ses idées. On peut venir juste - Le développement durable. A travers… > Pour argumenter. pour écouter. > Pour controverser. On peut se prendre au jeu - L’intolérance et le racisme. Les débats > Pour dialectiser et gérer et… devenir délégué-e 2 5 les contradictions. du Conseil de la vie sociale. - Le vote - les droits Des futures vocations ? Les et devoirs du citoyen... Les conversations peuvent retrouvera-t-on un jour dans être studieuses, sérieuses, l’hémicycle ou au perchoir vives, rieuses. de l’Assemblée nationale ? On est d’accord ou pas d’accord. On apprend à entendre Et si le ou la futur-e les opinions contraires. Président-e se trouvait là ? . . . a u f i l d u t e m p s S a i n t - G r a t i e n •
    • scè n e s d e v ie a u foye r Grallye culturel S a i n t - / r a t i e n 1960 Sac au dos, 1970 L’ambiance, ça se cultive sac en bandoulière… 1980 Par une belle journée, 1990 A travers … Et on flâne 2000 Nez en l’air Les rallyes culturels. dans les rues qui s’offrent 2010 aux piétons. 2012 > Pour s’allier à d’autres, d’autres foyers ALJT Des nouvelles statues pour de la Région parisienne. la fontaine ? > Pour visiter Paris. > Pour découvrir des lieux insolites ou pas. La pause. > Pour se creuser les méninges. > Pour s’étoffer la matière « Sous le Pont Mirabeau grise. coule la Seine » (Guillaume Apollinaire) 2 7 . . . a u f i l d u t e m p s S a i n t - G r a t i e n •
    • scè n e s d e v ie a u foye r Gà lr pl ag e i S a i n t - / aa t e n 1960 1970 L’ambiance, ça s’aère 1980 1990 A travers … 2000 Sur le sable des grandes Le bonheur de vivre 2010 Un dimanche à la plage plages du Nord avec ses à se laisser aller – bercé-e « Je te salue, Vieil Océan » 2012 cabines rayées un peu par le bruit des vagues qui (Lautréamont) surannées, vont et qui viennent dans le > Pour voir plus loin que sa flux mouvant de la houle. banlieue. Sous les rayons caressants > Pour élargir son horizon. du soleil, > Pour se noyer dans « Sur la plage, le sable bêle d’autres paysages. Un pur moment de détente. Comme des moutons d’infini > Pour redevenir nomade le Un ballon et on retrouve son Quand la mer bergère m’appelle.» temps d’une journée. âme d’enfant ! (Léo Ferré) 2 9 . . . a u f i l d u t e m p s S a i n t - G r a t i e n •
    • scè n e s d e v ie a u foye r Gd ’a i l la u ts :i l e c an a S a i n t - / r e r e d 1960 1970 1980 1990 2000 2010 2012 Samatar djibouti Salomon Roustan sri lanka Yohnaws William irananistan Sahar Marie Bakat Fifi Hani guinee Janvière sierr Le CADA HOSSEIN Un vent du large > ouverture du CADA algerie perou Abdallah Arbab a soufflé sur le Foyer. 27 ans “ Il restera dans les mémoires. ” Zita à Saint-Gratien en 1998 ; Réfugié politique Avec sa maturité, sa manière > nombre deeleine résidents Badredine : 75 ; Dinesha Mango angola congo Un long périple de 9 ans : David d’aborder la vie, Soudan – Lybie – Italie – d’affronter les épreuves, > accueil en France. sans aucun doute, chambre de deux ; > ils arrivent au moment irak Tharcisse mauritanie ethiopie Hossein est parti de chez lui, Hossein impressionne. 3 1 encore adolescent. “ On a appris à relativiser. ” de la procédure OFFPRA LA rencontre pour l’ensemble et attendent la décisionhérif de la CNDA. liberia Amir Ali Salah des résident-e-s. Ses souvenirs au sein du Foyer A l’unanimité. - les cours de français avec Son portrait : Aurore ; Abdelkader turquie Bibiche Abachir Ibrahima son sourire, sa gentillesse, - la visite de Paris avec e quateur sa constante bonne humeur. l’ensemble des CADA / AUDA Ses qualités : et l’équipe ;mence Abchou armenie charismatique, fédérateur. - la fête somalienne. . . . a u f i l d u t e m p s S a i n t - G r a t i e n •
    • scè n e s d e v ie a u foye r G ’a i l la u r s :i l e c ana S a i n t - /dr e t e d D’après une ancienne salariée du CADA / AUDA 1960 1970 1980 1990 2000 2010 Jemesouviensd’unegrandediversité.Demultiplesnatio- 2012 nalités étaient représentées. Audépart,pardifficultéàcommuniquer,lesdeman- deursd’asilevivaientregroupésentreeux,unpeuà l’écart.Progressivement,lespremiersrudimentsdela langueacquis,ilsontpusemêlerauxautresrésidents, participerauxactivitésculturellesetsportives(football notamment),êtreplusàl’aisedanslesespacescollectifs aumomentdesrepas,enparticulier,quireprésentaient ALJT CADA/AUDA Samatar djibouti Salomon Roustan s r i grands moments d’immersion. des l a n k a Yohnaws William iran C’estunpublicquiavraimentenviedepartageret 29, rue des Raguenets d’échangeraveclesautres.Unefoissurmontéelapeurdeanistan Sahar Marie Bakat Fifi Hani guinee Janvière sierr l’incompréhension,lesgroupessesontformés.Desliens Saint-Gratien sesontcréésentrelesjeunes.Intensesetchaleureux. soudan algerie perou Abdallah LesCADA/AUDAontsuinsufflerunegrandeleçon Arbab Sami José Zita devie.Ilsontapportéunerichessedanslesrelationset 9 5 2 1 0 contribuéàdévelopperbiendesapprentissages,celuidelaeleine Badredine Dinesha Mango angola cong différence en particulier. o David somalie Lamixitédesculturesapermisdevéhiculerdesvaleurs FRANCE telles l’hospitalité, la solidarité, le respect… Tchaikoub irak Tharcisse mauritanie th opie b h curiosité e Aveci beaucoup de simplicité et de o u t a n! Russie 3 3 Et avec le sourire, toujours !hérif ”Je souhaite juste dire que l’ALJT liberia Amir Ali Sala Salah lah Salah Abdshakur Abdsha Abdshakur shakur Bett Betty Betty tty de SAINT-GRATIEN ne ressemblait à aucune autre ALJT car elle a eu une richesse grâce à la mixité merveilleuse Bibiche Abachir Ibrahima Jean-Luc kosovo equateur des résidents classiques et des demandeurs d’asile du même âge,mence mais avec des vécus très différents.” Hossein colombie armenie Rwanda Nassir . . . a u f i l d u t e m p s S a i n t - G r a t i e n •
    • amit iéS ) a (s i n t - G r a t i e n « On ne parle pas de mariage... mais bon.» « Il y a un noyau dur. Il y a plus de profondeur dans les relations. 1960 1970 1980 Ce ne sont pas des relations de surface.» 1990 2000 2010 2012 3 5 Parce que c’était lui Parce que c’était moi… Les Trois Amies… es Trois Am Tro Dans ces beaux sourires qui s’épanouissent « Au demeurant, ce que nous appelons ordinairement amis Au Foyer, ce sont des amit és Fo Foyer, ce oy amitiés miti s i Dans ces visages ouverts sur et amitiés, ce ne sont qu’accointance et familiarités nouées qui se tissent et se nouent se tissent en nouen nouen no ent o l’avenir par quelque occasion ou commodité par le moyen de laquelle Au gré des affinités gré des affinités ré r de tés L’Amitié laissera nos âmes s’entretiennent. En l’amitié de quoi je parle, elles Des choses qu’on vit choses qu’on vit hose o son empreinte. se mêlent l’une en l’autre, d’un mélange si universel qu’elles Des moments qu’on traverse. moments qu’on traverse. o t qu’ traverse. qu u’ r ver e. e L’Amitié est un bien précieux effacent et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes. Si on Pour la vie ? Nul ne sait. vie Nul ne sait. ie sa dont l’éclat brille longtemps presse de dire pourquoi je l’aimais, je sens que cela ne peut Pour l’instant, on jure de se voir nstant, jure de s v i sta st nt ta jure voir encore s’exprimer… Même parties. arties. rties ie e Comme ces étoiles dont la Il y a au-delà de tout mon discours, et de ce que je ne puis On est « comme des sœurs » ! comme des sœurs o me œur urs lumière nous parvient alors dire particulièrement, je ne sais quelle force inexplicable et qu’elles se sont déjà éteintes. fatale, médiatrice de toute union. » (Montaigne) chie es gentilles» ieuses gent lles ie s entille ent les es « Les chieuses gentilles» tait dem t emamandeuses ma On était demandeuses.uses ses. qu’on s’ u’o On voulait qu’on s’occupe de nous. Nous étions jeunes à cette époque. s jeunes u e es uvait une famil , a t n amille On retrouvait une famille, l’envie de parler, de partager.» arler, de partager.» l tag . . . a u f i l d u t e m p s S a i n t - G r a t i e n •
    • 0691079108910991 C’est l’heure du départ.00020102 Vers d’autres lieux.2102 D’autres gens. D’autres rencontres. D’autres apprentissages. D’autres Amours. D’autres Amitiés… La vie continue et suit son cours. Le Foyer de Saint-Gratien a fermé ses portes. Le grand vaisseau de pierre est désormais silencieux. Plus de bruit ! Plus d’agitation vivante ! L’alarme ne sonnera plus pour un oui pour un non même au cœur de la nuit. Tout le monde est parti. Les pièces sont vides. Plus personne ne viendra les occuper. Des objets traînent encore. De ci, de là. Les vélos de la salle de musculation ne roulent plus. Des matelas. Des tables. Des chaises. Devenus inutiles. R E M E R C I E M E NT S Mais un lieu reste toujours en mémoire de ceux et celles qui l’ont habité. Alors gageons… L’ALJT pour son engagement durable ;Le service patrimoine de la mairie de SAINT-GRATIEN Quand tous et toutes auront pris quelques ans pour ses archives ; Quand l’âge aura fait son œuvre Les anciens résident(e)s pour leurs témoignages et leurs photos : Jean-Luc et Véronique ; Quand les regards se tourneront vers le passé Les anciens salariés et responsables de la résidence Ils, Elles s’en souviendrontpour leurs témoignages et recherches de documents ; Peut-être avec nostalgie Les résidents-acteurs du projet : Fabiola, Guillaume, Vance, Junior, Adingra, Samatar, Nassima, Hafida, Et diront Naouelle, Badu, Mendes, Hossein sans qui le projet « C’était notre jeunesse ! » n’aurait pas existé. . . . a u f i l d u t e m p s Mélanie Haguet, responsable du projet Patricia Vioux, consultante, Jean-François Chereau, design graphique. Edition Service communication de l’ALJT Juin 2012.