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Édito                                                                      “                                              ...
Novembre/Décembre 2011                      #4    Sommaire                        Édito_03                               T...
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Découverte                                        Au Nord de la République Dominicaine, entre Cofresi       1             ...
Découverte1. Magnifique pendentif orné d’ambre2. L’ambre brut, résine naturelle de certains arbres3. El Museo del Ambar (P...
Découverte                                                              4    Contrairement à cet ambre balte,             ...
Nature                                        L’Aquarium de Guadeloupe a reçu, du 12 au 21 septembre dernier, pour la 3ème...
Nature1. Près de 350 variétés de coraux existent dans le monde2. Larves de corail3. Fertilisation des œufs qui se fait en ...
4Nature                                                                                                                   ...
Voyage                                                                            1A quelques kilomètresde laéroportRocham...
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Le Bon Air Antilles & Guyane n°4 Nov-Déc 2011
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Le Bon Air Antilles & Guyane n°4 Nov-Déc 2011

  1. 1. L’ambre dominicain_Des profondeurs de la terre_10 Cacao_Le village hmong de Guyane_18 Les belles Américaines_ Ou la fin d’un mythe ?_26Les itinéraires_ de Maryse Condé_44
  2. 2. L’ambre dominicain_Des profondeurs de la terre_10 Cacao_Le village hmong de Guyane_18 Les belles Américaines_ Ou la fin d’un mythe ?_26Les itinéraires_ de Maryse Condé_44
  3. 3. Édito “ Chers Passagers, Ç a y est, la rentrée est désormais derrière nous et lactualité dAIR ANTILLES EXPRESS demeure riche en événements en cette fin dannée 2011. En effet, nous venons de finaliser d’importants accords commerciaux avec la compagnie CORSAIRFLY, mettant ainsi nos réseaux en commun sous la forme de partages de codes. Dans la pratique, les fréquences des 2 compagnies sont harmonisées pour assurer des connexions quotidiennes entre les vols transatlantiques et les vols régionaux, avec des tarifs de point à point parfaitement étudiés et des avantages adaptés à la clientèle Affaires tout comme aux familles. C’est donc en partenariat avec CORSAIRFLY que nous ouvrons la desserteBimestriel édité par de Sainte-Lucie au départ de Fort-de-France et de Pointe-à-Pitre, à raisonAgence Blue Marine de 2 vols hebdomadaires dès le 2 novembre, fréquence qui passera à 3 vols1 boulevard Houelbourg sur Mer par semaine dès la mi-décembre, en prévision des vacances de fin d’année.ZI Jarry - 97122 Baie-Mahault - 0590 32 64 36bluemarine@wanadoo.frSiret : 442 804 456 00014 Dans le même temps, nous travaillons sur l’harmonisation des systèmesSARL au capital de 8000€ de fidélisation, afin que des primes soient cumulées indépendammentDirecteur de Publication sur les réseaux long courrier et régional, et que les billets primes puissentChristian MARCHAND être obtenus avec un choix encore plus large.Responsable dÉditionNadège CERETTO C’est la toute première fois dans l’histoire de l’aviation aux Antilles,Conception /Réalisation qu’une compagnie long courrier signe un tel accord avec uneAgence Blue Marine Compagnie Régionale Antillaise.RédactionN. Ceretto - Math Yass - Office de Tourisme de Saint-MartinMedia Caraïbes - R. Selbonne - P. Godoc - E. Maillard - A. Verron C’est la preuve de notre détermination à élargir encore les offres deJM. Martial - S. Wybo - Banque des Antilles Françaises. service et les avantages offerts à nos passagers.Crédits Photos Du côté d’AIR GUYANE EXPRESS, nous travaillons activement surJP. Piter - C. Hernock - H. Bernier - E. Maillard - Ti-Fox - L. Lot l’amélioration et l’offre de nouveaux services en matière de fret aérien ;N. Coualy-Deraine - T. Vestris - H. Salomon - A. Verron - EnzoN. Ceretto - Ministère du Tourisme de République Dominicaine qui fait l’objet de besoins importants sur la région Guyane ; maisMuseo del Ambar - photo@ctguyane et Comité du Tourisme de également à des réductions de tarifs qui seront accordées à certainesla Guyane - Comité du Tourisme de Guadeloupe - Conseil Général catégories sociales, en concertation avec les autorités locales.de Guadeloupe - F. Laurent - Jardin botanique de DeshaiesEcomusée de Sainte-Rose - Sea Guadeloupe - Gwajeka - MediaCaraïbes - F. Mazeas - Guadeloupe Télévision - Be Beauty Une fois de plus, merci pour votre confiance.Banque des Antilles Françaises - Thinkstock. Nous vous souhaitons un agréable vol.Direction ArtistiqueMarc PRAQUINRégie Publicitaire0690 71 82 98ImpressionAntilles ImprimeriePapier provenant des forêts gérées durablement. Christian Marchand Président Directeur Général Air Antilles Express & Air Guyane Express Le Bon Air. Novembre/Décembre 2011 4
  4. 4. Novembre/Décembre 2011 #4 Sommaire Édito_03 Tourisme_06 Découverte_10 Nature_14 Voyage_18 Environnement_22 Évasion_26 Patrimoine_30 Noël Caraïbes_34 Loisirs_38 Séduction_40 Littérature_44 Talent_48 Économie_52 Actualités_56 Croisière_59 Artiste_62 Album_64 Théâtre_66 Exposition_70 Photos VIP_72 Culture_80 Auto_82 Mode_84 Beauté_86 Solidarité_88 Technologie_90 Audiovisuel_94 Sport_98 Bonnes tables_100 Santé_102 Coaching_104 Agenda_106 Le Bon Air. Novembre/Décembre 2011 6
  5. 5. Tourisme 1Prise de conscience écologique,développement durable,les préoccupations environne-mentales envahissent à juste titrenotre quotidien. Afin de sensibilisersa population, larchipel du Papillonsinvestit depuis quelquesdécennies dans des projets debelle envergure. Lécomusée deSainte-Rose et le jardin botaniquede Deshaies en sont deux bonsexemples ! Sainte-Rose & Deshaies Belles plantes de la Basse-Terre... 1. Heliconia orange 2. Mise en scène et exposition de la récolte du café 3. Parcours initiatique sur la civilisation caribéenne 4. Chute d’eau, très appréciée des alpinias et des plantes arborescentes 5. Bassin aux carpes koï 6. Flamands roses7 Le Bon Air. Novembre/Décembre 2011
  6. 6. Tourisme histoire métissée et à nos traditions, expliquent les chargés de missions de lécomusée. Cest pourquoi, en accord avec le Rectorat de la Guadeloupe, lInstitut National de la Recherche Agronomique, le Centre de Coopération International en Recherche Agronomique pour le Développement et le Conservatoire du Patrimoine National, linfrastructure sest lancée dans une démarche à la fois didactique et ludique : le dispositif “bienvenue à la ferme” motive les établissements scolaires de lîle (primaires, collèges et lycées) à se rendre sur les lieux et encourage2 les professeurs à multiplier les visites pour développer chez les enfants etU n écrin de verdure en Une des vocations chères à lécomusée adolescents la curiosité envers le héritage de Sainte-Rose est sans doute de savoir environnemental et traditionnel retracer les grandes époques créole. historiques qui fondèrent les Antilles,Lové entre mer intensément bleue et et particulièrement la Guadeloupe. Un hommage à la nature...vallées verdoyantes, le bourg de Ainsi, au sein des cases créoles, desSainte-Rose étend ses ailes. Il faut sy Deshaies, voilà un petit bourg panneaux didactiques et des vidéosrendre au cours de la matinée, le charmant et pittoresque, bordé replongent le visiteur dans des tempsdimanche par exemple, lorsque les détendues de sable doré, bercé par anciens : on évoque les coutumespêcheurs rentrent à quai, les barques lécume des vagues, niché en amérindiennes, lère de Christophepleines de poissons frais. Si les contrebas dune colline à la végétation Colomb, le commerce triangulaire ethauteurs du quartier de Sofaïa invitent dense et luxuriante. Une halte de larrivée en 1650 des esclaves noirsles plus aventuriers à randonner en forêt quelques heures dans cette commune dAfrique, les prémisses du peupletropicale, les amateurs de week-ends permet véritablement de souffler. antillais. Ce saut au cœur de latranquilles et moins sportifs peuvent Après avoir dégusté un poisson mémoire collective des 34 communesquant à eux privilégier la visite de grillé, le visiteur est invité à se laisser du Papillon rappelle aussi commentlécomusée, un site dont loriginalité na guider au coeur des allées du jardin Indiens, Libanais et Syriens jouèrentdégale que la volonté de transmettre botanique. un rôle fondamental dans la façonun patrimoine. Siégeant sur sept hectares dominant de cultiver sur place aromates, condiments, fleurs exotiques et une baie magique, le jardin deLa gestation de ce jardin créole plantes médicinales. Deshaies a fait rêver célébrités etdébute en 1988, peu avant le cyclone riches personnalités. Seules quelques- Léveil des plus jeunes, cest la clef unes ont pu se loffrir et en devenirHugo qui malheureusement ravage pour intéresser les nouvelles pour un temps les heureuxla totalité des premières plantations générations à notre écosystème, à propriétaires.dans la nuit du 16 au 17 décembre la nature qui nous entoure, à notre1989. Cependant, lidée mêmedabandonner ce beau projet culturelnest pas concevable, et on envisageau contraire un plan plus ambitieuxquà linitial : il sagit dinventer et decréer un écomusée mettant en valeurl’identité créole, lhistoire, les coutumeset les spécificités botaniques de laGuadeloupe. Désormais, lendroit,agréé ferme pédagogique et labelliséjardin remarquable, se veut une minedinformations pour le grand publicqui vient ici comprendre le passé desîles, découvrir le charme des Antilleset s’informer sur les modes de viemade in Caraïbe. 3 Le Bon Air. Novembre/Décembre 2011 8
  7. 7. Tourisme 4 5 d’employés originaires de la commune. La faune contribue aussi à Depuis 2011, chaque année, plus lémerveillement : lenclos des cabris de 120 000 visiteurs empruntent la enchante les enfants, létang aux promenade pédagogique du jardin nénuphars et papyrus réserve la qui présente un large éventail de surprise des carpes Koï ; la volière fleurs et plantes tropicales. abrite loriquets et aras aux couleurs Bougainvilliers, hibiscus, orchidées, éclatantes. À quelques mètres de la palmiers, mapous, baobabs, bombax, cascade, les flamands barbotent fromagers… Au total, mille espèces joyeusement. En suivant le torrent qui sexposent avec fierté, dans les règles sécoule imperturbablement, on rejoint de lart paysagiste. Le circuit conseillé larboretum, le banian, la forêt de par le parc suggère daborder toutes bambous, la palmeraie, les cactées les variétés de la flore locale, dans une et les fougères. atmosphère zen et ombragée. Coluche lavait ainsi acheté en 1979 6 et en avait confié le soin à son ami paysagiste, Michel Gaillard, qui profita de loccasion pour concevoir une Nous remercions lÉcomusée de pépinière magnifique. A la mort de Sainte-Rose et le jardin botanique lhumoriste, il rachète la propriété et de Deshaies pour les informations relève le défit de la métamorphoser et les photos nous ayant permis en un havre fleuri et incroyablement de rédiger et illustrer ces pages. paisible. Le jardin botanique se Pour plus d’informations, concrétise dès 1998, lorsque les rendez-vous sur : autorisations administratives et financières lui sont accordées. www.jardin-botanique.com Le parc floral et animalier se matérialise www.ecomusee.gp en quatorze mois, grâce aux efforts9 Le Bon Air. Novembre/Décembre 2011
  8. 8. Découverte Au Nord de la République Dominicaine, entre Cofresi 1 et Cabarete, les cavités souterraines cachent un trésor inestimable : celle que l’on nomme la Côte dAmbre abrite un des plus importants gisements au monde de cette pierre semi-précieuse. L’ambre dominicain …des profondeurs de la terre !11 Le Bon Air. Novembre/Décembre 2011
  9. 9. Découverte1. Magnifique pendentif orné d’ambre2. L’ambre brut, résine naturelle de certains arbres3. El Museo del Ambar (Puerto Plata)4. Enzo, créateur de bijoux en ambre5. Bloc d’ambre brut6. Résultat final dun long processus de création : le Blue Ghost dEnzo 2L ambre dans tous ses états ! de se débarrasser du stress et des terriblement laborieux dont on vient à Résine fossilisée de formation ondes négatives. Il semblerait aussi bout avec des ustensiles tels que el naturelle, lambre, dont la quelle soulage douleurs dentaires, pico, la pala, la coa). Sorti du ventreRépublique Dominicaine est le asthme, eczéma, psoriasis, de la terre, l’ambre passe ensuitesecond producteur mondial, résulte rhumatismes, allergies, entre les mains du joallier : aprèsdu durcissement sur plusieurs millions endommagement des voies avoir esquissé ses modèles, il ledannées de la sève de certains arbres. respiratoires et cas de petites polit, le taille et monte manuellementAinsi, il se décline du jaune citron au dépressions passagères. Cest une sur des structures en argent ou en or.marron foncé, sautorisant parfois de des raisons pour lesquelles lesbelles nuances rouges ou bleutées, et Dominicains lappellent Pierre de laun rendu tantôt translucide, parfois Chance.opaque. Il arrive même que l’ambrerenferme des plantes ou des insectes. Une notoriété qui dépasse lesLes gisements qui contribuent à la frontières El Museo del Ambar, à Puertobonne notoriété de la Côte dAmbre L’ambre a connu un essor à l’échelle Plata, naît à l’initiative de Jorgesiègent au cœur des cordillères internationale, lui conférant ainsi une Caridad, président et fondateurseptentrionale et orientale, le long de place non négligeable dans léconomie de lAtelier de l’Ambre Ambasala route qui dessert les pôles de la République Dominicaine. Si les (lambre national). Ouverte au grandtouristiques de Cabarete et Puerto habitants de cette île l’aiment tant, public, cette infrastructurePlata. La plupart des mines des c’est que le marché de l’ambre répertorie les données historiquessites de Palo Quemado, Juan de emploie de nombreuses familles. et scientifiques relatives à laNina, La Toca, Los Cacaos, La Beaucoup sont ceux qui parviennent formation de l’ambre au sein desPescado Bobo, Los Aguitos, El Arroyo à en (sur)vivre. Le secteur engage gisements locaux et permet deet Las Auyamas senfoncent à plus un nombre croissant de mineurs qui, comprendre comment insectesde 200 mètres sous le sol visible. à force d’un travail harassant, et végétaux se fossilisent dans extraient des profondeurs le cette gemme aux spécificitésDes vertus qui ne sont plus précieux trésor dominicain (NDLR : il remarquables.secrètes sagit dun travail à la mainLambre est une biolithe (rochedorigine organique) formée sur des 3milliers dannées au cours desquelleselle a acquis de nombreusescaractéristiques physiologiques luipermettant de soigner certains de nosmaux. Cette gemme semi-précieusepossède en effet des vertusénergétiques : dotée dune facultédabsorption des vibrations, elle a lacapacité de les stocker et de lesretransmettre au corps humain.Rincée à l’eau claire, puis exposéerégulièrement au soleil, elle permet Le Bon Air. Novembre/Décembre 2011 12
  10. 10. Découverte 4 Contrairement à cet ambre balte, une pâte de finition qui ôte les celui issu des gisements mexicains et éventuelles rayures et fait ressortir la dominicains est extrait dangiosperme, brillance. Enfin vient létape du une espèce végétale de type Hymenea montage sur argent (pour des bijoux dont la résine date de lère géologique plutôt réservés aux femmes) ou tertiaire. Ce que jaime tout directement sur un lasso de cuir (pour particulièrement dans cet ambre-là, des créations destinées cest quil est léger, pur, incroyablement essentiellement à un public masculin). transparent et doté de nuances infinies Au fil du temps, je me rends compte de vert, de bleu et de rouge. Il nest que de plus en plus dhommes portent en aucun cas comparable à lambre de lambre, et jen suis ravi. balte qui subit davantage daltérations et qui apparaît bien plus opaque. Le Bon Air : Vous souhaitiez nous présenter une pièce rare de votre Le Bon Air : Comment choisissez-vous collection et création (cf photo n°6). vos pierres ? Dites-nous donc en quoi vous la Enzo : Cest assez compliqué à trouvez originale ? expliquer. Lambre est une substance Enzo : Ce bijou, appelé Blue Ghost, naturelle dure et cassante, et en même est extraordinaire pour plusieurs temps extrêmement tendre. Ce qui, je raisons : cest un ambre avec de vous laccorde, semble contradictoire. superbes reflets bleutés doté de deux Pour faire bref, il faut chercher des “fantômes”, lun noir et lautre blanc. fractures ou éclats dans le brut, mais Il sagit dinclusions en suspension Rencontre avec Enzo, créateur de aussi déventuelles inclusions dinsectes faisant penser à des spectres, qui se bijoux en ambre (Sud de la France) : fossilisés, prendre en compte les révèlent ou disparaissent selon langle couleurs qui se déclinent sur chaque sous lequel on observe la pierre. Le section, le degré de transparence, montage est une cage épurée, Le Bon Air : Doù vous vient la etc. Au sein dun même gisement, il aérienne, en fil dargent, car lambre passion de lambre ? existe un panel très large de nuances nest jamais percé. Enzo : Cest lors dun voyage au et de reflets : notez que seulement Mexique que jai découvert cette 10% de la production annuelle est 6 merveilleuse matière et que jai eu en ambre rouge (cest la moins loccasion de la travailler à partir dun répandue des couleurs) et que les morceau brut. Ce fut un réel plaisir que irisations bleues, surprenantes et jai eu envie de réitérer à mon retour émouvantes à la fois, sont les plus en France. Ma vocation de créateur recherchées. Lambre du Mexique de bijoux en ambre était née. et de la République Dominicaine est vraiment dune très grande diversité. Le Bon Air : Pourriez-vous nous expliquer pourquoi vous préférez créer Le Bon Air : De retour en France, dans vos bijoux avec de lambre originaire votre atelier, quelles sont les différentes de la République Dominicaine ? étapes qui se succèdent pour Enzo : Comme vous le savez sans obtenir un bijou commercialisable ? doute, le principal gisement mondial Enzo : Je choisis les pièces brutes dambre est celui de Pologne qui en fonction du style dambre que je provient, comme la majorité des pense obtenir après polissage. ambres, de familles de pins. Jessaye de rester le plus proche possible de la forme dorigine. Il faut 5 satteler à un examen attentif et régulier pour ne pas oublier une belle inclusion Nous remercions Enzo (créateur ou un aspect particulier de la gemme. de bijoux en ambre, installé à Chaque pièce est véritablement unique. Perpignan/Rivesaltes), lagence En partant du brut, on dégrossit toute de presse Pascale Venot (Paris), le la couche externe, puis on accentue musée de lambre (Puerto Plata) le polissage. En tant que résine, et le Ministère du Tourisme de la lambre garde ses caractéristiques République Dominicaine pour les premières : ce nest pas vraiment informations et les photos nous une pierre (même si elle entre dans ayant permis de rédiger et illustrer la classification des minéraux, au même ces pages. titre que le corail, par exemple). Je la Contact Enzo : travaille avec des papiers de verre, et Email : enzo_loco@yahoo.fr une fois la forme voulue obtenue, je Tél. : 06 32 67 82 35 passe au lustrage avec une crème ou13 Le Bon Air. Novembre/Décembre 2011
  11. 11. Nature L’Aquarium de Guadeloupe a reçu, du 12 au 21 septembre dernier, pour la 3ème 1 année consécutive, la mission PLANUGWA constituée d’une quinzaine de scientifiques, de plongeurs et de techniciens venus de métropole, de Martinique et de Guadeloupe. Le but est de collecter, en plongée, des gamètes (larves) de coraux au moment de la ponte, puis de contrôler la fécondation et le développement des larves in vitro afin de parvenir à leur fixation. Ces expériences portent sur 2 espèces de la région (Montastrea faveolata et Montastrea annularis), dont les pontes interviennent durant une quinzaine de minutes, de nuit, et une fois chaque année en août, septembre et octobre. PLANUGWA 2011 Opération : recolonisation des coraux !15 Le Bon Air. Novembre/Décembre 2011
  12. 12. Nature1. Près de 350 variétés de coraux existent dans le monde2. Larves de corail3. Fertilisation des œufs qui se fait en bassin sous la surveillance des chercheurs4-5. Pontes du 18 et du 19 septembre 2L intérêt de ces missions étroitement des phases de la lune et de Les deux années passées ont permis scientifiques réside dans la la température de leau : le processus d’établir un protocole de récolte mise en place de protocoles de maturation est contrôlé par la (prévision exacte de l’heure de pontepermettant de réintroduire de façon température tandis que lheure de et méthode de récupération des œufs)massive des colonies de coraux dans déclenchement est pilotée par la lune. et de contrôle de la fécondation endes zones marines desquelles ils sont aquarium. Les recherches menées dans le cadreen train de disparaître suite à des des missions PLANUGWA ont pour L’objectif de cette année était depollutions ou des phénomènes but de multiplier les chances de parvenir à une fixation de ces larvesclimatiques. développement de colonies sur les divers supports qui leur étaientLes espèces choisies ont une coralliennes. Pour cela, il faut récolter proposés. Les récoltes 2011 ontreproduction sexuée, ce qui veut dire en plongée de nuit les agglomérats de permis de “produire” plus d’un millionqu’elles pondent des œufs qui, une gamètes émis par les colonies, puis les de larves. L’équipe de PLANUGWAfois fertilisés, donnent vie à une larve mélanger et aboutir à une fécondation est parvenue à des fixations massivesappelée Planulae. La ponte et la dans l’heure qui suit la récolte. sur des supports en céramique.fertilisation des œufs se font de Quelques heures plus tard, il est C’est la première fois qu’une équipemanière externe, lors dévénements possible d’observer au microscope de chercheurs parvient avec succèsspectaculaires et rapides où tous les les premières divisions cellulaires qui à fixer sur des supports artificielscoraux se mettent à pondre en même aboutiront à des larves de corail de des larves de Montastrea.temps. Dans la nature, la larve se quelques dixièmes de millimètres.développe en pleine eau, pendantune phase planctonique, avant dechercher un endroit du récif oùsaccrocher et créer ainsi une nouvellecolonie corallienne. Sur les milliardsd’œufs produits, une infime partieaboutie à une colonie.Cette reproduction sexuée ne peutaboutir que si toutes les colonies dunemême espèce pondent en mêmetemps : les chances de fertilisationcroisée sont ainsi augmentées, etles prédateurs (poissons, zooplancton,invertébrés divers) ne peuvent alorspas gober tous les oeufs émis, ce quipermet à quelques larves de survivre.Cette synchronisation dépend 3 Le Bon Air. Novembre/Décembre 2011 16
  13. 13. 4Nature © F. Mazeas Les supports en céramique “habités” reconstituées. Pour cela, elles intégrer l’équipe PLANUGWA l’année de jeunes larves de coraux ont été devront rencontrer des qualités prochaine. Une communication lors réintroduits en mer. Chaque mois, des d’eau acceptables, d’où la nécessité du prochain ICRS (International Coral plongeurs devront vérifier la bonne d’améliorer la qualité des eaux rejetées Reef Symposium), qui se déroulera en santé de ces nouvelles colonies en en mer. juillet 2012 à Cairns en Australie, espérant que les conditions naturelles présentera les travaux réalisés en favorisent leur croissance. On peut Ces résultats intéressent la com- Guadeloupe. espérer qu’à l’avenir, si tout se passe munauté scientifique internationale. bien, des colonies coralliennes Cest pourquoi, des chercheurs nord PLANUGWA 2011 représente plus de introduites artificiellement puissent être américains et du Belize devraient 180 heures de plongées nocturnes, la mobilisation des moyens techniques 5 de l’Aquarium de Guadeloupe et un budget de 30.000 euros. Ont participé à PLANUGWA 2011 : Océanopolis Brest, l’Aquarium de La Rochelle, le Marineland d’Antibes, l’Aquarium de Guadeloupe, l’UAG et la DEAL. Les financements étaient assurés par la DEAL Guadeloupe, l’Aquarium de Guadeloupe et le Parc National de la Guadeloupe. Merci à Antilles-Sail qui a assuré l’hébergement des équipes. © F. Mazeas17 Le Bon Air. Novembre/Décembre 2011
  14. 14. Voyage 1A quelques kilomètresde laéroportRochambeau deCayenne, sétend lacommune de Roura,paisible mais pleinede surprises. Cacao,un de ses bourgsrenommés, créé en1977 pour accueillirune communautéhmong originaire duLaos, reste une escalesuscitant de vivesémotions. Cacao, Le village hmong de Guyane... 1. Petites filles hmong en tenue traditionnelle 2. Carrelage peint par les enfants du village hmong 3. L’apprentissage de l’art hmong se transmet de génération en génération 4. Château en bois de Cacao 5. Emmanuel séjournant à Cacao 6. Fruit exotique très particulier, le ramboutan19 Le Bon Air. Novembre/Décembre 2011
  15. 15. 2 Voyage I mplantation et plantations ! maraîchers, élèvent des troupeaux Une visite surprenante : Volonté, travail et humilité. Voilà de porcs, poules et vaches. Si la route menant au village est des valeurs qui imposent le respect. En 30 ans, ces réfugiés de lenfer parfois chaotique, le spectacle qui Il semble que ce soit celles partagées ont su apprivoiser les terres s’offre à celui qui l’emprunte est par l’ensemble de la communauté environnantes. A leur arrivée sur saisissant : entouré d’une végétation hmong qui habite le village de Cacao place, les champs de culture nétaient luxuriante, on alterne les points de depuis 1977. Chassés de Chine, les que de vastes étendues de forêt dense vue qui dominent la forêt guyanaise Hmongs migrent dabord au Vietnam, quils ont transformées pour installer tout en croisant les vergers et puis en Thaïlande et enfin au Laos leur camp de résidence et leurs maraîchers. L’arrivée à Cacao suscite où ils sont persécutés. Elevés au rang plantations. A force de travail et également de vives sensations : de réfugiés politiques, les pays dacharnement, les Hmong sont niché en pleine forêt amazonienne, occidentaux leur ouvrent leurs portes. devenus les plus importants le village ressemble à une enclave Dans un élan de solidarité, la France producteurs de fruits et légumes de asiatique. Bien intégrés à la les accueille et choisit de les établir Guyane, quils vendent notamment population, les Hmongs ont su en Guyane en 1977. Cinq ans après sur le grand marché de Cayenne. Il préserver leur identité et maintenir leur arrivée, ils représentent 75% de s’écoulerait chaque semaine près leurs traditions. Ils se font ainsi un la consommation locale de riz. de 30 tonnes de fruits et légumes plaisir de les faire découvrir aux visiteurs Ils cultivent de grands vergers et cultivés par leur communauté. lors de la Fête du Nouvel An et tout au long de l’année, le dimanche, jour du 3 marché. Ce jour là, les fines broderies hmong côtoient des amoncellements colorés de légumes et de fruits. S’il faut prendre le temps de flâner sur le marché, l’incroyable musée des insectes le “Planeur bleu”, et sa petite volière de papillons amazoniens, vous ouvrent leurs portes pour une visite étonnante. Attention, si on vous propose de prendre une matoutou dans la main, méfiez-vous ! Ce sont des araignées typiques de la Guyane, souvent inoffensives, mais dont l’aspect noir et velu donne à coup sûr des sueurs froides ! Mais, rassurez-vous, sur l’une des bonnes tables du marché, un délicieux plat hmong aidera le visiteur à se remettre de ses émotions ! Le Bon Air. Novembre/Décembre 2011 20
  16. 16. Voyage 4 Apologie de la broderie : Les femmes hmong expliquent quelles Emmanuel Maillard de lapparition magique et soudaine utilisent des pièces de coton brodées Ambérieu-en-Bugey, a vécu en de centaines de perroquets migrant à la main récupérées de leurs tenues Guyane en 2009. Il évoque pour sous le ciel lumineux de ce traditionnelles pour ensuite, sous la Le Bon Air, ses meilleurs département incroyablement vert. forme dun patchwork, créer des sacs, souvenirs de Cacao : Cacao, ou un très bel exemple de des ceintures et des tentures. On symbiose entre l’Homme et la 5 distingue deux types de motifs : ceux Nature, un modèle d’intégration retraçant leur histoire (la fuite du Laos culturelle réussie, comme tant et la traversée du Mékong) et leur d’autres dans la société guyanaise… quotidien de labeur (une base sombre rappelle leur existence laborieuse tandis que les multiples couleurs incarnent lespoir dun avenir meilleur), et ceux ornés de figures géométriques multicolores, symbolisant léquilibre retrouvé. Ce village de l’Est guyanais a marqué mon esprit de promeneur Louange au ramboutan : de passage. En premier lieu, sa Ce fruit charnu délicieusement suave route, qui s’enfonce petit à petit, et sucré se reconnaît facilement à sa dans la forêt, sous le chant de la coque chevelue rouge/rosée. sentinelle Païpayo... Puis, un arrêt Originaire de Malaisie, de la famille panoramique sur l’Amazonie… du litchi, il a été importé en Guyane Et enfin les saveurs des mets locaux par les Hmong qui le cultivent toute bien préparés par les habitants lannée, même si la production est plus du bourg, les couleurs des toiles, intensive aux environs de mai et juin. l’accueil chaleureux des Hmong, Larbre, qui peut atteindre jusquà autant de pratiques qui démontrent 25 mètres, est aussi apprécié pour le rôle de cette population dans sa valeur ornementale. En général, l’agriculture guyanaise. Au détour la fête du ramboutan a lieu le premier d’un sentier, sur le chemin quittant dimanche des vacances de Pâques. le village, je garde en mémoire21 Le Bon Air. Novembre/Décembre 2011
  17. 17. Environnement 1Entre Saint-Barthélemy,les Antilles et Paris,Hélène Bernier neménage pas ses efforts.Soutenue par lesnombreux membres deson association, portéepar de belles etnécessaires convictions,elle se démène pour lapréservation de la natureet le maintien de laculture de son îlequelle chérit tant.Entrevue avec ladirectrice de Saint-BarthEssentiel, femme depassion et daction. Saint-Barth Essentiel, Bienfaitrice par nature ! 1. Patrimoine de Saint-Barthélemy (issu de laffiche des Journées du Patrimoine 2011) 2-3. Rassemblement pour nettoyer les abords des routes 4-5. Toujours de bonne humeur, les bénévoles grands et petits23 Le Bon Air. Novembre/Décembre 2011
  18. 18. EnvironnementLe Bon Air : Hélène, pouvez-vous H. Bernier : Non, nous n’avions pas renommés du Muséum Nationalbrièvement nous présenter votre du tout imaginé l’ampleur... dHistoire Naturelle de Paris.association ? Initialement, javais simplement crééH. Bernier : Saint-Barth Essentiel a un groupe sur Facebook dans lidée Le Bon Air : Quels sont les projetsété créée en juin 2009. Elle a pour de montrer le vrai Saint-Barth, cest- notoires qui ont, ou qui vont,mission de défendre, transmettre, à-dire sa véritable âme (les cases développer la notoriété de votredévelopper les intérêts historiques, traditionnelles, les vieux murs de association ?culturels, environnementaux et pierres, la flore, la faune...). Les H. Bernier : Grâce à limplicationpatrimoniaux de l’île de Saint- habitants et les personnes qui avaient assidue et grandissante de nosBarthélemy par le biais d’actions, séjourné sur place suffisamment de membres, la plupart de nos actionsd’événements et de divers ateliers temps pour se sentir intimement liées sont couronnées de succès.de formation et d’information. à lîle, se sont alors pris au jeu de publier Je porte une attention touteNous sommes six membres leurs photos anciennes, partager particulière à la pétition pour larécurrents et quelques 90 membres leurs souvenirs, leurs expériences... préservation des zones naturelles,qui souscrivent chaque année à Tout cela nous a mené à organiser qui est à lheure actuelle notre plusnotre cause et nous apportent des vidéo-projections qui ont réuni belle réussite. En effet, malgré leségalement main forte. dès le départ quelques 400 personnes obligations légales en matière de pétition des électeurs, le Président 2 du Conseil Territorial a laissé aller les choses. Et ce n’est que suite à une action devant le Tribunal Administratif que la situation a avancé en notre faveur... Je suis aussi comblée quon puisse mettre en place, sur les trois prochaines années, un protocole de travail avec les meilleurs spécialistes de l’arc antillais pour concrétiser la réalisation d’un herbier renforcé dannexes photos et de fichesJe pense notamment à Sylvie qui venues pour échanger sur des expliquant la liste rouge des espècess’occupe du site web, à Françoise thématiques variées. Voilà pourquoi menacées de Saint-Barthélemy.qui est chargée de la rédaction et nous avons été ensuite contactés Sen suivra un inventaire floristique etdes démarches officielles, à Nathalie et par le service social de la Collectivité faunistique complet.Christine qui s’investissent davantage pour quun livre/album répertoriant Le but ultime serait de consacrer undans la partie comptable, à Arlette qui ces bribes de bonheur soit édité. muséum dhistoire naturel propre ànous aide énormément pour l’histoire Cest ainsi que Saint-Barth Essentiel Saint-Barth mais aussi de publier un(elle est un trésor d’informations et est née. livre dédié à la flore indigène locale.une référence incontestée), à Jean- Puis, très vite, notre rôle sest intensifié :Philippe qui sait convaincre les gens suite aux dépôts de projets immobiliersde nous soutenir et de nous apporter de grande échelle auprès de laleur contribution financière ou Collectivité, nous avons mobilisé toutelogistique, sans quoi rien ne serait notre énergie pour la sauvegarde de 3possible… Je les remercie, ainsi que notre île. Grâce au soutien indéfectibleles membres qui se rendent disponibles de tous les membres de lassociation,pour des actions ponctuelles louables, des pétitions ont été signées,par exemple lors des 4h pour la terre permettant denrayer les desseinsou des 4h pour nettoyer les abords durbanisme qui allaient détruire lesdes routes de l’île (dernièrement, la zones naturelles de lîle. Cette étapesoixantaine de personnes rassemblées nous a obligé à nous renseigner sursur le terrain a permis le ramassage les espèces endémiques quil étaitde deux tonnes de déchets). vraiment indispensable de sauvegarder et cest ainsi que nous avons initiéLe Bon Air : En 2009, pensiez-vous dans la foulée le vaste programmeque lassociation prendrait dinventaire de la faune et flore localesun si bel envol ? en collaboration avec des scientifiques Le Bon Air. Novembre/Décembre 2011 24
  19. 19. Environnement 4 Le Bon Air : Chère Hélène, sur quels mots aimeriez-vous conclure cette interview ? H. Bernier : Au fil du temps qui passe et de nos modestes moyens, je me rends compte du chemin déjà parcouru par lassociation et de sa réelle utilité. Mais je sais que nous avons encore énormément de travail pour que Saint-Barthélemy puisse trouver un équilibre viable sur la durée. Il faudra évidemment valoriser nos résultats et mettre en place une communication qui vantera lîle, certes pour ses belles plages et sa gastronomie, mais aussi pour ses spécificités naturelles et son environnement préservé. Je suis persuadée que nous pouvons mettre Le Bon Air : Avez-vous des humide et un autre à lépoque du en parallèle lactivité économique et partenaires ? carême). Durant toute cette période, la sauvegarde de notre patrimoine H. Bernier : Oui, lhôtel Le Toiny des conférences et des sorties sur le environnemental, culturel et naturel. soutient lassociation depuis le début terrain, ouvertes au grand public, seront programmées. Les prochaines L’association prend de plus en plus et contribue à sa bonne santé rencontres se dérouleront du 10 au d’ampleur à Saint-Barthélemy. Elle financière. Air France nous a également 30 octobre 2011 en présence du commence aussi à être connue à rejoint en 2011 : la compagnie prend en botaniste Claude Sastre. Nhésitez l’internationale. Tout ceci est aujourdhui charge le voyage des scientifiques qui pas non plus à nous rejoindre à possible grâce au travail et à viennent de Paris pour nous aider. Gustavia lors des manifestations l’enthousiasme de nos nombreux L’hôtel Le Guanahani aussi nous rend planifiées du 26 au 30 octobre à membres, au soutien de nos énormément service en proposant loccasion de la venue de la Fondation partenaires et aux dons financiers du des hébergements gratuits. De même du Patrimoine dans le cadre de lannée grand public que je ne saurais assez pour la société Turbé Car Rental qui de loutre-mer. En tant que déléguée remercier. Et, parce que Saint-Barth nous procure des voitures en location régionale de la Fondation, je moccupe Essentiel ne pourra continuer à évoluer à moindre coût. Beaucoup dautres de la bonne gestion de cet événement durablement que si les individus partenaires, qui ne veulent pas être et jaccueillerai les personnalités qui s’engagent et se mobilisent, cités, nous apportent une grande aide... y sont conviées, dont Ministres, jencourage un maximum de qu’ils en soient remerciés. Sénateurs, Députés, membres du Guadeloupéens, dAntillais, de Français Le Bon Air : Quels sont les rendez-vous Conservatoire du Littoral, membres et de nationalités diverses à nous à ne pas manquer les mois prochains ? de la Direction de lEnvironnement, de rejoindre. H. Bernier : Avec le programme lAménagement et du Logement, etc. Merci à Air Antilles Express et à léquipe inventaire qui a débuté en février 2011 En début dannée prochaine, du 14 au du Bon Air daccorder à Saint-Barth et qui se déroule sur trois ans, quatre 19 janvier 2012 (horaire restant à Essentiel ces quelques pages. séjours par an d’une vingtaine de jours confirmer), à lespace météo de Merci davance aux lecteurs qui y chacun seront nécessaires pour Gustavia, lauteur Corine Sombrun donneront suite. répertorier la faune et la flore de lîle animera une conférence peu banale sur (notamment un pendant la saison lenvironnement et le chamanisme. Pour adhérer à lassociation : Remplissez le bulletin 5 d’adhésion sur le site internet et retournez-le nous dûment complété à : Saint-Barth Essentiel BP 1032 - Saint-Barthélemy 97012 Cedex Contact : Hélène Bernier, Présidente de Saint-Barth Essentiel Tél. : 06 90 63 46 09 Email : stbarthessentiel@yahoo.fr Web : www.stbarthessentiel.com25 Le Bon Air. Novembre/Décembre 2011
  20. 20. ÉvasionEn avril dernier,les autorités cubainesont autoriséla libéralisation dumarché de lautomobile.Cette décision, qui vientde prendre effet,signifie-t-elle la fin deces vieilles voitures quiservent pourtant si bienlimage décalée et rétrode Cuba ? Les belles Américaines... ou la fin d’un mythe ?27 Le Bon Air. Novembre/Décembre 2011
  21. 21. ÉvasionN ouvelle révolution à Cuba ! accordée. Quant à vendre son voir à quoi ressemblent les fameuses Depuis le début des années véhicule… Cela nétait pas belles Américaines : Plymouth, soixante-dix, l’embargo envisageable ! Seuls les Cubains ayant Cadillac, Ford Fairlane ou Pick-up,américain contre Cuba rend difficile acheté leur bien avant la révolution Chevrolet, Bel Air, Pontiac, Mustang,l’importation de beaucoup de biens, de 1959 en avaient une propriété Chrysler, …notamment des voitures et des pièces pleine et entière. Lattachement que les Cubainsde rechange. Depuis ces années, le Libéraliser le marché de l’automobile portent aux anciennes voitures confèreparc automobile semble n’avoir jamais va inévitablement révolutionner les au secteur une âme immortelle :évolué, comme si le temps s’était vieilles habitudes made in Cuba.. cest un miracle quautant de vieillesarrêté… Le marché de l’automobile Faute de pièce de rechanges pour Américaines bien entretenues roulentest réglementé par de nombreux leurs voitures d’un autre âge, les encore dans les ruelles de la capitale audispositifs qui encadrent la vente et cubains, véritables rois de la point dêtre perçues comme desl’achat de véhicules. Pendant débrouille, les ont toujours curiosités incontournables dulongtemps, pour acquérir une voiture bichonnées pour qu’elles continuent patrimoine local. Dailleurs, lesà Cuba, il fallait être une personnalité de rouler toujours et encore. Havanais ont su joindre lutile àreconnue ou être idéologiquement lagréable : en temps de crise, cesirréprochable… Quoi quil en soit, Une collection à ciel ouvert… modèles de collection ont endossél’autorisation d’achat pouvait mettre Bon nombre de touristes, amateurs ou le rôle de taxi, ce qui ravit les touristesjusqu’à plusieurs années avant d’être pas, viennent à Cuba uniquement pour qui ne cachent pas leur engouement à lidée de monter à bord dun de ces joyaux coloré, véritable relique de lâge dor industriel. Finalement, la preuve de la passion sans faille des Cubains pour leur voiture, cest leur capacité et leur enthousiasme à les entretenir malgré leurs faibles ressources. Les soucis mécaniques sont courants mais ils sarrangent toujours pour réparer et prolonger la durée de vie de leur voiture. Ainsi, nombreuses sont les impasses dissimulant une antique Cadillac, une ancienne Mustang ou une très vieille Pontiac que lon bichonne jalousement. Le Bon Air. Novembre/Décembre 2011 28
  22. 22. Évasion Epoques notoires de lautomobile à Cuba : I La vague européenne (fin du 19ème siècle jusquen 1910) : fabriquée en France, la Parisienne gagne La Havane en décembre 1898. Dès 1899, dautres voitures issues de loccident (Rochet-Schneider et Darracq) prennent possession des routes cubaines. I Lère nord-américaine (1911 à 1959) : en 1912 et en 1914 respectivement, les marques Chevrolet et Ford investissent Cuba, ouvrant au marché automobile américain le chemin de la suprématie. Cest ainsi que La Havane organise en 1957 et 1958 les championnats du monde de F1. En 1959, 90% des voitures qui circulent localement sont conçues aux Etats-Unis. I Sous la domination socialiste (1960 à 1990) : la Révolution conduite par Fidel Castro et la rupture des relations commerciales avec les USA encouragent la prédominance soviétique qui saffiche alors en nouveau fournisseur de véhicules à moteur (Lada, Volga, Skoda, Fiat Polski). I De 1991 à nos jours : après la chute de lURSS et des régimes communistes, Cuba diversifie son écurie automobile. Toutes les marques de tous les continents sont représentées sur place : Peugeot, Citroën, Renault, Audi, Mercedes (pour lEurope), Toyota, Mitsubishi, Hyundai (pour lAsie) et de vieux modèles américains qui ont reconquis le cœur des Cubains (à titre de passion mais aussi pour faire face aux La fin d’un mythe ? roadsters, de limousines et même déficits du transport public). La passion cubaine pour le milieu les voitures officielles des I Avril 2011 : la libéralisation du automobile est telle quun musée lui est révolutionnaires Che Guevara et marché de lautomobile annihilera- consacré : le "musée roulant", comme Camilo Cienfuegos ! Espérons que t-elle la passion de longue haleine il est surnommé communément, se ce ne soit pas lunique endroit où pour les belles Américaines ? situe dans la vieille ville de La Havane. demeureront les vieilles Américaines On peut y admirer une collection de dans quelques années...29 Le Bon Air. Novembre/Décembre 2011
  23. 23. Patrimoine 1Depuis 2002,le Conseil Généralde Guadeloupeet ses nombreuxpartenairespublics et privés,ont initié plusieursmanifestationspour sortir del’oubli les fortsde l’archipel. Il était une fois... Les forts de Guadeloupe31 Le Bon Air. Novembre/Décembre 2011
  24. 24. 1. Détail du Mémorial dans l’enceinte du Fort Delgrès Patrimoine2. L’imposante entrée du Fort Delgrès3. Mémorial inauguré le 4 décembre 2002 en clôture de la commémoration du bicentenaire des évènements de 18024. Fort Napoléon de Terre-de-Haut5. Fort Fleu-d’Épée de Bas-du-Fort 2D onner vie à lhéritage présent, qui établit une passerelle Le fort Louis Delgrès : historique : entre la vie davant et celle Maintes fois baptisé, Royal, Richepance, d’aujourdhui... Une notion tantôt Saint-Charles, ce fort porte désormais abstraite, presque anonyme parceNotre ambition, cest de concrétiser le nom dune des figures que lointaine, tantôt réelle, palpable,une dimension patrimoniale caribéenne emblématiques de la résistance au vive et ô combien contemporaine, quiau sens large et de rendre la visite de rétablissement de l’esclavage de 1802. ne demande quà sanimer...nos forts incontournable lors dun Il sert pour léternité de stèle funérairecircuit permettant de découvrir les Mieux comprendre lintérêt à certaines personnalités historiquesPetites et Grandes Antilles” explique historique des forts de Guadeloupe... de la Guadeloupe. Sa structureJacques Gillot, Président du Conseil massive cerclée de remparts bien Les fortifications des Petites AntillesGénéral de la Guadeloupe. Résolument conservés sidentifie facilement : nont pas été pensées selon un planinscrit dans une démarche volontariste verticalité des pilastres, alternance des densemble. On les a érigées au fur et àde réhabilitation, de valorisation et vides et des pleins, contradiction du mesure des circonstances historiques,danimation des sites historiques, ce calcaire blanc et des pierres en fonction des besoins, des volcaniques, chemin de ronde trèsprojet entend rendre hommage aux événements et des moyens humains étroit, casemates épaisses, etc.constructions qui intègrent le et financiers en possession des Devant ce monument imposant, classépatrimoine guadeloupéen. gouverneurs qui se sont succédés historique en 1977, le visiteur ne peutUn héritage inestimable qui traverse dans les îles. Elles décrivent les points que constater quil est face à lun desdes époques, raconte une histoire, dancrage dun système de défense fleurons de larchitecture colonialequi murmure humblement le passé qui se développa progressivement militaire de la Guadeloupe, toisantmais finit toujours par se conjuguer au jusquau 19 ème siècle. fièrement la rivière du Galion, sincrustant parfaitement à son morne cerné de hautes falaises terreuses. A lorigine, cest la maison particulière du gouverneur Charles Houël qui git ici et se déploie en place forte, étoilée, pour mieux se protéger des incursions des Indiens Caraïbes. Alors, puisque siègent localement les fonctions administrative et défensive de la Basse-Terre, lendroit devient le berceau politique, économique et guerrier du Papillon. Tandis que lîle est rétrocédée en 1664 à la Compagnie des Indes Occidentales, les 18ème et 19ème siècles signent eux davantage de victoires : le fort repousse à plusieurs reprises3 les assauts anglais. Le Bon Air. Novembre/Décembre 2011 32
  25. 25. Patrimoine 4 En 1712, les combats lont dévasté pourtant, peu après sa construction, qui fut construit dans les années et il est en ruines. Cest la signature du linvasion des Britanniques menés par 1845-1867. Doté dun pont-levis utile traité de Paris qui rétablit la Guadeloupe le général Grey. pour passer le vaste fossé, dun porche à la France en 1763 qui engendre sa Cest Victor Hugues qui les en arqué, de pilastres, dun boulet, dun réparation et son agrandissement. chassera quelques mois plus tard. chemin de ronde et de poternes, la Aujourdhui, la bâtisse abrite les Aujourd’hui orné de flamboyants, de forteresse de 114 mètres confère aux bureaux départementaux de la plantes tropicales et de baies fleuries, lieux une note historique et mystique. Direction des Affaires Culturelles et le site se veut un endroit paisible dans Incontestablement, ce fort se voulait le du Patrimoine. lequel on organise des expositions symbole de la nouvelle organisation et des spectacles son et lumière. du dispositif militaire : son statut de Le fort Fleur dEpée : Les deux piliers en pierre de taille de Gibraltar des Antilles, défendant la Il porte, dit-on, le nom dun soldat lentrée ouvrent sur une large esplanade Guadeloupe des Britanniques et des valeureux. Edifié en 1794 selon laissant deviner une poudrière en bon révoltes esclavagistes, lui va bien. larchitecture Vauban, ce fort doit état sous laquelle se dissimulent des Visibles depuis lembarcadère, ses préserver la Grande-Terre, notamment galeries souterraines parfois converties murailles adossées à la colline le port de Pointe-à-Pitre, des en musée temporaire. La promenade volcanique accordent au décor fortifiée est agréable. poétique des Saintes une dimension attaques anglaises. Du haut de son dantan. En visitant la bâtisse, son long morne, surplombant le quartier de Le fort Napoléon : couloir central qui dessert huit pièces Bas-du-Fort et ses eaux cristallines, immenses et des poudrières séparées, commandant le Petit Cul de Sac Marin Cest le bourg principal des Saintes, on simagine presque la vie des troupes et la rade de la capitale actuelle du Terre-de-Haut, qui se trouve enorgueilli restées sur place jusquen 1889. Papillon, la forteresse connaîtra de ce prestigieux bâtiment militaire Désormais, le fort est la propriété du Conseil Général qui a confié à 5 lassociation saintoise de protection du patrimoine la gestion de lécomusée quil abrite. Cactus, aloès, agaves et iguanes cohabitent donc au cœur de cet éden vert, pierreux et très calme. Nous remercions le Conseil Général de Guadeloupe et la Direction des Affaires Culturelles et du Patrimoine pour les informations et les photos nous ayant permis de rédiger et illustrer ces pages.33 Le Bon Air. Novembre/Décembre 2011
  26. 26. Noël Caraïbes 1Si les huîtres, le foiegras et le saumonfumé ont fait depuisplusieurs années leurapparition sur lestables de Noël,les îles restent trèsattachées à leurstraditions etcontinuent de fêterNoël commeautrefois… Noël au balcon … Sans oublier la tradition !35 Le Bon Air. Novembre/Décembre 2011

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