Le Bon Air Antilles & Guyane n°14 Mai-Juin 2013

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Le Bon Air est le magazine de bord des meilleures compagnies de la Caraïbe : Air Antilles Express, et Air Guyane Express

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Le Bon Air Antilles & Guyane n°14 Mai-Juin 2013

  1. 1. 0811 515 515Du lundi au samedi de 8h à 22h(prix d’un appel local depuis un poste fixe)Professionnelschangez pouronly entreprisesUne gamme complèted’offres à coûts optimisésPlus de 12 000 entreprises(1)nous font déjà confianceUn réseau dernière générationExclusif : communiquez depuis plusde 200 pays* avec votre mobileDes conseillers spécialiséset des espaces pros à proximité•••••E N T R E P R I S E SAVEC VOUS SUR TOUTE LA LIGNEwww.only-entreprises.fr*200 pays pour les forfaits non bloqués et 150 pays (voix et SMS) pour les forfaits bloqués.Paysouterritoires(listesuronly.fr)=horszonedesouscriptionduforfaitnécessitantunaccordd’itinéranceavecunopérateurtiers.Nécessiteunmobilecompatible.Tarifsetconditionsdefacturationsurwww.only-entreprises.fr.Avantdepartir,assurez-vousquevotremobileet/oucartesimsontbienactivéspourleroamingencomposantle229depuisvotremobileonly (coût d’un appel local). (1) Source : données internes OMT à fin décembre 2012. OutremerTelecom SAS au capital de 4 281 210,30 € - RCS FdF 383 678 760 – Février 2013.MOBILE INTERNET FIXE
  2. 2. “ÉditoBimestriel édité parAgence Blue Marine1 boulevard Houelbourg sur MerZI Jarry - 97122 Baie-Mahault - 0590 32 64 36mathieu@blue-marine.bizSiret : 442 804 456 00014SARL au capital de 8000€Directeur de PublicationChristian MARCHANDResponsable dÉditionNadège CERETTOConception/RéalisationAgence Blue MarineRédactionN. Ceretto avec l’aide de G. Carnot, L. Mortellec,C. Bulot, C. Rat, ML Dilvy, F. Garain, E. Marie, M. Lantin,O. Compère, B. Samzun, Math Yass, C. Faysse, JY Schwarz,T. Lagrin, M. Bordelais, R. Monjo, M. Grandjean, C. Nordey,F. Gurieri, J. Ismael, G. Oulac, K. Vulpillat, A. Koury ;Actualité – Véolia Propreté Caraïbes ; Sport Tennis – D. Rollé ;Littérature – B. Rossi ; Jeu – D. Poncet.Crédits PhotosMinistère du Tourisme des Bahamas, Ministère du Tourismede Bonaire, Ministère du Tourisme de Sainte-Lucie, Comité duTourisme des Iles de Guadeloupe, Office de Tourisme deMarie-Galante, Ultramarina, Kwata, Aquarium de la Guadeloupe,Ecole de la Mer, La Maison du Bèlè, Lékol Bèlè Paris,Cantina Studio, Ariana, Région Guadeloupe, Harmony Pipol,Institut Français en Haïti, Fondation Agnès B, La Table RondeFrançaise, Les Voiles Papillon, Pimous, Open Tennis Guadeloupe,EDF Archipel Guadeloupe, Comité Guadeloupéen de Natation,Des Hôtels et des Iles, Canal+, Mediaserv, Mini Paceman, BlandinAutomobiles, Citroën, Soguadia, CAMA Renault, BMW, HTS,Digilife, Banque des Antilles Françaises, F. Gurieri – Le Pélican,Bienglace.com, Elg@you.Tofs, K. Vulpillat – D’Klik Sarl,L. Mortellec, L. Pozzoli, N. Ceretto, R. Azar, G. Feuillet, F. Garain,A. Morin, G. Aricique, P. Virapin, Thinkstock ; Google Images.Direction ArtistiqueMarc PRAQUINRégie PublicitaireHélène : 0690 47 03 38Marie : 0690 71 82 98ImpressionAntilles ImprimeriePapier provenant des forêtsgérées durablement.Chers Passagers,Lhivernage va bientôt s’achever et toutes nos équipes sepréparent activement à la période des grandes vacances 2013.Nous la prévoyons intense, car chacun aura besoin de seressourcer en famille en ces périodes difficiles. Pour cette raison, unefois de plus, nous allons tout mettre en œuvre avec nos partenaires,vos agences de voyages habituelles, pour maintenir des tarifs justes.Nous souhaitons vous donner accès à de nombreux forfaits versSaint-Martin, Sainte-Lucie, Antigua, Barbade, Santo-Domingo,Punta Cana et La Romana, avec plus de 15 vols saisonniersspéciaux chaque semaine durant la haute saison.Avec AIR FRANCE, nous poursuivons la desserte quotidienneentre les Antilles et la Guyane sous les meilleurs augures, forts dela qualité de notre collaboration et des nombreux retours positifsdes passagers satisfaits des tarifs avantageux que nous avonsdéjà proposés sur cette ligne.AIR GUYANE EXPRESS négocie - d’autre part - avec la Régionpour obtenir l’installation d’une cuve de 15 m3de carburant afind’envisager une septième fréquence hebdomadaire Maripasoula /Grand-Santi / Saint-Laurent ainsi que deux vols cargo par semainevers Grand-Santi et Maripasoula. La rubrique CINEMA du présentmagazine vous suggère d’ailleurs une immersion dans ces villesguyanaises aux charmes authentiques.Enfin, la compagnie investit dans l’ouverture d’une nouvelle ligneau départ de Saint-Laurent du Maroni vers le Suriname.Nous sommes vraiment fiers de suggérer un réseau intra-caribéencomplet et cohérent avec des tarifs accessibles aux familles, et desavantages pratiques réservés aux hommes d’affaires et passagersfréquents qui peuvent maintenant gérer en ligne leur budget voyage.AIR ANTILLES/GUYANE EXPRESS, c’est aussi des pilotes, deshôtesses, des techniciens, des agents commerciaux, des agentsde trafic, sans oublier tous ceux qui travaillent dans l’ombre.Au quotidien, notre équipe soudée met tout en œuvre pour voussatisfaire, notamment pour les mois à venir, synonymes de pontset de vacances.Bon voyage, et bonne lecture !Christian MarchandPrésident Directeur GénéralAir Antilles Express & Air Guyane Express4 Le Bon Air. Mai/Juin 2013
  3. 3. Édito_04Tourisme_08Évasion_12Randonnée_14Ailleurs_18Nature_22Environnement_28Actualité_30Découverte_32Tradition_36En région_38Festival_42Cinéma_44Musique_48Littérature_50Culture_52Solidarité_54Portrait compagnie_56Sport_58Prestige_62Hôtellerie_64Mode_66Audiovisuel_70Photos VIP_72Télécommunication_80Technologie_82Nautisme_86Auto_88Jeu_96Agenda_98Mai/Juin 2013Sommaire6 Le Bon Air. Mai/Juin 2013#14
  4. 4. (1) Selon la formule d’abonnement ∏ souscrite. À partir du 24 avril 2013. (2) Offre valable aux Antilles et en Guyane du 22 avril 2013 au30 juin  2013 pour  tout nouvel abonnement (toute personne non abonnée au cours des 6 derniers mois) de 12 mois à CANALSAT LIBREMENT (32€ /mois) ou à TOUT CANALSAT (59€/mois ou 55 €/mois sans les chaînes adultes). Hors frais d’accès (38€). Au-delà des 3 mois (mois en cours +2mois offerts), vous restez abonné au tarif de la formule souscrite. Pour le satellite (hors opérateur tiers) : décodeur satellite inclus. Pour un abonnement viaun opérateur tiers : hors coûts liés aux services et au matériel de réception de l’opérateur. Tout changement de mode de réception et/ou d’opérateurentraine l’annulation de la promotion. (3) Offre valable uniquement en réception individuelle par satellite, non disponible auprès d’un opérateur tiers.Parabole et installation standards offertes. Installation standard réalisée par un antenniste référencé CANALSATELLITE  CARAIBES comprenant : lafixation de la parabole, la pose du câble coaxial en apparent, la pose d’une fiche par foyer, le réglage de la parabole avec mesureur de champs et leraccordement du décodeur au téléviseur - Pour la Guyane : hors frais de pose de dalle de bêton et hors frais de déplacement au-delà d’un rayonnementde 30km - (250€ : prix maximum pratiqué par les antennistes). ≥0,0701€ l’appel puis 0,0205€/min.DÉCOUVREZ À PARTIR DU 24 AVRIL 2013TOUTES LES NOUVELLES CHAÎNESET LEURS PROGRAMMES SURAVEC LE NOUVEAU∏,VOTRE TV EST ENCOREPLUS SPECTACULAIREPOUR SES 20 ANS, ¢ ANTILLES-GUYANE VOUS OFFRE UN TOUT NOUVEAU ∏,AVEC UNE NOUVELLE RÉSOLUTION D’IMAGES. PLUS DE HAUTE DÉFINITION,30 NOUVELLES CHAÎNES ET 16 NOUVELLES RADIOS POUR TOUTE LA FAMILLE.3 MOISGRATUITS+ INSTALLATIONOFFERTEPOUR TOUT ABONNEMENT À ∏ , JUSQU’À(2)(3)(1)                                                                                                                                                                                      3RUOP       OM3∏ÀTNEMENNOBATUOTR       SIOÀ’UQSUJ,∏              PLUS SPECTACULAIREVOTRE TV EST ENCORE∏AVEC LE NOUVEAU       PLUS SPECTACULAIREVOTRE TV EST ENCORE,∏∏,AVEC LE NOUVEAU       PLUS SPECTACULAIREVOTRE TV EST ENCOREAVEC LE NOUVEAU+ IG3       TRRTEFFOALLATSN+ IUTAATRGOM3       ETNOITAATS(TIUO)3()2(S              CHAÎNESNOUVELLES30VEC UNE NOUVELLE RÉSOLUTIONAOUR SES 20 ANS, ¢PPLUS SPECTACULAIRE       RAwww.canalplus-caraibes.comET LEURS PROGRAMMES SURTOUTES LES NOUVELLES CHAÎNESDDÉCOUVREZ À PARTIRNOUVELLES16ETCHAÎNES’IMAGES.DVEC UNE NOUVELLE RÉSOLUTIONUYANEG-ANTILLESOUR SES 20 ANS, ¢PLUS SPECTACULAIRE       FAMILLEwww.canalplus-caraibes.comET LEURS PROGRAMMES SURTOUTES LES NOUVELLES CHAÎNESVRIL 2013U 24 AAVDLATOUTEPOURIOSDRAÉFINITION,DAUTEHEDLUSP’IMAGES.OUS OFFRE UN TOUT NOUVEAU ∏,VUYANEPLUS SPECTACULAIRE       .FAMILLEÉFINITION,OUS OFFRE UN TOUT NOUVEAU ∏,                     ffffqitarpmumixamxirp:€052(-mk03eddeuesivélétuaruedocédudptnemedroccarelbâcudesopal,elobarapdalednoitaxiftreffosdradnatsnoitallatsniteelobaraP3(.noitomorpalednoitalunna’leniartnesxuaséilsttsûocsroh:srreitruetaréponufiratuaénnobazetsstersuov,)sttreffosiomm/€95(TAATSLANACTUpOpUTàuo)siommennobalevuontuotruopO3102niuj03∏tnemennoba’delumrofalnoleS)1(       pdqdrtwww.canalplus-caraibes.comm/€5020,0siupleppa’l€p1070,0≥.)setsinnetnaselrapéuqohtenottoêbeddellladpedesop€edsiarffrsrrsoh:enayyauGalruoPP-rgalgérel,reyofraehcifenu’desopal,tnerappanelaixaocecnerépfpéépfretsstinnetnanurapeésilaérdradqnatsnoitallatsnI.setasrapéelleudividninoitpecérnetnemeuinuelbalaverffO)3nahctuoT.ruetarépo’lednoitpecéredleirétamuatesecivre:)srreitruetaréposroh(etilletaselruoP.etircsuoselumrofaledcca’dsiarfsroH.)ss)etludasenîahcselsnassiom/€p55uosiomsreinred6sedsrrsuocuaeénnobanonennosrrep€etuot((ttnemlbalaverffO)2(.3102lirva42udritrapÀ.etircsuos∏       -dRApTwww.canalplus-caraibes.com.nitnemennoyyoarnu’dàledd-uatnemecaclpédedsiarrafsrrsoeltespmahpcedruerusemcevaelobarapaledegal:tnanerphmocSEBIARpApRCETILLEpTpEAATSLANACéc.sreitruetaréponu’dsèèprpAuaelbinosidnon,etilletruetarépo’duo/tenoitpèecérededomedtnemegaivtnemennobanuruoP.sulcnietilletasruedocéd:2+sruocnesiom(siom3sedàled-uA.)€83(sèèc/€23(TNEMERBILTAATSLAyNACàsiom21ed)ss)ioua3102lirva22udenayAuGnetesellitnAxuae≥                     
  5. 5. 8 Le Bon Air. Mai/Juin 2013Plongée,Tout le monde à l’eau !Tourisme Aux Caraïbes, il y a les fleurs, lesfruits, la mer, le soleil… Entre deuxséances de bronzage, pourquoi nepas se laisser tenter par une petiteplongée ? Débutants ou aguerriss’amuseront alors à flâner aveccoraux et jolis poissons…11-4. En plongée aux Bahamas2. Tortue marine escortée dun rémora3. Loïc Mortellec au poste de pilotage5-6. En plongée à BonaireCrédits photos : Loïc Mortellec, Lionel Pozzoli,Ministères du Tourisme des Bahamas et de Bonaire.
  6. 6. Le Bon Air. Mai/Juin 2013 9TourismeD’aussi loin qu’on en entendeparler, la Caraïbe fait rêver…Des Bahamas jusqu’au Véné-zuela, toutes les îles croisées, bercéespar la tiédeur des alizés, offrent dedécouvrir des panoramas verdoyantset bleutés, agréablement cléments,baignés de lumières incroyables.Sous l’eau aussi, toutes ces belleslueurs se reflètent, jusqu’à ce que lesprofondeurs sombres et confiden-tielles révèlent les secrets d’un mondeaquatique magique, perceptiblemais impalpable. En quelques coupsde palmes, nous voilà cernés d’écailles,de carapaces, d’ailerons, de végétauxsous-marins ondulant dans les courantsde l’océan. C’est une explosion decouleurs et de matières qui nous frôlent,nous fuient, nous suivent, se cachentau tournant d’un récif de corail pourmieux nous surprendre ensuite…Au mois de mai, choisis l’île qu’ilte plaît !Un grand frisson mêlant peur et émer-veillement vous parcourt l’échine ?Sans doute vous venez de flirter avecun requin gris près de South HamptonReef, dans les Bahamas.Votre esprit voyage alors bien loin desfutilités de Nassau, la capitale, quanddevant vous, des bancs de mérousassaillent les épaves du Comberbachet du Sunseeker. La même ferveur vousattend à Shark Point près de PeterIsland dans les Iles Vierges puis surle piton d’Eyes of the Needle à Saba.Poissons chirurgiens et perroquetsfarandolent parmi les grottes immergéesau large de Green Turtle Cay dansles Abacos, leur ballet turquoise etorangé contraste avec les ténèbres deTarpon Reef et des Catacombes.Les spéléos pourront aussi prolongerleur quête des cavernes à Androsparmi Diana’s Dungeons et Cara’sCaverns.Nager avec les dauphins, et le rêvedevient réalité ! A Grand Bahama etBimini, les Tursiops vous guident auxconfins des flots.A Bonaire, entre Aruba et Curaçao,liberté est le maître-mot ! Vous plongerezen autonomie, de jour ou de nuit, surdes sites définis à proximité des côtes.Gorgones, éponges, poissons-scor-pions, anges et requins-nourricessuperviseront votre escapade.Nous remercions Loïc Mortellec,commandant de bord Air AntillesExpress, passionné de sport etde photographie, qui nous livreici ses meilleures expériences deplongée aux Petites Antilles :Le BA : Quel est votre spot préféré ?LM : Sans hésitation, je pense auSec Paté, en plein canal des Saintesen Guadeloupe. C’est une plongéevertigineuse bordée de pitons sous-marins remontant des profondeurset culminant à 15 mètres sous lasurface de l’eau. Très exposée auxcourants, cette plongée n’est pasévidente mais c’est justement parcequ’elle se mérite que peu de mondey vient et qu’elle conserve donc uneauthenticité sauvage et magique. Jeme souviens y avoir aperçu un jourdes baleines à bosses…Le BA : Quelle a été jusqu’ici larencontre la plus insolite que vousayez faite en plongée ?LM : Aussi curieux que cela puisseparaître, je ne pense pas forcémentà un animal énorme… (rires) maisplutôt à un hippocampe. J’étaiscontent de pouvoir enfin en observerun de très près et dans son milieunaturel. Il se retenait à l’emplantured’une gorgone. Par mimétisme, ilen avait même pris la couleur parceque je lui faisais peur. Je tournaisautour de lui et lui me tournaitsystématiquement le dos.Le BA : Une autre anecdote rigolote ?LM : Oui ! Il m’arrive de plonger denuit. Une fois, une grosse tortueverte, sans doute aveuglée par malampe, m’a foncé dessus à deuxreprises. Je l’avais dérangée dansson sommeil sans même m’enrendre compte. Je l’ai esquivée dejustesse et heureusement car elledevait peser au moins mon poids.Finalement, elle s’est enfuie.23
  7. 7. 10 Le Bon Air. Mai/Juin 2013L’histoire et le patrimoine de Cuba sedissimulent aussi au fond des mers,là où de nombreux bateaux de piratesresteront amarrés pour l’éternité.Rendez-vous est donné sur le tombantOuest, au House-Reef de Maria LaGorda puis à la vallée de corail noirde La Sala de Maria où barracudas,tortues, tarpons, mulets et langoustescoulent des heures paisibles.Rien ne sert d’être trop aventureux pourse dégourdir les palmes ! Le snorkelingenchante les grands et les petits enDominique : à quelques vagues seule-ment de la surface, hippocampes,éponges, antennaires et petits thonshabitent Rodney’s Rock, Castaway,Nose Reef et Rina’s Hole. Cetteapproche détendue et poétique peutaussi s’envisager à la Réserve Cousteauet à l’Ilet Pigeon en Guadeloupe ouà Gibbs Cay à Grand Turk.Sting Ray City et Bloody Bay Walls’affichent en spots mythiques desIles Cayman : murs, tunnels, arches,tables et tombants s’arpentent serei-nement, dans la quiétude imperturbabled’une eau turquoise.A Coral Garden et Blond Rock, dans lesillon des Iles Vierges où règne encorel’esprit de Barbe Noir, murènes, caran-gues, poulpes et poissons soldats setiennent au garde-à-vous.Anse Chastenet à Sainte-Lucie etle Rocher du Diamant en Martiniques’explorent tels des merveilles géo-logiques solidement soudées aux fondsmarins et surplombant le dessus del’océan.TourismeNous remercionspour les infos et photos contenuesdans ces pages. Si vous souhaitezorganiser des vacances dédiées àla plongée dans les Caraïbes et dansle reste du monde, ne manquez pasde les contacter :Tél. : 0825 02 98 02 (0.15€ TTC/min.)Email : info@ultramarina.comWeb : www.ultramarina.comEnvie d’apprendre à plonger ?Dans toutes les îles de la Caraïbe, ilest possible de se familiariser avecl’univers sous-marin puis d’optimiserses compétences en ces termes :■ Baptême de plongée (initiationjusqu’à 6 mètres de profondeur)■ Niveau 1 de plongée(jusqu’à 20 mètres de profondeur)■ Niveau 2 de plongée (de 20 à 40 mètres de profondeur)■ Niveaux 3 et 4 (autonomie)Renseignez-vous sur votre lieu devacances !45 6
  8. 8. Téléphone Internet Télévision mediaserv.com0811 57 57 57(prix d’un appel local depuis un fixe)(1)L’illimitéverslesmobileslocaux(AntillesfrançaisesetGuyane)etverslaMétropole(horsnuméroscourtsetnumérosspéciaux)estinclusuniquementdansl’offreBoxMEDIASERVà54,99€/mois(plus3,50€/moispourla location du modem). Frais de résiliation de 45 €.(2) Promotion valable aux Antilles-Guyane, pour toute nouvelle souscription à une offre Box MEDIASERV avant le 30 juin 2013. Bénéficiez d’une réduction de 10 €/mois sur le montant de votre abonnement pendant 4 moissuivant le mois d’activation et d’une réduction supplémentaire de 40 € (soit 10 €/ mois pendant 4 mois) si vous souscrivez simultanément à l’un des bouquets TV (sauf Bouquet Basique et options beIN et EDEN). Les offresBox MEDIASERV sont soumises à conditions, notamment 12 mois d’engagement et éligibilité ADSL. Voir tarifs et conditions sur www.mediaserv.comCrédits Photos :© Stigur Karlsson - Getty images - Box mediaserv est une marque déposée de Mediaserv - SAS au capital de 1 000 000 € -Tour Sécid 6eétage - Place de la rénovation - 97110 Pointe-à-Pitre - RCS Pointe-à-Pitre 351 555 792(1)Du 1erAvril au 30 Juin 201380€OFFERTS(2)JUSQU’À
  9. 9. 12 Le Bon Air. Mai/Juin 2013Happyweek-endÉvasionin Sainte-Lucie !
  10. 10. Le Bon Air. Mai/Juin 2013 13ÉvasionASainte-Lucie se retrouvent tousles passionnés de randonnéesvenus là fouler les collines, lesamateurs de farniente allongés sur lesable chaud, les fous de plongée bati-folant dans les eaux limpides… et tousles publics rassemblés pour que la fêtebatte son plein chaque week-end dèsla nuit tombée. Les communes du bordde mer telles Gros Ilet et Dennery par-tagent leur incroyable convivialité avecRastas, Caribéens et voyageurs desquatre coins du globe. Sur place, lesStreet Party sont gourmandes, glamouret musicales à souhait.Good vibes…Les Friday Night se déroulent tous lesvendredis de 21h à 2h à Rodney Bay,l’une des marinas les plus attractivesde l’île toute entière, avec ses nombreuxhôtels, restaurants et pubs (NDLR : dontIndies, Charlet, Shamrock’s Pub & JazzLounge). Et c’est en plein air que lesfestivités progressivement s’intensifienttandis que les derniers rayons du soleildéclinent à l’horizon. Les meilleuresrecettes locales sont cuisinées au bar-becue par les villageois qui investissentroulottes et caravanes improvisées letemps d’une soirée mémorable que desDJs plus ou moins célèbres viennentanimer. La queue aux stands des grillagesne cesse de grossir tant les effluves depoissons, fruits de mer et viandes gril-lés donnent à saliver. On se délectedans une ambiance extrêmement bonenfant entre deux sessions de dansesendiablées. A chaque croisement derue, locaux et curieux se déhanchentdevant d’énormes amplis diffusant lesderniers gros succès planétaires reggaeet raggamuffin.& good food !Toujours les vendredis dès 19h, lesSeafood Party d’Anse-la-Raye, bourgde pêcheurs situé au Sud de Castries,s’inscrivent dans la même atmosphèrejoyeuse et délicieuse. Crevettes, cala-mars, poulpes et homards passent à lacasserole pour régaler Sainte-Luciens,Martiniquais et vacanciers réunis pourécouter les mélodies traditionnellesd’antan, d’un calypso, d’une biguineou d’un bélé.A Dennery, autre district atypique deSainte-Lucie, c’est le samedi soir queles plaisirs tropicaux sont à l’honneur :au bord de l’eau, les habitants préparentla soupe de lambis et grillent sardines,poissons perroquets et chirurgienspour rassasier les palais affamés. Socaet R’n’B égayent la nuit. On trinquealors à la joie d’être là avec une Piton*,la bière locale.Vous l’aurez donc compris, le week-endà Sainte-Lucie, c’est la fête qui prime,et l’âme du Jah règne en maîtresse.Parmi les guinguettes, les tables, leschaises dispersées ça et là, les bonnetsrastas et les danseurs, diseuses debonne aventure, montreurs de fauxserpents et vendeurs de babioles entous genres se côtoient dans la bonnehumeur…Nous remercions l’office de tourismede Sainte-Lucie pour les infos etphotos contenues dans ces pages.Plus d’infos sur www.visitersaintelucie.fr.Jusquau 12 mai, ne manquez paspar la même occasion le 22èmeSte-Lucia Jazz Festival. Tous lesconcerts sur www.stluciajazz.org.*Pour votre santé, attention à l’abus d’alcool.1-4. Plage et marina de Rodney Bay2. Coucher de soleil à Sainte-Lucie3. Au soleil couchant, les enfants samusentCrédits photos : Office de Tourisme de Sainte-Lucie ; Thinkstock
  11. 11. 14 Le Bon Air. Mai/Juin 2013Tourisme vertà la CaravelleRandonnée Le Comité Martiniquais du Tourisme et le ParcNaturel Régional ont récemment mis en œuvredes actions de valorisation du patrimoine naturelet culturel, en sensibilisant tout un chacun à sasauvegarde : quatre circuits hebdomadairesd’éco-randonnées pédestres et nautiques sontproposés à ceux qui souhaitent (re)découvrir labiodiversité de l’Ile aux Fleurs. Ce mois-ci, avecLe Bon Air, en marche pour la Caravelle !11-5-6. Ruines du château Dubuc2-4. Points de vue féeriques le long de labalade sur la presquîle de la Caravelle3. La mangrove héberge certains oiseauxCrédit photos : Comité Martiniquais du Tourisme
  12. 12. Le Bon Air. Mai/Juin 2013 15RandonnéeFlash-back. Retour en 1658 prèsd’une bâtisse incontournable dupatrimoine martiniquais : le châ-teau Dubuc, perché sur la presqu’îlede la Caravelle. Voilà un lieu chargéde secrets… L’occasion pour lesrandonneurs de traverser les époquesqui ont marqué l’histoire de Madinina.Pierre Dubuc, colon originaire deNormandie, a vaincu les derniers IndiensCaraïbes qui résistaient sur cette zones’étendant jusqu’à Trinité et Tartane etqui désormais lui appartient. Il établit làune habitation sucrière colossale et onle soupçonne même de soumettre leslieux à quelques délits de contrebande,trafics de marchandises et d’esclaves…C’est avec un guide conférencier quela balade dans les ruines – classéesmonument historique depuis 1992 etmaintenant restaurées - prend toutson sens : on y ressent tous les tumultesqui agitaient alors l’esprit de ceux qui,maîtres ou serviles, devaient se plier àl’autorité suprême. Les mystères de lapierre resteront-ils impénétrables ?Quoi qu’il en soit, le panorama sur labaie du Trésor remporte l’unanimité.Les paysages – survolés de colibris,sucriers, gangans, pipiris, caialis,moqueurs et carouges - sont multiplesmais enchanteurs, car la Caravelle,comme nous l’explique un des res-ponsables de la Réserve, c’est unemosaïque de milieux naturels juxtaposésles uns aux autres : savanes herbacées,forêts sèches et d’arrière-plage, man-groves, fourrés, flore des falaises…Dès la fin du 17èmesiècle, la familleDubuc, propriétaire du château, engageune vaste déforestation au profit desplants de canne à sucre, cultures vivri-ères et pâturages. Dès lors, au fil del’escapade pédestre de trois heuresqui serpente parmi la presqu’île, sesuccèdent divers stades de reco-lonisation végétale qui tentent des’adapter à un relief abrupt, aux vents,au sol volcanique, à la sécheresse.Raisiniers, courbarils et Acomat demeu-rent les fiers reliquats de la forêt d’origineet se partagent le panorama avec autresbois-rouges et poiriers visibles sur lesversants et près des bassins alluviaux.Sur le littoral, le décor se décline enpalétuviers blancs, gris, rouges etnoirs et dans un étang de bois secs,tandis que mancenilliers, abricotierset campêches préfèrent l’arrière-plage.Enfin, agrippés aux falaises, ti-teignes etbois-lait bordent le chemin qui mène auxsommets habillés de lianes rampantes,de ti-baumes et de cactus.Après un déjeuner typiquementcréole, ne manquez pas latelierdinitiation au bakoua.Plus dinfos en page suivante.23
  13. 13. 16 Le Bon Air. Mai/Juin 2013Randonnée16 Le Bon Air. Mai/Juin 20134 56Voici trois des quatre circuitsproposés dans le cadre deséco-randonnées de Martinique :■ Cap Chevalier, tous les mardis :• 8h30 > accueil des participantssur place• 8h45 > embarquement à borddu Taxi Cap• 9h00 > découverte nautique dela Réserve Naturelle des Ilets deSainte-Anne encadrée par lesgardiens du PNRM• 10h00 > balade à travers les pay-sages côtiers de l’îlet Chevalier avecdes guides de moyenne montagne• 11h00 > baignade en présenced’un maître-nageur sauveteur• 12h00 > transfert en bateau auCap Chevalier et déjeuner dans unrestaurant sur place• 13h45-15h30 > atelier d’initiation autambour, ti-bois et danse encadré pardes artistes■ Montagne Pelée et Domained’Emeraude, tous les mercredis :• 8h30 > accueil des participants au do-maine (possibilité de partir pour le MontPelée ou de faire le circuit dEmeraude).• 8h45 > transfert en bus vers l’Aileron• 9h00 > randonnée pédestre de 3h(niveau 2) sur la Montagne Pelée parl’Aileron (en passant par le 2èmerefugeet Morne Macouba) encadrée par lesguides de moyenne montagne• 12h00 > transfert au domaine etdéjeuner auprès d’un traiteur deMorne Rouge• 13h45-15h30 > visite du domained’Emeraude avec le circuit d’inter-prétation en forêt tropicale humide,puis atelier d’initiation à la fabricationde bijoux en matière végétale■ Réserve de la Caravelle et châteauDubuc, tous les jeudis :• 8h30 > accueil des participantsau château• 9h00 > randonnée de 3h (niveau 1)sur les sentiers de la réserve encadréepar des guides de moyenne montagne•12h00 > retour au château et déjeunerchampêtre auprès d’un traiteur deSainte-Marie• 13h45-15h30 > visite des ruinesavec un guide conférencier puis atelierdinitiation au tressage de bakouaNous remercions le Parc NaturelRégional de la Martinique (PNRM),le Comité Martiniquais du Tourisme(CMT) et le personnel du châteauDubuc pour les infos et photoscontenues dans ces pages.N’hésitez pas à les contacter :■ PNRM :Tél. : 05 96 64 56 45Email : dapat@pnr-martinique.comWeb : www.pnr-martinique.com■ CMT :Pointe de Jaham 97233 SchœlcherTél. : 05 96 61 61 77Fax : 05 96 61 22 72Web : www.martiniquetourisme.com■ Château Dubuc :Ouvert de 8h00 à 18h30,du lundi au dimanche.Entrée : 3€/adulte – 1€/enfantTél. : 05 96 58 09 00Infos et réservations RandosEcoau 05 96 61 61 77 ouwww.martiniquetourisme.com
  14. 14. DIGICEL.FR(1) Forfait Internet 3G+ 5Go (durée minimum d’engagement de 12 mois) disponible à 39€/mois pour les clients déjà titulaires d’un forfait mobile voix DIGICEL, et pour tous à 49€/mois.En cas de résiliation du forfait mobile voix DIGICEL, le tarif appliqué sera de 49€/mois. (2) Cartes de couverture disponibles sur www.digicel.fr.DigicelAntillesFrançaisesGuyaneS.A.aucapitalde3883196€-RCSFort-de-France431416288.FORFAIT INTERNET 3G+5 Go à 49€/mois(1)39€/mois pour les clients forfait Digicel(1)Profitez de 5Go d’internet haut débit à utiliser chezvous ou lors de vos déplacements(2)avec votre tabletteou votre ordinateur portable
  15. 15. Madère,De l’autre côté de l’Atlantique,aussi sous les tropiques !18 Le Bon Air. Mai/Juin 20131. Panorama prestigieux lors de lascensiondu Pico Ruivo, sommet de Madère2. Plateau da Serra3. Vue sur le Rocher de lAigledepuis le village de Portela4. Maison en chaume typique dela petite bourgade de Santana5. Au coeur du Jardin Tropical Monte PalaceCrédit photos : Nadège CerettoMadeira, l’île principale de l’archipel du mêmenom, est une région autonome portugaise situéeau large du Maroc. Et c’est bien de ses tonalitésméridionales dont on vient s’imprégner, de saconvivialité rude et de son humilité chaleureuse.Terre de contrastes, la Belle se mérite, au grandbonheur des randonneurs qui l’assaille, descôtes en son cœur. Laissez-la s’esquisser der-rière vos paupières, Le Bon Air vous y emmène…Ailleurs 1
  16. 16. Le Bon Air. Mai/Juin 2013 19AilleursC’est par une petite fissure -dit-on-que tout aurait commencé…Revenons presque 5 millionsd’années en arrière, alors que la croûteocéanique proche de l’Afrique s’ébranleet s’épanche en magma, générantun dôme de lave et de basalte :Madère, émergée des flots, ses pour-tours efflanqués bordés de galets gris,son sommet dominant à 5300 mètresau-dessus du fond des immensitésmarines, son plateau feuillu dorantsous le soleil, ses reliefs hallucinantsqu’arpentent des lignes incessantesde bananes et de vignes, ses oiseauxrares – pétrels, pigeons trocaz, sternespierregarin et goélands, ses levadasparmi les forêts denses, ses fleursincroyablement colorées et odorantes…Autant de nuances que de côtes, declimats, de traditions et de villages…d’aussi loin que l’on s’en souvienne,puisqu’il semble que l’île fasse déjàparler d’elle dans l’Antiquité, lorsqu’Eole,dieu du vent qui y a élu domicile, confiele Zéphir à Ulysse. Néanmoins, c’est en1351 que les premiers écrits attestentde son existence, et il faut attendre1420 pour que les Portugais lui affilientleur drapeau : les navigateurs Zarco etVaz en deviennent alors gouverneurstandis que Christophe Colomb épouseFélipa Moniz Pestrello, fille du capitainede Porto Santo, petite île s’affiliant aumême archipel jusqu’alors inoccupé.Comme toutes les îles disséminéesça et là sur le globe, Madère a prisconscience de son potentiel touristiquequ’elle cherche à développer sereine-ment et dans le respect des normesécoresponsables, le prouvent notam-ment l’initiative des bus électriqueset l’organisation annuelle du "mois del’éco-randonnée". Et quel ravissementque de fouler les nombreux kilomètresde sentiers balisés qui s’ouvrent ànos yeux ébahis de voir tant de fleurs,de couleurs, de décrochés, de montset vallées surplombant l’océan.Cette île, à deux pas de l’Europe et duMaghreb, dispose toute l’année detempératures très clémentes, d’un cielsemi-voilé/ensoleillé souvent azur quicontraste avec le bleu intense du large.Les marcheurs de tous les niveaux ysont les bienvenus. Et il est vrai que lesrandonneurs chevronnés ne peuventque s’extasier devant les panoramasgrandioses oscillant sans cesse entreétendues luxuriantes et exotiques, etpentes rocheuses volcaniques abrupteset mystiques, s’enthousiasme NadègeCeretto, chargée éditoriale du Bon Air.Les levadas sont idéales pour semettre en jambe. Il s’agit de parcoursaux dénivelés faibles nichés à l’ombredes forêts denses qui suivent de petits23
  17. 17. ruisseaux aménagés pour drainer l’eaudes cascades jusqu’aux cultures desvillages environnants. Il arrive mêmequ’en les suivant il faille traverser destunnels sombres et humides menantvers d’autres contrées verdoyantesplutôt charmantes, à l’abri des regards.Au calme, dans cette atmosphèresubtropicale, le corps et l’esprit enfinlâchent prise.Puis, ceux qui tiennent une formeolympique se laissent tenter par l’ascen-sion du Pico Ruivo qui se rejoint audépart de plusieurs bourgs, après toutdépend du temps : de celui qu’on peutlui accorder – 1, 2 ou 3 jours, et de celuique la météo réserve aux aventuriersen quête d’une grimpée folle. Il est longle chemin et surtout ardu mais tant dejolies surprises viennent saluer nosefforts, se rappelle Nadège avant depréciser : arrivés au Pico del Ariero vers7h30, dans la bruine du crépuscule,c’est un épais brouillard qui enveloppechacun de nos pas. Il y a des marchescreusées dans le caillou ou bien rhabil-lées de bois qui se succèdent dans unedescente vertigineuse avant de remonterdans une farandole herbeuse glissante…On entend le guide mais on ne le voitpas. Au bout d’une heure, on retirenos cirés, les premiers rayons percentsur la crête que nous arpentons, etquand la vapeur par intermittence sedégage, le décor est fantasmagorique…Tant de paysages croisés au fil d’unséjour ressourçant, parmi les horten-sias bleus, les jungles de lauriers, lesplantes importées des tropiques ouendémiques de la Méditerranée.Ce qu’il ne faut surtout pas manquer :■ Funchal, la capitale, sa grande baieouverte sur les collines brumeuses,ses monuments et forts à l’architectureportugaise ;■ Monte que l’on rejoint entéléphérique, ses jardins botaniques etla descente en caisses à savon ;■ Camara de Lobos, ses barquesmulticolores et ses maisons blanches ;■ Le plateau da Serra, étendue planelovée à 1400 mètres d’altitude, parfaitpour pique-niquer parmi les pâturagesde moutons et de vaches ;■ Curral das Feiras, encastré entremontagnes, potagers et hautschâtaigniers ;■ Ponta de Sao Lourenço, où seulsles agaves résistent aux ventsviolents ;■ Porto Moniz, sa côte dentelée etses piscines naturelles formées dansles récifs volcaniques ;■ Sao Vincente et ses falaisesplongeant à pic dans l’immensitémarine ;■ Santana, village pittoresque avecses maisonnettes arc-en-ciel aux toitsde chaume ;■ Faial, ses vastes bois de hêtres etses orgues basaltiques.Sans compter que les savoir-fairemadériens foisonnent aux quatrecoins de l’île, pour le plaisir des yeuxet des papilles :■ le Madère – vin local – qui prospèredepuis le 17èmesiècle, aujourd’huirenommé dans le monde entier. Ondistingue les cépages Boal, Malvasia,Sercial et Verdelho ;■ la vannerie, particulièrementexercée à Camacha ;■ la broderie sur le coton et l’organdi.Madère n’a plus de secretpour vous !Comme les Açores, Madère estune région autonome affiliée àla République du Portugal.Elle héberge 250.000 habitants surses 800 km² de côtes escarpées.Son économie résulte essentiellementde l’agriculture (bananes, fleurs etvins), de la pêche, de l’artisanat(vannerie et broderie) et du tourisme(environ 25% du PNB) ouvert surl’Europe, l’Afrique et l’AmériqueLatine (source : Wikipedia).20 Le Bon Air. Mai/Juin 2013Ailleurs 45
  18. 18. DIGICEL.FRDAS : 0,342 W/KgDigicelAntillesFrançaisesGuyaneS.A.aucapitalde3883196€-RCSFort-de-France431416288.
  19. 19. 22 Le Bon Air. Mai/Juin 2013Nature La Guyane ne se résume pas qu’à ses forêts. Tellementd’autres découvertes enchantent les visiteurs. D’avril àjuillet, par exemple, les passionnés de nature se relayentsur les plages de l’ile de Cayenne, de Rémire-Montjoly oud’Awala-Yalimapo pour observer la ponte des tortues marineset soutenir la nécessaire sauvegarde de ces espèces…Guyane,Petit paradis destortues marines…1. Tortue Luth ou Dermochelys coriacea venuepondre sur une plage de lÎle de Cayenne2. Locéan est le milieu de vie des tortues marinesqui ne se rendent à terre que pour pondre3. Bébés tortues sortant du sable pour rejoindre la mer4. Cette toute petite tortue aura rejoint la mer avantde se faire manger par un crabe...5. Femelle retournant à leau après avoir ponduCrédit photos n°1, 3 et 5 : Guillaume Feuillet - Autres photos : Thinkstock1
  20. 20. Le Bon Air. Mai/Juin 2013 23NatureAu repaire des tortues :Les plages de Guyane accueillentà elles-seules plus de la moitiéde la population mondiale des femellesde tortues marines venant faire leur nid :entre 4000 et 8000 pontes de tortuesluth sont recensées tous les ans sur laréserve de l’Amana, et autant sur lesplages de Cayenne et Rémire-Montjoly.Mais on estime que les populations ontfortement baissé entre 1980 et 1995(NDLR : on estimait en 1980 le nombrede tortues luth à 115.000 contre 35.000à peine 15 ans plus tard). Le Plan deRestauration des Tortues Marines (PRTM)s’est donc initié en Guyane courant 2008sous la coordination de WWF et del’ONCFS suite au constat internationalsans appel selon lequel ces espècesétaient en voie d’extinction.Près des côtes amazoniennes, on a pujusqu’ici distinguer 5 types de tortues– luth, verte, olivâtre, imbriquée etcaouanne – notamment lors des saisonsde pontes qui facilitent le référencementdes femelles. En effet, parce qu’ellespassent 99% de leur temps en mer,il n’est pas si évident d’apercevoir cesmastodontes en carapaces, plutôtdiscrets malgré leur taille imposante.Chaque espèce de tortues marinesdispose de spécificités propres :■ La Luth n’a pas d’écailles, ce qui luivaut le surnom de "tortue au dos de cuir".Elle pèse 50 grammes à la naissance,et entre 300 et 900 kilogrammes àl’âge adulte. Elle se nourrit essentiel-lement de méduses (NDLR : ainsicertaines s’étouffent en avalant dessacs en plastique rejetés en mer carelles les confondent avec les méduses).Tous les 2 à 3 ans, à 10 jours d’intervalle,elle pond 5 à 7 fois une centaine d’œufsmesurant entre 4 et 7 centimètres dediamètre, mais tous ne sont pas fertiles.Après 70 jours d’incubation, et 2 à 3jours après leur éclosion, les bébésémergent (sortie du sable) du crépusculejusqu’à l’aube, et tentent de rejoindrel’eau, fuyant notamment le raton crabier,le coati, l’urubu, les hérons bihoreau etle crabe fantôme.■ La Verte est la plus grande destortues à écailles et peut peser jusqu’à180 kilogrammes. Jeune, elle estcarnivore. Adulte, elle se nourrit surtoutde végétaux sous-marins. La ponte alieu tous les ans : 120 œufs sontenfouis dans le sable 3 à 5 fois parsaison à 12 jours d’intervalle.■ L’Olivâtre, avec ses 40 kilogrammesà l’âge adulte, est la plus petite tortuemarine au monde. Elle mange surtoutdes mollusques et crustacés. A chaquesaison, à 15 jours d’intervalle, elle pond1 à 3 fois une centaine d’œufs.23
  21. 21. Un asile plus sûr :Un travail de concertation entre lesdifférents acteurs locaux et mondiauxdu développement durable a permisrécemment d’aboutir à un inventairedes tortues marines de Guyane et auxactions à mettre rapidement en œuvrepour les préserver à long terme. Il s’agitconcrètement de réduire les menacesqui pèsent fortement sur leur espérancede vie (pêche aux filets, pollution,braconnage, dégradation des littoraux).Les tortues marines représentent unedes plus louables parties du patrimoinenaturel de la Guyane. Beaucoup delocaux et touristes nous rendent visitedans cette optique précise, affirmel’association Kwata, très active dansla démarche de sauvegarde. Si nousréussissons à stabiliser leur nombre età les étudier sans trop les déranger, lesgénérations futures elles aussi aurontle bonheur de les voir.Le programme de conservation prévoitdonc :■ L’étude des populations par lecomptage et marquage des femelles,le suivi en mer, des études de génétique,ceci pour mieux connaitre la taille despopulations, leurs déplacements, leurséchanges avec d’autres espèces ;■ La protection des tortues directementsur les plages (sauvetage des nids desattaques de chiens errants, d’oiseaux,de rongeurs et de crustacés) ;■ La sensibilisation des habitants etdes visiteurs du littoral à leur bien-être ;■ Un aménagement du littoral prenantaussi en compte la protection destortues marines.Dès lors, la plupart des tortues venantpondre sur les rivages guyanais sontdésormais identifiées par des pucesélectroniques et des balises Argos®permettant de connaître leurs itinéraireset leur mode de vie (NDLR : cette initia-tive a souligné qu’une tortue luth pouvaitparcourir jusqu’à 6000 kilomètres en3 mois, c’est-à-dire qu’elle était capablede quitter la Guyane pour rejoindre leNew-Jersey, le Ghana, la Bretagne oul’Espagne où certaines ont été retrou-vées). Il est ainsi plus facile de limiterles dégâts sur les espèces ciblées,notamment en déroutant certaineszones de pêche pour ne pas quel’animal croise les filets.24 Le Bon Air. Mai/Juin 20134NatureNature & magie :D’avril à août, les bénévoles de l’association Kwata – que nous remercionspour les infos et photos contenues dans ces pages - accueillent le public surles plages pour une séance pédagogique inoubliable. Infos et inscriptionsauprès de asso@kwata.net ou au 05 94 25 43 31.Amana Kourou Ile de CayenneLuth juin/juillet juin/juillet mai à aoûtOlivâtre déc./janvier - avril à août mai/juin déc./janvier - avril à juilletVerte janvier à mai février à mai février à mai
  22. 22. 26 Le Bon Air. Mai/Juin 2013Si vous êtes sur une plage enprésence d’une tortue marine :■ Placez-vous hors du champde vision de l’animal, à minimum2 mètres de lui ;■ Ne l’éclairez pas, ne le photo-graphiez pas car le flash pourraitl’aveugler ;■ Ne le touchez pas.Les étapes de la ponte :■ L’ascension > à marée haute, à lanuit tombée ou au soleil levant, lafemelle sort de l’eau et remonte la plagepour trouver l’emplacement idéal pourson nid ;■ L’ouverture du nid > avec ses pattesarrières, la tortue creuse un trou de 80centimètres de profondeur ;■ La ponte ;■ Le balayage > avec ses pattes, latortue recouvre ses œufs de sable ettasse la surface sur plusieurs mètrespour brouiller les pistes de sonpassage ;■ Le retour à la mer.Des anecdotes sous la carapace !(source : Wikipedia)La tortue luth reste la plus mysté-rieuse de toutes les tortues marines.Selon les civilisations qui l’ont décou-verte pour la première fois et les paysqui l’hébergent encore aujourd’hui,elle porte différents noms :■ luth (en français) ou liuto (en italien)car son éperon supercodal luiconfère la forme de cet instrumentde musique ;■ leatherback sea turtle (en anglais)et lederschildkröten (en allemand),en rapport avec sa carapace lissesans écailles qui a l’aspect du cuir ;■ penyu belimbing (en malais) oulittéralement tortue carambole ;■ toti cui ou tortue cuir (en créoleguyanais) ;■ bataklin (en créole guadeloupéen).Sa forme de luth a notamment inspiréles Indiens Seri de Californie quipensent que la Terre aurait démarréson inlassable ronde sur le dos decette tortue devenue mythique. Selonles croyances romaines, c’est da-vantage l’instrument qui découleraitde la tortue et non l’inverse : Mer-cure aurait usé d’une carapace videpour faire résonner sa musique.NatureLe saviez-vous ?Depuis le sommet de la Terre de Rio en 1992, la conservation de labiodiversité est devenue une priorité mondiale. Cet objectif s’est notammentdécliné en France par la mise en place de plans de restauration émanantdu Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, ayantpour but la conservation d’une ou plusieurs espèces animales considéréescomme menacées au niveau national ou mondial. A l’heure actuelle, unevingtaine d’espèces font l’objet d’un plan de restauration à l’échelle duterritoire français, dont les tortues marines. En 1991, la Guadeloupe étaitla première île des Caraïbes à déclarer toutes les tortues marines de larégion "espèces protégées". C’est un arrêté préfectoral qui a été le pointde départ d’une formidable mobilisation. 22 ans après, les efforts sontsalués par le retour de nombreux spécimen venant pondre sur les plagesde l’archipel. La Martinique s’est également associée à cette sauvegarde.Ainsi, les Iles Sœurs, par leur proximité géographique, mutualisent leurscompétences et leurs efforts en ces termes.5
  23. 23. chez OrangeHenri rapproche les gensDans la vie, vous aimez rester en contact avec ceux qui vous sont chers. Pour vous, c’estrassurant et surtout primordial. Et c’est parce qu’Henri l’a compris, qu’il met tout en œuvrepour assurer 24h/24 l’entretien de votre réseau. C’est avec la même motivation que les 1446collaborateurs d’Orange aux Antilles-Guyane s’engagent chaque jour, à vous offrir le meilleur.le service change avec OrangeHenri, Technicien pilotage réseau© Orange Caraïbe 04/13 - S.A. au capital de 5 360 000€ - Siège social : 1 av. Nelson Mandela 94110 Arcueil - 379 984 891 RCS/Créteil. © CréditPhotos : Vianney Saintenoy.entretien du premier réseau24h/24
  24. 24. Adopteun aquarium !Le BA :Céline, à qui s’adresse l’initiative"adopte un aquarium" ?C.R. :Nous l’avons imaginée pour lesscolaires du primaire de la Guadeloupe,plus précisément pour les CM1 etCM2. En fait, ce sont 8 classes quihébergeront chacune un nano-aquariumd’eau de mer (environ 30 litres) dèsnovembre 2013 et pour une duréede 4 mois.Le BA :Quelles vont être les étapes essen-tielles du processus ?C.R. :Nous travaillons actuellement sur leplanning des actions qui s’associent àcette démarche ludique et interactive.Pour l’instant, nous sommes encoreen pourparlers avec les établissementsqui seront concernés…Sont notamment envisagés en parallèledes ateliers pédagogiques mensuelsincluant observations et manipulationssimples, animés par un scientifique denotre association. Voici quelquesthèmes qui seront abordés :■ Anatomie et vie du poisson ;■ Les chaines alimentaires en milieumarin (les relations entre les différentesespèces) ;■ La classification ;■ Les paramètres physico-chimiquesde l’eau ;■ Les écosystèmes et les espèces pro-tégées (mangrove, récifs coralliens…) ;■ La mer en danger : pourquoi ?comment l’empêcher ?Le BA :Quels sont les principaux objectifsd’une telle opération ?C.R. :Au-delà de sensibiliser les scolaires àla préservation nécessaire de l’universmarin, nous cherchons aussi à piquerleur curiosité concernant les poissons, lescoraux, leur alimentation et leur habitat.Nous tentons de leur inculquer le res-pect de ces animaux, de former desvéritables éco-citoyens de la mer quiseront ensuite des prescripteurs, nousessayons enfin de susciter des vocationspour l’avenir… Concret et ludique à lafois, le projet s’intègre facilement àl’ensemble des matières éducatives.Nous remercions l’associationEcole de la Mer pour les infos etphotos contenues dans cette page.Si vous souhaitez soutenir son action,merci de contacter Céline Rat :Place Créole – La Marina97190 Le Gosier (Guadeloupe)Tél. : 05 90 90 92 38Gsm : 06 90 25 01 83Fax : 05 90 90 79 29Email : ecolemer@orange.frCe projet est soutenu par la DEAL,la Région Guadeloupe, le PortAutonome de la Guadeloupe etles Fonds Bleu.28 Le Bon Air. Mai/Juin 2013Environnement Un aquarium à l’école… Une idéemarrante et surtout bien penséepour sensibiliser dès le plus jeuneâge à l’environnement marin, à sesmerveilles et à leur sauvegarde.Céline Rat, en charge du projet àL’Ecole de la Mer du Gosier enGuadeloupe, nous en explique lestemps forts sur les prochains mois…
  25. 25. UN PARTENAIRE DE TAILLE,À VOTRE SERVICE.Parc d’activité de Jabrun, lot n°21 - 97122 Baie-MahaultTél. : 0590 38 98 82 - Fax : 0590 38 98 83devis@antilles-imprimerie.comIMPRESSION OFFSET ET NUMÉRIQUE
  26. 26. 30 Le Bon Air. Mai/Juin 2013VeoliaPropreté CaraïbesActualité Stéfan Ducène, directeur régional Veolia Propreté Caraïbes, nous présente unservice de collecte et de tri sélectif des déchets ménagers et assimilés exclusif auxAntilles, qui apporte des solutions appropriées aux collectivités locales. Afin defaire du déchet une véritable ressource, la plateforme mobile de tri et de collecte sedéplace directement dans les communes et les zones d’activités et industrielles.Son nom : Moving’Tri. Ouvrez l’oeil, elle passera bientôt près de chez vous !Comment est né ce projet ?C’est un projet que je portedepuis plus de trois ans. Trèsvite en arrivant en Martinique j’ai prisconscience que nous étions sur unterritoire insulaire où la problématiquedes déchets n’est pas la même qu’enmétropole.Il nous faut des solutions locales etappropriées au territoire. J’ai une certainesensibilité à l’écologie, au respect del’environnement… il est pour moiessentiel de mettre l’homme au coeurdu développement durable, en alliant lesocial, l’économique et l’environnemental.La plateforme mobile est-elle uneidée récente ?C’est en cherchant un moyen de penserautrement la collecte et le tri que j’ai eucette idée d’une déchèterie mobile quiirait à la rencontre des personnes, et nonl’inverse.Le concept existait en métropole(créé par Aymar de Seroux de SepraEnvironnement) : après quelquesannées de présentation du projet auxélus, Veolia a vendu une premièredéchèterie aux entreprises Belliard quil’exploitent en exclusivité à la Martinique.Quels sont les avantages deMoving’Tri ?Il apporte des solutions pertinentes auxcollectivités. Aujourd’hui, le traitementdes déchets coûte de plus en plus cher,or plus le tri est important et optimisé,moins le coût de traitement en estélevé. C’est une économie d’échelleconséquente.En outre, les collectivités font des béné-fices via l’augmentation des recettespar le soutien au recyclage des éco-emballages (acier, aluminium, papier,verre, déchets verts, encombrants, etc.)C’est aussi un bon moyen de réduireles coûts de transport et de traitementdes déchets ultimes, c’est-à-dire quine sont pas recyclables.Quel en est le fonctionnementconcret ?La déchèterie mobile se rapproche desgisements de production. Actuellement,la Martinique ne compte que six déchè-teries fixes, contre vingt-cinq prévues àl’origine.C’est très insuffisant pour les besoinseffectifs de la population. Moving’Tri ala capacité de se déplacer partout etd’être planifié comme le souhaitent lescollectivités. C’est aussi un facteur decréation d’emploi et de sensibilisationdes personnes au tri sélectif.Concrètement, il suffit de relayerl’information auprès du public via desprospectus en indiquant le lieu, le jouret les horaires de fonctionnement dela plateforme de collecte et de tri, etchacun peut s’y rendre librement,assisté bien entendu sur place parl’agent qui saura guider et conseillerles usagers. La déchèterie mobile estLa solution d’avenir.Veolia Propreté Caraïbes28 avenue des ArawaksChâteauboeuf97200 Fort-de-FranceTél. 0596 700 611ou 0696 412 738stefan.ducene@veolia-proprete-caraibes.fr1. MovingTri en action - Crédit photo : Véolia Propreté Caraïbes1
  27. 27. 32 Le Bon Air. Mai/Juin 2013Le bèlè,danse traditionnelle martiniquaiseDécouverte Le bèlè – dit bel air – s’inscrit dans la culture populaire martiniquaise.Fort d’une histoire qui s’est nouée entre l’Afrique et les Antilles, il inviteau rassemblement pour méditer, rendre grâce aux champs, au mondepaysan, pour se rappeler, saffirmer ou pour se divertir tout simplement…1Crédits photos : Maison du Bèlè (Martinique) ; Lekol Bèlè (Paris)
  28. 28. Le Bon Air. Mai/Juin 2013 33DécouverteLe bonheur d’être ensemble…A l’image du gwo-ka que nousconnaissons en Guadeloupe, lebèlè est un terme générique désignantsimultanément un genre musical, unedanse, un instrument et les rencontresdédiées où solidarité et partage sontles maîtres-mots. Pour l’occasion, unchanteur désigné mène la musiqued’une voix appuyée et bien audible,tandis que se développe en parallèlele dialogue entre danseurs et joueursde tambour. Chaque protagoniste dugroupe assure un rôle précis : la voixprincipale est suivie des répondé(les chœurs), le ti-bwa gère le rythme,puis vient le tambour qui souligne leschorégraphies. Il existe différentesmélodies dans le bèlè, selon le thèmequi réunit les artistes et leur public, parexemples le travail (fouyé tè, rédi-bwa,téraj kay, coupé kann, mazon-n),l’amusement (gran bèlè, bélia, kalennda,danmyé et ladja), ou le recueillement àla mort d’un proche (bénézuel, kanigwé,karésé yo, ting bang).… Depuis longtemps déjà !La tradition veut que le bèlè accompagnenotre quotidien. Aux temps des colonies,les esclaves des plantations de cacao,café et sucre chantaient le gran sonpour se donner du courage alors qu’ilscerclaient manuellement la terre enremontant le flanc des mornes. Lescoups de houe étaient cadencés parles kon’ lambi et le tambour à timbreexprimant les bruits du bouillonnementdes sols en labour. A l’heure de ladescente, le mazon’n prenait le relais.Eloignés les uns des autres, les plan-teurs savaient ainsi à quels travauxs’adonnaient leurs homologues duchamp voisin.Finalement, les chants du bèlè com-mémorent l’histoire de Madinina, sesjoies et ses tourments, la vie des acteursdes villages, qu’ils soient serviles oumaîtres, amis ou ennemis. En effet,diverses populations, tour à tourchassées par d’autres, ont peuplé laMartinique : les Arawaks jusqu’au 4èmesiècle, les Caraïbes jusqu’au 6èmesièclepuis les Européens dont les colons quil’investissent vers 1635 et instaurentsur place la traite négrière. Dès lors,Aradas, Bambaras, Congolais etSénégalais mêlent leurs propres ritesà la culture antillaise, particulièrementconcernant la musique et les rythmesassociés. De ce processus transculturelet transgénérationnel, le bèlè tire doncses origines, héritant de l’Afrique l’indis-sociabilité des chants et des danses etl’usage de percussions. La mélodie etles paroles en langue créole seraientelles issues du syncrétisme Europe/Afrique. Plus tard, le bèlè accompagnela transition favorable entre le statutd’esclave et celui de Nouveau Libre,vantant le louable principe du travailvolontaire effectué dans l’entraide quiallie subsistance et réjouissance.Jusqu’au milieu des années 1950, leschants bèlè se démocratisent oralementdans les campagnes qui organisentrégulièrement des swarès bèlè réunissantles populations modestes. Les gens dits"cultivés", en quête d’une évolutionsociale calquée sur le modèle occidental,ne s’y mélangent pas, jugeant tropvulgaires ces rassemblements. On affiliealors la pratique du bèlè à celle de lalangue créole, toutes deux restantmalheureusement synonymes d’un cruelmanque d’éducation, de barbarie, dedéchéance. Pourtant, dès 1970, lebèlè assoit enfin son identité locale qui1. Montage graphique représentant une danseuse antillaise2-4. Immersion dans la tradition martiniquaise à la Maison du Bèlè de Sainte-Marie (danse de la Haute-Taille)3. Prestation de Lékol Bèlè (Arnaud et Francelyne) à la Foire de Paris en mai 20125. Lékol Bèlè (Céline et Astrid) dans le cadre dune journée festive à Fontenay aux Roses en mai 201123
  29. 29. symbolise le choix très clair d’affirmerune particularité culturelle issue d’Afriqueet désormais propre à la Martinique.Progressivement, toutes les classessociales se prêtent au jeu et les dansesgagnent même les villes.Depuis 1980, chanteurs et musiciens debèlè produisent des disques et montentsur scène, associant – peut-être un peutrop – ce genre musical à un spectacleplutôt qu’à un rite ancestral.Un pas vers le bèlè :Le Bèlè a existé et persiste danstoute la Martinique sous différentesformes : bèlè linò ou bèlè du Nord ;bèlè lisid ou bèlè du Sud ; danmyé.Il semble donc résister à lépreuve dutemps et poursuivre son affirmation :à travers le chant, la musique et ladanse, il retranscrit toujours lessentiments et les préoccupationsdu peuple martiniquais. Recelant degrandes richesses et de potentialitéspour l’épanouissement communautaireet individuel, il enseigne la patience,la rigueur, l’expression, la solidarité, laconnaissance et impose la transmissiondu patrimoine culturel local. Les dansesqui le caractérisent sont multiples, ondistingue notamment :■ le bèlè, danse la plus prisée lors desswaré bèlè et utilisée pour exprimerdifférents aspects de la vie grâce àdiverses nuances (bèlè cho, bèlè dous,bèlè pitché). Plus synthétiquement, onpeut dire quil se compose dukalennda-bèlè à proprement parlé -héritier, de façon syncrétique, desdanses cultuelles et profanes desesclaves, transformées dans leur senset leurs formes par les influences dunouvel environnement, par larépression coloniale, administrative etreligieuse, par la nécessité de sunirdans le cadre du système oppressif,par la confrontation douloureuse avecla culture européenne dominante, etdu danmyé ou ladja ou kokoyé - art decombat sur le tambour et le ti-bwautilisant la ruse comme stratagème.■ le gran bèlè, danse de la féconditéde la terre, avec souvent des chantsmélancoliques ;■ le bélia, qui traduit un rappel aurassemblement ;■ le bouwo, simple en geste et enchorégraphie ;■ les danses la lin’klé, qui se pratiquaientprincipalement au clair de lune, traduisentles pratiques culturelles et religieusesdes esclaves (on y retrouve la kalenda,le mabélo, le bénézwel, le ting-bang, lekanigwé, le woulé-mango qui exprimentla joie, la colère, la douleur).Les danses bèlè saccompagnentnotamment de ces 5 techniques defrappes au tambour :■ main gauche dédoublée sur le milieude la membrane (jeu en éventail) ;■ main droite frappée vers le bas et àdroite de la membrane provoquant unson grave (bang ou ba) ;■ main droite frappée vers le bord dela membrane entraînant un son aigu(ting ou tou) ;■ intervention du talon sur la membrane(jeu noté) ;■ frappe puissante et sèche sur lemilieu de la membrane (faire tinter letambour).La Maison du Bèlè, sanctuaire de latradition :Installée depuis février 2003 à Sainte-Marie en Martinique, la Maison du Bèlèa été créée dans le but d’honorer lesanciens de la discipline, dépositairesd’une tradition ancestrale, et pour lesencourager à transmettre leur savoir ences termes. Elle présente une expositionpermanente vantant les Samaritains quise sont illustrés dans le bèlè en animantdepuis leur enfance les nocturnes desdivers quartiers de la commune. Elleabrite aussi des ateliers, conférenceset spectacles liés à la culture musicalecréole traditionnelle en invitant réguliè-rement à échanger avec des artistesvenus d’Afrique, d’Asie ou d’AmériqueLatine. Enfin, elle organise différentesmanifestations à travers l’arc antillaiset le monde pour promouvoir le bèlè(par exemple, le festival Bèlè Mundo).Pour les infos et photos contenuesdans ces pages, nous remercions :■ la Maison du BèlèEspace Zéphir – Reculée – 97230Sainte-Marie (Martinique)Tél. : 05 96 69 50 50Fax : 05 96 69 21 70Web : www.lamaisondubele.com■ Lékol BèlèChez Marie-Laure Dilvy18, rue Gaston Monmousseau94200 Ivry-sur-SeineEmail : lekolbele@yahoo.frTél. : 06 60 59 78 30Web : www.lekolbele.frFacebook : lekol.bele.paris34 Le Bon Air. Mai/Juin 2013Découverte 45Sources : Maison du Bèlè ; www.lameca.org ; Wikipedia
  30. 30. Fêtedu Crabe,Morne-à-l’Eau célèbre l’utile et l’agréable...36 Le Bon Air. Mai/Juin 2013Tradition A Pâques a eu lieu la 21ème édition de la Fête du Crabe deMorne-à-l’Eau en Guadeloupe, un rassemblement festif etculinaire qui a réjoui petits et grands dans une ambiancecertes gourmande mais aussi citoyenne…1. Quand les crabes passent à la casserole…2. C’est parti pour la course de crabes !3. Des spectacles musicaux animent le village4. Sur le Canal des Rotours, la population est sensibiliséeà la préservation nécessaire des mangrovesCrédits photos : F. Garain ; Thinkstock1
  31. 31. Le Bon Air. Mai/Juin 2013 37TraditionUne attention toute particulièreà l’Eau…En plus de réunir plusieurs milliersde personnes pour un week-end convi-vial, nous voulions vraiment que 2013mette l’accent sur la préservation del’eau, énonce Franck Garain, coordi-nateur de la manifestation qui s’estjudicieusement inscrite dans les pasdes préoccupations actuelles de l’ONU.Car l’eau entoure nos îles et est avec lesable le milieu le plus prisé par le crabe,précise-t-il avant dajouter : c’est doncen partie grâce à cette ressource quenous pouvons proposer à la populationet aux touristes cet événement annuel.Et nombreux sont les exemples quiattestent localement de son importance :l’eau héberge donc nos amis à pinces,sert aussi au bouillon de préparation desrecettes créoles à base de crabe, ellerelie la commune organisatrice à la côteet l’ouvre sur le monde par le Canal desRotours qui fut creusé en 1827, ellearrose les cultures, elle garantit notresurvie…Détente et gourmandise toujours àl’honneur :Comme d’habitude, la fête a enregistréune forte affluence sur l’ensemble de sesstands établis place Getty Archimèdeet lors des animations décontractées quil’ont rythmée, dont des concours decuisine et de photos et le rallye au crabe.Initialement imaginée pour soutenir lesecteur de la restauration, la Fête duCrabe a au fil des années endossébeaucoup d’autres rôles qu’il est utilede rappeler :■ Commémorer la tradition pascaleguadeloupéenne ;■ Promouvoir les restaurateurs,cuisiniers, agriculteurs et produitsdu Papillon ;■ Sensibiliser le public à la préservationde l’environnement, notamment desmangroves qui accueillent le crabe ;■ S’ouvrir sur la Caraïbe en échangeantsur des perspectives communes desauvegarde et de découvertes.Ainsi, d’autres îles et pays viennentétoffer les festivités de leurs sourireset de leurs spécificités culturelles.Tobago, Cuba, Martinique, Bretagne etBrésil ont été invités ces dix dernièresannées. En 2013, c’est la RépubliqueDominicaine qui était la bienvenuepour partager ses meilleures recettesde crabe et danser le merengue.Zoom sur le Bôkô d’Or :Animation phare de la fête, ce trophéeest décerné parmi les amateurs partici-pant au concours de la meilleure recetteà base de crabe de terre. Trouver denouvelles saveurs et les diffuser pourque toutes les Antilles se régalent…Quel "bon" programme !Nous remercions Franck Garainpour les infos et photos contenuesdans ces pages. Si vous souhaitezle contacter :Tél. : 06 90 64 82 95Email : franck.garain@orange.frWeb : www.feteducrabe.comEn Martinique aussi, à Grand-Rivière,le concours de la Pince d’Or réunitchaque lundi de Pâques des ama-teurs de cuisine pour élire le meilleurmatoutou.Pincez de curiosité ?Rendez-vous à la Maison du Crabe,du mardi au dimanche de 9h à 16h.3 chemin de Duteau – Le Moule(Guadeloupe)Tél. : 05 90 24 42 17ou 06 90 90 83 71Entrée : 4€/adulte ; 2€/enfantjusqu’à 12 ans.2 34
  32. 32. 38 Le Bon Air. Mai/Juin 20132013,l’année de la République DominicaineDepuis 2004, la Guadeloupe conduit dans un rapport "gagnant/gagnant" unepolitique de coopération pragmatique dans l’environnement caribéen. Il s’agitde construire une Grande Caraïbe, forte, diversifiée, attractive, via des actionssectorielles valorisant les expertises et les savoir-faire locaux. Cette année,c’est la République Dominicaine que le Papillon souhaite mettre à l’honneur…En région 1
  33. 33. Le Bon Air. Mai/Juin 2013 39Les relations entre la RépubliqueDominicaine et la Guadeloupe,notamment en raison de la pré-sence d’une importante communautédominicaine sur le territoire, sont trèsétroites depuis de nombreuses décen-nies. Pourtant, elles n’ont jamais étéformalisées dans le cadre de projets decoopération bilatéraux promouvantles complémentarités entre les deuxîles. Aussi, afin de les rapprocher, deles inciter à se découvrir, à se connaîtreet donc à mieux coopérer, la RégionGuadeloupe initie en 2013 l’Annéede la République Dominicaine.La rencontre au mois de novembre2010 à Saint-Domingue entre l’ancienprésident de la Région Guadeloupe- Victorin Lurel – et le président de laRépublique Dominicaine de l’époque- Leonel Fernandez Reyna – a été lepoint de départ de ce louable projetqui se poursuit aujourd’hui sous lahoulette de Josette Borel-Lincertin.Il s’agit clairement d’amener lesGuadeloupéens à porter un regardnouveau sur les Dominicains, àfavoriser la cohésion sociale entreles deux peuples et à impulserde véritables échanges, à la foiséconomiques, culturels et sportifs.Toutes les actions prévues en 2013sont sous-tendues par l’ambition devaloriser la République Dominicaineen montrant ses différences maisaussi ses similitudes avec la Guade-loupe, de parvenir à un mieux vivre en-semble, de favoriser les échangeslinguistiques, de faciliter l’accès desacteurs socio-économiques guade-loupéens au marché dominicain.Le coup d’envoi a été donné le samedi16 mars avec la cérémonie d’ouverturequi s’est déroulée dans les jardins dela Région Guadeloupe. C’est le débutd’une longue série d’événements quivont s’échelonner au fil de l’année,dans les secteurs des arts, de la litté-rature, du cinéma, de la gastronomie,des sports, de l’artisanat, des rapportsuniversitaires, de l’environnement,de la coopération touristique et del’entreprenariat. Toutefois, puisquemonter de telles actions et en recueillirles premiers dividendes exigent dutemps, une seule année ne suffira pas,et plusieurs projets qui naîtront en 2013se poursuivront au-delà, porteurs d’unmessage de pérennité dans les rela-tions de nos deux communautés.Pour davantage de renseignements,merci de contacter :■ Région GuadeloupeService CoopérationAvenue Paul Lacavé97100 Basse-TerreTél. : 05 90 80 41 17En région1. Montage graphique (Thinkstock)2. A l’occasion du coup d’envoi de l’Année de la République Dominicaine, le 16 mars 2013 (Région Guadeloupe)2
  34. 34. 40 Le Bon Air. Mai/Juin 2013De la Guadeloupe à l’Allemagne…En régionMIX ART,Quand la liberté d’expression…La région Guadeloupe encourageles initiatives qui valorisent notrejeunesse et démocratisent ses talentsartistiques. C’est donc tout naturellementqu’elle s’associe pleinement au projetMIX ART qui lutte contre les discrimina-tions religieuses, raciales et sexuelles,et favorise les échanges culturels.Démarche socio-artistique portée depuis2006 par l’association Ariana, MIX ARTa lieu chaque année sur un thème etdans une ville différente afin de sensi-biliser et responsabiliser collégiens etlycéens de France métropole, d’Europeet d’outremer à la diversité culturelleet à la citoyenneté par le biais des artsurbains et de la bande dessinée.…dépasse les frontières du Papillon :L’édition 2013 aura lieu en juin à Berlin.Elle s’inscrit dans le cadre du 50èmeanniversaire du Traité de l’Elysée (traitéd’amitié franco-allemand datant du22 janvier 1963) : 1300 jeunes Allemandset 15.000 jeunes Français, dont 1000collégiens et lycéens de Guadeloupe,vont participer à la manifestation,l’opportunité pour eux d’échanger surdes thématiques actuelles leur tenantà cœur et de confronter leurs aptitudesartistiques.Nous attachons une importance touteparticulière à la participation des terri-toires d’outremer, confie l’associationAriana. Après la Martinique et la Guyane,c’est donc au tour de la Guadeloupede se manifester. L’opération se dérouleen 5 étapes, avec un partenariat fortdu rectorat de chaque académie poursensibiliser les élèves en cours. Auprogramme : des ateliers-rencontresavec les artistes du collectif MIX ART(Stik, Yeswoo, Dini, Pwoz, Pacmanet Suga) et les jeunes, organisés toutau long de l’année, pour permettre ladiffusion des valeurs républicaines detolérance et d’intégration (NDLR : lesscolaires concernés ont reçu endécembre 2012 des albums "MIX ART,libre d’être responsable" pour les étudieravec leurs professeurs. Une sélectiondes meilleures productions artistiquesa ensuite été opérée par un jury acadé-mique, avec une remise des prix qui s’estdéroulée le 25 avril 2013, et avec lagrande finale qui va donc prochainementavoir lieu à Berlin).Les temps forts à venirde l’opération :■ A Paris, les 3 et 4 juin> visite culturelle des jeuneslauréats guadeloupéens ;■ A Berlin, le 5 juin > table ronde franco-allemandeconsacrée aux arts et culturepour les jeunes dans les quartierspopulaires et réalisation d’unegigantesque fresque murale surla place Gendarmenmarkt ;■ A Berlin, le 6 juin au soir > cérémonie finale MIX ART à laColumbiahalle (fusion entre musiquesclassiques, musiques actuelles etarts urbains).Nous remercions la RégionGuadeloupe pour les infos etphotos contenues dans cette page.Pour davantage derenseignements, merci decontacter :Région GuadeloupeAvenue Paul Lacavé97100 Basse-TerreTél. : 05 90 80 41 171. Fresque murale du collectif MIX ART - 2. Les adolescents guadeloupéens sont prêts pour un atelier MIX ART - Crédit photos : MIX ART
  35. 35. 42 Le Bon Air. Mai/Juin 2013Pour répondre à la dynamiquede coopération Caraïbe, l’officede tourisme et de la culture deSainte-Marie organise régulièrementdes rencontres populaires dédiéesà la (re)transmission des multiplestraditions pratiquées notammentà Cuba, Trinidad, Sainte-Lucie,Dominique, Barbade, Porto Rico,Guadeloupe, Guyane et Martinique.Il s’agit donc de promouvoir régionale-ment les ryhtmes et danses de nosîles (par exemple : le Bèlè ; cf. rubrique"découverte" de ce magazine), ainsique leur artisanat (vannerie, broderie)et gastronomie (produits du terroir). Enmai 2013 a ainsi lieu sur Madinina lepremier festival regroupant toutes cescultures communes à l’arc caribéen.La musique est à l’honneur, bienentendu, puisque les Antilles savents’amuser et raconter leur histoire auxtravers de mélodies tantôt gaies, tantôtmélancoliques. En effet, l’expressioncorporelle aux sons des tambours seveut une manière jouissive et convivialed’exulter tristesse, joie, engouementpartagé entre les musiciens, danseurset leur public. Dès lors, plusieurs groupesconnus vont enflammer la scène duvillage ; des ateliers d’observation etd’apprentissage sont également ouvertsaux visiteurs.Us d’antan, vannerie et broderies’exposent aussi pour l’occasion…Quelques doyennes de ces pratiquess’attèlent sur place à leurs tâches :choisir les essences viables de cachibouet d’aroman, les faire tremper et sécherpuis tisser ; filer le coton, le lin, la laineou la popeline et manier l’aiguille à laperfection : croisillon double, carreaux-damiers, éventail, filet, lacet princesse,rosace, pâquerette.Les gourmands aussi ont leurstand ! Autour du manioc, de la pommeliane, du giraumon, de l’agneau et ducacao, des chefs cuisiniers originairesde différentes contrées caribéennesenchantent les yeux et les papilles descurieux et présentent donc leurs meil-leures recettes (possibilité de participeraux ateliers, de goûter et d’encouragerles stagiaires issus de formationsprofessionnalisantes).Au programme :■ Le 08/05 à 18h > ouverture dufestival (allocution, dîner, danses etconcert) ;■ Du 09 au 11/05 > mise à l’honneurrespectivement des traditionspopulaires des Antilles Françaises(le 09/05), Anglophones (le 10/05)et Hispanophones (le 10/05) ;■ Le 12/05 à 18h > clôture dufestival (allocution, dîner, danseset concert) Nous remercions l’office detourisme et de la culture deSainte-Marie en Martinique pourles infos et photos contenues danscette page. Pour en savoir plus,n’hésitez pas à le contacter :BP-62 – 97230 Sainte-MarieTél. : 05 96 69 13 83Fax : 05 96 69 40 62Email : osatour@wanadoo.frWeb : www.osatourc.comFestivaldes Cultures du Monde Rural CaribéenFestival1. Bœufs-tirants décorés pour Carnaval, tradition de Marie-Galante. - 2. Danseurs de bèlè - 3. La concentration est de rigueur si l’on veut remporter le concours de cuisine…Crédits photos : Offices de Tourisme de Marie-Galante et de Sainte-Marie ; Maison du Bèlè (Martinique)Du 8 au 12 mai 2013, la Martinique, et plus particulièrement lacommune de Sainte-Marie, accueille le Festival des Culturesdu Monde Rural Caribéen, un village festif structuré autour dedifférentes thématiques populaires des îles…321
  36. 36. 44 Le Bon Air. Mai/Juin 2013La vie pure,Bienvenue dans la Guyane des années 1950Cinéma Tout récemment, la Guyane a accueilli le tournage du film La vie pure- notamment sponsorisé par Air Guyane Express - retraçant le périplede Raymond Maufrais, journaliste toulonnais parti découvrir en 1949les secrets de la forêt amazonienne. Une immersion de plusieurs mois,hors des sentiers battus, avec l’acteur Stany Coppet…1Crédits photos : Antoine Morin, Cantina Studio ; Thinkstock
  37. 37. Le Bon Air. Mai/Juin 2013 45CinémaDe la réalité à la fiction :Qui n’a jamais souhaité toutquitter, fuir le quotidien, cetteroutine envahissante et briseuse derêves ? S’écouter et se dépasser, unprojet ambitieux qui n’a pas effrayéRaymond Maufrais, explique JéremyBanster, réalisateur du film.Journaliste et résistant très actif durantla seconde guerre mondiale, RaymondMaufrais décide en effet en 1949 derejoindre Cayenne puis les profondeursmystérieuses de l’Amazonie, jusquauxmonts Tumuc-Humac, aux frontières duBrésil. Tout au long de son parcours,nombreux seront les gens, connus ouanonymes, croisés ici et là, qui tenterontde le dissuader de poursuivre cetteaventure aux confins de l’inconnu. Rienpourtant n’arrêtera notre protagoniste,ni la faim, ni la soif, ni la peur, ni lasolitude si pesante que l’on ressent,égaré parmi une végétation si haute etsi drue que même le soleil ne perce pas.Raymond repousse ses limites quitte àmourir. Tenace et sans doute inconscientaussi, il ne s’avoue jamais vaincu. Soncœur se languit de Jeanne, ouvreuseau cinéma Champollion et dont il estamoureux, sa tête tourne, entendantmurmurer, inquiètes, les voix de Roseet Edgar, ses parents restés à Toulon,ses jambes vacillent, sous le regardvide de son chien Boby, mais toujoursil continue de marcher, perdu dans sessouvenirs de jeunesse, épuisé de sesinsomnies dans les cris de la forêt etde ses torpeurs fiévreuses. Politiques,chercheurs d’or, Amérindiens de villagesdu bout du monde, caïmans, serpentset jaguars, âmes bienfaitrices ou malin-tentionnées, nul ne l’empêchera denarrer son voyage dans un carnet quine le quitte pas et que l’on retrouveraquelques semaines plus tard, aban-donné par celui dont finalement onperdra définitivement la trace…… Un film poignant :Nous sommes également partis enexpédition dans la forêt amazonienneavec Stany, sur les traces de RaymondMaufrais, confie Jérémy avant dajouter :cela nous a permis de faire des rencon-tres extraordinaires, de mesurer toutelétendue des richesses humaines, natu-relles et culturelles de cette région duglobe. Alors j’ai eu envie de retranscriretoute cette force dans La vie pure. Lespopulations du fleuve étaient enchantéesqu’on s’intéresse à leur vie et à celle deRaymond Maufrais, héros moderne ettragique à la fois, dont le carnet de routeretrace une épopée singulière oppres-sante. Aveuglé par son rêve, il sombrepetit à petit. Sa descente aux enfers vacrescendo sans qu’il puisse revenir enarrière. Et parce que nous n’avons jamaisretrouvé jusqu’à ce jour la moindre231-5. Vues sur la forêt et les rivages dun fleuve amazonien2. Léquipe du film pose devant lavion Air Guyane Express qui la conduite de Cayenne à Maripasoula3. Stany Coppet et Daniel Duval pendant le tournage4. Immersion en forêt amazonienne pour le tournage
  38. 38. preuve de sa mort, sa disparition- à quelques kilomètres de son pointd’arrivée - demeure très étrange etrenforce un peu plus l’idée du mythe :pour le peuple amérindien, RaymondMaufrais survole toujours la forêt ama-zonienne tel un morpho, célèbre papillonbleu ; pour le peuple Bushinengué,son âme s’est élevée au-dessus desgrands fromagers, ces hauts arbrescentenaires…On cerne donc vite les priorités duréalisateur : entraîner le spectateur dansl’intimité du héros, l’imprégner de sesdivagations, de ses émotions, de sescraintes, de ses espoirs, l’imbiber del’atmosphère fantasmagorique de laforêt, du climat très contrasté des lieux,renforçant la dure condition de Raymonddans une authentique communion avecles éléments. A travers ce film destinéà une exploitation cinématographiqueinternationale, précise la production,nous voulons aussi présenter la Guyanedans toute sa diversité : sa faune, saflore, ses cultures, particulièrementcelles des peuples du fleuve et du littoral,des Amérindiens et des Bushinengués,des Européens et des Créoles, tousles métissages qui y sont nés.Après Cayenne, Saint-Laurent duMaroni et Maripasoula, le tournagedu film La vie pure se poursuitactuellement en métropole pourles scènes évoquant l’existencetoulonnaise et parisienne du hérosprincipal.La production est notammentsoutenue par le Conseil Régionalde Guyane, le Conseil Général deGuyane, les mairies de Cayenne,Rémire-Montjoly, Kourou,Saint-Laurent du Maroni,Maripasoula et Toulon, et parAir Guyane Express.Pour les infos et photos contenuesdans ces pages. nous remercionsCANTINA STUDIO, notammentOlivier Compère (producteur),Jeremy Banster (auteur et réalisateur)et Stany Coppet (auteur et acteur).Pour en savoir plus sur le film,merci de contacter :lefilmlaviepure@gmail.com46 Le Bon Air. Mai/Juin 2013Cinéma 45
  39. 39. 48 Le Bon Air. Mai/Juin 2013Rencontre musicaleavec Harmony PipolMusique Groupe aux sonorités métissées de blues, funk et folk afro-caribéen,Harmony Pipol sortira prochainement un nouvel album dont la promotionrevêt un caractère particulier. François Denyze (leader et fondateur) etEric Choukroun (bassiste) se confient pour Le Bon Air.Si l’on ne présente plus ce groupedevenu incontournable de la scènemusicale guadeloupéenne, il estnéanmoins intéressant d’en rappelerl’origine…En 2003, trois anciens membres dugroupe Drum Land Blues Band- François Denyze (chanteur, guitariste,harmoniciste), Sophie Calvo (pianiste deformation classique) et Eric Choukroun(bassiste) – choisissent de se réunirautour d’une nouvelle formation baptiséeHarmony Pipol. Il s’agit avant toutd’une histoire de famille, d’amitiés,de complicité ouvertement partagéelors des lives.Rapidement, d’autres personnalités,intriguées et animées par cette mêmepassion du métissage de styles musi-caux, rejoignent le clan initial, dontPatrick Sellem (percussionniste) etChristophe Negrit (batteur).Actifs et engagés, amoureux de lascène, les cinq acolytes enchainentles concerts et participent à diversfestivals tels que Terre de Blues, BluesCréole, Jazz de Pointe-à-Pitre, ouGwadloup Festival. On peut aussi lesapplaudir dans la Caraïbe, notammentlors de premières parties d’illustresartistes tels que James Brown, Billy Paulou Tété. Petit à petit, leur son s’affirmeet se teinte d’un blues créole groovyqui signe désormais leur propre style.Un premier album – Pointe-à-Pitre,Basse-Terre & Back – prend place dansles bacs, suivi d’un second, en live,intitulé Misié coco sec, l’un et l’autredistillant une alchimie multi-ethniquecommunicative, abordant poétiquementdes thèmes profonds tels que l’amour,la tolérance ou l’environnement.Aujourd’hui, c’est un troisième opus quiest en cours de finalisation et dont le titreCœur en Or reste à confirmer. Véritableaboutissement d’une musique en perpé-tuel perfectionnement, il confirmera leurstyle coloré à la sauce groove bluescaribéen. Géré en autoproduction,sa date de sortie dépend des fans,amis, mécènes et autres mélomanesadmiratifs… un destin qui repose doncsur le public désireux de le voir s’installerdans les bacs le plus vite possible.Un appel aux dons est lancé pourfinancer notamment le mixage despistes en studio. Saluons cetteinitiative qui crée une proximitéremarquable entre Harmony Pipol etles nombreux donateurs qui les sou-tiennent. Chers lecteurs, n’hésitezpas à apporter votre contribution :■ en contactant François :Tél. : 06 90 40 99 12Email : harmonypipol@gmail.comWeb : www.harmonypipol.comFacebook : Harmony PipolYoutube : Harmony Pipol■ ou rdv auprès de Sophie Calvoà la MJC du Gosier ou auprès durestaurant Ja’ri Beach à Baie-Mahaulten Guadeloupe.Crédit photos : Harmony Pipol
  40. 40. 50 Le Bon Air. Mai/Juin 2013AiméCésaire,Un siècle visionnaireLittérature 2013 ou l’année Césaire ! L’occasionde se remémorer les temps forts quimarquèrent la vie de ce grand poèteincontournable de la Martinique, quinaquit voilà 100 ans à Basse-Pointe,au Nord de l’île…1
  41. 41. Sa silhouette rieuse hanteencore Fort-de-France…Un siècle plus tard, les anciensadministrés d’Aimé Césaire à Fort-de-France, ville dont il a été maire durant66 ans, lui rendent hommage au nomde tous ceux, qui, partout dans lemonde, chérissent ses poèmes et sonœuvre. Ainsi, 5 années après sa mort,alors que certains exigent son entréeau Panthéon, le point d‘orgue de cettecommémoration sera l’ouverture, le26 juin prochain - jour de sa naissance -d’un émouvant musée dans la capitalemartiniquaise. Un banc, lieu de mémoire,financé par la fondation de Toni Morisson,sera inauguré en présence de cetteromancière Prix Nobel et voix de lacommunauté noire américaine.Parallèlement, le public pourra découvrirla métamorphose du bureau municipalde Césaire en autant de souvenirs quile caractérisent comme poète, maire etdéputé : objets intimes ou objets d’art,lunettes, livres, carnets, seront exposéssous vitrines.Ses univers outremers suggèrent unvoyage infini…Comme tous les anniversaires d’écrivainsdéfunts, cela resterait anodin si cetteannée qui lui est dédiée ne permettaitpas surtout l’essentiel : relire Césaire !On pense, bien sûr, au Cahier d’un re-tour au pays natal (1939), qui fut le criuniversel de la "négritude". C’est lemoment où Césaire, jusqu’alors trèsbrillant jeune homme, passé par lesplus grandes écoles parisiennes,devient plus radical, se tournant versl’imaginaire africain. Le Cahier, c’estun chef d’œuvre d’une puissance poé-tique rare, où l’auteur parodie,s’amuse, se révolte et malmène lalangue française. Il invente un rythme,une voix, avec un souffle illuminé etdouloureux. Sa fantaisie, son géniesurréaliste enthousiasment et stupéfient.Césaire crée un univers par-delà lesmers et les tropiques, qui va influencerdes générations d’autres poètes, deSenghor à Glissant. Le message poli-tique, la lutte pour l’égalité et contrele racisme, se fait lyrique, et en mêmetemps la souffrance y paraît avecbeaucoup de sincérité. C’est ce textequi marquera à jamais l’émancipationde la colonisation et sera une référencepour les Africains, Antillais ou NoirsAméricains.…et aussi tant de réflexions :A la pointe de la lutte anticoloniale,Césaire va toujours rester vigilant à nepas s’aveugler. Sa plus belle pièce dethéâtre, la tragédie du Roi Christophe,montre à quel point il était conscientdes risques de la liberté. L’action sedéroule au début du 19èmesiècle, enHaïti, quelques années après que lesesclaves se soient libérés dans larébellion. Le héros de la pièce - le RoiChristophe - prend la tête de ce peupledevenu libre, mais peu à peu, devientfou, autoritaire, tyrannique et s’enfermedans la citadelle de La Ferrière où il vafinir par se suicider d’une balle en or.Avec cette histoire, racontée dans unelangue sublime, Césaire veut montrerdans le contexte de l’époque, en 1956,les risques de la liberté pour les peuplessortis de la colonisation. Il veut, par cetteparabole, indiquer les dangers quecourent les pays africains ou asiatiquesdevenus libres : le retour à une autreforme de tyrannie. C’était un messageà la fois visionnaire et courageux, carCésaire a toujours eu le génie d’oppo-ser son art aux raisonnements tropsimples. Il était lyrique mais n’oubliaitpas d’être sage.L’avis de Baptiste Rossi, pigistelittéraire pour Le Bon Air :Il y aurait encore tellement d’autresvisages de Césaire à évoquer ici.Ce centenaire doit donc inciter à(re)feuilleter une œuvre aux facettesmultiples, notamment les poèmesde la fin de sa vie, plus mélanco-liques : J’habite une blessure sacrée,j’habite des ancêtres imaginaires,j’habite un vouloir obscur, j’habiteun long silence, j’habite une soifirrémédiable, j’habite un voyage de1000 ans, j’habite une guerre de300 ans, j’habite un culte désaffecté.Ce Moi laminaire (1982) est le chantbouleversant d’un homme déjà vieux,aux illusions perdues.Alors, à vous de (re)découvrirces recueils tous différents etmagnifiques ! Vous avezl’embarras du choix !Le Bon Air. Mai/Juin 2013 51Littérature21. Portrait dAimé Césaire2. Éventail de ses oeuvresCrédits photos : Blue Marine ; Google Images
  42. 42. Haïti52 Le Bon Air. Mai/Juin 2013Cultureroyaume de ce monde1Du 9 mars au 13 avril dernier a eu lieu à la Halle Vital à Jacmel l’expositiond’art contemporain Haïti royaume de ce monde. Peintures, sculptures,installations, photographies et vidéos de 17 artistes locaux s’exposaientau grand public à l’initiative notamment de l’Institut Français et du fondsde dotation agnès b.Crédit photos : Institut Français en Haïti
  43. 43. Le Bon Air. Mai/Juin 2013 53CultureSuite au séisme de janvier 2010a été constaté que l’aide inter-nationale privilégiait l’urgence,boudant ainsi la création et toutesles expressions artistiques, jugéessuperficielles par rapport aux besoinsvitaux. Dans un pays dont les artistesreprésentent de véritables leadersd’opinion, est-il toujours sensé de lesconfiner au champ purement esthé-tique ? N’ont-ils pas également leurmot à dire sur la reconstruction et lesaffaires politiques du pays ? L’imaginairen’est-il pas lui aussi une porte pourse dépasser et progressivement sereconstruire ? Voici donc une Haïtioù la vie a repris ses droits et oùles créateurs gouvernent…Il s’agissait de témoigner de la vitalité cré-atrice des artistes haïtiens d’aujourd’hui,explique Giscard Bouchotte, commis-saire de l’exposition qui a été appréciéeen Europe, à Miami et en Martiniqueavant de rejoindre son pays initial.Les artistes ont questionné le chaos,mis en cause l’idée du caractère fataldu malheur et proposé un autrevisage d’Haïti. Qu’ils soient plasticiens,photographes, sculpteurs, peintres,performeurs, vidéastes, ils se sontinscrits en acteurs essentiels de leurépoque. L’exposition a donc étépensée comme un laboratoire dontils sont les dépositaires, présentantdes œuvres récentes ou inédites,interrogeant tout un chacun sur leurdifficulté à faire circuler et échangeravec la Caraïbe et le reste du monde.Inspiré du roman d’Alejo Carpentier,l’intitulé de l’exposition se voulait unemanière de revenir sur des mythesfondateurs liés à Haïti - et sans en faireson éloge - de sublimer le chaos decette île, ses espérances et ses possi-bles. C’est en 1943, lors de son voyagesur place, que l’écrivain cubain AlejoCarpentier trouve les fondements desa théorie du "réalisme merveilleux" enphase avec les soubresauts politiqueset pris dans la spirale des catastro-phes naturelles les plus dévastatrices.C’est ce "formidable désordre" quel’on explore alors : Frankétienne àtravers ses ovnis littéraires et picturalesdont L’Oiseau Skizophone (1993) etGalaxie Chaos-Babel (2006) ; MarioBenjamin, quant à lui, habite le tempset l’espace en imaginant des installa-tions qui font corps avec le lieu denaissance de son œuvre ; MacksaensDenis poursuit sa réflexion sur la défer-lante d’images propre à notre ère ;Roberto Stephenson, photographe,s’inspire du spectacle des décombrespour camper une architecture molleavec les tentes disséminées sur lesplaces publiques et une architecturedure avec ce qui reste de béton ; Lessculpteurs de la Grand’Rue - AndréEugène, Guyodo et Jean Hérard Celeur -transforment un cimetière de carcassesde voitures…Nous remercions l’Institut Françaisen Haïti pour avoir accueilli cetteexposition itinérante ainsi que pour lesinfos et photos contenues dans cespages. Pour toute info complémentaire,merci de les contacter :99, avenue Lamartinière Bois VernaEmail : com@institutfrançaishaiti.orgWeb : www.institutfrancaishaiti.orgFacebook : Haïti royaume de ce mondeL’Institut Français est l’agence duMinistère des Affaires Etrangères etEuropéennes pour l’action culturelleextérieure de la France. Il œuvre ainsien faveur des arts visuels et del’architecture, tant en direction desartistes et créateurs vivant et travail-lant en France que sur le continentafricain et dans la région caribéenne.Créé en juin 2009, le fonds dedotation agnès b développe unepolitique de mécénat qui accom-pagne des projets, des associations,des personnes, dans les arts, lasolidarité et dans le domaine del’environnement.Remerciements aux organisateurs(fonds de dotations agnès b., InstitutFrançais) et aux sponsors (Ambas-sade de France en Haïti, Ministèrede la Culture de la République d’Haïti,Programme Arcades de l’UnionEuropéenne, Direction du Dévelop-pement et de la Coopération Suisseen Haïti, Ambassade de Suisse enHaïti, Fondation Connaissance etLiberté – FOKAL, Banque de laRépublique d’Haïti, Air France, CanalSat, Digicel, Fondation Valério Canez).2 341. La Promenade du Baron d’Edouard Duval-Carrié, 2010, sur aluminium, 270x180cm2. Œuvre sans titre de Maksaens Denis, 2011, impressions numériques sur cadre métal 94x105cm3. Killy Croix des Bossales, 2010-2011- monotypes sur papier, petits bateaux en bois et sculptures en mousse recyclée4. Tessa Mars Vote/Voye ?, 2011 - dyptique sur contreplaqué, 122x244cm
  44. 44. 54 Le Bon Air. Mai/Juin 2013Les VoilesPapillonredonnent le sourire aux enfants…Créées voilà 3 ans, Les Voiles Papillonapportent du réconfort aux enfants deGuadeloupe en rémission du cancer :activités nautiques, découverte de lanature et de la mer…Solidarité 1
  45. 45. Le Bon Air. Mai/Juin 2013 55Tous les 2 ans, la Table RondeFrançaise organise les Voiles del’Espoir qui permettent à plusieursenfants en rémission du cancer departiciper à une régate d’une semaineen métropole. A chaque édition, unseul jeune guadeloupéen intègre lamanifestation sportive alors qu’il faudraitbien davantage de places pour réaliserle rêve d’escapades de nombreuxmalades. C’est dans cet objectif louableque l’antenne guadeloupéenne del’association - basée à Pointe-à-Pitreet désormais connue sous l’intituléLes Voiles Papillon - a décidé deplanifier une sortie en mer de 3 joursà travers l’archipel.Nous souhaitons vraiment leur offrir lapossibilité de sortir du cadre hospitalieren toute sécurité, de respirer l’air dularge, de partager des moments fortspour qu’ils retrouvent confiance etqu’ils s’amusent, tout simplement.Cette manifestation permet égalementaux parents, au sortir de cette longuemaladie, de se recentrer sur eux-mêmes,expliquent les organisateurs de l’événe-ment qui se déroulera du 31 mai au2 juin 2013. Deux bateaux partiront duGosier pour rejoindre l’îlet du même nompuis Les Saintes. Nous encadrerons6 enfants. Bénévoles, skippers, anima-teurs professionnels et médecins serontprésents pour que le week-end sepasse dans les meilleures conditionsde divertissement.Aujourd’hui, les Voiles Papillon ontgagné en notoriété et les familles desenfants concernés sont heureuses desavoir qu’ils vont prendre part à uneexpérience chaleureuse inoubliable,qu’ils vont goûter à la liberté et oublierl’atmosphère des chambres stérileset toutes les difficultés rencontréesau quotidien. La découverte est aurendez-vous, le soleil, les plaisirs del’eau et la convivialité aussi.SolidaritéAdopte, adapte, améliore !Telle est la devise de la Table Ronde,association non politique et nonconfessionnelle, qui rassemble àtravers le globe des jeunes de moinsde 40 ans issus dorigines socialeset professionnelles diverses, soucieuxde promouvoir par leurs actions desvaleurs morales et civiques en lienavec les questionnements actuels.Il s’agit de favoriser l’entente, la séré-nité, la compréhension et la paixinternationale par l’amitié, la toléranceet la solidarité. Créée en 1950, laTable Ronde Française compteaujourd’hui 4300 membres réunisen 270 clubs en métropole et dansles Dom-Tom.L’amitié au service des autres :Les retours positifs quant aux initia-tives des Voiles Papillon ont suscitéauprès des médecins le souhaitde voir proposer de tels projets àd’autres enfants atteints d’autresmaladies à long traitement.Le budget prévisionnel 2013 - incluantla location des voiliers, les assurancesaffiliées, le ravitaillement, la sécurité,les animations, les actions de com-munication et toute la logistique -nest pas encore bouclé...Particuliers et entreprises, poursoutenir Les Voiles Papillon, mercide contacter Jean-Yves Schwarz :Tél. : 06 90 64 64 79Email : voilespapillons@gmail.com1. Les enfants sévadent en canoë sous le regard attentif des moniteurs2. Les enfants des Voiles Papillon (édition 2011)3. Les membres de la Table Ronde pour les Voiles Papillon (édition 2012)Crédit photos : Voiles Papillon23
  46. 46. 56 Le Bon Air. Mai/Juin 2013Portrait compagnieBon Air & bonne humeur !ThomasLagrin, 1-2-3. Thomas Lagrin dompte les flotsà loccasion de la Karujet 2013Crédit photos : Pimous (06 90 61 55 89)Thomas Lagrin est un jeune hommede 21 ans épanoui dans son travail etsa vie : la semaine, il exerce en tantque conseiller voyages, le week-endil se consacre au motocross et au jetski, deux disciplines qu’il pratique enGuadeloupe où il réside…1

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