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Crda de Vannes : mer et pression foncière
 

Crda de Vannes : mer et pression foncière

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Le CRDA de Vannes : combien y a-t-il d'agriculteurs, qu'est ce qu'ils produisent, est-ce que cela a évolué ces 10 dernières années, quels sont les principaux enjeux ?

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    Crda de Vannes : mer et pression foncière Crda de Vannes : mer et pression foncière Document Transcript

    • 20 Morbihan / 16 novembre 2012 CRDA de Vannes : mer et pr Quand lagricu Après une description de l’agriculture morbihannaise, la semaine dernière, cest un focus sur celle pratiquée dans les 6 Comités Régionaux de Développement Agricole (CRDA) du département que Terra vous invite à découvrir Zoom . aujourd’hui sur celui de Vannes : combien y a-t-il d’agriculteurs, qu’est-ce qu’ils produisent, est-ce que cela a évolué ces 10 dernières années, quels sont les principaux enjeux ? Situé autour du golfe du Morbihan, restructuration semblable à l’ensemble les élevages de volailles de chair. Le le CRDA de Vannes regroupe 8 can- du Morbihan. secteur compte environ 147 000 m² de tons : Auray, Pluvigner, Grand-Champ, bâtiments soit 9 % des surfaces mor- Vannes-Ouest, Vannes-Centre, Elven, A dominante élevage bihannaise. Ce chiffre était de 174 000  Vannes-Est et Sarzeau. D’après le Point de vue production, le CRDA de m² en 2006 et témoigne de l’érosion des recensement agricole de 2010, l’activité Vannes est là encore assez typique surfaces. agricole occupe 51 000 ha du territoire, de ce que l’on rencontre dans le reste A l’inverse, l’activité viande bovine est soit 15 % de la SAU départementale. On du département. L’élevage est l’acti- relativement plus importante qu’ail- y dénombre 1 113 exploitations agri- vité dominante avec le lait en tête. 402 leurs : 4 477 vaches allaitantes sont coles dont 746 professionnelles qui ont livreurs ont produit 147 millions de présentes sur le CRDA au 1 er janvier une superficie moyenne de 62 ha, iden- litres de lait en 2010/11, un volume qui 2012, ce qui représente 20 % des effec- tique à la moyenne départementale. s’est maintenu sur 10 ans. En revanche, tifs départementaux. Les exploitations Comme la carte ci-dessous le montre, le hors-sol y est un petit peu moins spécialisées dans cette production leur nombre est faible dans les cantons présent. Une centaine d’élevages de sont cependant peu nombreuses : de Vannes-Centre, Sarzeau et Vannes- porcs ont produit environ 205 000 porcs 43 en 2010. Ouest mais encore important dans les charcutiers en 2011, soit 8 % de la pro- B i e n q u e l’ é leva g e d o m i n e , o n autres. En 2000, le territoire comptait duction départementale. La plupart de dénombre quelques fermes spéciali- 1 898 exploitations dont 1 050 profes- ces élevages sont situés sur 3 cantons : sées en grandes cultures et en maraî- sionnelles, soit une baisse de 29 % en Grand-Champ, Pluvigner et Elven. On chage. Elles étaient respectivement de 10 ans. Ceci correspond à un niveau de retrouve la même localisation pour 44 et 36 en 2010 et plus nombreuses qu’en 2000 à faire des grandes cultures. Répartition des 746 exploitations agricoles professionnelles Auray est le canton qui dénombre le du CRDA de Vannes plus grand nombre de maraîchers pro- fessionnels, avec 12 fermes, et Elven, celui qui a le plus d’exploitations en grandes cultures, avec 12 fermes aussi. Très touchée par la perte de son foncier Si le profil de l’agriculture de la région vannetaise est assez typique du Morbihan, certains problèmes aux- quels doit faire face le département y 7 En chiffres CRDA de Vannes : 15 % de la SAU départementale, 746 exploitations profession- nelles soit 13,3 % du nombre Source Agreste - RA 2010 dexploitations morbihannaises
    • / 16 novembre 2012 Morbihan 21ression foncièreulture doit composer sont exacerbés. L’artificialisation des terres arrive en tête de ces préoccupa- Orientations des exploitations agricoles professionnelles tions. Alors que le département a perdu du CRDA de Vannes 4,4 % de sa SAU en 10 ans, ce pourcen- tage monte à 6,9 % sur le territoire du CRDA. Au total, 3 800 ha ont été perdus par l’agriculture, soit l’équivalent de 61 exploitations professionnelles. La perte de chiffre d’affaires est estimée pour le secteur à une quinzaine de mil- lions d’euros et ce sans même prendre en compte les conséquences écono- miques et sociales pour l’ensemble de la filière et notamment les industries agro-alimentaires. Sans surprise, les cantons les plus touchés sont Vannes-Centre (-22 %), Sarzeau (-20 %), et Vannes-Ouest (-13 %). En revanche, on constate que des cantons faisant partie de la zone Source Agreste - RA 2000 et 2010 littorale ont réussi à mieux préser- ver leur foncier : Vannes-Est ne perd Avec des opportunités portion la plus élevée du Morbihan. Le "que" 3,7 % de sa SAU et Auray 2,5 %. A Si la cohabitation avec le développe- maraîchage en vente directe a parti- contrario, les cantons de Grand-Champ ment urbain occasionne des difficul- culièrement le vent en poupe ces der- et de Pluvigner voient leurs SAU baisser tés, elle peut aussi créer des opportu- nières années. respectivement de 7,4 % 6,7 % en 10 nités pour certains agriculteurs. Sur ans. Le mouvement de périurbanisation 41 installations aidées ces 3 dernières Arnaud Haye Chargé détudes économiques affecte donc aussi ces zones bien que années sur le secteur, 23 d’entre elles arnaud.haye@morbihan.chambagri.fr celles-ci demeurent encore rurales. (56 %) étaient en circuit court, la pro- Daniel Joannic, éleveur laitier à Surzur en GAEC, président du CRDA de Vannes "Lagriculture a su sadapter" l Il semble que le CRDA soit divisé en deux A l’inverse, on voit que l’étalement parties : la partie littorale avec une agriculture urbain commence à toucher les zones plutôt périurbaine et en recul et une partie intérieures comme Grand-Champ ou intérieure plus traditionnelle. Pluvigner. Est-ce votre analyse ? C’est vrai que depuis un certain nombre d’années, les pres- l Justement, est-ce que la pression foncière sions foncières, législative et de voisinage font qu’il n’y a est la préoccupation majeure du secteur presque plus de hors-sol sur la partie littorale et que l’on de Vannes ? trouve beaucoup de surfaces à vocation agricole juste entre- Elle est un vrai problème, oui. En plus de la perte de foncier, tenues ou en friche, comme par exemple sur le canton de s’ajoute le problème des friches. Ce phénomène touche sur- Sarzeau. Il faut cependant nuancer ce constat : le canton tout la zone littorale : certaines terres sont laissées en friche de Vannes-Est par exemple demeure encore très agricole. par leur propriétaire dans l’espoir qu’elles passent un jour Autour de Vannes, l’agriculture tient toujours le paysage. Elle en terrain constructible. Cela fait autant de terre en moins a su s’adapter : il y a ainsi peut-être un peu moins de lait mais pour l’agriculture. C’est pourquoi la profession incite les d’autres activités ont pris le relais comme le maraîchage, les communes à être claires sur leurs projets de développement grandes cultures ou la création de centres équestres. Avoir inscrits dans leur PLU et à le faire savoir aux propriétaires une agglomération comme Vannes et un tel pôle touristique fonciers. La chambre d’agriculture réalise aussi des études près de son exploitation peut représenter des opportunités qui visent à évaluer le potentiel foncier à vocation agricole et de commercialisation et de diversifications pour certains à accompagner les communes dans la remise en valeur des agriculteurs. terres pour l’agriculture.