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Bercy grands hommes jep 2011

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Les grands hommes qui ont donné leur nom aux bâtiments de Bercy (ministères économique et financier) …

Les grands hommes qui ont donné leur nom aux bâtiments de Bercy (ministères économique et financier)

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  • 1. Les grands hommes qui ont construit l’histoire des Finances Sur le parcours des visiteurs de ces journées européennes du patrimoine, les grands hommes qui ont donné leur nom aux bâtiments et aux lieux prestigieux de Bercy ont vécu à deux époques très distinctes : l’Ancien Régime (XVIe-XVIIIe siècles) et le XXe siècle. Paradoxalement, leur point commun est que leurs idées ou leurs politiques économiques se sont toutes construites dans des contextes de guerre ou de reconstruction et d’assainissement financier après guerre (guerres de Religion, la Fronde, guerre de Sept Ans, guerre d’Amérique, Première et Seconde Guerres mondiales). Leurs conceptions ont évidemment changé au fil des siècles. Si la fiscalité domine dans les politiques de l’Ancien Régime, les théories économiques se sont structurées peu à peu à partir de la fin du XVIIe siècle, et surtout au XVIIIe siècle. Pour le XXe siècle, la pensée des grands hommes du parcours est largement tournée vers l’économie.
  • 2. Les grands hommes qui ont construit l’histoire des Finances À partir de 1576, Sully participe, aux côtés du prince Henri de Navarre, à toutes les batailles opposant huguenots et catholiques. Devenu roi en 1589, Henri IV le garde à son service pour la reconquête du pays. La paix revenue, il lui octroie diverses charges militaires : Sully introduit des réformes pour la production d’armes et de munitions, d’arsenaux et de fortifications, et reconstitue la flotte française en Méditerranée. Action économique et financière En juillet 1596, il entre au Conseil des finances, et concentre de considérables pouvoirs administratifs et financiers. Le pays est dans un dénuement complet, et Sully entreprend la restauration de l’État. Maximilien de Béthune, duc de SULLY (1559-1641) Crédit photographique : DR
  • 3. Les grands hommes qui ont construit l’histoire des Finances Politique économique Grâce à la bonne santé budgétaire, il favorise l’investissement dans les routes, les ponts et les canaux (Briare) et le développement de l’agriculture. Après la mort de Henri IV, il renonce à toutes ses charges et se retire sur ses terres, où il rédige les Œconomies royales. Politique fiscale Pour trouver des recettes supplémentaires, il assujettit les officiers des finances à une taxe annuelle obligatoire pour l’exercice et la transmission de leur charge (la paulette, 1604). Il envoie des commissaires dans les provinces pour contrôler la répartition et la levée de la taille et veiller au bon exercice des charges des fermiers. Le bilan est positif : budgets en équilibre et même excédentaires, réserves de trésorerie importantes stockées à la Bastille. Maximilien de Béthune, duc de SULLY (1559-1641) Bâtiment Sully Crédit photographique : SG/SIRCOM
  • 4. Les grands hommes qui ont construit l’histoire des Finances Issu d’une famille de noblesse nivernaise peu fortunée, Vauban s’enrôle en 1651 dans le régiment de Condé. En 1655, il est nommé ingénieur du roi. En 1678, il reçoit la charge de commissaire général des fortifications, qu’il conserve jusqu’à sa mort. Il construit ou aménage près de 300 places fortes aux frontières du royaume et réalise une chaîne de places fortes qui barre, au nord et à l’est de la France, les routes d’invasion. Action économique et financière Bon connaisseur du royaume grâce à sa participation aux guerres et à ses incessants voyages aux frontières, Vauban développe des réflexions militaires, scientifiques et économiques, qu’il réunit dans ses Oisivetés. Sébastien Le Prestre, seigneur de VAUBAN (1633-1707) C ré d it p h o to g ra ph iq u e : G eo rg iu s L XX X IX
  • 5. Les grands hommes qui ont construit l’histoire des Finances Conception économique Il signale dès 1686 au roi les conséquences économiques de l’exode des protestants provoqué par la révocation de l’édit de Nantes (1685). En 1696, il fait éditer sa Description géographique de l’élection de Vézelay, première étude économique et statistique d’une région française. Idées fiscales En 1707, frappé par la misère du petit peuple et par l’injustice de l’imposition fiscale, il publie le Projet d’un dixme royale, où il propose un impôt unique, qui frapperait toutes les couches de la population, sans exception, pour un montant variant entre un vingtième et un dixième de leur revenu. Paru sans l’autorisation royale, le Projet, qui se heurte à une vive opposition, est saisi et brûlé. Idéees fiscales En 1707, frappé par la misère du petit peuple et par l’injustice de l’imposition fiscale, il publie le Projet d’un dixme royale, où il propose un impôt unique, qui frapperait toutes les couches de la population, sans exception, pour un montant variant entre un vingtième et un dixième de leur revenu. Paru sans l’autorisation royale, le Projet,qui se heurte à une vive opposition, est saisi et brûlé. seigneur de VAUBAN (1633-1707) Crédit photographique : SG/SIRCOM
  • 6. Les grands hommes qui ont construit l’histoire des Finances Après des études chez les jésuites, Colbert travaille à Lyon dans la maison de commerce d’un cousin. Clerc de notaire, puis employé dans un bureau de finances, il entre en 1640 dans les bureaux du secrétaire d’État à la Guerre. Propulsé gestionnaire de la fortune de Mazarin en 1651, il devient surinten- dant des bâtiments en 1664 et accumule ensuite les responsa- bilités, dont celle de contrôleur général des Finances à partir de 1665. Jean-Baptiste COLBERT, (1619-1683) C ré d it p h o to g ra ph iq u e : SG=SIRCOM Co ll e c t io n -C A E F
  • 7. Les grands hommes qui ont construit l’histoire des Finances Politique fiscale Hostile à l’accaparement du pouvoir par le surintendant et à l’enrichissement par les financiers, Colbert établit la prévision annuelle des recettes et des dépenses et la régularité de la tenue des comptes. Il assainit la situation financière du royaume en réduisant le déficit et en privilégiant l’impôt indirect : il allège la taille, réduit les bénéfices des collecteurs, diminue et généralise la gabelle, augmente le nombre des produits taxés et crée le papier timbré Politique économique Il tente de faire de la France agricole un pays de manufacturiers, de marchands et de marins. Il crée les manufactures royales, favorise les exportations, instaure de nouvelles compagnies de négoce. Il est à l’origine des intendants de province, principaux rouages de l’administration du royaume jusqu’à la Révolution. Jean-Baptiste COLBERT, (1619-1683) Bâtiment Colbert Crédit photographique : SG/SIRCOM
  • 8. Les grands hommes qui ont construit l’histoire des Finances Fils d’un négociant, cet avocat spécialiste des questions finan- cières et monétaires depuis sa thèse sur L’œuvre financière du gouvernement Poincaré (1928) est nommé sous-secrétaire d’État au Trésor en 1938. En 1942, il rejoint Londres où il sert avec le grade de capitaine dans le groupe Lorraine des Forces Françaises Libres. Commissaire aux Finances dans le Comité français de Libération nationale (novembre 1943- septembre 1944), il est ministre de l’Économie nationale de septembre 1944 à avril 1945. Président du Conseil et ministre des Affaires étrangères (1954-1955), il met fin à la guerre d’Indochine, ouvre la voie à une décolonisation pacifique en Tunisie et défend vainement le projet de Communauté européenne de défense. Pierre MENDÈS FRANCE, (1907-1982) Crédit photographique : DR
  • 9. Les grands hommes qui ont construit l’histoire des Finances Politique et idées économiques Pierre Mendès France œuvre pour la constitution, en avril 1944, du comité économique interministériel. Ministre de l’Économie, il soutient l’idée d’une politique de rigueur à long terme et un échange généralisé des billets ; le refus du général de Gaulle le pousse à démissionner. Imprégné de la théorie de Keynes, il dirige la mission française à la conférence de Bretton-Woods où sont créés le Fonds Monétaire International (en 1948, il est élu président des gouverneurs) et la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD). Président du Conseil, il obtient le vote de pouvoirs spéciaux sur un programme d’équilibre financier et d’expansion économique : croissance soutenue appuyée sur une recherche de la productivité, libération des échanges. Pierre MENDÈS FRANCE, (1907-1982) Centre de conférences Pierre Mendès France Crédit photographique : SG/SIRCOM
  • 10. Les grands hommes qui ont construit l’histoire des Finances Issu d’une famille protestante suisse, Necker est banquier à Paris de 1750 à 1772, puis ministre résident de Genève à Paris. Hostile aux théories et à l’œuvre de Turgot, il publie un Éloge de Jean-Baptiste Colbert (1773) et un Essai sur la législation et le commerce des grains (1775). Louis XVI l’appelle pour réorganiser les finances (29 juin 1777 - 19 mai 1781), puis comme directeur général des finances (25 août 1788 - 11 juillet 1789) et le nomme Premier ministre des finances (16 juillet 1789 - 3 septembre 1790). Politique ou conception économique Sa conception active du rôle de l’État dans le domaine économique et social et son scepticisme sur le laissez-faire économique le rattachent directement à Colbert. Jacques NECKER, (1732-1804) C ré d it p h o to g ra ph iq u e : SG=SIRCOM Co ll e c t io n -C A E F
  • 11. Les grands hommes qui ont construit l’histoire des Finances Politique financière Sa ligne de conduite est simple : ne pas augmenter les impôts mais améliorer leur rendement (réduction du nombre des fermiers généraux en 1780, création des assemblées provinciales), réduire les dépenses (diminution de tous les budgets ministériels, suppression des charges de Cour, publication en 1781 d’un Compte rendu au Roy), emprunter à l’envi dès lors que le budget ordinaire est équilibré (notamment pour financer la guerre d’Amérique en 1777). Attaché à ce dernier principe, il s’oppose en 1790 au financement du déficit par l’émission d’assignats. Récusé par l’Assemblée constituante, en particulier par Mirabeau, il démissionne et se retire à Coppet dans son pays natal. Jacques NECKER, (1732-1804) Bâtiment Necker Crédit photographique : SG/SIRCOM
  • 12. Les grands hommes qui ont construit l’histoire des Finances D’une famille de négociants en cognac, Jean Monnet travaille jusqu’en 1914 dans l’entreprise paternelle, et acquiert une parfaite maîtrise de l’anglais grâce à ses nombreux séjours en Angleterre et aux États- Unis. De 1916 à 1918, il est responsable de la coordination des ressources alliées : en 1916, il contribue à la réalisation d’un pool d’approvisionnement en matières pre- mières et réfléchit pour le compte des Alliés à une organisation économique commune. De 1919 à 1923, il est secrétaire général adjoint de la Société des nations, puis redevient négociant et homme d’affaires jusqu’en 1938. De 1940 à 1945, il se met au service de la France libre et des Alliés et coordonne l’effort de guerre entre le Royaume-Uni et les États-Unis. Jean MONNET, (1888-1979) C ré d it p h o to g ra ph iq u e : SG=SIRCOM- Co ll e c t io n -C A E F
  • 13. Les grands hommes qui ont construit l’histoire des Finances Idées économiques L’économie de guerre étant planifiée, il lui semble logique que l’économie de la reconstruction le soit aussi. Commissaire au Plan de décembre 1945 à 1952, il préside le comité qui élabore le premier plan de modernisation et d’équipement, dit plan Monnet (1947-1953). Œuvre européenne Jean Monnet est l’instigateur et le premier président de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), créée le 18 avril 1951. Comme Robert Schuman, il soutient en vain le projet de Communauté européenne de défense (1954) et est l’un des « pères de l’Europe ». En 1955, il fonde un Comité d’action pour les États-Unis d’Europe, où il œuvre jusqu’en 1975. Jean MONNET, (1888-1979) Allée Jean Monnet Crédit photographique : SG/SIRCOM
  • 14. Les grands hommes qui ont construit l’histoire des Finances Né à Luxembourg de nationalité alleman- de, Robert Schuman devient français en 1918. Fils d’un employé des douanes devenu propriétaire-rentier, cet avocat et député est président de la Commission d’Alsace-Lorraine de 1919 à 1940, et sous-secrétaire d’État aux réfugiés en 1940. En 1942, il rejoint la zone libre où il mène une vie clandestine jusqu’à la Libération. En 1946, il préside la commission des Finances de l’Assem- blée nationale. Ministre des Finances de juin 1946 à novembre 1947, il est ensuite président du Conseil jusqu’en juillet 1948. Politique économique Ministre des Finances, il lance l’Inventaire qui porte son nom (1946), première évaluation statistique, économique et financière de la situation de la France au lendemain de la guerre. Il rétablit l’équilibre de la trésorerie et engage la reconstruction. En septembre 1947, il confie à Jean Monnet l’élaboration d’un programme de stabilisation économique et financière, et crée un comité d’assainissement financier . R obert SCHUMAN, (1886-1963) C ré d it p h o to g ra ph iq u e : F on d a t io n J ea n M on n e t p ou r l ’E u ro p e - L au sa n n e
  • 15. Les grands hommes qui ont construit l’histoire des Finances Œuvre européenne Ministre des Affaires étrangères (1948-1953), il propose, le 9 mai 1950 à l’initiative de Jean Monnet, de placer la production franco-allemande de charbon et d’acier sous une Haute Autorité commune ouverte aux autres pays d’Europe : le 18 avril 1951 naît la Communauté européenne du charbon et de l’acier, premier marché commun. Il défend le projet de Communauté européenne de défense, que le Parlement français rejette en 1954. Ce « père de l’Europe » est, de 1958 à 1960, le premier président de l’Assemblée parlementaire européenne. R obert SCHUMAN, (1886-1963) Cour d’honneur Robert Schuman Crédit photographique : SG/SIRCOM
  • 16. Les grands hommes qui ont construit l’histoire des Finances Auteur en 1766 de Réflexions sur la formation et la distribution des richesses , le contrôleur général des finances Turgot établit la liberté du commerce des grains à l’intérieur du royaume, et abolit les droits perçus sur les grains et les vins sur les routes et à l’entrée des villes et des marchés.Turgot entre dans la magistrature en 1751. Intendant de Limoges de 1761 à 1774, il est nommé en 1774 secrétaire d’État à la Marine, contrôleur général des finances et ministre d’État. Fréquentant très tôt les philosophes et les physiocrates, il s’emploie à appliquer les principes du libéralisme économique. Politique économique Auteur en 1766 de Réflexions sur la formation et la distribution des richesses, le contrôleur général des finances Turgot établit la liberté du commerce des grains à l’intérieur du royaume, et abolit les droits perçus sur les grains et les vins sur les routes et à l’entrée des villes et des marchés. Anne Robert Jacques TURGOT, baron de l’Aulne (1727-1781) C ré d it p h o to g ra ph iq u e : R éu n io n d e s M u sé e s n a t io n au x - C h â te au d e V e rs a il le s - D an ie l A rn au d e
  • 17. Les grands hommes qui ont construit l’histoire des Finances Politique fiscale Fidèle aux principes qu’il a exposés au roi le 24 août 1774 lors de sa prise de fonction comme contrôleur général, il tente de résorber la dette de l’État par une politique d’économies : abolition des offices, contrôle des dépenses des ministères, limitation du coût des emprunts et de la levée des impôts non affermés, augmentation du don gratuit du clergé, restriction des compétences des fermiers généraux. Dans six édits présentés en juin 1776, il supprime les corporations, remplace la corvée royale par un impôt en argent payé par tous les propriétaires fonciers, sauf les ecclésiastiques. Les parlementaires refusent d’enregistrer ces dispositions, qui portent atteinte au privilège fiscal de la noblesse. Le roi les oblige à les enregistrer, mais la pression demeurant, disgracie Turgot le 12 mai 1776 et révoque ses édits dans les mois suivants. Anne Robert Jacques TURGOT, baron de l’Aulne (1727-1781) Bâtiment TURGOT Crédit photographique : SG/SIRCOM
  • 18. Les grands hommes qui ont construit l’histoire des Finances Fils d’un professeur de médecine et d’une chef de clinique, Michel Debré, docteur en droit, est auditeur au Conseil d’État (1932) puis maître des requêtes (1942). Chargé de mission au cabinet du ministre des finances Paul Reynaud (1938), il devient adjoint au délégué du Comité français de Libération nationale en territoire français occupé (1943). Délégué à l’assemblée parlementaire européenne et à l’assemblée consultative du Conseil de l’Europe (1955), il multiplie ensuite les portefeuilles ministériels : Premier ministre (1959-1962), Économie et Finances (8 janvier 1966- 30 mai 1968), Affaires étrangères (1968-1969) et Défense nationale (1969-1973). Michel DEBRE, (1912-1996) Crédit photographique : SG/SIRCOM
  • 19. Les grands hommes qui ont construit l’histoire des Finances Politique économique Il conçoit une politique globale pour dynamiser l’économie française alors qu’approche la mise en œuvre complète du Marché commun : moderniser les outils économiques et financiers et mobiliser largement l’épargne pour favoriser l’investissement public et privé à long terme, augmenter l’efficacité des pouvoirs publics et mener une concertation approfondie avec les milieux économiques. D’où une multitude de mesures réformatrices : assouplissement du contrôle des changes, totale convertibilité du franc, refonte de la profession bancaire, institution du système des réserves obligatoires, création de la Commission des opérations de bourse et des groupements d’intérêt économique, installation de la mission de rationalisation des choix budgétaires, participation et intéressement des travailleurs aux fruits de l’expansion. Michel DEBRE, (1912-1996) Salon Michel Debré, hôtel des ministres Crédit photographique : SG/SIRCOM
  • 20. Les grands hommes qui ont construit l’histoire des Finances Fils de commerçant, Pierre Bérégovoy obtient des certificats d’aptitude professionnelle d’ajusteur et de dessinateur industriel et le diplôme de l’École d’organisation scientifique du travail (faculté de droit de Strasbourg). Ouvrier textile (1941) puis cheminot à la SNCF (1942-1949), il entre en 1943 dans la Résistance via le groupe « Résistance- fer». Recruté en 1950 par Gaz de France comme agent technico-commercial, il y termine sa carrière en 1978 comme directeur adjoint. Il devient successivement secrétaire général de la Présidence de la République (1981- 1982), ministre des Affaires sociales et de la Solidarité nationale (1982- 1984), ministre de l’Économie, des Finances et du Budget (19 juillet 1984 - 20 mars 1986, 12 mai 1988 - 15 et 16 mai 1991 - 2 avril 1992) et Premier ministre (1992-1993). Pierre BEREGOVOY, (1926-1992) Crédit photographique : SG?SIRCOM collection CAEF
  • 21. Les grands hommes qui ont construit l’histoire des Finances Politique économique Converti à l’économie de marché (Livre blanc sur la réforme du financement de l’économie, 1986), Pierre Bérégovoy stabilise les prix et la monnaie (« politique du franc fort ») pour faire baisser l’inflation. Il libéralise les marchés financiers, modernise la Bourse, favorise l’investissement des entreprises et améliore leur compétitivité (réduction des taux de l’impôt sur les sociétés et de la TVA, ouverture du marché des bons du Trésor, création du marché à terme des instruments financiers (MATIF), libération quasi-totale des investissements étrangers, lancement du plan d’épargne populaire. La préparation de l’union économique et monétaire amène une réforme substantielle du code des assurances. Pierre BEREGOVOY, (1926-1992) Hall Pierre Bérégovoy Crédit photographique : SG/SIRCOM
  • 22. Les grands hommes qui ont construit l’histoire des Finances François Bloch-Lainé est issu d’une famille bourgeoise traditionnellement au service de la haute fonction publique. Docteur en droit, il travaille à l’Inspec- tion des Finances en 1936, puis à la direction du Trésor jusqu’en 1940. De mars à septembre 1944, il participe aux services financiers de la Délégation générale (Résistance). En 1945-1946, il dirige une mission financière en Extrême- Orient, puis, en 1946, au cabinet du ministre des Finances Robert Schuman. Il est directeur du Trésor (1947- 1952), de la Caisse des dépôts et consignations (1953-1967) et président du Crédit lyonnais (1967-1974). Ensuite, il s’engage en faveur de la recherche médicale. Partout, il pratique un réformisme influencé par le christianisme social. François BLOCH-LAINE, (1912-2002) Crédit photographique : Famille Bloch-Lainé
  • 23. Les grands hommes qui ont construit l’histoire des Finances Politique économique Chargé de rétablir les instruments de la souveraineté française en Indochine, il met sur pied un budget fédéral pour 1946 et fixe le taux de la piastre. Dans le contexte particulier de la Reconstruction, il bénéficie, comme directeur du Trésor, d’une marge de manœuvre exceptionnelle au sein du ministère : il a une influence déterminante sur la manière dont la France se modernise, et contribue largement à conférer à cette direction son rôle de banquier de l’économie sur plusieurs décennies après la guerre. Tout en servant les objectifs économiques et sociaux du Plan, il fait de la Caisse des dépôts et consignations, auxiliaire du Trésor et centrale de placement des fonds d’épargne, l’institution de prévoyance des milieux modestes, de la construction des logements sociaux ou de l’équipement du territoire. François BLOCH-LAINE, (1912-2002) Crédit photographique : SG/SIRCOM Salle Bloch-Lainé
  • 24. Les grands hommes qui ont construit l’histoire des Finances Conception et réalisation SG/SIRCOM septembre 2011 Crédit photographique : SG/SIRCOM

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