Histoire de la médecine 2011 UE7B - Pr BLANCHET

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  • 1. HISTOIRE DE LA MEDECINE
  • 2. MEDECINE ARCHAIQUE
    • Conceptions magico animistes et religieuses = Conception ontologique
    • Réifier la maladie
    • Entité ou un état
    • Sorcier, prêtres Magiciens, Chamans
    • Incantations, gestes rituels,amulettes
    • Médecine empirique:opium,belladone,chanvre indien,contentions de fractures
    • Associations de symptomes
  • 3. MESOPOTAMIE
    • ECRITURE CUNEIFORME(-3300)
    • MATHEMATIQUES
    • METALLURGIE
    • ASTRONOMIE
    • ASTROLOGIE
    • CITES ETATS ( SUMER, UR, OUROUK)
    • Berceau de la civilisation
    SUMERIENS 4000 av JC AKKADIENS 2500 av JC BABYLONIENS 2000-600 av JC ( Hammourabi et son code juridique) NEOBABYLONIENS 600 av JC ( Nabuchodonosor) Vaincu par les perses
  • 4. MESOPOTAMIE
    • CODE MORAL
    • ORACLE Hépatoscopie
    • HONORAIRES ET SANCTIONS code hammourabi
    • ENSEIGNEMENT EN PLACE PUBLIQUE patient soumis à l’expérience des passants
    MAGIE ( Dieux pour la santé) EMPIRISME PRETRES MEDECINS azus=médecins Barus = devins Ashigus= exorcisme
  • 5. HISTOIRE DE LA MEDECINE
    • EGYPTE
    • 3100 à 332 av JC
    • Thot
    • Horus
    • Isis
    • Hathor
    • Thoueris
    • Anubis
    • Sekhmet
  • 6. EGYPTE
    • PAPYRUS
    • KAHOUN 2000 av JC gyn et veto
    • EBERS 1500 av JC
    • EDWIN-SMITH 1500 avJC anat et chir
    • CHESTER-BEATTY 1200 av JC proct
    • MOMIES embaumement
    • ART dessins, bas reliefs,statuettes
  • 7. EGYPTE
    • EMETIQUES ET LAVEMENTS (Nourriture)
    • VENTS (peste)
    • VERS ( décomposition des corps)
    • LES MATIERES FECALES ( oukhedou)
    MEDECINE ET RELIGION EMBAUMEMENT (KA) être immatériel Corps âme
  • 8. EGYPTE
    • ANATOMIE = 0
    • Chirurgie peu développée
    • PERE EN FILS
    • MAISONS DE VIE
    • PHARMACOPEE VEGETALE MINERALE ANIMALE
    • VARIOLE
    • IMHOTEP av JC architecte pyramide de saqqarah fils de ptah et sekhmet
    SOUNOU RENOMMEE REMUNERATION RESPONSABILITE HIERARCHIE SPECIALITE PRETRES DE SEKHMET
  • 9. MEDECINE HEBRAIQUE
    • MEDECINE THEURGIQUE
    • Châtiments divins
    • ROFIM médecins( tribu des prêtres lévites)
    • OUMAN chirurgiens
    • ROQUEAH pharmaciens
  • 10. MEDECINE HEBRAIQUE
    • MEDECINE PREVENTIVE
    • ALIMENTATION abattage consommation
    • HYGIENE CORPORELLE bains, grossesse
    • EPIDEMIES (LEPRE PESTE) fléau majeur
  • 11. APPOLON A GALIEN LA MEDECINE GRECQUE
    • EBAUCHE D’ UNE MEDECINE SCIENTIFIQUE
    • V e ET IV e SIECLE AV JC
    • Epoque des cités grecques
    • Fondateur de la médecine moderne
    Emancipation Conceptions magico animistes et religieuses Conception Ontologique Maladie = Etat
  • 12. APPOLON A GALIEN LA MEDECINE GRECQUE Aphrodite Hera Panacée Hermès Asclepios Chiron
  • 13. APPOLON A GALIEN LA MEDECINE GRECQUE
    • ASCLEPIOS 1260 av JC fils Appolon élevé par Chiron père d’Hygie et Panacée
    • DELPHES principal sanctuaire des oracles et transmisson des messages divins’ taxe’ sacrifice
    • ORACLE APOLLON
    • prêtres médecins du temple d’appolon
    • Temples d’Ascclépios
  • 14. LES ORIGINES DE LA PENSEE GRECQUE
    • Relier la physique la chimie et la santé humaine
    • Né a SAMOS 580 avant J-C
    • Terre
    • Feu
    • Eau
    • Air
    • PYTHAGORE et les nombres
    NOUVELLE IMAGE DU MONDE ACTION ET VOLONTE DIVINES NE SONT PLUS UN PRINCIPE EXPLICATIF
  • 15. LES PHILOSOPHES SAVANTS NATURALISTES
    • Relier la physique la chimie et la santé humaine
    • Né a SAMOS 580 avant J-C
    • Terre
    • Feu
    • Eau
    • Air
    • PYTHAGORE et les nombres
    • Thalès,Anaximène et Anaximandre et Alcméon
    NOUVELLE IMAGE DU MONDE Lieu commun à l’ensemble des philosophes présocratiques ACTION ET VOLONTE DIVINES NE SONT PLUS UN PRINCIPE EXPLICATIF Rationalisation mais peu d’observation des malades
  • 16. LES PHILOSOPHES NATURALISTES
    • THALES de MILET 630 Avant J-C
    • Eau
    • HERACLITEd’EPHESE580 Avant J-C
    • Feu
    • ZENON d’ELEE
    • EMPEDOCLE d’AGRIGENTE
    • 490 Avant J-C
    • (Discours médical)
    • Eau Terre Air Feu
  • 17. LES PHILOSOPHES NATURALISTES
    • DEMOCRITE
    • 460 Avant J-C
    • (Classement des Médicaments)
  • 18. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE membre de la lignée des Asclépiades
  • 19. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE
    • REPÈRES HISTORIQUES
    • Siècle de Périclès
    • Histoire: Herodote et Thucydide
    • Philosophie: Platon puis Socrate puis Aristote
    • Tragédie: Sophocle, Euripide, Eschyle
    • Comédies: Aristophane
    • Idéal esthétique, référence pour génération d’artistes
    • Idée promise à un bel avenir: la Démocratie
    • Mais: Guerre, Mythe fondateur, hommes libres et esclaves, femmes dans les gynécées
  • 20. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE
    • Rupture avec le Divin
    • Pensée Médicale
    • Cause naturelle
  • 21. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE
    • La méthode hippocratique est donc une méthode pragmatique qui se distingue alors nettement des méthodes religieuses ou magiques faites d'incantations.
  • 22. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE
    • Connaissance organisme et environnement
    • Maladie conséquence d’une atteinte de l’ensemble du corps
    • Quatre types humeur
    • Rupture équilibre intrinsèque ou extrinsèque
  • 23. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE
    • Théoriser la pratique médicale,en établissant des procédures et des règles fondées à partir de l’observation des maladies,de leurs contextes, de leurs évolutions
  • 24. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE
    • Né en 460 avant J-C dans l’île de Cos en Asie Mineure
    • Corpus Hippocratum
    • = Livre d’aphorismes appris par cœur
  • 25. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE
    • SENTENCE
    • Concision de l’expression
    • Richesse de la pensée
    • Moins une vérité qu’une incitation à la réflexion
  • 26. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE
    • Corpus Hippocratum
    • = Livre des Aphorismes
    • Appris par cœur jusqu’au XVIIIe siècle
  • 27. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE
    • Toutes les maladies surviennent dans toutes les saisons, néanmoins, certaines naissent ou s'exaspèrent plutôt dans certaines saisons.
    • En été, il faut surtout purger par en haut; en hiver par en bas. Chez un individu pris de fièvre, si le cou se tourne subitement, et si la déglutition est difficile sans qu'il y ait de tumeur, le cas est mortel.   Réchauffez les parties refroidies, celles qui sont le siège d'une hémorragie ou qui vont le devenir.
    •   A la suite d'une perte , un spasme ou la lipothymie sont de mauvais signes. Quand une femme n'a pas conçu et que vous voulez savoir si elle peut devenir féconde, enveloppez-la d'un manteau et faites-lui des fumigations par en bas. Si l'odeur vous paraît arriver à travers son corps jusqu'à ses narines et à sa bouche, sachez que ce n'est pas d'elle que dépend la stérilité.
    • Du frisson avec de la sueur, ce n'est pas avantageux. A la suite de violentes douleurs dans la région du ventre, le refroidissement des extrémités est mauvais.
  • 28. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE
    • A la suite d'une perte , un spasme ou la lipothymie sont de mauvais signes." "Quand une femme n'a pas conçu et que vous voulez savoir si elle peut devenir féconde, enveloppez-la d'un manteau et faites-lui des fumigations par en bas. Si l'odeur vous paraît arriver à travers son corps jusqu'à ses narines et à sa bouche, sachez que ce n'est pas d'elle que dépend la stérilité."
  • 29. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE
    • La vie est courte, l'art est long, l'occasion est prompte à s'échapper, l'empirisme est dangereux, le raisonnement est difficile. Il faut non seulement faire soi-même ce qui convient, mais encore être secondé par le malade, par ceux qui l'assistent et par les choses extérieures."  
  • 30. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE
    • La convulsion ou le hoquet après une purgation immodérée, est mauvais.Un homme ivre qui perd tout à coup la parole, meurt dans les convulsions, à moins qu’il ne soit pris de fièvre, ou qu’à l’heure où doit cesser l’ivresse, il ne recouvre la parole. Ceux qui sont pris de tétanos meurent en quatre jours S’ils passent ce terme ils guérissent.
  • 31. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE
    • Les ongles noirs, les doigts des pieds et des mains froids, contractés, ou relâchés, annoncent une mort prochaine. Les lèvres livides, paralysées, renversées, froides, sont un signe mortel. Les oreilles froides, transparentes, contractées, sont un signe mortel. Des vertiges ténébreux, l’horreur de la lumière, un profond sommeil, et une chaleur brûlante, ne laissent aucune espérance. Celui qui entre en fureur, qui ne reconnaît personne, n’entend plus, ne comprend plus, approche de sa fin.
  • 32. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE
    • L’ important n’est pas de faire un diagnostic mais un pronostic en observant le malade
    • Conception dynamique de la maladie = processus
    • Désacralisation et Naturalisation = rejet des causes supranaturelles
  • 33. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE FEU CHAUD SANG Coeur EAU FROID LYMPHE Cerveau PHLEGME TERRE SEC BILE Vésicule biliaire AIR HUMIDE ATRABILE Rate
  • 34. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE
    • Interrogatoire
    • Examen du malade
    • Vue,Ouïe,Odorat,Toucher,
    • Gout,Raison
    • Facies hippocratique
  • 35. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE
    • Pour expliquer une fièvre on fera des recherches sur le climat, l’alimentation ou les facteurs soupçonnés d’altérer l’équilibre des humeurs dans l’organisme
  • 36. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE
    • Chirurgie ( plaies et fractures)
    • Cautères
    • Purgatifs
    • Vomitifs
  • 37. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE
    • PHARMACOPEE
    • Minéraux
    • Végétaux
    • Animaux
  • 38. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE
    • MODERNITE
    • A chacun de trouver son équilibre avec la juste proportion entre l’exercice et l’alimentation
  • 39. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE
  • 40. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE
    • Le serment d'Hippocrate :
    • Version antique :
    • "Je jure par Apollon médecin, par Esculape, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin que je remplirai suivant mes forces et ma capacité le serment, l'engagement suivant. Je mettrai mon maître de médecine au même rang que les auteurs de mes jours, je partagerai avec lui mon avoir, et le cas échéant, je pourvoirai à ses besoins, je tiendrai ses enfants pour des frères et s'ils désirent apprendre la médecine, je la leur enseignerai sans salaire ni engagement. je ferai part des préceptes, des leçons orales et du reste de l'enseignement à mes fils, à ceux de mon maître, et aux disciples liés par un engagement et un serment suivant la loi médicale mais à nul autre. Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m'abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison Si on m'en demande, ni ne prendrai l'initiative d'une pareille suggestion, semblablement, je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif. Je passerai ma vie et j'exercerai mon art dans l'innocence et la pureté. Je ne pratiquerai pas l'opération de la taille, je la laisserai aux gens qui s'en occupent. Dans quelque maison que j'entre, j'y entrerai pour l'utilité des malades, me préservant de tout méfait volontaire et corrupteur et surtout de la séduction des femmes et des garçons, libres ou esclaves. Quoique je voie ou entende dans la société pendant l'exercice ou même hors de l'exercice de ma profession, je tairai ce qui n'a jamais besoin d'être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas. Si je remplis ce serment sans l'enfreindre, qu'il me soit donné de jouir heureusement de la vie et de ma profession, honoré à jamais parmi les hommes. Si je le viole et que je me parjure, puis-je avoir un sort contraire."
  • 41. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE
    • Version actuelle.
    • " Je promets et je jure d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité dans l'exercice de la Médecine. Je donnerai mes soins gratuits à l'indigent et n 'exigerai jamais un salaire au-dessus de mon travail. Admis dans l'intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas ce qui s 'y passe ma langue taira les secrets qui me seront confiés, et mon état ne servira pas à corrompre les mœurs ni à favoriser le crime. Respectueux et reconnaissant envers mes Maîtres, je rendrai à leurs enfants l'instruction que j'ai reçue de leurs pères. Que les hommes m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ! Que je sois couvert d'opprobre et méprisé de mes confrères si j'y manque."
  • 42. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE
    • La profession médicale s'organise ainsi autour de règles : - l'obligation morale de la connaissance et transmission du savoir, - l'égalité de la prise en charge des hommes face à la souffrance et à la maladie, - la défense de la vie, - la défense du secret professionnel, qui ne constitue par un privilège de la profession, mais un droit fondamental du malade. L'art d'être médecin est depuis lors guidé par : - d'une part l'instruction des règles et, - d'autre part l'expérience personnelle. Cette expérience est décrite comme devant reposer sur l'interrogatoire et l'examen du malade.
  • 43. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE
    • la naissance de l'éthique médicale, c'est à dire du respect de la personne humaine et de la vie : l'affirmation des principes moraux
  • 44. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE
    • Le Serment disparaît pendant des siècles. Pour ne réapparaître brièvement qu'au Moyen Age dans les facultés de Montpellier et de Paris : on remettait aux médecins diplômés les œuvres d'Hippocrate et un anneau d'or : Le serment était donc connu mais non lu solennellement. ( il faisait simplement partie de la culture médicale). En1804 il est rappelé systématiquement à la faculté de Montpellier. Le texte est assez éloigné de l'original mais traduit l'esprit général : il s'agit d'affirmer le respect des maîtres, les obligation envers leur fils, le refus de la corruption des mœurs, le respect du secret médical. Il s'opère un vrai retour en 1948 avec la version internationale des accords de Genève acceptés par toute la communauté internationale. Il existe de nombreuses variations selon les pays. En France, une partie du serment est enlevée pour les gynécologues, la dernière version date de1976 (Ordre des Médecins). En URSS depuis 1971, une motion est ajouté à la fin :" je jure de m'inspirer de la morale communiste, de me souvenir de mes responsabilités et de mes devoirs envers le peuple et le gouvernement soviétiques ". En 1983 une dernière motion est ajoutée : "de lutter sans relâche pour la paix et contre la guerre nucléaire".
  • 45. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE
    • Ebauche de la médecine de l’environnement
    • Traité des Eaux, des Lieux et des Vents
    • Endemios et epidemios
    • Maladie des scythes
  • 46. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE
    • Hippocrate était certainement un grand sémiologiste, mais les connaissances anatomiques étaient très superficielles, la physiologie inconnue, et la nosologie était impossible
  • 47. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE
    • Les préjugés
    • Poumons
    • Cœur
    • Foie
  • 48. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE
    • Connaissance de l’homme et environnement
    • Maladie est une atteinte de l’ensemble du corps
    • Théorie des humeurs
    • Rupture de l’équilibre par un facteur intrinsèque (âge..) ou extrinsèque (vents..) propre au malade
    • Médecine préscientifique
  • 49. HIPPOCRATE LE PERE DE LA MEDECINE MODERNE
    • Régime alimentaire
    • Pharmacopée
    • Chirurgie
    • Physiothérapie bains saignées …
  • 50. LE DOGMATISME : PLATON
    • PNEUMA
    • AIR+FEU=SOUFFLE V ITAL
    • Raisonnement > Observation
    • Fils et Gendre d’Hippocrate
  • 51. LE DOGMATISME : ARISTOTE Théorie qui exprime une opinion de façon catégorique
    • ECOLE PERIPATETICIENNE
    • ANATOMIE DES ANIMAUX
    • CŒUR ( circulation, âme, pensée)=modèle thermo cardio centrique
  • 52. L’ EMPIRISME
    • Théorie qui repose sur l’expérience
    • Observation et Autopsie
    • Analogie
  • 53. L’ ECOLE MEDICALE D’ ALEXANDRIE
    • Dynastie des Ptolémées
    • Anatomie et Physiologie
    • (Erasistrate et Hérophile)
  • 54. LES ANATOMISTES D’ALEXANDRIE
    • HEROPHILE de Chalcédoine (330 av J-C)
    • Nerfs sensitifs et moteurs
    • Ventricules
    • Autopsies et Vivisection
    • Anatomie et physiologie
    • ERASISTRATE de Céos(320 av J-C)
  • 55. MEDECINE ROMAINE
    • Médecine divinatoire
    • Médecine des sectes médicales
    • Atomiste ( Asclépiade )
    • Méthodistes ( Thémisson )
    • Pneumatiste
    • Eclectiste ( Archigène )
    • Médecine Galénique
  • 56. LES MEDECINS GRECS A ROME
    • ASCLEPIADE THESSALOS
    • Barbier ou Esclave
    • Médecins libéraux – Archiatres – Médecins militaires
  • 57. LES MEDECINS GRECS A ROME
    • SORANOS CELSE
    • Traité de gynécologie obstétrique Régime Médicaments Chirurgie
    • et pédiatrie classement des maladies
  • 58. LES MEDECINS GRECS A ROME
    • DIOSCORIDE
    • (De Materia Medica)
    • Ouvrage sur la thérapeutique
  • 59. MEDECINE ROMAINE
    • Enseignement de la médecine ( Ecoles ) ( Athènes Marseille )
    • Hygiène
    • Infirmière
  • 60. MEDECINE ROMAINE
    • THERIAQUE = PANACEE (60 plantes)
    • EAU = THERMALISME
    • SAIGNEE REGIMES
    • HOSPITALISATION
  • 61. GALIEN
    • Galien, né à Pergame en 131, sera l'homme de cette libre pensée et de la médecine du IIe siècle de notre ère.
    • concept organiciste : « chaque trouble provient de la lésion d'un organe »
    • Réalise une synthèse de différentes doctrines( pneuma+finalisme+humorisme)
  • 62. GALIEN
    • Etudie (en particulier sur le chien) les conséquences des sections de muscles, des sections de la moelle épinière et la ligature des uretères. Il étudie également le cœur chez le chien et le singe, mais ceci l'induit aussi en erreur en extrapolant à l'homme le fait que les deux ventricules du cœur communiquent .
    • Galien signe donc la naissance de l'expérimentation les premières actions de santé publique de la profession médicale
    • la distribution d'eau saine, les égouts et les latrines.
    • soins pour les pauvres et les valetudinaria, premier établissement de soins urbains pour les vieux et les infirmes, première forme d'hôpital.
  • 63. GALIEN
    • GRANDES EPIDEMIES
    • PALUDISME
    • PESTE
  • 64. HISTOIRE DE LA MEDECINE
    • Le Moyen Age et la Renaissance: de l’obscurantisme vers les lumières
  • 65. LE MOYEN AGE
    • Chute de l’empire romain = 476
    • Prise de Constantinople par les Turcs = 1453
  • 66. MEDECINE BYZANTINE
    • EMPIRE D’ORIENT(CONSTANTINOPLE)
    • Réécriture des textes antiques
    • Acquis de la médecine Arabe
    • Création des hôpitaux
    • Enseignement théorique et pratique
    • Examen
  • 67. MEDECINE ARABE
    • ISLAM ( 570 MAHOMET )
    • Coran (hygiène)
    • Préserver l’héritage GrécoRomain
    • Raisonnement médical
    • Traductions (Grec Latin Arabe) Transmission
  • 68. MEDECINE ARABE
  • 69. MEDECINE ARABE
    • A l’EST la Médecine Arabo Persane
  • 70. LE MOYEN AGE (EMPIRE BYZANTIN)
    • Constantinople, la " nouvelle Rome " inaugurée en 330 va être le théâtre de nombreux progrès réalisés en médecine dans la première partie du Moyen-Age.
  • 71. MEDECINE ARABE
    • A l’Ouest la Médecine Arabo Andalouse
  • 72. MEDECINE ARABE
    • ENSEIGNEMENT
    • Certificat d’aptitude
    • Lit du malade
    • Anatomie = 0
  • 73. MEDECINE ARABE
    • THERAPEUTIQUE
    • Chimie
    • Végétaux
    • Débuts de la Pharmacie
    • Ambre / Nitrate d’Argent / Alambic
  • 74. MEDECINE ARABE
    • HOPITAUX
    • Services spécialisés
    • Maladies infectieuses
    • Hygiène ( Hammams )
    • Ophtalmologie
    • Obstétrique
    • Psychiatrie
    • Orphelinat / Bibliothèque / Mosquée / Gratuité
  • 75. MEDECINE ARABO PERSANE
    • Abu Bakr Muhammand Ibn Zakaria ar Rasi, dit Rhazès (850-925 ). Ce dernier décrit de nombreuses pathologies comme la goutte, les calculs rénaux et vésicaux, la variole ou la rougeole. Ses élèves tireront de ses enseignements une encyclopédie médicale, le Continens .
    • Médecin chef de l’hôpital de Bagdad
  • 76. MEDECINE ARABO PERSANE
    • AVICENNE  Abu Ali al-Husayn ibn-Abdullah Ibn-Sina 980- 1037 Médecin, philosophe, savant et homme politique arabe de Perse
  • 77. MEDECINE ARABO PERSANE
    • Pluridisciplinaire, il léguera essentiellement à la médecine son Canon (Qanun fit' tibb')( la loi ), qui est une revue de toutes les maladies humaines. On peut y trouver l'amour classé parmi les maladies cérébrales au même titre que l'amnésie ou la mélancolie....
    • Le cancer est une tumeur qui augmente de volume s’insinuant parmi les tissus avoisinants
    • Synthèse de l’univers
  • 78. MEDECINE ARABO ANDALOUSE
    • A la même période, d'autres médecins arabes se distinguent en Espagne : ABUL CASSIS ou Albucasis ou Alsaharavius Abdul Al Qasim Khalaf Ibn Abbas Al-Zahrawi 936-1013 s'impose comme le meilleur chirurgien de l'époque après avoir affirmé qu'il n'existe pas de frontière entre la médecine et la chirurgie.  
  • 79. MEDECINE ARABO ANDALOUSE
    • - Il assure l'hémostase par compression digitale et cautérisation au fer chaud. - Il fut le premier à utiliser le boyau de chat dont il appréciait la souplesse, la résistance et le pouvoir de résorption pour différents types de sutures. Il pratique les sutures avec un fil et 2 aiguilles, enfin les sutures sous dermiques qui ne laissent après elles aucune cicatrice. - réduction des luxations de l'épaule (la manœuvre de Kocher).
  • 80. MEDECINE ARABO ANDALOUSE
    • - Il fut le premier à utiliser, notamment dans les opérations du petit bassin, la classique position Trendelenbourg
    • - Il décrivait et soignait par la chirurgie les ostéo-arthrites tuberculeuses notamment vertébrales connues actuellement sous le nom de mal de Pott…sept siècles avant Pott.
    • - Il a dressé le bilan complet de la neurochirurgie à son époque avec les instruments et les techniques neurochirurgicales des traumatismes crâniens, des traumatismes vertébro-médullaires, de l'hydrocéphalie.
  • 81. MEDECINE ARABO ANDALOUSE
    • - En obstétrique, il conseillait plusieurs manœuvres d'accouchement dans les différentes présentations dystociques :épaule,
    • -Il décrit sa technique originale d'excision des varices, appliquée aujourd'hui avec quelques modifications
    • - En stomatologie il fabriqua des instruments sophistiqués pour nettoyer les dents et pour arracher celles qui étaient atteintes de carie. Il savait confectionner des prothèses dentaires avec des os de bœuf.
  • 82. MEDECINE ARABO ANDALOUSE
    • Abulcassis s'impose comme le meilleur représentant et le grand maître de la chirurgie hispano-arabe de l'époque, mais à Cordoue en Espagne, à l'autre extrémité de l'empire islamique, à la même époque qu’Avicenne et au moment de la rivalité grandissante entre Bagdad l’abbasside et Cordoue l’omeyade
  • 83. MEDECINE ARABO ANDALOUSE
    • Abulcassis stigmatisait les ignorants et les charlatans qui altéreront toujours l'art de guérir. Selon lui on ne connaissait jamais assez l’anatomie, mais comment ses contemporains l'auraient-ils apprise ? Sur les deux rives de la Méditerranée régnait la même répulsion à l'égard de la dissection du corps humain, sans qu'aucune interdiction formelle n'ait été édictée dans les trois religions abrahamiques
  • 84. MEDECINE ARABO ANDALOUSE
    • AVENZOAR Abu Marwan Abd Al-Malik ibn Zuhr , 1091-1162 Médecin arabe espagnol d'origine juive
    • Traité d’Enseignement de la Médecine, de Thérapeutique et de Diététique
    • Pratique Médicale +++
  • 85. MEDECINE ARABO ANDALOUSE
    • AVERROÈS, Ibn Rushd Abu al-Walid Mohammed ibn Ahmad Mohammed 1126-1198 Médecin , juriste et Philosophe arabe espagnol
    • redécouverte d'Aristote par l'Occident
    • Monde = matière et mouvement
    • sans début ni fin
  • 86. MEDECINE ARABE
    • MOÏSE IBN MAÏMOUN
    • «le RAMBAM »
    • MAÏMONIDE1135-1204 Théologien, philosophe médecin
    • Cordoue Caire
    • Ses "Commentaires" sur Hippocrate et Galien dans lequel il n'hésite pas à contredire ou à critiquer certains points
    • Concilier Foi et Raison
    • Vertus morales et Santé
  • 87. LE MOYEN AGE
    • Foi et Soumission (Pélerinages,Croisades,Cathédrales)
    • Espérance de vie = 21 ans
  • 88. LE MOYEN AGE
    • Uroscopie
    • Exorcisme
    • Lèpre 1100-1300
    • Variole 50% Grandes épidémies
    • Peste 1345-1352
  • 89. LE MOYEN AGE OCCIDENTAL
    • PERIODE MONASTIQUE (600-1100)
    • la pratique de la médecine est alors couplée à la vie des monastères et des couvents . La rationalité médicale dès le IIe siècle a du mal à exister face aux mouvements religieux . Une partie de l'Eglise favorise (ou du moins ne condamne pas) l'étude de la nature et des maladies dans une vision laïque et scientifique
    • Ecole de Monte Cassino ( Bénédictins )
  • 90. LE MOYEN AGE
    • Les Moines encyclopédistes du XIII ème siècle
    •  
    • On attache souvent trop d'importance aux encyclopédies publiées dans le courant du XIII ème siècle par plusieurs moines célèbres qui furent davantage des théologiens érudits et n'exercèrent que peu d' influence sur la médecine.
  • 91. LE MOYEN AGE
    • Roger Bacon 1214-1294
    • Savant et philosophe anglais, formé à l'école d'Oxford , Roger Bacon était Franciscain. Il enseigna à la Faculté des Arts de Paris vers 1240, où il fut l'éloquent porte-parole d'une tendance libérale. Il refusait de s'appuyer sur l'autorité des anciens, ce qui était contraire à l'opinion de la plupart de ses contemporains. Il commenta, malgré l'interdit, les oeuvres d'Aristote. On peut le considérer comme un précurseur de la Réforme. Il se fonde sur l'observation, l'expérience qui est pour lui la "reine des sciences" et le libre examen
  • 92. L E MOYEN AGE
    • Albertus Manus (Albert le Grand 1193-1280)
    • Religieux de l'ordre des Dominicains; philosophe et théologien, chimiste et naturaliste allemand originaire de Cologne, Albert von Bollstaedt est né vers 1193 (ou vers 1207), au pays Souabe, sur les bords du Danube, en Allemagne.. Il enseigna à Strasbourg puis à Paris à l'emplacement proche de l'actuelle place Maubert, de 1245 à 1248 où il eut pour élève Thomas d'Aquin. Il séjourna à Cologne de 1248 à 1254.
    • "Une conclusion logique qui contredit la perception des sens est inacceptable. Un principe qui ne concorde pas avec l'observation expérimentale n'est pas en réalité un principe mais, au contraire, une faute de principe."
  • 93. LE MOYEN AGE
    • Thomas d'Aquin 1226-1274
    • Théologien italien Docteur de l'Eglise
    • Une confiance active en la raison, Une référence permanente à la nature
    • le plus savant des saints et le plus saint des savants.
  • 94. LE MOYEN AGE
    • A partir du V ème siècle , L'Eglise devient dépositaire du savoir, mais ne le fait pas évoluer. .( Dissection = Excommunion ) (Traitement = Reliques )
    • (Médecine interdite pour les moines)
    • Il faudra attendre le XI ème siècle, pour que, dans le petit port de Salerne, renaisse une école de médecine, au sud de l'Italie
  • 95. LE MOYEN AGE
    • LA PERIODE SCOLASTIQUE
    • Un grand ouvrage guidant le métier des médecins sera publié par l'école salernitaine : le Régime de Santé. Il traite de l'alimentation, de l'hygiène, de l'activité sexuelle…
    • Au XIIe siècle, en partie sous l'influence de Salerne, l'église évolue et de nombreux clercs sont appelés à pratiquer la médecine. Ils se passionnent alors pour ce domaine, mettant leur érudition hippocratique au service des malades.
  • 96. LE MOYEN AGE
    • ECOLE LAIQUE DE SALERNE
    • Cité Hippocratique
    • Médecine Arabe
    • Collège médical de Salerne et Diplôme
    • La Lectio
    • La Disputio
  • 97. LE MOYEN AGE
    • La suite du Moyen-Age est essentiellement marquée par la création des Universités, en Italie tout d'abord (Bologne en 1188, Naples en 1224, Padoue en 1228, Rome en 1245), puis en Espagne (Valence en 1209, Salamanque en 1230), en Angleterre (Oxford en 1214, Cambridge en 1229) et en France (Paris en 1215, Montpellier en 1220, Toulouse en 1229
  • 98. LE MOYEN AGE
    • Faculté de Médecine de Montpellier
    • Hippocrate
    • Médecins Salernitains
    • Médecins Arabes
    • Médecins Juifs
    • Enseignement de « la physique »
    • Faculté de Médecine de Paris
    • Aristote
    • Astrologie / Alchimie
  • 99. LE MOYEN AGE
    • Hospices et Hôtels-Dieu
    • Hospitaliers
    • (Chevaliers du temple et Chevaliers de l’hôpital)
    • Maladreries
  • 100. LE MOYEN AGE
    • Guy de Chauliac, exerce en Avignon auprès de différents papes et écrira la Chirurgia Magna , traité qui guidera les chirurgiens durant de nombreux siècles
    • BarbiersChirurgiens = Parent pauvre
    • Condamnation par Eglise et Médecine
  • 101. LE MOYEN AGE
    • Moines Médecins ( Connaissance et Mysticisme ) puis Médecins de la haute société
    • Ainsi à la fin du XVe siècle, les médecins doivent plus leur diplôme à la théologie, à l'astronomie, à la botanique et à l'astronomie qu'à l'art médical.
  • 102. LA RENAISSANCE
    • Retour de l’Humanisme
  • 103. LA RENAISSANCE
    • HERITAGE GRECO ROMAIN
    • GALILEE COPERNIC
    • GUTEMBERG (Imprimerie 1455 )
    • Diffusion des textes et des idées
    • « Le calendrier des purgations »
    • REFORME : puissance temporelle église
    • CHRISTOPHE COLOMB
    • (Découverte du nouveau monde 1492)
    • Territoires nouveaux
  • 104. LA RENAISSANCE
    • ANATOMIE
    • Ce perfectionnement sera notamment permis grâce aux travaux de dissection des anatomistes en plein air puis dans des amphithéatres
    • Dissection publique Paris 1478
    • Amphithéâtre anatomique Padoue 1490
  • 105. LA RENAISSANCE
    • Dissection
    • Nombre limité
    • Un enseignant
    • Un préparateur
    • Un démonstrateur
    • Plusieurs jours
  • 106. LA RENAISSANCE
    • Représentations anatomiques artistiques de Léonard de Vinci (1452-1519)
    • Raphael
    • Michel Ange
    • Albrecht Dürer
  • 107. LA RENAISSANCE
    • ECOLES D’ANATOMIE
    • Charles Estienne
    • Gabriel Fallope
    • Girolamo Fabrici di acquapendente
  • 108. LA RENAISSANCE
    • André VÉSALE 1514-1564 Anatomiste et médecin flamand
    • Professeur à Padoue
    • De humani corporis fabrica libri septem
    • Ouvrage de nomenclature anatomique
  • 109. LA RENAISSANCE
    • Vésale est le plus grand anatomiste de la Renaissance, l'un des premiers à pratiquer la dissection du corps humain, dont les observations permirent de corriger des notions erronées qui prévalaient depuis Galien. Il annonce ainsi la naissance d'un nouveau concept qui sera déterminant pour l'évolution de la médecine et de la chirurgie: le corps humain, qui est aujourd'hui l'objet de nombreux débats éthiques et juridiques.
  • 110. LA RENAISSANCE
    • Vesale décrit la place de l'anatomie qui doit être précise. L'artiste recherche l'esthétisme de l'humain, le médecin anatomiste et le chirurgien la précision et la rigueur de la description du corps humain. On comprend que parfois l'un et l'autre se rencontrent et se confondent. On trouve ainsi des travaux d'anatomie qui sont des œuvres d'art.
    • Condamnation par l’inquisition
    • Pélérinage à Jérusalem
    • Mort sur l’île de zante après un naufrage
  • 111. LA RENAISSANCE
    • Grandes Epidémies
    • Syphilis
    • Variole
    • Rougeole
    • Grippe
    • Peste
    • Typhus exanthématique
  • 112. LA RENAISSANCE
    • Girolamo FRACASTORO dit FRACASTOR 1483 - 1553 Humaniste et médecin italien
    • Epidémiologie
    • Contagion
  • 113. LA RENAISSANCE
    • Né à Vérone en 1478, dans une illustre famille médicale, praticien charitable et populaire, dès sa naissance il était déjà entouré de légendes : il serait né avec la bouche close qu'il aurait fallu inciser, et serait sorti miraculeusement vivant des bras de sa mère tuée par la foudre.
  • 114. LA RENAISSANCE
    • mode de transmission des affections :
    • - la contagion directe par laquelle une personne attrape d'une autre personne le germe (syphilis, lèpre, tuberculose) - la contagion indirecte due à des « séminaria » transportés par l'air et les objets usuels (peste).
  • 115. LA RENAISSANCE
    • Il démontre donc le principe de la mise en quarantaine et fait rentrer dans l'art médical la prophylaxie (ensemble des mesures destinées à empêcher l'apparition ou la propagation d'une maladie).
  • 116. LA RENAISSANCE
    • une pandémie de syphilis grave(vérole) commença à ravager le monde à la fin du XVème siècle « syphilis sive morbus gallicus »
    • Le monde entier sera contaminé par ce que les italiens appelèrent le "mal français" , les français le "mal napolitain" les espagnols de "mal serpentin" , les polonais le "mal allemand" , les russes le "mal polonais" les arabes le "bouton des Francs" , et les autres le "mal étranger"
    • Teinture de gaïac et sels de mercure
  • 117. LA RENAISSANCE
    • PARACELSE alias Philippus Auréolus Théophratus BOMBAST VON HOHENHEIM, 1493-1541 Médecin(école de salerne), alchimiste suisse précurseur de l’homéopathie
    •  
  • 118. LA RENAISSANCE
    • "Bien peu de médecins ont une connaissance exacte des maladies et de leurs causes; mais mes livres ne sont pas écrits comme ceux des autres médecins qui se sont bornés à copier Hippocrate et Galien; je les ai composés en me fondant sur l'expérience qui est la plus grande maîtresse de toutes choses, et au prix d'un labeur inlassable.« brule les livres d’Avicenne et Galien et enseigne en Allemand
    • . "L'homme est un composé chimique; les maladies ont pour cause une altération quelconque de ce composé: il faut donc des médicaments chimiques pour combattre les maladies."
  • 119. LA RENAISSANCE
    • Il souhaite que la médecine s'attaque directement aux soins sur le corps et ne reste pas dans des grands discours et des incantations.
  • 120. LA RENAISSANCE
    • les médecins s'écartent peu à peu, mais définitivement de la main mise de l'astrologie et de la théologie et de la philosophie. Les médecins s'attaquent alors à la connaissance du « souffle » décrit par les anciens, de l'énergie qui le crée, de son rôle. Il s'agit des précurseurs d'Harvey.
  • 121. LA RENAISSANCE
    • Miguel SERVETO DA VILLANOVA alias Michel SERVET 1509-1553 Médecin et Théologien espagnol
    •  
  • 122. LA RENAISSANCE
    • Emule de Galien, il nie également le passage direct du sang entre les deux ventricules. Il affirme pourtant que l'aération du sang devait s'effectuer dans les poumons. Le cœur est trop petit pour permettre le mélange air-sang. La cloison mitoyenne du cœur ne permet pas le passage du sang. Ayant constaté que les poumons reçoivent par l'artère pulmonaire une quantité de sang supérieure à leurs besoins nutritifs, il en conclut qu'après s'y être mélangé à l'air le sang doit nécessairement en ressortir par les veines pulmonaires pour rejoindre le coeur. "A partir du ventricule droit, le sang se dirige dans un long conduit vers les poumons où il est épuré; il devient plus clair et passe de la veine artérieuse dans l'artère veineuse. C'est ainsi que l'esprit vital se répand du ventricule gauche du coeur dans les artères du corps entier."
  • 123. LA RENAISSANCE
    • Ambroise PARÉ 1509-1590 Chirurgien français consacrera l'art d'être chirurgien au même rang que celui d'être médecin .
    • Progrès de l’Anatomie
    • Blessures par arme à feu
    •  
  • 124. LA RENAISSANCE
    • En 1529 il rentre comme compagnon chirurgien à l'Hôtel-Dieu (internat actuel) "Ce n'est rien de feuilleter les livres, de gazouiller, de caqueter en chaire de la chirurgie, si la main ne met en usage ce que la raison ordonne." il devient maître barbier-chirurgien. Il ne peut devenir chirurgien ne connaissant pas le latin.
  • 125. LA RENAISSANCE
    • Le développement des armes à feu comme l'arquebuse ou le mousquet va permettre aux chirurgiens de se mettre en évidence. Ceux-ci n'ont normalement pas le droit de pratiquer des dissections, mais la multiplication des blessures nouvelles les oblige à en pratiquer secrètement
    • Ligatures artérielles
    • Atténuer la souffrance
    • Jaune œuf + Huile de rosat et térébenthine
  • 126. LA RENAISSANCE
    • maître Ambroise va devenir successivement premier chirurgien de Henri II en 1554, François II, Charles IX en 1562 et Henri III en 1575. C'est entre Charles IX et Paré qu'aura lieu le légendaire dialogue:
    • - J'espère bien que tu vas mieux soigner le rois que les pauvres ? - Non Sire, c'est impossible parce que je les soigne comme des rois.
  • 127. LA RENAISSANCE
    • Très proche des grands de la cour malgré son statut de chirurgien, il s'illustre plusieurs fois.
    • Tout d'abord en tentant de sauver Henri II après son accident (lors d'une joute, la lance de Montgomery se plante dans l'œil du Roi ; Paré fait reproduire la blessure chez quatre suppliciés de la Bastille avant de les disséquer pour mieux comprendre le mécanisme de la blessure), puis en soignant l'Amiral Coligny après un attentat perpétré à la veille de la Saint-Barthélémy, et enfin en étant sauvé par Charles IX lui-même qui le cache sous son lit au Louvre lors de la nuit de la Saint-Barthélémy.
  • 128. LA RENAISSANCE
    • Les médecins de l'époque sont pour la plupart étoffés, même s'ils ne font pas partie de la noblesse. Soins gratuits aux indigents; privilèges fiscaux Beaucoup de médecins se regroupent en collèges en Italie, en Allemagne, en France ou en Angleterre (création du Royal College of Physicians ). Les chirurgiens, quant à eux, gagnent mal leur vie et leur métier manuel est dénigré par des médecins cultivés qui parlent le latin.
  • 129. LA RENAISSANCE
    • Durant la fin du XVIe siècle, les médecins sont de plus en plus reconnus dans la société (Rabelais en est un exemple), ils appartiennent à la bourgeoisie et dès lors gagnent bien leur vie.
    • Les médecins se regroupent alors en collèges pour assurer la stabilité de leur fonctions et partager le savoir, il s'agit en fait de société savante. Ils portent la robe longue.
  • 130. LA RENAISSANCE
    • Michel de Nostre-Dame dit Nostradamus 1503-1566 Médecin, prophète français
    • "Centuries"  
  • 131. LA RENAISSANCE
    • L'art d’être médecin s'oppose alors au terme de charlatan, ceux qui crient (ciarlare) pour recruter sur les foires et les marchés.
    • De ce fait se pose la question du statut de la chirurgie. On peut donc considérer que le concept moderne du métier de chirurgien remonte à cette période de la renaissance,
  • 132. LA RENAISSANCE
    • Ainsi, à la fin du 16e siècle et au début du 17e, les grandes professions de médecins, chirurgiens, apothicaires, sont individualisées et s'organisent à un niveau universitaire avec délivrance de diplomes au plan européen. La rationalité et la démarche scientifique et humaniste s'installent alors dans ces métiers et ouvrent le chemin de la médecine moderne.
    • T hérapeutique = 0
    • Stabilité / Sécurité / Urbanisme / Nutrition
  • 133. LA MEDECINE AU XVIIè
    • Cette période est marquée, en médecine comme ailleurs, par l'avènement de la raison. Les croyances anciennes sont battues en brèche et les esprits de ce siècle n'accordent foi qu'à ce qui se vérifie, s'analyse et se palpe
  • 134. LA MEDECINE AU XVIIè
    • Siècle raisonnant
    • Francis Bacon : recherche et expérience
    • Isaac Newton : Gravitation
    • Leibnitz : Calcul infinitésimal
    • Descartes :Philosophie mécanique du monde
  • 135. LA MEDECINE AU XVIIè
    • Corneille
    • Racine
    • Molière
    • Shakespeare
  • 136. LA MEDECINE AU XVIIè
    • La plus grande découverte de ce siècle est, à n'en pas douter, celle de la circulation du sang décrite par Harvey en 1628
  • 137. LA MEDECINE AU XVIIè
    • Circulation du sang selon Harvey
    • Exercitatio anatomica de motu cordis et sanguinis in animalis
    • Continuelle : veines et Artères du corps
    • Sens unique : pas de constant renouvellement comme dans la tradition Galénique
    • Expériences : Pas de CIV ni de Foie réservoir moteur
    • Capillaires : Harvey n’a pas pu expliquer la circulation entre veines et artères qui sera découvzerte par Malpighi
  • 138. LA MEDECINE AU XVIIè
    • "la circulation est paradoxale, inutile à la médecine, fausse, impossible, inintelligible, absurde et nuisible à la vie de l'homme"
    • "Je préfère me tromper avec Galien que de suivre dans sa circulation, un charlatan comme Harvey."
  • 139. LA MEDECINE AU XVIIè
    • "la Cour fait défense au sang d'être vagabond, errer et circuler à travers le corps sous peine d'être entièrement livré et abandonné à la Faculté de Médecine. Défend à la raison et à ses adhérents, de plus s'ingérer à l'avenir de guérir"
  • 140. LA MEDECINE AU XVIIè
    • . "Je commençai à soupçonner qu'il existait une sorte de mouvement, comme dans un cercle. Ceci m'apparut plus tard véridique, le sang était propulsé par le battement du ventricule gauche et était distribué à travers les artères de l'ensemble du corps…"
  • 141. LA MEDECINE AU XVIIè
    • "Sur n'importe laquelle des longues veines visibles dans la région du coude, si de votre main toute entière, fortement appuyée, vous refoulez le mieux possible le sang qui descend de la main du sujet, vous verrez la veine s'affaisser et comme un fossé se faire à la place. Mais dès que vous n'en comprimez plus qu'un seul point, du bout d'un doigt, aussitôt vous voyez la partie en amont du côté de la main, saillir."
  • 142. LA MEDECINE AU XVIIè
    • L'Anglais Richard Lower (1631-1691) montre que le sang veineux devient rouge du fait de son mélange avec l'air inspiré dans les poumons. Il tente également les premières transfusions d'animal à animal, imité en 1667 à Montpellier par Jean-Baptiste Denis qui transfuse un homme avec du sang animal (agneau) bien sûr, l'échec soldera ces tentatives
  • 143. LA MEDECINE AU XVIIè
    • Le microscope inventé par Antoine van Leuwenhoek (1632-1723) aux Pays-Bas va permettre aux savants du dix-septième siècle de réaliser d'énormes progrès. Leuwenhoek découvre ainsi les capillaires et les bactéries (1683)
  • 144. LA MEDECINE AU XVIIè
    • Marcello Malpighi (1628-1694) décrit pour la première fois chez l'homme les cellules (déjà identifiées quelques années plus tôt par Hooke sur les plantes).
  • 145. LA MEDECINE AU XVIIè
    • Le Danois Sténon (1638-1686) et le Hollandais Reinier de Graaf (1641-1673) identifient les follicules ovariens en 1673, puis Leuwenhoek découvre les spermatozoïdes en 1677
  • 146. LA MEDECINE AU XVIIè
    • Age de la Révolution Scientifique
    • Iatrochimistes
    • Air/Eau
    • Iatromécanistes
    • Lois physiques
  • 147. LA MEDECINE AU XVIIè Le renouvellement de la Médecine clinique
    • Les descriptions médicales des maladies deviennent de plus en plus précises grâce à certains médecins comme l'Anglais Thomas Sydenham (1624-1689) qui décrit notamment la goutte et la lithiase rénale .
  • 148. LA MEDECINE AU XVIIè
    • Le renouvellement de la clinique
    • Thomas Sydenham (1624-1689)
    • Fondement d’une nouvelle nosologie : renoue avec la tradition hippocratique des observations cliniques précises et rigoureuses
    • Nécessité d’enregistrer les observations médicales
    • La nosologie commence à s’inspirer de principes rationnels
  • 149. LA MEDECINE AU XVIIè
    • HOPITAL GENERAL ( SOINS ET TRAVAIL )
    • Les hôpitaux se développent pour héberger les pauvres et les infirmes. L'hôpital Saint-Louis voit le jour à Paris à l'initiative d'Henri IV, et Louis XIV décide la création dans les grandes villes d'un hôpital général pour les mendiants, les invalides et les prostituées.
  • 150. LA MEDECINE AU XVIIè
    • MEDECINE SOCIALE
    • Théophraste Renaudot (1586-1653), créateur du Mont-de-Piété, développera les consultations gratuites pour les pauvres .
  • 151. LA MEDECINE AU XVIIè
    • Vincent de Paul, 1581-1660 Prêtre français, canonisé. Créateur d'Institutions Hospitalières
    • Congrégation de la Mission 1633 Lazaristes
    • Confrérie de Saint-Nicolas-du-Chardonnet
    • Institution des Filles de la Charité ( Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul )
    • vaste réseau de "Charité"
  • 152. LA MEDECINE AU XVIIè
    • Louise BOURGEOIS dite la BOURSIER 1564-1644 Sage-femme française
    • Dès 1560, les sages-femmes sont rattachées au Collège de Chirurgie, qui leur décerne un diplôme après un examen passé devant les maîtres de cette corporation.  
  • 153. LA MEDECINE AU XVIIè
    • L'obstétrique devient un peu plus prisée à partir du dix-septième siècle. Louise Bourgeois (1564-1644) est la première à mettre en place un enseignement méthodique pour les sages-femmes, suivie plus tard par François Mauriceau (1637-1704). Le forceps est inventé en Angleterre par Chamberlen
  • 154. LA MEDECINE AU XVIIè
    • Enseignement / Sens critique
    • Paris / Montpellier / Strasbourg / Toulouse
    • Journaux Médicaux
  • 155. LA MEDECINE AU XVIIè Thérapeutique
    • Le quinquina se répand après 1640 en Occident pour soigner les fièvres, notamment celles dues au paludisme
    • Baglivi établit l'efficacité de l'ipéca contre les fièvres diarrhéiques.
    • La purgation , les saignées , les régimes alimentaires , les ventouses restent à la base de la thérapeutique tout comme l'observation des urines reste à la base du diagnostic.
  • 156. LA CHIRURGIE AU XVIIè
    • BARBIERS
    • CHIRURGIENS BARBIERS
    • Compagnon
    • Licence ?
    • Fac de médecine ?
    • Latin ?
    • Collège St-Côme
    • CHIRURGIENS
    • CHIRURGIEN du roi Louis XIV
    • Pierre Dionis
  • 157. LA MEDECINE AU XVIIè
    • Uroscopie
    • Purges / Saignées / Lavements / Ventouses / Diète
    Quinquina Ipéca Café thé DIAFOIRUS MOLIERE
  • 158. LA MEDECINE AU XVIIè
    • Révolution Scientifique
    • Perte de confiance dans le savoir livresque et les autorités
    • (Hippocrate,Aristote et Galien)
    • Dualité : Dimension théorique et expérimentale
    • Technicité : Appareils d’observation
    • Révisibilité : Perte du caractère dogmatique:critique
    • Intégralité : Toutes les parties de la connaissance scientifique se tiennent (Physique,Chimie,Biologie) avec une maturation lente en médecine
  • 159. LA MEDECINE AU XVIIè
    • Débats Philosophiques
    • Mécanisme : Doctrine cartésienne
    • Galilée : Univers écrit en langue mathématique et en mouvement
    • Descartes : Conception mécaniste et déterministe du vivant
    • Pensée : âme immatérielle sans fonction biologique( pas le principe du mouvement)
    • Espace : corps soumis au déterminisme de la physique=machine
    • Propriétés géométriques de la matière dont sont constitués les organes
  • 160. LA MEDECINE AU XVIIè
    • L’influence du débat entre mécanisme et vitalisme
    • Physiologie
    • Corps machine de Descartes : pas de principe vital; les savants s’affranchissent de la tradition galénique
    • Hermann Boerhave : le corps est un système hydraulique avec des parties solides contenantes et des parties liquides (sang, lymphe)
    • Cette conception va dominer la physiologie jusqu’au milieu du XIXème siècle
    • ( mécaniste, animiste ou vitaliste) et celle ci établit des relations avec la physique et la chimie
  • 161. LA MEDECINE AU XVIIè
    • La contribution des statistiques à l’émergence d’une politique de santé publique
    • Environnement social et physique des individus
    • Arithméticiens politiques : nombre, poids , mesures taux de mortalité et fertilité avec un dénominateur qui est la population à risque
    • Richesse d’un état dépend du nombre , de la santé, du bonheur et de la prospérité de ses membres
    • Santé et maladie = question collective et non plus seulement une affaire individuelle
  • 162. LA MEDECINE AU XVIIè
    • La contribution des statistiques à l’émergence d’une politique de santé publique
    • Causes des maladies à partir de la mortalité
    • Théorie des miasmes : peste et corruption de l’air(conception aériste)
    • 1699 Huygens puis Harvey déterminent l’espérance de vie et les tables de survie
    • Les compagnies d’assurance = primes d’assurance vie
  • 163. LE SIECLE DES LUMIERES
    • Siècle des révolutions
    • La médecine du dix-huitième siècle est marquée par l'avènement d'un grand nombre d'écoles de pensée, plus ou moins métaphysiques, au milieu des mécanistes toujours présents
  • 164. LE SIECLE DES LUMIERES
    • Classification
    • Encyclopédie (Diderot et d’Alembert )
    • Espèces vivantes ( Buffon )
    • Expérimentation
    • Description (Spallanzani )
    • Vérification (Lavoisier)
  • 165. LE SIECLE DES LUMIERES
    • l'Ecossais William Cullen (1712-1790) classe les maladies selon les solides et les liquides altérés, selon le manque ou la pléthore
  • 166. LA MEDECINE AU XVIIIè
    • Révolution Scientifique
    • La physiologie et ses relations naissantes avec la physique et la chimie
    • LAVOISIER : mécanismes chimiques impliqués dans la respiration
    • REAUMUR et SPALLANZINI : nature chimique de la digestion
    • GALVANI et VOLTA : fonctionnement neuromusculaire
  • 167. LE SIECLE DES LUMIERES
    • chimiste français Antoine-Laurent de Lavoisier (1743-1794)
    • la mesure de la pression artérielle
    • les mécanismes de la respiration et de l'asphyxie.
    • Air = Mélange gazeux
    • Eau = H2O
    Essor de la physiologie
  • 168. LE SIECLE DES LUMIERES
    • Georg Stahl (1660-1734) une " âme sensible ", règle les échanges à l'intérieur du corps. Le stahlisme, ou animisme, se répand surtout dans les pays protestants de l'Europe du Nord
    Europe du Nord Protestantisme Animisme
  • 169. LE SIECLE DES LUMIERES
    • L'Ecossais John Brown (1735-1788) conçoit la vie comme le résultat de forces nerveuses répondant plus ou moins à des excitations. Le brownisme aura de nombreux adeptes en Angleterre, en Allemagne et en Italie
    BROWNISME
  • 170. LE SIECLE DES LUMIERES
    • Les Vitalistes
    • Elan vital complémentaire aux échanges physicochimiques et dont l’altération provoque la maladie
  • 171. LE SIECLE DES LUMIERES
    • Les Mécanistes
    • Tonus controlé par un « éther » nerveux provenant du cerveau faisant contracter ou dilater les fibres composant l’organisme
  • 172. LE SIECLE DES LUMIERES
    • Anatomie
    • Cires de Fragonard
    • Anatomie comparée ( Buffon )
    • Anatomopathologie
    • Embryologie
  • 173. LA MEDECINE AU XVIIIè
    • Anatomopathologie
    • Giovanni-Battista MORGAGNI
    • De Sedibus : confronter les manifestations cliniques avec les lésions observées
    • 700 Autopsies : hémiplégie gauche = lésion cérébrale droite
    • Lien entre lésion et organe affirmé influencera les futures recherches
  • 174. LA MEDECINE AU XVIIIè
    • Débats Philosophiques
    • Animisme et Vitalisme :
    • Georg Ernst Stahl : la vie irréductible aux processus physiques et chimiques
    • Anima Sensitiva : Ame préside à la formation embryologique et régle les processus vitaux
    • Preuve: En dehors du vivant le sang subit une putréfaction rapide
  • 175. LE SIECLE DES LUMIERES
    • l'Italien Giovanni Battista Morgagni (1682-1771), auteur de l'ouvrage Le siège et les causes des maladies démontrés par l'anatomie
  • 176. LE SIECLE DES LUMIERES
    • THERAPEUTIQUE
    • le rôle de la digitale contre l'hydropisie et certaines maladies cardiaques par l'Anglais William Withering en 1785
  • 177. LE SIECLE DES LUMIERES
    • THERAPEUTIQUE
    • Colchique
    • Traitement de la goutte
    • « Jouvence de l’abbé Soury »
    • Digitale
  • 178. LE SIECLE DES LUMIERES
    • Enseignement
    • Leyde / Vienne / Edimbourg
    • Hospitalisation
    • Hopitaux refuge plus que lieu de soins
    • Hopitaux militaires mieux dotés
  • 179. LE SIECLE DES LUMIERES
    • l'importance de la percussion au niveau thoracique (par l'Autrichien Leopold Auenbrügger en 1761
  • 180. LA MEDECINE AU XVIIIè
    • Les premiers essais cliniques et progrès thérapeutiques
    • James Lind et le Scorbut
    • Publication de 1753 : Douze marins atteints du scorbut répartis en six groupes de deux (1/4 cidre, Elixir de Vitriol,…2 oranges et un citron)
    • Premier essai thérapeutique contrôlé
    • Etiologie de scorbut-Méthodologie- Recherche étiologique
    • Citron obligatoire pour les marins de la Navy en 1789
  • 181. LA MEDECINE AU XVIIIè
    • Les premiers essais cliniques et progrès thérapeutiques
    • Edward Jenner et la Variole
    • Publication de 1798 : an inquiry into the causes ans effects of the variole vaccina
    • Premier progrès thérapeutique contrôlé
    • Méthodologie- Recherche clinique
    • obligatoire pour les soldats de la grande armée en 1802
  • 182. LE SIECLE DES LUMIERES
    • La santé publique fait un grand pas au dix-huitième siècle avec notamment le procédé de variolisation importé de Constantinople (où il est utilisé dès 1701 par Giacomo Pylarini) par Lady Mary Wortley Montagu (épouse de l'ambassadeur d'Angleterre en Turquie) et introduit à Versailles par le Docteur Tronchin (1709-1781
  • 183. LE SIECLE DES LUMIERES
    • Cette technique d'inoculation, parfois dangereuse, sera remplacée à partir de 1796 par l'invention d'Edward Jenner (1749-1823) qui injecte de la vaccine (maladie bovine) pour prévenir la variole. Sa " vaccination " remplacera peu à peu l'inoculation.
  • 184. LE SIECLE DES LUMIERES
    • Edward JENNER 1749-1823 Naturaliste et médecin anglais
    • les personnels travaillant dans les laiteries de la région affirment à Jenner qu'ayant eu la vaccine, maladie qui se contracte au contact de vaches contaminées, ils ne pouvaient être atteints par la variole  
  • 185. LE SIECLE DES LUMIERES
    • En 1788, il observe que chez les garçons de ferme ou les livreurs de lait qui ont accidentellement contracté la "maladie de la vache" , le cow-pox, l'inoculation échoue toujours et qu'ils sont réfractaires à la variole humaine
  • 186. LE SIECLE DES LUMIERES
    • le 14 mai 1796, Edward JENNER pratique la première inoculation du vaccin contre la variole. Il inocule du pus prélevé sur une pustule de cow-pox de la main d'une paysanne contaminée Sarah Nelmes, à un garçon de huit ans, James Philipps, qui n'avait jamais été en contact avec la variole. Au dixième jour l'enfant présenta une pustule vaccinale au point d'inoculation, qui guérit sans incident. Ensuite, Jenner lui fit subir une variolisation, qui n'eut aucun effet (après un délai d'observation de deux ans).
  • 187. LE SIECLE DES LUMIERES
    • Jenner devient rapidement l'homme le plus en vue du monde entier et en France l'empereur Napoléon Ier ordonnera en 1805, de vacciner tous les soldats de la Grande Armée n'ayant pas eu la variole, et fait vacciner le roi de Rome le 11 mai 1811. En 1813 Oxford lui confère le titre de Docteur en médecine Honoraire. En visite à Londres en 1814 Jenner est présenté aux souverains alliés.
  • 188. LE SIECLE DES LUMIERES
    • Jean-Baptiste SENAC 1693-1770 Chimiste et Médecin précurseur de la cardiologie
    • affections cardiaques possèdent en commun un cortège fonctionnel
    • latence clinique de nombre de ces affections
    • Conseiller d’État et Surintendant des Eaux Minérales du Royaume
    • premier médecin de Louis XV en 1752
  • 189. LE SIECLE DES LUMIERES
    • Pierre-Joseph DESAULT 1744-1795 Chirurgien
    • chirurgien-barbier à l’hôpital militaire de Belfort
  • 190. LE SIECLE DES LUMIERES
    • Académie Royale de Chirurgie
    • En 1782 il devint chirurgien de l’hôpital de La Charité et peu de temps après de l’Hôtel-Dieu. Il y installe une salle de dissection où il faisait un cours “d’anatomie et de chirurgie pratique” . Il bénéficie dorénavant de la réputation de meilleur chirurgien de Paris et c’est à ce moment qu’il va fonder la première Clinique chirurgicale, laquelle ne sera jamais dépassée et qui attira des étudiants toujours plus nombreux
    • Suivi de nombreux élèves il commençait la visite de bonne heure le matin et la terminait vers 8 heures; alors avait lieu la consultation; après quoi il opérait devant les étudiants. Il procédait ensuite aux autopsies et la matinée se terminait par une leçon magistrale sur une question chirurgicale. Desault consacrait l’après-midi à sa clientèle, mais à 18 heures il venait faire une contre-visite et une nouvelle leçon consacrée cette fois à l’anatomie ou à la technique opératoire.
  • 191. LE SIECLE DES LUMIERES
    • Desault fut incontestablement le grand initiateur de la chirurgie moderne.
    • Desault a été le maître de Bichat
    • “ Traité des Opérations chirurgicales”
    • “ Traité des Fractures et Luxations” qui fut publié après sa mort, traduit en anglais en 1805 et reçut trois éditions américaines et resta un modèle pendant 50 ans
  • 192. LE SIECLE DES LUMIERES
    • HYGIENE PUBLIQUE
    • Félix Vicq d'Azyr (1748-1794), secrétaire de la société Royale de Médecine, constitue un réseau national de correspondants afin de notifier les éventuelles épidémies, l'état de nutrition de la population, son habitat ou encore son hygiène de vie.
  • 193. LE SIECLE DES LUMIERES
    • HYGIENE PUBLIQUE
    • Etablissements de travail dangereux
    • Déplacement des cimetières
    • Condition des prisonniers
    • Réglementation des abattoirs
    • Aménagement des égouts
  • 194. LE SIECLE DES LUMIERES
    • Les " pharmaciens " remplacent les " apothicaires "
    • Réhabilitation des chirurgiens français qui peuvent devenir docteurs
    • Louis XV crée l'Académie Royale de Chirurgie en 1731.
    •  
  • 195. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • Durant la révolution, tout le système de santé est désorganisé. L'Assemblée Constituante décide de supprimer le financement des hôpitaux et ordonne la fermeture des facultés et écoles de médecine dont l’enseignement est jugé trop livresque et dissocié de la pratique
    • les hôpitaux sont, (rapport de Jacques Tenon en 1788), dans un triste état et ils servent toujours plus de refuges que de lieux de soins, mis à part dans l'armée et la marine.
  • 196. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • Antoine de Fourcroy (1755-1809) présente à la Convention un projet de réforme après la chute de Robespierre. Celui-ci est accepté par le décret du 4 décembre 1794 (14 frimaire an III) et décide la fondation de trois Ecoles de Santé à Paris, Strasbourg et Montpellier
    • Trois ans plus tard, le 27 juillet 1797 (9 thermidor an V), ces Ecoles de Santé seront intégrées à la nouvelle Université
  • 197. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • Sous l'influence de Pierre-Jean-Georges Cabanis (1757-1808) et de Jean Chaptal (1756-1832), l'enseignement médical évoluera encore sous le Consulat et l'Empire
    • enseignement commun aux étudiants de médecine et de chirurgie,
    • une formation pratique obligatoire comprenant dissections et enseignement au lit du malade
  • 198. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • ECOLE DE SANTE
    • UNIVERSITE
    • DIPLÔME NATIONAL(docteur et officier de santé)
    • APPRENTISSAGE à l’HOPITAL
    • LAICITE
    • SPECIALITE
    • INTERNAT
    • PREMIERE ECOLE NATIONALE DE SAGE FEMMES
    • PHARMACIE CENTRALE
  • 199. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • ETABLISSEMENT PUBLIC HOSPITALIER
    • (Maire)
    • Prix de journée
  • 200. La médecine sous la Révolution et l'Empire Méthode ANATOMO CLINIQUE et Ecole de Paris
  • 201. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • MEDECINE ANATOMOCLINIQUE
    • 1 . Distinguer sur le cadavre un cas pathologique aux caractères physiques que présente l'altération des organes. 2. Le reconnaître sur le vivant à des signes certains et autant que possible physiques et indépendants de symptômes, c'est-à-dire des troubles variables des actions vitales qui l'accompagnent. 3. Combattre la maladie par les moyens que l'expérience a montré les plus efficaces
  • 202. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • MEDECINE ANATOMOCLINIQUE
    • 1 . Réorientation du regard médical
    • 2. Cristallisation des ressources déjà disponibles
    • 3. Emergence à Paris d’une génération de médecins repensant la clinique
  • 203. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • François-Xavier BICHAT 1771-1802 Médecin et Biologiste français
    • Redécouverte de l’Anatomie Pathologique 40 ans après Morgagni
    • écrit de nombreux ouvrages durant sa courte vie ; il y parle notamment des différentes " membranes " (tissus) et de leur rôle respectif
  • 204. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • «Traité des Membranes» pour la première fois, sont décrites les synoviales,le péricarde,la plèvre, le péritoine, le périoste = individualités tissulaires
    • «Les Recherches sur la Vie et la Mort» voient la distinction entre la vie animale et la vie végétative
    • «Anatomie Générale appliquée à la physiologie et à la médecine» voit la création de la notion de tissu :21 tissus humains:artériel veineux,osseux médullaire,etc…
  • 205. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • L’unité d’étude de l’anatomie n’est plus l’organe mais le tissu
    • L’organisme est un assemblage d’organes composés de tissus élémentaires
    • L’inflammation a la même structure dans toutes les membranes: ressemblance de maladie à maladie
  • 206. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • Il faut voir avant de réfléchir, saisir les apparences avant de pénétrer les causes; et nos idées sont vagues sur tout objet extérieur si elles ne sont pour nous autant d'images.
    • La vie est la somme totale des fonctions qui résistent à la mort.
    • il considère la chirurgie comme une base essentielle de toutes les connaissances médicales
    • L'universalité des connaissances dans le même individu est une chimère... qui sommes-nous pour oser poursuivre sur plusieurs points la perfection qui, le plus souvent, nous échappe sur un seul.
  • 207. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • Recours à des nouvelles techniques
    • Baron Jean-Nicolas CORVISART DES MARETS (1755-1821)
    • Professeur de clinique médicale à la nouvelle école de santé (1795)
    • Médecin de Napoléon (1801)
    • Cardiologue, il impose ainsi la percussion du thorax en France.
    •  
  • 208. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • le diagnostic est l'objet de ses préoccupations les plus attentives; Chaque fois qu'il en a l'occasion l'autopsie confirme son diagnostic.
    • Description des pathologies cardiaques ( hypertrophie, dilatation, myocarde, aorte, péricarde)
  • 209. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • La méthode du futur médecin personnel de l'Empereur est simple: elle vise à ne s'intéresser qu'à la maladie, en se préoccupant le moins possible de la personne et de la personnalité qui la subissent. C'est la reconnaissance symptomatique qui inaugure l'acte médical, alors que l'autopsie réglera les incertitudes
  • 210. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • Théophile-René-Marie-Hyacinthe LAËNNEC 1781-1826 Médecin français, découvreur du stéthoscope
    • (par pudeur vis-à-vis des femmes et après avoir vu des enfants jouer à se parler à travers un tuyau dans un parc)  
  • 211. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • Le "pectoriloque" ou stéthoscope
    • En amplifiant les bruits de l'auscultation grâce à l'invention d'un instrument Laënnec a donné naissance au stéthoscope
  • 212. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • De l'auscultation médiate ou Traité du diagnostic des maladies des poumons et du coeur fondé principalement sur ce nouveau moyen d'exploration
    • Innovation technique capitale pour la recherche clinique et diagnostique
    • Sémiologie thoracique : tuberculose pulmonaire,pneumothorax,bronchectasiegangrène pulmonaire
  • 213. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • Je lui donne ma montre, mes breloques, ma bague. Je lui donne aussi mon stéthoscope, la meilleure partie de ma succession.
    • … Je crois que cette étude (la méthode anatomo-clinique) est la seule base des connaissances positives en médecine, et qu'on ne doit jamais la perdre de vue dans les recherches étiologiques sous peine de poursuivre des chimères
  • 214. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • Philippe PINEL 1745-1826 Médecin aliéniste et philosophe français
    •   Le 25 août 1793 par décret de le Convention, il est nommé médecin-chef de l'Asile de Bicêtre
  • 215. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • "le grand enfermement" .
    • les aliénés voisinaient avec les forçats et avec les prostituées
    • créateur de la première école psychiatrique française.
  • 216. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • il libère de leurs chaînes les patients aliénés des hospices parisiens. "l'usage gothique du fer"
    • la camisole de force.
    • Dès lors le calme succède à la fureur.
  • 217. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • thérapeutique (dialogue interrompu par la folie)
    • Traité médico-philosophique sur l'aliénation mentale
    • Nosographie philosophique ou méthode de l’analyse appliquée à la médecine
    • Questionnaire sur les antécédents
  • 218. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • Baron Dominique-Jean LARREY 1766-1842 Chirurgien militaire français
    • "L'homme le plus vertueux que j'ai rencontré, le véritable homme de bien" dira de lui Napoléon  
  • 219. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • opérer dans les vingt quatre heures .
    • la Providence du soldat .
    Transport des blessés de guerre (à l'aide de mulets ou de chameaux)
  • 220. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • il traitait le tétanos par névrotomie et amputation. - au niveau de la tête et du cou , les plaies de la face étaient suturées immédiatement. - au niveau du thorax , les plaies de poitrine étaient refermées en vue de leur transformation en hémothorax. Il préconisa le drainage du péricarde par voie épigastrique. - au niveau de l'abdomen , l'abstention était de mise, accompagnée d'administration d'opium. Les projectiles dans la vessie étaient extraits avec mise en place d'une sonde à demeure. - au niveau des membres Larrey pratiqua fréquemment l'amputation et la résection au niveau du coude ou de l'épaule
  • 221. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • Larrey pratiquait plusieurs techniques
    • d'amputation: L'opéré était maintenu assis sur une chaise, Larrey ouvrait l'articulation par une large incision externe et ressortait en transfixiant un lambeau postérieur, pendant que l'aide comprimait les vaisseaux axillaires. Le tamponnement de la cavité du moignon était banni "car la peau est le baume le plus doux pour calmer l'éréthisme des chairs mises à vif" (Maunoir), la réunion des parties molles se faisait par une suture simple. On l'a accusé d'avoir abusé des amputations. L'avenir lui donna raison car l'amputation précoce permettait de sauver près de trois-quarts des blessés et évitait la propagation du tétanos. - Les fractures étaient traitées par Larrey par immobilisation au moyen de bandes imbibées de blanc d'oeuf pour les durcir. - Il montra comment on devait soigner les gelures des membres, les plaies gangreneuses et les brûlures. - En Egypte il eut à faire face à des maladies exotiques: éléphantiasis, filaire de Médine, ophtalmie. Il mit au point le traitement de l'ophtalmie d'Egypte avec de bons résultats.
  • 222. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • Larrey personnifie la chirurgie militaire pendant l'épopée Napoléonienne dont il fut le plus noble représentant. Il fut l'honneur de sa profession
  • 223. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • Pierre-François Percy (Baron) 1754-1825 Chirurgien militaire français
  • 224. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • Contrairement à Larrey, Percy essaye d’éviter autant que possible l'amputation. Chaque opération ne devait pas excéder vingt secondes. Il y en avait trop à  assumer. Ensuite, on jetait le bras ou la jambe sur un tas de jambes et de bras. Les infirmiers d'occasion en plaisantaient pour ne pas vomir ou tourner de l'œil  : "Encore un gigot  !” clamaient-ils à  voix haute en lançant les membres qu'ils avaient amputés. Percy se réservait les cas difficiles, il tentait de recoller, de cautériser, d'éviter l'amputation, de soulager, mais comment, avec ces moyens indécents  ? Dès qu'il en avait la possibilité, il en profitait pour instruire les plus éveillés de ses infirmiers."
  • 225. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • "Râles, plaintes, gémissements, sanglots, cris et hurlements, le chant des blessés de l'île Lobeau n'avait rien de nostalgique. Les infirmiers qui n'avaient plus de sentiments, habillés d'uniformes aux éléments dépareillés, chassaient avec des palmes les essaims de mouches qui se fixaient sur les plaies. Son long tablier et ses avant-bras dégoulinant de sang, le docteur Percy avait perdu sa bonhomie. Sans relâche, dans la hutte de branchages et de roseaux baptisée ambulance, ses assistants posaient sur la table qu'ils avaient récupérée des soldats nus et presque morts. Les aides que le docteur avait obtenus grâce à  ses coups de gueule, pour la plupart, n'avaient jamais étudié la chirurgie, alors, parce qu'il ne pouvait suffire seul aux soins de tant d'estropiés et de tant de blessures diverses, il indiquait, sur les corps que tordait la douleur, à  la craie, l'endroit où il fallait scier  ; et les assistants de fortune sciaient, ils débordaient parfois à  côté des jointures, le sang jaillissait, ils entamaient l'os à  vif  ; leur patient défaillait et arrêtait de remuer. Beaucoup succombaient ainsi d'un arrêt du cœur ou se vidaient de leur sang, une artère sectionnée par malheur. Le docteur criait  : «  Crétins  ! Vous n'avez jamais découpé un poulet  ?"
  • 226. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • "chirurgie mobile" , en mettant au point des charrettes avec table d'opération et rideaux que secondait une troupe régulière de "soldats infirmiers" qui emmènent rapidement les chirurgiens sur le champ de bataille.
    • Sociétés de Croix-Rouge et de la Convention de Genève .
  • 227. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • Baron Guillaume DUPUYTREN 1777-1835 Chirurgien et anatomiste français
    • « Propositions sur quelques points d’anatomie, de physiologie et d’anatomie pathologique. »
    •   Il fonda avec son ami Cruveilher la Chaire d'Anatomie Pathologique de la Faculté de Médecine de Paris.
  • 228. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • Joseph-Ignace Guillotin (1738-1814, qui, à défaut d'avoir inventé la guillotine comme on le dit souvent, l'a imposée comme supplice pour les condamnés à mort lorsqu'il était président du Comité de salubrité sous la Constituante) met en place sous le Consulat le premier programme de Santé publique en France
  • 229. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • Pierre-Jean-Georges CABANIS 1757-1808 Médecin, Philosophe et homme politique français
    • Le médecin, Professeur à l’École de Santé
    • “ Coup d'oeil sur les révolutions et la réforme de la médecine à Paris” .
    • “ La véritable éducation médicale se fait au lit du malade.” …"On lit trop au lieu d’observer”
  • 230. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • François-Joseph-Victor BROUSSAIS 1772-1838 Médecin français
    • " L'Histoire des phlegmasies ou des inflammations chroniques"
  • 231. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • La saignée et les sangsues ont donc été réhabilitées par Broussais ; et l'on assure que l'on importa plusieurs millions de sangsues en France dans les premières années du XIX' siècle. On dit aussi que la médecine devint un fléau aussi redoutable que la guerre. La France avait été décimée par les batailles de la République et de l'Empire, Broussais la "saigna à blanc."
    • Professeur à la Faculté de Médecine de Paris
    • " J'apporte la médecine physiologique... le messie de la médecine est arrivé et les aveugles et les malheureux ne l'aperçoivent pas... Sans ces notions, la pathologie n'est qu'un chaos, un amas informe de vérités et d'erreurs, voilà ce qui n'avait pas été aperçu avant moi. "
  • 232. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • Sous son influence la chirurgie a éprouvé un véritable recul: à la suite des applications de cataplasmes, de cérat et de charpie, toutes les plaies suppurent et la plupart des blessés et des opérés meurent d'infection purulente; la fièvre puerpérale décime les maternités dans lesquelles dix pour cent des accouchées meurent.
  • 233. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • Il répand ses doctrines... Elles partaient d'une vérité pour aboutir à une erreur : la vérité c'est que l'on doit demander à l'autopsie la confirmation ou la rectification d'un diagnostic, mais qu'il est excessif de croire que l'on peut constituer une médecine exacte, comme le pensaient déjà certains. L'erreur c'est d'avoir tiré d'une hypothèse physio-pathologique des conclusions thérapeutiques sanguinaires
    • Pour Broussais, la lésion et les perturbations viscérales sont le point de départ; il prend pour la cause un effet anatomique et pour l'essentiel un trouble fonctionnel presque toujours secondaire
  • 234. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • Pierre-Fidèle BRETONNEAU 1778-1862 Clinicien français
    •   "C'est en reliant le caractère de chaque maladie à une cause précise que Bretonneau prépara les médecins à l'avènement des sciences bactériologiques et permit ainsi à la doctrine de la spécificité de s'enraciner profondément dans la philosophie médicale."
  • 235. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • Typhoïde:
    • le signe anatomique caractéristique de la maladie siège sur la tunique interne de l'intestin grêle et que, passant par des états successifs, de tuméfaction, boutons, ulcérations, on avait décrit des maladies différentes qui n'étaient en fait que des formes cliniques. Il crée pour la maladie le terme de dothiénentérite. Les trois points : siège intestinal, unité et spécificité sont une conquête capitale.
    • avant Pasteur et Lister les précautions antiseptiques dont il fallait s'entourer en présence de telles affections.
    • Diphtérie:
    • angines malignes jusqu'ici décrites selon l'aspect des amygdales: angines rouges, phlegmoneuses, putrides, couenneuses, etc… Il créée le nom de “diphtérie” dont il fait l'unité et affirme la spécificité dont la fausse membrane dite alors pellicule fibrineuse est caractéristique. C'est une maladie contagieuse,
  • 236. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • "Un germe spécial, propre à chaque contagion, donne naissance à chaque maladie contagieuse. Les fléaux épidémiques ne sont engendrés, disséminés que par leur germe reproducteur",
  • 237. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • Armand TROUSSEAU 1801-1867 Clinicien français.
    • "Encore une petite fille de quatre ans sauvée: c'est ma 130 ème opération en tout, ma 120 ème pour le croup; c'est ma 29 ème guérison. C'est à vous que tout cela appartient... Pour fermer la plaie, le procédé est joli: deux morceaux de taffetas d'Angleterre, de cette largeur et de cette grandeur; à l'une des extrémités une sorte d'agrafe."  
  • 238. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • Par son talent didactique exceptionnel, il sut convaincre ses nombreux élèves dont il fut un directeur de conscience averti
    • "Les Cliniques médicales de l’Hôtel-Dieu”, constituent le plus magnifique traité de médecine qui ait paru en langue française. Elles ont fait l’éducation des générations médicales
  • 239. La médecine sous la Révolution et l'Empire
    • Christian Samuel Hahnemann (1755-1843) qui crée l'homéopathie après avoir observé sur lui-même une fièvre après un contact avec de la teinture de quinquina, habituel remède de l'hyperthermie. Il en déduit en 1796 sa " loi de la similitude "
  • 240. La médecine au XIXème La médecine et le laboratoire
    • Claude BERNARD 1813-1878 Physiologiste et médecin français
    • Physiologie expérimentale
    • Maladie = trouble du milieu intérieur
    • Constance du milieu intérieur est physicochimique
    •  
  • 241. La médecine au XIXème
    • Claude BERNARD fut trois fois lauréat de l'Académie des Sciences, membre de cette Académie en 1854 et de l'Académie de Médecine en 1861, professeur de physiologie expérimentale à la Sorbonne puis au Collège de France à la suite de Magendie en 1855, et de physiologie générale au Muséum d'Histoire Naturelle en 1868, président de la Société de Biologie.
    • Son enseignement n'avait rien de solennel, d'autant plus qu'il ne préparait jamais son cours; comme son maître Magendie il expérimentait devant son public et c'était pour ce dernier un véritable spectacle de pouvoir assister aux travaux de l'illustre chercheur.
  • 242. La médecine au XIXème
    • La sensibilité récurrente ; - La fonction glycogénique du foie et ce qui s'y rattache: amidon animal, fixité de la glycémie, production expérimentale de diabète par piqûre du 4ème ventricule - La fonction des nerfs vaso-moteurs - La fonction du pancréas - La théorie de la thermorégulation animale - La théorie de l'empoisonnement par l'oxyde de carbone et le curare ; ces 2 dernières découvertes montrant le moyen le plus délicat de dissociation et d'analyse physiologique
  • 243. La médecine au XIXème
    • L'Introduction à l'étude de la Médecine expérimentale
    • observation, hypothèse, confirmation/infirmation.
    • Connaître la loi des phénomènes, prévoir et diriger ceux-ci par certains principes spéciaux d'expérimentation.
    • Dépasser l’observation passive de la médecine hospitalière au profit d’une observation active dans les conditions expérimentales contrôlées d’un laboratoire
    •  
  • 244. La médecine au XIXème La méthode numérique
    • Incertitude en médecine = utilisation des statistiques
    • Evolution des maladies en suivant leur variabilité clinique
    • Exemple: efficacité de la saignée pour les pneumonies en vérifiant la durée de la maladie et le taux de mortalité en fonction du nombre de saignées
    • Opposants: les faits médicaux sont complexes variables et cachés au contraire de la physique
    • Dégénération de l’art médical
  • 245. La médecine au XIXème Progrès de l’épidémiologie
    • Bien de l’état = santé des citoyens
    • Tables de mortalité et causes de la mort
    • William Farr (1807-1883): recueil des données sur la mortalité et la morbidité ; mise en évidence des biais possibles dans l’attribution de relations causales et proposition de modèles mathématiques pour les contrôler
    • Premier modèle statistique rendant compte de la dynamique d’une épidémie
    • Exemple de la relation entre l’altitude et le choléra
  • 246. La médecine au XIXème Epidémiologie et choléra
    • XIXème siècle = trois epidémies
    • Débat entre contagion et miasmes
    • William Budd (1811-1880): propagation et prévention du choléra ; transmission par eau de boisson et reproduction dans l’intestin. Eau contaminée et non le milieu ambiant
    • Deux compagnies: Lambeth et Southwark
    • Pompe de celle qui puisait l’eau en aval de la ville au milieu des égouts et excrétions des malades contaminée au contraire de celle se fournissant en amont de la ville
  • 247. La médecine au XIXème Santé publique et hygiène sociale
    • Révolution industrielle
    • Surpopulation, conditions de travail et de logement
    • Louis René Villermé (1782-1863): pauvreté et maladie ; taille varie en fonction inverse du niveau socio économique
    • Tableau de l’état physique et moral des ouvriers employés dans les manufactures de coton, laine et soie
    • Lien entre maladies miasmatiques et surpopulation, locaux, misère
  • 248. La médecine au XIXème
    • CHIRURGIE
    • Hémorragie
    • Infection
    • Douleur
  • 249. La médecine au XIXème
    • Jules-Émile PÉAN 1830-1898 Chirurgien français, précurseur de l'aseptie.
    • Sa notoriété commence en 1864 par la guérison d'une femme de trente ans, porteuse d'un kyste de l'ovaire de dix kilos. Il l'opère dans une des pièces du petit logis de la patiente rue Lepic, aux Batignolles, transformée en salle d'opération. Trois semaines plus tard, elle est sur pieds.  
  • 250. La médecine au XIXème
    • Péan était contemporain de Pasteur. Cependant par une erreur de jugement qui aujourd'hui apparaît incroyable, comme d'autres il s'opposa à Pasteur. Il ne conçoit pas que Pasteur lui apporte l'explication scientifique de sa réussite. Cette opposition constitue un nouvel exemple de résistance au progrès qu'on aimerait comprendre pour ne pas y succomber.
  • 251. La médecine au XIXème
    • Pensant que les mains des chirurgiens ainsi que les instruments étaient les vecteurs de l'infection, il se lavait soigneusement les mains à l'eau courante et désinfectait lui-même son matériel à l'eau bouillante. On dit aussi que depuis qu'il s'était blessé en disséquant un cadavre, pendant son prosectorat, Péan rebuté, ne pratiqua plus d'autopsies. Il ne prenait donc pas le risque de se couvrir les mains de germes avant d'opérer. Enfin, il opérait, autant que possible, en dehors de l'hôpital où prédominait l'infection purulente et même la "pourriture d'hôpital" .
    • Il opérait en habit avec plastron blanc et chapeau haut-de-forme et se tenait un peu à l'écart de l'opéré, bras tendus; les manoeuvres opératoires se faisaient exclusivement à l'aide de pinces, en évitant à tout prix de toucher les plaies chirurgicales avec ses mains nues (les chirurgiens opéraient encore à mains nues, sans gants).
  • 252. La médecine au XIXème
    • Entre 1840 et 1860, amélioration des techniques d'anesthésie:
    • Le protoxyde d’azote
    • Le masque à l'éther
    • Le tampon de tissu imbibé de chloroforme;cette nouvelle technique permit de mieux contrôler et d'allonger si nécessaire la durée des interventions.
    • ( 60 min )
  • 253. La médecine au XIXème
    • Joseph LISTER, 1er baron 1827-1912 Naturaliste, chirurgien britannique, créateur de l’ antisepsie .
    • la chance de constater le résultat de son travail de son vivant. “légende vivante.”
  • 254. La médecine au XIXème
    • “ Quand les recherches de Pasteur eurent montré que l’atmosphère était septique, non à cause de l’oxygène ou autre constituant gazeux, mais du fait d’organismes minuscules qui s’y trouvent en suspension…j’eus l’idée qu’on pouvait éviter la décomposition des régions blessées sans supprimer l’air, en leur appliquant comme pansement une substance capable de détruire la vie des particules flottantes.”
  • 255. La médecine au XIXème
    • Le principe de l’antisepsie dans la pratique de la chirurgie .
    • Les couches de gaze trempées dans la solution phéniquée (traitement de Lister) - devint bientôt la référence pour le monde entier.
    • Lister en fait aussitôt l’application à la chirurgie opératoire et il voit ses malades guérir également sans suppuration;
    • de plus, en traitant les blessures mais aussi les instruments et les blouses au phénol, Lister parvint en 1869 à réduire le taux de mortalité opératoire de 60 à 15%.
    • pendant l’opération, des pulvérisations phéniquées dans la salle d’opération et sur le personnel, ce qu’il appelle le “spray” , ainsi que l’emploi de gaze phéniquée pour les pansements, de catgut phéniqué pour les ligatures vasculaires et de drains de caoutchouc phéniqués pour le drainage des plaies,
    • Disparition du fléau de l’hôpital = la pourriture d’hôpital
  • 256. La médecine au XIXème
    • Ignace-Philippe SEMMELWEIS 1818 - 1865 Chirurgien et obstétricien hongrois
    •  
  • 257. La médecine au XIXème
    • la fièvre puerpérale = tragédie.
    • les femmes redoutent de venir accoucher à l’hôpital, tant les risques de fièvre ou de mort sont élevés.
    • - Semmelweis examine les statistiques avant 1840, époque où les étudiants en médecine ne fréquentaient pas encore les hôpitaux et n'étudiaient l'anatomie que dans les livres et non par dissection. La létalité était alors la même dans les deux services, c’est à dire faible pour l’époque: 1,25% environ.
    • - Semmelweis observe la différence de létalité des deux services d’accouchements à l'hôpital , depuis que les étudiants pratiquent des dissections à l’hôpital. Dans un service, la létalité pouvait atteindre 30%, dans l'autre 1% à 2% seulement. Le premier était tenu par les médecins et les étudiants en médecine, le second par les sages-femmes et les élèves sages-femmes.
    • Les commissions chargées d’évaluer les causes de ces décès nombreux et inexpliqués ne proposaient pas de solution.
  • 258. La médecine au XIXème
    • lavage systématique des mains, de tous les étudiants, à l’aide d’une solution de chlorure de calcium, bien que cette mesure ne corresponde à aucune exigence scientifique à l’époque. À partir de 1847, il interdit aux étudiants en médecine de quitter les salles de dissection sans s'être lavé les mains, ce qui entraîne immédiatement une baisse significative des taux de la mortalité qui passe de 12% à 3%.
    • Il étend ses formalités de désinfection à toute personne ayant été au contact d'une malade, d'instruments de chirurgie ou de pansements, il ordonne l'isolement des femmes malades : la mortalité tombe à 1%.
    • Semmelweis fait part de son observation à son Maître Klin, auquel il demande de se soumettre également au lavage systématique des mains. Klin révoqua son assistant
  • 259. La médecine au XIXème
    • quand on fera l'histoire des erreurs humaines, on trouvera difficilement des exemples de cette force et on restera étonné que des hommes aussi compétents, aussi spécialisés, puissent, dans leur propre science, demeurer aussi aveugles, aussi stupides." Klin répondit: "Monsieur Semmelweis prétend que nous transportons sur nos mains de petites choses qui seraient la cause de la fièvre puerpérale. Quelles sont ces petites choses, ces particules qu'aucun oeil ne peut voir ? C'est ridicule! Les petites choses de Monsieur Semmelweis n'existent que dans son imagination ! " .
  • 260. La médecine au XIXème
    • L'Etiologie de la Fièvre Puerpérale L’ Académie de Médecine de Paris à laquelle il communiqua ses travaux ne lui répondra pas.
    • Prévalence de la théorie de l’air corrompu
    • l'INFECTION NOSOCOMIALE et l'INFECTION MANUPORTÉE
  • 261. La médecine au XIXème la naissance de la microbiologie
    • Louis PASTEUR 1822-1895 Biologiste et chimiste français, créateur de la bactériologie et de la microbiologie
    • Chercheur transdisciplinaire
  • 262. La médecine au XIXème Chercheur transdisciplinaire
    • 1847-1857 :Stéréochimie des molécules organiques
    • 1857-1865: fermentation et génération spontanée ( vie microbienne)
    • 1865-1870 parasites du vers à soie
    • 1871-1876 fabrication bière et fermentation
    • 1876- Etude des maladies infectieuses et mise au point de vaccin
    • 1877_ charbon
    • 1880- fièvre puerpérale et paralysie infantile; choléra des poules
    • 1881- premiers vaccins contre la maladie du charbon
    • 1885- vaccination antirabique
  • 263. La médecine au XIXème
    • En 1861 Pasteur démontre que la théorie de la génération spontanée n'est pas valable. C'est à la Sorbonne, le 7 avril 1864 que Pasteur fait sa communication selon laquelle il n'y a aucune circonstance connue permettant d'affirmer que des êtres microscopiques sont venus au monde sans parents semblables à eux.
    • Controverse avec Pouchet : être organisé nouveau, sans parents,dont les éléments primordiaux sont tirés de la matière ambiante
    • Académie des Sciences à l’âge de 39 ans.
  • 264. La médecine au XIXème
    • Pasteurisation (procédé de chauffage afin de détruire les micro-organismes des vins malades, qui sera également appliqué à la conservation du lait).
  • 265. La médecine au XIXème
    • 1885, Louis Pasteur découvre le principe du vaccin au moyen de cultures atténuées et s'attaque au problème de la maladie du charbon chez le mouton et de la rage chez l'être humain
    • Si le vaccin contre le charbon est mis au point dès 1881, il faudra attendre 1885 pour que le jeune Joseph Meister soit le premier humain a être vacciné avec succès contre la rage. Cette découverte vaut une reconnaissance mondiale au scientifique
  • 266. La médecine au XIXème
    • Inauguré en 1888, l'Institut Pasteur sur les cinq continents:
    • services,
    • hôpital:
    • santé publique,
    • laboratoire de recherche,
    • lieu de formation: enseignement, outil de communication des résultats
  • 267. La médecine au XIXème Les travaux de Pasteur
    • Pasteurisation
    • Pavillons hospitaliers ( Hygiène )
    • Salle d’opérations
    • Autoclave
    • Poupinel
    • Lavage des mains / Gants /Masque
    • Sanatorium
  • 268. La médecine au XIXème
    • Les Travaux de Pasteur transforment le diagnostic et le pronostic des maladies infectieuses en identifiant les causes microbiennes et confirmant la théorie des germes
    • A travers cet éclat, ma pensée se rapporte avec mélancolie vers le souvenir de tant d'hommes de sciences qui n'ont connu que des épreuves."
  • 269. La médecine au XIXème
    • Robert Koch (1843-1910) 
    • Culture sur milieu stérile
    • Classification des bactéries à partir de la coloration de Gram
    • Liste de critères pour prouver l’imputabilité
  • 270. La médecine au XIXème
    • - Premièrement , isoler l'agent suspect à partir d'une victime malade
    • - Deuxièmement , cultiver l'agent en culture pure.
    • - Troisièmement , infecter un hôte sain et montrer que l'organisme produit les symptômes classiques de la maladie
    • - Quatrièmement , isoler le "même" micro-organisme à partir de la nouvelle victime.
  • 271. La médecine au XIXème
    • "BK" ou "Bacille de Koch »
    • Vibrion du choléra
    • Prix Nobel de Médecine et Physiologie
  • 272. La médecine au XIXème
    • Peste
    • Lèpre
    • Paludisme
    • Diphtérie
    • Typhoïde
    • Tuberculose et Choléra
    • Fièvre jaune
    • Chancre mou
    • Alexandre Yersin
    • Gerhard Hansen
    • Alphonse Lavéran
    • Friedrich löffler
    • Carol Eberth
    • Robert Koch
    • Carlos Juan Finlay
    • Augusto Ducrey
  • 273. La médecine au XIXème
    • Laboratoires pharmaceutiques (Bayer / Pfizer )
    • Morphine
    • Emetine
    • Quinine
    • Colchicine
    • Chloroforme
    • Acide acétyl salicylique
    • Cocaïne
    • Digitaline
    • Trinitrine
  • 274. La médecine au XIXème
    • Jean-Martin CHARCOT 1825-1893 Neurologue
    • chef de clinique à la Faculté de médecine
    • Médecin des Hôpitaux en 1856
    • 1860 agrégation
  • 275. La médecine au XIXème
    • 1862-1882: Charcot à la Salpétrière
    • 1882-1893: Essor de l’École de la Salpétrière
    • Les leçons du mardi à la Salpétrière
  • 276. La médecine au XIXème
    • L’Hystérie et l’hypnose
    • la léthargie .
    • la catalepsie
    • le somnanbulisme provoqué
  • 277. La médecine au XIXème
    • en 1861-1862, il présente une observation de “paralysie agitante” connue sous le nom de maladie de Parkinson (1817). • en 1863 il présente des travaux d’anatomie-pathologique sur la goutte. • en 1865 ce sont des travaux sur la paraplégie douloureuse des cancers, sur l'anatomie et la physiologie du système nerveux, leçons encore sur les maladies du poumon, du foie, avec la description du lobule pulmonaire et du lobule hépatique, sur la pathologie des hémorragies cérébrales, • en 1868-1869 il s’intéresse à l’atrophie musculaire progressive des mains, pouvant s’étendre aux bras, aux jambes, aux muscles de la langue, du pharynx et du larynx. Pour l’étude de ces cas il recevait l’aide précieuse de Guillaume Duchenne, qui , bien que n’étant ni hospitalier ni universitaire, faisaient des recherches sur les stimulations électriques des muscles. Charcot pût décrire, avec son élève Joffroy, une maladie particulière au cours de laquelle le malade avait une sclérose des cordons latéraux de la moelle épinière (faisceaux moteurs) s'accompagnant, du fait des atteintes des cellules motrices de la corne antérieure, de l' amyotrophie citée plus haut. Il donna à cette maladie le nom de sclérose latérale amyotrophique, dite aussi, depuis, Maladie de Charcot. • La même année il fut le premier à donner une symptomatologie complète de la sclérose en plaques qu’il différencie de la maladie de Parkinson.
  • 278. La médecine au XIXème
    • Cliniques
    • Création du corps des infirmières
    • Hygiène publique
    • Croix-Rouge internationale
    • Henri Dunant
    • Convention de Genève
  • 279. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Théorie de la relativité
    • Physique quantique
    • Révolution dans le domaine des sciences et des techniques de la vie
    • Émergence et développement de la pathologie et biologie moléculaires
    • Progrès technologiques et thérapeutiques
    • Interdisciplinarité
    • Développements méthodologiques en épidémiologie = médecine des preuves
  • 280. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Espérance de vie
    • Technologies
    • Ethique / Humanitaire
    • Biologie / Chimie / Physique
    • Automobile / Aviation / Aérospatial
    • Radio / Télévision / Internet
    • Grande Guerre / Drôle de Guerre
  • 281. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Sciences fondamentales
    • Virologie
    • Immunologie
    • Génétique
  • 282. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Virus
    • Mosaïque du tabac
    • Rage / Vaccine / Poliomyélite / Fièvre Jaune
  • 283. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Immunologie
    • Anaphylaxie
    • Rejet
    • Antigènes Histocompatibilité
    • Anticorps Monoclonaux
  • 284. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Génétique
    • 46 chromosomes humains
    • Double hélice ADN
    • Codon
    • Génétique moléculaire ( recombinaison / Amplification )
  • 285. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Disciplines cliniques
    • Cardiologie
    • Hématologie
    • Cancérologie
    • Endocrinologie
    • Fertilité
    • Psychiatrie
  • 286. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Cardiologie
    • Systole / Diastole
    • PA / Pouls / ECG
    • Cathétérismes
    • Troubles du rythme
    • Imagerie
  • 287. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Hématologie
    • Transfusions sanguines
    • Groupes A / B / O / AB
    • CNTS
    • Greffes de moëlle osseuse
  • 288. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Cancérologie
    • Chimio induits
    • Radio induits
    • Viro induits
    • Environnementaux ( Tabac / Alcool )
  • 289. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Contraception
    • Maîtriser la fécondité
    • RU 486
    • IVG ( 1975 )
    • AMP ( ICSI )
  • 290. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Chirurgie
    • Techniques opératoires
    • Anesthésiologie
    • Transfusions sanguines
    • Réanimation
    • Prothèses / Endoscopie / microchirurgie
    • Chirurgie cardiaque / Neurochirurgie
  • 291. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Technologies
    • Imagerie médicale
    • Thérapeutique
    • Antibiotiques
    • Antiviraux
    • Vaccination
  • 292. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Médecine humanitaire
    • ONG 1971 / MSF
    • Ethique médicale
  • 293. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Grippe
    • HIV
    • ESB
  • 294. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Sir Alexander FLEMING 1881-1955 Médecin et bactériologiste écossais
    •  
  • 295. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • A son retour de vacances le 3 septembre
    • 1928, survient un véritable miracle. Alors qu'il observe l'inhibition de la croissance de colonies staphylococciques sur une une boîte de Petri, contenant une culture de bactéries se développant sur une couche d'agar-agar, une moisissure verte, ressemblant à celle du fromage de Roquefort, trouble sa culture. "That's funny !" s'exclame Alexander Fleming. Il observe que la moisissure verte, est probablement venue d'un laboratoire contigu où travaille le jeune mycologue Charles J. Latouche, sur des champignons provoquant des allergies chez des malades atteints d'asthme. Cette moisissure a littéralement anéanti la culture de bactéries. Il constatera bien vite que cette moisissure est active sur un grand nombre de bactéries.
  • 296. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • "penicillium notatum"
    • essai du produit en application topique locale (irrigation de plaies, conjonctives, sinus,...). En injection cela ne marche pas bien, parce qu'une fois injectée, la pénicilline est instable et rapidement inactivée
  • 297. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Sa découverte prend toute son importance au niveau médical douze ans plus tard avec les travaux majeurs de Sir Howard Florey et de son équipe de l'université d'Oxford, avec Ernst Boris Chain . Ces derniers réussissent l'extraction et la purification de la pénicilline qui peut être utilisable, bien que semi-pure.
  • 298. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • "J'ai été accusé d'avoir inventé la pénicilline. Aucun homme n'aurait pu "inventer" la pénicilline, car elle a été produite, de temps immémorial, par la nature et par une certaine moisissure. Non, je n'ai pas inventé la substance pénicilline..." "Ce fut un accident, un pur accident"
  • 299. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Après le succès de la Pénicilline apparurent d'autres antibiotiques majeurs comme la streptomycine, la tétracycline, la chloramphénicol… Grâce à ces antibiotiques, la durée moyenne de vie de l'espèce humaine a été prolongée d'une dizaine d'années.
  • 300. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Historique
    • La découverte de la radioactivité s'est échelonnée sur trois ans, de 1896 à 1898. Trois grands savants français, Henri Becquerel et Pierre et Marie Curie y ont contribué, le premier mettant le phénomène en évidence, les deux autres en en donnant l'interprétation, et en lui apportant son nom. Tous trois ont été récompensés par un prix Nobel commun en 1903.
  • 301. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Découverte à la fin du XIXème siècle par Henri Becquerel, étendue par Pierre et Marie Curie à d'autres éléments que l'uranium, expliquée par Ernest Rutherford et Frederick Soddy, la radioactivité naturelle ou propriété qu'ont certains éléments tels l'uranium, le radium ou bien encore le polonium, à spontanément se désintégrer, apparut bien vite comme un formidable outil de connaissance de la structure interne des atomes ; plus généralement, des propriétés de la matière à l'échelle microscopique. Elle apporta, en outre, la confirmation de diverses hypothèses, telles celle de l'équivalence matière-énergie ; favorisa l'essor de disciplines récentes, telles la mécanique quantique ; suscita enfin l'émergence de disciplines nouvelles, telles l'astrophysique, la climatologie, la médecine nucléaire, ... C'est que la radioactivité est partout présente, en effet : tant dans les roches que l'atmosphère terrestre ou bien encore le corps humain.
  • 302. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • En 1903, c'est la consécration. Les époux Curie reçoivent le prix Nobel de physique, qu'ils partagent avec Becquerel. La même année, Marie obtient son doctorat, cinq ans après le début de ses recherches. En 1905, Pierre devient finalement professeur à la Sorbonne et est nommé à l'Académie des Sciences, à laquelle Marie est admise en 1911. Honneur exceptionnel, Marie reçoit cette même année un deuxième prix Nobel, celui de chimie. En 1935, sa fille Irène et son gendre, Frédéric Joliot sont aussi récompensés par le prix Nobel de chimie pour leur découverte de la radioactivité artificielle. Ainsi, la famille Curie totalise cinq prix Nobel.
  • 303. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Parallèlement à l'imagerie par rayons X se développa une utilisation par voie interne de radio-isotopes. Une étape fondamentale de cette médecine nucléaire fut l'expérience d'Ernest Rutherford (1871-1937) en 1919 dans le Cavendish Laboratory à Cambridge, en Angleterre. Ce chercheur avait déjà reçu en 1908 le prix Nobel de chimie pour ses travaux sur la désintégration des éléments et la chimie des substances radioactives. Tel un alchimiste, il réussit dans son expérience classique la transmutation d'un élément en un autre. En faisant agir la radioactivité du radium, il transforma l'azote en oxygène. En effet, quand une particule alpha, qui contient 2 protons, est émise par le radium et frappe un noyau d'azote contenant 7 protons, l'un de ces derniers est éjecté, réalisant un rayonnement à haute énergie. Les 6 protons restants et la particule alpha fusionnent pour former un atome à 8 protons, qui est l'oxygène. Cette expérience modèle conduisit les laboratoires de physique de plusieurs pays à construire des accélérateurs de particules pour produire des rayonnements à haute énergie et bombarder des atomes afin d'obtenir de nouveaux éléments
  • 304. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Aux Etats-Unis, Ernest O. Lawrence (1901-1958) du Radiation Laboratory de l'Université de Californie développa en 1931 le cyclotron, le premier des accélérateurs circulaires de particules. La découverte du neutron, en 1932, et du positron, un électron chargé positivement, en 1933, donna un nouvel essor à l'étude des particules et de la radioactivité. A l'Institut du Radium à Paris, les expériences déterminantes furent conduites par Irène Curie (1897-1956) et son mari Frédéric Joliot (1900-1958). Ils réussirent la synthèse du premier élément radioactif artificiel (radio-isotope), le phosphore 30. L'année qui suivit, presque 100 nouveaux radio-isotopes furent produits par des chercheurs européens et américains (Eisenberg, 1992).
    •  
  • 305. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • La Radio-Oncologie
  • 306. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Roentgen comprend alors qu'il a découvert un rayonnement non lumineux, invisible, capable de traverser la matière plus ou moins bien selon la densité de celle-ci. C'est un rayonnement encore inconnu. Il l'appelle donc "rayons X".
  • 307. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Cependant, le progrès décisif, qui marque réellement l'avènement de l'imagerie moderne, c'est l'omniprésence de l'informatique. Sa contribution dans le développement de la tomodensitométrie est essentielle. La tomodensitométrie (computed tomography = CT) a été introduite en 1972 par Sir Godfrey Hounsfield (né en 1919), qui partagea avec Allen M. Cormack (né en 1924) le prix Nobel de médecine en 1979 pour cette découverte
  • 308. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Radiologie conventionnelle
  • 309. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Radiologie conventionnelle
  • 310. Le XXè Siècle:Le grand vertige
  • 311. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • La mammographie
  • 312. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • ECHOGRAPHIE
  • 313. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • L'échographie ou imagerie par ultrasons existe depuis le début des années 1970. Elle utilise des sons de fréquence élevée inaudibles, innoffensifs, émis par un cristal piézo-électrique intégré dans une sonde posée sur la peau; ces sons se propagent à des vitesses différentes dans le corps en fonction des tissus qu'ils traversent. Lorsqu'ils rencontrent une surface entre deux structures d'impédance acoustique différente, une partie de ces ondes ultrasonores est renvoyée (écho) à la sonde, qui sert en même temps de récepteur. Un ordinateur analyse ces informations et permet de reconstituer une image en coupe de la région examinée. Le renouvellement de ces images plusieurs fois par seconde permet d'obtenir une image dynamique, où l'on voit en continu l'organe balayé par la sonde, ou les mouvements à l'intérieur du corps si l'on reste au même endroit.
    • Cette technique est excellente pour l'examen de l'abdomen de l'enfant et de l'adulte, du foetus, du cerveau du nouveau-né, des parties molles (musculature, articulations, seins, etc.). Elle est aussi utilisée pour guider des ponctions, le trajet de l'aiguille pouvant être suivi en vision continue lors de sa progression, ce qui permet une grande précision.
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    • Le Doppler utilise le changement de fréquence des ondes ultrasonores observées depuis un point fixe (la sonde d'échographie) lors de leur réflexion sur un objet en mouvement; on peut ainsi reconstituer la vitesse de déplacement des globules rouges dans les artères et les veines, et déterminer si un vaisseau est rétréci ou obstrué, s'il existe des turbulences, etc., en analysant le tracé obtenu ( Doppler pulsé ). On peut même visualiser en couleurs le sang qui circule dans ces vaisseaux ( Doppler couleur , Doppler puissance ou énergie ).
  • 314. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • L'ultrasonographie est basée sur le principe de la piézo-électricité, découvert par Pierre Curie et son frère Jacques en 1880. Ils démontrèrent qu'un potentiel électrique oscillant appliqué à un cristal le fait alternativement se dilater et se contracter, en produisant des vibrations ultrasonores qui se propagent dans le milieu environnant. Au contact d'un obstacle, elles sont réfléchies et renvoyées au cristal, qu'elles font vibrer. Ce phénomène induit un courant électrique mesurable, qui indique la présence d'un écho
  • 315. Le XXè Siècle:Le grand vertige
  • 316. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Dès 1949, l'application des radio-isotopes comme technique d'imagerie accentua encore l'intérêt clinique de la médecine nucléaire. Par la suite, l'idée de localiser des éléments émetteurs de positrons aboutit à la construction de la TEP (tomographie par émission de positrons). Les applications de cette technologie en neurosciences, en oncologie et en cardiologie sont très prometteuses. Cependant sa diffusion est retardée à cause de son coût et de difficultés pratiques considérables. En effet, la demi-vie très courte de la plupart des radio-isotopes utilisés nécessite la construction d'un cyclotron pour les produire à proximité de l'hôpital (Eisenberg, 1992).
    • Récemment, des progrès significatifs ont été réalisés dans la miniaturisation et la simplification des opérations du cyclotron
  • 317. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • La Tomodensitométrie
  • 318. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Le principe:
    • Le scanner utilise la propriété des rayons X d'être absorbés de façon différente suivant ce qu'ils traversent pour mesurer des densités dans une tranche du corps (coupe axiale ou transverse). Le patient est placé sur une table qui se déplace dans le sens longitudinal à l'intérieur d'un court anneau; celui-ci contient un tube à rayons X qui génère un faisceau d'un épaisseur de 1 à 10 mm qui va tourner autour du patient en 0.5 à 1 sec; en face du tube sont disposés des milliers de détecteurs qui vont mesurer l'intensité résiduelle du faisceau qui a traversé le corps.
    • Hounsfield était ingénieur dans la firme EMI Ltd, à Londres, qui jusqu'alors ne produisait que des disques phonographiques ("La voix de son maître") et des fournitures électroniques. Voici comment il rapporte l'origine de sa découverte: "J'étudiais la possibilité de reconstruire, par un ordinateur, des images en tranches du corps humain à partir d'un nombre de mesures radiographiques très précises prises dans des angles différents. La tâche apparaissait gigantesque car il fallait obtenir plusieurs centaines de milliers de mesures et résoudre un nombre égal d'équations". Il construit donc un nouveau système de détection pour saisir les données avec plus de sensibilité et plus rapidement. Hounsfield réalise un premier prototype expérimental doté d'une source de rayons gamma. Pour obtenir une image, la durée des mesures (environ 28'000) fut de 9 jours et le temps de reconstruction par l'ordinateur géant de deux heures et demie. En remplaçant la source de rayons gamma par un tube à rayons X, le temps d'acquisition fut réduit à 9 heures
  • 319. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • La Tomodensitométrie
  • 320. Le XXè Siècle:Le grand vertige
  • 321. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Aujourd'hui, on assiste en outre à un développement explosif de l'informatique dans les techniques d'information et de communication (TIC). Le World Wide Web (WWW) et Internet en sont une démonstration dans la société moderne
  • 322. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Imagerie par résonance magnétique
  • 323. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Le corps entier du patient est soumis à un champ magnétique, tel que celui du globe terrestre ou d'un aimant, mais beaucoup plus intense. L'eau du corps humain contient des atomes d'hydrogène (protons), qui s'alignent dans ce champ magnétique. Pour obtenir un signal, l'appareil doit modifier localement l'orientation de ces protons au moyen d'impulsions d'ondes radio. Les protons aimantés ont vite tendance à reprendre leur orientation initiale, tout en émettant à leur tour des ondes radio de fréquence différente. Ces ondes sont captées par une antenne, analysées et reconstruites sous forme d'images en coupes, et ceci dans n'importe quel plan de l'espace (contrairement aux coupes uniquement transverses du scanner). La résonance magnétique n'utilise aucune radiation ionisante (rayons X), et personne n'a pu démontrer à ce jour le moindre effet nocif sur l'organisme dans dans des conditions d'examen habituelles. Le champ magnétique interagit cependant avec les objets métalliques, ce qui peut dégrader les images. Tout ce qui contient du fer est fortement attiré par l'aimant, d'où les précautions mentionnées plus haut.
  • 324. Le XXè Siècle:Le grand vertige
  • 325. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • L'angioplastie percutanée est l'un des exemples les plus démonstratifs de la radiologie interventionnelle, qui permet de rendre moins invasifs un nombre grandissant de procédés diagnostiques et thérapeutiques en les guidant par l'imagerie. Parmi ceux-ci, on peut encore mentionner la biopsie percutanée de tumeurs, le drainage percutané des voies biliaires, l'évacuation percutanée d'abcès, le traitement endovasculaire d'anévrismes, de tumeurs et d'hémorragies, le cimentage percutané de vertèbres tassées et d'autres lésions osseuses.
  • 326. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Au cours de ce siècle, l'énergie atomique a montré sa terrible puissance de destruction. Dans son discours de remerciement à la réception du prix Nobel, Pierre Curie a déclaré "que l'humanité tirera plus de bien que de mal des découvertes nouvelles" (Curie, 1938). Aujourd'hui, cette prédiction est confirmée. Il n'y a pas de doute que les rayons X et la radioactivité ont été un moyen extraordinaire de progrès (Paunier, 1995). L'histoire de l'imagerie médicale en est un exemple fascinant. Chapitre glorieux de l'histoire des sciences et de la médecine, elle marque indiscutablement un tournant de l'histoire de l'humanité.
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  • 327. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Histoire de la génétique
    • La génétique, étude de l'hérédité, est une discipline récente de la biologie. En effet, si la notion du passage d'informations héréditaires entre générations remonte au XVIIe siècle, la mise en évidence de l'ADN comme support de l'hérédité ne date que de 1943, et sa structure ne fut élucidée qu'en 1953. Cette période marque les débuts de la biologie moléculaire, mais le vrai démarrage se situe dans les années 1970.
  • 328. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • 1751
    • René Antoine de Réaumur découvre que la polydactylie (présence d'un sixième doigt chez l'homme) est sous contrôle d'un caractère dominant.
    • 1865
    • A partir d'expériences sur le croisement de plantes (petits pois), Johann Gregor Mendel jette les bases de la génétique moderne. Il comprend qu'un caractère héréditaire peut exister sous différentes versions (allèles), les unes dominantes, les autres récessives. Il en déduit les notions d'homo- et d'hétérozygotie et énonce les lois de la transmission de certains traits héréditaires. Ses résultats ont été ignorés pendant près de 30 ans.
    • 1869
    • Découverte par Friederich Miescher de la nucléïne, composant principal du noyau des cellules.
    • 1880
    • Sur la base d'observations faites au microscope et de raisonnements théoriques, les biologistes allemands Oskar Hertwig et Eduard Strasburger déduisent que le noyau des cellules est le siège de l'hérédité.
    • 1910
    • L'américain Thomas Hunt Morgan découvre pour la première fois une drosophile (mouche du vinaigre) mutante aux yeux blancs (les drosophiles normales ont les yeux rouge sombre). Ces expériences permettront d'édifier les bases de la théorie chromosomique de l'hérédité.
    • 1913
    • Publication par Thomas Hunt Morgan et Alfred Sturtevant de la première carte génétique du chromosome X de la drosophile montrant l'ordre et la succession des gènes le long du chromosome. Pour ces travaux, Morgan recevra le prix Nobel de physiologie et de médecine en 1933
  • 329. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • 1927
    • Hermann Muller, issu du laboratoire de Thomas Morgan, met au point l'induction artificielle de mutations par les rayons X chez la drosophile. Cette technique permettra d'améliorer considérablement la précision des cartes génétiques et de fournir la première estimation du nombre de gènes présents dans un organisme. Hermann Muller recevra le prix Nobel de médecine en 1946.
    • 1944
    • A partir d'expériences sur des bactéries, Oswald Théodore Avery démontre formellement que l'ADN est une molécule associée à une information héréditaire.
    • 1953
    • Premiers déchiffrages du code génétique : James Watson, Francis Crick et Rosalind Franklin élucident la structure en double hélice de l'ADN. James Watson et Francis Crick recevront, avec Maurice Wilkins, le prix Nobel de médecine pour ces travaux en 1962.
    • 1965
    • Jacques Monod, François Jacob et André Lwoff reçoivent le prix Nobel de médecine pour leurs travaux sur les mécanismes de la régulation génétique.
    • 1967
    • Première synthèse in vitro de l'ADN d'un virus par les américains Arthur Kornsberg, Mehran Goulian et Robert Louis Sinsheimer.
    • Années 1960 – 1970
    • Découverte des outils du génie génétique (enzymes de restriction, polymérases, ligases, etc.)
    • Années 1970 – 1980
    • La biologie devient rapidement une science d'intérêt économique et industriel majeurs. Grâce au génie génétique, il devient possible d'obtenir des molécules d'intérêt médical très difficile, voire impossible à préparer par voie chimique ou à isoler par voie naturelle (ex. hormone de croissance, insuline …).
  • 330. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Les chromosomes rassemblent toutes les phrases du génome : les chromosomes . Chacun d'eux, contient plusieurs milliers de gènes ( environ 35 000 dans le génome humain). Dans les génomes, les chromosomes vont toujours par deux .
    • Le génome humain contient 46 chromosomes réparties en 23 paires : 22 paires d'autosomes et une paire de chromosomes sexuels : appelés XX (identiques) chez la fille et, appelés XY (différents) chez le garçon. Y est une version tronquée du chromosome X.
    • Le caryotype : une planisphère des chromosomes
  • 331. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Quand l'ADN change d'orthographe, la mécanique génétique peut dérailler. Des mutations modifient l'enchaînement des bases de l'ADN, au hasard, à raison d'une mutation pour 300 bases environ. Souvent sans conséquence, elles peuvent néanmoins entraîner des désordres physiologiques importants voire fatales.
  • 332. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Les maladies d'un seul gène : maladies monogéniques
    • On a recensé environ
    • 5 000 maladies génétiques et identifié plus de 1000 gènes responsables .
    • Quand gènes et environnement se mêlent : les maladies multifactorielles Ces maladies sont les plus communes : certains diabètes, hypertension, maladies coronariennes, maladies neuropsychiatriques, certains cancers...
  • 333. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • L'ADN est un grand jeu de construction : repérer des séquences dans un génome, les isoler, les couper, les associer à d'autres ADN , les recopier à l'identique, les utiliser pour produire des protéines...; tout cela est presque un jeu d'enfant ! Grâce aux outils du génie génétique, on a pu très rapidement travailler avec des fragments d'ADN sortis de leur organisme initial, associés à d'autres fragments et pouvant encore exercer leur fonction. Ces techniques sont à l'origine du bond prodigieux de l'étude du fonctionnement des gènes et d'innovations thérapeutiques majeures.
  • 334. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • La PCR : le Sherlock Holmes de la génétique La PCR est une technique de multiplication de l'ADN très puissante, qui nécessite l'emploi d'une polymérase particulière. Un progrès majeur dans l'histoire de la biologie moléculaire, car elle permet de reproduire à volonté des fragments d'ADN à partir d'une quantité infime d'ADN . C'est cette technique qui est utilisée pour comparer différents tissus humains, par exemple en criminologie ou dans les cas de litiges de parentalité ou encore, pour diagnostiquer une maladie génétique.
  • 335. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Etudier le fonctionnement d'un gène
    • Produire des protéines recombinantes d'intérêts thérapeutiques ou alimentaires
    • Inventer de nouvelles approches thérapeutiques, telles que la thérapie génique
  • 336. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • De l'hémoglobine dans le tabac et des vaccins dans la banane : les OGM . Le langage courant associe cette application aux organismes supérieurs : les plantes par exemple, cibles privilégiées de cette innovation technologique. Or, tout transfert d'un gène d'un organisme à un autre, de manière définitive, donne naissance à un OGM : organisme génétiquement modifié. Au départ, le but de la création d'OGM était essentiellement cognitif : introduire un gène dans un organisme pour étudier son fonctionnement. Puis l'idée d'ajouter une fonction nouvelle à un organisme s'est imposée et les applications se sont élargies à d'autres champs, principalement agricoles !
  • 337. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Le prélèvement de sang sur le talon des nouveau-nés: un test systématique Toutes les mamans ont vu après la naissance de leur bébé, une infirmière piquer le talon de leur enfant pour en recueillir quelques gouttes de sang : ce prélèvement sert à réaliser un test de dépistage de la phénylcétonurie, une maladie au pronostic grave si elle n'est pas traitée dès la naissance par un régime alimentaire appropriée.
  • 338. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Le clonage
    • Les premiers essais de clonage sur des organismes supérieurs sont très anciens (1950)
    • Le clonage reproductif
    • clonage thérapeutique .
  • 339. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • La génomique bouleverse nos repères concernant le vivant. D'un côté les partisans d'une recherche qui doit pouvoir aller au bout de sa vocation, de l'autre les défenseurs d'un cadre à ne pas dépasser ; entre les deux, des intérêts financiers colossaux et une opinion publique qui ne sait plus à quel saint se vouer. Dépassant le propre cadre de la recherche, les développements de la génétique obligent à trouver des positionnements nouveaux, idéalement consensuels, et qui sont de véritables choix de société. Ils sont d'autant plus difficiles à poser qu'ils touchent à la question fondamentale de l'homme et de son devenir, à laquelle il est illusoire de vouloir répondre de manière rapide et définitive
  • 340. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • L'appropriation du vivant et la bioéthique Le génome humain classé " patrimoine mondial de l'humanité " par l'Unesco
  • 341. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • La recherche doit elle suivre son cours en proposant des outils nouveaux que chacun pourra utiliser s'il l'estime légitime ou des gardes fous doivent-ils être mis dès maintenant ? Entre doute et confiance, entre aventure humaine et engagement social, la science doit trouver le chemin d'un consensus éclairé, qui intègre plus largement la voix des citoyens.
  • 342. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Jusqu’au début du XXe siècle, un diagnostic de diabète condamnait le patient. Puis un jeune médecin canadien fit une découverte peu commune dans les années 1920. Ce fut le début d’une belle histoire
  • 343. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Insuline
  • 344. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Au début du XXe siècle, un nouveau terme vint élargir le vocabulaire médical, « l’hormone ». On avait constaté que divers organes considérés jusqu’ici comme secondaires, tels que l’hypophyse, sécrètent des substances extrêmement actives ayant une forte influence sur les fonctions essentielles du corps humain, du métabolisme à la reproduction, et que des symptômes caractéristiques apparaissent lorsque la production de ces substances est insuffisante ou absente. Le pancréas serait-il lui aussi une glande endocrinienne et le diabète une maladie hormonale ?
  • 345. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • le 11 janvier 1922. Ce jour-là, Banting et Best injectaient leur extrait cellulaire à Leonhard Thompson, un jeune garçon de 14 ans. Le régime draconien de rigueur à l’époque avait terriblement amaigri l’adolescent qui ne pesait plus que 32 kg et était au bord du coma. La première injection n’eut pas l’effet attendu, mais Collip réussit à fabriquer dans les plus brefs délais une forme purifiée de la substance et procéda à une nouvelle injection le 23 janvier. En quelques heures, le sucre avait disparu des urines de Thompson et son taux de glucose dans le sang était passé de 520 mg/dl à 120 mg/dl, un taux tout à fait normal.
  • 346. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Les progrès ont été nombreux et rapides au cours de ces trente ou quarante dernières années. Il est de plus en plus facile de contrôler soi-même son taux de glycémie ; les médecins disposent aujourd’hui d’une large gamme d’insulines, ce qui leur permet d’adapter la médication à chaque individu et de tenir compte des risques éventuels. En isolant le gène de l’insuline chez le rat en 1977, Howard Goodman, chercheur à San Francisco, a favorisé la mise au point de méthodes de production par génie génétique et optimisé les options thérapeutiques. Il existe aujourd’hui diverses formes d’application de l’insuline. Beaucoup de patients ont abandonné la piqûre et opté pour la pompe à insuline que l’on introduit dans le tissu sous-cutané de l’abdomen. D’autres diabétiques préfèrent le stylo à insuline et s’injectent de façon pratiquement indolore la quantité d’insuline voulue à l’aide d’une aiguille extrêmement fine. Et les complications dans les vaisseaux capillaires, tant redoutées des diabétiques, ne provoquent plus irrémédiablement des lésions définitives des nerfs, des reins ou des yeux. Certes, la rétinite diabétique reste toujours l’une des principales causes de cécité, mais un traitement précoce permet aujourd’hui de protéger la rétine pendant plusieurs années.
  • 347. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Étapes historiques de l'Immunologie. 1880-1980
    • I-La découverte du concept d'immunité anti-infectieuse : de Jenner à Pasteur
  • 348. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • II-Immunité cellulaire contre immunité humorale : une bataille épique de la fin du XIXe siècle
    • III-Les théories de la formation des anticorps
  • 349. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • IV La spécificité immunologique
    • V Le développement de l'immunité à médiation cellulaire (1960-1990
  • 350. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • découverte du complexe majeur d'histocompatibilité (CMH), système H-2 chez la souris, système HLA chez l'homme. 1958 chez l'homme (Dausset, Payne, Van Rood)
  • 351. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • À la fin du XXe siècle, le système immunitaire a acquis au même titre que le système nerveux le statut de système cognitif. Tous deux possèdent en commun à la fois l'aptitude de choisir entre plusieurs options et celle de s'auto-organiser c'est-à-dire d'apprendre aux travers d'expériences survenant tout au long de la vie. C'est l'auto-organisation progressive du système qui va créer de la spécificité et lui donner une signification. La spécificité immunologique, contrairement aux prédictions simplistes de la théorie de la sélection clonale, n'est pas une propriété spontanée due à une aptitude quasi magique qu'aurait un récepteur de reconnaître de façon étroitement spécifique un antigène, mais émergente, créée par le système lui-même en action.
    •  
  • 352. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Peu d'hommes ont autant marqué leur époque que Sigmund Freud. Adulé par les uns, honni par les autres, Freud a cette particularité de s'être fait reprocher toute sorte de choses contradictoires. Ses œuvres ont eu des influences en médecine, en psychologie, dans les sciences humaines et sociales et dans une foule d'autres domaines. Ces emprunts se sont souvent effectués sans grande rigueur et sur la foi de connaissances sommaires parfois tout à fait caricaturales. 
    •     Sigmund Freud (1856-1939) a complété des études en médecine puis s'est tour à tour intéressé à la recherche puis à la neurologie. Il s'est orienté vers la pratique privée au cours des années quatre-vingt, poussé par la nécessité d'augmenter ses revenus dans le but de fonder une famille. C'est par le biais de cette pratique qu'il en viendra au fil des ans à développer une technique qui, délaissant l'hypnose, fera place au flot associatif de ses patients. 
    •     C'est au cours des années quatre-vingt-dix que Freud mettra au point la théorie psychanalytique des névroses, grandement marquée par la rigoureuse auto-analyse qu'il mènera suite au décès de son père. La publication en 1900 de L'interprétation des rêves est généralement considérée comme la naissance officielle de la psychanalyse
  • 353. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Psychanalyse est le nom :
    • d'un procédé d'investigation des processus psychiques, qui autrement sont à peine accessibles ;
    • d'une méthode de traitement des troubles névrotiques, qui se fonde sur cette investigation;
    • d'une série de conceptions psychologiques acquises par ce moyen et qui fusionnent progressivement en une discipline scientifique nouvelle.
    • [...] La meilleure façon de comprendre la psychanalyse est encore de s'attacher à sa genèse et à son développement.
    • Sigmund Freud, Encyclopaedia Britannica, 1923
  • 354. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Le stage effectué à Paris, d'octobre 1885 à février 1886, par Freud dans le service du professeur Charcot, à l'hôpital de la Salpêtrière, fut déterminant. Des paralysies, des sensations douloureuses, des symptômes aussi variés que possible apparaissaient ou disparaissaient à volonté au long de « ces leçons cliniques » que le grand patron parisien présentait devant une assistance nombreuse. Des affections jugées inguérissables pouvaient être soignées et leur origine psychologique devenait démontrable.
  • 355. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Après son retour à Vienne, Sigmund Freud commença en solitaire à traiter ces malades « nerveux » et, convaincu par l'échec des médications traditionnelles, s'astreignit à la recherche méthodique de leurs souvenirs oubliés (on allait dire bientôt refoulés). Il s'aperçut rapidement que l'état d'hypnose n'était pas nécessaire pour que ses patients se mettent à parler et il abandonna définitivement cette méthode au profit d'une autre qui devait devenir spécifique de la psychanalyse, celle des associations libres . Il fallait que le patient accepte de dire tout ce qui lui venait à l'esprit durant le temps de cette consultation particulière qui allait être nommée séance , sans rien cacher, rien repousser sous quelque prétexte que ce fût, par exemple le caractère choquant de ces propos, ou encore leur absence de lien apparent avec ce qui avait été dit auparavant
  • 356. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Cette recherche, Sigmund Freud ne l'effectua pas seulement sur ses malades, mais il entreprit de la faire sur lui-même et en 1897 commença une auto - analyse systématique dont on peut suivre le déroulement au long de l'abondante correspondance qu'il échangea sur sa vie et ses travaux entre 1887 et 1901 avec son ami le plus proche, un médecin berlinois nommé Wilhelm Fliess (1858-1928).
    • L'enjeu était d'importance. Ce qu'il découvrait chez ses patients pouvait être rejeté par les critiques sous le prétexte qu'il ne s'agissait que de malades mentaux. Mais s'il parvenait à retrouver en lui-même, ou chez des proches considérés comme " normaux ii, l'existence de mécanismes psychiques semblables, il tiendrait la preuve que ses théories allaient au-delà de la seule médecine et permettaient la constitution d'une véritable étude psychologique des couches les plus profondes de l'esprit humain.
  • 357. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • L'étude systématique que Freud entreprit des rêves de ses patients comme des siens propres lui permit d'aborder progressivement toute la complexité des mécanismes psychiques qui régissent nos pensées, nos émotions et nos actes. Au lieu de s'en désintéresser ou de les traiter comme des productions imaginaires totalement dépourvues de sens, il prit en considération les récits que lui en faisaient spontanément ses malades lorsqu'il les invitait à lui dire tout ce qui leur venait à l'esprit. Il constata bientôt que leurs symptômes pathologiques disparaissaient également s'il pouvait interpréter les images oniriques qu'ils lui décrivaient, c'est-à-dire s'il pouvait dévoiler le sens inconscient qu'elles cachaient et représentaient à la fois, celui d'un souhait, généralement interdit, qu'elles exauçaient.
    • Ainsi, l'enquête à la recherche des scènes traumatiques, si souvent gênée par l'oubli, volontaire ou non, des malades, céda progressivement la place à la technique de l'interprétation des rêves. Des pans du passé se reconstituaient, un peu à la manière d'un puzzle, grâce aux détails que le dévoilement du sens des images oniriques contribuait à reconstruire. L'interprétation des rêves allait ainsi devenir la ii voie royale ii qui mène à la découverte des processus et du contenu de l'inconscient
  • 358. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Le travail du rêve
    • Le récit d'un rêve, son texte manifeste , est le résultat final de nombreuses opérations psychiques qui constituent le travail du rêve , que l'interprétation psychanalytique aura à refaire en sens inverse. Schématiquement, on peut dire qu'un désir inconscient, ordinairement d'origine infantile, mais stimulé par une impression de la journée précédant le rêve (Ie reste diurne ), cherche à s'exprimer et à s'imposer à la conscience à l'occasion de l'état particulier de fonctionnement du psychisme qui est propre au sommeil. Il se voit interdit en tant que tel par la censure , représentant psychique interne de la morale, et doit adopter des déguisements pour vaincre le refoulement qui lui est opposé. Le rêve témoigne des processus de condensation (plusieurs idées ou images sont amalgamées et exprimées en une seule), de déplacement (un autre objet, qui lui ressemble par des liens associatifs ou symboliques, prend la place de tel objet de désir jugé interdit) et de figuration (tout dans le rêve, même les opérations logiques ou les idées les plus abstraites, passe par le canal d'images sensorielles visuelles), qui régissent les processus primaires du psychisme. Lorsque le travail du rêve a ainsi transformé et rendu acceptable par la censure le désir initial, le rêve est encore sou mis à une élaboration secondaire qui rend son récit de plus en plus logique et cohérent, c’est-à-dire de plus en plus censuré et éloigné des violentes contradictions et exigences qui caractérisent l'inconscient.
    • L'interprétation du rêve
  • 359. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • La technique, qui a pris aujourd'hui une importance capitale et dont les performances vont certainement encore s'accroître, est l'imagerie par résonance magnétique (IRM). Ses avantages sont évidents et multiples: l'emploi d'ondes non ionisantes, une résolution des contrastes très élevée, la mesure possible du flux sanguin, la faisabilité d'une analyse chimique des tissus vivants. Très schématiquement, on peut dire que cette technique ee le contenu en eau des structures biologiques. Placés dans un champ magnétique très puissant et ayant été excités par des impulsions électromagnétiques, les noyaux de certains atomes émettent des ondes hertziennes. Ces signaux sont détectés et fournissent des informations, soit sur la localisation des atomes dont ils proviennent (c'est l'imagerie), soit sur leurs caractéristiques chimiques (c'est la spectroscopie). Pour l'imagerie, on utilise principalement les signaux provenant des noyaux d'hydrogène de l'eau contenue dans le corps humain.
  • 360. Le XXè Siècle:Le grand vertige
    • Les protéines recombinantes : sécurité et efficacité Outre l'intérêt d'une production plus importante, ce mode de fabrication apporte une sécurité sanitaire essentielle. Auparavant, de nombreuses substances étaient purifiées à partir de matériel vivant avec tous les risques de contamination que cela pouvait comporter : l'exemple de l'hormone de croissance extraite de cerveau et du prion contaminant est de triste mémoire. Ce mode de production diminue également considérablement le risque allergique
  • 361. La Transplantation
    • De tous temps, l’imaginaire humain n’a cessé d’être exalté par le fantasme d’un être composite, comme en témoignent les mythes antiques du Sphinx ou du Centaure, ou encore, dans la Bible, la création de la femme, par Dieu, à partir du prélèvement d’une côte de l’homme. C’est sur ce fond de chimères que s’inscrit l’histoire scientifique de la transplantation d’organes qui, à partir du XXe siècle, va faire basculer la greffe humaine de l’univers de la légende à celui de la réalité.
  • 362. La Transplantation
    • Les termes "greffe" et "transplantation" sont utilisés indifféremment. On en distingue trois types
    • Autogreffe
    • Allogreffe
    • Xénogreffe
  • 363. La Transplantation
    • L’autogreffe consiste à transférer un greffon prélevé chez le receveur lui-même
    • transplantation "isogénique" ne soulève que des problèmes chirurgicaux
    • Rein de sa situation normale dans la région lombaire, vers un emplacement placé plus bas dans la région iliaque. Cette intervention est parfois utile pour sauver un rein dont l’abouchement normal dans l’aorte est menacé d’obstruction.
    • Intensification thérapeutique de maladies malignes
    • injection de cellules souches hématopoïétiques autologues de la moelle osseuse ou du sang périphérique, prélevées et retransfusées chez le malade après congélation et cryopréservation.
  • 364. La Transplantation
    • L’allogreffe est une transplantation entre deux individus génétiquement différents mais de la même espèce (jumeaux monozygotes exclus).
  • 365. La Transplantation
    • L’allogreffe est une transplantation entre deux individus génétiquement différents mais de la même espèce (jumeaux monozygotes exclus).
    • La xénogreffe se définit comme une transplantation entre espèces différentes, par exemple de la souris au rat ou de l’animal (singe, porc …) à l’homme
  • 366. La Transplantation
    • greffe épidermique
    • 1869 à Genève Jacques-Louis Reverdin
    • greffe cornée
    • 1914 à Prague Elschwig
  • 367. La Transplantation
    • Allogreffes de tissus (15 000 par an)
    • Greffes de cornées (2000 par an en France) pour restaurer une fonction
    • Greffes cutanées vitales pour les grands brûlés
    • Greffes de valves cardiaques et de vaisseaux vitales pour les infections de prothèses
    • Pas de réactions de rejet.
  • 368. La Transplantation
    • Banque de tissus
    • Sécurité (préparation ,validation, conservation)
    • traçabilité
    • distribution
    • cadre réglementaire de la loi de bioéthique de 2004
  • 369. La Transplantation
    • Les greffes de cellules souches hématopoïétiques concernent les cellules du sang périphérique, de la moelle osseuse et du sang placentaire (3.000 par an en France)
    • leucémies , lymphomes ou cancers métastasiques résistants aux autres formes de traitements,
    • apporter la partie manquante de leur tissu hématopoïétique (en cas de déficits immunitaires congénitaux ou d’aplasies médullaires),
    • reconstituer le tissu hématopoïétique détruit par une thérapeutique très intensive visant à éradiquer la maladie initiale.
  • 370. La Transplantation
    • Autogreffes thérapeutique de nombreuses hémopathies ou tumeurs solides.
    • Moelle osseuse prélevée, congelée après élimination des cellules tumorales ;
    • Traité par radiothérapie et/ou chimiothérapie
    • Réinjecté avec sa propre moelle.
    • pas de réaction de greffon contre l’hôte
  • 371. La Transplantation
    • Nourrissons déficits immunitaires sévères système immunitaire peut être reconstitué par apport de cellules souches de la moelle osseuse d’un germain HLA identique ou d’un autre donneur histocompatible
    • leucémies aiguës ou myéloïdes chroniques .
  • 372. La Transplantation
    • Au début du XXe siècle, les travaux de chirurgie vasculaire de l’École lyonnaise par Mathieu Jaboulay et Alexis Carrel, firent prendre tout leur essor à la transplantation d’organes
  • 373. La Transplantation
    • en 1902 Alexis Carel (1875-1944) réalise une autotransplantation rénale chez le chien, le rein étant branché sur les vaisseaux du cou
    • En 1906 Mathieu Jaboulay (1860-1913) réalise pour la première fois chez une femme une xénogreffe : c’est un échec.
  • 374. La Transplantation
    • La transplantation d’organes est " la grande aventure " chirurgicale et médicale du XXème Siècle.
    • Le rein a été d’emblée l’organe privilégié par les chirurgiens du fait de sa parité et de l’abord simple de ses vaisseaux.
  • 375. La Transplantation
    • Première greffe de rein réalisée par un chirurgien Russe Voronoy en 1933 suivi par David Hume à Boston en 1947.
    • En janvier 1951, trois équipes parisiennes réalisent des homogreffes rénales (C. Dubost, M. Servelle et R. Küss).
    • Premières survies temporaires à Boston en Février 1952 ( rein de cadavre) et à Paris Necker en décembre 1952 ( donneur vivant)
    • 1954 à Boston premier succès de transplantation rénale donneur vivant (frères jumeaux homozygotes) puis en 1959 à Paris (équipe de Necker) entre jumeaux hétérozygotes.
    • A partir de 1960, la transplantation entre frère et soeur non jumeaux conduit à des succès, puis des succès furent obtenus à partir de reins de cadavre.
  • 376. La Transplantation
    • Compatibilité tissulaire. sélection du donneur. 1958 Jean Hamburger
    • groupes de leucocytes du donneur et du receveur = groupes d’ antigènes HLA (Human leucocyte antigens) Jean Dausset.
  • 377. La Transplantation
    • Prévention du rejet
    • Découverte des corticoïdes (1950),
    • Irradiation du receveur par les rayons X (1955)
    • I mmunosuppresseurs (1960).(Azathioprine)
    • En 1959 deux premiers succès d’ allogreffe rénale chez l’homme, entre jumeaux hétérozygotes Boston, J. Merrill Paris J Hamburger
  • 378. La Transplantation
    • la transplantation rénale étendue aux greffes entre non jumeaux.
    • la maîtrise des techniques chirurgicales
    • traitements immunologiques. 1972 découverte des propriétés immunosuppressives de la ciclosporine (Jean-François Borel (Sandoz, Bâle) modifia de façon spectaculaire la présentation clinique du rejet.
  • 379. La Transplantation
    • Au début des années 1980, la ciclosporine fut complétée par d’autres modalités médicamenteuses et de surveillance qui réduisirent considérablement la fréquence et l’intensité des crises de rejet et suscitèrent une explosion de programmes internationaux dans le domaine du foie, du pancréas , du coeur-poumons et du poumon.
  • 380. La Transplantation
    • Les grandes dates de la transplantation d’organes 1959 : Première transplantation réussie du rein  1967 : Première transplantation réussie du coeur 1972 : Première transplantation du foie 1976 : Première transplantation du pancréas 1981 : Première transplantation du bloc coeur-poumons 1987 : Première transplantation du poumon
  • 381. La Transplantation
    • L’histoire de la greffe ne peut se réduire à celle de ses techniques
    • -disponibilité des organes -cadre de prélèvement
    • -problèmes scientifiques et cliniques
    • -dimension éthique
  • 382. La Transplantation
    • La condition clinique : la mort encéphalique La mort n’est pas un phénomène instantané, global, consécutif à l’arrêt des battements cardiaques, mais un phénomène progressif et irréversible. Ainsi, la mort encéphalique, définie comme la destruction du tronc cérébral associée à celle des hémisphères du cerveau, implique-t-elle, à très court terme, la destruction de l’organisme entier.
  • 383. La Transplantation
    •   Comment la transplantation d’organes peut-elle être pensée d’un point de vue éthique ? La dimension éthique de la transplantation d’organe a été encadrée de façon précise en France par la loi 94-654 du 29 juillet 1994, qui s’inscrit elle-même dans le cadre de la loi 94-653, du même jour, relative "au respect du corps humain". Quatre grands principes éthiques ont présidé à l’élaboration de ces lois : le consentement du donneur, la gratuité de l’acte, l’anonymat donneur-receveur, l’interdiction de publicité.
  • 384. La Transplantation
    • D’un point de vue religieux enfin, l’ensemble des confessions est aujourd’hui d’accord pour ne pas s’opposer au don et au prélèvement d’organes et de tissus, considérant que la greffe n’est pas une simple technique médicale mais également une pratique sociale qui fait appel à la solidarité et au combat pour la vie.