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  • 1. A tous ceux qui mont aidé• Aet quz se reconnartront.Il est évident que la carrière de polémiste estinfiniment moins capitonnée que celle de poèteélégiaque ou de romancier mondain. Le pamphletconduit mrement à la fortune, encore moins auxhonneurs. Son plus clair bénéfice est une longue suitede démêlés avec La Justice et lopinion. De manièreinvariable, lécrivain de combat doit subir lesreniements, les coups de ceux-/à quil croit défendre, etquen fait iL défend. Quels que soient son temps, sonparti, quiLsappelle Marat, Courier, Carrel, Veuillot,Vallès, Rochefort, Dmmont, Bloy, Tailhade, Zola,Cassagnac, jouveneL, Daudet, Maurras, son sort estrégLé, pLus ou moins tragiquement, égaLement ingrat.Doù vient donc que toujours, en dépit de tout et detous, il se trouvera des homrnes qui, dédaigneux desfacilités de la vie, se consacreront en connaissance decause à La plus redoutable des tâches humaines, qui estdejeter laLarme auxjours de grandpériL, et, siL lefaut,de crier malheur sur Les contemporains?Cest que le monde littéraire nest pas entièrementcomposé de littérateurs. Il se trouve des hommes qui nese réfugient pas dans leur œuvre... Ces hommes se5
  • 2. DU MÊ~I E AUTEUREssaisLes Mouvements de mode expliqués aux parents,Robert LAffont, 1984 (en collaboration avec H ector Obalket Alexandre Pasche).La C réation de mode, S./.5., 1987.Sociologie du dragueur, Editions Blanche, 1996.Vers la féminisation ?, Editions Blanche, 1999.Jusquoù va-t-on descendre?, Éditions Blanche, 2002.Socrate à Saint-Tropez, Editions Blanche, 2003.RomansLa Vie dun vaurien, Editions Blanc/te, 200 1.Misères du désir, Editions Blanche, 2004.,Chute !, Editions Blanche, 2006.Films de court mEtrageChouabadaballet, une dispute amoureuseessuie-glaces, Editions Soral, 1990.entre deuxLes Rameurs, misère affective ct culture physique àCarrière-sur-Seine, Agatfilms, 1993.Film de long mEtrageConfession dun dragueur, Flach films, 200 1.© Éditions Blanche, Paris, 20Il!SB : 9782846282482lmprimt ~~~ Franc~•Alain SORALCOMPRENDREl:EMPIREDemain la gouvernance globaleou la révolte des N ations?ESSAICollection dirigée par Franck Spengler20IlEDITIONS BLAl"CHE38, rue La CondamineP ARIS 17e
  • 3. battent. Ils se battent parce que sils ne se battaient pas,nu/ne se battrait à leur place. Et pourquoi se battent-ils? Par devoir civique, assurément, mais encore etsurtout pour lhonneur de leur profession. Seuls etdésannés, ils vont au cœur de la bataille parce quilsobéissent à leur mission. Ils se mentiraient à eux-mêmes, sils renonçaient au combat.Henri Béraud* * *Hier, à travers la foule du boulevard, je me sentisfrôlé par un Etre mystérieux quejavais toujours désiréconnaître, et que je reconnus tout de suite, quoique jene leusse jamais vu. Ii y avait sans doute chez lui,relativement à moi, un désir analogue, car il mefit, enpassant, un clignement doeil significatifauquelje mehâtai dobéir. Jele suivis attentivement, et bientôt jedescendis derrière lui dans une demeure souterraine,éblouissante, oii éclatait un luxe dont aucune deshabitations supérieures de Paris ne poun·aitfournir unexemple approchant. Il me parut singulier que jeussepu passersi souvent à côté de ce prestigieux repaire sansen deviner lentrée. Là régnait une atmosphèreexquise,quoique capiteuse, qui faisait oublier presqueinstantanément toutes les fastidieuses horreurs de lavie; on y respirait une béatitude sombre, analogue àcelle que durent éprouver les mangeurs de lotus quand,débarquant dans une île enchantée, éclairée des lueursdune éternelle après-midi, ils sentirent naître en eux,aux sons assoupissants des mélodieuses cascades, le désirde ne jamais revoir leurs pénates, leurs femmes, leurs6enfants, et de nejamais remonter sur les hautes lamesde la mer.lJ y avait là des visages étranges dhommes et defemmes, marqués dune beautéfatale, quil me semblaitavoirvusdéjà àdesépoques et dans despaysdont il métaitimpossibledemesouvenirexactement, et quiminspiraientplutôt une sympathiefraternelle que cette crainte qui naîtordinairement à laspect de linconnu. Sije voulais essayerdedéfinirdunemanièrequelconquelexpressionsingulièrede leurs regards, je dirais que jamais je ne vis dyeuxbnïlant plus énergiquement de lhorreur de lennui et dudésir immortel de se sentir vivre.Mon hôte et moi, nous étions déjà, en nous asseyat1t,de vieux et pmfaits amis. Nous mangeâmes, nous bûmesoutre mesure de toutes sortes de vins extraordinaires, et,chose non moins extraordinaire, il me semblait, aprèsplusieurs heures, que je nétais pas plus ivre que lui.Cependant le jeu, ce plaisir surhumain, avait coupé àdivers intervalles nosfréquentes libations, etje dois direquejavaisjoué et perdu mon âme, en partie liée, avecune insouciance et une légèreté héroïques. [;âme est unechose si impalpable, si souvent inutile et quelquefois si"" 0 , , • 1genallle, que1e n eprouvat, quant a cette perte, qu unpett moins démotion que si javais égaré, dans unepromenade, ma carte de visite.Nous fumâmes longuement quelques cigares dontla saveur et le paifum incomparables donnaient àlâme la nostalgie de pays et de bonheurs inconnus, et,enivré de toutes ces délices, josai, dans un accès defamiliarité qui ne parut pas lui déplaire, mécriet; enmemparant dune coupe pleine jusquau bord:«A votre immortelle santé, vieux Bouc1»Nous causâmes aussi de lunivers, de sa création et desafuture destruction; de la grande idée du siècle, cest-à-7
  • 4. dire du progrès et de la pe,fectibilité, et, en général, detoutes les formes de linfatuation humaine. Sur cesujet-là, Son Altesse ne tarissait pas en plaisanterieslégères et irréfutables, et elle sexprimait avec unesuavitéde diction et une tranquillitédans la drôlerie queje naitrouvées dans aucun des plus célèbres causeurs delhumanité. Elle mexpliqtta labsurdité des différentesphilosophies qui avaient jusquà présent pris possessiondu ce1veau humain, et daigna même mefaire confidencede quelques principes fondamentaux dont il ne meconvient pas de partager les bénéficeset la propriété avecqui que ce soit. Elle ne se plaignit en aucunefaçon de lamauvaiseréputation dont ellejouit danstoutes lespartiesdu monde, massura quelle était, elle-même, la personnela plus intéressée à la destruction de la superstition, etmavoua quelle navait eu pew; relativement à sonpropre pouvoir, quune seule fois, cétait le jour où elleavait entendu tm prédicateur, plussubtilquesesconfrères,sécrier en chaire: «Mes chers frères, noubliez jamais,quand vous entendrez vanter le progrès des lumières, quela plus belle des ruses du diable est de vous persuaderquii nexiste pas!»Le souvenir de ce célèbre orateur nous conduisitnaturellement vers le sujet des académies, et monétrange convive maffirma quil ne dédaignait pas, enbeaucoup de cas, dinspirer la plume, la parole et laconscience des pédagogues, et quil assistait presquetoujours en personne, quoique invisible, à toutes lesséances académiques.Encouragé par tant de bontés, je lui demandai desnouvelles de Dieu, et sil Lavait vu récemment. Il merépondit, avec une insouciance nuancée dune certainetristesse: «Nous nous saluons quand nous nous t·encon-trons, mais comme deux vieux gentilshommes, en qui8une politesse innée ne saurait éteindre tollt à fait lesouvenir danciennes rancunes. »Il est douteux que Son Altesseaitjamais donné une silongue audience à un simple mortel, et je craignaisdabuse1: Enfin, comme laube fnssonnante blanchissaitles vitres, ce célèbre personnage, chanté par tant de poèteset servi par tant de philosophes qui travaillent à sa gloiresans le savoù; me dit: «Je veux que vous gardiez de moiun bon souvenù; et vous prouver que Moi, dont on dittant de mal, jesuis quelquefoisbon diable, pourmeservirdune de vos locutions vulgaires. Afin de compenser laperte in·émédiable que vous avez faite de votre âme, jevous donne lenjeu que vous auriez gagné si le sort avaitété pour vous, cest-à-dire la possibilité de soulager et de. vaincre, pendant toute votre vie, cette bizarreaffection delEnnuz~ qui est la source de toutes vos maladieset de tousvos misérablesprogrès. jamais un désir ne seraformé parvotiS, queje ne votiS aide à le réaliser; votiS régnerez survos vulgairessemblables; vousserezfoumi deJlatten.es etmême dadorations; largent, lor, les diamants, les palaisféenques, viendront vous chercher et votf.S prieront de lesaccepte!; sansque vott.S ayezfait un effort pour lesgag11et~·votf.S changerez de patrie et de contrée aussi souvent quevotre fantaisie vous lordonnera; vous vous soûlerez devoluptés, sans lassitude, dans des pays_ charmants où ilfaittoujours chaud et où lesfemmes sentent aussi bon que lesfleurs, - et caetera, et caetera... », ajouta-t-il en se levantet en me congédiant avec un bon sourire.Si ce neût été la crainte de mhumilierdevant uneaussi grande assemblée, je serais volontiers tombé auxpieds de ce joueur généreux, pour le remercier de soninouïe mut1ijicence. Mais peu à peu, après queje leusquitté, lincurable défiance rentra dans mon sein; jenosais plus croire à un si pmdigieux bonheur, et, en me9
  • 5. couchant, faisant encore ma prière par un restedhabitude imbécile, je répétais dans un demi-sommeil«Mon Dieu/ Seigneur, mon Dieu/faites que le diableme tienne sa parole/»C harles BaudelaireSpleen de Paris, Lejoueur généreux* * *Tu casses des cailloux, vieillard, sur le chemin;Ton feutre humble et troué souvre à lair qui lemouille;Sous la pluie et le temps ton crâne nu se rouille;Le chaud est ton tyran, lefroid est ton bourreau;Ton vieux corpsgrelottant tremble sous ton san·au;Ta cahute, au niveau du fossé de la route,Offre son toit de mousse à la chèvre qui broute;Tu gagnes dans tonjom-juste assez de pain noirPour manger le matin et pourjeûner le soir;Et, fantôme suspect devant qui lon recule,Regardé de tt·avers quand vient le crépuscule,Pauvre au point dalarmer les allants et venants,Frère sombre et pensifdes arbresfrissonnants,Tu laisses choir tes ans ainsi queux leurfeuillage;Autrefois, homme almS dans la force de lâge,Quand tu vis que lEurope implacable venait,Et menaçait Paris et notre aube qui naît,Et, mer dhommes, roulait vers la France effarée,Et le Russe et le Hun sur la terre sacréeSe ruer, et le nord revomir Attila,Tu te levas, tu pris tafourche; en ces temps-là,Tu fus, devant les t·ois qui tenaient la campagne,JOUn des grands paysans de la grande Champagne.Cest bien. Mais, vois, là-bas, le long du vert sillon,Une calèche an·ive, et, comme un tourbillon,Dans la poudre du soÙ quà ton front tu secoues,Mêle léclaù· du fouet au tonnerre des roues.Un homme y dort. Vieillard, chapeau bas1Ce passantFit safortune à lheure où tu versais ton sang;Iljouait à la baisse, et montait à mesut·eQue notre chute était plus profonde et plus sûre;Ilfallait u11 vautour à nos morts; illefut;Ilfit, travailleur âpre et toujours à laffût,Suer à nos malheurs des châteaux et des rentes;Moscou remplit ses prés de meules odorantes;Pour lui, Leipsick payait des chiens et des valets,.Et la Bérésina charriait tm palais;Pour luz~ pour que cet homme ait desfleurs,des chatmilles,Des parcs dans Paris même ouvrant leurs la1gesgrilles,Desjardins où lon voit le cygne errer sur leau,Un million joyeux sortit de Waterloo;Si bien que du désastre il afait sa victoire,Et que, pour la mange1; et la tordre, et la boù·e,Ce Shaylock, avec le sabre de Bluche1;A coupé sm· la France une livre de chaù:01; de vous deux, cest toi quon hait, lui quon vénère;Vieillard, tu nes quun gueux, et ce millionnaire,Cest lhonnête homme. Allons, debout, et chapeaubas!Victor HugoLe travailleur et lejoueur en Bourse
  • 6. INTRODUCTION :COMPRENDRE L:EMPIREDéjà comprendre le titre.Composé, comme Sociologie du dragueur, detextes courts senchaînant logiquement pourraconter ce combat didées quest lHistoire, sansomettre de resituer ces idées dans lHistoire qui lesa vu naître, Comprendre lEmpire aurait tout aussibien pu sintituler : Sociologie de la domination ouSociologie du mensonge, tant Empire et dominationpar le mensonge sont liés.Peu universitaire dans sa forme, par respect pourle lecteur, mais fruit de cinquante années dexpé-riences combinant lectures et engagement sanslequel il nest point de compréhension véritable, cetessai pédagogique récapitule le parcours complet -allant de la Tradition au marxisme et du marxismeà la Tradition - qui seul permet la mise à jour duprocessus de domination oligarchique engagédepuis plus de deux siècles en Occident.13
  • 7. Quant à la motivation de lauteur, le pourquoidune telle prise de risques pour si peu dadhésion -domination impériale oblige - peut-être une enviedentrer dans la légende plus forte que celle dentrerdans la carrière ? I..:ivresse de la vérité qui finit parsimposer comme une religion ? Cet ennui mortelaussi quon ressent à force de ne côtoyer danslOlympe que des salauds, des soumis et des cons.En résumé, une tournure desprit qui me dépasse,m ais qui fait q ue je ne parviens pas, malgré lesleçons de la vie et les déceptions, à me résoudrecomme tant d autres laissés sur le bord de la route,à ce cynisme délite qui conduit au mépris dupeuple et du bien commun.1.DIEU ET LA RAISONLa République française est invincible comme laRaison, elle est immortelle comme la vérité. Quand laliberté a fait une conquête telle que la France, nullepuissance humaine ne peut len chasser.Maximilien de RobespierrePartout où la bourgeoisie est parvenue à dominer,elle a détntit toutes les conditionsféodales, patriarcales,idylliques. Impitoyable, elle a déchiré les liensmulticolores de la féodalité qui attachaient lhomme àson supén.eur naturel, pour ne laisser subsister dautrelien entre lhomme et lhomme que lintérêt tout nu,linexorable "paiement comptant". Fnssons sacrés etpieuses ferveurs, enthousiasme chevaleresque,mélancolie béotienne, elle a noyé tout cela dans leauglaciale du calcul égoïste.Karl Marx15
  • 8. LA RÉVOLUTION FRANÇAJSEIl faut bien commencer par un commencement,or lHistoire na ni début ni fin. Cest dailleurslespoir, le seul, en période daccumulation desdéfaites: liquidation du gaullisme, disparition duPCF, victoire du «oui » à Maastricht, élection deN icolas le perir, montée en puissance du CRIF...O n peut être mené 15 à 0, personne jamais ne siffiela fi n du match ct lécrasant gagnant du momentpeut devenir le perdant de demain; un jour élu,lautre martyr...C est sans doute ce q ue Nietzsche, raillant lestenants naïfs et brutaux dun «sens de lHistoire »jalonné de Raison (boucheries napoléoniennes), deLumières (hécatombe industrielle de Verdun) et deProgrès (atomisation technicienne dHiroshima)appelait «léternel retour». .. .Léternel retour qui . . . .n est pas un concept ma1s une mtultlon, unconstat.Mais si lHistoire ne finit jamais, comme lasuccession des buts dans un match sans fin, il y ades «moments», des bornes, des sauts qualitatifs(Soljenitsyne parle de «nœuds»), des temps où,si tour ne change pas, contrairement à ce que16pclaironnent les vainqueurs du moment, tout sepoursuit dune autre façon.Er comme nous sommes en France ct français,cette histoire ne commence pas par lItalie des Borgia,lAngleterre de Cromwell, même si quelque chose denotre modernité se joue déjà ici et là, mais par cetautre grand moment quest la Révolution française.Pas la mythologie révolutionnaire, ce début duroman national qui, nécessairement, comme chaquefois quil sagir dinstiller dans lesprit du peuple sasoumission à un ordre nouveau, en fair une lutte dubien, lumineux, progressiste contre le mal, obscu-rantiste, absolutiste; soit la Révolution françaisedans le «sens de lhistoire» vue par Jules Michelet,mais pour le dire encore plus simplement : quandDieu fut politiquement vaincu par la Raison.CATHOLICISME, IDEOLOGIE DE LA OBLESSE ETRAJSON, RELIGION DE LA BOURGEOISIEPar Raison, il ne faut pas entendre le rationalismequi prévautdanslessciencesexactes (mathématiques,physique) ce qui reviendrait à dire que, par laRévolution française, le vieux monde des vieillescroyances religieuses fur logiquement vaincu,dépassé par Je monde nouveau de la vérité dessciences. Une vision q ui renvoie au positivismedAuguste Comte et à laquelle la boucherie de laPremière G uerre mondiale mit un terme par ledésenchantement existentialiste..L H istoire nous démontrant que derrière la pré-tention à la scientificité des sciences humaines,sociologie, économie... se cache toujours lidéologie17
  • 9. des vainqueurs. Et que plus cette idéologie se parede scientificité - le «socialisme scientifique» rayon-nant sous Staline en fut le plus bel exemple - pluscette raison scientifique ct son «Sens de lHistoire »génèrent de folies dans les actes : du génocide ven-déen à la Révolution culturelle chinoise.Par victoire politique de la Raison politiqueentendons : quand une idéologie de domination, laRaison bourgeoise commerçante et rationaliste, soitla nouvelle religion toute neuve et fervente de laclasse montante, vainquit le catholicisme, cetteidéologie de la royauté usée par mille ans de pouvoir,à laquelle la noblesse elle-même ne croyait plus.vra1ment.Personne, à par le postillonnant Mélenchonpeut-être, naurait larrogance aujourdhui, avec lerecul, de prétendre quil sagissait de la lumière faceaux ténèbres, mais cest pourtant ce quil fallaitcroire à lépoque pour tenter cette grande aventureet entreprendre ce grand bouleversement. Puiserdans cene croyance la conviction, et la violencenécessaire, pour mettre à bas, dans le meurtre et lesang, le monde ancien, usé et finalement si faible duroi catholique...LE MYrHE DE I.:.ABSOLUTISME ROYALA ceux qui croient encore à !«absolutisme royal »,nous rappelons lexistence des «corps intermédiaires».Comme nous le elit IEnl.)rclopédie Universalis :~L:.ancienne France était, depuis le Moyen Age, composéede groupes dindividus appelés corps : collèges,communautés, associations de gens ayant même métier/8ou même fonction dans La nation, et réunis à la foispour la préservation de leurs intérêts particuliers etcelle du bien commun. Ces corps existaient avec lapermission du souverain et lui étaient subordonnés,bien que leur existence fût souvent antén.eure àlinstauration de son pouvoir; cétaient les parlements,cours et conseils souverains, corps de médecins oudavocats, corporations et métiers, compagnies decommerce ou dindustn·e. Ils possédaient leurs propreslois et statuts, ce qui ne les dispensait pas dobéir auxlois générales, et des Libertés et pn.vilèges qui lesgarantissaient contre tarbitraire et le despotisme. Entant que personne morale, un c01ps pouvait posséderdes biens ou intenter un procès pourfaire t·especter sescoutumes; il avait un rang dans la société, auquelétaient attachés honneurs et dignités...LE MYfHE DE l:UNAllJMITÉ DU PEUPLERÉVOLUTIONNAIREA ceux qui croient encore au discrédit et à laréprobation populaire unanime, nous rappelons les«Chouans».Soit tous ces paysans de Bretagne, du Maine, deNormandie, de lAnjou, de lAveyron, de la Lozère,de Vendée et du Poitou qui, pour sopposer aunouvel ordre révolutionnaire et républicain,rejoignirent larmée catholique et royale parce quede lancien ordre, bien que du petit peuple, ils setrouvaient fort bien...19
  • 10. LE MYfHE DE I.:ÉGALITÉ FRATEIUIELLEE nfin, à ceux qui verraient encore dans laRévolution la naissance de légalité et de la fraternitéréelles, nous rappelons la « loi Le C hapelier».Soit lavènement aussi, dans le dos des «droits delhomme» mais sur le dos du petit peuple du travail,du plus brutal libéralisme économique l La loiLe Chapelier, promulguée en France deux ansseulement après la prise de la Bastille, proscrivantles organisations ouvrières et les rassemblements depaysans. Interdisant, de fait, les grèves et laconstitution des syndicats, ainsi que les entreprisesnon lucratives comme les mutuelles. Ne visant niles clubs patronaux, ni les trusts, ni les ententesm onopolistiques qui ne furent jamais inquiétés, elleprovoque, dès 1800 chez les ouvriers charpentiers,la formation de ligues privées de défense et de grèvessauvages, quelle permet de réprimer jusquàNapoléon III.. .LE CATHOLICISME DÉTAT OU NOS ANCIENSDROITS DE t:HOMME: TRÈVE DE DIEU, DÉFENSEDE LA VEUVE ET DE I.:ORPHELIN, GUERRE JUSTED e plus, contrairem ent à ce quil est aussidusage de croire dans nos milieux du conformismelibre penseur, la religion catholique, certes idéologiedu pouvoir royal, ne fut pas seulement mensonge,tartuferie ct pure trahison du C hrist dans sa collusionavec lautorité..LÉglisc était aussi atténuation de la violenceconsubstantielle au pouvoir, comme aujourdhui20nos «droits de lhomme »- religion de la bourgeoi-sie - sefforcent datténuer les violences du libéra-lisme bourgeois sans jamais, non plus, le remettre.en questton.Cet effort dadoucissement de la violence,intrinsèque au pouvoir par lEglise, au côté dupouvoir royal, ce fut, par exemple, à partir duxesiècle, « la paix et la trêve de Dieu ». Unmouvement spirituel et moral qui sefforçait delimiter dans le temps et dans ses conséquences, lesactivités guerrières. Son but étant de mettre unterme aux guerres privées entre seigneurs dont lespauvres - ainsi sont désig nés ceux qui ne peuventpas se défendre - étaient les premières victimes. Un. mouvement de pacification initié par lEglise quireçoit finalement lappui du pouvoir royal et de lahaute noblesse pour devenir, dans toute la chevalerie,la fameuse morale chrétienne de la «défense de laveuve et de lorphelin ».Dans un même esprit, mais à un niveau socialsupérieur, la volonté des papes fut également delimiter les affrontements entre princes chrétiens,sefforçant dorienter leur ferveur guerrière àlextérieur de lespace européen, notamment vers lesoutien à lEmpire romain dOrient par lescroisades.Un autre exemple encore du rôle authentique-,ment pacificateur et chrétien de lEglise est la théoriede la «guerre juste » élaborée par Saint Thom asdAquin. En gros une guerre était considérée comme,juste par lEglise, si et seulement si :- tous les moyens pour léviter ont été entrepris;- si le résultat quon peut en attendre sur le plandu bien est meilleur que la situation initiale;21
  • 11. -si son but est donc le bien commun et non pasun quelconque but caché;- et enfin, et surtout, si cette guerre restelimitée.En effet, et comme nous le rappellera plus tardCarl Schmitt, pas de «guerre totale» sous lAncienrégime des rois très catholiques.Souvenons-nous dailleurs, plus près de nous, du,rôle joué encore par lEglise dans ses tentatives demédiation pour éviter la Première Guerre mondiale.Tentative notamment de paix séparée avec lAutrichequi fut rejetée par les alliés, Clémenceau en tête, quivoulaiem tous la destruction complète des E mpirescentraux.. .FIN DE I..:OMNIPOTENCE CATHOLIQUE ETGUERRES DE RELIGIONSUn double mouvement de pacification, des noblesenvers les pauvres et des nobles entre eux, sanslequel on peut estimer que lOccident du MoyenAAge, rongé par la multitude des guerres minusculeset imestines, naurait pas connu lessor qui fut lesien. Cest d ailleurs la Guerre de Cent ans,et surtout les gu erres de religions -soit la fin delomnipotence catholique- q ui mettra un termeà cette période de paix dont le modèle de,gouvernement, selon lEglise, fut le règne de SaintLouis.22LA RIVALITÉ CROISSANTE DU ROIET DE LA 1 OBLESSEEn fait, il ressort de mille ans de règne et decollaboration du pouvoir royal et de lÉg lise, un rôleglobal de pacification et d·administration de laFrance. Un partage des pouvoirs où le roi ct lÉglisefu rent souvent les deux recours des pauvres face auxabus de la noblesse. Les rois de France ayantdailleurs progressivemem affirmés et renforcés leurpouvoir, auprès de leurs sujets, en prenant la défensedes petits contre les grands. Ce qui expliquenotamment la précocité de labolition du servage enFraHce, le roi ayant tout intérêt, face à la noblesseterrienne ct ses serfs, à être le suzerain du plusgrand nombre dhommes libres.Une histoire intérieure de la monarchie françaisequi, contrairement à la mythologie révolutionnaireet républicaine, se résuma souvent à un affrontementdu pouvoi r royal contre la noblesse qui tentait elle soit de restaurer, soit daugmenter ses privilèges. Etlon peut même dire que cest cene incapacité de lamonarchie à éliminer cette noblesse parasitaire,plus le choix, à partir du règne de Louis XIV, des·appuyer sur la bourgeoisie pour atteindre ce but(de Colbert à Turgot) plutôt que de la réformer àlanglaise, qui aboutira à la Révolution.JAlvWS CHANGEME T E FUT VOULUPAR LE PEUPLEPour continuer de détricoter le roman national,ajoutons que jamais changement ne fur désiré par Je23
  • 12. peuple, et que rien nest plus mensonger que lascène finale du fil m de Tavernier, Que La fêtecommence, où lon veut nous faire croire, enfaisant passer des paysans devant un carrosse enflammes, à une haine du petit peuple paysan pourle pouvoir royal. Car dans une France agricole àplus de 80% (elle le restera jusquau milieu duxxe siècle), le peuple cest la paysannerie et lapaysannerie est tout sau f révolutionnaire. Plutôtencline à respecter lautorité sacrée, donc lecatholicisme et le roi, le peuple paysan, au gré desplus ou moins mauvaises récoltes, a tout au plusdes colères, des jacq ucries sporadiques souventtournées vers le parasitisme local, mais sans projetrévolutionnaire pensé et théorisé. Face aux abusde la noblesse, sa phrase nest pas : «Mort autyran », mais au contraire: «Si le bon roi savait».D ans les faits, comme avec Tavernier - typiquede cette bourgeoisie de gauche de culture trotskistequi travestit chaque fois la voix du peuple sans enêtre - tout sc joue dans les villes, dans les salons,dans les clubs, à Paris...LE PEUPLE CEST LE TIERS-ÉTATMAIS LE TIERS-ETAT CEST LA BOURGEOISIEA Paris où les théoriciens de la révolutionpeuvent dire, en toute Raison, que le peuple cestle Tiers-Etat, cest-à-dire ni la noblesse ni le clergé,effectivement deux classes non productives, doncparasttatres.Seulement, si du Tiers-État on retranche lapaysannerie fidèle au roi, soumise à Dieu et en24rien révolutionnaire, alors de ce peuple ne reste, parce tour de passe-passe, que la bourgeoisie. Soit cenefraction de classe minuscule, pas plus nombreuseque la noblesse qui pèse, comme tout pouvoir, unpour cent de la population globale, mais qui parleau nom du peuple: juges, avocats, clercs, richesnon-terriens dans la coulisse. Une fraction de classequi n est plus du peuple depuis longtemps, mais quipossède toute les cartes et une partie des clefs, déjà,pour exercer les pleins pouvoirs...COMMENT I:AR.ISTOCRATIESEST T UÉE ELLE-MÊMEMais si la bourgeoisie révolutionnaire pu tuerDieu, la noblesse et le roi si facilement, cest que cetravail de destruction avait été fait de lintérieur etque laristocratie sétait déjà tuée elle-même.Dabord par lEdit de la Paulette, qui fait entrerle ver bourgeois, sous le nom de noblesse de robe,dans le fruit aristocratique par la vénalité descharges. D écision qui m arque le début de la prisedu pouvoir de largent et des services sur celui de lagrande propriété foncière et de la fonction militaire;soit le début de la remise en cause du pouvoir delaristocratie.E nsuite sous Louis XIV, par la logique et lastratégie politique de Versailles, où le pouvoir royal,marqué par la Fronde des princes et pour jugulerlopposition de la noblesse, choisit, plutôt que detenter de la réformer, de la pousser dans sa fonctionparasitaire, au risque de sen remettre exclusivementdésormais à la bourgeoisie daffaires (de Colbert à25
  • 13. Necker), tout en délégitimant auprès du peuplelordre aristocratique.Un double suicide pratique auquel il faut ajouterle suicide idéologique quest ladhésion, par toute lahaute noblesse cultivée, roi y compris, aux idées delEncyclopédie. Autant didées nouvelles qui trans-forment en profondeur la vieille noblesse françaiseen une intelligentsia très bien décrite par GeorgesSorel dans Les Illusions du Progrès. Une aristocratiede salon de plus en plus détachée de la mécaniqueconcrète dun pouvoir depuis trop longtemps héré-ditaire, et qui ne comprend plus - comme plus tardlintelligentsia russe pré-révolutionnaire, elle aussisouvent issue de la noblesse - q uen préférant lecharme de la dialectique pour esprits fin à lobscurescolastiq ue, elle ne fait pas quun choix intellectuelet esthétiq ue, elle scie aussi la branche sur laquelleelle est assise.Car, quand le catholicisme nest plus comprispar la noblesse comme idéologie de domination etordre du monde, mais comme sujet de débatphilosophique (débat certes passionnant, mais ôcombien dangereux, amené tout en douceur par legénie de nos philosophes chrétiens du xvnc et duXVIIIe siècle, de Pascal à Rousseau en passant parVoltaire, génies de plus en plus philosophes mais demoins en moins catholiq ues); quand une idéologiedordre et de domination tombe dans le piège de laquestion de la vérité, au fi nal, cest la classedominante q uelle soutend et quelle légitime,quelle remet toute entière en cause pour la laissernue, face aux forces productives, dans la frivolité deson parastttsme...26LES TROIS MORTS DE !.:ÉGLISE CATHOLIQUEAinsi la bourgeoisie révolutionnaire tue Dieu etavec elle une aristocratie qui, sans en prendreconscience, a déjà renoncé à elle-même. A ce stade, on aurait pu penser que lEglise,libérée du pouvoir royal puisse redevenir la religiondes pauvres et des premiers chrétiens. Mais poursauver ses privilèges terrestres, et parce que labourgeoisie, après la radicalité robespierriste deA«lErre suprême», se rend compte aussi quil valaitmieux, pour un temps, compter encore avec elle, leclergé entra dans un lent processus de soumission etde collaboration avec lordre bourgeois.Progressive soumission et collaboration quitueront le catholicisme une deuxième fois, delintérieur cette fois, pour faire de lui - et malgréune opposition interne exprimée par la trèsrespectable «doctrine sociale de 1église» - unmoralisme bourgeois de droite, finalementcomplémentaire, dans la mascarade démocratiquebipartite, du moralisme bourgeois de gauche incarné,lui, par la pensée maçonnique.Cest ce catholicisme de la bigoterie de province,devenu idéologie de droite de la TroisièmeRépublique qui faisait, à juste titre, hurler de colèreet crier à la trahison ce grand catholique du Moyen"Age et des catacombes quétait Léon Bloy.Abandonné par le pouvoir, détruit de lintérieur,la troisième mort du catholicisme, surviendra enfinlors du concile Vatican Il. Une soumission cene foisnon plus seulement pratique et politique maisthéologique (dans lHistoire la théorie suit toujoursla pratique) au moralisme syncrétiste de gauche,27
  • 14. dans le droit fil de la D éclaration universelle desdroits de lH omme portée par lON .Nouvelle Église de la soumission et durenoncement dont la revue Golias, des prélats d ucalibre du cardinal Lustiger ou monseigneur Gaillotsont la conséquence et lillustration .. .VATICAN II OU LAPPEL ALA FRATERNITE UNIVERSELLEInitié par le Pape Jean XXIII et se voulant uneouverture au monde moderne, de fait de plus enplus antireligieux, on peut comparer Vatican Il -2 pour faire moderne, comme à la même époqueParly 2 ou Vélizy 2 -à la Perestroïka de Gorbatchev.Une profonde remise en question de soi-mêm e et. . , ,une concessiOn aux autres, Interpretees non pascomme généreuse ouverture, mais comme un aveude faiblesse qui prélude à leffondrement.D omination du m ondialisme capitalisteaméricano-protestant, culpabilité envers les juifspersécutés par le régime National-socialisteallemand, Vatican II, au delà de lalibi pastoral etdoctrinal, doit se comprend;e très littéralementcomme la soumission de lEglise catholiq ue aunouveau rapport de force issu de la D euxièmeG uerre mondiale, à lintérieur du camp occidental.Au-delà dune main tendue aux bouddhistes etaux hindous sans conséquence, puisque que horsde la sphère monothéiste méditerranéenne ; à côtédune déclaration fraternelle, déjà plus politique,adressée aux musulmans en pleine décolonisation(ceci expliquant en partie cela) pour leur croyance28au même D ieu abrahamiq ue et pour leur dévotionmariale, ct ce malgré leur non reconnaissance dela d ivinité du C hrist ; le g ros morceau deVatican II est sans conteste la déclaration selonlaquelle «avec ceux qui, baptisés, shonorent du nomde chrétiens, mais ne professent pas intégralement lafoiou ne conservent pas lunité de la communion avec lesuccesseur de Pierre, LEglise se sait unie par de multi-ples rapports». Déclaration qui revient explicitementà renoncer, sur le plan théologique, à sopposer à laRéforme protestante.P ire encore, dans cet esprit de cohabitationfraternelle masquant, en réalité, une pure redditionthéologique, est la déclaration selon laquelle, aun om des persécutions subies par les juifs à traverslHistoire, lEglise renonce par son action à opposerla Nouvelle Alliance à lAncienne. U ne NouvelleAlliance accomplie pourtant explicitement par laPassion du C hrist pour la dépasser et labolir.Un renoncement doctrinal pour raisons politiquesqui revient en fait, par une théologie de contrebande,à admettre leur coexistence. Et comme les juifs, dansle mêm e temps, ne reconnaissent pas, eux, laN ouvelle Alliance qui nous ferait tous juifs, cettedéclaration de <<fraternité universelle» aux relentsm açonnique revient, en bonne logique, à fairepurement et simplement du catholicisme, un sous-produit du judaïsme en plus non reconnu par lui !Ainsi, par Vatican II, les catholiques sont-ils tenusde reconnaître les juifs comme leurs «frères ainés»dans lEglise, tandis que les juifs, eux, continuent deconsidérer le C hrist, au mieux comme un rabbiapostat ayant abjuré sur la C roix («Eli, EIL~ Lamasabachthani » : «Dieu, Dieu, pourq uoi m as-ru29
  • 15. abandon né?»), ce qui revient purement etsimplement à nier lÉglise et à professer son mépris.Ainsi, par Vatican II, Monseigneur Lustiger,converti au catholicisme en 1940 (période deconversion pour le moins ambiguë) sera porté, pourson dernier repos dans la cathédrale N otre-Dame deParis, non plus par la lecture du Notre Père, m ais parcelle du Kaddish. La messe est dite. ..,LES SOUFFRANCES ET LE DECLIN DE LABOURGEOISIE CATHOLIQUEComme en témoigne lœuvre de Bernanos devenueparfaitement incompréhensible aux générationsissues du libertarisme post-soixante-huitard ; commelexpriment ses romans mettant inlassablement enscène la collision du catholicisme et de la penséebourgeoise dans un tourment moral insoluble, cettereligion passionnée, sacrificielle- non pas du livre etde la lettre, mais de lesprit et de lincarnation - estincompatible avec lesprit bourgeois, lui, parfaitementjudéo-protestant.Par sa foi de lhumilité et du don, le catholiquebourgeois, à moins quil ne se convertisse à la« modernité», sera toujours un bourgeois mal àlaise, luttant contre lui-même et dont la soumissionau monde marchand de légoïsme et du calcul nepeut mener quau renoncement à sa foi, ou à soninadaptation.Voilà pourquoi le catholicisme authentiq ue,résiduel, nest plus aujourdhui quune pratiquemarginale de déclassés nommés «intégristes » par lenouveau pouvoir, tout simplement parce quils30sefforcent de rester des catholiques intègres dansun monde ayant programmé sa désintégration.O n peut bien ûr se perdre en conjectures sur ccquaurait pu devenir ou redevenir lÉglise si elleavait choisi après le roi la rupture totale avec unmonde bourgeois si éloigné delle.Mais, face au poids d u réel, que pouvait fairecette institution forcément usée et compromise parmille ans de partage du pouvoir royal, face àlidéologie toute neuve de la Raison et des Lumièresqui, elle, pouvait tout promettre pour ne lavoirjamais exercé?Que pouvait faire, dans un monde de plus enplus matérialiste et technicien, une religion quinavait que le ciel pour promesse et lhumilité pou rvecteur, quand la nouvelle religion de la fraternitéuniverselle et de lélection en douce promettait elle au nom de la raison même, le paradis sur terre parla démocratie de la liberté et de légalité?.. ,LAIC!TE = FRA C-MAÇONNERIEEn bonne logiq ue. le contraire de la religion cestla laïcité. Mais dans la réalité historique, politique,le combat anticlérical, mené exclusivement contre lareligion catholiq ue, fut le fait dune autre église:celle d u «grand architecte de lunivers ,, et de lafranc-maçon ncrie.Apparue en Grande-Bretagne au XVIIe siècle ctintroduite en France au siècle de la Révolution lafranc-maçonnerie française, au-delà de la diversitéde ses chapelles (G rand Orient de France, GrandeLoge de France, Grande Loge nationale française,31
  • 16. • 1Fédération française du Droit Humain...) aime àse décrire comme une association essentieLlementphilosophique et philanthropique et comme unsystème de morale propagé de façon initiatique et par•cooptatton.Dans les faits, elle est une contre-Église,,alternative à lEglise catholique. Menace très tôtidentifiée par le pape C lément XII qui, dés 1738, lacondamne par la bulle In eminenti apostolatusspecula. Une action sans effet, puisque aucune bullene pouvait avoir valeur de loi dans le royaume deFrance sans être enregistrée par le Parlement ; ceque le dit parlement, déjà largement maçon àlépoque, se garda bien de fai re.Et même si la maçonnerie prérévolutionnaireput compter au départ de nombreux aristocrates,- Philippe Egalité qui vota la mort du roi (et quiétait fort probablement lhomme des Anglais) fut undes premiers grand maître du Grand Orient. Mêmesi la maçonnerie prérévolutionnaire comptait ausside nombreux prêtres, son humanisme sociétal,inspirateur de notre Déclaration des droitsde lhommeet du citoyen,en attendant la «D éclaration universelledes droits de lH omme», était directement enconcurrence avec lordre catholique et lamonarchie...MAÇONNERI E DH IER ET DAUJOURDH UIQuoi que lon pense de la maçonnerie, il est évi-dent que si être maçon sous Louis XV, commeCasanova ou Mozart, était la marque dun espritlibre ou idéaliste qui cherchait à saffranchir du pou-32,voir en place (celui de lEglise ct du roi), être maçonà partir de la République cest être du pouvoir.Un pouvoir qui culminera sous la TroisièmeRépublique par la loide 1905 - loidite de« séparation, ,des Eglises et de lEtat » - mais, en réalité, ladépossession du dernier bastion spirituel et politique,resté aux mains de lEglise catholique quétaitléducation des enfants. Une charge de formater lesesprits et les âmes, cruciale pour la domination,dorénavant confiée aux instituteurs laïquards deculture ou dobédience largement maçonnique.Ajoutons, pour nous faire une idée encore plusprécise de cet humanisme maçonnique f aitdoccultisme et de cooptation initiatique, que.lInternationale communiste interdit, dès 1922, ladouble appartenance loge et Parti. I.:appartenance àla franc-maçonnerie étant considérée alors par lescommunistes comme une trahison de classe.Une interdiction qui vaudra à tous ces maçons,privés de communisme, de finir socialistes au GrandOrient de France.Ajoutons enfin que la maçonnerie européenneest à lorigine, à la même époque, de la Société desNations, comme après guerre de 10 TU, elle mêmeprodrome du futur gouvernement mondial. ..LA MAÇONNERIE, CLERGÉOCCULTE DE LA RÉPUBLIQUEComme !e pouvoir royal, militaire etéconomique,confiait à lEglise les domaines complémentaires duspirituel et de lidée, le pouvoir bourgeois a doncaussi son clergé, chargé dappliquer lui aussi, avec33
  • 17. plus ou moins de bonheur, le cautère humaniste surla botte de loppression économique dont chacunsait quelle est plus de fer que de bois.Une maçonnerie élevée sur les cendres de lancien,pouvoir de lEglise devenue, de fa it, la nouvellereligion du pouvoir, le clergé de la Républiquebourgeoise et, au plan international, le nouvel ordredes jésuites de la République mondiale.Un ordre occulte passé peu à peu, du xvmeauxxe siècle, de la maçonnerie symboliste et grandiosedun Rudyard Kipling (exprimée dans son poèmeSi..., sachevant par le fameux vers Tu seras unhomme mon fils/) à celle bien peu philosophique etencore moins laïque dun AJain Bauer, ancien grandmaître du Grand Orient, aujourdhui en charge desquestions de sécurité au côté de Nicolas Sarkozy.,Mais à la différence du pouvoir de lEglise,officielle au côté du roi, ce pouvoir maçonniquedans la République a toujours été nié, caché,honteux. On doit se demander pourquoi.Sans doute parce que la démocratie dAgora,la République dégalité citoyenne est, à lévidence,aux antipodes dune philosophie philanthropiqueocculte propagée defaçon initiatique et par cooptation,qui plus est à travers les frontières et par dessus lesclasses.Et ce nest peut-être pas un hasard si le symbolede ces farouches bâtisseurs de démocratie laïque etrépublicaine nest pas, comme on serait en droit desy attendre, le panthéon des Grecs, mais plusétrangement, le temple de Salomon ...34MAÇONNERIE DHIER ET DAUJOURDHUI :,CFR, TRILATERALE, BILDERBERG...Aujourdhui, à lheure du mondialisme, la maçon-nerie française traditionnelle, à laffairisme provincialet moyen-bourgeois, est sans doute en déclin, non pasquant aux nombres de ses initiés, mais quant à soninfluence sur la marche de la République.Et cest sans doute parce que, désormais, lesdécisions qui concernent notre Nation se décidentau niveau mondial dans ces nouvelles maçonneriespour lhyperclasse que sont les think tanks styleBilderberg, CFR et Trilatérale, que la plupart de nosgrands médias respectables- et plus seulement leCrapouillot -sortent de plus en plus souvent desdossiers sur le scandale que constitue effectivementle pouvoir occulte de la franc-maçonnerie régnanten douce sur la démocratie française.Courageux médias osant enfin sattaquer au pou-voir qui les paie maintenant quil est ailleurs..., ,DIEU OU UNE SOCIETE DE CLASSESSMS LUITE DES CLASSESAvec la mort de Dieu, pour la bourgeoisie delégalitarisme abstrait et formel, vint le début desproblèmes. Car dans ce monde sans paradis et sansciel de limmanence absolue surgit inéluctablementce que C harles Péguy appelait le « luttisme declasse». Soit la fin de la croyance populaire en unordre divin ; la fin de léquilibre aussi des corpsintermédiaires et de la solidarité verticale des0corporatismes.35
  • 18. La stratégie du pouvoir bourgeois étant alors,appuyée à la fois sur le mensonge progressiste et lastupidité réactionnaire, de nous présenter un mondefait de deux camps: à gauche, le bien, le Progrès; àdroite le mal, la Réaction, ancêtre de tous lesfascismes. Les esprits libres parvenant, au mieux, àsaisir que, le pouvoir produisant mythification duvainqueuret diabolisation du vaincu, le plus méchantdes deux nest pas forcément celui quon croit.Mais quon choisisse de se soumettre à lordrenouveau ou quon lui oppose une virile critique à laLouis de Bonald ou Joseph de Maistre, lessentielpour la domination bourgeoise est que touscontinuent de penser, comme en sport, quil ny aque deux camps, deux équipes : gauche et droite,progressistes du côté des pauvres, des petits;réactionnaires du côté des riches et des gros.Soit, comme le dit Arlette qui a bien mérité duSystème du haut de son utile naïveté : «des patrons etdes travailleurs>), Même si, à y regarder de plus prèsavec les lunette de Marx, ces patrons sont parfois destravailleurs et ces travailleurs des petits rentiers...RÉACTIONNAJRES, CONSERVATEURS,PROGRESSISTES ET LŒÉRAUXUne mythologie du combat progressistes 1réac-tionnaires - pitch de tout le roman national - quicache la complexité des luttes et à qui elle profite.Car, chez les progressistes, il existe en réalitédeux camps opposés :- les progressistes de gauche, populaires etsociaux, inspirés par Rousseau;36- les progressistes de droite, bourgeois ct libéraux,inspirés par Voltaire.Progressistes qui croientetespèrent en la modernité,mais pour des raisons diamétralement opposées:- les premiers en attendant légalité et la fraternitécitoyennes effectives par le plus juste partage du tra-vail et des richesses;- les seconds, légalité en droit et la libertédentreprendre; soit le droit dexploiter sans entraves,libérés des interdits moraux de lAncien régime portantsur largent. ~..:égoïsme des uns, selon le credo libéralrarement démontré, faisant la prospérité des autres.De même, chez les réactionnaires deux campségalement :- ceux qui veulent conserver leurs privilègesdarrogance et de parasitisme au nom du droit divin ;-ceux qui, face à la déferlante libérale et à sa vio-lence sociale (inaugurée dès le lendemain de la Révo-lution par la loi Le Chapelier) veulent conserver cequil y avait de bon, de mesuré et dhumain dans latradition.Conservatisme de gauche qui donnera la révoltedes Luddites en Angleterre, celle des Canuts enFrance et qui fut la cause, pour partie, de linsurrec-tion vendéenne.Une droite anri-libérale rejoignant la gauche radi-cale dans sa critique dun certain progrès, et quonretrouvera un dem i siècle plus tard dans le syndica-lisme révolutionnaire, les pensées de Pierre-JosephProudhon et de Georges Sorel. Et encore moins d unsiècle plus tard en Allemagne dans la Révolutionconservatrice dun Ernst N iekisch, trop souventconfondue avec le National-socialisme ...37
  • 19. LA MÉCANIQUE RÉVOLUTIONNAIREDerrière la mythologie révolutionnaire du bientriomphant du mal,se déploie la mécanique beaucoupmoins binaire mais récurrente de la Révolution.Mécanique très bien décrite par le Soljenitsyne dela deuxième période (celle du retour dexil et de DeuxSièclesensemble) à propos de la Révolution russe. Unemécanique faite de manipulation, de liquidation etde récupération que nous reverrons encore à lœuvreen Afrique au moment de la décolonisation.Soit, pour revenir à la matricielle Révolutionfrançaise, non plus telle que la présente le romannational, mais vue de la coulisse :Faire faire le sale boulot par les progressistes degauche (Robespierre et Saint Just) afin de liquider lesréactionnaires de droite: la noblesse terrienne puis lepouvoir royal accrochés à leurs privilèges héréditaires.Afin que les progressistes de droite - en réalité labourgeoisie dargent déjà aux affaires-, une foisdébarrassé des progressistes de gauche (liquidationde Robespierre et Saint Just) puissent enfin niquertout le monde: spolier la noblesse et mettre lesanciens serfs, futurs prolétaires, au boulot!Les premiers, idéalistes montagnards, quicroyaient aux idées, découvrant un peu tard, enmontant à léchafaud, que leurs compagnons deroute, Girondins et autres affairistes tapis danslombre, ne croyaient quau pognon.Ou, dit plus simplement encore : découvrant,mais un peu tard, derrière la mythologie bipartitedu bien de gauche luttant contre le mal de droite, lasournoise victoire de la Banque...2.DIEU, LA RAISON ET LA BANQUE1/ est appréciable que le peuple de cette nation necomprenne rien au système bancaire et monétaire, carsi tel était le cas, je pense que nous serions confrontés àune révolution avant demain matin.Henry Fordfe ne suis quun banquierfoisant le travail de Dieu.Lloyd BlankfeinPDG de la banque Goldman Sachs39
  • 20. PETITE GÉNÉALOGIE DE LA BANQUE:AU DÉBUT ÉTAIT LE DONDabord tout commence par la société du don.Du don et du contre-don, de léchange, où la notionde prêt intéressé - à lopposé du prêt pour le pres-tige : «je donne donc je suis» -est inconcevable.Ce sont les sociétés dites «primitives», avec leurfonctionnement découvert par Robert H arry Lowie(le potlatch, léchange symboliq ue non utilitaire)étudiées par Marcel Mauss, et qui rend toutelogiq ue libérale impensable.D es sociétés qui on t fonctionné partout,pendant des millénaires, dont Pierre C lastres nousfait léloge à travers son observation des indiensdAmériq ue, «ces perdants magnifiques» quivivaient encore su r ce principe il y u n siècle etdemi. Sociétés dont Jean-Claude Michéa faitremarquer q uelles sont les seules durables, quandla société dite <d ibérale », fondée sur le principeinverse - leprêtàintérêtdelindividuégoïste- n existe,au mieux, que depuis deux siècles et a généré, fortlogiquement, plus de violence et d instabilitéquaucune autre organisation sociale avant elle.. .40DE LA SOCIÉTÉ DU DON , ,A LA SOCIETE DE I.:ARGE TIl faut ensuite comprendre comment les sociétéshumaines ont pu passer du don pour le prestige auprêt pour lintérêt. De lélégance à la laideur, de lanoblesse à lusure.Sans doute le développement inéluctable desforces productives, dû à lhomo sapiens et à lhomofaber - a u génie inven tif et technicien delhomme- a-t-il permis à lhumanité de passerprogressivem ent d une société de la strictesurvie- on mange tout ce quon produit - à lasociété de production dexcédents. Excéden tsdartefacts: agriculture (et non plus cueillette)objets m anufacturés (outils, poteries.. .) q ue lonpeut dès lo rs échanger sur un m arché, pour raisonsutilitaires, soit le début du commerce.D es échanges qui samplifient et se généralisentet qui, après la phase première d u troc, amènentnécessairement lidée pratique dun moyen abstraitet polyvalent déchange généralisé: la monnaie.Et q ui dit monnaie dit argent : idée daccumula-tion de richesses pour la richesse. U ne accumula-tion qui peut, dès lors, sur un champ sociallui-même modifié et déspiritualisé par cc processus,venir concurrencer le prestige du don et finir, fatale-ment, par le remplacer.Une prise de pouvoir par largent contre leprestige de lautorité fort bien montrée, par exemple,dans le très beau film sur la fin dune certainearistocratie indienne- dInde cette fois: Le Salondu musique de Satyajit Ray.41
  • 21. DE LARGE T À LIDÉE DU PRÊTI.:argent accumulé, né de léchange m archand,amène nécessairement à son tour lidée du prêt.Et dans une société marchande daccumulation,plus du prêt gratuit pour le prestige et le plaisir deléchange, où la domination symboliq ue provient delélégance et de la magnanimité du prêteur (méca-nisme toujours vivace dans la sphère intime et privé,q uand deux mâles saffrontent pou r le prestige depayer laddition au restaurant), mais du prêt pour ladomination matérielle par largent ; soit le pouvoirvil au-dessus du prestige ...LE PRÊT À INTÉRÊT INTERDIT, MAIS AUTORISE A LA MARGEEncore un pied dans les sociétés traditionnellesde la noblesse et du don, les sociétés à la foismarchandes, mais toujours religieuses- soit, parexemple, nos monarchies chrétiennes du MoyenÂge- ont encore la conscience que le prestige social,pour que la société demeure à limage de Dieu, doitvenir de la noblesse dattitude et dâme.Ainsi interdisent-elles, pour raison religieuse,cest-à-dire spirituelle et morale, le prêt à intérêt...Mais comme le développement du commerce etdes échanges à cette même période - disons à partirdu xmesiècle - rend aussi le prêt nécessaire à sondéveloppement, et quil ne peut plus y avoir, dansune société de commerce et dargent, de prêt sansintérêt - le prêt d argent sans intérêt nayant,littéralement «aucun intérêt » - lEglise, à la fois42spirituelle et pratique, cest à dire sociale, autorise ceprêt, mais à la marge.E lle confie donc cette pratique à la fois ignoble ctnécessaire - tout à la fois sociale matériellement etantisociale spirituellement - à une caste maudite,maintenue hors de la société de Dieu, par quicirculera largent, m ais à qui ont se gardera bien,pour quelle ne vienne pas menacer, avec sonaccumulation de profit, lordre social fondé sur leprestige et la dépense, de lui octroyer aucun droitpolitique.Ainsi existera-t-il, pendant quelques siècles, unesociété double, lune officielle, prestigieuse et som p-tuaire, ayant le pouvoir par la noblesse et la terre,m ais sappuyant en douce sur une caste cachée, offi-cieuse et m audite, accumulant progressivementdans lhumiliation la richesse de lusure; énormemoyen par ailleurs de corruption et de dom ination.Et cest par cet acide matériel de la tentation,rongeant de plus en plus la société spirituelle,quarrivera fatalement le moment de la destructiondu Prince, par labolition des privilèges héréditaires,de la noblesse et légalité citoyenne. Egalité citoyenneratifiant dans les faits le pouvoir exclusifde largent,et par laquelle la Banque, peu à peu, prendra lespleins pouvoirs.Ce moment étant précisément celui de laRévolution française où Robespierre tue le roi, puisla Banque tue Robespierre. Soit une révolution,au -delà de l habillage formel égalitaire, auxmotivations cachées parfaitement antisociales etantipopulaires...43
  • 22. •,LE PRÊT AUTORISÉ CHEZ LES CHRETIENSMais les choses ne sont évidemment pas silinéaires.Parallèlement à ce système dinterdit autorisé à lamarge par les sociétés très chrétiennes, se développentdautres métastases et dautres logiques de laBanque.Ce sera par exemple la Renaissance italienneavec ses papes banquiers, oxymore théologiquementhérétique qui, notamment avec les Borgia, porteradurablement atteinte à la respectabilité de la catho-licité et entraînera, en partie, la Réforme.Soit le protestantisme sous sa forme spiritualisteet populaire de retour à la pureté originellechrétienne. Jésus étant par excellence lincarnationoccidentale du don et de lordre social par léchangedésintéressé.Ce sera, autre réponse mais inverse, lamodification théologique de la Réforme, comprisecette fois comme adaptation des valeurs chrétiennesà la société du commerce et de lintérêt.Soit le protestantisme, non pas comme refus dupapism e décadent et ostentatoire - ce quil futaussi - mais le protestantisme tel que le définit MaxWeber, comme éthique du capitalisme naissant oùle bourgeois, encore religieux, accumule la richessect ne senrichit pas encore pour lui-même, m aispour la plus grande gloire de Dieu.44LA LOGIQUE VICTOIRE DE LA RÉFORMEPROTESTANTE SUR LA TRA SGRESSIONCATH OLIQUE, OU DE VENISE A LA CITYLa solution protestante, adaptant la théologie àla pratique plutôt que de la bafouer outrageusementcomme les papes banquiers catholiques, triompheralogiquement dans le temps.Ainsi, la banque chrétienne, initialement catho-lique ct italienne, sombrera dans le crime fam ilialet lépopée tragique, tandis que lindustrieuse prati-que protestante ct bourgeoise triomphera pourdevenir monde, dabord dans le monde réforméallemand, puis dans le monde occidental tout entier,.via le puritanisme anglo-saxon.Nous en sommes d ailleurs toujou rs làaujourd hui, où deux principes bancaires coexistenten Occident, lun protestant et de forme plutôt ascé-tique et entrepreneurial ; lautre plus difficilementnommable et plus spéculatif. Principes tantôt alliés,Atantot concurrents...JONCTION DE LA BA QUE ET DE LA COURONNEDANGLETERRE : .:-.IAJSSA CE DE CEMPIRED eux principes contraires qui, alliés, produisentdévidence un énorme saut qualitatif.Cc sera lalliance de la noblesse et de la banquehistoriquement effectu ée, cette fois, par la couronnedAngleterre. Alliance et saut qualitatif que nouspouvons poser, au sens où nous lentendons, commeacte de naissance de lEmpire.Alliance de la Couronne et de la Banque qui pro-45
  • 23. duira un pouvoir de domination sur le monde sanscommune mesure avec les expériences précédentes,italiennes ou germaniques. La force de modificationsur la marche du monde de la Compagnie des Indesorientales allant très au-delà de la théologie réforméeet de lépopée familiale des Borgia...Un pouvoir impérial qui samplifiera encore, nousle verrons, en passant de la Couronne et de la City, àWall Street et aux Etats-Unis dAmérique commelévoque souvent, de façon obscure et contradictoire,le populiste américain Lyndon LaRouche...BANQUE ET POUVOIR POLITIQUE, LAPROGRESSIVE INVERSON DU RAPPORT DE FORCEDans le système monarchique catholique, labanque se trouve donc à côté du pouvoir, tenue enrespect. Brutalement remise à sa place parfois,comme sous le règne de Saint Louis, mais ledéstabilisant parfois aussi, comme à la fin du règnede Louis XVI.Avec le système m onarchique puritain anglais,au contraire, la banque partage le pouvoir, donnantà cette alliance a priori contre nature, une stabilité etune puissance inégalées.Un pouvoir décuplé pour le Prince, mais aussiun risque de voir sinverser le rapport de force.Un rapport de force établit par le pouvoir régalien- dabord aux mains du Prince - de battre monnaie.Le contrôle de la monnaie étant, dans un monde demoins en moins terrien et de plus en plus capitaliste,la clef de la domination économique et politique àtravers la politique des banques centrales.46Dès lors le travail de la Banque, à lintérieur dece pouvoir partagé et non visible au commun desmortels, sera d inverser le rapport de force,notamment en sefforçant de prendre le contrôle dela monnaie. Une prise de pouvoir historiquementratifiée par la privatisation des banques centrales.U ne prise de pouvoir nommée par les médiascomplices «indépendance», pour signifier quellessont parvenues à échapper, en fin de course, aupouvoir régalien du Prince; soit à tout pouvoir et àtout contrôle politique ...ABSTRACTION ET LOGIQUEASOCIALE DE LA BANQUELa Banque sémancipant progressivement detout pouvoir politique pour devenir, en réalité, lepouvoir politique caché sexerçant à travers lapolitique des banques centrales (masse monétaire,taux dintérêt...), la Banque se libère aussilogiquement de tout frein social.La responsabilité de tenir compte des effets sociauxet humains des politiques bancaires (spéculation,désindustrialisation, délocalisation, chôm age...)incombant toujours, officiellement et médiatique-ment, au Prince et aux représentants politiques.Un processus de domination des banques, deleur vision abstraite et asociale du monde deléchange qui explique, à lui seul, la violence socialeet linégalité sociale aggravée qui accompagneparadoxalement laccroissement des richesses, ainsique limpuissance croissante des politiques, enréalité sans pouvoir, à résoudre la Crise.47
  • 24. Les politiques, dans cette logique, devenant deplus en plus le personnel communiquant payé parle pouvoir occulte bancaire (soit Ben Bernankederrière et au-dessus de Barack Obama) pourprendre les coups à sa place et mentir au peuple enne parlant jamais des causes réelles et bancaires dela Crise.Une remarque valable en France aussi bien pourIUMP que pour le NPA.La Banque, intrinsèquement fondée surlabstraction du chiffre au détriment de lhumain(spéculation), libérée de tout frein politique et social(indépendance des banques centrales) et protégéede surcroît par son invisibilité politiqueet médiatique(domination de largent sur le politique et lesmédias) devenant progressivement - compte tenude sa logique même - pure prédation et pureviolence.Une violence assumée et encore accrue parlidéologie de ses dirigeants et cadres, majoritaire-ment formés à linégalitarisme méprisant de lAn-.cten testament. ..PETITE GÉ ÉALOGIE DE LA BANQUE, SUITE :DU PRÊT PRODUCTIF AU RACKET PUR ET SIMPLELa Banque comme force et principe impérialna donc rien à voir, au final, avec la banque dedépôt et de prêt du coin de la rue, son ancêtre etson origine dévoyée.Un dévoiement dont on peut marquer lesétapes successives comme autant de sauts...48DABORD PRÊTER DE LARGE T QUON AL:argent prêté aux uns par la banquedinvestissement et de dépôt correspond à de largentdéposé par dautres, et le taux dintérêt rembourséen plus du capital - soit de la masse monétaire crééeen plus que celle déjà en circulation - correspondégalement à la création de richesse réelle duneentreprise aidée par cet investissement productif. ..ENSUITE PRÊTER DE LAGE T QUO A.. .EN PARTIEI..:argent réellement présent en banque ne risquantpas dêtre retiréen même temps par tous les déposants,la tentation devient rapidement grande de prêter plusque les sommes effectivement en dépôt.Naîtalors le« multiplicateur», soit une fabricationdargent scriptural mais toujours dévolu àlinvestissement productif. Argent temporairementfictif, mais devenant réel au final par la création derichesses (valeur ajoutée) due à linvestissementproductif.Un mécanisme de fu ite en avant peu dangereuxà deux conditions.Un. Que léconomie se trouve dans une phase dedéveloppement et de croissance illimitées, commecétait le cas au moment de linvention de cettepratique à la Renaissance.Deux. Quune autorité politique au-dessus de laBanque régule et limite cette pratique au regard dela croissance et du développement économique réel,et pas seulement scriptural et spéculatif...49
  • 25. •PRÊTER DE LARGE TQUON A DE MOIN El" ~101 SU n contrôle et une modération de la fuite enavant de prêts bancaires, sans commune mesureavec les dépôts, appelés « réserve fractionnaire».Une réserve fractionnaire imposée aux banquespar le politique, mais q ui, par la force des choses etcompte tenu de lévolution du rapport de force entrele politique et largent, aura tendance au cours dutemps à tendre progressivement vers zéro...PRÊTER DE I.:ARGENT QUI NEXISTE PAS, .MAIS TOUJOURS CO TRE T TERETSuite à ce lent processus de dégénérescence et deprise de pouvoir - lun étant permis par lautre - laBanq ue devient donc progressivement une pureentreprise de racket et de dépossession.En effet, la masse monétaire mise en circulationpar les banques étant toujours su périeure à lacroissance possible (création de valeur ajoutée) et letaux dintérêt, lui, mécaniquement impossible àrembourser. Ce prêt dargent, fictif, mais que seulesles banques ont le pouvoir de prêter, équivaut donc,à travers la garantie hypothécaire sur loutil detravail ct les biens, à une lente captation de toutesles richesses privées par la Banque.La Banque devenant ainsi progressivementpropriétaire de tout, sans jamais rien produire, et avecde la fa usse monnaie pour seule mise de fonds!Nous touchons là à ce que nous pouvons appelerà la fois le génie et le vrai secret bancaire...50PRÊTERDE LARGENT QUI NEX1STE PAS,MAlSTOUJOURS CONTRE INTÉRÊT ET QUON ESTLE SEULÀ POUVOIR PRÊTER, YCOMPRIS AUX ÉTATSCe processus dendettem ent voulu, fatal etgénéralisé, dabord appliqué au monde de lentrepriseprivée, connaîtra encore un saut qualitatif avec laprivatisation des banques centrales dans toutlOccident.Privatisation des banques centrales correspondantà lultime dépossession du Prince et du politiqued un pouvoir régalien fondamental. Un pouvoir quiétait celui de fa ire émettre par la banque nation ale,,sous contrôle de lEtat, une m asse dargent pour les. grandsinvestissementspublics (Plan,développementdes infrastructures, politiques sociales ...) prêtée à,lEtat à taux zéro.Cette m asse dargent créée de toutes pièces, mais,garantie par lEtat en bons du Trésor devenant,comme à la période vertueuse de la banque de dépôtet dinvestissement, richesse réelle à terme, absorbantcette masse monétaire supplém entaire, par laproduction de richesses effectivement permises etproduites par ces investissem ents publics; soit dudéveloppement, et non de linflation.Pure inflation en effet si le pouvoir politique1 pardémagogie électorale, se met à abuser de la plancheà billets. Raison invoquée pour privatiser le systèmesans rien y changer, sinon réserver ce droit dabuseraux seules banques privées...51
  • 26. DE I.A BANQUE ACCÉLÉRAT EUR DEDÉVELOPPEMENT À lA BANQUE PARASITE:FIN DES POLITIQUES SOCIALES,INTÉRÊT DE lA DEITE, RACKET DES BANQUESET TRAHISON DES POLITIQUESOr, avec la privatisation des banques centrales,imposée à linsu des peuples maintenus danslignorance complète des processus bancaires, lesEtats se voient tous désormais dans lobligationdemprunter largent nécessaire à leur développementsur le marché privé, avec intérêt.Pour la France ce sera: ,La fin du droit de prêt à lEtat à taux zéro par laBanque de France. Décision prise le 3 janvier 1973sous la présidence de Georges Pompidou {anciendirecteur de la banque Rothschild). Une décision etune dépossession du pouvoir régalien de lÉtat quiavaient nécessité, au préalable, léviction duGénéral de Gaulle.Pour lEurope:La création de la Banque centrale européenne(volet bancaire de IUE), imposant en douce - parlarticle 104 des accords de Maastrich, rebaptiséarticle 123 dans le Traité de Lisbonne- cette mêmeinterdiction à toutes les anciennes banques nationalesdes membres de lUnion européenne. Et ce au nom,bien sûr, de la rigueur économique et de la fraternitédes peuples.Un taux dintérêt, payé désormais pour les inves-tissements publics nécessaires au développement,qui est le vrai nom de la dette et de la politique dela dette. ,Un racket privé imposé aux Etats sur le dos des52peuples avec la complicité silencieuse des politiques;y compris du bouillonnant Besancenot qui sait fortbien quil ne doit jamais aborder ce sujet sil veutcontinuer à passer chez Drucker.Un racket bancaire à léchelle des Etats, et sur ledos des peuples, qui est la première raison de la fin,de lEtat providence au tournant des années 1970.La raison majeure de la fin de toutes les politiquessociales de développement quon appelle la Crise.Le paiement de lintérêt de la dette - en réalité purracket de la Banque absorbant désormais toutlargent normalement dévolu au développement etau social - étant exactement égal, en France, à latotalité de limpôt sur le revenu du travail.Une équivalence que lon doit comprendre,au-delà du symbole, comme une pure équation ...LA DEITE, SOIT LA CAPTATION PROGRESSIVE DETOUTE LA RICHESSE DE [ÉTAT PAR LA BANQUE,Cette obligation pour les Etats demprunter delargent sur le marché privé, avec taux dintérêtcontre garantie en bons du Trésor, produit au niveaudes Nations occidentales la même conséquence quela garantie hypothécaire pour le monde privé desaffaires. Soit, à travers une dette toujours grandis-sante et structurellement inremboursable, et par cemême processus de racket et de dépossession, letransfert progressif (notamment par les privatisa-,tions) de toute la richesse de lEtat dans les mains dela Banque, pourtant pur parasite...53
  • 27. LE SECOND SAUT DE I.:EMPIRE :DE LA CITY À WALL STREET ET DE I.:EMPIREANGLAIS À I.:IMPÉRIALISME US, SOITI.:ESCROQUERJE DU DOLLARAinsi, de lItalie des Borgia à une certaine Améri-que de Wall Street, en passant par la City de Londres,la Banque, comprise comme processus de concentra-tion et vision du monde, a-t-elle pris progressivementles pleins pouvoirs sur les nations dOccident. ,Pouvoir occulte mais bien réel piloté des Etats-Unis par Wall Street, et qui seul peut expliquer la,réponse des Etats occidentaux au dernier crackfinancier. Soit, plutôt que la liquidation de cesprédateurs ct parasites bancaires en faillite, letransfert de leur dette aux peuples et leurrenflouement par des masses encore accrues defausse monnaie toujours dévolue à la spéculation,quand cette masse de fausse monnaie à usagespéculatif, destructrice déconomie, est la raisonmême de la C rise...LE PROGRESSIF DÉCOUPLAGE DU DOLLAR DET OUT CONTRÔLE POLITIQUE ET DE TOUTERÉALITE ÉCONOMIQUE, ET SES CONSÉQUENCESUne prise de pouvoir total de la Banque sur lepolitique et les peuples dOccident, fondée sur undécouplage total de la finance et du dollar davectoute réalité économique, effectuée en plusieursétapes, et aux multiples conséquences.. .541913, CREATION DE LA RESERVE FEDERALE AMERJCAJ E,En 19 10, le Congrès des Etats-Unis pour en finiravec le pouvoir financier qui, déjà, déstabilise léco-nomie du pays (panique bancaire de 1907), organiseune réunion secrète des grands banquiers améri-cains et occidentaux (Rockefeller, J.P. Morgan,Vanderlip... mais aussi lEuropéen Rothschild àtravers Paul Warburg...) afin de mettre les banquessous contrôle. Démarche qui revient, selon la célè-bre formule initialement due à Karl Marx, à confierau renard la garde du poulailler ! Le résultat ne sefait pas attendre, cest le 22 décembre 1913, soit unan à peine avant la Première Guerre mondiale etsous la présidence de Woodrow Wilson - falotecréature financée par la Banque- la création de laRéserve fédérale américaine.Une Banque des banques qui, contrairement àcc que son nom indiq ue de façon parfa itementmensongère, nest ni une réserve, ni fédérale, nimême spécialement américaine (lEurope: la City,lAllemagne et la France y étant représentées), maisun cartel mondial des douze plus grandes banquesprivées (Barings, H ambros, Lazard, Erlanger,Schroder, Seligman, Speyer, Mallet, Rothschild,Morgan, Rockefeller...) travaillant de concert etayant désormais la haute main sur le dollar, devenumonnaie mondiale...55
  • 28. , ~ ·1913, CREATION DE LA RESERVE FEDERALEAMÉRICAJNE... ET DE I.:IMPÔTSUR LE REVENU DU TRAVAJLCoup de force et magistrale arnaque accompagnés,et ce nest pas un hasard, de la création dans le mêmetemps de limpôt sur le revenu du travail. Le paiement/de lintérêt de la dette par les Etats, désormais interditdemprunt à taux zéro pour leurs investissementsproductifs, étant la cause mécanique, dans le même/temps, de la mise en place par lEtat de cet impôt sur letravail.Un impôt sur le revenu du travail - déguisé enimpôt social par sa progressivité- qui sert purementet simplement à payer lintérêt de la Banque. Soit,/par la médiation du Trésor public et de lEtat, leracket de la Banque prédatrice sur le produit dutravail citoyen.. ., ,1914-1918, CREDIT ILLIMITE...POUR LA PREMIÈRE GUERRE MO DIALEUne prise de pouvoir par la Banque régnantdésormais librement sur le dollar, responsable entreautres des cinq années que va durer la PremièreG uerre mondiale, puisque sans cette offre massivedefausse monnaie - remboursableavecintérêts -lesbelligérants {France, Allemagne, Angleterre...)dans limpossibilité demprunter du vrai argentselon le système antérieur, se seraient retrouvés, de1avis de tous les experts, en cessation de paiementet obligés de déposer les armes au moins deuxannées plus tôt...561920-1929, DE LA FAUSSE PROSPÉRITÉ À CRÉDITÀ LA GRANDE DÉPRESSIONUne prise de pouvoir par la Banque régnantdésormais librement sur le dollar, égalementresponsable de la fausse prospérité des années 1920et de la crise qui en résulta logiquement en 1929.Soit la mise en place, par le crédit et lendettementde masse, de la stratégie bancaire de la «bulle».Une stratégie denrichissement et de captationdes richesses par la Crise provoquée qui entraînerala Grande Dépression. Soit la faillite de millions depetits propriétaires et de petits entrepreneurs poussésà la spéculation, entraînant le chômage de dizainespc millions de salariés jetés sur les routes, et cc auseul profit de la Banque qui organisa la crise etramassa la mise...1933- 1938, DE LA FAUSSE SOLUTIO DUNEW-DEAL À LA VRAIE SOLUTION PAR LADEUXIEME GUERRE MONDIALEUne logique perverse dun coût social terribledont le Président Roosevelt- lui-même souscontrôle de la Banque comme son prédécesseur,notamment via son financier et conseiller, lespéculateur Bernard Baruch - sefforcera, dans leslimites de son faible pouvoir, de limiter les effetsnéfastes par le «New Deal».Une grande dépression qui sera, en réalité,solutionnée par la nouvelle guerre à crédit -dun montant encore plus faramineux que la précé-dente - que sera la Deuxième Guerre mondiale, si57
  • 29. lon sait que le nombre de chômeurs en Amérique,malgré un «New Deal » qui aura surtout considéra-blement aggravé les déficits publics- toujours auprofit de la Banque - était encore de onze millionsen 1938...1945, LE BRlCOLAGE DE BRETION WOODSEn 1945, la fiction de létalon-or, garantissant enthéorie la valeur du dollar papier, est tellementintenable, compte tenu de la fausse monnaielégalement mise en circulation par la FED, que JohnMaynard Keynes - également hommede loligarchiemais brillant économiste - se voit sollicité pourremettre un peu dordre dans le système et luiredonner un semblant de crédibilité.Ce seront les accords de Brenon Woods, parlesquels Keynes tentera de limiter la fuite en avantde la planche à billets par le «Bankor», soit lidéedun étalon mobile. Tentative à mi-chemin du strictétalon-or et de la fausse monnaie papier, inscritedans la logique de la FED, qui sera un échec, maisqui permettra aux accords de Breton Woods, souscouvert de remise en ordre du système monétaireinternational dépendant du dollar, détendre enréalité le règne de la finance américaine sur le restedu monde, à travers la création de la Banquemondiale et du Fond monétaire international.. .581971 -1973, FIN DE TOUTE RÉFÉRENCE À I.:OR ETMISE EN PLACE DU PÉTRODOLLAREn 1971, le décrochage entre les stocks doraméricain et la masse monétaire est devenu tel queles USA, forts désormais de leur seule crédibilitémilitaire (que lon peut aussi appeler menace)annoncent au reste du monde, cene fois par la voixde leur président Nixon, que le dollar, jusqualorsconvertible en or pour les nations étrangères, seradorénavant non convertible et adossé à... rien !Et en 1973, pour contraindre les autres nations àutiliser quand même cette fausse monnaie commemonnaie de réserve, un système de changes flottants~st mis en place, étalonné cette fois sur le pétrole.Dans les faits, ce sera - par un accord de protec-tion militaire avec lArabie saoudite (accord liantdésormais la Banque au waabisme du futur BenLaden ...) - linstauration du «pétrodollar». Soitun système imposant désormais aux nations dumonde, via lOPEP (Organisation des pays exporta-teurs de pétrole) de payer leur commande de pétroleen dollars.Une méthode efficace pour contraindre lesnations à garder, et même à augmenter leur stock debillets verts, pourtant étalonnés sur rien etconvertibles en rien, sinon en pétrole...2010, LA FED, DE TRÈS LOIN LA PLUS GRANDEFORTUNE PRIVÉE ET CACHÉE DU MONDE, NETDIMPÔT ET SANS RlE PRODUIRE1Pour donner au lecteur un ordre de grandeur:59
  • 30. daprès le magazine Forbes, lhomme le plus richedu monde serait Bill Gates crédité- grâce à sasociété Microsoft, géant mondial de linformati-que - dune fortune de 50 milliards de dollars. Or ilfaut savoir que les seuls intérêts perçus par la FEDsélèvent, annuellement, à 2 500 milliards de dollars.Soit 50 fois la fortune de Bill Gates chaque année,et ce net dimpôts et sans rien créer ni produire, si cenest de la fa usse monnaie!Une super fortUne que se partage le cartel desdouze banquiers internationaux cachés derrière laFED, et qui laisse loin derrière tous les autres compé-titeurs, Sultan du Bahreïn, Reine dAngleterre...ce que se garde bien de révéler le magazine Forbes !LA FED, SOIT LA BONNE FORTUNE DEI..:OUGARCHIE BANCAlRE MONDIALE,MAIS LA PERTE DU POUVOIR DACHATPOURTOUS LES AUTRES, Y COMPRISLE PEUPLE AMÉRICAINPour qui a bien compris la mécanique: plus laRéserve fédérale prête dargent, plus elle fait deprofits et plus elle creuse les déficits publics, à,commencer par son premier emprunteur, lEtataméricain. Ainsi la dette américaine, déjà de1000 milliards de dollars en 1971 est-elle passée, viacette fuite en avant voulue et encouragée, à plus de50000 milliards de dollars en 2010.Et les deux causes majeures demprunts publicsétant les crises et les guerres, on devine le rôle quaaussi joué la FED, depuis 1913, dans la survenue de, ces evenements.60Pendant ce temps, cette création de fa ussemonnaie entraînant une dévaluation constante dela valeur de largent, les détenteurs de dollars, àcommencer par le peuple américain, ont vu depuislannée 1913 leur argent perdre 90% de sa valeur etleur pouvoir dachat baisser dautant.Une baisse constante compensée par la haussevertigineuse de leur consommation à crédit auprèsdes banques...LES RÉSISTANCES À LA BANQUE ,A I..:INTERIEUR DE I..:EMPIREMais partout, cette lente et discrète prise depouvoir de la Banque ne sest pas faite sans résistance.Y compris en Amérique où saffrontent dès ledépartdeux conceptions opposées de la démocratie . .amencame.Dun côté lEmpire du libre échange à la conquêtedu monde, de lautre une nation libre de petits pro-ducteurs...LE COMBAT PERDU DES POPULISTES A1ifÉRICAINSCONTRE LA BANQUEAinsi peut-on opérer, selon les périodes et lesprésidents au pouvoir, une double lecture delAmérique des pères fondateurs.Dun côté sa conception populiste - réhabilitée àgauche par Christopher Lasch, dans les années1960, et saluée récemment par Jean-Claude Michéaen France - qui fait de la démocratie américaine61
  • 31. u ne association de petits propriétaires et de petitsp roducteurs libérés du joug des mo narchiesinégalitaires dEu rope, et particulièrement de laCouronne d Angleterre et de sa City.Une Nation de citoyens entrepreneurs financéspar la mutualisation de leur fonds propres, etappuyés sur une solide éthique protestante issue duréformisme originaire petit bourgeois allemand.C est la démocratie américaine à laquelle seréfère notamment aujourdhui le publiciste dissidentAlex Jones. Cette Amérique idéale des cow-boys ctdes westerns de John Ford, fina ncés cyniquementpar H ollywood et la Banque pour cacher lautreAmérique.Celle de la continuation du processus impérialanglais à une échelle supérieure. Soit lAmérique dumessianisme conquérant ang lo-saxon puritain,appuyé cette fois sur le message sanguinaire etméprisant de lAncien testament du Deutéronome,afin détendre cette domination à la totalité dumonde par la puissance de la Banque et lidéologiedu libre échange.Deux Amérique en fait.L.Amérique populiste et isolationniste du M iddleWest et des natifs, luttant contre lAmérique impérialemondialiste des élites des côtes Est et Ouest, du NewYork de Wall Street et du Los Angeles dH ollywood.Deux Amériques se revendiquant, en apparence,du même libéralisme et de la même Bible, mais sansy voir du tout la m ême chose. Le libéralismepopuliste de lune étant, dans les idées et dans lesfaits, lexact contraire du libéralisme impérial delautre...621832-1835, LE COMBAT E~TRE LA DÉMOCRATIEET LA BANQUE OU l:EMBLÉMATIQUE,PRESIDENT JACKSOCe com bat interne, sou vent secret ct bienévidemment caché entre la Banque et lAmérique~itoycn ne, jalonne toute lhistoire politique desEtats-Unis dès son combat pour lindépendance.Il explique aussi la plupart des tentatives dedéstabilisation et dassassinat des présidents enexercice - à commencer par celui du présidentLincoln - selon quils se sont soumis ou ont tentéde résister à la puissance de la Banquc.Pour exemple, un président typique du courantI?Opulistc américain (pour renforcer son assise poli-tique contre les puissances dargent, il multiplierapar sept le nombre des électeurs citoyens améri-cains), le président Andrew Jackson opposera pardeux fois son veto, en 1832 puis en 1835, à la recon-duction de la Banque centrale, ancêtre de la FED,créée dès 1781 par son prédécesseur pro-Banque,Alexander H amilton.U ne opposition acharnée à la prise de contrôlede la démocratie américaine par la Banque quivalut très certainem ent à Jackson la tentatived assassinat à laquelle il réchappa de justesse le 30janvier 1835, mais un combat qui était pour lui sicrucial quil fera graver comme épitaphe: «}aivaincu la Banque» sur sa pierre tombale!Une résistance aux puissances dargent, de lapart de présidents souvent issus de milieux modestes,devenue quasi im possible - pour ne pas direimpensable - depuis la création de la FED en 1913, lavec la complicité du Congrès.63
  • 32. Les présidents américain depuis cette date devanttous être considérés, de Woodrow Wilson jusquàBarack Obama, en passant par les très surévaluésRoosevelt et Eisenhower, comme de purs «obligés »de la Banque. ,Le pouvoir du président des Etats-Unis, quant àcette institution, se limitant au droit de choisir leprésident de la FED parmi six noms soumis par lecartel! Un pouvoir dont le dernier président Obamanosera même pas user puisque, malgré son bilancatastrophique au regard de léconomie améri-caine, il reconduira purement et simplement leprésident sortant, précédemment nommé par Geor-ges Bush, Ben Bcrnanke, lui-même successeurdAlan G reenspan.1920-1922, LE CRI D.ALARME DHENRY FORDUne fois gagné ce combat contre lAmérique despetits propriétaires, la Banque, poussée par salogique, va devoir mener un autre combat, cette foisà un niveau supérieur.Ce sera le combat du capitalisme bancaire,purement spéculatif, incarné désormais par la FEDet Wall Street, contre le capitalisme entrepreneurialet industriel anglo-saxon, incarné notamment parH enri Ford.Une lutte pour la domination capitaliste quiatteindra son apogée au lendemain de la PremièreGuerre mondiale opposant, selon H enri Ford, leplus grand entrepreneur industriel américain delépoque, léthique protestante du capitalismedentreprise anglo-saxon, décrit par Max Weber, au64capitalisme de pure spéculation, abstrait etcosmopolite, décrit par Karl Marx.Ce combat frontal, typique du climat de lentre-Deux-guerre, sexprimera notamment à travers lapublication dun livre constitué darticles parusentre 1920 et 1922 dans le journal dH enri Ford, TheDearbom lndependent, au titre évocateur : Le juifinternational.Un combat entre deuxconceptions de 1Amériqueet du capitalisme- selon H enri Ford - qui sesoldera par la défaite de ce dernier, sa rétractation etses excuses publiques. Le grand entrepreneur anglo-saxon sabstena nt, à partir de 1927, de toutcommentaire politique et saffiliant même, pour.faire amende honorable, à une loge maçonniquerépondant au doux nom de «Palestinia »...1924, LE REPENTIRTARDIF DEWOODROW WILSONCelui qui, plus quaucun autre, dut son électionà sa soumission à la Banque, le Président WoodrowWilson, fera, au seuil de sa vie, ce commentaire sanséquivoque à propos de la création dont il savaitporter une responsabilité écrasante devant lHistoireet le peuple américain.je suis un homme des plus malheureux. jaiinconsciemment ruiné mon pays. Notre grande nationindustrielle, déclare-t-il à propos de la FED, estdésormais contrôlée par leur système de crédit. Notresystème de crédit est pn·vatisé, cest pourquoi la croissancedu pays ainsi que toutes nos activitéssont entre les maimdune poignée dhommes qui, si nécessaire, pour des65
  • 33. raisons qui leur incombent, peuvent geler et détruirelauthenticité de la liberté économique. Ainsi sommesnous devenus un des plus mal gouvernés, des pluscontrôléset desplussoumisdesgouvernementsdu mondecivilisé. IL ne sagit plus dun gouvernement dopinionlibre ni dtm gouvernement de conviction élu à lamajorité, maisdun gouvernementsoumis à La volontéetà lafenneté dun petit groupe dhommes dominants.Difficile dêtre plus explicite sur le jugement queportait cet homme au seuil de sa vie sur sonœuvre...1963-1969, L:ASSASSINAT DU PRÉSIDENT KENNEDYET LA LIQUIDATION DU GÉNÉRAL DE GAULLEA ce jour seul président américain de religioncatholique, John-Fitzgerald Kennedy, conscientlui aussi du pouvoir antidémocratique et antisocialde la Banque (et qui, contrairement à sesprédécesseurs, était né suffisamment riche pour nepas lui devoir son élection), tentera, commeLincoln et Jackson, de mettre un terme à sesprivilèges indus.Ainsi, en juin 1963, signe-t-il lExecutive Order11110, décret présidentiel qui, pour se débarrasserde la FED, impose un nouveau système adossant ledollar à largent métal. Aussitôt sont mis encirculation pour plus de 4 milliards de dollars enbillets de 2 et 5 dollars, et autant de billets de 10 et20 dollars sont imprimés. Le 22 novembre de lamême année, Kennedy est assassiné, le décretEO 11110 aussitôt annulé par son successeur et lesbillets de 2 et 5 dollars retirés de la circulation.66Un lien évident entre la mort du présidentKennedy et sa tentative de reprendre le pouvoir surla Banque, qui fait si peur aux élites américainesque même Oliver Stone, dans son film JFK, segarde bien de seulement lévoquer!Cest cene même opposition à la Banque quivaudra aussi, sans doute, au général de Gaulle sonéviction du pouvoir en 1969. Lui qui, voyant lecoup de 1971 venir, avait pris la tête des non-a1ignés pourexiger de1Amériquequelle rembourseen or, comme les accords internationaux leprévoyaient encore, leurs stocks de dollars...LES RÉSISTANCES À lA BANQUEÀ L:EXTÉRIEUR DE I.:EMPIRECe rapide panorama effectué du combat à mortlivré par la Banque contre la démocratie au cœurmême de lEmpire, il nous faut évoquer maintenantles tentatives de lui opposer un modèle alternatifdegestion ct de société, à lextérieur de celui-ci...LA TENTATIVE SOVIÉTIQUE DE RETOUR AUPRINCIPE CHRÉTIEN DU DON ET DE L:ÉCHANGEI..:étudc critique du Capital proposée par KarlMarx, au sommet duquel trône la dominationbancaire, va servir de base théorique et politiquemajeure aux tentatives déchapper, au tournant duxxe siècle, à ce que nous pouvons appeler le règnede la Banque.Le communisme soviétique étant, en théorie, la67
  • 34. tentative de mettre hors détat de nuire la dominationoligarchique et privée de largent, par la socialisationintégrale des moyens de productions sous contrôle,public de lEtat.Ainsi le communisme, qui fait primer le collectifet léchange non marchand sur l intérêt égoïsteau cœur de la logique libérale, est-il un retour,m algré son ami-relig iosité affirmée, à la mentalitéchrétienne. Une parenté évidente du communismeet du message du C hrist - souvent mal identifiéepar les spiritualistes à cause de leur mauvaisecompréhension de ce que Marx entendait parmatérialisme etqui na rien à voiravec le matérialismebourgeois - qui est lexplication majeure de lagrande séduction quopéra le communisme sur lespeuples dEurope, y compris le peuple russeorthodoxe, notamment Tolstoï.Peuples dEurope soumis en moins dun siècle- leXIXe- à lindividualisme matérialiste et marchandpar la révolution industrielle, mais restés attachés àplus de quinze sièclesde règne des valeurs chrétiennes,sous les monarchies théocratiques.Finalité chrétienne du communisme, par lasociété de léchange désintéressé et du partage;mentalité éminemment chrétienne des masses com-munistes militantes, pour lesquelles lidéal commu-niste devint la nouvelle religion face à légoïsmebourgeois. Une double aspiration qui doit êtrenuancée dans les faits par deux autres facteurs,contradictoires et concomitants, évoqués notam-ment par Soljenitsyne dans Deux Siècles ensemble.Un. Le financement assez peu chrétien de larévolution bolchevique russe, moteur de tout leprocessus du socialisme réel, par des banquiers68new-yorkais souvent issus de la communautéashkénaze émigrée dEurope de lEst.D eux. I..:encadrement, à travers lappareil desPartis de toutes les révolutions communistes enaction dans lEurope chrétienne, délites juives pourleur très grande majorité, et souvent animées dunmessianisme vengeur - parfaitement exprimé parLéon Trotski dans Leur morale et la nôtre - typiquedes valeurs de la Thora et du Talmud, mais auxantipodes des valeurs chrétiennes. ..LE COMMUNISME, AUT HENTIQUE, , ,IDEOLOGIE JUDEO-CHRETIE N EMaintenant que la messe du socialisme réel estdite, avec le recul du temps et laccès aux archivesautorisé par lécroulement de lURSS, on peutobjectivem ent qualifier lépopée communisteeuropéenne au XXC siècle de « judéo-chrétienne » :juive en haut pour la volonté de domination,chrétienne en bas pour lespoir du partage...DERNIER BASTION DE RÉSISTANCE DANS LEMONDE MO 10 THÉISTE POST-MÉDITÉRRANÉEN :LA FINANCE ISLAlvHQUESuite à lécroulement de lURSS ct à la faillite ducommunisme, lOccident sest donc retrouvé ànouveau, au tournant des années 1990, sous ladomination totale de la Banque et du Marché. Leseul bémol dans ce monde monothéiste post-méditerranéen étant désormais la finance islamique.69
  • 35. E n accord avec le droit musulman, la financeislamique, qui se chiffre à 700 milliards de dollars surle marché mondial, est basée sur deux principes:- linterdiction de lusure (prêt à intérêt horsinvestissement productif) ;- et la responsabilité sociale de linvestissem ent(développement).Une finance éthique qui soumet donc larentabilité dun investissement à la valeur morale etsociale du projet concret q ui lui est associé.Ainsi lislam interdit-il les transactions fondées surla pure spéculation (gharar), soit le principe inverse dela finance désormais pratiquée à Wall Street..Une finance islamique dont les limitations impo-sées au crédit comme au profit ne sont pas sansrappeler les interdits moraux qui avaient cours, il y aquelq ues siècles encore, dans lEurope monarchiqueet chrétienne guidée par les principes de Saint ThomasdAquin et les enseignements dAristote.Une finance islamique qui représente donc unerésistance spirituelle à la toute puissance de largent,et qui justifie à elle seule le sourd combat que livreactuellement la Banque au monde musulman afinde le soumettre- comme avant lui les mondescatholiques et soviétiq ues- à la toute puissance desa domination...CONCLUSION UN:lA RÉVOLTE CONTRE lA BANQUE CEST lA MORTQue ce soit à lintérieur de lEmpire : Lincoln,Jackson, Kennedy... ou à lextérieur: de Gaule,Saddam Hussein et demain, qui sait, Ahmadinejad70ou C havez? .. . lHistoire nous apprend quequiconque veut défier la Banque doit sattendre à lepayer cher. Le payer de sa propre vie, sil estaméricain et, sil ne fait pas partie de la coalition, àvoir en prime son pays rattaché à laxe du mal !E n 1942, quand les états-majors US, britanniqueset soviétiques décidèrent de se réunir en secret pou rcoordonner leur gu erre contre Hitler, ils le firentdans les locaux de la Federal Reserve Bank deNew York, et il nest pas exagéré de résumer lapolitiq ue mondiale du xxe siècle à une perpétuellediabolisation des opposant à la Banque, elle-mêmegarantie en dernière instance par la puissancemilitaire américaine.Ainsi, quand Saddam Hussein envisagea, en2003, de libeller ses ventes de pétrole en euro- ccq ui équivalait à remettre en cause le statut du dollarà travers le pétrodollar - larmée am éricaine, sous lefaux prétexte des fameuses «armes de destructionmassive », écrasa son pays sous les bombes, etlOPEP, comprenant aussitôt le m essage, retiral«curopétrole » de son ordre du jour. Quant àSaddam H ussein, il finira pendu comme lesdignitaires nazis.Protéger le statut du dollar et, derrière lui, leprivilège de la FED, telle est en dernière instance lamission ultime de larmée impériale américaine...CO CLUSION DEUX:lA BANQUE PUR PRIVILÈGE ET POUVOIR ABSOLULa Banque ainsi analysée et définie doit donc secomprendre comme une nouvelle aristocratie tenant71
  • 36. son pouvoir du droit de prêt à intérêt, lui-mêmegaranti par le mensonge ct la violence.Une oligarchie nayant même plus à son actif ledéveloppement de léconomie, comme durant laRenaissance, mais devenu frein à toute création derichesse sous le règne de la FED et de Goldman Sachs.Un pur parasitisme et un pur privilège auto-octroyé, non plus au nom de Dieu, mais de lapseudo-rationalité économique et de la magie deschiffres qui font de cette oligarchie financière etmondiale de la rente sur le travail humain généralisé,lexact équivalent, par largent et la possessionexclusive du crédit, de ce q ue furent les noblesvivant sur le travail agricole des serfs par la possessionde la terre, au nom du privilège de droit divin.Pilotés de N ew York, habités dune idéologiefaite de volonté de puissance, de violencedestructrice et de mépris social puisé à lAncientestament, cest cette vision du monde et ceprocessus que nous appelons: Empire.CONCLUSIO TROIS:LEMPIRE NA PAS DE LIEUHier Italie, Angleterre... aujourdhui USA,demain Jérusalem ou Pékin? I.:oligarchiemondialiste, pas plus que le principe bancaire dontelle tire sa dynamique et son pouvoir, n a deterritoire ou de lieu.Comme le bernard lhermite, le coucou oulasticot dans son from age, cette aristocratie nomadeet sans noblesse se niche partout où il y a de larichesse à capter et du profit à fai re...72CONCLUSION QUAT RE:LA BANQUE DABORD DESTRUCTRICE DU DIEUCATHOLIQUE PUIS DE LA RAISO l HUMA !STEDabord ami-catholique et sappuyant sur laRaison pourtriompherdes monarchies théocratiqueseuropéennes, la Banque, poursuivant sa fuite enavant prédatrice, est vouée à se montrer de plus enplusanti- humanisteàmesuredeson développement :légalité citoyen ne étant au fond aussi contraire à sesprincipes que la charité chrétienne.Tournant progressivement le dos à la Raison ctaux Lumières qui navaient été, en fait, que lesprétextes transitoires à sa dom ination, la Banque enest aujourdhui explicitement au stade de liquidationdes démocraties bourgeoises libérales, qui lui avaientpermis de triompher de la société précédente d u roiet du Dieu chrétien ...CO CLUSION CINQ:LA BANQUE CO~IME FATALE FUITE E1 AVANTContrainte, par sa logique même de déséquilibre,à rechercher de nouveaux espaces de prédation, laBanque est désormais vouée à la conquête dumonde non monothéiste et non chrétien, tels quelInde ou la Chine.Une fuite en avant obligeant ce système dedomination, mûri en Occident, à se confronterdésormais à lespace eurasiatique, soit pour ledominer, comme lAmérique le Japon après 1945,soit pour se soumettre à lui, comme ça pourraitdevenir le cas avec la Chine.73
  • 37. I..:alternative dans un monde clos et saturéétant soit la banqueroute, soit le rejet inéluctabledun système de plus en plus identifié par lespeuples occidentaux, comme parasitaire etabsurde.Dans un cas donc, la disparition de loligarchieavec lécroulement de son système de domination.Dans lautre son salut, mais au prix dunemodification notoire de sa composition ethnico-culturelle.Deux issus possibles qui ne sont pas sansrappeler la fin de la noblesse dAncien régime.Ou alors pourquoi pas? Dans un élan spiritua-liste, la sortie finale du capitalisme par la prise de~conscience de lAge sombre et du Kali Yuga ...3.LES IDÉES, LES GRANDS HOMMES,LES RÉSEAUXLe monde est dirigé par des persotmages trèsdifférents de ce que peuvent imaginer ceux qui ne sontpas dans les coulisses.Benjamin DisraeliLes promesses nengagent que ceux qui les écoutent.H enri Queuille75
  • 38. LES IDÉESContrairement à lanimal qui sen remet à lanature, lhomme a des idées. Doué dimaginationpar la fonction symbolique, il a besoin de sereprésenter le monde.De plus, sauf exceptio nnelle robinsonnade,lhomme est contraint de cohabiter avec sessemblables, cc qui implique aussi un ordresocial...DABORD LA TRANSCE DANCEPour ça: vision du monde, ordre social, lhommesen remet dabord à Dieu. Dabord à une naturedéifiée, puis à un Dieu commandant à la nature ; soità un ordre cosmique qui lui est dabord transmis parle chamane. Ordre cosmique, incluant lordre socialdicté par la parole de Dieu, via la transe de cemédiateur qui dit lordre du monde et la Loi.Ainsi, aux orig ines de lhomme, Dieu, larévélation et la Loi ne font quun.76LE SOUVERAI BIEN ET CORDRE JUSTEPar la voix du chamane, la loi divine dit lordreet le bien.!.:ordre et le bien, car dans la loi le pouvoir et lebien sont toujours associés, sur la terre comme auciel, avec le paradis pour les justes, les soumis à laloi, et lenfer pour les autres, insoumis, maudits,déchus, hérétiques.Ainsi lordre est-il toujours lordre juste, car rienni personne ne règne jamais au nom du mal, dumoins officiellement...LE PRÊTRE, LIMPÔT ET LE TEMPLEMais lhomme étant imparfait, il produit dumal. D es fautes envers Dieu quil doit racheter pardes sacrifices et des oblations.Dabord sans doute par des châtiments directs,puis des châtiments dérivés sur des animaux, puisle rachat de ses fautes par des offrandes...Ainsi, à mesure que le progrès technique permetle surproduit - soit ce que lhomme peut produireen plus de la reproduction de sa force de travail - semet en place une économie du don qui vient sesurajouter, dans lordre symbolique, à léconomie•pratique.Une économie du don générant la caste des prêtresentretenus par ces dons, et qui deviennent, de faitdans lHistoire, les premiers collecteurs dimpôts.Dons à Dieu, mais aussi impôts perçus par lacaste des prêtres, quil faut entreposer dans le77
  • 39. premier monument public construit à cet effetquest Je Temple, à la fois lieu de culte et Trésorpublic.Un Temple, à la fois monument religieux etpratique, qui devient le centre de lorganisationsociale de la première révolution urbaine au sortirdu néolithique,comme nous1enseigne larchéologueVere Gordon Childe...LES PRÊTRES, LES GUERRIERS, LES TRAVAILLEURSCe trésor, extorqué par les prêtres au nom de Dieuet du bien aux travailleurs et entreposé dans letemple, pose évidemment le problème de sa sécurité.Une sécurité dabord assurée par des prêtres enarmes, gardiens du trésor, puis, par une fatalespécialisation des tâches, par la caste des guerrierstout court.Ainsi, le symbolique et le fonctionnelsentremêlant, se met en place un système où letravailleur produit, le prêtre collecte et gère, et le0 0guerner secunse.Un système, à la fois sacré et pratique, fait dehiérarchie et de réciprocité où le guerrier sécurisele prêtre et le travailleur ; le travailleur nourrit lesdeux en échange de sa sécurité; tandis que leprêtre, peu à peu obligé de partager le trésor avecla caste des guerriers (permanente rivalité de laCouronne et de lEglise) est spécifiquement encharge du trésor spirituel. Ce qui implique, outreles rites et la théologie codifiant la révélation, laconservation du savoir, les soins aux malades, lacharge des faibles et des indigents, soit - et cest là78que se situe le retour du don - léducation, lamédecine et la charité.Une organisation tripartite, décrite par GeorgesDumézil, présente depuis la nuit des tempshistoriques dans toutes nos sociétés indo-européennes, jusquà ce que la révolution de 1789mette fin à cet Ancien régime constitué justementdu Clergé, de la Noblesse et du Tiers-Etat...I.:ORDRE EST FONCTIONNEL OU IL NEST PASAinsi, tout système de domination possède sajustification transcendante dans lordre symbolique.-révélation disant lordre et le bien, entraînantextorsion et punitions- mais aussi sa justificationfonctionnelle dans lordre de la production - qui enconstitue la morale pratique- faite de cohérence et deréciprocité (cohésion).Ainsi, quel que soit linexpliqué originaire qui lesous-tend (révélation), aucun ordre durable ne peutêtre absurde sur le plan pratique et, réciproquement,aucun ordre absurde ne saurait être durable.Absurde, au regard de lordre social, signifiantdans les faits: purement parasitaire, sans réciprocité.Ainsi, quand lex-noblesse dépée, devenuenoblesse de cour, nassuma plus aucune des troisfonctions: ni production, ni savoir, ni sécurité, sa finétait scellée en tant que classe purement parasitaire,bientôt liquidée par une noblesse de robe entre tempsdevenue bourgeoisie entrepreneuriale et gestionnairepar la vénalité des charges.De même, cette fonctionnalité inéluctable de toutchangement dordre durable peut aussi expliquer,79
  • 40. a contrario, la conversion de lEmpire romain à lareligion chrétienne sous Constantin. .Luniversalismepacificateur chrétien devenant la réponse fonction-nelle au déclin des légions, par trop métissées, pourassurer dorénavant, par lEglise plutôt que parlarmée, la cohésion et la paix de lEmpire.Ainsi, toute organisation symbolique et socialeabsurde, que ce soit lhérésie morbide des C athares,la bureaucratie stalinienne ou le capitalismefinancier purement parasitaire de Wall Street, est-elle vouée, par un châtiment du sens à la disparition.C est juste une question de temps...DE LA TRANSCENDANCE VERS I.:IMMAI ENCE : LERÈGNE DE DIEU ET LA ÉCESSITÉ DU LOGOSLes hommes ont des idées et ils sont obligés devivre ensemble. Doués dimagination par la fonctionsymbolique, mais aussi dexpression par le langage,ils sont portés par leur nature à discuter la Loi.Et si les grandes idées qui mènent le monde sontles religions qui disent le ciel et la terre, la révélationdu chamane, la lumière du prophète, ont rapidementbesoin, pour gérer les conflits, de produire unethéologie. Soit un discours sur ce qui est pourtantcensé être au-delà du discours.Ainsi, quelle que soit la puissance de la révélation,toute religion, à la fois transcendante et politique,est-elle contrainte, face à la controverse, de justifierla Loi par cette autre puissance du verbe, maisdessence opposée, quest la logique.Introduisant de fait, comme le ver dans le fruit,la raison dans la foi...80LA DÉMOCRAT IE GRECQUEOU LE DOUTE PLUS FORT QUE LA FOICest ce moment de basculement, dans ce rapportde force entre ces deux puissances du verbe, qui setraduit historiquement par la naissance à Athènes,au .C siècle avant J.-C., de la démocratie grecque.Une démocratie qui nest pas le pouvoir aupeuple- la Cité-Etat athénienne était uneoligarchie de 40 000 propriétaires soldats servis par200 000 esclaves sansdroit,dont léquivalent moderneserait plutôt les Etats confédérés dAmérique oule régime Afrikaner, et qui vaudrait aujourdhui àAthènes dêtre traitée de fasciste! - mais le pouvoirdu logos sur la foi.Le passage historiquement avéré dun Dieu aveclogos (théologie, scolastique) à la possibilité dunLogos sans dieu (règne de la Raison, rhétorique) ...LES PHILOSOPHES EUROPÉENS OU, , , ,LA PENSEE HELE:-JO-CHRETIEN ECest cette même défaite de la scolastiq ue face à laphilosophie- soit la fragilité dune foi étayée par laraison, quand la raison prétend être étayée par elle-même- q ui se reproduira en E urope à la sortie d uAMoyen Age, et ce malgré la tentative de Saint ThomasdAquin de faire servir la foi chrétienne par larelec[Ure dAristote. Une lente défaite de la foi, rongéepar la raison qui, dès La Boétie (1546) saperaprogressivement les fondements de la monarchie.Une remise en cause d u pouvoir du roi, fondésur le divin, qui ne sera pas un retour aux Grecs,81
  • 41. mais, du fa it des clercs catholiques qui la produisi-rent, une synthèse nouvelle, helléno-chrétienne,appelée «humanisme», faite de doute et de charité.Une pensée spécifiquemem européenne,profondément soucieuse dégalité, cheminant deMontaigne à Pascal et de Pascal à Rousseau, pouraccoucher lidée dun nouvel ordre social qui mènerafort logiquement à la Révolution française; lespritfra nçais en ayant produit la plus grande part...LA MODERNITÉ OU LA VlCTOIRE DECIMMANENCE: LE RÈGNE DES IDÉESAinsi, la raison immanente, portée par laRévolution frança ise, met-elle fin à lère de latranscendance pour inaugurer lère politique delidée; ouvrant, après les guerres de religions, lèrede la concurrence des idéologies.Une victoire de la Raison, qui est aussi la mise àbas de lancien ordre divin tripartite par le groupe,social qui lincarne: le T iers-Etat; soit la classe sansprivilèges liquidant le privilèges divins du Clergé etde la Noblesse au profit de lÉgalité, cest-à-diredelle-même...VERS LE NOUVEAU PARADIS DE CÉGALITÉRappel : personne ne règne jamais au nom dumal, et lordre juste prétend toujours mener, malgréles pesanteurs terrestres, au souverain bien.Ainsi dorénavant, le souverain bien nétant plus,dans le monde de limmanence, le ciel de la religion82catholique, ce nouveau paradis terrestre à atteindreest désormais légalité.,Egalité qui prend la place du Salut comme butsuprême et emblème de toute politique humaniste:laïque (immanente) et moderne. Une premièreégalité réalisée, en principe, par labolition desprivilèges de la Noblesse héréditaire et du Clergé, et,par la prise de pouvoir du Tiers-Etat.,Un Tiers-Etat chargé, devant lH istoire, deproduire le système politique menant du projet delégalité formelle à légalité réelle; comme plus tardle prolétariat des marxistes au nom de la même idéetrahie...DE LA LIBRE CONCURRENCE DES IDÉES, , ,POUR MENER A CEGALITE PRATIQUE SOUS LEEUTRE ARBIT RAGE DU LOGOS, SOIT LEMENSONGE ET LE POUVOIR SUBTILS DULIBÉRALISME BOURGEOISPrenant la place de la controverse théologique, lejeu politique sera dorénavam la libre discussionpolitique, selon le seul critère de la cohérencelogique (rhétorique) menée par et dans le Tiers-,Etat par les clercs : philosophes, intellectuels, maîtres,à penser et tribuns issus du Tiers-Etat.Cancienne hiérarchie sociale, fondée sur la lignée(privilèges héréditaires, primogéniture), remplacéepar la liberté dentreprendre menant par ailleurs aupouvoir de largent.Soit, une fois posé le schème abstrait du projethumaniste : arriver à la fraternité universelle via laliberté et légalité guidées par la Raison, la double83
  • 42. domination de la bourgeoisie dans les faits; lelibéralismedidées politique(Voltaire) accompagnantle libéralisme économique (la loi Le Chapelier)...LA DESTRUCTION DU MONDE Al"CIEN OU LElOUVEAU POUVOIR DES MARCHAl"roSUne destruction de lancien monde tripartiteconstitué, comme nous la appris Georges Dumézil,de ceux qui prient (oratores), de ceux q ui combat-tent (bellatores) et de ceux qui travaillent (laborato-res) - soit le clergé, la noblesse et le Tiers-état - quine débouchera pas, dans les faits, sur légalité dutout Tiers-état (soit le pouvoir au peuple du travail),mais sur le nouveau pouvoir dune quatrième fonc-tion, issue du Tiers-état, celle des intermédiaires.U n pouvoir des marchands ne venant ni de lareligion, ni de la guerre, ni de la production maiscommandant à tous, dorénavant, par le pouvoir delargent... POUVOIR DU CAPITAL, MISERE OUVRIEREET CONCURRENCE MARXISTEUne inégalité de fait, au sein du Tiers-état, entrepeuple du travail et nouveau monde de largent qui,passé les premiers moments euphoriques de légalitéformelle issue de la Révolution, verra lancien ordretripartite remplacé par un nouveau monde binaire.Celui dune bourgeoisie du Capital, maîtresse duMarché, exploitant les nouveaux esclaves du travailsalarié: le prolétariat.84Une lutte des classes nouvelle, à lintérieur ducamp progressiste issu du Tiers-état, dont laconséquence, sur le plan du logos (rhétorique), serala future concurrence marxiste, prospérant sur lescontradictions et les mensonges de lhumanismebourgeois...LES IDÉES EN PRÉSE 1CE : LIBÉRALISME,SOCIALISME, RESTAURATION, FASCISMECe qui donne comme idées en présence dans cemonde moderne de limmanence :A droite, le libéralisme.Fait dégalité formelle et de liberté dentreprendre.Idéologie de gauche sous lAncien régime (Voltaireinspiré de lécole anglaise: Locke, Hume.. .) maisnouvelle idéologie dominante dès 1830.A gauche, le socialisme.Dans le mêmecamp progressiste de limmanence,mais proposant le passage de légalité formelle(appelée dès lors «équité ») à légalité réelle (soitcelle de Jean-Jacques Rousseau contre celle deVoltaire) en continuant le processus révolutionnaireinitié par la Révolution française, par la prise dupouvoir du nouveau Tiers-état à lintérieur duTiers-état: le prolétariat!En marge de ce combat interne aux idéesmodernes, et abusivement classées à droite de ladroite, soit à lextrême-droite, cest-à-dire hors delarc républicain pour les discréditer, se trouvant :La réaction.Soit la restauration de lordre ancien commeréponse au mensonge bourgeois de légalité formelle85
  • 43. débouchant sur une plus grande violence sociale.Pensée initiée dès la Révolution française par Louisde Bonald et Joseph de Maistre, et plus tardmodernisée par C harles Maurras.Et à lintérieur de la bourgeoisie libérale:Le fascisme.Quand plus tard (à lorée du xxe siècle) labourgeoisie entrepreneuriale nationale, un pieddans le travail, lautre dans lexploitation, tentera derésister à la domination de la bourgeoisie financièreinternationale, elle purement parasitaire, par desalliances inédites...LE COMBAT DROITE / GAUCH EÀ I.:EXCLUSlON DE TOUS LES AUTRESMais tout retouren arrière étant considéré commeutopiste, et la pensée fasciste ayant été discréditéepar le national-socialisme allemand (soit leracialisme justifié par la question de lespace vital),le combat didées autorisé dans lère moderne, etplus particulièrement depuis 1945, se résume en faità la concurrence entre les deux idéologies duprogrès: libéralisme ou socialisme; soit le combatdroite 1gauche...LES GRANDS HOMMESDans le monde ancien, et jusquà la Révolutionfrançaise, les grands hommes sont donc les prophèteset les rois (Luther, Louis XIV, pour choisir deuxgrandes figures postérieures à la Renaissance). I.:un86théologien, lautre guerrier, mais tous deux messagersde Dieu et prétendument choisis par Dieu; ce quilimitait vocations et concurrence..., ,DE LA RARETE A LA PROLIFERATION :LACCÉLÉRATIO DE I.:HISTOIREMais avec lavènement du règne de limmanence,se produit une fatale démocratisation du grandhomme (dont la plus belle figure historique estNapoléon 1er) désormais soumis au seul régime dela libre concurrence.Une démocratisation de la course au pouvoir.dont la première conséquence est la multiplicationdes vocations; la seconde, par cette accélération duturnover, une notable accélération de lH istoire...LES NOUVELLES QUALITÉS REQUISESUne multiplication des prétendants qui génèreaussi de nouveaux profils types.Du côté du pouvoir symbolique (oratores): latransformation du messager de Dieu en cc nouveauclerc quest lhomme à idées ne sappuyant plus surla scolastique mais sur la rhétorique: philosophe,intellectuel, maître à penser... doublement issu,comme nous lavons vu, sur le plan épistémologiqueet social, de la bourgeoisie.Du côté du pouvoir effectif (beL/atOJ·es): avec lafin du pouvoir politique hérité ct transmis (noblessehéréditaire), lavènement du professionnel de lapolitique: tribun à fort charisme, militaire... égale-87
  • 44. ment issus de la bourgeoisie et dont se pose inéluc-tablement la question des moyens de subsistance...LE NOUVEAU TA OEM CLERC-POLITICIE lUn nouveau monde politique où le binômede lAncien régime: Clergé 1N oblesse- soit laconstance de la lignée soutenue par la permanencede lEglise - , se voit remplacé par la foire dempoi-gne et le verbiage.Soit le nouveau pouvoir, en régime démocratique,du tandem de lintellectuel et du politicien(Zola 1Clemenceau, Keynes 1Roosevelt, Malraux 1de Gaulle... ou, pour achever la dégringolade :Max Gallo/Nicolas Sarkozy) dans un combatdroite 1gauche fermement circonscrit.Un combat imposé, à lintérieur du cadre huma-niste (immanence, domination au nom de légalité)qui produit, compte tenu de la réalité économique(pouvoir de largent, inégalités sociales) :- A gauche: des maîtres de la promesse; demainlégalité.- A droite: des maîtres du mensonge. I.:équité(égalité en droit) servant cyniquement de masque àlinégalité de fait ; soit, pour citer Anatole France,cette loi qui, dans un grandsouci dégalité, interdit auxriches comme aux pauvres de coucher sous Les ponts, demendier dans les rues et de voler du pain 188CIOEE ET LARGE TAutant de débateurs, professionnels de lapolitique qui joutent officiellement dans un pur etlibre débat didées, mais aussi soutenus par leurcamp respectif:- le Capital pour le libéral conservateur, soit labourgeoisie dargent ;- le Travail pour le progressiste, via le Parti ou lesyndicat.Une disproportion, sur le plan de la puissancedargent entre les deux camps q ui, forcément,notamment sur la question de la tentation et de lacorruption, ne peut pas être sans conséquences...LE GRAND HOMME :DU COMBAITANT À CEMPLOYÉ DE BANQUEDans notre monde moderne démocratique, leleader politique est donc soit un combattant delidée (Robespierre), soit un combattant militaire(Napoléon ter), soit une émanation du monde delargent (Thiers).Et sil est certain que le prestige historique vatoujours aux deux premiers, quils soient considéréscomme bon (Jaurès, Clemenceau} ou mauvais(Staline, Hitler}, la loi tendancielle dans notresociété marchande est, fata lement, la lentesoumission, chez les professionnels de la politique,du monde des combattants- héritiers des oratores ctdes bellatores - au monde de largent - le nouveaupouvoir des intermédiaires.Soit, formu lé autrement, la lente disparition du89
  • 45. grand homme, grand penseur ou grand combattant,au profit de lemployé de banque.!.:exemple le plus proche de nous étant, en 1969,le passage à la fonction de président de la Républiquefrançaise, du général Gaulle, héros de la Résistance,à Georges Pompidou, ancien directeur de la banqueRothschiId...LE GRAND HOMME:LIMITE ET MENSONGE DE ~1 DIVIDUMais même en admettant que le grand hommecombattant soit parvenu à juguler la puissance delargent pour lui imposer sa vision politique, se poseencore pour lui la question de la durée : pourcombien de temps? Le monde de limmanencefondé, du moins en apparence, sur légalité etlindividualisme, interdisant cette transmissionhéréditaire du pouvoir qui assurait sous lAncien, . , . ,reg1me sa permanence ct sa perennite.Cette évidente solitude et brièveté de la carrièrepolitique, quels que soient le génie du grandhomme ct sa force vitale, imposent nécessairementquil sappuie, soit pour accéder au pouvoir, soitpour le conserver ct pérenniser son œuvre, sur uneforce collective allant au-delà de lui-même, et qui,ne pouvant plus être la lignée ou lEglise dans lemonde moderne, ne peut être que le« réseau ».Et si lhistoire grand public ne retient, pour desraisons de charme romanesque, que les noms desgrands hommes, forces de la nature, monstresdarrivisme, il est évident que seuls ils ne peuventrien. Leur triomphe, quel que soit leur génie90individuel, passant toujours et nécessairement parlappui, la constitution de réseaux.Réseaux de soutien mais aussi dallégeance,dobligations, de réciprocité qui sont, dans le mondedémocratique de lindividu et de légalité deschances, la face cachée du politique, la matièredélaissée des intellectuels et des idéologues, autantque la condition sine qua non de toute prise de•pOUVOir. ..LES RÉSEAUXContrairement à la démocratie où, lindividua-lisme égalitaire étant la règle officielle, les réseaux scdoivent dêtre niés ou cachés, sous lAncien régime,et plus généralement dans le monde ancien, lesréseaux sont la norme...DABORD LA FA.!4ILLEPremier réseau quest bien sûr la famille, lasolidarité et lentraide fondées sur le lien du sang.Pouvoir tiré notamment du lien et de la solidaritépère-fils (encore visible sur certains frontispicesdentreprises: «Entreprise x & fils» et q ui fitnotamment la puissance de lentreprise Michelin).Pouvoir et puissance tirée aussi de la fratrie (commechez les frères Dalton, Zemmour ou Hornec) quidonne, face aux individus, la supériorité de lêtrecollectif...91
  • 46. LA FA!VIILLE, LE CLAN, LA TRIBUUn premier réseau de solidarité ct dentraide qui,élargi, donnera le clan, la tribu. Soit une famille defa milles fondée encore sur lascendance dun ancêtrecommun. Ancêtre commun pouvant même, à partirdune certaine échelle, devenir fictif et purementsymbolique (mythique) pour prendre alors la formedun totem (à lorigine notamment du blason dansla noblesse) commun à tout le clan, la tribu.Une appartenance au clan, à la tribu qui, outre lasolidarité et lentraide, implique aussi la responsabi-lité collective et transmissible; soit le devoir de ven-geance entraînant vendetta et razzia, propres auxsociétés claniques...SOLITUDE DE CINDlVIDU CITOYENFamille, clan, tribu, soit la soumission de. lindividu à un tout organtque, une communautecharnelle qui protège et oblige; tandis quau delà, àune échelle collective supérieure : peuple, nation,lindividu nest plus relié aux autres que par lesfroides abstractions du contrat.Libéré des liens prégnants de la famille, maisaussi seul et livré à lui même...DÉCLIN DU CLAN, MENSONGE CITOYEN ETPROLIFÉRATION DES NOUVEAUX RÉSEAUXOCCULTES (MAÇONNERIE)Et cest pour compenser cette solitude débouchant92sur limpuissance que prolifèrent, dans ce nouveaumonde du peuple ct de la nation dindividus citoyensabstraits, ces nouveaux réseaux dentraides etdobligations que sont les maçonneries.Réseaux de pouvoir, intercalés entre le citoyen etlEtat, forcément occultes en ces temps officiels detransparence démocratique, dindividualisme etdégalité citoyenne...• •LES RESEAUX DANCrENS REGIMES:NOBLESSE, ÉGLISE, CORPORATIONSAutant de nouveaux réseaux dentraides et dedomination qui, pour prendre leur place et leurpouvoir après la Révolution française, ont dû mettreà bas les réseaux qui les précédaient sous lAncien" . ... .regime, a savo1r :- le réseau de la noblesse- issu du clan - fondésur le lien du sang et tirant originairement sonpouvoir de la maîtrise des armes (bc/latorcs);•- le réseau de lEglise- fondé sur la foi -soumission à un ordre, une initiation et des rites(oratorcs) et dont le plus beau fleuron fut laCompagnie de Jésus (les jésuites);- réseau aussi dans le Tiers-Etat avec lescorporations, fondées sur la communauté des savoir-faire (/aboratorcs) avec à la tête de ses solidarités demétiers, une authentique aristocratie ouvrière.Autant de réseaux formant un subtil jeudéquilibre et de rapports de forces entre ces anciensordres, finalement assez équivalent à cette«séparation des pouvoirs» présentée par lesmodernes (Locke, Montesquieu ...) comme le93
  • 47. parangon de la démocratie. Une multiplicité decontre-pouvoirs empêchant en tous cas cet«absolutisme royal» tant décrié par les historiensrépublicains pour discréditer lAncien régime...LA PROGRESSIVE MISE AU PAS DES RESEAUXDANCIEN RÉGIME PAR LES 1 CUVEAUX RÉSEAUXAU SERVIC E DES MARCHANDSMais la victoire de ces nouveaux réseaux, issus dela démocratie bourgeoise, sur les anciens, ne serapas immédiate et totale. Après le premier acte décisifque sera la nuit du 4 août 1789 (abolition du systèmeféodal et du pouvoir des anciens ordres), cetteréduction de lennemi, réseaux contre réseaux, sefera par une série de coups, toujours présentés parlhistoire officielle - dans la lignée dun JulesMichelet - sous le prisme du pur combat didéesportées par de grands hommes (Danton, Zola,Ferry...) afin den masquer les enjeux et la portéeréelle aux individus citoyens.U ne liq uidation progressive de ces anciensréseaux de pouvoir, devenus réseaux de résistance,par les nouveaux réseaux dominants, dont les deuxgrands moments déterminants seront, après la nuitdu 4 août, laffaire Dreyfus et la loi de 1905...LAFFAIRE DREYFUS (1894- 1906) OU LA VICTOIREDES MÉDIAS ET DE l:ARGENT SUR l:ARMÉE,REFUGE DE LA OBLESSEAu-delà du drame individuel lui-même : une94banale affaire despionnage dont lHistoire nauraitrien retenu si laccusé navait pas été juif (comme lefaisait déjà remarquer à lépoque Jean Jaurès avecagacement, malgré son dreyfusisme), cene «affaire»est la première du genre.Montée à grand renfort de publicité pour sapuissance symbolique (le jaccuse1 de Zola dansI.:Aurore de Clémenceau), elle marque la prise depouvoir du puissant réseau des médias sous contrôlede largent et sappuyant sur les clercs - soit lesnouvelles figures de «li ntellectuel» et du(( politicien », nouveaux oratores:.... sur celui du corpsdes officiers et de larmée.Une armée fra nçaise, dernier refuge et dernierl.icu de pouvoir de la noblesse et de lespritaristocratique (bellatores), discréditée par cetteaffaire aux yeux du «grand public)); autre nouvellefigu re consubstantielle à celle des médias, delintellectuel et du politicien professionnel.Une présence de laristocratie dans une arméematée, encore résiduelle aujourdhui dans la Marine,appelée avec nostalgie la «Royale».. . LA LOI DE SEPARAT ION DES EGLISES ET DE I.:ETAT (1905) OU LA DEPOSSESSIO r DESPRÊTRES CATHOLIQUES DE LEUR FONCTIOtDEDUCAT EUR AU PROFIT DESINSTITUTEURS LAÏQUESDepuis lordonnance du 13 décembre 1688,promulguée par Louis XTV et qui sinscrit dans lelent processus dalphabétisation du peuple, tous lesparents de France avaient lobligation denvoyer95
  • 48. leurs enfa nts à la «petite école» paroissiale. Une,éducation prise en charge gratuitement par lEglisecatholique (fonction classique de la classe desoratores), dont les prêtres inculquaient aux enfantsun savoir pratique et la morale chrétienne.,Un rôle dominant de lEglise sur les espritsattaqué dès la révolution de 1789, mais qui ne serapas foncièrement remis en cause par le compromisnapoléonien quest le Concordat de 1801, ni par les,loi Guizot (1833) et Falloux (1850), lEtat Français,pour des raisons de coûts et de moyens (locaux,,formation des maîtres) laissant encore à une Eglisede France fidèle à la Nation (tradition gallicane), laplus grande part dans lorganisation et la diffusionde lenseignement.Ce nest quà partir de 1879, avec Jules Ferry, quelanticléricalisme prendra franchement son essor.,Un acharnement tardifcontre une Eglise catholique,,partenaire de longue date de lEtat français, quisexplique surtout par les évènements de 1848 et de1871. I.:anticléricalisme devenant, après la défi nitivetrahison du Tiers-État prolétaire par le T iers-Étatbourgeois (le versaillais Thiers matant dans le sangla Commune de Paris}, le nouveau combat dunebourgeoisie de gauche qui, ayant trahi le peuple dutravail, a besoin dun combat progressiste desubstitution, mais ne portant pas atteinte au pouvoirde largent.Pour le radical socialiste maître de la TroisièmeRépublique, <<de gauche» signifiant dorénavantnon plus: pour les travailleurs, mais : contre lescatholiques, fussent-ils des catholiques sociaux.Cest ce faux combat de gauche- ou ce combatde la fausse gauche, ancêtre de la gauche sociétale96dite aujourdhui gauche bobo - qui servira deprétexte au maçon Jules Ferry - éminent membredu Grand Orient de France- pour capter le rôleéducatifde lÉglise au profit de la «laïcité ». ,La loi de 1905, dite «loi de séparation des Eglises,et de lEtat» marquant, en réalité, la dépossession de,lEglise catholique de sa fonction traditionnelle et,populaire déducatrice, au profit de lEglise des droitsde lhomme. Lécole <<gratuite, laïque et obligatoire»tant vantée par Ferry étant, en réalité, lécole«obligatoirement laïque» - cest-à-dire franc-maçonne - puisquegratuite, la petite école paroissialelétait déjà en France depuis Louis XIV...LAÏCITÉ ET ATHÉÏSMEAinsi, la belle idée de «liberté de conscience ct deculte» cache-t-elle, derrière la loi écrite, la lutte,pour le pouvoir politique dune Eglise contre une,autre Eglise. Et ce quon nous présente comme unpur débat philosophique: le triomphe du droit àlathéïsme face à la religion en général et à sonpouvoir doppression, nétant, en vérité, quunelutte tournée exclusivement contre lanciennepuissance catholique; jamais contre légliseprotestante, encore moins judaïque.Raison pour laquelle, selon les codes et les motsde la liturgie républicaine, il est toujours questiondu combat de la «laïcité» et jamais dathéisme;lathéisme renvoyant à tout autre chose quà lafranc-maçonnerie. Il suffit dailleurs découterJean-Luc Mélenchon, sénateur socialiste ou pire,Caroline Fourest, la gauchiste hystérique, nous97
  • 49. parler dAncien régime ou dislam, pour sentir àquel point la laïcité est une religion, et que cestmême, en cene période de troubles et de question-nements spirituels, la plus fanatique de toute!PROLÉTARIAT CONTRE AJUSTOCRATIE OUVRIÈREQuant aux corporations, interdites par laRépublique comme «corps intermédiaires >> - rienne devant sinterposer, en théorie, entre le citoyen etla Nation -ces anciennes solidarités verticalesabolies seront officiellement remplacées, dans lenouveau monde bourgeois du XIXe siècle, par lessolidarités de classes.Un combat politique pris en main, à gauche, pardes professionnels du socialisme, souventcosmopolites, rarement issus du prolétariat, quilurteront aussi contre toute tentative, issues destravailleurs eux-mêmes, de recourir à dautressolidarités, anciennes ou inédites: combat desluddites, révolte des canuts, insurgés de Kronstadt. ..immédiatement taxées de déviationnisme petitbourgeois et de populisme.Une lutte classe contre classe, en partie imposée,dont le résultat pratique sera de maintenir le mondeouvrier dans le cadre bourgeois du salariat, et defaire de ces travailleurs, par la condition sociale,mais aussi par la praxis (la mentalité induite par lapratique), ce que Marx appelle des prolétaires. Passeulement des travailleurs exploités par lextorsionde la plus-value, mais aussi des êtres aliénés par leurtravail même : travail à la chaine, taylorisme,fordisme.. .98LA MODERNITÉ OU LES CLASSES SOCIALESCOMME SEULS RÉSEAUX OFFICIELLEMENTRECON US AU-DELÀ DES INDM DUSDu fait du mensonge bourgeois, mais aussi dudogmatisme des leaders ouvriers, le seul combatreconnu en régime démocratique, au-delà desconflits dindividus, est donc le combat classe contreclasse; soit le combat gauche / droite.Les seules solidarités admises étant :-dun côté: la solidarité de classe dune bourgeoisielibérale défendant la liberté dentreprendre parlentremise dintellectuels désertant de plus en plus laphilosophie pour léconomie, érigée en science;_ - de lautre: un prolétariat ouvrier combattantpour légalité via ses leaders socialistes- intellectuelset syndicalistes- passés peu à peu, au cours de laseconde moitié du XIXC siècle, sous la dominationexclusive de la gauche révolutionnaire marxisteinternationaliste (ancêtre du PC) et de la gaucheréformiste maçonnique (ancêtre du PS).Une présentation gauche 1droite, validée par lanaïveté, la lâcheté ou la soumission des clercs quiocculte ses nouveaux «corps intermédiaires»pourtant interdit par la République- rien ne devantsinterposer en théorie entre le citoyen et laNation - que sont les réseaux transversaux:maçonnerie du Grand Orient, Club des Cordelières,Le Siècle... et autres solidarités occultes oùfraternisent en douce patronat, représentants degauche et syndicalistes, quine à aller saffronterensuite pour la galerie sur les plateaux télés .. .99
  • 50. LES LOBBlES ET LES COMMUNAUTÉSDu fait de la domination anglo-saxonne venuedAmérique, et bien que la Constitution françaisene reconnaisse pas les groupes de pression -toujoursinterdits à la C hambre - les médias, chargés depuislaffaire Dreyfus de donner le la, admettentaujourdhui timidement lexistence de lobbies, àcondition quils soient économiques: lobbypharmaceutique, lobby agro-alimentaire, lobby deschasseurs.. .De même, avec le relâchement des mœurs,conséquence du processus de destruction libérale, lalégitime revendication de non persécution desminorités sexuelles, sest muée en agressivité anti-hétérosexuclle et anti-famille, sous forme dun«lobby gay» se réclamant du progressisme, selon lemême glissement sociétal initialement opéré àgauche par lanticléricalisme. Un premier lobbysexuel créé en France par Jack Lang, sous limpulsionde François Mitterrand au moment du lâchage de lagauche ouvrière par le parti Socialiste, et depuisélargi au lesbianisme par Caroline Fourest, au.ŒDEF puis à IUMP par Philippe Val.Une existence admise de lobbies économiques etde lobbies sexuels, beaucoup plus gênante lorsquilsagit de lobbies ethno-confessionnels, la Républiquene reconnaissant toujours pas les communautésvenant sinterposer entre lindividu citoyen etlintérêt général ; sauf récemment quand il sagit demusulmans...100MAJORIT É DOMII ÉE, MINORITÉS AGISSANTES,INEXISTENCE DE LA COMMUNAUTE ATIONALEET IMPUISSANCE DE .cl DIVIDU CITOYENRéseaux, lobbies, groupes de pression ... Poursortir du mensonge dominant, servi par la naïvetéuniversitaire et la servilité des clercs, en République,non seulement il nexiste que des communautés,mais la seule officiellement admise: la communauténationale, pour nêtre quune pure abstraction, estla seule qui nexiste pas.Plus on gagne en extension, en effet, plus onperd en compréhension, ou exprimé autrement parladage populaire: qui trop embrasse maL étreint.Ainsi, et contrairement aux idées reçues, enpolitique le plus grand nombre est un handicap, etsi tous les pouvoirs se réclament du peuple, jamaisde mémoire dhomme, aucun pouvoir ne lui échut.Implacable constat, dont il découle que les orga-nisations autoproclamées prétendant défendre desminorités contre loppression de la majorité abs-traite - en réalité impuissante et inexistante -ne sont que des officines émanant de minoritésagissantes, travaillant, elles, à la domination.Une mise au pas de la majorité silencieuse par lapersécution médiatique, judiciaire, pécuniaire etpénale des rares individus ne se soumettant pas àleur volonté de domination.Les deux plus beaux exemples démontrant cetteréalité étant aujourdhui la LICRA ct le CRIF.Le CRIF, où le gouvernement français tout entier,président de la République en tête, va prendre sesordres, lors dun dîner annuel, auprès dune com-munauté représentant moins de 1% de la popula-101
  • 51. •tion française et défendant ouvertement, qui plus,est, les intérêts dun Etat étranger contrevenant àrous les droits de lhomme.La LICRA, qui prétend lutter contre le racisme,sauf quand il sagit de racisme anti-français, et quifut crée, comme nous lapprend lexcellent essaidAnne Kling, La France licratisée, pour couvrir àlorigine lassassinat politique dun leadernationaliste sur notre territoire; ce qui, au fond, naguère changé depuis...LE POUVOIR OU LA MINORITÉ DOMINANTEDe la fam ille trop petite à la communauténationale abstraite, toutes deux également sanspouvoir, se pose la question - à laquelle il ne peutêtre répondu que pratiquement - de la taille quedoit et peut atteindre un réseau pour êtreeffectivement une communauté puissante.Et en guise délément de réponse, il est intéressantde remarquer que de tous temps, sous tous les,régimes: Egypte pharaonique, démocratie grecque,brahmanisme hindou, monarchie catholique... uneoligarchie dà peine 1% de la population a roujourscommandé à la masse des 99% restant ; comme unemeute de loups dominant un troupeau de moutons.Ainsi, la noblesse française, dernière oligarchiereconnue sous nos cieux, dicta-t-elle aux destinéesde la France avec ce même pourcentage pendantplus de mille ans.Et il serait intéressant de rechercher - à moinsque le monde ait changé depuis du tout autout - quelle nouvelle aristocratie, oligarchie ou102minorité dominante ordonne aujourdhui, avec cemême pourcentage, au reste du pays?Une question qui, en régime officiellementdémocratique, est bien sûr la question qui tue...LES MAFIAS DE CINÉMALes réseaux mafieux qui font frissonner lechaland sont connusdu grand publicessentiellementpar le cinéma; notamment la mafia italo-américaineà travers lexcellente épopée du Pan-ain (le clan new-yorkais Corleone).Or, ce réseau de pouvoir et de solidarité - la.mafia - combinant lien du sang (clan sicilien) etinitiation (maçonnerie) nest jamais que limitation,par des membres de la communauté au plus bas deléchelle sociale, des autres réseaux de pouvoir et desolidarité - notamment WASP - qui constituent lemoyen le plus sûr et le plus rapide de sélevercollectivement en régime démocratique.Pas ou peu de mafia en effet dans lURSS deStaline, lAllemagne dHitler, lItalie fasciste, laChine populaire ou lIrak de Saddam Hussein ; lesrégimes autoritaires étant peu propices à leurdéveloppement.Comparés aux autres réseaux de pouvoir plushuppés (Skull & Bones, Bohemian Club, CFR...) laspécificité des réseaux mafieux tient surtout dansleurs moyens plus violents et primaires dedomination. Moyens nécessités par leur peu decapital pécuniaire et social de départ: le vol (racket,braquages), le commerce des êtres humains et duvice (prostitution, alcool, drogue) étant les moyens103
  • 52. denrichissement rapides et classiques ne nécessitantrien dautre, comme mise de départ, que le courageet la brutalité physiques.Méthodes et moyens expéditifs qui rendent cesmafias spectaculaires - donc cinématographiques- mais qui ne sont pourtant que létape du décollagevers le stade supérieur de la légalité : immobilier,finance, politique... Là où règnent les mafias pluspuissantes de la violence et du racket légalisés.Des mafias aux noms plus policés : Grand1Patronat, Complexe militaro-industriel, Banque...où les avocats et les agents officiels ont remplacéles encaisseurs et les coupeurs doreilles, maisqui nen constituent pas moins des réseaux depouvoir nhésitant pas à éliminer quiconque vientsopposer à leur commerce - fut-il président des/Etats-Unis- comme John-Fitzgerald Kennedyla découvert à ses dépend à Dallas, un certain22 novembre 1963.Ainsi les mafias de cinéma sont en fait celles,primaires et folkloriques, que lont peut dénoncersans danger, parce quau bas de léchelle hiérarchi-que des réseaux de puissance et de domination,comme la mafia calabraise au regard de la loge P2.Ou encore parce quinopérantes chez nous,comme les fameux Yakuzas japonais.Ou encore en déclin, comme une certainemaçonnerie provinciale issue de la TroisièmeRépublique (GLF).Le vrai pouvoir étant, par définition, ce à quoi ilest réellement dangereux de sattaquer, et la mafiades mafias, conséquemment, celle quon ne peutnommer sans trembler...104LES RÉSEAUX E TERME DÉCH ELLE :ORDRE DES JÉSUITES, TRIADES CHINOISES,BNAI BRlT H .. .Enfin, pour comparer diverses organisations desolidarité et de domination, quon les appellemafia, maçonnerie ou réseau :- les jésuites, dont on dit quil régnèrent plusieurssiècles sur le monde catholique en formant ses élites,revendiq uent aujourdhui 19200 membres;- la plus importante triade de H ong-Kong, laSun Yee On, compte environs 40000 membres, sévis-,sant principalement sur le territoire des Etats-Unis;- le Bnaï Brith, la plus vieille organisationmaçonnique juive, revendique, elle, plus de500 000 membres à travers le monde. Et parmi eux,pas des pizzaiolos véreux, des judokas tatoués ou desclercs puisant leur force dans leur seul savoir, maisdes personnalités éminentes issues des plus hautessphères de la politique, des arts, des sciences dumonde occidental, parmi lesquelles Sigmund Freud,Martin Sheen et H enri Kissinger.Une puissance de réseau à côté de laquelle lamafia calabraise, dont on nous fait un épouvantail,est un tout petJt JOueur...MAÇO,. ,; ,ERIE, IDEAL AFFICH E, BUT CACH EET NIVEAUX DINITIATIONOfficiellement, personne ne fait jamais rienpour de mauvaises idées, le mal avance toujoursmasqué. Et la fin réelle étant souvent très éloignéedu butannoncé, linitiation progressive, par degrés -105
  • 53. trente-trois dans la franc-maçonnerie- outre leparrainage, est la règle de fonctionnement de tout, .reseau maçonmque.Une initiation par lhermétisme au sens le plustrivial du terme: les degrés de la révélation étanrautant de sas hermétiquement clos répondant,derrière les simagrées ésotériques, à une règlesimple pour le frère initié passé dapprenti àcompagnon puis maître: «plus ru montes, plus tusais mais plus tu touches !»Le renoncemenr à lidéal: droits de lhomme,paix universelle, antiracisme... étant compensé- outre la désillusion muée en cynisme - par unplus grand accès au pouvoir et aux prérogativesmondaines qui vont avec; toujours les mêmes :largent et les honneurs qui vous amènent lesfemmes ou les petits garçons, cest selon.Cette solidarité de lintérêt bien compris - là où nejoue plus la foi et où nexiste pas les solidarités de sangdes deux ordres anciens de la dominations: oratores etbel/atores - étant alors renforcée par la complicitécomprise au sens délictueux du terme: «Si le réseautombe, mouillé comme ru es, ru tombes avec lui »...LE RÉSEAU MAÇONNIQUE,MENSONGE DÉMOCRATIQUENi sang, ni foi, ni classe, la franc-maçonnerieconstitue donc le réseau de pouvoir typique de lamodernité issue des Lumières.Une solidarité horizontale fondée sur lacomplicité,doublée dune soumission verticale fondée sur lemensonge qui reconstitue, de fait, ce «corps106,intermédiaire» entre le citoyen et lEtat qui valut auxcorporations dêtre dissoutes par ceux-là même quien ont pris leur place dans la République!Quon parle du Grand Orient (50000 frèresenviron), omniprésent dans la politique, ou de laGLNF {43 000 frères annoncés) omniprésente dansles affaires - soit la réalité du partage du pouvoirgauche 1 droite: la gestion du social pour les uns,celle du capital pour les autres- ou quon parle duplus moderne «Le Siècle» qui, avec 630 membresdont 150 invités, a la haute main sur la marche dupays, tous ces réseaux incarnent le mensongedémocratique par excellence.Mensonge dune République prétendant tra-vailler à la démocratie par des moyens contraires : àlégalité par la domination, à la transparence parlhermétisme; lancien G rand maître du co, AlainBauer,conseillerpolyvalentdeN icolasSarkozy - rôleque tente de lui contester son rival François Stifani,lautre Grand maître de la GLt F - reconnaissantlui-même que dans notre système politique, ditdémocratique, ce ne sont pas quarante millions decitoyens qui font les lois, mais 150 000 frères. Nom-bre qui correspond sans doute dans lesprit de cetinitié à la quantité de maçons spéculatifs, routesobédiences confondues, présents sur notre territoire.Une omniprésence avérée des réseaux maçonni-ques dans presque toutes les grandes affaires decorruption politique et financière: influences surlinstitution judiciaire et liens maçonnico-mafieux.Une vaste organisation de domination régnant surtoute lère démocratique occidentale, mais aussi surses dominions comme IMrique, où tous les potenratssont maçons {Bongo, Sassou-Nguesso, Biya...) à107
  • 54. lexception notable des marxistes (Lumumba,Sankara...) qui eux finissent plutôt assassinés...OM IPRÉSE CE DE LA FRA C-MAÇONNERIE,SAUF DANS LES ÉTUDES UNIVERSITAIRESUn pouvoir politique qui fait régner aussi une,terreur épistémologique (comme lEglise surlUniversité de lAncien régime avant lEncyclopédie).Toute étude sociologique des ré eaux maçonniqueset de leur pouvoir sur la République étantimmédiatem ent taxée, m alg ré lévidence, decomplotiste et dextrême droite.Un désaveu dissuasif qui vaut immédiatementdisgrâce et déshonneur pour le chercheur. Ce quiexplique quaucun de ces fonctionnaires appointés,par lEtat ne sy risque, surtout depuis 1945. Pasmême feu Pierre Bourdieu - pourtant médaille dordu CNRS (sic) - et qui malgré des milliers de pagesdenfonçage de portes ouvertes sur la« domination »,na jamais pondu une ligne sur le sujet ; raison pourlaquelle, sans doute, malgré lindigence de sonœuvre, il finit professeur titulaire de la chaire deSociologie au Collège de France...SANG ET DIEU: PERSISTA CE ET SOLIDITÉ DESSOLIDARITÉS ETHNIQUES ET RELIGIEUSES DANS, ,LA MODERNITE (LES COMMUNAUTES)Une fois adm is le mensonge de la communauténationale et du règne du plus grand nombre.Une fois admis, au-delà de lindividu et des classes,108la réalité des minorités agissantes et des réseaux dedomination, transversaux, verticaux. On est bienobligé dadmettre, en ces œmps de dégradation dessolidarités sociales et d apologie médiatique dumoi... pourlesautres, la résurgencedes communautésclassiques fondées sur le sang et la foi.Une situation admise, paradoxalement, suiteà la mise en scène médiatique, et à la mise sur lasellette po litique, du «communautarisme arabo-musulman >>. La Oumma, sans clergé et tirailléeentre mille influences étatiques, étant pourtant,parmi les communautés effectivement agissantes,la plus dénuée en France de pouvoir politique.Raison pour laquelle, à lévidence, elle subit tant.dattaques. Les communautés puissantes étant, pardéfinition, celles auxquelles on ose peu sattaquer.U ne dénonciation de la montée dun certaincommunautarisme ethno-confessionnel qui a révélésurtout, par effet retour, lincroyable pouvoir sur ledébat didées, les lois disant le droit ct la République,de cet autre communauté ethno-confessionnelle àlorigine de la diabolisation de la précédente. Soit,face à une Oumma divisée, manipulée, humiliée etfinalement fictive, la toute-puissance du CRIF.Un pouvoir logique, si lon songe à la puissanceque procure laddition, au sein d une même, . ,communaute organ1see:- des liens d u sang {la qualité de juif setransmettant héréditairement par la mère);- dune foi plurimillénaire fondée sur le projetclairement établi de la domination (destin historiquepromis par Dieu au peuple élu);- du cosmopolitisme (cette communauté organi-sée étant présente au sein de la plupart des nations,109
  • 55. et particulièrement des nations développées, pourfaire delle la «communauté internationale » parexcellence) ;-et de la pleine maîtrise de la modernité:finance, médias et sciences.U ne combinaison de solidarités ethniques,religieuses et de classes qui en fait logiquement leréseau des réseaux.Un réseau dune puissance telle quaucuncinéaste ne se risquerait à produire sur lui unefiction comparable à celles qui pullulent pourtantsur la mafia sicilienne.Un réseau d une puissance telle que, malgréson omniprésence et son omnipotence avéréesdans tous les secteurs clefs de la finance, de lapolitiq ue, des médias et des sciences, rien quelidée dévoquer publiquement son nom provoque,chez lindividu conscient de la fiction q u est enréalité notre démocratie de la liberté et de légalité,«stupeur et tremblement », comme le pauvreburakumin soudain mis en p résence de lem pereurdu Japon ancien ... CINEMA ET APOLOGIE MENSONGEREDU H ÉROS SOLITAIREFace à cette réalité quest la supériorité desréseaux sur lindividu, le cinéma de m asse produitpar Hollywood nous vend, inlassablement, la fictioncontraire du héros solitaire triomphant des réseauxdu mal.Et alors quEdmond Rostand avait lhonnêtetédachever sa pièce par la défaite de Cyrano, vaincu110par les coteries, le héros de cinéma, lui, gagnetoujours à la fin.U n mensonge du héros solitaire triomphanttoujours du mal communautaire, dont on peutsoupçonner le rôle déducation à la naïveté sur legentil spectateur occidental. ..ÊTRE COLLECTIF ET RIVALITÉ MIMÉTIQUEMais comprendre la force du réseau cest aussicom prend re, sur le plan psychologique, laconstruction par ce laborieux travail dinitiation etde rites, dun véritable« être collectif».Un être collectifoù le succès de lautre, considérécomme succès de soi, permet de surmonter la«rivalité mimétique».Cette rivalité inter-individuelle dont René G irardnous apprend par toute son œuvre quelle est un desmoteurs du rapport à lautre, et q uelle constitue- endehors des rivalités de classes - lobstaclepsychologique majeur à la solidarité collective...ACTION TNDMDUELLE, UTILITÉ COLLECTIVE :LES DEUX NIVEAUX DEXISTENCE~DE t:.:ETRE COMMUNAUTAIREComprendre la logique du réseau cest enfincom prendre la double réalité, chez l individucommunautaire, de sa conviction individuelle et deson utilité collective.Comment son action, au-delà de lexpressiond une conviction personnelle, prend pleinement sonIll
  • 56. sens, non pas au regard de sa valeur en soi, mais delintérêt quelle représente pour le réseau qui lapromeut.Une existence à deux niveaux, générant aussiune double éthiq ue. I..:individu pouvant être votreami, tandis que son appartenance communautairecommande de vous trahir. Une duplicité, typique dela mentalité communautaire, si choquante et sidifficile à admettre pour le simple individu...LAÏCITÉ, SATANISMESur le plan moral, les réseaux de la dominationpar le mensonge et la dissimulation sont déjà lemal.Mais ce mal peut aller beaucoup plus loin quandceux qui sappellent eux-mêmes << les fils de lalumière»- sans doute en référence à lidéologie desLumières qui les a portés - y voit un autre sens,plus noir, plus trouble et plus ésotériq ue.Lucifer signifiant aussi «porteur de lumière»,soit dans le livre dIsaïe, ce roi babylonien raillépour avoir voulu sélever au-dessus de sa conditiondhomme et dépasser Dieu.U ne figure prométhéenne associée à lorgueil etprogressivement deven ue, dans la traditionchrétienne, le symbole d u mal et un des noms d uDiable. Personnage que lApocalypse selon SaintJeanidentifie à Satan le tentateur, Satan le menteur,Satan le diviseur, et désigné aussi par Jésus, danslEvangile deJean, comme<< meurtrier » et<< Seigneurde la Terre» ...D ès lors, lexistence, au plus haut niveau112dinitiation, de maçonneries sataniques type:Illuminati, Skull and Bones et autres sectes vouantun culte aux dieux anti-chrétiens, babyloniens ouégyptiens, tel Moloch, avec cérémonies simulant desmeurtres denfants comme dans The Cremation ofcare du Bohemian Club, nest pas si délirante.Pas si délirante, puisque pour assumer la cruautéquimpliquent les décisions prises au plus hautniveau par ces réseaux de domination occultes surlhumanité souffrante-décisions générant : chô-mage, famines et guerres - il faut avoir renoncé auxcommandements chrétiens dhumilité et de charitéet avoir, littéralement, voué son âme au diable!Cest dailleurs ce constat terrifié que faisait leproducteur hollywoodien Aaron Russo, suite auxpropos que lui aurait tenus le grand initié N ickRockefeller. Propos révélant les desseins maléfiquesde loligarchie mondialiste et quAaron Russo osadénoncer dans une confession vidéo célèbre,quelques mois avant sa mort, parce quil se savaitcondam né ...MAÇONNERIES ET 10UVEL ORDRE MONDIALArticulés autour du noyau onusien - 0 U q uireprenait, après la D euxième G uerre mondiale, leprincipe mondialiste de la Société des NaLionsinitiée en 19 18 par notre compatriote, au service dupouvoir bancaire anglo-saxon, Jean Monnet - leCFR, la commission Trilatérale et le groupeBilderberg, mais encore le FMI (de notre futurprésident Strauss-Kahn), lOMC (de Pascal Lamy,autre agent français au service des intérêts anglo-113
  • 57. saxons), lOCDE, les lobbies militaro-industriels,énergétiques, agro-alimentaires et pharmaco-chimiques (servi par lOMS), ainsi que des clubsplus ésotériques tels que Skull and Bones etBohemian C lub, auxquels il faut encore ajouterdautres relais français tels que Le Siècle et le Clubdes Cordelières...Tous ces réseaux de pouvoir, travaillant la maindans la main pour des raisons dintérêts financiers etde solidarité de caste, constituent ce réseau desréseaux qui est, de fait, la structure combattante delEmpire.Un Empire travaillant au Nouvel ordre mondial,soit à labolition de la démocratie et au pouvoirbancaire intégral - forme achevée du Capital -surle dos du travail, des nations et des peuples...4.DES CLASSES ET DES LUTTESI.:État nest pas La patn·e. Cest Labstraction, lafiction métaphysique, mystique, politique, jun.dique dela patrie. Les massespopulaires de tous les pays aimentprofondément leur patrie; mais cest un amour réel,naturel. Pas une idée: un fait... Et cest pour cela queje me sensfranchement et toujours le patriote de toutesles patries oppn.mées.Mikhaïl Bakouninejtravaille comme un chien toute la semainejvousjure que lpatron il est content.Mes amies se sont mises en colère:"Cest pas bien malin cque tuJais là,Faut cquyfaut mais toi tu exagères,T. , . l ,1U verras qu un;out· tu regretteras...jmen fous pas mal.Y peut marriver nimporte quoi,I15
  • 58. Jmenfous pas mal.jai mon dimanche qui est à moi.Cest ptêtre banal,Mais ce que les gens pensent de vous,Ça mest égal!Jmen fous!116Édith PiafLES CLASSES SOCIALES ONT TOUJOURS EXISTÉDéterminées par lévolution des forces producti-ves - soit lhistoire du progrès technique - et lesrapports de productions qui découlent de cette·évolution (pas de rapports bourgeoisie 1 prolétariatsans invention, aussi, de la machine à vapeurnécessaire à la révolution industrielle), les classessociales ont toujours existé.Toujours existé ou, plus exactement, existédepuis que lhomo faber, sortant dun mythique••communisme primitif», sengagea sur la voienécessaire et fatale de la spécialisation des tâches,pourgénérer, par la division du travail, les premièresdivisions sociales.Une division sociale en classes qui remonte à lanuit des temps historiques...CLASSE PAR LA PRATIQUEET ME TALITÉ DE CLASSEDes classes sociales définies par leur praxis: leslaboratores par lagriculture, lartisanat puis le117
  • 59. commerce; les bellatores par le métier des armes;les oratores par lapprentissage et la transmission dusavoir dans lancien monde tripartite.Une praxis qui génère aussi une culture et unementalité de classe: mentalité commerçanteaujourdhui dominante, mentalité populairemajoritaire mais toujours méprisée et mentalitéaristocratique logiquement en voie de disparition.Une culture et une mentalité de classe quinépuisent, par ailleurs, ni la question du groupeethno-culturel entraînant un autre ordre deconscience et de solidarité; ni la persistance delanimal en lhomme et les comportements réflexesqui vont avec: instinct de survie individuellesoucis de sa progéniture...ANTAGONISMES DE CLASSES, COLlABORATIONDE CLASSES ET «LUTIISME DE CLASSE,.Mais du temps du pouvoir royal, notammentsous la monarchie théocratique qui précéda notredémocratie maçonnique et marchande, lesantagonismes de classes étaient jugulés outranscendés - selon quon y voit un mal ou unbien - par la soumission générale à lordre divin.La solidarité ethno-culturelle, celle par exemplede tous les sujets de sa majesté dans le royaume deFrance, primant, en dernière instance et malgré lestensions, sur les antagonismes de classes commesur la solidarité de classe.Une acceptation de la loi de Dieu - et dufatum - qui empêchait ce « luttisme de classe »,IJ8dénoncé par C harles Péguy comme le mal moderne,et qui caractérise fatalement le monde delimmanence qui lui a succédé.Un «luttisme de classe » ne pouvant être contré,dans notre ociété bourgeoise de limmanence er duprofit, que par la solidarité nationale en remplace-ment de lordre divin ; ou, dans le sens opposé, parla promotion dun individualisme exacerbé détrui-sant alors toute solidarité.. .LA CLASSE OUVRIERE, INCARNATION DUME SO GE ET DE LA TRAJ-IISO BOURGEOISEDans le monde de limmanence ayant succédé àla Révolution française, la lutte des classes devientdonc effectivement le nouveau moteur delHistoire.Une lutte résultant dabord de la fin de la solida-rité trans-classes existant précédemment dans lamonarchie de droit divin ; mais une lutte résultantensuite, et surtout, de la promesse non tenue deLumières. ,La prise du pouvoir par le Tiers-Etat, une foisévincés la oblesse et le C lergé, nayant pas débou-ché sur légalité sociale de tous les citoyens et lafraternité nationale, mais sur lexploitation, à linté-,rieur du Tiers-Etat, dun prolétariat industriel parune nouvelle bourgeoisie capitaliste entrepreneu-riale, encore plus dure envers ses salariés que nelétait la noblesse avec ses paysans.Le prolétariat et sa misère étant, littéralement,lincarnation du mensonge de la bourgeoisie et deses soi-disant Lumières.119
  • 60. Une situation nouvelle de violence et demensonge à lintérieur du camp progressiste quifera le lit, à partir de 1830, de la pensée et deJépopée socialiste...LE RÊVE DUN MESSlANISME PROLÉTARIENUne fois gommées, par les ratés de lHistoire, lesprétentions du marxisme à la scientificité, la grandeidée du socialisme peut se résumer ainsi:Le prolétariat créé, telle golem, par la bourgeoisieelle-même - et qui est le fruit de ses contradictions-sera, de par sa conscience puisée à sa souffrance, etles qualités morales qui sont censées en résulter:respect et solidarité envers les travailleurs, la classechargée, par lHistoire, de punir la bourgeoisiecapitaliste exploiteuse et menteuse, par une prise depouvoir dépossédant cene même classe bourgeoisede son pouvoir sur cene fausse démocratie quest ladémocratie libérale.Une prise du pouvoir par le prolétariat quiachèvera, du même coup, le travail politique pro-gressiste entrepris par la Révolution française-et trahi par la bourgeoisie - pour produire enfinréellement, ct plus seulement formellement, cenesociété fraternelle et sans classes promise par léga-lité citoyenne des Lumières.Un espoir et une vision du monde qui fait dumarxisme, quoi quil en dise, un moralisme et unidéalisme.Un projetsefforçantde renoueravec1eschatologiechrétienne du partage et de lamour, dans le mondematérialiste généré par limmanentisme marchand,120en sappuyant sur un messianisme prophétique,puisé lui même au judaïsme.Projet socialiste prétendant sappuyer sur le logosgrec pour réaliser le projet juif messianique ctmissionnaire chrétien réconciliés, et résultant sansdoute de la triple culture juive, chrétienne et grecquedu philosophe Karl Marx, principal théoricien dusocialisme dit scientifique...,LE MESSIANISME PROLETARIEN,PROJET DES INTELLECT UELSUn projet de révolution socialiste, par et pour lesprolétaires, pensé et voulu non par des prolétaires- lesprolétaires, pour des raisons de praxis ayant rarementle bagage conceptuel nécessaire - mais par desintellectuels issus de deux franges de la bourgeoisie :- la petite bourgeoisie nationale, pour lessocialistes libertaires et autres syndicalistesrévolutionnaires, tels que Pierre-Joseph Proudhonet Georges Sorel. Penseurs souvent autodidactes etprofondément liés au monde du travail ;- la moyenne et grande bourgeoisie ashkénaze,pour les socialistes internationalistes tels que KarlMarx et Ferdinand Lasalle. Théoriciens totalementétrangers aux classes laborieuses, et opposant àlempirisme petit bourgeois des premiers, larroganceduneabstractionconceptuellepuisée àlaphilosophiehelléno-européenne ; une philosophe fiévreusementembrassée depuis leur récente émancipation de lapensée talmudique et du ghetto.Le plus bel exemple de cet écart absolu entre lesujet pensant et lobjet pensé étant sans doute121
  • 61. H istoire et conscience de classe, de Georg Lukacs.;Enorme pavé historico-philosophique où ce fils debanquier de la grande bourgeoisie juive hongroisetentededémontrer,paruneélucubration conceptuellevirtuose, le destin messianique et ami-bourgeoisdun prolétariat idéalisé quil na jamais côtoyé. Unengagement théorique qui le conduira, lui le finlettré, à participer au gouvernement sanguinaire delaventurier Béla Kun, puis à soutenir jusquà sondernier souffle lœuvre de Joseph Staline.Un prolétariat idéal sorti de la tête de lintellectuel,utilisé comme arme contre sa propre classe chez lecadet de la bourgeoisie empli de culpabilité pour latrahison des Lumières perpétrée par ses pairs.Prolétariat supposé révolutionnaire, utilisé aussicomme arme de la revanche et de la conquête,par le déclassé et le cosmopolite, contre les élitespossédantes: cette bourgeoisie nationale et chré-tienne dont on veut prendre la place au nom duprolétariat.. .PAS DAUTONOMIE DE CLASSESANS CULTURE DE CLASSEThéâtre antique, geste chevaleresque, romanbourgeois... la conscience et lautonomie dungroupe social se démontre dabord par sa productionculturelle. Une culture spécifique où ce collectifexprime devant lHistoire ce quil sait être et cequil veut.;Or, comme Edith Piaf, interprète magnifique,mais interprétant des textes écrits pas dautres, leprolétariat révolutionnaire na jamais fait que suivre122des meneurs non issus de ses rangs, et jouer devantlHistoire une partition qui nest pas de sa main ...Lucide sur ce point, Louis-Ferdinand Céline,petit bourgeois lettré qui a le mieux exprimé lasouffrance et lâme populaire, tirait une fiertéironique de ce compliment de Jospeh Staline - autredéclassé cynique - qui considérait Le Voyage au boutde la nuit {traduit en russe par une Elsa Triolet elleaussi parfaitement étrangère au monde ouvrier)comme le seul roman prolétarien jamais écrit.Ironie, partagée par ces deux esprits dun réalismeamer, de constater que lindividu prolétaire, dont lexi:xesiècle intellectuel avait fait le héros de lHistoire,était en fait un héros muet ; la fa meuse classemessianique, une classe nayant jamais produit lamoindre culture spécifique où exprimer saconscience et son projet - le «réalisme socialiste»imposé par le Parti en étant la démonstrationmême- sauf à confondre un peu vite cultureprolétarienne et culture populaire...PEUPLE OU PROLÉTARIAT ?De François Villon à Dieudonné en passant parLouis-Ferdinand Céline, Michel Audiard etColuche, la culture populaire perpétue, à traversles siècles, un génie débonnaire aux antipodes dun«réalisme socialiste» exprimant par décret lartprolétarien.Une culture du peuple et pour le peuple quinous oblige, pour définir le groupe humain dontelle est lexpression, à préciser dabord ce que lepeuple nest pas.123
  • 62. Peuple qui nest dabord ni la noblesse ni leclergé, mais ce «tiers exclu » constitué des nonprivilégiés sous lAncien régime, et qui accède en,théorie, comme Tiers-Etat, au plein pouvoir par laRévolution française.Peuple que lon doit définir encore, face àlexploitation ct au parasitisme des classessupérieures - noblesse puis bourgeoisie à lintérieurdu Tiers-État - comme le monde du travail et de laproduction ; soit cette classe des /aboratores assumantet assurant - selon la terminologie freudienne - le« principcderéalité»:paysans,artisans,commerçants,ouvriers, petits entrepreneurs. .. auxquels il fautagréger encore les petits fonctionnaires utiles et lesartistes exprimant cette sensibilité.Peuple que lon peut définir en terme de classes,comme laddition du prolétariat et de la classemoyenne.Un peuple constitué de la petite bourgeoisie et duprolétariat qui se côtoient dailleurs dans la vie réelle,comme le patron de bistrot, propriétaire de sonmoyen de production, et son client, louvrier salarié.Deux groupes sociaux mitoyens et mêlés que lesocialisme scientifique, au nom dabstractions intel-lectuelles démenties par la réalité - à commencer parla réalité sociale et urbaine du quartier et du bis-tro - sest toujours évertué à séparer et à opposer...MENSONGE DE I.:INTERl ATIONALISMEPROLÉTARIEN: LE PEUPLE EST TOUJOURS PATRIOTEProlétariat fantasmé et manipuléabstractions dagitateurs cosmopolites,124par les, ,presentecomme internationaliste, alors, quautre constatpratique historiquement démontré, le peuple est. .tOUJOUrSpatrtote.Patriote comme le peuple de la Communerefusant, au nom de la fierté française, la défaite deSedan et une soumission de Paris à loccupantprussien, acceptée par la bourgeoisie versaillaise...Peuple acclamant toujours ses équipes sportivesnationales, face au mépris ou à la manipula-tion - quand le sport devient un marché - desélites dargent dédaigneuses de ces engouementssimples et collectifs (cf. Bernard-Henri Levy).Peuple fidèle à sa nation face à la trahison de sesélites cosmopolites; que ce soit celle de Louis XVsacrifiant les intérêts de la France à ceux de soncousin le roi dePrusse,ou cellede Sarkozylaméricainliquidateur actuel de lindépendance française...IL NY A DINTERNATIONAL QUE LE CAPITALDes familles régnantes, menant le cousinageeuropéen au-dessus de lintérêt national (doù lafuite à Varenne de Louis XVI), à la bourgeoisesoumise à lintérêt dun capital lui aussi sansfrontières, la mentalité internationaliste - en réalitécosmopolite- est parfaitement étrangère au peuple.Un internationalisme qui est, en revanche, lepropre des élites voyageuses, et des manipulateursnomades, faisant leurs affaires au-dessus de la têtede peuples, de par leur praxis, peu mobiles et. ,enracmes.Ainsi, lami-nationalisme proféré par un GeorgesSorel à la veille de 1914, ne doit pas se comprendre125
  • 63. comme un mépris élitiste de la solidarité nationale,mais comme le refus dune manipulation bourgeoisepoussant les peuples, français et allemands, au bainde sang pour le plus grand intérêt du Capital. ..CINTERNATIONALISME OUVRIERBIEN COMPRIS, CONTRAIRE DECANTINATIONALISME TROTSKISTERefus dun nationalisme belliqueux instrumen-talisé- dès Napoléon - par les forces dargent etconduisant toujours à la souffrance des peuples,qui doit nous faire comprendre linternationalismeouvrier, non pas comme lexpression dun antipa-triotisme instinctif, mais comme la solidarité despeuples du travail, dans un souci defficacité politi-que, face aux manipulations du Capital apatride.Un internationalisme partant du nationalpour revenir à lui, comme celui du PCFanti-immigrationiste de Georges Marchais, exprimépar son fameux discours de Montigny-lès-Cormeilles.Discours populaire et patriote, aux antipodes delinternationalisme trotskiste exprimant une hainequasi-religieuse de la Nation. Un mépris de lafrontière et des peuples enracinés professé par desagitateurs professionnels, rarement issus du peupledu travail, et partagé par la grande bourgeoisedargent.Doù lintérêt, pour le grand Capital, de favoriserdiscrètement ces agitateurs anti-nationaux audétriment des représentants légitimes du peupleouvrier solidaire et patriote.126Une collusion entre mondialistes de droite etinternationalistes de gauche -en réalité touscosmopolites- rendue dautant plus facile quilssont souvent issus, comme le démontre lH istoire,de la même communauté...PHILOSOPHIE DE LA MISÈRECONTRE MISERE PAR LA PHILOSOPHEMais pour revenir au combat théorique anti-capitaliste mené durant toute la seconde moitié duXIXC siècle au sein même de la famille socialiste, deuxcamps vont saffronter prétendant tout deux apporterla. bonne réponse à cette même question centrale:«Dans le monde de limmanence où tout provient dela praxis, quelles sont les conditions matérielles,sociales et politiques propres à libérer lhomme? ,Une question mais deux réponses et deux groupesprincipaux pour mener à bien la lutte ami-bourgeoise :- dun côté, le socialisme libertaire des Bakouninect Proudhonméprisantes;- de lautre, le socialisme dit «scientifique» dutandem Marx - Engels.Les premiers sefforçant de répondre à cettequestion immense par le bon sens et lempirisme.Les seconds opposant aux tâtonnements etaux approximations des premiers, un systèmephilosophique totalisant se réclamant dun «sens delHistoire», repris de H egel, et qui traitera, du hautde sa prétendue scientificité, la tentative de penserles remèdes pratiques à la misère des premiers, de«misère de la philosophie ».127
  • 64. Une virtuosité conceptuelle dite «matérialistehistorique et dialectique» qui, malheureusementpour eux et pour le prolétariat, se révélera avec lerecul du temps, qui dit le vrai sens de lHistoire,les élucubrations prétendument scientifiques debourgeois arrogants comme des nouveaux riches,usant, en apprentis sorciers, dune philosophie trèséloignée de leur culture héritée prophético-messia-nique, pour se moquer de penseurs autodidactesmais issus du monde du travail, dont toutes lesintuitions anti-marxistes-léninistes se sont révélées.JUStes...SE MÉFIER DU PROGRÈSLe Progrès, promu au nom du «sens delHistoire » par Marx, contre les intuitions et lesremarques de bons sens de Proudhon puisSorel - qui eux prenaient humblement acte durefus du machinisme exprimé par les ludditesen Angleterre, les canuts en France, et dune façongénérale par les corporations représentant laristo-cratie ouvrière - débouchant sur labrutissementdu travail parcellaire, laliénation suprême dutaylorisme et du ford isme...VERS LE SALAIUAT GÉNÉRALISÉCc progrès machiniste aliénant - de surcroîtexigeant en capital - passant nécessairement par laconcentration ct la grande unité de production. Soitpar la généralisation dun salariat générateur de128soumtsston, de passivité et dinfantilisme, commeProudhon puis Sorel lavaient également pensécontre Marx et Engels...LA DICTATURE DU PROLÉTARIATCEST LA DICTATURE DU PARTILa dictature du prolétariat, théorisée par Marxpuis accomplie par les bolcheviks - Lénineconstatant lamorphie des masses prolétaires livréesà elles-mêmes et à leur conscience, préférant tabler,pour prendre le pouvoir, sur une «avant-garderévolutionnaire », soit sur des professionnels nonprolétaires mais formés à laction révolutionnaire,plutôt que sur un «spontanéisme>> des massesaccomplissant un «sens de lHistoire>> qui conduiraluniversitaire virtuose, mais la politique naïve, RosaLuxembourg, à léchec et à la mort.Bref, la soi-disant «dictature du prolétariat• quina rien demandé ni projeté, conduisant dans les,faits à la dictature inéluctable du Parti-Etat. Soit,dès Lénine, à la bureaucratie et à la Nomenklaturastalinienne...SOCIALISME OU POPULISME : LES CONDITlONSDE LA CONSCIENCE ET DE LA LIBERTÉFace à ce régime fondé sur la division du travailet le salariat généralisé sous lautorité exclusive duParti-État - soit la dictature machiniste et policièredun «socialisme réel » justifié et maquillé parlarrogance dune science philosophique rabâchée129
  • 65. et crue comme une religion- les penseurspopulistes: Bakounine, Proudhon puis Sorel, plusréalistes q ue matérialistes, plus intuitifs queconceptuels, opposèrent dès le début une autre pistede salut pour le peuple du travail.Prônant, pour accoucher dun monde deconscience et de liberté, une société de petit patrons,petits propriétaires, issus de laristocratie ouvrière ettravaillant main dans la main dans le respect deléchelle humaine.Soit la conscience facilitée, non pas par lecatéchisme du Parti sur des salariés infantilisés,mais par la responsabilité économique etsociale- donc politique - résultant de la propriétéde ses moyens de production.Soit encore la liberté, non pas distribuée par unÉtat-gendarme centralisateur, mais concrètementpermise par lindépendance économique etsociale- donc aussi politique- conférée aussi parla propriété, pour le plus grand nombre, de sesmoyens de vie et de production.Une société mutualiste de petits producteurscitoyens, exprimant non pas le désir de pouvoir et dedomination dun petit groupe manipulant unprolétariat exploité et sans objectifà travers lappareil,dEtat, mais une société de liberté, dégalité et defraternité concrètes, renvoyant plus à la démocratiegrecque quau socialisme soviétique, mais cette foissans esclaves !Une société aux antipodes aussi bien dusocialisme marxiste-léniniste que du capitalismebourgeois, tous deux fondés sur la fuite en avanttechnicienne, lextrême division du travail et lesalariat généralisé au service dun État-patron (pour130,le socialisme) ou dun Patron-Etat (pour lecapitalisme), ce qui revient au même...Proximité de deux systèmes, fondés tous deuxsur le seul progrès matériel, qui explique parfaite-ment le passage sans heurt, et sans contestations, delURSS de Mikhaïl Gorbatchev à la Fédération deRussie de Boris Eltsine ; la vitesse à laquelle le soi-disant «homme nouveau », forgé par soixante-dix ans de socialisme, se convertit à labrutissementconsumériste occidental, puisquil a suffi pour ça deremplacer, à la tête dun édifice parfaitement verti-cal, lÉtoile rouge par Coca-Cola.Un «socialisme scientifique» arrogant, ultraconceptuel, en réalité psalmodique et fina lementgrossier (dont lœuvre absconse de Louis Althussersera lultime caricature) masquant lirresponsabi-lité salariale et fordiste, guidée par le parasitismede la Nomenklatura, derrière une dictature bureau-•cratlque.Socialisme réel qui se révèlera non pas, au final,la volonté démancipation du monde ouvrier, maisla volonté de domination de cosmopolites et dedéclassés manipulant la légitime souffrance ouvrièrecontre la fautive bourgeoisie chrétienne...NI CAPITAL NI DICTATURE DU PROLÉTARIAT :LA SOLITUDE DE GEORGE ORWELLUn vaste mensonge politique rejoignant lautredans un même totalitarisme quavait pu constaterlAnglais George Orwell dès les années 1940, suite àses pérégrinations en France puis en Espagne.Mascarade du «socialisme réel » dénoncée par le131
  • 66. Russe Alexandre Soljenitsyne dans les années 1950,mais cette fois du point de vue de la réaction.Réhabilitation dun populisme renvoyant dos àdos capitalisme et socialisme, défendu aujourdhuien France par le subtil Jean-Claude Michéa, à la suitedes travaux de laméricain Christopher Lasch ...LA LUITE POUR LA BONNE LUITE DES CLASSESRecherche du salut pour Orwell et Michéa, nonpas par le prolétariat et lopposition abstraiteprolétariat / bourgeoisie, m ais dans lunion duprolétariat et de la classe moyenne vers la classemoyenne généralisée. Dans cette union du peuple :ouvriers, artisans, se levant lors de la Commune deParis contre un Capital «versaillais» dont les intérêtslui demeurent étrangers.Un populisme taxé par ses ennemis bour-geois- comme révolutionnaires cosmopolites - de« petit bourgeois» et assez éloigné, cest vrai, de laverbeuse et emphatique démocratie parlementairefrançaise issue de la Révolution.Un populisme frondeur et libertaire tout aussiéloigné du socialisme soviétiq ue, continuateur surbien des plans- nen déplaise à Soljenitsyne- dudespotisme tsariste.Un populisme renvoyant finalement bien plusà lidéal pionnier américain luttant à la fois contre laBanque et lEtat - incarné alors par la City et lamonarchie anglaise - pour une démocratie mutua-liste de petits propriétaires producteurs, incarnéeencore dans lAmérique profonde par un certainesprit républicain ...132LA DISCRÈTE STRATÉGIE DE I.:EMPIRE,•OU LA BA QUE EMPECHA T, AU NOM DUSOCIALISME, L- jO 1CTION POPULISTE DUPROLÉTARIAT ET DE LA CLASSE MOYENNE (MARXCO 1T RE PROUDHON)D ès lors, le combat socialiste - à commencer parlopposition Bakounine-Proudhon contre Marx-Engels - peut et doit se comprendre, non pas commelopposition binaire du socialisme du travail contrela bourgeoisie du capital, mais plutôt, de façon plusperverse et triangulaire, comme la lutte du grandcapital mondialiste, m anipulant et finançant desrévolutionnaires professionnels, le plus souventissus de la bourgeoisie cosm opolite : agitateursstipendiés, dialecticiens fumeux mettant en scèneun soi-disant combat unitaire du travailleur contrele bourgeois, ou grand bourgeois spéculateurapatride et petit bourgeois entrepreneur enracinésont systématiquement confondus - comme dans lecatéchisme dArlette Laguiller - pour empêcher lajonction populaire, elle authentiquement révolu-tionnaire au regard du pouvoir du Capital, de lapetite bourgeoisie et du prolétariat national..L:histoire de cette manipulation et de cettecollusion, où un socialisme cosmopolite manipuleun prolétariat fantasmé contre une classe moyenneenracinée systématiqueme nt diffamée, étantlhistoire cachée du mouvement ouvrier.Un mensonge et une manipulation histori-quement révélés, à partir des années 1970, par leralliement final de ces soi-disant révolutionnairescosmopolites au libéralisme mondialisé.Ralliem ent effectué sous la férule des trotskistes,133
  • 67. en Europe sous le nom de «libéralisme libertaire»,et aux Etats-Unis sous lappellation « néo-conservateurs».Une flopée de sociaux-traîtres dont énumérerles noms évoquerait immédiatement la liste deSchindler...lA DISCRÈTE STRATÉGIE DE I.:EMPIRE,OU lA BANQUE FAVORISANT lA GAUCHEPARLEMENTAIRE CONTRE LE SYNDICALISMERÉVOLUTIONNAIRE {JAURÈS CONTRE SOREL)Une fois assurée la victoire des socialistes«scientjfiques» sur les socialistes libertaires, après uncombat inégal (au regard des sponsors) qui dureratoute la seconde moitié du xrxe siècle, un secondcombat de liquidation du peuple révolutionnairesaccomplira à lintérieur du prolétariat salarié.Ce sera, au tournant du siècle jusquà la PremièreGuerre mondiale, le combat du syndicalismerévolutionnaire, adepte de la grève générale et delaction directe, contre le socialisme parlementairesous influence maçonnique; soit la deuxième défaitepopuliste de Georges Sorel face à Jean Jaurès...lA LUTTE RÉDUITE À lA LUTTE POUR LEPOUVOIR DACHAT OU LE COMBAT PERDU DESREPRÉSENTANTS DU PEUPLE UNIS CONTRE LESMANIPULATEURS DU PROLÉTARIATAinsi, de 1830 à 1970, tout le combat mené àlintérieur de la gauche doit se comprendre comme134la lente défaite des forces populaires face auxprofessionnels du socialisme.La transformation progressive et subtile, par lesforces de gauche stipendiées par le Capital et souslinfluence des Loges, dun combat ami-bourgeoispour changer la vie en combat pour le pouvoirdachat.Soit au final, la démocratie, quelle soit libéraleou socialiste, limitée au Marché...COMPLEXIFICATION ULTÉRIEUREDES RAPPORTS DE CLASSESAvec la défaite de lalliance du travail: prolétariat-classe moyenne, nous avons donc, de la fin de Pre-mièreGuerre mondiale jusquà loréedes années 1960,une histoire officielle gauche 1droite partagée par lesdeux camps- communiste comme libéral - et occul-tant derrière ses «patrons» et ses «travailleurs», sichers à Arlette Laguiller, lopposition petite et grandebourgeoisie à droite, aussi bien quà gauche laproximité petite bourgeoisie et prolétariat...LES ANNÉES 1960 OUlA MONTÉE DU SECTEUR TERT IAIREMensonge et culture imposés dune société classecontre classe: prolétariat 1 bourgeoisie qui, malgréla défaite théorique de ladversaire populiste - défi-nitivement diabolisé en «fasciste » après 1945- deviendra une fiction intenable à partir desannées 1960.135
  • 68. Sociologiquement intenable à cause de lexten-sion, à lintérieur du salariat, dun secteur tertiairede cols blancs issus des métiers de service, supplan-tant bientôt les cols bleus.Nouvelle caste des employés de bureau, deve-nant majoritaire à partir des années 1960, et dontla mentalité ct la culture, toujours puisées à lapraxis, inclinent beaucoup plus vers la société deconsommation et de compromis que vers le combatde classe..."CLASSE MOYENNE ETCOUCH ES MOYENNES SALARlÉESEmergence d une nou velle classe de petitsbourgeois salariés, à la fois éloignée de la culturecommuniste des ouvriers, mais aussi de la culturepopuliste de la classe moyenne, et qui constitue cesnouvelles «couches moyennes salariées», allant dupetit col blanc au cadre.Couches moyennes salariées dont la mentalitéfait désormais le tampon politique entre mondedu travail et Capital, à ne surtout pas confondre-comme le fait systématiquement la sociologiejournalistique - avec la «classe moyenne» consti-tuée, elle, des artisans, commerçants et petits patrons,propriétaires de leurs moyens de production, et quifont au contraire la jonction entre Travail et Capital,puisque ils sont à la fois petits capitalistes ettravailleurs à risques...136MENTALITÉ DE CADRE CONTRE MENTALIT É DEPETIT PATRON: NOUVELLE BOURGEOISIE DEGAUCH E C01:"TRE DROITE PO PULAIREUne nouvelle mentalité de cadre, lit sociologiquede la «gauche sociétale», parfaitement décrite dansle roman Les Choses de G eorges Perec, puis illustréeà son insu par les films de François Truffaut.Mentalité féminisée- à la fois petite bourgeoiseet antipopulaire- aux antipodes de la mentalité(( petit patron », en recul à partir des années 1960,exprimée, elle, par les chroniques d Antoine Blondinet les dialogues de Michel Audiard ...LIQUIDATlO À GAUCH EDE LA SOLIDARITE SALARIALEAinsi, à lopposition forcée du prolétariat salariéet de la petite bourgeoisie entrepreneuriale - quiconstituaient le Travail - par le dénig rement«socialiste» de cette dernière, succédera, à partir desannées 1960, la nouvelle opposition à lintérieur dusalariat, des ouvriers et des employés de bureau.Cette nouvelle bourgeoisie de gauche de laconsommation sans lavoir, séduite par la nouvellestratégie du standing mise en place par le Capitalvia la «Société de consommation » (verroterie à fortevaleur ajoutée culturelle telle que mode ct déco,fl atteries du Nouvel Obs, de Z.:Express puis deLibération) méprisant dorénavant ces autres salariésque sont les ouvriers, désormais considérés et traitéscomme des beaufs à tendance fasciste.. .137
  • 69. ILLUSION A DROITEDE LA SOLIDARITÉ PATRONALENouvelle division du camp du Travail, à lintérieurdu salariat, par la séduction du standing culturel, quisera complétée, du côté d u Capital, par cette autreflatterie médiatique- véhiculée elle par le CNPF- etconsistant à faire semblant de considérer le petitpatron comme faisant partie de la classe patronale,alors que son destin est dêtre liquidé par elle...LES ANNÉES 1970 OU LA • NOUVELLE SOCIÉTÉ»Ainsi, grâce aux médias et à la propagande, lepetit cadre se prend pour un bourgeois, tandis quele petit patron se sent solidaire du MEDEF.U ne mise à contribution du crétin de gauche etdu connard de droite vers cette social-démocratie àla française quon appellera, à partir de Chaban-D elmas, puis sous le septennat de G iscard dEstaing:la «nouvelle société française».. .VERS LA MONDlALISATION: LES ANNEES 1990Cette fin myth ologique et sociale du face à facesalariat uni, bourgeoisie patronale indifférenciée,au profit d une social-dém ocratie centrée surles couches moyennes salariées (période trèshonnêtement décrite dans les films de Claude Sautetsur la France des cadres des années 1970) sera suiviepar un deuxième saut, imposé celui-là par lamondialisation ultralibérale des années 1990. ..1381HYPER-CLASSE, OUVELLE CLASSEET SOUS-CLASSECes an nées 1990 qui verront sachever ledéclassement de la bourgeoisie nationale engagéedans les années 1960- cette France des PDG incarnéenotamment par le personnage autoritaire et local deLouis de Funès- au profit, pour le petit nombre quiaura su prendre le virage de la mondialisation, du trèsgros salarié de multinationale, style Jean-MarieMessier...I.:IDÉLOLOGIE DE I.:HYPERCLASSEUne nouvelle caste emblém atique de techno-gestionnaires du Capital désormais coupés de touteattache géographique et morale, dont les salairesvertigineux, accompagnés de «stock options»,correspondent en fait à un transfert de Capitalaccepté par les actionnaires, à condition que lesgains immédiats de rentabilité - quel quen soit lecoût social -soient au rendez-vous.U ne mise en relation directe et mercenaire dusalaire et du profit, également mise en place aumême moment chez les autres acteurs clefs de lamondialisation : sportifs de haut niveau (notam mentles footballeurs), acteurs-chanteurs-producteurs{Madon na, Tom C ruise, Bono...) qui en assurent lapromotion médiatique.Un petit monde de nouveaux riches qui vaconstituer devant le consommateur-spectateurdésormais statutairem ent salarié précaire, cettehyperclasse mondiale aux revenus exponentiels,139
  • 70. mais dénuée du minimum de culture« humaniste»;culture humaniste qui caractérisait et modérait, à lasuite du catholicisme, la bourgeoise classique.Une nouvellecastede ploucs prédateurs assumantfièrement la nouvelle idéologie nomade chère àJacques Anali. Idéologie faite dinégalités sociales, . . , . .masquees par un anttractsme metJsseur; sott, enréalité, lapologie dun monde désormais fondé surle capitalisme purement spéculatif, donc le refus detout ce qui prend sens dans la durée: culturesenracinées et perspectives historiques...10MAOISME OU HAUT, NOMADISME OU BASUn nomadisme du haut, constitué dune poignéede prédateurs cosmopolites désormais partout chezeux par la sainte loi du fric, et cachant par la fascinationdu «bling-bling>>- mise en place par les nouveauxmédias people, style Voici, Gloser ou 50minuteslnside... - le nouveau nomadisme du bas :Ce salariat précaire généralisé soumis à lintérimet au COD, désormais non seulement corvéabledans le temps par la flexibilité et lannualisation,mais aussi dans lespace par les délocalisations dedroite et le «sans papiérisme» de gauche...FIN DE PARTIE POUR LES COLS BLANCSAinsi, après avoir servi à diviser les salariés: lescols blancs flattés dans les années 1970 par lestanding pour petit cadre, alors q uon liquidait lesacquis des cols bleus (fin de la politique sociale des140Trente Glorieuses, désindustrialisation...) seretrouvent à leur tour prolétarisés et déclassés faceaux nouveaux standards inatteignables delhyperclasse et ses coins VIP.Nouveaux précaires du tertiaire qui nont plus lechoix désormais que de travailler plus pour gagnermoins: jouer le jeu du système mondialiste pour desmiettes ou subir la relégation et rejoindre tous cesploucs sédentaires en survie qui nont pas lesmoyens, eux, de regarder lhumanité souffrantecomme un spectacle vu davion...DE LA NOUVELLE CLASSE À LA SOUS-CLASSECeux qui sen sortent le moins mal étant lesanimateurs-journalistes (style Frédéric Beigbeider),les créateurs de nouveaux services (ambianceur DJstyle Ariel Wizman) et autres communiquants.Cette «nouvelle classe» de petits chefs chargés,pour des revenus décents, de vendre à tous le rêve delhyperclasse nomade et métisseuse, et de cacher lapaupérisation générale par de la gaudriole branchée,style << culture Canal ».Une nouvelle classe de bobos collabos, bien dansla tradition «avant-garde, chien de garde», (lucidecitation du Mai 68 situationniste) dont les tenantsde lhyperclasse manipulent la jeunesse, la bêtise etle rêve de cooptation, pour les presser comme descitrons; avant que leur obsolescence inévitable neles fasse passer de jeunes cons branchés à vieux consringardisés (style Thierry Ardisson), à leur tourbons pour la sous-classe et la relégation...141
  • 71. SEULE SOLIDARITÉ DE CLASSE:LA CONNIVENCE DES PARASITESUne ambiance de jungle, dénuée de toutesolidarité, si ce nest cette solidarité implicite des.parasttes.Les rentiers du haut (lhyperclasse au pouvoir)finançant les rentiers du bas {la sous-classe deschômeurs et des précaires vivant des aides sociales),sur le dos de la classe moyenne productive, la plusponctionnée par lEtat.Une nouvelle solidarité de classe transversaleinédite - non sue et non dite- initiée par la«deuxième gauche» de Michel Rocard dès 1988, oùla colère de lexploité, sans quil nen coûte rien àlexploiteur, est transformée en alcoolisme, grâce auRMI puis au RSA payés par le monde du travail. ..CONCLUSION: LIQUIDER LA CLASSE MOYENNEUn monde régi par la dérive du Capital nomade,dont la constante, quelles que soient les manipula-tions du monde salarial et ses collaborations,aura été, tout du long - outre la maximisationdu profit - de liquider la classe moyenne, pardéfinition indépendante et rétive au pouvoir.Isoler la classe moyenne dabord, par lapropagande des agitateurs socialistes cosmopolites,en lamalgamant idéologiquement à la grandebourgeoisie, afin de la jeter à la vindicte de la classeouvrière avec qui pourtant, depuis la Commune,elle constitue le peuple; et notamment le peuple dutravail.142Remplacer la classe moyenne ensuite, à coupdabsorptions-acquisitions imposées par lécono-mie déchelle, par les couches moyennes salariées;soit les petits patrons indépendants par les cadresdociles.Liquider la classe moyenne enfin purement ctsimplement, en se servant notamment de la crisefinancière orchestrée par la Banque, pour lui couper,face à une surfiscalisation imposée par lEtatcomplice,le crédit-relais nécessaire à son fonctionnement.Cettedestruction finale de laclasse moyenne - pro-ductive, lucide et enracinée- correspondant auprojet impérial de liquidation de toute insoumissionau Capital, par essence apatride, pour que rien nesubsiste enfin de liberté, de conscience et dindépen-dance entre le pouvoir impérial de la Banque et lamasse salariée...
  • 72. 5.DÉMOCRATIE DE MARCHÉ ET DOPINIONLe travail dujournaliste consiste à détruire la vérité, àmentir sans réserve, à pervertir lesfaits, à avilir, à ramperauxpieds de Mammon et à vendreson pays et sa race pourgagrierson pain quotidietz ou ce qui revient au même, sonsalaire. Vous lesavez commeje Le sais, alors quipeut parlerde presse indépendante? Nous sommes les pantins et lesvassauxdes hommes rie/resquise cachent derrière la scène.Ils tirent les ficelles et nous dansons. Notre temps, nostalents, nos possibilités et nos vies sont la propn"été de ceshommes. Nous sornmes des prostituées intellectuelles.John Swinton, journaliste, à propos de laliberté de la presse, lors de son discoursdadieu au New York TimesNous sommes reconnaissants au Washington Post,au New York T imes, au magazine Time, et auxautres grandes publications dont les directeurs ontassisté à nos réu11ions et t·especté leurs promesses dediscrétion depuis presque quarante a11s. Il aurait été145
  • 73. pour nous impossible de développer notre projet pourle monde si nous avions été exposés aux lumières de lapublicité durant ces années. Mais le monde estaujourdhui plussophistiqué et préparé à lentrée dansun gouvernement mondial. La souveraineté suprana-tionale dune élite intellectuelle et de banquiers mon-diaux est assurément préférable à lautodéte1minationnationale des siècles passés.David Rockefeller,Commission Trilatérale, 1991•146RAPPEL: LA DÉMOCRATIE MODERNE NA PASGRAND CHOSE À VOIR AVEC LA GRÈCE ANTIQUESil est de bon ton, chez nos démocrates etrépublicains bedonnants, de se référer à la Grècepour décrire le régime, rappelons déjà que notresociété de bourgeois francs-maçons na pas grandchose à voir avec lAthènes antique.Dune population totale de 300 000 âmes pourseulement 40 000 citoyens par le droit du sang,patrilinéaire, lEtat-cité grec tant vanté {celui duV: siècle av. J.-C.) était une oligarchie de propriétairesterriens formés au maniement des armes; soit40 000 hoplites mâles entourés de 40 000 métèques{immigrés sans droits) servis par Il 0 000 esclaves.Un système militaire, agricole et toujoursreligieux {puisque la Cité, dorigine divine, revêtaitun caractère sacré) plus proche du principearistocratique traditionnel: noblesse dAncienrégime, clan écossais ou brahmanisme hindou, quede la démocratie moderne.Démocratie moderne où la Banque, la techniqueet les «droits de lhomme» gèrent des masses demillions de salariés consommateurs, soumis à la147
  • 74. levée en m asse en échange du droit de vote, dans unsystème bipartite dauto-alternance parfaitementillusoire ...LA DÉMOCRATIE MODER E,FILLE DE LA BOURGEOISIEHistoriquement, lavènement de la démocratiemoderne coïncide avec la prise de pouvoir de labourgeoisie sur laristocratie dAncien régime; soit,avec la prise du pouvoir de largent, du matérialismeet de lindividu sur la lignée et la terre dans unmonde régi par Dieu.U ne prise de pouvoir de largent accomplie devantle peuple avec son relatif acquiescement, au nom dela belle idée dégalité, et ce grâce à lidéalisme- pourne pas dire la naïveté - des grandes figures politiques,telles Robespierre et Saint Just, elles authentiquementégalitaires, mais chaque fois sacrifiées sur lautel delargent qui les manipula...LA COURSE I FINIE À !.:INTROUVABLE, , ,EGALITE REELLEUne égalité formelle, celle du droit positif, offertecomme un progrès au peuple, face à la sociététhéocratique ct aristocratique inégalitaire qui laprécédait, qui ne conduit jamais à légalité réelle,bien au contraire.Mais qui fait de la démocratie, à y regarder deplus près, le régime politique le plus à même depermettre la domination de largent (par le commerce148puis le prêt à intérêt) notamment sur les autrespouvoirs: noblesse dépée et ordres sacerdotaux quitenaient ce pouvoir de largent précédemment enrespect. ..DÉMOCRATIE MODERNE = DÉMOCRATIEPARLEMENTAIRE ET DE MARCHÉLa démocratie, règne de légalité formelle dudroit, est donc depuis plus de deux siècles quellesest imposée à lOccident, que ce soit par laRévolution française ou les monarchiesconstitutionnelles, sur le modèle alternatif anglais,·qui revient au même, toujours à la fois: démocratieparlementaire et démocratie de marché.- Démocratie parlementaire où une assembléede professionnels de la politique, formés et encadréspar la maçonnerie, stipendiés ou tenus en respectpar lArgent, joue devant le peuple le spectacle dudébat démocratique.- D émocratie de marché, soit le régime laissantle maximum de liberté, via le droit positif, auCapital; ce qui revient, de fait et rapidement, à luidonner les pleins pouvoirs...LA QUESTION DÉCISIVE DE !.:OPINIONPUBLIQUE EN RÉGIME DÉMOCRATIQUEDès lors, la seule question à régler pour cettedémocratie dargent est de maintenir le peuple - priscomme alibi et arbitre, via le droit de vote,conséquence de légalité citoyenne- dans lillusion,149
  • 75. malgré une égalité qui ne vient jamais et une libertéréduite à celle de consommer, que ce régime del inégalité par largent et de linjonction parlidéologie marchande est, comparé aux autres,anciens (monarchie théocratique), ou alternatifs(communisme, fascisme), le moins pire car le moinsinégalitaire ct le plus «libéral» de tous...DOÙ I.:OBLIGATION DE CERTAINSINVESTISSEMENTS MOINS RENTABLES:NEW DEAL, FRONT POPULAIRE,.TRENTE GLORIEUSESQue le peuple continue à croire en la démocratieet à se soumenre ainsi à Jinfime minorité illégitime(au regard des principes) ct spoliatrice (au regard desméthodes) des maîtres de largent est donc la clefdupouvoir, vitale pour Je pouvoir; que le peuple cessedy croire en effet et cest la révolution.Et vu lampleur du mensonge démocratiqueprécédemment décrit, une révolution qui ne signifiepas seulement, pour les élites de largent, la perte dupouvoir - soit la perte des moyens de faire encore plusdargent avec largent déjà accumulé- mais par leurmise à mort physique, la perte de la vie tout court!D e ce point de vue fondamental, Je pouvoir estplus important que largent ; largent nétant plus, àun certain niveau de richesse ct daccumulationparfaitement abstraits, que le moyen du pouvoir.Ainsi, conscient de ce danger, le pouvoir delArgent sait, à certains moments ct à certainsendroits, sacrifier en partie largent pour maintenirct pérenniser sa domination.150jC itons, à titre dexemples, parmi cesinvestissements moins rentables, mais nécessaires :Les moments de relative redistribution de larichesse captée, tel que le New D eal, le Frontpopulaire où la social-démocratie des Tren teG lorieuses issue d u C fR (Conseil national de laRésistance, sur lequel nous reviendrons au chapitresuivant) et d u plan Marshall.Autant de moments où le pouvoir de largentayant senti le vent d u boulet de la légitime colèrepopulaire, suite au chômage de masse provoquépar la spéculation (Grande dépression aux USA,février 1934 en France, national-socialisme alle-mand) sait momentanément lâcher du lest ct redis-tribuer pour ne pas tout perdre...I.:OBLIGATIO 1 AUSSI D"INVESTISSEMENTS ÀPERTE : LA PRESSE ÉCRITEUne colère populaire jugulée en temps normalpar lenrobage et les mensonges de la presse écrite.Capparcnce de sérieux du commentaireécrit - issue du prestige des clercs remontant lui-même à la fonction du scribe aux débuts des tempshistoriq ues- donnant lillusion, malgré les aléas etles vicissitudes: com plexité du monde, conflitspsychologiques... dune gestion scientifique par desélites raisonnables et légitimes.Le meilleur exemple récent de ce nécessaireinvestissement à perte étant le rachat, par Édouardde Rothschild, du pourtant ultra déficitaire journalde pseudo gauche Libération (avec des banquesrenonçant à leurs créances quand même, collusions151
  • 76. obligent) afin de continuer, en temps de criseaggravée, à enculer les cons de gauche.Les cons de droite étant, dans le même temps,pris en charge par Serge Dassault, via la prise decontrôle du Figaro...LA DE~I OCRATI E, SOIT LA DOMINATIOPAR LA SÉDUCTIONUn travail de manipulation (presse) et deplasticité (changements momentanés de politique,accommodements à minima) qui permet dedifférencier le régime démocratique des régimesautoritaires: monarchie théocratique, société decastes, communisme, fascisme... qui lui sontopposés; et de qualifier la démocratie de régime dedomination par la séduction.Régime de« tentation, de corruption, dinvitationau péché, à lacte de faiblesse et autre détournementdu droit chemin », soit la séduction au sensdiabolique du terme..., SUPER10RITE DE LA DEMOCRATIESUR LES REGIMES AUTORITAIRESA la différence des régimes fondés sur lautoritéprécédemment cirés (monarchie théocratique,société de castes, communisme, fascisme) et quiexigentde subjuguer, par la foi ancienne ou moderne(religion, révolution) la totalité du corps social(fidèles sujets, camarades), le mensongedémocratique peut se contenter, via le suffrage152majoritaire, de séduire mollement juste plus dunélecteur sur deux.Un mode de domination qui savère donc dunbien meilleur rapport que le pouvoir par lautoritépure- aristocratie et caste sacerdotale dans latradition, parti unique dans la modernité - et quiexplique en partie, dans un monde régi parléconomie, la domination actuelle de ce régime surtous ses autres concurrents moins rentables... ALA DEMOCRATIE DOPINJO : DE LA QUETE DEVÉRIT É ET DE SENS À LA FABRICATION DUCONSENTEME T MAJORITAIREUn constat defficacité pratique, sur le plan de ladomination, qui exige pour continuer à faire croire aupeuple que la démocratie- qui est le pouvoir duMarché,soitendernierressortceluide la Banque - cestle pouvoir du peuple, la fabrication industrielle dunconsentement appelé: «démocratie dopinion».Et la démocratie ayant mis lAncien régime à bas,au départ, par laJJjance discrète de largent et de laRaison, tout le travail consiste dès lors à ramener laRaison à la raison du pouvoir de lArgent...LA MISE AU PAS DES CLERCSUn travail de manipulation, de sujétion ct desoumission dirigé en premier lieu envers ces hom-mes de raison - prêtres de la démocratie - quonappelle les clercs: moralistes, hommes de lettres,intellectuels, artistes...153
  • 77. DABORD JOUER LE CLERCCO TRE LE PRÊTRE (HISTORIQUE)Comme nous lavons vu, la Raison, nécessaire auprocessus révolutionnaire, a été dabord la victoire desclercs sur les prêtres; soit la victoire de «lidéologie desLumières», pilier de la démocratie, sur la révélationchrétienne, fondement de lAncien régime.Une prise du pouvoir qui, bien avant la séductiondu peuple fina lement peu impliqué se fit, commenous le décrit Georges Sorel dans Les Illusions duProgrès, par la séduction de laristocratie de salon.Le jeu de la rhétoriq ue humaniste, recourant aulogos grec, étant bien plus attrayant, divertissantpou r lhomme d esprit oisif quétait devenularistocrate, q ue lobscure scolastique; et ce malgréla tentative de modernisation aristotélicienne opéréepar Saint T homas dAquin.Une séduction q ui naurait pas été possible sansle lent déclin de la noblesse dépée au profit dela noblesse de robe (dont le facteur déclenchant et,irréversible fut lEdit de la Paulette, soit la vénalitédes charges) et, comme lavait parfaitement identifiéLéon Bloy, sans la destruction concomitante du"catholicisme du Moyen Age, au profit dun catholi-cisme sécularisé creusant peu à peu son tombeau etcelui du monde ancien ...DE CINTÉRÊT DE CLASSE DU CLERC BOURGEOISMais une fois lAncien régime, sa noblesseterrien ne et ses prêtres tom bés, le pouvoir de largent(commerce, industrie, puis banque) qui se cachait154derrière la Révolution, devra mettre à son tour sesnouveaux «prêtres de 1égalitarisme dém ocratique»au pas; les ramener à la raison de linégalité.Une mise au pas q ui se fera le plus souventnaturellement, du fait de lorigine de classe la plusfréquente du clerc: la petite ou m oyenne bourgeoisie.La soumission à lordre bourgeois correspondantpour lui, sur le plan pécuniaire et mondain, à uneconfortable cooptation.Cooptation mondaine, pour peu q ue sa critiqueglisse peu à peu de la revendication de légalitéréelle à lapologie de légalité formelle (appeléeaujourdhui «équité»); ce qui revient dans les faitsà ratifier lordre libéral bourgeois fondé non sur lebien, mais sur le droit...JOUER LE CLERC COSMOPOLITE CONTRE LE,CLERC ENRACHE (RAPPEL)Le clerc bourgeois ramené au bercail, il resteraensu ite au pouvoir pour contrer laction du clercresté du côté du peuple, par conviction ou origine declasse, tel q ue Pierre-Joseph Proudhon ou GeorgesSorel, à jouer contre lui, comme nous lavons vu auchapitre précédent, cet autre clerc quest le clerccosmopolite, tel que K arl Marx puis EduardBernstein.Le clerc cosmopolite présentant le grand intérêtpour le pouvoir de la Banque- par essence apatrideet antination - dêtre lui aussi mondialiste; soit toutautant antipopulaire et antipatriote m ais parinternationalisme .. .155
  • 78. LE XXE SIÈCLE. SlECLE DE LA PROPAG DEUn siècle dun travail de manipulation, desujétion et de soumission qui va réduire peu à peu leclerc, de critique du pouvoir et combattant de léga-lité des débuts (Robespierre, Saint Just), à relais de ladomination occulte des réseaux antidémocratiques,quils soient ceux du Marché, avec Adolphe T hiers,ou du communautarisme avec Alain Finkielkraut.U n processus de dégradation q ui produira, aprèsla Prem ière G uerre mondiale, cette nouvelle activitéau service du pouvoir appelée: Propagande ...jOSEPH GOEBBELS (1897- 1945) IMITATEUR DEWILLY MÜNZENBERG ET EDWARD BERNAYS«Plus cest gros plus ça marche», cette célèbrecitation faussement attribuée à Joseph Goebbels parla propagande de masse occidentale - sans doutepour nous faire croire q ue tout le mal moderne pro-vient du nazisme- est en réalité dEdward Bernays.Edward Bernays qui, avec Willy Münzenberg,est le co-inventeur de ce système de domination desmasses par la m an ipulation médiatiq ue appelé« propagande». U ne « industrie du consentement»mise au service du capitalisme américain pour lun,de linternationale communiste pour lautre dès lesannées 1920, et dont Joseph G oebbels ne sera quelimitateur dans les années 1930...156WILLY MUNZENBERG (1889- 1940) OU DELIMPO RTANCE D U RÉSEAU MÉDIAT IQUEMilitant communiste allemand arrivé à Z urichen 1910 à lâge de 21 ans, Willy Münzenberg, juifashkénaze extrêmement doué pour lagitation etlorganisation, est le premier à avoir créé un véritableréseau médiatique afin de former lopinion.Très impliqué dès le début dans le projet derévolution bolchévique (cest lui qui accompagnerale camarade Lénine, futur maître de lURSS, de lagare centrale de Zurich à la gare de Finlande àSaint-Pétersbourg dans un train plombé avec laidedes autorités allemandes), il développera ensuiteune intense activité politique en Allemagne. E ludéputé communiste au Reichstag, il fera aussifortune en édifiant un vaste empire médiatique,appelé «Trust Münzenberg», constitué de deuxquotidiens de masse, du plus grand hebdomadaireillustré ouvrier : lArbeiter Illustn"erte Zeitung, sanscompter des intérêts touchant à limage et au cinémadans le monde entier. Des moyens considérables,tout entiers m is au service de lInternationalecommuniste, quil complétera par un vaste réseaude faiseurs dopinion: intellectuels, personnalitéslittéraires, vedettes et experts en tout genre, contrôléshabilement par largent et les honneurs.Grand façonneur de lopinion de gauchemondiale des années 1920-1930, son plus beau coupest sans doute dêtre parvenu à cacher, par de subtilsmontages et autres manipulations, le rôle jouénotamment par lAmériq ue capitaliste danslédification du premier Etat communiste.Une URSS avec laquelle il prendra finalement ses157
  • 79. distances, comme beaucoup dinternationalistesjuifs, au moment des procès de Moscou; procès deMoscou orchestrés par Joseph Staline pour purger,notamment, à partir de 1936, les juifs omniprésents,dans lappareil dEtat soviétique.Parvenant néanmoins à maintenir son Empireau milieu des tempêtes politiques et à fuirlAllemagne lors de la prise du pouvoir de Hitler, ilcontinuera son intense activité depuis la France,notamment par la publication du Livre brnn sur lesméfaits du nazisme, largement diffusé à lOuest.Inlassable combattant << antifasciste» (terme quidepuis 1936 désigne donc aussi les staliniens, soitlURSS), on le retrouvera finalement pendu à unarbre le 22 octobre 1940 à Saint-Marcellin danslIsère. La raison exacte de son décès: suicide ouassassinat, par la Gestapo ou le Guépéou, restantencore aujourdhui un mystère...EDWARD BERNAYS (1891-1995) OU DEI.:IMPORTANCE DES CAMPAGNES MÉDIATIQUESComplémentaire de la stratégie du réseau (médiasplus agents de propagande), celle dEdward Bernays,autre aventurier, mais opérant lui pour lAmériquecapitaliste, insiste sur le rôle tout aussi déterminantdes <<campagnes médiatiques».Né à Vienne (Autriche) en 1891, neveu de Freud etjuifashkénaze lui aussi, Edward Bernays émigre aux,Etats-Unis en 1892 où son père le pousse dabord à luisuccéder en tant que marchand de grains. Devenu en1928 lauteur célèbre de louvrage Propaganda où ildéfinit cyniquement la démocratie comme «la158manipulation des masses par cet organe exécutif dugouvemement invisible quest La propagande; soit ceprocessus de modelage des opinionspour les intérêts dunecertaine élite», il est considéré comme le père de lapropagande politique institutionnelle, appelée par sessoins ct par euphémisme: «relations publiques».Vulgarisateur de lœuvre de Sigmund Freud auxUSA, ce fervent adepte de «la psychologie desprofondeurs » peur revendiquer, entre autres faitsdarmes: la campagne de manipulation dite<< Commission Cree!» qui, en 1917, poussera lepeuple américain dans la Première Guerre mondiale,et celle qui, manipulant limbécillité féministe,soumettra, sous le nom de «torches de la liberté»les femmes américaines au marché de la cigarette etau cancer du fumeur.Ajoutons enfin que, contrairement aux deux autres,Münzenberg et Goebbels, ce grand démocrate mourradans son lit en 1995 sans avoir jamais été inquiété, àprès de cent ans, dans le Massachusetts...DE LA PRESSE AUX MÉDIASUne manipulation méthodique de lopinionpublique, via les médias de masse, dont nosintellectuels français ne prendront pleinementconscience quà lorée des années 1960. Date àlaquelle les derniers journaux indépendants er dequalités - comme Le Monde période Beuvc-Méry - achèveront dêtre liquidés et remplacés cheznous, sous la pression de loligarchie financière, parla presse de divertissement: principalement pressepour jeunes et presse féminine...159
  • 80. LES CLERCS DAUJOURDHUI TOUS AU SERVICEDE L.:OCCIDENT MARCHAl DIl est important de remarquer enfin quà linstardes deux maîtres de Joseph G oebbels : WillyMünzenberg et Edward Bernays, les agents de pro-pagande, précédemment répartis dans les deux campsdu progressisme: communisme ct libéralisme, fusion-neront sous la même bannière «antifasciste» à partirde lélimination de Léon Trotski (20 août 1940).Un antifascisme associant désormais, dans unmême mal totalitaire nazisme et communisme,rebaptisé pour loccasion «stalinisme».Un ralliementgénéral au mondialisme marchandopéré, pour les derniers, à la faveur des évènementsde 1968, sous lappellation « néo-conservatrice >> aux,Etats-Unis et en France «libéral-libertaire».Un vaste réseau réunifié de professionnels de lapropagande etde la manipulation de masse, désormaisintégralement au service du camp libéral, aclantiste etsioniste, incarné chez nous par les Cohn-Bendit,Glucksmann, BHL, Kouchner, Adler, Attali et autresAlain Mine... tous ennemis déclarés du peuple,qualifié de «populiste», et de la nation considéréecomme intrinsèquement « fascisre et réactionnaire»,Un positionnement en contradiction totale avec lesfondamentaux du progressisme forgés, par laRévolution française, sur le peuple et sur la Nation.. .COLLABOS ET IDIOTS UTILESU ne élite de manipulateurs stipendiés, suivie, viala propagande médiatique étendue à lUniversité,1601,(par une horde dauxiliaires bénévoles principalementpuisés au vivier du gauchisme adolescent (LCR puisNPA, CNT. ..), des idéalistes livresques (profs degauche) et de« lantifascisme »sous contrôle policiervia les Renseig nements Généraux (Ras lFront,Reflexes...).Autant didiots utiles et d exécutants de bonnefoi chargés des basses besognes (manifestations derue, cassage de gueules.. .), principalement dirigéescontre les vrais résistants au système (Ultra-gauche,Troisième voie. .. ) selon la vieille méthode d u«diviser pour régner».Une main-dœuvre certes inculte et stupide,maisg ratuite et pléthorique, sans laquelle le systèmene pourrait pas fo nctionner. Doù lattentionparticulière portée par les cadres de la propaganderémunérée à sa formation et à son renouvellement:abrutissement des étudiants par le gauchisme dansles années 1970 via la LCR dAlain Krivine;décervelage des jeunes par lantiracisme via«Touche pas à mon pote », piloté par Julien D ray àpartir des années 1980...LE PLANCHER DE VERREAinsi, quelle que soit la composition de la base:adolescents incultes, indécrottables naïfscyniquement m anipulés, on peut considérer quàun certain niveau hiérarchique: rédacteur en chef,président dassociation, recteur dUniversité, leadersyndical ou politique, mais aussi faux écrivain àsuccès ou journaliste animateur vedette ... il ny aplus que des << initiés».161
  • 81. Des complices par lâcheté, intérêt ou conviction(il existe aussi des salauds de bonne foi) de ce systèmede domination par le mensonge et la manipulation.Un vaste réseau de prostitution morale etintellectuelle fondé sur la connivence et lacooptation - qualifié dans les années 1970 par lesociologue marxiste Michel Clouscard de «réseauculturo-mondain »- où labandon de lidée du vraiet du bien par le clerc déchu est compensé par !"éter-nelle triplette de largent, des honneurs et du cul. ..SE CHO ISIR LE PLUS MAUVAIS ADVERSAIREMais le clerc intègre, outre sa stature morale,étant souventdun niveau intellectuelsupérieur - lesplus prompts à faillir étant toujours les plusmédiocres - le réseau culturo-mondain depropagande et de soumission a aussi pour habitude,chaque fois quille peut, de choisir ses contradicteursparmi les plus médiocres.Soit en puisant directement dans son proprecamp, comme avec le faux opposant OlivierBesancenot.Soit en allant chercher pour contradicteur ledébile extrémiste qui, en le caricaturant, disqualifieralopposant absent ; une technique actuellement trèsutilisée avec les musulmans...DIABOLISER ET MARGINALISERPromotion dun côté, persécution de lautre.. .Une fois interdit de parole, linsoumis sera aussi162copieusement diffamé par 1orchestration decampagnes médiatiqueoù le clerc, devenu épurateur,achèvera de le marginaliser. U n boulot de délateuret dinquisiteurdontDidier Daeninckx - surnommé«Didier Dénonce » pour son zèle incomparable -et son site amnistia.net se sont fait une spécialité.La sentence- équivalant à lexcommunicationdu temps du pouvoir de la papauté- étant toujoursla même: «Fasciste, nazi, antisémite! », soit lafa meuse réductio ad hitlerom; linsoumis fut-ilcomique, métisse africain et combattant antiracistecomme Dieudonné...POUSSER À LA RADICALISATIONUn harcèlement méthodique consistant à pousserlittéralement le clerc resté libre et intègre à craquerpsychologiquement ; par exemple en le traitantdantisémite, même sil est marxiste et juif commeEdgar Morin, en espérant quil le devienne...TAPER AU PORTE-MONNAIE PAR LA,JUDICIARISATION: LE RETABLISSEMENT DUDÉLIT DOPINIONDiffamé sans pouvoir répondre, déshonoré etmarginalisé, le clerc insoumis sera enfin ruiné pardivers procès où des parties civiles, décrétées «dutilitépublique» par le pouvoir quelles exercent sur laRépublique, prélèveront chacune la livre de chair.Autant de condamnations pécuniaires pour «inci-tation à la haine» obtenues au nom de la défense des163
  • 82. minorités par les fameuses assoctattons «antiracis-tes»: Ligue des droits de lhomme, LICRA, MRAP... etautres officines communautaires (voir chap. 2 sur lesminorités agissantes) qui, à coup de loi Pleven(ter juillet 1972) et autre loi Gayssot (13juiUet 1990)soutirées à la lâcheté républicaine, sont parvenues àrétablir en France le délit dopinion...LA VIOLE CE PHYSIQUE, TOUJOURS ENDERNIÈRE INSTANCEAinsi, dans notre démocratie fondée sur le pouvoirde largent et la propagande médiatique, lespersécutions dopposants conduisant à la mort socialepassent-elles logiquement par ces deux armestypiquement démocratiques: disgrâce publique et. , .rutne economtque.La persécution physique, que ce soit le cassagede gueule par des milices communautaires couvertes,par lEtat ou lélimination pure et simple (mortsuspecte dun Coluche ou dun Bérégovoy}intervenant toujours en dernière instance.Unesournission parlaséduction ou la précarisationqui différencie, là aussi, la démocratie des régimesouvertement autoritaires (communistes, fascistes}qualifiés pour cette raison, de «totalitaires»...RAPPEL DE PRINCIPE: LE CAP!TAJNE DREYFUS,FORCÈMENT INNOCENTRappelons enfin quavant que la propagande nedevienne un métier, la première campagne où le164pouvoir de lopinion et le pouvoir de largent se trou-vèrent alliés pour réduire un adversaire, fut laffaireDreyfus au tournant du xxe siècle (1894-1906).Une affaire banale transformée en opération demasse par le battage médiatique, avec pour lapremière fois réunis lintellectuel mondain etmégalomane: Zola et son ronflant jaccuse, et lecarriériste politique appuyé par la finance:Clémenceau et le journal I.:Aw·ore.Quant à linutile débat sur linnocence ou laculpabilité du petitcapitaine-alibi,il fallait forcémentque Dreyfus fût innocent pour quil y ait «affaire»;puisque si Dreyfus avait été juif et coupable, lemonde nen aurait pas plus entendu parlé que silavait été innocent, mais breton.Une petite affaire despionnage transformée ensymbole, où le fort - le tandem argent-média - scfait passer pour le faible- laristocratie catholiqueréfugiée dans larmée française- qui mènera ledébat intellectuel et moral sur la pente fatale de lapétitionnite sartrienne, incarnée aujourdhui danstout son grotesque par Bernard-Henri Lévy ct sesgrossiers montages pro-israéliens, type affaireRedeker ou affaire Sakineh...DES MÉDIAS AU SPECTACLE OULA FIN DES CLERCS (lA DICTATURE DUPOLITIQUEMENT CORRECT)Un lent travail de sujétion, de persécution et dedécervelage œuvrant comme une centrifugeuse; cequi fait quaujourdhui ne reste plus en place -outre les kapos - que les collabos, les soumis et les165
  • 83. cons, pour un niveau intellectuel et cnuquefatalement terriblement bas.Ainsi est-on passé, à lintérieur même du réseaumédiatique, de déchus cultivés un brintalentueux - sur le modèle de Dominique Jamet - àde purs tapins abrutis et incultes, genre chroniqueursà Canal +; de «la trahison des clercs », que déploraitdéjà Julien a enda, mais formés à la pensée critique,à «labrutissement des clercs » formatés à la chaine,avec N ormale Sup remplacé par Sciences Po, lediscours habile de la «deuxième gauche» par lagrosse ficelle de la « menace terroriste» et ladémocratie américaine comme horizon indépassablede notre temps.U ne baisse générale du niveau, dAndré Gide àAriel Wiz man, obligeant bientôt le système àcompenser la d isparition du « maître à penser » qui,de Voltaire à Sartre, avait guidé lO ccident durantdeux siècles, par un transfert du fond manquantvers la forme; du sens vers le «spectacle ». Doùlimportance croissante - notamment à partir duLibération deuxième époque (13 mai 1981) toutentier dans sa maquene - du support et du visuel ;le style Libé (jeu de mots systématique) ou lespritCanal (gaudriole et dérision jeuniste) remplaçantdorénavant le penseur et sa «vision du monde ».Le souci étant dorénavant - le médium devenantle message, selon la célèbre formule de MarshallMcLuhan - de maintenir suffisamment dedifférence de style, malgré un fond idéologiqueunanimem ent libéral : entre Le Figaro et Libé, le PSet IUMP, comme on est dans la mode plutôt jupe oupantalon, afin d éviter le danger dune trop visible166démocratie à parti unique, fondée sur la dictaturedu Marché et du politiquement correct. ..DU TANDEM CLERC-CITOYEN AU TA DEMANIMATEUR-CONSOMMATEURU ne disparition du clerc au profit de lanimateursuivie fatalement dun abaissement du citoyen enconsommateur.Le rôle de ce nouveau clerc-animateur étantdésormais de détruire un à un les anributs de laRaison - promus et véhiculés par son prédécesseurdes Lumières- afin dannihiler tout «esprit » derésistance ; non seulement par la falsification delinformation, mais aussi par la destruction, au seinmême du sujet, de sa capacité critique.U ne destruction en douce, par le Spectacle, decette Raison qui, en aidant à lém ancipation delancien sujet devenu citoyen, avait été utile autriomphe de lidée dém ocratique contre les forces dela foi ; mais désormais considérée par le Marchécomme néfaste à la domination du Marché ..., ,LE DESIR C0 1 TRE LA VOLONTEAinsi, la morale de lespoir et de la volontéprométhéenne, jadis opposée à la soumission auf atum chrétien, sera-t-elle remplacée par le désir ;soit le laisser-aller à ses pulsions.Une« idéologie du désir» présentée comme nou-veau progressisme de la liberté par le Marché, maisaussi par la stupidité gauchiste via son apologie du167
  • 84. spontanéisme. Autant de pulsions désirantes quelanimateur, via la promotion de lobjet culturel, adésormais pour charge de convertir en actes dachat,notamment par le marché du livre et du cinémadauteur...CÉMOTIO CONTRE LE SE SLa volonté raisonnable annihilée par lasoumission au désir, le travail de lanimateurconsistera ensuite à détruire ce second pilier de laRaison quest le logos - la logique aristotéliciennemiseau servicedu sens- parun recourssystématiqueà lémotion.Une empathie affective immédiate - intrinsè-quement favorisée par le médium audiovisuel - etsystématiquement sollicitée par lanimateur contrele jugement moral résultant de la réflexion...LA DESTRUCTIO DE LA TRANSMISSIONUne destruction du sens moral par le désir etlémotion qui est aussi rupture de la chaine causale;soit la destruction du raisonnement au profit duslogan (« la femme est avenir de lhomme», cd aShoah est le crime des crimes»...) et, à terme, detoute possibilité de médiation et de transmission.D estruction du sens, mais aussi du respect par larupture de la chaine des générations: jeunisme,tyrannie débilitante de limmédiateté et autrepsychologisme féminin menant à lhystérie du moi,à la solitude et à la dépression.168Une solitude ct une dépression converties enoutre par le Marché en consommation compulsivedobjets transitionnels, notamment par la mode...LA DESTRUCTION DU LOGOS ET DE LACOMPASSION, SOIT LA FIN DU MONDEHÉLÉNO-CHR(~TIEU ne destruction par les maîtres et les serviteursdu Marché du logos grec et de la compassionchrétienne, par limmédiateté émotionnelle etlégoïsme de la pulsion, qui est aussi la destructionde cette capacité critique et morale à la base de notreculture occidentale.Logos grec et compassion chrétienne qui sontaussi les fondements historiques, moraux etépistémologiques de lhumanisme européen doùnaquirent la promesse et lépopée démocratique. ..CONCLUSION: LA DÉMOCRATIE DE MARCHÉET DOPIN ION, CONTRAIRE DE LA DEMOCRATIEU ne destruction de la Foi (la royauté catholique)par la Raison (lhumanisme démocratique) puis dela Raison par lArgent (loligarchie bancaire) qui faitde notre actuelle démocratie de Marché et dopinionle contraire même de la démocratie.Un pouvoir sans partage par le mensonge, lacorruption et labrutissement, dune oligarchiedargent, mue par lhybns de la domination, menanttout droit le monde à sa destruction par le chaos socialen Occident, la misère au Sud et partout la guerre...169
  • 85. LA DÉMOCRAT IE OULA FAUSSE SÉPARATION DES POUVOIRSSoucieux de ces possibles dérives, les principauxthéoriciens de la démocratie moderne, Locke etMontesquieu, pensaient avoir trouvé la clef de lasolidité démocratique dans la «séparation des.pouvoirS».Une séparation des pouvoirs législatif, exécutif etjudiciaire (parlement, gouvernement et juges) dontlhistoire de la démocratie elle-même a démontréquelle nempêche en rien leur collusion par lesréseaux et leur soumission au pouvoir de largent. . .~.:ALTERNATIVE DE LA TRADITIONUne domination sans partage qui nous oblige àtenir compte de cette autre préconisation issue, elle,de la Tradition au sens où lentendait René Guénondans La Crise du monde moderne.Soit la subordination de ce matérialismecommerçant par le pouvoir transcendant dunecaste héréditaire, à la fois religieuse et militaire.Un pouvoir de largent qui nest plus tenu enrespect - comme le note Julius Evola dans Révoltecontre le monde moderne - dès lors que la castesacerdotale se dissocie du pouvoir royal pour entreren rivalité avec lui. Un dédoublement du pouvoirsacré, précédemment unitaire, provoquant unaffaiblissement réciproque des oratores (clergé) etdesbellatores (aristocratie) et la montée inéluctable,via la branche commerçante des laboratores, dupouvoir des banquiers.170Une défaite du pouvoir de la force sacrée face aupouvoir matérialiste marchand, entamée danslEurope chrétienne dès le dédoublement du pouvoirroyal et pontifical. Rivalité du pape et du roi quimarqua la fin de lunité et de la permanence dupouvoir impérial traditionnel pour entrer dans lèrechaotique de la modernité...EMPIRE SACRE CO TRE EMPIRE PROFANEAinsi, fort de ce constat, retrouve-t-on chez tousles opposants sérieux à la démocratie moderne: dunationalisme intégral de C harles Maurras à laRépublique islamique dIran, en passant par lOrdrenoir de la SS cher à H einrich Himmler, cette mêmetentative de juguler le pouvoir de largent par leretour au pouvoir absolu dun ordre à la foismilitaire et religieux.La seule puissance militaire, sans le secours dusacré face aux forces de largent, conduisant inéluc-tablement à la défaite comme en témoignent lesexpériences communistes et fascistes européennes,léchec du panarabisme de Gama! Abdel Nasser oudu baasisme de Saddam H ussein, et sans doutedemain, sil ny prend pas garde, celui du soldatVladimir Poutine face à lhomme daffaires DimitriMedvedev...
  • 86. 6.I.:EMPIRE EN ACTIONEn raison de la présence en France de près de quatremillionset demide travailleursimmigréset de membresde leur famille, la poursuite de limmigration poseaujourdhui de graves problèmes. Ilfaut les regarder enface et prendre rapidement les mesures indispensables.La cote dalerte est atteinte. Cest pourquoi nousdisons: ilfaut arrêter Limmigration, som peine dejeterde nouveaux travailleurs au chômage. fe précise bien :il faut stopper limmigration officielle et clandestine.Il faut résoudre limportant problème posé dans la vielocalefrançaise par limmigration. Se trouvent entassésdanscequilfaut bienappelerdesghettos, destravailleurset desfamilles aux traditions, aux langues, auxfaçomde vivre différentes. Cela crée des tensions, et paifois desheurts entre immigrés des divers pays. Cela renddifficiles leurs relations avec les Français. Quand laconcentration devient très importante, la crise dulogement saggrave; les HLM font crueLLement défautet de nombreuses familles françaises ne peuvent yaccéde1: Les charges daide sociale nécessaires pour les173
  • 87. familles immigrées plongées dans la misère deviennentinsupportables pour les budgets des communes.Georges Marchais, Secrétaire général du PCF,discours de Montigny-lès-Cormeilles, 20 février 1981Ce pays mérite notre haine: ce quil a fait à mesparents fut bien plus violent que ce quil a fait auxAfncains. Qua fait ce pays aux Afncains? Que dubien.Alain Finkielkraut,Haaretz, 17 novembre 2005174DES ANNÉES 1930 À LAPRÈS-GUERRE...ET RETOURLa question qui hante le citoyen lucide quicontemple ces soixante cinq dernières années duhaut de nos 1500 ans dHistoire cest: «que nousest-il arrivé?"Comment a-t-on pu passer, dans une périodequi na connu pourtant sur notre sol ni catastrophenaturelle, ni révolution, ni guerre, de la présidencedun de Gaulle - patriote cu ltivé sefforçantdincarner la grandeur et lindépendancefrançaise- à celle dun Sarkozy: margoulin auxorigines et allégeances douteuses, collé à unedemi-mondaine ?Pour comprendre cette dégringolade, nousdevons nous pencher sur la destruction des piliers,des verrous qui, en détruisant un consensuspolitique, culturel, économique et social, a permisle retour dun climat qui, par bien des aspects,rappelle les années 1930. ..175
  • 88. LE CO SE SUS LIBÉRAL-SOCIALDAPRÈS-GUERRE ISSU DU COt SEILNATIONAL DE LA RÉSISTA 1CE (1945-1973)On peut g lobalement considérer la périoded après g uerre 1945- 1973 -ap pelée TrenteGlorieuses - comme une période de prospérité etde consensus social.Prospérité économique due à la dynamiqueinsufflée par les destructions et les pénuries de laguerre, ct orientée dans u n sens libéral par le planMarshall.C onsensus socia1 par la nationalisation delénergie, de la régie Renault, des assurances et desbanques, et la création de la Sécurité sociale.Un régime déconomie mixte, libéral et social,résultant du programme du Conseil national de laRésistance où patriotes gaullistes et communistes,prolongeant la fraternité des combats, sefforcèrentaussi de ne pas reproduire les déséq uilibres desannées 1930 qui avaient conduit à la guerre.Période de consensus économique et socialdonc, mais aussi «mémoriel» par ladoption du nmême roman national : ce mythe de la trahisonpétainiste et de la Résistance de gauche, profitableaux deux contractants.Consensus et roman gaulo-communiste ramenéaujourdhui à sa réalité dans : Un Paradoxefrançais:antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans laRésistance, par lhistorien israélien Simon Epstein,mais qui se maintint bon gré m al gré jusquàléviction du général de Gaulle en 1969.. .176lA TRAHISON BANCAIRE DU Ct R: DUCONSE 1SUS GAULO-COMMUNIST E À LA LOI DU3 JANVIER 1973 El PASSANT PAR MAJ 68U ne fin des Trente Glorieuses (1945-1973)injustement attribuée au «premier choc pétrolier»mais due, en réalité, à la prem ière rupture duprogramme du C R.U ne rupture qui commence par léviction de deGaulle pou r son insoumission à lEmpire; à cetteoligarchie mondialiste avec laquelle il avait pou r-tant pactisé par deux fois : en 1940, en rejoignantle camp des alliés contre Pétain ; puis en 1958,en achevant de liquider lEmpire français danslaffaire algérienne.Mais une insoumission gaullienne cette foisclairement exprimée dans son discours du 4 février1965, su r sa volonté de retour à létalon-or, puisdans sa conférence de presse du 27 novembre 1967,pointant du doigt un certain « peuple d élite sûr delui-même et dom inateur».U ne éviction de de G aulle, pou r son insoumis-,sion à lEmpire du dollar et à lEtat d Israël, favori-sée par les évènements de Mai 68 dans lesquelslagitateur D aniel Cohn-Bendit joua un rôlecentral ; raison pour laquelle il est toujours en posteaujourdhui .. .MAI68 AU SERVICE DE I.:EMPIRECar avec le recul du temps, nous pouvons direquil y eut trois Mai 68:177
  • 89. 1- le Mai 68 libertaire, plutôt sympathique etspontane;- le Mai 68 syndical qui conduisit aux accordsde Grenelle (augmentations des salaires) et à lamise sur orbite de Jacques Chirac;-et enfin le Mai 68 politique, dont le but étaitde déstabiliser de Gaulle et de le chasser du pouvoir,pour une série de décisions en rupture totale avecles choix stratégiques et les soumissions de larveRépublique.De 1961 à 1967 en effet:- de Gaule soppose à lentrée de lAngleterredans la Communauté économique européenne;- chasse les bases militaires américaines duterritoire national;- désengage la défense française de lOTAN;-et par ses discours de Phnom-Penh et deMontréal, fait de la France le leader des non-alignésface aux deux blocs de la Guerre froide; soit lafameuse Troisième voie.Une série dactes dinsoumission culminantavec lapothéose pro-palestinienne de novembre1967, totalement en phase avec lesprit de mai àvenir, mais malheureusement incompris par lajeunesse française.Car si lon se souvient du climat de lépoque,lévénement déclencheur de la mobilisationétudiante en cette période de plein emploi etdélévation constante du niveau de vie, grâce auprogramme du CNR appliqué par de Gaulle, ne furpas la crise sociale, mais la guerre du Vietnam.Et la perversité machiavélique de lEmpire serade faire chasser, par de jeunes idiots utiles criant178"US go home?", mais entièrement sous la coupe dela culture anglo-américaine incarnée par un jeuneleader venu de nulle part, mais étrangement promupar les médias, le seul opposant sérieux, dans lecamp occidental, à cet impérialisme américain.Tel est le troisième Mai 68, le moins spontané, leplus caché, mais celui qui compta pour lHistoire...LA LOI DU 3 JANVIER 1973, DITE AUSSI " LOIPOMPIDOU-GISCARD-ROTHSCHILD•Mai 68 sans lequel il ny aurait pu avoirjanvier 1973; soit, une fois de Gaulle chassé dupouvoir, la trahison de la Nation par la droitedaffaire incarnée par Georges Pompidou et sonministre des fi nances, Valéry Giscard dEstaing.Georges Pompidou, ex-directeur général de labanque Rothschild, qui fera passer en douce laréforme de la Banque de France, interdisantdésormais à lÉtat démettre sa monnaie. Unarticle 25 de la loi 73-7 du 3 janvier de la mêmeannée signifiant notre entrée dans la logiquestructurale de la dette; soit la fin programmée denos politiques sociales.Une liquidation du consensus Capital-Travailissu du CNR qui, la colère sociale aidant, entraînera,après la transition de lutile mais inexistant Giscard,larrivée de la gauche au pouvoir...179
  • 90. LA TRAH1SON COMMUNAUTAIRE DU CKR :MITTERRAND OU LAVÉ EME T DE LA GAUCH ECULTURELLE ( 10 ~IAJ 198 1)Mai 198 1, soit larrivée de la gauche au pouvoir.Mais pas nimporte quelle gauche, la «gauchesociétale» du Parti Socialiste de la rose au poingsign ifiant, à partir du gouvernement Fabius et dufameux (( retour à la rigueu r>>, que la gauche incarnéedésormais par Jack Lang, la culture de masse et lesgays, ne couchera plus à léconomie.La gauche de François Mitterrand, soit de ce fauxhomme de gauche au passé vichyste caché, présidentotage de toute une clique com mu nautaire à lopposédes hommes de la Résistance quavait su fédérer deGaulle, afin de maintenir la France unie malgré sesdéchirements.Une clique communautaire issue de nosex-dominions du Maghreb et d une Europe de lEsthumiliée par la Collaboration qui, après ladestruction du consensus économique et social duCNR, travaillera à la destruction de son consensusmoral ; au remplacement, dans lesprit des Français,de la France combattante de Jean Moulin par celledes Papon, Touvier et autres Bousquet soit, q uaranteans après, la reprise de lépuration, inaugurée par leprocès Barbie...ISRAËL, QUESTION CE TRALEUne stratégie de culpabilisation du peuple deFrance qui na, dans son immense majorité, rien àvoir avec la Collaboration ni aucun compte à rendre180sur cene période, mais une stratégie de culpabi-lisation présentant un double avantage:-Celui dempêchertoutecritique, im médiatementq ualifiée dantisémite voire de nazie face à la montéedun communautarisme pourtant de plus en plus«SÛr de lu i-même et dominateur».- Travail de culpabilisation éhonté empêchant,,dans le mêm e temps, toute critique de lEtat dIsraël,malgré une politique de plus en plus clairementraciste et coloniale.Une communauté se présentant aussi - cecien traînant cela - de plus en plus ouvertementcomme peu ple à part plutôt que comme partie dupeu ple de France, et dont la fidélité désormais na·plus à aller à lignoble Fra nce- éternellementcollabo et redevable- mais à létat raciste et colonialdIsraël...LE PARTI COMMUNISTE FRANÇAISREMPLACÉ PAR LANTIRACISME ( 1981)Une liquidation économique et morale du pactescellé par les hommes d u Conseil national de laRésistance- qui eux avaient combattu les nazis- quisachèvera logiquement par la liquidation de sonpartenaire historique: ce PCF de Georges Marchais etsa vision de classe, liquidés eux aussi par la gaucheaprès le discours de Montigny-lès-Cormeilles, auprofit de lantiracisme:Un antiracisme désormais seul combat du PS encette période de liqu idation de lindustrie et dechômage de masse; soit l interdiction faite aupeuple ouvrier de contester lenvahissement du pays181
  • 91. par un tiers-monde hostile: immigrés désormaissans travail mais élevés dans la haine de la Francepar le catéchisme anticolonial. Avec cette fois à lamanœuvre le trotskiste et sioniste Julien Draysuccédant à Daniel Cohn-Bendit. ..DE MARCHAIS À LE PE :LE MOMENT FRONT NATIONAL (1984)Le PC de Marchais et Montigny-lès-Cormeillesliquidé par le PS, lappareil a compris le message:fini lanalyse de classe et la défense des ouvriers(voie ouverte par la CFDT), bienvenue désormaisaux jeunes, aux femmes et aux «beurs» dans lenouveau PCF, sans électeurs, de Robert Hue puisMarie-Georges Buffet.Ainsi, après cet abandon de sa base populaire,limmigrationisme - stratégie de dumping social dela droite patronale -devient pour toute la gauche lenouveau progressisme par la magie delantiracisme!Le coup de génie de Mitterrand étant, dans lemême temps, de faire passer toute résistance à cedumping social pour une idée dextrême-droite, parun coup de pouce à Jean-Marie Le Pen.Ce sera, à sa demande express, le fameux passageà «lHeure de vérité» sur le service public le13 février 1984 en prime time.,Emission où le président du Front national semontrera si bon, quil faudra ensuite faire suivre cecoup de pouce dun puissant coup darrêt, par laprofanation de Carpentras...182FN ET SOS RACIS.ME, MÊME COMBATUn Front national qui devient donc, à partir dumilieu des années 1980, à la fois le seul opposant ausystème mondialiste; mais aussi son idiot utile encontribuant à promouvoir cerre nouvelle lectureracialiste des rapports sociaux.«SOS racisme» étant chargé, dans le mêmetemps, de valider cette même lecture ethniqueauprès des jeunes.Sans oublier de sauver un racisme, devenurésiduel dans la France de Daniel Balavoine enpoussant les migrants africains et magrébins à lahaine du Français de souche, forcément vilain fachocolon ct collabo...LA DESTRUCTION DU SÉRIEUX MARXIST E: LEMOMENT NOUVEAU PHILOSOPHE (1977-1981)Mais cerre liquidation du PCF remplacé par le FNnaurait pas pu se faire sans le travail préalable deliquidation, à gauche, du sérieux de lanalyse marxiste.Un travail entrepris dès Mai 68 par lavant-gardetrotskiste et lenragé pour étudiants AJain Krivinc;mais que les «nouveaux philosophes»: Bernard-Henri Lévy et André Glucksmann en tête (Jean-Paul Dollé, Jean-Marie Benoist ou Gilles Susong nebénéficiant pas du même tremplin médiatique)auront pour tâche de faire passer au grand public, àla fin des années 1970.Un matraquage préparant, selon la bonneméthode gramscienne, lhégémonie idéologique decette nouvelle gauche «culturelle», à la fois com-183
  • 92. munautaire, mondialiste, métisseuse et antisocialequi sera lassise de la mitterrandie...lA NUISANCE BHL EXPLIQUÉE À CEUX QUI LEPRENAJENT F.t CORE POUR UN PHILOSOPHECela fait trente-cinq ans que tous les gens quipensent, disent et répètent quil ny a pas de penséechez Bernard-H enri Levy, que BHL philosophe estune pure escroquerie; lultime épisode «Jean-Baptiste Botul »étant là pour le démontrer jusquaugrotesque.Une certitude pourtant, BHL, horripilant bourgeoiscosmopolite méprisant la France et son peuple, esttout sauf un imbécile. Et, surtout, malgré un verdictmaintes fois répété par tous les penseurs qui pèsent:de Raymond Aron à Emmanuel Le Roy Ladurie enpassant par Cornelius Castoriadis et Gilles Deleuze;malgré les multiples prises la main dans le sac:mensonge sur sa rencontre avec le commandantMassoud ou G rozny en flammes, désaveu par lapropre veuve du journaliste américain Daniel Pearlpour son «romanquète»: Qui a tué Daniel Pearl?;montage des affaires Redeker et Sak.ineh... Bref,malgré laccumulation de déshonneurs et de ridicules,il est toujours en poste.Et si tel est encore le cas - la critique qui feint desen étonner refuse sans doute de ladmettre parpeur - cest que sa compétence, son talent et surtoutsa fonction sont ailleurs.Car dire que BHL nest pas philosophe, quil nepense pas, cest vrai, communément admis etmaintes fois démontré, mais cest aussi naïf, inutile184que de dire de Bernard Kouchner quil seraitmauvais médecin, dAdler, de Mine et Attali quilsne sont ni géopoliticiens ni entrepreneurs niéconomistes, tous ces gens-là faisant, à lévidence,un tout autre travail.Pas un travail de penseur qui implique derespecter des règles: logique, honnêteté, méthodo-logie... mais un boulot de propagande, grossière,systématique, relayée en revanche par un énormedispositif fait dargent, de médias, de réseaux, auservice dune même cause.Tout comme Bernard Kouchner, passé de lamédecine humanitaire au devoir dingérence : soitde la défense des peuples du Tiers-monde (Biafra) àla justification de toute les pacificationsnéocolonialesà coups de bombes sur les populations civiles(Serbie, Irak, Afghanistan), BHL de toute sabibliographie descroc du concept, mais de finpolitique, tapine étape par étape pour lEmpire,accompagnant de son baratin talmudique - cest luiqui sen réclame - la marche forcée de loligarchiemondialiste vers le Nouvel ordre mondial.Un nouvel ordre mondial mis en branle de façonexplicite et accéléré après laffaissement du détùnt. ., .contre-emptre sovtenque.Pour le démontrer, il suffit de se pencher sur seslivres dont la succession des titres poursuit, au-delàde leur vide abyssal, ce même et constant objectif:- 1977: La Barbarie à visage humain.Message: progressisme = barbarie (gros paradoxe).Communisme = fascisme = totalitarisme =nationalisme (autre gros paradoxe, le communismeayant enfanté linternationalisme). Par ailleurs :Libéralisme = liberté =cosmopolitisme.185
  • 93. Conceptuellement cest faible, mais sur le terrainpolitique, avec du gros pognon pour la pub et descheveux longs pour plaire aux jeunes, cest plusefficace que lancien tandem Raymond Aron 1Jean-François Revel.- 1979: Le Testament de Dieu.Message: Progressisme = nihilisme (toujoursgros paradoxe). Par ailleurs: Antitotalitarismeloi = judaïsme. Cest vrai quavec: liberté =cosmopolitisme, on le sentait venir !- 1981 : LldéoLogie française.Message: Esprit français = fascisme = réaction(colossal paradoxe, lesprit français étant laccou-cheur historique du progressisme). Conséquence:Esprit français = Pétain = Shoah, et bien sûr, onle sentait venir aussi : Lumières (puisque pasfrançaises) = judaïsme!Là, même Raymond Aron, pourtant peusoupçonnable de sympathie pour le régime qui luiavait fait porter létoile, est tellement offusqué quildéclare dans la presse: << Bemard-Henri Lévy vioLetoutes les règles de linterprétation honnête et de laméthode historique. »Ce travail de destruction du sens et dinversiontotale de toute lhistoire du progressisme achevé entrois livres, Bernard-Henri Lévy, poursuivant sontravail zélé de femme de méninge de lEmpire, vaensuite prêter la main au dépeçage de la Yougoslavie.Ce sera:- 1993: le documentaire Bosnia 1Message: Sarajevo = cosmopolitisme, doncBosnie =gentils et Serbes = méchants.Au même moment, ses deux comparsesFinkielkraut et Glucksmann prendront parti, lun186pour les gentils Croates dAnte Pavelic, lautre pourles gentils Tchétchènes islamistes. Trois partis prisparfaitement contraires à leur supposée éthiquelévinassienne, mais trouvant, comme chaque fois,toute leur cohérence dans la géopolitique delEmpire.Ce travail de liquidation du bloc de lEst achevé,notre rigoureux philosophe ira fort logiquementsen prendre aux suivants sur la liste, soit le derniercontre-Empire de lesprit qui résiste à la déferlantelibérale après le défunt communisme: lIslam et lemonde musulman. Ça donnera donc:- 1994 : La Pureté dangereuse.Message: Islam = intégrisme = nihilismerwuveau totalitarisme.Prodige conceptuel qui lui permettra dans lafoulée de se prononcer pour un soutien incondition-nel à Israël (= liberté = Lumières = judaïsme) ;pour lagression de lIrak (un million de morts) etaprès un petit soutien à Dominique Strauss-Kahnfutu r patron du FMI, pour lopération «Plombdurci» sur les Palestiniens ghettoïsés de la bande deGaza. Et ce bien sûr toujours au nom des «droits delhomme»!Comprenez mieux maintenant pourquoi sondernier opus, bien quà contenu tout aussi nul queles précédents, et bien quintégralement disqualifiépar la risible affaire « Botul » a malgré tout été fêté etcommenté par toute la critique à la botte, etpourquoi il sintitule dans un parfait esprit decohérence: De la guerre en PhiLosophie...187
  • 94. DESTRUCTIO 1 AUSSI DU PEUPLE DE FRAl CEDA S SA COMPOSITION ORGANIQUE P.IR LEREGROUPEMENT FAMILlAL (29 AVRIL 1976)Un panorama des nuisances qui ne serait pascomplet sans évoquer aussi le fameux « regroupe-ment fa milial ».Soit cette immigration de peuplement imposée,sous le gouvernement Chirac, par la droite patronaleet les Loges, main dans la main depuis la TroisièmeRépublique.La droite patronale au nom du Marché : fai reconsommer lentrant sous-équipé et le payer moinscher.La m açonnerie au nom de ce fameux « universa-lisme des droits de lhomme» qui est, depuis 1945,le m asque humaniste du mondialisme marchand.Le tout afin de détruire aussi cette cohésionethno-culturelle qui a toujours été un frein à ladivision et à la domination des peuples...LA FIN DE LA FRANCE ACCEPTÉE PAR S01 PEUPLE LOBOTOMISE A MAASTRICH T(20 SEPTEMBREI992)Une destruction méthodique des piliers quifaisaient la France économique, morale, sociale,culturelle et ethnique daprès-guerre, qui sachèverapar le référendum de Maastricht et la victoire du«Oui »; le renoncement à la France par son peupietravaillé au corps depuis plus de vingt ans par lejeunismc, le féminisme, la « rigu eur économique»,le métissage ct lantiracism e.188Cargent-roi se jouant des minorités sexuelles ctethniques afin que plus aucune force, venue de ladroite morale ou de la gauche sociale, ne viennedésormais sopposer au rouleau compresseu rmondialiste...LE MOMENT CHEVÈNEMENT OU LE DERNIERSURSAUT DU RÉPVPLICANISME DE GAUCHE (2002)Une liquidation qui ne se fera pas sans quelquessoubresauts de résistance du côté de la gaucherépublicaine.Et il faut rendre hommage à la tentative de Jean-Pierre C hevènement de sopposer, par sa candidatureà lélection présidentielle de 2002, à cette dérivemondialiste et marchande des principes jacobinsauthentiques.U ne candidature de protestation qui coûtera sonélection à lancien lambertiste Lionel Jospin, maiq ui vaudra surtout à Jean-Pierre Chevènemem samarginalisation politique par son propre camp,comme on a pu le constater depuis.U ne liquidation du nationalisme de gauche quiachèvera de faire du Front national le dernierdéfenseur de poids du cam p national-républicain.Une menace suffisamment sérieuse pour que lesystème laisse aujourdhui sa petite place auturbulent ancien lambertiste, ex-sénateur socialisteet m açon Jean-Luc Mélenchon, à peu près aussicrédible dans ce rôle que Lionel Jospin . ..189
  • 95. LA FIN DE ~.:ANTIRACISM E OÙ LE MOMENT• NOUVEAU-RÉACTIONNAIRE.. : MONTÉE DALAINFINKlELKRAUT ET DÉCLIN DE fULIE 1 DRAY(2002-2009)Le sérieux de la gauche économique et socialeremplacé par lantiracisme, cet antiracisme seraensuite circonscrit au seul antisémitisme par lavague dite des «nouveaux réactionnaires ».Une clique (Pierre-André Taguieff, Maurice G .Dantec, Elisabeth Lévy, Shmuel Trigano ... )patronnée cette fois par Alain Finkielkraut, passésans vergogne de lanti-vichysme immigrationiste(pour raison biographique) au mépris haineux delArabe et du Noir.Un passage de la fausse gauche à la vraiedroite - antisociale et raciste - motivé non pas parles dégâts infl igés par lidéologie antiraciste sur lacohésion nationale (montée du communautarismevictimaire, anticolonialisme rétroactif), mais parses effets secondaires sur limage dIsraël et lamontée de lantisionisme en banlieue.Une idéologie antiraciste de plus en plus gênante,en effet, pour la domination du PS surla jeunesse issue de limmigration et limagedIsraël auprès des jeunes de gauche, qui sonnera ledéclin de SOS racisme et un certain déclassementde son parrain Julien D ray, opportunément rattrapépar les affaires et, à défaut dêtre jugé (réseauxmaçonniques obligent) vertement «rappelé à laloi» en 2009...190LA DOUBLE ÉTHIQUE DE PLUS EN PLUS VlSIBLEDE t:ANTIRACISME SIOlIJSTE ET LA QUESTIOSOUDAI LOISIBLE DE I.:.IDENTITÉ NATIO ALEDès lors, les thèmes du «danger de lislam ,,, voiredune «certaine immigration » sur une identiténationale niée, pour ne pas dire méprisée jusqualorspar les mêmes - et qui valurent à Le Pen dêtre vouéaux gémonies durant quarante ans - redeviennentdes questions pertinentes, autorisées dans lesmédias.A condition bien sûr que celles-ci soient traitéespar des spécialistes de la double éthique du calibredu rabbin Bernheim ou du désormais omniprésente.t omniscient Alain Finkielkraut, co-signataire avecBernard Kouchner de la pétition contre le racismeanti-Blanc, tout en éta nt membre du comité centralde la LlCRA (depuis 1982) et même membre de soncomité dhonneur depuis 2003.On appréciera la performance du contorsion-•ntste...DOÙ LA NOUVELLE DÉFI IJTION DELA1 TISÉMITISMEOutre la réduction de lantiracisme à la seulelutte contre lantisémitisme - le racisme ami-Maghrébin pouvant désormais shabiller de luttecontre le << fascisme vert », nouveau combat deBernard-H enri Lévy- ce repositionnement dunebonne partie des intellectuels communautaires nesera pas sans conséquence sur la redéfinition delantisémitisme.191
  • 96. Antisémite ne voulant plus dire désormais :« raciste envers les juifs», mais comme le redéfinitAJain Finkielkraut lui-même dans un rare momentde lucidité : «antisioniste par antiracisme»; cedont cet adepte de la double éthique conclut enbonne logique q uil faut donc en finir avec...lantiracisme !DOÙ LA SCHlZOPHRÉNl E DE!.:ANTIRACISME GAUCHISTEU n repositionnement qui ne sera pas sansconséquence non plus sur leurs suiveurs et obligésgauchistes, désormais atteints de schizophréniepolitique.Des antiracistes gauchistes toujours immigratio-nistes, par haine des peuples enracinés (traditiontrotskiste}.Mais désormais ami-islamistes, au nom de ladéfense de la laïcité (entendez : de la religionmaçonnique).Ce qui conduit finalement ces éternels idiots utiles,particulièrement bien représentés par OlivierBesancenot et Caroline Fourest, à protéger dune mainlimmigré musulman quils menacent de lautre.. .DOÙ LE MOMENT "NI PUTE NI SOUMISE• (2003)U ne schizophrénie du positionnement degauche : à la fois pour limmigré contre le Françaisde souche, mais contre le musulman jugé hostile àIsraël, que les antiracistes sionistes de SOS racisme192vont seAo rcer de résoudre par la création de «Niputes ni soumises>>.Nouvelle association - toujours téléguidée par lePS via Julien Dray - mais travaillant à opposerdésormais, non plus les Arabes et les N oirs auxBlancs, comme précédemment, mais les filles auxgarçons au sein de la jeunesse immigrée.Filles issues du Maghreb, considérées commerécupérables par la démocratie de marché, parrainéesdésormais sur le beau chemin du féminisme par!: héritière Publicis et philosophe milliardaireElisabeth Badinter, née Bleustein-Blanchet.G arçons abandonnés en revanche au bord duchemin ct désormais voués aux gémonies pourc.ause dinsupportable réislamisation machiste !Un dualisme et une opposition correspondantfort peu à la réalité et à la complexité des «quartiers »,mais validés à la demande par le renfort stipendié de«collabeurettes >) du style Fadela Amara, suppléantdésormais les «collabeurs» Malek Boutih et autreMohammed Abdi .. .LE MOMENT DIEUDONNÉ (JER DÉCEMBRE 2003)Dans ce contexte de manipulations, demensonges, de double langage puis de retournementdalliance, il nétait pas étonnant que le plus honnête,le plus courageux, le plus talentueux et le plusengagé des antiracistes authentiques, le bien nomméDieudonné (rappelons sa campagne contre Marie-France Stirbois du Front national aux législatives de1997 à Dreux} ose enfin dénoncer cette dangereusemascarade par un coup déclat retentissant.193
  • 97. Ce sera le fameux sketch emblématique du«colon israélien» en direct dans lémission «On nepeut pas plaire à tout le monde» de Marc-OliverFogiel, le 1er décembre 2003.Sketch suivi dès le lendemain dune diabolisationmédiatique et dune volonté de mise à mort socialepar un harcèlement judiciaire et pécuniaire sansprécédent.Un lynchage orchestré par le lobby sioniste et sesaffidés - le milliardaire Bernard-Henri Lévy entête - quil naura dès lors de cesse de ridiculiser pardes surenchères volontairement provocatrices :- main tendue à ces autres diabolisés que sontLe Pen et le professeur Faurisson;-création dune <diste antisioniste» avec desinsoumis à lEmpire de tous bords aux électionseuropéennes du 7 juin 2009...LA TOUTE PUISSANCE DE PLUS EN PLUS VISIBLEDU LOBBYSIONISTECette diabolisation et cet acharnement à faire pas-ser, aux yeux du peuple, un comique métis antiracistepour un dangereux nazi, parce quil osecritiquer la dérive théologico-militaire de létat racisteet colonial dIsraël, ainsi que son soutien incondi-tionnel par les principales organisations juivesfrançaises (CRIF et Consistoire) va atteindre un telniveau dobscénité et de ridicule, quils vont avoirpour conséquences de rendre de plus en plus visible,aux Français lucides, la toute puissance dun lobbysioniste parfaitement disqualifié pour incarnerlantiracisme, les droits de lhomme ou la démocratie.194Une obscénité communautaire parfaitement illus-trée par la prosternation générale du personnelmédiatique et des instances républicaines, présidentde la République en tête, à lannuel dîner du CRIF...LA NOUVELLE FRANCE BLACK-BLANC-BEUR, MAISPAS CELLE DE SOS RACISMEPourtant, la réconciliation de Jean-Marie Le Penet de Dieudonné, sa main tendue au présidentMahmoud Ahmadinejad, nouveau champion delinsoumission musulmane et des Etats du Sud àlONU,· nest-ce pas là cette France «Black-Blanc-Beur» dont devrait se réjouir SOS racisme?,Etrange donc que cela rende à ce point hystériquede colère et de haine les professionnels delantiracisme institutionnel, à commencer par leurparrain en chefBernard-Henri Lévy...LE MOMENT SARKOZY (6 MAl 2007)Cest dans ce contexte de prise de consciencecitoyenne, mais aussi dabrutissement maximal desmasses par les médias, que va sopérer la prise dupouvoir de Nicolas Sarkozy, candidat rassemblantsur sa personne les plus puissants réseaux.Une élection gagnée sur une campagne deredressement national, parodiant celle du FN, qui sesoldera dans les faits (les promesses de campagnesnengageant que ceux qui les écoutent) par:- la liquidation, avec la nomination au poste,de ministre des Affaires Etrangères de BernardKouchner, ex-gouverneur du Kosovo nommé par195
  • 98. lOTAN, du dernier bastion du gaullisme et delindépendance française quétait encore le QuaidOrsay et sa tradition de politique équilibréeau Moyen-Orient (qualifiée par le lobby sioniste depro-arabe);- la réintégrationdela FrancedanslOTAN- autretrahison de lhéritage gaulliste - scellant la fin delindépendance de notre défense nationale passantdésormais sous commandement américain ;- la ratification en douce, par une Assembléenationale traître à ses électeurs, du traité de Lisbonnepassant outre le rejet de la Constitution européennedu peuple de France par référendum ; soit labandonde la souveraineté française, politiqueet économiqueà la bureaucratie mondialiste des experts non élusde Bruxelles;-et après une campagne de séduction envers ladroite de la droite sur les questions de sécurité etdidentité, la fameuse «ouverture à gauche» : coop-tation de Bernard Kouchner, de Jacques Attali, de,Michel Rocard, dArno KJarsfeld, dEric Besson, etc.Soit en réalité lunion sacrée libérale, aclantiste et0 0SIOniSte.Unepertedindépendance diplomatique, militaire,,économique et politique qui voit lappareil dEtat dela Nation française, sous le quinquennat Sarkozy,passer intégralement sous contrôle de lEmpire.. .LE MARIAGE SARKOZY-BRUNI OUL:OFFICIALISATION DE J.:UNION BOBO-LIBÉRALE(2 FÉVRJ ER2008)Et comme sous lAncien régime, quand une196lente et minutieuse stratégie dalliance se concluaitpar un mariage, le roi de notre droite mondialiste ctfinancière, Nicolas Sarkozy, finit par convoler enjustes noces avec la princesse bobo Carla Bruni.Un mariage officialisant la fameuse unionlibérale-libertaire discrètement mise en place depuisMai 68 (collusion de la droite daffaire mondialistePompidou-Giscard-Rothschild et de la gaucheinternationaliste sociétale Krivine-Kouchner-BHLsur le dos de lancienne alliance de Gaulle-PCF).Une idéologie libéral-libertaire dailleursouvertement revendiquée, depuis les années 1990,par lagent impérial multicartes Cohn-Bendit.Un mariage bobo-libéral alliant le glamour de lagauche bobo à la vulgarité de la droite bling-bling,mais signifiant aussi:- la transgression libertaire de toute règle moraleau service dune prédation financière sans limite;- ou encore lidéologie trotskiste sans-papiéristede ce cher Besancenot, excellent alibi humanitaireà limmigration choisie du MEDEF, tandis quela droite morale, incarnée par le maurrassisme gaul-liste hier et Bruno Gollnisch aujourdhui, estévidemment devenue, dans un capitalisme de plusen plus spéculatif et de moins en moins entrepre-neurial, un frein à la logique du profit maximum...OU LIBÉRALISME LIBERTAIRE ,AU LIBERALISME SECURITAIREUn libéralisme-libertaire favorable à lélite(hyperclasse nomade et nouvelle classe promotion-nelle}, mais de plus en plus dur au peuple, tant sur197
  • 99. le plan économique (déréglementation, délocalisa-tions) que socio-culturel (délinquance sexuelle,tensions interethniques) qui va peu à peu se mueren libéralisme sécuritaire.Libéralisme sécuritaire : soit un régime libéralenvers la bourgeoisie mondialiste et tout ce quifavorise laffaiblissement de la Nation, mais un, . " . .regtme secunta1re, non pas envers les délinquantsou les clandestins qui posent problème au peuple,mais envers les salariés et la classe moyenne quipourraient avoir envie de se révolter contre lélitemondialiste.Un régime libéral sécuritaire qui fait semblantde résoudre les problèmes quil a lui-même crééset quil continue d aggraver (précarisation,insécurité), par deux trois lois gadgets q ui pénalisenttoujours, en fin de compte, le citoyen qui peutencore payer: sécurité routière muée en racketorganisé, interdits généralisés (tabac, alcool) aunom de la santé publique et censure grandissante dela liberté dexpression au nom de la protection des0 0 ,mmontes.Un régime sécuritaire envers le peuple du travailsans jamais toucher, en réalité, à la délinquance desprédateurs sous-prolétaires et des prédateurs delélite, pour donner au final cette société deconsommation policière, à la fois permissive pourlabruti consommateur (libéralisation du sexe et desjeux...) et répressive pour le citoyen producteur(hyper réglementation, taxes et amandes en tousgenres...) sous pilotage euro-m ondialiste...198,VERS LE 1 OUVEL ORDRE MO IDIAL AFFICHEUn pouvoir sarkoziste qui se révèle être, aprèstrois ans de règne, la mise au pas pure et simple de« lexception française» issue du CNR, afin desoumettre ce q uil restait de France au Nouvel ordremondial, via lUnion européenne.Un Nouvel ordre mondial de plus en plussouvent invoqué par nos élites impériales - dAlainMine à Michel Rocard- comme but suprême àatteindre et remède à la crise; alors que cette crisenest jamais que la conséquence du processusmondialiste par la destruction des cultures et lelibre-échangisme généralisé...MONDIALISATION ET MONDIALISMEA ce stade du processus impérial, précisons quela mondialisation nimplique pas nécessairement lemondialisme.La mondialisation - processus déchangesm atériels et immatériels dus au progrèstechnique- pourrait tout aussi bien se satisfairedun monde multipolaire fait de nations pratiquant. . " . . ,un protecuonmsme rec1proque et ra1sonne.Le mondialisme en revanche est ce projetidéologique- sorte de religion laïque- qui travailleà la mise en place dun gouvernement mondial et àla dissolution de toutes les nations du globe en uneseule humanité.Une dissolution des nations sous prétexte de«paix universelle» {projet m açonnique), la diversitédes nations ct des peuples étant considérée199
  • 100. - contrairement à ce que nous enseigne la Genèsepar lallégorie de la Tour de Babel - comme la causedes conflits et des guerres qui ensanglantent la Terredepuis laube de lhumanité...DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DEI.:HOMME CONTRE DÉCLARATION DES DROITSDE I.:HOMME ET DU CITOYEr (1789-1948)Un processus mondialiste très actif après laPremière Guerre mondiale à travers la Société desNations (SDN), que la montée des nationalismesde lentre-deux-guerres fera refluer, mais quiresurgira après 1945 par la création de lONU(Organisation des Nations Unies) succédant à laSDN, et la fameuse «Déclaration universelle desdroits de lhomme».Une ,, Déclaration universelle des droits delHomme» (10 décembre 1948) due à René SamuelCassin - également président de lAlliance israéliteuniverselle - trop souvent confondue avec «laDéclaration des droits de lhomme et du citoyen » de1789 qui, elle, pensait ces droits dans le cadreconcret dune nation enracinée- la Nationfrançaise- au nom dun modèle civilisationnel:«luniversalisme français"• peu à peu dominé parun libéralisme anglo-saxon allant de pair avec lemessianisme judéo-protestant...200VICTOIRE DU MONDIALISME LIBÉRAL SURI.:UNIVERSALISME FRANÇAIS ETI.:l 1TER ATIONALISME COMMUNISTE (1969-1991)Nous avons donc en lune contre les nations et lespeuples enracinés, considérés comme nuisibles et àdétruire, deux systèmes idéologiques dominants aulendemain de la Seconde Guerre mondiale:- linternationalisme communiste, logé enRussie, et décédé le 26 décembre 1991;- le mondialisme libéral américain, sortifinalement grand vainqueur de la Guerre froide ctaujourdhui seul modèle universel à lOuest, face audouble écroulement du communisme soviétique,mais aussi de luniversalisme français défendu parle général de Gaulle jusquen 1969, et encoreaujourdhui dans les conférences de FrançoisAsselineau...LE MONDIALISME l1ARCHANDAU NOM DES DROITS DE I.:HOMMEIl apparaît donc, au sortir de ce court récapitulatif,que le mondialisme, volonté politique et non fatalitétechnique, résulte en fait de lalliance de deuxprocessus:- lun pratique, par la marchandisation intégralede lHumanité sous la religion du profit marchand ;- lautre idéel, et qui en est la légitimation pourles belles âmes, par lidéologie des droits de lhommeabstrait...201
  • 101. LE DROIT DE I.:HOMMISME, ACTUELLEDÉFINITIO 1 ET UTILITÉUne « idéologie des droits de lhomme>> qui n adonc plus rien à voir avec les droits réels deshommes réels, toujours attachés à leur culturelocale et à leur patrie - lengouement pour lescompétitions sportives internationales: Jeuxolympiques, Coupe du monde de football. ..continuent den témoigner - mais qui est désormaisle catéchisme qui accompagne la mise au pas detoute tentative de résistance au mondialisme.Ainsi, cest au nom des «droits de lhomme»,entraînant droit dingérence humanitaire, puisdevoir d ingérence militaire d u bon docteurKouchner, que lOTAN bombardera, en 1999, lapetite nation serbe parce quelle résistait, au nomde sa culture et de son histoire, au rouleaucompresseur mondialiste sous pilotage américain.Cest au nom de lidéologie totalitaire etbelliqueuse des «droits de lhomme», quon bafoueaujourdhui les d roits réels des hommes réelspartout sur la planète: que ce soit le droit desSerbes à rester serbes en Europe, mais aussi bien ledroit des musulmans à rester musulmans en Iranou en Afghanistan.Cest encore au nom des « droits de lhomme»quon détruit, à lintérieur des Nations et despeuples, les solidarité sociales traditionnelles ensubstituant aux acquis sociaux, notamment ceuxdes ouvriers et des classes moyennes, les droitssociétau x des pseudo-minorités opprim ées, enréalité minorités agissantes: droits des fémini stes,droits des gays, droits des jeunes ou des Blacks202(word culture) ... qui sont autant de segments dem arché au service du mondialisme idéologico-m archand, comme avait très bien su lillustrer,dans les années 1990, le publicitaire O livieroToscani par ses campagnes «United colors ofBenetton » •..LA MÉCANIQUE DU CRIME CONTRE I.:HUMANITÉDès lors, toute résistance à cette mise au pas:- Refus de considérer les Serbes comme lesennemis de lhumanité parce quils essayaient depréserver leur mode de vie et leur indépendance.- Refus de considérer les gays comme unecatégorie sociale, la diversité des homosexuels ne seréduisant pas à un lobby autoproclamé, et lasodomie restant, quoi quil en soit, une activité deloisir privée.Bref, cout refus de se soumettre à lescroqueriede ces pseudos «droits de lhomme» est considérépar linquisition du pouvoir mondialiste commeautant de «crimes contre lhumanité».Une sentence de «crime contre lhumanité» quipermet de chasser celui qui en est accusé hors delhumanité: peuple allemand et japonais aprèsguerre, peuple palestinien aujourdhui, iraniensdemain, militants et électeurs du Front national enFrance depuis quarante ans... Tous ravalés au rangde sous-hommes et ne bénéficiant plus, pour eux-mêmes, de ces fameux «droits de lhomme>> ...203
  • 102. LA SHOAH, RELIGION DE I.:EMPIREU ne menace permanente de réductio ad hitlerumétalonnéesur le<< crime des crimes» contre lhumanitéquest bien sOr lhistoire de la persécution des juifsdEurope par le régime national-socialiste allemand(1933-1945), rebaptisée Shoah depuis les années1980 par le tout-puissant lobby juif américain.Un glissement du sérieux de lHistoire vers le«devoir de mémoire» instaurant à partir de cenemême époque - soit quarante ans après les faits - laShoah comme nouvelle religion impériale.Une religion dont le credo: << plus jamais ça !»,sous entendu: << demain le mondialisme ou leretour dAuschwitz », sert aussi danathème contretoute résistance patriotique, ct où la chambre à gazprend désormais la place du corps, introuvable, duChrist ressuscité...DES LUMIÈRES À I.:OBSCURANTISME DES DROITSDE I.:HOMME (RESUME)Ainsi, le projet des Lumières fondé sur lasensibilité rousseauiste et la Raison de Kant, pourdépasser lobscurantisme de la scolastique quiavait ensanglanté lEurope par les guerres dereligions, a-t-il fina lement dégénéré, sous lapression du libéralisme anglo-saxon et dumessianisme judéo-protestant convergeant dansla pensée maçonnique, en «obscurantisme desdroits de lhomme».«Obscurantisme des droits de l homme », soitlinterdiction, sous peine de condamnation pour204blasphème et pour hérésie, dutiliser désormaissa raison pour critiquer les mensonges duneHistoire transformée en mémoire et ses méfaitsconcrets sur l humanité concrète: paupérisation,précarisation, violences et déclin spirituel des peu-ples; les méfaits de ce processus mondialiste tota-litaire piloté par loligarchie financière à son seulavantage ...POUR LE DROIT AU BLASPHÈME OU LEPOLITIQUEMENT INCORRECT COMME ACTE DERÉSISTANCE AU T OTALITARISME IMPERIALFace à ce catéchisme œuvrant pour la dissolutiondes nations et des peuples afin de favoriser ladictature de largent.Face à cette persécution systématique desmajorités au nom de la défense de supposéesminorités menant, au nom des libertés, à linterditgénéralisé.Il apparaît que le politiquement incorrect - quece soit laffirmation de lexistence des races(différence des communautés ethno-culrurelles),laffirmation de linégalité des sexes (différencemasculin/féminin) ou encore le révisionnismehistorique généralisé (sens de lHistoire, Shoah,I l septembre...)- loin dêtre de la démence ou dela provocation gratuite, nest jamais que la réactiondinsoumission des esprits encore libres et en bonnesanté face à cette idéologie totalitaire du mensongeet de labsurdité.La résistance, par lesprit, à la violence delEmpire mondialiste...205
  • 103. LESOPÉRATIONS DE GOUVERNANCE GLOBALE:ÉCOLOGIE, SANTÉ, TERRORISME ET FINAl CEEn plus de ce terrorisme antinational œuvrant,via la religion impériale du << plus jamais ça! », àlhégémonie mondialiste, dautres opérations«sansfrontières» sont également mises en place quiconcourent discrètement au même but: faireaccepter aux peuples le futur gouvernementmondial comme une nécessité << naturelle» au-delàdes Nations et des clivages politiques.La lutte contre la pollution, contre les virus,contre le terrorisme et les dérèglements financiersétant autant de causes qui exigent, au nom du bien-être et du salut de lhumanité, de passer au-dessusdes gouvernements issus du suffrage populaire,pour être confiées au niveau planétaire à un collègedexperts non élus...,LE MOMENT ECOLOGIE:I..:AR.NAQUE DU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUEET LA TAXE CARBONE (2006)Ainsi, avec le documentaire Une vénté quidérange, présenté par Al Gore, ex-candidatmalheureux (pour ne pas dire spolié) à la présidenceétatsunienne, loligarchie mondialiste va faire delécologie - ancienne idéologie conservatrice desannées 1920-1930 passée par une phase derécupération gauchiste à partir des années 1970 - lefer de lance climatique du mondialisme.Une écologie appuyée sur les travaux duGIEC- émanation climatologique de lONU, créé en2061988 et déjà utilisé par le gouvernent de MargaretTatcher pour justifier la désindustrialisation delAngleterre - au service du nouveau marché delécologie promu par les ex-internationalistes degauche passés au mondialisme de droite commeDaniel Cohn-Bendit (décidément sur tous lesmauvais coups!) pour faire gober aux peuplesdOccident la thèse du «réchauffement climatique».Un bricolage mensonger, établissant un liencausal entre un supposé dangereux réchauffementplanétaire, lémission de co2 et la productionindustrielle, censé permettre au futur gouverne-ment mondial dimposer la non moins fumeuse<< taxe carbone».Une taxe présentée aux masses par les médiascomme «ami-pollution »1 alors quelle nest enréalité quun énième racket financier sorti descerveaux malades de Goldmann Sachs: fairepayer - via un marché carbone - le droit démettredu co2; soit limpôt ultime sur lair respiré!Un vaste montage médiatico-financier fondésur une escroquerie scientifique, heureusementdénoncé par les plus grands climatologuesindépendants, et que vont bientôt refuser lespuissances émergentes, telles lInde et la Chine,qui voient clairement dans ce nouveau marchéspéculatif où lon achète le droit de polluer, unetentative américaine de freiner leur développementindustriel et leur future suprématie économiquemondiale...207
  • 104. LA LUTfE CO TRE LES PANDEMIES ETI.:AR.NAQUE DU VACCIN Hl NI (2009)Après la gouvernance globale au nom de lenvi-ronnement, ce sera, avec cette fois la complicité delOMS (Organisation mondiale de la santé) -autreémanation de lONU - dans le rôle du GIEC, lagouvernance globale au nom de la santé publique.Et en lieu et place de la taxe carbone, le vaccinH1 N1, nouvelle panacée censée prémunir lhuma-nité des risques de « pandémie»- pour épidémiemondiale - de grippe porcine.Autre montage charlatanesque qui permet à loli-garchie mondiale de terroriser les populations afinde les soumettre à des directives autoritaires : vacci-nation obligatoire encadrée par la force publique,interdiction de se regrouper... toutes choses utiles enpériode de crise et de risques de soulèvement popu-laire. Le tout sans omettre de réaliser là aussi dénor-mes bénéfices indus. Le lobby pharmaco-chimique,avec la complicité des gouvernements, ayant fourguédans cette opération ses gigantesques stocks deTamiflu inutiles; soit, rien que pour la France, 94millions de vaccins à l0,60 € lunité, pour un totalde 1 milliard deuros; même si sous la pressionpopulaire et les risques de scandale, cette commandeet cette somme seront finalement réduites de moitié,ce qui fait quand même un racket net de 500 mil-lions deuros payés par le contribuable!D onald Rumsfeld, actionnaire de Gilead Siences,propriétaire des droits du Tamiflu -et accessoire-,ment ex-secrétaire de la défense des Etats-Unis-ayant empoché pour sa part dans cette opérationune plus-value de 5 millions de dollars.208U ne opération tellement scandaleuse quelleaura eu le mérite de rendre ces campagnes devaccination - dans lesquelles certains espritsinquiets voient des opérations malthusiennesdempoisonnement à léchelle mondiale- de plusen plus suspectes aux peuples dOccident...LA LUITE CONTRE LE TERRORJSME ETI.:AR.NAQUE AL-QAJDA (Il SEPTEMBRE 2001)Mais la première grande opération de terreurorganisée afin de justifier la gouvernance mondiale,doublée d une énorme opération financière, sontsans aucun doute les fameux attentats dull septembre 2001 sur le Pentagone et le Wall TradeCenter.Une opération terroriste oligarchique,instrumentalisant lislam radical, q ui permit àlEmpire de justifier et de relancer ses opérations depacificatio ns néo-coloniales (Irak, Afganistan,demain Iran...) au nom de la lutte contre leterrorisme abstrait - synonyme du Mal - incarnépar Al-Qaida de leur ancien agent O ussama benLaden.Une auto-validation de la thèse du ((conflit decivilisations», fer de lance impérial des néo-, . . . .conservateurs amen cams, qut aura permts parailleurs lexplosion du budget de larméeaméricaine - toujourspayéparlecontribuable- pourle plus grand bonheur du lobby militaro-industriel.,U ne opération qui aura permis enfin, aux E tats-Unis même, labolition d e fait du Premieramendem ent garantissant aux citoyens américains209
  • 105. les libertés démocratiques fondamentales, par lePatriot Act, au nom de la sécurité intérieure.Une vérité officielle sur les attentats du11septembre tellement intenable- avec notammentles questions troublantes de lécroulement des troistours du WTC, dont la tour n°7 tombée sans le moin-dre avion, et lavion tout aussi introuvable du Penta-gone... - que plus dun Américain sur deux ny croitplus et pense aujourdhui, comme de nombreuseshautes personnalités du monde entier, à un insidejobimpliquant services américains et israéliens...LA LUITECONTRE LA DEITE ET L:ARNAQUE DEI.:AUTO-RÉGULATION FINANCIÈRE (2007-2008)Autant dopérations q ui sont autant de coups defric pour les maîtres de lEmpire: loligarchiefinancière, responsable de tous les dérèglementséconomiques, se servant dune façon générale de laCrise- notamment provoquée par le marché dessubprimes - pour accroître la concentration ducapital occidental entre ses propres mains et acheverde ruiner les classes moyennes.Une oligarchie financière qui, loin de faire sonmea culpa, exige maintenant des gouvernements àsa botte de lui confier les pleins pouvoirs de contrôleet de régulation, arguant de lobsolescence des Étatsface à léconomie mondialisée.Une exigence machiavéliquede pompier pyromaneaboutissant, comme ce fut déjà le cas lors de la créationde la Réserve fédérale américaine (voir chap. 2)à confier aux renards la garde du poulailler. ..210VERS I.:URSS À I.:ENVERS ?Cette dérive purement spéculative et financièrede léconomie de marché, où tout nest plusdésormais que spoliation et privilège oligarchique,fi nit par empêcher toute création de richesses.Une sclérose qui ressemble beaucoup à celle ducommunisme des Soviets, mué en dictature bureau-cratique dune Nomenklatura, et qui conduisitfin alement, par le chemin inverse, à la ruine et à laparalysie totale de lex-URSS.Un Empire tout puissant en apparence, mais quine se maintient plus, face à la colère grandissante età la misère du peuple, que par la propagande et larépression policière...LA QUESTION DÉMOGRAPHIQUE POSÉEÀ LA DOMINATION IMPÉRIALEA ce stade de puissance et dillégitimité, tantsur le plan démocratique quéconomique, laquestion posée à loligarchie devient purementdémographique.Comment le petit nombre de ses membres va-t-ilpouvoir continuer à contrôler une populationmondiale grandissante, et de plus en plus poussée àla révolte par une crise généralisée?Un problème crucial auquel notre champion delhyperclasse nomade, Jacques Attali, répond dansses conférences à usage interne, en proposant desimplifier et de faciliter les conversions, afindaccroître les effectifs de sa communauté délite de13 à 200 millions dâmes.2II
  • 106. I:aurre solution, proposée selon les dires de feuAaron Russo par cet autre oligarque, Nick Rockefeler,consistant au contraire à réduire de façon drastique lapopulation mondiale par une série dactions malthu-siennes qui ressembleraient fort aux opérations degouvernance globale précédemment évoquées, maispoussées à leur terme: famines organisées, empoi-sonnements de masse, guerre généralisée... afinque cette masse, réduite au moins de moitié, puissecontinuer à être soumise et contrôlée par léliteoligarchique dans sa proportion actuelle...LE RÈGNE DÉSORMAIS SANS PARTAGE DEI.:EMPIRE SUR L:OCCIDENTUne vision incroyablement inégalitaire etviolente, qui peut paraître délirante aux espritshumanistes helléno-chrétiens, mais pourtantconforme au messianisme judéo-protestant portépar les élites anglo-saxonnes et qui ont accouchéhistoriquement de lAmérique impériale comme du. . .proJet s1on1ste.Une vision et une violence impériales auxquellesplus aucune force spirituelle ne vient désormaisfaire contrepoids en Occident:- lalternative catholique sétant ralliéeà lEmpiredes droits de lhomme depuis Vatican II (voirchapitre premier) ;- lutopie communiste sétant écroulée, aveclURSS, sous le poids de ses contradictions ;-et les élites françaises ne faisant que trahirluniversalisme français pour lEmpire, depuisléviction du général de Gaulle...7./ RESISTER A CEMPIREDans une société de ce genre, même la réussite peutdevenir le signe de lélection divine - ce qui, aumoment où le critère dominant sera le critèreéconomique, signifiera richesse, prospérité. Ici ressortbien clairement lun des aspects de linversiondégradante dont on a déjà parlé: au fond cette théon·ecalviniste se trahit en tant que contrefaçon matérialisteet laïque de Lancienne doctrine mystique de la victoire.Pendant un certain temps, ellefournira unejustificationéthico-religieuse à la montée de la caste des marchands,du Tiers Etat, dans son cycle propre, qui est celui desgrandes démocraties modernes et du capitalisme.Julius Evola, Révolte contre le monde moderne/.:époque où il était possible dimposer à lacommunauté internationale le capitalismesanscœur etles gotJts dun groupe particulie1; et dimposer lem·pouvoirau nom de la mondialisation et de leur empire,213
  • 107. est révolue. Le temps dune morale et de critères àgéométne variable et du mépris despeuples est terminé.Il est illégaL que les résultats voulus par certainsgouvernements soient imposés et que leur seul C17Ûredexistence, sous une apparence de recherche dejusticeau nom dune Libertéqui cache les pires menaces et lespires ruses, soit présenté comme démocratique, et quela dictature soit présentée comme démocratie.Discours du président Ahmadinejad lors de lasoixante-quatrième réunion des Nations Unies,le 24 septembre 2009214 iFACE A t:EMPIRE, t:ISLAM ?Après leffondrement des trois autres forcesmorales dOccident quétaient le catholicisme, lecommunisme et luniversalisme français, dessencehelléno-chrétienne, il apparaît que la dernièrecivilisation de la sphère post-méditerranéenne à nesêtre pas encore totalement soumise à lEmpire estle monde musulman.Sans entrer dans un débat théologique pourlequel nous navons ni compétence ni légitimité,encore devons-nous distinguer dans cet islamcomplexe et compliqué, nayant ni clergé pour direle dogme ni Califat depuis 1924 et la chute delEmpire turc pour imposer une politique, deuxgrandes tendances du point de vue des intérêtsfrançais et européens..., ,ISLAM DE RESISTANCE: REVOLUTION ISLAMIQUEDIRA , HEZBOLLAH, HAMAS...Un islam de résistance à lEmpire cohérent,articulé autour de la République islamique dIran,215
  • 108. comprenant aussi le H ezbollah libanais et le H amaspalestinien.Islam de résistance parfaitement exprimé parles discours et les actes du président MahmoudAhmadinejad: solidarité avec la révolution boliva-rienne du président du Vénézuela, Hugo Chavez,accords de coopération avec le régime syrienbaasiste, soutien logistiq ue aux combattantspalestiniens sunnites, contestation de la versionofficielle des attentats du 11 septembre à la tribunede lONU.Unepolitiq ueauthentiquementanti-impérialisteet antisioniste qui refuse de tomber dans le piègedu «conflit de civilisations».. .ISLAM DE COLLABORATION ET DE PROVOCATION:ARABIE SAOUDITE, AL-QAIDA, BEN LADEN...À lopposé, un islam présenté comme radicale-ment antioccidental, mais jouant pleinement le jeudu «conflit de civilisations » dans un partenariatpervers avec lAmérique.La monarchie saoudienne, qui le promeut et lefinance un peu partout dans le monde, étant enréalité totalement dépendante et complice desÉtats-Unis par le pacte de Quincy; pacte signé en1945 entre Ibn Saoud et Franklin O. Roosevelt,garantissant au régime wahhabite la protectionmilitaire américaine en échange du monopole surses concessions pétrolières.U n partenariat militaire et économique encorerenforcé depuis 1973 par la mise en place dupétrodollar (voir chap. 2).216Une relation trouble entre islam radicalet Empire, à lorigine de la création dAl-QaidadOussama ben Laden, et dune façon générale decet «extrémisme islamique» dont le rôle objectif estde pousser à la confrontation les populations musul-manes et chrétiennes dEurope - que ce soit parla sécession du Kosovo voulue par lOTAN ou leprosélytisme du voile intégral sur le sol français- et cepour le plus grand profit de lEmpire américain ...FACE À L:EMPIRE: L:ESPOIR DUN MONDEMULTIPOLAIRE GARANTI PAR LA RUSSIE ?Face à lhégémonie américaine, une autreopposition à lEmpire est lalliance des Étatsaspirant à un autre ordre mondial multipolaire.Une opposition initiée et rendue possible parlaccession au pouvoir en Russie de Vladimir. . . . .Poutine. Pnse de pouvOir qut mtt un terme, a parttrde lan 2000, à la trahison de Boris E lstine - sortede Sarkozy français- qui depuis la chute de lURSS,en 1991, avait totalement soumis la Fédération deRussie à la puissance américaine.Un contrepoids conséquent à lEmpire, initiépar la création du «Groupe de Shangaï» en 2001, c lqui permit les insoumissions frontales de lIran etdu Vénézuela, ainsi que les insoumissions plusdiscrètes de grands pays comme le Brésil puis laTurquie...Une opposition frontale à lEmpire malheureu-sement partiellement remise en cause depuislélection de Dimitri Medvedev...217
  • 109. FACE A L:EMPIRE:LA MONTÉE IMPÉRIALE DE LA CHINE?Une relation différente à lEmpire est celle de laC hine, à la fois candidate à la succession impériale,des Etats-Unis comme nouvelle hyper-puissancemondiale, mais également, tant que son marchéintérieur naura pas rejoint sa production, partenaireobligé des États-Unis sur le plan économique; les,Etats-Unis achetant, à crédit, ce que la Chineproduit.Une relation de rivalité et de complémentaritédont tout indique, sauf option militaire, que laC hine sortira victorieuse, mais qui risque fort, pourla France et lEurope, de se traduire par le simpleremplacement dune domination impériale par uneautre.Une nouvelle domination impériale qui cèleraitnéanmoins la fi n de dix-sept siècles de prééminencedu monothéisme abrahamique sur notre mondeméditerranéen ...ET SI LA RÉVOLTE VE AITDU PEUPLE AMÉRICAIN ?Montée de la Chine voire de lInde... Quoi quiladvienne de ce déplacement inéluctable de lapuissance économique industrielle vers lEurasie,aucun coup ne serait plus fatal à lEmpire quune,révolte venant des Etats-Unis même; soit du lieude la domination mondiale depuis 1913 et lacréation de la Réserve fédérale américaine (voirchap. 2).218Une révolte possible, et même probable, dupeuple américain venue des classes moyennes envoie de paupérisation extrême, guidée par unefraction des élites WASP patriotes, contre cetteoligarchie bancaire apatride en train dachever deruiner le pays, tant sur le plan industriel que sur leplan de son rayonnement international.Des signes de révolte qui se multiplient en effetsur deux fronts:- le front économique: la classe entrepreneurialeenracinée dessence anglo-saxonne et protestante(historiquement incarnée par H enry Ford) tendantde plus en plus à se révolter contre les spéculateursde Wall Street, passés peu à peu du partenariat à lapure prédation ;- le front de la politique étrangère qui en estlextension par la domination de cette oligarchiefinancière sur le Congrès : le soutien inconditionnelà létat dIsraël savérant de plus en plus contraireaux intérêts américains (notamment sur la questioniranienne) et soulevantles protestationsgrandissantesdaméricains de premiers plans issus aussi bien ducamp démocrate, comme Jimmy Carter, que ducamp républicain, comme Ron Paul.Un front du refus parfaitement exprimé etsynthétisé par louvrage publié en 2009: Le Lobbypro-israélien et la politique étrangère américaine desdeux universitaires américains, Stephen M. Walt etJohn J. Mearsheimer.Une révolte ami-impériale américaine quisonnerait la revanche de lAmérique des pionnierscontre les rubberbaronsde Wall Street, tout puissantsdepuis 1913, dans ce sourd combat mené depuislIndépendance · par les patriotes américains219
  • 110. authentiques (voir chap. 2) contre les oligarquesapatrides issus de la City de Londres...LA FRA 1CE FACE À I.:EMPIREDans ce contexte de brutalité impériale, faite deprédation économique et de manipulations ethnico-religieuses, la France se trouve en première ligne,tant sur le plan économique que confessionnel.- En première ligne du fait de la volonté de miseau pas du modèle social français par le néo-libéralisme anglo-saxon.- E n première ligne du fait de la présencedes plus grandes communautés musulmanes etjuives dEurope dans notre république laïque etassimilatrice.Autant de tensions et de pièges qui menacentl« exception fra nçaise» sur le plan économique etsocial, l« universalisme fra nçais» sur le plan socialet culturel, et qui pouvant mener tout droit à laguerre civile, exigent quelques mises au point etéclaircissements...LE MENSONGE GAUCHE1 DROITEDabord le mensonge gauche 1droite.Depuis lélection de Sarkozy la preuve semblefaite quil ny a plus ni gauche ni droite.Même si louverture à gauche du gouvernementFillion est en réalité lunion sacrée des libéraux-adantistes, il est clair quil ny a plus guère dedifférence, sur le plan de léconomie comme des220questions de société, entre la gauche bobo du PS etla droite libérale pseudo sécuritaire dun Sarkozy.Et si pour les gauchistes, Sarkozy est un hommede droite, parce que sécuritaire- ce qui est lui faireune publicité quil ne mérite pas, son sécuritarismene sappliquant quà la petite bourgeoisie blanchedes automobilistes - pour ceux de la droite natio-nale, Sarkozy est un homme de gauche: droit-de-lhommiste et antiraciste, au mieux une sorte deTony Blair fra nçais.En fait, on peut aussi bien dire aujourdhui queles politiciens du système sont tous de gauche : touspour le droit du sol, le mariage gay... Ou quilssont tous de droite : tous ralliés à la dominationpolitique intégrale de léconomie de marché.Mais cette confusion de la gauche et de la droitevient aussi de la confusion de leur définition.Confusion de leur définition, de gauche, de droite,qui nous amène à rappeler quil y a deux façons dedéfinir la gauche et la droite.Il y a dabord, historiquement, la définition dedroite qui nous vient de lAncien régime.Définition qui voit dans la droite les valeurspositives dhonneur, de morale, de respect desanciens et de la hiérarchie. La gauche étant alors ladestruction de ses valeurs par le libéralisme montantqui débouchera sur la Révolution française.Le libéralisme, ses valeurs de calcul amoral et sadestruction de lordre ancien devant être considéré,en bonne logique, comme le mal et la gauche; ceque certains hommes qui se pensent de la droitetraditionnelle ont tendance à oublier, quand ils seraIlient systématiquement au libéralismeen pensantfaire leur devoir dhommes de droite!221
  • 111. Il y a ensuite la définition de gauche qui nousvient du marxisme et de la Révolution doctobre,pour qui ce qui définit la gauche et la droite est lerapport Capital 1Travail.Est de gauche ce qui favorise le Travail. Est dedroite ce qui favorise le Capital.Selon cene définition bien comprise, un patronde PME est donc de gauche, puisque du côté dutravail productif; un actionnaire du MEDEF estau contraire de droite, puisque du côté de la rente,de lexploitation et du parasitisme; tout commele fils de famille oisif, fut-il gauchiste ou RMisteprofessionnel.O n remarquera au passage que les valeurs de laRévolution française, formellement de gauche, puis-que fondées sur un égalitarisme abstrait et déclaratif,mais pratiquement de droite, puisque triomphe dulibéralisme montant, ne permettent pas de tranchernettement entre les deux camps: de gauche commele peuple, ou de droite comme la bourgeoisie?Ce qui nourrit encore la confusion française.D e cette première clarification des gauches etdes droites, on peut déjà conclure quun mouvementpopulaire qui défend à la fois les valeurs morales etle monde du travail est de droite, selon la premièredéfinition, et de gauche selon la seconde.Ce qui ne veut pas dire quil nexiste plus nigauche ni droite et encore moins que tout se vaut,mais quil existe une droite morale qui est, si on yréfléchit bien, lalliée de la gauche économique etsociale. Et, à linverse, une gauche amorale qui sestrévélée être la condition idéologique de la droiteéconomique dans sa version la plus récente et laplus brutale.222Remarque qui part de la pensée de Proudhonpour nous mener à Mai 68, à la société deconsommation et au fameux libéralisme-libertaire.U n libéralisme-libertaire qui nest rien dautre q uela gauche sociétale - dite aujourdhui gauche bobo- au service de la droite daffaires, afin de détruireà la fois la gauche sociale et la droite morale uniespar le CNR jusquà Mai 68 (voir chap. 4).Un libéralisme-libertaire dont le rôle était dedétruire en même temps :- la gauche sociale incarnée à lépoque par le PCF;-et la droite morale, incarnée à la même époquepar de G aulle et son monde des valeurs de culture.maurrasstenne.Une double destruction au service du pouvoirde largent qui explique lincroyable réussitepolitique et mondaine des soi-disant parias deMai68; soit lalliance Pompidou 1 Cohn-Benditsuivie de lalliance Giscard 1BHL. ..CONTRE LE MENSO GE GAUCHE1DROITE:LU 1J01 DE LA GAUCHE DU TRAVAIL ET DE LADROITE DES VALEURSA la lumière de cene analyse, quel point com-mun y a t-il entre la droite des valeurs ct la droitefinancière?Aucun, sinon la prétention à la dominationpolitique par deux groupes sociaux en réalitéinconciliables:- lun se fondant sur un ordre moral et lahiérarchie du monde ancien ;- lautre sur lamoralisme intégral et moderne223
  • 112. de la loi du profit, porte ouverte à tous les arrivis-mes, toutes les décadences et toutes les mobilitéssociales.U ne union de deux g roupes à prétention domi-natrice où le prem ier, q ui nen a pas les moyens, semet au service du second qui ne partage aucu ne deses valeurs: les libéraux se servant chaque fois desréactionnaires quils ont historiquement vaincus etchassés du pouvoir, comme autant d idiots utilespour garder la majorité contre le peuple, par lafa meuse : «union des droites».Soit léternelle manipulation de la trèsrespectable droite des valeurs, portée par la classemoyenne, par le monde de largent, issu lui de lagauche historique.. .FAIRE BARRAGE À LA GAUCHE, FAIRE BARRAGE ÀLA DROITE, MÊME COMBATÀcette union stupide et m ensongère de« luniondes droites pour faire barrage à la gauche» répondbien sOr la non moins stupide et mensongère« union des gauches pour faire barrage à la droite»,défendue aujourdhui par Jean-Luc Mélenchon.Un Mélenchon qui sait pourtant très bien quela gauche libertaire et sociétale dun Cohn-Benditest la pire ennemie, sur le plan économique etsocial, de la gauche du travail encore défendue parla base du PCF et de la CGT.Analyse implacable dont il faut logiquement etpolitiquement conclure q ue face à cette fausseopposition gauche 1droite, masquant en réalitélalliance croisée de la droite financière et de la224gauche libertaire, seule lunion symétrique de lagauche du travail et de la droite des valeurs peutconstituer u ne opposition véritable ...POUR EMPÊCHER I.:U:-.IT0 1 SACRÉE POPULAIRE:LA MÉCANIQUE ANTIFASCIST EU ne union gagnante du prolétariat et de laclasse moyenne que le pouvoir de largent doitabsolument empêcher en pérennisant, par lesmédias et les clercs stipendiés (voir chap. 3),lillusion de lopposition gauche 1droite.Une opposition gauche 1 droite essentialisée et!lrtificiellement maintenue depuis 1945 par le« pacte antifasciste·Un antifascisme désormais sans fascistes, maisscellant sur le dos des vaincus de la Seconde G uerremondiale, le partage du pouvoir et lalliance dis-crète des libéraux atlantistes et des communistes.Communistes remplacés après Mai 68 par lesgaucho-trotslcistes.U n antifascisme sans fascistes qui est littérale-ment loutil dendoctrinement, de propagande etde terreur morale qui permet aujou rdhui encore,malgré lévidence économique, le m aintien électo-ral de lauthentique fascisme impérial:Cette domination du Capital dans sa forme laplus parasitaire - ami-industrielle et financière -pourlasservissementdu peuple parson exploitationet sa paupérisation ...225
  • 113. DOÙ LA MASCARADE DE I..:ALTERNANCEUne union empêchée poussant les électeursfloués à limpuissance du vote sanction systémati-que: un coup à droite avec Sarko en 2007, un coupà gauche avec Strauss-Kahn en 2012 (?), pour lacontinuation depuis 1969 de la même politique...fNSTRUMENTALISATION DES TENSIONS ETHNO-CONFESSIONNELLES: LA MÉCANIQUEANTIRACISTEA cette mascarade de la fausse opposlttongauche 1 droite maintenue par lantifascisme pourdévier les tensions sociales dans un sens favorableau mondialisme financier, vient sajouter la mani-pulation des tension ethno-confessionnelles afindethniciser la crise: «arabes» contre «souchiens»tous au bas de léchelle sociale, plutôt que Travailcontre Capital.Une culpabilisation du peuple du travail par lan-tiracisme, qui sest substitué à la question socialedepuis les années Mitterrand; antiracisme institu-tionnel lui-même construit sur lanticolonialisme...LA COLONISATION, TRAHISON DE GAUCHE DE~UNIVERSALISME FRANÇAISPas plus q ue la dénonciation de la mascaradeantiraciste ne signifie la réhabilitation du racisme,la critique de lanticolo nialisme gauchiste nesignifie lapologie de la colonisation.226Pour être encore plus clair: au regard deluniversalisme français dont se réclamaient lescolonisateurs de la Troisième République, issus dela gauche maçonnique, la colonisation fut unmensonge et une erreur.Un mensonge, parce quavec un Jules Ferrydéclarant à la C hambre: les races supén"eures ont surles races inférieures un droit quelles exercent, ce droit,par une transfomzation particulière, est en mêmetemps un devoir de civilisation, ajoutant, pour êtreencore plus explicite: ma politique, cest la théon"e,non pas du rayonnement pacifique, mais durayonnement par la guerre. Ma politique, cest unesuccession dexpéditions guerrières aux quatre coins dumonde1cette colonisation ne pouvait pas déboucherpour les peuples colonisés sur légalité citoyenne,mais sur lindigénat; soit un statut à peu prèscomparable à celui du Palestinien.Une erreur, parce que cette course au marchécaptif du débouché colonial sonna aussi notredéclin économique et technique face à lAllemagnede Bismarck q ui, elle, avait choisi lexigence dumarché européen.Une colonisation de gauche, laïquarde etrépublicaine, à laquelle sopposait dailleurs, soitdit en passant, la droite monarchiste et catholiquedu maréchal Lyautey.Une colonisation française finalement bien plusindéfendable, parce quelle prétendait se faire aunom des valeurs dégalité et de fraternité issues dela Révolution française, q ue la colonisation anglaiseaccomplie plus honnêtement au nom du commerceetduroi ...227
  • 114. MENSONGE DE LA COLONISATION...ET DE LA DÉCOLONISATIONAu mensonge de la colonisation fra nçaise, faitedarrogance impériale pour oublier lhumiliationde la défaite de 1870 face à lAllemagne- comme lerappelait C lémenceau - et de mauvais commerce- analysé en profondeur par Jacques Marseille -succèdera le mensonge de la décolonisation.La décolonisation : soit, sous p rétextedantiracisme, la fin des coûts que représentait lacontinuité républicaine: routes, casernes et autresinfrastructures incarnant la «civilisation » chère àJules Ferry... pour ne garder aux multinationalesque les bénéfices: extractions des matières premièreset commerce inégal.Une colonisation plus discrète et enfin rentable- appelée aussi « Françafrique » - accomplie, neloublions pas, avec la complicité des élitesindépendantistes auxquelles les élites impérialesredistribuent toujours, pour leur silence et leurcollaboration (essentiellement dans la répressiondes mouvements indépendantistes authentiques),une belle part du gâteau ...DE LA CULPABILITÉ COLONIALE ÀI.:ESCROQUERIE ANTIRACISTEAinsi, par la mascarade de lantiracisme, succédantelle-même à la m ascarade de la décolonisation, lepeuple, constitué majonta1rem ent douvriersdescendant de serfs - soit lui-même «colonisé delintérieur» - et qui na rien à voir ni jamais rien228gagné à la colonisation, se voit traité de colon par u nFrançais de fraîche date qui ne la jamais subie luimême et q u i, des deux, en est lunique bénéficiaire,puisque sans lépopée coloniale, ce Français-quand-ça-larrange crou pirait encore au Gabon, ou sous labotte des généraux algériens très démocrates etpartageux com me on sait!Injure injuste envers le peuple de France parlaquelle ce colonisé permanent entend bénéficierdu privilège symbolique de léternelle victime; sansoublier, si le devoir de mémoire accompagné derepentance progressent encore un peu, deréparations sonnantes et trébuchantes!U ne escroquerie morale doublée dune aporieintellectuelle, puisque cette condamnation ducolonialisme se fait au nom des« droits de lhomme»,quand ces fameux «droits de lhomme» font partieintégrante du bagage colonial.Une posture et une imposture d ailleurs tOtale-ment contraires aux valeurs de lislam , mais q uifurent inculquées à cet ancien «pote », redevenu«indigène», par les éducateurs gauchistes et autresmanipulateurs trotskistes de SOS racisme, pour sonplus grand malheur. ..DERRIÈRE LANTIRACISME: I.:lOÉOLOGIE OUMÉTISSAGEU n antiracisme aberrant et contreproductif,puisque quil pousse à la haine raciale aussi bien leBlanc injustement insulté, que le Noir qui voitdans le Blanc un éternel colon, derrière lequel secache aussi lidéologie du métissage.229
  • 115. Cette idéologie raciale du mondialisme, qui nestpas lapport réciproque du meilleur de deuxcivilisations pour donner le jazz musette de DjangoReinhardt, mais la destruction de toutes les culturesenracinées par leur mixage forcé, débouchant sur lemelting-pot, Babel ct lilotisme.Cette world culture de la maille du délinquantbling-bling en survêt et casquette en tous pointslibérale, illustrée dans tout son sordide par les gangsethniques, mais tous identiques, des ghettos nord- . .amencatns.Un métissage qui nest rien dautre que lecolonialisme du mondialisme que nous subissonstous, souchiens comme indigènes...I.:ANTIRACISME AU SERVICE DE I.:INÉGALITÉSOCIALE: LE MENSONGE DE LA DIVERSIT ÉUn antiracisme qui, quand il nest pas lapologiedu métissage, est lapologie toute aussi néfaste du.communautansme.Une «politique de la diversité» qui prétend -après les femmes, les jeunes et les gays - faire lapromotion des «minorités visibles », mais quiconsiste, en réalité, à pousser en avant quelques<< collabeurs» et << négros de service», style FadelaAmara et Rama Yade, renvoyés une fois usés à leuranonymat.Une volonté de racialisation des rapports sociauxqui, outre renforcer les tensions ethniques enpériode de crise, ne sert qua masquer la baissegénérale de légalité sociale et la panne de lascenseurrépublicain en régime néo-libéral. ..230DE I.:ANTIRACISME A I.:ANTI-ISLAMISME OU LEGRAND RETOURNEMENT (15 MARS 2004).Un communautarisme et une racialisation desrapports sociaux qui saccompagnent en sus, danstoute lEurope, du grand retournement de lantira-cisme institutionnel en anti-islamisme (voir chap. 6).Un retournement dalliance, au nom de la laïcité,opéré sous la pression des réseaux maçonniques etsionistes, et sanctionné en France par la loi anti-foulard du 15 mars 2004, aggravée depuis par la loianti-burqa du 14 septembre 201O.Une stigmatisation orchestrée des musulmans,désormais désignés comme boucs-émissaires aupeuple de souche touché par la crise, par ceux-làmême qui les ont fait venir et poussés à lagressivitéami-française, afin que la colère sociale légitimeenvers les élites mondialistes, fort peu musulmanes,se transforme en guerre civile inter-ethnique.Un changement de cap qui sest déjà traduit surle plan politico-médiatique par léviction dun JulienDray au profit dAJain Finkielkraut pour le discours"délite; suivi maintenant dEric Zemmour dans saversion grand public...DU DÉCLIN DE I.:ANTIRACISME À I.:ÉCOLOGIEMais la nature de la gauche sociétale ayanthorreur du vide, il faut bien remplacer limmigré -son rôle de jaune dans le dumping social et demétisseur involontaire - par une autre cause toutautant sans frontières et propice au Marché.Fi donc de lislamiste, lArabe laisse la place à231
  • 116. larbre dans le cœur versatile du bobo, désormaisson combat sera lécologie. ..LE RETOUR A t:.ASSIMILATION,MAIS QUELLE ASSIMILATION ?Pour contrer cette montée des tensions, lidéalbien sûr serait le retour à lassimilation: que nousadhérions tous, immigrés comme de souche, àluniversalisme français.Seulement, petit problème, durement écornépar le mensonge colonial, un siècle d ethnologie etdeux guerres mondiales européennes qui nous enont fa it rabattre sur la supériorité de lOccident desLumières, ce modèle, nous Français, ny croyonsplus nous-mêmes.Sans compter q ue dans le même temps, nosélites républicaines - y compris Eric Zemmour parson soutien à latlantiste Sarkozy - se sont tousralliés au modèle néo-libéral et communautaireanglo-saxon qui en est lexacte négation.Leur combat pour lassimilation se réduisant ducoup à se plaindre, en sortant du dîner du CRIF, quele Q uick - spécialité ô combien française - puissedésormais être hallal !~INSTRUMENTALISATION IMPÉRIALE DUSURSAUT IDENTITAlREBien sûr cette situation générale de métissageforcé finit forcément par générer, au sein du peuple,un authentique et légitime sursaut identitaire.232Sursaut identitaire malheureusement instrumen-talisé par les réseaux francs-maçons et sionistes- viaRiposte laïque et la Ligue de défense juive (LDJ) -pour faire des «apéros saucisson et pinard » unramassis de gueulards avinés appelant à la Recon-quista afin de hâter, sur le modèle yougoslave, lécla-tement du pays par la guerre civile inter-ethnique.Le tout pour le plus grand bénéfice du projetmondialiste qui prospère sur le décombre desNations...LAVENIR DE I.:ISLAM EN FRANCE : MUSULMANSPATRIOTES CONTRE ISLAMO-RACAlLLESQuant à savoir si lislam est un bien ou un malpour la France, rappelons que pour cette religionsans clergé, il n existe pas quun islam pilotant unehorde compacte et disciplinée de musulmans duhaut dun quelconque Califat, mais une diversité demusulmans livrés à des pouvoirs divers, dont laplupart se tiennent loin de lagitation comme de lapolitique.Dabord les anciens, issus du travail immigrédavant le regroupement familial, qui pratiquent unislam culturel et discret: vieux travailleurs prolétai-res, au mieux petits commerçants encadrés à la foispar le pays dorigine, Algérie, Maroc, Tunisie... etlÉtat français, ministère de lIntérieur, relais socia-listes, CRIF... en apparence indépendants les uns desautres mais depuis des lustres la main dans la main.Une vieille génération de musulmans élevésdans la soumission et la crainte du pouvoir, quece soit celui de lancienne France coloniale ou233
  • 117. des dictatures « décolonisatrices,. toutes aussi relui-santes qui lui ont succédé.Aussi, prétendre que ces petites gens, présentssur notre territoire depuis quarante ans et plus,posent des problèmes de délinquance est parfaite-ment malhonnête.Les jeunes ensuite, nés eux sur le territoire,Français nayant connu en fait que la France, etréagissant en Occidentaux nourris aux "droits delhomme" aux provocations ami-islamistes;provocations qui sont devenues monnaie courantedepuis le retournement dalliance de la loi anti-foulard de 2004.Une nouvelle génération de musulmans qui ne suitplus lancienne, cest-à-dire ni limam du bled ni celuidu ministère de lIntérieur ou du CRIF- cest dailleursle même- et qui, pour compliquer les choses, se diviseen deux camps de plus en plus opposés.Dun côté: cette nouvelle génération de Françaismusulmans intégrés, diplômés et entrepreneurs,cherchant dans la théologie islamique les raisons desortir de la catastrophique posture victimaire -imposée par SOS Racisme - afin de pouvoir enfinaimer pleinement et sincèrement leur pays : cetteFrance dans laquelle ils savent, pour avoir lesmoyens de comparer avec le pays dorigine danslequel ils nont aucune envie de retourner si ce nest) A hen vacances, qu etre ne est une c ance.De lautre et à lopposé : cette nouvelle générationde paumés, issus des ghettos de la relégation et dundéclassement chaque jour aggravé par la crisemondiale, porteurs dune idéologie délinquanteaméricaine libérale prolongeant désormais dansun salafisme bricolé ct superficiel - type Un Prophète,234de lancien animateur de supérette rêvantdH ollywood, Abdel Raouf Dafri - leur hainerevancharde dune France coloniale qui ne la jamaisété de leur vivant; une haine confuse et épaisse, issueen droite ligne du rap ami-gaulois fort peu islamique,mais étrangement promu depuis vingt ans au rang de«culture jeune» par les médias dominants.Les premiers, élevés dans un patriarcat ayantéchappé à la féminisation 68, à la fois issus de lagauche du travail (études menées à bien malgré lehandicap social), mais pratiquant la droite desvaleurs (retour à la tradition contre les sirènes dumatérialisme moderniste) sont incontestablementune chance pour la France, si on entend par làlespoir de son redressement.Les seconds, voyous apatrides, désormais utra-violents, cultivant la haine du Blanc, et qui sonteffectivement-sauf pour le facteu r de N euillytoujours fan, de son Montmartre bobo, du ringardJoey Starr- ce que tous les observateurs lucides endisent, que ce soient les démographes intègres, lapolice débordée, le petit peuple, toutes ethniesconfondues, et même les« identitaires,. qui sont, côtégaulois, leur exact pendant: ces « islamoracailles » àmettre rapidement hors détat de nuire avec, pourquoipas, déchéance dune nationalité française quilshaïssent et billet gratuit vers ces paradis islamiquesquils idéalisent : Kosovo, Tchétchénie, Arabiesaoudite... Ce qui serait sans doute la plus cruelle,mais la plus salutaire sanction à leur infliger!235
  • 118. POUR UNE RÉCONCILIATION ATIONALE:AOUN ET NASRALLAH PLUTÔT QUEMILOSEVIC ET LE KOSOVODe lissue de ce combat entre ces deux jeunesses:musulmane patriote et islamoracaille, désormaisface à face et opposées en tout - y compris enislam - dépend en fait, outre la crise économique,le chaos de la guerre civile ou le redressement parla réconciliation nationale.Et dans ce combat pour la France, nous devons. .apporter tout notre sout1en aux prem1ers: cespatriotes musulmans qui travaillent, entreprennentet ramènent des médailles pour le drapeau dans lescompétitions sportives... Comme nous devonsrompre désormais avec toute dialectique de lexcuse,être intransigeant avec les secondsquise comportenteux, nen déplaise à la confuse et manipulée HouriaBouteldja, comme une horde de sous-chiens.Un combat qui ne se joue donc pas entreFrançais et musulmans, comme voudraient nousle faire croire les agents de lEmpire, mais entre1ilsde France aimant vraiment la France et ennemisde la France, toutes couleurs et toutes religionsconfondues.Le salut du pays étant plutôt à aller chercher ducôté de la réconciliation natjonale entreprise auLiban par le général Aoun, président du Courantpatnotlque libre, chrétien maronite, et HassanNasrallah, secrétaire général du H ezbollahmusulman, que du côté de la Yougoslavie, oùlentreprise de Reconquista menée par un SlobodanMilosévic, entièrement noyauté par la CIA, a conduità la partition du Kosovo voulue par lOTAN...CONCLUSION :DEMAIN LA GOUVERNANCE GLOBALEOU LA RÉVOLTE DES NATIONS ?Instrumentalisation de lhumanisme helléno-chrétien, noyautage de la République par lesréseaux, exacerbation des antagonismes de classes,manipulation de la démocratie dopinion... Toutindique quun long processus, initié au xvmesièclepar une oligarchie bancaire mue par lhybris de ladomination, approche de son épilogue.Un projet concerté, passé par de multiples sauts,de Venise à New York en passam par Francfort etLondres, qui ne sest pas accompli sans heurts,mais qui semble aujourdhui proche de sonachèvement, puisque après plus de deux siècles detravail occulte, il ose enfin se présenter sous sonnom.Ce Nouvel ordre mondial par lequel ceneoligarchie prédatrice exige désormais, par la voixde ses serviteurs aussi bien de droite, comme Bushpère et fils, que de gauche, comme Rocard ou237
  • 119. Strauss-Kahn, que lui soient remis les pleins.pouvo1rs.Exigencedune«gouvernanceglobale» au-dessusdu su ffrage citoyen ; exigence dun <<gouvernementmondial » sur les décombres des Nations présentécomme ultime solution aux crises, aux famines etaux guerres favorisées à dessein.Une tentative dimposer par la ruse un pouvoirdictatorial qui met, à lhorizon 2012, le mondeoccidental face à ce choix qui lengage tout entier :La soumission totale à cette oligarchie spoliatricequi n a eu de cesse, depuis plus de deux siècles,dorganiser cette <<guerre de tous contre tous»annoncée par Marx, pour parvenir à cette fin.Ou la révolte des peuples enracinés réduits enesclavage, quand ce nest pas poussés à la misère,contre cette oligarchie nomade aux procédéssataniques menant, pour son seul intérêt, le mondeà cet «âge sombre» décrit par la Tradition.2012 : soit la dictature de lEmpire ou le débutdu soulèvement des peuples. La gouvernanceglobale ou la révolte des nations.1,jTABLE DES MATIÈRESINTRODUCTION : COMPRENDRE LEMPIRE1. DIEU ET LA RAISON2. DIEU, LA RAISON ET LA BANQUE3. LES IDÉES, LES GRANDS HOMMES,LES RESEAUX4. DES CLASSES ET DES LUTTES131539751155. DÉMOCRATIE DE MARCHÉ ET DOPINIO 1456. I.:EMPIRE E ACTIO:-.J 1737. RÉSISTER A I.:EMPIR.E 213CONCLUSIO : DEMAIN LA GOUVERNANCEGLOBALE OU LA RÉVOLTE DES NATIONS ? 237

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