Rapport relations entreprises 2011-2012

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Le rapport Relations Entreprises 2011-2012 présente la démarche d'influence et de coopération du WWF France avec le secteur privé, les différentes formes de partenariat avec les entreprises ainsi qu'un bilan des actions menées avec l'ensemble des entreprises partenaires de juin 2011 à juin 2012.

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Rapport relations entreprises 2011-2012

  1. 1. 2012RAPPORTFRRAPPORT RELATIONSENTREPRISES 2011-2012
  2. 2. wwFLe WWF est l’une des toutes premières organisationsindépendantes de protection de l’environnementdans le monde. Avec un réseau actif dans plus de 100 payset fort du soutien de 5,8 millions de membres, le WWF œuvrepour mettre un frein à la dégradation de l’environnementnaturel de la planète et construire un avenir où les humainsvivent en harmonie avec la nature, en conservant la diversitébiologique mondiale, en assurant une utilisation soutenabledes ressources naturelles renouvelables et en faisantla promotion de la réduction de la pollution et du gaspillage.En 2011, le WWF a fêté ses 50 ans d’existence.Depuis 1973, le WWF France agit au quotidien afind’offrir aux générations futures une planète vivante.Avec ses bénévoles et le soutien de ses 187 000 donateurs,le WWF France mène des actions concrètes pour sauvegarderles milieux naturels et leurs espèces, assurer la promotionde modes de vie durables, former les décideurs, accompagnerles entreprises dans la réduction de leur empreinte écologiqueet éduquer les jeunes publics. Mais, pour que le changementsoit acceptable, il ne peut passer que par le respect dechacune et chacun. C’est la raison pour laquelle laphilosophie du WWF est fondée sur le dialogue et l’action.Depuis décembre 2009, la navigatrice Isabelle Autissierest présidente du WWF France.© Concept & design by © ArthurSteenHorneAdamsonGraphisme : Pascale Michon (pascalemail@me.com)Rédaction : WWF et Anne LombardCrédit photo (Couverture) : naturepl.com / Frederic Larrey / WWF-Canon© 1986 Panda Symbol WWF - World Wide Fund For nature(Formerly World Wildlife Fund)® “WWF” & “living planet” are WWF Registered Trademarks /“WWF” & “Pour une planète vivante” sont des marques déposées.WWF France, 1 Carrefour de Longchamp, 75016 Paris.
  3. 3. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 3Édito 05DES INITIATIVES GLOBALES POUR UNE PLANETE VIVANTe 06Une seule planète 08Des ressources naturelles surexploitées 10Énergie et changement climatique, une urgence 12L’eau, une ressource sous pression 14La finance privée, un levier d’action prioritaire 16engager le secteur privé 18Travailler avec les entreprises 20Influencer au-delà des partenariats 23Les partenariats en pratique 24Coopération environnementale 26Partenariat produit 40Mécénat environnemental 44Bilan financier 46sommaire
  4. 4. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 4©MartinHarvey/WWF-CanonGorille des montagnes, Parc National des Virunga, République Démocratique du Congo – Espèce menacéepar le braconnage et les projets de prospection pétrolière prévus par des compagnies européennes,menaçant l’intégrité et la biodiversité du parc des Virunga.
  5. 5. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 5ÉDITO Dans un contexte de crise économique majeure,les États se sont réunis en octobre 2012 àHyberabad, en Inde, pour dresser l’état des lieuxde la biodiversité, deux ans après la conférence deNagoya. Partout dans le monde, ont-ils constaté,la biodiversité décline, les moyens à l’œuvre pourinverser la tendance sont insuffisants.En novembre, la dix-huitième conférence internationale sur le changementclimatique de Doha a montré à son tour que la pression climatique évolue à un rythmemenaçant alors que s’achèvera, à la fin de l’année, la première période d’engagementdu protocole de Kyoto. La France, pour sa part, vient de relancer avec la Conférenceenvironnementale de septembre, un Grenelle de l’environnement qui s’était essoufflé.Le cap est donné. Maintenant, tout reste à réaliser concrètement. A commencer par latransition de notre modèle énergétique.Cette situation inquiétante ne fait que renforcer notre détermination à agir pourenrayer le déclin de la biodiversité, ramener l’Empreinte écologique dans leslimites planétaires, éviter un changement climatique dangereux et parvenir à undéveloppement durable et équitable à l’égard des plus démunis. Depuis plus decinquante ans, le WWF s’appuie sur l’ensemble des acteurs pouvant contribuer à cetteperspective dans un esprit de dialogue et en étant résolument tourné vers les solutions.L’entreprise, qui se trouve au cœur des modes de production et de consommationactuels, représente un levier de changement incontournable pour le WWF.L’année 2012 du WWF a été notamment marquée par le lancement d’une campagne« SOS Virunga », qui vise à dénoncer la prospection pétrolière dans le parc des Virunga,site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, réputé contenir plus de 200 espècesde mammifères dont les derniers gorilles de montagne. Ce fut l’occasion pour le WWFd’utiliser pour la première fois le levier de l’activisme actionnarial. Mais au-delà dela dénonciation des préjudices environnementaux causés par certaines entreprises,le WWF reste l’une des ONG les plus engagées dans le travail avec le secteur privé,que ce soit à travers le financement des projets de conservation, la réduction desimpacts des entreprises, la mobilisation des acteurs et la participation à la création decertifications garantissant de moindres impacts environnementaux et sociaux.Le temps n’est plus seulement à l’opposition systématique, il est aussi à la co-construction de solutions innovantes et à la création de valeur partagée pourl’entreprise et l’environnement naturel. Ce quatrième Rapport Relations Entreprisestémoigne de cette philosophie, de notre souci de transparence et de notre volonté derenforcer encore l’efficacité de notre démarche. Il reflète notre espoir de parvenir àmobiliser le plus grand nombre pour offrir à nos enfants une planète vivante.©MartinLEERS©CarolineSasseigneJérôme DupuisDirecteur du département RelationsEntreprises du WWF FranceIsabelle AutissierPrésidente du WWF France
  6. 6. DES INITIATIVES GLOBALESPOUR UNE PLANETEVIVANTEOrang Outang de Sumatra, Indonésie – Espèce menacée par le braconnage et la destruction des forêts indonésiennes,ravagées par le commerce illégal de bois tropical et la plantation de palmiers à huile.
  7. 7. ©naturepl.com/AnupShah/WWF-Canon
  8. 8. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 8WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 8Biodiversité etservicesécosystémiquesLes millions d’espèces végétales ou animales, qui forment les écosys-tèmes de la planète Terre, sont les pourvoyeurs d’une multitude de ser-vices écosystémiques dont notre société est tributaire.Aucune activité humaine ne peut se passer des services rendus par la nature,pourtant aucune n’est neutre vis-à-vis de la biodiversité qui y est associée.Les besoins humains en aliments, en énergie, en matériaux et en espace dé-dié aux infrastructures pèsent lourdement sur la biodiversité et les servicesécosystémiques. Comprendre ces interactions est un préalable à la préser-vation de l’environnement naturel et, du même coup, à la sauvegarde de lasécurité, de la santé et du bien-être des sociétés humaines.Servicesd’approvisionnement• nourriture• substances médicinales• bois d’œuvre• fibres• bioenergieServicesderégulation• filtration des eaux• décomposition des déchets• régulation du climat• pollinisation des cultures• lutte contre la propagationde certaines maladies humainesServicesdesoutien• recyclage des nutriments• photosynthèse• formation des solsServicesculturelsEnrichissement lié à des expériences :• récréatives• esthétiques• spirituellesUne seule planèteL’exploitation et la consommation des ressources naturelles parl’Homme exercent des pressions extrêmes sur la biodiversité,dont l’érosion menace notre avenir.Nos modes de vie nous amènent à consommer l’équivalent d’une planète et demie. Au-trement dit, il faut un an et demi à la Terre pour produire et renouveler les ressourcesnaturelles prélevées par l’Homme en l’espace d’une année. Si nous ne changeons pasde cap, l’équivalent de deux planètes ne sera pas suffisant pour répondre aux besoinsde l’Humanité à l’horizon 2030. Le capital naturel de la Terre est limité. Il est doncimpératif d’inscrire nos économies, nos modèles d’entreprises et nos habitudes quoti-diennes dans les limites de la biocapacité de notre planète.1 xL’Empreinte écologiqueMesurer la pression de l’Homme sur la planèteL’Empreinte écologique évalue la pression exercée par l’Humanité sur la biosphèreen comparant la consommation des ressources avec la biocapacité de la planète. Ellemesure la surface requise pour produire les ressources consommées et absorber lesémissions de CO2 liées à nos activités. Empreinte écologique et biocapacité s’expri-ment en hectare global (hag).Services écosystémiques :avantages retirés des écosystèmespar les populations humainesL’Indice Planète vivanteMesurer la santé de la biodiversitéLes changements qui affectent la biodiversité planétaire se mesurent grâce à l’IndicePlanète vivante (IPV) créé par le WWF. Fondé sur le suivi des effectifs de 2 688 es-pèces de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons issues de différentsbiomes et régions, il établit la variation moyenne de l‘abondance de ces populations.Avec une marge d’erreur de seulement 5 % (l’intervalle de confiance), il constitue unindicateur suffisamment fiable pour évaluer la situation écologique de la planète.Pourensavoir plus wwf.panda.org/lprIndice Planètevivanteet EmpreinteécologiqueNous vivons comme si nous dispo-sions d’une planète supplémentaire :nous consommons moitié plus deressources que la Terre n’en fournit.Deux indicateurs mesurent cettetendance : l’Indice Planète vivanteet l’Empreinte écologique.
  9. 9. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 9WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 9En plus d’œuvrer pour la sauvegarde et la restauration du capital naturel, le WWFs’emploie à promouvoir des modes de production et de consommation qui respectentles limites de la planète.La perspective One Planet (« Une seule planète ») formulée par le WWF propose d’inscrire la ges-tion, la gouvernance et le partage du capital naturel dans les limites écologiques de la Terre. Cesactions s’organisent notamment autour de trois initiatives pour lesquelles les entreprises jouentun rôle clé : la transformation des marchés, la réduction de l’empreinte carbone et la gestion res-ponsable des ressources hydriques.QuatreobjectifsEnrayerle déclin de l’IndicePlanète vivanteRamenerl’Empreinte écologiquedans les limites planétairesÉviterun changement climatiquedangereuxParvenirà un développementdurable01970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 200812Indice Planète vivante globalValeurdel’indice(1970=1)Intervalle de confiance01961 1970 1980 1990 2000 200812Empreinteécologique(ennombredeplanètesTerre)Terrains bâtisSurface de pêcheForêtsTerres cultivéesPâturagesEmpreinte carbone   L’Empreinte écologique augmenteNous demandons à la planète plus qu’elle ne peut produire.Ces courbes témoignent d’une tendance persistante à la surconsommation.La demande de ressources naturelles a doublé depuis 1966. La principalecomposante de l’Empreinte écologique globale est l’empreinte carbone(55 %, soit une demi planète). L’empreinte des pays à hauts revenus estcinq fois supérieure à celle des pays à bas revenus, pays où elle s’esttoutefois accrue de 323 % par personne depuis 1961.  L’Indice Planètevivante déclineNos modes de vies entraînent un déclin de la biodiversité.L’indice enregistre un déclin de la biodiversité d’environ 30 % entre 1970et 2008 à l’échelle du Globe. Les facteurs d’évolution sont la destructiondes habitats, la surexploitation des espèces sauvages, la pollution, lechangement climatique, les espèces invasives. L’IPV décline de 28 % enzone tempérée et de 60 % sous les tropiques.© Éléments extraits du Rapport Planète Vivante 2012 du WWFLaperspective« One Planet »Lesmeilleurschoixpour«uneseuleplanète »PréservationdelabiodiversitéSécuritéalimentaire,en eauetenénergieIntégritédesécosystèmesProduire mieux• Réduire significativement le volume d’intrants et de déchetsdans les systèmes de production• Gérer durablement les ressources• Stimuler la production des énergies renouvelablesConsommerplusraisonnablement• Diffuser des modes de vie à faible empreinte écologique• Modifier les habitudes de consommation énergétique• Promouvoir des modes de consommation sainsPréserverlecapital naturel• Restaurer les écosystèmes et services écosystémiques détériorés• Mettre fin à la disparition des habitats prioritaires• Développer fortement le réseau mondial d’aires protégéesRéorienterles fluxfinanciers• Valoriser la nature• Tenir compte des coûtsenvironnementauxet sociaux• Soutenir et récompenserla conservation, la gestiondurable des ressourceset l’innovationInstaurerunegouvernanceéquitabledesressources• Partagerles ressources disponibles• Faire des choix équitableset écologiquement éclairés• Mesurer la réussiteen allant au-delà du PIB
  10. 10. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 10©AdrianoGambarini/WWF-BrazilL’Empreinte écologique de l’Humanité a dépassé la biocapacitémondiale depuis déjà plus de trente ans. Si nous voulons enfin vivreen harmonie avec la nature, nous devons réinventer nos modes deproduction et de consommation.Au regard des projections démographiques portant à 9 milliards le nombre d’individusen 2050, les besoins de l’Humanité ne cesseront de croître et avec eux l’exploitation desressources naturelles.Une pression accrue sur les écosystèmesPartout dans le monde, la conversion forestière au profit de l’agriculture et l’exploitationforestière illégale ont anéanti les habitats de millions d’espèces et compromis la surviede plusieurs écosystèmes naturels.En Amérique du Sud, sous la pression d’une demande mondiale de viande en fortecroissance, il faut toujours plus de terres pour cultiver le soja qui participe à l’alimenta-tion animale dans le reste du monde. Cette extension des surfaces agricoles est l’une descauses majeures de la déforestation dans cette région du globe.En Indonésie et en Malaisie, la demande croissante en huile de palme (huile végétale laplus consommée au monde), entraîne la conversion des forêts naturelles en plantationsde palmiers à huile. Le développement anarchique de ces monocultures détruit l’habitatnaturel de nombreuses espèces, comme l’orang-outang et le tigre.Par ailleurs, la surexploitation des ressources halieutiques et la pêche illégale épuisentles stocks de poissons sans respecter les cycles de reproduction des espèces. La rapideexpansion de l’aquaculture intensive menace directement pêcheurs et écosystèmes ma-rins et continue d’exercer une pression sur les espèces sauvages.Influer sur les modes de production avec les grands donneurs d’ordresLe WWF s’est fixé un double objectif : faire émerger des standards de production agri-cole et d’utilisation des ressources plus soutenables, et engager les principaux donneursd’ordres à recourir à ces standards dans leurs politiques d’approvisionnement.Bien que plus d’un milliard de personnes soient impliquées dans la production ou l’ex-ploitation des matières premières, quelques centaines de grandes entreprises ont unevéritable influence sur ces marchés. Elles sont au cœur de la chaîne d’approvisionne-ment et des choix de consommation de plusieurs milliards de consommateurs.Des ressources naturellessurexploitées80%des surfaces déboiséesdans le monde sont convertiesen terres agricoles75%des stocks de poissonsont surexploités50%des terres habitablesmondiales sont occupéespar les cultures
  11. 11. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 11WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 11Unoutild’analysederisquesLe WWF a élaboré un outil spécifique d’analyse de risquesde la chaîne d’approvisionnement.Cet outil couvre 30 enjeux environnementaux et sociaux, des émissionsde gaz à effet de serre jusqu’au droit du travail en passant par la dégra-dation de la biodiversité et les ressources d’eau douce. Le principe del’évaluation des risques repose sur le croisement de deux composantes :• une composante « menaces », associée aux techniques d’exploitationset aux marchés concernés ;• une composante « exposition », associée aux pratiques répertoriéesdans les pays producteurs considérés.Cet outil d’orientation stratégique permet aux entreprises d’identifier lesrisques potentiels et les leviers d’action qui en découlent. De nombreuxgroupes internationaux l’utilisent pour définir leurs priorités d’action etporter ainsi leurs efforts là où ils sont les plus nécessaires.Agir aucœur delachaîneTroisobjectifsL’Empreinteécologiqueliée à l’exploitation de matièrespremières prioritaires revientà un niveau inférieur à celui de 2000.Zéroperted’habitatà haute valeur de conservation liéeà l’exploitation de matières premièresprioritaires.50%desmatièrespremièresprioritairesimpactant les écorégions du WWFsont produites selon des standardsde soutenabilité indépendantset reconnus (d’ici 2020).L’Initiative globale de transformation des marchés lancée par le WWF a pour butd’influer sur l’exploitation des matières premières naturelles en agissant au niveau deschaînes d’approvisionnement.Le WWF a identifié 15 matières premières dont les modes d’exploitation menacent directement ses 35écorégions prioritaires(1). L’Initiative globale de transformation des marchés s’adresse aux principaux don-neurs d’ordre qui, par leur volume d’achat et leur sphère d’influence, peuvent modifier de façon positiveles modes de production de ces matières premières en imposant le recours à des critères de soutenabilité.Quatreniveauxd’intervention• L’organisation de tables rondes multi-acteurs re-groupant les parties prenantes les plus influentesafin d’élaborer des standards de soutenabilité etdes procédures de vérification pour aboutir à descertifications reconnues.• La mise en place de coopérations environnemen-tales avec les entreprises ciblées afin d’élaborerdes stratégies d’approvisionnement plus respon-sables et de favoriser le développement de projetslocaux autour des filières de certification.• L’élaboration de campagnes de sensibilisationafin d’alerter le grand public et les donneursd’ordre sur les impacts environnementaux de nosmodes de production et de consommation.• L’influence du cadre réglementaire afin de mo-biliser les institutions publiques et de proposerdes réformes sur les questions agricoles etl’utilisation des ressources.ConsommateursConvaincre 7 milliardsde consommateurs ?Leplus grandeffet levierProducteursetextracteursdematièrespremièresTravailler directement avec1,5 milliard de producteurs ?Chaîned’approvisionnement300 à 500 entreprisescontrôlent environ 70 %de la demandeRéduirela menace(1) Les écorégions prioritaires sont des zones géographiques présentant une biodiversité irremplaçable au niveau mondial, menacées par des risques immédiats.Distributeurset acheteursMarquesFabricantsCourtiersTransformateursInvestisseursMatières premières prioritairesLes 15 matières premières prioritaires et les systèmesde certification auxquels le WWF contribue.Matièrepremière Système decertificationBois et papierFSC (Forest StewardshipCouncil)Huile de palmeRSPO (Roundtableon Sustainable Palm Oil)SojaRTRS (Roundtableon Sustainable Soy)Bœuf, laitGRSB (Global Roundtableon Sustainable Beef)CotonBCI (Better CottonInitiative)Sucre de canne BonsucroAgrocarburantRSB (Roundtableon Sustainable Biofuels)Poisson blanc, thon,crevette sauvage,farine de poissonMSC (Marine StewardshipCouncil)Saumon d’élevage,crevette d’élevageASC (AquacultureStewardship Council)Initiativeglobaledetransformationdesmarchés–«Market Transformation Initiative»L’approcheduWWF
  12. 12. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 12L’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre (GES)dans l’atmosphère bouleverse les écosystèmes. Le débat n’est plusde savoir quels seront les effets du changement climatique maisbien quelle sera son influence sur nos modes de vie.Notre planète s’échauffe anormalement. L’influence négative de l’augmentation des concen-trations de GES sur notre climat fait désormais l’objet d’un consensus international. Cephénomène est lié principalement à l’utilisation croissante des énergies fossiles, au déve-loppement de l’agriculture et de l’industrie ainsi qu’à la déforestation. Depuis 1990 – annéede référence pour le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC)– les émissions mondiales de GES ont augmenté de 38 %. Après une période d’accalmie pro-voquée par la crise économique, la croissance des émissions a repris de plus belle. L’année2011 détient le triste record du plus grand volume d’émissions jamais atteint par le passé.Des perturbations profondes du cycle du carboneLa dilatation thermique des océans (provoquée par le réchauffement climatique) et lafonte des glaciers continentaux élèvent déjà le niveau des océans de 3 mm par an (envi-ron 20 cm au total au cours du XXesiècle). L’altération des circulations atmosphériqueset océaniques contribue à l’augmentation des phénomènes extrêmes (canicules, inonda-tions, tempêtes). Les eaux marines s’acidifient et la vie planctonique (véritable pompe àcarbone océanique) s’en trouve perturbée. Un milliard d’êtres humains pourraient subirl’exode climatique d’ici à 2050, avec des détresses alimentaires, sanitaires et sécuritairesjusqu’ici insoupçonnées.Quel scénario pour changer de route ?D’après les scientifiques du GIEC, les effets du changement climatique seraient plus in-tenses que prévu. Le temps d’une énergie peu chère et abondante est désormais révolu.Si le besoin d’une énergie efficace et décarbonée pour tous fait aujourd’hui consensus, letemps presse désormais pour convertir nos modes de production et de consommation enconséquence. Afin d’éviter que la hausse des températures n’entraîne un emballement cli-matique, il est nécessaire que l’augmentation ne dépasse par les 2 °C en 2050 par rapportà 1990. Un objectif déjà hors d’atteinte pour de plus en plus de spécialistes.Faire évoluer l’appareil productifIl ne reste que quatre ans environ pour inverser la tendance et entrer dans une économiedécarbonnée, portée par une nouvelle génération d’énergies « propres », renouvelables etefficientes. Ce défi concerne tous les secteurs d’activités, notamment les plus dépendantsdes énergies fossiles. Les réglementations futures et la raréfaction des ressources éner-gétiques appellent à l’innovation et à la solidarité avec les populations des pays les pluspauvres, premières victimes d’un réchauffement auquel elles n’ont pas contribué.Énergie et changement climatique,une urgence©MichelGunther/WWF-Canon2 /3des émissions de gazà effet de serre sont duesà la consommationd’énergies fossiles9,1milliards de tonnes :c’est le niveau record atteinten 2010 par les émissionsmondiales de GES imputablesau secteur de l’énergie1 /3Une espèce animaleou végétale sur trois estmenacée d’extinction en raisondu changement climatique
  13. 13. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 13WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 13Troisleviersd’action pourlesentreprisesRapport«100%d’énergierenouvelabled’ici2050»Publié en 2011 en partenariat avec ECOFYS et OMA-AMO, ce rapport présente un scénario detransition énergétique vers un monde alimenté à 100 % par les énergies renouvelables d’ici à 2050.Ce scénario repose sur le triptyque « sobriété, efficacitéénergétique et développement des énergies renouvelables ».D’ici à 2050, les besoins énergétiques pourraient êtrecouverts en n’ayant qu’un recours résiduel aux combustiblesfossiles et au nucléaire, avec une réduction des émissionsmondiales de CO2 de 80 %. Le scénario s’accompagned’une analyse et de recommandations du WWF.Publication consultable sur www.wwf.frLeprogrammeClimate SaversAfin d’engager les grandes entreprises dans desstratégies énergétiques à la hauteur des enjeuxclimatiques, l’Initiative globale énergie-climat duWWF a créé le programme Climate Savers.Ce programme d’envergure internationale vise, par exemple, à démontrer que lesinvestissements en faveur de l’efficacité énergétique et des technologies moins émettrices nesont pas des freins au développement des activités, bien au contraire. En encadrant et endiffusant des pratiques pionnières, innovantes et exigeantes, le programme Climate Saversest un levier efficace pour influencer positivement les secteurs d’activité les plus émetteurs degaz à effet de serre.100millionsdetonnesde CO2 économiséesLes 29 membres du programme ClimateSavers ont réduit leurs émissions deCO2 de plus de 100 millions de tonnesdepuis son lancement en 1999, ce quireprésente deux fois les émissionsannuelles de CO2 de la Suisse.QuatreobjectifsDévelopperdesmodèlesd’économiesobresencarbonesur la base de pays pilotesavec la mise en œuvre de plans d’actions.Promouvoirl’accèsaux énergiesrenouvelables pourtousen contribuant à l’adoptiond’objectifs nationaux de développement des énergies renouvelables.Inciterà l’émergenced’une finance plusresponsableafin d’enclencher des stratégiesd’atténuation et d’adaptation au changement climatique et la transition énergétique dans les paysen voie de développement.Engagerlesentreprises surdesobjectifsderéductiondesémissionsdeGESet de recours aux énergies renouvelables ambitieux au travers du programme Climate Savers.L’Initiative globale énergie-climat du WWF a pour objec-tif d’assurer un avenir sûr etsoutenable aux populations, àl’environnement et aux espèces,au sein d’une société sobre encarbone, équitable et résilienteau changement climatique.RéalisationdureportingdesémissionsdeGESpar une tierce partie indépendantesur l’ensemble des périmètresd’activité (scopes 1, 2 et 3)Prised’engagementspublicschiffrésen matière de réduction des émissionsde GES et de développement des énergiesrenouvelables, associée à un plan d’actionsambitieux dans ses objectifs et transparentdans sa mise en œuvreInfluencedanslesecteurd’activitésur les chaînes de valeuret vis-à-vis des politiques pardes actions de communicationet de lobbying312Initiativeglobaleénergie-climat–«Global Climate and Energy Initiative »L’approcheduWWFPourensavoir plus www.panda.org/climatesavers/
  14. 14. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 14Des menaces grandissantes pèsent quotidiennement sur l’eau douce.La concurrence pour cette ressource limitée et l’intensification desconflits d’usage se font au détriment des écosystèmes aquatiques etdes populations les plus exposées à un stress hydrique local.Ressource naturelle fragile, l’eau est la base de toute forme de vie. De la santé des éco-systèmes d’eau douce lacustres et glaciaires dépend la stabilité des services essentielsque nous tirons de cette ressource : alimentation, assainissement, production d’énergie,régulation hydrique et climatique, richesse culturelle et patrimoniale…Une ressource vitale rareSur terre, seulement 3 % de l’eau est douce et la majeure partie est stockée dans lesglaces des pôles. L’Humanité ne peut accéder facilement qu’à 0,3 % de cet or bleu, indis-pensable à sa survie. Rare, l’eau douce est répartie de façon très inégale selon les pays :plus de 40 % de la population mondiale souffre de graves pénuries d’eau.Des écosystèmes aquatiques menacésDe multiples pressions mettent en péril la santé des cours d’eau et des lacs dans lemonde entier, comme le changement d’utilisation des sols, l’exploitation des ressourceshydriques, le développement des infrastructures ou les pollutions chimiques diverses.Les fleuves et les rivières comptent parmi les milieux les plus atteints. À titre d’exemple,les espèces vivant en eau douce ont diminué de 50 % entre 1970 et 2000. En Europeoccidentale et méridionale, 5 % des cours d’eau sont pollués à un niveau extrême et50 % des zones humides françaises ont disparu au cours des trente dernières années.L’agriculture mobilise 70 % de l’eau douce mondiale, contre 8 % pour la consommationdomestique et 18 % pour l’industrie. L’usage massif d’intrants chimiques est source depollution majeure. L’industrie est aussi en cause, notamment dans les pays en voie dedéveloppement où près de 70 % des eaux usées sont rejetées directement dans la naturesans traitement préalable.Le bilan s’alourditPlusieurs facteurs assombrissent encore le tableau. Le changement climatique modifiele régime des précipitations et la répartition des réserves d’eau. La croissance démo-graphique et l’augmentation des activités économiques augmentent les pressions sur laressource. D’ici à 2025, on estime que près de 3 milliards d’individus manqueront d’eau.Un rôle à jouer pour les entreprisesQuasiment tous les secteurs de l’économie dépendent des ressources en eau. Cette dé-pendance peut être directe ou indirecte via les chaînes de valeur. De nombreuses entre-prises n’ont pas encore pris la mesure des risques liés à une utilisation non responsablede l’eau : épuisement ou détérioration de la ressource ; effets critiques sur leurs activi-tés. Leur contribution à la gestion responsable de l’eau douce est donc un enjeu crucialpour elles comme pour l’Humanité.L’eau, une ressource sous pression©ZigKoch/WWFL’empreinte eauL’empreinte eau est unindicateur évaluant lespressions liées aux usagesde l’eau douce. Elle mesurele volume d’eau douce(en mètres cubes paran) utilisé directementou indirectement parle producteur ou leconsommateur. L’empreinteeau de la France est de 90milliards de mètres cubesdont 47 % sont importésdepuis l’étranger au traversdes biens de consommation.1,1milliard de personnesn’ont pas accès à l’eau douce50%des espèces vivanten eau douce ont disparudepuis 1970
  15. 15. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 15WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 15Unegestionresponsabledel’eau encinqpointsAdopter une démarche de gestion responsabledes ressources hydriques c’est :Le«WaterRisk Filter»Un outil pour appréhender les risques liés à l’eau et les atténuerDéveloppé en 2011 par le WWF et l’insti-tution financière de développement al-lemande DEG, le « Water Risk Filter »est un outil d’évaluation gratuit qui aideles entreprises à identifier et anticiperles risques liés à l’eau. Il leur permet degénérer des questionnaires en ligne quiseront directement adressés à leurs sites de production. Les réponsessont ensuite analysées au travers des risques locaux répertoriés sur plusde 235 pays et territoires. Grâce au croisement de ces informations, lesentreprises identifient les sites sur lesquels leurs activités sont les plusexposées et peuvent ensuite définir les actions prioritaires et mettre enplace les mesures d’atténuation adéquates. Conçu pour les non experts,cet outil propose également une évaluation simplifiée ainsi qu’une mul-titude d’études de cas destinées à guider les utilisateurs dans la mise enplace de politiques d’atténuation efficaces. Les données de l’outil sontcontinuellement mises à jour. Une extension dédiée aux problématiquesde l’agriculture est en cours d’élaboration.Pourensavoirplus   http://waterriskfilter.panda.org/Sensibiliser lesinstancespolitiquesetréglementairespour soutenir ledéveloppement depolitiques publiquesde gestion pérennede la ressource en eau.Engagerlespartiesprenantes(fournisseurs, organisationsprofessionnelles, sphèred’influence, etc.) au sein deplates-formes collaborativeset de groupes de travailspécifiques.Agirauseindel’entreprisepour réduire en priorité sesimpacts dans les zones destress hydrique importantet développer un pland’optimisation de la gestionde la ressource en eau.Identifieretévaluerlesrisquesde la chaîned’approvisionnementet déterminer lesproblématiques localesprioritaires.Comprendrelesenjeuxetlesrisquesliés à l’eau pour sonactivité.Troisobjectifs Réduireles risquesliésàl’eauassociés aux activitéset à la chaîne d’approvisionnement des entreprises. Développerdesactionsvolontairesdeconservationet de préservation des écosystèmes d’eau douce. Contribueràl’élaborationdestandardsindustriels,de politiques publiques locales et à l’émergence d’unegouvernance mondiale en faveur d’une gestion pérennede la ressource en eau.Le WWF incite les entreprises à s’engager dans une gestion respon-sable des ressources hydriques pour se prémunir contre les risquesliés à un mauvais usage et à une prise en compte insuffisante de cetteressource et contribuer à la préservation des écosystèmes d’eau douce.Pour le WWF, la responsabilité de l’entreprise ne se résume pas à consommer l’eaude façon raisonnable et à limiter ses impacts directs (qualité des effluents). Aussi,l’entreprise doit-elle se préoccuper de la gestion de l’eau à l’échelle du bassin versantoù elle et ses fournisseurs exercent leurs activités. Cette vision élargie est nécessaire,tant pour la conservation de la ressource que pour atténuer les risques qui pèsent sursa chaîne de valeur. La stratégie de gestion responsable des ressources hydriques duWWF a pour ambition d’inciter les entreprises à construire avec leurs parties pre-nantes des solutions de terrain pour répartir équitablement la ressource en eau aubénéfice des communautés locales, des écosystèmes et des activités économiques.Lagestionresponsabledesressourceshydriques–«Water Stewardship Strategy»L’approcheduWWF12345© Michel Gunther/WWF-Canon© Brent Stirton/GettyImages© Edward Parker/WWF-Canon© Claire Doole/WWF-Canon© WWF-Brazil/UlissesLacava/WWF-Canon
  16. 16. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 16L’approcheduWWFL’Initiativeglobale pourunefinanceresponsable« Sustainable FinanceGlobal Initiative »Les flux financiers et de capitaux façonnent les orientations du secteur privé, du déve-loppement d’infrastructures à la transformation de matières premières de base. De parleur sphère d’influence, les institutions financières peuvent et doivent contribuer à lapréservation du capital écologique. C’est pour accompagner le secteur financier danscette transition que le WWF a créé l’« Initiative globale pour la finance responsable ».Intégrer les risques écologiques dans les décisions de financementLe WWF travaille avec les institutions financières depuis plus de dix ans. Cette coopé-ration vise à favoriser les opportunités de développement associées à l’intégration desrisques non financiers (risques climatiques et hydriques en tête) dans les activités definancement et d’investissement. Il est certain qu’aujourd’hui ces enjeux ne sont passuffisamment bien appréhendés par les acteurs de la finance. C’est pourquoi le WWFsouhaite aboutir à des améliorations concrètes, aux résultats conséquents et mesu-rables afin que les flux financiers et le rôle des institutions financières contribuent dura-blement à l’équilibre écologique de la planète.Un plan d’actions ambitieux mais nécessaireL’initiative du WWF engage les banques, les gestionnaires d’actifs, les compagniesd’assurance et autres institutions financières à saisir les opportunités que présente lafinance durable. Le plan d’actions proposé au secteur consiste à :• intégrer les enjeux environnementaux dans les stratégies et opérations de finance-ment ou d’investissement ;• faire prendre conscience aux investisseurs des risques écologiques associés au finan-cement des projets industriels ;• mieux gérer l’impact des offres et des mécanismes financiers sur les écosystèmes etréduire leur empreinte écologique.Pour le réseau WWF, la finance privée, cœur du système écono-mique moderne, représente un levier d’action prioritaire dans lalutte contre la dégradation de l’environnement.LA FINANCE PRIVée,UN LEVIER D’ACTION PRIORITAIRE ©BrentStirton/GettyImages/WWF-UKEntre25et30milliards de dollars :c’est le montant estimédes revenus que dégageraientles banques d’ici 2020en soutenant la transitionvers une économie décarbonnée.Transition to a Low CarbonEconomy – The Role of Banks,WWF-Crédit Suisse – 2012
  17. 17. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 17WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 17Sixthèmesdetravailavec plusde20 institutionsfinancièresProgrammedeformation«Biodiversity forbanks»Le WWF, les banques qui appliquent les Principes de l’Équateur(2)et le Business and Biodiversity OffsetsProgram (BBOP)(3)ont conclu un partenariat pour développer un module de formation visant à aiderla communauté bancaire à intégrer les risques « biodiversité et services écosystémiques » dans sesactivités.Le programme Biodiversity for banks a été suivipar plus de 40 établissements. Il sera présenté enAfrique du Sud et à Singapour courant 2013, ainsiqu’en Amérique du Sud aux clients de la Banqueinteraméricaine de développement, aux institutionsfinancières multilatérales européennes de développement (EDFI) et auxinstitutions financières japonaises.Pourensavoirplus   http://www.equator-principles.com(1) Réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts dans les pays en développement.(2) Les établissements financiers qui appliquent les Principes de l’Équateur (Equator Principles Financial Institutions - EFPIs) ont adopté ces principesafin de s’assurer que les projets qu’ils financent sont réalisés de façon responsable tant sur le plan social qu’environnemental.(3) Programme international réunissant des entreprises, des institutions financières, des gouvernements et des spécialistes de la conservations’intéressant aux mesures pouvant pallier leurs impacts négatifs sur la biodiversité.Ressourcesnaturelles(agricoles,forestièresetissuesdelapêche)Encourager le financementdes activités de transformationet de production des ressourcesnaturelles bénéficiantde standards de certification(voir page 11)EauIntégrer les risques liésà la ressource en eau dans les décisionsde financement et d’investissement(développement d’outilsde gestion)Chaîned’approvisionnementIntégrer les critèresde durabilité dans le financementdes activités industriellesClimatIdentifier et promouvoirles opportunités financièresque représente l’économie bascarbone (énergies renouvelables,clean technologies...etc.)MarchésducarboneforestierInciter au financement des marchésdu carbone forestier afin de lutter contrele changement climatique (notammentvia le mécanisme REDD+(1))HydroélectricitéIntégrer des critères environnementauxet sociaux exigeants dans le financementde projets de grandes centraleshydroélectriques1 235 46
  18. 18. Rhinocéros de Sumatra, Parc National de Way Kambas, Indonésie – Espèce menacée par le braconnage et la destructiondes forêts indonésiennes, ravagées par le commerce illégal de bois tropical et la plantation de palmiers à huile.Engagerle secteur privé
  19. 19. ©naturepl.com/MarkCarwardine/WWF-Canon
  20. 20. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 20UnobjectifProtéger et préserver les espaces, les espèces et les écosystèmes en Franceet dans les écorégions identifiées comme prioritaires par le WWF.Troisleviersd’actionLe WWF engage les entreprises à :Réduireleursimpactsenvironnementaux sur les espaces, les espèceset les enjeux prioritaires du WWF.Contribueraufinancement desprogrammes deconservationdu WWF en Franceet dans ses régions prioritaires dans le monde.Mobiliseretsensibiliserleurs publicsinternes etexternes (salariés,consommateurs…) autour des enjeux environnementaux et des missionsdu WWF.Chaque Rapport Planète Vivante publiépar le WWF montre que l’Empreinteécologique progresse alors que l’étatdes écosystèmes naturels continue dese dégrader. Depuis quarante ans, leWWF France s’engage auprès des acteurspouvant contribuer à enrayer cettedégradation. Dans cette lutte, l’entrepriseest un puissant levier de changement.Sans en avoir toujours pleinement conscience, beaucoup d’entreprises dépendent dela disponibilité des ressources naturelles et plus largement des services écologiquesofferts par la nature.L’entreprise au cœur des enjeux environnementauxDans le même temps, leurs activités peuvent avoir des impacts significatifs sur l’envi-ronnement à l’échelle locale mais également, de façon parfois plus indirecte, sur desécorégions prioritaires dans le monde, où la biodiversité est particulièrement riche. Lesentreprises, au cœur des enjeux environnementaux à la fois par leur dépendance etleurs impacts, ont donc un rôle crucial à jouer. D’une part, en participant à la mutationvers une économie verte qui s’inscrive dans les limites de la biocapacité de notre planèteet, d’autre part, en soutenant les efforts de conservation de l’environnement naturel.Mobiliser les entreprises sur des enjeux critiquesLe WWF a choisi de ne pas seulement dénoncer les préjudices environnementauxcausés par certaines entreprises, mais également de les aider à faire évoluer leurspratiques, d’encourager le changement et de co-construire des solutions innovantespour réduire leur empreinte écologique. C’est dans cet esprit que, depuis de nombreusesannées, le WWF s’efforce de les mobiliser sur des enjeux critiques, d’initier et desoutenir le développement d’outils de marché tels que les certifications, et de construiredes partenariats sur des priorités de conservation. Qu’ils portent sur la démarche deprogrès environnemental de l’entreprise ou, plus spécifiquement, sur un produit ouun service, ou bien encore sur un simple mécénat dédié à des projets de terrain, cespartenariats reposent sur une volonté d’obtenir des résultats de conservation sur lesespaces, espèces et enjeux identifiés comme prioritaires par le WWF en France et dansses 35 écorégions.Travailleravec lesentreprises1985entreprises sontpartenaires du WWFà travers le monde(en 2012)
  21. 21. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 21WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 21DifférentstypesderelationsaveclesentreprisesLe WWF France propose aux entreprises plusieurs types de partenariats,non exclusifs les uns des autres.PRINCIPESAccompagnementtechniqueCo-construction de solutionsinnovantes pour réduire les impactsdes activités de l’entrepriseen lien avec les trois thématiquesenvironnementales prioritairespour le WWF :•  Approvisionnement responsable•  Réduction de l’empreinte carbone•  Gestion responsable de l’eauPRINCIPESSoutien des missionsde conservation ou des projetsde terrain portés par le WWFen France ou dans le monde.ENTREPRISES CONCERNÉESMultinationales françaisesappartenant à des secteursd’activité ayant des impactsenvironnementaux significatifssur les thématiques prioritairesdu WWF.ENTREPRISES CONCERNÉESFondations d’entrepriseet entreprises à impactenvironnemental faible,neutre, voire positif.ENTREPRISES CONCERNÉESMarques de produits ouservices sensibles aux enjeuxenvironnementauxENTREPRISES CONCERNÉESTrès Petites Entreprises (TPE)et Petites et Moyennes Entreprises(PME).PRINCIPES• Soutien des actions du WWFà travers le développementde produits-partage.• Sensibilisation des consommateursaux enjeux environnementauxet aux missions de conservationdu WWF.PRINCIPES• Soutien collectif d’un éventailde projets de terrain portéspar le WWF en Franceet dans le monde.• Échange et partage de bonnespratiques environnementalesà travers un club animépar le WWF.MécénatenvironnementalSoutien des missionsou des projets de conservationportés par le WWFsur ces trois thématiques.Plus d’informationsur la coopérationenvironnementalepage 26Plus d’informationsur le mécénatenvironnementalpage 44Plus d’informationsur le partenariatproduit page 40Lancement du ClubPME en avril 2013© ojoimages4 - Fotolia.com©PerrineMeric©J¸rgenFreund/WWF-Canon© Istockphoto.com / WWF-CanadaObjectifProtéger et préserverles espaces, les espèceset les écosystèmes dans lesécorégions identifiéescomme prioritairesCOOPÉRATIONENVIRONNEMENTALEMECÉNATENVIRONNEMENTALCLUB PMEPARTENARIATPRODUIT
  22. 22. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 22WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 22Listed’exclusionLepointdevuede...Jochem Verberne, responsable des Relations Entreprises au WWF InternationalPourquoi et comment le WWF fait-ilévoluer le cadre de ses relations avec lesecteur privé ?Le WWF est un réseau international actifdans plus de 100 pays. Ses nombreux bu-reaux régionaux interagissent avec le secteurprivé à l’échelle locale, dans des contexteséconomiques et socioculturels distincts. Pourrenforcer l’effet de levier sur les entreprises àl’échelle mondiale, il est primordial que la stra-tégie d’engagement du secteur privé s’inscrivedans un cadre commun à l’ensemble des bureaux WWF. En constanteévolution, ce cadre a été renforcé en 2012 par le Global PartnershipCommittee (GPC)(1), soutenu par le cabinet de conseil The Boston Con-sulting Group. Le renforcement de la transparence sur les partenariatset une sélection plus stratégique des entreprises partenaires comptentparmi les principales mesures identifiées pour obtenir davantage de ré-sultats de conservation via la mobilisation des entreprises.Comment se situe le WWF France dans cette évolution ?Le WWF France est l’un des bureaux les plus avancés du réseau WWFen matière d’engagement du secteur privé. Il a été précurseur quant aurenforcement du cadre des partenariats, notamment sur la question dela transparence, en publiant en 2009 le tout premier Rapport RelationsEntreprises du réseau. Ses équipes ont démontré leur expertise surles problématiques d’approvisionnement responsable et de réductiond’empreinte carbone des entreprises, ainsi que sur le développement departenariats produits reposant sur des démarches d’éco-conception.Le WWF refuse de s’associer aux entreprises dont le secteur d’activité n’est pas en phase avec son éthique et aveclesquelles aucune démarche de progrès environnemental ne semble réaliste. Il s’interdit ainsi de recevoir une quel-conque contrepartie financière ou d’associer son image à une entreprise appartenant à l’un des secteurs d’activitéci-après. Énergies fossiles(pétrole,charbon,gaz nonconventionnels)Énergie nucléaire Armement Tabac Productiond’OGMFidèle à son esprit de concertation, le WWF se réserve néanmoins la possibilité d’engager un dialogue sans recevoirde contrepartie financière avec les entreprises opérant sur ces secteurs. Au-delà de cette liste d’exclusion, le WWFréalise systématiquement une évaluation environnementale, sociale et de gouvernance des entreprises avec lesquellesil souhaite nouer un partenariat.DesrelationsencadréesLa démarche partenariale du WWF, miseen œuvre dans la centaine de pays oùl’organisation est présente, est encadréepar une gestion attentive des risques, uneapproche sélective des entreprises et uncorps de règles qui permettent au WWFd’accompagner efficacement les entreprisestout en préservant son indépendance et saréputation.(1) Instance de gouvernance des Relations Entreprises du WWF InternationalQuatreprincipespourlespartenariatsTransparence :Le nom des partenaires ainsi que la nature et le contenudes partenariats sont systématiquement communiqués.Résultatsmesurables :Le WWF rend compte des objectifs de chaque partenariatet des résultats obtenus. Droitaudésaccordmutuel :Le WWF et ses partenaires se reconnaissentle droit de ne pas être d’accord sur tout. Cette reconnaissance mutuelleest un élément clé de la crédibilité du partenariat.Communication cadrée:Le logo du WWF n’est ni un label ni une cautionde la globalité de la démarche sociétale des entreprises partenaires. Son utilisationatteste de leur engagement sur des sujets de coopération précis et témoigne de leursoutien. Commercialisationouutilisationdefaune etdeflorelistéesdansl’Annexe 1delaConventionsurlecommerceinternationaldesespèces defaune etdefloresauvagemenacéesd’extinction(CITES) Secteursd’activitéfaisant appelauxtestssuranimaux
  23. 23. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 23En plus de siéger dans différents groupesde réflexion, notamment autour de la RSE,le WWF publie régulièrement des études etdes guides pratiques visant à influencer lesecteur privé.Mobilisant ses experts et des intervenants reconnus, les études et guides du WWF desti-nés aux entreprises sont complémentaires des démarches menées dans le cadre des par-tenariats. Ils proposent des analyses sectorielles et des recommandations pour faire faceaux grands défis environnementaux.Le défi climatique : quelles réponses pour les entreprises ?Analyse comparée des entreprises européennes et françaises – 2012Étude menée en collaboration avec l’agence de notation extrafinancière Vigeo.Vigeo et le WWF France ont publié une seconde étude conjointe passant en revue lescomportements de 238 entreprises de neuf secteurs face aux défis du changementclimatique. Elle a pour objectifs d’encourager innovations et investissements versune économie bas carbone et d’appeler les grands secteurs économiques à la prisede responsabilité. Le niveau d’engagement des entreprises a été mesuré ainsi que ledegré d’utilisation des leviers disponibles pour réduire la part du carbone dans leursprocessus de production, sur l’ensemble du cycle de vie de leurs produits. Les constatsfont l’objet de commentaires et d’une mise en perspective du WWF.Guide d’éco-conception des produits textiles et de l’habillement – 2011Malgré la multiplication des initiatives au sein de la filière, les scandales sanitairessont encore trop fréquents et l’éco-conception des produits textiles est loin d’être unegénéralité. Ce guide décrit les étapes du cycle de vie des produits, les enjeux et lesbonnes pratiques à mettre en œuvre pour améliorer la performance environnemen-tale, sanitaire et sociale de toute la filière. Outil d’aide à la décision, il propose égale-ment une dizaine de fiches pratiques.Guide pour un système d’information éco-responsable – 2011Réalisé en partenariat avec Frédéric Bordage, consultant éco-TIC chez GreenIT.fr etFrançoise Berthoud, du groupe EcoInfo du CNRS.Les technologies de l’information et de la communication (TIC) représentent 2 % desémissions de gaz à effet de serre mondiales mais sont rarement prises en compte dansles politiques environnementales des organisations. Ce guide a pour ambition de sen-sibiliser les responsables du développement durable et les directions informatiqueet achats aux impacts environnementaux des logiciels et matériels informatiques. Ilpropose des solutions pour chaque étape du cycle de vie des produits.Les entreprises face à l’érosion de la biodiversité – 2010Afin de sensibiliser les entreprises à leur dépendance et à leurs impacts vis-à-vis duvivant, huit filières économiques ont été passées au crible. Le rapport met en lumièrel’interdépendance des problématiques et les impacts de l’entreprise sur la biodiversitéau fil des processus liés à son activité, de l’amont à l’aval.Entreprises et changement climatique – 2009Étude menée en collaboration avec l’agence de notation extrafinancière Vigeo.Cette étude présente les multiples leviers d’action dont disposent les entreprises dessecteurs les plus émetteurs pour agir sur la réduction de leurs émissions de gaz à effetde serre.Publications consultables sur www.wwf.frInfluencer au-delàdespartenariats
  24. 24. Tigre du Bengale, Inde – Espèce menacée par le braconnage et la conversion des forêts naturelles en terres agricoles.Les partenariatsen pratique
  25. 25. ©VivekR.Sinha/WWF-Canon
  26. 26. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 26Co-construire des solutions innovantespour réduire l’empreinte écologiquePilier des relations entre le WWFet le secteur privé, la coopérationenvironnementale engage les entreprisesdans un processus d’améliorationambitieux de leurs pratiques.Une coopération environnementale repose sur la co-construction de solutions innovantesvisant à réduire les impacts environnementaux de l’entreprise. Cette relation génère de lavaleur ajoutée partagée entre les deux partenaires. L’entreprise bénéficie de l’expertise duWWF pour relever les défis qui s’imposent à son cœur d’activité (sécurisation des approvi-sionnements, coût énergétique, contraintes réglementaires, risques de réputation… etc.).En parallèle, le WWF obtient des résultats de conservation en réduisant la pression del’entreprise sur les espaces, espèces et enjeux identifiés comme prioritaires.Dans ce type de coopération, l’accompagnement technique et le mécénat sont indisso-ciables car complémentaires. Ils permettent à la fois d’agir à la source, en réduisant lesimpacts directs et induits des entreprises, et de financer la protection et la restaurationdes écosystèmes dégradés par l’activité humaine.Engager les entreprises sur les enjeux prioritaires du WWFAfin de renforcer l’impact des coopérations environnementales, le WWF a choisi d’ac-compagner les entreprises principalement sur trois thématiques :•  l’approvisionnement responsable en matières premières agricoles, forestières et issuesde la pêche,•  la réduction de l’empreinte carbone,•  la gestion responsable des ressources hydriques(1).Le mécénat associé au volet technique du partenariat porte sur des missions et des projetsde conservation liés à ces thématiques, en France et dans les écorégions prioritaires duWWF.Sélectionner les entreprises clésPour chacune des trois thématiques prioritaires, le WWF identifie, sélectionne puis en-gage les secteurs d’activité et les entreprises ayant les impacts environnementaux les plussignificatifs. Par cette approche proactive, l’objectif est de travailler avec les principauxacteurs de ces secteurs et, au-delà, de créer un effet de levier sur les marchés et les partiesprenantes de l’entreprise.Coopérationenvironnementale11entreprises françaisessont accompagnéespar le WWF sur la réductionde leur empreinte écologiquedans le cadre d’une coopérationenvironnementale(1) Voir pages 10 à 15(2) Voir pages 10-11CiblerlesecteurlaitierUne quinzaine de multinationales françaises ont été identifiées comme prioritairespar l’Initiative globale de transformation des marchés (Market TransformationInitiative), du fait de leur influence sur 15 matières premières dont l’exploitationimpacte fortement nos 35 écorégions prioritaires(2). Au cours de l’année 2011-2012,le WWF France a choisi de concentrer ses efforts d’engagement sur les entreprisesappartenant au secteur des produits laitiers. Certaines matières premières utiliséesdans ce secteur d’activité, notamment le soja pour l’alimentation animale, peuventen effet contribuer à la destruction de forêts primaires dans plusieurs régions dumonde, comme la savane du Cerrado (Brésil). Cette démarche a abouti à la signature,fin 2012, d’une coopération environnementale avec le groupe Bel, troisième acteurmondial des fromages de marque.
  27. 27. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 27WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 27L’identificationdessecteursd’activitéprioritairesLe WWF identifie les secteurs d’activité ayant les impacts environnementaux les plus significatifsde par leur gestion des ressources hydriques, leurs approvisionnements en matières premières et/ouleur empreinte carbone. Un certain nombre de secteurs cumulent différents types d’impacts.Lepointdevuede...André Sobczak, directeur de la recherche d’Audencia Group, titulaire de la chaire PME Responsabilité globaleQuelle est votre vision de l’évolutionde la responsabilité globale des entre-prises ?Il y a quelques années encore, une entreprisepouvait se revendiquer responsable, dès lorsqu’elle avait mis en place des actions ponctu-elles visant à protéger l’environnement ou àaméliorer les conditions de travail ou d’emploide ses salariés. Aujourd’hui, une telle approchen’est plus suffisante : les parties prenantes at-tendent que l’entreprise définisse et mette enœuvre des stratégies réellement cohérentes intégrant l’ensemble des im-pacts économiques, sociaux et environnementaux de leurs activités, dela conception des produits ou services à leur utilisation, en y incluantla chaîne de sous-traitance. Une telle démarche est plus ambitieuse etimplique la mobilisation de compétences très diverses. Elle offre ausside nombreuses opportunités dans la mesure où elle amène à repenser lebusiness model de l’entreprise.Comment les relations ONG-entreprises s’inscrivent-ellesdans une démarche de responsabilité globale ?Pour développer des initiatives innovantes, conciliant les différentsenjeux de la responsabilité globale, les entreprises doivent travailleravec leurs parties prenantes, y compris les plus critiques. Créer unpartenariat avec une ONG permet à l’entreprise de s’appuyer sur sonexpertise, mais aussi de questionner ses manières de penser et de faire.C’est une source d’innovation. L’approche développée par le WWF dansle cadre des coopérations environnementales est particulièrementintéressante à cet égard. En définissant des objectifs de progrès liésau secteur d’activité, en accompagnant l’entreprise et en lui proposanten permanence de nouveaux défis, l’ONG contribue au processusd’apprentissage de la responsabilité globale.L’expertiseduWWF :proposerdessolutionsalternativesLe WWF dispose d’experts dans le monde entier dont la compétenceet l’indépendance apportent aux entreprises partenaires un éclairagefondé sur une vision scientifique et internationale des problématiquesenvironnementales. Cette expertise, reconnue depuis plus de cinquanteans, permet au WWF de proposer aux entreprises des solutions pour : Évaluer leurs impactsetleursrisquesenvironnementaux, Définir despolitiquesenvironnementales, des plansd’actionetdesmesures d’atténuation, Accompagnerlaconduiteduchangement etmobiliserlespartiesprenantes.Lesphasesd’unecoopérationenvironnementaleLa première étape d’une coopération environnementale consiste enla contractualisation de la collaboration entre le WWF et l’entreprise.Celle-ci inclut une feuille de route détaillant les différents axes decoopération et les objectifs attenants. Elle fixe également les principesde gouvernance et le cadre de fonctionnement du partenariat.Un gestionnaire de partenariat accompagne ensuite l’entreprise dans ledéploiement du plan d’action à travers l’animation de groupes de travailmobilisant les experts du WWF.À l’issue de la période de coopération, un bilan est dressé rendantcompte des résultats du partenariat et évaluant l’opportunité d’unereconduction.Service de transportBâtiment et TravauxPublicsImpactsclimatImpactseauImpactsressourcesnaturellesBoissonAgricultureAmeublement RestaurationDistributionIndustrie du papier HabillementÉnergie hydroélectriqueListe de secteurs non exhaustive
  28. 28. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 28PrincipalesréalisationsAxe 1 – Réduction des impacts – Dans le cadre de sa politique climat, Arjowig-gins Graphic est devenu membre, en janvier 2012, du programme international ClimateSavers du WWF. L’entreprise a pris l’engagement de réduire ses émissions de gaz à effetde serre de 23 % (en valeur absolue) entre 2007 et 2014, avec un sous-objectif de 10 %pour chaque tonne de papier produite. Arjowiggins Graphic s’engage à atteindre cetobjectif grâce à la croissance des volumes de papiers recyclés, à la mise en place d’uneunité de production de biomasse utilisant des copeaux de bois pour éviter le recours augaz naturel et en augmentant la part de matières premières renouvelables dans ses pro-duits. Arjowiggins Graphic poursuit aujourd’hui sa réflexion autour de son « empreinteeau » et travaille à la mise en œuvre d’une politique de gestion des ressources en eau quidevrait être définie pour la fin 2012 et déployée en 2013.Axe 2 – Qualité environnementale de l’offre de produits – En tant que membredu programme GFTN (Global Forest Trade Network)(2), Arjowiggins Graphic poursuitl’engagement d’augmenter sa part d’approvisionnements certifiés FSC et recyclés. Suiteà la révision stratégique et structurelle du réseau GFTN, Arjowiggins Graphic travaillenotamment à l’amélioration de son système d’évaluation de risques de sa chaîne d’ap-provisionnement.Axe 3 – Promotion du papier recyclé – Dans le cadre de la campagne Des manuelsrecyclés dans mon lycée, lancée à la rentrée 2011, Arjowiggins Graphic, Paprec et leWWF ont décidé pour cette deuxième année de mobiliser les régions partenaires dansla consolidation de la filière de collecte et de recyclage des papiers utilisés dans leslycées. La région PACA a lancé en juin 2012 une campagne test de collecte au sein decertains établissements. Cette première phase pilote a permis d’identifier les conditionsde succès pour qu’une telle opération puisse être dupliquée sur tout le territoire demanière efficace et opérationnelle.Arjowiggins Graphic, leader européen dans la fabrication de pa-piers recyclés, a choisi un business model innovant : développerune gamme de produits éco-responsables et novateurs, aux niveauxde qualité et de performance environnementale élevés.-22%des émissions de CO2en 2011 (premièresestimations brutes parrapport à 2007)73%Avec un score globalde 73 %, Arjowiggins Graphicest numéro 1 dans la catégorie« papier graphique » del’Environmental Paper CompanyIndex du WWF de 201185%de l’offre de papier graphiqued’Arjowiggins Graphicest recyclée ou certifiéeen FrancePour aller plus loinEn tant que membre du programme Climate Savers, le WWF encourage Arjowiggins Graphic à impulserune politique « énergie-climat » ambitieuse au sein des autres activités du Groupe Sequana dont il faitpartie, afin que tous les métiers participent de cet effort (distribution, papiers de création, etc.).ARJOWIGGINS GRAPHIC(1) Forest Stewardship Council : système de certification assurant la traçabilité du bois, de la forêt d’origineaux produits finis labellisés, en passant par les entreprises de transformation et de commercialisation,offrant aux consommateurs la garantie que les produits forestiers (bois et papiers) proviennent de forêtsqui sont gérées durablement.(2) Réseau International Forêt et Commerce : initiative du WWF dont l’objectif est de combattre l’exploita-tion illégale et non responsable des forêts à travers la promotion d’une foresterie responsable, en accom-pagnant les exploitants forestiers et les entreprises qui achètent du bois et/ou du papier.Accompagnementtechnique Partenaire depuis2009 Axe1:Réduction des impacts environnementauxdes sites de production de l’entreprise. Axe2:Développement de la qualité environ-nementale de l’offre de produits graphiquesvia des produits responsables innovants. Axe3:Promotion de l’utilisation du papier recycléet certifié FSC(1)auprès des consommateurs(éditeurs, presse, entreprises), des décideurspublics et privés et du grand public.Missionsoutenue•  ForêtsObjectifsatteintsou dépassésObjectifsen bonne voied’atteinteCoopérationà renforcerAxe1Axe 2Axe3
  29. 29. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 29Principales réalisationsAxe 1 – Enseignement – Le travail relatif à l’évaluation des contenus des cours s’estpoursuivi sur l’année 2012 pour atteindre l’objectif fixé d’au moins 10 % des heures decours dédiées aux enjeux de la responsabilité globale dans au moins 80 % des cours d’icià la fin 2013. Cet exercice d’audit a révélé un besoin de travailler de façon collaborativeet rigoureuse avec l’ensemble des professeurs pour identifier les concepts et outils deresponsabilité globale pertinents pour chaque cours. Une innovation significative, miseen œuvre à la rentrée 2012, consiste à évaluer et noter tous les étudiants du programme« Grande École » une étude de cas transversale portant sur la responsabilité globale.Enfin, pour la troisième année consécutive, le WWF est intervenu avec une entre-prise partenaire, à l’occasion de la conférence de rentrée des étudiants du programme« Grande École », afin de sensibiliser les étudiants, dès leur arrivée dans l’école, auxenjeux de la responsabilité environnementale des entreprises.Axe 2 – Exemplarité – Les résultats de la première phase du Bilan Carbone®me-née en 2012, portant sur les consommations énergétiques et les déplacements despersonnes, ont révélé le poids des déplacements professionnels du personnel dansl’empreinte carbone de l’école. La réalisation de la deuxième phase du Bilan Carbone®(portant sur les achats, les matériaux et les déchets) et la définition d’une politique« climat » de l’école ont pris du retard, en raison notamment de ressources limitées.Afin de réduire les impacts environnementaux liés aux événements organisés parl’école, une charte d’éco-conception des événements, intégrant les apports du WWF,est en cours de finalisation. Audencia poursuit également les efforts de sensibilisationinterne, notamment par l’organisation régulière d’ateliers sur la responsabilité globaleet par la diffusion d’un guide des éco-gestes au bureau.École de management située à Nantes, Audencia fait partie desétablissements d’enseignement supérieur se démarquant par savolonté de promouvoir les principes d’un management respon-sable dans ses enseignements et recherches et de réduire sespropres impacts.100%des étudiants du programme« Grande École » évalués surune étude de cas transversaleportant sur la responsabilitéglobale à fin 2012100%des événements organiséspar l’école soumis à une charteéco-conception à partirde janvier 2013Pour aller plus loinLa finalisation de l’audit des cours et l’intégration de nouveaux contenus portant sur la responsabilité globalemarqueront la prochaine étape du partenariat. Concernant l’exemplarité, la priorité doit être accordée à laformalisation de politiques internes, portant notamment sur le climat et les achats, avec l’affectation desressources nécessaires. Un nouveau MBA consacré au management responsable vient d’être lancé. Le WWFet Audencia y voient l’opportunité d’élargir leur collaboration et de nourrir leur partenariat, en s’appuyantsur le programme One Planet Leaders du WWF international, dont le thème est l’éducation au leadershipengagé. Le WWF attend beaucoup d’un MBA novateur, à la hauteur de cet enjeu.AudenciaAccompagnementtechnique Partenaire depuis2010 Axe1 :Intégration des enjeux environnementauxet des pratiques innovantes en matièreenvironnementale dans l’enseignementdispensé par l’école. Axe2 :Travail sur l’exemplarité et sur l’améliorationde la performance environnementaledu fonctionnement de l’école.Missionsoutenue• Sensibilisationà l’EnvironnementObjectifsatteintsou dépassésObjectifsen bonne voied’atteinteCoopérationà renforcerAxe 1Axe 2
  30. 30. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 30PrincipalesréalisationsAxe 1 – Sélection des futurs sites d’implantation – Le WWF accompagneBoralex pour identifier et réduire les impacts environnementaux potentiels des parcssolaires et éoliens tels que l’érosion de la biodiversité et le recul des terres agricoles.L’année 2011 a permis de travailler sur les critères environnementaux concernant lesparcs solaires au sol, avec notamment l’étude de trois projets et sur la base du Guided’évaluation des projets de parcs solaires au sol, réalisé par le Comité de liaison éner-gies renouvelables (CLER) et soutenu par le WWF. Les projets solaires de Boralex étantfreinés par un contexte administratif et réglementaire inadapté, les prochains mois se-ront dédiés au travail sur les parcs éoliens terrestres, mais également à la consolidationd’une politique commune sur les critères à respecter pour un développement cohérentet responsable des parcs éoliens et solaires en France.Axe 2 – Sensibilisation des parties prenantes – Si le WWF n’a pas encore par-ticipé à des débats locaux sur les projets d’implantation de Boralex, la Fondation asoutenu deux des projets en cours(1)auprès des élus locaux et a participé à une jour-née d’information et de sensibilisation du grand public organisée par Boralex sur leparc éolien de Saint-Agrève en Ardèche. Cette journée a permis aux équipes du WWFet de Boralex d’expliquer les enjeux énergétiques d’aujourd’hui et de demain et deprésenter le scénario de transition énergétique porté par le WWF « 100 % d’énergierenouvelable d’ici 2050(2)», reposant sur le triptyque « sobriété, efficacité énergétiqueet développement des énergies renouvelables ».Boralex développe et exploite des parcs d’énergies renouvelables.Il est l’un des plus importants producteurs d’électricité d’origineéolienne en France (11 sites éoliens). Le WWF France et Boralexse sont associés pour renforcer et promouvoir un développementsoutenable des énergies renouvelables.12002Le site mixte associantpanneaux solairesphotovoltaïques et éoliennes,inauguré en 2011 enHaute-Garonne, totaliseune puissance installée de17,5 MW, ce qui équivautannuellement à alimenter12 593 foyers en électricité età éviter l’émission de 12 002tonnes de CO233Le parc éolien de La Citadelleà Saint-Agrève (Ardèche)produit annuellement33 GWh, soit l’électricitéquotidienne nécessaireà 11 000 foyers(hors chauffage)Pour aller plus loinAvec le grand débat sur l’énergie prévu par le gouvernement et la situation préoccupante du développementde l’éolien et du solaire en France, le WWF et Boralex s’emploieront à mener des actions de co-lobbyingpour faire « sauter les verrous » qui entravent la généralisation du recours à l’efficacité énergétique etaux énergies renouvelables. En effet, les deux filières souffrent d’une incertitude sur les tarifs de rachat del’électricité produite (affectant le niveau d’investissement des banques dans les nouveaux projets) et d’uncadre administratif mal adapté. Le soutien annoncé par le gouvernement aux filières des renouvelables lorsde la Conférence environnementale des 14 et 15 septembre 2012 est une avancée certaine, mais le WWF etBoralex resteront vigilants quant à sa concrétisation.Boralex(1) Projets de parcs solaires sur les communes de Pézènes-les-Mines et Montfort-Peyruis(2) Scénario présenté dans le rapport « 100% d’énergie renouvelable d’ici 2050 » publié en 2011en partenariat avec ECOFYS et OMA-AMOAccompagnementtechnique Partenaire depuis2011 Axe1:Accompagnement dans la sélectiondes futurs sites d’implantation. Axe2:Soutien dans l’appropriation des projetspar les parties prenantes et dans leursensibilisation aux enjeux énergétiqueset à la nécessité du développementdes énergies renouvelables.Missionsoutenue• ChangementclimatiqueObjectifsatteintsou dépassésObjectifsen bonne voied’atteinteCoopérationà renforcerAxe1Axe 2
  31. 31. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 31Principales réalisationsAxe 1 – Approvisionnements responsables• Pêche : les espèces de poissons les plus menacées continuent d’être progressivementretirées de la vente et ne font déjà plus l’objet de promotion en magasin, ni de commu-nication dans les catalogues de l’enseigne. Carrefour favorise dans son assortiment lesespèces certifiées MSC(1), dont 23 sont en rayon en 2012.• « Vers zéro déforestation d’ici à 2020 » : Bois-papier : Carrefour a procédéà un état des lieux des pratiques de ses principaux fournisseurs de papier, de produitsdérivés du bois et de fibres de bois vendus en France à marque propre. Une charte«  Bois  » a été déployée auprès des fournisseurs de la centrale d’achat européenne afinde les inciter à développer de fortes garanties environnementales. En la signant, lesfournisseurs s’engagent sur plusieurs critères clés pour la préservation des forêts, dontnotamment le respect des droits de l’Homme dans les zones forestières et la préservationdes zones à haute valeur de conservation. Palme : Carrefour s’est fixé comme objectif100 % d’huile de palme certifiée RSPO(2)dans ses produits à marque propre d’ici à 2015.Pour y parvenir, l’enseigne mène des actions de sensibilisation et d’information auprèsde ses fournisseurs. En 2010, Carrefour a couvert l’ensemble des volumes d’huile depalme utilisés pour ses produits à marque propre par l’achat de certificats Greenpalm(3).En 2011, un plan d’action couvrant l’ensemble des produits à marque Carrefour a étéélaboré. Enfin, la fondation Carrefour, en partenariat avec le WWF Indonésie, soutientdes petits producteurs d’huile de palme indépendants pour les former aux pratiquesagricoles durables. Soja : Carrefour est membre de la table ronde sur le soja (RTRS)(4)et s’engage en France en faveur d’un soja sans OGM.• Sensibilisation des fournisseurs : Carrefour engage les fournisseurs de sa marquepropre dans une démarche de progrès « développement durable », via notamment l’outild’autodiagnostic développé en 2006 avec le WWF et l’ADEME et déjà accessible pour6 323 fournisseurs à la fin de l’année 2011. Cette année encore, un jury d’experts présidépar Isabelle Autissier a récompensé les fournisseurs français les plus vertueux.Axe 2 – Promotion de la consommation responsable – Le WWF a apporté sesconseils sur l’éco-conception de nouvelles gammes de produits à marque Carrefourplus respectueuses de l’environnement (Carrefour EcoPlanet). Ensemble, Carrefour etle WWF ont communiqué sur la consommation responsable en magasins, en catalogueet ont renforcé la visibilité des actions du partenariat sur Internet. À titre d’exemple,90 animations ont eu lieu ces trois dernières années en magasins via la présence debénévoles du WWF. Afin de sensibiliser également les salariés de Carrefour aux grandsaxes du partenariat, des animations internes ont été organisées.Carrefour, deuxième groupe de distribution dans le monde, est unpartenaire historique du WWF.1èrehuile de cuisson certifiée100 % RSPO lancée sur le marchéindonésien, via le développementd’une filière locale « huilede palme responsable »9000certificats Greenpalm achetésauprès d’une raffinerieapprovisionnée par des petitsproducteurs certifiés1erdistributeur de sa catégorieau Baromètre Bois 2012(5)du WWFPour aller plus loinLe WWF souhaite que Carrefour s’engage sur la problématique de l’« empreinte eau » directement liée àson activité et, indirectement, à sa chaîne d’approvisionnement. Il est également important que Carrefourincite les grandes marques nationales à réduire elles-mêmes leur empreinte environnementale en rendantaccessibles les produits éco-labellisés et responsables.cARREFOURAccompagnementtechnique Partenaire depuis1998 Axe1 :Développement des approvisionnementsresponsables pour des familles de produitsciblées (bois, papier, produits de la mer, soja,huile de palme) et accompagnementvers des filières et standards de durabilité Axe2 :Soutien et promotion de la consommationresponsable auprès des consommateursMissionssoutenues• Forêts• Océans et Côtes• Changementclimatiqueet Modes de viedurablesObjectifsatteintsou dépassésObjectifsen bonne voied’atteinteCoopérationà renforcerAxe 1Axe 2(1) Marine Stewardship Council :programme de certificationet d’éco-labellisation valorisantla pêche durable(2) Roundtable on Sustainable Palm Oil :table ronde sur l’huile de palmedurable(3) Certificats incitatifs à la productiond’huile de palme certifiée RSPO(4) Roundtable on Responsable Soy :table ronde sur le soja durable(5) Étude réalisée par le WWF Franceen 2012 évaluant le niveaude performance environnementaledes enseignes concernant l’achatet la vente de produits bois ouà base de bois
  32. 32. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 32Principalesréalisations-Bilan2009-2011Axe 1 – Politique d’achat bois responsable – Dans le cadre du GFTN (GlobalForest Trade Network)(1), une collaboration initiale importante a porté sur la mise enplace d’un système d’audit des approvisionnements en bois et sur la formalisation d’unepolitique d’achat bois responsable. Le classement de Castorama en tête du BaromètreBois 2012(2)du WWF témoigne des réalisations concrètes de l’enseigne sur cette question.La collaboration se poursuit autour de la mise à jour de cette politique bois, de l’évaluationdes risques par pays exportateur et de l’identification de fournisseurs alternatifs.Axe 2 – Amélioration de l’offre en produits phytosanitaires – Suite à un auditmené en 2009 avec le MDRGF (Mouvement de Défense et de Respect pour les Généra-tions Futures) dans le cadre du partenariat, Castorama a mis en place une démarche deréduction des produits phytosanitaires les plus nocifs pour l’environnement et arrêtétoute promotion commerciale de ces produits en janvier 2010. Castorama développe, parailleurs, sa gamme de produits alternatifs respectueux de l’environnement et met en placedes outils d’information des consommateurs pour les sensibiliser au jardinage naturel.Étant donné les initiatives menées par l’enseigne sur ce chantier, la collaboration ne serapas poursuivie sur cette thématique.Axe 3 – Réduction de l’empreinte carbone – Suite au Bilan Carbone®réalisé en2010 et pour agir sur l’empreinte carbone liée aux transports, Castorama a inauguré unsite de covoiturage et mené des initiatives de promotion des transports doux auprès deses collaborateurs avec le soutien du WWF. La formalisation d’une politique climat ambi-tieuse figure parmi les chantiers de la nouvelle feuille de route du partenariat. La théma-tique de l’éco-construction a fait l’objet d’une collaboration importante, suite à un voyaged’étude organisé en 2009 en Autriche avec les collaborateurs chargés des actifs de Casto-rama et l’experte en éco-construction du WWF. Castorama met en place des innovationsenvironnementales au niveau de ses magasins et le projet de charte d’éco-constructionqui a pris du retard est en cours de finalisation.Axe 4 – Politique papier responsable – Une collaboration sur la thématique du pa-pier a été initiée, après la publication de l’étude PAP 50 par le WWF en 2010, portant surla politique papier de 50 grandes entreprises françaises et classant Castorama en 9eposi-tion. Le travail relatif à la formalisation d’une politique papier aux objectifs ambitieux n’apas encore abouti, mais il a été intégré aux travaux en cours portant sur la politique bois.Castorama est l’un des principaux acteurs du secteur du bricolageet de l’aménagement de la maison en France. Dans le cadre du par-tenariat, renouvelé en 2012 pour trois ans, Castorama et le WWFont décidé de recentrer la coopération sur deux axes : les approvi-sionnements en bois et la politique « climat et énergie ».95%du bois tropical certifié FSC (89%)ou en voie de certification FSC(3)(6%) en octobre 2012118références d’engrais et de phytosanitaires« utilisables en agriculture biologique »(représentant 25 % de l’offre) à ce jour18%du chiffre d’affaires réaliséavec des éco-produits à mi-2012Pour aller plus loinLe renouvellement du partenariat sur une période de trois ans va permettre de poursuivre la collaborationdéjà bien engagée sur la question du bois et de renforcer les initiatives en faveur du climat, tout enpoursuivant l’échange sur les autres volets de la démarche de progrès environnemental de Castorama.CASTORAMAAccompagnementtechnique Partenaire depuis2006 Axe1:Développement d’une politiqued’achat bois responsable Axe2: Amélioration de l’offre des produitsphytosanitaires vers des produits plusrespectueux de l’environnement Axe3: Réduction de l’empreinte carboneet la formalisation d’une démarched’éco-construction des magasins Axe4: Mise en place d’une politiquepapier responsableMissionssoutenues• Forêts•  Eaux douces• Changementclimatiqueet Modes de viedurablesObjectifsatteintsou dépassésObjectifsen bonne voied’atteinteCoopérationà renforcerAxe2Axe 1Axe3Axe 4(1) Réseau International Forêt et Commerce :initiative du WWF dont l’objectif est decombattre l’exploitation illégale et nonresponsable des forêts à travers la promotiond’une foresterie responsable, en accompagnantles exploitants forestiers et les entreprises quiachètent du bois et/ou du papier.(2) Étude réalisée par le WWF France en2012 évaluant le niveau de performanceenvironnementale des enseignes concernantl’achat et la vente de produits bois ou à basede bois(3) Forest Stewardship Council : système decertification assurant la traçabilité dubois, de la forêt d’origine aux produits finislabellisés, en passant par les entreprises detransformation et de commercialisation,offrant aux consommateurs la garantieque les produits forestiers (bois et papiers)proviennent de forêts qui sont géréesdurablement.
  33. 33. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 33Principales réalisationsAxe 1 – Diminution des impacts indirects – L’enjeu central du partenariatconcerne la création, d’ici au début 2013, d’un corpus complet de politiques de finance-ment et d’investissement couvrant l’ensemble des secteurs d’activités à risque ayant deforts impacts environnementaux, notamment sur le climat et la biodiversité. Cette pre-mière période de coopération s’est orientée vers la définition de politiques sectoriellespour le secteur de l’énergie, qui seront rendues publiques avant la fin 2012. Le WWF aaccompagné le Crédit Agricole dans le renforcement des critères de performance envi-ronnementale, notamment pour les activités « Pétrole et gaz » et « Hydroélectricité ».L’autre chantier majeur du partenariat concerne l’élargissement de la démarche desPrincipes de l’Équateur(1)à d’autres activités clés de financement et d’investissement.Inscrit comme priorité dans le Projet de Groupe du Crédit Agricole, cet engagementvolontaire concerne aujourd’hui les activités de crédits exports et de crédit corporate.Axe 2 – Développement de produits responsables – Le WWF et les équipesdu Crédit Agricole ont travaillé ensemble à la constitution d’un fonds de placementà thématique environnementale, via la définition du cahier des charges intégrant lesprincipes et les orientations du WWF. Le fonds, distribué à partir de mars 2013 parles caisses régionales du Crédit Agricole, aura vocation à investir dans les technologiesdéveloppant des solutions environnementales, notamment les énergies renouvelables.Axe 3 – Réduction des impacts directs – Les équipes du Crédit Agricole ont fina-lisé en 2011, avec l’aide du WWF, la politique « papier responsable » du Groupe, qui s’ar-ticule selon trois axes : maîtrise des consommations (moins 25 % de papier d’ici à 2014),achats responsables (100 % de papier responsable d’ici à 2014) et collecte et recyclage(100 % de papier collecté fin 2012). Le Crédit Agricole s’est engagé dans une démarched’amélioration du profil environnemental des cartes bancaires. Son engagement consisteà remplacer progressivement le PVC (polychlorure de vinyle) utilisé dans la fabricationdes cartes bleues et à développer une filière de collecte et de recyclage des cartes.Le groupe Crédit Agricole est le leader de la banque universelle deproximité en France et l’un des tout premiers acteurs bancaires enEurope.Fin du partenariatDans un contexte économique difficile, avec la volonté de prioriser les ressources sur l’amélioration desprocess internes, le Crédit Agricole a décidé de ne pas reconduire le partenariat au-delà de son échéanceprévue en 2013. Après trois ans de coopération, le WWF regrette que le partenariat ne puisse être poursuivi,en particulier sur le sujet de l’élaboration des politiques sectorielles d’investissement pour l’agroalimentaireet les industries extractives. Le WWF encourage le Crédit Agricole à poursuivre ses efforts pour réduire sesimpacts induits liés à l’activité de financement et d’investissement, enjeu prioritaire pour le secteur. LeWWF restera vigilant sur ce point, notamment dans le cadre de son Initiative globale pour une financeresponsable (voir pages 16-17).Crédit AgricoleAccompagnementtechnique Partenaire depuis2010 Axe1 :Diminution des impacts indirectsconcernant les métiers de la banquede financement et d’investissement ainsique la gestion d’actifs Axe2 : Développement des produits bancairesresponsables afin d’encourager la promotionde modes de vie durables Axe3 : Réduction des impacts directs (émissionsde gaz à effet de serre, politique papier)Missionssoutenues• Forêts• Océans et Côtes• Changementclimatiqueet Modes de viedurablesObjectifsatteintsou dépassésObjectifsen bonne voied’atteinteCoopérationà renforcerAxe 2Axe 3Axe 1(1) Engagement volontaire à procéder à une analyse détaillée des aspects environnementauxet sociaux pour le financement de projets.
  34. 34. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 34PrincipalesréalisationsAxe 1 – Lutte contre le changement climatique – Le WWF a accompagné IKEAdans la mise à jour de son Bilan Carbone®. Cet inventaire des émissions de gaz à effetde serre de l’enseigne a aussi permis d’évaluer l’état d’avancement des actions engagées àdate par IKEA et permettra la définition d’une nouvelle feuille de route pour la période2012-2015. Les initiatives, identifiées conjointement en 2010, en matière de transportsdoux (covoiturage, vélo, transport à la demande, amélioration de la desserte en trans-ports publics) ont également été poursuivies tout comme les efforts en matière d’effica-cité énergétique dans les magasins.Axe 2 – Implantation des magasins et biodiversité – IKEA a pris l’engagementd’une meilleure prise en compte de la biodiversité dans les projets d’acquisition et deconstruction de nouveaux bâtiments. La première étape de la coopération avec le WWFa porté sur l’élaboration d’une charte intégrant des critères environnementaux émanantde la doctrine nationale élaborée par le ministère de l’Écologie. Ce travail a égalementété étendu à la mise en place d’une démarche « chantier vert » afin de réduire les impactsenvironnementaux de la construction des nouveaux magasins. Ces deux démarchescomplémentaires seront donc finalisées dans les prochains mois.Axe 3 – Sensibilisation des clients et salariés – Le WWF a apporté ses recom-mandations pour la formalisation des engagements de l’enseigne dans la réduction del’impact environnemental de son activité à travers un concept de communication grandpublic : la « Liste renouvelable » (choix de matériaux et d’approvisionnement respon-sable, gestion des déchets, économies d’énergie, etc.). Ce travail a notamment été reprisdans le cadre de la Semaine du Développement durable 2012, pendant laquelle IKEA amis en place une opération de sensibilisation à l’aménagement responsable autour duconcept d’« appartement durable ».Leader mondial de l’ameublement, IKEA est engagé depuis 2002avec le WWF dans le cadre d’un partenariat international portantsur les enjeux liés à l’énergie, au changement climatique, aux ap-provisionnements en bois et en coton.+15,9%Efficacité énergétique :+15,9 % par rapport à 2005(kWh/m3vendu)-23,1%Consommation énergétique :-23,1 % par rapport à 2005(kWh/m²)Pour aller plus loinSur les deux axes principaux, le WWF encourage IKEA à étendre l’application de la « Charte biodiversité »aux sites en rénovation et accompagnera l’enseigne en matière d’énergies renouvelables en 2013, pourconstruire un indicateur spécifique de la part d’énergies renouvelables dans le mix énergétique dechaque magasin. Le WWF souhaite également qu’IKEA renforce sa communication en magasin sur sesapprovisionnements en bois pour orienter ses clients vers des produits responsables. Cet axe de progrèsressort du Baromètre Bois(1)publié par le WWF France, plaçant IKEA au second rang des 35 enseignesétudiées, grâce à sa politique d’achat très performante.IKEAAccompagnementtechnique Partenaire depuis2009 Axe1:Renforcement de la politique de luttecontre le changement climatique Axe2:Amélioration de la prise en comptede la biodiversité dans les projetsd’implantation des magasins Axe3:Soutien à la sensibilisation des clientset des salariés aux enjeux environnementauxMissionsoutenue• ChangementclimatiqueObjectifsatteintsou dépassésObjectifsen bonne voied’atteinteCoopérationà renforcerAxe2Axe 1Axe 3(1) Etude réalisée par le WWF France en 2012 évaluant le niveau de performance environnementaledes enseignes vis-à-vis de l’achat et la vente de produits bois ou à base de bois
  35. 35. WWF France – Rapport Relations Entreprises 2011-2012 – page 35Principales réalisationsAxe 1 – L’offre Courrier responsable – L’année 2011 a été marquée par le lance-ment de la Lettre verte donnant aux consommateurs la possibilité d’accéder à une offrede courrier rapide moins émettrice de CO2, et par le développement d’éco-calculateursdestinés à informer les clients (entreprises et particuliers) et les parties prenantes de l’im-pact environnemental (dont le poids carbone) des offres Courrier. Le WWF a apporté sesrecommandations dans l’élaboration de cet outil en vue d’une bonne appropriation desmessages environnementaux par le grand public. L’éco-calculateur, déjà lancé en janvier2011 pour les entreprises, sera proposé au grand public d’ici à la fin de l’année 2012 et leWWF France restera attentif à son amélioration continue.Axe 2 – Usages responsables du papier – Avec 900 000 tonnes de papiers de bureaupotentielles à collecter chaque année en France, La Poste a lancé son service de collecte etde recyclage du papier de bureau, « Recy’go papiers », auquel le WWF est associé. Destinéprincipalement aux PME et aux collectivités, l’offre a été lancée début 2012. Parallèle-ment, La Poste a poursuivi ses efforts en matière d’approvisionnement responsable dupapier avec comme objectif 100 % de papier recyclé ou issu de forêts gérées durablementd’ici à 2015. Fortement développé durant les précédentes années de la coopération, cetaxe n’a pas bénéficié d’un accompagnement spécifique du WWF en 2012.Axe 3 – Politique climat – Depuis le 1ermars 2012, La Poste garantit la « neutralitécarbone » de son activité en intégrant un périmètre global de compensation (scope 1 +scope 2 + scope 3 partiel). Cette première étape doit s’inscrire dans une démarche globalede lutte contre le changement climatique, qui donne la priorité aux actions de sobriété etd’efficacité énergétique et au développement des énergies renouvelables. Les prochainsmois seront ainsi dédiés à la formalisation d’une politique climat ambitieuse et innovante,notamment à travers l’intention de La Poste d’adhérer au programme Climate Savers duWWF International(1). La Poste a également poursuivi ses formations à l’éco-conduite en2011 et réduit ainsi de 10 000 tonnes ses émissions de CO2 depuis 2007.Métier historique de La Poste, le Courrier distribue près de 85 millionsde documents par jour.-30%La Lettre verte permettraà l’horizon 2015 de réduire de30 % les émissions de CO2par rapport à la Lettre prioritaire91%de papier responsable en 2011(80 % en 2010) dont 8 % recyclés,27 % écolabellisés, 56 % issusde forêts gérées durablement(périmètre : La Poste maison mère,La Banque Postale et Mediapost SA)5millions de litres de carburantéconomisés chaque année grâce à laformation à l’éco-conduite de60 000 facteurs depuis 2007Pour aller plus loinLe WWF encourage La Poste à développer des offres Courrier qui répondent aux attentes de ses clients touten apportant des bénéfices environnementaux et sociaux. L’engagement climatique est un axe primordialpour l’activité d’une entreprise comme La Poste. C’est pourquoi le WWF encourage aussi fortementla concrétisation de l’engagement du Courrier de La Poste dans le processus d’adhésion au programmeClimate Savers du WWF International qui, en plus de garantir une réduction ambitieuse des émissions degaz à effet de serre, assurera le leadership de l’entreprise en matière climatique.LA POSTEAccompagnementtechnique Partenaire depuis2008 Axe1 :Développement de l’offre « Courrierresponsable » (solutions physiques,hybrides ou numériques) Axe2 :Développement et promotiondes usages responsables du papier Axe3 :Consolidation de la politique climatde l’activité CourrierMissionsoutenue• ForêtsObjectifsatteintsou dépassésObjectifsen bonne voied’atteinteCoopérationà renforcerAxe 1Axe 2Axe 3(1) Voir descriptif du programme Climate Savers page 13

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