Rapport d'activité 2009-2010 du WWF France

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Rapport d'activité 2009-2010 du WWF France

  1. 1. © fritZ pÖlking / wwfRAppORt d’ActIvIté du WWF FRAncE2009-2010
  2. 2. WWF Le WWF est l’une des toutes premières organisations indépendantes de protection de l’environnement dans le monde. Avec un réseau actif dans plus de 100 pays et fort du soutien de 5 millions de membres, le WWF œuvre pour mettre un frein à la dégradation de l’environnement naturel de la planète et construire un avenir où les humains vivent en harmonie avec la nature, en conservant la diversité biologique mondiale, en assurant une utilisation soutenable des ressources naturelles renouvelables et en faisant la promotion de la réduction de la pollution et du gaspillage. En 2011, le WWF fêtera ses 50 ans. Depuis 1973, le WWF France agit au quotidien afin d’offrir aux générations futures une planète vivante. Avec ses bénévoles et le soutien de ses 170 000 donateurs, le WWF France mène des actions concrètes pour sauvegarder les milieux naturels et leurs espèces, assurer la promotion de modes de vie durables, former les décideurs, accompagner les entreprises dans la réduction de leur empreinte écologique et éduquer les jeunes publics. Mais pour que le changement soit acceptable il ne peut passer que par le respect de chacune et chacun. C’est la raison pour laquelle la philosophie du WWF est fondée sur le dialogue et l’action. Depuis décembre 2009, la navigatrice Isabelle Autissier est présidente du WWF France. © Concept & design by © ArthurSteenHorneAdamson © 1986 Panda Symbol WWF - World Wide Fund For nature (Formerly World Wildlife Fund) ® “WWF” & “living planet” are WWF Registered Trademarks / “WWF” & “Pour une planète vivante” sont des marques déposées. WWF France. 1 carrefour de Longchamp. 75016 Paris.Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 2
  3. 3. SOMMAIREnOtRE phIlOSOphIE 8AgIR AvEc lE RéSEAu MOndIAl dES WWF 14pROtégER lA bIOdIvERSIté ultRAMARInE 16pROtégER lA bIOdIvERSIté En FRAncE MétROpOlItAInE 18puRIFIER l’EAu, chAngER d’ASSIEttE 20RéduIRE nOtRE EMpREIntE écOlOgIquE 22IlS dOnnEnt Et IlS SE dOnnEnt 26SOllIcItER vOtRE généROSIté 32AccOMpAgnER lES EntREpRISES 33êtRE vISIblE dAnS lES MédIAS 34gOuvERnAncE 38cOMptE EMplOIS / RESSOuRcES 2009-2010 40 Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 3
  4. 4. © national geographic stock / michael nicols / wwfRapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 4
  5. 5. © martin leers AndRé MAlRAux écRIvAIt : Isabelle Autissier, marin, ingénieur, femme de lettres, de théâtre et de radio, s’est vue confier la présidence du WWF France en “ Il ExIStE dES RépOnSES décembre 2009.dE cIvIlISAtIOnS à tOuS lES Elle rejoint ainsi, à la tête du WWF France, Serge Orru son directeur général. Ce tandem au service de l’ONG et de ses gRAndS déFIS ”. missions fonctionne si bien qu’ils n’ont pas souhaité signer ce préambule autrement qu’à deux voix. SuIvOnS-lE ! En 2011, l’ensemble du WWF France, Luc Hoffman, président d’honneur et père fondateur et Claude Martin, ancien directeur général du WWF International, s’associeront de tout leur cœur de militant aux cinquante ans du WWF International avec lequel ils portent tant de projets communs. Cet anniversaire, cela veut dire que depuis un demi-siècle, des hommes et des femmes œuvrent pour rapprocher les êtres humains de la nature, pour conserver les espèces et les espaces, pour préserver la biodiversité et convertir nos modes de vie dans un monde durable. Car les enjeux du XXIème siècle sont bien là : lutter contre le péril climatique, éradiquer la misère. L’un ne va pas sans l’autre. Nous avons par ailleurs chaque jour la confirmation qu’environnement et droits de l’homme sont intimement liés. On sait que les crises climatiques engendrent déjà des conflits et, au-delà, c’est le droit de tous à l’équité, à l’air pur, à la santé, à une eau et une nourriture saines et suffisantes qui sont concernés. C’est une des raisons pour lesquelles le WWF France se rapproche d’autres ONG à travers le collectif Alliance pour la planète. Inlassablement, en effet, nous travaillons avec le monde associatif, mais aussi avec les décideurs politiques et économiques, afin d’inventer une manière de créer de la richesse qui ne mette pas la biodiversité et le climat en péril. Polliniser la société avec nos idées et nos propositions, voilà notre actualité ! Cela, nous le faisons grâce à nos 170 000 soutiens, des donateurs qui ont confiance en notre action, qui rendent nos messages plus forts et plus crédibles, et auxquels nous devons des résultats. Nous le faisons également avec et grâce à l’équipe des bénévoles et des salariés du WWF France dont il faut saluer l’engagement et… l’exceptionnelle biodiversité. Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 5
  6. 6. chAngER dE pOlItIquE,pAS dE clIMAt !Décembre 2009. La COP15 s’ouvre à Copenhague. Investi depuis des mois dans la préparation de ce rendez-vous planétaire, le WWF France fait entendre sa voix et tient son rôle d’observateur militant. À la table desnégociations, les dirigeants politiques du monde entier semblent, eux aussi, admettre la nécessité de limiterl’augmentation de la température mondiale à moins de deux degrés, afin d’éviter un dangereux dérèglementclimatique. Ils l’admettent… en théorie. Car en pratique, les engagements resteront dramatiquementinsuffisants. Déçu, mais pas vaincu, le WWF reprend des forces et poursuit son combat contre le périlclimatique.de gauche à droite : christophe andré, directeur général de arjowiggins graphic, entreprise partenaire du wwf france,elise Buckle, responsable energie-climat du wwf france, serge orru, directeur général du wwf france.
  7. 7. © Jacques-olivier Barthes
  8. 8. nOtRE phIlOSOphIE Depuis la création du WWF en 1961, et de son organisation française en 1973, le cœur d’engagement des militants reste immuable. Créé pour préserver les merveilles menacées du règne animal et végétal, le WWF poursuit sa mission première, tout en adaptant sa marche à un monde en mouvement. Car aujourd’hui, pour sauver les espèces, il faut aussi protéger les espaces. Notre raison d’être pROtégER Le WWF est l’une des premières organisations mondiales de protection de la nature. Afin de façonner un avenir où les êtres humains pourront vivre en lES harmonie avec leur environnement, le WWF s’est donné pour mission de défendre ESpAcES la biodiversité de la planète, et d’alléger le poids que l’empreinte écologique, due aux activités humaines, fait peser sur les écosystèmes. Et lES Nos objectifs ESpÈcES Avec la volonté d’être exemplaire, et par conséquent leader dans son domaine, le WWF France unit ses forces à celle de son réseau international. Pour autant, il reste attaché aux spécificités culturelles et stratégiques de son territoire natal, et veille à garder son autonomie, sa liberté d’action et de parole. Ses ressources financières, issues pour plus de la moitié de la générosité de ses membres, lui donnent à ce titre les moyens de cette précieuse indépendance. Notre approche holistique Considérant le vivant tel un ensemble solidaire, une totalité d’écosystèmes imbriqués les uns aux autres, le WWF applique cette approche globale à son organisation et à ses programmes. Autrement dit, pour protéger l’unique, le WWF veille à comprendre et agir sur le tout car le tout, par ses interactions et sa capacité d’évolution, est le garant de la survie de l’unique… Notre démarche : dialogue et réforme Réformiste déterminé, partisan du dialogue, le WWF privilégie la recherche et l’expérimentation sur le terrain de solutions pilotes. Il choisit pour cela d’agir en concertation, et souvent en partenariat, avec toutes les parties prenantes de la société : acteurs institutionnels, décideurs économiques, syndicats, enseignants, chercheurs, média, artistes, grand public à la fois consommateur et citoyen.Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 8
  9. 9. Nos interlocuteurs Acteurs institutionnels. Riche de l’expérience et de la légitimité acquises à la table des négociations du Grenelle Environnement, en octobre 2007, le WWF France a désormais vocation à influencer toute décision publique intervenant dans sa sphère de compétences. Sans prise de position partisane, sinon celle de défenseur d’une planète vivante, il fait entendre sa voix tant au sein du débat national, qu’européen et international. Décideurs économiques. Convaincu du rôle essentiel que peut et doit jouer l’entreprise dans la réduction de l’empreinte écologique, le WWF développe, avec le secteur privé, des relations partenariales basées sur une démarche de progrès environnemental. Pas à pas, ce processus d’accompagnement des entreprises s’élargit à une stratégie d’influence macro-économique de secteurs, filières et métiers tels que la pêche, le bois ou encore l’extraction minière. Grand public. Le WWF se donne aussi pour mission de sensibiliser à l’environnement et d’accompagner la métamorphose des citoyens-acteurs vers un mode de vie plus respectueux. Grâce notamment aux nouveaux médias à sa disposition – sites internet, blogs, réseaux sociaux, vidéo –, il élargit son audience à des publics de tous âges et de tous horizons.Nos programmes de conservationActualisés tous les deux ans dans le Rapport Planète Vivante, la mesurede l’empreinte écologique et de l’indice “ Planète vivante ” qui porte sur labiodiversité, servent de guides et de repères à la stratégie d’ensemble du WWFet à la conception de ses programmes.Que disent les indicateurs en 2010 ? Que la biodiversité, en déclin de 30 %depuis 1970, montre un rythme de perte particulièrement alarmant dans leszones tropicales. Et que si l’impact de la dégradation environnementale s’abaten premier lieu sur les peuples les plus pauvres, l’empreinte écologique parindividu est en revanche cinq fois supérieure dans les pays à hauts revenus…En phase avec les priorités stratégiques du WWF International, sur lesquellesle WWF France concentre plus de 90 % de ses moyens, les programmes deconservation de WWF France visent donc un ensemble d’écorégions prioritaireset, à travers elles, leurs espèces emblématiques : Amazonie, Triangle de Corail,bassin du Mékong, du Congo et du Niger, cœur de Bornéo, régions littorales del’Afrique de l’Est, Madagascar, Méditerranée et zone alpine.De façon transversale, ces programmes portent sur un ensemble deproblématiques lourdes d’enjeux : changement climatique, forêt, pêche, maisaussi eau douce, énergie, aménagement du territoire, contaminants toxiques,éducation et sensibilisation à l’environnement, etc. Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 9
  10. 10. lA 5 ÈME Nos cinq révolutions depuis cinquante ans UN. Au commencement, le WWF concentre ses efforts sur la protection des RévOlutIOn espèces animales emblématiques menacées d’extinction à travers le monde : tigre, éléphant, ou encore panda, bien sûr. DEUX. Pour gagner en efficacité d’action, le WWF commence peu à peu à protéger l’habitat de ces espèces. Il s’engage en faveur de la création de réserves naturelles, de parcs nationaux et régionaux. TROIS. Le WWF comprend qu’une meilleure protection des espèces et des milieux naturels passe nécessairement par la prise en compte des intérêts et des usages des populations locales. Le WWF fait alors siens les mots “ dialogue ”, “ acceptation ”, “ valorisation ” et il mène une stratégie d’intégration régionale, main dans la main avec les acteurs locaux. QUATRE. La mondialisation fait son chemin. Les problématiques – changement climatique, dégradation et contamination des écosystèmes… – sont désormais d’envergure planétaire. Les programmes du WWF s’adaptent, l’heure est à la transversalité : pour sauver l’ours polaire, on doit préserver la banquise, donc lutter contre le réchauffement climatique, c’est-à-dire revoir nos modes de construction, de consommation, de déplacement... CINQ. La cinquième révolution ? C’est celle qui s’écrit actuellement. Transition, conversion, métamorphose. Nos sociétés doivent muter vers un nouveau modèle sociétal et se réinventer pour créer de la richesse sans ruiner le vivant. Défricher ces nouveaux scénarios de vie est désormais l’objectif du WWF France. 80 A 100 % Quel rapport entre un tigre et un cookie ? dES ESpÈcES dE En quoi agir en faveur de modes de production et de consommation responsables contribue-t-il à la protection d’un félin ? MAMMIFÈRES, dE REptIlES Et d’OISEAux J’ai un petit creux, j’ouvre un paquet de cookies. Sur la liste des ingrédients, entre pâtes, poudres et émulsifiants divers, je lis “ graisse végétale (palme) ”. dISpARAISSEnt lORS dE Encore de l’huile de palme ! Qu’a-t-elle de plus que les autres, pour qu’on lA tRAnSFORMAtIOn en mette non seulement dans les biscuits, mais aussi dans les frites, chips, sauces, mayonnaises et margarines, pâtes à tarte et à tartiner, et jusque dans dES FORêtS tROpIcAlES le savon, le maquillage ou les bougies ? Réponse : de tous les oléagineux, le En plAntAtIOn palmier à huile présente le meilleur rendement. dE pAlMIERS à huIlE Nécessitant un climat tropical humide, il est surtout cultivé en Indonésie et en Malaisie où ses surfaces de plantation ont respectivement quintuplé et doublé depuis le début des années 1990… au détriment d’une forêt primaire parmi les plus diversifiées au monde. Adieu orangs-outangs, éléphants et rhinocéros de Sumatra ! Ainsi, tandis que les feux de forêts entraînent des pics d’émissions de gaz à effets de serre, 80 à 100 % des espèces de mammifères, de reptiles et d’oiseaux disparaissent lors de la conversion en plantation. Réalisée hors des droits coutumiers, cette conversion engendre aussi de nombreux conflits sociaux, et prive les populations locales des ressources de l’agriculture vivrière. Quant au tigre, privé lui de son gibier et chassé de son habitat naturel, le voilà qui rôde autour des villages. Devenu ennemi public numéro un, il est braconné sans merci… Encore un cookie ?Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 10
  11. 11. © naturepl.com/anup shah / wwfRapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 11
  12. 12. lE jAguAR, lE tIgREEt lA tORtuE…Le jaguar, qui vit notamment en Guyane française, a vu sa population chuter à dixmille spécimens. Déforestation, exploitation minière, braconnage, etc. dégradentson habitat naturel, comme celui du tigre et de tant d’autres espèces sauvages.Protéger la faune de la forêt guyanaise, mais aussi les derniers cagous des forêtshumides de Nouvelle-Calédonie constitue une des priorités du WWF France. Pourassurer la préservation d’autres espèces à l’instar de la loutre et du castor des bordsde Loire, du flamant rose de Camargue ou de la tortue cistude en Brenne, le WWFFrance a décidé d’acquérir par partie leurs territoires. Devenir propriétaire dezones écologiques exceptionnelles, voilà une solution concrète et efficace pourpréserver la biodiversité. Sur ces territoires confiés à la gestion d’acteurs inscritsdans une démarche de préservation, le WWF contribue, grâce à la générosité deses donateurs, à protéger faune et flore, tout en favorisant une agriculture dequalité et un tourisme écologique.
  13. 13. © staffan widstrand / wwf
  14. 14. AgIR AvEc lE RéSEAu La biodiversité n’a pas de frontières. Pour agir à l’échelle de la planète, dans les grandes écorégions prioritaires, le WWF France s’unit MOndIAl dES WWF à son réseau international et renforce ses moyens. Comment rendre plus efficaces les actions de préservation du WWF France dans ces territoires d’une biodiversité inouïe que sont le bassin du Mékong, le bassin du Congo, le bassin du Niger et, au-delà, les zones littorales d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique de l’Est ou encore Madagascar ? Réponse, suivie d’effets tout au long de l’année : en s’associant étroitement à la stratégie d’ensemble du réseau international du WWF lA bIOdIvERSIté et aux programmes développés par ses bureaux régionaux et leurs partenaires. Pour être à même de relever, aux côtés de son réseau mondial, les enjeux et défis nE cOnnAIt posés par ces aires vastes comme plusieurs hexagones, voire parfois comme l’Europe entière, le WWF France s’est doté en avril 2010 d’un pôle international. pAS dE Outre l’appui aux différents projets régionaux, le pôle soutient le programme FROntIÈRES transversal Traffic, chargé de lutter contre l’effondrement des espèces animales et végétales sauvages. Autre mission essentielle assignée au service : travailler avec les bailleurs de l’aide publique au développement tels que l’Agence Française de Développement (AFD) et le Fonds français pour l’Environnement Mondial (FFEM) qui sont des partenaires de premier plan du WWF France. 2 AFRIquE dE l’OuESt bASSIn du MéKOng 3 1 bASSIn du cOngO AFRIquE dE l’ESt 4Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 14
  15. 15. 1 BASSIN DU CONGO : mécanismes de financement durable innovants pour la biodiversité Dans le bassin du Congo, le cœur vert de l’Afrique, le WWF-France travaille en priorité sur la gestion durable des forêts et à la mise en place de mécanismes de financement innovants. Le WWF participe à la fondation pour le Parc Tri-national de la Sangha (FTNS) qui a capitalisé en 2010 son fonds fiduciaire grâce à une dotation de 5 millions d’Euros de la banque de développement et de reconstruction allemande KFW et de 3 millions d’euros de l’Agence Française de Développement (AFD). Au Gabon, le WWF France participe activement au pilotage du fonds de conversion de dette pour les écosystèmes forestiers du Gabon, un fonds bilatéral franco-gabonais de 60 millions d’euros. Cette année, ce fonds a donné le feu vert pour le financement d’une station de surveillance de l’intégrité du couvert forestier par images satellites.2 AFRIQUE DE L’OUEST, financement du parc Taï et préservation de la mare d’Oursi Clé d’entrée du WWF en Afrique de l’Ouest, le financement de la biodiversité s’illustre aussi de très belle façon dans le Parc national ivoirien de Taï, dernier massif de forêt primaire de cette écorégion. En coopération étroite avec son partenaire, la Fondation pour les Parcs et Réserves de Côte d’Ivoire (FPRCI), le WWF a contribué à la mobilisation d’une dotation initiale de 2,3 millions d’euros grâce à un don du gouvernement allemand. Un mécanisme de financement pérenne a ainsi été initié. Il vise à préserver à long terme ce parc national ivoirien, classé patrimoine de l’humanité par l’Unesco et refuge des dernières populations de chimpanzés en Afrique de l’Ouest. Si le réseau WWF est en train de se désengager progressivement du bassin du Niger, le WWF France est resté présent en 2010 au Niger et au Burkina Faso où il a orchestré une opération de protection de la mare d’Oursi et de ses affluents, zone humide stratégique pour les oiseaux migrateurs. Cette opération a donné lieu à la réalisation d’un court métrage sur le thème de l’accès à l’eau, dans le cadre de la campagne ‘8 fois 8’ sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement.3 BASSIN DU MÉKONG, un fleuve et des tigres Avec quelque huit cents projets de barrages hydroélectriques à l’œuvre, et le géant chinois tout proche, cette écorégion concentre des enjeux géopolitiques colossaux. Si colossaux que le WWF France a choisi de s’y investir sur quelques thèmes prioritaires et porteurs, en association avec son réseau mondial et les acteurs institutionnels présents dans la région. Tout au long de 2010, année du tigre tant pour la communauté chinoise qu’internationale, le WWF France s’est ainsi rallié à la Campagne Tigre du WWF, vaste opération de sensibilisation à la disparition de l’habitat du félin. De même, il a mené un projet de lutte contre l’ensablement du fleuve en collaboration avec le FFEM et la Mekong River Commission.4 AFRIQUE DE L’EST, de Madagascar au Mozambique Main dans la main avec les bureaux du WWF dans l’océan Indien, le WWF France participe à Madagascar à un projet de restauration forestière dans la région Fandriana- Marolambo et, en partenariat avec la Commission pour l’Océan Indien, à la mise en réseau des aires marines à préserver en priorité. Au Mozambique, le WWF France a collaboré, en partenariat avec l’Agence française de développement, au tournage du troisième épisode de la série documentaire Biotiful Planet, dont les deux volets précédents se déroulaient à Madagascar et dans le bassin du Congo. Ce film a permis de valoriser les projets de tourisme durable et de pêche artisanale mis en œuvre, ainsi que la lutte contre le braconnage. Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 15
  16. 16. pROtégER lA bIOdIvERSIté Avec de petits, parfois même minuscules territoires, mais de gigantesques aires marines, l’outre-mer français rassemble ultRAMARInE plus de 80 % de la biodiversité nationale. Raison de plus pour s’y engager ! Dans le contexte international de promotion de la biodiversité, les forces ultramarines du WWF ont activement participé à la campagne de sensibilisation déroulée au fil des mois. Elles ont aussi répondu présentes lors des grands rendez-vous de négociations institutionnelles, de la conférence de Chamonix consacrée à la relance de la stratégie nationale, jusqu’à la Conférence internationale qui se tenait en octobre 2010 à Nagoya. Outre cette mobilisation, le WWF a bien sûr poursuivi ses programmes pilotes, “ défricheurs de solutions ”, via notamment ses bureaux de Nouméa et de Cayenne. 3 pOlYnéSIE FRAnÇAISE 1 guYAnE 2 nOuvEllE-cAlédOnIE 2Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 16
  17. 17. 1 GUYANE, plus de tortues et moins d’or ? Succès ! Le filet sélectif Turtle and Trash Excluder Device (TTED), expérimenté à l’initiative du WWF, équipe désormais l’ensemble de la flotte crevettière guyanaise. À la satisfaction générale, ce système évite les prises accidentelles de tortues marines, tout en permettant de meilleurs rendements aux pêcheurs. En parallèle se poursuivent Caret, plan de restauration des tortues marines, et le programme Temeum qui a pour objet la transmission aux professionnels ultramarins des bonnes pratiques de gestion appliquées aux projets environnementaux. À signaler également : le lancement d’un programme Espèce dédié aux kwata (singe araignée), jaguar, tapir et autres espèces emblématiques du plateau des Guyanes, dans le but d’étudier leur biologie et de sensibiliser le public aux ravages du braconnage. Cette année encore, l’autre plan prioritaire de l’action du WWF en Guyane a porté sur la lutte contre l’orpaillage illégal, une pratique entraînant déforestation, pollution au mercure mais aussi délinquance. Au programme : participation à l’enquête publique sur le schéma d’exploitation minière, organisation de la traçabilité, sensibilisation de toute la filière et du public, notamment autour de la Saint-Valentin, aux impacts de “ l’or sale ” sur l’environnement... À suivre sur le blog http://guyane.wwf.fr2 NOUVELLE-CALÉDONIE, de forêts en lagon La Nouvelle-Calédonie compte d’énormes gisements de nickel et de cobalt. Or l’extraction de ces minerais entraîne la destruction d’écosystèmes forestiers d’une extrême fragilité. Pour promouvoir de meilleures pratiques et montrer qu’une exploitation propre est possible, le WWF s’est donc engagé dans un programme de sensibilisation des exploitants aux impacts de leur activité. Le WWF poursuit également ses programmes de préservation et de restauration des forêts sèches et humides en association avec les communautés et collectivités locales, avec le double objectif d’une meilleure observance et, à terme, d’un complet passage de relais. Ces programmes portent notamment sur la lutte contre les espèces invasives et la prévention des feux de forêts. Des pépinières d’espèces endémiques permettent d’allier protection de l’environnement et valorisation économique grâce, par exemple, à l’exploitation du miel issu des arbres mélifères. Deuxième volet majeur de l’engagement du WWF en Nouvelle-Calédonie, la protection du lagon se poursuit, avec le double encouragement du classement au patrimoine mondial de l’Unesco en 2008, et de la création, en 2009, d’un réseau d’aires marines protégées géré par les autorités coutumières locales et la Province Nord. À suivre sur le blog http://nouvelle-caledonie.wwf.fr3 POLYNÉSIE FRANÇAISE, touche pas à mes coraux ! Déjà partenaire de l’Initiative Française pour les RÉcifs CORalliens (IFRECOR), en Polynésie française comme en Nouvelle-Calédonie, le WWF a participé à l’analyse écorégionale en Polynésie. À l’exemple du projet mené en Nouvelle- Calédonie, cette analyse préfigure la création d’un nouveau réseau d’aires marines protégées. Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 17
  18. 18. pROtégER lA bIOdIvERSIté Si loin, si proche… la biodiversité est aussi à nos portes ! Dans chaque écorégion prioritaire – Loire, Alpes, En FRAncE MétROpOlItAInE pourtour méditerranéen – le WWF travaille à la préserver. Les Nations Unies ayant déclaré 2010 “ année internationale de la biodiversité ”, il a semblé tout naturel au WWF France de mêler sa voix à celles des autres acteurs majeurs de cette cause (IUCN, Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement, Ligue pour la Protection des Oiseaux et Ligue Roc) pour lancer un appel citoyen “ La biodiversité, c’est ma nature ”. 22 000 signatures ont été ainsi collectées pour faire de la biodiversité une grande cause partagée. De mai à octobre, il a également participé aux “ Regards sur la biodiversité ”, dont les animations, conférences, parcours nature ou encore l’exposition “ Naturel brut, parcours art et biodiversité ” visaient à rallier le grand public sur un mode porteur d’espoir et de solutions. Ces événements n’ont bien sûr pas empêché le WWF de poursuivre ses programmes de terrain. 2 lOIRE AlpES 3 2 1 RégIOn MédItERRAnéEnnERapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 18
  19. 19. 1 RÉGION MÉDITERRANÉENNE, un carrefour stratégique Dans une aire où se heurtent enjeux économiques et environnementaux, le WWF, s’entourant de tous les acteurs prêts à “ jouer le jeu ”, renforce sa présence tant sur la rive nord, de la Camargue à la Crau, qu’au sud en collaboration avec Medpo, le bureau méditérranéen du WWF International. Au sein d’une équipe dédiée, le WWF participe ainsi à la définition d’un futur Grand port maritime de Marseille à la fois porte d’entrée vers le cœur économique de l’Europe, et compatible avec les critères du Grenelle de l’Environnement. Au-delà de ce projet, le WWF initie des propositions et des actions de lobbying pour lutter contre la dégradation du golfe de Fos-sur-Mer. Dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée, le WWF porte également le projet Med Initiative, dont l’objet est de sensibiliser les décideurs à des enjeux tels que la pêche ou le tourisme durables. La présentation en juin 2010, devant le Parlement européen, d’Héliosthana, pays méditerranéen fictif qui aurait fait sa conversion énergétique en 2020, s’inscrivait en droite ligne de cette démarche. Au sein du Programme Medpan qui réunit la communauté méditerranéenne des gestionnaires d’aires marines protégées, le WWF poursuit sa collaboration sous forme d’appui technique et de transfert de compétences. Et parce que connaître permet de protéger, il renouvelle sa campagne de marquage des thons rouges sur le voilier WWF Colombus, et mène à son terme le Programme Cétacés, basé sur des photo-identifications et des biopsies réalisées dans le sanctuaire Pélagos. Soulignons enfin que le WWF soutient le projet du parc national des Calanques et poursuit, sur le site ardéchois de Païolive et dans la plaine des Maures, ses actions pilotes relatives à la naturalité de la forêt méditerranéenne.2 LOIRE, l’heure du passage de relais Bien que les associations prennent aujourd’hui le relais sur les combats écologiques nés autour de la Loire, le WWF reste impliqué dès lors que sa présence semble nécessaire. Ce fut le cas pour obtenir la promesse de l’arasement du barrage de Poutès. Dans le cadre du projet Rivières vivantes, le WWF a de même œuvré en faveur de la convention inter-associative sur l’hydroélectricité durable, signée en juin 2010. Ce préalable au lancement de projets pilotes vise, à terme, la généralisation d’une énergie durable labellisée. Le WWF collabore également à un projet de corridor écologique à la confluence de la Loire et de l’Allier, et à la création d’un réseau Rivières Sauvages dont le cahier des charges excluera tout aménagement futur sur des cours d’eau jusque-là préservés et identifiés comme des “ joyaux naturels ”. Le WWF, enfin, reste présent aux côtés des gestionnaires qui gèrent les 145 hectares de la réserve naturelle de Chérine et a peu à peu fait l’acquisition de surfaces supplémentaires qui devraient bientôt intégrer la réserve.3 ALPES : objectif Mont-Blanc De plus en plus investi sur l’axe alpin, le WWF a choisi de réunir un maximum d’acteurs autour de la problématique complexe du tourisme. Dans le cadre du “ European Alpin Program ”, le WWF élabore ainsi avec ses partenaires autrichiens, italiens et suisses, un modèle de station touristique durable et un projet de corridor écologique. Il travaille également à l’inscription du Mont- Blanc au patrimoine mondial de l’Unesco. Tout en protégeant ce sommet emblématique, ce statut permettrait de sensibiliser l’opinion à la nécessité de préserver toute une écorégion mise à mal par le tourisme de masse. Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 19
  20. 20. puRIFIER l’EAu, chAngER Réduire son empreinte écologique, c’est se donner les moyens de vivre à la fois mieux et autrement. Pour cela, on examine chaque d’ASSIEttE besoin, dont les plus vitaux, boire et manger, en se demandant que changer et comment. QUALITÉ DE L’EAU : agir, vite ! Il FAut Agriculture industrielle, pollution des eaux, contamination des hommes et d’autres espèces, tels les saumons, les esturgeons ou les anguilles, sont les AgIR vItE chaînons d’un même cercle vicieux… Lancée début 2009, la campagne Eau Douce Et dE FAÇOn pour la préservation des hydrosystèmes s’est donc poursuivie en 2010 en ciblant les pratiques agricoles. Isabelle Autissier, présidente du WWF France, titrait RESpOnSAblE ! d’ailleurs sa tribune parue dans Le Monde en juin 2010, “ Pollution de l’eau : l’État doit mettre au pas l’agriculture industrielle ”. Pour appuyer ses dires et montrer, notamment, le défaut de protection des captages d’eau en France, le WWF a piloté une étude de recherche de 180 molécules - polluants agricoles, pesticides mais aussi rejets industriels, résidus médicamenteux, etc. - sur 71 prélèvements réalisés sur tout le territoire, outre-mer compris. Premiers constats de cet état des lieux : certains polluants échappent à la réglementation. Les contrôles n’ont pas la même rigueur d’un lieu à l’autre. Sans changement de pratiques, certains départements, tel l’Eure-et-Loir, pourraient bientôt ne plus être à même de produire leur eau potable… Diffusé en mai 2010 sur France 3, le documentaire “ Du poison dans l’eau du robinet ” réalisé avec le concours du WWF avait également pour objectif de mobiliser l’opinion sur la qualité de l’eau potable distribuée en France. Place, enfin, à la récompense : en 2010, la 2e édition du concours des Héros de l’eau décernait son premier prix aux victorieux “ bagarreurs ” de l’association SOS Loire vivante. AGRICULTURE, changer de modèles Pollution de l’eau et pratiques agricoles étant intimement liées, le WWF se positionne sur cette question avec une force accrue depuis le Grenelle de l’Environnement. Ouvert au débat, partisan du bio de proximité et de saison mais, surtout, promoteur au sens large de l’agriculture durable, bénéfique tant pour l’environnement que l’emploi et le revenu des producteurs, le WWF siège désormais à la table des négociations. Cofondateur et membre actif de la plateforme inter-associative PAC 2013, il porte avec quatre autres réseaux d’ONG européens une proposition pour la réforme de la Politique agricole commune. Privilégiant le champ de l’expérimentation, le WWF est en outre partenaire du réseau des Centres d’Initiatives et de Valorisation de l’Agriculture et du Milieu rural (CIVAM), dont il met en avant les pratiques durables. PÊCHE, promouvoir une pratique responsable En juillet 2009, le Grenelle de la mer aboutissait à deux engagements gouvernementaux majeurs que le WWF, membre des comités opérationnels, veille aujourd’hui à voir appliquer. Il s’agit, d’une part, du principe adopté à l’horizon 2020 de 20 % des mers et océans français transformés en aires marines protégées, dont la moitié en réserve de pêche et, d’autre part, de la création de six Unités d’exploitation et de gestion concertées.Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 20
  21. 21. Ces sites pilotes - quatre en métropole, deux en outre-mer -, adopteront eneffet le modèle de gestion novateur pensé et développé avec succès par le WWFet ses partenaires depuis une dizaine d’années.Fin 2009, le WWF participait également aux Assises de la pêche, organiséespar le ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, en vued’élaborer les propositions françaises lors de la réforme européenne de laPolitique commune de la pêche, prévue en 2012.Notons enfin que le WWF et ses partenaires, dont le comité des pêches du Var,se félicitent qu’en 2009 leur projet commun de plateforme de développementterritorial sur le littoral varois ait été retenu. Ce financement d’un million d’eurosissu du Fonds européen pour la Pêche permettra la mise en place de projets allantdans le sens d’un développement durable des activités maritimes sur cette zone :créations “ d’ Amap poisson ”, développement de circuits courts, projets alliantpêche et tourisme durable…HUILE DE PALME, bâtir une filière durableProduite de façon intensive au détriment des forêts primaires tropicales, l’huile depalme bon marché coûte cher à la planète ! Plutôt qu’appeler à un boycott qui neferait que déplacer le problème, le WWF préfère agir pour le développement d’unmode de production durable.Il sensibilise le grand public sur le site www.protegelaforet.com, et prend àpartie les acteurs de la filière, dont les principaux distributeurs, en publiant uncomparatif (scorecard) des acheteurs d’huile de palme européens. Au niveauinternational, le WWF est aussi un membre actif de la RSPO ou Table rondepour l’huile de palme durable qui, depuis 2003, réunit deux cents acteursmajeurs autour des enjeux d’une culture responsable.SOJA, stopper la saignée amazonienneChaque année, la France importe du Brésil près de cinq millions de tonnes desoja destiné à l’alimentation animale. N’appelant, là encore, à aucune solutionextrême, le WWF milite en revanche pour des modes de production et deconsommation durables. Il le fait à l’adresse du grand public, notamment surle site www.protegelaforet.com, ainsi qu’au niveau institutionnel, en exposantpar exemple sa vision à Bruxelles, à l’appel de l’Association des Régionseuropéennes sans OGM. Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 21
  22. 22. RéduIRE nOtRE EMpREIntE En absorbant nos émissions de carbone, les écosystèmes sont nos meilleures “ assurances climat ”. Pourtant notre empreinte écologique écOlOgIquE outrepasse chaque jour un peu plus leur capacité à se renouveler. Alors ? Énergie, habitat, transport : le changement s’impose. RETOUR SUR Copenhague La 15ème Conférence des Partis de la Convention Cadre des Nations Unes sur les Changements Climatiques s’est tenue à Copenhague en décembre 2009. En vue de ce rendez-vous annoncé comme décisif, le WWF France s’était fortement mobilisé aux côtés de son réseau international et de ses autres partenaires, tant en amont que durant le sommet. Au titre de l’intense effort d’information et de communication de ces mois, on retiendra la co-rédaction, avec Greenpeace, IndyACT, Germanwatch, David Suzuki Foundation et National Ecological Centre of Ukraine, d’un traité idéal pour Copenhague ; la traduction et diffusion du guide Vers un new deal climatique et du rapport Les espèces face au changement climatique ; la réalisation avec les partenaires entreprises du document “ On ne négocie pas avec le climat, on agit ” ; la participation de l’équipe vidéo au projet du WWF International.“ Inside Cop 15 ” qui a permis de suivre l’actualité de la conférence sur Internet ; la conférence organisée à Copenhague sur l’étude réalisée avec Vigéo “ Entreprises et changements climatiques ”. On retiendra enfin l’Ultimatum climatique, coalition de onze ONG, dont la campagne co-animée par le WWF a recueilli 576 582 signatures ! … La mobilisation générale n’a pourtant pas suffi à convaincre les décideurs d’adopter une politique énergétique à la hauteur de l’enjeu. Le protocole de Kyoto s’achève le 31 décembre 2012, c’est-à-dire demain, et le WWF poursuit son action en faveur d’une division par deux des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici 2050. ENJEU CLIMAT/ÉNERGIE, la preuve par l’exemple En 2010, le suivi des lois issues du Grenelle de l’Environnement a continué à mobiliser le WWF, ceci particulièrement sur le volet urbanisme et son indissociable tandem habitat-transport, si décisif en termes de consommation d’énergie. Pour autant, sans délaisser négociations internationales et lobbying institutionnel, mais tirant les leçons de la déconvenue de Copenhague, le WWF a désormais choisi de concentrer ses efforts sur la mise en œuvre de solutions et l’expérimentation de terrain. Incitant collectivités locales et entreprises à passer à l’acte, il accompagne leurs Plans Climat et leurs initiatives en matière de construction, de chauffage ou encore de déplacement. Le projet Lyon Confluence, mené par la communauté urbaine de Lyon avec le soutien du WWF France, est une belle illustration de cette stratégie. Ce grand programme vise en effet à la réhabilitation urbaine de la presqu’île entre Rhône et Saône, dans une double démarche de réduction drastique de l’empreinte écologique et des émissions de gaz à effet de serre et, simultanément, d’extrême attention portée à la qualité du cadre de vie environnemental, social et culturel.Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 22
  23. 23. GITES PANDA, pour un tourisme vert et citoyen Créé en 1993 par le WWF France, en partenariat avec la Fédération des Parcs naturels régionaux et nationaux de France et la Fédération des Gîtes de France, le label Gîte Panda estampille 300 chambres d’hôtes, gîtes ruraux et de séjour. Préalablement agréés Gîtes de France, les Gîtes Panda se situent près de chemins de randonnée, au sein de parcs naturels ou, pour quelques-uns, sur des sites naturels remarquables protégés. Afin d’accroître encore la qualité du label, un nouveau cahier des charges a vu le jour cette année. Constitué de 125 critères, il s’appuie sur quatre piliers fondamentaux : protection de la faune et de la flore, éco- habitat, écocitoyenneté, sensibilisation des visiteurs à la protection de l’environnement. Pour tout savoir : www.gites-panda.frOUI AU BOIS quand il est bien géré !Bassin du Congo, pourtour méditerranéen, outre-mer… Le WWF porte desprogrammes de terrain destinés à préserver les écosystèmes forestiers et àlutter contre la déforestation. Outre l’expérimentation de pratiques durablesauprès des acteurs de la filière, ces programmes se tournent vers les décideurspublics, les entreprises et le public pour promouvoir des politiques d’achat et deconsommation responsables.Première victoire, le vote par le Parlement européen, en juillet 2010, de la ForestLaw Enforcement on Governance and Trade : ce règlement renforce l’exigencede traçabilité du bois au sein de l’Union, luttant par là contre les importationsillégales. À retenir également, une étude menée auprès de mille entreprises, afinde mieux identifier les obstacles à la traçabilité du bois importé en France.Le Réseau Forêt et Commerce France animé par le WWF a, lui, poursuivison essor en ralliant une dizaine de nouvelles entreprises, parmi lesquellesBouygues Construction et Maison du Monde. Le Réseau a également intensifiésa collaboration avec Castorama, et accompagné l’ensemble de ses membresvers la certification Forest Stewardship Council (FSC). Soutenue par le WWF,notamment dans le bassin du Congo, cette certification garantit la mise en vented’un bois non seulement légal, mais aussi responsable, c’est-à-dire issu d’uneexploitation durable, tant au plan environnemental que social. PAPIER, quatre actions pour la forêt Parce que notre boulimie de papier impacte l’environnement, le WWF milite pour des modes de production responsable et une consommation raisonnée d’un papier idéalement recyclé ou certifié FSC. Dans ce but, le WWF a enrichi son site www.protegelaforet.com d’une rubrique “ Papier ”. Il a également réalisé une étude sur l’entrée en France de papier non responsable et mené une campagne incitant les entreprises à des achats responsables, notamment en ne s’approvisionnant pas auprès de papetiers qui contreviennent notoirement aux lois anti-déforestation. En partenariat avec les Amis du Vent, 100 % recyclé 100 % engagé et Riposte Verte, le WWF France a en outre mené et publié en août 2010, l’étude PAP 50 qui évalue la politique papier de cinquante grandes entreprises françaises. Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 23
  24. 24. EARth hOuR,unIS pOuR lA tERRELe 27 mars 2010, l’obscurité a envahi pendant soixante minutes plus de 4 000villes dans 126 pays, contre 88 l’année précédente : Berlin, Delhi, Manille, Mexico,Moscou, New York, Paris, Rome, Tokyo… Des pyramides d’Égypte à l’Acropole, del’Empire State Building à la Cité interdite, de Big Ben au Christ Rédempteur de Riode Janeiro, plus de 1 200 monuments ont été plongés dans le noir.L’occasion, cent jours après les déceptions du sommet de Copenhague, de remobiliserl’opinion publique mondiale dans la lutte contre le dérèglement climatique. EnFrance, plus de 250 collectivités ont répondu à l’appel du WWF, sensibilisant ainsionze millions d’habitants. Et pour symboliser les 1 600 derniers pandas vivant dansle monde, 1 600 bougies ont été disposées au pied de la Tour Eiffel.Rendez-vous, toujours plus nombreux, en mars 2011 !
  25. 25. © wwf / nina munn
  26. 26. IlS dOnnEnt Et IlS Que dire, sinon un immense merci, aux milliers de généreux donateurs et bénévoles qui soutiennent le WWF de leurs dons, de leur temps et de leurs talents ? SE dOnnEnt En 2009-2010, 170 000 donateurs, dont 10 000 nouveaux venus, ont apporté leur indispensable soutien au WWF France : 62 % des ressources de la Fondation proviennent directement des dons des particuliers, lui permettant de mener ses programmes de protection de l’environnement en toute indépendance. Durant l’année, le WWF a également pu compter sur son réseau de plusieurs milliers de bénévoles. Répartis sur l’ensemble du territoire français, ils sont pour certains attachés aux antennes bénévoles situées en Picardie-Champagne- Ardennes, en Île-de-France, en Nouvelle-Calédonie, en Provence-Alpes-Côte- d’Azur et en Rhône-Alpes. À eux tous, ils ont réalisé cette année 22 590 heures de bénévolat, dont 16 914 heures de missions de terrain en France et 5 676 heures de soutien administratif au siège du WWF. Bénévoles en action Tout au long de l’année, les bénévoles participent aux campagnes du WWF à travers différents types d’activités : manifestations, stands de sensibilisation, expositions, missions de terrain… Leur rôle est de relayer nos programmes, de se mobiliser sur les grands enjeux environnementaux, de mettre leur expertise au profit de la défense de l’environnement mais aussi de s’impliquer sur le terrain. Ils mènent notamment des actions de sensibilisation et d’information auprès du grand public et auprès des clients ou des salariés de nos entreprises partenaires. Ils mettent leur savoir-faire au profit de notre cause dans le cadre de missions de compétence. Ils participent aussi au fonctionnement administratif et logistique du WWF. Ils mènent, en outre, de vastes chantiers de terrain lors de missions estivales d’éco-volontariat : prévention des incendies en forêt, lutte contre les espèces invasives, sensibilisation à la biodiversité… Pour les rejoindre, le plus simple consiste à s’inscrire sur http://www.wwf.fr/agir/devenir-benevole, en retenant que les principales qualités recherchées sont motivation et disponibilité. Et pour toute question, la meilleure solution est encore d’envoyer un message à benevolat@wwf.fr Envie d’encore plus d’engagement L’activité des bénévoles tient un rôle croissant au sein du WWF. Pour répondre à cette envie d’engagement, et donner aux bénévoles toute la place qu’ils méritent, le WWF développe actuellement de nouvelles propositions autour des actions de mobilisation, du renforcement des antennes bénévoles, de chantiers nature et d’activités dédiées aux jeunes... À découvrir prochainement ! Xavier, bénévole relais antenne Rhône-Alpes “Mon engagement bénévole au WWF, c’est déjà une longue histoire d’amour. Il y a plus de dix ans, je décidai de rejoindre la fondation avec la volonté de me rendre utile afin d’éveiller les consciences en faveur de l’environnement.Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 26
  27. 27. En 2004, je pris la charge de coordonner l’action des bénévoles sur la régionRhône-Alpes, plus particulièrement sur l’agglomération lyonnaise. Aux côtés debénévoles engagés et motivés, nous avons pu mener de nombreuses d’actions :de l’intervention dans les écoles à la tenue de stands dans le cadre de salonsou forums environnementaux, en passant par des sorties nature, conférences,débats thématiques, flash mob en faveur du climat ou plus récemment en2008 et 2010 le débarquement des 1 600 pandas place des Terreaux et auConfluent de la Saône et du Rhône… Autant d’évènements où bénévoles de tousâges se sont mobilisés dans le but partagé de laisser à nos enfants une planètevivante. Et puis le bénévolat au WWF ce sont aussi de belles rencontres et debelles amitiés.”Mélanie, bénévole en Île-de-France“ Mon engagement bénévole au WWF, c’est la possibilité de mettre mescompétences professionnelles au service d’une cause qui me touche. Entredeux jobs, ça a également été l’occasion de participer à un beau projet decommunication et de faire des rencontres enrichissantes.” Pourquoi je donne… “ Si j’aide le WWF, c’est que je partage son souci de la flore, de la faune et de la protection de notre planète. Si modeste soit-elle, ma contribution fait vivre le WWF. Et le fait que vous utilisiez honnêtement et efficacement ces dons me suffit largement comme remerciement de mon soutien. ” Catherine. “ Je suis ravi de voir que le WWF s’engage pour l’environnement au sens large, notamment pour une qualité de vie urbaine durable. ” Pascal. “ Afin de protéger la planète Terre et n’ayant pas encore de carnet de chèque car je n’ai que 13 ans, je vous envoie par l’intermédiaire de mon père un don de 24 euros qui correspond à 2 euros par mois d’argent de poche que j’économise. Ce n’est peut-être pas beaucoup, mais la terre en a bien besoin. Je serai avec vous jusqu’au bout ! ” Amandine. “ Madame Autissier, vous avez été nommée présidente du WWF France et tout en vous félicitant, je tiens à vous dire que j’approuve les engagements que vous prenez aujourd’hui. Continuez le combat ! Il est plus qu’urgent d’agir ! ” Monique. “ Si avec quelques modifications de nos habitudes, on peut préserver notre milieu naturel alors je dis : oui, faisons-le ! Merci WWF de nous rappeler qu’à notre niveau, on peut et on doit le faire. Merci ! ” Virginie. “ Grâce au WWF, j’ai pris conscience du gâchis d’eau dont j’étais responsable. J’ai donc acheté un économiseur d’eau sur votre boutique. Ma facture d’eau s’en ressent dans le bon sens et j’ai l’impression de participer à l’effort collectif. ” Stéphane. Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 27
  28. 28. Des salariés-militants En juillet 2010, le WWF France comptait 87 salariés, effectif en légère hausse par rapport à l’année précédente. Une grande majorité d’entre eux exerce au siège parisien, tandis que cinq salariés sont basés en Guyane, deux à Lyon, un à Nevers, trois en Nouvelle-Calédonie et six à Marseille. Au cours de la période, le département des Programmes a occupé 40 % de l’effectif, les 60 % restant se répartissant entre la Direction Administrative et Financière / Bénévolat (15,5 %), le département des Partenariats entreprises (14 %), la Communication (13 %), le Marketing (10,5 %) et la Direction Générale (7 %). Unis pour une même cause, les salariés du WWF proviennent d’horizons très divers. Ils regroupent une majorité de femmes (62 %), de cadres (75 %) et de salariés exerçant sous contrat à durée indéterminée (80 %). Âgés de 37 ans en moyenne, ils ont en moyenne 4,6 ans d’ancienneté au sein du WWF. Les expertises pointues requises dans chaque champ d’action de l’ONG, ainsi que l’exigence d’autonomie et de capacité à gérer, même en début de carrière, des projets complexes expliquent le niveau de formation relativement élevé des salariés, et la multiplicité des filières diplômantes dont ils sont issus. Soulignons enfin qu’une exacte parité salariale est observée entre hommes et femmes au sein du WWF et qu’en 2009-2010, la Fondation WWF France a consacré à la formation un budget conséquent.© p.meric “ J’aime appartenir à une ONG réaliste ! ” Spécialiste d’économie forestière, Jean Bakouma est “ monsieur Forêt ” au WWF France depuis bientôt trois ans. Mis à contribution pour la pertinence de son analyse de marché appliquée aux écosystèmes forestiers et à la filière bois, il alterne missions de terrain, notamment pour des enquêtes de traçabilité dans le bassin du Congo, interventions auprès des entreprises, et campagnes de lobbying institutionnel au niveau national et européen. Doublement engagée dans la lutte contre le bois illégal et la promotion de la certification, l’équipe du pôle Forêt qu’il encadre cherche avant tout à rallier les bons partenaires, qu’ils appartiennent à la puissance publique, aux marchés ou au grand public. “ Le WWF est une ONG réaliste qui lance des alertes, mais qui propose aussi des solutions construites avec le maximum d’acteurs concernés. Cette forme d’action me donne un vrai sentiment d’utilité ”.© p.meric “ Ici j’ai le sentiment de faire quelque chose qui compte ” Édina Ifticène a toujours eu des envies d’ailleurs et d’action sur le terrain… Après des études scientifiques alliant conservation, biologie des populations et environnement, elle concrétise son rêve en allant inventorier la faune de la forêt malgache durant dix-huit mois. Elle revient pour se former à l’aménagement du territoire et repart, pour deux ans et demi cette fois, au Laos. Au retour, son choix est fait, elle veut être utile en pilotant des projets au sein d’une ONG : le poste qui est proposé par le WWF France semble fait pour elle ! Fin 2009, Édina devient donc “ mademoiselle bassin du Mékong ”, chargée de coordonner les campagnes et l’appui technique et financier du WWF France aux programmes communs menés avec les bureaux laotiens, vietnamiens, cambodgiens et thaïlandais du WWF. Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 28
  29. 29. Adieu Basile… En 2010, Basile Gueorguievsky, ami cher et remarquable collaborateur du WWF France, a quitté accidentellement une vie bien trop brève. Associée à la peine immense de ses proches, l’équipe du WWF France salue cet homme des cimes et des lumières. Basile le fertile, ainsi était-il et sera, montagnard, amoureux des espaces naturels, urbain qui voulait implanter l’écologie à la ville, attentif aux autres et bienveillant envers notre monde. En faisant du Massif du Mont-Blanc son dernier refuge, il nous oblige à accélérer le pas pour continuer sa mission, notre mission : la transmission aux générations futures d’un monde meilleur sur une planète vivante. 7% RépARtItIOn DIRECTION GENERALE dE l’EFFEctIF 10,5%pAR dépARtEMEnt MARKETING 40% 13% PROGRAMMES COMMUNICATION 14% PARTENARIATS ENTREPRISES 15,5% DAF / BENEVOLAT RépARtItIOnhOMMES / FEMMES 62% FEMMES 38% HOMMES Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 29
  30. 30. lE tOn MOntE !Et rien n’y fait… Le stock de thon rouge se trouve toujours au bord de l’effondrement.Seuls un moratoire sur la pêche industrielle à la senne et le strict suivi desrecommandations scientifiques dans l’établissement des quotas par la Commissioninternationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (Iccat) permettraientd’instaurer une pêche durable. Cette année, pourtant, ce message responsable porté parle WWF s’est de nouveau heurté aux intérêts économiques à court terme d’une poignéed’États. Réunis en mars 2010 à Doha, les membres de la Convention sur le commerceinternational des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites)ont en effet rejeté les propositions visant une meilleure protection du thon rouge, ainsique des coraux et de plusieurs espèces de requins.
  31. 31. © Brian J. skerry / national geographic stock / wwf
  32. 32. SOllIcItER vOtRE Un grand merci à nos donateurs toujours plus nombreux ! Cette année encore, nos donateurs se sont largement mobilisés : 62 % des ressources de la Fondation généROSIté proviennent directement de la générosité des particuliers permettant ainsi au WWF France de réaliser ses projets de protection de l’environnement en toute indépendance. 170 000 dOnAtEuRS Une année haute en couleurs avec notamment : SOutIEnnEnt Le soutien durable par prélèvement automatique qui continue à lE WWF FRAncE progresser et à faire des adeptes auprès de nos donateurs ! Grâce au prélèvement automatique, le WWF France connaît à l’avance les moyens dont il dispose et peut s’engager sur des programmes à long terme comme, par exemple, les acquisitions 10 000 nOuvEAux foncières. dOnAtEuRS nOuS Ont Les campagnes d’information et de recrutement en face à face avec REjOIntS cEttE AnnéE nos collecteurs qui ont sillonné les villes de France : Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Metz, Nancy, Nantes, Paris, Rouen, Rennes, Toulouse, soit 24 missions au total. 45 000 dOnAtEuRS L’e-boutique WWF qui s’étoffe mois après mois et permet d’accéder à une Ont chOISI gamme de produits écoconçus à offrir ou à s’offrir pour aider la planète : lE pRélÈvEMEnt jeux pour enfants, livres, T-Shirts, notre célèbre sac en toile de jute, …. boutique.wwf.fr AutOMAtIquE Le lancement du Pandathlon, notre événement sportif de mobilisation éco-conçu. Un vrai succès avec 53 équipes mobilisées. 62 % dES RESSOuRcES A cette occasion, le WWF a proposé : SOnt cOllEctéES • un défi sportif avec l’ascension du Mont Ventoux par équipes de 4 personnes. AupRÈS dES 1 600 mètres de dénivelé, une vingtaine de kilomètres de marche, 4 à 5 heures d’efforts pour les plus performants, pARtIculIERS • un défi éco-citoyen car les participants ont dû témoigner de leur implication en collectant auprès de leur entourage des fonds pour les programmes de 9 SAlARIéS AnIMEnt conservation du WWF France, notamment les programmes portant sur les Alpes et la Méditerranée ; le Mont Ventoux étant situé au cœur de ces deux éco- lE dépARtEMEnt régions prioritaires pour le WWF. MARKEtIng Rendez-vous pour la 2ème édition les 21 et 22 mai 2011 ! www.pandathlon.fr Le Club Panda sur Internet – site ludo-pédagogique – qui initie les plus jeunes (6 – 12 ans) aux enjeux environnementaux actuels et qui explique les missions du WWF tout en s’amusant ! On y trouve des fiches pédagogiques, des quiz pour tester ses connaissances, des albums photos à constituer, des fonds d’écran à gagner, des jeux… www.club-panda.fr Legs, donations, assurance-vie pour transmettre une planète vivante aux générations futures. Le legs permet, sans léser ses éventuels héritiers, de transmettre tout ou partie de son patrimoine à la Fondation WWF France. Moins connue que le legs, l’assurance vie est aussi un moyen simple et généreux de soutenir nos actions. Reconnue d’utilité publique par le décret du 24 mars 2004, la Fondation est exonérée des droits de succession.Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 32
  33. 33. AccOMpAgnER Si les pratiques des entreprises et leurs modèles économiques peuvent avoir des conséquences négatives, qu’elles soient lES EntREpRISES sociales ou environnementales, les femmes et les hommes qui les composent représentent néanmoins un formidable levier pour tracer de nouvelles voies vers une entreprise plus légère. 12 AnS dE pARtEnARIAtS Résolument tournés vers les solutions, nous misons sur la capacité des entreprises à intégrer la dimension environnementale comme une nouvelle Et dE pROgRÈS cOMMun source de valeur leur permettant de se différencier de leurs compétiteurs et AvEc lES EntREpRISES d’assurer un avenir pérenne. Nous avons choisi de ne pas seulement dénoncer les préjudices environnementaux causés par les pratiques des entreprises mais également d’initier, de soutenir et de 14 pARtEnARIAtS valoriser les bonnes pratiques répondant au changement attendu. Pour parvenir à cet objectif, en France et dans le monde, nous agissons à trois niveaux : StRAtégIquES Audencia - En nous impliquant dans la réalisation d’études sectorielles, dans des Arjowiggins démarches réglementaires ou normatives, et dans la définition de standards Carrefour de durabilité. Sur l’année écoulée, deux études ont été publiées : Castorama • “ Entreprises et changement climatique ” : réalisée en collaboration avec Crédit Agricole Vigéo, cette étude présente les multiples leviers d’actions dont disposent les Ikea entreprises des secteurs les plus émetteurs pour agir sur la réduction des Lafarge émissions de gaz à effet de serre. Lafuma La Poste • “ Les entreprises face à l’érosion de la biodiversité ” : ce rapport a pour Orange ambition de sensibiliser le monde des entreprises à sa dépendance et à ses Pierre & Vacances impacts vis-à-vis du vivant. Rainett Ripcurl - En contribuant à faire émerger de nouvelles pratiques en nouant des Tetrapak partenariats sur le périmètre de la démarche environnementale de l’entreprise ou plus spécifiquement sur un produit ou service. Trois nouveaux partenaires stratégiques nous ont rejoint en 2010 : • Audencia Nantes : intégration du développement durable au cœur de son 42 pROduItS pARtAgE enseignement, soutien dans la réduction de son empreinte écologique.pRéSEntAnt un AvAntAgE • Crédit Agricole : travail sur les impacts indirects liés aux financements et aux placements. écOlOgIquE FORt • Lafarge : partenariat portant sur la construction durable et la biodiversité. - En engageant les entreprises à participer à la préservation des écosystèmes et des services écologiques qui y sont associés, par le financement de nos programmes scientifiques à travers le monde. En novembre 2010, le WWF France a publié son 2ème Rapport Partenariats Entreprises. Ce rapport décrit à nouveau la philosophie du WWF vis-à-vis du monde de l’entreprise, et ses actions pour contribuer à le transformer que ce soit dans le cadre de ses partenariats ou à travers ses travaux sur la RSE. Télécharger le rapport partenariats entreprises sur : http://www.wwf.fr/partenariats-entreprises/actualites-de-nos-partenariats Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 33
  34. 34. êtRE vISIblE dAnS lES MédIAS ( De novembre 2009 à novembre 2010) 27 648 18 000 www.protegelaforet.com guyane.wwf.fr AudIEncE On-lInE 59 675 13 043 www.earthhour.fr www.nonalorillegal.fr 263 772 www.planete-attitude.fr Visiteurs 1 507 668 www.wwf.fr uniques 2361 followers TWITTER 10 600 membres PLANETE ATTITUDE 14 418 fans FACEBOOK RéSEAux SOcIAuxRapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 34
  35. 35. 5% 4% DIVERS REtOMbéES pRESSE FORÊTS 7% 10% pAR théMAtIquES LOBBYING OCÉANS ET CÔTES 6% 8% EAU DOUCE COMMUNICATION ÉDUCATION 1% OUTREMER 11% PARTENARIATS 7% ESPÈCES - BIODIVERSITÉ 22% CLIMAT ÉNERGIE 10% 9% TOTAL TOXIQUE POLLUTION MODE DE VIE DURABLE35%WEB 58% PRESSE ÉCRITE REtOMbéES pRESSE 5% TV pAR MEdIAS 2% RADIO 25% PRESSE SPECIALISÉE 27% PRESSE PRO 12% PRESSE REtOMbéES DINFORMATION GÉNÉRALE pAR SuppORtS 29% 7% dE pRESSE PRESSE QUOTIDIENNE RÉGIONALE PRESSE QUOTIDIENNE NATIONALE Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 35
  36. 36. lE cAgOu un OISEAu Aux AbOIS ! Le cagou (Rhynochetos jubatus) est un oiseau endémique à la Grande-Terre, île principale de la Nouvelle-Calédonie dont il est l’emblème. Inapte au vol, le cagou niche au sol, généralement en forêt humide où il se nourrit en fouillant la litière. Chaque année, la femelle pond un œuf unique que les deux parents couvent à tour de rôle. En danger d’extinction, les cagous sont menacés par la perte de leur habitat mais également par plusieurs espèces introduites, tels que chiens, cochons ou chats. En 2009, un Plan d’Action pour la Sauvegarde du Cagou (PASC) a donc vu le jour pour assurer la pérennité de l’espèce. Membre du PASC depuis 2009, le WWF a décidé de soutenir financièrement la Société Calédonienne d’Ornithologie, opérateur du PASC, pour tester et développer une méthode novatrice d’inventaire des populations de cagous, à savoir les “ Song-Meters ”. Les enregistreurs automatiques sont programmés pour enregistrer aux heures choisies, en l’occurrence à l’aube, les chants de cagous. Ce dispositif permet ainsi de démultiplier l’effort d’inventaire puisque les boîtes sont posées en forêt et peuvent être récupérées après une semaine et livrer tous les chants produits chaque matin. Le dispositif va bénéficier à de nombreuses “ forêts à cagous ” et en particulier à l’Aoupinié où la population de cagous est encore inconnue et où le WWF travaille depuis sept ans.Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 36
  37. 37. © patrice morinRapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 37
  38. 38. gOuvERnAncE Le WWF France : quatre structures juridiques Le WWF France poursuit un développement de ses ressources depuis sa création, avec le souci constant de transparence et d’optimisation des fonds qui lui sont confiés. Créé en 1973, le WWF France s’est transformé en 2004 en mettant en place quatre structures juridiques. • Fondation WWF France La Fondation WWF France reconnue d’utilité publique avec capacité abritante, a pour objet de “ promouvoir, encourager et assurer la protection et la conservation de la faune et de la flore, des sites, des eaux, des sols et des autres ressources naturelles, soit directement, soit indirectement, en associant d’autres organismes à la réalisation de ses actions et programmes ”. Huit administrateurs et trois membres de droit des ministères en assurent la gouvernance. • Association des Amis du WWF L’Association des Amis du WWF a pour objet de fédérer les sympathisants du WWF et gérer les contentieux. Vingt-deux administrateurs en assurent la gouvernance. • Panda EURL Panda EURL, dont la Fondation WWF France est l’associé unique, promeut et développe la marque Panda. C’est une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée, créée en 1992 afin de promouvoir et communiquer toutes activités se rap- portant à la protection de l’environnement. Ses ressources sont générées par les produits sous licence (partenariats entreprises), la vente par correspondance et les produits d’édition. • SAS Domaine de Longchamp La SAS Domaine de Longchamp exploite un domaine de trois hectares situé dans le Bois de Boulogne. Le domaine de Longchamp est un bail avec la mairie de Paris. La SAS Domaine de Longchamp a été créée en 2004 dans le but d’exploiter la concession de domaine public et l’organisation d’activités en relation avec le développement durable et la protection de l’environnement. La Fondation WWF France en est l’associé unique.Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 38
  39. 39. Au 30 juin 2010 Les 17 membres du Conseil scientifiqueLe Conseil d’administration Paul BARONde la Fondation WWF France Jean-Pierre BERTONIsabelle AUTISSIER, présidente André CICOLELLACédric DU MONCEAU Emmanuele GAUTIERClaude DUMONT Luc HOFFMANNLuc HOFFMANN, président honoraire Philippe LEBRETONRaymond-François LE BRIS Yvon LE MAHOClaude MARTIN Claude LESNÉGilbert SIMON Raphaël MATHEVETBernard SIOUFFI, trésorier Bernard PICONTrois représentants des ministères : Hélène ROCHEMEDDTL, MINEFI, ministère de l’Intérieur Bernard SALVAT Annick SCHNITZLER Bernard SEGUINLes membres Gilbert SIMON,du Conseil d’administrationde l’Association Jean-Paul TARISdes Amis du WWF France Nardo VICENTEYann ARTHUS-BERTRANDIsabelle AUTISSIERAntoine DE PARDIEUCédric DU MONCEAUClaude DUMONT Franck BONNASSIÉSPhilippe GERMA Entré au sein du Conseil desLuc HOFFMANN Amis du WWF France en mars 2004, Franck Bonnassiès nousAntoine HOUSSET a quitté en juin 2010.Chantal JAQUET Ancien Directeur des RessourcesRaymond-François LE BRIS Humaines d’Air-France,François LEMARCHAND Franck Bonnassiès n’est pas venu par hasard au WWF.Claude MARTIN Il fait partie de ces hommesNico MEYER qui possèdent un sens deDominique NICOLAS l’engagement et un amourMathieu RAMBAUD profond pour la nature, surtout celle des Pyrénées oùPatricia RICARD il se ressourçait de temps enDaniel RICHARD temps. C’était un homme d’uneGilbert SIMON profonde bonté, impressionnantBernard SIOUFFI par sa douce force de conviction et sa modestie.Jean-Paul TARIS Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 39
  40. 40. cOMptE EMplOIS / RESSOuRcES 2009-2010 Pour l’année fiscale 2010, les comptes consolidés de nos structures (Fondation, Panda et SAS Domaine de Longchamp) attestent 18,2 m€ de produits et 17,8 m€ de charges, soit 0,4 m€ de résultat net. En ce qui concerne la Fondation, nous réalisons 16,2 m€ de produits et 15,8 m€ de charges, soit un excédent de 375 k€. La croissance est de +5,5 % par rapport à l’année antérieure, ceci en dépit d’un contexte économique difficile. Le compte emplois ressources montre que les ressources provenant des dons et legs sont prédominantes (58 % provenant des dons et 4% provenant des legs), suivies des fonds privés issus des mécénats d’entreprises, des fonds associatifs et du réseau WWF (26 %). La troisième source de revenus est celle des bailleurs publics, en décroissance par rapport aux années précédentes (7 %). Les autres produits d’exploitation sont liés à des transferts de charges entre structures et les autres produits sont des produits financiers et exceptionnels (1 %). 71,5 % de nos emplois sont consacrés aux dépenses opérationnelles, suivi de 12,5 % de frais de collecte de fonds, 9 % de frais de fonctionnement, 4 % de provisions, 2 % d’excédent et 1 % de fonds dédiés. Évolution des charges et produits / Fondation WWF France 18 000 000 16 000 000 14 000 000 12 000 000 10 000 000 produits 8 000 000 charges 6 000 000 4 000 000 2 000 000 0 2006 2007 2008 2009 2010Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 40
  41. 41. 4% AUTRES PRODUITS DEXPLOITATION 7% décOMpOSItIOn SUBVENTIONS ET AUTRES 1% CONCOURTS PUBLICS AUTRES PRODUITSdES RESSOuRcESdE lA FOndAtIOn 62 % RESSOURCES COLLECTÉES AUPRÈS DU PUBLIC 26 % AUTRES FONDS PRIVÉS 4% 2% PROVISIONS EXCÉDENT décOMpOSItIOn dES EMplOIS 9% 1% FRAIS DE FONCTIONNEMENT FONDS DÉDIESdE lA FOndAtIOn 12,5 % FRAIS DE RECHERCHE DE FONDS 71,5 % MISSIONS DES PROGRAMMES Rapport d’activité du WWF France 2009 / 2010 page 41

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