La corne de l'Afrique en proie à une grave sécheresse




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Oxfam estime que, dans sept pays, allant du Kenya à Djibouti, 23 millions de personnes seraient
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A cause du réchauffement?
Eclairage

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Celui-ci fluctue lentement avec une période de cinquante ans à soixante ans environ, entre des phases
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SECHERESSE -La corne de l'Afrique en proie à une grave sécheresse

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Vingt millions de personnes sont menacées de famine, notamment au Kenya en Somalie et en Ethiopie.

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SECHERESSE -La corne de l'Afrique en proie à une grave sécheresse

  1. 1. La corne de l'Afrique en proie à une grave sécheresse Vingt millions de personnes sont menacées de famine, notamment au Kenya en Somalie et en Ethiopie. Il n'y pas eu de violence, même une menace, mais la situation se passe d'explication. Au détour de la piste qui serpente dans la région aride d'Isiolo, dans le nord du Kenya, les hommes vêtus de shukas ( couverture traditionnelle) qui viennent de sortir de la brousse se servent sans demander d'autorisation dans le réservoir d'eau d'une société travaillant à la construction de route. Le Groupe de pasteurs Samburu est épuisé. Les hommes ont soif très soif, et ils sont décidés à remplir leurs petits jerricanes au robinet du réservoir.Dans la Plaines desséchée, le vent emporte des colonnes de poussière au-dessus des arbres secs et des cadavres d'animaux. « Certains d'entre nous ont fait plus de vingt kilomètres pour trouver cette eau. On a perdu 90% de nos vaches.Nous, on ne veut pas mourir explique Jefferson Leparsanti, mâchoires serrées, appuyé sur sa lance.soit les points d'eau sont interdits, soit il n'y a plus d'herbe autour. Les rivières sont taries.Ici c'est la régions de la mort. » Le point d'eau le plus proche , un endroit de désolation nommé Lerata, ne contient qu'un peu de liqui bourbeux. Des bergers, sans un mot, regarde agoniser une vache tombée a quelques pas, squelette habillé de peau. Depuis quand cette période de sécheresse dure-t'elle? Les avis divergent. Le prix des denrées de première nécessité a doublé, tandis que le pays continue d'exporter des céréales. Oxfam avance le chiffre de cinq années. « Les changements climatiques dans cette région ne signifient pas nécessairement moins de pluies, en fait, si on peut prévoir quelque chose ici c'est une légère augmentation des précipitations dans les prochaines décennies. Mais les pluies devraient être plus concentrées et plus brutales, avec des intervalles plus secs et plus d'inondations » explique Alun Mc Donald, porte parole de l'ONG qui à lancé un applel de fonds de dix millions d'euros pour venir en aide aux populations.
  2. 2. Oxfam estime que, dans sept pays, allant du Kenya à Djibouti, 23 millions de personnes seraient touchées par la sécheresse. Les nations Unis évaluent le nombre de personnes dépendant désormais de l'aide alimentaire dans la corne à environ vingt millions, dont la moitié de la population somalienne « «3,6 millions ». La sécheresse n'est pas seule en cause. Au Kenya le prix des denrées de première nécessité a doublé, tandis que le pays continuer des céréales. Des détournements massifs ont touché les stocks de céréales du gouvernement. Or tandis que les périodes de sécheresse étaient séparées par des intervalles de 10 ans, le cycle s'accélère : 2000, puis 2005,ou les troupeaux avaient été décimés,et 2009, avec des faibles précipitations. Un programme pour abattre les vaches, victimes de la sécheresse, a été mis sur pied au kenya. Thomas Mukoya/REUTERS Dans les environs du mont Kenya, à une centaine de kilomètre plus au sud, les troupeaux se succèdent sur les chemins tous les cents métres, contenus le long des axes par les barbelés qui ont poussé partout. Un programme pour abattre les vaches a été mis sur pied par le gouvernement. Des camions viennent charger les bêtes dans le nord du pays pour les amener jusqu'au seul abattoir national, près de Nairobi. A l'arrivée, on décharge des monceaux de cadavres, les animaux étant trop faible pour résister à la route. Au total on estime qu' environ un quart de million de têtes de bétail à entrepris une des plus grandes massives des dernières décennies. Certains viennent d'Ethiopie, ont marché deux mois, trois mois. Inévitablement des conflits éclatent ça et là.
  3. 3. Vers Isiolo, à 300 kilomêtres de Nairobi, les premières violences entres goupes ont été signalées en Janvier 2009. Quinze mort. Turkana, Somali, Pokot, Samburu, les groupes ethniques sont pris dans des cycled d'attaques et de représaillent, sur fonds raids traditionnels pour voler le bétail. A la sortie d'Isiolo, Jalal Aideed, dernier fils d'une famille d'éleveurs somalis, n'ose plus se rendre dans son champ à la périphérie.« Il ya les Shifta bandits Turkana là-bas. S'ils me voient, ils me tuent. » La veille deux Turkana ont été tué par des Somalis, en représailles à une attaque de Turkana quelques jours ) plus tôt. De l'autre coté de la ville, Jalal Aideed peut en revanche se rendre dans le ranch familial : 3000 acres (environ 1200 hectares), plus de mille têtes de bétail, et cinq hommes pour se protéger des miséreux de la plaine de la soif pour les empêcher d'accéder aux points d'eau du domaine. Ces inégalités accroissent encore la crise.La raréfaction des ressouces ne provoque pas pour autant une escalade automatique des tensions. Avec l'afflux d'hommes et de troupeaux, des violences éclatent à l'occasion. Dans de nombreux cas, des solutions négociées sont recherchées. Question de sagesse, Question de survie. Seulement, ces mécanismes sont fragiles. La population a doublé en vingt ans dans la région. Et aux pluies irrégulières s'ajoute la destruction des forêts Kényanes, perturbant les nappes fréatiques, ce qui entraîne une baisse du niveau des rivières. Dans la région de Baringo, des grands propriétaires proches du pouvoir politique ont fait creuser des puits en profondeur pour irriguer leurs vastes champs de céréales. A deux pas les éleveurs voient leur bétail mourir de soif. Pluies diluviennes accompagné de précipitations capables de ravager les infrastructures. A présent , un autre péril menace la région. Après la secheresse, les pluies diluviennes. Le phénomène climatique El Nino , d'après les services météorologiques kényans, devrait commencer en octobre et être accompagné de précipitations capables de ravager les infrastructures. « Nous avons fait des plans de contigences pour plus de 100.000 personnes, en stockant de la nourriture par exemple »? Explique Patrick l'avand'homme du bureau de coordination humanitaires des Nations Unies (OCHA). Le Haut Commissariat aux refugiés (HCR) prévoit des stocks de nourriture à proximité des camps de réfugiés au Kenya, dont certains devrons être déplacés en raison des inondations. Surtout ajoute Patrick L'avand'homme, les pluies vont arrivées en trouvant des populations qui viennent de subir leur troisième ou quatrième années consécutive de sécheresse, et sont donc en situation de détresse. » Jean Phillipe Rémy
  4. 4. A cause du réchauffement? Eclairage Il est confortable à l'esprit de promener sa loupe sur le globe terrestre et d'attribuer au changement climatique les catastrophes météorologiqueq en série : sécheresse dramatique en Afrique de l'est, inondations meurtrières dans le Sahel... Que disent les relevés pluviométriques pratiqu és dans ces région depuis un peu plus de cinquante ans? La réponse peut surprendre. « En afrique de l'ouest par exemple, les pluviométries étaient élevées dans les années 1960, puis on a connu des séquences très séches dans les années 1970 et 1980, explique le climatologue Serge Janicot.Depuis les années 1980, on assite à une remontée, tout en restant en deçà de la moyenne séculaire. Mais on perçoit le signal d'un retour à des conditions de précipitations plus favorable sur cette région. » Global Warming Concern Cette oscillations de séquences sèches et de séquences humides n'est pas à mettre au compte du changement climatique. « On peut penser qu'elle est le résultat de la variabilité naturelle dy système », estime M. Janicot. Des travaux rendues publics cet été suggèrent que des précipitations de cette région du monde subissent l'influence des oscillations de l'atlantique Nord.
  5. 5. Celui-ci fluctue lentement avec une période de cinquante ans à soixante ans environ, entre des phases chaudes etd es phases froides. Du coup, la question qui se pose pour cette région n'est pas de savoir si ce qui advient est lié au changement climatique. Mais plutôt dans quelle mesure celle ci va influencer sur les grand cycles naturels mis au jour par les chercheurs. Cette question-là est ouverte.Les différents modèles numériques utilisés dans le cadre des travaux du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) ne s'accorde pas. Certaines de ces simulations prévoient que le changement climatique induira un assèchement de l'Afrique Subsaharienne, d'autre lui prédisent l'inverse. Stephane Foucart

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