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Youtube plébiscité par la majorité des partis politiques La vidéo, qui représente aujourd’hui 40% des données            E...
Tumblr confirme l’avance du Parti SocialisteTumblr fait office de source directe entre les politiciens et      Excepté Fra...
Les Réseaux Sociaux Politiques essentiels à l’UMPcomme au PS Epine dorsale de la campagne d’Obama en 2008, la plate-      ...
Les quelques erreurs à ne pas reproduireMalgré cette prise en compte raisonnée des réseaux sociauxà droite comme à gauche ...
Constats pour l’année pré-électorale En bref, nous sommes dans un cycle de « vraie fausse            Ce qui fait la différ...
Constats pour l’année pré-électoraleEn effet, l’advergaming (jeu publicitaire) débute uneascension fulgurante à l’image de...
ConclusionEn conclusion, arrêtons de comparer la campagneprésidentielle de l’homme fort d’une nation comptant 208millions ...
Présidentielles de 2012: Pourquoi les réseaux sociaux vont-ils influer sur vos intentions de vote?
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Présidentielles de 2012: Pourquoi les réseaux sociaux vont-ils influer sur vos intentions de vote?

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Captivé par l’évolution des mœurs de nos politiques en quête de l’Elysée, j’ai décidé de vous proposer un slideshare sous forme d’E-Book qui retrace l’épopée numérique des principaux partis depuis 2007 illustré par quelques comparaisons avec les Etats-Unis mais aussi des constats et une ouverture pour 2012.

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  1. 1. [2007- 2008] Premiers pas des réseauxsociaux à l’heure des présidentiellesIntroductionAvant de porter un regard sur l’optimisation numérique de nospoliticiens aux vues des présidentielles 2012, arrêtons-nous surl’exercice précédent de 2007. Aujourd’hui encore, on compare tropfacilement le travail effectué par les équipes web de Nicolas Sarkozyen 2007 et de Barack Obama en 2008 et cela sans grande objectivité.
  2. 2. Obama, premier président 2.0Certes, l’ex-sénateur doit beaucoup à Internet qui a joué un Encore plus incroyable, pour toucher les jeunes, lesrôle décisif en amont de son investiture à la Maison Blanche. communicants 2.0 ont également acheté de la publicité surGrâce au web, l’actuel président a pu lever des montagnes de XBox Live dans des jeux vidéo en ligne.dollars (Il a récolté au total plus de 600 millions de dollars,dont 90% par Internet) et tisser une toile impressionnante de Cest essentiellement via les réseaux sociaux que les 2 millionsmicro réseaux sociaux à travers les États-Unis. de volontaires ont été recrutés aux Etats-Unis. Barack Obama disposait alors dune force de frappe impressionnante en matière de collecte de fonds et d’un militantisme passé du Il faut dire qu’il a su s’entourer de pointures, contrairement virtuel au réel. Une révolution CRM au sein de laà son concurrent John McCain alors âgé de 71 ans. Outre communication politique misant avant tout sur des milliers deRobert Gibbs directeur de campagne et fidèle d’Obama petits donateurs plutôt que sur quelques personnalités audepuis 2004, Lun des artisans de cette réussite « online » portefeuille bien garni.s’appelle Chris Hughes. Actuel CEO de Jumo, son nom nevous dit certainement rien pourtant, il fut choisi comme A noter le soutien et l’investissement du milliardaire Warrendirecteur médias sociaux du démocrate à seulement vingt- Buffet, mais aussi de Richard Parsons, président de Timecinq ans. Avec sa tête de surfer californien, ses mèches Warner et Eric Schmidt, l’ex PDG de Google, consultés àblondes et son visage de gamin, Chris Hughes est loin d’être plusieurs reprises.un novice puisqu’il fait partie des quatre co-fondateurs deFacebook. Ce dernier a orchestré la conception du site officiel deBarack Obama (programme du candidat, Web TV,storytelling, boutique) permettant de recruter de nouveauxsympathisants, de collecter des fonds (Display) et deremonter de linformation de la «base».
  3. 3. Les présidentielles de 2007 sous l’air de l’internet 1.0Tous les partis en lice pour les présidentielles de 2007 ontplus ou moins investi la toile, mais lUMP a su conserver unelongueur davance. D’ailleurs Nicolas Sarkozy sest empresséde trouver une agence pour sa stratégie en ligne, dès sonélection à la tête du parti en novembre 2004. L’appel doffresfut remporté en 2005 par L « Enchanteur des nouveauxmédias », une agence dirigée par Arnaud Dassier.Seule « challenger online », Segolène Royale dont lacampagne numérique a été dirigée entre 2006 et 2007 par uncertain Benoît Thieulin, c’est également rapidement intégréesur la toile avec son site Desirdavenir.org. Pour revenir àBenoît Thieulin, il s’agit d’un acteur du web alors membre du« think-tank » Terra Nova et qui vous le verrez jouera un rôleimportant lors de la campagne du PS pour les présidentiellesde 2012.Courriels, bannières, sites, blogs, webfilms, podcasts... lestechniques exploitées pour occuper lespace public « virtuel »dans l’hexagone n’avaient pas de quoi pâlir face auxinvestissements numériques outre-Atlantique. Pourtant undes éléments de taille a fait la différence, il s’agit de lapolitique de SMO (Social Media Optimisation), inexistante enFrance jusqu’à l’élection de Sarkozy en 2007, alors que celle-ciaura largement contribuée un an plus tard à l’émergence del’actuel président américain.
  4. 4. L’UMP en avance sur son tempsEn visite en France au printemps 2007, des émissaires L’UMP a su s’entourer à l’époque de pointures comme FranckDémocrates et Républicains, ont pu découvrir avec intérêt la Tapiro co-président de l’agence Hémisphère droit, François decampagne numérique de Nicolas Sarkozy, à l’aube de son La Brosse ancien publicitaire initiateur de la NSTV, mais aussiélection présidentielle. Il s’avère que la France a donné à Loic Le Meur actuel CEO de Seesmic et influent de la Silicon Valley. Un casting de choix mais incomparable à celui réalisél’époque une véritable « e-leçon » aux politiques américains, par l’actuel président des Etats-Unis. Même constat sur le planà un an de leurs scrutins. financier. A titre de comparaison lUMP a dépensé 600 000 euros sur le Web, sur plus de 20 millions deuros de budget deCette visite trop souvent oubliée a pourtant été reprise campagne, cest-à-dire environ 3 à 4 %. Obama auraitoutre-Atlantique dans des titres phares comme Adweek, qui accumulé 700 millions de dollars majoritairement constitués de donations individuelles et aurait investi 16 millions surtitrait en juin 2007 « Ce que les français nous ont appris ». Internet dont 7,5 millions chez Google ou encore 1.5 millionDavid Mercer, un des consultants démocrates, déclarait chez Yahoo et AOL.même dans le Herald Tribune : « Je nai plus grand-chose àfaire, jai juste à copier». Quelque temps plus tard Clinton TV En bref, 2007 a été l’année de l’UMP tant sur le plan électoralet Obama TV semblaient même inspirés de la NSTV, le que numérique. Outre son élection, le président Sarkozy a faitbouquet de chaînes vidéo conçu pour Nicolas Sarkozy. Cette figure d’avant-gardiste face à ses concurrents, allant mêmeapproche a séduit les américains ayant alors pris conscience jusqu’à inspirer les américains, qui n’ont pas tardé à s’imposerque l’actuel président de la République était parvenue à dans le monde comme référents ultimes en termes desimposer tel un média à part entière sur internet, où la communication politique 2.0. Une normalité aux vues des moyens financiers investis et du poids des sociétés américainessouplesse est plus grande que dans les médias classiques. issues des nouvelles technologies (Google, Facebook, Microsoft...).La France étant à l’époque championne du monde du Haut Alors que le média internet occupe une place prépondéranteDébit, cela a certainement contribué à cette réussite dans le quotidien des français, comment les politiques ont-ilshexagonale ou du moins à rassurer les politiques quant à évolué ces 4 dernières années ?l’appropriation de ce nouveau média.
  5. 5. [2012] Le président de la république sera le plus « Geek » des candidats
  6. 6. La France en phase de numérisationLa numérisation, laccélération des temps médiatiques ontbouleversé le rapport entre politiques et citoyens. Outre lagestion de l’e-reputation de nos politiques, elle a surtoutpermis d’ouvrir les débats à l’ensemble des français faisantd’Internet le principal espace du débat public. Plutôt que deconsidérer la toile comme une « poubelle à rumeur » il fautplutôt y voir une formidable expérimentation de la discussiondémocratique, qui permettra à notre Nation de prendre desdécisions concertées, donc solidement établies.L’instantanéité des nouveaux médias permet également delutter efficacement et en temps réel contre les bourdes outoutes sortes d’imprévus - chose impossible via les médiastraditionnels.Limpact des réseaux sociaux, hermétique lors de la dernièrecampagne pour la présidence, a depuis explosé. Twitter, lesite de microblogging très en vogue chez les journalistes, surlequel linformation circule en temps réel, sert de relaisdinfluence. Facebook fort de ses 20 millions dutilisateursactifs en France fait office d’outil de masse permettant detoucher tout le monde en un temps record. Un argument dechoix face à l’autre média de masse, la télévision, où lespartis politiques rencontrent quelques contraintes comme laréglementation au niveau de leur temps de parole.
  7. 7. L’heure du déclin pour les sondages « traditionnels » ?Longtemps considérés comme indicateurs de vote, les De son côté Vote2012.fr mise sur Facebook pour définirsondages ont toujours leurs importances pour guider les l’identité du futur président. Ce site établit un classementélecteurs dans leur choix. Malgré tout, les enquêtes quotidien, hebdomadaire et mensuel et permet d’accéder aud’opinion semblent controversées notamment par les top des articles les plus signalés sur Facebook. Un outilréseaux sociaux dont les prévisions et spéculations semblentplus proches de la réalité. C’était le cas lors des primaires spéculatif utile pour mesurer l’impact de la communicationsocialistes ou la montée en puissance d’Arnaud Montebourg numérique de chaque candidat. On peut également citer leétait évidente notamment sur Twitter, alors que les instituts Baromètre E-réputation Présidentielle 2012 qui mesure lan’avaient pas pressenti la chose. présence et l’impact des principaux acteurs politiques sur les médias sociaux dont Facebook, Twitter, Google+ et les Face à ces sondages et en renfort d’outils traditionnels de plateformes de partage vidéo comme YouTube et DailyMotion.SMO (Analytics, Tweedeck, Hootsuite, Xiti…), les équipesnumériques des candidats à l’Elysée disposent d’instruments Autant d’outils ombrageux pour les sondages et études ditsde mesure Adhoc. classiques, qui souffrent d’un manque d’instantanéité et de crédibilité face à des logiciels informatiques de trackingLInstitut TrendyBuzz par exemple évalue en temps réel personnalisables, servant de base solide chez l’électeur pourlUnité de Visibilité sur Internet (UVI) des personnalités conforter son intension de vote et d’outil de travail pour lespolitiques. Cette UVI est calculée selon le nombre de communicants de nos politiques. « La décision de vote, commecitations et linfluence des sources émettrices. Celles-ci sont la décision d’achat, s’est déplacée vers les nouveaux médias »ensuite rapportées au volume de données indexées au cours déclarait dernièrement Benoît Thieulin.dune journée. L’idée étant d’identifier les stratégies decommunication des politiques en fonction des actualités etde mesurer les clivages partisans sur ces sujets (chômage,RSA, Règle dor...). A noter que le TrendyPanel est composéde 1 200 000 sources actives dinformation, ventilées partypes (institutionnelles, médias, blogs, forums, réseauxsociaux).
  8. 8. Politiques et Médias SociauxLa « conversation » est donc l’axe central de cette nouvellecampagne électorale. Ce qui nous amène à concentrer notreattention sur l’optimisation médias sociaux des différentspolitiques. Facebook, Google +, Twitter, Youtube, autant deplateformes investies pour le meilleur et pour le pire…« Out » en 2007, le Parti Socialiste semble renverser latendance au lendemain de la désignation de sonreprésentant pour 2012. Les récentes études menées autourdes primaires socialistes confortent le fait qu’il est essentield’intégrer les médias sociaux au débat politique français.Donnant successivement François Hollande ou ArnaudMontebourg vainqueur des débats des primaires, lesinfographies dont celle ci-jointe prouvent combien il estdevenu impossible de travailler sans les réseaux sociaux.
  9. 9. Twitter penche à Gauche A l’aube des présidentielles de 2012, Twitter est A noter le poids de Benoit Hamon suivi par près de 71 600certainement le réseau social le plus influent et qualitatif personnes. Son succès se résume à sa capacité à créer de lagrâce au feedback général qui en ressort. Ces chiffres sont conversation et cela en répondant aux messages qui lui sontdus en grande partie à l’investissement des principaux adressés et en ne tombant pas dans l’auto promotionprotagonistes qu’ils soient politiques, militants, journalistes excessive.etc. Quand un représentant de droite, de gauche ou mêmedu centre débat à la télévision c’est toute une armée de En toute transparence, celui-ci n’hésite pas d’ailleurs à signalerpartisans qui combattent dans l’ombre à coups de tweets quand ses tweets sont postés par des Community Managers.pour imposer leur candidat et donc influencer les électeurs. Son usage naturel de Twitter est sa grande force qui le différencie des autres politiques dont les usages du site de microblogging se limitent à la simple « communicationUtilisé par une poignée d’entre eux, Twitter n’en reste pas d’agenda ».moins la référence lorsqu’il s’agit de prendre la températureen amont et en aval de chaque évènement politique. Il en va Principal « challenger » et actuel parti présidentiel, l’UMPde même lors de l’élaboration d’infographies et de sondages semble à la traine sur un réseau social où ses acteurs majeurs,qui ne sont que rarement basés sur des chiffres issus de Alain Juppé (3500 followers), François Fillon (19 followers sansFacebook ou Google +. officialisation du compte) et Jean-François Copé ( 12 600) se retrouvent dans une situation délicate, où leurs comptesPremier constat sur le site de microblogging, les principaux respectifs - excepté celui de JF Copé – ne passionnent pasacteurs du Parti Socialiste maîtrisent bien ce réseau social particulièrement les internautes.avec un nombre de followers allant de 42 000 pour FrançoisHolland, représentant du parti aux présidentielles à 8 700pour Manuel Valls.
  10. 10. Twitter penche à Gauche Le résultat est radical, puisqu’en recherchant leurs profils il Malgré tout, je pense qu’il faut relativiser sur l’omniprésences’avère que ceux-ci se retrouvent moins bien référencés sur du Parti Socialiste, étant donné qu’il n’y a pas pour le momentles moteurs de recherches que des comptes parodiques de représentant officiel à l’UMP pour 2012 et que le plusdétournant leurs images. Il est d’ailleurs étonnant qu’aucune probable des candidats occupe actuellement ce poste qui neaction n’ai été mise en place pour gommer cette lui permet pas d’investir la toile et de lancer sa campagne .imperfection. Il y a fort à parier qu’à l’annonce de sa candidature et à son Même constat pour les comptes dédiés aux partis inscription officielle sur le site de microblogging, son nombrepolitiques, où le PS (15 700 followers) s’impose avec un d’abonnés grimpera en flèche et se rapprochera de celui de sonnombre d’abonnés et un taux de feedback supérieur à celui concurrent Socialiste, François Hollande.de l’UMP (9 800 ) qui devance également le Modem (3 100),le Parti Communiste (1 200), les Verts inexistants en France A noter que Nicolas Sarkozy n’en reste pas moins la troisièmeet le FN (2 600). personnalité politique la plus citée au mois de septembre sur Twitter, une place devant François Hollande, selon le Twittoscope.Ce dernier qui jugeait sa présence insuffisante dans lesmédias traditionnels a décidé avec beaucoup de maladressede recruter de nouveaux sympathisants sur les réseauxsociaux dont Twitter. Peu à peu l’Extrême Droite a perdu lecontrôle des messages postés et des débats d’idées sur lessujets les plus extrêmes…
  11. 11. Facebook résolument à DroiteLes français se trouvant massivement sur Facebook, il Depuis, le représentant de l’Etat figure régulièrement au cœurparaissait logique que les politiques investissent ce réseau de l’actualité alors que de leur côté les principaux acteurs poursocial qui fédère dans l’hexagone 20 millions d’internautes. 2012 figuraient jusqu’à peu dans l’ombre de Ségolène Royale pour l’un et de Jean-Marie Le Pen pour l’autre.Après 7 ans d’existence, celui-ci a une telle pénétration dansla société que l’on peut s’avancer sur le fait que le candidat Xavier Moisant assurait cet été sur Atlantico qu’ « en 2012, lequi aura la page Facebook la plus puissante (nombre de fan candidat qui aura le plus de fans Facebook sera élu ». Uneet taux de feedback élevé) bénéficiera d’un avantage approche que je ne partage pas personnellement, car commetechnique. pour les marques, « liker » une page politique permet avant tout de répondre à un besoin d’estime vis-à-vis de ses amis. Inutile de se lancer dans une analyse pointue pour se rendre En effet devenir fans d’hommes et de femmes politiquescompte que les pratiques des candidats à l’Elysée sont toutes permet de dégager une image de personne actif à la foisautres sur Facebook que sur Twitter. En effet l’actuel cultivée et impliquée. Un constat qui consolide le fait qu’uneprésident fédère une communauté de plus de 467 000 fans fois fan d’un politicien ou de son Parti, la majorité desalors que ses concurrents sont à la traine. internautes ne suivent pas pour autant ses publications. Marine Le Pen (23 000 fans) devance François Hollande En revanche pour revenir sur Twitter, l’internaute est certes(20 000 fans) et François Bayrou (14 000). La domination de moins présent, mais on le sent davantage engagé et curieux.l’actuel Président de la République est logique puisque leréseau social de Marck Zuckerberg était déjà dans les plans Autre constat, avec près de 41 000 « fans », le mouvement dede Loic Le Meur, en charge des médias sociaux et du blogging Marine Le Pen est le premier parti sur le réseau social, devantpour le candidat Sarkozy en 2007. le PS (29 500 fans ), l’UMP (11 500 fans ) et le Modem (3 700 fans). Encore une fois les Verts sont très mal positionnés et ne comptent que peu de fans.
  12. 12. Facebook résolument à DroiteLe réseau social apporte également son lot de problèmesnotamment à l’extrême droite qui doit lutter contre desdizaines de faux profils de Marine Le Pen, à limage de ce quevie notamment l’UMP sur Twitter.Un aléa que personne ne semble prendre en compte ou alorsavec impuissance, ce qui risque de leur faire perdrebeaucoup dinternautes noyés entre toutes sortes de fauxprofils. Attention également aux chiffres, car la date decréation de la page fans Facebook d’un homme politique oude son parti a son importance quant à sa popularité sur leréseau.A noter que l’UMP est le Parti qui a le plus progressé cesderniers mois.
  13. 13. Google + absent dans les plans de l’UMPLa présence des politiques est significative du manque Plus de 13 500 internautes ont rajouté François Hollande à desd’intérêt du public pour ce réseau social pourtant plein cercles, 13 000 suivent Ségolène Royale et environ 12 000d’avenir. D’ailleurs d’après les chiffres Nielsen-Mediamétrie, Martine Aubry.Près de 12 500 adeptes de Google + ont rajoutél’audience de Google+ en France a dépassé celle de Twitter. François Bayrou tête d’affiche du Modem et seulement 250Au mois de septembre Google + a enregistré 3,03 Millions de Marine Le Pen.VU contre 2,98 Millions pour la plateforme Twitter. Seulbémol, l’étude ne prend pas en compte l’utilisation mobile. Celle-ci a le mérite d’avoir investi le réseau social même si celaHors une grande partie de l’accès au site de microblogging se ne rentre pas dans le cadre d’une réelle stratégie defait depuis un terminal mobile à l’inverse du nouveau réseau communication. D’ailleurs son profil n’a pas été validé parsocial. Google contrairement à celui des autres politiques. Fait marquant, aucun protagoniste de l’UMP ne figure sur le réseau Intégré à l’écosystème global de Google, on peut qualifier social. Un parti pris imposé par leurs communicants?Google + d’ « Influencer on Search » étant donné que Dommage quand on connaît le potentiel et la visibilité offertechaque contenu que vos amis recommandent via le bouton par cette plateforme sociale.+1 bénéficiera d’un meilleurs « ranking » et influenceranaturellement vos recherches par la suite sur le moteur de Malgré tout, à l’heure ou les pages de marques font irruptionsrecherche. Autant une marque qui n’est pas présente les sur Google +, l’UMP semble reverser la tendance en s’imposantmédias sociaux rate de nombreuses opportunités, autant comme un précurseur. En effet, le partie de droite est leune marque qui n’optimise pas sa présence sur Google est… premier à avoir lancé sa page officielle dès le 8 novembreinexistante. 2011, jour d’inauguration de cette expansion du réseau social. Cet outil devrait vite séduite l’ensemble des partis, grâce à saLes chiffres qui suivent ne font qu’annoncer l’avance du Parti notion de cercles qui permet d’adapter son message pourSocialiste. En effet trois des principaux acteurs du Parti de chaque abonné. A noter que les pages Google+ remontentGauche y sont présent et bénéficie d’un feedback dans les résultats de recherche de Google si vous utilisez le « +relativement fort. ».
  14. 14. Youtube plébiscité par la majorité des partis politiques La vidéo, qui représente aujourd’hui 40% des données Etonnamment, c’est le Modem de François Bayrou qui sevéhiculées sur la toile, va exploser en terme du trafic généré démarque le mieux avec près de 445 000 visionnages de sesdans un futur proche. Daprès Laurant Blanchard de Cisco, vidéos et près de 115 000 contacts avec sa chaîne mise en ligned’ici 2015, ces données atteindront 90%. En sachant que en janvier 2007Youtube est de loin la plateforme vidéo la plus fréquentée, ilserait dommage pour les candidats à l’Elysée de passer à Autre élément significatif, alors que le PS dénombre 70côté d’un tel phénomène. abonnés sur sa chaîne, le Modem lui, en compte environ 250. L’UMP occupe bien sûr la seconde place avec une chaîneLe media social de Google a d’ailleurs lancé sa chaîne pour conçue en mars 2006 et qui compte à l’heure actuelle 120 000les présidentielles de 2012. Lieu de débats entre candidats et visionnages de ses vidéos et une mention pour son habillageinternautes, « Youtube Election 2012 » propose à ces qui est le seul à inclure les boutons de ses profils Facebookderniers dinterroger les personnalités politiques reçues Twitter et Flickr .toutes les deux semaines par le CFJ et lAFP. Avant chaqueentretien, ils pourront soumettre leurs questions par écrit ou Je ne reviendrais pas sur Flickr, réseau social en phase de déclinpar vidéo sur YouTube ou Twitter. Il leur sera ensuite proposé selon moi. Le PS, l’UMP et le Modem l’utilisent malgré toutde voter pour les questions qu’ils préfèrent. avec intelligence en relayant de très belle photographies prisent lors de débats et divers événements.En mai 2011, le Parti socialiste était le premier à lancer unecampagne publicitaire de Pre-Roll sur You Tube, afin demobiliser les Français sur son projet pour lélectionprésidentielle de 2012. Malgré tout, le PS ne se retrouve qu’àla troisième position en termes de trafic sur sa chaîneYoutube, crée en mai 2006 avec un nombre de visionnageglobal de ses vidéos avoisinant pour le moment 70 000 vues..
  15. 15. Tumblr confirme l’avance du Parti SocialisteTumblr fait office de source directe entre les politiciens et Excepté François Hollande dont le Tumblr n’est que faiblementleur électorat. Malgré tout il reste méconnu en France et alimenté, les autres politiques à l’image de Nicolas Sarkozy,génère seulement 2% du trafic dans le monde. Il a tout de Martine Aubry, François Bayrou, Jean-Luc Mélenchon oumême l’avantage de réunir une communauté de gens assez encore Eva Joly se retrouvent à leur insu sur la plateforme. Eninfluents effet l’éditeur du site elus20.fr a conçu des Tumblr à leur nom afin de les prévenir du risque qu’ils encourent à ne pas réserverIl est intéressant de parler de ce site de microblogging, car ce leur nom sur tout réseau social.type d’outil risque de se démocratiser dans les prochainesannées, où la photographie et la vidéo domineront lesusages « online ». Pourtant d’origine Américaine, Tumblr a été rapidementinvesti par le Parti Socialiste qui a même devancé BarackObama pourtant considéré comme référence numérique dumonde politique. En effet le démocrate a investi laplateforme le lundi 24 octobre 2011 alors que le Tumblrofficiel du Parti Socialiste est accessible depuis le week-enddu premier tour des primaires citoyennes .Le PS à d’ailleurs rapidement compris l’intérêt de Tumblr enlançant un appel aux internautes à envoyer leurs photos desbureaux de vote durant les primaires et donc de participer àla campagne. Chaque utilisateur de Tumblr devient ainsi unélecteur potentiel.
  16. 16. Les Réseaux Sociaux Politiques essentiels à l’UMPcomme au PS Epine dorsale de la campagne d’Obama en 2008, la plate- Proche de Loïc Le Meur il est reconnu pour son expertise e-forme d’organisation et de mobilisation mybarackobama.com CRM, technologique et stratégique et a notamment orchestrén’a pas laissé indifférent les communicants numériques du PS avec son agence Emanika le lancement mondial dInternetet de l’UMP. Ces deux partis comptent bien organiser leurs Explorer 9 et la réalisation de lintranet mondial de LOréalélections via les réseaux sociaux politiques ce qui permettra Corporate.notamment de fluidifier et structurer les échanges àl’intérieur des équipes de campagne. L’agence aura la tâche difficile de recruter et de fédérer des soutiens à lUMP et à son candidat potentiel en plus de laEn effet ces partis ont lancé dès 2010 leur propre plateforme refonte du site et de l’optimisation de la stratégie social media.ouverte aux militants. A droite, Thierry Solère, alors chargéde léconomie numérique à lUMP, défendait le réseau social Le match des réseaux sociaux est donc favorable au Parti«les créateurs de possibles» dont la fermeture en janvier Socialiste, qui à l’heure actuelle dispose d’une longueurdernier a mis le parti, de Jean-François Copé, en grande d’avance due en partie à l’engouement médiatique autour dedifficulté et en retard à moins dun an de la présidentielle. A ses primaires. Il y a fort à parier que dans les mois qui suivent,gauche, Benoît Thieulin dont je vous parlais précédemment à l’UMP rattrapera son retard ce qui rendra les débats d’autantjouer un rôle d’architecte du réseau social du PS baptisé la plus intéressant.« Coopol ».Cette plateforme permet donc au parti mené par FrançoisHollande de prendre une longueur d’avance une fois de plusface à un parti majoritaire définitivement en difficulté. C’estsans doute la raison pour laquelle l’agence Isobar a passé lerelais à l’agence Emakina dirigée par Manuel Diaz.
  17. 17. Les quelques erreurs à ne pas reproduireMalgré cette prise en compte raisonnée des réseaux sociauxà droite comme à gauche on ne maîtrise pas encoretotalement le canal numérique. Au PS malgré unedomination apparente, les boulettes se succèdent àcommencer par l’incompréhensible apparition d’une photode jeunes partisans de l’UMP en home page du site internetdu Parti. Celle-ci aurait été maladroitement récupérée sur unmoteur de recherche.N’oublions pas non plus les déclarations de Martine Aubrysur son désamour pour les réseaux sociaux ou encore lemanque d’anticipation des équipes d’Hollande ayantengendré l’acquisition du nom de domaine hollande2012.frpar un anonyme.Enfin, la tête d’affiche du Parti Socialiste, s’est retrouvée aucœur d’une polémique qui l’accusait de recourir a des« Robots Humains » cest-à-dire que ses équipes auraientpris la main sur le compte Twitter de cobayes consentants,pour faire ce que l’on appelle dans le jargon Twitter un « toptweet ».
  18. 18. Constats pour l’année pré-électorale En bref, nous sommes dans un cycle de « vraie fausse Ce qui fait la différence chez Obama, c’est sa vision à longmaturité » où les politiques, malgré une envie naissante terme sur la toile. Le président qui avait ouvert son site ded’optimiser leur personal branding sur les réseaux sociaux, campagne vingt et un mois avant son élection est toujours enn’ont toujours pas compris qu’il ne suffisait pas d’être contact avec ses électeurs et interagi avec ses followersprésent pour avoir la prétention de se qualifier de candidat contrairement aux politiques français qui peinent à convaincre2.0. malgré des désirs d’avenir, mais des stratégies parfois trop centrées sur les outils plutôt que les idées . Ce qu’il manque à la majorité des protagonistes, c’est unequalité à créer de la conversation et à impliquer l’internaute Les politiques sont de réelles marques, il est donc nécessairedans les débats et non de faire de l’auto promotion. Inutile quelles adoptent une vision à l’horizontale des médias sociauxde se tourner vers les Etats-Unis pour trouver un modèle en adoptant une politique de Social ERM (Elector Relationshippuisque des politiques à l’image de Benoit Hamon sont Management).plutôt bien aux faits des bonnes pratiques à appliquer sur lesréseaux sociaux. Il est rare de voir les principaux soutient des candidats – hyperactifs en offline - persévérer de la sorte sur la toile, hors c’est sur ce média que la différence se fera notamment chez les François Bayrou de son côté, s’est même essayé au électeurs issus de la génération Y.LiveTweet en répondant en direct aux interrogations de sesfollowers. Malgré toutes les bonnes volontés, difficile de L’explosion du « newgaming » étant imminente, il sembleparler d’automatisme ce qui nous amène souvent à porter un judicieux de terminer ce constat en saluant l’avance prise par leregard sur nos amis Démocrates, qui associent parfaitement Parti Socialiste sur un média qui commence à révolutionner lelogique CRM et Communautaire. marché du numérique.
  19. 19. Constats pour l’année pré-électoraleEn effet, l’advergaming (jeu publicitaire) débute uneascension fulgurante à l’image de ce que les réseaux sociauxont réalisé ces 5 dernières années. Le Parti a lancé enpartenariat avec Le Monde, un Advergame baptisé« Primaires à Gauche ».Celui-ci a permis à des milliers d’internautes de comprendreplus en profondeur les aspects stratégiques de cettecampagne en s’immergeant dans la peau d’un candidat. Il faut savoir que le taux de mémorisation d’un de ces jeuxvidéo avoisine les 86% selon diverses études, alors que celuide la télévision ne dépasse pas les 15%. Divertir tout enconservant l’attention du public, voilà les ingrédients duprochain canal de communication que devront investir lespartis en routes pour la présidentielle, s’ils veulent fédérerleurs électeurs potentiels et rendre accessibles les débats.
  20. 20. ConclusionEn conclusion, arrêtons de comparer la campagneprésidentielle de l’homme fort d’une nation comptant 208millions de personnes susceptibles de voter à celle d’un Etatrecensant 43 millions d’électeurs potentiels ; du leadermondial économique à la 9ème puissance mondiale ; d’un ex-sénateur dont la campagne aura coûtée 700 millions dedollars à un ex-ministre dont le budget avoisinait les 20millions d’euros. Manuel Diaz déclarait très justement que« Demain si Nicolas Sarkozy va chez Linkedin, on va luireprocher daller chez une boîte américaine pour sacampagne ».Le problème majeur ne vient pas des candidats mais desacteurs économiques susceptibles de contribuer audéveloppement numérique de ces élections. La France etl’Europe d’ailleurs, manque d’acteurs numériques majeursface à la puissance américaine soutenue par des playerscomme Google, RIM ou encore Linkedin. L’Etat subit sonmanque d’investissement dans l’industrie naissante deservices et technologies. Les candidats ont parfaitement Credit Photo:compris l’enjeu d’optimiser leur présence sur les réseaux Owni/Google Imagessociaux, ils ne leur restent plus qu’à poursuivre leurs effortsen adoptant les bonnes pratiques.
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