Photaumnales 2014 - Rock'n'roll, un album photo

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"Rock’n’roll, deux verbes magiques et une lettre au milieu pour évoquer toutes les ambiances : urbaines, nocturnes, pluvieuses,"
"mélancoliques ou solaires. SUN comme ce studio où Elvis Presley enregistra en juillet 1954, à Memphis, That’s All Right Mama, le 45 tours fondateur. SUN, le soleil qui donne l’image : toutes ces photographies tatouées dans nos cœurs qui sont les légendes, le roman visuel du Rock’n’roll."
"Le XXe siècle aura inventé le Leica et la guitare Gibson (la première guitare amplifiée), l’instantané photographique et l’électricité."
"Le Rock’n’roll est un croquis du temps présent, voix et sons mêlés, reportage. C’est le parti-pris de ces Photaumnales 2014 Rock’n’roll : un album photo, évoquer cette urgence, cette attaque frontale que Joe Strummer le regretté chanteur des Clash évoquait dans un entretien : « On piochait dans nos journaux pour écrire nos chansons. Même notre nom venait de la presse »."
"Trois parties scandent cette histoire : This is England, Icônes Rock et Les Disciples, comme autant de pièces d’un puzzle où les"
"photographes présents composent une grande chanson visuelle et sonore. ROCK’N’ROLL, rouler, tanguer, dire le désir, le corps, la vie, l’énergie."
"Que cette édition des Photaumnales 2014 soit avant tout un immense moment de plaisir. BEAUVAIS CALLING !"
"Daniel Challe, photographe, commissaire artistique invité"

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Photaumnales 2014 - Rock'n'roll, un album photo

  1. 1. Dossier de Presse Informations : Diaphane - 16, rue de Paris 60600 Clermont-de-l’Oise Tel. : 09 83 56 34 41 info@diaphane.org Contact presse : Nathalie Dran / 06 99 41 52 49 Photos libres de droits disponibles sur demande www.photaumnales.fr LES PHOTAUMNALES 2014 du 27 septembre 2014 au 11 janvier 2015 ROCK’N’ROLLUN ALBUM PHOTO 11e édition — Beauvais - Oise - Picardie
  2. 2. 2 Rock’n’roll Un album photo THIS IS ENGLAND page 7 Jocelyn Bain Hogg & Paul Davis, Tired Of London, Tired Of Life page 8 Peter Dench, England Calling page 9 Daniel Meadows, The Free Photographic Omnibus, 1973-74 page 10 Daniel Meadows & Martin Parr, June Street, Salford, 1973 page 11 Chris Steele-Perkins, The Teds page 12 Anna Fox, Pictures of Linda Lunus ROCK’S ICONS page 14 Kevin Cummins, The Harsh Truth of the Camera Eye page 15 Renaud Monfourny, Photographe insulaire page 16 Christophe Desforges, Songs page 17 Nicolas Comment, Variété* (exercices d’admiration) page 18 Richard Dumas, De l’Imprudence, 2002 page 19 Collection Jean-Marie Pouzenc, Elvis My Happiness page 20 Colin Jones, The Who, 1966 page 21 Ludo Leleu, Instant T page 22 Rhona Bitner, Listen The Disciples page 24 James Mollison, The Disciples page 25 Dominique Dudouble, Mods for Ever page 26 Pascal Mirande, Changes - Turn and Face the Strange page 27 Laëtitia Donval, Audience page 28 Robert Kluba, La fureur du passé page 29 Sue Rynski, My Scene : anytime, anywhere in my rock’n’roll playground page 30 Samuel Kirszenbaum, Public page 31 Susanne Bürner, 50 000 000 Can’t Be Wrong (vidéo) Les autres expositions page 33 Anna Fox, Loisirs page 34 Anna Fox, Back to the Village page 35 Tina Merandon, Escape page 36 Destinations Europe pages 37/39 Travaux des Ateliers photo de l’école d’art du Beauvaisis, du Photo-club du Beauvaisis et du Collectif Autrevue page 40 Accompagner les images, un parcours artistique et culturel autour de la photographie page 41 Diaphane, pôle photographique en Picardie Diagonal, réseau de structures photographiques page 42 Les lieux d’exposition page 43 Les partenaires et l’équipe
  3. 3. 3 Rock’n’roll, deux verbes magiques et une lettre au milieu pour évoquer toutes les ambiances : urbaines, nocturnes, pluvieuses, mélancoliques ou solaires. SUN comme ce studio où Elvis Presley enregistra en juillet 1954, à Memphis, That’s All Right Mama, le 45 tours fondateur. SUN, le soleil qui donne l’image : toutes ces photographies tatouées dans nos cœurs qui sont les légendes, le roman visuel du Rock’n’roll. Le XXe siècle aura inventé le Leica et la guitare Gibson (la première guitare amplifiée), l’instantané photographique et l’électricité. Le Rock’n’roll est un croquis du temps présent, voix et sons mêlés, reportage. C’est le parti-pris de ces Photaumnales 2014 Rock’n’roll : un album photo, évoquer cette urgence, cette attaque frontale que Joe Strummer le regretté chanteur des Clash évoquait dans un entretien : « On piochait dans nos journaux pour écrire nos chansons. Même notre nom venait de la presse ». Trois parties scandent cette histoire : This is England, Icônes Rock et Les Disciples, comme autant de pièces d’un puzzle où les photographes présents composent une grande chanson visuelle et sonore. ROCK’N’ROLL, rouler, tanguer, dire le désir, le corps, la vie, l’énergie. Que cette édition des Photaumnales 2014 soit avant tout un immense moment de plaisir. BEAUVAIS CALLING ! Daniel Challe, photographe, commissaire artistique invité un Album photo Rock’n’roll
  4. 4. 4 Un cycle de conférences est organisé les samedis à 16h Amphithéâtre de la Galerie nationale de la tapisserie 11 octobre - Faire crier le silence de l’image photographique Paul Ardenne, écrivain, historien de l’art 25 octobre - Histoire d’une scène musicale : le rock à Rouen 1978-1984 Eric Tandy, journaliste et parolier 15 novembre - Rock et littérature Philippe Lacoche, journaliste, écrivain 29 novembre - La scène rock de Manchester des années 80 Jean-Daniel Beauvallet, critique rock aux Inrockuptibles 6 décembre - All Shook Up, du Leica à la guitare amplifiée, une petite histoire du rock’n’roll dans la photographie. Daniel Challe, photographe, commissaire de l’exposition « Rock’n’roll : un album photo » Samedi 4 octobre à Beauvais Journée d’inauguration à 14h : Ouverture des Photaumnales 2014 à la Galerie nationale de la tapisserie en présence des photographes invités. à 20h30 : Soirée de projection à la Maladrerie Saint-Lazare. Navette entre Paris et Beauvais Renseignements et réservations auprès de Diaphane : info@diaphane.org Des concerts • L’Ouvre-Boîte à Beauvais (entrée payante) Jamaïca - Vendredi 26 septembre à 20h30 The Legendary Tigerman - Vendredi 10 octobre à 20h30 • Médiathèque du centre-ville à Beauvais (entrée gratuite) Kashmir - Samedi 25 octobre à 17h Lonesome French Cowboy - samedi 29 novembre à 17h Rock’n’roll Rebel, conférence/concert sur le rock à destination des enfants de 6 à 10 ans - Samedi 8 novembre après-midi • La Grange à Musique (entrée payante) POW ! - Samedi 4 octobre à 20h30 Des films autour du rock seront programmés à Beauvais et Clermont pendant toute la période du festival. Des ateliers d’écriture avec l’écrivain Cédric Bonfils, les samedis après-midi à la Galerie nationale de la tapisserie à Beauvais. temps forts
  5. 5. 5 accès gratuit à l’ensemble du festival la photographie à l’écran La Maladrerie Saint-Lazare à Beauvais accueille une soirée de projection qui déclinera les 3 thématiques de cette édition 2014 des Photaumnales : This is England Daniel Meadows pour un voyage dans la société britannique avec the Free Photographic Omnibus. Rock’ Icons Kevin Cummins, Renaud Monfourny et un hommage aux Dogs. The Disciples Les Teddy Boys de Chris Steele-Perkins feront face aux Mods de Dominique Dudouble. Et une fin de soirée en musique. Soirée conçue et réalisée par l’Atelier EcoutezVoir / François Tisseyre, Véronique Masini Samedi 4 octobre à 20h30 Maladrerie Saint-Lazare 203 rue de Paris à Beauvais Tél. : 03 44 15 67 62 regarder les images Des visites accompagnées seront proposées gratuitement sur réservation à l’ensemble des établissements scolaires, des accueils de loisirs, des associations et des groupes. Renseignements et réservations Pour les écoles primaires et accueils de loisirs : Direction des affaires culturelles de la Ville de Beauvais Gaidig Lemarié, Chargée de mission Arts plastiques - Aurélie Delin, assistante Tél. : 03 44 15 67 11 Courriels : glemarie@beauvais.fr ; adelin@beauvais.fr Pour les collèges et lycées, renseignements et réservations auprès de Diaphane Lili Hemme Tél. : 09 83 56 34 41 Courriel : mediation@diaphane.org
  6. 6. 6 this is England Peter Dench, England Calling Daniel Meadows, The Free Photographic Omnibus, 1973-74 Daniel Meadows & Martin Parr, June Street, Salford, 1973 Anna Fox, Pictures of Linda Lunus Chris Steele-Perkins, The Teds Jocelyn Bain Hogg & Paul Davis Tired Of London, Tired Of Life
  7. 7. 7 GALERIE NATIONALE DE LA TAPISSERIE i 27 septembre 2014 - 11 janvier 2015 22, rue Saint-Pierre à Beauvais i Tél. : 03 44 15 67 00 (semaine) / 03 44 15 30 30 (week-end) i du mardi au vendredi de 12h à 18h i samedi et dimanche de 10h à 18h (17h les 24 et 31 décembre) - fermé le 25 decembre et le 1er janvier Jocelyn bain hogg, Paul davis Tired Of London, Tired Of Life Le projet Tired Of London, Tired Of Life1 (pour paraphraser Samuel Johnson), est le résultat de rencontres fortuites et régulières entre Bain Hogg et Davis dans certains « établissements » de Londres (principalement Soho), et ce pendant de nombreuses années. L’imbibation était à l’ordre du jour et ils regardaient beaucoup les photos, les dessins et les histoires que tous deux avaient réalisés et vécus. Londres est une très grande ville dont tout le monde a entendu parler. Inutile d’essayer de l’évoquer en quelques mots, d’ailleurs ni Bain Hogg ni Davis ne se sont aventurés à le faire. L’un a photographié et l’autre dessiné. Attendant patiemment ou se laissant prendre au dépourvu. Yeux et oreilles toujours grands ouverts, sans se lasser jamais. Londres ne manque jamais de vous écœurer, de vous réconforter, de vous déprimer, de vous dynamiser ou d’être totalement déconcertante et belle. Tout ce que Londres fait, elle le fait doucement, contrairement à Sao Paulo ou New York. 1 Marre de Londres, marre de la vie Photographe de pub et de mode, Jocelyn Bain Hogg travaille également sur des projets documentaires, comme les figures du crime organisé ou encore la jeunesse londonienne. Il est représenté par la galerie VII. www.jocelynbainhogg.eu Paul Davis est né en 1962 à Somerset au Royaume-Uni. Illustrateur, écrivain, designer et professeur, il collabore à de nombreuses revues. www.copyrightdavis.com
  8. 8. 8 Peter DENCH England Calling Il est impossible de photographier l’Angleterre sans se rappeler l’héritage du rock’n’roll ; depuis Liverpool et les Beatles ; Manchester et Morissey ; Londres et les Kinks jusqu’à Crowley et les Cure, l’Angleterre a façonné plusieurs des plus grands musiciens rock du monde. Ma propre épiphanie musicale est venue en pataugeant à travers les vertes prairies anglaises au milieu des années 80 ; les cordes synthétiques et les sons des synthétiseurs de l’Acid House m’ont réveillé. Cette variante de la House Music, développée par des DJ’s de Chicago, dans l’Illinois, mit fin à une passion d’adolescent pour les affrontements dans les tribunes de foot et nous a, avec des milliers d’anciennes bandes de hooligans, unis dans un hochement de tête universel sur les pistes de danse. L’Angleterre était extatique, la jeunesse se crispait, souriait, aimait et écoutait ; les couleurs étaient éclatantes et l’atmosphère euphorique. C’est de cette euphorie dont j’ai encore besoin et cette dévotion sur les pistes de danse des années 80 que je reproduis lorsque je photographie les rues et l’intérieur des clubs anglais. Accro au rythme entêtant de l’« England calling », j’ajuste mon regard, je suis le « beat », je crée un rythme, j’appuie sur le déclencheur et BOOM - LUMIèRE DU FLASH - le moment est capturé, cadre silencieux au milieu du chaos ». Peter Dench est né en Angleterre en 1972 ; il vit et travaille à Londres. Il a rejoint en 2012 Reportage by Getty Images. Il est surtout connu pour ses dix ans de travaux documentant l’Angleterre. www.peterdench.com « GALERIE NATIONALE DE LA TAPISSERIE i 27 septembre 2014 - 11 janvier 2015 22, rue Saint-Pierre à Beauvais i Tél. : 03 44 15 67 00 (semaine) / 03 44 15 30 30 (week-end) i du mardi au vendredi de 12h à 18h i samedi et dimanche de 10h à 18h (17h les 24 et 31 décembre) - fermé le 25 decembre et le 1er janvier
  9. 9. 9 Daniel meadows The Free Photographic Omnibus, 1973-74 Au début des années 70, Daniel Meadows fit partie des acteurs du mouvement pour une photographie indépendante au Royaume-Uni, rompant avec la tradition et insufflant de nouvelles énergies et façons de voir. Sa pratique est complexe, passionnée et souvent largement autobiographique. Imaginez un jeune hippy aux cheveux longs, avec un penchant pour Bob Dylan, le goût de l’aventure et la passion de la photographie, réalisant des images depuis un autobus à impériale transformé en appartement, studio photo et galerie. Pendantplusieursmois(deseptembre1973ànovembre1974),DanielMeadows a réalisé un stupéfiant témoignage sur la société anglaise en sillonnant le pays (plus de 10 000 miles, soit plus de 16 000 km) à bord de son autobus, connu sous le nom de « Free Photographic Omnibus ». Au fil de son périple, il a proposé des séances photos gratuites dans 22 villes. Il a photographié 958 personnes, seules ou en groupes et réalisé de nombreuses interviews. Avec cette série intitulée « National Portraits », il s’est imposé comme un documentariste engagé et un commentateur incisif sur son époque. Daniel Meadows est né en Angleterre en 1952. Il vit au Pays de Galles. Edited Photographs from the 70s and 80s, Photoworks, 2011 www.photobus.co.uk GALERIE NATIONALE DE LA TAPISSERIE i 27 septembre 2014 - 11 janvier 2015 22, rue Saint-Pierre à Beauvais i Tél. : 03 44 15 67 00 (semaine) / 03 44 15 30 30 (week-end) i du mardi au vendredi de 12h à 18h i samedi et dimanche de 10h à 18h (17h les 24 et 31 décembre) - fermé le 25 decembre et le 1er janvier
  10. 10. 10 Daniel meadows & Martin Parr June Street, Salford, 1973 Nous sommes des photographes documentaires, et nous appelons Daniel Meadows et Martin Parr. Avant la rénovation qui va transformer Salford, nous souhaitons enregistrer pour les générations futures l’ambiance amicale qui caractérise votre ville ». C’est en ces termes qu’au printemps 1973, pendant leur dernière année d’études, Daniel Meadows et Martin Parr écrivent aux habitants de June Street à Salford. Couples vêtus avec soin, familles, mères isolées avec de jeunes enfants, assis dans leur salon… Leurs photographies, très formelles, accordent autant d’attention aux détails du cadre de vie - papier peint, décoration - qu’aux habitants eux-mêmes. Ils ont également enregistré certains des habitants de June Street parlant de leur vie, nourrissant ainsi l’envie grandissante de Meadows de documenter la Grande-Bretagne par les images et les mots. la grange i 28 septembre - 19 octobre 479 route de grandvilliers à montreuil-sur-brèche i Tél. : 09 83 56 34 41 i le dimanche de 14h à 18h « Daniel Meadows est né en Angleterre en 1952. Il vit au Pays de Galles. Edited Photographs from the 70s and 80s, Photoworks, 2011 www.photobus.co.ukCrédit photo : Daniel Meadows et Martin Parr
  11. 11. 11 Chris steele-perkins The Teds Au début de l’année 1954, à bord du dernier train pour Southend, quelqu’un a tiré la sonnette d’alarme. Le train s’est immobilisé. Les ampoules ont été brisées. La Police a arrêté un gang vêtu de costumes à la mode « édouardienne » en référence au règne d’Edward VII (1901-1910). Longues vestes avec des colliers de velours et pantalons-cigarettes à boutons, socquettes de couleur, fines cravates, cheveux longs et graissés. En avril, deux gangs, vêtus de la même manière, se sont rencontrés à la fin d’une soirée. Ils étaient prêts pour l’action : des briques et des chaussettes remplies de sable ont été utilisées. Cinquante-cinq jeunes ont été arrêtés. En août, à l’occasion d’un week-end prolongé, était organisé le premier concours du Ted le mieux habillé. Le gagnant fut l’assistant d’un marchand de fruits et légumes de vingt ans. Le mythe des Teddy Boys était né. « Les modes sont passées mais le musique et le look ont connu un « revival » dans les années 70, et c’est ce que nous devions couvrir pour le magazine New Society avec l’écrivain Richard Smith. Tous les deux, nous sommes partis avec le même sentiment « Hey man, c’est bizarre ! » « Somethin’Else » (il y a quelque chose d’autre), en paraphrasant Eddie Cochran ! et nous avons convenu de continuer à travailler sur les Teds et de faire un livre. Ce qui a été fait quelques années plus tard et le reste appartient à l’histoire. » Chris Steele-Perkins est né en 1947 à Rangoon (Birmanie). Il vit à Londres. Il a rejoint l’agence Magnum Photos en 1979. The Teds, Chris Steele-Perkins et Richard Smith, Dewi Lewis Publishing, 2002 www.chrissteeleperkins.com GALERIE NATIONALE DE LA TAPISSERIE i 27 septembre 2014 - 11 janvier 2015 22, rue Saint-Pierre à Beauvais i Tél. : 03 44 15 67 00 (semaine) / 03 44 15 30 30 (week-end) i du mardi au vendredi de 12h à 18h i samedi et dimanche de 10h à 18h (17h les 24 et 31 décembre) - fermé le 25 decembre et le 1er janvier
  12. 12. 12 Anna fox Pictures of Linda Lunus Depuis 1983 je photographie Linda Lunus, chanteuse punk du groupe Fashionable Living Death ; photographies de promotion du groupe, books de mannequinat, et enregistrement surtout d’un style vestimentaire. Linda était un antidote au sinistre conservatisme qui régnait dans notre petite ville dans les années 80. Pictures of Linda Lunus est le résultat d’une collaboration ; Linda souhaitait être photographiée, enregistrement d’elle-même, de sa vie et de son style et je souhaitais la photographier parce qu’elle était stupéfiante dans le refus flagrant de se conformer au contrôle de la vie des femmes exercé par notre société. L’aspect collaboratif est important dans ce projet : l’intérêt était pour moi de renverser la conventionnelle relation de pouvoir entre le photographe et son sujet. Je voulais ressentir ce qu’était de perdre une part vitale de ce contrôle qui si souvent détermine ce que nous voyons exposé sur les pages imprimées ou sur les murs. Pictures of Linda Lunus est un projet qui se poursuit, une forme de recherche. En travaillant avec Linda, je développe de nouvelles perspectives dans la relation que j’ai au monde par l’objectif de mon appareil photo. » Anna Fox est née à Alton (Angleterre) en 1961. Elle enseigne la photographie à l’Université pour les arts créatifs (University for the Creative Arts) à Farnham. www.annafox.co.uk « GALERIE NATIONALE DE LA TAPISSERIE i 27 septembre 2014 - 11 janvier 2015 22, rue Saint-Pierre à Beauvais i Tél. : 03 44 15 67 00 (semaine) / 03 44 15 30 30 (week-end) i du mardi au vendredi de 12h à 18h i samedi et dimanche de 10h à 18h (17h les 24 et 31 décembre) - fermé le 25 decembre et le 1er janvier
  13. 13. 13 Rock’s icons Kevin Cummins, The Harsh Truth of the Camera Eye Renaud Monfourny, Photographe insulaire Christophe Desforges, Songs Nicolas Comment, Variété* (exercices d’admiration) Ludo Leleu, Instant T Rhona Bitner, Listen Collection Jean-Marie Pouzenc Colin Jones, The Who, 1966 Richard Dumas, De l’Imprudence, 2002
  14. 14. 14 Kevin cummins The Harsh Truth of the Camera Eye Qualifié comme « One of the top rock photographers in the world » par le Manchester Evening News, Kevin Cummins est l’un des portraitistes chéris du rock. Ses images ont souvent été élevées au rang d’icônes. Ses portraits témoignent également d’une réalité sociale et urbaine, principalement à Manchester, sa ville natale. « Lorsque j’ai commencé à photographier les groupes, j’ai eu envie de les mettre en scène dans le paysage. Si j’avais simplement fait la photo de Joy Division en studio, cela n’aurait rien voulu dire. Ce qui m’intéressait était de montrer l’environnement dans lequel ils vivaient. (...) J’étais probablement plus conscient que les groupes eux-mêmes de la part de mythe que l’image allait véhiculer. Par exemple, je n’ai jamais réalisé de portrait de Ian Curtis (le chanteur de Joy Division) souriant. Ce n’est pas comme ça que je voulais le montrer et ce n’est pas ce qu’il souhaitait montrer. C’est comme cette photo de Ian assis devant un mur noir ; j’ai accroché un manteau à un crochet pour faire comme un jeu de mot visuel. Parce que la presse musicale avait l’habitude de parler de son style comme de « grey overcoat music ». C’est pourquoi nous avons fait cela, pour nous amuser.» extrait d’un article paru dans the Quietus, 30/09/2009 Kevin Cummins est né en 1953 à Manchester. Portraitiste de rock, avec des musiciens aussi différents que Joy Division, The Smiths, The Sex Pistols, Courtney Love ou David Bowie. Ses images font partie des collections permanentes de la National Portrait Gallery à Londres. www.kevincummins.co.ukIan Curtis, Joy Division GALERIE NATIONALE DE LA TAPISSERIE i 27 septembre 2014 - 11 janvier 2015 22, rue Saint-Pierre à Beauvais i Tél. : 03 44 15 67 00 (semaine) / 03 44 15 30 30 (week-end) i du mardi au vendredi de 12h à 18h i samedi et dimanche de 10h à 18h (17h les 24 et 31 décembre) - fermé le 25 decembre et le 1er janvier
  15. 15. 15 Renaud monfourny Photographe insulaire Renaud Monfourny est « insulaire ». Nulle part ailleurs on ne trouve un autre témoin de son époque aussi prolifique. Dans ses archives incommensurables, il y a des personnes inconnues devenues connues et vice-versa, mais toujours photographiées avec une vision sincère loin des mises en scène artificielles et des retouches digitales. En 1986, un groupe de passionnés dont il fait partie, crée Les Inrockuptibles pour aller à la rencontre de leurs héros et faire découvrir une scène anglo- saxonne à cette époque méconnue en France. Ce journal rock, bimestriel à ses débuts, « éduque » plusieurs générations de lecteurs qui, avant le dieu internet, étaient affamés d’informations et d’opinions et trouvaient là, enfin, leur compte. Les photos et entretiens de Renaud Monfourny, qui écrivait sous son nom et sous les pseudonymes de Bates ou Lise Deleuze, ont nourri l’imaginaire de nombreux fans qui gardent jusqu’à aujourd’hui un précieux souvenir de cette époque où ils attendaient avec impatience la sortie de leur journal. Lou Tapia de Monfourny Renaud Monfourny est né en 1962 à Reims. Il participe à la création de plusieurs journaux dont Les Inrockuptibles. Il se revendique photographe rock’n’roll autant par la musique qu’il aime que par son attitude vis à vis de son art et de la vie en général. www.renaudmonfourny.com blogs.lesinrocks.com/photos Iggy Pop espace matisse i 20 septembre - 31 octobre 101/119 rue JB carpeaux à creil i Tél. : 03 44 24 09 19 i du mardi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h (17h le samedi) GALERIE NATIONALE DE LA TAPISSERIE i 27 septembre 2014 - 11 janvier 2015 22, rue Saint-Pierre à Beauvais i Tél. : 03 44 15 67 00 (semaine) / 03 44 15 30 30 (week-end) i du mardi au vendredi de 12h à 18h i samedi et dimanche de 10h à 18h (17h les 24 et 31 décembre) - fermé le 25 decembre et le 1er janvier
  16. 16. 16 Christophe desforges Songs J ’ai aimé les road-movies au cinéma, Faye Dunaway - Bonnie Parker2 , Bill Murray et ses Broken Flowers3 éthiopiennes. J’ai en réserve des bandes-sons ; dans le lecteur, à peine les clés dans le contact, ma Toyota est fantastique. J’ai pris aussi des trains à travers la plaine… Des chansons qui soutiennent la tentative du voyage parfois court et bref, parfois long. Une improbable voix off qui vient porter un trouble sur les lignes d’un lien tendu entre vision et oubli. Inévitablement la bande sonore influe sur le déroulement des images. (...) L’appareil photo est un véhicule lent qui prend part, qui prend note des trajets, des déplacements, des errances. Dans sa part nomade, la photographie est le fixateur – fixatif des éraflures du temps. Eraflée, griffée, balafrée la ballade de Tom Waits, voix nocturne qui infuse en moi, maintes fois compagne sûre. Ces chansons, elles m’accompagnent dans une sorte de désordre qui s’accumule au fil du temps, sans hiérarchie, elles trouvent leur place avec précision, elles sont là au bon moment, disponibles les mauvais jours (et ils sont légions), les bons jours aussi ». 1 Alain Bashung, Jean Fauque, La nuit je mens - extrait de Fantaisie militaire 2 Bonnie and Clyde, Arthur Penn, 1967 3 Broken Flowers, Jim Jarmusch, 2005 Pour cette édition des Photaumnales, Christophe Desforges présente des montages où s’agrègent photographies, dessins et textes de chansons. Né en 1958, Christophe Desforges vit et travaille à Lorient. Plasticien, il enseigne le dessin et les pratiques picturales à l’école européenne supérieure d’art de Bretagne. Say goodbye to the city – Stuart A. Staples / Tindersticks (détail) montage, craie grasse, crayon, cire sur tirages jet d’encre - 2013 « la nuit je mens je prends des trains à travers la plaine la nuit je mens je m’en lave les mains » 1 « GALERIE NATIONALE DE LA TAPISSERIE i 27 septembre 2014 - 11 janvier 2015 22, rue Saint-Pierre à Beauvais i Tél. : 03 44 15 67 00 (semaine) / 03 44 15 30 30 (week-end) i du mardi au vendredi de 12h à 18h i samedi et dimanche de 10h à 18h (17h les 24 et 31 décembre) - fermé le 25 decembre et le 1er janvier
  17. 17. 17 Nicolas comment Variété* (Exercices d’admiration) Sous la forme d’un « journal » constitué de photographies et de textes issus de ses archives personnelles, Nicolas Comment convoque avec pudeur les figures de quelques grands auteurs de la chanson française (d’expression rock), que le photographe – également auteur-compositeur – a tour à tour rencontrés et côtoyés par « affinités électives »… On y croise ainsi les silhouettes de Rodolphe Burger, Jacques Higelin, Yves Simon, Gérard Manset ou encore Christophe, au détour de paysages (lieux d’écriture) et de natures mortes (instruments, studios, etc.) qui alimentent une vision « intérieure » du rock, focalisée sur la rencontre et l’intimité de la création plutôt que sur le « spectacle » proprement dit. * Variété : (1690). Subdivision de l’espèce, délimitée par la variation de certains caractères individuels (Petit Robert) Photographe et auteur-compositeur, Nicolas Comment est né en 1973. Son travail photographique est représenté par la galerie VU’. Il vit et travaille à Paris. Actuellement en phase de finalisation d’un second album solo, il prépare conjointement une exposition et un livre de photographies réalisées dans la ville de Tanger (Maroc), à paraître à l’automne 2014. http://nicolascomment.comCourtoisie Galerie VU’ GALERIE NATIONALE DE LA TAPISSERIE i 27 septembre 2014 - 11 janvier 2015 22, rue Saint-Pierre à Beauvais i Tél. : 03 44 15 67 00 (semaine) / 03 44 15 30 30 (week-end) i du mardi au vendredi de 12h à 18h i samedi et dimanche de 10h à 18h (17h les 24 et 31 décembre) - fermé le 25 decembre et le 1er janvier
  18. 18. 18 Richard dumas De l’Imprudence, 2002 Ala question d’un journaliste qui lui demandait comment s’était passée la séance de pose avec telle célébrité, Richard Dumas répondit, placide : « Il n’y avait pas qu’elle, il y avait nous deux ». Ce laconisme répond à une évidence qui apparaît clairement dans son œuvre : lui seul saura attendre l’instant afin de créer cette impression de découvrir chez le modèle ce sentiment qu’il est, à ce moment-là, quelque peu étranger à lui-même, captant sur le visage un sentiment d’étrangeté, propre à l’existence. (…) Dumas prend le visage pour ce qu’il est, nous ramenant à l’étymologie du mot qui trouve son origine dans « visus » qui définit l’action, la faculté de voir mais aussi, par extension, l’aspect que présente une chose et spécialement une personnalité. Gilou Le Gruiec, 2012 Pour cette édition des Photaumnales, Richard Dumas présente 10 portraits d’Alain Bashung, ami disparu avec lequel il partage des traits physiques communs assez troublants. « Là, Bashung me regarde, j’ai choisi l’endroit, ses vêtements… C’est un peu comme si je modelais une part de moi-même, une projection ». Richard Dumas, 2002 Richard Dumas est né à Paris en 1961. Il vit à Rennes. On lui doit de nombreux portraits en noir et blanc de personnalités. Il est par ailleurs l’auteur de nombreuses pochettes de disques, notamment celle de son ami Alain Bashung, L’Imprudence. Il est représenté par la Galerie VU’.Courtoisie Galerie VU’ GALERIE NATIONALE DE LA TAPISSERIE i 27 septembre 2014 - 11 janvier 2015 22, rue Saint-Pierre à Beauvais i Tél. : 03 44 15 67 00 (semaine) / 03 44 15 30 30 (week-end) i du mardi au vendredi de 12h à 18h i samedi et dimanche de 10h à 18h (17h les 24 et 31 décembre) - fermé le 25 decembre et le 1er janvier
  19. 19. 19 Jean-Marie Pouzenc Elvis My Happiness La première fois que je l’ai entendu, dans une surprise-partie, j’ai tiqué sur sa voix. Quelques jours plus tard, en décembre 1957, j’ai vu son film Loving you, et ça a été un choc dont je ne me suis jamais vraiment remis » (se souvient Jean-Marie Pouzenc). Il achète son premier 45 tours avec des copains : « Je n’avais pas assez d’argent pour l’acheter tout seul, alors on se le repassait ». Tous les autres suivent. Passés, repassés. » (Libération, 9 août 1997, Michel Chemin) En 1992, il fonde l’association Elvis My Happiness, aujourd’hui deuxième fan-club du King au monde, avec près de 6 000 adhérents. Au nombre des activités : édition d’une revue trimestrielle, organisation de voyages à Memphis, publication de nombreux ouvrages et une boutique à Paris. Pour cette édition rock’n’roll des Photaumnales, Jean-Marie Pouzenc présente des photographies de Robert Bronner, Charles G. Clarke, William C. Mellor et Joseph Biroc, des affiches et des pochettes de disques, nous offrant une véritable plongée dans l’Amérique des sixties. En parallèle, à travers 4 films d’Elvis Presley, Jailhouse Rock, Flaming star, Wild in the country et Viva Las Vegas, il propose de revisiter l’iconographie qui a créé la mythologie du King. Jean-Marie Pouzenc est né en 1943 à Paris. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur son idole Elvis Presley. Le dernier en date : Elvis un homme, toute la musique (2 volumes), édition Didier Carpentier, 2013 www.elvismyhappiness.com « GALERIE NATIONALE DE LA TAPISSERIE i 27 septembre 2014 - 11 janvier 2015 22, rue Saint-Pierre à Beauvais i Tél. : 03 44 15 67 00 (semaine) / 03 44 15 30 30 (week-end) i du mardi au vendredi de 12h à 18h i samedi et dimanche de 10h à 18h (17h les 24 et 31 décembre) - fermé le 25 decembre et le 1er janvier
  20. 20. 20 espace séraphine louis i 27 septembre - 2 novembre 11 rue du donjon à clermont-de-l’oise i Tél. : 09 83 56 34 41 i mercredi, samedi et dimanche de 14h à 18h Colin JONES The Who, 1966 Cette exposition célèbre le 50ème anniversaire de la formation du groupe à Londres en 1964. Des images rares montrant les 4 musiciens - le chanteur Roger Daltrey, le guitariste Pete Townshend, le bassiste John Entwistle et le batteur Keith Moon - faisant du shopping, se rasant, dormant, se reposant. Un témoignage unique et intime sur les Who au tout début de leur carrière. « Colin Jones était d’agréable compagnie et de bon conseil. Pendant une séparation avec ma petite amie, il m’a conseillé de m’aplatir un peu pour la récupérer. Je l’ai fait et plus tard je l’ai épousé ! » «  Il y a une continuité entre ce que je fais aujourd’hui et ce que je faisais sur ces images. Les regarder côte à côte me donne l’impression d’être un artisan, potier ou peintre, plutôt qu’un simple interprète pop ». « Lorsque je regarde ces photos des Who en 1966, je pense que je suis en train de rentrer à la maison à nouveau, dans la bonne direction, approchant cet ancien idéal. J’y vois toujours la même constance dans nos objectifs, même s’ils sont plutôt vains ». Pete Townshend, extraits de l’article paru dans le Sunday Times Magazine le 29/04/2007 Colin Jones est né en 1936 à Londres. Il a commencé sa carrière comme danseur à l’English Royal Ballet. En 1962, il devient photographe pour The Observer et s’impose comme un témoin majeur de la société anglaise. www.colinjonesphotography.co.ukCourtoisie : Lucy Bell Gallery, St Leonards on Sea, East Sussex
  21. 21. 21 association culturelle argentine (Asca) i dates à confirmer 8, avenue de bourgogne à Beauvais i Tél. : 03 44 10 30 80 i Ludo leleu Instant T Ludo Leleu nous présente une série de portraits de musiciens et de groupes, représentatifs de la scène rock. On y croise Loïc Lantoine, Izia, Micky Green,The Kills, Bertrand Belin, Heavy Trash ou encore The Jim Jones Revue. Des portraits comme autant d’Instants T, pris sur le vif. « Il n’y a aucune règle en la matière, commente Ludo Leleu. Je dispose d’un temps très court et ce sont les musiciens qui me donnent le tempo. La photo se fait juste avant la montée sur scène, pendant les balances ou après le concert selon leur choix. Nous échangeons ensemble, nous nous mettons d’accord sur l’endroit et ensuite je prends ce que l’on me donne… Il se crée un « feeling », un geste, une expression et je déclenche. Ce sont des rencontres furtives mais très intenses. à chaque fois, je suis dans une extrême tension pour capturer l’instant ». Pas de direction de ses modèles, le photographe laisse faire… et l’alchimie s’opère. Une attitude résolument rock’n’roll ! Ludo Leleu est né en 1969 à Amiens. Photographe de spectacle, il couvre toutes les disciplines culturelles comme la musique, le cirque ou le théâtre. Il est représenté par l’agence Light Motiv à Lille. www.ludovicleleu.comBertrand Belin
  22. 22. 22 Galerie du chevalet i 15 septembre 2014 – 5 janvier 2015 6, place aristide briand à noyon i Tél. : 03 44 93 28 20 les mardi et jeudi de 14h à 18h, les mercredi, vendredi et samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h Rhona Bitner Listen Mon travail consiste en un simple inventaire de lieux et d’espaces. L’idée est de laisser au spectateur la liberté de faire advenir ses propres souvenirs… » Depuis 2006, Rhona Bitner parcourt les États-Unis en quête des lieux qui ont contribué à forger la mythologie du rock’n’roll. Studios d’enregistrement, de radio et de télévision, salles de concerts, clubs, bars, stades, complexes sportifs, théâtres, églises, hôtels, cellules de prison, anciennes plantations, etc. Elle se rend là où les musiques populaires ont été composées, jouées, enregistrées, partagées. Rhona Bitner revendique une certaine neutralité, voire un retrait total, qui transforme le matériel scénique d’une salle de concert, l’équipement d’un studio d’enregistrement ou les ruines d’un théâtre à l’italienne en véritables natures mortes. L’image n’en éveille pas moins l’imaginaire : dans ces espaces vides et silencieux subsiste encore l’écho lointain des événements qui les ont animés et rendus célèbres Le caractère dépersonnalisé de ces monuments à la gloire des musiques populaires inscrits dans la mémoire collective déjoue tout élan nostalgique et suscite un étrange sentiment de familiarité. Stéphane Malfettes Rhona Bitner vit et travaille entre New York et Paris. www.rhonabitner.comSound Factory, Los Angeles. August 5, 2009 - Courtoisie Blondeau & Cie., Genève «
  23. 23. 23 the Disciples James Mollison, The Disciples Dominique Dudouble, Mods for ever Susanne Bürner, 50 000 000 Cant’ Be Wrong (vidéo) Pascal Mirande, Changes - Turn and face the strange Samuel Kirszenbaum, Public Laëtitia Donval, Audience Robert Kluba, La fureur du passé Sue Rynski, My Scene : anytime, anywhere in my rock’n’roll playground
  24. 24. 24 James mollison The Disciples Ilyaplusieursannées,envoyageàLosAngeles,j’airemarquéquedenombreuses filles s’habillaient comme Britney Spears. Je me suis demandé si c’était un choix délibéré. Je voulais aller voir un concert de Britney pour en savoir plus mais elle ne tournait pas. A la place, je suis allé voir un concert de Marilyn Manson. Les fans étaient incroyables, mais j’ai été déçu des portraits individuels que j’avais réalisés. En revanche, lorsque je regardais les portraits de groupes, quelque chose de bien plus intéressant émergeait. Au début du projet, j’ai tenté d’obtenir l’autorisation d’entrer dans les salles de concert. Mais au final je ne l’obtenais pas parce que je photographiais les fans et pas les musiciens ou parce que le groupe ne pourrait pas contrôler les images, ni toucher d’argent… Bref, j’ai décidé d’installer mon studio dans la rue, à la sortie des concerts. J’ai eu de l’aide. Peu de temps après le démarrage du projet, j’ai rencontré Amber (aujourd’hui ma femme) qui demeurait à mes côtés pendant les prises de vue. Avant chaque concert, nous avons étudié les photos des musiciens pour nous familiariser avec leur look. Nous scrutions la foule pour retrouver ce même look. En règle générale, c’est ce que nous cherchions à photographier, mais souvent quelque chose de différent nous faisait prendre une autre direction ». James Mollison est né au Kenya en 1973. Il a grandi en Angleterre et vit en Italie. Ses photos sont publiées par Colors Magazine, The New York Times Magazine, Guardian magazine, Paris Review, GQ, New York Magazine et Le Monde. The Disciples, Chris Boot editor, 2008 www.jamesmollison.com « GALERIE NATIONALE DE LA TAPISSERIE i 27 septembre 2014 - 11 janvier 2015 22, rue Saint-Pierre à Beauvais i Tél. : 03 44 15 67 00 (semaine) / 03 44 15 30 30 (week-end) i du mardi au vendredi de 12h à 18h i samedi et dimanche de 10h à 18h (17h les 24 et 31 décembre) - fermé le 25 decembre et le 1er janvier
  25. 25. 25 Dominique dudouble Mods for ever Les Mods ont fait la une des magazines vers le milieu des années 60, à l’occasion de castagnes homériques qui les opposaient aux Rockers, transformant le temps de quelques week-ends les paisibles plages du Sud de l’Angleterre en véritables champs de bataille. Ils sont revenus sur le devant de la scène au début des années 80, lorsque les Who, groupe mythique de la scène musicale anglaise, décidèrent de réaliser un film évoquant les Mods, inspiré de leur album Quadrophenia. (…) Les Mods ont vraisemblablement vu le jour un dimanche. Ils sont les enfants de l’ennui. De ce profond ennui qui suinte d’un vrai dimanche anglais dans une banlieue paumée. (…) Les Mods sont peut-être nés de l’envie de se retrouver, de se tenir chaud au cœur et au corps, de l’envie de partager un même goût pour le R&B. (…) Ils sont également nés de la magie de cette invention italienne érigée par leurs soins au rang d’œuvre d’art : le scooter, ou plus précisément le Vespa (ou le Lambretta. Ici aussi, deux clans s’affrontent…). Pour les jeunes Anglais, le scooter a été un formidable instrument d’évasion. Avec lui, on pouvait échapper aux parents, au quartier. Un ailleurs devenait possible. » Dominique Dudouble est né en 1951 à Rouen. Finaliste du prix Niepce 1980, il a travaillé comme journaliste puis photographe à l’international pendant 15 ans à l’agence Reuter (en poste à Londres, à Paris, à Moscou et à Kaboul). De retour en France au début des années 90, il a monté une société d’ingénierie éditoriale. Il enseigne par ailleurs la photographie à l’ISD- Flaubert de Rouen. l’artothèque de l’aisne i 22 octobre - 21 novembre place lionel lefèvre à tergnier (02) i Tél. : 09 79 58 28 56 i du mardi au vendredi de 14h à 18h i le samedi de 14h à 16h « GALERIE NATIONALE DE LA TAPISSERIE i 27 septembre 2014 - 11 janvier 2015 22, rue Saint-Pierre à Beauvais i Tél. : 03 44 15 67 00 (semaine) / 03 44 15 30 30 (week-end) i du mardi au vendredi de 12h à 18h i samedi et dimanche de 10h à 18h (17h les 24 et 31 décembre) - fermé le 25 decembre et le 1er janvier
  26. 26. 26 Pascal mirande Changes - Turn and face the strange We can be heroes, just for one day » David Bowie Ressemblances, différences, couleurs, similitudes, maquillage, regard, perception, androgyne, anaglyphe, Glam Rock ! Avec cette exposition, Pascal Mirande propose un travail photographique et stéréoscopique mettant en scène six filles et six garçons maquillés comme David Bowie dans les années 70. Chaque modèle est photographié dans un esprit « glam-rock ». Sans lunettes 3D, le spectateur découvre des images colorées, accentuées par la superposition et le décalage du bleu du rouge. Avec les lunettes 3D, il rentre dans la troisième dimension de l’image et découvre une autre lecture. Il s’agit d’un jeu entre les similitudes et les différences et la perception est renforcée par la technique de l’anaglyphe (procédé de la photographie en relief). Pascal Mirande est né en 1968 à Sainte-Adresse en Seine-Maritime. Diplômé des Beaux-arts de Rennes en 1996, il vit à Rennes, et travaille au Carré Amelot à La Rochelle. Il est représenté par la Galerie Vrais Rêves de Lyon. http://pascal.mirande.free.fr Courtoisie Galerie Vrais Rêves, Lyon « GALERIE NATIONALE DE LA TAPISSERIE i 27 septembre 2014 - 11 janvier 2015 22, rue Saint-Pierre à Beauvais i Tél. : 03 44 15 67 00 (semaine) / 03 44 15 30 30 (week-end) i du mardi au vendredi de 12h à 18h i samedi et dimanche de 10h à 18h (17h les 24 et 31 décembre) - fermé le 25 decembre et le 1er janvier
  27. 27. 27 Laëtitia Donval Audience Audience est une immersion photographique au sein de festivals qui réunissent les communautés rockabilly, metal, punk-hardcore, folk et blues en France et en Belgique entre 2005 et 2013. Je suis rentrée dans la musique rock par Nirvana, arborant chemise à carreaux et jeans troué de rigueur puis j’ai découvert la multiplicité du son et des communautés où j’ai vite été perdue. Je n’ai jamais su me trouver ou me fondre dans les codes d’une communauté rock, alors j’entretiens l’attraction… avec les extrêmes. » « J’ai souvent éprouvé la nécessité d’aller au bout d’expériences, dans des lieux familiers ou étrangers, le propos n’étant pas de photographier le monde pour le représenter mais de garder une trace, une mémoire de ces expériences. (…) Aujourd’hui, je poursuis ma recherche personnelle dans des territoires inscrits dans ma propre histoire avec ce même désir d’être dans la précarité de l’instant, en procédant par immersion et décrochement. » Laëtitia Donval est née en 1981 à Lannion. Diplômée de l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles en 2007, elle vit en Bretagne où elle anime des ateliers et workshops photographiques en parallèle de ses expositions en France et à l’étranger. www.ddab.org/donval « GALERIE NATIONALE DE LA TAPISSERIE i 27 septembre 2014 - 11 janvier 2015 22, rue Saint-Pierre à Beauvais i Tél. : 03 44 15 67 00 (semaine) / 03 44 15 30 30 (week-end) i du mardi au vendredi de 12h à 18h i samedi et dimanche de 10h à 18h (17h les 24 et 31 décembre) - fermé le 25 decembre et le 1er janvier
  28. 28. 28 Susanne Bürner 50 000 000 Can’t Be Wrong 50 000 000 Can’t Be Wrong montre des groupes de personnes exprimant le désir et le désespoir à travers leurs gestes et expressions. Cependant, l’objet de leur désir, leur idole, fait défaut. Il/elle est hors champ, dissimulé(e) par les spectateurs. Toutes traces faisant référence à lui/elle sont effacées de la séquence. Ce qui demeure est ce qui se reflète sur le visage des fans. La seule indication du protagoniste absent se lit en filigrane à travers le titre de ce travail. En 1959, Elvis Presley a publié une compilation de ses chansons intitulée « 50 000 000 Elvis Fans Can’t Be Wrong » (50 000 000 fans d’Elvis ne peuvent avoir tort). Par la présente, il fut l’un des premiers musiciens rock à intégrer la présence des fans comme justification de l’existence d’un artiste. L’objet du désir rend les coups. Vidéo de 6 minutes 24 secondes Susanne Bürner est née en 1970 en Allemagne. Elle a étudié à l’École des Beaux-arts de Karlsruhe et à l’Université de Californie à Los Angeles. Elle vit et travaille à Berlin, s’exprimant via la photo, la vidéo et le livre d’artiste. http://artnews.org/susannebuerner GALERIE NATIONALE DE LA TAPISSERIE i 27 septembre 2014 - 11 janvier 2015 22, rue Saint-Pierre à Beauvais i Tél. : 03 44 15 67 00 (semaine) / 03 44 15 30 30 (week-end) i du mardi au vendredi de 12h à 18h i samedi et dimanche de 10h à 18h (17h les 24 et 31 décembre) - fermé le 25 decembre et le 1er janvier
  29. 29. 29 Sue rynski My Scene : anytime, anywhere in my rock’n’roll playground Néeen1954,enmêmetempsquelerock’n’roll,j’aigrandiaveclamusique « high energy » de ma ville natale, Detroit (USA). Je me suis imprégnée de cette musique forte, physique, émotionnelle. J’ai vécu l’époque punk entre amis dans l’underground art et rock de Detroit à la fin des années 70, une pépinière de création et de liberté où j’ai affiné ma vision photographique : active, intime, graphique, exaltante, fusionnant avec la force de la musique et captant mes potes au sein de l’ambiance « dirty » et « trash ». Aujourd’hui l’essence même du rock continue à m’inspirer. Loin des contraintes commerciales et des caricatures à la mode, ce qui reste du rock authentique est créé et vécu dans l’obscurité. Dans des petits bars, dans une manière de vivre, les rockeurs trouvent une liberté qui est devenue rare de nos jours… C’est mon existence aussi. Ma série My Scene est un théâtre personnel dans lequel j’évolue. L’acte photographique est pour moi très corporel. J’ai besoin de sentir la musique, la passion, le mouvement. Je « trouve » mes images dans des instants choisis, cadrés avec précision. Il y a souvent une sorte d’automatisme psychique. Je cherche à pousser au-delà du genre « photographie de rock » conventionnel, et de créer une œuvre « rock » haute en couleurs, un concentré d’émotion et d’énergie ». Née à Detroit en 1954, Sue Rynski vit et travaille à Paris. Ses photographies sont exposées à travers le monde, notamment aux Rencontres d’Arles 2010 dans l’exposition « I Am A Cliché ». Elle a donné des conférences sur la philosophie de la photographie à La Sorbonne-CELSA et à l’IESA à Paris. www.suerynski.com la Briqueterie à amiens i 23 octobre - 22 novembre 2, rue Lescouvé à Amiens i Tél. : 03 22 95 12 95 i du mercredi au dimanche de 15h à 18h «
  30. 30. 30 Robert kluba La fureur du passé Soixante ans après les premiers titres diffusés sur les ondes radio, les fans du rock’n’roll sont plus jeunes que les chansons de l’époque. Engagés dans des associations, ils se retrouvent dans les clubs de musique, pour un week-end lors de courses de voitures. Ils exercent souvent des métiers en lien avec leur passion : musiciens, coiffeurs, tatoueurs, stylistes, etc. (...) Ils font revivre le mode de vie de l’époque et constituent une communauté qui rayonne en Europe et dans le monde. Leur fascination pour la musique américaine des années 50 se manifeste également à travers leur goût pour la mode, la décoration vintage, les véhicules anciens. Ce sont plus que des fans ordinaires car leur vie quotidienne est ancrée dans les fifties. « La fureur du passé » nous ramène à une époque où les imposantes limousines de 8 cylindres, les meubles pour télévision à tubes cathodiques et les vinyles en 45 tours se vendaient à grande échelle. L’exposition propose un voyage contemporain entre Paris et Berlin et jette un regard intime sur l’univers des rockeurs d’aujourd’hui qui vivent dans un monde rétro. Il suscite un sentiment trouble où passé et présent s’abolissent. Frédérique Founès Robert Kluba est né à Berlin en 1978. Depuis 2003, il collabore régulièrement avec la presse en Allemagne et en France comme photographe indépendant. Il est membre de Signatures, maison de photographes, depuis sa création. jardins du musée départemental de l’oise i 27 septembre – 16 novembre rue du musée à Beauvais i Tél. : 03 44 10 40 50 i de 10h à 12h et de 14h à 18 h i fermé le mardi Courtoisie : Signatures, Paris
  31. 31. 31 jardins du musée départemental de l’oise i 27 septembre – 16 novembre rue du musée à Beauvais i Tél. : 03 44 10 40 50 i de 10h à 12h et de 14h à 18h i fermé le mardi Samuel Kirszenbaum Public Travaillant pour de nombreux magazines et quotidiens, je suis souvent amené à couvrir les festivals. Je me suis rendu compte que le public était autant représentatif d’une époque que les artistes présents sur scène. Pour moi, être en face d’un visage, ne pas se cacher, c’est essentiel. Or, pour les photos de musiciens qui jouent, à moins d’être sur scène, c’est impossible. Mon intérêt dans cette série est de documenter les changements d’habitudes, de style de qui va en festival, sans oublier les comportements immuables. Un exemple ? Les appareils photo numériques à partir de 2002-2003, puis les téléphones portables à partir de 2004-2005, qui font leur apparition comme capteur de souvenir. Un autre exemple ? Le bonheur d’un bon concert, une foule surexcitée, les personnes chargées de la sécurité poussées dans leurs retranchements quand un artiste décide de descendre au contact de son public, les pogos, la sueur... à une époque où la musique se consomme de moins en moins comme un objet, le « live » prend toute son importance et cette typologie du public le reflète. » Samuel Kirszenbaum est né en 1977 à Paris où il vit et travaille, principalement pour la presse nationale et internationale. Il est professeur d’anglais et enseigne la photographie et l’histoire du médium à L’Institut supérieur des arts appliqués à Paris. Il est représenté par l’Agence Modds. www.samuelk.netCourtoisie : Agence Modds, Paris «
  32. 32. 32 Anna Fox, Loisirs Tina Merandon, Escape Destinations Europe Anna Fox, Back to the Village Les autres expositions
  33. 33. 33 Anna fox Loisirs Les loisirs ont toujours constitué un sujet fascinant pour les photographes. C’est devenu plus vrai encore après-guerre, quand après avoir gagné toutes les strates de la société, ils se sont imposés comme une activité à part entière, au même titre que de se rendre au travail. Nous travaillons dur et nous sommes contraints de prendre en mains nos loisirs tout aussi sérieusement que nous travaillons dur. Dans notre environnement moderne, loisirs et travail coexistent, ils dépendent l’un de l’autre, même si tout le monde n’y participe pas. Nombre de structures de loisirs sont adaptés à toute la famille (les espaces de travail sont généralement dénués de liens familiaux). Travail et loisirs fonctionnent ensemble, les loisirs offrant la part de liberté que le travail affirme ne pouvoir permettre. Les activités de loisirs nous autorisent à « nous éloigner de tout » (le travail), à nous reposer, à retrouver la forme (une façon de lutter contre les maladies professionnelles) ou à nous découvrir nous-mêmes. Les espaces dédiés aux loisirs que j’ai photographiés à Beauvais sont tous remarquables, ils confirment ce besoin de nous immerger dans des environnements dépaysants placés sous le signe du plaisir, à l’opposé du cadre banal et morne de nos lieux de travail. Loisirs et travail s’opposent l’un à l’autre, l’un étant la compensation de l’autre » Anna Fox est née à Alton (Angleterre) en 1961. Elle enseigne la photographie à l’Université pour les arts créatifs (University for the Creative Arts) à Farnham. www.annafox.co.uk résidence de création à beauvais mise en place en 2013 par diaphane « GALERIE NATIONALE DE LA TAPISSERIE i 27 septembre 2014 - 11 janvier 2015 22, rue Saint-Pierre à Beauvais i Tél. : 03 44 15 67 00 (semaine) / 03 44 15 30 30 (week-end) i du mardi au vendredi de 12h à 18h i samedi et dimanche de 10h à 18h (17h les 24 et 31 décembre) - fermé le 25 decembre et le 1er janvier
  34. 34. 34 galerie du lycée jean rostand i dates à confirmer 2 place Georges Paquier à chantilly i Tél. : 03 44 62 47 00 i aux heures d’ouverture de l’établissement Anna fox Back to the Village La série Back to the Village (1999 - 2008) est un documentaire inédit sur les fêtes traditionnelles des villages ruraux du comté du Hampshire, dans le Sud de l’Angleterre. En 1999, après avoir séjourné à Londres, la photographe s’installe à Shelborne, petit village où elle a grandi. Inspirée par le reportage de Benjamin Stone sur les coutumes et les festivités à travers l’Angleterre dans les années 1900, Anna Fox a réalisé une collection de portraits illustrant les fêtes de la Nativité, les feux de la Saint-Jean, les déguisements d’Halloween, les feux de joie de « Guy Fawkes night ». Sans oublier les traditions locales, comme la course annuelle de landaux, une fête de bienfaisance costumée. Les villageois sont en costumes et fixent l’objectif, parfois à travers leurs masques. Ces images « capturent » les participants dans une pause résignée, sans joie, avec parfois de la gêne, trahissant le malaise provoqué par l’irruption du festif dans le quotidien, comme une subversion.
  35. 35. 35 Tina merandon Escape Dans le jeu des corps, il se place toujours un rapport éperdu, un instant où le point de contact avec l’autre se fait lutte avec soi-même. Les photographies de Tina Merandon saisissent l’acuité lascive, barbare, de cet impact sur ceux qui nous sont proches. Ses visions se font chorégraphies, dessins dans l’espace, échappées hors du cadre des imposés. L’évasion de ses modèles par le body fight, leur donne une forme d’innocence, de beauté nue, d’élévation par le risque. La relation est toujours une ouverture dangereuse, qui nous découvre comme trait d’union fatal. Les gestes s’attirent aimantés, rejettent, les mouvements se posent pour une perte de soi, un écart ludique ou une fusion charnelle. Discours amoureux que ces photographies. Dans ces batailles que la photographe agence, les modèles y défient le regard par l’absence, comme la pesanteur par sa négation. Ils ne sont pas là pour nous, mais pour eux, ce qui provoque l’effraction de notre regard. Ce qui induit un effet de suspension, d’énigme, à percevoir ce moment de vérité ; qu’il soit abandon au corps de l’autre ou au contraire, résistance à sa persuasion violente. C’est la relation humaine, au plus profond de son intime, qui se révèle, avec sa part d’ombre et de lumière. Yan CIRET Tina Merandon, née en 1963, vit et travaille à Paris. Son travail tourne autour de la question des rapports de pouvoirs au niveau politique, social ou intime. Elle mène depuis plusieurs années une recherche personnelle où les corps occupent une place prépondérante. Elle est représentée par Signatures, maison de photographes. www.tinamerandon.com espace jean legendre i 25 septembre - 17 décembre Place Briet Daubigny à Compiègne i Tél. : 03 44 92 76 76 i du mardi au vendredi de 13 h à 18 h i le samedi de 14 h à 18h résidence de création à beauvais mise en place en 2009 par diaphane
  36. 36. 36 Destinations EUROPE ABeauvais le voyage est à portée de regard. Diaphane a imaginé de créer une passerelle photographique entre l’aéroport de Beauvais-Tillé et les villes européennes qu’il dessert, en proposant à des photographes de partir à la découverte de la destination de leur choix. La règle du jeu est simple : une ville, trois jours, un photographe. Pascal Bois à Edimbourg, Jean-Claude Coutausse à Sofia, Ronan Guillou à Dublin, Philippe Guionie à Shannon, Claudia Imbert à Oslo, Xavier Lambours à Faro, Géraldine Lay à Glasgow, Renaud Monfourny à Manchester, Michel Séméniako à Porto, Patrick Tourneboeuf à Bratislava, Cette exposition est ponctuée des films photographiques réalisés sur chaque destination, où se croisent les images et les paroles des photographes. (au lycée Joliot Curie à Hirson et à l’ Antenne universitaire de l’UPJV à Beauvais) Réalisation : Atelier EcoutezVoir • Lycée Joliot Curie, 1 rue Chanzy, Hirson (02) - Tél. : 03 23 99 30 30 du 15 septembre au 16 octobre • Antenne universitaire de l’UPJV, Hall de la bibliothèque, 52 bd Saint-André, Beauvais - Tél. : 03 44 06 88 00, du lundi au vendredi 8h30-17h du 27 septembre au 19 décembre • Galerie de l’école Paul Bert, 5 rue de Bretagne, Beauvais - Tél. : 03 44 02 03 56 • Galerie de l’école Jules Verne, 2 avenue Molière, Méru (60) - Tél. : 03 44 52 30 30 • Galerie de l’école du Chemin vert, Noailles (60) - Tél. : 03 44 03 30 51 du 15 septembre au 16 octobreManchester par Renaud Monfourny
  37. 37. 37 Ateliers photo de l’école d’art du Beauvaisis ROCK, les regards de l’école d’Art du Beauvaisis Le rock dans toute sa diversité a inspiré les participants de l’atelier photo de l’Ecole d’art du Beauvaisis (étudiants en classe préparatoire, lycéens et adultes). Qu’il soit mélancolique, énergique ou onirique, le rock est une émotion partagée, musicale d’abord mais aussi visuelle, photographique. Chacun a donc choisi d’illustrer à travers une interprétation personnelle, un morceau,un album, une attitude pour valoriser la composante essentielle de cette musique : son énergie vitale. Le rythme de l’exposition témoigne de la sensibilité que chacun porte sur ce mouvement musical. Cette année Tina Merandon, photographe, déjà exposée à Beauvais dans le cadre des Photaumnales  2009 et 2013, a collaboré avec Sophie Goullieux, artiste et enseignante à l’Ecole d’art du Beauvaisis. Professeurs : Sophie Goullieux & Tina Merandon Photographes : Ateliers lycéens : Héloïse Crinon, Valentine Degeuse, Morgane Fournier, Victoire Mullot, Flavy Trezel Ateliers adultes : Catherine Bergère, Pierre Delaitre, Daniel Destailleur, Mathilde Groothaerdt, Marcella Landre, Gilles Pasquier, Yves Rouzaud, Marine Trichard, Claude Zavec Classes préparatoires : Nina Defachel, Geoffroy Korn Le Bars, Thomas Miart Galeries Lafayette - 2 rue des Jacobins à Beauvais du 10 septembre au 1er novembre vernissage : jeudi 18 septembre à 18h Ce sont aussi les expositions des : Marine Trichard
  38. 38. 38 Photo-club du Beauvaisis Rock en Live :  la scène, l’ambiance et la danse... Les membres du Photo-club du Beauvaisis ont choisi de plonger dans le Rock côté «  live  » sur la scène, où les sunlights magnifient les artistes dans des ambiances brumeuses et colorées, du côté du public qui vit, qui vibre, qui se déhanche, où les jeux de jambes se déchaînent et les pieds virevoltent dans l’ombre de la scène… Un spot vient de temps en temps apporter une lumière salvatrice aux photographes. D’autres ont plongé dans leurs souvenirs et la nostalgie, d’autres ont suivi des danseurs endiablés dans des lieux insolites.  à travers tous ces artistes, qu’ils soient devant ou derrière l’appareil photographique, c’est une ambiance Rock’n’Roll qui est à voir (et à entendre). Participants : Jacques Anselme, Daniel Bellettre, Michel Béréza, Daniel Destailleur, Didier Gérard-Leroy, Gérard Paterne, Jean-Pascal Roffino Centre culturel Georges Desmarquet, Voisinlieu pour tous rue de la Longue Haie à Beauvais du 13 octobre au 15 novembre vernissage : mardi 14 octobre à 18h Jean-Pascal Roffino - Photo-club du Beauvaisi Ce sont aussi les expositions :
  39. 39. 39 Collectif Autrevue Collectif Autrevue Coup de blues Déjà presque 20 ans que les origines du Rock viennent rythmer l’année et marquer le printemps beauvaisien. Comme en écho, des membres du collectif Autrevue ont tenté de placer sur un même accord les deux grands festivals que sont« Le Blues autour du Zinc » et « Les Photaumnales » Avec : Christine Cahuzac, Francis Hanotte, Bruno Maimbourg, Jacques Marzack. Hall du Cinéspace - 16 rue Corréus à Beauvais Il y a 19 000 ans... en 2014 Restitution d’un atelier photographie-écriture (classe de CE2-CM1 de l’école Belle-Assise, Clermont-de-l’Oise) école supérieure du professorat et de l’éducation (ENSP) – Antenne de Beauvais - 3 rue Bossuet à Beauvais - Tél. : 03 44 48 72 00 du 27 septembre au 30 novembre Ce sont aussi les expositions :
  40. 40. 40 L es Photaumnales sont un temps fort de découverte de la photographie, à travers la mise en place d’actions de médiation auprès du jeune public. En début d’année scolaire la multiplicité et la diversité des expositions sur la ville de Beauvais et de la région Picardie permettent d’enclencher des parcours artistiques et culturels. Différents dispositifs d’ateliers peuvent s’appuyer sur les expositions présentées pour engager les actions mises en place sur l’ensemble de l’année scolaire. Les écoles, collèges et lycées peuvent profiter de la diversité des expositions pour s’immerger dans l’univers visuel des Photaumnales. Un dossier pédagogique élaboré en collaboration avec la Délégation académique à l’action culturelle sera disponible en téléchargement sur le site www.photaumnales.fr. Il permettra aux enseignants de tirer parti au mieux de la manifestation par la mise en place d’outils pédagogiques appropriés. Des visites commentées et ludiques, accompagnées d’une sensibilisation à la lecture des images sont organisées par Diaphane et la Direction des affaires culturelles de la Ville de Beauvais. Les visites sont gratuites et sur réservation Renseignements : Pour les écoles primaires et accueils de loisirs : Direction des affaires culturelles de la Ville de Beauvais Gaidig Lemarié, Chargée de mission Arts plastiques - Aurélie Delin, assistante Tél. : 03 44 15 67 11 Courriels : glemarie@beauvais.fr ; adelin@beauvais.fr Pour les collèges et lycées, Diaphane Lili Hemme Tél. : 09 83 56 34 41 Courriel : mediation@diaphane.org accompagner les images Un parcours artistique et culturel autour de la photographie
  41. 41. 41 D iaphane, Pôle photographique en Picardie, soutient la création et la diffusion de la photographie par des actions qui s’inscrivent sur le territoire, à l’échelle de la ville, du département et de la région. La création artistique et l’artiste sont au cœur de l’action de Diaphane : • par le soutien à la création (résidences, production d’œuvres, édition), • par la diffusion (festival des Photaumnales, lieux d’expositions partenaires, galeries des établissements scolaires) • par l’accompagnement des publics (rencontres, interventions d’artistes dans les projets pédagogiques, actions de sensibilisation des publics adultes et publics spécifiques). Diaphane dispose de son propre lieu d’exposition, La grange à Montreuil-sur- Brèche et d’un espace susceptible d’accueillir des petites formes, la Maison Diaphane à Clermont-de-l’Oise. Diaphane a mis en place une maison d’édition depuis 2008. www.diaphane-editions.com Diaphane 16 rue de Paris - 60600 Clermont-de-l’Oise Tél. : 09 83 56 34 41 info@diaphane.org www.diaphane.org L e Réseau Diagonal est le seul réseau national et européen réunissant des structures consacrées à la photographie contemporaine. Les deux axes fondateurs en sont la production et la diffusion de la création contemporaine ainsi que l’éducation à l’image. Le Réseau Diagonal rayonne à travers toute la France. Il regroupe : Les Ateliers de l’Image, Marseille (13) Le Carré Amelot, La Rochelle (17) Le Centre Atlantique de la Photographie, Brest (29) Le Centre culturel André Malraux, Galerie Robert Doisneau, Vandœuvre-Lès-Nancy (54) Le Centre d’art contemporain photographique - Villa Pérochon, Niort (79) Le Centre d’art et photographie de Lectoure, Lectoure (32) Le Centre Photographique d’Ile-de-France, Pontault-Combault (77) La Chambre, Strasbourg (67) Diaphane, Clermont-de-l’Oise (60) Le GRAPh, Carcassonne (11) Image/imatge, Orthez (64) L’Imagerie, Lannion (22) La Galerie Le Lieu, Lorient (56) Le Pôle Image Haute-Normandie, Rouen (76) Stimultania, Lyon (69) Stimultania, Strasbourg (67) Voies Off, Arles (13) www.reseau-diagonal.com pôle photographique en Picardie réseau de structures photographiques
  42. 42. 42 Les lieux d’expositions à Beauvais Galerie nationale de la tapisserie 22 rue Saint-Pierre Tél. : 03 44 15 67 00 (semaine) Tél. : 03 44 15 30 30 (week-end) Cinespace 16 rue Corréus Tél. : 08 92 68 22 10 A 16 Musée départemental de l’Oise 1 rue du Musée Tél. : 03 44 10 40 50 www.oise.fr Galeries Lafayette 2 rue des Jacobins école supérieure du professorat et de l’éducation (ENSP) Antenne de Beauvais 3 rue Bossuet Tél. : 03 44 48 72 00 Cathédrale Saint-Pierre rue Saint-Pierre La grange 479 route de Grandvilliers 60480 Montreuil-sur-Brèche Tél. : 09 83 56 43 41 www.diaphane.org Antenne de l’Université de Picardie Jules Verne 52 bd Saint-André Tél. : 03 44 06 88 00 www.u-picardie.fr La Maladrerie Saint-Lazare 203 rue de Paris (à proximité de la Clinique du Parc) Tél. : 03 44 15 67 62 Voisinlieu pour tous rue de la Longue Haie Tél. : 03 44 05 19 37 www.voisinlieupourtous.net Galerie d’art de l’école élémentaire Paul Bert 5 rue de Bretagne Tél. : 03 44 02 03 56
  43. 43. Les Photaumnales sont organisées par Diaphane, avec le soutien de : • Partenaires institutionnels : Ministère de la Culture - DRAC Picardie Rectorat de l’académie d’Amiens Région Picardie Département de l’Oise Ville de Clermont-de-l’Oise Ville de Beauvais • Lieux d’expositions : ASCA Beauvais, Association culturelle Argentine Cinéspace Espace Matisse à Creil Espace Jean Legendre, Théâtre de Compiègne – Scène nationale de l’Oise en préfiguration Galerie du Chevalet à Noyon Galerie nationale de la tapisserie La Briqueterie à Amiens L’Artothèque de l’Aisne à Tergnier Les Galeries Lafayette Maladrerie Saint-Lazare / Agglomération du Beauvaisis Musée départemental de l’Oise Université de Picardie Jules Verne / Crous Voisinlieu pour tous, centre socio-culturel Georges Desmarquest • Lieux de concerts : La Grange à Musique à Creil L’Ouvre-Boîte à Beauvais Réseau des médiathèques du Beauvaisis • Partenaires techniques : Photon La Nonna Cartridge World Les Ateliers de la Bergerette Les vins du Centre Loire • Partenaires médias : Arte France 3 Picardie Les Inrockuptibles OFF the wall, cultures photo Radio Graf’hit • Partenaires privés : Nous remercions le Cercle des mécènes des Photaumnales Cultures photo CMJN 00/80/100/00 noir seul ton direct Pantone Matching System PMS 165 C PMS 165 U fichier Illustrator CS3 du logotype PRINT L’équipe : Direction artistique : Fred Boucher, Adriana Wattel Commissariat d’exposition : Daniel Challe Médiation : Lili Hemme, Marine Leroy et les médiateurs-trices de la Ville de Beauvais Administration : Alexia Tirelli Assistants de production : Nicolas Havette, Magali Paulin Logistique inauguration : Petra Pinard Dossier pédagogique : Lili Hemme, Céline Garenaux Dossier de presse : Nathalie Saillard Relations presse : Nathalie Dran Création graphique : Thibault Le Guillou Site : Pascal Bruandet Réalisation de la soirée à la Maladrerie : Atelier EcoutezVoir / François Tisseyre, Véronique Masini Direction technique et régie générale : Sébastien Plantefèbre, Ruddy Pannier, Direction des affaires culturelles de la Ville de Beauvais

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