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La parité médiatique en VF

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Point de vue par Valérie Tandeau de marsac.

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La parité médiatique en VF

  1. 1. Lundi 8 mars 2010 Page 13RETROUVEZ chaque jour la chronique économiqued’Erik Izraelewicz en vidéo sur latribune.frLe15 marsprochain,VoxFeminaoffrira,enpartenariataveclewebzineTerrafemina,uneplate-formederencontreentrelesmédiasetdesfemmesexpertesdansdifférentsdomainesdelasphèreéconomique.Objectif :quelestalentsféminins,quin’occupentque4 %dutempsmédiatique,fassententendreleursvoix.Beaucoup d’hommes et defemmes croient aujourd’hui,avec une sincérité qui ne sauraitêtre mise en doute, que « l’un vautl’autre ». Cette équation idéale nerésiste pas à la réalité du mondede l’entreprise, en particulier dansses structures de direction. Enatteste la proposition de loi quivise à imposer un quota de 40 %de femmes dans les conseils d’ad-ministration des grandesentreprises et des insti-tutions publiques d’ici àcinq ans. La volonté poli-tique est nécessaire, maiselle n’est pas suffisante enlamatière.Pouréviterqueces talents deviennentdes «  femmes-quotas  »,que l’on mette en avant legenre plutôt que la compétence,n’est-il pas urgent de donner auxfemmes la visibilité qui renforceraleur légitimité et rendra plus na-turelle leur arrivée dans les cerclesdu pouvoir et/ou de décision desentreprises ?L’argument le plus fréquem-ment employé pour justifier lafaible représentativité des femmesest qu’il n’en existe pas suffisam-ment disposant de l’expérience etdes compétences nécessaires pourexercer les fonctions dans lesquel-les elles sont sous-représentées.Mais la réalité est tout autre  :ces femmes existent, et elles sontnombreuses  ! Mais elles ne sontpas identifiées, tout simplementparce qu’elles ne sont pas visibles.Bien sûr, les femmes d’expertisesont « repérées » par leurs pairs,mais cela ne suffit pas à assurerleur promotion. Aujourd’hui, lesfemmes n’occupent pas plus de4  % du temps médiatique. C’estbien moins que la parité totaledans la vie politique, moins en-core que les 8 % de femmes dansles conseils d’administration, ettellement moins que le nombrede femmes réellement expertesdans leurs sphères de compé-tence et d’action respectives  !Pour reprendre la terminologiedu rapport sur l’image des fem-mes dans les médias réalisé parMichèle Reiser, Brigitte Grésy etMercedes Erra pour le gouver-nement en 2008 (1), les femmesont un « statut de seconde zone :passantes ou ombres chinoises ».Lorsqu’on sait que la visibilité estun facteur d’intégration et de re-connaissance important, on nepeut que s’inquiéter de ces statis-tiques. D’autant que tendre le mi-cro à de nouvelles voix est aussi unmoyen de créer une concurrencenécessaire au renouvellementdu débat dans un monde écono-mique qui en a tant besoin. Maisles médias manquent de sourceset d’informations sur celles versqui ils pourraient, à juste titre,s’adresser.Si la mixité en tant que telle nefait heureusement plus vraimentdébat —  chacun convient desavantages que la vie politique etla vie économique peuvent reti-rer d’une parité mieux respectéeà tous les niveaux — il y a encoreune large différence entre les dé-clarations publiques et la prati-que de la vie des affaires.Et cette question de la paritédans le champ médiatique dé-passe le cadre de la vie économi-que en posant par ailleurs le pro-blème de la transmission. Quelest l’impact de cette non-visibi-lité sur les jeunes générations ?Les garçons n’ont que l’embarrasdu choix pour s’identifier, tandisque les filles doivent se conten-ter de quelques voix émergentes.Beaucoup de femmes peuventincarner une réussite person-nelle et professionnelle,et constituent ainsi desexemples vertueux pourles jeunes générations.Les faire exister dansla vie médiatique, c’estproposer aux jeunesfilles des modèles danslesquelles elles pour-ront se reconnaître et seprojeter. C’est aussi contribuer àredonner une réalité à la notiond’ascenseur social.La parité médiatique est donc né-cessaire au renouvellement de lavieéconomiqueprésenteetfuture.Elle permettra aussi d’élargir leschamps de vision des recruteursou des comités qui désignent lesmembres des conseils d’adminis-tration. Et nous ne doutons pasque les journalistes seront ravisd’avoir plus d’experts, facilementaccessibles, pour enrichir leursarticles et reportages. En matièrede parité, la parole médiatique estaussi importante que les mesurespolitiques !(1) Rapport sur l’image des fem-mes dans les médias, réalisé parMichèle Reiser, Brigitte Grésy etMercedes Erra, à la demande deValérie Létard, alors secrétaired’État à la Solidarité.Point de vuepar les fondatricesde VoxFemina (*)La parité médiatiqueen VF (version féminine)éditosSalut, les suffragettesLa conférence deCopenhague, vousconnaissez ? Pascelle sur le climat,qui a tant déçu en décem-bre, mais l’autre, celle quia réussi : elle s’est tenue le8 mars 1910 et réunissaitdes femmes socialistes detous les pays. Celles qu’onappelait alors les suffraget-tes ont décidé de créer uneJournée des femmes dans lebut d’obtenir le droit de vote.Cent ans plus tard, quel che-min parcouru ! Il n’y a plusun seul pays qui interdise levote aux femmes (sauf ceuxoù il n’y a pas d’électionsdu tout). À « La Tribune »,nous avons décidé de fêterce centième anniversaireen traitant l’actualité côtéfemmes. La vraie actualité,politique, internationale, dubusiness ou de la finance,avec de vrais acteurs, élus,experts, dirigeants : mais cesacteurs sont des femmes.Il faut dire que ça changele panorama, même visuel-lement. Bien sûr, nous avonsjoué à faire un journal « toutféminin » mais notre idéalest celui de la mixité, à tousles niveaux de responsabilité.C’est si vrai que la féminisa-tion à outrance nous sembleune mauvaise idée. Allez,s’il y a un jour où on peutse dire ces choses-là, c’estbien le 8 mars. Par exemple :il n’est pas normal que beau-coup d’enfants grandissenten ne rencontrant commeadultes en position d’autoritéque des femmes : institutri-ces, directrices, professeures,assistantes sociales, psys,médecins scolaires. Pasnormal que la magistraturedevienne chaque année plusmajoritairement féminine.On peut se féliciter qu’il yait des femmes policiers,des femmes camionneuseset des femmes ingénieursnucléaires, dirigeantes degrands groupes ou artistesde renom. Mais la sociétés’améliorerait aussi si desprofessions massivementféminisées attiraient etconservaient davantaged’hommes. Ne serait-ceque dans un souci d’égalitésalariale. On le sait, un jourou l’autre, les professionsexclusivement fémininesfinissent toujours par êtremoins considérées, moinsrémunérées.sgherardi@latribune.frSophie parGherardiSouvenir, souvenir (de Bourse)Souvenez-vous il y ajuste un an. Les fem-mes étaient déjà à lafête, mais les marchésbeaucoup moins. En pleinecrise postfaillite de Lehman,les traders étaient débousso-lés, les banquiers éreintés et laBourse déprimait au fond dutrou de la crise des subpri-mes. Flirtant avec son recordde faiblesse de la décennieatteint en 2003, le CAC 40tombait de Charybde enScylla. Aucun boursicoteur n’aoublié ce noir lundi du 9 mars,quand la Bourse de Paris aterminé juste en dessous de2.520 points. Ce qui est restépendant un an comme « lepoint bas du 9 mars » n’estheureusement plus qu’unvieux cauchemar. Les mar-chés d’actions ont rebondiallègrement de 55 % à Pariset de 60 % outre-Atlantique.Une crise, celle des dettessouveraines, a chassé l’autre,celle des dettes privées. Maiselle frappe moins les comptesdes entreprises qui songent ànouveau à leur croissance enAsie, à leur plan de développe-ment à cinq ans, et à soignerleurs actionnaires. Et l’onse reprend à rêver au retourdes fusions-acquisitions, desintroductions en Bourse età de nouveaux records aprèsune décennie pourrie par deuxkrachs. Cela tombe bien, unautre anniversaire se profileà l’horizon : dans moins desix mois, le CAC 40 fêtera les10 ans de son sommet absolu,6.922,33 points, inscrit le4 septembre 2000 et jamaisrevu depuis. À l’époque, uneentreprise valait 40 fois sesrésultats et c’était très banal.Les « TMT » (technos, mé-dias, télécoms) régnaient ensouverains et l’on se piétinaitpour devenir actionnaire desstart-up qui se présentaient enBourse. On s’arrachait 70 ou80 fois les actions proposées ;le risque, on ne connaissaitpas. Un autre monde ? Allez,plus que 77 % de hausse pourretrouver le nirvana…mmotte@latribune.frmuriel parmotteÉdité par : La Tribune SAS26 rue d’Oradour-sur-GlaneCS 9152275 525 Paris Cedex 15Standard : 01 44 82 16 16Président, directeur de lapublication : Alain Weill.Directrice générale :Valérie Decamp.Directeur des rédactions :Erik Izraelewicz.Directeurs adjoints :Sophie Gherardi,Pierre-Angel Gay.Rédactionenchef: OdileEs-posito(IndustrieetServices),Jean-BaptisteJacquin(Tech-nologiesetMédias),FrançoisLenglet(Économie,Politique,International),MurielMotte(MarchésetFinance),OlivierProvost(latribune.fr),PhilippeMabille(éditorialiste),ChristopheBazire(Édition).Directeurartistique: ÉricBéziat.Directrice des nouveauxmédias : Astrid Arbey.Publicité : La Tribune Régie.Directeur publicité Pôlefinancier : Ghislain Boyer.Directrice de publicité Inter-national : Carole Grémillot.Directeur marketing :Arnaud Jaouen.Directeur de la diffusion :Pascal Poli.Impression : Paris OffsetPrint - 30 rue Raspail 93230La Courneuve ; MOPVitrolles ; Ouest Print,Bournezeau ; Nancy Print.Service Abonnement :Numéro vert : 0800 13 23 33(appel gratuit). Fax abonne-ments : 01 44 82 17 92.Abonnez-vous surLATRIBUNE.fr.USA : USPS # 0117531Periodical paid at Champlain N.Y. andadditional mailing offices. For detailscall IMS at 1(800) 428 3003.Distribué par les NMPP.Commission paritaire : 0909C85607ISSN 0989-1922 - Contacter leservice diffusion au 01 44 82 17 80. IMPRIMÉ EN FRANCEPRINTED IN FRANCEReproductionintégrale ou partielleinterdite sans l’accordde l’éditeur. Art. 122-4du Code de la propriétéintellectuelleLA TRIBUNEest unepublication La Tribune HoldingPrincipal associé :News ParticipationsPrésident : Alain WeillDirecteurs généraux :Marc Laufer, Valérie Decamp(*)ValérieTandeaudeMarsac,avocatassociée,JeantetAssociés ;MichèleMénart,directricedelastratégiebanque-assurance-immobilierdugroupeLaPoste ;CéciledeGuillebon,executivevice-presidentbusinessdevelopment,AOSStudley ;AnneBinder,présidented’Administrance ;SophieReynal,fondatriced’AlliAFinance ;ClaireDeguerry,associéerestructurationd’entreprises,DeloitteFinance ;Marie-CélineTerré,fon-datricedeMCCConseilCommunication ;BéatriceLejarre,présidenteLPActive.BaptisteFENOUIL/REA

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