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Decision making et biais cognitifs
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Decision making et biais cognitifs

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Biais cognitifs dans la prise de décision, en stratégie d'entreprise, en évaluation, formation, et recrutement.

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    Decision making et biais cognitifs Decision making et biais cognitifs Presentation Transcript

    • Ces biais qui nous font de l'effet
    • Decision-Making : ces biais qui nous font de l'effet 2 ● Biais de perception ● Biais cognitifs ● Biais et stratégie d'entreprise ● Biais et collectif de travail ● Biais cognitif et évaluation ● Biais cognitif et formation ● Biais cognitifs du recruteur ● Bibliographie
    • 3 Vous croyez que la raison embrasse tout ? Vous vous fiez à votre esprit cartésien ? Vous croyez que la théorie de la rationalité limitée est une légende urbaine? Vous pensez que votre intellect est fiable ? Que vos perceptions sont infaillibles ? Que vous maîtrisez la situation ? C'est sans compter sur les biais sensoriels et cognitifs.
    • 4 Biais de perception sensorielle ● Trompe l’œil et faux-semblants ● Et pourtant elle tourne ● Illusions d'optique ● Définitions ● Explications ● Question à St Thomas
    • Trompe l’œil... Et faux semblants 5
    • Et pourtant elle tourne... 6
    • Illusions d'optique 7 Indien ou Eskimo ?
    • Illusions d'optique Ils ont la même taille. Mesurez ! Lisez-vous les bonnes couleurs ? 8
    • 9 Définitions ● Biais sensori-moteurs : perception erronée L'illusion résulte d'une mauvaise analyse par le système visuel des informations qui lui parviennent. Cette erreur d'analyse peut donc entraîner la perception d'un objet qui n'est pas présent, ou à l'inverse nous rendre « aveugle » à un objet pourtant présent, ou encore nous donner une image faussée de la réalité, etc. ● Illusion d'optique C'est une illusion qui trompe le système visuel humain (depuis l' œil jusqu'au cerveau) et aboutit à une perception déformée de la réalité. Les illusions d'optique peuvent survenir naturellement ou être créées par des astuces visuelles spécifiques qui permettent de mettre en évidence les principes de fonctionnement du système visuel humain. http://fr.wikipedia.org/wiki/Illusion_d'optique
    • 10 Explications Illusions physiologiques Les phénomènes physiologiques comme : ● les images résiduelles suivant les lumières aveuglantes ou ● une exposition prolongée de motifs ● sont les effets sur l’œil d'une stimulation d'un type spécifique : luminosité, inclinaison, couleur et mouvement Ex : Couleur - Lorsqu'un individu fixe longtemps une image colorée, les récepteurs saturent, et par rémanence, lorsqu'il porte ensuite le regard sur une surface blanche, elle est aperçue dans les couleurs complémentaires de celles que l'individu a fixées. Ex : La grille d'Herman - le cerveau adapte l'information concernant la luminosité d'une zone en fonction des zones voisines Ex : Spirale de Frase – Illusion de Zolner – illusion du mur du café : sont basées sur le principe impliquant qu'une succession d'éléments inclinés amène l'œil à percevoir des torsions et des dérivations fictives. Ex : l' erreur de parallaxe fausse l'observation et la lecture de données (mesures) si l'observateur ne se trouve pas à la perpendiculaire de l'objet considéré. Illusions cognitives Agissent sur plusieurs niveaux de l'interprétation visuelle, elles exploitent les « hypothèses » formées par le système visuel au cours des premières étapes du traitement visuel : ● Illusions ambiguës : ex cube de Necker ● Illusions distordues : ex lignes convergentes, perspectives ● Illusions paradoxales : ex objets impossibles comme le Triangle de Penrose http://fr.wikipedia.org/wiki/Illusion_d'optique
    • 11 Question à St Thomas St Thomas est le patron de ceux qui ne croient que ce qu'ils voient. Mais peut-on vraiment se fier à son propre jugement lorsque celui-ci est aveuglé ? Même physiquement, physiologiquement, on l'a vu, le cerveau est dupé par les perceptions visuelles (biais sensori-moteurs). La réalité n'est bien souvent pas celle qu'on croit. Descartes n'est pas en reste. La pensée cartésienne, le rationalisme, l'autorité de la conscience et de la raison n'aboutissent-ils pas davantage à un : ''je pense donc je suis... faillible'' ? Des paramètres à prendre en compte. Les biais cognitifs ou socio-cognitifs sont à l'intellect ce que les illusions d'optique sont au processus œil – cerveau. Le but étant d'apprendre à les connaître pour mieux les gérer, afin que nos prises de décision n'en soient pas le jouet.
    • 12 Biais Cognitifs ● La carte et le territoire ● Échelle d'inférence ● Black Swan ● Prix Nobel ● Définition ● Les biais sont légion ● Les effets et les causes
    • 13 La carte et le territoire Source :jacquesabecassis.wordpress.com La réalité telle que nous la voyons n'est que notre propre perception du monde, i.e. une représentation intérieure de la réalité extérieure du monde.L'aphorisme d'Alfred Korzybski (A map is not the Territory) rappelle que la carte n'est pas le territoire qu'elle représente.Il existe de nombreux filtres entre la réalité en soi, et la réalité pour soi (biais) :
    • 14 Échelle d'inférence http://www.bivi.qualite.afnor.org/ofm/audit-et-auto-evaluation/viii/viii-20/viii-20-10/3 ''Les principaux freins à l'apprentissage ou à l'amélioration résident souvent dans les modèles mentaux. Les modèles mentaux sont les représentations, les règles formelles, les a priori que nous développons tous pour mettre en cohérence la réalité avec notre propre vision du monde ou de la société. Malheureusement ces représentations développent notre imperméabilité à l'apprentissage et notre résistance aux changements. Ce souci de cohérence nous amène à sélectionner uniquement certaines informations, à généraliser certaines situations ou encore à refuser la réalité parce qu'elle ne correspond pas à nos aspirations ou nos croyances. Notre vision de la réalité est altérée parce que nous pensons que nos croyances sont la vérité, que la vérité est évidente, que nos croyances sont basées sur des faits et des données et que ces données sont indiscutables. Ce mécanisme d'inférence agit sur notre sens de l'observation et notre capacité d'interprétation et ce, en fonction de notre expérience, de notre éducation et des situations que nous avons vécues ou qui nous ont été rapportées. L'échelle des inférences inspirée de Peter Senge permet de comprendre ces mécanismes, de les identifier et de les soumettre à notre autocritique.''
    • http://psychologie.psyblogs.net/2012/04/biais-cognitifs-insolites-le-biais.html 15 Black Swan Prenons un exemple particulier, une situation dont chacun d'entre nous a sûrement déjà eu l'expérience : la sensation du ''je le savais depuis le début !'' Il s'agit ni plus ni moins du biais cognitif dit ''biais rétrospectif'', lorsque notre entendement fait face à un ''cygne noir'' : ● Le concept du cygne noir (du philosophe Nassim Nicholas Taleb d'après la découverte de l'animal en 1698), désigne un événement bouleversant notre vision du monde, et dont on pense - a posteriori- qu'il était prévisible. ● Un cygne noir désigne désormais un fait inattendu et imprévu, dont la portée et les conséquences sont notables, et que l'on parvient à rationaliser, après coup, en dépit de toute logique antérieure, en décortiquant les événements (la crise des subprimes 2007, l'attaque du 11 septembre, l'affaire DSK). L'analyse a posteriori rend les choses ''prévisibles'', au vu des signes précurseurs alors passés inaperçus. ● La théorie du cygne noir repose sur l'existence d'un biais cognitif , le biais rétrospectif, mis en évidence par les travaux de Fischoff & Beyth (1975),reprenant ceux de Tversky & Kahneman (1973) sur l'heuristique et les biais affectant et altérant le raisonnement et le jugement humain. ● Ce phénomène tendant à rationaliser après-coup un événement à l'origine imprévu était déjà connu de nombreux historiens, médecins, et économistes.
    • 16 Prix Nobel Les Échos* , dans la rubrique Gouvernance (Yann Verdo-Ces biais cognitifs qui nous gouvernent- 05/11/12) recommandent à ''tous les conseils d'administration, comités de direction et autres lieux de prise de décision'' la lecture du livre de : Daniel Kahneman, lauréat du Prix Nobel d'économie en 2002 ● pour ses travaux fondateurs (avec Tversky, décédé avant le Nobel) sur la théorie des perspectives, base de la finance comportementale. (wikipedia) ● ''Système 1/Système 2 : les deux vitesses de la pensée '' (Thinking Fast and slow) ● Kahneman et Tversky s'étaient distingués dès 1973 avec leurs travaux Source:* http://business.lesechos.fr/directions-generales/gouvernance/0202349088411-decisions- ces-biais-cognitifs-qui-nous-gouvernent-2226.php PERCEPTION INTUITION SYSTEM 1 REASONING SYSTEM 2 Slow Serial Controlled Effortful Role-governed Flexible Neutral Fast Parallel Automatic Effortless Associative Slow-learning Emotional Conceptual representations Past, Present, & Future Can be evoked by language Percepts Current stimulation Stimulus-bound Schéma :D'après D.Kahneman, Thinking Fast and Slow sur l'heuristique et les biais affectant et altérant le raisonnement et le jugement humain.
    • 17 Définition ''Un biais cognitif est un schéma de pensée, cause de déviation du jugement. ● Le terme biais fait référence à une déviation systématique par rapport à une pensée considérée comme ''correcte'' (biais cognitif lié à l'intellect, biais émotionnel). ● Le biais cognitif est dû à l'individu lui-même et/ou à la pression sociale sur cet individu, l'homme n'étant pas isolé dans ses décisions. ● On peut distinguer entre autres des erreurs de perception, d'évaluation, d'interprétation logique. ● Les travaux en psychologie cognitive, en psychologie sociale (phénomènes de groupe) et plus généralement dans les sciences cognitives ont identifié de nombreux biais cognitifs propres à l'esprit humain à travers de multiples domaines : perception, statistiques, logique, causalité, relations sociales, judiciaire, scientifique, publicité...''(Wikipedia*) Sources: **Psychologie du Travail et des Organisations, Philippe Sarnin, De Boeck Ed. *http://fr.wikipedia.org/wiki/Biais_cognitif En psychologie, les biais cognitifs ou socio-cognitifs font donc référence ''aux mécanismes « automatiques » de jugement qui interviennent dans l'évaluation d'autrui, et qui sont particulièrement présents lors des phases''** de prise de décision, d'évaluation, de recrutement, de formation, etc...
    • 18 Liste de quelques biais cognitifs recensésListe de quelques biais cognitifs recensés A Ancrage * Anticonformisme * Appel au ridicule * Effet d’Ambiguïté * Attribution causale B Biais culturel * Biais d'appariement * Biais d'autocomplaisance * Biais de confirmation * Biais de confusion * Biais rétrospectif * Biais égocentrique * Backfire effect * Biais d'autocomplaisance C Cadrage (décision) * Conformisme * Corrélation illusoire * Théorie du Cygne Noir D Déformation professionnelle * Dissonance cognitive E Effet Colavita * Effet de contraste * Effet de mode * Effet de primauté * Effet de simple exposition * Effet Dunning-Kruger * Effet McGurk * Effet Stroop * Erreur fondamentale d'attribution * Effet de Récence * Effet de Primauté G Généralisation * Effet Golem * Gender-role bias H Heuristique de jugement * Effet de Halo I Idée reçue * Illusion * Illusion de savoir * Illusion des séries * Illusion taille-poids O Oubli de la fréquence de base P Perception sélective * Polarisation des attitudes * Problème de la bougie * Effet Pygmalion R Rationalisation * Réification * Résistance au changement * Biais Rétrospectif S Sophisme du tireur d'élite texan * Stéréotype * Biais de Status Quo * Biais de perception sélective W Wishful thinking (raisonnement par le souhait = prendre ses désirs pour des réalité) http://fr.wikipedia.org/wiki/Catégorie:Biais_cognitif http://fr.wikipedia.org/wiki/Biais_cognitif Les biais sont légion
    • 19 BIAIS MNESIQUESBIAIS MNESIQUES ●Effet de récence — mieux se souvenir des dernières informations auxquelles on a été confronté ●Effet de simple exposition — avoir préalablement été exposé à quelqu'un ou à une situation le/la rend plus positive ●Effet de primauté — mieux se souvenir des premiers éléments d'une liste mémorisée ●Oubli de la fréquence de base - oublier de considérer la fréquence de base de l'occurrence d'un événement alors qu'on cherche à en évaluer une probabilité ●Biais rétrospectif ou l'effet «  je le savais depuis le début  » BIAIS DE PERSONNALITEBIAIS DE PERSONNALITE ●Biais culturel — biais lié au fait d'appartenir à un type de culture donné. ●Biais linguistique — ou hypothèse Sapir-Whorf selon laquelle les caractéristiques d'une langue influent sur la cognition de ceux qui la parlent ●Conformisme (appelé aussi effet Bandwagon  — chercher à ressembler à la majorité ●Effet boomerang (effet inverse au conformisme) - tentative de persuasion à l'effet inverse de celui attendu ●Effet Barnum - accepter une vague description de la personnalité comme s'appliquant spécifiquement à soi-même Source : Wikipedia Les effets et les causes
    • 20 BIAIS DE RAISONNEMENTBIAIS DE RAISONNEMENT ●Biais de confirmation d'hypothèse — préférer les éléments qui confirment plutôt que ceux qui infirment une hypothèse ●Biais d'évaluation de probabilités ●Biais de représentativité — considérer certains éléments comme représentatifs d'une population ●Biais de disponibilité — ne pas chercher d'autres informations que celles immédiatement disponibles ●Biais d'appariement — se focaliser sur les éléments contenus dans l'énoncé d'un problème ●Cadrage — la façon de présenter une situation influe sur la façon dont elle est interprétée ●Dissonance cognitive — réinterpréter une situation pour éliminer les contradictions ●Effet rebond — une pensée que l'on cherche à inhiber devient plus saillante ●Illusion des séries — percevoir à tort des coïncidences dans des données au hasard ●Perception sélective — interpréter de manière sélective des informations en fonction de sa propre expérience ●Réification du savoir — considérer les connaissances comme des objets immuables et extérieurs ●Effet de domination asymétrique  ou effet leurre - choisir pour un consommateur entre deux options celle qui est la plus proche d'une troisième option malgré la forte asymétrie d'information. Source : Wikipedia Les effets et les causes
    • 21 BIAIS DE JUGEMENTBIAIS DE JUGEMENT ●Effet d'ambiguïté— tendance à éviter les options dont on manque d'information ●Ancrage mental — influence laissée par la première impression ●Biais d'attribution (Attribution causale) — façon d'attribuer la responsabilité d'une situation à soi ou aux autres ●Biais d'autocomplaisance — se croire à l'origine de ses réussites mais pas de ses échecs ●Biais de statu quo — la nouveauté est vue comme apportant plus de risques que d'avantages possibles et amène une résistance au changement ●Biais d'immunité à l'erreur — ne pas voir ses propres erreurs ●Biais égocentrique — se juger sous un meilleur jour qu'en réalité ●Biais rétrospectif ou l'effet «  je le savais depuis le début  » ●Effet de halo — une perception sélective d'informations allant dans le sens d'une première impression que l'on cherche à confirmer ●Effet de simple exposition — avoir préalablement été exposé à quelqu'un ou à une situation le/la rend plus positive ●Effet Dunning-Kruger — les moins compétents dans un domaine surestiment leur compétence, alors que les plus compétents ont tendance à sous-estimer leur compétence ●Illusion de savoir — se fier à de mauvaises croyances pour appréhender une réalité et ne pas chercher à recueillir d'autres informations ●Effet retour de flamme (backfire effect) - croyance initiale renforcée en face de preuves pourtant contradictoires ●Tache aveugle à l’égard des préjugés- tendance à donner plus de poids aux données introspectivement accessibles qu'aux préjugés externes ●Aversion à la dépossession - tendance à donner plus de valeur à un bien ou un service lorsque celui-ci est sa propriété Source : Wikipedia Les effets et les causes
    • 22 Biais et Stratégie d'Entreprise ● Biais et prise de décision ● La fusée cognitive de la stratégie ● Biais cognitifs et décision stratégique ● Biais dans la reprise d'une activité ● Biais et inefficience en entreprise
    • Pour une gouvernance d’entreprise « comportementale » Une réflexion exploratoire Gérard Charreaux - http://www.cairn.info/revue-francaise-de-gestion-2005-4-page-215.htm 23 Biais et prise de décision Au vu de la multitude de biais recensés par les chercheurs, il devient évident que nos modes de pensées n'échappent pas au processus, ce qu'il est important de considérer dans la prise de décision (decision making). Dans ''Pour une gouvernance d'Entreprise « comportementale » – Une Réflexion exploratoire'', Gérard Charreaux utilise la typologie de Greenfich (2005) : Source : d'après Greenfich (2005)
    • Extrait :''L’approche cognitive de la stratégie peut se représenter sous la forme d’une fusée à trois étages. ● Le premier étage est mû par le concept de biais cognitif. Il amende l’hypothèse de rationalité du décideur, et ce faisant, ne nous permet guère d’échapper à l’attraction des approches classiques. ● Le deuxième étage nous place sur une trajectoire sensiblement plus audacieuse : utilisant principalement l’idée de carte cognitive, il établit une base sérieuse pour conceptualiser de manière novatrice la pensée stratégique. ● Le troisième étage prétend atteindre enfin l’orbite visée, qui est celle du processus de formation de la stratégie, à l’aide du concept de paradigme stratégique.'' http://www.cairn.info/revue-francaise-de-gestion-2006-1-page-81.htm Dans « L'approche cognitive de la stratégie d'entreprise », Revue française de Gestion, Hervé Laroche et Jean-Pierre Nioche appréhendent la stratégie d'entreprise grâce à une approche cognitive leur permettant d'établir : ● un modèle de la stratégie d'entreprise sous forme de ''Fusée Cognitive'', ● Fusée dont les différents étages sont : ''biais, cartes, et paradigmes''. 24 Fusée Cognitive de la Stratégie Puis ils mettent en évidence les biais cognitifs pertinents au regard du processus rationel de décision. 
    • plus pertinents pour la décision stratégique et de les avoir explicitement mis en regard des étapes du processus rationnel de décision. On voit que les biais cognitifs ont des effets d’appauvrisse - -ment, de focalisation et de rigidification de la réflexion stratégique.'' Laroche Hervé et Nioche Jean-Pierre, « L'approche cognitive de la stratégie d'entreprise »,Revue française de gestion http://www.cairn.info/revue-francaise-de-gestion-2006-1-page-81.htm 25 Biais cognitifs et décision stratégique Dans ''Approche cognitive de la stratégie d'entreprise'', Laroche et Nioche relèvent que :''On doit à Schwenk (1984) d’avoir tenté d’isoler les biais les
    • Bérangère Deschamps et Sébastien Geindre notent quant à eux ''Les effets perturbateurs des biais cognitifs et affectifs dans le processus de décision de reprendre une PME'', dans leur ouvrage éponyme : Biais et reprise d'activité http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=MAV_047_0015 26
    • 27 Biais et Inefficience en Entreprise http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=RIPS_045_0217 Jean-Jacques Pluchart , professeur des Universités en sciences de gestion et responsable du Master de Gestion et Méthode de Décision d'Entreprise à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, dans « L'accompagnement entrepreneurial - Quels biais psychologiques ? », fournit un triptyque des biais, leurs fondements, et leurs effets possibles, en termes d'inefficience sur l'entreprise :
    • 28 ● La preuve sociale ● Conformisme et pensée de groupe ● Gender-Role Stereotype, plafond et paroi de verre ● Age bias et diversité en entreprise Biais Cognitif et Collectif de Travail
    • 29 La preuve sociale Dans son fameux opus . « Arrêtez de vous tromper  : 52 erreurs de jugement qu'il vaut mieux laisser aux autres », Rolf Dobelli (2008 - éditions Eyrolles)relève notamment : la preuve sociale, l'excès de confiance, le biais d'autorité, le biais de sympathie, la pensée de groupe, etc. La preuve sociale, c'est selon lui c'est quand ''des millions d'individus disent n'importe quoi et croient qu'ils sont dans le vrai''. La preuve sociale est un principe de sociologie selon lequel ''un individu ne sachant quoi faire ou quoi penser, aura tendance à adopter le comportement ou le point de vue d'autres personnes.'' Selon Robert Cialdini : « Habituellement, quand un grand nombre de gens fait quelque-chose, c'est que c'est la meilleure chose à faire. Cette vérification par les faits est à la fois la force et la faiblesse du principe de la preuve sociale. (...) La preuve sociale représente un raccourci commode, mais elle rend en même temps celui qui l'emprunte vulnérable aux assauts des profiteurs embusqués sur le chemin.'' wikipedia Si tout le monde le fait c'est que c'est bien ? Le biais de preuve sociale , c'est ''l'effet troupeau de mouton, qui aboutit au panurgisme.
    • 30 Conformisme et Pensée de groupe Le psychosociologue Roger Mucchielli définit le conformisme comme l'attitude sociale qui consiste à se soumettre aux opinions, règles, normes, modèles qui représentent la mentalité collective ou le système des valeurs du groupe auquel on a adhéré, et à les faire siens. Ce processus étudié en psychologie sociale correspond à un changement d'opinion, de comportement ou même de perception des individus, que l'on observe dans des situations de pression sociale ou d'influence sociale. C'est « l'influence » des opinions, comportements, perceptions, d'une majorité sur une minorité. Wikipedia Mais comme le relève Rolf Dobelli dans ''Arrêtez de vous tromper'', « le consensus peut être dangereux ».D'abord décrite dans Fortune (1952) par W.H. Whyte, la pensée de groupe, ou Group Think est définie par Irving Janis (1972) comme :« Un mode de pensée dont les gens usent lorsqu'ils sont profondément impliqués dans un groupe uni, quand le désir d'unanimité des membres outrepasse leur motivation à concevoir d'autres solutions de façon réaliste.» La pensée de groupe aboutit à : une diminution de la créativité, de la capacité d'innovation, et d'adaptation, au maintien de politiques et de pratiques désuètes par absence de remise en cause.
    • 31 Gender-role Stereotype La conception stéréotypée des rôles des deux sexes avait, croyait-on volé en éclat pendant la 2° Guerre Mondiale, notamment, quand les femmes avaient dû remplacer les hommes dans les usines. Gender-role Stereotype : Male Jobs vs. Female Jobs Aujourd'hui encore l'antagonisme est toujours prégnant, même si les choses se passent de manière officieuse, ou même parfois au niveau culturel et intériorisé des croyances individuelles. Définition de Dessler :''Gender-role stereotypes is the tendency to associate women with certain (frequently nonmanagerial) jobs' - Gary Dessler, Human Resource Management Les faits sont têtus : ● Certaines professions sont toujours nettement féminisées ● L'accès des femmes aux postes de management est toujours moindre, ● sans parler des postes de dirigeants. Plafond de verre  & Paroi de verre : ''Le plafond de verre (glass ceiling) désigne les barrières excluant les femmes des niveaux hiérarchiques les plus élevés en entreprise. L'expression a été utilisée en 1986 pour la première fois par deux journalistes du Wall Street Institute. On parle également de parois de verre pour traduire le fait que dans les entreprises où les femmes parviennent à atteindre les postes les plus élevés, ces derniers se trouvent dans des départements non stratégiques (exemple : administration, communication).'' www.rsenews.com/public/profession/parite-france.php
    • 32 Age Bias Diversité : Caractère de ce qui est varié, divers. Appliquée à l'entreprise, désigne la variété de profils humains qui peuvent exister en son sein (origine de pays, de région, de quartier, patronymique, culture, âge, sexe, apparence physique, handicap, orientation sexuelle, diplômes, etc... Discrimination : La loi française liste une série de 18 critères ne devant pas influencer le recrutement ni les décisions relatives à l'évolution (etc.), la sanction, le départ d'un collaborateur. Ces 18 critères sont : l'origine, le sexe, les mœurs, l'orientation sexuelle, l'âge, la situation de famille, les caractéristiques génétiques, l'appartenance à une ethnie, l'appartenance à une nation, l'appartenance à une race, les opinions politiques, les activités syndicales ou mutualistes, les convictions religieuses, l'apparence physique, le patronyme, l'état de santé, le handicap, l'état de grossesse. Age and gender bias : Les préjugés liés au sexe ont cours avec l'âge, et donnent lieu aux mêmes discriminations. En France on est étiqueté ''senior'' à partir de 45 ans. Mais à 45 ans, on a encore 20 à travailler. Au moins... www.charte-diversite.com www.agefos-pme.com
    • 33 Biais Cognitif et Évaluation ● Effet Hawthorne ● Les 3 pièges de l'évaluation annuelle ● Les biais associés
    • 34 L'effet Hawthorne L'expression tire son nom d'une usine de la ville de Hawthorne, près de Chicago, dans laquelle Elton Mayo, alors professeur à la Harvard Business School, mena une série d'études sur la productivité au travail des employés de la Western Electric Company entre 1927 et 1932. Afin de déterminer les facteurs modulant la productivité, Mayo et son équipe de psychologues sélectionna un groupe d'employées qu'il fit travailler dans différentes conditions de travail, en jouant notamment sur l'intensité de la lumière. Or quelles que furent les modifications qu'il fît, la productivité était presque toujours augmentée et elle restait élevée quand bien même les employées étaient remises dans leurs conditions habituelles de travail. http://www.psychologuedutravail.com/psychologie-du-travail/effet-hawthorne/ La conclusion des études de Mayo est double : ● Sur le plan de la méthode expérimentale, le simple fait d'être participant à une expérience peut être un facteur qui a une conséquence importante en terme de motivation. Le fait d'être l'objet d'une attention particulière de la part de l'expérimentateur et le fait d'avoir été choisi comme sujet de l'expérience peut contribuer à donner une meilleure estime de soi. ● Sur le plan de la psychologie du travail, le fait d'avoir été associés aux objectifs de l'expérience, d'avoir pu exercer un minimum d'initiative et de s'être sentis solidaires d'un groupe où règne l'émulation interne a eu un effet bénéfique sur la productivité des employés, bien supérieur aux seuls effets des conditions matérielles du travail.
    • 35 Les 3 pièges de l'évaluation annuelle En matière de management, ne pas donner de feedback régulier est un manque flagrant de professionnalisme. Il serait aberrant qu'un salarié soit obligé d'attendre l'évaluation annuelle pour découvrir avec stupéfaction qu'on lui reproche des choses... Ceci étant posé, Sylvie Guerrero (Les Outils des RH – Dunod) distingue également « 3 grands pièges que le manager doit éviter s'il veut faire de l'entretien d'évaluation une véritable action de management » : extraits ● La pause café Moment de bilan amical où le manager fait un point en dédramatisant au besoin.Inutile pour l'entreprise sur le plan de l'identification des écarts de performance, les points forts et faibles.Le salarié fait sa ''liste de courses'' (formations, demande de promotion) ● Le dialogue de sourds Source de mal-être, l'entretien est l'expression d'un désaccord entre manager et collaborateurs, sans discussion possible.Le dialogue de sourds tient à une erreur d'attribution (biais cognitif) des causes menant aux réussites et aux échecs. ● La fusillade ( ou le peloton d'exécution) Évaluation à sens unique de la part du manager qui se comporte en ''procureur'' et instruit à charge (''playing district attorney''), obligeant Grille ANACT Grille ANACT Importance de l'évaluation annuelle le collaborateur à développer une attitude défensive face à cette hostilité sourde. Les biais cognitifs sont nécessairement à l’œuvre ici encore.
    • 36 Évaluation annuelle & biais afférents Les biais cognitifs liés à l'évaluation sont nombreux : de l'ancrage (la difficulté à se départir d'une première impression), au biais égocentrique,en passant par le biais de confirmation, les préjugés,les théories implicites de la personnalité ,l'échelle d'inférence, le biais d'auto- complaisance, etc. Certains se distinguent du point de vue pratique : ● Effet de récence : mieux se souvenir des dernières informations auxquelles on a été confronté .Cela impose , de la part du manager, et du salarié évalué, de tenir à jour un carnet de bord, afin que l'ensemble de l'année soit évalué, et non pas les dernières semaines. ● Le biais d'autorité : « Ceux qui font autorité dans un domaine ou dans un autre soulèvent deux problèmes.D'abord, leurs résultats sont souvent décevants.Mais ce premier problème n'est pas le plus grave. Que les spécialistes se trompent souvent ... après tout, l'erreur est humaine.Non, le pire, c'est que nous n'osons presque plus penser par nous-mêmes en présence d'une figure d'autorité. » (extrait R.Dobelli, Arrêtez de vous tromper).À méditer... ● Le biais d'immunité à l'erreur : ne pas voir ses propres erreurs, ses propres lacunes aussi. L'erreur la plus terrible en ce qui concerne l'évaluation en particulier, c'est d'ignorer l'existence des biais cognitifs, et d'en être le jouet.
    • 37 Biais Cognitif et Formation ● Effet Pygmalion ● Effet Golem
    • 38 L'effet Pygmalion L'effet Pygmalion (effet Rosenthal & Jacobson) est une prophétie autoréalisatrice qui consiste à influencer l'évolution d'un apprenant en émettant une hypothèse positive (appelée stéréotype) sur sa capacité d'apprentissage et le succès de sa formation et de son développement. Effet Pygmalion  Alignement des Comportements d'autrui  Attitudes et comportements encourageants à l'égard d'autrui  Attentes positives ou ambitieuses à l'égard d'autrui  Stéréotypes
    • 39 L'effet Golem L'effet Golem est une prophétie autoréalisatrice produisant des effets contraires à l'effet pygmalion, dans la mesure où ce sont des inputs négatifs qui sont injectés dans le processus lié à l'apprentissage : Stéréotypes négatifs  Moindres attentes à l'égard d'autrui ou attentes délétères  Attitudes et comportements négatifs à l'égard d'autrui  Comportements d'autrui = perte de performance  Effet Golem Des études ont confirmé l'effet Golem sur les performances dans l'éducation, l'armée, et en contexte organisationnel (entreprise).
    • 40 ● Le point de vue du psychologue du travail ● Biais cognitifs du recruteur ● Désirabilité sociale Biais Cognitifs et Recrutement
    • 41 Le point de vue du psychologue du travail Philippe Sarnin Philippe Sarnin, dans Psychologie du Travail et des Organisations insiste sur le fait que le candidat au recrutement (interne ou externe) reçoive ''des retours constructifs et non destructeurs'' (feedback), en tant que personne évaluée pour le poste. Il est clair que pour la ''gestion des non'' en interne (quand un poste n'est pas accordé à un candidat de l'entreprise), comme pour l'image de l'entreprise (branding) concernant les candidatures externes, les retours constructifs sont de l'intérêt de tous. Le psychologue du travail conseille d'être très vigilant aux « biais socio- cognitifs, mécanismes automatiques de jugement qui interviennent dans l'évaluation d'autrui, et qui sont particulièrement présents dans les phases de tri des dossiers, et d'entretien : ● L'effet de halo * Le biais de confirmation d'hypothèse * Les théories implicites de la personnalité * L'erreur fondamentale d'attribution * La norme d'internalité * L'influence majoritaire et la tendance au conformisme. Les études sur les phénomènes de discrimination font également ressortir : ● Que moins les méthodes sont structurées, plus il y a de discrimination ● Le ''feeling'', le ''bon sens'' entraînent en fait un recours massif aux biais et stéréotypes, et accentuent donc les discriminations.
    • 42 Biais cognitifs du recruteur En un mot comme en cent, le biais cognitif, c'est ''LA peau de banane du recruteur'' : ● Le biais d'ancrage : Il s'agit de notre tendance à se focaliser sur une information particulière - choisie dès le début du processus de décision - afin de prendre une décision plutôt que de prendre en considération toutes les informations que l'on a à sa disposition. Afin d'y remédier, il faut penser à réévaluer les critères de décision au fur et à mesure du processus de sélection et ne pas perdre son temps à évaluer un aspect qui s'avère au final relativement insignifiant. ● L'erreur d'attribution : biais consistant à attribuer des résultats ou des comportements à des causes erronées. ● L'effet de halo : biais consistant à se focaliser sur certains éléments du recrutement, au détriment des autres.Le recruteur victime de l'effet de halo conservera, ou exclura des candidats pour des raisons insuffisantes,en ne tenant compte que d'un nombre limité de critères. ● Le biais de projection : Il conduit le recruteur au ''clonage'', car il consiste à voir chez un candidat une personnalité, des caractéristiques, des qualités ou des défauts que l'on retrouve chez soi-même , ou dans son entourage. ● L'effet d'attente : le recruteur verra chez un candidat recommandé une image positive, et s'attend donc à percevoir des qualités supérieures à la moyenne des autres candidats.Il sera attentif à tous les signaux qui corroborent ses attentes. Sources : Sylvie Guerrero, Les Outils des RH, Ed. Dunod http://www.centraltest.fr/ct_fr/5biais-cognitifs-des-recruteurs-rh.php http://sciences-rh.delemotte.com/2011/02/les-10-pieges-cognitifs-du-recruteur.html
    • 43 Biais cognitifs du recruteur En un mot comme en cent, le biais cognitif, c'est ''LA peau de banane du recruteur'' (suite) : ● Le biais de confirmation : Ce biais pousse à rechercher des informations confirmant nos idées préconçues, nos hypothèses. Il peut conduire un recruteur à interpréter certaines informations dans son sens, en minimisant une lacune du candidat, etc. ● Le biais de naïveté : nos émotions ont certes un rôle à jouer dans notre processus de prise de décision, mais ne doivent toutefois pas prendre le pas sur notre esprit critique et conduire à se laisser séduire par l'aisance de certains candidats et négliger de vérifier la cohérence de leur discours avec leurs réalisations. ● Le biais de l'entomologiste : atteint certains recruteurs cherchant impérativement à faire abstraction de leurs émotions pour ne juger les candidats que sur des éléments factuels. «Ils se réfèrent aux compétences techniques, aux expériences, aux diplômes de leurs futurs collaborateurs, mais occultent leur personnalité et leur savoir-être». ● Le biais de stéréotype : nos croyances, nos a priori et une facilité à associer un ensemble de caractéristiques à un groupe incitent certains recruteurs à estimer qu'un candidat sortant d'une école de commerce ou doté d'un diplôme prestigieux aura forcément toutes les compétences requises. Sources : Sylvie Guerrero, Les Outils des RH, Ed. Dunod http://www.centraltest.fr/ct_fr/5biais-cognitifs-des-recruteurs-rh.php http://sciences-rh.delemotte.com/2011/02/les-10-pieges-cognitifs-du-recruteur.html
    • 44 Désirabilité sociale L'effet de désirabilité sociale, très fréquemment observé en entretien de recrutement, conduit les candidats à : ● se présenter sous leur meilleur jour ● quitte à forcer le trait et enjoliver jusqu'à mentir ● tout en orientant leurs réponses dans le but de se conformer aux attentes présumées du recruteur. ● ce qui ne permet pas de présumer des réelles compétences relationnelles du candidat. Les Anglo-Saxons parlent de ''Impression Management'' (Gary Dessler, HRM) : ''ingratiation + self-promotion'' (flatterie, recherche de bonnes grâces, et auto-promotion). Les problèmes se révèlent plus tard, même parfois au-delà de la période d'intégration, d'essai, et d'acclimatation, quand le candidat ayant joué de désirabilité sociale révèle son vrai visage au sein de l'entreprise, et du collectif de travail. Solution : Pour Sylvie Guerrero (Les Outils des RH), toute l'habileté du recruteur à ne pas se laisser manœuvrer et berner consiste à poser des questions suffisamment précises pour cerner le degré de réflexion et de connaissance d'un sujet par le candidat. Ex : une allégation =>une expérience précise pour confirmer Ex : ne pas ''téléphoner'' la réponse dans la question, etc...
    • Bibliographie 45 Sylvie Guerrero Philippe Sarnin http://fr.wikipedia.org/wiki/Catégorie:Biais_cognitif http://fr.wikipedia.org/wiki/Biais_cognitif