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    Marrakech agadirvf Marrakech agadirvf Presentation Transcript

    • L’autoroute au service de la région Marrakech - Agadir
    • C “ onscient que la mise en place d'un système économique requiert des infrastructures de base, levier essentiel de la modernisation et du décollage économique, et fondement d'un partenariat productif, du libre-échange et de l'interaction entre les civilisations, la concrétisation de notre grand dessein nécessitait une nouvelle dynamique en vue d'accélérer la réalisation des infrastructures, en particulier le réseau routier, notamment pour le désenclavement du monde rural, et l'ambitieux programme autoroutier national, en particulier les axes Nord-Sud, reliant Tanger et Agadir, via Marrakech et Nord-Ouest / Nord- Est, reliant Fès et Oujda, en passant par Taza. ” SM le Roi Mohammed VI à l'occasion de la Fête du Trône 30 juillet 2004
    • Avant Propos
    • R elier Tanger-Agadir par autoroute a pendant longtemps Au sein de l'axe Tanger- Agadir, la section Marrakech - Agadir été considéré comme une ambition hors mesure. C'est occupe une place de choix : d'une longueur de près de 230km, maintenant une réalité grâce à la constance des efforts elle constitue la dernière étape de la liaison Nord-Sud du pays, engagés par le pays dans cet objectif. et va desservir deux régions importantes du Royaume, celle L'achèvement du dernier segment entre Marrakech et Agadir de Marrakech-Tensift-Al Haouz et celle du Souss-Massa-Draa, confère à l'autoroute Tanger-Agadir une haute importance à travers les villes de Marrakech, de Chichaoua d'Imintanout économique sur le plan régional mais aussi et surtout national. et d'Agadir. Il permettra également d'améliorer la sécurité routière, de réduire les temps de voyages et les coûts de transport. Ce Par cette nouvelle liaison autoroutière, le trajet Tanger - Agadir nouveau segment vient conforter le classement du Maroc parmi qui entre temps atteignait les 12 heures de route, est désormais les pays dotés des meilleurs réseaux routiers en Afrique. réduit presque de moitié. La région du Souss-Massa-Draa se retrouve ainsi plus proche de l'Europe, ce qui renforce la place Lancée le 3 janvier 2006 par Sa Majesté le Roi Mohammed du pays, en tant qu'acteur des échanges entre l'Afrique et VI, la construction de la section d'autoroute Marrakech - l'Europe. Cette liaison facilitera davantage la valorisation des Agadir a nécessité près de quatre années de travaux qui ont différentes ressources et richesses du pays. Grâce à un trajet débuté par le tronçon Marrakech - RN8. Ce premier tronçon plus rapide et plus sûr, cet axe rend le grand Sud plus attractif d'autoroute a été mis en ser vice en janvier 2009. pour les investissements, et constitue un levier de développement Il est long de 50 km et constitue à la fois un contournement important pour le tourisme, et les échanges inter-régionaux, de Marrakech et un raccourci pour le trafic de transit principalement entre la région de Marrakech-Tensift-Al Haouz, nord sud. et le Souss-Massa-Draa.
    • Marrakech- Agadir, des échanges antiques
    • • HISTOIRE DES ROUTES : MARRAKECH Située dans la dépression du Haouz, entre les collines des Jbilet au nord et le Haut-Atlas au sud, Marrakech a toujours représenté un carrefour au centre d'un large éventail de voies de circulation. Cette situation lui a conféré le double rôle historique de place d'échanges et de ville-entrepôt. Les pistes caravanières partant des lointaines rives du Sénégal et du Niger, traversaient l'Atlas après les relais des oasis pré-sahariennes et convergaient à Marrakech d'où elles se déployaient en direction des ports atlantiques, du Tafilalet, de la vallée du Souss et du Tadla. Texte historique de reconnaissance ……Quant au bassin du Souss ,quant au Sahara, de l'Ouad Aqqa à l'Ouad Ziz , ils font leurs achats à Merrâkech, et cette capitale reçoit tout de Djedida (Mazagan). Le grand centre commercial du Maroc est la ville de Merrâkech: au sud de l'Atlas, Fâs fournit le cours de l'Ouad Ziz et la région du Sahara qui est à l'est de ce fleuve ; Mogador approvisionne le Sahel et la petite portion du bassin du Draa située à l'ouest de l'Ouad Aqqa; Merrâkech alimente tout le bassin du Souss, l'immense bassin du Draa, (…)et jusqu'aux districts arrosés par les affluents de droite du Ziz, tels que le Todra et le Ferkla. Ch. DE Foucauld , Reconnaissance au Maroc ( 1883 )
    • • DE MARRAKECH À LA VALLÉE DU SOUS : Au sud, c'est le domaine des voies du Haut Atlas avec Aghmat comme première marche vers la montagne et Tinmel, dans la haute vallée de Oued N'fis, en tant qu'ultime repère historique au cours du XIIe siècle. Deux itinéraires étaient suivis en direction du Souss, à partir d'Aghmat d'un coté et de la ville de N'fis (disparue), de l'autre. Cette dernière ouvrait le chemin vers Tinmel. La route qui longeait Oued N'fis aboutissait à Taroudant et à Igli, deux actives cités dans la vallée de Souss, à partir desquelles rayonnent les pistes transsahariennes. • ITINÉRAIRE MARRAKECH-AGHMAT (Evaluation des étapes d'après les sources arabes médiévales): • Aghmat -Taroudant : 6 jours. • Aghmat - Igli : 9 jours. MADINAT N'FIS : Une étape mène le voyageur d'Aghmat Ourika à la ville de N'fis (à l'ouest de Marrakech)…., On y voit plusieurs cours d'eau et beaucoup de fruits(…) aujourd'hui (1068 J.C.), la ville est très peuplée et prospère. El-Bekri (XIe. siècle), Masâlik…, trad V.Monteil. TINMEL : • La route : « On ne peut arriver au lieu de repos des saints Imans (les califes almohades) que par une route formée de pièces de bois que l'on peut enlever au besoin et alors, les chemins coupés ne laissent plus entrevoir que des abîmes sans fond » Kitab al-Istibar. XIIe siècle, trad E.Fagnan. • (…) Quant au minbar austère de cette mosquée (Tinmel), il a tenu les rênes de chaires façonnées d'ivoire et des meilleures espèces de bois et de santal et d'ébène. Tel un pasteur conduisant un troupeau docile à sa baguette, le minbar de Tinmel a soumis les foules de Cordoue, Séville et Grenade, de l'Ifriqia (Tunisie) et du Maghreb… » Ibn el-Khatib (XIVe. s.), Nufadhat el-Jirab, trad. Hamid Triki
    • TAROUDANT : (…) Taroudant est formée d'une multitude de bourgades avec peuplement continu. On y trouve des fruits très variés et beaux (…). Il en est de même de la canne à sucre dont on ne trouve pas sur la surface de la terre, d'aussi longue, d'aussi sucrée et d'aussi justeuse (….). El-Idrisi, Nuzhat…., trad. Hadj Sadok. TIYOUT SUR OUED SOUS : Teijut (Tiyout) est une ville ancienne (…). Il y pousse une grande quantité de cannes à sucre (…). De nombreux marchands de Fez, de Marrakech et du pays des Noirs viennent acheter du sucre à Teijut. J. Léon l'Africain, Description de l'Afrique…., T.I. IGLI : Igli, capitale principale du Souss (…), bâtie au bord d'un fleuve, abonde en vergers et en canne à sucre. On en exporte le sucre vers tout les pays du Maghreb. El Bekri (XIe.s.) trad. Vincent Monteil
    • Autoroute Marrakech- Agadir
    • C'est le 3 janvier 06 que Sa Majesté Le Roi Mohammed VI avait procédé au lancement des travaux de l'autoroute Marrakech- Agadir. Les travaux se sont déroulés alors à un rythme soutenu pour livrer en deux phases le projet, la première phase étant conduite jusqu'à l'intersection avec la RN8, la seconde achevant l'ensemble de la liaison. Le chantier de l'autoroute Marrakech- Agadir aura été marqué par sa complexité et sa rapidité : ayant dû se frayer un chemin en milieu montagneux, et se devant de respecter l'intégrité des paysages traversés, l'autoroute comprend en effet une trentaine d'ouvrages d'art courants, un tunnel bi-tube de 562 m, 13 viaducs, 7 échangeurs et une barrière de péage. Prouesses techniques et records de vitesse ont permis de mener les travaux à bien dans des délais contenus.
    • DONNÉES DU PROJET La réalisation de l'autoroute Marrakech - Agadir, pour un investissement de près de 8 milliards de dirhams, aura de multiples retombées sur les régions de Marrakech et d'Agadir notamment : • Le développement du secteur touristique et des activités agricoles ; • L'accompagnement des aménagements industriels ; • L'augmentation des exportations avec des échanges commerciaux avec l'Europe; • L'attractivité des investissements étrangers. Cette autoroute permettra aussi d'atténuer l'enclavement d'une région à fort potentiel économique et de relier deux pôles touristiques importants du Maroc. Le projet contribuera à améliorer la sécurité routière, et à réduire les temps de voyage et les coûts de transport. DESCRIPTION DU TRACÉ L'autoroute Marrakech - Agadir, d'une longueur de près de 230,5 km, dessert, en plus de Marrakech et Agadir, Chichaoua et le centre urbain d'Imintanout. Elle est composée de six sections fonctionnelles : Bifurcation de Marrakech- échangeur de Marrakech Ouest, Marrakech Ouest - Chichaoua, Chichaoua - Imintanout, Imintanout - Argana, Argana - Amskroud et Amskroud - Agadir. La section Chichaoua - Imintanout est décomposée en 2 lots fonctionnels ; le lot 1 : Echangeur Marrakech Ouest - RN8 (17 Km) y compris un nouvel échangeur sur la RN 8, dont les travaux ont été organisés pour permettre une mise en service en même temps que la section précédente entre la bifurcation de Marrakech et l'échangeur de Marrakech Ouest, et le lot 2 (RN8- Chichaoua, sur 34 Km) qui s'est achevée au terme contractuel du contrat. Le tracé autoroutier se débranche de l'autoroute Settat -Marrakech dans les massifs de Jbilet et emprunte la seule trouée existante dans ce relief fermé. Il passe par le col au sud de Jbel Saada pour intercepter au PK 17 la RN7. L'oued Tensift est franchi environ 10 km plus loin. A partir de cet oued et jusqu'à l'échangeur de Marrakech Ouest, le tracé passe par une zone plaine à la limite du périmètre irrigué d'Al Haouz. Le projet franchi alors l'Oued N'fiss avant d'intercepter la RP 2011. A partir de Sidi Zouine, le tracé franchit la RN 8 et se développe de manière directe dans la direction Sud Ouest vers Chichaoua qu'il contourne par l'Est. Le point d'échange pour la desserte de la ville se situe au niveau de la RP 2022. Sur cette première partie, l'autoroute traverse trois importants écoulements : Oued Tensift, Oued NFIS et Oued Boulakhrasse, leur franchissement est assuré par des viaducs totalisant un linéaire de 685 m. Au-delà de Chichaoua, le tracé se développe dans la plaine et traverse plusieurs écoulements dont le principal est Oued Bou Annfir. L'échangeur d'Imintanout se situe sur la RN 8 au Sud de la localité Jdida. Le tracé franchit successivement la RN 8 et la RR 214 et évite les douars Imin n'Ghez et Aguerksawene. Par la suite, il passe à l'Ouest d'Imintanout et entame progressivement la montée vers les contreforts montagneux qui caractérisent le Grand Atlas et quitte le plateau de Al Haouz.
    • Au-delà d'Imintanout, le projet se développe sur 12 km environ dans une zone difficile le long de l'oued Ameznaz. Le tracé se situe à une altitude de 1000 m et évite la vallée riche de Zaouiat Mellal qu'il contourne par l'Ouest. Pour la traversée de cette zone, le projet prévoit un tunnel de 562 m. Ensuite, le tracé prend la direction Sud Est pour descendre vers la partie difficile de la gorge située au niveau du village d'Ouchene et ensuite atteindre la vallée de l'Oued Aît Moussa. A ce niveau, le tracé suit de manière quasi parallèle la RP 2003 en évitant les douars qui s'y trouvent pour changer de direction pour rejoindre Argana en s'inscrivant dans la même orientation que l'Oued Ait Moussa et en se développant dans un relief relativement chahuté. L'échangeur d'Argana se trouve à environ 5 km de celle-ci. Il se raccorde à la RN 8 via une pénétrante en site propre d'environ 1,2 km. D'Argana à Tassademt, l'autoroute se développe en suivant la parallèle à la route. Le tracé reste au Nord de celle-ci et passe loin de la limite de la retenue du barrage Abdelmoumen. L'autoroute traverse une nouvelle fois la RN 8 après le contournement de Tassademt par le Nord et franchit ensuite le col de Tzi El Hajaj qui culmine à 1000 m d'altitude et qui s'étend sur environ 7 km. Après le passage du col, le terrain entame une descente qui se prolonge jusqu'à l'agglomération d'Amskroud. Le projet suit la RN 8 jusqu'au douar N'Yg où un viaduc est prévu pour franchir la vallée. Ensuite, le tracé suit encore le tracé de la RN 8 jusqu'à Aît Bach. A partir de ce point, le tracé se détache de la RN 8 mais reste à une distance d'environ 1 km en continuant sa descente vers Amskroud. Après le contournement de cette agglomération, le tracé change de direction en s'orientant Sud Ouest dans un relief de plaine pour se brancher sur la route nationale juste avant la RP 1010.
    • Données générales L'autoroute Marrakech - Agadir, d'une longueur de 230 km, comprend 7 échangeurs, 4 aires de service et 6 gares de péage. Les principaux ouvrages comprennent 1 tunnel, 13 viaducs, 90 ponts et 55 passages pour piétons et pour véhicules. Ces ouvrages ont nécessité la mise en œuvre de 370 000 m3 et près de 45 000 tonnes d'acier. Le relief montagneux traversé a généré un volume de terrassements très important puisqu'il a fallu réaliser plus de 37.5 millions de déblais et 27 millions de remblai, soit un total de près de 70 millions de mètres cubes. La chaussée de cet axe a nécessité 380 tonnes de bitume, près de 2 millions de matériaux concassés et 2.1 millions de tonnes d'enrobés bitumineux. Allotissement des travaux Pour réaliser les travaux dans des délais courts, l'autoroute Marrakech - Agadir a été subdivisée en sept tronçons : • Bifurcation de Marrakech - Echangeur Marrakech Ouest sur 33 km pour un coût de 617 millions de dirhams par le groupement El Hajji - Sefiani - Arab Contractors (Maroc/ Egypte) • Echangeur Marrakech Ouest - Chichaoua sur 52 km pour un coût de 798 millions de dirhams par l'entreprise Burhan (Koweit) Puis Mak Yol (Turquie) • Chichaoua - Imintanout sur 33 km pour un coût de 793 millions de dirhams par le groupement Houar - Seprob - SNCE(Maroc) • Imintanout - PK 13 sur 13 km pour un coût de 676 millions de dirhams par l'entreprise Tecnovia (Portugal) • PK 13 - Argana sur 42,5 km pour un coût de 1 286 millions de dirhams par l'entreprise Covec (Chine) • Argana - Amskroud sur 45,5 km pour un coût de 1761 millions de dirhams par l'entreprise Dogus (Turquie) • Amskroud - Agadir sur 11,5 km pour un coût de 300 millions de dirhams par le groupement Planum- Mustogradnja (Croatie) puis El Hajji (Maroc) De plus, des contrats séparés ont été passés avec l'entreprise Houar pour la réalisation des viaducs sur les oueds Tansift, Nfis et Boulkhrass (140 millions de dirhams) et l'entreprise Tecnovia pour la réalisation du tunnel de Zaouiat Ait Mellal d'une longueur de 562 mètres (195 millions de dirhams).
    • Tunnel de Zaouiat Ait - Mellal… Une œuvre de grande dimension
    • CONTEXTE GÉNÉRAL L'autoroute Marrakech- Agadir compte plusieurs ouvrages d'ingénierie parmi lesquels se trouve le premier tunnel à être réalisé sur les autoroutes au Maroc. Situé au niveau du PK8+300 de la section Imintanout - Argana, le tunnel permet le franchissement des hauts plateaux du Grand Atlas à une altitude de 950 m. Les types de matériaux rencontrés en souterrain sont des marnes et marno-calcaires localement gréseux; des calcaires massifs beiges ou des calcaires massifs parfois fragmentés. La tête sud est implantée dans des formations de type marno-calcaire relativement sensibles à l'érosion. La tête Nord est implantée dans une zone de talweg évasé marquée par la présence des niveaux de calcaire compact et gréseux formant les reliefs et les zones de marnocalcaire formant les dépressions. De point de vue hydrogéologique : le massif où est creusé le tunnel est exempt de nappe phréatique permanente. Il constitue uniquement une zone de transit des infiltrations lors des précipitations.
    • POURQUOI RÉALISER UN TUNNEL ? La variante tunnel est venue en remplacement des variantes initiales (variantes des études avant projet et variantes proposées par le bureau d'études) et qui prévoyaient un passage en très forts terrassements. En effet, l'étude d'impact a soulevé de nombreuses questions lors des revues d'avant projet, liées aux conséquences qu'aurait un tracé normal (déblai/ remblai) sur la vallée de Zaouiat Ait Mellal dont l'importance écologique et culturelle ne pouvaient être ignorée. La réalisation de ce tunnel, décidée par ADM, n'a pas seulement permis d'éviter un grand déblai dans cette zone mais a aussi permis une amélioration du tracé (réduction de la pente en profil en long de 5% sur une longueur importante à 1,3%) ainsi qu'un rabaissement de la ligne rouge qui a permis de réduire la hauteur des remblais de part et d'autre du tunnel. Cette variante a l'avantage d'être moins coûteuse et plus respectueuse de l'environnement. CARACTÉRISTIQUE DE L'OUVRAGE Ouvrage majeur de l'autoroute, le tunnel est d’une longueur totale de 562 m couverte, dont les entrées nord et sud de 33 m de long chacune sont coffrées, le solde étant un ouvrage entièrement percé à travers la roche. La géométrie en plan est courbe et les deux tubes sont disposés parallèlement avec un entraxe de 19 m. Le profil en long présente une pente descendante de 1.3 % en direction du sud. L'ouvrage terminé comportera deux tubes, dont les sections présentent une travée libre de 10 m et une hauteur libre de 5,50 m alors que l'espace supérieur est occupé par les ventilateurs de jet, les luminaires et la signalisation. Sous le trottoir passe l'ensemble des câbles et conduites des équipements du tunnel. La structure portante est constituée, selon les sections, d'un soutènement souple composé d'un béton projeté et de boulons métalliques et d'une coque en béton d'une épaisseur minimale de 35 cm ou d'un soutènement lourd en cintres associé à du béton projeté et d'une coque en béton de 45 cm. Les pressions sont reprises entièrement par l'anneau intérieur en béton avec une mobilisation du massif rocheux, tout en négligeant la contribution du soutènement provisoire. L'ouvrage est complètement drainé, certaines sections sont étanchéisées : il s'agit principalement des entrées, des sections devant abriter les accélérateurs d'air ainsi que les rares sections ayant connu des venues d'eaux. Pour des raisons de sécurité et d'entretien, les deux tubes sont reliés entre eux tous les 170 m par 2 galeries transversales. Elles sont combinées avec des niches de sécurité d'une longueur de 3,5 m, implantées dans chaque tube. Au niveau de la tête nord, sont implantés un local technique, un réservoir d'eau et un local d'exploitation. Au niveau de la tête sud, le talus dominant est formé en partie supérieure par une dalle en calcaire massif qui présente une fracturation, ce qui le découpe en blocs métriques à décamétriques susceptibles de basculer à l'occasion de fortes pluies et surtout lors des secousses sismiques. Le risque de chute lors de la phase exploitation étant extrême et ce avec des énergies obtenues de la simulation supérieurs aux 2000-4000 KJ, des mesures ont été prévues : prolongation de faux tunnel, remblaiement et parois de gabion ainsi qu'un système de protection actif contre la chute de blocs sur toute la falaise surplombant la tête sud. Le système composé d'un filet de rétention à base d'une membrane d'acier de haute limite élastique (1770-2020 N/mm) combiné avec des boulons métalliques garantissent un support de 30-80KN/m2. Les éléments utilisés pour la protection sont traités avec un système anticorrosion pour garantir une meilleure durabilité. EXCAVATION DES GALERIES Située à la tête nord, sa base opérationnelle abrite les ateliers et la plateforme permettant le montage des coffrages, les réseaux de puissance nécessaires au fonctionnement de l'engin de perforation et à la ventilation du tunnel et une zone de stockage intermédiaire des déblais. Les deux tubes ont été creusés simultanément en trois mois et demi seulement y compris les deux galeries transversales de sécurité. Le creusement du tunnel s'opère à une vitesse moyenne de 4 à 8 m par jour par tube; assuré par un avancement à l'explosif. Cette, cadence relativement élevée, a été obtenue notamment grâce à un Jumbo à trois bras automatisés à guidage laser permettant de réaliser 150 trous pour le chargement de l'explosif en moins de deux heures. Les déblais ont été évacués à l'extérieur par des engins et acheminés vers les zones de stockage. Aucune surprise majeure n'a été rencontrée durant l'excavation des tubes. Bien au contraire, le contexte géologique était plus favorable par rapport aux prévisions, si bien que des optimisations importantes ont été réalisées sur les soutènements. La durée des travaux de génie civil a été d'environ 9 mois.
    • EQUIPEMENT DU TUNNEL Ce tunnel est équipé, comme tous les ouvrages routiers modernes de systèmes de sécurité et d'exploitation garantissant un fonctionnement optimal • de ventilateurs de jet suspendus en calotte et répartis en 5 batteries sur toute la longueur du tunnel, • de dispositifs de recueil des matières polluées par caniveau, niches de sécurité et d'incendie avec portes coupe feu, • capteurs de NO, CO2 et d'opacité. • éclairage variable aux têtes, hublots de jalonnement, • réseau de défense incendie, • signaux d'affectation des voies et système de régulation du trafic, réseau d'appel d'urgence, • surveillance vidéo avec détection automatique d'incident. Réseau de signalisation à message variable (PMV) Tous ces équipements ont été contrôlés depuis le poste de gestion technique centralisé, implanté dans le centre d'exploitation de Marrakech situé à 96 km. L'alimentation électrique du tunnel est assurée par une ligne moyenne tension spécialement dédiée secourue par groupe électrogène. Coût Le coût du tunnel y compris ses équipements est de 243 millions de dirhams (HT) répartis comme suit : Lot Génie Civil: environ 190 millions de dirhams (marché adjugé à l'entreprise TECNOVIA). Lot Equipement: environ 53,5 millions de dirhams (marché adjugé à l'entreprise INDRA).
    • Un système de gestion marqué par l'introduction des technologies d'information
    • La gestion de l'autoroute Marrakech-Agadir bénéficie des premières applications du programme de modernisation de l'exploitation du réseau autoroutier qui s'appuie sur le recours aux technologies d'information.
    • RÉSEAU DE TÉLÉCOMMUNICATION EN FIBRE OPTIQUE L'autoroute Marrakech-Agadir est équipée en réseau de télécommunication en fibre optique. Ce réseau aujourd'hui opérationnel sur les autoroutes en exploitation permet l'échange des données en temps réel entre les différents sites de la société. L'infrastructure en fibre optique permet de disposer du haut débit via un média fiable et adapté pour la transmission sur de longues distances. Elle permet d'un autre coté de maîtriser les coûts de communications puisqu'elle est disponible sur tout le réseau et ne nécessite pas le transit par un opérateur télécom. Elle constitue le socle indispensable pour tout développement des outils de gestion de l'exploitation. SYSTÈME D'AIDE À L'EXPLOITATION Le deuxième chantier le plus important engagé par la société est la mise en place d'un système d'aide à l'exploitation SAE qui permet d'améliorer l'exploitation du réseau autoroutier avec un suivi en temps réel des conditions de circulation et constitue un outil d'aide à la décision pour une meilleure réactivité aux événements qui peuvent perturber le trafic et une organisation optimale des interventions des agents de ADM et des autorités concernées contribuant ainsi à l'amélioration de la sécurité sur le réseau. Le tunnel de Zaouiat Ait Mellal ouvrira avec un SAE spécifique qui lui est dédié et qui permet de suivre à distance et en temps réel les conditions de circulation dans le tunnel grâce aux équipements installés sur place, au PC de contrôle de Marrakech à 96 km et au point d'appui à la gare de péage de Imintanout à 15 km le tout relié par un réseau de fibre optique. Le système permet à tous les intervenants dans la gestion de la sécurité dans le tunnel de disposer d'une information fiable et partagée aussi bien sur les événements qui se produisent dans le tunnel que sur les actions entreprises. Le système d'aide à l'exploitation sur tout l'axe autoroutier se trouve, lui, en phase de mise en place pour être fonctionnel dans les quelques mois qui suivent la mise en service. RADIO NUMÉRIQUE TETRA L'autoroute Marrakech Agadir fait partie des 600 premiers kilomètres du réseau autoroutier que ADM a équipé en radiocommunication numérique TETRA. Le système TETRA est un système radio mobile numérique spécialement conçu pour les communications en situations critiques comme c'est le cas pour les services de secours, les appels urgents et de sécurité. Le réseau de fibre optique installé par ADM assure la liaison entre les différentes stations de base et par là, la continuité du service, même dans les reliefs les plus difficiles. Avec le recours à cette technologie, ADM pallie aux limites des réseaux analogiques en termes de couverture et de fonctionnalités et s'ouvre sur plusieurs applications dont la mise en place devient possible avec le nouveau réseau telles que l'envoi de messages textes, la géo localisation, l'utilisation d'applications professionnelles sur certains terminaux radio et connexion aux applications centrales, … RECONNAISSANCE DES PLAQUES MINÉRALOGIQUES Avec l'ouverture de l'autoroute Marrakech - Agadir ADM intègre dans le système de perception du péage sur le réseau entre Berrechid et Agadir un système de reconnaissance des plaques minéralogiques. Ce dispositif est indiqué pour les autoroutes dont le péage est en système fermé : c'est à dire que l'usager prend à l'entrée de l'autoroute un ticket qu'il présente à la sortie pour payer le montant exact correspondant à la longueur du trajet parcouru. Pour que ce principe soit fidèlement préservé le système reconnait à la borne d'entrée sur l'autoroute le numéro de la plaque du véhicule concerné qu'il inscrit sur le ticket de transit délivré. A la sortie le système relit dans les mêmes conditions le numéro du véhicule qui se présente et le compare au numéro inscrit sur le ticket de transit. En cas d'écart entre les deux numéros il est facturé à l'usager le tarif du trajet le plus long. Il s'agit là des premiers résultats concrets d'un programme de préparation du réseau autoroutier national aux exigences de l'exploitation de demain.
    • Développement Durable
    • PROTECTION DE L'ARGANERAIE IMPORTANCE ET INTÉRÊT SOCIAL DE L'ARGANIER L'arganier est un arbre séculaire et endémique de la région Sud Ouest Marocain. Les forêts d'arganiers constituent non seulement un milieu d'une extrême fragilité écologique mais elles jouent également un rôle social, profondément implanté dans la vie quotidienne des populations locales par l'exercice des droits d'usage étendus. Ces forêts assurent également la subsistance de quelques 2 millions de ruraux. Elle permet ainsi de stabiliser les populations des campagnes, et donc de limiter le phénomène de l'exode rural. Sans oublier les journées de travail qu'elles procurent aux habitants de ces régions. En effet, l'exploitation forestière procure quelques 800.000 journées de travail / an et l'extraction oléagineuse assure plus de 20 millions de journées par an pour les femmes du monde rural (la production d'un litre d'huile nécessite une journée et demie de travail). Depuis des siècles, les tribus berbères de l'Atlas utilisent son huile, extraite des graines qui se trouvent dans son fruit. Ce précieux liquide à la couleur miellée, très nourrissant, fascine par sa richesse en acides gras essentiels et en antioxydants. La science lui reconnaît des vertus médicinales également une capacité à stabiliser l'hypercholestérolémie, à stimuler le fonctionnement du foie et des cellules cérébrales, à réduire l'hypertension et à préserver la vue. ADM ENGAGÉE POUR LA SAUVEGARDE ET LE DÉVELOPPEMENT DE L'ARGANIER Devant une telle spécificité de la zone du projet, et dans le souci de construire une autoroute sans de grands déséquilibres environnementaux, ADM s'est imposée de réduire toutes formes d'impact au delà même des recommandations de l'étude d'impact sur l'environnement. Pour ce projet, ADM a développé des initiatives participatives avec le Haut Commissariat des Eaux et Forêts pour la préservation et le développement de l'espèce Arganier et assurer une continuité du couvert végétal de la zone traversée.
    • IDENTIFICATION D'UN TRACÉ RÉDUISANT LES IMPACTS Le Haut Commissariat des Eaux et Forêts a été associé à l'étude du tracé autoroutier pour examiner conjointement les solutions permettant de réduire l'impact sur la ressource. Le tracé autoroutier choisi a contourné les zones A et B de la réserve Réserve Biosphère de l'Arganeraie. Les emprises ont été réduites afin de limiter les déboisements d'Arganier. REBOISEMENT SUPÉRIEUR AUX SUPERFICIES DÉTRUITES Consciente du poids de l'arganier dans le tissu économique des régions traversées par l'autoroute Marrakech-Agadir, ADM s'est engagé avec le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification pour réaliser un programme de reboisement des arganiers sur une superficie globale de 920 HA soit presque 200 000 jeunes plants à planter pendant la période 2008 - 2011. Le montant global des travaux est estimé à dix (10) millions de dirhams. Par ailleurs, et afin de garantir la réussite de cette opération, ADM a volontairement adopté un itinéraire technique incluant la prise en charge de deux années d'entretien durant lesquelles sont effectuées des interventions d'arrosage à des intervalles réguliers, des opérations de regarnis et de remplacement des sujets morts,…etc. A ce jour, les travaux entamés concernent une superficie de 600 HA soit 120 000 plants d'arganier. ITINÉRAIRE TECHNIQUE IDÉAL Vu les difficultés de régénération des arganiers, ADM a adopté volontairement un itinéraire technique qui dépasse les recommandations du Haut Commissariat des Eaux et Forêts. En effet, ces travaux de régénération des arganiers ne s'arrêtent pas à la réalisation des travaux de plantation mais ils comportent des périodes de garantie de (02) deux ans et durant lesquelles l'entreprise est tenue de réaliser les différentes prestations d'entretien entre outre : des interventions d'arrosages des différents plants à des intervalles réguliers, des opérations de regarnis et de remplacement des sujets morts,…etc. Egalement, et pour une efficacité de la politique de mise en défens instaurée par le Haut Commissariat des Eaux et Forêts sur les périmètres objet de ces travaux de compensation, l'ensemble des périmètres ont été équipés d'une clôture en fil barbelé. ADM INTÈGRE LES ESPÈCES AUTOCHTONES DANS LES AMÉNAGEMENTS PAYSAGERS DE L'AUTOROUTE DU SUD ADM favorise l'utilisation des espèces autochtones à associer avec l'espèce Argania spinosa dans les traitements paysagers prévus sur l'autoroute du Sud : stabilisation des talus, construction de haies le long des clôtures de l'emprise autoroutière, plantation des échangeurs et des aires de service. Un total de 200 000 sujets (arbres et arbustes) sera planté avec la mise en service de cette autoroute. AMÉNAGEMENT DES ÉCOLES RIVERAINES ADM a initié une action sociale auprès des communes et régions franchies par l'autoroute Marrakech-Agadir consistant à apporter des aménagements complémentaires aux établissements scolaires limitrophes à l'autoroute. Ces aménagements concernent notamment l'extension des bâtiments scolaires, la réfection des blocs sanitaires, l'aménagement intérieur, le branchement aux réseaux d'eau potable, d'électricité et d'assainissement, la réalisation des clôtures, peinture, blocs sanitaires, portails, fenêtres, accès, réfection de l'étanchéité des bitumes, fosses septiques, carrelages, faux plafonds, terrains de sport… L'objectif est de sensibiliser, pour leur sécurité, les élèves à un nouvel environnement modifié par la création d'une autoroute. Parallèlement, ce message est appuyé par le traitement de leurs écoles, ce qui a pour effet de contribuer, même modestement aux efforts nationaux de lutte contre la déperdition scolaire. D'un autre coté, ADM a mené à destination des écoles limitrophes du réseau autoroutier en exploitation des actions comprenant la distribution de livrets sur la sécurité sur autoroute pour les écoliers, la distribution de matériel informatique ainsi que l'organisation d'un concours de dessin auprès de l'ensemble des écoles du corridor autoroutier. Ces actions ont été réalisées en partenariat avec la Fondation Mohammed VI pour l'environnement dans le cadre d'un programme « Eco-Ecole » qui vise à sensibiliser les jeunes sur le principe de sécurité en liaison avec la circulation sur autoroute.
    • Marrakech, une ville ancestrale
    • Marrakech a donné son nom au Maroc; si elle n'en est plus la capitale, si son prestige a connu bien des hauts et des bas depuis un millénaire, au gré des dynasties régnantes, la "Perle du Sud" bénéficie toujours d'une situation géographique privilégiée. La ville phare des Almoravides est fondée vers 1070 et a pour objectif le contrôle des débouchés de l'Atlas tout proche. C'est de ce camp rudimentaire que partent les premières conquêtes militaires. Marrakech devient la capitale d'un vaste empire sous le règne de Youssef Ben Tachfine pour s'étendre, sous les Almohades, jusqu'à la frontière de la Lybie.
    • MONUMENTS HISTORIQUES LES REMPARTS Edifiés au début du XIIème siècle, ces imposants remparts donnent une idée de l'importance historique de la ville. Longs de 19 km et flanqués de 202 tours, ces murs bâtis en pisé présentent, selon l'éclairage, d'admirables reflets rougeoyants. Neuf portes majestueuses permettent l'accès à la médina. Quelques unes d'entre elles, telles que Bab el Debbagh et Bab Agnaou, ont conservé leur architecture d'origine et valent le détour. LA PLACE JEMAA EL FNA Cette place est la principale attraction tourisitique de Marrakech. Véritable "cour des miracles", elle est animée d'une vie intense où le misérable et le sublime se mêlent pour offrir un spectacle hallucinant. Badauds, musiciens, boutiquiers, danseurs, charmeurs de serpents, mendiants, guérisseurs... forment une foule hétéroclite et bigarée. A la nuit tombée, les gargotiers s'installent et la place se métamorphose alors en un vaste restaurant en plein air où l'on peut déguster pour un prix modique toutes les spécialités locales. LES SAADIENS Découvert en 1917 puis restauré par le Service des Beaux-Arts, le mausolée abrite les corps d'une soixantaine de saadiens, dont el Mansour, ses successeurs et sa famille. L'édifice est composé de trois salles. La plus remarquable est la salle des douze colonnes où sont ensevelis Ahmed el Mansour, son fils et son petit-fils. Cette pièce centrale, avec ses colonnes de marbre d'Italie et sa coupole en bois de cèdre ouvragé, est un très bel exemple de l'art décoratif hispano-mauresque. A l'extérieur, se trouvent les tombes des soldats et serviteurs. Il est possible de se reposer dans le jardin de la nécropole, véritable hâvre de paix. LA MÉDERSA BEN YOUSSEF La médersa ben Youssef est l'un des monuments les plus intéressants de la ville. Édifiée vers 1570 par les Saadiens, restaurée en 1960, cette école coranique est la plus vaste du Maghreb. Elle pouvait accueillir jusqu'à 900 étudiants répartis dans seulement 132 cellules! Fait inhabituel, ces chambres situées à l'étage possèdent des fenêtres donnant sur sept petites "courettes" intérieures. De plus, contrairement à la tradition architecturale arabo- andalouse, certaines de ses ouvertures donnent sur la médina. La décoration est beaucoup plus classique et on ne manquera pas d'admirer les sculptures en bois de cèdre, zelliges et stucs qui ornent le monument.
    • DAR SI SAID Autres merveilles de cette ville à la couleur ocre : le musée de Dar Si Said renfermant la quintessence des arts marocains, et faisant scintiller les ornements en or et en marbre glanés par Ahmed El Mansour (1578-1603), le plus illustre des souverains Saadiens, la Medersa Ben Youssef, école coranique, établie en 1570 par Moulay Abdallah, véritable chef-d'oeuvre de l'architecture mérinide, le jardin de l'Agdal, construit au XII ème siècle, sous le règne d'Abdelmoumen; la Ménara, magnifique bassin bordé de fleurs... PRINCIPAUX SITES NATURELS • La palmeraie de Marrakech, étalée sur une superficie de 12 000 hectares et comptant plus de 100 000 palmiers qui datent du 11ème siècle. • La Ménara, un vaste jardin planté d'oliviers irrigué à partir d'un grand bassin qui sert de réservoir d'eau alimenté grâce à un système hydraulique qui permet d'acheminer l'eau depuis les montagnes. • Le splendide jardin botanique de Majorelle, une œuvre d'art unique. • Le parc de Toubkal, parc de haute montagne avec une très faible superficie boisée, riche de ses paysages incomparables sous un climat particulièrement agréable. • La vallée de l'Ourika du Nfis et le site des cascades de Setti-Fadma, des rivières qui descendent du haut Atlas, pleines de fraîcheur • Asni, bourg situé à 1150m d'altitude, aux pieds du Toubkal et entouré d'oliviers et d'amandiers, • Ouirgane, vallée accueillante, et le point de départ des randonnées et Imli, encastré au fond de superbes gorges où poussent des amandiers • La ville d'Essaouira, ancienne cité portugaise, située sur une presqu'île rocheuse qui l'expose aux vents et aux vagues, caractérisée par ses immenses plages sableuses.
    • Marrakech, la ville touristique
    • Ce n'est pas par hasard si Marrakech est ainsi la 1ère destination touristique du Royaume. Elle dispose d'atouts uniques qui font d'elle une destination prisée des touristes à travers le monde. Ce succès, Marrakech le doit avant tout à son charme, à son patrimoine culturel diversifié et à ses multiples sites touristiques. L'offre touristique de la ville est des plus diversifiées. Aux innombrables monuments historiques, s'ajoutent des souks multi-couleurs, les jardins étendus, les montagnes enneigées de l'Atlas, les festivals… La situation géographique de Marrakech a également joué en sa faveur, la ville étant une base propice pour se lancer dans la découverte du grand Sud, ses cols, ses gorges, ses oasis, ses Kasbahs… Marrakech, carrefour des civilisations arabes et berbères et porte d'entrée au sud marocain, propose une panoplie de produits artisanaux : cuir, poterie, zelliges, tadelakt, fer forgé, tapisserie...Etc. Marrakech est le premier exportateur des produits artisanaux au Maroc (45% des exportations nationales) D'autres facteurs concourent également au développement du secteur touristique, notamment les infrastructures de transport et d'hébergement. En effet, la ville est dotée de la capacité hôtelière la plus importante du pays. La nouvelle liaison autoroutière Casablanca- Marrakech, ouverte en 2007, a mis Marrakech à seulement 2 heures de Casablanca, et a induit des retombées notoires sur le secteur. Lors des manifestations culturelles ou sportives organisées à Marrakech, comme les festivals d'art populaires, du film international de Marrakech ou encore le marathon international de Marrakech ou simplement à l'occasion de week-ends prolongés, l'autoroute Casablanca- Marrakech voit ses trafics multipliés par deux.
    • VERS LE GRAND SUD L'histoire d'Agadir débuta au cours du 16ème siècle lorsque la ville s'émancipe en tant que port. Ravagée par un tremblement de terre en 1960, la ville a été entièrement reconstruite grâce à la volonté et la détermination d'un jeune Roi, Hassan II, intronisé alors depuis seulement une année. Il allait concrétiser le vœu et l'espoir de tout un peuple en faisant renaître Agadir de ses cendres. Agadir est actuellement l'un des principaux centres urbains du Maroc, sixième agglomération du pays après Casablanca, Rabat, Fès, Marrakech et Tanger. Le dynamisme de la ville repose sur le tourisme et sa position de première station balnéaire, l'agriculture moderne et la pêche, qui constituent le socle de l'activité de la région. SECTEUR DU TOURISME Le secteur touristique constitue un pilier principal de l'économie de la région Souss- Massa-Drâa compte tenu des énormes potentialités touristiques qu'elle recèle, elle est classée première en capacité hôtelière balnéaire sur le plan du Maroc dont la grande part se trouve concentrée à Agadir. PÊCHE La pêche maritime constitue le troisième atout économique de la région en raison de son rôle dans le développement des autres secteurs d'industrie et du commerce. SECTEUR INDUSTRIEL La région du Souss-Massa-Drâa dispose d'un tissu industriel important reposant essentiellement sur la valorisation des produits de la mer et de l'agriculture (transformation et conditionnement). Elle contribue par plus de 2/3 à la production agroalimentaire locale et plus de 80% aux exportations. AGRICULTURE L'agriculture joue un rôle primordial dans la région Souss Massa Drâa, et se caractérise par la diversité de ses cultures (céréales, agrumes, fruits,..) ; elle constitue la première zone primeuriste au Maroc. COMMERCE La région du Souss Massa Drâa constitue l'une des régions les plus dynamiques en matière du commerce, grâce à sa situation géographique stratégique entre le nord et le sud du Maroc, la diversification des secteurs industriels (pêche, tourisme, agroalimentaire, artisanat et autres..).
    • Agadir, ville touristique
    • Ville du renouveau et de la douceur de vivre, abritant dans un site exceptionnel l'une des plus belles baies du monde, jouissant d'un climat éternellement tempéré, bénéficiant d'un équipement hôtelier de premier ordre, Agadir est la station balnéaire par excellence. C'est aussi le prélude à toutes les découvertes, de la visite de l'arrière-pays riche en curiosités jusqu'à l'aventure du Grand Sud. C'est une ville neuve et moderne par son équipement hôtelier, ses jardins fleuris mais aussi, et surtout, sa splendide baie qui s'étire sur 6 Km, entre le vent odorant des pins, des eucalyptus et des tamaris. La réputation balnéaire d'Agadir est bien établie et est connue à travers le monde. D'une route en corniche au flanc de la colline, la vieille Kasbah du XVIème siècle domine l'étendue azur de l'océan, les vallées verdoyantes du Grand Souss et les massifs majestueux de l'Anti-Atlas. La nouvelle ville, alliant modernité et simplicité, fut construite plus au sud afin d'écarter les dangers d'un nouveau tremblement de terre. Parmi les belles réalisations contemporaines figurent la poste, un édifice mariant le béton et le bois de cèdre, le tribunal, au style très élégant, l'école primaire de l'avenue des Forces-Armées-Royales et la caserne des pompiers avec son imposante tour d'entraînement. Le festival Timitar, festival des musiques amazighes et des musiques du monde, se tient à Agadir tous les étés, depuis sa création en juillet 2004. D'autres manifestations culturelles sont organisées comme, le concert de la tolérance, le festival international du film documentaire, le festival du film de l'immigration et le festival international du théâtre universitaire d'Agadir …etc
    • LE MUSÉE Il fut créé en 1992 dans l'enceinte du théâtre municipal. Consacré aux arts et traditions populaires de la vallée du Sous et des régions sahariennes, il présente une partie de la collection de la maison Tiskiwin à Marrakech: costumes, bijoux, tapis, meubles, instruments de musique et outils, rassemblés par l'historien d'art d'origine néerlandaise, Bert Flint, installé au Maroc depuis 1957. Si le principal attrait de cette cité balnéaire est sa longue plage de sable fin bordée d'eucalyptus, de pins et de tamaris, elle offre aussi de nombreuses et belles excursions dans l'arrière-pays. L'ANCIENNE KASBAH Situé au sommet d'une colline - à 236 m - le site de l'ancienne kasbah offre une vue magnifique sur la baie d'Agadir. C'est en 1540, pour se protéger des attaques des Portugais, que Mohammed ech Cheikh fit construire à cet emplacement une puissante forteresse. Malheureusement, la ville fut entièrement détruite par le séisme de 1960. De cette ancienne citadelle, seuls subsistent les remparts partiellement reconstruits. RÉSERVE DE L'OUED MASSA Les 13 000 ha du parc national de Souss Massa permettent à de nombreux oiseaux (flamants roses, ibis chauves...) de migrer en toute tranquillité. Hâvre de paix, ce lieu fait également le bonheur des promeneurs. IMMOUZER DES IDA OUTANAME, 61 KM AU NORD D'AGADIR Le trajet qui mène à Immouzer est enchanteur. Collines arides, vallées verdoyantes, gorges et plateaux, font oublier une route souvent inconfortable. Nichées au pied du Haut-Atlas à 1 250 m d'altitude, les petites maisons blanches d'Immouzer dominent une belle palmeraie. A 4 km de là, une cascade, surnommée "le voile de la mariée" en raison de ses parois blanchies par le calcaire, n'a d'intérêt qu'à la saison des pluies. TAROUDANT, 81 KM À L'EST D'AGADIR Située à l'intersection de la vallée du Souss et des montagnes du Haut-Atlas, la "petite Marrakech" donne un excellent aperçu du Sud marocain. Première capitale des Saadiens au XVIème siècle, refuge des princes rebelles, convoitée par les tribus du Sud, Taroudannt tient une place importante dans l'histoire du Maroc. De nos jours, des personnalités viennent chercher le repos à l'ombre de ses superbes remparts ocres. Egalement réputée pour son artisanat et ses bijoux berbères, elle attire de nombreux touristes venus d'Agadir. TAFRAOUT, 198 KM AU SUD-EST D'AGADIR PAR TIZNIT Si le petit village de Tafraout ne présente que peu d'intérêt, en revanche son décor est l'un des plus étonnants du Maroc : de toutes parts on peut admirer les reflets flamboyants des montagnes de granit rose de l'Anti-Atlas. En février, les amandiers en fleurs ajoutent encore à la beauté du site. Tafraout est également un très bon point de départ pour une excursion dans les montagnes et les villages berbères alentour. La mer Sans oublier : la mer (la côte atlantique au sud d'Agadir) avec ses 1600 kilomètres de côtes poissonneuses pour la pêche au gros; la montagne pour le ski, les descentes en canoë-kayak, le parapente et les rallyes automobiles; le désert du Sahara marocain et ses 300 000 km de sable et de pierre, pour la chasse sportive, les rallyes aériens ou la méditation...
    • DÉVELOPPEMENT DU RÉSEAU ADM est concessionnaire de 1800 kilomètres : • 1096 km d'autoroutes sont en exploitation. • 492km sont en construction : Fès- Oujda et Berrechid- Béni Melall ; • 41 km correspondant au contournement de Rabat, doivent démarrer également en 2010. • 171 km correspondant aux axes autoroutiers Tit mellil- Berrechid et El Jadida- Safi vont être mis en chantier avant 2012. • Elargissement à 2x3 voies de l'autoroute Casablanca- Rabat en cours. EXPLOITATION DU RÉSEAU • Circulation moyenne en 2009 sur le réseau autoroutier : 11 millions de véhicules kilomètres par jour en augmentation de 11% par rapport à 2008. • La sécurité de la circulation sur le réseau autoroutier en exploitation est en nette amélioration malgré les augmentations de trafic. RESSOURCES HUMAINES • Effectif direct d'ADM : 590 salariés. • En 2009, 2.683 jours de formation. LES CHIFFRES CLÉS DE ADM Le capital social s'élève 8 865 628 500 dirhams, les trois principaux actionnaires étant le Fonds Hassan II (51.88%), le Trésor (44.13%), et la Koweit Investment Authority (1,27%), le solde étant réparti entre des établissements publics (ODEP, ONEP, ONDA, ONCF), des banques et institutions financières (CDG, BCP, BMCE, CIH, BNDE), des compagnies d'assurance et quelques sociétés publiques et privées. 1,53 % 1,16 % 1,27 % 44,13 % 51,88 % FONDS HASSAN II TRESOR KUWAIT INVESTMENT AUTHORITY (KIA) ETABLISSEMENTS PUBLICS BANQUES, INSTITUTIONS FINANCIERES, ASSURANCES ET AUTRES
    • Conception & Rèalisation