Entre les expatriés et les genevois, un mur invisible
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Le canton compte environ 150 000 expatriés, pour quelques 470 000 locaux. Deux mondes qui ne se fréquentent pas toujours [...]

Le canton compte environ 150 000 expatriés, pour quelques 470 000 locaux. Deux mondes qui ne se fréquentent pas toujours [...]

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Entre les expatriés et les genevois, un mur invisible Entre les expatriés et les genevois, un mur invisible Document Transcript

  • 28/10/13 LeTemps.ch | Entre les expatriés et les Genevois, un mur invisible ACCUEIL MENU RECHERCHE LOGIN Entre les expatriés et les Genevois, un mur invisible G N V Mercredi 25 septembre 2013 Luca Bernardi EÈE SIS & USE RGOS ÉIN IFATCTRS NRSRUUE 29.10.2013 Les réseaux de transport doiv ent J S I E 16:37 UTC Affaire du lac de Bienne: la défense dem ande 2 P L E 16:20 E IIR Selon Trav ail.Suisse, les assureurs v ie «détournent» l’argent QETOSÀDDE USIN IIR B R E A 14:29 EBRT «La Suisse est bien placée pour œuv rer à S A I T Q E 11:58 TTSIUS Les condam nations pour v ol en hausse de 2 0% en 2 01 2 (Keystone) Le canton compte environ 150 000 expatriés, pour quelques 470 000 locaux. Deux mondes qui ne se fréquentent pas toujours. EN COMPLÉMENT CMLMN OPÉET Com m ent les expatriés trom pent leur ennui dans la Cité de Calv in L’ambiance est celle d’un soir ordinaire au Mr Pickwick, au 80 rue de Lausanne, à Genève. Ici, tout rappelle la culture anglosaxonne, de la Guinness aux matchs du Superbowl diffusés sur les quelques 30 télévisions mises à disposition. La clientèle de l’établissement, fidèle au poste, se désinhibe au fur et à mesure qu’avance la soirée et l’ambiance y est franchement chaleureuse. Des voix s’échauffent. Nous sommes un karaoké. Le pub toute particulière Suisse!», affirme jeudi, et comme tous les jeudis, c’est soirée anglais ouvert en 1969, a une réputation à Genève: «c’est le premier pub ouvert en fièrement son directeur, John Girod, de app.letemps.ch/Page/Uuid/bcfb1bf0-25c7-11e3-ad2a-8501617392fc/Entre_les_expatriés_et_les_Genevois_un_mur_invisible É U E 11:32 TD Les crèches fav orisent l’égalité entre hom m es et fem m es M N 28.10.2013 EU Ce que nous av ons m angé av ec Christian Dussey J R 28.10.2013 UA Pour rebondir, Porrentruy élit un m aire dans la tradition LBECRUAIN IR ICLTO 28.10.2013 Le PS contraint à un choix difficile entre DJUE AE ÉENR VC CRSINDSE HITA USY 28.10.2013 Là où se form ent les JGSÉRNES UE TAGR 28.10.2013 Médias suisses bienv eillants av ec la 1/4
  • 28/10/13 LeTemps.ch | Entre les expatriés et les Genevois, un mur invisible nationalité suisse. «D’ailleurs, la légende raconte que Georges Bush père avait ses habitudes ici, lors de ses passages à Genève dans les années 1970», ajoute-t-il. Le non initié notera une différence fondamentale entre le Mr Pickwick et le bar habituel de son quartier: ici, c’est l’anglais qui domine, largement. Le patron ne s’en cache pas, la majorité de sa clientèle fait partie de la communauté des expatriés à Genève: «Environ 70% proviennent de ce milieu». Carrefour européen et international, la Cité de Calvin possède une attractivité toute particulière pour les expatriés, ne serait-ce que par la présence des institutions onusiennes, son université, ou encore le secteur privé qui y installe des bureaux ou des filiales de sociétés étrangères. Pourtant, un mur invisible semble se dresser entre ceux qui s’y installent de manière périodique, de quelques mois à quelques années – voir définitivement – et les locaux. Les deux milieux se côtoient, mais se fréquentent-ils vraiment? Une employée de l’Ecole Internationale de Genève, en contact avec des élèves et leurs parents quotidiennement, nous confie: «Beaucoup d’expatriés restent entre eux, et sortent lors d’évènements organisés, par exemple par leur entreprise. Certaines d’entre elles, dont Caterpillar, disposent même d’une association de femmes au foyer, qui se fréquentent. Parmi leurs lieux favoris figurent la brasserie Lipp ou le Little Buddha, les plus jeunes préférant le Mr Pickwick. Les Genevois seraient donc si froids que cela? «Pas forcément, même si certains s’en plaignent. Les expatriés sont souvent de passage et optent pour la facilité. Ils n’apprennent pas nécessairement le français et ne font donc pas le premier pas. Il arrive qu’ils se mélangent aux parents d’élèves genevois, lors d’évènements sportifs organisés par l’école par exemple». E P O N G 28.10.2013 SINAE Le Conseil fédéral v eut se doter d’un réseau cry pté QETOSÀDDE USIN IIR B R E A 28.10.2013 EBRT «C’est grâce à m es activ ités au sein de la RVED PES EU E RSE 27.10.2013 La peur des grandes oreilles et du J R 27.10.2013 UA Porrentruy reste à droite, le PDC PierreArnauld Fueg est élu DMIGSLRA UPN AAIL 26.10.2013 Le PS confirm e sa m enace contre la libre VTTO D 2 OAIN U 4 N V M R 26.10.2013 OEBE Les socialistes div isés sur l’augm entation de G N V 26.10.2013 EÈE Luc Barthassat, le pay san qui dérange F M L E 26.10.2013 AIL Les opposants à l’initiativ e de l’UDC m ultiplient les com ités M D A 26.10.2013 ÉIS Eric Hoesli, le point de non-retour av ec Tam edia En quête de lieux où les deux communautés se retrouvent, deux adresses viennent immédiatement à l’esprit: le Lady Godiva, au boulevard du Pont-d’Arve, et les Halles de l’Ile. La situation géographique du premier, à proximité de l’Université, en fait en endroit autant fréquenté par les étudiants que par les expatriés. En observant la terrasse, on remarque que les deux populations préfèrent rester dans leurs groupes respectifs. Peu d’interactions sont à noter, si ce n’est un «excuse me», quand il s’agit de passer derrière soi. app.letemps.ch/Page/Uuid/bcfb1bf0-25c7-11e3-ad2a-8501617392fc/Entre_les_expatriés_et_les_Genevois_un_mur_invisible 2/4
  • 28/10/13 LeTemps.ch | Entre les expatriés et les Genevois, un mur invisible Du côté des Halles, même sensation. Sa patronne, Hélène Calle-Lin, estime qu’environ 25% de sa clientèle est issue de la communauté des résidents «temporaires». Se mélangent-ils plutôt facilement? «Je crois que les expatriés en ont envie, mais étant plus extravertis que les Genevois, ceux-ci ne le souhaitent pas forcément. Nous sommes peut-être plus réservés. Aussi, nous entretenons des amitiés depuis longtemps, parfois depuis le collège, alors que l’expatrié va chercher le contact, puisqu’il ne connaît à priori personne. Ou peut-être est-ce la barrière culturelle?» Contacté par téléphone, Nir Ofek, le co-fondateur de glocals.com, confirme l’existence de ce mur invisible. Arrivé à Genève il y a une dizaine d’années, il a lancé un site Internet permettant aux expatriés de Suisse de communiquer entre eux, et faire des rencontres selon leurs centres d’intérêts. «De manière générale, si un expatrié ne reste que deux ou trois ans, je pense qu’il ne souhaitera pas forcément se mélanger à cause de la barrière linguistique et culturelle», explique le concepteur du réseau social. «Cela dit, 9% de nos 60 000 membres sont des Suisses, qui représentent le plus gros pourcentage de nos utilisateurs, devant les Américains (8%)», ce qui dénote l’envie de côtoyer différents milieux. «La «culture expat’», dans une ville comme Genève, est énorme. Beaucoup souhaitent rencontrer et interagir avec des locaux mais peut-être que les Suisses ne souhaitent pas forcément faire de nouvelles rencontres». Laura, une italienne de 26 ans, installée en Suisse depuis quelques années, acquièsce: «Je ne connais pour ma part que des expatriés et seulement trois Genevois! J’aimerais bien en rencontrer plus, mais ils ne sont pas si faciles d’accès et plutôt réservés», confie-t-elle. Une chose est sûre, c’est que si les deux communautés ne se fréquentent pas forcément dans certaines occasions, le milieu nocturne genevois est le terrain idéal pour briser la glace. Et du côté des expatriés, deux enseignes «locales» reviennent fréquemment: l’Usine et le Palais Mascotte. Nos visiteurs temporaires ne se cantonnent donc pas aux traditionnels bars anglais. Le patron du Mr Pickwick, John Girod, confirme aussi la tendance inverse: «Le pub n’attirait que peu de locaux, mais app.letemps.ch/Page/Uuid/bcfb1bf0-25c7-11e3-ad2a-8501617392fc/Entre_les_expatriés_et_les_Genevois_un_mur_invisible 3/4
  • 28/10/13 LeTemps.ch | Entre les expatriés et les Genevois, un mur invisible depuis une dizaine d’années, avec la diffusion du sport et les concerts de rock, de plus en plus de Genevois viennent ici. Cela devient même leur deuxième salon pour certains!». Les deux faces de Genève ne sont donc peut-être pas si opposées que cela, finalement. © 2013 LE TEMPS SA app.letemps.ch/Page/Uuid/bcfb1bf0-25c7-11e3-ad2a-8501617392fc/Entre_les_expatriés_et_les_Genevois_un_mur_invisible VERS LE HAUT 4/4