Activités humaines et impacts
Upcoming SlideShare
Loading in...5
×
 

Like this? Share it with your network

Share

Activités humaines et impacts

on

  • 1,368 views

 

Statistics

Views

Total Views
1,368
Views on SlideShare
1,368
Embed Views
0

Actions

Likes
0
Downloads
9
Comments
0

0 Embeds 0

No embeds

Accessibility

Categories

Upload Details

Uploaded via as Adobe PDF

Usage Rights

© All Rights Reserved

Report content

Flagged as inappropriate Flag as inappropriate
Flag as inappropriate

Select your reason for flagging this presentation as inappropriate.

Cancel
  • Full Name Full Name Comment goes here.
    Are you sure you want to
    Your message goes here
    Processing…
Post Comment
Edit your comment

Activités humaines et impacts Document Transcript

  • 1. I. TYPOLOGIE DES ACTIVITES HUMAINES ET DES USAGES DES LITTORAUX1. IntroductionLa zone côtière réunit un large éventail d’activités économiques dont les principales sont:l’urbanisation, le tourisme et la récréation, l’industrie, les pêcheries, la productiond’énergie, les transports, l’agriculture et les forêts.La concentration de ces activités sur la zone côtière est responsable de la pollution deseaux marines, des eaux potables et de l’air, de la détérioration des écosystèmes terrestreset marins sensibles, de la perte des ressources en sol, et de la perte de ressourcesbiologiques.Certaines des ressources du littoral sont renouvelables, telles que leau douce, les forêts etles ressources halieutiques; dautres sont limitées ou non renouvelables, telles que lespaceterrestre et marin, les réserves de pétrole, de gaz et dautres minéraux, certainsécosystèmes sensibles, etc.Lexploitation durable des ressources peut être gravement affectée par des événements oudes processus, naturels ou causés par lhomme, tels que:  limpact des grands projets de développement, limpact conjugué de nombreux projets de développement qui, individuellement, peuvent être insignifiants mais qui, lorsquils sont simultanés, peuvent précipiter la dégradation de lenvironnement,  les changements progressifs, tels que les changements climatiques qui induisent une élévation globale du niveau de la mer particulièrement dommageable pour les zones basses,  les catastrophes imprévues et épisodiques qui produisent un immense impact, tels que les tremblements de terre et les tsunamis, et  les catastrophes accidentelles causées par lhomme, tels que les déversements dhydrocarbures ou le rejet de déchets industriels.Une des caractéristiques fondamentales de la région littorale est que ses ressources et lesactivités qui les exploitent, mettent en relation des composantes marines et terrestres.Par exemple, les habitats aquatiques exigent un réseau complexe déchanges deau salineet deau douce. Des changements en amont peuvent affecter la quantité et la qualité deleau douce apportée, et en altérer les propriétés biologiques et chimiques ainsi quel’apport en sédiments. Des changements à laval peuvent être causés par des intrusions
  • 2. salines dans les nappes aquifères. Les ressources du littoral, dépendant de léquilibredélicat entre les mouvements deau et de sédiments, peuvent être gravement affectées parles changements hydrologiques.La même dépendance terre-mer peut être observée au sujet des activités humainesexercées sur le littoral. La pollution causée dune part par le déversement dhydrocarburesen pleine mer et dautre part par les rejets deaux usées domestiques et industriellesprovenant de la terre ferme, dégraderont la qualité des plages et des eaux littoralesdestinées au tourisme et à laquaculture.Du fait que les régions littorales attirent aujourdhui les populations bien plus fortementque les terres de lintérieur (Littoralisation), la compétition pour lutilisation desressources du littoral, incluant lespace, est de plus en plus importante.Les conflits dans les zones littorales concernent:  laccès au rivage pour certaines activités, telles que les ports de plaisance qui exigent des sites à linterface entre la mer et la terre;  les usages incompatibles qui ne peuvent pas se juxtaposer, tels que les activités de loisir et laquaculture dans les zones marines;  la propriété privée, qui empêche lutilisation ou laccès publics aux ressources du littoral;  les objectifs à long terme de conservation qui inhibe les intérêts économiques immédiats, par exemple quand il faut choisir entre préserver ou drainer les zones humides;2. Usages de la terre et de la mer et leurs impacts dans les régions littoralesa) Urbanisation et habitatLes impacts majeurs de lurbanisation et de lhabitat sont liés aux besoins physiques enespace et aux impacts des déchets non contrôlés et non traités.Les impacts irréversibles comprennent lempiètement des constructions sur les terresarables, les forêts, les espaces libres, les plages et les écosystèmes de valeur, tels que leszones humides.Les impacts réversibles comprennent la production deffluents, démissions, des déchets etde bruit, qui peut être prévenue, éliminée ou réduite grâce à des mesures de préventionprises à la source ou au moyen déquipements appropriés de collecte, de traitement etdélimination saine. Le besoin en espace a suscité des projets de mise en valeur des terres.Les modifications de la ligne de côte, impliquant le remplissage à sa proximité ou la
  • 3. création dîles artificielles reliées à la terre ferme, peuvent causer des impacts irréversiblessi la mise en valeur des terres a lieu le long ou près dune côte de haute valeur écologiqueou paysagère.b) Tourisme et loisirLes impacts du tourisme et des loisirs sont semblables à ceux de lurbanisation et delhabitat, mais ils présentent par ailleurs dautres caractéristiques particulièrementproblématiques. Les impacts physiques irréversibles du développement peuvent dégraderles ressources qui attirent les visiteurs, telles que les écosystèmes fragiles, les paysagesvulnérables et les sites de haute valeur historique et archéologique.La production deffluents est fortement saisonnière. La mise en place dinstallations detraitement répondant à lafflux massif de touristes pendant une saison relativement brève,a souvent été considérée comme peu rentable et injustifiée par les collectivités du littoral.Cependant, le secteur touristique devient de plus en plus conscient du fait que laprotection de la qualité de lenvironnement est essentielle pour sa réussite. Le tourismepeut ainsi avoir un impact positif du fait de sa demande en équipements adéquats pour laprévention et le traitement de la pollution.c) IndustrieLa localisation dinstallations industrielles sur le littoral, dans des paysagesécologiquement sensibles ou de haute valeur visuelle, ou dans des régions ayant unpotentiel touristique ou de loisir, produira un impact irréversible, semblable à celuiprovoqué par lurbanisation. Toutefois, lindustrie fait partie intégrante du développementéconomique des régions littorales, et bon nombre de ses impacts peuvent être réduits,selon le type dindustrie et lefficacité des équipements de dépollution installés. Le rejetdeffluents industriels non traités dans la mer, lévacuation deffluents industriels traités demanière inadéquate, ou non traités, dans des réseaux dégouts, les émissions de gaz et departicules générées par les processus industriels et le brûlage des combustibles, laproduction de déchets solides, surtout de déchets dangereux, et la production dodeursnauséabondes ou de bruit, constituent des impacts réversibles qui peuvent être limités parlimposition de normes de performance et réduits par le biais déquipements de contrôle àla source.d) Pêche et aquacultureLa pêche demeure une source majeure dalimentation en de nombreux endroits. Elle asouffert dun déclin dû à une mauvaise gestion, notamment lexcès de la pêche; certainesespèces, surtout les mollusques, ont été atteints par la pollution. La nécessité de disposer
  • 4. dun milieu marin salubre pour la pêche a parfois été le motif pour initier des programmesde gestion du littoral. Les mauvaises techniques (notamment la dynamite), ont desimpacts négatifs considérables sur les ressources marinesLaquaculture est une activité en développement rapide, qui exige un milieu salubre.Toutefois, elle peut induire des pollutions et des maladies affectant les populations localesde poissons, à cause de la présence de déchets et de nutriments, et ainsi bouleverserléquilibre écologique des autres espèces.e) Production de lénergieLa production de lénergie a des exigences spatiales irréversibles sur terre comme en mer.Les impacts générés durant leur fonctionnement comprennent les émissions de gaz et desparticules, les risques de fuite ou de déversement dhydrocarbures, le bruit provoqué parles turbines à gaz, et une certaine pollution thermique de leau de mer utilisée commerefroidissement. Bon nombre de ces impacts peuvent être réduits ou prévenus par desmesures de dépollution.f) TransportsLes transports routier, ferroviaire, aérien et maritime ont des exigences extensives enespace. En plus des surfaces mobilisées pour leur passage linéaire et pour linstallation desterminus et des parcs de stationnement, les moyens de transport imposent des contraintesà lutilisation des terres qui les entourent, en créant des zones exposées au bruit et à lapollution, et en imposant des barrières physiques et écologiques aux terres quilstraversent. Le transport maritime risque de produire des impacts significatifs sur lesressources du littoral, du fait de la construction et de lentretien des ports et des chenauxdaccès, du fait des voies de navigation et autres utilisations de la mer. Les impacts durantle fonctionnement comprennent le bruit et la pollution atmosphérique, ainsi que lesrisques de transport de déchets dangereux ou de déversement dhydrocarbures.g) AgricultureLagriculture est surtout responsable de la dispersion de sources diffuses de pollution dueà lutilisation exagérée dengrais, de pesticides et dépandages chimiques qui pénètrentdans les eaux douces, leau de mer et les sols, et les polluent soit directement soit parlintermédiaire de la pollution atmosphérique. Le pompage excessif des eaux souterrainespour lirrigation a pour conséquence la pollution des aquifères par intrusion saline, danscertaines régions, irréversible.
  • 5. f) DéforestationUn phénomène commun subi par les forêts de nombreuses régions littorales de la planèteest leur déforestation accélérée.La situation est particulièrement alarmante dans la région méditerranéenne où les forêts sesituent parmi les plus dégradées au monde.Les conséquences de la déforestation sont multiples; En effet, elle affecte léquilibreécologique qui sest élaboré au cours de millénaires et accélère directement les processusdérosion des sols et de désertification.Il résulte que les impacts conjugués de plusieurs secteurs économiques sur les ressourcesdu littoral peuvent être beaucoup plus importants que les impacts produits par ces secteurspris individuellement. De plus, la dégradation ou la détérioration des ressources du littoralcausées par un secteur, peuvent diminuer le potentiel des ressources à la disposition dunautre secteur et même remettre en question la survie de celui-ci. Certains impacts peuventêtre irréversibles et altérer de manière permanente la quantité ou la qualité des ressourcesdu littoral. Dautres sont temporaires et peuvent être atténués ou éliminés avant quils necausent des effets à long terme ou naltèrent les ressources du littoral.
  • 6. V. PRINCIPAUX PROBLEMES GENERES PAR LES ACTIVITESHUMAINES DANS LES ZONES LITTORALES1) Pollution de la merLa majeure partie de la pollution marine est causée par des sources dorigineterrestre: eaux usées domestiques et industrielles, drainage agricole, drainagepluvial des zones urbaines, décharges de déchets solides, sources de pollutionatmosphérique, et transport solide résultant de lérosion ou de la mise en valeur desterres. Les sources de pollution en mer sont les rejets réguliers dexploitation(déchets et ballasts) à partir des navires, et les rejets accidentels, y compris lesdéversements volontaires. La gravité des effets sur les ressources du littoraldépendra de la composition de la substance polluante (nutriments, substancestoxiques), de sa quantité et de sa concentration, ainsi que des conditionshydrologiques des eaux réceptrices.Les dégâts causés par la pollution marine peuvent affecter la santé des populationslocales, diminuer lattrait pour le tourisme et les loisirs, dégrader les écosystèmesmarins, baisser les revenus tirés par la pêche et de laquaculture, et diminuer lavaleur du foncier littoral. Si la "zéro pollution marine" est un objectif irréaliste, uneprévention adéquate ou la collecte et le traitement de tous les déchets et effluentsréduiront considérablement le niveau de cette pollution. a) La pollution telluriqueLes sédiments arrachés par lérosion et charriés par les fleuves aboutissent à la merou se déposent dans les zones côtières, et ont pour effets : - de combler certaines parties des mangroves, entraînant ainsi lasphyxie des palétuviers et de la faune ; - de dégrader les bancs de récifs coralliens par étouffement et par modification de la qualité des eaux chargées en particules solides ; - dentraîner la disparition des principales espèces faunistiques, source dalimentation et de revenu des populations riveraines dont la pêche est souvent la principale activité. b) La pollution chimique et industrielle
  • 7. Certains déchets chimiques issus des activités agricoles et industrielles des grandspérimètres agricoles ou des usines implantées dans les zones côtières, peuvent êtreentraînés par les eaux de ruissellement et polluer ainsi aussi bien les terrains decultures, que la nappe phréatique, les cours deau et finalement les écosystèmesmarins et littoraux. Ces déchets, souvent toxiques ont des impacts négatifs sur labiodiversité, la santé humaine et lenvironnement en général. c) La pollution par les hydrocarbures.Le transport maritime des hydrocarbures est l’une des principales sources depollution des côtes à travers les déversements et les risques daccident provoquéspar la navigation maritime internationale. Le Détroit de Gibraltar est l’un despassages obligés des gros tankers transportant le pétrole et autres huiles lourdes enprovenance ou à destination des pays producteurs du Moyen-Orient. Le risquedaccident et de pollution marine est donc une réelle menace pour les côtesmarocaines. En effet, quelques 200 navires transitent quotidiennement par leDétroit de Gibraltar. D’autre part, le sixième de la flotte commerciale transitant lelong des côtes marocaines est constitué par des transporteurs de produits chimiqueset autres substances nocives. Parmi les incidents les plus graves qui se sont produitsau large des côtes marocaines, on peut citer le naufrage du bateau SAMIR ennovembre 1982, celui du Tanker Iranien KHARG 5 en décembre 1989 et l’accidentdu SEA SPIRIT en Août 1990, qui est entré en collision avec un méthanierl’HESPERIS’’ au large d’Al Hoceima (20.000 tonnes déversées) ; d) Disparition de ressources marinesLes atteintes physiques aux ressources marines, causées par la mise en valeur desterres et les activités de construction, ou par une pollution grave, peuvent induireleur disparition irréversible.La dégradation des ressources biologiques peut diminuer les revenus dans lesecteur de la pêche et causer la perte de ressources écologiques de valeur pour laconservation de la nature.Les écosystèmes littoraux, notamment les zones humides et les herbiers marins,sont utiles en tant que frayères et nurseries pour de nombreuses espèces à valeurcommerciale, et sont importants pour la préservation de la biodiversité. Les zoneshumides sont vulnérables aux altérations de surface et aux changements
  • 8. hydrologiques qui dérangent leur fonctionnement. Ils peuvent être protégés par desmodes de gestion bien définis et contrôlés.La disparition de sable ou autre matériau sur les plages est également une perte deressources marines. Elle est souvent la conséquence directe de lextraction dematériaux pour la construction ou la conséquence indirecte de lintrusion humainedans les processus naturels se déroulant sur les plages. La construction douvragesde protection de la côte et de défense contre la mer, de ports et de brise-lames pourle transport maritime et les ports de plaisance, peuvent facilement interrompre letransport des sédiments, réduisant ainsi lapport de matériau sur les plages,diminuant la largeur de ces plages et exposant les biens aux risques dinondation.Les mesures de prévention sont basées sur le principe de travailler dans le sens, etnon pas contre, les processus naturels et sur la restriction de la construction surterre et en mer. Lextraction de matériau sur les plages peut être arrêtée par unesimple réglementation adéquate. e) Disparition de sites de haute valeur naturelle et visuelleLes sites littoraux de haute valeur naturelle et visuelle comprennent (en plus deszones humides) les embouchures de rivière, les forêts, les dunes et les côtesrocheuses avec promontoires et baies. Les développements urbain, touristique,industriel ou autre peuvent en perturber ou dégrader les caractéristiquesparticulières, par des terrassements ou par une construction anarchique oumonotone. Certains dégâts peuvent être atténués par la mise en valeur ou laréhabilitation des paysages, récupérant ainsi les ressources dégradées pour denouveaux usages littoraux. Dautres provoqueront la perte définitive de cesressources dont aucune technologie ne pourra freiner les dégâts ou remplacer lesespaces libres perdus. g) Accès public à lespace et aux ressourcesLe droit daccès peut varier dun pays à lautre mais, dune manière générale, il doitdonner laccès physique au rivage et, dans toute la mesure du possible, laccès delintérieur des terres vers le rivage. Le droit daccès public aux ressources du littoral(poissons, eaux, minéraux) doit être réglementé pour prévenir leur mauvaisegestion et la surexploitation.2) L’érosion côtière
  • 9. L’érosion côtière résulte généralement d’une combinaison de facteurs – à la foisnaturels et anthropiques – qui agissent sur différentes échelles. La côtesédimentaire existe dans un environnement qui évolue sur différentes échellestemporelles avec des périodes se rapportant à la vague (secondes), aux marées(deux fois par jour), aux saisons et à des échelles de temps plus longues, commepar exemple les variations du niveau de la mer. a) Les facteurs naturels de l’érosion côtière:Vents. Ils génèrent la vague mais créent aussi un mouvement de sédiments, -contribuant à la formation des dunes- de la zone côtière vers l’intérieur des terres(abrasion ou érosion éolienne).Tempêtes. Les dommages causés par les ondes de tempête ne contribuent pasnécessairement à l’érosion côtière à long terme. Une érosion irréversible induite parles tempêtes se produit au niveau des falaises, mais pas sur les côtes de sable ou lesvasières où il y a un apport sédimentaire positif ;Courants littoraux. Généralement provoqués par les marées et les vagues, lescourants littoraux touchent le transport sédimentaire, la sédimentation et l’érosionle long des côtes. L’érosion par dérive (ou transport) littorale est généralementobservée sur les plages. Leur impact sur le transport sédimentaire est maximal àl’entrée des bassins de marée ou dans les estuaires.Mouvements verticaux des sols. Ces mouvements qui incluent le relèvementisostatique, les phénomènes tectoniques ou la compaction sédimentaire, peuventexercer une influence positive ou négative sur l’évolution du trait de côte.Élévation du niveau relatif de la mer. Au fur et à mesure que le niveau de la mers’élève relativement à la côte, les habitats côtiers ont naturellement tendance àmigrer vers la terre. Lorsque ce mouvement est limité par une élévation du sol (oudes ouvrages de protection) le profil entier tente de s’élever, ce qui veut dire quedes sédiments supplémentaires sont nécessaires pour construire le profil et la côteest ainsi érodée.
  • 10. Processus de glissement. Ces processus (glissements de terrain et instabilité dessols) englobent un éventail important d’interactions terre-mer qui aboutissentéventuellement à l’effondrement, au glissement ou au basculement de blocs defalaises côtiers. Ils mettent en jeu d’une part des processus terrestres tels que leruissellement des eaux de pluie, les infiltrations d’eau, l’altération des sols(périodes de gel/dégel successives comprises), et d’autre part la sape de la base desfalaises par la vague. b) Les facteurs anthropiques de l’érosion côtière :Aménagements côtiers. Les fronts de mer des zones urbaines, touristiques ouindustrielles ont généralement été aménagés au moyen de digues, brise-lames,jetées, ou autres structures en roche dure, qui visent à protéger les constructions ouautres biens situés sur la côte contre l’assaut de la mer. De telles structuresmodifient la typologie de la vague dans les zones littorales, entraînant de ce fait uneredistribution des sédiments (érosion à certains endroits et sédimentation àd’autres). Les modifications de la typologie de la vague, et du transportsédimentaire côtier sont liées entre autres :(i) au blocage des sédiments charriés le long du littoral et à un déficit de sédimentsde la dérive littorale dû au fait que, contrairement aux zones littorales “naturelles”,les structures dures ne fournissent pas de sédiments à la dérive littorale. (Desexemples sont surtout fournis par les structures de protection des ports et desmarinas).(ii) à la réflexion de la vague entrante par les structures dures qui entrave ladissipation de l’énergie et augmente la turbulence, ce qui entraîne uneaugmentation de l’érosion transversale. Les digues de mer et les cloisons verticalesaccentuent ce phénomène et conduisent à une augmentation de l’érosion côtière,fragilisant les constructions.(iii) à la diffraction de la vague, qui correspond à l’altération de la direction de lacrête de vague due à la proximité de structures dans la mer (telles que les jetées oules brise-lames). Cette altération entraîne une dilution de l’énergie de la vague àcertains endroits et une concentration de cette énergie à d’autres endroits.
  • 11. Ouvrages de régulation (barrages) des bassins fluviaux. L’impact des ouvragesde régulation du flux d’eau sur les processus côtiers n’a été souligné querécemment ; ces impacts ne sont probablement visibles qu’au bout de plusieursdécennies. Les barrages retiennent en effet des millions de mètres cubes desédiments par an. En plus des barrages fluviaux, chaque opération qui vise à réduirele flux de l’eau ou à prévenir les inondations fluviales (qui forment une sourcesédimentaire importante), doit réduire le volume des sédiments qui atteignent lacôte.Opérations de dragage. Les opérations de dragage se sont intensifiées au coursdes 20 dernières années pour satisfaire aux besoins de la navigation (et obtenir desroutes de navigation de plus en plus profondes). Du sable et du gravier sont souventextraits des fonds marins pour le secteur de la construction et, depuis les années1990, pour l’aménagement de plages et de zones sous-marines. Les opérations dedragage peuvent influer sur les processus côtiers de deux façons :(i) en retirant de l’avant-plage des matériaux (cailloux, galets) qui protègent la côtecontre l’érosion. L’extraction de pierres peut provoquer une érosion structurelle.(ii) par extraction du sable trop près de la côte ou des lits des fleuves pour lanavigation ou les besoins des constructions.Extraction de gaz et d’eau. Quelques exemples illustrent l’effet de l’extraction degaz ou d’eau sur la subsidence des terres.