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  • 1. Éditionsde La Martinière
  • 2. ZONES PROTÉGÉES ic Bas FA C T S ZONES PROTÉGÉES Sauvegarder la biodiversité Sauvegarder la biodiversité Quels avantages offrent les aires protégées ? Source : Secrétariat pour la Convention sur la diversité biologique, 2008. The Value of Nature : Ecological, Economic, Cultural and Social Benefits of Protected Areas. Protection des côtes Création d’emplois Préservation des Régulation du réchauffement climatique $300 000 1 200 sources d’eau douce 4,43 gigatonnes économies réalisées par kilomètre de côte grâce à la nombre d’emplois créés grâce à la fondation du 875 000 nombre de foyers qui pratiquent quantité de carbone séquestré par les parc nationaux du Canada. protection par la mangrove. Parc national du South Luangwa en Zambie. la riziculture à Madagascar et sont dépendants de l’eau douce issue 20 - 25% $9 milliards En 2004, le parc a coûté 1,2 million de dollars, mais des aires protégées. pourcentage d’émissions de gaz à effet de serre résultant de la conversion des somme économisée chaque en a rapporté 4,1 millions forêts et d’autres écosystèmes. année au niveau mondial grâce grâce au tourisme et a à la protection des récifs atteint une valeur totale coralliens contre les orages. de 16 millions de dollars. Amélioration de la pêche Augmentation des revenus locaux 10 fois + de captures de poisson autour de l’AMP de l’île de Mindanao aux Philippines 35% augmentation des revenus locaux aux Fidji grâce à la multiplication par trois des captures de poisson dans une aire marine protégée gérée au niveau local. 300 kg d’augmentation des captures mensuelles de poisson pour les communautés locales, soit presque une multiplication par 2. Quelles sont quelques-unes Changement climatique • Braconnage • Conflits • Utilisation non durable due à la pression des menaces sur les aires démographique • Exploitation illégale du bois • Extraction de combustibles fossiles • Pollution • protégées ? Espèces invasives • Feux • Catastrophes naturelles et anthropiques • Tourisme non réglementé Produit par PNUE/DEWA/GRID-Europe, février 2009.26
  • 3. 5 488 Quel est le pourcentage d’animaux Source : UICN. Liste rouge de l’UICN des espèces menacées. espèces décrites 298 506 par les scientifiques 9 990 et de plantes qui sont menacés ? 6 347 1 232 384 12 055 5 488 30 700 espèces évaluées 9 990 8 734 6 260 6 161 3 481 70% 21% 1 385 41%% d’espèces évaluées 12% 31% 30% 37% qui sont menacées Mammifères Oiseaux Reptiles Amphibiens Poissons Invertébrés PlantesQuelles parties du monde sont protégées ? Aires protégées nationales de l’UICN, catégories I-VI et aires non classifiées Aire protégée de larchipel François Joseph (estimation 2004) Parc national du nord-est du Groenland (estimation 1988) 4 200 000 ha 97 200 000 haMonument national marindes îles du nord-ouestd’Hawaii (estimation 2000)34 136 200 ha Parc marin de la Grande Barrière de corail (estimation 2004) Réserve marine 34 781 500 ha des Galapagos12%des terres de la planète (estimation 1996) 13 300 000 ha Réserve naturelle de Qiangtang (estimation 1990)sont protégées. Parc national 29 800 000 ha Namib-Naukluft (estimation 1979)0,5% des océans sont protégés. 4 976 800 haSource : portail des données GEO du PNUE, d’après UNEP-WCMC.
  • 4. Les 6 milliards d’êtres humains que nous sommes ne sont Ainsi le carbone, capté dans l’air par une plante, sera trans- pas les seuls locataires de la planète. Nous la partageons formé en feuille, puis en muscle par un animal ou un être avec des milliards de milliards d’animaux, de végétaux et humain qui aura mangé cette feuille, avant de retourner un d’organismes unicellulaires. Et nous ne nous contentons pas jour au sol ou à l’air, quand le corps de cet être vivant se de cohabiter avec eux. Notre existence est étroitement liée à décomposera. L’oxygène, rejeté par la plante lors de la fabri- eux. Ainsi, Albert Einstein prédisait-il cation de la feuille, sera respiré par un que si l’abeille venait à disparaître, l’es- ALBERT EINSTEIN animal ou un être humain. Celui-ci, lorsÉCOLOGIE pèce humaine n’aurait plus que quatre d’un effort, transpirera. Dans cette années à vivre. Il est vrai que sans ces PRÉDISAIT QUE SI L’ABEILLE sueur passera une molécule d’eau, la petits insectes pour polliniser les même qui a pu se trouver précédem- fleurs, la plupart des végétaux ne VENAIT À DISPARAÎTRE, ment dans le ciel, dans une rivière, pourraient plus se reproduire et dispa- dans le sol, dans un fruit, dans notre L’ESPÈCE HUMAINE cerveau, ou celui d’un dinosaure raitraient, entrainant avec eux tous les animaux qui s’en nourrissent, dont les N’AURAIT PLUS QUE QUATRE aujourd’hui éteint… Comprendre toutes hommes… ces relations est l’objet même de la Tous les organismes vivants, ANNÉES À VIVRE science qu’on appelle « écologie ». l’homme y compris, tissent entre eux, Ce qui nous différencie des autres et avec leur environnement, une toile de relations com- espèces, c’est notre capacité à être conscients de toutes ces plexes. Ils dépendent les uns des autres par le biais des relations d’interdépendance entre êtres vivants, et des pro- chaînes alimentaires, des équilibres entre populations, des cessus qui soutiennent la vie. Comme l’exprimait Albert cycles naturels. Au gré de ces liens, tous les éléments de Jacquard, le propre de l’homme est d’« être conscient que base circulent et s’échangent entre les êtres vivants et l’en- demain existera et que je peux agir sur lui ». vironnement, continuellement et partout, tout autour de Évaluation des écosystèmes pour le millénaire (MEA), nous et à travers nous. www.millenniumassessment.org Ébène rose sur la montagne de Kaw, Guyane (4° 30’ N – 52° 00’ O). Avant de fleurir cet arbre Tabebuia impetiginosa, a perdu toutes ses feuilles. On le rencontre dans les forêts tropicales humides du Mexique à l’Argentine. La floraison isolée du Tabebuia témoigne de la faible densité de cette espèce. Contrairement aux forêts tempérées qui peuvent offrir des peuplements homogènes d’une seule ou de quelques essences, les forêts des tropiques contiennent des milliers d’espèces végétales.6
  • 5. Le prodige de la vie s’inscrit dans des ordres de grandeur a été dotée d’un bouclier magnétique qui arrête les rayonne- vertigineuses. Dans le temps, d’abord, car si l’univers a ments cosmiques mortels, et d’une atmosphère qui retient quelque 14 milliards d’années, l’apparition des mammifères sous la forme de chaleur l’énergie envoyée par le Soleil, et la remonte à près de 200 millions d’années et celle des protège des bombardements de météorites. Enfin, de l’eauPLANÈTE MIRACLE hommes à près de 200 000 ans. Dans l’espace, ensuite, car s’est formée sur la Terre. C’est là qu’est née la vie. Par la à ce jour, nous ignorons toujours si la suite, les conditions environnementales vie existe ailleurs. Mais on connaît sur la Terre, et notamment l’intensité depuis 1995 l’existence de planètes qui UN BOUCLIER MAGNÉTIQUE de la source d’énergie solaire, sont tournent autour d’étoiles autres que le demeurées stables suffisamment long- ARRÊTE LES RAYONS temps pour que cette vie se perpétue, Soleil, et l’univers pourrait en compter un très grand nombre. COSMIQUES MORTELS, et passe d’une forme primitive à celle Un enchaînement d’événements a que nous connaissons, ce qui a pris permis de réunir toutes les conditions UNE ATMOSPHÈRE RETIENT 3,8 milliards d’années. favorables à l’apparition de la vie avec, Avec notre maîtrise du monde, nous tout d’abord, la naissance d’une étoile, SOUS FORME DE CHALEUR avons tendance à tout rapporter à nous le Soleil, il y a environ 4,5 milliards L’ÉNERGIE DU LE SOLEIL et à tout évaluer à notre échelle, à celle d’années. Autour de cette phénomé- des quelques décennies de notre vie, nale source d’énergie, les huit planètes ou des quelques milliers ou millions de du système solaire se sont formées. Vénus, plus proche du kilomètres carrés de notre pays. Mais saurons-nous voir au- Soleil que notre planète, est une fournaise, tandis que Mars, delà ? Saurons-nous prendre soin de la planète que nous plus éloignée, demeure glacée. La Terre, elle, se trouve dans habitons, de ses ressources limitées et précieuses, pour la la zone d’espace favorable à la vie. léguer en bon état à ceux qui passeront après nous ? Mais ce n’est pas tout. Grâce à sa masse suffisante, à son Évaluation des écosystèmes pour le millénaire (MEA), noyau métallique et aux effets de la gravité, la planète Terre www.millenniumassessment.org Lac Holmsarlon près du glacier Myrdalsjökull, Islande (63° 51’ N – 19° 53’ O). Le relief de l’Islande, un nom qui veut dire « pays de glace », est marqué à la fois par le volcanisme et les glaciations. En 2006, l’énergie hydraulique et la géothermie fournissaient 70,6 % de la consommation du pays. Plus spécifiquement, la géothermie alimente les foyers en chaleur et en électricité tandis que les barrages produisent de l’électricité dont une grande partie est destinée à l’électrométallurgie de l’aluminium.8
  • 6. Bas FA C T S ic LA CONSOMMATION LA CONSOMMATION Une société énergivore D’ÉLECTRICITÉ Une société énergivore D’ÉLECTRICITÉ La production et la consommation d’électricité sont souvent mesurées en kilowattheure (kWh). Quand un 1 kWh appareil consomme 1 kWh, ça signifie qu’il a fonctionné à une puissance de 1 000 watts pendant une heure. Ainsi, la quantité d’électricité consommée est-elle directement liée à la puissance des appareils. Quelle quantité d’électricité consomment nos appareils de tous les jours ? Cuisinière/four Un watt (W) Réfrigérateur (électrique) (capacité : 300 l ) Lave-linge Sèche-linge Plaques de cuisson mesure l’intensité (chargement de 5 kg) énergétique 240 -320 (électrique, 7 kg) 1 - 2,3kWh à un instant donné. kWh/an 0,85 - 1,05 2,4 - 4,4 145-180 mm de diamètre Cuisson à 200 °C pendant 1 heure kWh / cycle kWh / cycle 0,9 - 1,1kWh Ampoules Optez pour les ampoules Cafetière Ordinateur Télévision À incandescence fluocompactes (capacité : 8 à 12 tasses) (82 cm LCD) 60W 0,1 - 0,5kWh 0,1 - 0,2kWh Optez pour des appareils plus 0,8 -1,2kWh par jour Fluocompactes petits et plus économes en énergie par jour 16W Source : d’après une étude des spécifications produits de différents fabricants. Produit par PNUE/DEWA/GRID-Europe, février 2009.94
  • 7. Que peut-on faire avec 1 kWh ? À combien s’élève la consommation mondiale ? Regarder la télévision pendant 6 heures et demie. 15000 La consommation Faire cuire un gâteau au four pendant 1 heure. 10000 d’électricité mondiale a Laisser 3 ampoules allumées pendant 5 heures et demie. 5000 doublé en moins Faire une lessive de 5 kg. de 25 ans. 1980 1990 2000 2006Calculé d’après la puissance moyenne des appareils (voir bas de page précédente). En milliards de kilowattheures Source : EIA, 2006. International Energy Annual 2006.Quelle quantité d’électricité consomme une personne moyenne chaque année ? ordPar sous-régions ed uN qu éri Am le et Asie centrale/ nta ale ex nt ide -U occ e ori R Europe SS 13 088 Europe Europe ce nt rale 6 862 4 205 13 088 2 884 t et Pacifique ’Es n el valeur pour 2006 ord Afr A sie d -ouest Proche-O iqu es 1 306 du S u 2 560 e b 937 sie Caraï du No d e centrale A 1 699 r ien qu rd t 483 i ue sud Amér 1990 Afrique de l’Ouest du Sud-Est fiq 1 575 Afrique Paci Asie Afrique de l’Est 117 centrale Océan 2006 Indien ouest e du Sud 58 e élan de 889 110 845 e-Z iq u u ll Péninsule arab ve iq 211 AmérConsommation d’électricité ou a le tN 1 881 str 5 231 ie epar habitant Afrique au Australen kilowattheure (kWh) 1 461Moyenne mondiale : 2 670 10 608Source : EIA, 2006, International Energy Annual 2006. = 10 152 TWh Total * = 17 376 TWh*Production brute + importations-exportations-pertes Afrique Asie et Pacifique Europe Amérique latine Amérique du Nord Asie de l’Ouestde transmission/distribution. et Caraïbes
  • 8. Notre société est devenue dépendante au pétrole et c’est Le pétrole est aussi remarquablement peu cher – en tout logique : il est tellement pratique ! Un litre de pétrole peut cas en rapport des services qu’il rend. Il a suffi pendant long- propulser une tonne de métal (une voiture) sur plusieurs temps de creuser un trou dans le sol (au bon endroit) pour le dizaines de kilomètres. Pour environ un euro, parfois moins. récupérer. Aujourd’hui, son prix inclut la prospection, l’ex- Que de transpiration évitée : imaginez qu’il faille se mettre traction, le raffinage, la distribution et la spéculation. Mais derrière le véhicule et pousser sur une pas les coûts associés à la dégradation telle distance ! Selon les calculs, un SELON LES CALCULS, de l’environnement. Et certainementPÉTROLE litre de pétrole équivaut à entre 2 et pas les sommes qu’il faudrait mettre en UN LITRE DE PÉTROLE 20 semaines de travail humain. jeu pour produire un équivalent s’il Autre avantage, cette énergie est ÉQUIVAUT À ENTRE venait à manquer. extrêmement concentrée et très faci- Le pétrole, le charbon avant lui et les lement utilisable et transférable. Il faut 2 ET 20 SEMAINES énergies fossiles en général ont trans- une minute pour faire un plein de DE TRAVAIL HUMAIN formé toute la société et accompagné 20 litres. Il faudrait une nuit pour le développement de la chimie transférer avec une prise électrique une quantité d’énergie moderne, avec les plastiques et les engrais. Ils ont permis équivalente. Quant au charbon, qu’il faut charger à la pelle d’actionner des machines qui ont développé une force de dans les chaudières, il est encore moins pratique. travail inimaginable auparavant. Celles-ci ont amené une Les énormes quantités d’énergie contenues dans les éner- accélération globale de notre mode de vie. Mais il va bien fal- gies fossiles sont issues de la décomposition de végétaux sur loir s’en détacher. Les quantités disponibles de pétrole sont des dizaines de millions d’années, qui ont eux-mêmes accu- limitées. Et la combustion des hydrocarbures libère des mulé l’énergie du Soleil. C’est pourquoi on peut dire que le quantités importantes de gaz à effet de serre, responsables pétrole est une poche de Soleil. Mais c’est aussi pourquoi le du réchauffement climatique, qu’il faut éviter. pétrole n’est pas une source d’énergie renouvelable – à l’échelle d’une vie humaine. Agence internationale de l’énergie, www.iea.org Torchère sur le site pétrolier d’Obagi, Nigeria (5° 14’ N – 6° 37’ E). Au-dessus du delta du Niger, les fumées s’élèvent à perte de vue car le « torchage » du gaz y est pratiqué. Torcher le gaz consiste à brûler les gaz naturels qu’on trouve dans un gisement de pétrole car ils ne sont pas économiquement rentables à exploiter. Chaque année, les torchères sont responsables du gaspillage de 150 milliards de mètres cubes de gaz, ce qui équivaut à un tiers de la consommation de l’Union européenne.74
  • 9. Face à l’épuisement annoncé des principaux gisements de déchets et 23 % de la pollution des eaux, selon une étude. pétrole, certains cherchent d’autres sources d’hydrocar- Sans parler des énormes quantités de gaz à effet de serre bures. L’une des principales solutions, mais aussi des pires en libérées. Les schistes bitumineux ne sont donc une solution termes environnementaux, est ce que l’on appelle les qu’en apparence. pétroles non conventionnels. Le terme englobe notamment Plutôt que de vouloir trouver un moyen de continuer àTOUJOURS PLUS les pétroles extra-lourds du Venezuela consommer toujours plus, il faut pen- et les sables bitumineux canadiens, LE BILAN ENVIRONNEMENTAL ser à économiser de l’énergie. L’expert dans lesquels les hydrocarbures sont américain Amory Lovins a introduit le mélangés à d’autres résidus. Les EST LOURD : DESTRUCTION concept de « negawatt » pour mesurer extraire est complexe et polluant. Une DE LA FORÊT BORÉALE, l’énergie qui n’est pas consommée et tonne de sable bitumineux ne permet qui n’est donc pas produite. Différents ainsi de produire que 100 litres de SOLS RETOURNÉS, scénarios énergétiques utilisent pétrole environ. aujourd’hui cet outil de calcul. REJETS CHIMIQUES Les réserves mondiales sont Toutefois, ils se heurtent à la crois- énormes – environ 4 milliards de barils. ET CONTAMINATION DES EAUX sance ininterrompue de notre consom- Soit davantage que toutes les réserves mation – une croissance qui est à peu prouvées de pétrole. Mais cela signifie une pollution propor- près parallèle à celle de l’économie, en tout cas mesurée par tionnelle. Au Canada, qui exploite d’importants gisements, le le PIB. La simple amélioration de l’efficacité énergétique sera bilan environnemental de cette exploitation est lourd : des- insuffisante si elle est annulée par une augmentation de truction de la forêt boréale, sols retournés, rejets chimiques l’usage d’énergie. Par exemple, si on construit des voitures et contamination des eaux. En Estonie, qui est l’un des rares qui consomment deux fois moins, mais qu’on s’en sert deux pays à utiliser les schistes bitumineux pour produire son fois plus ou qu’on en construit deux fois plus, le bilan est nul. électricité, le secteur énergétique était responsable, en 2002, de 97 % de la pollution de l’air, 86 % du total des Rocky Mountain Institute, www.rmi.org Enfouissement de résidus pétroliers issus de l’exploitation des sables bitumineux, Fort Mac Murray, province d’Alberta, Canada (57° 01’ N – 111° 38’ O). Auparavant, les plaines de la rivière Athabasca étaient recouvertes par la forêt boréale. Pour extraire les sables bitumineux, la terre est creusée sur plus de 60 mètres de profondeur. L’eau pompée dans la rivière sert à séparer le bitume du sable dans de grandes cuves chauffées. Puis ce bitume est transformé en pétrole liquide.80
  • 10. ÉMISSION DE GAZ À DE CO2 DE SERRE Bas FA C T S EMISSIONS EFFET ic Les principaux responsables du réchauffement climatique Climat et gaz à effet de serre (GES) Quels sont les principaux GES ? PRG* Qu’est-ce qui contribue aux émissions de GES ? Dioxyde de carbone combustion des combustibles 1 20 km de voiture pour aller au travail 5 kg fossiles et de la biomasse Méthane système digestif du bétail, 25 TV allumée pendant 1 heure 99 g zones humides 5 min de micro-ondes 43 g sols tropicaux, océans, Protoxyde d’azote 298 bétail, engrais Empreinte carbone de certains produits (GES émis pendant leur fabrication) Quels secteurs émettent le plus de GES ? 275 kg 5 kg 490 g Contribution en pourcentage aux émissions de GES ordinateur Hamburger 1kg de farine et écran de blé (ex : élec n énergie chauffag icité et 22 kg 9 kg 240 g nement n- % io iPod touch 1kg de tomates 1kg de e) e Approvis tr (poussées en serre) pommes 30 de terre station) 3 kg 4 kg 27 g 25 Industrie T-shirt 1kg de gruyère 1 œuf re e Foresteri (ex : défo et comm résidentiels Aliments : conditions de culture du Royaume-Uni essentiellement 20 re rts Agricultu Transpo * Le potentiel de réchauffement global permet de mesurer la contribution erciaux d’une quantité donnée de GES au réchauffement climatique 15 ts Sources :(à gauche) GIEC, 2004, Quatrième rapport d’évaluation. (en haut) : Apple Inc., 2008. Environmental Bâtimen Performance 2008 ; PNUE, 2008. Kick the Habit ; site Internet de Coop Naturaline ; Williams, Audsley and Sandars, 2006. Determining the environmental burdens and resource use in the production of agricultural and horticultural 10 eaux usé et es commodities. Déchets 5 Pas de réduction de nos émissions sans 26 19 17 14 13 8 3 réduction de notre consommation 0 Produit par PNUE/DEWA/GRID-Europe, février 2009.114
  • 11. 385 ppm La température Aujourd’hui 3 000 billions de kg moyenne mondiale 280 ppm 3 x 10 kg 15 Quelle quantité de CO2 est présente a augmenté de 0,74 °C actuellement dans l’atmosphère ? entre 1906 et 2005. Concentration de Les projections CO 2 Période préindustrielle 2 200 billions de kg prévoient une dans l’atmosphère augmentation de 15 Quelle quantité de CO2 est naturellement 2,2 x 10 kg 1,8 °C à 4 °C entre 1980 ppm = Partie(s) présente dans l’atmosphère ? et la fin du XXIe siècle. par million Sources : GIEC, 2007. Quatrième rapport d’évaluation ; CDIAC, 1990. Glossary : Carbon Dioxide and Climate.Quelles sous-régions émettent le plus de CO2 ? Source : Portail des données GEO du PNUE, d’après CCNUCC, CDIAC. LULUCF non pris en compte oenland) tale (Gr ien or ue e Arctiq Europ d Nor 10 003 9 190 du cid entale Europ que oc e Asie c Améri en e cen Europ tra trale 20 015 9 081 5 664 le et Pacifiq 6 771 Est ue Asie de l’ -Orient he nord-oues Afr 4 710 Proc 3 119 iqu u N 2 612 e du S u ed s t ïbe 20 015 d Asi e centra Cara iqu ord l insule arabiq valeur pour 2004 2 915 ue de l Pén r e u Amé Afriq ’Oues 1 252 e 3 384 Afrique du Sud- ifique t Afrique Asie de l’Est Es t sud Pac 546 centrale 12 562 138n 1 956 930 1990 ue d u S 179 I n d riq O c éa ien Amé ud 2 290 au s trale 421 elle-Zélande 2004 o uv tN Afrique e 2 905 lie AustraÉmissions de CO2 17 233par habitant kg CO TOTAL 2 1990 = 2.23 GigatonnesMoyenne mondiale : 1990 : 4 200 2004 = 2.78 Gigatonnes Afrique Asie et Pacifique Europe Amérique Amérique du Nord Asie de l’Ouest 2004 : 4 300 latine et Caraïbes
  • 12. 0,7 °C d’augmentation en un siècle, cela semble bien peu De nombreux détails restent à éclaircir, aussi les cher-CHANGEMENT CLIMATIQUE de chose : les fluctuations de température d’un jour à l’autre cheurs envisagent différents scénarios pour la fin du siècle, sont souvent bien plus importantes. Mais c’est en fait avec une augmentation comprise entre + 2 °C et + 6 °C. énorme, parce que cette augmentation est mesurée à Mais la plus grande incertitude n’est pas scientifique. Elle l’échelle de la Terre et parce qu’elle signe un changement à est politique et sociale : saurons-nous réagir assez vite et venir plus important encore. Un phé- assez profondément ? nomène qui aura de telles répercus- LA PLUS GRANDE INCERTITUDE Avec le protocole de Kyoto, 38 pays sions que l’on préfère généralement industrialisés se sont engagés à dimi- parler de changement voire de dérè- N’EST PAS SCIENTIFIQUE. nuer leurs émissions de gaz à effet de glements climatiques plutôt que de ELLE EST POLITIQUE serre, de 5,8 % en moyenne par rap- réchauffement. port à 1990. Mais même ce modeste Jusque récemment, certains dou- ET SOCIALE : SAURONS-NOUS engagement, encore très insuffisant, taient de l’existence du phénomène. Il certains ne le respectent pas. Alors que RÉAGIR ASSEZ VITE ET ASSEZ est vrai que les faits n’ont été amenés le protocole arrive à échéance en 2012, que progressivement et qu’il y a PROFONDÉMENT ? l’enjeu est de trouver un nouvel accord quelques décennies encore, on parlait plus ambitieux et de faire participer les plutôt d’une glaciation à venir. Mais aujourd’hui, le débat est États-Unis et les nouveaux pays industriels comme la Chine clos. Des milliers de chercheurs de plus de 130 pays se sont ou le Brésil – ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. mobilisés autour d’une filiale de l’ONU, le Groupe d’experts Mais les États ne sont pas les seuls à agir. Collectivités intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Grâce locales, entreprises, particuliers : chacun peut jouer un rôle à leur travail, récompensé en 2007 par le prix Nobel de la à son niveau. Et la mobilisation de tous peut influer sur les paix, l’existence du réchauffement climatique ne fait plus de politiques et peser dans les importantes négociations inter- doute, de même que sa cause, qui est principalement liée aux nationales à venir. gaz à effet de serre émis par les activités des hommes. e 4 rapport de synthèse du GIEC, www.ipcc.ch Les neiges disparues du Kilimandjaro, Tanzanie (3° 04’ S – 37° 22’ E). Le Kilimandjaro culmine à 5 895 mètres. Sur son sommet, les glaciers ont perdu 80 % de leur surface en moins d’un siècle, d’une part à cause de phénomènes climatiques locaux et, d’autre part, à cause du réchauffement climatique global. À l’image du plus haut sommet d’Afrique, la plupart des glaciers de montagne de la planète maigrissent ou reculent.96
  • 13. Avant même que les hommes en prennent conscience, les ment de 3 °C condamnerait 30 % de toutes les espèces. animaux et les plantes ont senti les premiers signes du chan- L’homme pourrait en pâtir directement, par exemple parce gement climatique. Le printemps venait plus tôt et décalait que le réchauffement favorise l’arrivée d’insectes porteurs ESPÈCES MENACÉES l’éclosion de bourgeons, un climat plus clément permettait à de maladies. C’est le cas de moustiques tropicaux apparus des espèces de pénétrer des espaces qui leur étaient refusés aux États-Unis en 1999 et qui transmettent une maladie mor- jusque-là. Le temps et l’espace du telle, la fièvre du Nil occidental. La monde vivant se trouvaient modifiés. SUR 40 ANS, dengue ou le paludisme, autres mala- Face au réchauffement, le vivant dies transmises par les moustiques, UN RÉCHAUFFEMENT cherche des zones plus fraîches : vers pourraient toucher des centaines de les pôles ou en altitude. C’est pourquoi DE SEULEMENT 3 °C millions de personnes supplémentaires. on observe une modification des aires Que faire ? Les animaux sont capables de répartition d’un grand nombre d’es- CONDAMNERAIT 30 % d’apprendre, de s’adapter, mais ils le pèces. Mais cette migration bute par- DE TOUTES LES ESPÈCES font sur des générations. Le réchauffe- fois sur des limites géographiques : ment actuel est trop rapide. Il n’y a une espèce ne peut pas monter éternellement en altitude ou donc pas de solution particulière, si ce n’est accroître encore migrer vers le pôle. Parfois, il n’y a plus nulle part où aller. nos efforts pour protéger le monde vivant, car plus les éco- C’est le cas de l’ours blanc. Avec la banquise qui fond plus systèmes seront en bonne santé, mieux ils pourront suppor- tôt chaque année, la période de chasse se raccourcit. Il ne ter les perturbations climatiques. Une piste est de lutter peut pas reconstituer ses réserves de graisse avant d’hiver- contre la fragmentation des écosystèmes, c’est-à-dire pré- ner et la mère a de plus en plus de mal à nourrir ses petits. server des zones contiguës pour que les animaux puissent À terme, avec la fonte de l’Arctique, il est condamné à dispa- migrer vers des zones plus adéquates et prévoir ce qu’on raître. Il n’est pas seul dans ce cas : les récifs coralliens blan- appelle désormais des « corridors écologiques » pour leur chissent quand la température augmente, les forêts permettre de se rendre dans les zones plus favorables. tropicales humides se dessèchent. En tout, un réchauffe- e 4 rapport de synthèse du GIEC, www.ipcc.ch Troupeau de rennes au sud-est d’Ivittuut, Groenland, Danemark (61° 05’ N – 46° 10’ O). Appelés caribous en Amérique du Nord, ces cervidés, dont les mâles et femelles portent tous deux des bois, vivent le long des côtes dans le sud et l’ouest du Groenland, là où la glace laisse place à la toundra. Ils seraient plus de 100 000. Contrairement à d’autres régions arctiques, les rennes n’ont pas ici de prédateurs autres que l’homme, les loups n’étant pas présents dans le sud-ouest du Groenland.102
  • 14. Bas FA C T S ic LA PÊCHE DANS LE MONDE LA PÊCHE UneUne ressource surexploitée ressource surexploitée Quel est l’état actuel de la pêche dans le monde ? Quelles sont quelques-unes des menaces État des stocks de poisson (en pourcentage, moyenne 1997-2004) sur la pêche ? En reprise 1 Blanchissement des récifs coralliens • Destruction de la mangrove • Sous-exploités Entièrement exploités Appauvris La pêcherie fonctionne selon un niveau de rendement optimal Modérément exploités ou proche de l’optimal sans possibilité d’expansion. Surexploités Érosion • Changement climatique • Pêche de fond • Pollution 3 20 52 17 7 Comment les pêcheries Source : FAO 2007, La Situation mondiale des pêches et de l’aquaculture. en millions de tonnes Source : Portail des données GEO du PNUE, d’après FAO, Statistiques relatives aux pêches de FISHSTAT. sont-elles gérées durablement ? 100 1201 Quelques principes de base de la certification du MSC sur les pêcheries durables : Des stocks de poisson durables – La pêche doit se faire à un Nombre d’espèces de niveau qui soit soutenable pour la population de poissons. poissons menacées Réduire au minimum l’impact sur l’environnement – 734 60 res Les opérations de pêche doivent préserver la structure, la ptu ca productivité, les fonctions et la diversité de l’écosystème. des t al Une gestion efficace – La pêche doit se soumettre à toutes To les lois locales, nationales et internationales. 20 Le défi : gérer la pêche de façon durable Production de l’aquaculture 60 98 07 19 19 20 Veiller à ce qu’un écolabel figure sur les produits pour être sûr d’acheter du poisson issu d’une pêcherie gérée durablement. Le Marine Steward- Sources : FAO 2006, Annuaires des statistiques des pêches, tableaux récapitulatifs, captures 2006, poissons, crustacés, ship Council est un organisme de certification important et accrédité. mollusques, etc. ; FAO 2005, L’État des ressources halieutiques marines mondiales. Droits : site Internet msc.org Produit par PNUE/DEWA/GRID-Europe, février 2009.132
  • 15. Pourquoi préserver la pêche ? Nourriture Lien entre différents composants de l’écosystème Loisirs Le poisson est un élément Le poisson relie différents La pêche récréative important de l’alimentation composants de l’écosystème et les vertus médicinales quotidienne dans de à travers le transport de du poisson sont impor- nombreux pays. substances nutritives et tantes dans de nombreuses d’énergie. régions du monde. Autres services : Médecine • Spiritualité • Régulation des populations • Conception de l’habitat Disponibilité calorique quotidienne toutesQuelle place occupe le poisson dans le régime moyen ? 3022 sources de nourriture confondues (2002) Apport calorique moyen par habitant Ukraine 3054 R.-U. 3412 États-Unis Portugal 3774 3741 Chine 2951 Nicaragua Algérie Éthiopie 2298 3022 1857 Rép. dém. Indonésie du Congo 2904 1599Consommation de poissonpar habitant (2003-2005) Afrique du SudApport en poisson et produits de la pêche en kg/an Argentine 2956 2992 Nouvelle-Zélande Sources : FAO 2006, Annuaires des statistiques des pêches, tableaux récapitulatifs,0 11.2 28.0 49.5 90.5 180 Portail des données GEO du PNUE, d’après FAOSTAT. 3219
  • 16. Les rapports des scientifiques, depuis déjà plusieurs Pourtant, la pêche exploite une ressource qui se reproduit années, sont unanimes : la pêche mondiale est en péril. Un naturellement – les poissons – et qui pourrait donc être quart des stocks de poisson est déjà surexploité et la moitié exploitée durablement. Malheureusement, construire une est exploitée au maximum de ses capacités. C’est pourquoi le pêche mondiale responsable s’avère difficile. Les pêcheurs total des captures mondial plafonne aux environs de 90 mil- eux-mêmes, constamment obligés d’investir par la compéti- lions de tonnes de poisson par an (qua- tion technologique qui les oppose les tre fois plus qu’il y a seulement un UN QUART DES STOCKS uns aux autres, ont besoin d’accroître SURPÊCHE demi-siècle !), alors même que les DE POISSON EST DÉJÀ leurs prélèvements pour payer leurs moyens techniques ne cessent d’aug- dettes. Les États dont ils dépendent menter : bateaux plus gros et plus SUREXPLOITÉ ET LA MOITIÉ sont généralement réticents à leur puissants, matériel plus performant, EST EXPLOITÉE AU MAXIMUM imposer des contraintes impopulaires, systèmes ultrasophistiqués de détec- notamment les fameux quotas, ou ton- DE SES CAPACITÉS tion des poissons, etc. nages maximums de captures. Ils s’ef- Les spécialistes redoutent une réédition planétaire du forcent d’ailleurs constamment, contre l’avis des drame de la morue de Terre-Neuve. Ce poisson, extraordinai- scientifiques, d’augmenter « leurs » quotas, et une fois ceux- rement abondant au large du Canada, a été exploité durant ci négociés, ne les font pas toujours appliquer. 4 siècles, de 1550 à 1950. Alors que les captures ne dépas- Il faut dire que contrôler réellement et rigoureusement saient pas 200 000 à 300 000 tonnes par an, ce nombre a l’activité des pêcheurs, surtout loin des côtes, est une été porté à 800 000 tonnes en à peine 20 ans. Le résultat entreprise coûteuse et complexe hors de portée de cer- ne s’est pas fait attendre : la morue a disparu dans les tains pays. Toutefois, comme le montre l’exemple de Terre- années 1990, signant la fin de la pêche et réduisant au chô- Neuve, le coût social et écologique d’un effondrement de la mage des dizaines de milliers de pêcheurs. Vingt ans après, pêche mondiale serait infiniment supérieur. les populations de morue ne se sont toujours pas reconsti- tuées, elles semblent même s’amenuiser encore. Département des pêches et de l’aquaculture, FAO, www.fao.org/fishery Chalutier battant pavillon ukrainien au large des côtes mauritaniennes, Mauritanie (20° 08’ N – 17° 11’ O). Pendant 40 jours et quatre à six fois par jour, l’équipage – une trentaine de marins ukrainiens– remonte un chalut rempli de 20 et 30 tonnes de poissons (ici des sardinelles) qui seront traités à bord de ce chalutier industriel de 140 mètres de long. Sous le pont, une centaine d’ouvriers mauritaniens congèlent, mettent en boîte ou encore transforment en farine le poisson, si ce dernier est abîmé.118
  • 17. La principale ressource tirée des océans par l’homme a Surtout, depuis quelques années, la recherche s’intéresse jusqu’à présent été le poisson. Pourtant l’écosystème océa- aux algues riches en lipides, susceptibles de fournir des car- CULTURE DES ALGUES nique produit également une richesse au potentiel colossal, burants de substitution aux combustibles fossiles. De nom- trop souvent négligée, les algues. Dans des pays comme la breuses candidates font d’ores et déjà l’objet d’essais Chine, la Corée ou le Japon, les algues sont déjà communé- prometteurs : ce sont généralement des espèces unicellu- ment consommées, constituant cou- laires, à croissance très rapide, capa- ramment 10 % de la ration alimentaire. EN CHINE, EN CORÉE bles de croître dans des eaux chargées Leur contenu protéique est générale- en matières organiques, par exemple ment très élevé, dépassant, pour OU AU JAPON, LES ALGUES celles issues des stations d’épuration. beaucoup de laminaires, 25 % de leur Des laboratoires étudient également poids sec, et leur culture est désor- SONT DÉJÀ COMMUNÉMENT l’utilisation de ces algues pour consom- mais bien maîtrisée : la production CONSOMMÉES, CONSTITUANT mer le CO2 – le principal gaz à effet de mondiale totale est désormais estimée serre – produit par les installations à près de 10 millions de tonnes JUSQU’À 10 % DE LA RATION industrielles. annuelles. Enfin le plancton – qui est un mélange Les algues marines pourraient avoir ALIMENTAIRE flottant d’algues unicellulaires et de bien d’autres usages. Certaines popu- microorganismes qui les consomment – lations côtières les utilisent comme fertilisants depuis des est une autre colossale ressource alimentaire océanique siècles, une piste prometteuse dans un monde où l’utilisation potentielle. Environ 100 000 tonnes de krill, de petites cre- des engrais chimiques risque d’être compromise par la vettes planctoniques, sont exploitées chaque année, pour rareté du pétrole. Les algues, très utilisées dans la médecine l’aquaculture principalement. Mais on estime la masse de traditionnelle chinoise, ont aussi un potentiel pharmaceu- celui-ci dans le seul océan Austral (difficile à exploiter, il est tique manifeste, encore peu exploité en dehors de l’industrie vrai) à 500 millions de tonnes. cosmétique. Département des pêches et de l’aquaculture, FAO, www.fao.org/fishery Filets utilisés pour le séchage des algues, archipel de Wando, Corée-du-Sud (34° 19’ N – 127° 05’ E). Dans cet archipel regroupant plus de 200 îles, grandes et petites, habitées ou désertes, au sud-ouest de la péninsule coréenne, l’aquaculture, et tout particulièrement celle des algues, est l’activité dominante. Issues de simples cueillettes dans le passé, les algues destinées à l’alimentation sont aujourd’hui cultivées en grande quantité.124
  • 18. Si Home, le film est un voyage, Home le livre est un guide. Il propose d’approfondir les thèmes majeurs abordés dans le film de Yann Arthus-Bertrand, pour mieux comprendre et répondre aux grands enjeux auxquels l’humanité doit faire face. Il apporte des synthèses claires et accessibles et démêle des questions difficiles. Il ouvre les possibles et montre que des chemins existent pour changer le monde, politiquement, socialement et économiquement. Il éclaire les vieux problèmes d’un jour nouveau. Car l’écologie n’est pas qu’une volonté de protéger notre planète, c’est une nouvelle vision du monde. un ouvrage réalisé par l’association En collaboration avec UNEP (Programme des Nations unis pour l’environnement) qui a fourni les cartes et les graphes de ce livre. Retrouvez nos parutions sur Photographie de couverture : « Pascal LESOING pour YDEO – Illustration : CALOU » www.editionsdelamartiniere.fr Conception graphique : Bruno Morini / Ami-ImagesÉditions 18,00 € TTCde La Martinière (prix France) www.lamartinieregroupe.com