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Cours PE1 par Jacques Gleyse Cours PE1 par Jacques Gleyse Presentation Transcript

  • Deux Ecoles, deux éducations, deux axiologies Jacques Gleyse Pr. STAPS IUFM, Université de Montpellier II
  • A quoi sert l’histoire de l’Education ? Emile Durkheim nous dit au début du siècle (1922, Education et sociologie ) que : « L’Histoire de l’enseignement, au moins de l’enseignement national, est la première des propédeutiques à une culture pédagogique  ».
  • Lettre aux éducateurs. Nicolas Sarkozy « Donner le maximum à chacun au lieu de se contenter de donner le minimum à tous (idéologie individualiste de l’enseignement secondaire). » « Notre éducation doit devenir moins passive moins mécanique (idéologie des méthodes actives présente en 1923 pour le primaire et primaire supérieur). » « Dans l’école que j’appelle de mes vœux où la priorité sera accordée à la qualité sur la quantité , où il y aura moins d’heures de cours, où les moyens seront mieux employés parce que l’autonomie permettra de gérer davantage les besoins, les enseignants, les professeurs seront moins nombreux . Les moyens qui seront ainsi dégagés seront réinvestis dans l’éducation et dans la revalorisation des carrières » (idéologie individualiste).
  • Eléments de bibliographie Durkheim Emile L’Evolution pédagogique en France , rééd. PUF, Paris, 1969. Durkheim Emile Education et sociologie , Paris, rééd. Seuil, 1922. Michel Foucault Surveiller et Punir , Paris, Gallimard, 1975. Hameline Daniel Le Domestique et l’affranchi , E. ouvrières, Paris, 1977.
  • Eléments de bibliographie Léon Antoine Introduction à l’histoire des faits éducatifs , Paris, PUF, 1980. Lelièvre Claude Histoire des institutions scolaires, Paris, Nathan, 1990. Prost Antoine Histoire de l’enseignement en France. 1800-1967 . Paris, PUF, 1968. Prost Antoine Ecole, société et politique , Paris, PUF, 1992. « L’Ecole et l’enfant au miroir de la société ».
  • Les origines catholiques au XIXe siècle Jean-Baptiste de La Salle et les Ecoles des Frères. En 1800 environ 900 000 enfants scolarisés, plus ou moins temporairement. En 1870, avant les lois Ferry, 3 Millions d’enfants scolarisés, plus ou moins temporairement. La répartition en deux systèmes scolaires prend place: Ecoles Normales (1833) et Ecoles primaires (1880) Collèges Royaux et Lycées Impériaux.
  • Deux Ecoles jusqu’en 1946 ou 59 Ecoles Normales Supérieures, issues Révolution ( Agrégation ) Ecoles Normales, Ier Empire ( Brevet supérieur et CAI ) Ecoles Primaires supérieures, Gobblet ( Brevet élémentaire ) Ecoles Primaire, Ferry, Sée ( Certificat d’études Primaires ) Ecoles Maternelles, Pauline Kergomard Universités (thèses) Universités (Maîtrises) Universités (Licences) Universités (Baccalauréat) Lycées (2d, 1er, Term) Collèges (6ème à 3ème) Petites classes de lycées (11ème à 7ème)
  • Séparation totale XIXe et début XXe siècle 1833 Loi Guizot Crée les Ecoles Normales d’instituteurs 1851 Loi Falloux crée les EN de filles 1863 Des EN partout (Chaque département) 16 Juin 1881 gratuité primaire 28 Mars 1882 obligation et Laïcisation 1900 8% classe d'âge au CEP et 1935 50% 30 Octobre 1886 crée les Ecoles Primaires Supérieures (mixtes) Les Collèges royaux datent de la Renaissance Les Lycées Impériaux de 1802 Ils deviendront des Collèges et Lycées de garçons ou de filles en 1963 (avant 1957 loi sur la gémination et 63 autorise la mixité)
  • Deux écoles se rapprochent un peu
    • 27/12/1927 La loi Herriot gratuité pour les classes de 6 e , 5 e , 4 e , 3 e (quand Cours Complémentaire)
    • Idem
    • 9/12/1905 Loi de séparation des biens de l'église et de l'Etat (dite sur la Laïcité)
    • Le système reste identique : très élitiste, démixé et en grande partie privé jusqu’en 1925.
    • Des bourses permettent à de rares élèves pauvres d’y accéder
    • 7/07/1904 interdiction d'enseigner aux congrégations religieuses
  • Deux écoles se rapprochent sur la forme Le 16 04 1930 Toutes les classes de 6ème deviennent gratuites 1931 Les classes de 5ème 1932 Les classes de 4ème 1933 Les classes de 3ème Le 9 Août 1936 la scolarité obligatoire est portée à 14 ans . Loi J. Zay En 1937 les petites classes de lycées sont assimilées à l ’enseignement primaire . Les mêmes programmes depuis le 11 03 1926 .
  • Deux écoles encore séparées au milieu du XXe siècle A la veille et au sortir de la seconde guerre mondiale 3 types d ’établissements toujours présents en 1945 : —  Les lycées et collèges (toujours très élitistes) —  Les Ecoles Primaires Supérieures et les Cours Complémentaires (toujours très populaires) —  Les Ecoles techniques (idem)
  • Deux modèles d ’enseignement selon Antoine Prost (1968)
    • Enseignement concentrique
    • Enseignement par blocs
    • Le « pédagogue »
    • Le « savant »
    • Primaire
    • Secondaire
  • Deux modèles
    • Le modèle concentrique
    • On apprend de tout un peu à chaque niveau de classe mais en élargissant les cercles.
    • Le modèle par blocs
    • On apprend toute la philosophie d’un coup à partir de la terminale. On apprend toute la physique d’un coup à partir de la seconde…
    • Primaire
    • Secondaire
  • Deux écoles se rejoignent A l ’origine de tout le plan Capitan, puis Langevin-Wallon (1943, 47) L ’ordonnance du 3 mars 1945 supprime les petites classes de lycées (11ème, 10ème, 9ème, 8ème, 7ème) au profit du CP, CE, CM. En 1946 le Brevet Supérieur est supprimé dans les Ecoles Normales au profit du Baccalauréat.
  • Deux écoles se rejoignent La réforme Berthoin débute par l ’Ordonnance du 6 Janvier 1959 : — prolongation de la scolarité à 16 ans pour les enfants qui auront 6 ans au 1er Janvier 1959. —  Création des Collèges d’Enseignement Général qui se substituent aux cours complémentaires . Les Collèges sont assimilés aux Lycées. (donc toujours ségrégation).
  • La massification de l’école fait majeur du XXe siècle
  • La massification Des chiffres : Enseignement primaire et maternel : 1945 5,3 M 1989 6,9 M Enseignement du second degré (y compris primaire sup.) : 1941 : environ 500 000 élèves (300 000 prim sup.) 1958 : environ 1 M, 1966 environ 2,1 M 1989 : environ 5,5 M 2003 : 6 M
  • Massifications et Démocratisation ? Des chiffres encore : Bacheliers : 1950 : 63 000 (en 1945, 4% d ’une classe d ’âge) 1965 : 78 000 (en 1960, 11 %) 1968 : 106 000 (en 1970, 30%) 1989 : 350 000 (depuis 1995, 62%) 2003 : 425 000 environ (65 % d ’une classe d ’âge) Le nombre des enseignants dans le secondaire triple de 1960 à 1970 (de 81 000 à 200000 environ), aujourd’hui 325 000 environ). Les jeunes étaient scolarisés de 4 à 17 ans en 1945 aujourd’hui de 2-3 à 22 ans en moyenne.
  • Tableau fin du XXe Ecoles Normales Supérieures IUFM (bientôt supprimés) Ecoles primaires Ecoles Maternelles Universités (IUFM intégrés) Enseignement secondaire
  • Massification ≠ démocratisation Les processus ségrégatifs sont très forts au lycée en raison des multiples filières Au collège depuis 15 ans la ségrégation s ’accroît à cause de l  ’assouplissement de la carte scolaire, de la concurrence entre établissements et des stratégies familiales . La France « mauvais élève » de l’Europe avec l’Allemagne et la Belgique pour la ségrégation sociale.
  • Massification ≠ démocratisation Les écarts se creusent entre les établissements des centre ville et ceux des banlieues. Les établissements de centre ville pour retenir une « bonne clientelle » créent des options comme langues anciennes ou classes européennes dans lesquelles dominent les enfants de milieux favorisés . Les lycées les plus cotés procèdent à une sélection drastique des élèves , ce qui amplifie la qualité des résultats et la demande des familles...
  • Massification du budget ? En 1952, il représente 7,2% du budget de l’Etat et presque 19%, en 1980 . Il a été multiplié par 10 en un siècle, en pourcentage du budget de la France. Le budget de l ’EN : 8% d ’augmentation par an pendant les 30 « Trente glorieuses » (Fourastié, 1980), 22% en 2000, soit 1/5 du budget de l’Etat (en régression depuis le début du gouvernement Raffarin et aujourd’hui encore).
  • Massification démocratique ? le nombre des élèves des Lycées, Collèges, Cours Complémentaires, Ecoles Primaires Supérieures, 700 000, en 1947 (y compris les Ecoles Professionnelles du Commerce et de l’Industrie), 2,9 millions, en 1968 — ce qui constitue un accroissement fulgurant presque impossible à gérer —, le chiffre est de 4,6 millions en 1975 (une multiplication par 6,5 sur la dernière période mais avec d’énormes volumes) Ils sont 6 millions environ en 2000.
  • Aristocratie ou démocratie ? L’enseignement supérieur subit des changements pratiquement identiques à celui du secondaire. 58 000 étudiants, en 1920, 89 000, en 1938, 144 000, en 1947, 585 00, en 1968 et 1 million en 1975 ; soit une multiplication par 10 sur la dernière période avec, encore une fois, de forts volumes. Ils sont 2 millions environ aujourd’hui ce qui est au dessous du taux moyen européen (niveau licence)
  • Massification ?
  • Massification ?
  •  
  • La scolarisation des filles un point central Le baccalauréat est mixte en 1924 seulement. La mixité : 1976 officiellement 1957 1959 1963 En 2000 plus de filles que de garçons au bac… mais Nicole Mosconi La Mixité dans l’enseignement secondaire. Un faux-semblant , Paris, 1990. L’école promeut un « masculin-neutre ».
  • Après la ségrégation : les stéréotypes de genre Stéréotypes de genre (masculin et féminin), dans les manuels…. Programmes cachés d’éducation (les enseignants n’enseignent pas de la même manière aux filles et aux garçons)
  • Le niveau monte ou baisse ? Beaudelot C. et Establet R. Le Niveau monte , Paris, Seuil, 1992 Mais les écarts se creusent ? Seuls fiables : les tests militaires… réévalués 6 fois sur le siècle. Enquêtes P.I.S.A. escroquerie intellectuelle
  • La Reproduction ? Bourdieu P. & Passeron J.-C. Les Héritiers , 1966 La Reproduction , 1971.
  • Onfray Michel Politique du rebelle. Traité de résistance et d’insoumission. Paris,   1997. Lecomte Bernard Histoire illustrée de la droite française, Paris, 2002. Unlanowska Pierre Histoire illustrée de la gauche française , Paris, 2002.
    • «  Que la gauche soit apparue comme satanique, soit aux yeux de ses adversaires […], soit à ses propres yeux, quand elle s’installe spontanément au côté gauche de l’hémicycle le jour de 1789 où, à l’Assemblée nationale, il faut choisir soit le roi, de droit divin, soit le Parlement, de droit humain   ».
    • La gauche c ’est aussi le côté de la mort chez les indiens des plaines (donc le plus faible). La gauche est maladroite et sinistre (Sinister ). La droite est le côté de la rectitude morale (étymologie de dextra ) . La gauche c ’est le côté d ’Adam dont sort Eve. La gauche c ’est aussi le côté des damnés au moment du jugement dernier, la droite celui des élus. Jésus est à gauche, Dieu à droite. La gauche c ’est la main « sale » dans les sociétés traditionnelles.
  • Les deux idéologies scolaires (1900)
  • Deux modèles scolaires.
    • Le silence et l’immobilité pour l’école issue de l’école des Frères (des ouailles pour l’Eglise)…
    • L’activité pour l’école nouvelle…
    • Une histoire et un compromis à trouver
  • Les grands noms des méthodes actives
    • Maria Montessori , ( 31 août 1870 à Chiaravalle près d’ Ancône, 6 mai 1952 à Noordwijk aan Zee , Pays-Bas ).
    • En 1901, elle commence à s'intéresser aux enfants « normaux »
    • Elle s'occupe d'enfants normaux d'âge préscolaire, pour lesquels elle va créer sa méthode pédagogique.
    • Puis « anormaux ».
  • Maria Montessori
        • La création de la première Maison des enfants ( Casa dei bambini ) a lieu en 1907 , dans le quartier populaire de San Lorenzo à Rome.
        • En vue d'améliorer la vie du quartier, un organisme met en chantier la construction de deux immeubles pour regrouper la population des taudis.
        • Son directeur demande alors à Maria Montessori d'organiser la vie des enfants habitant ces immeubles. Les objectifs sont :
        • —  regrouper tous ces enfants et les empêcher d'errer, de semer le désordre.
        • —  procurer une meilleure hygiène et instaurer une harmonie familiale.
  • Maria Montessori
        • Pédagogie scientifique 1ère Edition Française 1911 (italienne 1907).
        • Apprendre en faisant, en agissant et non en étant passif.
        • Pauline Kergomard, à partir de 1880 applique une méthode similaire aux salles d’Asiles et aux Jardins d’enfants, qui vont devenir Ecole Maternelles (grâce à Marie Pape-Carpentier, fin XIXe).
  • John Dewey
    • John Dewey ( 20 octobre 1859 à Burlington dans le Vermont - 1er juin 1952 à New York ).
    • L’homme est nature et culture.
    • Il évolue sous l’influence du milieu
  • John Dewey
    • Initiateur de la pédagogie du projet : «  learning by doing  » (Apprendre par l'action).
    • Il crée une école laboratoire loin de l'autorité habituelle où le maître est un guide et où l'élève apprend en agissant.
    • Souhaite réconcilier esprit et action, travail et loisir, intérêt et effort.
    • Il pense que l'enfant doit agir plutôt que d'écouter.
    • Cette pédagogie du projet vise à ce qu'en anticipant les résultats, les élèves s'engagent volontairement dans l'action car pour être motivé, il faut avoir un but.
    • Il est un des principaux pédagogues du mouvement d' éducation nouvelle .
  • Ovide Decroly
    • Ovide Decroly est belge né à Renaix en 1871 et mort à Uccle en 1932 .
    • Il est l’initiateur de la méthode globale d’apprentissage
  • Ovide Decroly
        • Sa pédagogie a 4 fondements :
        • 1 Les centres d'intérêts de l'enfant comme guide de l'éducation.
        • 2 La globalisation c’est-à-dire que l'enfant apprend globalement, sans ordre. C'est une idée complète qu'il faut donner à l'enfant, pour qu'il passe ensuite au particularisme et à l'analyse.
        • 3 La classe d'atelier ou classe laboratoire dans laquelle l'enfant vit et agit. La "classe" à proprement parler est partout ; il préconise l'éclatement des lieux d'apprentissage : la cuisine, les magasins, la rue...
        • 4 L'importance de l'environnement naturel qui met l'enfant dans une situation de découverte .
  • Célestin Freinet
        • Célestin Freinet , né le 16 octobre 1896 à Gars en Provence, mort le 8 octobre 1966,
        • Il est l’initiateur dans le prolongement de Montessori, Dewey, Decroly des méthodes actives appliquées à l’Ecole.
        • Il crée la Classe Coopérative
  • Célestin Freinet
        • Il y a de nombreux « métiers » dans la classe coopérative et des institutions :
        • Le conseil
        • Le journal
        • L’imprimerie
        • La correspondance scolaire
        • Les fichiers auto-correctifs
        • Les ceintures
  • Les prolongements
        • La pédagogie institutionnelle
        • Fernand Oury, Aïda Vasquez : De la Classe coopérative à la pédagogie institutionnelle
        • Jacques Pain, Catherine Pochet Qui c’est le conseil ?
        • Les CEMEA
        • L’ICEM
  • Une explication d’Antoine Prost
    • « Famille et société au miroir de l’enfant », in Prost A. Education, société et politique . Paris, Seuil, 1992, p. 13.
    • « S’interroger sur l’enfant dans une société en profond changement, c’est s’interroger et sur cette société et sur ce changement. L’enfant en effet n’est pas une entité autonome. La place qu’il occupe, lui est étroitement assignée par l’ensemble des conditions sociales. »
    • « On est passé de l’enfant quantité négligeable, qui suit la famille, réduit autant que possible au silence et à l’immobilité, à l’enfant roi, centre d’intérêt, convergence d’affections, accepté comme personne autonome, avec ses richesses et ses droits »
  • Conclusion
        • Trouver un compromis entre deux systèmes contradictoires
        • Activité vs Silence et immobilité
        • Faire réussir le plus grand nombre et extraire une élite
        • Domestiquer et affranchir
        • Woods (Ethnologie de l’Ecole) appelle cela un double-bind… mais aussi pour en sortir du coping.