ETUDE N° 14 / Avril 2010
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Références
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Acronymes
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Table des matières
1. Synthèse : des projets plus modeste...
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Israël, Turquie, Chypre et Malte touchés par la crise ......
 
 
1. Synthèse : des projets plus
modestes et plus partenariaux
en 2009
Une adaptation pragmatique à la crise
Entrée plus t...
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Les entreprises semblent ainsi sʹadapter de façon pragmat...
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Le point dʹinflexion dans la stratégie des investisseurs ...
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Une région relativement protégée
Comme ANIMA le pressenta...
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Avec  12,7  milliards  dʹeuros  sur  7  ans,  les  inves...
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2. Partenariats : compensation
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Plus de 1 000 partenariats associant des entreprises MED ont é...
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Les  partenariats  sont  majoritairement  le  fait  des ...
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Figure 14. Partenariats par secteur et région dʹorigin...
 
3. Secteurs : une baisse
sensible du BTP, du tourisme et
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Bilan sectoriel global pour 2009
Dans  un  contex...
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Syrie et 39% pour le Liban, +2,8% en Turquie, qui se p...
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d’implantation.  Les  multinationales  américaines  du  ...
 
 
 
4. Destination des IDE en 2009:
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Algérie : heureuse surprise
L’adoption  en  2008  de  me...
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La  baisse  de  l’aide  publique ...
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Liban : les dividendes économiques de la paix civile
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Syrie : l’ouverture se poursuit
La  diversification  de ...
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Selon l’observatoire ANIMA-MIPO, les investissements directs étrangers (IDE) vers l'espace MED ont moins reculé qu’au niveau mondial. Le montant net d'IDE annoncé en 2009 s'élève à 32,3 milliards d'euros, soit -17% sur 2008 (contre -35% au niveau mondial selon la CNUCED).
Première nouveauté, ANIMA-MIPO enregistre désormais les projets de partenariats. Ils n’ont jamais été aussi nombreux (300 en 2009) : les entreprises s’adaptent aux nouvelles conditions de marché et lancent des projets plus petits et moins risqués. Autre effet de la crise, le bonus pour la proximité joue à plein : les IDE des entreprises européennes repartent à la hausse en 2009.
Deuxième évolution : un atlas en ligne de l’investissement est désormais associé à ANIMA-MIPO. Visualisez tous les projets en temps réel sur www.medmaps.eu, et téléchargez le bilan annuel 2009 ANIMA-MIPO et le communiqué de presse.

Auteurs : Bénédict de Saint-Laurent, Zoé Luçon, Pierre Henry, Samir Abdelkrim, Jeanne Lapujade / ANIMA : www.anima.coop

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  • L'avenir est dans l'investissement.
    La résolution au problème de sou -développement dans les pays du tiers monde est l'investissement, nous dirons un investissement rentable...
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  1. 1.     ETUDE N° 14 / Avril 2010 MED-AllianceInvestirenMéditerranée Investissements directs étrangers et partenariats vers les pays MED en 2009
  2. 2.   Investissements directs étrangers et partenariats vers les pays MED en 2009 E t u d e N ° 1 4  A v r i l 2 0 1 0   A N I M A I n v e s t m e n t N e t w o r k Bénédict de Saint-Laurent, Zoé Luçon Jeanne Lapujade, Samir Abdelkrim, Pierre Henry
  3. 3. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 1 Références Ce  rapport  a  été  préparé  par  l’équipe  ANIMA  dans  le  cadre  du  contrat  Invest in Med. ANIMA Investment Network est une plateforme multi‐pays  de développement économique de la Méditerranée. Le réseau réunit plus de  70 agences de promotion des investissements (API), réseaux internationaux  et acteurs du développement territorial en Méditerranée.  L’objectif  d’ANIMA  est  de  contribuer  à  construire  un  meilleur  environnement  des  affaires  et  à  accroître  les  flux  d’investissement  en  Méditerranée. www.anima.coop   ISBN 978‐2‐915719‐49‐9      ©  ANIMA‐Invest  in  Med  2010.  Reproduction  interdite  sans  autorisation  expresse. Tous droits réservés   Auteurs  Etude réalisée sous la direction de Bénédict de Saint‐Laurent (chapitres  1, 2 et 5) et Zoé Luçon (contribution aux chapitres 1 et 4, révision dʹensemble,  gestion  de  l’observatoire  ANIMA‐MIPO),  avec  des  contributions  de  Samir  Abdelkrim  (contribution  au  chapitre  4,  gestion  du  SIG  et  cartographie),  Pierre  Henry  (chapitre  3)  et  Jeanne  Lapujade  (contribution  au  chapitre  4),  assistés  de  Maïa  Thomine  Desmazures,  Adeline  Joanny,  Cédric  Nougtara,  Landri  Maré  (collecte  des  données  MIPO),  tous  employés  d’ANIMA.  Traduction vers lʹanglais de Michael Boweren.   Les  diverses  Agences  de  Promotion  de  l’Investissement  (API)  de  la  région MED, les membres dʹANIMA et les missions économiques françaises  à l’étranger pour la fourniture de certaines informations. L’équipe de veille  économique de l’Agence Française pour les Investissements Internationaux  (AFII), pour la détection de certains projets.   Le Système d’Information Géographique (SIG) qui a permis d’élaborer  les  cartes  présentées  dans  ce  rapport  a  été  réalisé  en  partenariat  avec  l’entreprise ICIA Technologies (www.iciatechnologies.com).  ANIMA et tous les partenaires impliqués ne peuvent être tenus responsables  des  données  fournies.  Toute  erreur  ou  imprécision  mérite  être  signalée  à  info@anima.coop. ANIMA est intéressé par vos commentaires, compléments  d’information et mises à jour. Merci. 
  4. 4. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 2 Acronymes  AFII : Agence Française pour les Investissements Internationaux   ANIMA :  Réseau  euro‐méditerranéen  d’acteurs  du  développement  économique   API : Agence de Promotion de l’Investissement    CNUCED (UNCTAD en anglais) : Conférence des Nations Unies sur le  Commerce et le Développement   IDE : Investissement Direct Etranger    MED‐11 :  Ensemble  de  11  pays  du  voisinage  européen,  soit  9  pays  partenaires  méditerranéens  de  lʹUE  (Algérie,  Egypte,  Israël,  Jordanie,  Liban,  Maroc,  Autorité  Palestinienne,  Syrie,  Tunisie),  un  pays  avec  le  statut d’observateur (Libye) et un pays en voie d’adhésion, la Turquie.  Malte et Chypre ont rejoint l’Union en mai 2004.   MED‐10 : les mêmes sans la Libye   MENA :  Middle  East  ‐  North  Africa  =  MED‐10  +  Mauritanie,  Libye,  Soudan,  pays  du  GCC  +  Yemen,  Iran,  Irak,  Afghanistan,  Pakistan  (géométrie parfois variable)   MIPO : Mediterranean Investment and Partnership Observatory   OMC : Organisation Mondiale du Commerce   PIB : Produit Intérieur Brut   PPM : Pays Partenaire Méditerranéen de l’UE   R&D : Recherche et Développement   SIG : Système d’Information Géographique   TIC : Technologies de l’Information et de la Communication   UE :  Union  européenne  (on  distingue  souvent  UE‐15,  ou  anciens  membres, UE‐10, ou nouveaux membres et UE‐27)   WIR : World Investment Report (rapport CNUCED sur l’investissement  dans le monde)  
  5. 5. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 3 Table des matières 1. Synthèse : des projets plus modestes et plus partenariaux en 2009 ..............................................................................................6  Une adaptation pragmatique à la crise ............................................................. 6  Une région relativement protégée ..................................................................... 9  Une certaine régionalisation des flux ................................................................ 11  Les perspectives : des signes de reprise ............................................................ 13  Les réformes doivent se poursuivre dans les pays MED ............................... 14  2. Partenariats : compensation au ralentissement des IDE? .............16  3. Secteurs : une baisse sensible du BTP, du tourisme et de la finance................................................................................................20  Bilan sectoriel global pour 2009 ......................................................................... 20  Deux évolutions contrastées : l’énergie renoue avec le record de  2007, alors que le BTP poursuit son recul ......................................................... 22  Télécoms, finance, tourisme et ciment, la fin d’un âge d’or ? ........................ 23  Focus sur les filières d’avenir ............................................................................. 25  4. Destination des IDE en 2009 : une redistribution des cartes..................................................................................................28  Des pays aux profils très inégaux ...................................................................... 28  Cartographie des investissements ..................................................................... 30  Une bonne année pour le Maghreb ................................................................... 37  Algérie : heureuse surprise .......................................................................................... 38  Maroc : volontarisme industriel payant ..................................................................... 38  Tunisie : moins de gros projets, mais une diversification effective ....................... 39  Libye : attrait de lʹor noir .............................................................................................. 40  Tendances très contradictoires au Machreck ................................................... 40  Palestine : régime sec ..................................................................................................... 41  Egypte : fin de crise en vue ? ........................................................................................ 41  Jordanie : un positionnement géopolitique clé ......................................................... 43  Liban : les dividendes économiques de la paix civile .............................................. 45  Syrie : l’ouverture se poursuit ..................................................................................... 46   
  6. 6. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 4 Israël, Turquie, Chypre et Malte touchés par la crise ..................................... 47  Chypre : net repli, sauf dans lʹénergie ........................................................................ 48  Israël : dans lʹœil des européens .................................................................................. 48  Malte : la plateforme logistique compense la baisse du tourisme ......................... 50  Turquie : cap sur lʹénergie ............................................................................................ 50  5. Investisseurs : une nouvelle typologie d'acteurs...........................54  Origine des projets : la proximité redevient un atout ..................................... 54  Type dʹinvestisseur : la lente montée des PME... ............................................ 56  6. Annexes..........................................................................................60  Annexe 1. Liste des projets dʹIDE détectés en 2009 (ANIMA‐ MIPO) .................................................................................................................... 60  Annexe 2. Liste des projets de partenariat détectés en 2009  (ANIMA‐MIPO) .................................................................................................. 108  Annexe 3. Distribution sectorielle des projets d’IDE, (montants  annoncés et nombre de projets, ANIMA‐MIPO) ............................................. 135  Annexe 4. Nouvelle typologie des projets ........................................................ 136  Annexe 5. Autres rappels méthodologiques .................................................... 138  L’approche ...................................................................................................................... 138  Critères de sélection ...................................................................................................... 139  Changements méthodologiques récents .................................................................... 140  Nomenclature sectorielle .............................................................................................. 140 
  7. 7.  
  8. 8.   1. Synthèse : des projets plus modestes et plus partenariaux en 2009 Une adaptation pragmatique à la crise Entrée plus tard dans la crise, la région MED1 semble y répondre de façon  nuancée. Certes, de très gros projets continuent dʹêtre annulés, en particulier  en  provenance  du  Golfe.  En  contrepartie,  la  proximité  avec  lʹEurope  et  le  besoin  de  compétitivité  des  entreprises  sʹintéressant  au  marché  euro‐ méditerranéen  favorisent  lʹespace  MED.  A  la  recherche  de  diversification,  même les petites et moyennes entreprises (PME) considèrent le sud proche  comme  un  débouché  possible,  avec  moins  dʹobstacles  linguistiques,  juridiques, ou logistiques quʹavec lʹAsie. Enfin, le discours sur lʹUnion pour  la  Méditerranée  semble  avoir  quelque  effet,  en  particulier  en  France,  Espagne,  Italie,  Allemagne,  pays  où  cette  initiative  a  trouvé  des  relais  politiques (qui existent moins en Europe du nord ou de lʹest).  Toutes ces raisons peuvent expliquer, par  comparaison avec les tendances  mondiales, une moindre décrue des investissements directs étrangers (IDE)  vers lʹespace MED. Selon lʹobservatoire ANIMA‐MIPO :   le montant net dʹIDE annoncé  en 2009 sʹélève à 32,3 milliards dʹeuros  (soit ‐17% sur 2008, contre ‐35% à lʹéchelle mondiale selon la CNUCED),   ce sont surtout les grands projets qui souffrent. La taille moyenne des  investissements sʹest réduite à 62,3 millions dʹeuros (contre 75 en 2008,  77 en 2007 et surtout 89 millions dʹeuros en 2006),   à  présent  séparés  des  IDE,  les  partenariats  nʹont  jamais  été  aussi  nombreux (300 en 2009, contre 203 en 2008 et une centaine les années  précédentes) ;  au  total,  le  cap  des  1 000  partenariats  a  été  franchi  en  2009.                                                                    1  MED‐11  :  Ensemble  de  11  pays  du  voisinage  européen,  soit  9  pays  partenaires  méditerranéens  de  lʹUE  (Algérie,  Egypte,  Israël,  Jordanie,  Liban,  Maroc,  Autorité  Palestinienne, Syrie, Tunisie), un pays avec le statut d’observateur (Libye) et un pays  en voie d’adhésion, la Turquie. Malte et Chypre ont rejoint l’Union en mai 2004. 
  9. 9. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 7 Les entreprises semblent ainsi sʹadapter de façon pragmatique aux nouvelles  conditions  de  marché :  projets  moins  risqués  où  elles  sʹengagent  de  façon  mesurée (Figure 1), substitution de partenariats aux investissements (Figure  2), investissements plus modestes (Figure 3).   Figure 1. Evolution des projets selon lʹintensité de la prise de risque par le porteur  (Source : observatoire ANIMA‐MIPO, en nombre de projets 2003‐2009)    Figure 2. Evolution respective des nombres de projets dʹIDE et de partenariat  (Source : observatoire ANIMA‐MIPO, en nombre de projets 2003‐2009)    Figure 3. Evolution de la taille moyenne des projets   (Source : observatoire ANIMA‐MIPO, en montant brut en millions dʹeuros, 2003‐2009)    79% 64% 46% 56% 50% 53% 53% 21% 36% 54% 44% 50% 47% 47% 0% 20% 40% 60% 80% 100% 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 Investissement "partiel" (extension, JV, acquisition partielle, concession) Investissement "global" (création, filiale, acquisition totale) 234 298 637 732 774 738 519 38 88 113 118 145 204 300 0 200 400 600 800 1 000 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 IDE Partenariat 32,3 39,5 63,2 89,1 77,4 75,3 62,3 0,0 50,0 100,0 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
  10. 10. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 8 Le point dʹinflexion dans la stratégie des investisseurs semble synchronisé avec  la crise économique globale de 2008‐2009, mais présente aussi certaines causes  propres. Les IDE vers MED ont culminé en 2006 et 2007, sous la poussée dʹun  nouvel arrivant, les pays du Golfe, dans un contexte dʹEldorado (hausse des prix  pétroliers, opportunités très attrayantes liées par exemple aux privatisations des  télécoms, besoin de diversification des pétrodollars, se traduisant en particulier  dans lʹimmobilier, le tourisme et la banque). Dès 2008, une certaine récession est  apparue  pour  les  mégaprojets,  qui  ont  rencontré  des  difficultés  diverses  (saturation  du  marché,  hostilité  des  milieux  dʹaffaires  locaux,  alertes  sur  lʹenvironnement et les aspects sociaux, début de la crise de liquidité). LʹEurope  est redevenue le 1er investisseur, un partenaire de long terme, aux poches moins  profondes mais plus fiables.  Autre forme de cycle, une certaine rotation sectorielle peut être observée, avec  des engouements momentanés (mais compréhensibles) pour telle ou telle filière.  Le  BTP  a  eu  son  heure  de  gloire  (avec  les  cimenteries  qui  vont  avec),  mais  devrait rester un secteur majeur du fait des besoins en infrastructures. Dans un  contexte de remontée des prix et dʹinquiétudes sur lʹapprovisionnement, lʹagro‐ alimentaire  gagne  de  lʹattrait.  Un  secteur  comme  la  distribution  apparaît  aujourdʹhui  stratégique,  car  les  positions  sont  à  prendre  dans  les  pays  qui  libéralisent  le  commerce  de  détail  et  sʹouvrent  au  consumérisme  occidental  (Turquie, Egypte, Maroc etc.). La Figure 4 illustre ainsi les fortunes diverses de  quelques  grands  secteurs,  lʹénergie  bénéficiant  probablement  de  lʹattention  la  plus constante (et toujours croissante...).  Figure 4. Evolution des flux investis sur quelques grands secteurs‐tous pays MED  (Source : observatoire ANIMA‐MIPO, montants nets en millions dʹeuros, 2003‐2009)    Banque, assurance, autres services financiers BTP, immobilier, infrastructures Energie Opérateurs télécom & internet Tourisme, restauration Verre, ciment, minéraux, bois, papier0 2 000 4 000 6 000 8 000 10 000 12 000 14 000 16 000 18 000 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 Banque, assurance, autres services financiers BTP, immobilier, infrastructures Energie Opérateurs télécom & internet Tourisme, restauration Verre, ciment, minéraux, bois, papier
  11. 11. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 9 Une région relativement protégée Comme ANIMA le pressentait dans les analyses des années précédentes, la  région  MED  traverse  la  crise  de  façon  atténuée  (Figure  5).  Les  annonces  dʹIDE  bruts2,  à  63  milliards  dʹeuros  en  2009,  ne  déclinent  plus.  Les  flux  dʹinvestissement nets ont encore régressé, mais à un rythme plus faible, et  avec un redressement sensible en fin dʹannée. Ces flux nets ANIMA (somme  des  annonces  des  entreprises)  apparaissent  proches  des  flux  CNUCED  (transferts enregistrés par les banques centrales), bien quʹils recouvrent une  réalité  différente  (investissements  tangibles  annoncés  par  un  opérateur  étranger,  vs.  versements  réalisés  depuis  lʹétranger)  et  soient  exprimés  respectivement en euros, et non en dollars US.  Figure 5. Evolution des flux investis et nombre de projets sur la région MED  (Sources :  observatoire  ANIMA‐MIPO,  montants  en  millions  €,  CNUCED  en  mln  US$,  2003‐2009)    Avec  une  base  de  flux  entrants  de  lʹordre  dʹune  trentaine  de  milliards  dʹeuros  annuels  en  pleine  récession  mondiale,  la  région  MED  a  probablement  touché  un  plancher,  nettement  supérieur  au  support  atteint  lors de la précédente crise de 2002‐2003 (entre 7 et 9 milliards dʹeuros). Elle  conserve une attractivité de lʹordre de 3% des IDE mondiaux (un peu plus de  1  000  milliards  de  dollars  pour  la  CNUCED,  contre  1  697  en  2008).  Elle  a                                                                    2  Pour  les  projets  importants,  lʹobservatoire  ANIMA‐MIPO  distingue  entre  les  annonces ʺbrutesʺ (total indiqué par lʹopérateur, avec souvent plusieurs phases) et les  montants nets, plus réalistes puisquʹils ne portent que sur la 1ère phase certaine.  8 999 13 463 62 997 112 686 102 618 63 086 63 642 7 570 11 763 40 251 65 226 59 934 39 080 32 309 13 738 13 394 35 415 59 021 54 678 52 562 30 772 234 298 637 732 774 738 519 0 100 200 300 400 500 600 700 800 0 20 000 40 000 60 000 80 000 100 000 120 000 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 Nombredeprojets Fluxd'IDE(millions€ou$) Flux d'IDE brut (M€) Flux d'IDE net (M€) Flux CNUCED (M$) Nombre de projets
  12. 12. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 10 donc indiscutablement franchi un palier, même si lʹobjectif des 1 000 projets  et  80  milliards  dʹeuros  dʹIDE  annuels  (5%  des  IDE  mondiaux,  pour  une  région qui compte 4% des habitants de la planète) est remis à plus tard.   Par  ailleurs,  comme  le  montre  la  Figure  6,  ce  sont  les  pays  dits  « autres  MED », cʹest–à‐dire Israël  et Turquie, plus mondialisés, et donc davantage  touchés par la crise, qui expliquent la baisse observée en 2009. Le montant  global dʹIDE a au contraire légèrement augmenté pour les pays arabes, au  Maghreb  comme  au  Machreck  (où  il  avait  fortement  baissé  dès  2008,  conséquence du freinage sérieux des projets du Golfe).   Si  les  pays  arabes  de  la  région  sont  touchés,  cʹest  à  travers  des  effets  de  second tour, comme la baisse de la fréquentation touristique. Ils continuent  de  bénéficier  par  contre  dʹune  demande  intérieure  forte  (surtout  évidemment  dans  les  pays  pétroliers  ou  gaziers)  et  dʹeffets  positifs  de  la  crise, comme les délocalisations dʹactivités à forte intensité de main dʹœuvre  (textile,  automobile),  ou  le  transfert  dʹactivités  difficilement  rentables  en  zone euro (cas de lʹaéronautique, les avions étant achetés en dollars).  Figure 6. Evolution des flux nets investis par région‐hôte  (Source : observatoire ANIMA‐MIPO, montants en millions dʹeuros, 2003‐2009)    1 805 3 612 11 572 26 545 26 825 9 867 10 989 4 518 6 760 7 004 10 438 14 858 8 088 8 511 1 247 1 391 21 675 28 243 18 252 21 125 12 808 0 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000 60 000 70 000 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 Machreck Maghreb Autres MED
  13. 13. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 11 La région MED continue bien sûr de profiter de ses avantages compétitifs,  dans  un  contexte  dʹamélioration  générale  du  climat  dʹinvestissement  (Algérie  mise à  part),  de plus  grande attractivité de certains pôles du sud  (activités  impliquant  une  logistique  puissante  comme  à  East  Port  Saïd  ou  Tanger Med) et de basculement de la dynamique économique (croissance et  besoins des pays émergents). Dʹautres avantages sont moins glorieux : il est  par  exemple  très  compliqué  aujourdʹhui  de  réaliser  des  projets  industriels  lourds  sur  la  rive  nord,  pour  des  raisons dʹenvironnement.  Le sud,  moins  regardant et plus optimiste, récupère bon nombre de projets ou dʹactivités  que  lʹEurope  héberge  moins  facilement  (sous‐traitance,  télétravail,  services  aux personnes etc.).   Une certaine régionalisation des flux En 2009, lʹEurope conforte sa place de première région émettrice dʹIDE vers  les  pays  MED  (54%  des  montants).  Ses  investissements  au  Maghreb  et  au  Machreck  progressent  (Figure  7).  Le  Golfe  par  contre  (20%  des  montants  2009) poursuit  le  retrait engagé  en  2008, en  se  concentrant essentiellement  sur  le  Machreck,  qui  aura  attiré  61%  de  ses  investissements  sur  7  ans.  L’Amérique  du  nord  (12%  des  montants  2009)  poursuit  également  son  désengagement,  en  particulier  au  Maghreb.  Quant  aux  « autres  pays »,  essentiellement  des  pays  émergents  (12%  des  montants  également),  ils  maintiennent bon an mal an leur présence sur MED.  Figure 7. Origine et total des flux investis par origine et par région‐hôte  (Source : observatoire ANIMA‐MIPO, montants en millions dʹeuros, 2003‐2009)    12 680 M€ 103 669 M€ 69 567 M€ 45 148 M€ 25 068 M€ 0 5 000 10 000 15 000 20 000 25 000 30 000 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 Europe Golfe USA/Canada Autres pays MED-11 Maghreb Machreck Autres MED
  14. 14. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 12 Avec  12,7  milliards  dʹeuros  sur  7  ans,  les  investissements  intra‐MED  ne  représentent que 5% du flux total entrant sur la région, ce qui est conforme  aux échanges commerciaux, et reste évidemment insuffisant ‐cela témoigne  dʹune  faible  intégration  régionale  et  de  pays  qui  comptent  davantage  sur  lʹextérieur (Europe, Golfe, Amérique) que sur leurs voisins proches.  Lʹévolution des IDE en termes de pays dʹorigine est intéressante (Figure 8) :  forte présence de lʹEurope (en gras) et du Golfe (en italiques); déclin relatif  des  Etats‐Unis,  qui  restent  le  1er  investisseur,  de  la  France  (dépassée  récemment  par  le  Royaume‐Uni,  qui  investit  beaucoup  dans  lʹénergie),  de  lʹItalie ; montée de lʹAllemagne, des Pays‐Bas, des BRIC (Inde, Chine, Russie).  Figure 8. Flux investis par pays dʹorigine dans les dernières années  (Source : observatoire ANIMA‐MIPO, montants en millions dʹeuros)  # Origine 2005 2006 2007 2008 2009 Flux 2003-2009 1 États-Unis 6 776 19 040 4 300 4 564 3 696 40 791 2 Émirats Arabes Unis 3 343 10 234 13 668 4 447 2 678 35 578 3 Royaume-Uni 7 422 1 255 5 351 5 219 6 686 26 604 4 France 2 246 4 412 8 983 2 721 3 481 24 918 5 Arabie Saoudite 2 348 4 018 2 551 1 373 1 328 13 129 6 Koweït 1 859 4 296 2 802 1 892 740 12 769 7 Allemagne 937 1 235 1 086 1 562 2 087 7 738 8 Italie 1 552 2 485 1 297 450 918 7 382 9 Pays-Bas 959 332 2 889 1 812 1 120 7 266 10 Égypte 1 415 1 160 3 064 99 130 7 022 11 Espagne 875 1 115 1 417 1 224 945 6 334 12 Grèce 114 2 755 1 826 1 141 258 6 099 13 Inde 849 716 626 1 801 257 4 269 14 Qatar 219 925 1 331 1 061 721 4 256 15 Canada 755 687 1 802 599 216 4 147 16 Chine 197 1 070 81 1 699 793 4 021 17 Russie 2 059 110 229 1 004 489 3 891 18 Suède 2 705 88 87 124 442 3 624 19 Autriche 131 1 204 437 837 509 3 351 20 Bahreïn 61 1 518 408 128 945 3 060 21 Autre Europe 1 448 674 1 842 1 667 847 10 080 22 Autre MED-11 406 1 577 778 681 74 3 616 23 Reste du monde 1 574 4 319 3 078 2 976 2 948 16 189 Total 40 251 65 226 59 934 39 080 32 309 256 133 La  situation  est  très  différente  en  nombre  de  projets  (pour  les  pays  qui  dépassent 100 projets sur la période 2003‐2009) : la France vient en tête (765 
  15. 15. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 13 projets),  suivie  des  Etats‐Unis  (612  projets),  des  Emirats  (252  projets),  du  Royaume‐Uni (232 projets), de lʹAllemagne (206 projets), de lʹEspagne (176  projets), de lʹArabie Saoudite (167 projets), du Koweït (161 projets), enfin de  lʹItalie (127 projets). Même si un biais est probable du fait de lʹinstallation en  France de lʹéquipe ANIMA, cette autre statistique témoigne de la très grande  différence de taille et de type de projets entre :   Européens continentaux (IDE moyen de 33 M€ pour la France, 38 pour  lʹAllemagne, 36 pour lʹEspagne, 58 pour lʹItalie),    Américains investissant aussi dans les start‐ups (moyenne de 67 M€), ou  Indiens dans toutes sortes de business (55 M€),   et méga‐investisseurs dans lʹénergie, lʹimmobilier ou les télécoms (IDE  moyen  de  142  M€  pour  le  Qatar,  141  pour  les  Emirats,  115  pour  le  Royaume‐Uni, 96 pour le Bahreïn, 91 pour les Pays‐Bas).  Les perspectives : des signes de reprise Certains  éléments  laissent  entrevoir  des  signes  de  reprise  après  la  chute  sévère  des  IDE  enregistrée  en  2009.  Une  accélération  sensible  a  été  enregistrée par ANIMA‐MIPO au cours du 4ème trimestre 2009 (176 projets  enregistrés,  soit  près  du  tiers  du  total  annuel).  Cette  dynamique  est  confirmée  par  les  données  du  1er  trimestre  2010,  avec  près  de  200  projets  enregistrés.   La CNUCED prévoit une hausse modeste des IDE en 2010 : rassurées par la  reprise mondiale prévue par le FMI, qui table sur une croissance de 3,1% en  2010 contre une récession de 1,1% en 2009, les entreprises devraient relancer  leurs  plans  d’investissements.  Le  réservoir  important  de  croissance  qui  existe mécaniquement dans la région MED (Figure 9) devrait les encourager.  Figure 9. Croissance du PIB dans quelques pays de la région MED (en %)  Source : Banque mondiale     Pays 1996-2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 Algérie 4,0 2,0 3,0 3,0 2,1 3,9 4,0 Égypte 4,4 6,8 7,1 7,2 4,7 5,2 6,0 Jordanie 4,7 8,0 8,9 7,9 3,2 3,9 4,5 Liban 3,3 0,6 7,5 8,5 7,0 7,0 7,0 Maroc 4,5 7,8 2,7 5,6 5,0 3,0 4,4 Syrie 3,3 5,1 4,2 5,2 3,0 4,0 5,5 Tunisie 5,0 5,7 6,3 4,5 3,3 3,8 5,0  
  16. 16. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 14 Les réformes doivent se poursuivre dans les pays MED Le rapport Doing Business 2010 de la Banque mondiale classe les pays de la  région MENA parmi les meilleurs réformateurs en 2009 (90% des pays de la  région ont entrepris au moins une réforme facilitant les affaires), même s’il  n’enregistre  pas  de  progression  en  termes  de  facilité  à  faire  des  affaires  par  rapport aux autres régions du monde, avec un rang régional moyen de 92ème  sur 183 pays.   Ce constat positif sur la volonté de réforme des pays MED‐11 est quelque  peu terni par celui du Global Investment Promotion Benchmarking 2009 (GIPB  2009)  de  la  même  institution,  qui  analyse  la  capacité  des  Agences  de  Développement  Economique  à  promouvoir  l’investissement  (évaluation  à  travers des clients mystères et les données disponibles via web). La région  MENA  est  dépassée  par  toutes  les  régions  du  monde,  hormis  l’Afrique  subsaharienne. Israël et surtout la Turquie, qui occupe le 15ème rang mondial,  font figure d’exception dans la région MED, où malgré les améliorations de  certains sites internet, une approche bureaucratique étouffe l’interaction avec des  investisseurs potentiels (GIPB).   En  termes  de  compétitivité,  le  Global  Competitiveness  Report  2009‐2010  du  World  Economic  Forum,  qui  porte  sur  134  pays,  fait  figurer  Israël  et  la  Turquie dans la première moitié de son classement, ainsi que la Tunisie, et  l’Egypte,  qui  réussit  une  bonne  progression  en  2009.  Les  autres  pays  du  Maghreb (hors Tunisie), puis la Syrie, suivent dans la deuxième moitié du  classement (le reste du Machreck ne figurant pas dans les analyses du WEF),  et  sont surtout  pénalisés  par le  mauvais  fonctionnement  de  leurs  marchés  financiers et du travail. Le cas de lʹAlgérie, qui a les moyens dʹune stratégie  endogène, du fait de ses ressources pétrolières, est spécifique. En 2008‐2009,  le  pays  a  délibérément  rendu  plus  ardu  lʹatterrissage  dʹentreprises  étrangères  jugées  trop  peu  citoyennes.  Mais,  comme  le  montrent  les  difficultés  rencontrées  par  exemple  sur  lʹautoroute  est‐ouest,  lʹAlgérie  gagnerait à sʹouvrir aux IDE, non pas tant à cause du besoin de capitaux, que  pour permettre des transferts au bénéfice des sociétés nationales, établir un  climat  des  affaires  qui  soit  favorable  aux  entrepreneurs  (étrangers  comme  nationaux), et se frotter à la concurrence mondiale.   Les pays MED disposent dʹune importante marge de progression possible en  termes  d’attractivité  des  investissements.  Un  chemin  considérable  a  été  parcouru depuis quelques années. Il ne faut surtout pas sʹarrêter ! 
  17. 17.  
  18. 18.   2. Partenariats : compensation au ralentissement des IDE? Plus de 1 000 partenariats associant des entreprises MED ont été détectés sur  7  ans  (Figure  10),  avec  une  croissance  dans  les  dernières  années  qui  doit  probablement un peu à lʹamélioration de la veille assurée par ANIMA, mais  aussi à la crise économique mondiale (substitution aux projets dʹIDE).  Figure 10. Partenariats par type et année (observatoire ANIMA‐MIPO 2003‐2009)    Le  Maghreb  est  la  destination  la  plus  attractive  (Figure  11),  en  particulier  pour les enseignes et les accords de développement (coopération entre deux  entreprises  sans  projet  encore  localisé).  Les  partenariats  technologiques  représentent  8%  des  projets  pour  Israël  et  la  Turquie  (« Autres  MED »),  contre 4% pour le Maghreb et 3% pour le Machreck   Figure 11. Partenariats par type et région‐hôte   (Nombre et répartition. Source : observatoire ANIMA‐MIPO 2003‐2009)    La  carte  de  la  Figure  12  met  en  évidence  la  plus  forte  concentration  de  partenariats dans les pays du Maghreb (Maroc et Tunisie essentiellement).  38 88 113 118 145 204 300 0 100 200 300 400 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 Nombredepartenariats Accord de développement Partenariat technologique Partenariat commercial Enseigne, magasin, franchise Contrat de gestion Bureau de représentation 95 44 76 5 4 191 110 74 50 27 22 18 9 19 138 77 47 0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 500 Maghreb Machreck Autres MED Accord de développement Partenariat technologique Partenariat commercial Enseigne, magasin, franchise Contrat de gestion Bureau de représentation
  19. 19. 17   Figure 12 : Annonces de projets de partenariats en 2008 et 2009 (Source : ANIMA‐MIPO)   Les investissemen   nts et partenariats d   dans la région MED Annoncedeprojetdepartenariat(toussecteurs)2008et2009 en 2009 Annoncedeprojetdepartenariat(toussecteurs)2008et2009
  20. 20. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 18 Les  partenariats  sont  majoritairement  le  fait  des  entreprises  importantes  (Figure  13).  Les  trois  quarts  viennent  des  multinationales  (44%)  et  des  grandes  entreprises  (31%).  Le  Maghreb,  qui  dispose  dʹune  meilleure  intégration industrielle avec lʹEurope, accueille un peu plus de partenariats  de PME.  Figure 13. Partenariats par taille dʹentreprise et région‐hôte   (Nombre et répartition. Source : observatoire ANIMA‐MIPO 2003‐2009)    En termes de région dʹorigine (Figure 14), lʹEurope est associée à plus de la  moitié  des  partenariats  (52%),  contre  23%  pour  lʹAmérique  du  nord,  11%  pour les  autres  pays  (émergents), 8% pour le Golfe et 6% pour les projets  intra‐MED.  LʹEurope  est  surreprésentée  dans  les  services  à  la  personne  (distribution,  ameublement,  textile,  agro‐alimentaire),  lʹAmérique  du  nord  dans  la  filière  électronique  (composants,  logiciels,  équipements)  et  les  biotechs,  le  Golfe  dans  le  BTP,  la  chimie  et  la  banque,  les  autres  pays  (émergents)  dans  les  biens  intermédiaires  (automobile,  électronique  grand  public) et lʹénergie.  La  comparaison  avec  lʹorigine  des  IDE  est  éclairante :  lʹEurope  se  situe  davantage  dans  une  logique  partenariale,  avec  des  IDE  de  taille  plus  modeste, une plus forte présence des PME, et des liens industriels créés avec  des  entreprises  locales.  Cette  intégration  relative  vaut  surtout  sur  le  Maghreb, qui est le pré carré de la coopération économique européenne. A  lʹopposé,  le Golfe joue peu les  partenariats, les  Etats‐Unis se situant à  mi‐ distance,  avec  une  coopération  très  centrée  sur  quelques  points  forts  (secteurs high tech).  La  Figure  14  illustre  précisément  la  faiblesse  relative  des  partenariats  technologiques. Les secteurs de pointe (en italiques et marqué par un point  ●) sont moins bien représentés que les secteurs traditionnels (tourisme, BTP,  banque, distribution, textile, énergie).  49 87 129 136 152 207 64 67 107 0% 20% 40% 60% 80% 100% PME Grande entreprise Multinationale Machreck Maghreb Autres MED
  21. 21. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 19   Figure 14. Partenariats par secteur et région dʹorigine   (Nombre. Source : observatoire ANIMA‐MIPO 2003‐2009)  Secteur Europe USA/ Canada Autres pays Golfe MED-11 Total Tourisme, restauration 71 56 1 12 9 149 BTP, immobilier, infrastructures 44 16 9 21 7 97 Banque, assurance, autres services financiers 41 18 6 22 9 96 ●Ingénierie & services aux entreprises 42 22 3 7 5 79 Distribution 58 8 8 4 78 Textile, habillement, luxe 53 11 1 1 7 73 Energie 24 7 20 4 7 62 Equipements électriques & électroniques 17 21 10 48 ●Logiciels & prestations informatiques 24 17 3 1 45 ●Constructeurs automobiles & équipementiers 10 4 29 1 44 Agro-alimentaire 25 7 2 1 2 37 ●Médicaments 22 7 1 1 31 Electronique grand public 8 4 10 1 23 Ameublement & équipement du foyer 19 2 1 1 23 ●Matériels aéronautiques, navals, ferroviaires 13 6 2 21 Chimie, plasturgie, engrais 4 5 6 4 19 Verre, ciment, minéraux, bois, papier 10 4 2 2 18 Machines et équipements mécaniques 9 5 1 1 1 17 ●Opérateurs télécom & internet 9 3 2 1 15 Autre ou non spécifié 6 3 1 10 ●Biotechnologies 3 4 1 8 ●Composants électroniques 2 6 8 Métallurgie et recyclage 5 5 Total 519 236 106 85 60 1006   Bien  quʹessentiellement  « qualitatifs »  (par  rapport  aux  IDE  qui  seraient  « quantitatifs »),  les  partenariats  ont  un  impact  macro‐économique  non  négligeable. Ils auraient ainsi créé 33 500 emplois en 7 ans (donnée connue  dans  une  minorité  des  cas),  soit  33  emplois  par  projet.  Par  définition,  ils  représentent peu en investissement direct (88 millions dʹeuros dans la base  ANIMA,  chiffre  qui  a  peu  de  signification),  mais  ils  préparent  par  contre  souvent des investissements futurs. Beaucoup de partenariats généraux des  années  2003‐2005  se  sont  concrétisés  en  projets  industriels  effectifs.
  22. 22.   3. Secteurs : une baisse sensible du BTP, du tourisme et de la finance Bilan sectoriel global pour 2009 Dans  un  contexte  de  régression  du  nombre  de  projets  et  des  flux  dʹinvestissement3 vers les pays MED, certains secteurs sʹen tirent mieux que  dʹautres (Figure 15).  Figure 15. Variation sectorielle 2008‐09 du nombre de projets et du montant brut  (Source : observatoire ANIMA‐MIPO)                                                                      3  Afin  de  mieux  mesurer  la  dynamique  des  secteurs  dʹIDE  en  Méditerranée,  ce  chapitre sʹappuie sur les montants bruts des projets annoncés.  -100% -99% -87% -83% -77% -63% -62% -61% -57% -55% -39% -26% -18% 9% 17% 21% 38% 47% 53% 81% 91% 94% 223% -100% 0% 100% 200% Biotechnologies Ingénierie & services aux entreprises Electronique grand public Distribution Médicaments Textile, habillement, luxe Machines et équipements mécaniques Chimie, plasturgie, engrais Composants électroniques Verre, ciment, minéraux, bois, papier Tourisme, restauration Banque, assurance, autres services financiers BTP, immobilier, infrastructures Métallurgie et recyclage Equipements électriques & électroniques Ameublement & équipement du foyer Logiciels & prestations informatiques Opérateurs télécom & internet Energie Agro-alimentaire Constructeurs automobiles & équipementiers Matériels aéronautiques, navals, ferroviaires Autres secteurs Variation 2009/2008 en montants bruts Variation 2009/2008 en nombre de projets
  23. 23. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 21   a. Les  secteurs  qui  marquent  le  plus  de  points  sont  liés  à  la  demande  locale :  les  services  télécoms,  qui  continuent  à  se  démocratiser  et  constituent le seul secteur à gagner des projets par rapport à 2008 (+17%),  la sous‐traitance automobile (notamment en Turquie) et aéronautique (en  premier lieu dans les pays maghrébins), l’agro‐alimentaire, porté par des  investisseurs  du  Golfe  en  quête  d’approvisionnements  régionaux,  et  enfin  le  secteur  composite  « autres »,  soutenu  par  des  projets  dans  les  secteurs de la santé et des médias.  b. Les  secteurs  qui  font  plutôt  bonne  figure  par  rapport  à  2008  sont  notamment  les  services  informatiques  &  logiciels,  l’ameublement,  les  équipements  électriques  et  électroniques  et  la  métallurgie.  Lʹénergie,  secteur porté par une demande mondiale forte, est également un cas à  part, avec un plafonnement en projets, mais une croissance en montants.  c. Les principaux secteurs perdants à court terme sont :   les projets concernant les matériaux (verre‐ciment‐minéraux‐papier) et la  chimie‐plasturgie‐engrais, projets lourds en capitaux et longs à mettre en  œuvre,  victimes  de  cours  mondiaux  et  locaux  extrêmement  volatils  en  dépit d’une demande qui reste structurellement importante ;   les industries manufacturières légères, soumises à une forte concurrence  internationale (textile, médicaments, électronique) ;   la  grande  distribution,  qui  doit  encore  faire  ses  preuves  sur  certains  marchés  (Algérie,  Tunisie,  Syrie,  Libye),  tandis  que  les  marchés  plus  mûrs (Turquie largement en tête, puis Egypte et Maroc) attirent moins de  projets.  d. Enfin, les secteurs qui devraient souffrir à moyen terme sont :    la construction, surtout sur le segment des mégaprojets résidentiels haut  de gamme, tandis que les mises en chantiers de petits projets immobiliers  et d’infrastructures se maintiennent ;   le tourisme, qui doit digérer un stock important de projets de création de  capacités nouvelles ;   la finance, qui fait face après quelques années folles à une raréfaction des  opportunités d’acquisitions ou de privatisations, avec une évolution vers  une croissance organique basée sur la demande locale. 
  24. 24. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 22 Deux évolutions contrastées : l’énergie renoue avec le record de 2007, alors que le BTP poursuit son recul Les filières de l’énergie et de la construction, qui représentent à elles‐deux  25%  du nombre  de projets  détectés sur 2003‐2009 et plus de la moitié des  montants bruts annoncés, ont connu des sorts différents face à la crise.   Figure 16. IDE dans l’énergie et le BTP, montants bruts et nombre de projets  annoncés (Source : observatoire ANIMA‐MIPO, millions d’euros)    Après  un  léger  tassement  en  2008,  les  investissements  étrangers  dans  l’énergie repartent à la hausse et dépassent à la fois leur niveau d’avant crise  et  les  IDE  immobiliers,  soutenus  par  des  cours  mondiaux  du  pétrole  à  la  hausse  et  le  lancement  de  plans  nationaux  de  soutien  aux  énergies  renouvelables tout autour de la Méditerranée. Après une année 2008 atone,  l’Algérie  et  l’Egypte,  les  deux  grands  producteurs  d’hydrocarbures  de  la  région,  connaissent  une  relance  des  programmes  d’investissement  des  majors.   Quant aux projets immobiliers et d’infrastructures (y compris transport), ils  souffrent  d’un  manque  d’annonces  de  projets  nouveaux  (57  projets  seulement en 2009). Les profils de projets changent : à peine 3 mégaprojets  supérieurs à 500 millions d’euros en 2009, contre 16 et 17 en 2006 et 2007 au  plus fort du boom. Deux‐tiers des projets sont inférieurs à 50 millions (contre  60% en 2008). La petite Jordanie fait jeu égal avec le grand marché égyptien  13 30 93 67 74 103 99 14 25 56 105 136 124 57 0 20 40 60 80 100 120 140 160 0 5 000 10 000 15 000 20 000 25 000 30 000 35 000 40 000 45 000 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 Flux énergie Flux BTP Projets énergie Projets BTP
  25. 25. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 23   en  2009  (84%  des  montants  annoncés  en  cumul)  grâce  à  la  relance  du  mégaprojet d’Al Maabar à Aqaba.   Une partie du stock des projets immobiliers surdimensionnés annoncés les  années précédentes peine à voir le jour (Cité de la Mer à Oran porté par le  saoudien Snasco, projet Zowara‐Abu Kemash Development Zone par Emaar  Properties en Libye, Sama Dubai et Gulf Finance House à Tunis), tandis que  certains  projets  ont  été  purement  et  simplement  annulés  (projets  algériens  d’Emaar Properties, retrait de Sama Dubai du projet Amwaj dans la vallée  du Bouregreg au Maroc, échecs successifs du saoudien Dallah al‐Baraka puis  de  l’américain  Colony  Capital  pour  développer  la  station  balnéaire  de  Taghazout toujours au Maroc).  Télécoms, finance, tourisme et ciment, la fin d’un âge d’or ? Ces  quatre  secteurs  majeurs  pour  le  sud  et  l’est  de  la  Méditerranée  ont  successivement  ou  conjointement  connu  de  fortes  accélérations  des  flux  d’IDE au début des années 2000, avant de trouver leur rythme de croisière  ou  de  faire  l’expérience  de  brusques  coups  d’arrêts.  Après  la  vague  des  télécoms  du  début  des  années  2000  et  son  pic  de  2005‐2006  (nouvelles  licences,  privatisations),  les  pays  MED  ont  bénéficié  d’un  boom  dans  le  tourisme  (2005‐2006),  les  services  financiers  (2006‐2007)  et  enfin  les  matériaux  de  construction,  ciment  en  tête  (rachat  d’Orascom  Cement  par  Lafarge en 2007). La crise a impacté ces filières de façon différenciée.  Figure 17. IDE 2003‐2009, par secteur et par année, montants bruts   (Source : observatoire ANIMA‐MIPO, millions d’euros)    0 2 000 4 000 6 000 8 000 10 000 12 000 14 000 16 000 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 Télécom Tourisme Services financiers Verre, ciment, minéraux, bois, papier
  26. 26. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 24 a. Malgré de fortes fluctuations des montants investis d’année en année, les  télécoms  jouissent  d’une  attractivité  stable  avec  une  vingtaine  de  projets  étrangers  enregistrés  chaque  année  depuis  2005,  même  si  la  saturation  de  certains marchés devient évidente (par exemple, en Tunisie, les abonnés au  téléphone  ‐11  millions  en  2009‐  dépassent  le  nombre  dʹhabitants  ‐  10  millions). A retenir en 2009 : poursuite de la modernisation et de l’extension  des  réseaux  (Turquie,  Algérie,  Maroc),  quelques  nouvelles  licences  3G  (en  Jordanie), une licence fixe et mobile attribuée à Orange en Tunisie, cession  de  l’opérateur  Mirs  en  Israël,  et  cession  partielle  de  l’opérateur  marocain  Wana au koweitien Zain   b. Les services financiers connaissent un atterrissage en douceur (près de 60  projets  encore  en  2009),  avec  des  perspectives  favorables  pour  l’avenir  (modernisation inachevée du secteur, bancarisation en progression). Le désir  de  trouver  au  sud  des  relais  de  croissance  dans  les  produits  d’assurance  (offensive  du  néerlandais  Eureko  en  Turquie),  la  banque  de  détail  (70  ouvertures pour Société Générale Algérie, programme d’investissement de  BNP  Paribas  au  Maghreb,  en  Egypte  et  en  Turquie)  mais  aussi  la  banque  d’affaires et les activités de marché (acquisition de Psagot par Apax Partner  en Israël) pousse les grands acteurs européens à investir. La volonté affichée  de  plusieurs  régulateurs  MED  (Algérie  notamment)  d’imposer  des  augmentations  importantes  des  fonds  propres  des  banques  locales,  et  l’ouverture du secteur en  Syrie notamment pourraient  provoquer des flux  d’IDE supplémentaires à moyen terme.   c.  N’était  le  projet  Marina  Al  Qussor  de  l’émirati  Emaar  près  dʹHergla  en  Tunisie (1,5 milliards d’euros), le tourisme ferait grise mine. Il n’a attiré que  19 projets en 2009 (investissements directs dans les murs, hors ouverture de  nouveaux établissements sous enseignes  étrangères en contrat de gestion),  contre plus de 40 par an en moyenne sur 2004‐2008. Cette baisse est due au  stock  de  projets  en  cours  de  réalisation,  qui  amène  chaque  année  des  capacités nouvelles sur un marché régional où la concurrence est exacerbée  par  la  stagnation  des  volumes.  Selon  la  Mediterranean  Travel  Association  (META),  la  Méditerranée  dans  son  ensemble  a  subi  en  2009  la  plus  forte  baisse d’activité touristique depuis 2000, avec une diminution de 6,4 % des  arrivées  internationales  qui  impacterait  plus  fortement  le  Nord  de  la  Méditerranée (‐9,55 %), que le Sud (‐0,77 %), et l’Est (+4,31 %). Des données  officielles confirment ce repli en 2009 (‐4% pour les nuitées internationales  au Maroc, ‐2,3% de revenus touristiques pour l’Egypte, contre +12% pour la 
  27. 27. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 25   Syrie et 39% pour le Liban, +2,8% en Turquie, qui se prépare à jouir de l’effet  « Istanbul  capitale  européenne  de  la  culture ».  Selon  des  estimations  de  lʹOrganisation mondiale du tourisme, le marché mondial devrait croître de  4%  en  2010,  un  chiffre  qui  ne  suffira  pas  à  absorber  les  capacités  excédentaires produites par les programmes pharaoniques des pays MED.  d.  Malgré  la  mise  en  production  de  capacités  nouvelles  pour  le  ciment  et  d’autres  matériaux  et  produits  semi‐finis,  les  prix  restent  hauts  sur  la  plupart  des  marchés  MED.  Les  données  de  marchés  disponibles  semblent  indiquer  que  l’offre  sera  pourtant  bientôt  excédentaire  dans  certains  pays  (Maroc, Algérie) en dépit des programmes de construction de logement et  d’infrastructures.  En  attendant,  la  surchauffe  se  poursuit,  en  Egypte  notamment  où  les  importations  explosent  tandis  que les exportations  sont  interdites depuis avril 2009. Les investisseurs se sont concentrés en 2009 sur  la Syrie (où les prix du ciment ont été libéralisés fin 2009) et l’Egypte, ainsi  que, dans une moindre mesure, sur l’Algérie et la Libye.  Focus sur les filières d’avenir Paradoxalement, alors que l’industrie pharmaceutique MED peine à attirer  des  investissements  significatifs,  les  services  de  santé  jouissent  d’une  attention  croissante :  poursuite  des  acquisitions  par  des  fonds  de  capital‐ investissement  dans  le  secteur  privé  turc  des  services  de  santé  (Carlyle  MENA  Partners  et  Medical  Park),  création  par  Saudi  German  Hospitals  Group (SGH) d’un hôpital de 300 lits près du Caire, acquisition par l’indien  Shetty de 100% dʹAlexandria Medical Services Co, etc. Le secteur de la santé,  l’industrie des médias et des loisirs (ouverture par l’allemand Cinemaxx de  40  cinémas  à  Istanbul,  Izmir  et  Ankara)  et  l’éducation  supérieure  privée  (Supinfo au Maroc, Institut Télécom en Tunisie, etc.) forment ainsi le gros de  la catégorie « Autres secteurs » et expliquent son dynamisme.   Même  si  le  secteur  de  l’ingénierie,  du  conseil  et  autres  services  aux  entreprises est en net recul en 2009, il constitue, avec celui du logiciel et des  services informatiques (+38% en montants annoncés en 2009, 45 projets par  an en moyenne depuis 2005) une filière promise à un bel avenir (demande  locale croissante, ressources locales compétitives et fort potentiel à l’export).  Les PME et groupes moyens européens, à l’origine de 60% des projets pour  l’ingénierie  et  autres  services  et  de  30%  des  projets  dans  les  services  informatiques, fragilisés par la récession, semblent avoir ralenti leurs projets 
  28. 28. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 26 d’implantation.  Les  multinationales  américaines  du  logiciel,  plus  solides,  poursuivent leurs acquisitions de technologies, surtout au bénéfice d’Israël  (80% des montants annoncés et des projets pour le logiciel en 2009).  L’industrie des biens d’équipements « made in MED » profite aussi à plein  de la crise, dans la mesure où les marchés locaux sont porteurs et où la crise  a  accéléré  les  décisions  de  délocaliser  certaines  productions :  automobile  (pôle  Renault  à  Tanger),  aéronautique  (cluster  autour  d’Aérolia  à  Tunis),  équipements  électriques  et  électroniques,  infrastructure  réseau,  équipements  médicaux  (2  projets  en  Israël  et  2  autres  en  Tunisie).  Ces  investissements  profitent  ainsi  surtout  aux  économies  MED  dont  les  structures de production et d’exportation sont les plus diversifiées : Maroc,  Tunisie, Egypte, Israël et Turquie.  L’agroalimentaire  jouit  d’un  regain  d’intérêt  de  la  part  des  investisseurs  étrangers, du Golfe surtout. Ces derniers ont acquis en 2009 des dizaines de  milliers d’hectares au Maroc, en Egypte et en Turquie, et viennent bousculer  des  positions  établies  dans  les  produits  de  marque  destinés  aux  marchés  locaux (snacks, produits laitiers, etc.). 
  29. 29.    
  30. 30.   4. Destination des IDE en 2009: une redistribution des cartes La  baisse  des  IDE  dans  la  région  en  2009  s’est  accompagnée  d’une  redistribution  des  flux,  avec  un  rééquilibrage  au  profit  du  Maghreb  et  du  Machreck. Les IDE ont ainsi fortement baissé dans les « Autres pays MED »  (Turquie, Israël, Chypre et Malte), qui attirent un peu moins de 13 milliards  d’euros en 2009, soit une baisse équivalente à la moyenne mondiale : ‐ 39%.  En  revanche  Maghreb  et  Machreck  résistent  bien  après  la  forte  baisse  de  2008 :  le  Machreck  reste  en  tête  avec  près  de  11  milliards  d’euros  d’IDE  annoncés  (contre  10  en  2008),  et  le  Maghreb  attire  8,5  milliards  d’euros  (contre 8 en 2008).   Des pays aux profils très inégaux En termes dʹattraction des IDE (Figure 18), la région MED comporte 2 poids  lourds, la Turquie et lʹEgypte, qui ont reçu plus de 50 milliards dʹeuros entre  2003 et 2009, 3 pays majeurs (entre 15 et 30 milliards cumulés, Israël, Maroc,  Algérie),  4  pays  intermédiaires  (entre  10  et  15  milliards,  Syrie,  Jordanie,  Libye, Tunisie) et deux pays dont lʹattractivité a été limitée par les conflits  (Liban et Palestine).  Figure 18. Evolution des IDE par pays et montants nets annoncés   (Observatoire ANIMA‐MIPO)    18 789 M€ 58 777 M€ 30 814 M€ 11 693 M€ 6 772 M€ 10 796 M€ 20 197 M€ 442 M€ 13 532 M€ 10 394 M€ 70 478 M€ 0 5 000 10 000 15 000 20 000 25 000 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
  31. 31. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 29   Les performances réelles sont mieux mesurées en tenant compte de la taille  de chaque pays, comme illustré pour la population sur la Figure 19 avec des  montants dʹIDE lissés sur les 3 dernières années (2007‐2009). Quelle que soit  la source (ANIMA ou CNUCED), les flux dʹIDE par tête sont proches, soit  respectivement en moyenne 152 € ou 163 $ (la moyenne mondiale étant de  235 $ par tête). Sur ce critère, seul Israël tire véritablement son épingle du  jeu,  les  autres  pays  se  partageant  entre  performance  moyenne  (Libye,  Jordanie,  Tunisie,  Turquie)  et  performance  faible  (Egypte,  Syrie,  Maroc,  Algérie). A nouveau le Liban (qui attire beaucoup de transferts financiers,  mais  peu  de  projets  industriels)  et  la  Palestine  (flux  réellement  homéopathiques, même en valeur relative) constituent des cas particuliers.  Figure 19. Performance dʹIDE par pays et par tête (ANIMA‐MIPO et CNUCED)    Lʹanalyse en termes de PIB (Figure 20) amoindrit la performance dʹIsraël et  rehausse celle de pays moins riches comme la Jordanie, lʹEgypte, la Tunisie,  ou, à un degré moindre, la Syrie ou le Maroc. Ces pays font mieux que la  moyenne mondiale (259 $ pour 10 000 $ de PIB).  Figure 20. Performance dʹIDE par unité de PIB (ANIMA‐MIPO et CNUCED)    55 120 1 012 287 857 366 61 7 70 202 217 74 140 439 335 116 531 77 25 89 194 181 0 250 500 750 1 000 Algérie Egypte Israël Jordanie Liban Libye Maroc Palestine Syrie Tunisie Turquie IDE/capita (CNUCED, US$) IDE/capita (ANIMA, €) 109 599 371 847 1 237 230 239 10 269 519 202146 703 161 988 168 334 302 39 342 499 168 0 250 500 750 1 000 1 250 1 500 Algérie Egypte Israël Jordanie Liban Libye MarocPalestine Syrie TunisieTurquie IDE/PIB (x 10 000, CNUCED) IDE/PIB (x 10 000, ANIMA)
  32. 32. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 30 Lʹannée  2009  elle‐même  a  été  marquée,  selon  ANIMA,  par  une  baisse  sensible du Liban (‐90% en montants nets), de la Syrie (‐58%), de la Libye   (‐49%), de la Turquie (‐42%), de la Tunisie (‐34%) et dʹIsraël (‐23%), alors que  la  Jordanie  (+141%),  lʹAlgérie  (+70%),  le  Maroc  (+65%)  et  lʹEgypte  (+50%)  progressent. Mais, comme on le verra, ces évolutions peuvent tenir à un seul  projet géant, ce qui justifie souvent une analyse pluriannuelle.  Cartographie des investissements Les cinq cartes qui suivent, issues du SIG d’ANIMA, présentent les annonces  d’investissements en 2009 :  a. dans tous les secteurs ;  b. de montants supérieurs à 100 millions d’euros : la Turquie en attire plus  du quart, suivie par le trio Egypte, Maroc, Algérie ;  c. dans  les  secteurs  de  l’énergie,  la  métallurgie  et  la  chimie  en  2009.  La  Turquie  rejoint  les  pays  attirant  le  plus  de  projets  d’investissements  dans  l’énergie  grâce  au  développement  rapide  de  son  secteur  des  énergies renouvelables (hydro‐électricité, solaire et éolien) ;  d. dans  le  tourisme  et  le  BTP :  cette  carte  illustre  la  concentration  préoccupante sur le littoral, dans des zones particulièrement fragiles et  densément  peuplées,  de  projets  souvent  bien  éloignés  des  critères  de  développement durable ;  e. dans  les  TIC :  Israël  conserve  une  bonne  longueur  d’avance  face  aux  autres pays de la région ;  f. dans  l’automobile,  l’aéronautique,  le  naval  et  le  ferroviaire,  avec  des  projets  d’investissement  majoritairement  localisés  autour  des  pôles  de  Casablanca et Tanger Med, Tunis et Bursa.      
  33. 33. 31   Figure 21. Annonces de projets d’investissements en 2009 (Source : ANIMA‐MIPO)  Les investissemen gpj nts et partenariats ddans la région MED Adjtd’itit(tt)2009 en 2009 Annoncedeprojetd’investissement(toussecteurs)2009
  34. 34.   Figure 22. Annonces d’investissements de montant supérieur à 100 millions d’euros en 2009 (Source : ANIMA‐MIPO)  Les investissemen gp nts et partenariats d   dans la région MED en 2009 32 Supérieurà1milliardd’eurosEntre500millionset1milliardd’eurosEntre100et500millionsd‘euros
  35. 35. 33     Fi23Ad’ititdl’éilétllitlhii2009(SANIMAMIPO) Les investissemen Figure 23. Annonces d’investissements dans l’énergie, la métallurgie et la chimie en 2009 (Source : ANIMA‐MIPO)  nts et partenariats d   dans la région MED en 2009 EnergieMétallurgieetrecyclageChimie,plasturgie,engrais
  36. 36.   Figure24.Annoncesd’investissementsdansleBTP,letourismeetleverre,ciment,minérauxen2009(Source:ANIMA‐ Les investissemen Figure 24. Annonces dinvestissements dans le BTP, le tourisme et le verre, ciment, minéraux en 2009 (Source : ANIMA MIPO)  nts et partenariats d   dans la région MED en 2009 34 BTP,immobilier,infrastructuresTourisme,restaurationVerre,ciment,minéraux,bois,papier
  37. 37. 35     Figure25.Annoncesd’investissementsdanslestélécoms,l’informatique,lesservicesauxentreprisesen2009(Source: Les investissemen Figure 25. Annonces dinvestissements dans les télécoms, linformatique, les services aux entreprises en 2009 (Source :  ANIMA‐MIPO)  nts et partenariats d   dans la région MED en 2009 Télécom&internetLogiciels&prestationsinformatiquesIngénierie&servicesauxentreprises
  38. 38.   Figure26Annoncesd’investissementsdansl’automobilel’aéronautiquelenavaletleferroviaireen2009(Source: Les investissemen Figure 26. Annonces dinvestissements dans lautomobile, laéronautique, le naval et le ferroviaire en 2009 (Source :  ANIMA‐MIPO)  nts et partenariats d   dans la région MED en 2009 36 Constructeursautomobiles&équipementiersMatérielsaéronautiques,navals,ferroviaires
  39. 39. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 37   Une bonne année pour le Maghreb Le  Maghreb  résiste  plutôt  bien  au  contexte  de  crise :  la  sous‐région  fait  mieux que la moyenne MED en nombre de projets en 2009 (‐17% au lieu de   ‐30%) et en montants annoncés (+5% en net et ‐14% en brut).   Les investissements venant de l’Europe arrivent en tête : 45% sur 2003‐2009.  Ils repartent à la hausse en 2009 (+24%), avec notamment des projets français  dont les montants bruts annoncés passent de moins de 2 milliards d’euros en  2008 à plus de 5 en 2009. Parmi les plus grosses annonces figurent les projets  pétroliers  de  Total  et  GDF  Suez  en  Algérie,  projet‐phare  d’usine  Renault‐ Nissan  à  Tanger,  plusieurs  projets  télécoms :  modernisation  des  infrastructures de Maroc Telecom, filiale de Vivendi, 3ème licence de téléphonie  fixe et mobile remportée par Orange avec le local Divona en Tunisie.  Figure 27. Evolution des IDE vers le Maghreb, en nombre de projets et en montants  annoncés (Observatoire ANIMA‐MIPO)    Ces chiffres cachent néanmoins des situations nationales assez diverses :   malgré  ses  restrictions  réglementaires,  l’Algérie  attire  paradoxalement  davantage d’IDE en 2009 qu’en 2008;   le Maroc résiste bien en termes de montants;   la Tunisie et la Libye enregistrent une baisse marquée : ‐2/3 pour les flux  d’IDE en montants bruts.   Ces disparités reflètent des situations économiques assez variées : les pays  maghrébins ont diversement subi la crise.   128 158 278 285 328 263 219 0 50 100 150 200 250 300 350 0 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000 60 000 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 Flux d'IDE brut (€m) Flux d'IDE net (€m) Nombre de projets
  40. 40. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 38 Algérie : heureuse surprise L’adoption  en  2008  de  mesures  contraignantes  pour  les  investisseurs  étrangers pouvait laisser présager un ralentissement des IDE vers l’Algérie.  Ces  mesures  prévoient  notamment  la  généralisation  du  partenariat  avec  l’obligation  pour  un  investisseur  étranger  de  s’associer  à  un  partenaire  algérien  à  hauteur  de  51%  du  capital  social  au  minimum,  la  création  de  nouvelles  démarches  administratives  (déclaration  auprès  de  l’Agence  Nationale  pour  le  Développement  de  lʹInvestissement  ‐ANDI),  le  recours  obligatoire au marché local, etc.   Or, malgré ces contraintes, la progression des IDE en Algérie est l’une des  plus fortes de la région pour l’année 2009. Le nombre de projets se maintient  et les montants nets annoncés passent de 1,5 à près de 2,5 milliards d’euros  d’après  l’observatoire  ANIMA‐MIPO,  alors  que  l’ANDI  enregistrait  une  hausse de 40% au cours des 9 premiers mois de 2009. Ces bons chiffres sont  cependant  quasi‐exclusivement  imputables  au  secteur  de  l’énergie,  qui  représente à lui seul 9 des 10 plus gros projets de l’année, avec notamment  les  projets  des  groupements  Total+Partex  pour  les  gisements  gaziers  dʹAhnet,  Rosneft+Stroytransgaz  dans  le  périmètre  Gara  Tisselit,  Anadarko+Conoco Phillips pour le complexe pétrolier et gazier dʹEl Merk, et  celui de GDF Suez dans le champ de Touat.   En  revanche,  les  autres  secteurs  de  l’économie  algérienne  attirent  peu  de  capitaux  étrangers,  hormis  celui  de  la  banque,  boosté  par  le  règlement  adopté  en  2008  qui  exige  que  le  capital  minimum  des  banques  et  des  succursales de banque soit quadruplé pour passer de 2,5 milliards de dinars  à  10  milliards  de  dinars.  Cette  mesure  a  notamment  provoqué  l’augmentation  de  capital  des  filiales  Fransabank,  Trust  Bank  Algeria,  Citigroup, BNP Paribas, Société Générale et Gulf Bank Algérie.  Le bilan 2009 est donc mitigé : si l’on peut se réjouir de ne pas enregistrer  d’impact  négatif  évident  des  mesures  prises  en  2008,  la  diversification  industrielle qui préparera l’Algérie à l’après‐pétrole nʹavance guère.  Maroc : volontarisme industriel payant Le Maroc enregistre une baisse proche de la moyenne régionale en termes de  nombre de projets, mais résiste très bien en termes de flux nets puisque les  montants passent de 2 milliards d’euros en 2008 à 3,3 milliards en 2009. Ces  bons  résultats  ont  été  rendus  possibles  par  la  politique  volontariste  du 
  41. 41. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 39 Royaume, qui n’a pas hésité à mobiliser la Caisse de Dépôts et de Gestion  (CDG) dans des joint‐ventures pour la mise en œuvre de projets stratégiques  comme  l’usine  Renault  de  Tanger  Med,  la  zone  franche  de  Kenitra  du  logisticien  espagnol  Edonia  World  ou  encore  les  futurs  complexes  touristiques de Chibka, aux cotés de l’égyptien Orascom, et d’Ifrane avec la  Kuwait  Investment  Authority.  A  travers  sa  filiale  MedZ,  la  CDG  est  un  opérateur très actif dans la mise en place de zones industrielles, de clusters  et autres technopôles qui fleurissent au Maroc.  Les plus gros projets annoncés au Maroc en 2009 concernent un portefeuille  diversifié de secteurs : métallurgie (usine de production de billettes à Sidi el  Aïdi  du  britannique  Liberty  en  joint  venture  avec  le  groupe  local  MIS),  énergie  (contrat  de  concession  remporté  par  l’émirati  Taqa  pour  des  centrales  électriques  à  Jorf  Lasfar),  automobile  (usine  Renault  de  Tanger  Med),  télécoms  (Vivendi  et  sa  filiale  Maroc  Telecom  à  Rabat,  prise  de  participation  de  Zain  et  Al  Ajial  Investment  Fund  dans  Wana),  banque  (participation supplémentaire de Crédit Mutuel‐CIC au capital de la BMCE),  tourisme (construction de complexes touristiques dans les villes impériales  par Pierre et Vacances), etc.   Coté  investisseurs,  les  européens  creusent  l’écart  avec  le Golfe  en  2009  en  fournissant les deux‐tiers des flux d’IDE contre un quart pour le Golfe. Les  pays MED obtiennent un meilleur score que les années précédentes, grâce à  des  investissements  du  gouvernement  libyen  dans  les  secteurs  de  l’immobilier  (hôtels  à  Marrakech  et  Casablanca)  et  de  la  chimie  (unité  de  production dʹacide phosphorique à Jorf Lasfar).  Tunisie : moins de gros projets, mais une diversification effective En Tunisie, la tendance 2009 des IDE est plutôt atone, même si les objectifs  nationaux  sont  atteints  avec  1,3  milliard  d’euros  d’entrées  de  capitaux  étrangers  d’après  l’agence  de  promotion  des  investissements  tunisienne   ‐FIPA. La FIPA avait ainsi enregistré une baisse de lʹordre de 32,2% à la fin  novembre 2009 par  rapport  à la même période de lʹannée précédente. Les  données  ANIMA‐MIPO  confirment  ce  recul  (‐34%,  mais  seulement  ‐18%  pour le nombre de projets).   La baisse des flux d’IDE est essentiellement imputable à l’absence de gros  projets,  à  l’exception  du  projet  de  marina  dans  le  Golfe  d’Hammamet  de  l’émirati Emaar et de l’acquisition d’une licence de téléphonie par le français 
  42. 42. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 40 Orange. La Tunisie avait attiré au cours des années précédentes davantage  de  projets  immobiliers  liés  aux  capitaux  du  Golfe,  et  quelques  projets  énergétiques  d’envergure.  Les  secteurs  de  l’énergie  et  du  tourisme  restent  toutefois prédominants, tandis que FIPA relève pour sa part la hausse des  IDE dans le secteur des industries mécaniques, électriques et électroniques,  qui  doublent  par  rapport  à  2008.  La  constitution  autour  de  sous‐traitant  dʹAirbus dʹun pôle aéronautique est un résultat remarquable.  Libye : attrait de l'or noir La Libye enregistre une tendance similaire à la Tunisie : une baisse modeste  en  termes  de  nombres  de  projets  (‐22%),  et  plus  marquée  en  termes  de  montants (‐49%), soit 1,6 milliards d’euros en montants nets en 2009. Sans  surprise,  les  plus  gros  secteurs  sont  ceux  de  l’énergie,  des  BTP  et  infrastructures. La chimie permet également d’attirer quelques gros projets :  le marocain OCP sʹassocie à Libya Oil Holding pour construire une unité de  production dʹammoniac de 800 000 t/an, permettant ainsi d’établir un projet  croisé à celui de la Libya Oil Holding qui investit dans la production d’acide  phosphorique à Jorf Lasfar ; le norvégien Yara prend 50% du complexe de  production  dʹurée  et  dʹammoniaque  de  Marsa  El  Brega,  développé  en  JV  avec des acteurs étatiques libyens.  Tendances très contradictoires au Machreck Pour la première fois depuis le lancement de l’observatoire ANIMA‐MIPO en  2003,  les  montants  d’IDE  nets  annoncés  par  les  investisseurs  européens  dépassent  en  2009  ceux  du  Golfe  (5,3  milliards  d’euros  contre  3,4  milliards  d’euros4).  LʹAmérique  du  nord  arrive  3ème  avec  1,3  milliards  d’euros  d’investissements annoncés en 2009 (dans les logiciels et les télécoms en Jordanie  et dans les territoires palestiniens ou encore dans l’énergie et l’agroalimentaire  en Egypte et en Syrie). En montants nets, les grands gagnants sont l’Egypte et la  Jordanie, avec respectivement 7,3 et 2,4 milliards d’euros perçus en 2009 (+50% et  +141%  par  rapport  à  2008),  alors  que  seulement  1,1  milliard  d’euros  ont  été  enregistrés vers la Syrie en 2009 (‐58% par rapport à 2008).                                                                     4  Cependant,  en  montants  bruts  (incluant  toutes  les  phases  des  projets  annoncés),  les  entreprises  du  Golfe  restent  très  loin  devant  avec  15,2  milliards  d’euros  d’IDE  (méga‐ projets  de  Barwa  au  Caire  et  al  Maabar  à  Aqaba)  contre  6,6  milliards  pour  l’Europe  (principalement dans l’énergie, avec par exemple les projets de BG, BP et ENI en Egypte). 
  43. 43. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 41 Palestine : régime sec La  baisse  de  l’aide  publique  internationale  (seuls  278  sur  394  millions  d’euros  d’aide  internationale  promise  ont  été  perçus  durant  le  premier  semestre  2009)  n’est  guère  compensée  par  les  investissements  privés  étrangers selon l’observatoire ANIMA‐MIPO. En effet en montant brut, les  flux d’IDE vers les territoires palestiniens représentent à peine 26 millions  d’euros en 2009, contre les 611 millions d’euros d’IDE atteints en 2008, cela  malgré  les  nombreuses  promesses  d’aide  à  la  reconstruction  faites  depuis  l’étranger, et en particulier dans les capitales arabes. Trois projets d’IDE (à  vrai dire dʹinspiration publique pour deux dʹentre eux) ont été détectés vers  les territoires palestiniens en 2009 :   Lʹéquipe  israélienne  du  groupe  américain  Cisco  Systems  poursuit  ses  investissements  au  bénéfice  de  2  start‐ups  palestiniennes  basées  à  Ramallah, dont Asal Technologies ;   La  Banque  Européenne  d’Investissement  participe  au  Middle  East  Venture Capital Fund, 1er fonds de capital‐risque axé sur les territoires  palestiniens et le secteur IT ;   La Banque mondiale prend une participation dans Wataniya Palestine,  qui construit un réseau de téléphonie mobile en Cisjordanie.  Les  initiatives  visant  à  revivifier  l’économie  nationale  et  à  encourager  l’investissement  étranger  dans  les  territoires  palestiniens  restent  plus  que  jamais d’actualité, comme en témoignent les positions réformatrices et pro‐ business prises par l’actuel premier ministre. Ainsi l’Agence de Promotion  des Investissements de la Palestine (PIPA) organise en juin 2010 à Bethléem  une  grande  conférence  sur  l’investissement  qui  servira  surtout,  pour  les  palestiniens,  à  rappeler  à  la  communauté  internationale  les  engagements  pris en faveur de la reconstruction économique des territoires palestiniens.  Egypte : fin de crise en vue ? Bien que ses sources de financement externes aient été fortement dégradées  par le ralentissement économique mondial (flux touristique, trafic du canal  de Suez et transferts des émigrés entre autres), l’Egypte a tenu bon en 2009.  Après  5  années  de  très  forte  croissance  « à  la  chinoise »  (entre  6  et  8%  de  croissance annuel du PIB dès 2004), le Caire maintient le taux de dynamisme  de  son  économie  autour  des  4,5%  en  2009.  La  Banque  mondiale  anticipe 
  44. 44. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 42 même un  sursaut de  croissance  à partir de 2010, qui devrait permettre au  pays de renouer avec ses taux d’avant crise (+5,2% en 2010 et +6% en 2011).  Sans grand changement par rapport aux années antérieures, les secteurs de  l’immobilier et de l’énergie attirent les plus gros investissements étrangers  sur  le  sol  égyptien  (le  secteur  BTP,  immobilier,  infrastructures  attire  à  lui  seul pratiquement 7 milliards d’euros d’IDE en 2009, l’énergie 5,9 milliards),  avec  en  tête  de  palmarès  le  qatari  Barwa,  qui  lance  un  mégaprojet  immobilier  dans  la  ville  de  New  Cairo  pour  la  bagatelle  de  6,5  milliards  d’euros.  Cependant,  en  nombre  de  projets  immobiliers  et  urbains,  les  investisseurs du Golfe se font beaucoup plus discrets par rapport aux belles  années de la période 2004‐2007, avec une certaine inflexion vers des projets  moins spéculatifs comme celui du dubaïote Emaar Properties, qui signe un  contrat  avec  le  Water  Authority  Company  of  Great  Cairo  pour  lʹapprovisionnement en eau et lʹirrigation dʹUptown Cairo.  Dans  la  filière  de  l’aménagement  industriel  et  urbain,  les  investisseurs  chinois  et  européens  ont  répondu  présents  en  2009.  Alliant  savoir‐faire  technique  et  forte  maîtrise  des  coûts  de  main  d’œuvre,  les  investisseurs  chinois continuent de grignoter des parts de marchés, à l’instar de TEDA qui  remporte pour 187 millions d’euros un nouveau projet dʹaménagement en  concession près du port de Sokhna. Côté européen, c’est l’espagnol Consorci  de  la  Zona  Franca  de  Barcelona  qui  noue  pour  86,7  millions  d’euros  un  partenariat avec lʹégyptien Pyramids Industrial Parks pour créer une zone  industrielle  dédiée  aux  projets  textiles  et  mécaniques  (10th  of  Ramadan  City).  Son  compatriote  FCC  (Aqualia)  obtient  quant  à  lui  le  contrat  de  concession sur 20 ans en BOT pour  la  station dʹépuration du Caire, en  JV  avec Orascom Construction Industries.  Dans le secteur de l’énergie, le britannique BG Group investit via sa nouvelle  campagne  de  forage  sur  la  concession  West  Delta  Deep  Marine  (24  à  32  nouveaux  puits  nécessitant  près  de  2,2  milliards  d’euros).  L’appétit  des  investisseurs  européens  pour  les  ressources  pétrolières  et  gazières  égyptiennes se confirme en 2009 (déjà 21 projets dans ce secteur détectés en  2008),  avec  par  exemple le  britannique  BP  qui  sʹassocie  avec  lʹitalien  ENI  (multi‐investisseur  en  Egypte  en  2009,  en  particulier  dans  le  Sinaï)  pour  exploiter  le  champ  offshore  de  Ras El Bar,  tandis  que  lʹentreprise  étatique  polonaise  PGiNG  a  obtenu  un  permis  dʹexploration  de  7  ans  pour  les  champs pétrolifères de Bahariya en coopération avec lʹégyptien EGPC. 
  45. 45. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 43 Le positionnement récent comme plate‐forme technologique offshore offrant  coûts  compétitifs  (Smart  Village  et  autres  pôles  technologiques  qui  essaiment autour Caire et dans le delta du Nil) et proximité géographique  avec  les  marchés  européens,  africains  et  asiatiques  suscite  lʹintérêt  dʹentreprises  technologiques  étrangères  ‐par  exemple  l’italien  Interact  ou  l’allemand  SQS.  Toujours  au  Caire,  il  faut  citer  l’ouverture  du  nouveau  centre  de  relation  client  par  l’américain  Stream  tandis  que  l’Indien  ICICI  Group, société  dʹoutsourcing informatique, choisit l’Egypte pour créer son  centre régional de services.   Le  monde  égyptien  de  la  finance  et  du  private  equity  est  resté  attractif  malgré la tempête financière de 2009 (12 projets d’IDE détectés en 2009 dans  ce  secteur,  représentant  353  millions  d’euros).  Par  exemple,  le  fonds  dʹinvestissement britannique Actis a pris 9,35% de Commercial International  Bank (CIB) pour 175 millions d’euros ; le fonds suisse SIFEM a investi dans  Sphinx  Turnaround  Fund,  un  fonds  de  capital‐investissement  ciblant  les  PME  égyptiennes  en  difficulté  financière.  Selon  la  Banque  mondiale,  le  programme  de  réformes  du  secteur  financier  égyptien  représente  le  mouvement  le  plus  avancé,  profond  et  complet  dans  le  monde  arabe  en  faveur  dʹun  renforcement  du  secteur  financier.  Le  secteur  bancaire  est  à  présent  majoritairement  contrôlé  par  le  secteur  privé  et  ouvert  à  la  concurrence,  comme  le  symbolisent  la  privatisation de la  4ème  plus  grande  banque  publique,  Bank  of  Alexandria,  et  la  cession  de  94%  des  actions  bancaires possédées par lʹÉtat à des banques à capital partagé.  Jordanie : un positionnement géopolitique clé Etat tampon stratégiquement situé entre Israël et la péninsule arabique, la  Jordanie  continue  d’apparaître  aux  yeux  des  opérateurs  internationaux  comme  une  sorte  de  terrain  neutre,  ouvert  sur  le  monde,  favorable  aux  capitaux  étrangers  et  où  il  fait  bon  investir.  Avec  ses  nombreuses  zones  franches exportatrices, principalement concentrées autour du port d’Aqaba,  la Jordanie a clairement fait le choix d’internationaliser son économie pour  pallier l’absence de ressources pétrolières. Bien que durement frappé par la  crise (le taux de croissance du PIB est passé de 5,6% en 2008 à 2% en 2009),  Amman continue de mettre les bouchées doubles pour améliorer son climat  des  affaires,  l’un  des  plus  favorables  à  l’investissement  étranger  dans  la  région.  
  46. 46. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 44 29  projets  d’IDE  ont  été  détectés  par  l’observatoire  ANIMA‐MIPO  vers  la  Jordanie en 2009, pour un montant net cumulé de 2,4 milliards d’euros, soit  plus  du  double  du  montant  enregistré  en  2008  (1  milliard  d’euros).  Ce  doublement  est  en  grande  partie  dû  au  mégaprojet  immobilier  porté  par  l’émirati Al Maabar, qui construit le complexe touristique Marsa Zayed pour  la somme de 6,5 milliards d’euros échelonnés sur 5 ans. Comme entre 2005  et  2008,  et  en  dépit  du  ralentissement  économique  mondial,  le  BTP  et  l’immobilier  continuent  d’occuper  une  place  de  choix  (7  projets  d’IDE  recensés  en  2009),  avec  notamment  le  projet  du  koweïtien  Action  Group  Holdings qui ouvre un hôtel à Amman sous la marque Ibis via son alliance  stratégique  avec  la  chaine  hôtelière  française  Accor.  De  son  côté,  la  CDG  marocaine a racheté 50% du capital du local Al‐Sharq pour le projet de ville  Abdallah Ibn Abdelaziz à 25 km au nord dʹAmman.  Dans le secteur de l’eau, sujet d’intérêt national, c’est l’expertise européenne  qui est mise à contribution, comme en témoigne le projet du suédois Sweco  qui  gagne  un  contrat  de  concession  (BOT)  de  25  ans  pour  construire  un  système  dʹapprovisionnement  en  eau  (12,7  millions  d’euros)  tandis  que  le  français Degrémont sʹengage pour 148 millions d’euros dans un projet pour  approvisionner Amman en eau à partir de lʹaquifère de Disi, à 325 km au  sud de la capitale.  Dans les TIC, France Télécom marque des points en 2009 via sa filiale locale  Orange  Jordan  (création  d’un  centre  dʹinformation  pour  la  sécurité,  dʹun  centre  dʹappels  au  sein  de  lʹuniversité  privée  Al  Ahliyyah  Amman,  achat  pour  26,6  millions  d’euros  d’une  licence  3G).  Grâce  aux  transferts  de  technologie  réalisés  en  partie  avec  l’appui  de  la  diaspora,  les  start‐ups  internet  locales  attirent  de  nombreux  investisseurs  américains  comme  le  géant  Yahoo!  qui  rachète  pour  59  millions  d’euros  le  portail  Maktoob.com  pour renforcer ses contenus en langue arabe. Intel a également multiplié les  prises  de  participations  dans  les  start‐ups  jordaniennes  (ShooFeeTV,  site  agrégateur  de  programmes  TV  des  chaînes  satellites  arabes;  Jeeran,  portail  web dont les contenus sont gérés par les utilisateurs).  Un  noyau  industriel  militaire  commence  à  se  constituer  autour  de  l’entreprise  publique  jordanienne  KADDB  qui  crée  en  2009  une  usine  de  véhicules blindés légers en JV avec le sud‐africain Paramount Group, ainsi  qu’un chantier naval militaire pour produire des vedettes légères AMP‐137  en partenariat avec l’américain RiverHawk Group. 
  47. 47. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 45 Liban : les dividendes économiques de la paix civile Après  plusieurs  années  de  convulsions  sociales  et  politiques,  Beyrouth  perçoit les premiers dividendes économiques de la paix civile. Les signes de  stabilisation se multiplient. Ainsi, près de 2 millions de touristes (étrangers  et membres de la diaspora confondus) ont foulé le sol libanais en 2009, un  niveau jamais atteint même avant les années de guerre civile.  Comme en 2008, l’activité économique du pays s’est maintenue à un rythme  soutenu (6% de taux de croissance enregistré en 2009 et 7% envisagé pour  2010 selon la COFACE), même si le point noir de l’économie reste un taux  d’endettement public très élevé couplé à un sous‐investissement chronique  dans les infrastructures de base.   Cette bouffée d’optimisme n’est pas passée inaperçue à l’étranger : selon le  ministère libanais de l’économie, les investisseurs internationaux ont injecté  près de 4,3 milliards de dollars dans l’économie nationale en 2009, soit une  hausse  nette  de  20%  par  rapport  à  2008  selon  la  même  source.  10  projets  d’IDE  ont  été  détectés  vers  le  Liban  par  l’observatoire  ANIMA‐MIPO  en  2009,  principalement  dans  le  tourisme,  la  distribution  et  le  secteur  des  services aux entreprises :    dans la distribution, les investisseurs du Golfe arrivent en tête avec le  koweïtien Alshaya Group (3 boutiques H&M à Beyrouth), ou l’émirati  Majid Al Futtaim (centre commercial dans la banlieue sud de Beyrouth  pour 28,6 millions d’euros) ;   3 projets d’IDE ont été identifiés dans le secteur de lʹingénierie et des  services  aux  entreprises :  le  publicitaire  américain  Saatchi  and  Saatchi  crée une filiale à Beyrouth, « Saatchi & Saatchi Levant », pour servir les  marchés régionaux; les français Téléperformance et Aéroports de Paris  ouvrent  respectivement  un  centre  dʹappels  et  un  bureau  de  représentation dans le pays ;   malgré  les  perspectives  de  croissance  dans  le  secteur  du  tourisme,  seulement 3 projets d’IDE ont été détectés en 2009, dont celui du groupe  hôtelier  Four  Seasons  qui  fait  son  entrée  sur  le  marché  libanais  en  ouvrant  un  hôtel  de  luxe  à  Beyrouth  pour  80  millions  d’euros  (300  emplois prévus). De son côté l’espagnol Fuenso Group double la mise  en créant dans la capitale son premier spa, ainsi qu’un hôtel‐boutique  (les deux établissements seront inaugurés en 2012).  
  48. 48. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 46 Syrie : l’ouverture se poursuit La  diversification  de  l’économie  syrienne  s’est  renforcée  tout  au  long  de  l’année 2009, portée par la volonté réformatrice des autorités. Sur fond de  rapprochement  diplomatique  décisif  opéré  entre  Damas  et  ses  voisins  arabes, et en particulier avec le Liban et l’Arabie Saoudite, les investisseurs  étrangers profitent des vagues successives de libéralisation pour remettre à  niveau  un  appareil  industriel  qui  manque  cruellement  de  nouvelles  technologies et d’argent frais. Mais malgré un taux de croissance honorable  si  on  le  compare  à  celui  des  voisins  turcs  et  jordaniens  (3%  en  2009,  4%  prévu en 2010 et 5,5% en 2011), les investissements étrangers ont fortement  reculé tant en nombre qu’en montants selon l’observatoire ANIMA‐MIPO.  Seulement  23  projets  (principalement  dans  la  banque,  l’énergie  et  la  construction) ont été détectés en 2009.  L’ouverture du secteur bancaire et financier, qu’a symbolisé l’inauguration  en grande pompe du Damascus Stock Exchange en mars 2009, a généré un  réel  engouement  de  la  part  des  professionnels  internationaux  du  secteur  (l’activité bancaire en Syrie aurait progressé de 14% en 2009 selon la Banque  Centrale Syrienne), même si en nombre de projets la tendance est baissière  par rapport à 2008. La société de courtage jordanienne Al Sanabel a obtenu  une licence pour opérer à la bourse de Damas; le groupe financier iranien  Bank Saderat Iran a créé une nouvelle banque commerciale en partenariat  avec Commercial Bank of Syria.   Le marché syrien des services aux entreprises continue de s’ouvrir, attirant  en 2009  le spécialiste de la  communication  institutionnelle Memac Ogilvy,  qui ouvre un bureau à Damas en partenariat avec Shafik Droubi.   En  lançant  son  premier  hôtel‐boutique  à  Damas  en  2012,  l’investisseur  espagnol  Fuenso  Group  signe  le  seul  investissement  touristique  de  2009  (contre 6 projets dans le secteur du tourisme détectés en 2008). Le secteur du  BTP  et  de  la  construction  demeure  stratégique  aux  yeux  des  investisseurs  étrangers (5 projets détectés en 2009, 6 en 2008) malgré la crise financière qui  a  frappé  Dubaï  (100  millions  d’euros  investis  dans  l’immobilier  syrien  en  2009 contre 198 millions en 2008 et près de 829 millions en 2007). Parmi les  partenariats  clés  noués  dans  ce  secteur,  le  turc  BIOIAS  a  gagné  pour  29  millions d’euros le contrat BOT pour le projet  Aleppo Gate en partenariat  avec le groupe local Souria Holding. La Syrian‐Qatari Holding, société créée  par le fonds souverain Qatar Investment Authority pour investir en Syrie, a 
  49. 49. Les investissements et partenariats dans la région MED en 2009 47 lancé 2 projets de stations dʹépuration à Jaramana et Swuedah en BOT (74  millions d’euros).  Plusieurs  groupes  étrangers  ont  poursuivi  leurs  investissements  dans  le  secteur  énergétique  en  2009,  qui  demeure  vital  pour  le  développement  économique  syrien.  Le  Français  Total  augmente  une  nouvelle  fois  la  production du champ de Tabiyeh pour développer les exportations de gaz à  travers  le  réseau  national.  La  China  National  Electric  Equipment  Corporation remporte un contrat public pour lʹajout de 2 turbines à vapeur à  la  centrale  électrique  existante  de  Zara.  De  leur  côté,  le  croate  INA  et  la  Syrian  Petroleum  Company  ont  noué  un  partenariat  pour  la  construction  d’une  raffinerie  à  l’ouest  de  Palmyre  (15  millions  d’euros),  tandis  que  le  russe  Tatneft  signe  un  accord  d’exploration  pétrolière  de  7  ans  dans  la  région de Deir Ez Zor.  Israël, Turquie, Chypre et Malte touchés par la crise La  région  dite  « Autres  MED »  a  été  atteinte  de  plein  fouet  par  la  crise :  croissance d’un demi‐point de PIB en Israël en 2009, récession en Turquie,  ainsi  quʹà  Chypre  et  Malte  (qui  bien  quʹEtats  membres  de  lʹUnion,  continuent dʹêtre suivi par ANIMA). Ces pays ont été durement affectés par  la baisse des IDE :  aussi bien en  termes  de nombre de projets (168 projets  annoncés, soit ‐42%), de montants bruts (19,7 milliards d’euros, soit ‐23%),  que de flux nets (12,8 milliards d’euros, soit ‐39%).   Comme  les  années  précédentes,  l’Europe  arrive  en  tête  des  régions  émettrices de projets, avec 60% des montants annoncés. Historiquement plus  élevés dans l’ensemble « Autres MED » que  dans le reste de la région, les  investissements  nord‐américains  se  maintiennent  en  deuxième  position  malgré  la  forte  contraction  observée  depuis  2007  (ils  ne  représentent  plus  que 15% des montants annoncés contre 29% sur la période 2003‐2009). Les  pays  émergents  remportent  une  nouvelle  fois  la  troisième  place  au  classement (avec 14% des montants annoncés), bien que le volume et la taille  de leurs  investissements  aient fortement baissé (en 2008, ils représentaient  23% des montants totaux annoncés). Les pays du Golfe arrivent légèrement  derrière (avec 12% des montants annoncés), marquant un nouveau recul par  rapport à l’année précédente.  En termes de type dʹinvestisseur,  les grandes  entreprises, particulièrement  actives en 2009, ont presque autant investi dans l’ensemble « Autres MED » 

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