ETUDE N° 7 / Janvier 2010
La carte des investissements
en Méditerranée
Guide sectoriel
des politiques publiques
pour l’inv...
 
  
La carte des
investissements
en Méditerranée
Guide sectoriel
des politiques publiques
pour l’investissement en Médite...
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Références
Ce guide a été préparé par l’équipe ANIMA dans le cad...
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Acronymes
 ANIMA  :  Réseau  Euro‐Méditerranéen  d’Agences  de  Pr...
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Table des matières
1.  Guider les investisseurs en Méditerranée ...
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4.  Autorité palestinienne ...........................................
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6.  Israël ........................................................
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8.  Liban ............................................................
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Un appel à l’investissement étranger pour moderniser l’industrie...
 
1. Guider les investisseurs en
Méditerranée
Cartographier les secteurs et zones d’activité
L’objectif de ce guide est de...
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1. Pour  chaque  pays,  3  cartes  légendées  en  quadrichromie ...
La carte des investissements en Méditerranée
   
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fédérations d’entreprises de la Méditerranée, ainsi que d’entrepri...
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Le  programme  Invest  in  Med  a  entrepris,  dans  le  cadre ...
 
2. Positionnement des secteurs
d’activité en Méditerranée
Panorama des secteurs d’activité prioritaires
Pour  une  sélec...
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Secteur ciblé  Pays concernés 
Sciences de la vie  Algérie p. 3...
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Les pistes d’un positionnement international pour la
Méditerranée
...
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mondiale. Surtout, la plupart des pays sont en demande de proje...
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Agro‐alimentaire : de gros producteurs, des industriels et des tec...
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des TIC, les pays Med ont déjà prouvé leur capacité à sauter le...
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Vers une offre touristique spécialisée, au service d’un autre 
dév...
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3. Algérie
Cadrage économique
Une modernisation des infrastructures, indispensable à la relance
de l’économie nationale
...
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Annoncée  fin  2006  et  discutée  en  2007  lors  des  Assises...
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Focus 1. Trois régimes et un fonds pour encourager les investiss...
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La politique d’attraction des IDE : une position ambivalente
Le...
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étrangers, notamment celles portant sur : l’amélioration de l’envi...
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Focus  2.  Une  Agence  d’intermédiation  et  de  régulation ...
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Mapping stratégique / 1. Ressources
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Mapping stratégique / 2. Industrie
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Mapping stratégique / 3. Services
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Secteurs stratégiques
Hydrocarbures, énergie et mines
Enjeux / ...
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Pétrochimie et engrais
Enjeux / 
Objectifs 
Encouragé  par  la  fo...
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Métallurgie, sidérurgie et matériaux de construction
Enjeux / 
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Agriculture, agro-alimentaire et pêche
Enjeux / 
Objectifs 
Par ma...
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Médicaments, soins vétérinaires et médicaux
Enjeux / 
Objectifs...
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Industrie électrique et électronique
Enjeux / 
Objectifs 
Face à l...
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Technologies de l’information et de la communication (TIC)
Enje...
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Focus  3.  e‐Algérie  2013,  un  programme  ambitieux  visant  à...
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Industrie automobile et mécanique
Enjeux / 
Objectifs 
Longtemp...
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Tourisme
Enjeux / 
Objectifs 
Dotée  d’un  fort  potentiel,  quasi...
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Ce guide est la première étape d’un travail de recensement et de géolocalisation de l’activité économique en Méditerranée, mis en place par le programme Invest in Med pour aider les pays à mieux se connaître et se comparer.
Mais l’objectif est surtout de fournir aux investisseurs, notamment étrangers, qui ciblent 9 des pays sud-méditerranéens bénéficiaires du programme Invest in Med, un outil opérationnel pour les aider à répondre aux questions suivantes :

Quels sont les pays qui souhaitent favoriser le développement des entreprises de mon secteur ?
Quelles sont les régions dans lesquelles mes activités peuvent se développer ? Quelles sont les infrastructures, les zones d’activité industrielle ou économique auprès desquelles j’ai des chances de trouver mes partenaires, sous-traitants, concurrents ?
Quels sont les dispositifs incitatifs ou facilitateurs qui me concernent ? Qui contacter pour les activer?
Les utilisateurs de ce guide ont le choix entre 3 portes d’entrée pour accéder à l’information : un jeu de 3 cartes légendées par pays (ressources, industrie, services), qui offrent une vision des principaux secteurs d’activité développés, ainsi que des infrastructures et zones aménagées sur lesquelles se polarise le développement économique ; pour chaque pays, un jeu de fiches synthétiques sur la stratégie industrielle et la position vis-à-vis des investisseurs étrangers ; pour 15 grands secteurs dont le développement est jugé prioritaire par les pays Med, la liste des pays dans lesquels chacun de ces secteurs est présent et, pour chaque pays, une fiche sur les enjeux, opportunités, dispositifs et contacts pour ce secteur.

Auteurs : Jeanne Lapujade (chef de projet) et Emmanuel Noutary, avec la contribution de Pierre Henry, Samir Abdelkrim (cartographie, géolocalisation des zones et acteurs économiques en Méditerranée), Bénédict de Saint Laurent, Zoé Luçon / ANIMA : www.anima.coop

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  1. 1. ETUDE N° 7 / Janvier 2010 La carte des investissements en Méditerranée Guide sectoriel des politiques publiques pour l’investissement en Méditerranée InvestirenMéditerranée
  2. 2.      La carte des investissements en Méditerranée Guide sectoriel des politiques publiques pour l’investissement en Méditerranée E t u d e N ° 7 J a n v i e r 2 0 1 0 A N I M A I n v e s t m e n t N e t w o r k
  3. 3. La carte des investissements en Méditerranée       1      Références Ce guide a été préparé par l’équipe ANIMA dans le cadre du programme  Invest  in  Med.  Ce  programme  est  cofinancé  à  75%  par  la  Commission  européenne par le bais d’un contrat de subvention. Le programme concerne  27  pays  de  l’Union  européenne  et  9  pays  partenaires  méditerranéens  (Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Autorité Palestinienne, Syrie  et Tunisie), ainsi que certains pays candidats (Turquie, Croatie). Il s’inscrit  dans le cadre de la politique européenne de voisinage  Invest in Med a pour ambition d’accroître le volume et la qualité des flux  d’investissements  (particulièrement  en  provenance  d’Europe),  des  partenariats  euro‐méditerranéens  entre  entreprises  des  deux  rives,  et  du  commerce  en  Méditerranée  afin  de  contribuer  au  développement  économique durable de la région.  Le contenu de ce document relève de la seule responsabilité du consortium  MedAlliance et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant les vues  de l’Union européenne.  ISBN  978‐2‐915719‐37‐6  EAN  9782915719376  ©  ANIMA‐Invest  in  Med  2009.  Reproduction  interdite  sans  autorisation  expresse.  Tous  droits  réservés.   Auteurs  La  réalisation  de  ce  guide  a  été  dirigée  par  Emmanuel  Noutary  et  coordonnée par Jeanne Lapujade.  Autres  contributeurs : Samir Abdelkrim,  Pierre Henry, Zoé Luçon et Bénédict de Saint‐Laurent (ANIMA).    Cartes réalisées avec Open Carto ‐ ICIA Technologies (et Google Maps)   Les  diverses  Agences  de  Promotion  de  l’Investissement  (API)  de  la  région  MED  et  les  partenaires  d’Invest  in  Med  ont  fourni  certaines  informations (cf. références des divers sites web et bibliographie).   ANIMA  et  tous  les  partenaires  impliqués  ne  peuvent  être  tenus  responsables des données fournies. Toute erreur ou imprécision devrait être  signalée  à  info@anima.coop.  ANIMA  est  intéressé  par  vos  commentaires,  compléments d’information et mises à jour. 
  4. 4. La carte des investissements en Méditerranée       2   Acronymes  ANIMA  :  Réseau  Euro‐Méditerranéen  d’Agences  de  Promotion  de  l’Investissement   BPO  (Business  Process  Outsourcing) :  Externalisation  des  processus  « métiers »   IBS : Impôt sur les bénéfices   IDE : Investissement Direct Etranger    MED ou MED‐9 : Ensemble de 9 pays partenaires de l’Union Européenne  : Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Autorité Palestinienne,  Syrie, Tunisie   MIPO : Mediterranean Investment Project Observatory   MMM : Métiers mondiaux du Maroc   OMC : Organisation Mondiale du Commerce   PIB : Produit Intérieur Brut   PME : Petites et moyennes entreprises   R&D : Recherche et Développement   SSII : Société de Services Informatiques    TAP : Taxe sur l’activité professionnelle   TIC : Technologies de l’Information et de la Communication   TPE : Très petites entreprises   TVA : Taxe sur la valeur ajoutée   UE  :  Union  Européenne  (on  distingue  souvent  UE‐15,  ou  anciens  membres, UE‐10, ou nouveaux membres et UE‐25)   ZI : Zone industrielle 
  5. 5. La carte des investissements en Méditerranée       3      Table des matières 1.  Guider les investisseurs en Méditerranée ................................. 8  Cartographier les secteurs et zones d’activité .............................................. 8  Offrir un accès rapide à une information opérationnelle ............................ 8  Vers un atlas économique de la Méditerranée ............................................. 9  Offrir des outils dynamiques et interactifs .............................................................10  Une base de connaissance mutualisée entre les opérateurs .................................10  2.  Positionnement des secteurs d’activité en Méditerranée ....... 12  Panorama des secteurs d’activité prioritaires ............................................... 12  Les pistes d’un positionnement international pour la Méditerranée ........ 14  Les besoins sont encore importants, les opportunités toujours nombreuses ....14  Quelques chaînes de valeur s’ancrent en Méditerranée .......................................15  3.  Algérie .............................................................................................. 20  Cadrage économique ....................................................................................... 20  Une modernisation des infrastructures, indispensable à la relance de  l’économie nationale ...................................................................................................20  La politique d’attraction des IDE : une position ambivalente .............................23  Mapping stratégique / 1. Ressources ............................................................. 26  Mapping stratégique / 2. Industrie ................................................................. 27  Mapping stratégique / 3. Services .................................................................. 28  Secteurs stratégiques ........................................................................................ 29  Hydrocarbures, énergie et mines .............................................................................29  Pétrochimie et engrais ................................................................................................30  Métallurgie, sidérurgie et matériaux de construction ..........................................31  Agriculture, agro‐alimentaire et pêche ...................................................................32  Médicaments, soins vétérinaires et médicaux ........................................................33  Industrie électrique et électronique .........................................................................34  Technologies de l’information et de la communication (TIC) .............................35  Industrie automobile et mécanique .........................................................................37  Tourisme ......................................................................................................................38  Aménagement et habitat ............................................................................................39  Transports ....................................................................................................................40   
  6. 6. La carte des investissements en Méditerranée       4   4.  Autorité palestinienne .................................................................. 42  Cadrage économique ....................................................................................... 42  Un fort potentiel de développement économique, encore exploité ....................42  Un cadre règlementaire protecteur et incitatif pour stimuler  l’investissement étranger ...........................................................................................45  Mapping stratégique / 1. Ressources ............................................................. 48  Mapping stratégique / 2. Industrie ................................................................. 49  Mapping stratégique / 3. Services .................................................................. 50  Secteurs stratégiques ........................................................................................ 51  Technologies de l’information et de la communication (TIC) .............................51  Industries chimique, plastique et pharmaceutique ...............................................52  Textile et habillement .................................................................................................53  Marbre et pierres .........................................................................................................54  Agriculture ...................................................................................................................55  Industrie agro‐alimentaire .........................................................................................56  Tourisme ......................................................................................................................57  Bâtiment et travaux publics (BTP) ...........................................................................58  Education et santé .......................................................................................................59  5.  Egypte ............................................................................................... 60  Cadrage économique ....................................................................................... 60  Une économie qui s’oriente vers des activités à valeur ajoutée élevée et fort  potentiel de développement à l’export....................................................................60  Des IDE pour financer les infrastructures et stimuler les exportations .............63  Mapping stratégique / 1. Ressources ............................................................. 66  Mapping stratégique / 2. Industrie ................................................................. 67  Mapping stratégique / 3. Services .................................................................. 68  Secteurs stratégiques ........................................................................................ 69  Technologies de l’information et de la communication (TIC) .............................69  Médicaments et santé .................................................................................................70  Banque, assurance et autres services financiers .....................................................71  Textile, cuir et habillement ........................................................................................72  Agriculture et agro‐alimentaire ................................................................................73  Energie, eau et environnement .................................................................................74  Tourisme ......................................................................................................................75  Distribution ..................................................................................................................76  Transports et logistique .............................................................................................77 
  7. 7. La carte des investissements en Méditerranée       5      6.  Israël ................................................................................................. 78  Cadrage économique ....................................................................................... 78  Une puissance économique régionale qui mise sur l’innovation........................78  Un pays libéral qui pousse toujours plus l’ouverture économique ....................81  Mapping stratégique / 1. Ressources ............................................................. 84  Mapping stratégique / 2. Industrie ................................................................. 85  Mapping stratégique / 3. Services .................................................................. 86  Secteurs stratégiques ........................................................................................ 87  Technologies de l’information et de la communication (TIC) .............................87  Minéraux, chimie et engrais ......................................................................................88  Sciences de la vie .........................................................................................................89  Industrie automobile ..................................................................................................90  Eau, énergie et environnement .................................................................................91  Agriculture, irrigation et agro‐technologies ...........................................................92  Tourisme ......................................................................................................................93  7.  Jordanie ............................................................................................ 94  Cadrage économique ....................................................................................... 94  Un petit pays qui mise sur les industries à l’export et l’économie de la  connaissance ................................................................................................................94  Des réformes continues pour encourager l’investissement étranger .................97  Mapping stratégique / 1. Ressources ............................................................. 100  Mapping stratégique / 2. Industrie ................................................................. 101  Mapping stratégique / 3. Services .................................................................. 102  Secteurs stratégiques ........................................................................................ 103  Agriculture et agro‐alimentaire ................................................................................103  Minéraux, chimie et engrais ......................................................................................104  Santé et médicaments .................................................................................................105  Technologies de l’information et de la communication (TIC) .............................106  Textile et habillement .................................................................................................107  Immobilier et tourisme ..............................................................................................108  Energie, eau et environnement .................................................................................109  Transports et logistique .............................................................................................110 
  8. 8. La carte des investissements en Méditerranée       6   8.  Liban ................................................................................................. 112  Cadrage économique ....................................................................................... 112  Un pays qui s’oriente de plus en plus vers une économie de services pour  retrouver son titre de «Suisse du Moyen Orient» ..................................................112  L’appel du Liban à l’investissement des pays arabes et de la diaspora .............115  Mapping stratégique / 1. Ressources ............................................................. 118  Mapping stratégique / 2. Industrie ................................................................. 119  Mapping stratégique / 3. Services .................................................................. 120  Secteurs stratégiques ........................................................................................ 121  Irrigation, agriculture et agro‐alimentaire ..............................................................121  Technologies de l’information et de la communication (TIC) .............................122  Banque et finance ........................................................................................................123  BTP, transport et logistique .......................................................................................124  Energie et électricité ...................................................................................................125  Immobilier, tourisme et loisirs ..................................................................................126  9.  Maroc ................................................................................................ 128  Cadrage économique ....................................................................................... 128  Vers une économie diversifiée pour limiter la dépendance aux aléas  climatiques ...................................................................................................................128  Un pays historiquement ouvert aux opérateurs étrangers ..................................131  Mapping stratégique / 1. Ressources ............................................................. 134  Mapping stratégique / 2. Industrie ................................................................. 135  Mapping stratégique / 3. Services .................................................................. 136  Secteurs stratégiques ........................................................................................ 136  Offshoring /Nearshoring ...........................................................................................137  Industrie automobile ..................................................................................................139  Industrie aéronautique ...............................................................................................140  Industrie électronique ................................................................................................141  Agriculture, pêche et agro‐alimentaire ...................................................................142  Textile, cuir et habillement ........................................................................................143  Tourisme ......................................................................................................................144  Infrastructures, réseaux et BTP .................................................................................145  10.  Syrie .................................................................................................. 146  Cadrage économique ....................................................................................... 146  Une économie socialiste sur la voie de l’ouverture et de la libéralisation .........146 
  9. 9. La carte des investissements en Méditerranée       7      Un appel à l’investissement étranger pour moderniser l’industrie et attirer  des activités exportatrices ..........................................................................................148  Mapping stratégique / 1. Ressources ............................................................. 152  Mapping stratégique / 2. Industrie ................................................................. 153  Mapping stratégique / 3. Services .................................................................. 154  Secteurs stratégiques ........................................................................................ 155  Agriculture et irrigation .............................................................................................155  Industrie agro‐alimentaire .........................................................................................156  Industrie électrique, mécanique et métallique .......................................................157  Textile et habillement .................................................................................................158  Industries chimique et plastique ..............................................................................159  Immobilier, bâtiment et travaux publics (BTP) ......................................................160  Transports ....................................................................................................................161  Pétrole et énergie.........................................................................................................162  Technologies de l’information et de la communication (TIC) .............................163  Banque, assurance et autres services financiers .....................................................164  Tourisme ......................................................................................................................165  11.  Tunisie.............................................................................................. 166  Cadrage économique ....................................................................................... 166  Une montée en gamme de l’économie pour résister à la concurrence  internationale ...............................................................................................................166  Un ciblage des IDE à forte intensité technologique en vue d’accroître la  valeur ajoutée des exportations ................................................................................169  Mapping stratégique / 1. Ressources ............................................................. 172  Mapping stratégique / 2. Industrie ................................................................. 173  Mapping stratégique / 3. Services .................................................................. 174  Secteurs stratégiques ........................................................................................ 175  Industries mécaniques et électriques (IME) ............................................................175  Textile, cuir, habillement et chaussure ....................................................................176  Agriculture et agro‐alimentaire ................................................................................177  Technologies de l’information et de la communication (TIC) et  externalisation des processus (BPO) ........................................................................178  Industrie chimique et plastique ................................................................................179  Tourisme ......................................................................................................................180  Bâtiment et travaux publics (BTP) ...........................................................................181  12.  Bibliographie .................................................................................. 182 
  10. 10.   1. Guider les investisseurs en Méditerranée Cartographier les secteurs et zones d’activité L’objectif de ce guide est de fournir aux investisseurs nationaux, et surtout  étrangers,  qui  ciblent  9  des  pays  sud‐méditerranéens  bénéficiaires  du  programme Invest in Med, un outil opérationnel pour les aider à répondre  aux questions suivantes :   Quels  sont  les  pays  qui  souhaitent  favoriser  le  développement  des  entreprises de mon secteur ?   Quelles  sont  les  régions  dans  lesquelles  mes  activités  peuvent  se  développer ?  Quelles  sont  les  infrastructures,  les  zones  d’activité  industrielle  ou  économique  auprès  desquelles  j’ai  des  chances  de  trouver mes partenaires, sous‐traitants, concurrents ?   Quels sont les dispositifs incitatifs ou facilitateurs qui me concernent ?  Qui contacter pour les activer?   Ce guide propose  donc, pour chacun des 9 pays concernés1, un croisement  entre :   le contenu des politiques sectorielles et industrielles les plus récentes  mises en place par les Etats ;    et la géographie des zones de développement économiques existantes,  qu’elles  soient  structurées  (zone  franche,  parc  technologique,  zone  portuaire) ou non (zone industrielle développée sans intervention de la  force publique).  Offrir un accès rapide à une information opérationnelle Les utilisateurs de ce guide ont le choix entre 3 portes d’entrée pour accéder  à l’information :                                                                    1 Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Malte, Maroc, Autorité Palestinienne, Syrie,  Tunisie.  Ces  pays  sont  appellés  « pays  Med »  ou  « pays  méditerranéens »,  un  peu  abusivement, car ils ne sont pas les seuls pays riverains de la Méditerranée 
  11. 11. La carte des investissements en Méditerranée       9      1. Pour  chaque  pays,  3  cartes  légendées  en  quadrichromie  (ressources,  industrie,  services)  offrent  une  vision  immédiate  des  principaux  secteurs  d’activité  développés  (quels  secteurs,  dans  quelles  régions,  quelles  villes  du  pays)  et  des  infrastructures  et  zones aménagées sur  lesquelles  se  polarise  le  développement  économique  (zones  industrielles,  zones  économiques  spéciales,  pôles  technologiques,  clusters géographiques) ;  2. Pour chacun des 9 pays ciblés, un accès à un jeu de fiches synthétiques  indexées à partir de la Table des matières, page 3, informe sur :   la stratégie de développement économique du pays, ses ambitions et  outils ;   la position du pays vis‐à‐vis des investissements étrangers et le cadre  légal.  Pour  chaque  secteur  d’activité  prioritaire,  une  fiche  synthétique  présente  les  enjeux  dans  le  pays,  les  opportunités  de  développement  offertes aux entreprises et investisseurs, les principaux acteurs présents  ou ciblés, les lieux de concentration de l’activité, les dispositifs d’appui  spécifiques, ainsi que les adresses internet des organisations référentes ;  3. Pour 15 grands secteurs dont le développement est jugé prioritaire par  les pays Med, ou qui s’y sont de fait développés, sont fournies la liste  des  pays  dans  lesquels  chacun  de  ces  secteurs  est  présent  et  la  référence de la page à laquelle consulter la fiche présentant le secteur  dans  le  pays  concerné.  Le  tableau  synthétique  est  disponible  dans  le  Panorama des secteurs d’activité prioritaires, page 12.  Vers un atlas économique de la Méditerranée Cette  étude  s’appuie  sur  les  résultats  d’une  enquête  par  entretiens  menés  auprès  des  acteurs  clés  dans  la  définition  et  la  mise  en  œuvre  de  ces  politiques  d’investissement  :  ministères,  agences  de  promotion  des  investissements,  assemblées  des  chambres  de  commerce  et  d’industrie,  confédérations  d’entreprises,  investisseurs.  Un  atelier  « Marketing  Territorial », organisé à Amman (Jordanie) les 13 et 14 janvier 2010, a permis  de présenter et valider les résultats de cette étude, en présence des agences  de promotion des investissements, chambres de commerce et d’industrie et 
  12. 12. La carte des investissements en Méditerranée       10   fédérations d’entreprises de la Méditerranée, ainsi que d’entreprises privées  déjà actives dans la région ou y envisageant des projets d’investissement.  Offrir des outils dynamiques et interactifs Ce travail de recensement et de cartographie constitue une première étape  d’un  travail  entrepris  par  le  programme  Invest  in  Med  pour  offrir  aux  investisseurs des outils pratiques, en particulier des services d’information  et d’aide à la décision en vue de leur implantation en Méditerranée.  Ce  travail  de  géolocalisation  des  secteurs  et  des  sites  d’activité  en  Méditerranée vient en effet alimenter la base de données de l’observatoire  sur les investissements directs étrangers qu’ANIMA développe depuis 2003  (observatoire  MIPO)  et  met  à  disposition  d’Invest  in  Med  depuis  son  lancement en avril 2008.  Le  programme  prévoit  de  mettre  en  place  sur  son  site  web  un  Système  d’Information Géographique (SIG) qui permettra un affichage interactif des  pôles  d’activités  et  lieux  de  cristallisation  de  l’activité  sectorielle,  et  géolocalisera  la  plupart  des  projets  d’investissement  recensés  par  l’observatoire  MIPO  depuis  2003.  Chacun  de  ces  projets  d’investissement  sera qualifié par pays d’origine, secteur, montant investi, emplois créés, etc.  D’autres  cartes  économiques  imprimées  pourront  également  être  développées en fonction des besoins et des opportunités.  Une base de connaissance mutualisée entre les opérateurs Un tel système d’information ne peut avoir de la valeur que si un processus  de  mise  à jour en continu est mis en place. Il est évidemment souhaitable  qu’une organisation bénéficie à terme des ressources nécessaires pour mener  à  bien  ce  travail  de  capitalisation  et  de  mise  en  forme  de  l’information  économique en Méditerranée.   Un  outil  cartographique  de  l’activité  économique  est  en  effet  utile  pour  favoriser une meilleure connaissance mutuelle entre les pays Med. Mais il  est  surtout  nécessaire  pour  peser  sur  les  décisions  d’investissement  des  entreprises  dont  les  projets  sont  encore  mobiles.  La  capacité  de  la  région  Méditerranée  à  fournir  à  un  investisseur  de  l’information  à  jour,  de  façon  ergonomique et réactive, sera un atout capital pour influencer le choix de la  destination d’investissement. 
  13. 13. La carte des investissements en Méditerranée       11      Le  programme  Invest  in  Med  a  entrepris,  dans  le  cadre  de  3  sessions  de  formation de sa MedAcademy, au premier trimestre 2009, de mettre en place  un  réseau  d’acteurs  détenteurs  de  l’information  utile  pour  l’investisseur  ciblant les pays Med. Les réseaux de la MedAlliance2 ont en effet la capacité  d’offrir un tel service, en se répartissant sa mise à jour.  Figure  1.  Organisations  capables  de  fournir  une  information  opérationnelle  pour  l’investisseur (source ANIMA)  Information utile pour l’investisseur  Acteur légitime pour la mise à jour  Aides et services à l’implantation,  impôts et taxes, foncier, qualité de  vie  Administrations, agences de  promotion des investissements  Information sur marchés, secteurs,  leaders sectoriels et organisations  facilitatrices  Chambres de commerce et  d’industrie, fédérations  d’entreprises  Coûts des facteurs  Agences de promotion des  investissements, chambres de  commerce et d’industrie,  fédérations d’entreprises  Services collectifs, infrastructures,  transports  Agences de promotion des  investissements, administrations,  opérateurs publics et privés  L’atelier  « Marketing  Territorial »  des  13  et  14  janvier  2010  à  Amman  (Jordanie)  a  permis  d’avancer  sur  la  mise  en  œuvre  de  ce  réseau  opérationnel.                                                                    2  Consortium  en  charge  du  pilotage  du  programme  Invest  in  Med,  qui  réunit  les  réseaux  suivants :  ANIMA  Investment  Network,  ASCAME,  EUROCHAMBRES,  BusinessMed, ainsi que l’ONUDI, GTZ et l’EPA Euroméditerranée. 
  14. 14.   2. Positionnement des secteurs d’activité en Méditerranée Panorama des secteurs d’activité prioritaires Pour  une  sélection  de  15  grands  secteurs  (certains  sont  d’ailleurs  des  regroupements  de  secteurs  d’activité  relativement  proches),  le  tableau  suivant  permettra  d’accéder  rapidement  aux  fiches  synthétiques  des  pays  dans lesquels il est jugé stratégique.  Chacune de ces fiches présente :   les enjeux pour ce secteur dans le pays concerné ;    les opportunités d’affaires et d’investissement dans ce secteur ;   les principaux acteurs présents ou ciblés dans ce secteur ;   les lieux de cristallisation du développement du secteur ;   les dispositifs d’appui spécifiques pour les investisseurs ;   les adresses internet des organisations référentes sur le secteur.  Figure 2. Index des fiches secteur pour les pays méditerranéens  Secteur ciblé  Pays concernés  Agriculture, pêche et  agro‐alimentaire  Algérie p. 32 ; Autorité Palestinienne p. 55 et p.  56 ; Egypte p. 73 ; Israël p. 92 ; Jordanie p. 103 ;  Liban p. 121 ; Maroc p. 142 ; Syrie p. 155 et p.  156 ; Tunisie p. 177  Energie, eau et  environnement  Algérie p. 29 ; Egypte p. 74 ; Israël p. 91 ; Jordanie  p. 109 ; Liban p. 125 ; Syrie p. 162  Marbre et pierres  Autorité Palestinienne p. 54  Minéraux, chimie,  plasturgie et engrais  Algérie p. 30 ; Autorité Palestinienne p. 52 ; Israël  p. 88 ; Jordanie p. 104 ; Syrie p. 159 ; Tunisie p.  179 
  15. 15. La carte des investissements en Méditerranée       13      Secteur ciblé  Pays concernés  Sciences de la vie  Algérie p. 33 ; Autorité Palestinienne p. 59 ;  Egypte p. 70 ; Israël p. 89 ; Jordanie p. 105  Textile, cuir et  habillement  Autorité Palestinienne p. 53 ; Egypte p. 72 ;  Jordanie p. 107 ; Maroc p. 143 ; Syrie p. 158 ;  Tunisie p. 176  Technologies de  l’information et de la  communication (TIC)  et externalisation des  processus métiers  (BPO)  Algérie p. 35 ; Autorité Palestinienne p. 51 ;  Egypte p. 69 ; Israël p. 87 ; Jordanie p. 106 ; Liban  p. 122 ; Maroc p. 137; Syrie p. 163 ; Tunisie p. 178  Industries électrique et  électronique  Algérie p. 34 ; Maroc p. 141 ; Syrie p. 157 ;  Tunisie p. 175  Industries automobile  et mécanique  Algérie p. 37 ; Israël p. 90 ; Maroc p. 138 ; Tunisie  p. 175 ; Syrie p. 157  Industrie aéronautique  Maroc p. 140 ; Tunisie p. 175  Métallurgie et  sidérurgie  Algérie p. 35 ; Syrie p. 157  BTP, transports et  logistique  Algérie p. 40 ; Autorité Palestinienne p. 58 ;  Egypte p. 77 ; Jordanie p. 110 ; Liban p. 124 ;  Maroc p. 145 ; Syrie p. 160 et p. 161 ; Tunisie p.  181  Banque, assurance,  services financiers  Egypte p. 71 ; Liban p. 123 ; Syrie p. 164  Distribution  Egypte p. 76 ; Liban p. 126  Immobilier et tourisme  Algérie p. 37 et p. 39 ; Autorité Palestinienne p.  57 ; Egypte p. 72 ; Israël p. 93 ; Jordanie p. 108 ;  Liban p. 126 ; Maroc p. 144 ; Syrie p. 160 et p.  165 ; Tunisie p. 180 
  16. 16. La carte des investissements en Méditerranée       14   Les pistes d’un positionnement international pour la Méditerranée L’index  des  fiches  secteur  présenté  ci‐dessus  (Figure  2)  illustre  bien  les  enjeux auxquels fait face la région. D’une part, les pays méditerranéens sont  encore  une  destination  à  bas  coût  de  production,  et  à  ce  titre  attirent  un  certain nombre d’activités industrielles gourmandes en main d’œuvre ou en  énergie (cas de l’Algérie notamment). Par ailleurs, ces pays continuent leur  rattrapage  par  rapport  à  ceux  de  la  rive  nord,  notamment  en  matière  d’infrastructures  :  transports,  services  collectifs,  logements,  immobilier  de  bureaux.  Enfin,  on  voit  nettement  certaines  filières  se  développer  dans  chacun  des  pays  de  la  région,  et  cette  dernière  se  construire  de  fait  un  positionnement mondial sur un certain nombre de chaînes de valeur comme  l’agro‐alimentaire,  les  TIC,  le  textile,  le  tourisme  ou  d’autres  secteurs  d’avenir comme la santé ou la logistique.   Les besoins sont encore importants, les opportunités toujours nombreuses Le rattrapage continue sur les infrastructures  Les pays Med se sont engagés depuis plusieurs années dans des politiques  d’investissement  dans  les  infrastructures,  censées  faciliter  leur  essor  économique  :  mise  à  niveau  des  infrastructures  et  réseaux  de  transport,  création  de  zones  d’activité  et  parcs  technologiques,  développement  des  télécommunications,  etc.  Ces  investissements,  souvent  portés  par  les  pouvoirs  publics,  ont  également  été  l’occasion  de  privatisations  ou  de  concessions,  introduisant  ainsi  quelques  grands  opérateurs  internationaux  ou régionaux sur les marchés locaux, avec plus ou moins de réussite.   Ce  travail  de  mise à niveau  se poursuit. Dans les télécommunications par  exemple,  où  de  nombreuses  licences  ont  déjà  été  attribuées  entre  2002  et  2006 (près de 30 milliards d’euros investis en incluant la Turquie), 2 licences  ont été octroyées en 2009 en Jordanie et en Tunisie. Dans la logistique ou la  distribution,  un  saut  qualitatif  est  à  faire  et  les  investisseurs  européens  auraient  intérêt  à  prendre  position  sur  des  marchés  dans  lesquels  les  infrastructures  de  transport  domestiques  ont  bien  progressé  grâce  aux  investissements  publics,  les  marchés  locaux  sont  souvent  solvables,  et  la  demande  en  croissance  continue  même  dans  cette  période  de  récession 
  17. 17. La carte des investissements en Méditerranée       15      mondiale. Surtout, la plupart des pays sont en demande de projets dans le  domaine  de  gestion  de  l’eau,  du  traitement  des  déchets  et  du  développement du parc de logements, en particulier social.  Des destinations toujours compétitives   La Méditerranée n’a pas vocation à devenir l’usine du monde. Au contraire,  la diminution de la natalité, l’augmentation du nombre de jeunes diplômés  et les initiatives en faveur de l’éducation des populations dans les pays qui  souffrent  le  plus  d’illettrisme,  comme  le  Maroc,  peuvent  augurer  le  mouvement de convergence économique vers lequel tendent les deux côtés  de  la  Méditerranée.  La  région  a  donc  intérêt  à  se  positionner  sur  la  fourniture  d’activités  à  forte  valeur  ajoutée,  plutôt  que  de  se  battre  uniquement sur la réduction des coûts des facteurs.   Il  n’en  demeure  pas  moins  que  les  pays  Med  restent  compétitifs,  en  particulier  pour  des  entreprises  européennes  souhaitant  relocaliser  des  activités  productives  à  proximité  de  l’Europe,  pour  des  activités  à  forts  besoins énergétiques ou encore pour quelques activités nécessitant une main  d’œuvre  compétitive  et  souvent  spécialisée.  C’est  en  particulier  le  cas  en  Algérie  ou  en  Syrie,  qui  grâce  à  leur  production  propre  d’hydrocarbures  attirent les activités métallurgiques ou chimiques, fortement consommatrices  d’énergie.  La  chimie  se  développe  également  dans  les  pays  disposant  de  matières premières sur place, comme la Jordanie ou le Maroc, et les activités  minières en Jordanie, Israël ou dans les Territoires palestiniens.  Quelques chaînes de valeur s’ancrent en Méditerranée Les pays sud‐méditerranéens ont parfois du mal à se différencier les uns des  autres,  du  fait  de  tailles  de  marché  souvent  similaires  et  d’avantages  comparatifs équivalents. En revanche, dans un certain nombre de secteurs,  la  région  Méditerranée  affirme  un  positionnement  de  fait  par  rapport  aux  autres  régions  du  monde.  Considérés  prioritaires  par  chacun  des  pays,  le  développement  de  ces  secteurs  découle  logiquement  de  l’identité  et  de  la  position  géographique  de  la  Méditerranée :  agro‐alimentaire,  textile,  tourisme, logistique, en plus des TIC.  
  18. 18. La carte des investissements en Méditerranée       16   Agro‐alimentaire : de gros producteurs, des industriels et des technologies  Le sud de la Méditerranée dispose d’atouts importants pour briller dans le  secteur  de  l’agro‐alimentaire,  à  commencer  par  sa  bonne  réputation  culinaire, Liban, Maroc et Syrie en tête. Cette région dispose tout d’abord de  producteurs  significatifs  comme  l’Egypte  (8ème  mondial  pour  les  fruits  et  légumes, et qui vise la 3ème place), le Maroc (où 60% de la population vit en  partie grâce à ce secteur) et la Syrie (l’agriculture y représente 25% du PIB).  De  plus  en  plus,  les  pays  de  la  région  montent  en  valeur  ajoutée  en  développant  les  industries  de  transformation  (Jordanie,  Tunisie,  Maroc,  Syrie,  Egypte)  et  le  packaging  pour  développer  les  exportations  (Egypte,  Maroc,  Liban).  De  plus,  des  pays  comme  Israël  sont  à  la  pointe  des  technologies  en  matière  de  transformation,  ainsi  que  d’irrigation. D’autres  pays  de  la  région  emboitent  le  pas,  mais  une  meilleure  coopération  avec  Israël serait bénéfique pour l’ensemble de la zone. Par ailleurs, la location de  terres commence à se développer pour des opérateurs majeurs (Maroc, par  exemple).  Des atouts pour devenir la plaque logistique euro‐africaine  Plusieurs  facteurs  font  du  sud  de  la  région  une  zone  potentiellement  incontournable sur la chaîne d’approvisionnement des entreprises ciblant la  plaque  euro‐africaine  et  le  Moyen  Orient. D’abord,  l’existence de matières  premières,  en  particulier  les  produits  de  l’agriculture  et  de  la  pêche,  les  minerais et les hydrocarbures. La Méditerranée voit aussi transiter 30% du  trafic mondial de conteneurs entre Port Saïd (Egypte) et Gibraltar au sud de  l’Espagne,  et  dispose  aujourd’hui  d’un  certain  nombre  de  ports  équipés  pour  accueillir  les  plus  gros  chargeurs  (Port  Saïd,  Tanger,  Malte,  à  terme  Enfidha,  Cap  Djinet),  avec  des  zones  industrielles  proches  adaptées  aux  industries  de  transformation  (automobile,  par  exemple).  Les  pays  du  sud  présentent  de  surcroît  des  marchés  domestiques  dont  la  demande  reste  croissante, contrairement à la rive nord.   Le positionnement se construit sur les TIC  Les pays Med présentent des marchés importants pour la mise à niveau des  PME  dans  tous  les  domaines  des  TIC  (web,  ERP,  téléphonie  IP,  etc.),  généralement  déjà  bien  traités  par  des  acteurs  locaux  et  étrangers,  et  qui  bénéficient  du  soutien  de  politiques  publiques  incitatives.  Dans  le  secteur 
  19. 19. La carte des investissements en Méditerranée       17      des TIC, les pays Med ont déjà prouvé leur capacité à sauter les étapes : on  l’a  vu  sur  le  téléphone  mobile,  dont  la  déferlante  a  effacé  la  faible  pénétration du fixe. Pour la même raison, la région est aujourd’hui obligée  de connaître un saut technologique sur l’internet sans fil (Wimax – 3G/4G).  D’est  en  ouest,  la  Méditerranée  du  sud  est  un  producteur  important  d’ingénieurs  et  de  start‐ups  innovantes.  Des  marchés  pionniers  sont  en  gestation,  ainsi  qu’un  savoir‐faire  technologique  adapté  aux  réalités  économiques  des  pays.  Par  ailleurs,  la  professionnalisation  opérée  par  les  grands  ports  de  la  zone,  l’ouverture  de  l’espace  aérien  et  l’expertise  développée en matière de relation avec la clientèle étrangère fait de la rive  sud une base arrière possible pour les opérateurs de e‐commerce de la rive  nord.  D’autant  plus  que  les  pouvoirs  publics  engagent  aujourd’hui  des  politiques incitatives sur le e‐commerce. Après les centres de relation‐client  hier, le logiciel et la voix sur IP aujourd’hui, demain l’internet mobile et le e‐ commerce…  Et  après‐demain,  la  Méditerranée  pionnière  du  M‐commerce  (commerce électronique par mobile) ?  Short fashion et textile spéciaux, un nouveau positionnement Med  Six pays sur les neuf étudiés, à l’est comme à l’ouest, sont positionnés sur ce  secteur traditionnel dans la région. Hormis pour l’artisanat local, la région  s’est  plutôt  positionnée  sur  la  teinte,  l’assemblage  de  prêt‐à‐porter  à  destination de l’export, le filage. Si toutes les grandes marques espagnoles  spécialistes des séries courtes (Zara, Mango, Benetton) produisent au sud de  la Méditerranée, le design reste généralement au nord. Quelques marques,  en particulier de jeans marocains, ont néanmoins pu pénétrer les marchés de  la rive nord (turc notamment). Deux axes semblent pouvoir porter le secteur  pour  les  années  à  venir.  D’abord,  le  moyen  et  haut  de  gamme,  sur  des  petites  séries  du  « short  fashion » :  la  courte  distance  entre  les  pays  sud  méditerranéens et le continent européen permet des réassorts en des temps  records,  que  la  concurrence  asiatique  ne  peut  battre.  Ensuite,  les  textiles  techniques à destination des nouveaux secteurs en développement dans la  région  :  gazes  et  textiles  pour  la  pharmacie,  emballages  textiles  pour  la  logistique.  
  20. 20. La carte des investissements en Méditerranée       18   Vers une offre touristique spécialisée, au service d’un autre  développement économique  La  Méditerranée  est  l’une  des  premières  destinations  au  monde,  et  le  tourisme  un  des  principaux  pourvoyeurs  de  devises  étrangères  pour  les  pays  du  sud.  Aujourd’hui  le  secteur  mute  vers  une  plus  grande  spécialisation  des  produits  offerts  aux  voyageurs  du  monde  entier,  et  la  Méditerranée  accompagne  ce  mouvement  en  diversifiant  grandement  son  offre : tourisme médical en Tunisie, tourisme d’affaires en Jordanie, golf au  Maroc,  plongée  et nature en Egypte, qui  font appel à des personnels plus  qualifiés. Mais le tourisme balnéaire et le tourisme patrimonial ou religieux  attirent  encore  la  grande  masse  des  touristes  dans  la  région.  De  grands  « resorts »  ont  vu  le  jour  ou  ont  été  annoncés  tout  autour  de  la  côte  méditerranéenne,  posant  dans  le  même  temps  la  question  du  respect  environnemental  de  ces  projets,  qui  ne  sont  pas  toujours  des  réussites  commerciales  non  plus.  Le  tourisme  intérieur  est  une  nouvelle  source  d’opportunités,  qui  pourrait  permettre  un  développement  de  l’hinterland,  un enjeu important pour les pays Med. Concernant le tourisme patrimonial,  des  projets  pourraient  également  voir  le  jour,  probablement  avec  des  financements  étrangers  ou  régionaux,  pour  développer  des  réseaux  basés  sur  la  réhabilitation  du  patrimoine  historique,  en  particulier  dans  les  médinas.  
  21. 21. La carte des investissements en Méditerranée       19     
  22. 22.   3. Algérie Cadrage économique Une modernisation des infrastructures, indispensable à la relance de l’économie nationale Afin d’encourager la croissance et de réduire le taux de chômage, l’Algérie  cherche  à  diversifier  son  économie,  aujourd’hui  très  dépendante  des  hydrocarbures,  en  développant  les  secteurs  traditionnels,  tels  que  l’agriculture, mais aussi les services aux entreprises, les TIC, le tourisme, etc.  Elle  espère  ainsi  créer  les  emplois  nécessaires  pour  absorber  une  main  d’œuvre  de  plus  en  plus  nombreuse  et  qualifiée,  développer  la  consommation  avec  un  moindre  recours  à  l’importation,  et  accroître  les  exportations.  Conscient  du  rôle  majeur  du  secteur  privé  dans  la  création  d’emplois,  et  notamment  des  PME  (actuellement  peu  nombreuses  et  concentrées dans quelques secteurs d’activité), le gouvernement a entrepris  un vaste programme de réformes afin de transformer le cadre de production  et  la  structure  même  de  l’économie  nationale.  Il  espère  ainsi  améliorer  la  compétitivité des entreprises nationales en vue de leur introduction sur les  marchés internationaux. Dans cette perspective, de grands chantiers ont été  lancés  dans  les  4  principaux  domaines  de  l’économie  :  l’aménagement  du  territoire, l’industrie, l’agriculture et la pêche, le tourisme.  Avant  toute  politique  sectorielle  de  relance  de  l’économie  nationale,  le  gouvernement a donné la priorité à la mise à niveau des infrastructures du  pays. En 2005, il a lancé un Plan complémentaire de soutien à la croissance  (PCSC)  afin  d’améliorer  les  services  et  équipements  offert  aux  opérateurs  économiques  ainsi  qu’à  l’ensemble  de  la  population.  Complété  par  deux  programmes spéciaux pour les Hauts Plateaux et le Sud, il prévoyait plus de  180 milliards de dollars d’investissements d’ici 2009. 70% ont été consacrés  aux infrastructures de base, aux logements et aux équipements publics. La  majeure partie de ces orientations sont traduites dans le Schéma directeur  d’aménagement  du  territoire  2005‐2025  et  déclinées  par  secteur  dans  19  schémas  directeurs  dédiés.  Un  nouveau  plan  quinquennal  de  financement  des infrastructures de base et services collectifs sera mis en place dès 2010. Il  sera doté d’une enveloppe de 150 milliards de dollars. 
  23. 23. La carte des investissements en Méditerranée       21      Annoncée  fin  2006  et  discutée  en  2007  lors  des  Assises  nationales  de  l’industrie  avec  l’ensemble  des  parties  prenantes,  la  nouvelle  stratégie  industrielle n’a toujours pas été adoptée. En prévoyant des mesures ciblées  d’encouragement de l’investissement, elle visait à positionner l’Algérie sur  des filières à fort potentiel de croissance : les industries de transformation  des  ressources  primaires  :  pétrochimie,  engrais,  sidérurgie  et  métallurgie  non ferreuse, matériaux de construction (liants hydrauliques) ; les industries  en  amont  d’activités  existantes  :  agro‐alimentaire,  pharmaceutique,  électrique  ;  les  industries  encore  peu  développées  en  Algérie  contrairement aux pays voisins : énergies renouvelables, automobile et TIC.  Pour  l’heure,  seul  le  projet  de  création  de  13  sociétés  économiques  de  développement a été mis en œuvre. Championnes de l’économie nationale,  ces  dernières noueront des  partenariats avec  le secteur privé pour réaliser  les grands projets dʹinfrastructures prévus et relancer lʹindustrie nationale.  En  2002,  une  relance  de  l’agriculture  a  été  amorcée  par  la  mise  en  œuvre  d’un Plan national de développement agricole et rural. Le gouvernement lui  a  donné  suite  en  adoptant,  en  2008,  une  loi  sur  l’orientation  agricole.  En  soutenant  le  renouveau  du  secteur  rural,  cette  dernière  vise  à  recentrer  l’agriculture sur quelques filières porteuses, à rationaliser la production et à  créer  des  synergies  entre  filières  agricoles,  d’une  part,  et  avec  le  secteur  agro‐alimentaire,  d’autre  part.  Dans  le  secteur  de  la  pêche  et  de  l’aquaculture,  la  politique  de  développement  adoptée  en  2001  vise,  en  encourageant l’investissement privé et le partenariat, à moderniser la pêche  maritime  et  les  ressources  halieutiques,  à  développer  les  industries  de  soutien et lʹaquaculture, ainsi qu’à promouvoir la formation et la recherche.  Consciente de son potentiel touristique considérable et jusque là inexploité,  l’Algérie  a  élaboré  un  schéma  directeur  touristique.  Il  donne  une  vision  à  court,  moyen  et  long  termes  (2009,  2015  et  2025)  du  développement  de  la  filière  et  définit  des  instruments  de  mise  en  œuvre.  Afin  de  relancer  les  tourismes  balnéaire  et  saharien,  le  schéma  prévoit  la  création  de  pôles  et  villages  touristiques  d’excellence  en  se  basant  sur  leurs  spécificités  et  potentiels d’attractivité. 
  24. 24. La carte des investissements en Méditerranée       22     Focus 1. Trois régimes et un fonds pour encourager les investissements   Afin de favoriser les investissements présentant un intérêt particulier pour l’économie  algérienne, trois régimes d’encouragement ont été prévus.  Le régime général concerne les projets courants hors des zones à développer. Pendant  la phase de montage, il accorde une franchise de TVA sur les biens et services, ainsi  qu’une exonération des droits de douanes sur les équipements importés et du droit de  mutation  sur  les  acquisitions  immobilières.  Les  sociétés  sont  ensuite  exonérées  d’impôt sur les bénéfices (IBS) et de taxe sur l’activité professionnelle (TAP) pendant  les 3 premières années. L’IBS, qui est de 25% pour les sociétés de capitaux, est ramené  à 12,5% si les bénéfices sont réinvestis. La TAP représente quant à elle 2% du chiffre  d’affaires réalisé, hors TVA. Elle est déductible du bénéfice imposable.  Le  régime  des  zones  à  développer  concerne  les  projets  courants  réalisés  dans  les  zones à développer, dont les zones de développement industriel intégrées font partie.  Pendant la phase de montage, en plus des avantages du régime général, il prévoit :  une  réduction  sur  le  droit  d’enregistrement  pour  les  actes  constitutifs  et  les  augmentations  de  capital ;  la  prise  en  charge  partielle  ou  totale  des  travaux  d’infrastructures  nécessaires  à  la  réalisation  de  l’investissement  (voirie  et  réseaux  divers,  alimentation  en  eau potable et industrielle, forages, alimentation en énergie,  études  et  expertises) ;  une  exonération  de  10  ans  de  l’IBS,  de  la  TAP  et  de  la  taxe  foncière.  Dans  certains  cas,  l’Etat  peut  octroyer  des  avantages  supplémentaires,  comme le report des déficits ou des délais d’amortissement.  Le régime de la convention d’investissement concerne les projets dont la nature (le  secteur  concerné  notamment)  présente  un  intérêt  particulier  pour  l’économie  nationale. Les avantages possibles portent sur les mêmes éléments que dans le régime  des zones à développer. La différence tient au fait que la décision relève du Conseil  national de l’investissement (CNI). Tout projet réalisé dans les branches retenues par  l’Etat  bénéficie  automatiquement,  pendant  une  durée  de  10  ans,  de  la  plus  large  gamme d’avantages prévus. Il peut se voir accorder des avantages supplémentaires  tels que la prise en charge partielle ou totale des dépenses d’infrastructures, du prix  du terrain ainsi que du prix d’intrants et/ou de services nécessaires à la production.  Lancé en 2001, le fonds d’appui aux investissements finance le coût des avantages  consentis  par  l’Etat  :  les  dépenses  d’infrastructures  nécessaires  à  la  réalisation  de  l’investissement et les avantages supplémentaires accordés dans le cadre du régime de  la convention d’investissement.  [Plus  de  renseignements  auprès  de  l’Agence  nationale  de  développement  de  l’investissement : www.andi.dz] 
  25. 25. La carte des investissements en Méditerranée       23      La politique d’attraction des IDE : une position ambivalente Les IDE représentent une part relativement faible de l’investissement total  en  Algérie.  Compte  tenu  de  leur  importance  pour  le  transfert  de  technologies  et  l’amélioration  des  capacités  d’innovation,  une  politique  spécifique avait été définie dans le cadre de la nouvelle stratégie industrielle.  Reconnaissant  le  rôle  déterminant  des  IDE  pour  la  compétitivité  et  la  croissance du pays, les autorités ne souhaitaient cependant pas leur accorder  un  traitement  privilégié  par  rapport  aux  investissements  nationaux,  jugés  indispensables  à  la  pérennité  de  l’économie.  La  diffusion  technologique  nécessitant l’ancrage des IDE dans le tissu national, le gouvernement avait  choisi d’axer son intervention sur le développement : de partenariats entre  entreprises  nationales  et  étrangères ;  de  contrats  de  sous‐traitance  entre  filiales de groupes transnationaux implantées en Algérie et PME locales ; de  liaisons aval principalement dans les secteurs à forte intensité énergétique ;  de  programmes  de  formation  dans  les  nouvelles  techniques  ou  dans  les  nouveaux métiers par des entreprises étrangères.  Présenté  en  mai  2009,  le  nouveau  plan  d’action  durcit  cette  position.  Les  entreprises étrangères se voient obligés de céder à des partenaires locaux :  51%  de  leur  participation  dans  des  investissements  en  Algérie  et  30%  du  capital de leurs sociétés d’importation. Cette décision confirme les annonces  de  durcissement  de  la  règlementation  sur  les  investissements  étrangers  faites en 2008, qui comportaient en outre : l’obligation de réinvestir sur place  les bénéfices générés par des exonérations d’impôts ; le droit de préemption  de  l’Etat  sur  les  cessions  d’actifs  détenus  par  des  investisseurs  étrangers ;  l’imposition  spécifique  des  plus‐values  de  cession  d’actions  et  de  parts  sociales par des non résidents ; le remplacement du régime de concession de  terrains publics transformable en cession au bout de 2 ans par la concession  permanente ;  etc.  Par  ailleurs,  le  Gouvernement  a  également  modifié  le  régime  des  importations  (obligation  d’un  partenaire  algérien,  limitation  d’importation de véhicules d’occasion). Pour protéger la production locale et  éviter  une  trop  forte  croissance  de  la  facture  pharmaceutique,  il  a  interdit  l’importation de près de 400 médicaments pouvant être produits sur place.  Ces décisions ne sont pas neutres pour l’activité des investisseurs.  Néanmoins,  les  mesures  d’encouragement  de  l’investissement  prévues  ne  manquent  pas  de  présenter  un  intérêt  certain  pour  les  investisseurs 
  26. 26. La carte des investissements en Méditerranée       24   étrangers, notamment celles portant sur : l’amélioration de l’environnement  des affaires ; le fonctionnement de l’Agence nationale de développement de  l’investissement  (ANDI) ;  la  simplification  des  procédures  douanières ;  la  fiscalité ; le marché du travail ; et surtout, la création de zones industrielles  de développement intégré (ZDI).  Figure 3. Disponibilités foncières dans les zones industrielles (en milliers de m2)   
  27. 27. La carte des investissements en Méditerranée       25        Focus  2.  Une  Agence  d’intermédiation  et  de  régulation  foncière  et  des  zones  industrielles modernes pour attirer les investisseurs sur tout le territoire algérien  Principale  contrainte  pour  l’investissement,  le  problème  de  l’accès  au  foncier  a  fait  l’objet d’importants débats au cours des dernières années. Les retards accumulés sur  l’enregistrement des actes (successions) ou le cadastre rendent difficiles les mutations  foncières. Plusieurs textes visant à améliorer la disponibilité et la gestion du foncier  ont été successivement promulgués.   Créée  par  décret  en  2007,  l’Agence  nationale  d’intermédiation  et  de  régulation  foncière  (ANIREF)  a  pour  missions  :  la  gestion  d’actifs  destinés  à  l’investissement ;  l’intermédiation ; la régulation foncière ; l’information des investisseurs potentiels ; la  promotion  foncière  et  immobilière.  En  matière  de  régulation,  l’ANIREF  gère  un  observatoire du foncier économique qui : informe les pouvoirs publics sur l’offre et la  demande foncière et immobilière ; alimente les notes de conjoncture et l’argus foncier ;  contribue  à  l’émergence  d’un  marché  foncier  destiné  à  l’investissement.  Son  portefeuille comprend 650 biens qu’elle est chargée de commercialiser.  Afin de mettre un terme à la spéculation foncière, une ordonnance de 2008 a consacré  le régime de la concession. Accordée à l’issue d’enchères publiques ou de gré à gré  par le Conseil des ministres, la concession donne un accès sécurisé au foncier et/ou à  l’immobilier  pour  une  période  de  33  ans,  renouvelable  2  fois.  Le locataire paie une  redevance annuelle équivalant à 5% de la valeur vénale du terrain (actualisée tous les  11 ans) et est dispensé de taxe foncière. Il est propriétaire des constructions édifiées  sur le terrain, et peut hypothéquer, transmettre ou céder son droit de concession.  Afin  d’attirer  les  investissements  dans  les  différentes  régions  du  pays,  l’Algérie  a  engagé  un  important  chantier  de  modernisation  des  zones  industrielles  (ZI)  et  d’activité. Respectivement au nombre de 66 et 477, ces dernières couvrent une surface  totale respective de 12 800 et 7300 ha. De 1999 à 2009, 25 milliards de dinars algériens  (273  millions  d’euros)  ont  été  consacrés  à  la  réhabilitation  du  parc  national  de  ZI.  Bénéficiant de programmes spéciaux, les wilayas du sud et des Hauts Plateaux reçu 5  milliards (55 millions d’euros) supplémentaires.  S’inspirant du modèle des clusters, le gouvernement a par ailleurs décidé la création  de  14  zones  industrielles  de  développement  intégré  (ZDI)  :  7  zones  d’activités  polyvalentes  (Alger,  Blida,  Oran‐Mostaganem,  Annaba,  Sétif‐BBA,  Boumerdes‐Tizi  Ouzou,  Ghardaïa‐Hassi  R’mel) ;  3  technopôles  (Alger‐Sidi  Abdellah  pour  les  TIC,  Bejaia  pour  l’agro‐alimentaire,  Sidi  Bel  Abbès  pour  l’électronique) ;  4  zones  spécialisées (Arzew, Hassi Messaoud, Skikda, Oran). Ces nouveaux espaces offriront  aux  opérateurs  internationaux  tous  les  services  nécessaires  à  leur  implantation  :  guichet unique de l’ANDI, centre d’affaires, etc. A terme, ces sites aménagés devraient  permettre l’émergence de 6 pôles de compétitivité.  [Plus d’informations auprès de l’ANIREF : www.aniref.dz] 
  28. 28. La carte des investissements en Méditerranée       26   Mapping stratégique / 1. Ressources
  29. 29. La carte des investissements en Méditerranée       27      Mapping stratégique / 2. Industrie
  30. 30. La carte des investissements en Méditerranée       28   Mapping stratégique / 3. Services
  31. 31. La carte des investissements en Méditerranée       29      Secteurs stratégiques Hydrocarbures, énergie et mines Enjeux /  Objectifs  Dotée  d’importantes  ressources  pétrolières  et  gazières,  l’Algérie  est  un géant énergétique. L’ouverture du secteur a été engagée dans les  années 90. En 2007, les hydrocarbures représentaient 45 % du PIB et  97  %  des  recettes  en  devises.  Face  à  une  consommation  en  nette  hausse, de nombreuses centrales électriques sont programmées (1200  MW  d’ici  2009) et le réseau interne de distribution de gaz doit être  multiplié  par  3  (12  milliards  de  dollars  d’investissements  sur  la  période 2000‐2010). Un objectif de 6% d’énergies renouvelables dans  la  production  globale  d’électricité  d’ici  2015  a  été  fixé.  Des  travaux  sont  par  ailleurs  prévus  pour  la  fermeture  de  la  boucle  électrique  méditerranéenne  (vers  l’Espagne  via  le  Maroc).  Enfin,  l’Algérie  souhaite développer l’exploitation minière. Un investissement massif  dans les infrastructures est pour cela indispensable.  Opportu‐ nités  Exploitation  gazière  (nouveaux  gisements  et  amélioration  des  rendements) ;  Construction  de  gazoducs ;  Production  et  distribution  d’électricité (gaz, énergies renouvelables) ; Exploitation minière   Acteurs /  Cibles  Entreprises  nationales  (Sonatrach,  Sonelgaz,  Naftal,  AEC  Ferphos)  dominant  toujours  le  secteur  mais  développant  des  contrats  et  partenariats  avec  des  opérateurs  russes  (Rosneft‐Stroytransgaz  Ltd,  Gazprom),  chinois  (CPC),  italiens  (ENI),  français  (GDF,  Total),  espagnols  (CEPSA,  Repsol,  Abener),  britanniques  (BG  Group,  BP),  allemands (RWE), américains (Edison), norvégiens (Statoil), etc.  Locali‐ sation  Régions  du  sud  et  de  l’est, notamment Hassi Messaoud (pétrole) et  Hassi R’mel (gaz), Alger (raffineries et terminal d’exportation), Arzew  (terminal d’exportation), Skikda, Adrar, etc.  Dispositifs /  Projets  Ville nouvelle d’Hassi Messaoud ; Projets de pôles de compétitivité :  pétrochimie  et  énergies  renouvelables  à  Ouargla‐Hassi  Messaoud‐ Ghardaïa,  énergie  à  Oran‐Mostaganem‐Sidi  Bel  Abbès,  énergies  renouvelables à Médéa‐Boughzoul‐Laghouat (Focus 2)  Investisseurs  étrangers  non  soumis  à  l’IR  dans  le  secteur  des  hydrocarbures ;  activités  « aval »  exonérées  de  TVA  et  de  droits  de  douane ; activités minières exonérées de TAP, de TVA sur les biens  acquis  ou  importés,  de  droits  de  douane  sur  les  équipements  et  de  tout impôt excepté l’IBS minier (Focus 1)  Contacts  Ministère de lʹénergie et des mines : www.mem‐algeria.org  
  32. 32. La carte des investissements en Méditerranée       30   Pétrochimie et engrais Enjeux /  Objectifs  Encouragé  par  la  forte  demande  aussi  bien  nationale  qu’internationale  et  par  le  caractère  structurant  de  cette  industrie  (liens avec les secteurs du plastique, des matériaux de construction,  des  fibres  textiles,  automobile,  etc.),  le  gouvernement  algérien  souhaite exploiter les importantes ressources gazières du pays pour  développer  l’aval  de  la  pétrochimie,  et  notamment  les  produits  plastiques,  les  résines,  les  élastomères  et  autres  fibres  pouvant  contribuer  à  la  relance  de  l’industrie  textile.  Les  ressources  en  gaz  devront  également  permettre  à  l’Algérie  de  se  spécialiser  dans  la  production et l’exportation d’urée. La demande croissante d’engrais à  l’échelle  mondiale  (recherche  d’une  plus  grande  productivité  agricole) incite quant à elle le pays à exploiter davantage ses vastes  réserves de phosphates situées dans le Djebel Onk, et largement sous  exploitées (1,5 millions de tonnes/an pour des réserves de 2 milliards  de  tonnes).  Une  filière  allant  de  l’extraction  du  minerai  à  la  production de fertilisants, en passant par la transformation en acide  phosphorique est en cours de structuration.  Opportu‐ nités  Production de plastiques, résines, élastomères et autres fibres textiles ;  Production  et  exportation  d’urée  (PPP  étranger) ;  Extraction  de  phosphate,  transformation  en  acide  phosphorique  et  production  de  fertilisants (PPP national et/ou étranger)  Acteurs /  Cibles  Ouverture  de  sites  de  production  par  des  groupes  étrangers  en  partenariat  avec  des  entreprises  locales  (Sonatrach  pour  l’ammoniaque,  l’urée  et  les  engrais,  Petroser  pour  les  lubrifiants)  :  l’omanais  Suhail  Bahwan  Group  Holding,  l’égyptien  Orascom,  l’espagnol El Bahia Fertilizers, le britannique BP  Locali‐ sation  Alger,  Arzew,  Oran,  Constantine,  Annaba,  Skikda,  Médéa,  Boughzoul, Laghouat, Ouargla, Hassi Messaoud, Ghardaïa  Dispositifs /  Projets  Projets  de  pôles  de  compétitivités  à  Ouargla‐Hassi  Messaoud‐ Ghardaïa et Constantine‐Annaba‐Skikda pour la pétrochimie  Activités « aval » des hydrocarbures exonérées de TVA et de droits de  douane (Focus 1)  Contacts  Ministère de lʹénergie et des mines : www.mem‐algeria.org 
  33. 33. La carte des investissements en Méditerranée       31      Métallurgie, sidérurgie et matériaux de construction Enjeux /  Objectifs  Les  grands  chantiers  de  construction  lancés  dans  le  pays  et  à  l’étranger  contribuent,  à  travers  la  demande  qu’ils  génèrent,  à  la  croissance  rapide  du  secteur  algérien  de  la  métallurgie,  de  la  sidérurgie  et  des  matériaux  de  construction.  Les  entreprises  métallurgiques  interviennent  en  tant  que  sous‐traitantes  ou  cotraitantes  pour  la  réalisation  des  équipements  de  charpente,  de  chaudronnerie  et  de  mécanique  lourde.  De  son  côté,  l’industrie  des  matériaux  de  construction  contribue  à  16,4%  de  l’emploi  manufacturier et 11% de la valeur ajoutée. Compte tenu de la qualité  du  ciment  et  de  sa  compétitivité‐prix,  le  gouvernement  entend  développer  la  production  et  les  exportations  en  optimisant  les  procédés,  diversifiant  les  produits  et  prolongeant  les  filières  locales  vers  l’aval.  La  filière  sidérurgique  bénéficie  quant  à  elle  de  l’utilisation croissante d’éponges de fer dans l’aciérie ainsi que de la  tendance  haussière  de  l’acier,  tirée  par  les  grands  pays  en  voie  de  développement (Chine, Inde, Brésil). Compte tenu de la possibilité de  produire de l’aluminium par électrolyse avec des procédés intensifs  en énergie, le gouvernement encourage également le développement  de  cette  filière.  Il  sollicite  l’investissement  étranger  dans  tout  le  secteur, notamment pour fournir l’ingénierie scientifique manquante.  Opportu‐ nités  Réalisation  d’équipements  de  charpente,  de  chaudronnerie  et  de  mécanique lourde ; Production et exportation d’aluminium, de zinc,  de  plâtre  et  de  ciment  (y  compris  des  nouvelles  gammes  :  ciment  blanc, ciment prise mer, ciment à prise rapide)  Acteurs /  Cibles  Forte présence du géant indien Arcelor Mittal, mais aussi de groupes  tunisiens  (Loukil,  Tunisie  Profilés  Aluminium),  saoudiens  (CPHC),  émiratis (Alumco LLC), égyptiens (Al Ezz, Orascom), etc.  Locali‐ sation  Alger, Oran, Jijel, Arzew, Constantine, Annaba, Skikda  Dispositifs /  Projets  Projet  de  pôle  de  compétitivité  de  Constantine‐Annaba‐Skikda  couvrant la métallurgie mécanique  Projet de port en eaux profondes à Cap Djinet, relié à une ZI de 5 000  ha (complexe aluminier, complexe sidérurgique intégré, etc.)  Contacts  Ministère  de  l’industrie  et  de  la  promotion  des  investissements  :  www.mipi.dz  Agence  nationale  de  développement  de  l’investissement  :  www.andi.dz 
  34. 34. La carte des investissements en Méditerranée       32   Agriculture, agro-alimentaire et pêche Enjeux /  Objectifs  Par manque d’investissement, l’Algérie avait pris un important retard  dans le secteur agricole. Doté d’un budget de 350 milliards de dinars  algériens (3,8 milliards d’euros), le Plan national de développement  agricole et rural vise à réduire la dépendance du pays vis‐à‐vis des  importations.  Grâce  à  l’augmentation  des  surfaces  agricoles  et  l’amélioration  des  rendements,  il  a  permis  la  création  de  nombreux  emplois  et  une  croissance  annuelle  moyenne  de  6%.  Mais  le  gouvernement n’entend pas s’arrêter là et a adopté, en 2008, une loi  sur l’orientation agricole qui cible une croissance de 8% d’ici 2013.Elle  prévoit  des  mesures  pour  recentrer  et  rationaliser  l’agriculture  en  créant  des  synergies  avec  le  secteur  agro‐alimentaire.  La  pêche  et  l’aquaculture bénéficient d’un plan similaire, doté d’un budget de 4,9  milliards de dinars (53 millions d’euros).  Oppor‐ tunités  Production  de  céréales,  lait,  pommes  de  terre,  viandes  blanches  et  ovines  (marché  domestique),  vin,  huile  d’olives  (exportation) ;  Transformation  et  conditionnement  ;  Acquisition  et  réparation  d’équipements de pêche ; Soutien à la production halieutique (chaîne  du froid, transformation, distribution) ; Aquaculture  Acteurs /  Cibles  Ouverture de filiales commerciales par l’américain Cargill, le danois  Arla Foods, etc. et de sites de production par l’émirati EIIC, le français  Lactalis, le suisse Nestlé, le néerlandais Heineken, le saoudien Savola,  le français Danone, etc.  Locali‐ sation  Alger, Sidi Abdellah, Bouinan, Oran, Constantine, Sétif, Bejaia, Bordj  Bou  Arréridj,  M’sila,  Médéa,  Boughzoul,  Laghouat,  Blida,  Tiaret,  Réghaïa  Dispositifs /  Projets  10 milliards d’euros d’aides à l’agriculture prévues entre 2010 et 2014  Projets  de  10  pôles  agricoles  intégrés  ainsi  que  de  pôles  de  compétitivité  autour  de  l’agriculture  et  de  l’alimentation  à  Médéa‐ Boughzoul‐Laghouat  et  autour  des  biotechnologies  alimentaires  à  Alger‐Sidi Abdellah‐Bouinan et Sétif‐Bejaia‐Bordj Bou Arréridj‐M’sila  Programmes  d’intensification  de  la  production  dans  10  filières  agricoles (1 050 communes et 464 daïras concernées)  Projet de concession des terres agricoles du domaine privé de l’Etat  Avantages fiscaux et facilités dʹaccès au crédit (agriculture et pêche)  Contacts  Ministère de lʹagriculture et du développement rural : www.minagri‐ algeria.org / Chambre nationale de l’agriculture / Chambre nationale  de la pêche et de l’aquaculture : www.chambrespeche‐dz.com 
  35. 35. La carte des investissements en Méditerranée       33      Médicaments, soins vétérinaires et médicaux Enjeux /  Objectifs  Marquée par une faible croissance entre 1999 et 2005 (2‐3% par an),  l’industrie pharmaceutique algérienne peine à satisfaire la demande  nationale. Sur une nomenclature d’environ 1400 médicaments, seuls  310 sont produits dans le pays. En 2004, les importations s’élevaient à  928 millions de dollars. Elles ont atteint 1,3 milliards en 2006. Afin de  mettre un coup d’arrêt à cette dépendance croissante et de capturer  une plus grande part de la valeur du produit final, l’Algérie cherche à  élargir  sa  gamme  de  production  et  remonter  les  filières  jusqu’à  la  production  des  inputs  essentiels  (excipients,  principes  actifs).  Lʹobjectif est de couvrir 65 % des besoins en médicaments, avec une  priorité  au  développement  des  génériques.  L’entreprise  nationale  Saïdal est considérée comme le pilier de cette industrie. Il est envisagé  d’ouvrir son capital aux entreprises algériennes afin de développer la  capacité  de  R&D  et  de  développement  de  produits.  Pour  l’heure,  Saïdal noue des partenariats avec des groupes internationaux pour le  développement et la production de nouveaux médicaments.  Opportu‐ nités  Fabrication, conditionnement, importation en gros et distribution en  gros et au détail de médicaments ; Traitements vétérinaires ; Matériel  médical  Acteurs /  Cibles  Nombreux  groupes  étrangers  ayant  ouvert,  souvent  en  partenariat  avec Saidal : une filiale commerciale (le français Hartmann), un site de  production  (l’américain  Pfizer,  le  saoudien  Astra,  le  britannique  GlaxoSmithKline, le danois Novo Nordisk, les français Pierre Fabre,  l’italien Chiesi, l’espagnol Iberal Spa, le jordanien Al Dar Al Arabia)  ou un laboratoire de recherche et d’analyse (l’espagnole Asac Pharma,  le Tunisien Medis, le français Mérieux)  Locali‐ sation  Alger,  Sidi  Abdellah,  Bouinan,  Oran,  Mostaganem,  Sidi  Bel  Abbès,  Constantine,  Annaba,  Skikda,  Médéa,  Boughzoul,  Laghouat,  Tizi  Ouzou  Dispositifs /  Projets  Zone industrielle à Sidi Abdellah (Focus 2)  Projets de pôles de compétitivité couvrant l’industrie pharmaceutique  à  Médéa‐Boughzoul‐Laghouat  et  la  chimie  organique  à  Oran‐ Mostaganem‐Sidi Bel Abbès  Contacts  Ministère de la santé, de la population et de la réforme hospitalière :  www.sante.gov.dz  ANDI : www.andi.dz 
  36. 36. La carte des investissements en Méditerranée       34   Industrie électrique et électronique Enjeux /  Objectifs  Face à l’ampleur de la demande intérieure, le gouvernement algérien  cherche  à  développer  les  industries  électriques  et  électroniques  (actuellement  limitées  aux  activités  de  montage  de  collections  importées) à travers l’innovation, la diversification des produits et la  remontée des filières. Pour cela, il entend positionner le pays dans le  processus  de  délocalisation  des  entreprises  européennes.  Dans  l’industrie  électrique,  le  recours  au  partenariat  favoriserait  la  remontée  de  la  filière.  Dans  l’électronique  professionnelle,  l’Algérie  pourrait  tirer  parti  de  son  Accord  dʹassociation  avec  l’Union  européenne pour s’affirmer comme base régionale pour la production  de certains produits et composants destinés au marché européen, en  partenariat  avec  les  entreprises  asiatiques.  L’Etat  encourage  également le développement de l’électronique de spécialité.  Opportu‐ nités  Production  et  exportation  de  câbles  électriques,  de  composants  électroniques et d’électroménager ; Electronique de spécialité (pièces  détachées pour les industries automobile, aéronautique et militaire) ;  Développement de panneaux solaires et de centrales électriques   Acteurs /  Cibles   Groupes  internationaux  développant  essentiellement  des  activités  commerciales  (le  coréen  LG  Electronics,  le  néerlandais  Philips,  le  français Fact) mais parfois aussi la production (l’égyptien El Sewedy  Cables, l’émirati Electrocab Emarat, le coréen Samsung)  Locali‐ sation  Alger, Sidi Abdellah, Bouinan, Cheraga, Aïn Defla, Sétif  Dispositifs /  Projets  Etat offrant des sites dédiés aux investissements locaux et étrangers  dans les industries électroniques  Projet de technopôle dédié à l’électronique à Sidi Bel Abbès (Focus 2)  Contacts  Ministère  de  l’industrie  et  de  la  promotion  des  investissements  :  www.mipi.dz  ANDI : www.andi.dz 
  37. 37. La carte des investissements en Méditerranée       35      Technologies de l’information et de la communication (TIC) Enjeux /  Objectifs  L’Algérie  constitue  le  plus  gros  marché  des  TIC  de  l’espace  euro‐ méditerranéen.  L’essor  du  secteur  est  soutenu  par  le  Programme  complémentaire de soutien à la croissance 2005‐2009, qui a consacré  un investissement de 50 milliards dinars (4,9 milliards d’euros) à la  réalisation des objectifs suivants : 12 millions de lignes de téléphonie  mobile,  3  millions  de  lignes  fixes  supplémentaires,  3  millions  d’ordinateurs  pour  l’équipement  des  établissements  éducatifs,  banques,  collectivités,  administrations  et  foyers.  Libéralisé  au  début  des  années  2000,  le  secteur  des  TIC  a  vu  affluer  les  opérateurs  étrangers. Ayant dans un premier temps mis l’accent sur la diffusion  des  TIC  à  l’intérieur  de  la  société,  reconnue  comme  un  facteur  déterminant  pour  la  compétitivité  de  l’Algérie  à  l’échelle  internationale,  le  gouvernement  souhaite  maintenant  développer  la  production de services TIC.  Opportu‐ nités  Construction  et  exploitation  de  réseaux  de  télécommunication  (mobile, fixe, Internet, WiMax, etc.) ; Développement de services TIC  Acteurs /  Cibles  Grands  acteurs  nationaux  (Algérie  Télécoms,  EEPAD)  s’associant  à  des  groupes  étrangers  pour  développer  les  réseaux  et  services  Internet  (le  canadien  Galaxia  Télécom  pour  le  WiMax,  le  français  Neuf  Télécom  pour  la  téléphonie  IP,  Korea Telecom pour l’Internet  haut débit) ; Octroi de licences téléphoniques aux égyptiens Orascom  et Egypt Telecom, au koweitien Watanya, etc. ; Implantation de SSII  française (PhoneControl), américaine (Novell), tunisienne (Discovery  Informatique)   Locali‐ sation  Alger, Sidi Abdellah, Bouinan  Dispositifs /  Projets  Projets de technopôle dédié aux TIC (Focus 2) et de Cyber Parc à Sidi  Abdellah (Focus 3) préfigurant le futur pôle de compétitivité pour les  technologies avancées et les TIC d’Alger‐Sidi Abdellah‐Bouinan  Mise en place de 40 académies de formation aux TIC en partenariat  avec Cisco System  Contacts  Ministère de la poste et des TIC : www.mptic.dz  ANDI : www.andi.dz 
  38. 38. La carte des investissements en Méditerranée       36     Focus  3.  e‐Algérie  2013,  un  programme  ambitieux  visant  à  faire  de  l’Algérie  une  société du savoir  Conscient du retard de l’Algérie en matière de TIC, le gouvernement met en œuvre  des moyens importants en vue d’en généraliser l’utilisation. Compte tenu du caractère  stratégique  des  TIC  pour  le  positionnement  à  l’international  de  toute  filière,  il  ambitionne de faire évoluer le pays vers une société du savoir et de la connaissance.   Lancée en 2004, l’opération Ousratic, qui avait pour objectif « un PC par famille », a  suscité  un  réel  intérêt  au  sein  de  la  population  mais  n’a  pas  rencontré  le  succès  escompté  du  fait  du  prix  des  crédits  d’achat  et  de  la  lenteur  des  banques  à  les  accorder.   Multisectoriel, le programme e‐Algérie 2013 vise à renforcer l’utilisation des TIC dans  l’ensemble de la société : dans l’administration publique, parmi les entreprises, ainsi  que  chez  les  ménages  et  les  TPE.  A  terme,  il  cible  le  développement  intensif  de  l’industrie  algérienne  des  TIC.  Dans  cette  perspective,  il  est  prévu  de  réaliser  une  infrastructure  de  télécommunications  haut  et  très  haut  débit  sur  l’ensemble  du  territoire,  de  développer  la  formation  et  les  compétences  humaines,  de  renforcer  la  R&D et l’innovation, etc.   Des  objectifs  spécifiques  ainsi  que  les  actions  à  mener  entre  2009  et  2013  ont  été  définis  pour  chaque  catégorie  sociale,  institutionnelle  ou  professionnelle.  Dans  l’administration  publique,  les  mesures  concernent  :  le  parachèvement  des  infrastructures informatiques ; la mise en place de systèmes d’information intégrés ; le  déploiement d’applications sectorielles ; l’accroissement des compétences humaines ;  le développement de services en ligne. Dans l’industrie, la généralisation des TIC doit  permettre la reconfiguration des processus et le développement d’une offre de services  en ligne. Au niveau des ménages, e‐Algérie 2013 donne une nouvelle impulsion : à  l’opération  Ousratic,  en  octroyant  des  micro‐ordinateurs  individuels  et  lignes  haut  débit  et  en  offrant  des  formations  et  contenus  spécifiques  à  chaque  segment  de  la  population ;  à  l’accès  aux  TIC  dans  les  espaces  publics  (cybercafés,  bornes  multimédias, technoparcs, maisons de la science, etc.) ; à la généralisation de l’Internet.  Certains projets seront livrables dès 2010 : le Cyberparc de Sidi Abdellah, les plates‐ formes  d’e‐learning,  le  portail  e‐gouvernement,  l’Agence  de  gestion  du  domaine,  l’Agence  technique  de  soutien  et  l’Agence  de  certification  et  de  protection  des  données,  etc.  Ces  chantiers  ne  représentent  qu’une  partie  de  l’ambitieuse  politique  algérienne en matière d’innovation.  [Plus d’informations sur le site du Ministère de la poste et des TIC : www.mptic.dz] 
  39. 39. La carte des investissements en Méditerranée       37      Industrie automobile et mécanique Enjeux /  Objectifs  Longtemps  composées  de  grands  groupes  intégrés,  les  industries  mécaniques  s’orientent  vers  les  activités  de  sous‐traitance  pour  gagner  en  flexibilité  et  en  compétitivité.  Malgré  l’important  marché  domestique  (3  millions  de  véhicules  fin  2004),  l’Algérie  accuse  un  certain retard dans le secteur automobile par rapport à ses voisins en  raison d’un manque de qualifications et du faible développement des  réseaux  de  fournisseurs  et  d’équipementiers.  Le  gouvernement  entend  néanmoins  positionner  l’Algérie  comme  équipementier  des  grands  constructeurs.  Il  cherche  pour  cela  à  renforcer  les  réseaux  locaux de sous‐traitants (câbles, faisceaux de câbles, etc.) et encourage  l’implantation  d’équipementiers  et  de  constructeurs  de  stature  mondiale afin de développer l’assemblage et de pérenniser le marché.  En  cours  de  restructuration,  la  Société  nationale  des  véhicules  industriels  va  se  spécialiser  dans  la  production  de  poids  lourds  (autocars, autobus à grande capacité, camions et tracteurs routiers) et  nouer  des  partenariats  avec  de  grands  constructeurs  privés  pour  asseoir  son  activité  d’assemblage.  Une  usine  de  construction  de  wagons,  en  partenariat  avec  l’Iran,  est  également  en  projet.  Encouragées  par  le  programme  de  développement  de  la  pêche,  la  construction  et  la  réparation  navales  présentent  des  perspectives  prometteuses.  Opportu‐ nités  Distribution  de  véhicules  de  marques  étrangères ;  Production  de  câbles,  faisceaux  de  câbles,  etc. ;  Assemblage  automobile  ;  Construction et réparation navale  Acteurs /  Cibles  Implantation  de  groupes  étrangers  à  travers  :  des  filiales  commerciales  (le  chinois  JAC,  l’égyptien  GB  Auto) ;  des  usines  d’assemblage (le chinois Zonda, le brésilien Randon, le français BTK,  Iran Khodro) montées en partenariat avec des entreprises algériennes  (Fandi  Motors,  Cévital,  Famoval,  SNVI) ;  des  chantiers  de  construction et de réparation navale (l’espagnol Aresa, etc.)  Locali‐ sation  Alger, Cap Djinet, Constantine, Annaba, Skikda, Mohammadia, Tiaret  Dispositifs /  Projets  Projet  de  zone  industrielle  dédiée  à  la  mécanique  à  Constantine  préfigurant  le  futur  pôle  de  compétitivité  pour  la  métallurgie  mécanique à Constantine‐Annaba‐Skikda (Focus 2)  Contacts  Ministère  de  l’industrie  et  de  la  promotion  des  investissements  :  www.mipi.dz  ANDI : www.andi.dz 
  40. 40. La carte des investissements en Méditerranée       38   Tourisme Enjeux /  Objectifs  Dotée  d’un  fort  potentiel,  quasiment  inexploité,  l’Algérie  souhaite  développer son offre touristique, notamment balnéaire et saharienne.  7 pôles et une vingtaine de villages touristiques d’excellence ont été  identifiés  au  regard  de  leurs  spécificités  et  potentiels  d’attractivité.  Les promoteurs‐développeurs sont encouragés à y créer des hôtels et  équipements  touristiques.  Sont  également  ciblés,  les  investisseurs  nationaux  et  internationaux,  ainsi  que  les  tour‐opérateurs.  Sur  la  période 2008‐2015, un investissement de 2,5 milliards de dollars doit  permettre  de  réaliser  75 000  lits.  Le  gouvernement  va  s’employer  à  lever  les  obstacles  au  développement  du  tourisme  saharien  dans  le  sud (foncier notamment). Un plan prévoyant la formation aux métiers  du tourisme de 95 000 personnes d’ici 2015 et 150 000 d’ici 2025 fera  appel  aux  compétences  internationales.  L’Algérie  espère  ainsi  accueillir 2,5 millions de touristes d’ici 2015, créer de 1,5 à 2 milliards  de dollars de recettes et 400.000 emplois directs et indirects.  Opportu‐ nités  Equipements  de  tourisme  balnéaire,  saharien,  urbain  d’affaires,  de  soins, culturel, de niche (golfe, raid, etc.) ; Rachat, développement et  gestion  d’hôtels  et  équipements ;  Formation ;  Tours  organisés ;  Promotion  Acteurs /  Cibles  Investisseurs  émiratis  (EIIC),  saoudiens  (Salmoc),  etc. ;  Promoteurs‐ développeurs  français  (Star  Invest  et  Accor),  etc. ;  Spécialistes  de  la  gestion  hôtelière  (l’américain  Starwood)  et  de  la  restauration  (le  français Quick, le libanais Food & Beverage International)  Locali‐ sation  7 pôles touristiques : Nord‐est (Annaba, Tarf, Skikda, Guelma, Souk  Ahras, Tébessa), Nord‐centre (Alger, Tipasa, Boumerdès, Blida, Chlef,  Ain  Defla,  Médéa,  Bouira,  Tizi  Ouzou,  Bejaia),  Nord‐ouest  (Mostaganem,  Oran,  Ain  Temouchent,  Tlemcen,  Mascara,  Sidi  Bel  Abbés et Relizane), Sud‐est (Ghardaïa, Biskra, El Oued, Menéa), Sud‐ ouest  (Adrar,  Timmimoun  et  Bechar),  Grand  sud‐Tassili  N’Ajjer  (Illizi, Djanet), Grand sud‐Ahaggar (Tamanrasset)  Dispositifs /  Projets  Vente d’hôtels auparavant détenus par l’Etat (www.mipi.dz)  Appui financier et incitation à l’investissement (notamment dans les  Hauts Plateaux et le Sud, et pour les projets sahariens et de soins)  Plan  qualité  tourisme  :  3  écoles  modernisées,  2  nouvelles,  7  établissements de formation professionnelle aux métiers du tourisme  Contacts  Ministère  de  l’industrie  et  de  la  promotion  des  investissements  :  www.mipi.dz  Office national du tourisme : www.ont‐dz.org 

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