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La carte des investissements en Méditerranée
 

La carte des investissements en Méditerranée

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Ce guide est la première étape d’un travail de recensement et de géolocalisation de l’activité économique en Méditerranée, mis en place par le programme Invest in Med pour aider les pays à ...

Ce guide est la première étape d’un travail de recensement et de géolocalisation de l’activité économique en Méditerranée, mis en place par le programme Invest in Med pour aider les pays à mieux se connaître et se comparer.
Mais l’objectif est surtout de fournir aux investisseurs, notamment étrangers, qui ciblent 9 des pays sud-méditerranéens bénéficiaires du programme Invest in Med, un outil opérationnel pour les aider à répondre aux questions suivantes :

Quels sont les pays qui souhaitent favoriser le développement des entreprises de mon secteur ?
Quelles sont les régions dans lesquelles mes activités peuvent se développer ? Quelles sont les infrastructures, les zones d’activité industrielle ou économique auprès desquelles j’ai des chances de trouver mes partenaires, sous-traitants, concurrents ?
Quels sont les dispositifs incitatifs ou facilitateurs qui me concernent ? Qui contacter pour les activer?
Les utilisateurs de ce guide ont le choix entre 3 portes d’entrée pour accéder à l’information : un jeu de 3 cartes légendées par pays (ressources, industrie, services), qui offrent une vision des principaux secteurs d’activité développés, ainsi que des infrastructures et zones aménagées sur lesquelles se polarise le développement économique ; pour chaque pays, un jeu de fiches synthétiques sur la stratégie industrielle et la position vis-à-vis des investisseurs étrangers ; pour 15 grands secteurs dont le développement est jugé prioritaire par les pays Med, la liste des pays dans lesquels chacun de ces secteurs est présent et, pour chaque pays, une fiche sur les enjeux, opportunités, dispositifs et contacts pour ce secteur.

Auteurs : Jeanne Lapujade (chef de projet) et Emmanuel Noutary, avec la contribution de Pierre Henry, Samir Abdelkrim (cartographie, géolocalisation des zones et acteurs économiques en Méditerranée), Bénédict de Saint Laurent, Zoé Luçon / ANIMA : www.anima.coop

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    La carte des investissements en Méditerranée La carte des investissements en Méditerranée Presentation Transcript

    • ETUDE N° 7 / Janvier 2010 La carte des investissements en Méditerranée Guide sectoriel des politiques publiques pour l’investissement en Méditerranée InvestirenMéditerranée
    •      La carte des investissements en Méditerranée Guide sectoriel des politiques publiques pour l’investissement en Méditerranée E t u d e N ° 7 J a n v i e r 2 0 1 0 A N I M A I n v e s t m e n t N e t w o r k
    • La carte des investissements en Méditerranée       1      Références Ce guide a été préparé par l’équipe ANIMA dans le cadre du programme  Invest  in  Med.  Ce  programme  est  cofinancé  à  75%  par  la  Commission  européenne par le bais d’un contrat de subvention. Le programme concerne  27  pays  de  l’Union  européenne  et  9  pays  partenaires  méditerranéens  (Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Autorité Palestinienne, Syrie  et Tunisie), ainsi que certains pays candidats (Turquie, Croatie). Il s’inscrit  dans le cadre de la politique européenne de voisinage  Invest in Med a pour ambition d’accroître le volume et la qualité des flux  d’investissements  (particulièrement  en  provenance  d’Europe),  des  partenariats  euro‐méditerranéens  entre  entreprises  des  deux  rives,  et  du  commerce  en  Méditerranée  afin  de  contribuer  au  développement  économique durable de la région.  Le contenu de ce document relève de la seule responsabilité du consortium  MedAlliance et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant les vues  de l’Union européenne.  ISBN  978‐2‐915719‐37‐6  EAN  9782915719376  ©  ANIMA‐Invest  in  Med  2009.  Reproduction  interdite  sans  autorisation  expresse.  Tous  droits  réservés.   Auteurs  La  réalisation  de  ce  guide  a  été  dirigée  par  Emmanuel  Noutary  et  coordonnée par Jeanne Lapujade.  Autres  contributeurs : Samir Abdelkrim,  Pierre Henry, Zoé Luçon et Bénédict de Saint‐Laurent (ANIMA).    Cartes réalisées avec Open Carto ‐ ICIA Technologies (et Google Maps)   Les  diverses  Agences  de  Promotion  de  l’Investissement  (API)  de  la  région  MED  et  les  partenaires  d’Invest  in  Med  ont  fourni  certaines  informations (cf. références des divers sites web et bibliographie).   ANIMA  et  tous  les  partenaires  impliqués  ne  peuvent  être  tenus  responsables des données fournies. Toute erreur ou imprécision devrait être  signalée  à  info@anima.coop.  ANIMA  est  intéressé  par  vos  commentaires,  compléments d’information et mises à jour. 
    • La carte des investissements en Méditerranée       2   Acronymes  ANIMA  :  Réseau  Euro‐Méditerranéen  d’Agences  de  Promotion  de  l’Investissement   BPO  (Business  Process  Outsourcing) :  Externalisation  des  processus  « métiers »   IBS : Impôt sur les bénéfices   IDE : Investissement Direct Etranger    MED ou MED‐9 : Ensemble de 9 pays partenaires de l’Union Européenne  : Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Autorité Palestinienne,  Syrie, Tunisie   MIPO : Mediterranean Investment Project Observatory   MMM : Métiers mondiaux du Maroc   OMC : Organisation Mondiale du Commerce   PIB : Produit Intérieur Brut   PME : Petites et moyennes entreprises   R&D : Recherche et Développement   SSII : Société de Services Informatiques    TAP : Taxe sur l’activité professionnelle   TIC : Technologies de l’Information et de la Communication   TPE : Très petites entreprises   TVA : Taxe sur la valeur ajoutée   UE  :  Union  Européenne  (on  distingue  souvent  UE‐15,  ou  anciens  membres, UE‐10, ou nouveaux membres et UE‐25)   ZI : Zone industrielle 
    • La carte des investissements en Méditerranée       3      Table des matières 1.  Guider les investisseurs en Méditerranée ................................. 8  Cartographier les secteurs et zones d’activité .............................................. 8  Offrir un accès rapide à une information opérationnelle ............................ 8  Vers un atlas économique de la Méditerranée ............................................. 9  Offrir des outils dynamiques et interactifs .............................................................10  Une base de connaissance mutualisée entre les opérateurs .................................10  2.  Positionnement des secteurs d’activité en Méditerranée ....... 12  Panorama des secteurs d’activité prioritaires ............................................... 12  Les pistes d’un positionnement international pour la Méditerranée ........ 14  Les besoins sont encore importants, les opportunités toujours nombreuses ....14  Quelques chaînes de valeur s’ancrent en Méditerranée .......................................15  3.  Algérie .............................................................................................. 20  Cadrage économique ....................................................................................... 20  Une modernisation des infrastructures, indispensable à la relance de  l’économie nationale ...................................................................................................20  La politique d’attraction des IDE : une position ambivalente .............................23  Mapping stratégique / 1. Ressources ............................................................. 26  Mapping stratégique / 2. Industrie ................................................................. 27  Mapping stratégique / 3. Services .................................................................. 28  Secteurs stratégiques ........................................................................................ 29  Hydrocarbures, énergie et mines .............................................................................29  Pétrochimie et engrais ................................................................................................30  Métallurgie, sidérurgie et matériaux de construction ..........................................31  Agriculture, agro‐alimentaire et pêche ...................................................................32  Médicaments, soins vétérinaires et médicaux ........................................................33  Industrie électrique et électronique .........................................................................34  Technologies de l’information et de la communication (TIC) .............................35  Industrie automobile et mécanique .........................................................................37  Tourisme ......................................................................................................................38  Aménagement et habitat ............................................................................................39  Transports ....................................................................................................................40   
    • La carte des investissements en Méditerranée       4   4.  Autorité palestinienne .................................................................. 42  Cadrage économique ....................................................................................... 42  Un fort potentiel de développement économique, encore exploité ....................42  Un cadre règlementaire protecteur et incitatif pour stimuler  l’investissement étranger ...........................................................................................45  Mapping stratégique / 1. Ressources ............................................................. 48  Mapping stratégique / 2. Industrie ................................................................. 49  Mapping stratégique / 3. Services .................................................................. 50  Secteurs stratégiques ........................................................................................ 51  Technologies de l’information et de la communication (TIC) .............................51  Industries chimique, plastique et pharmaceutique ...............................................52  Textile et habillement .................................................................................................53  Marbre et pierres .........................................................................................................54  Agriculture ...................................................................................................................55  Industrie agro‐alimentaire .........................................................................................56  Tourisme ......................................................................................................................57  Bâtiment et travaux publics (BTP) ...........................................................................58  Education et santé .......................................................................................................59  5.  Egypte ............................................................................................... 60  Cadrage économique ....................................................................................... 60  Une économie qui s’oriente vers des activités à valeur ajoutée élevée et fort  potentiel de développement à l’export....................................................................60  Des IDE pour financer les infrastructures et stimuler les exportations .............63  Mapping stratégique / 1. Ressources ............................................................. 66  Mapping stratégique / 2. Industrie ................................................................. 67  Mapping stratégique / 3. Services .................................................................. 68  Secteurs stratégiques ........................................................................................ 69  Technologies de l’information et de la communication (TIC) .............................69  Médicaments et santé .................................................................................................70  Banque, assurance et autres services financiers .....................................................71  Textile, cuir et habillement ........................................................................................72  Agriculture et agro‐alimentaire ................................................................................73  Energie, eau et environnement .................................................................................74  Tourisme ......................................................................................................................75  Distribution ..................................................................................................................76  Transports et logistique .............................................................................................77 
    • La carte des investissements en Méditerranée       5      6.  Israël ................................................................................................. 78  Cadrage économique ....................................................................................... 78  Une puissance économique régionale qui mise sur l’innovation........................78  Un pays libéral qui pousse toujours plus l’ouverture économique ....................81  Mapping stratégique / 1. Ressources ............................................................. 84  Mapping stratégique / 2. Industrie ................................................................. 85  Mapping stratégique / 3. Services .................................................................. 86  Secteurs stratégiques ........................................................................................ 87  Technologies de l’information et de la communication (TIC) .............................87  Minéraux, chimie et engrais ......................................................................................88  Sciences de la vie .........................................................................................................89  Industrie automobile ..................................................................................................90  Eau, énergie et environnement .................................................................................91  Agriculture, irrigation et agro‐technologies ...........................................................92  Tourisme ......................................................................................................................93  7.  Jordanie ............................................................................................ 94  Cadrage économique ....................................................................................... 94  Un petit pays qui mise sur les industries à l’export et l’économie de la  connaissance ................................................................................................................94  Des réformes continues pour encourager l’investissement étranger .................97  Mapping stratégique / 1. Ressources ............................................................. 100  Mapping stratégique / 2. Industrie ................................................................. 101  Mapping stratégique / 3. Services .................................................................. 102  Secteurs stratégiques ........................................................................................ 103  Agriculture et agro‐alimentaire ................................................................................103  Minéraux, chimie et engrais ......................................................................................104  Santé et médicaments .................................................................................................105  Technologies de l’information et de la communication (TIC) .............................106  Textile et habillement .................................................................................................107  Immobilier et tourisme ..............................................................................................108  Energie, eau et environnement .................................................................................109  Transports et logistique .............................................................................................110 
    • La carte des investissements en Méditerranée       6   8.  Liban ................................................................................................. 112  Cadrage économique ....................................................................................... 112  Un pays qui s’oriente de plus en plus vers une économie de services pour  retrouver son titre de «Suisse du Moyen Orient» ..................................................112  L’appel du Liban à l’investissement des pays arabes et de la diaspora .............115  Mapping stratégique / 1. Ressources ............................................................. 118  Mapping stratégique / 2. Industrie ................................................................. 119  Mapping stratégique / 3. Services .................................................................. 120  Secteurs stratégiques ........................................................................................ 121  Irrigation, agriculture et agro‐alimentaire ..............................................................121  Technologies de l’information et de la communication (TIC) .............................122  Banque et finance ........................................................................................................123  BTP, transport et logistique .......................................................................................124  Energie et électricité ...................................................................................................125  Immobilier, tourisme et loisirs ..................................................................................126  9.  Maroc ................................................................................................ 128  Cadrage économique ....................................................................................... 128  Vers une économie diversifiée pour limiter la dépendance aux aléas  climatiques ...................................................................................................................128  Un pays historiquement ouvert aux opérateurs étrangers ..................................131  Mapping stratégique / 1. Ressources ............................................................. 134  Mapping stratégique / 2. Industrie ................................................................. 135  Mapping stratégique / 3. Services .................................................................. 136  Secteurs stratégiques ........................................................................................ 136  Offshoring /Nearshoring ...........................................................................................137  Industrie automobile ..................................................................................................139  Industrie aéronautique ...............................................................................................140  Industrie électronique ................................................................................................141  Agriculture, pêche et agro‐alimentaire ...................................................................142  Textile, cuir et habillement ........................................................................................143  Tourisme ......................................................................................................................144  Infrastructures, réseaux et BTP .................................................................................145  10.  Syrie .................................................................................................. 146  Cadrage économique ....................................................................................... 146  Une économie socialiste sur la voie de l’ouverture et de la libéralisation .........146 
    • La carte des investissements en Méditerranée       7      Un appel à l’investissement étranger pour moderniser l’industrie et attirer  des activités exportatrices ..........................................................................................148  Mapping stratégique / 1. Ressources ............................................................. 152  Mapping stratégique / 2. Industrie ................................................................. 153  Mapping stratégique / 3. Services .................................................................. 154  Secteurs stratégiques ........................................................................................ 155  Agriculture et irrigation .............................................................................................155  Industrie agro‐alimentaire .........................................................................................156  Industrie électrique, mécanique et métallique .......................................................157  Textile et habillement .................................................................................................158  Industries chimique et plastique ..............................................................................159  Immobilier, bâtiment et travaux publics (BTP) ......................................................160  Transports ....................................................................................................................161  Pétrole et énergie.........................................................................................................162  Technologies de l’information et de la communication (TIC) .............................163  Banque, assurance et autres services financiers .....................................................164  Tourisme ......................................................................................................................165  11.  Tunisie.............................................................................................. 166  Cadrage économique ....................................................................................... 166  Une montée en gamme de l’économie pour résister à la concurrence  internationale ...............................................................................................................166  Un ciblage des IDE à forte intensité technologique en vue d’accroître la  valeur ajoutée des exportations ................................................................................169  Mapping stratégique / 1. Ressources ............................................................. 172  Mapping stratégique / 2. Industrie ................................................................. 173  Mapping stratégique / 3. Services .................................................................. 174  Secteurs stratégiques ........................................................................................ 175  Industries mécaniques et électriques (IME) ............................................................175  Textile, cuir, habillement et chaussure ....................................................................176  Agriculture et agro‐alimentaire ................................................................................177  Technologies de l’information et de la communication (TIC) et  externalisation des processus (BPO) ........................................................................178  Industrie chimique et plastique ................................................................................179  Tourisme ......................................................................................................................180  Bâtiment et travaux publics (BTP) ...........................................................................181  12.  Bibliographie .................................................................................. 182 
    •   1. Guider les investisseurs en Méditerranée Cartographier les secteurs et zones d’activité L’objectif de ce guide est de fournir aux investisseurs nationaux, et surtout  étrangers,  qui  ciblent  9  des  pays  sud‐méditerranéens  bénéficiaires  du  programme Invest in Med, un outil opérationnel pour les aider à répondre  aux questions suivantes :   Quels  sont  les  pays  qui  souhaitent  favoriser  le  développement  des  entreprises de mon secteur ?   Quelles  sont  les  régions  dans  lesquelles  mes  activités  peuvent  se  développer ?  Quelles  sont  les  infrastructures,  les  zones  d’activité  industrielle  ou  économique  auprès  desquelles  j’ai  des  chances  de  trouver mes partenaires, sous‐traitants, concurrents ?   Quels sont les dispositifs incitatifs ou facilitateurs qui me concernent ?  Qui contacter pour les activer?   Ce guide propose  donc, pour chacun des 9 pays concernés1, un croisement  entre :   le contenu des politiques sectorielles et industrielles les plus récentes  mises en place par les Etats ;    et la géographie des zones de développement économiques existantes,  qu’elles  soient  structurées  (zone  franche,  parc  technologique,  zone  portuaire) ou non (zone industrielle développée sans intervention de la  force publique).  Offrir un accès rapide à une information opérationnelle Les utilisateurs de ce guide ont le choix entre 3 portes d’entrée pour accéder  à l’information :                                                                    1 Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Malte, Maroc, Autorité Palestinienne, Syrie,  Tunisie.  Ces  pays  sont  appellés  « pays  Med »  ou  « pays  méditerranéens »,  un  peu  abusivement, car ils ne sont pas les seuls pays riverains de la Méditerranée 
    • La carte des investissements en Méditerranée       9      1. Pour  chaque  pays,  3  cartes  légendées  en  quadrichromie  (ressources,  industrie,  services)  offrent  une  vision  immédiate  des  principaux  secteurs  d’activité  développés  (quels  secteurs,  dans  quelles  régions,  quelles  villes  du  pays)  et  des  infrastructures  et  zones aménagées sur  lesquelles  se  polarise  le  développement  économique  (zones  industrielles,  zones  économiques  spéciales,  pôles  technologiques,  clusters géographiques) ;  2. Pour chacun des 9 pays ciblés, un accès à un jeu de fiches synthétiques  indexées à partir de la Table des matières, page 3, informe sur :   la stratégie de développement économique du pays, ses ambitions et  outils ;   la position du pays vis‐à‐vis des investissements étrangers et le cadre  légal.  Pour  chaque  secteur  d’activité  prioritaire,  une  fiche  synthétique  présente  les  enjeux  dans  le  pays,  les  opportunités  de  développement  offertes aux entreprises et investisseurs, les principaux acteurs présents  ou ciblés, les lieux de concentration de l’activité, les dispositifs d’appui  spécifiques, ainsi que les adresses internet des organisations référentes ;  3. Pour 15 grands secteurs dont le développement est jugé prioritaire par  les pays Med, ou qui s’y sont de fait développés, sont fournies la liste  des  pays  dans  lesquels  chacun  de  ces  secteurs  est  présent  et  la  référence de la page à laquelle consulter la fiche présentant le secteur  dans  le  pays  concerné.  Le  tableau  synthétique  est  disponible  dans  le  Panorama des secteurs d’activité prioritaires, page 12.  Vers un atlas économique de la Méditerranée Cette  étude  s’appuie  sur  les  résultats  d’une  enquête  par  entretiens  menés  auprès  des  acteurs  clés  dans  la  définition  et  la  mise  en  œuvre  de  ces  politiques  d’investissement  :  ministères,  agences  de  promotion  des  investissements,  assemblées  des  chambres  de  commerce  et  d’industrie,  confédérations  d’entreprises,  investisseurs.  Un  atelier  « Marketing  Territorial », organisé à Amman (Jordanie) les 13 et 14 janvier 2010, a permis  de présenter et valider les résultats de cette étude, en présence des agences  de promotion des investissements, chambres de commerce et d’industrie et 
    • La carte des investissements en Méditerranée       10   fédérations d’entreprises de la Méditerranée, ainsi que d’entreprises privées  déjà actives dans la région ou y envisageant des projets d’investissement.  Offrir des outils dynamiques et interactifs Ce travail de recensement et de cartographie constitue une première étape  d’un  travail  entrepris  par  le  programme  Invest  in  Med  pour  offrir  aux  investisseurs des outils pratiques, en particulier des services d’information  et d’aide à la décision en vue de leur implantation en Méditerranée.  Ce  travail  de  géolocalisation  des  secteurs  et  des  sites  d’activité  en  Méditerranée vient en effet alimenter la base de données de l’observatoire  sur les investissements directs étrangers qu’ANIMA développe depuis 2003  (observatoire  MIPO)  et  met  à  disposition  d’Invest  in  Med  depuis  son  lancement en avril 2008.  Le  programme  prévoit  de  mettre  en  place  sur  son  site  web  un  Système  d’Information Géographique (SIG) qui permettra un affichage interactif des  pôles  d’activités  et  lieux  de  cristallisation  de  l’activité  sectorielle,  et  géolocalisera  la  plupart  des  projets  d’investissement  recensés  par  l’observatoire  MIPO  depuis  2003.  Chacun  de  ces  projets  d’investissement  sera qualifié par pays d’origine, secteur, montant investi, emplois créés, etc.  D’autres  cartes  économiques  imprimées  pourront  également  être  développées en fonction des besoins et des opportunités.  Une base de connaissance mutualisée entre les opérateurs Un tel système d’information ne peut avoir de la valeur que si un processus  de  mise  à jour en continu est mis en place. Il est évidemment souhaitable  qu’une organisation bénéficie à terme des ressources nécessaires pour mener  à  bien  ce  travail  de  capitalisation  et  de  mise  en  forme  de  l’information  économique en Méditerranée.   Un  outil  cartographique  de  l’activité  économique  est  en  effet  utile  pour  favoriser une meilleure connaissance mutuelle entre les pays Med. Mais il  est  surtout  nécessaire  pour  peser  sur  les  décisions  d’investissement  des  entreprises  dont  les  projets  sont  encore  mobiles.  La  capacité  de  la  région  Méditerranée  à  fournir  à  un  investisseur  de  l’information  à  jour,  de  façon  ergonomique et réactive, sera un atout capital pour influencer le choix de la  destination d’investissement. 
    • La carte des investissements en Méditerranée       11      Le  programme  Invest  in  Med  a  entrepris,  dans  le  cadre  de  3  sessions  de  formation de sa MedAcademy, au premier trimestre 2009, de mettre en place  un  réseau  d’acteurs  détenteurs  de  l’information  utile  pour  l’investisseur  ciblant les pays Med. Les réseaux de la MedAlliance2 ont en effet la capacité  d’offrir un tel service, en se répartissant sa mise à jour.  Figure  1.  Organisations  capables  de  fournir  une  information  opérationnelle  pour  l’investisseur (source ANIMA)  Information utile pour l’investisseur  Acteur légitime pour la mise à jour  Aides et services à l’implantation,  impôts et taxes, foncier, qualité de  vie  Administrations, agences de  promotion des investissements  Information sur marchés, secteurs,  leaders sectoriels et organisations  facilitatrices  Chambres de commerce et  d’industrie, fédérations  d’entreprises  Coûts des facteurs  Agences de promotion des  investissements, chambres de  commerce et d’industrie,  fédérations d’entreprises  Services collectifs, infrastructures,  transports  Agences de promotion des  investissements, administrations,  opérateurs publics et privés  L’atelier  « Marketing  Territorial »  des  13  et  14  janvier  2010  à  Amman  (Jordanie)  a  permis  d’avancer  sur  la  mise  en  œuvre  de  ce  réseau  opérationnel.                                                                    2  Consortium  en  charge  du  pilotage  du  programme  Invest  in  Med,  qui  réunit  les  réseaux  suivants :  ANIMA  Investment  Network,  ASCAME,  EUROCHAMBRES,  BusinessMed, ainsi que l’ONUDI, GTZ et l’EPA Euroméditerranée. 
    •   2. Positionnement des secteurs d’activité en Méditerranée Panorama des secteurs d’activité prioritaires Pour  une  sélection  de  15  grands  secteurs  (certains  sont  d’ailleurs  des  regroupements  de  secteurs  d’activité  relativement  proches),  le  tableau  suivant  permettra  d’accéder  rapidement  aux  fiches  synthétiques  des  pays  dans lesquels il est jugé stratégique.  Chacune de ces fiches présente :   les enjeux pour ce secteur dans le pays concerné ;    les opportunités d’affaires et d’investissement dans ce secteur ;   les principaux acteurs présents ou ciblés dans ce secteur ;   les lieux de cristallisation du développement du secteur ;   les dispositifs d’appui spécifiques pour les investisseurs ;   les adresses internet des organisations référentes sur le secteur.  Figure 2. Index des fiches secteur pour les pays méditerranéens  Secteur ciblé  Pays concernés  Agriculture, pêche et  agro‐alimentaire  Algérie p. 32 ; Autorité Palestinienne p. 55 et p.  56 ; Egypte p. 73 ; Israël p. 92 ; Jordanie p. 103 ;  Liban p. 121 ; Maroc p. 142 ; Syrie p. 155 et p.  156 ; Tunisie p. 177  Energie, eau et  environnement  Algérie p. 29 ; Egypte p. 74 ; Israël p. 91 ; Jordanie  p. 109 ; Liban p. 125 ; Syrie p. 162  Marbre et pierres  Autorité Palestinienne p. 54  Minéraux, chimie,  plasturgie et engrais  Algérie p. 30 ; Autorité Palestinienne p. 52 ; Israël  p. 88 ; Jordanie p. 104 ; Syrie p. 159 ; Tunisie p.  179 
    • La carte des investissements en Méditerranée       13      Secteur ciblé  Pays concernés  Sciences de la vie  Algérie p. 33 ; Autorité Palestinienne p. 59 ;  Egypte p. 70 ; Israël p. 89 ; Jordanie p. 105  Textile, cuir et  habillement  Autorité Palestinienne p. 53 ; Egypte p. 72 ;  Jordanie p. 107 ; Maroc p. 143 ; Syrie p. 158 ;  Tunisie p. 176  Technologies de  l’information et de la  communication (TIC)  et externalisation des  processus métiers  (BPO)  Algérie p. 35 ; Autorité Palestinienne p. 51 ;  Egypte p. 69 ; Israël p. 87 ; Jordanie p. 106 ; Liban  p. 122 ; Maroc p. 137; Syrie p. 163 ; Tunisie p. 178  Industries électrique et  électronique  Algérie p. 34 ; Maroc p. 141 ; Syrie p. 157 ;  Tunisie p. 175  Industries automobile  et mécanique  Algérie p. 37 ; Israël p. 90 ; Maroc p. 138 ; Tunisie  p. 175 ; Syrie p. 157  Industrie aéronautique  Maroc p. 140 ; Tunisie p. 175  Métallurgie et  sidérurgie  Algérie p. 35 ; Syrie p. 157  BTP, transports et  logistique  Algérie p. 40 ; Autorité Palestinienne p. 58 ;  Egypte p. 77 ; Jordanie p. 110 ; Liban p. 124 ;  Maroc p. 145 ; Syrie p. 160 et p. 161 ; Tunisie p.  181  Banque, assurance,  services financiers  Egypte p. 71 ; Liban p. 123 ; Syrie p. 164  Distribution  Egypte p. 76 ; Liban p. 126  Immobilier et tourisme  Algérie p. 37 et p. 39 ; Autorité Palestinienne p.  57 ; Egypte p. 72 ; Israël p. 93 ; Jordanie p. 108 ;  Liban p. 126 ; Maroc p. 144 ; Syrie p. 160 et p.  165 ; Tunisie p. 180 
    • La carte des investissements en Méditerranée       14   Les pistes d’un positionnement international pour la Méditerranée L’index  des  fiches  secteur  présenté  ci‐dessus  (Figure  2)  illustre  bien  les  enjeux auxquels fait face la région. D’une part, les pays méditerranéens sont  encore  une  destination  à  bas  coût  de  production,  et  à  ce  titre  attirent  un  certain nombre d’activités industrielles gourmandes en main d’œuvre ou en  énergie (cas de l’Algérie notamment). Par ailleurs, ces pays continuent leur  rattrapage  par  rapport  à  ceux  de  la  rive  nord,  notamment  en  matière  d’infrastructures  :  transports,  services  collectifs,  logements,  immobilier  de  bureaux.  Enfin,  on  voit  nettement  certaines  filières  se  développer  dans  chacun  des  pays  de  la  région,  et  cette  dernière  se  construire  de  fait  un  positionnement mondial sur un certain nombre de chaînes de valeur comme  l’agro‐alimentaire,  les  TIC,  le  textile,  le  tourisme  ou  d’autres  secteurs  d’avenir comme la santé ou la logistique.   Les besoins sont encore importants, les opportunités toujours nombreuses Le rattrapage continue sur les infrastructures  Les pays Med se sont engagés depuis plusieurs années dans des politiques  d’investissement  dans  les  infrastructures,  censées  faciliter  leur  essor  économique  :  mise  à  niveau  des  infrastructures  et  réseaux  de  transport,  création  de  zones  d’activité  et  parcs  technologiques,  développement  des  télécommunications,  etc.  Ces  investissements,  souvent  portés  par  les  pouvoirs  publics,  ont  également  été  l’occasion  de  privatisations  ou  de  concessions,  introduisant  ainsi  quelques  grands  opérateurs  internationaux  ou régionaux sur les marchés locaux, avec plus ou moins de réussite.   Ce  travail  de  mise à niveau  se poursuit. Dans les télécommunications par  exemple,  où  de  nombreuses  licences  ont  déjà  été  attribuées  entre  2002  et  2006 (près de 30 milliards d’euros investis en incluant la Turquie), 2 licences  ont été octroyées en 2009 en Jordanie et en Tunisie. Dans la logistique ou la  distribution,  un  saut  qualitatif  est  à  faire  et  les  investisseurs  européens  auraient  intérêt  à  prendre  position  sur  des  marchés  dans  lesquels  les  infrastructures  de  transport  domestiques  ont  bien  progressé  grâce  aux  investissements  publics,  les  marchés  locaux  sont  souvent  solvables,  et  la  demande  en  croissance  continue  même  dans  cette  période  de  récession 
    • La carte des investissements en Méditerranée       15      mondiale. Surtout, la plupart des pays sont en demande de projets dans le  domaine  de  gestion  de  l’eau,  du  traitement  des  déchets  et  du  développement du parc de logements, en particulier social.  Des destinations toujours compétitives   La Méditerranée n’a pas vocation à devenir l’usine du monde. Au contraire,  la diminution de la natalité, l’augmentation du nombre de jeunes diplômés  et les initiatives en faveur de l’éducation des populations dans les pays qui  souffrent  le  plus  d’illettrisme,  comme  le  Maroc,  peuvent  augurer  le  mouvement de convergence économique vers lequel tendent les deux côtés  de  la  Méditerranée.  La  région  a  donc  intérêt  à  se  positionner  sur  la  fourniture  d’activités  à  forte  valeur  ajoutée,  plutôt  que  de  se  battre  uniquement sur la réduction des coûts des facteurs.   Il  n’en  demeure  pas  moins  que  les  pays  Med  restent  compétitifs,  en  particulier  pour  des  entreprises  européennes  souhaitant  relocaliser  des  activités  productives  à  proximité  de  l’Europe,  pour  des  activités  à  forts  besoins énergétiques ou encore pour quelques activités nécessitant une main  d’œuvre  compétitive  et  souvent  spécialisée.  C’est  en  particulier  le  cas  en  Algérie  ou  en  Syrie,  qui  grâce  à  leur  production  propre  d’hydrocarbures  attirent les activités métallurgiques ou chimiques, fortement consommatrices  d’énergie.  La  chimie  se  développe  également  dans  les  pays  disposant  de  matières premières sur place, comme la Jordanie ou le Maroc, et les activités  minières en Jordanie, Israël ou dans les Territoires palestiniens.  Quelques chaînes de valeur s’ancrent en Méditerranée Les pays sud‐méditerranéens ont parfois du mal à se différencier les uns des  autres,  du  fait  de  tailles  de  marché  souvent  similaires  et  d’avantages  comparatifs équivalents. En revanche, dans un certain nombre de secteurs,  la  région  Méditerranée  affirme  un  positionnement  de  fait  par  rapport  aux  autres  régions  du  monde.  Considérés  prioritaires  par  chacun  des  pays,  le  développement  de  ces  secteurs  découle  logiquement  de  l’identité  et  de  la  position  géographique  de  la  Méditerranée :  agro‐alimentaire,  textile,  tourisme, logistique, en plus des TIC.  
    • La carte des investissements en Méditerranée       16   Agro‐alimentaire : de gros producteurs, des industriels et des technologies  Le sud de la Méditerranée dispose d’atouts importants pour briller dans le  secteur  de  l’agro‐alimentaire,  à  commencer  par  sa  bonne  réputation  culinaire, Liban, Maroc et Syrie en tête. Cette région dispose tout d’abord de  producteurs  significatifs  comme  l’Egypte  (8ème  mondial  pour  les  fruits  et  légumes, et qui vise la 3ème place), le Maroc (où 60% de la population vit en  partie grâce à ce secteur) et la Syrie (l’agriculture y représente 25% du PIB).  De  plus  en  plus,  les  pays  de  la  région  montent  en  valeur  ajoutée  en  développant  les  industries  de  transformation  (Jordanie,  Tunisie,  Maroc,  Syrie,  Egypte)  et  le  packaging  pour  développer  les  exportations  (Egypte,  Maroc,  Liban).  De  plus,  des  pays  comme  Israël  sont  à  la  pointe  des  technologies  en  matière  de  transformation,  ainsi  que  d’irrigation. D’autres  pays  de  la  région  emboitent  le  pas,  mais  une  meilleure  coopération  avec  Israël serait bénéfique pour l’ensemble de la zone. Par ailleurs, la location de  terres commence à se développer pour des opérateurs majeurs (Maroc, par  exemple).  Des atouts pour devenir la plaque logistique euro‐africaine  Plusieurs  facteurs  font  du  sud  de  la  région  une  zone  potentiellement  incontournable sur la chaîne d’approvisionnement des entreprises ciblant la  plaque  euro‐africaine  et  le  Moyen  Orient. D’abord,  l’existence de matières  premières,  en  particulier  les  produits  de  l’agriculture  et  de  la  pêche,  les  minerais et les hydrocarbures. La Méditerranée voit aussi transiter 30% du  trafic mondial de conteneurs entre Port Saïd (Egypte) et Gibraltar au sud de  l’Espagne,  et  dispose  aujourd’hui  d’un  certain  nombre  de  ports  équipés  pour  accueillir  les  plus  gros  chargeurs  (Port  Saïd,  Tanger,  Malte,  à  terme  Enfidha,  Cap  Djinet),  avec  des  zones  industrielles  proches  adaptées  aux  industries  de  transformation  (automobile,  par  exemple).  Les  pays  du  sud  présentent  de  surcroît  des  marchés  domestiques  dont  la  demande  reste  croissante, contrairement à la rive nord.   Le positionnement se construit sur les TIC  Les pays Med présentent des marchés importants pour la mise à niveau des  PME  dans  tous  les  domaines  des  TIC  (web,  ERP,  téléphonie  IP,  etc.),  généralement  déjà  bien  traités  par  des  acteurs  locaux  et  étrangers,  et  qui  bénéficient  du  soutien  de  politiques  publiques  incitatives.  Dans  le  secteur 
    • La carte des investissements en Méditerranée       17      des TIC, les pays Med ont déjà prouvé leur capacité à sauter les étapes : on  l’a  vu  sur  le  téléphone  mobile,  dont  la  déferlante  a  effacé  la  faible  pénétration du fixe. Pour la même raison, la région est aujourd’hui obligée  de connaître un saut technologique sur l’internet sans fil (Wimax – 3G/4G).  D’est  en  ouest,  la  Méditerranée  du  sud  est  un  producteur  important  d’ingénieurs  et  de  start‐ups  innovantes.  Des  marchés  pionniers  sont  en  gestation,  ainsi  qu’un  savoir‐faire  technologique  adapté  aux  réalités  économiques  des  pays.  Par  ailleurs,  la  professionnalisation  opérée  par  les  grands  ports  de  la  zone,  l’ouverture  de  l’espace  aérien  et  l’expertise  développée en matière de relation avec la clientèle étrangère fait de la rive  sud une base arrière possible pour les opérateurs de e‐commerce de la rive  nord.  D’autant  plus  que  les  pouvoirs  publics  engagent  aujourd’hui  des  politiques incitatives sur le e‐commerce. Après les centres de relation‐client  hier, le logiciel et la voix sur IP aujourd’hui, demain l’internet mobile et le e‐ commerce…  Et  après‐demain,  la  Méditerranée  pionnière  du  M‐commerce  (commerce électronique par mobile) ?  Short fashion et textile spéciaux, un nouveau positionnement Med  Six pays sur les neuf étudiés, à l’est comme à l’ouest, sont positionnés sur ce  secteur traditionnel dans la région. Hormis pour l’artisanat local, la région  s’est  plutôt  positionnée  sur  la  teinte,  l’assemblage  de  prêt‐à‐porter  à  destination de l’export, le filage. Si toutes les grandes marques espagnoles  spécialistes des séries courtes (Zara, Mango, Benetton) produisent au sud de  la Méditerranée, le design reste généralement au nord. Quelques marques,  en particulier de jeans marocains, ont néanmoins pu pénétrer les marchés de  la rive nord (turc notamment). Deux axes semblent pouvoir porter le secteur  pour  les  années  à  venir.  D’abord,  le  moyen  et  haut  de  gamme,  sur  des  petites  séries  du  « short  fashion » :  la  courte  distance  entre  les  pays  sud  méditerranéens et le continent européen permet des réassorts en des temps  records,  que  la  concurrence  asiatique  ne  peut  battre.  Ensuite,  les  textiles  techniques à destination des nouveaux secteurs en développement dans la  région  :  gazes  et  textiles  pour  la  pharmacie,  emballages  textiles  pour  la  logistique.  
    • La carte des investissements en Méditerranée       18   Vers une offre touristique spécialisée, au service d’un autre  développement économique  La  Méditerranée  est  l’une  des  premières  destinations  au  monde,  et  le  tourisme  un  des  principaux  pourvoyeurs  de  devises  étrangères  pour  les  pays  du  sud.  Aujourd’hui  le  secteur  mute  vers  une  plus  grande  spécialisation  des  produits  offerts  aux  voyageurs  du  monde  entier,  et  la  Méditerranée  accompagne  ce  mouvement  en  diversifiant  grandement  son  offre : tourisme médical en Tunisie, tourisme d’affaires en Jordanie, golf au  Maroc,  plongée  et nature en Egypte, qui  font appel à des personnels plus  qualifiés. Mais le tourisme balnéaire et le tourisme patrimonial ou religieux  attirent  encore  la  grande  masse  des  touristes  dans  la  région.  De  grands  « resorts »  ont  vu  le  jour  ou  ont  été  annoncés  tout  autour  de  la  côte  méditerranéenne,  posant  dans  le  même  temps  la  question  du  respect  environnemental  de  ces  projets,  qui  ne  sont  pas  toujours  des  réussites  commerciales  non  plus.  Le  tourisme  intérieur  est  une  nouvelle  source  d’opportunités,  qui  pourrait  permettre  un  développement  de  l’hinterland,  un enjeu important pour les pays Med. Concernant le tourisme patrimonial,  des  projets  pourraient  également  voir  le  jour,  probablement  avec  des  financements  étrangers  ou  régionaux,  pour  développer  des  réseaux  basés  sur  la  réhabilitation  du  patrimoine  historique,  en  particulier  dans  les  médinas.  
    • La carte des investissements en Méditerranée       19     
    •   3. Algérie Cadrage économique Une modernisation des infrastructures, indispensable à la relance de l’économie nationale Afin d’encourager la croissance et de réduire le taux de chômage, l’Algérie  cherche  à  diversifier  son  économie,  aujourd’hui  très  dépendante  des  hydrocarbures,  en  développant  les  secteurs  traditionnels,  tels  que  l’agriculture, mais aussi les services aux entreprises, les TIC, le tourisme, etc.  Elle  espère  ainsi  créer  les  emplois  nécessaires  pour  absorber  une  main  d’œuvre  de  plus  en  plus  nombreuse  et  qualifiée,  développer  la  consommation  avec  un  moindre  recours  à  l’importation,  et  accroître  les  exportations.  Conscient  du  rôle  majeur  du  secteur  privé  dans  la  création  d’emplois,  et  notamment  des  PME  (actuellement  peu  nombreuses  et  concentrées dans quelques secteurs d’activité), le gouvernement a entrepris  un vaste programme de réformes afin de transformer le cadre de production  et  la  structure  même  de  l’économie  nationale.  Il  espère  ainsi  améliorer  la  compétitivité des entreprises nationales en vue de leur introduction sur les  marchés internationaux. Dans cette perspective, de grands chantiers ont été  lancés  dans  les  4  principaux  domaines  de  l’économie  :  l’aménagement  du  territoire, l’industrie, l’agriculture et la pêche, le tourisme.  Avant  toute  politique  sectorielle  de  relance  de  l’économie  nationale,  le  gouvernement a donné la priorité à la mise à niveau des infrastructures du  pays. En 2005, il a lancé un Plan complémentaire de soutien à la croissance  (PCSC)  afin  d’améliorer  les  services  et  équipements  offert  aux  opérateurs  économiques  ainsi  qu’à  l’ensemble  de  la  population.  Complété  par  deux  programmes spéciaux pour les Hauts Plateaux et le Sud, il prévoyait plus de  180 milliards de dollars d’investissements d’ici 2009. 70% ont été consacrés  aux infrastructures de base, aux logements et aux équipements publics. La  majeure partie de ces orientations sont traduites dans le Schéma directeur  d’aménagement  du  territoire  2005‐2025  et  déclinées  par  secteur  dans  19  schémas  directeurs  dédiés.  Un  nouveau  plan  quinquennal  de  financement  des infrastructures de base et services collectifs sera mis en place dès 2010. Il  sera doté d’une enveloppe de 150 milliards de dollars. 
    • La carte des investissements en Méditerranée       21      Annoncée  fin  2006  et  discutée  en  2007  lors  des  Assises  nationales  de  l’industrie  avec  l’ensemble  des  parties  prenantes,  la  nouvelle  stratégie  industrielle n’a toujours pas été adoptée. En prévoyant des mesures ciblées  d’encouragement de l’investissement, elle visait à positionner l’Algérie sur  des filières à fort potentiel de croissance : les industries de transformation  des  ressources  primaires  :  pétrochimie,  engrais,  sidérurgie  et  métallurgie  non ferreuse, matériaux de construction (liants hydrauliques) ; les industries  en  amont  d’activités  existantes  :  agro‐alimentaire,  pharmaceutique,  électrique  ;  les  industries  encore  peu  développées  en  Algérie  contrairement aux pays voisins : énergies renouvelables, automobile et TIC.  Pour  l’heure,  seul  le  projet  de  création  de  13  sociétés  économiques  de  développement a été mis en œuvre. Championnes de l’économie nationale,  ces  dernières noueront des  partenariats avec  le secteur privé pour réaliser  les grands projets dʹinfrastructures prévus et relancer lʹindustrie nationale.  En  2002,  une  relance  de  l’agriculture  a  été  amorcée  par  la  mise  en  œuvre  d’un Plan national de développement agricole et rural. Le gouvernement lui  a  donné  suite  en  adoptant,  en  2008,  une  loi  sur  l’orientation  agricole.  En  soutenant  le  renouveau  du  secteur  rural,  cette  dernière  vise  à  recentrer  l’agriculture sur quelques filières porteuses, à rationaliser la production et à  créer  des  synergies  entre  filières  agricoles,  d’une  part,  et  avec  le  secteur  agro‐alimentaire,  d’autre  part.  Dans  le  secteur  de  la  pêche  et  de  l’aquaculture,  la  politique  de  développement  adoptée  en  2001  vise,  en  encourageant l’investissement privé et le partenariat, à moderniser la pêche  maritime  et  les  ressources  halieutiques,  à  développer  les  industries  de  soutien et lʹaquaculture, ainsi qu’à promouvoir la formation et la recherche.  Consciente de son potentiel touristique considérable et jusque là inexploité,  l’Algérie  a  élaboré  un  schéma  directeur  touristique.  Il  donne  une  vision  à  court,  moyen  et  long  termes  (2009,  2015  et  2025)  du  développement  de  la  filière  et  définit  des  instruments  de  mise  en  œuvre.  Afin  de  relancer  les  tourismes  balnéaire  et  saharien,  le  schéma  prévoit  la  création  de  pôles  et  villages  touristiques  d’excellence  en  se  basant  sur  leurs  spécificités  et  potentiels d’attractivité. 
    • La carte des investissements en Méditerranée       22     Focus 1. Trois régimes et un fonds pour encourager les investissements   Afin de favoriser les investissements présentant un intérêt particulier pour l’économie  algérienne, trois régimes d’encouragement ont été prévus.  Le régime général concerne les projets courants hors des zones à développer. Pendant  la phase de montage, il accorde une franchise de TVA sur les biens et services, ainsi  qu’une exonération des droits de douanes sur les équipements importés et du droit de  mutation  sur  les  acquisitions  immobilières.  Les  sociétés  sont  ensuite  exonérées  d’impôt sur les bénéfices (IBS) et de taxe sur l’activité professionnelle (TAP) pendant  les 3 premières années. L’IBS, qui est de 25% pour les sociétés de capitaux, est ramené  à 12,5% si les bénéfices sont réinvestis. La TAP représente quant à elle 2% du chiffre  d’affaires réalisé, hors TVA. Elle est déductible du bénéfice imposable.  Le  régime  des  zones  à  développer  concerne  les  projets  courants  réalisés  dans  les  zones à développer, dont les zones de développement industriel intégrées font partie.  Pendant la phase de montage, en plus des avantages du régime général, il prévoit :  une  réduction  sur  le  droit  d’enregistrement  pour  les  actes  constitutifs  et  les  augmentations  de  capital ;  la  prise  en  charge  partielle  ou  totale  des  travaux  d’infrastructures  nécessaires  à  la  réalisation  de  l’investissement  (voirie  et  réseaux  divers,  alimentation  en  eau potable et industrielle, forages, alimentation en énergie,  études  et  expertises) ;  une  exonération  de  10  ans  de  l’IBS,  de  la  TAP  et  de  la  taxe  foncière.  Dans  certains  cas,  l’Etat  peut  octroyer  des  avantages  supplémentaires,  comme le report des déficits ou des délais d’amortissement.  Le régime de la convention d’investissement concerne les projets dont la nature (le  secteur  concerné  notamment)  présente  un  intérêt  particulier  pour  l’économie  nationale. Les avantages possibles portent sur les mêmes éléments que dans le régime  des zones à développer. La différence tient au fait que la décision relève du Conseil  national de l’investissement (CNI). Tout projet réalisé dans les branches retenues par  l’Etat  bénéficie  automatiquement,  pendant  une  durée  de  10  ans,  de  la  plus  large  gamme d’avantages prévus. Il peut se voir accorder des avantages supplémentaires  tels que la prise en charge partielle ou totale des dépenses d’infrastructures, du prix  du terrain ainsi que du prix d’intrants et/ou de services nécessaires à la production.  Lancé en 2001, le fonds d’appui aux investissements finance le coût des avantages  consentis  par  l’Etat  :  les  dépenses  d’infrastructures  nécessaires  à  la  réalisation  de  l’investissement et les avantages supplémentaires accordés dans le cadre du régime de  la convention d’investissement.  [Plus  de  renseignements  auprès  de  l’Agence  nationale  de  développement  de  l’investissement : www.andi.dz] 
    • La carte des investissements en Méditerranée       23      La politique d’attraction des IDE : une position ambivalente Les IDE représentent une part relativement faible de l’investissement total  en  Algérie.  Compte  tenu  de  leur  importance  pour  le  transfert  de  technologies  et  l’amélioration  des  capacités  d’innovation,  une  politique  spécifique avait été définie dans le cadre de la nouvelle stratégie industrielle.  Reconnaissant  le  rôle  déterminant  des  IDE  pour  la  compétitivité  et  la  croissance du pays, les autorités ne souhaitaient cependant pas leur accorder  un  traitement  privilégié  par  rapport  aux  investissements  nationaux,  jugés  indispensables  à  la  pérennité  de  l’économie.  La  diffusion  technologique  nécessitant l’ancrage des IDE dans le tissu national, le gouvernement avait  choisi d’axer son intervention sur le développement : de partenariats entre  entreprises  nationales  et  étrangères ;  de  contrats  de  sous‐traitance  entre  filiales de groupes transnationaux implantées en Algérie et PME locales ; de  liaisons aval principalement dans les secteurs à forte intensité énergétique ;  de  programmes  de  formation  dans  les  nouvelles  techniques  ou  dans  les  nouveaux métiers par des entreprises étrangères.  Présenté  en  mai  2009,  le  nouveau  plan  d’action  durcit  cette  position.  Les  entreprises étrangères se voient obligés de céder à des partenaires locaux :  51%  de  leur  participation  dans  des  investissements  en  Algérie  et  30%  du  capital de leurs sociétés d’importation. Cette décision confirme les annonces  de  durcissement  de  la  règlementation  sur  les  investissements  étrangers  faites en 2008, qui comportaient en outre : l’obligation de réinvestir sur place  les bénéfices générés par des exonérations d’impôts ; le droit de préemption  de  l’Etat  sur  les  cessions  d’actifs  détenus  par  des  investisseurs  étrangers ;  l’imposition  spécifique  des  plus‐values  de  cession  d’actions  et  de  parts  sociales par des non résidents ; le remplacement du régime de concession de  terrains publics transformable en cession au bout de 2 ans par la concession  permanente ;  etc.  Par  ailleurs,  le  Gouvernement  a  également  modifié  le  régime  des  importations  (obligation  d’un  partenaire  algérien,  limitation  d’importation de véhicules d’occasion). Pour protéger la production locale et  éviter  une  trop  forte  croissance  de  la  facture  pharmaceutique,  il  a  interdit  l’importation de près de 400 médicaments pouvant être produits sur place.  Ces décisions ne sont pas neutres pour l’activité des investisseurs.  Néanmoins,  les  mesures  d’encouragement  de  l’investissement  prévues  ne  manquent  pas  de  présenter  un  intérêt  certain  pour  les  investisseurs 
    • La carte des investissements en Méditerranée       24   étrangers, notamment celles portant sur : l’amélioration de l’environnement  des affaires ; le fonctionnement de l’Agence nationale de développement de  l’investissement  (ANDI) ;  la  simplification  des  procédures  douanières ;  la  fiscalité ; le marché du travail ; et surtout, la création de zones industrielles  de développement intégré (ZDI).  Figure 3. Disponibilités foncières dans les zones industrielles (en milliers de m2)   
    • La carte des investissements en Méditerranée       25        Focus  2.  Une  Agence  d’intermédiation  et  de  régulation  foncière  et  des  zones  industrielles modernes pour attirer les investisseurs sur tout le territoire algérien  Principale  contrainte  pour  l’investissement,  le  problème  de  l’accès  au  foncier  a  fait  l’objet d’importants débats au cours des dernières années. Les retards accumulés sur  l’enregistrement des actes (successions) ou le cadastre rendent difficiles les mutations  foncières. Plusieurs textes visant à améliorer la disponibilité et la gestion du foncier  ont été successivement promulgués.   Créée  par  décret  en  2007,  l’Agence  nationale  d’intermédiation  et  de  régulation  foncière  (ANIREF)  a  pour  missions  :  la  gestion  d’actifs  destinés  à  l’investissement ;  l’intermédiation ; la régulation foncière ; l’information des investisseurs potentiels ; la  promotion  foncière  et  immobilière.  En  matière  de  régulation,  l’ANIREF  gère  un  observatoire du foncier économique qui : informe les pouvoirs publics sur l’offre et la  demande foncière et immobilière ; alimente les notes de conjoncture et l’argus foncier ;  contribue  à  l’émergence  d’un  marché  foncier  destiné  à  l’investissement.  Son  portefeuille comprend 650 biens qu’elle est chargée de commercialiser.  Afin de mettre un terme à la spéculation foncière, une ordonnance de 2008 a consacré  le régime de la concession. Accordée à l’issue d’enchères publiques ou de gré à gré  par le Conseil des ministres, la concession donne un accès sécurisé au foncier et/ou à  l’immobilier  pour  une  période  de  33  ans,  renouvelable  2  fois.  Le locataire paie une  redevance annuelle équivalant à 5% de la valeur vénale du terrain (actualisée tous les  11 ans) et est dispensé de taxe foncière. Il est propriétaire des constructions édifiées  sur le terrain, et peut hypothéquer, transmettre ou céder son droit de concession.  Afin  d’attirer  les  investissements  dans  les  différentes  régions  du  pays,  l’Algérie  a  engagé  un  important  chantier  de  modernisation  des  zones  industrielles  (ZI)  et  d’activité. Respectivement au nombre de 66 et 477, ces dernières couvrent une surface  totale respective de 12 800 et 7300 ha. De 1999 à 2009, 25 milliards de dinars algériens  (273  millions  d’euros)  ont  été  consacrés  à  la  réhabilitation  du  parc  national  de  ZI.  Bénéficiant de programmes spéciaux, les wilayas du sud et des Hauts Plateaux reçu 5  milliards (55 millions d’euros) supplémentaires.  S’inspirant du modèle des clusters, le gouvernement a par ailleurs décidé la création  de  14  zones  industrielles  de  développement  intégré  (ZDI)  :  7  zones  d’activités  polyvalentes  (Alger,  Blida,  Oran‐Mostaganem,  Annaba,  Sétif‐BBA,  Boumerdes‐Tizi  Ouzou,  Ghardaïa‐Hassi  R’mel) ;  3  technopôles  (Alger‐Sidi  Abdellah  pour  les  TIC,  Bejaia  pour  l’agro‐alimentaire,  Sidi  Bel  Abbès  pour  l’électronique) ;  4  zones  spécialisées (Arzew, Hassi Messaoud, Skikda, Oran). Ces nouveaux espaces offriront  aux  opérateurs  internationaux  tous  les  services  nécessaires  à  leur  implantation  :  guichet unique de l’ANDI, centre d’affaires, etc. A terme, ces sites aménagés devraient  permettre l’émergence de 6 pôles de compétitivité.  [Plus d’informations auprès de l’ANIREF : www.aniref.dz] 
    • La carte des investissements en Méditerranée       26   Mapping stratégique / 1. Ressources
    • La carte des investissements en Méditerranée       27      Mapping stratégique / 2. Industrie
    • La carte des investissements en Méditerranée       28   Mapping stratégique / 3. Services
    • La carte des investissements en Méditerranée       29      Secteurs stratégiques Hydrocarbures, énergie et mines Enjeux /  Objectifs  Dotée  d’importantes  ressources  pétrolières  et  gazières,  l’Algérie  est  un géant énergétique. L’ouverture du secteur a été engagée dans les  années 90. En 2007, les hydrocarbures représentaient 45 % du PIB et  97  %  des  recettes  en  devises.  Face  à  une  consommation  en  nette  hausse, de nombreuses centrales électriques sont programmées (1200  MW  d’ici  2009) et le réseau interne de distribution de gaz doit être  multiplié  par  3  (12  milliards  de  dollars  d’investissements  sur  la  période 2000‐2010). Un objectif de 6% d’énergies renouvelables dans  la  production  globale  d’électricité  d’ici  2015  a  été  fixé.  Des  travaux  sont  par  ailleurs  prévus  pour  la  fermeture  de  la  boucle  électrique  méditerranéenne  (vers  l’Espagne  via  le  Maroc).  Enfin,  l’Algérie  souhaite développer l’exploitation minière. Un investissement massif  dans les infrastructures est pour cela indispensable.  Opportu‐ nités  Exploitation  gazière  (nouveaux  gisements  et  amélioration  des  rendements) ;  Construction  de  gazoducs ;  Production  et  distribution  d’électricité (gaz, énergies renouvelables) ; Exploitation minière   Acteurs /  Cibles  Entreprises  nationales  (Sonatrach,  Sonelgaz,  Naftal,  AEC  Ferphos)  dominant  toujours  le  secteur  mais  développant  des  contrats  et  partenariats  avec  des  opérateurs  russes  (Rosneft‐Stroytransgaz  Ltd,  Gazprom),  chinois  (CPC),  italiens  (ENI),  français  (GDF,  Total),  espagnols  (CEPSA,  Repsol,  Abener),  britanniques  (BG  Group,  BP),  allemands (RWE), américains (Edison), norvégiens (Statoil), etc.  Locali‐ sation  Régions  du  sud  et  de  l’est, notamment Hassi Messaoud (pétrole) et  Hassi R’mel (gaz), Alger (raffineries et terminal d’exportation), Arzew  (terminal d’exportation), Skikda, Adrar, etc.  Dispositifs /  Projets  Ville nouvelle d’Hassi Messaoud ; Projets de pôles de compétitivité :  pétrochimie  et  énergies  renouvelables  à  Ouargla‐Hassi  Messaoud‐ Ghardaïa,  énergie  à  Oran‐Mostaganem‐Sidi  Bel  Abbès,  énergies  renouvelables à Médéa‐Boughzoul‐Laghouat (Focus 2)  Investisseurs  étrangers  non  soumis  à  l’IR  dans  le  secteur  des  hydrocarbures ;  activités  « aval »  exonérées  de  TVA  et  de  droits  de  douane ; activités minières exonérées de TAP, de TVA sur les biens  acquis  ou  importés,  de  droits  de  douane  sur  les  équipements  et  de  tout impôt excepté l’IBS minier (Focus 1)  Contacts  Ministère de lʹénergie et des mines : www.mem‐algeria.org  
    • La carte des investissements en Méditerranée       30   Pétrochimie et engrais Enjeux /  Objectifs  Encouragé  par  la  forte  demande  aussi  bien  nationale  qu’internationale  et  par  le  caractère  structurant  de  cette  industrie  (liens avec les secteurs du plastique, des matériaux de construction,  des  fibres  textiles,  automobile,  etc.),  le  gouvernement  algérien  souhaite exploiter les importantes ressources gazières du pays pour  développer  l’aval  de  la  pétrochimie,  et  notamment  les  produits  plastiques,  les  résines,  les  élastomères  et  autres  fibres  pouvant  contribuer  à  la  relance  de  l’industrie  textile.  Les  ressources  en  gaz  devront  également  permettre  à  l’Algérie  de  se  spécialiser  dans  la  production et l’exportation d’urée. La demande croissante d’engrais à  l’échelle  mondiale  (recherche  d’une  plus  grande  productivité  agricole) incite quant à elle le pays à exploiter davantage ses vastes  réserves de phosphates situées dans le Djebel Onk, et largement sous  exploitées (1,5 millions de tonnes/an pour des réserves de 2 milliards  de  tonnes).  Une  filière  allant  de  l’extraction  du  minerai  à  la  production de fertilisants, en passant par la transformation en acide  phosphorique est en cours de structuration.  Opportu‐ nités  Production de plastiques, résines, élastomères et autres fibres textiles ;  Production  et  exportation  d’urée  (PPP  étranger) ;  Extraction  de  phosphate,  transformation  en  acide  phosphorique  et  production  de  fertilisants (PPP national et/ou étranger)  Acteurs /  Cibles  Ouverture  de  sites  de  production  par  des  groupes  étrangers  en  partenariat  avec  des  entreprises  locales  (Sonatrach  pour  l’ammoniaque,  l’urée  et  les  engrais,  Petroser  pour  les  lubrifiants)  :  l’omanais  Suhail  Bahwan  Group  Holding,  l’égyptien  Orascom,  l’espagnol El Bahia Fertilizers, le britannique BP  Locali‐ sation  Alger,  Arzew,  Oran,  Constantine,  Annaba,  Skikda,  Médéa,  Boughzoul, Laghouat, Ouargla, Hassi Messaoud, Ghardaïa  Dispositifs /  Projets  Projets  de  pôles  de  compétitivités  à  Ouargla‐Hassi  Messaoud‐ Ghardaïa et Constantine‐Annaba‐Skikda pour la pétrochimie  Activités « aval » des hydrocarbures exonérées de TVA et de droits de  douane (Focus 1)  Contacts  Ministère de lʹénergie et des mines : www.mem‐algeria.org 
    • La carte des investissements en Méditerranée       31      Métallurgie, sidérurgie et matériaux de construction Enjeux /  Objectifs  Les  grands  chantiers  de  construction  lancés  dans  le  pays  et  à  l’étranger  contribuent,  à  travers  la  demande  qu’ils  génèrent,  à  la  croissance  rapide  du  secteur  algérien  de  la  métallurgie,  de  la  sidérurgie  et  des  matériaux  de  construction.  Les  entreprises  métallurgiques  interviennent  en  tant  que  sous‐traitantes  ou  cotraitantes  pour  la  réalisation  des  équipements  de  charpente,  de  chaudronnerie  et  de  mécanique  lourde.  De  son  côté,  l’industrie  des  matériaux  de  construction  contribue  à  16,4%  de  l’emploi  manufacturier et 11% de la valeur ajoutée. Compte tenu de la qualité  du  ciment  et  de  sa  compétitivité‐prix,  le  gouvernement  entend  développer  la  production  et  les  exportations  en  optimisant  les  procédés,  diversifiant  les  produits  et  prolongeant  les  filières  locales  vers  l’aval.  La  filière  sidérurgique  bénéficie  quant  à  elle  de  l’utilisation croissante d’éponges de fer dans l’aciérie ainsi que de la  tendance  haussière  de  l’acier,  tirée  par  les  grands  pays  en  voie  de  développement (Chine, Inde, Brésil). Compte tenu de la possibilité de  produire de l’aluminium par électrolyse avec des procédés intensifs  en énergie, le gouvernement encourage également le développement  de  cette  filière.  Il  sollicite  l’investissement  étranger  dans  tout  le  secteur, notamment pour fournir l’ingénierie scientifique manquante.  Opportu‐ nités  Réalisation  d’équipements  de  charpente,  de  chaudronnerie  et  de  mécanique lourde ; Production et exportation d’aluminium, de zinc,  de  plâtre  et  de  ciment  (y  compris  des  nouvelles  gammes  :  ciment  blanc, ciment prise mer, ciment à prise rapide)  Acteurs /  Cibles  Forte présence du géant indien Arcelor Mittal, mais aussi de groupes  tunisiens  (Loukil,  Tunisie  Profilés  Aluminium),  saoudiens  (CPHC),  émiratis (Alumco LLC), égyptiens (Al Ezz, Orascom), etc.  Locali‐ sation  Alger, Oran, Jijel, Arzew, Constantine, Annaba, Skikda  Dispositifs /  Projets  Projet  de  pôle  de  compétitivité  de  Constantine‐Annaba‐Skikda  couvrant la métallurgie mécanique  Projet de port en eaux profondes à Cap Djinet, relié à une ZI de 5 000  ha (complexe aluminier, complexe sidérurgique intégré, etc.)  Contacts  Ministère  de  l’industrie  et  de  la  promotion  des  investissements  :  www.mipi.dz  Agence  nationale  de  développement  de  l’investissement  :  www.andi.dz 
    • La carte des investissements en Méditerranée       32   Agriculture, agro-alimentaire et pêche Enjeux /  Objectifs  Par manque d’investissement, l’Algérie avait pris un important retard  dans le secteur agricole. Doté d’un budget de 350 milliards de dinars  algériens (3,8 milliards d’euros), le Plan national de développement  agricole et rural vise à réduire la dépendance du pays vis‐à‐vis des  importations.  Grâce  à  l’augmentation  des  surfaces  agricoles  et  l’amélioration  des  rendements,  il  a  permis  la  création  de  nombreux  emplois  et  une  croissance  annuelle  moyenne  de  6%.  Mais  le  gouvernement n’entend pas s’arrêter là et a adopté, en 2008, une loi  sur l’orientation agricole qui cible une croissance de 8% d’ici 2013.Elle  prévoit  des  mesures  pour  recentrer  et  rationaliser  l’agriculture  en  créant  des  synergies  avec  le  secteur  agro‐alimentaire.  La  pêche  et  l’aquaculture bénéficient d’un plan similaire, doté d’un budget de 4,9  milliards de dinars (53 millions d’euros).  Oppor‐ tunités  Production  de  céréales,  lait,  pommes  de  terre,  viandes  blanches  et  ovines  (marché  domestique),  vin,  huile  d’olives  (exportation) ;  Transformation  et  conditionnement  ;  Acquisition  et  réparation  d’équipements de pêche ; Soutien à la production halieutique (chaîne  du froid, transformation, distribution) ; Aquaculture  Acteurs /  Cibles  Ouverture de filiales commerciales par l’américain Cargill, le danois  Arla Foods, etc. et de sites de production par l’émirati EIIC, le français  Lactalis, le suisse Nestlé, le néerlandais Heineken, le saoudien Savola,  le français Danone, etc.  Locali‐ sation  Alger, Sidi Abdellah, Bouinan, Oran, Constantine, Sétif, Bejaia, Bordj  Bou  Arréridj,  M’sila,  Médéa,  Boughzoul,  Laghouat,  Blida,  Tiaret,  Réghaïa  Dispositifs /  Projets  10 milliards d’euros d’aides à l’agriculture prévues entre 2010 et 2014  Projets  de  10  pôles  agricoles  intégrés  ainsi  que  de  pôles  de  compétitivité  autour  de  l’agriculture  et  de  l’alimentation  à  Médéa‐ Boughzoul‐Laghouat  et  autour  des  biotechnologies  alimentaires  à  Alger‐Sidi Abdellah‐Bouinan et Sétif‐Bejaia‐Bordj Bou Arréridj‐M’sila  Programmes  d’intensification  de  la  production  dans  10  filières  agricoles (1 050 communes et 464 daïras concernées)  Projet de concession des terres agricoles du domaine privé de l’Etat  Avantages fiscaux et facilités dʹaccès au crédit (agriculture et pêche)  Contacts  Ministère de lʹagriculture et du développement rural : www.minagri‐ algeria.org / Chambre nationale de l’agriculture / Chambre nationale  de la pêche et de l’aquaculture : www.chambrespeche‐dz.com 
    • La carte des investissements en Méditerranée       33      Médicaments, soins vétérinaires et médicaux Enjeux /  Objectifs  Marquée par une faible croissance entre 1999 et 2005 (2‐3% par an),  l’industrie pharmaceutique algérienne peine à satisfaire la demande  nationale. Sur une nomenclature d’environ 1400 médicaments, seuls  310 sont produits dans le pays. En 2004, les importations s’élevaient à  928 millions de dollars. Elles ont atteint 1,3 milliards en 2006. Afin de  mettre un coup d’arrêt à cette dépendance croissante et de capturer  une plus grande part de la valeur du produit final, l’Algérie cherche à  élargir  sa  gamme  de  production  et  remonter  les  filières  jusqu’à  la  production  des  inputs  essentiels  (excipients,  principes  actifs).  Lʹobjectif est de couvrir 65 % des besoins en médicaments, avec une  priorité  au  développement  des  génériques.  L’entreprise  nationale  Saïdal est considérée comme le pilier de cette industrie. Il est envisagé  d’ouvrir son capital aux entreprises algériennes afin de développer la  capacité  de  R&D  et  de  développement  de  produits.  Pour  l’heure,  Saïdal noue des partenariats avec des groupes internationaux pour le  développement et la production de nouveaux médicaments.  Opportu‐ nités  Fabrication, conditionnement, importation en gros et distribution en  gros et au détail de médicaments ; Traitements vétérinaires ; Matériel  médical  Acteurs /  Cibles  Nombreux  groupes  étrangers  ayant  ouvert,  souvent  en  partenariat  avec Saidal : une filiale commerciale (le français Hartmann), un site de  production  (l’américain  Pfizer,  le  saoudien  Astra,  le  britannique  GlaxoSmithKline, le danois Novo Nordisk, les français Pierre Fabre,  l’italien Chiesi, l’espagnol Iberal Spa, le jordanien Al Dar Al Arabia)  ou un laboratoire de recherche et d’analyse (l’espagnole Asac Pharma,  le Tunisien Medis, le français Mérieux)  Locali‐ sation  Alger,  Sidi  Abdellah,  Bouinan,  Oran,  Mostaganem,  Sidi  Bel  Abbès,  Constantine,  Annaba,  Skikda,  Médéa,  Boughzoul,  Laghouat,  Tizi  Ouzou  Dispositifs /  Projets  Zone industrielle à Sidi Abdellah (Focus 2)  Projets de pôles de compétitivité couvrant l’industrie pharmaceutique  à  Médéa‐Boughzoul‐Laghouat  et  la  chimie  organique  à  Oran‐ Mostaganem‐Sidi Bel Abbès  Contacts  Ministère de la santé, de la population et de la réforme hospitalière :  www.sante.gov.dz  ANDI : www.andi.dz 
    • La carte des investissements en Méditerranée       34   Industrie électrique et électronique Enjeux /  Objectifs  Face à l’ampleur de la demande intérieure, le gouvernement algérien  cherche  à  développer  les  industries  électriques  et  électroniques  (actuellement  limitées  aux  activités  de  montage  de  collections  importées) à travers l’innovation, la diversification des produits et la  remontée des filières. Pour cela, il entend positionner le pays dans le  processus  de  délocalisation  des  entreprises  européennes.  Dans  l’industrie  électrique,  le  recours  au  partenariat  favoriserait  la  remontée  de  la  filière.  Dans  l’électronique  professionnelle,  l’Algérie  pourrait  tirer  parti  de  son  Accord  dʹassociation  avec  l’Union  européenne pour s’affirmer comme base régionale pour la production  de certains produits et composants destinés au marché européen, en  partenariat  avec  les  entreprises  asiatiques.  L’Etat  encourage  également le développement de l’électronique de spécialité.  Opportu‐ nités  Production  et  exportation  de  câbles  électriques,  de  composants  électroniques et d’électroménager ; Electronique de spécialité (pièces  détachées pour les industries automobile, aéronautique et militaire) ;  Développement de panneaux solaires et de centrales électriques   Acteurs /  Cibles   Groupes  internationaux  développant  essentiellement  des  activités  commerciales  (le  coréen  LG  Electronics,  le  néerlandais  Philips,  le  français Fact) mais parfois aussi la production (l’égyptien El Sewedy  Cables, l’émirati Electrocab Emarat, le coréen Samsung)  Locali‐ sation  Alger, Sidi Abdellah, Bouinan, Cheraga, Aïn Defla, Sétif  Dispositifs /  Projets  Etat offrant des sites dédiés aux investissements locaux et étrangers  dans les industries électroniques  Projet de technopôle dédié à l’électronique à Sidi Bel Abbès (Focus 2)  Contacts  Ministère  de  l’industrie  et  de  la  promotion  des  investissements  :  www.mipi.dz  ANDI : www.andi.dz 
    • La carte des investissements en Méditerranée       35      Technologies de l’information et de la communication (TIC) Enjeux /  Objectifs  L’Algérie  constitue  le  plus  gros  marché  des  TIC  de  l’espace  euro‐ méditerranéen.  L’essor  du  secteur  est  soutenu  par  le  Programme  complémentaire de soutien à la croissance 2005‐2009, qui a consacré  un investissement de 50 milliards dinars (4,9 milliards d’euros) à la  réalisation des objectifs suivants : 12 millions de lignes de téléphonie  mobile,  3  millions  de  lignes  fixes  supplémentaires,  3  millions  d’ordinateurs  pour  l’équipement  des  établissements  éducatifs,  banques,  collectivités,  administrations  et  foyers.  Libéralisé  au  début  des  années  2000,  le  secteur  des  TIC  a  vu  affluer  les  opérateurs  étrangers. Ayant dans un premier temps mis l’accent sur la diffusion  des  TIC  à  l’intérieur  de  la  société,  reconnue  comme  un  facteur  déterminant  pour  la  compétitivité  de  l’Algérie  à  l’échelle  internationale,  le  gouvernement  souhaite  maintenant  développer  la  production de services TIC.  Opportu‐ nités  Construction  et  exploitation  de  réseaux  de  télécommunication  (mobile, fixe, Internet, WiMax, etc.) ; Développement de services TIC  Acteurs /  Cibles  Grands  acteurs  nationaux  (Algérie  Télécoms,  EEPAD)  s’associant  à  des  groupes  étrangers  pour  développer  les  réseaux  et  services  Internet  (le  canadien  Galaxia  Télécom  pour  le  WiMax,  le  français  Neuf  Télécom  pour  la  téléphonie  IP,  Korea Telecom pour l’Internet  haut débit) ; Octroi de licences téléphoniques aux égyptiens Orascom  et Egypt Telecom, au koweitien Watanya, etc. ; Implantation de SSII  française (PhoneControl), américaine (Novell), tunisienne (Discovery  Informatique)   Locali‐ sation  Alger, Sidi Abdellah, Bouinan  Dispositifs /  Projets  Projets de technopôle dédié aux TIC (Focus 2) et de Cyber Parc à Sidi  Abdellah (Focus 3) préfigurant le futur pôle de compétitivité pour les  technologies avancées et les TIC d’Alger‐Sidi Abdellah‐Bouinan  Mise en place de 40 académies de formation aux TIC en partenariat  avec Cisco System  Contacts  Ministère de la poste et des TIC : www.mptic.dz  ANDI : www.andi.dz 
    • La carte des investissements en Méditerranée       36     Focus  3.  e‐Algérie  2013,  un  programme  ambitieux  visant  à  faire  de  l’Algérie  une  société du savoir  Conscient du retard de l’Algérie en matière de TIC, le gouvernement met en œuvre  des moyens importants en vue d’en généraliser l’utilisation. Compte tenu du caractère  stratégique  des  TIC  pour  le  positionnement  à  l’international  de  toute  filière,  il  ambitionne de faire évoluer le pays vers une société du savoir et de la connaissance.   Lancée en 2004, l’opération Ousratic, qui avait pour objectif « un PC par famille », a  suscité  un  réel  intérêt  au  sein  de  la  population  mais  n’a  pas  rencontré  le  succès  escompté  du  fait  du  prix  des  crédits  d’achat  et  de  la  lenteur  des  banques  à  les  accorder.   Multisectoriel, le programme e‐Algérie 2013 vise à renforcer l’utilisation des TIC dans  l’ensemble de la société : dans l’administration publique, parmi les entreprises, ainsi  que  chez  les  ménages  et  les  TPE.  A  terme,  il  cible  le  développement  intensif  de  l’industrie  algérienne  des  TIC.  Dans  cette  perspective,  il  est  prévu  de  réaliser  une  infrastructure  de  télécommunications  haut  et  très  haut  débit  sur  l’ensemble  du  territoire,  de  développer  la  formation  et  les  compétences  humaines,  de  renforcer  la  R&D et l’innovation, etc.   Des  objectifs  spécifiques  ainsi  que  les  actions  à  mener  entre  2009  et  2013  ont  été  définis  pour  chaque  catégorie  sociale,  institutionnelle  ou  professionnelle.  Dans  l’administration  publique,  les  mesures  concernent  :  le  parachèvement  des  infrastructures informatiques ; la mise en place de systèmes d’information intégrés ; le  déploiement d’applications sectorielles ; l’accroissement des compétences humaines ;  le développement de services en ligne. Dans l’industrie, la généralisation des TIC doit  permettre la reconfiguration des processus et le développement d’une offre de services  en ligne. Au niveau des ménages, e‐Algérie 2013 donne une nouvelle impulsion : à  l’opération  Ousratic,  en  octroyant  des  micro‐ordinateurs  individuels  et  lignes  haut  débit  et  en  offrant  des  formations  et  contenus  spécifiques  à  chaque  segment  de  la  population ;  à  l’accès  aux  TIC  dans  les  espaces  publics  (cybercafés,  bornes  multimédias, technoparcs, maisons de la science, etc.) ; à la généralisation de l’Internet.  Certains projets seront livrables dès 2010 : le Cyberparc de Sidi Abdellah, les plates‐ formes  d’e‐learning,  le  portail  e‐gouvernement,  l’Agence  de  gestion  du  domaine,  l’Agence  technique  de  soutien  et  l’Agence  de  certification  et  de  protection  des  données,  etc.  Ces  chantiers  ne  représentent  qu’une  partie  de  l’ambitieuse  politique  algérienne en matière d’innovation.  [Plus d’informations sur le site du Ministère de la poste et des TIC : www.mptic.dz] 
    • La carte des investissements en Méditerranée       37      Industrie automobile et mécanique Enjeux /  Objectifs  Longtemps  composées  de  grands  groupes  intégrés,  les  industries  mécaniques  s’orientent  vers  les  activités  de  sous‐traitance  pour  gagner  en  flexibilité  et  en  compétitivité.  Malgré  l’important  marché  domestique  (3  millions  de  véhicules  fin  2004),  l’Algérie  accuse  un  certain retard dans le secteur automobile par rapport à ses voisins en  raison d’un manque de qualifications et du faible développement des  réseaux  de  fournisseurs  et  d’équipementiers.  Le  gouvernement  entend  néanmoins  positionner  l’Algérie  comme  équipementier  des  grands  constructeurs.  Il  cherche  pour  cela  à  renforcer  les  réseaux  locaux de sous‐traitants (câbles, faisceaux de câbles, etc.) et encourage  l’implantation  d’équipementiers  et  de  constructeurs  de  stature  mondiale afin de développer l’assemblage et de pérenniser le marché.  En  cours  de  restructuration,  la  Société  nationale  des  véhicules  industriels  va  se  spécialiser  dans  la  production  de  poids  lourds  (autocars, autobus à grande capacité, camions et tracteurs routiers) et  nouer  des  partenariats  avec  de  grands  constructeurs  privés  pour  asseoir  son  activité  d’assemblage.  Une  usine  de  construction  de  wagons,  en  partenariat  avec  l’Iran,  est  également  en  projet.  Encouragées  par  le  programme  de  développement  de  la  pêche,  la  construction  et  la  réparation  navales  présentent  des  perspectives  prometteuses.  Opportu‐ nités  Distribution  de  véhicules  de  marques  étrangères ;  Production  de  câbles,  faisceaux  de  câbles,  etc. ;  Assemblage  automobile  ;  Construction et réparation navale  Acteurs /  Cibles  Implantation  de  groupes  étrangers  à  travers  :  des  filiales  commerciales  (le  chinois  JAC,  l’égyptien  GB  Auto) ;  des  usines  d’assemblage (le chinois Zonda, le brésilien Randon, le français BTK,  Iran Khodro) montées en partenariat avec des entreprises algériennes  (Fandi  Motors,  Cévital,  Famoval,  SNVI) ;  des  chantiers  de  construction et de réparation navale (l’espagnol Aresa, etc.)  Locali‐ sation  Alger, Cap Djinet, Constantine, Annaba, Skikda, Mohammadia, Tiaret  Dispositifs /  Projets  Projet  de  zone  industrielle  dédiée  à  la  mécanique  à  Constantine  préfigurant  le  futur  pôle  de  compétitivité  pour  la  métallurgie  mécanique à Constantine‐Annaba‐Skikda (Focus 2)  Contacts  Ministère  de  l’industrie  et  de  la  promotion  des  investissements  :  www.mipi.dz  ANDI : www.andi.dz 
    • La carte des investissements en Méditerranée       38   Tourisme Enjeux /  Objectifs  Dotée  d’un  fort  potentiel,  quasiment  inexploité,  l’Algérie  souhaite  développer son offre touristique, notamment balnéaire et saharienne.  7 pôles et une vingtaine de villages touristiques d’excellence ont été  identifiés  au  regard  de  leurs  spécificités  et  potentiels  d’attractivité.  Les promoteurs‐développeurs sont encouragés à y créer des hôtels et  équipements  touristiques.  Sont  également  ciblés,  les  investisseurs  nationaux  et  internationaux,  ainsi  que  les  tour‐opérateurs.  Sur  la  période 2008‐2015, un investissement de 2,5 milliards de dollars doit  permettre  de  réaliser  75 000  lits.  Le  gouvernement  va  s’employer  à  lever  les  obstacles  au  développement  du  tourisme  saharien  dans  le  sud (foncier notamment). Un plan prévoyant la formation aux métiers  du tourisme de 95 000 personnes d’ici 2015 et 150 000 d’ici 2025 fera  appel  aux  compétences  internationales.  L’Algérie  espère  ainsi  accueillir 2,5 millions de touristes d’ici 2015, créer de 1,5 à 2 milliards  de dollars de recettes et 400.000 emplois directs et indirects.  Opportu‐ nités  Equipements  de  tourisme  balnéaire,  saharien,  urbain  d’affaires,  de  soins, culturel, de niche (golfe, raid, etc.) ; Rachat, développement et  gestion  d’hôtels  et  équipements ;  Formation ;  Tours  organisés ;  Promotion  Acteurs /  Cibles  Investisseurs  émiratis  (EIIC),  saoudiens  (Salmoc),  etc. ;  Promoteurs‐ développeurs  français  (Star  Invest  et  Accor),  etc. ;  Spécialistes  de  la  gestion  hôtelière  (l’américain  Starwood)  et  de  la  restauration  (le  français Quick, le libanais Food & Beverage International)  Locali‐ sation  7 pôles touristiques : Nord‐est (Annaba, Tarf, Skikda, Guelma, Souk  Ahras, Tébessa), Nord‐centre (Alger, Tipasa, Boumerdès, Blida, Chlef,  Ain  Defla,  Médéa,  Bouira,  Tizi  Ouzou,  Bejaia),  Nord‐ouest  (Mostaganem,  Oran,  Ain  Temouchent,  Tlemcen,  Mascara,  Sidi  Bel  Abbés et Relizane), Sud‐est (Ghardaïa, Biskra, El Oued, Menéa), Sud‐ ouest  (Adrar,  Timmimoun  et  Bechar),  Grand  sud‐Tassili  N’Ajjer  (Illizi, Djanet), Grand sud‐Ahaggar (Tamanrasset)  Dispositifs /  Projets  Vente d’hôtels auparavant détenus par l’Etat (www.mipi.dz)  Appui financier et incitation à l’investissement (notamment dans les  Hauts Plateaux et le Sud, et pour les projets sahariens et de soins)  Plan  qualité  tourisme  :  3  écoles  modernisées,  2  nouvelles,  7  établissements de formation professionnelle aux métiers du tourisme  Contacts  Ministère  de  l’industrie  et  de  la  promotion  des  investissements  :  www.mipi.dz  Office national du tourisme : www.ont‐dz.org 
    • La carte des investissements en Méditerranée       39      Aménagement et habitat Enjeux /  Objectifs  Le  PCSC  2005‐2009,  complété  par  2  programmes  spéciaux  pour  les  Hauts Plateaux et le Sud, était doté d’une enveloppe de 180 milliards  de dollars, dont 70% pour les infrastructures de base, le logement et  les équipements publics. Un budget total de 150 milliards de dollars  est  prévu  de  2010  à  2014.  Le  schéma  directeur  de  l’eau  projette  la  construction d’ouvrages de transfert (3 entre la nappe albienne et les  Hauts  Plateaux),  de  barrages  (13),  de  stations  de  dessalement  (33  entre 2005 et 2019), de déminéralisation et d’épuration. Face à la crise  du logement, le gouvernement a prévu de créer plus d’un million de  logements  entre  2007  et  2009  et  devrait  continuer  à  investir  massivement  dans  ce  domaine  au  cours  des  prochaines  décennies.  Dans  une  logique  de  rééquilibrage  territorial,  il  crée  des  villes  nouvelles  autour  des  grandes  agglomérations  et  dans  la  région  des  Hauts  Plateaux.  De  nombreux  équipements  publics  prévus  restent  également  à  réaliser  :  en  2007,  seuls  5%  des  2 018  projets  prévus  étaient achevés, 46 % en cours de réalisation et 49% en cours d’étude  ou pas encore lancés. Des avis d’appel d’offre national et international  et  d’autres  annonces  sont  régulièrement  publiés  par  l’Office  de  promotion et de gestion immobilière ou les wilayas.  Opportu‐ nités  Production  d’eau  (dessalement) ;  Construction  et  gestion  de  d’équipements  publics  et  de  réseaux (eau,  électricité,  gaz,  etc.) ;  Assainissement (solide et liquide) ; Construction de logements  Acteurs /  Cibles  Acteurs nationaux encore très présents (Algérienne des Eaux, Agence  nationale  pour  lʹAmélioration  et  le  Développement  du  Logement)  mais  appel  croissant  aux  compétences  étrangères  :  le  québécois  Dessau‐Soprin (Grande Mosquée d’Alger), l’espagnole OHL (Centre  des  Conventions  d’Oran),  le  singapourien  Hyflux  (station  de  dessalement  de  Magtaâ),  le  français  Suez  Environnement,  les  promoteurs émiratis Emaar et EIIC, etc.  Locali‐ sation  Frange  littorale,  Nappe  albienne,  Tamanrasset,  villes  nouvelles  de  Sidi Abdellah, Bouinan, Boughezoul et Hassi Messaoud  Dispositifs /  Projets  Incitations  et  garanties  de  sécurité  dans  le  secteur  de  la  promotion  immobilière  Contacts  Ministères des ressources en eau (www.mre.gov.dz), de l’habitat et de  l’urbanisme (www.mhu.gov.dz), de l’aménagement du territoire, de  l’environnement et du tourisme (www.matet.dz) 
    • La carte des investissements en Méditerranée       40   Transports Enjeux /  Objectifs  L’Algérie  a  lancé  un  vaste  programme  de  modernisation  de  ses  réseaux de transports : 40 milliards de dollars ont été investis entre  2005 et 2009, soit 25% du total prévu dans le PCSC. Dans le domaine  ferroviaire, 10 milliards de dollars ont été alloués à la modernisation  et à l’extension du réseau. L’objectif affiché est de faire progresser le  trafic ferroviaire de 800 millions de sièges km offerts (S.K.O.) en 2004  à 2,6 milliards à la fin 2010. Pour cela, il est entre autre prévu de créer  6000 km de lignes, financés dans le cadre du plan quinquennal 2010‐ 2014. Pour répondre aux besoins des habitants des grandes villes, des  projets de transports urbains ont également été lancés (métro d’Alger,  tramways d’Alger, Oran et Constantine, etc.). Dans les zones à relief  accidenté, la construction de téléphériques est prévue. D’ici 2025, le  réseau  routier  bénéficiera  quant  à  lui  d’un  investissement  de  40  milliards  de  dollars  permettant  de  financer  l’aménagement  de  l’autoroute  est‐ouest,  ainsi  que  de  nombreux  autres  projets.  Le  Schéma  directeur  portuaire  2005‐2025  prévoit  la  rénovation  et  le  développement des infrastructures existantes (ports, abris de pêche,  plaisance,  phares,  etc.).  Dans  le  domaine  aérien  enfin,  les  investissements  se  sont  concentrés  sur  la  mise  aux  normes  internationales  des  infrastructures  existantes  mais  de  nouveaux  aérodromes devraient être construits entre 2009 et 2015.  Opportu‐ nités   Réhabilitation et extension des infrastructures routières, ferroviaires,  maritimes et aériennes ; Gestion de ports et aéroports  Acteurs /  Cibles  Sociétés  de  gestion  algériennes  (Sogeport,  SNTF,  Etablissement  de  gestion des services aéroportuaires) ; Groupes français (Alstom, Egis,  Aéroport  de  Paris  Management),  espagnols  (CAF,  OHL),  suisses  (Staedler),  canadiens  (EMD),  japonais  (Cojaal),  chinois  (CITIC,  CRCC), singapouriens (Portek), émiratis (Dubaï Ports World), etc.  Locali‐ sation  Ensemble  du  pays  :  renforcement  des  infrastructures  et  réseaux  le  long du littoral (rocade ferroviaire nord, autoroute est‐ouest, ports) et  extension aux régions enclavées (Hauts Plateaux et Sud)  Dispositifs /  Projets  Ouverture progressive des ports et aéroports à la gestion privée  Contacts  Ministère des transports : www.ministere‐transports.gov.dz 
    • La carte des investissements en Méditerranée       41     
    •   4. Autorité palestinienne Cadrage économique Un fort potentiel de développement économique, encore exploité Ces 30 dernières années, l’économie palestinienne a profondément souffert  de  la  situation  politique,  qui  l’a  empêchée  de  saisir  les  nombreuses  opportunités de développement. Mais tout laisse à penser que, une fois la  paix et la stabilité retrouvées, la reprise devrait être rapide, et ce dans tous  les  secteurs  de  l’économie.  En  effet,  pendant  les  périodes  de  relative  accalmie survenues au cours des années 90, cette dernière a enregistré des  taux annuels de croissance dépassant les 10%.  Lors  de  son  établissement  en  1994,  l’Autorité  palestinienne  a  pourtant  dû  faire face à des enjeux considérables. Parallèlement à la reconstruction des  institutions  et  du  système  politique,  il  était  urgent  de  relancer  l’économie  pour financer l’investissement, créer les nombreux emplois nécessaires à la  population,  et  développer  les  exportations  en  vue  d’équilibrer  la  balance  commerciale. Malgré la situation politique difficile, des mesures favorables à  une  amélioration  de  l’environnement  des  affaires  ont  pu  être  adoptées  :  réforme des institutions, développement de l’intermédiation financière grâce  à  l’ouverture  d’une  bourse  nationale,  loi  d’encouragement  de  l’investissement, accords commerciaux, reconstruction des infrastructures et  services sociaux, etc.  Avec  des  politiques  favorables  à  l’économie  de  marché,  le  gouvernement  poursuit  ses  efforts  en  vue  de  lever  les  obstacles  au  développement  de  la  production nationale et du secteur privé. Bien qu’il se soit considérablement  développé depuis 2000, le secteur public a eu un poids historiquement faible  dans l’économie palestinienne, qui ne devrait donc pas connaître la lourde  phase de privatisation et de restructuration que les pays en développement  doivent généralement traverser. Ce sont les activités les plus immatérielles  (par  exemple,  TIC,  souvent  en  collaboration  avec  des  entités  israéliennes,  pharmacie,  télétravail  etc.)  qui  souffrent  évidemment  le  moins  des  contraintes liées à la mobilité et permettent aussi de mobiliser l’importante  diaspora palestinienne (deux tiers de la population totale). 
    • La carte des investissements en Méditerranée       43      Le secteur des services joue un rôle majeur dans l’économie palestinienne.  En 2007, il contribuait à 65% du PIB et 60% de l’emploi total. Depuis 1994, le  secteur  a  connu  une  forte  croissance,  tirée,  d’une  part,  par  les  efforts  du  secteur public pour réhabiliter les services sociaux et, d’autre part, par les  besoins  de  l’industrie  et  de  la  construction  (transport,  ingénierie,  design,  communications,  services  financiers).  Avec  le  développement  des  TIC  et  l’intégration  croissante  de  l’économie  palestinienne  avec  les  marchés  mondiaux, il est appelé à croître encore davantage.   Enjeu majeur pour la reconstruction du pays, la revitalisation de l’industrie  manufacturière  a  nécessité  la  mise  en  place  de  dispositifs  d’accompagnement des investisseurs et la création de liens avec les autres  secteurs, notamment l’agriculture, le bâtiment et les travaux publics. Grâce  aux efforts consentis, la contribution de l’industrie au PIB est passée de 8%  au milieu des années 80 à 17% au milieu des années 90. En 2007, le secteur  représentait  16%  de  la  production  nationale  et  11%  de  l’emploi  total.  Certaines  filières  comme  l’agro‐alimentaire  ou  la  chimie  ont  pu  émerger.  Avec sa population hautement qualifiée, le pays présente un réel potentiel  de développement dans les industries plastiques, électriques, électroniques  et l’ingénierie.  En  ce  qui  concerne  la  Bande  de  Gaza,  la  reprise  serait  certainement  plus  rapide dans certains secteurs que dans d’autres en cas de réouverture des  frontières  avec  Israël.  Dans  les  BTP,  les  nombreux  chantiers  arrêtés  pourraient  reprendre  presque  immédiatement.  Il  en  va  de  même  pour  la  plupart des industries, notamment plastique, chimique, métallique et agro‐ alimentaire.  En  revanche,  les  filières  du  textile  et  de  l’ameublement,  qui  exportent la majeure partie de leur production vers Israël, auront besoin de  programmes  d’assistance  pour  s’orienter  vers  d’autres  marchés,  au  sud  notamment.  Les  accords  signés  avec  l’Egypte  en  2005  dans  le  cadre  de  la  Ligue Arabe, qui ouvrent l’accès aux entreprises de Gaza à l’aéroport d’El‐ Arish  et  au  port  de  Port  Saïd  par  Rafah,  posent  les  bases  d’un  tel  développement. 
    • La carte des investissements en Méditerranée       44     Focus 1. Le Plan palestinien de réforme et de développement 2008‐2010  Auparavant  tirée  par  les  investissements  et  la  productivité  du  secteur  privé,  l’économie  palestinienne  est,  depuis  le  début  des  années  2000,  devenue  fortement  dépendante  des  dépenses  du  gouvernement  et  de  l’assistance  des  donateurs  internationaux. Cette dernière s’avère en effet indispensable pour compenser la baisse  des investissements dans le système productif du pays.  Lancé en 2007 lors de la Conférence de Paris, le Plan palestinien de réforme et de  développement,  PPRD  2008‐2010,  s’inscrit  dans  cette  logique.  Mis  en  œuvre  sur  la  totalité  des  Territoires  palestiniens  (Cisjordanie  et  Bande  de  Gaza),  il  vise  une  réduction  des  dépenses  du  gouvernement  pour  réaffecter  les  fonds  dégagés  à  des  projets  d’infrastructures  et  de  développement,  dans  l’optique  de  stimuler  le  secteur  privé et l’investissement.  Le  PPRD  2008‐2010  engage  l’Autorité  palestinienne  dans  un  vaste  processus  de  réforme institutionnelle et fiscale comprenant : la réduction des dépenses salariales  dans le secteur public, la réduction du coût de l’emprunt national, l’augmentation des  recettes publiques, le paiement des arriérés dus au secteur privé et aux employés du  gouvernement,  etc.  Les  5  programmes  prévus  dans  le  domaine  de  la  gouvernance  doivent y contribuer.  Afin  d’encourager  le  développement  des  Territoires  palestiniens,  plusieurs  programmes majeurs sont par ailleurs mis en œuvre dans le domaine social (10), des  infrastructures (7) et de l’économie (7). Le volet économie comprend les 7 programmes  suivants  :  réforme  des  institutions  en  charge  de  l’entreprise,  encouragement  du  commerce, promotion de l’investissement, augmentation des capacités industrielles et  développement de 3 filières stratégiques (agro‐alimentaire, tourisme, habitat).  Alors  que  5,6  milliards  de  dollars  d’aide  au  développement  étaient  initialement  attendus, les promesses de dons des institutions internationales se sont élevées à 7,7  milliards de dollars. Les principaux donateurs sont la Commission européenne (650  millions), les Etats‐Unis (555 millions), l’Arabie Saoudite (500 millions), le Royaume  Uni (490 millions), la France (300 millions) et les Emirats Arabes Unis (300 millions).  Un  fonds  de  dépôt  commun  a  été  créé  par  la  Banque  mondiale  pour  faciliter  le  versement des dons et la mise en œuvre du plan. Une fois les critères de décaissement  définis, les fonds ont commencé à affluer dès mars 2008. 
    • La carte des investissements en Méditerranée       45      Un cadre règlementaire protecteur et incitatif pour stimuler l’investissement étranger Afin  d’attirer  les  investissements  dans  les  Territoires  palestiniens,  le  gouvernement  a  mis  en  place  un  cadre  règlementaire  favorable  aux  investisseurs potentiels. En vertu du principe de non discrimination, toutes  les  avantages  prévus  par  la  loi  sont  offerts  aussi  bien  aux  investisseurs  locaux  qu’étrangers,  qu’ils  agissent  seuls  ou  en  partenariat.  En  2005,  plusieurs  amendements  ont  été  apportés  à  la  loi  d’encouragement  de  l’investissement  de  1998  afin  d’offrir  des  avantages  supplémentaires  aux  investisseurs  étrangers.  Ils  doivent  encore  être  approuvés  par  le  Conseil  législatif  palestinien.  La  loi  contient  déjà  une  protection  contre  l’expropriation,  des  garanties  de  rapatriement,  des  incitations  et  exonérations  fiscales,  etc.  Une  nouvelle  loi  relative  à  l’entreprise  est  également  en  attente  d’approbation.  Fortement  inspirée  du  modèle  jordanien,  elle  vise  à  fournir  un  cadre  moderne  et  unifié  à  toutes  les  entreprises implantées dans les Territoires palestiniens.  Afin de faciliter ses échanges commerciaux, la Palestine a signé des accords  avec  un  certain  nombre  de  pays  :  l’Union  européenne,  l’AELE,  les  Etats‐ Unis, le Canada, la Jordanie, l’Egypte, la Russie, l’Arabie Saoudite, Israël, la  Turquie et le GAFTA. Pour importer des biens à l’intérieur de la Cisjordanie  et  de  Gaza,  une  licence  est  nécessaire.  En  revanche,  aucune  licence  n’est  demandée aux entreprises exportatrices, à l’exception de certaines catégories  particulières de biens.   Plusieurs  entreprises  d’envergure  internationale  se  sont  implantées  en  Palestine  et  ont  commencé  à  opérer  dans  différents  domaines  d’activité.  Elles reposent souvent sur les fonds d’expatriés souhaitant faire bénéficier  leur pays d’origine de leur expérience et de leurs relations internationales.  Cette  catégorie  d’investisseurs  a  été  identifiée  comme  un  acteur  clé  pour  l’avenir  de  la  Palestine.  Par  le  passé,  le  développement  des  affaires  et  du  commerce  était  principalement  tourné  vers  l’Europe  et  le  Golfe.  Plus  récemment, les entreprises locales ont commencé à s’adresser aux groupes  américains  pour  monter  des  partenariats,  joint‐ventures  ou  obtenir  une  expertise technique. 
    • La carte des investissements en Méditerranée       46     Focus 2. Une loi d’encouragement de l’investissement  L’Autorité palestinienne a adopté un ensemble de dispositions visant à protéger les  investisseurs et favoriser la rentabilité de leurs investissements. Elles concernent tous  les  secteurs  de  l’économie  et  s’appliquent  aussi  bien  aux  entreprises  locales  qu’étrangères.   Ces  dernières  ont  notamment  la  possibilité  de  rapatrier la totalité de leur capital, y  compris  les  bénéfices  et  dividendes.  LʹAgence  multilatérale  de  garantie  des  investissements (MIGA), filiale de la Banque mondiale, couvre leurs investissements  pendant 15 ans pour un montant maximum de 5 millions de dollars.  La  loi  d’encouragement  de  l’investissement  de  1998  accorde  un  certain  nombre  d’avantages aux investisseurs. L’agence nationale de promotion des investissements,  PIPA, est chargée de sa mise en œuvre.  La loi prévoit des franchises de droits de douane pour les biens importés dans les  zones  franches  et  industrielles  ou  destinés  à  être  utilisés  par  le  personnel  de  l’entreprise (équipements,  machines,  pièces  détachées,  fournitures,  appareils  électriques  et  électroniques  pour  les  hôtels  et  hôpitaux).  Des  exonérations  supplémentaires peuvent être accordées en cas d’augmentation des prix sur le marché  local ou si l’entreprise exporte plus de 30% de sa production.  Des exonérations d’impôt sur les sociétés sont accordées aux investissements de plus  de  100 000  dollars  :  pendant  7  ans  s’ils  sont  réalisés  dans  une  zone  franche  ou  industrielle, et 5 ans sinon. Par la suite, un taux d’imposition de 10% est appliqué au  résultat net pendant une durée qui varie en fonction du montant investi : 8 ans s’il est  inférieur à 1 million de dollars, 12 ans s’il est compris entre 1 et 5 millions, 16 ans au  dessus.  Les activités exportatrices bénéficient d’incitations supplémentaires. Les biens vendus  à  l’étranger  sont  exonérés  de  taxes  s’ils  sont  produits  dans  les  zones  franches  ou  industrielles. Les entreprises qui y sont établies peuvent vendre jusqu’à 20% de leur  production  annuelle  sur  le  marché  local. Les matières premières utilisées sont alors  sujettes au paiement des droits et redevances en vigueur. En cas d’indisponibilité du  produit sur le marché local, le montant dû est abaissé à 80%.  Des  avantages  spéciaux  sont  accordés  aux  investissements  dans  le  secteur  des  hôpitaux et de l’hôtellerie. D’autres facilités peuvent être attribuées dans le cadre de  traités bilatéraux ou d’accords commerciaux.  [Plus  d’informations  auprès  de  l’Agence  palestinienne  de  promotion  des  investissements : www.pipa.gov.ps] 
    • La carte des investissements en Méditerranée       47        Focus  3.  Des  zones  d’implantation  aux  standards  internationaux  de  qualité  pour  attirer les entreprises étrangères  Le  concept  de  zone  industrielle  introduit  en  Palestine  a  été  défini  en  étroite  coopération avec la Banque mondiale ; l’idée étant de créer des emplois à l’intérieur  des  territoires  administrés  par  l’Autorité  palestinienne  en  encourageant  le  développement industriel, la croissance à l’export et l’investissement local et étranger.  Ouverte  en  1999,  la  zone  industrielle  d’Erez,  a  été  construite  au  nord‐est  de  Gaza  pour un investissement de 85 millions de dollars. Elle est gérée par la société PIEDCO.  Malheureusement, les évènements récents survenus dans la Bande de Gaza ont causé  la destruction de la plupart des bâtiments, nécessitant un arrêt de l’activité.  L’Office palestinien des zones industrielles et des zones franches, PIEFZA, met en  œuvre, en partenariat avec des investisseurs étrangers, un important programme de  développement de zones, localisées, pour la plupart, à la frontière avec un pays voisin  (Israël, Egypte, Jordanie). Elles sont dotées d’infrastructures et de services répondant  aux standards internationaux de qualité afin d’attirer les investisseurs étrangers et les  entreprises orientées à l’export. Dans ces zones, PIEFZA joue le rôle de guichet unique,  facilitant les procédures administratives pour les investisseurs.  Financée  par  des  fonds  essentiellement  privés,  français  pour  moitié  et  palestiniens  pour l’autre, la première zone franche palestinienne a été inaugurée en avril 2009 à  Bethléem.  Elle  hébergera  un  centre  de  formation,  financé  par  la  France.  Elle  vise  l’accueil de 200 entreprises locales et étrangères, françaises notamment, opérant dans  des  secteurs  aussi  variés  que  l’automobile,  les  industries  pharmaceutique  et  cosmétique, le tourisme, l’artisanat, etc.  Développée en partenariat avec l’Allemagne, la zone industrielle de Jénine s’étendra  sur  114  ha,  dont  69  sont  dédiés  à  l’accueil  d’activités  industrielles  et  commerciales.  20 000 emplois directs et 20 000 indirects sont attendus. D’une superficie de 123 ha, la  zone  industrielle  de  Naplouse  offrira  aux  entreprises  une  implantation  stratégique  sur  la  route entre Tel‐Aviv et la Vallée du Jourdain. 8 000 emplois directs et 10 000  indirects sont attendus. Développé en partenariat avec la Turquie et la Corée du sud,  le technoparc de Tarqumia accueillera des activités industrielles légères et propres sur  un  terrain  de  100  ha  à  l’ouest  d’Hébron,  proche  du  passage  sécurisé  reliant  la  Cisjordanie à la Bande de Gaza par le sud. D’autres zones sont prévues à Deir El Balah  (Bande de Gaza), Qalqilya, Latroun et Jéricho.  [Plus d’informations auprès de l’Agence palestinienne des zones industrielles et zones  franches : www.piefza.org] 
    • La carte des investissements en Méditerranée       48   Mapping stratégique / 1. Ressources
    • La carte des investissements en Méditerranée       49      Mapping stratégique / 2. Industrie
    • La carte des investissements en Méditerranée       50   Mapping stratégique / 3. Services
    • La carte des investissements en Méditerranée       51      Secteurs stratégiques Technologies de l’information et de la communication (TIC) Enjeux /  Objectifs  Les  TIC  constituent  le  premier  moteur  de  croissance  de  l’économie  palestinienne.  Proche  des  centres  technologiques  israéliens  et  dotée  d’une  main  d’œuvre  hautement  qualifiée,  cette  dernière  attire  de  nombreux  professionnels  du  secteur.  Depuis  la  création  de  Paltel  (entreprise  nationale  des  télécommunications)  en  1995,  puis  de  sa  filiale Pal‐Cell/Jawwal (opérateur mobile), le secteur des TIC a connu  une forte croissance. De l’ordre de 25‐30% par an depuis 2000, elle est  principalement  générée  par  les  services  de  télécommunications  et  l’industrie  des  logiciels  qui,  outre  leur  fort  potentiel  de  ventes  et  d’exports,  ont  un  rôle  structurant  pour  l’économie  et  la  société  palestiniennes. En 2004, les filières des télécoms et de l’informatique  comptaient respectivement 115 et 229 sociétés.  Oppor‐ tunités  Offre de réseaux et services Internet ; Développement de logiciels et  contenus ;  Services  de  traduction ;  Equipement  informatique  et  télécoms ;  Conseil  en  informatique ;  Formation  professionnelle ;  Centres  de  R&D ;  Téléphonie  mobile  (officiellement  libéralisée  en  2006 mais actuellement dominée par des opérateurs israéliens)  Acteurs /  Cibles  Entreprises  étrangères  dans  l’informatique  (les  américains  Oracle  et  Intel, le libanais Anara) et les télécoms (le koweitien Wataniya)  Locali‐ sation  Gaza,  Ramallah/Al‐Bireh,  Hébron,  Jérusalem,  Naplouse,  Bethléem,  Jénine  Dispositifs /  Projets  Infrastructure de télécommunications 100% numérique  Adoption  des  normes  CMM  et  ISO,  accords  internationaux,  loi  d’encouragement de l’investissement (Focus 2)  Formation : partenariats entre les universités et les professionnels du  secteur, laboratoires de Sun Microsystems dans 3 universités, centres  d’excellence dans les universités d’Al Quds et de Birzeit…  Soutien financier des Etats‐Unis et de l’Europe au secteur : garanties  de prêts aux petits projets, aides à la formation, etc.  Programme  de  coopération  entre  entreprises  israéliennes  et  palestiniennes  développé  par  PalTrade  (centres  de  R&D  conjoints,  promotion des partenariats, etc.) : www.paltrade.org  Incubateur dédié aux projets TIC : www.picti.ps  Contacts  Association  palestinienne  des  technologies  de  l’information  :  www.pita.ps  /  Agence  palestinienne  de  promotion  des  investissements : www.pipa.gov.ps 
    • La carte des investissements en Méditerranée       52   Industries chimique, plastique et pharmaceutique Enjeux /  Objectifs  Les industries chimique, pharmaceutique et plastique ont toutes trois  un  avenir  très  prometteur.  Les  principaux  produits  chimiques  fabriqués dans les 119 usines du pays sont la peinture, le savon et les  détergents. Ils réalisent respectivement une part de marché locale de  l’ordre de 25‐30%, 100% et 50%. Une partie des savons est par ailleurs  exportée. L’industrie plastique s’est quant à elle développée autour de  quelques  grandes  entreprises  produisant  du  polystyrène,  des  câbles  électriques  et  télécoms,  du  plastique  industriel,  etc.  pour  le  marché  local. Certaines exportent aussi vers Israël. Avec une offre diversifiée  de produits de qualité, l’industrie pharmaceutique satisfait déjà plus  de  la  moitié  de  la  demande  locale  et  s’oriente  vers  les  marchés  du  monde arabe et d’Europe de l’Est. Au cours des 25 dernières années,  les  6  grands  opérateurs  du  secteur  ont  développé  leur  capacité  de  production  à  un  rythme  de  7  à  10%  par  an,  réalisant  un  investissement  total  de  45  millions  de  dollars.  Ce  dernier  a  permis  l’introduction de lignes de production automatisées et l’amélioration  des processus.  Oppor‐ tunités  Développement  de  la  production  et  des  exportations  de  produits  chimiques (savon notamment), plastiques et de médicaments  Acteurs /  Cibles  Groupes chimiques et pharmaceutiques (allemands notamment)  Locali‐ sation  Gaza, Naplouse (savon), Jénine, Bethléem, Ramallah et Hébron pour  les industries chimiques et plastique, la Cisjordanie pour l’industrie  pharmaceutique (70% des entreprises)  Dispositifs /  Projets  Programme  de  coopération  entre  entreprises  israéliennes  et  palestiniennes  développé  par  PalTrade  (centres  de  R&D  conjoints,  promotion des partenariats, etc.) : www.paltrade.org  Technoparc en projet à Tarqumia (Focus 3)  Loi d’encouragement de l’investissement (Focus 2)  Mise en œuvre par les 6 groupes pharmaceutiques d’un programme  continu de formation et d’assistance technique   Contacts  Union  palestinienne  des  producteurs  pharmaceutiques  :  www.uppm.org  Agence  palestinienne  de  promotion  des  investissements  :  www.pipa.gov.ps 
    • La carte des investissements en Méditerranée       53      Textile et habillement Enjeux /  Objectifs  Deuxième  employeur  industriel,  le  secteur  du  textile  et  de  l’habillement contribue à environ 15% de la production industrielle.  Essentiellement composé de petites et très petites entreprises, il réalise  70% de ses ventes sur le marché intérieur, 15% en Israël, le reste étant  exporté  vers  d’autres  pays.  Israël  revend  une  grande  partie  des  produits  importés  aux  Etats‐Unis  et  en  Europe  sous  des  marques  israéliennes. L’industrie palestinienne présente donc un fort potentiel  de développement sur les marchés internationaux. Des Italiens en ont  déjà  pris  conscience  et  on  ouvert  plus  d’une  vingtaine  d’usines  de  fabrication de chaussures à Hébron.  Oppor‐ tunités  Développement  de  la  production  et  des  exportations  hors  Israël  :  Etats‐Unis,  Europe  et  Israël  qui  représentent  85%  des  importations  mondiales  Acteurs /  Cibles  Entreprises  productrices  et  exportatrices  :  Etats‐Unis,  Europe  (Italie  notamment)  Locali‐ sation  Gaza (760 fabriques), Cisjordanie (578 fabriques à Ramallah, Al Bireh,  Naplouse, Bethléem, Tulkarm, Hébron et Jénine)   Dispositifs /  Projets  Accords  commerciaux  avec  les  Etats‐Unis,  l’Europe,  etc.  et  programme  de  coopération  entre  entreprises  israéliennes  et  palestiniennes  développé  par  PalTrade  (centres  de  R&D  conjoints,  promotion des partenariats, etc.) : www.paltrade.org  Loi d’encouragement de l’investissement (Focus 2)  Zone industrielle d’Erez, dans la bande de Gaza (Focus 3)  Contacts  Union palestinienne de l’industrie textile : paltex@p‐ol.com  Agence  palestinienne  de  promotion  des  investissements  :  www.pipa.gov.ps 
    • La carte des investissements en Méditerranée       54   Marbre et pierres Enjeux /  Objectifs  Avec  ses  300  sites  de  production  de  pierre  et  ses  300  usines  de  découpe de marbre, ce secteur génère 5% du PIB national. Equipé à  85%  de  technologies  semi‐automatiques,  il  s’approvisionne  à  90%  auprès de sites d’extraction locaux. 65% du chiffre d’affaires annuel,  qui  s’élève  à  environ  450  millions  de  dollars,  provient  des  exportations. En constante augmentation, ces dernières sont passées,  du  début  des  années  80  à  2008,  de  10%  à  40%  du  total  des  exportations  industrielles.  De formes et couleurs variées, les pierres  palestiniennes  ont  de  plus  en  plus  de  succès  sur  les  marchés  étrangers.  Néanmoins,  65%  sont  vendues  en  Israël  et  seulement 6%  dans d’autres pays. Compte tenu de la proximité géographique et des  systèmes  de  distribution  existants,  les  pays  du  Moyen  Orient  s’affirment  comme  des  marchés  prometteurs.  Certaines  entreprises  ont  également  réussi  à  pénétrer  les  marchés  américain  et  européen.  D’importantes  perspectives  de  développement  subsistent  dans  ce  secteur.  Oppor‐ tunités  Développement  des  exportations  hors  Israël  :  Etats‐Unis,  Europe,  Moyen Orient, Chine, etc.  Acteurs /  Cibles  Sociétés extractrices, entreprises exportatrices  Locali‐ sation  Hébron, Halhul, Tarqumia, Naplouse  Dispositifs /  Projets  Développement des infrastructures d’extraction  Accords commerciaux avec les Etats‐Unis, l’Europe, etc.   Loi d’encouragement de l’investissement (Focus 2)  Contacts  Agence  palestinienne  de  promotion  des  investissements  :  www.pipa.gov.ps 
    • La carte des investissements en Méditerranée       55      Agriculture Enjeux /  Objectifs  Caractérisée  par  une  grande  diversité  climatique,  la  Palestine  a  développé une importante activité agricole, qui génère 8% du PIB et  16% de l’emploi total. Les vergers couvrent 60% des terres agricoles,  suivis par les cultures de plein champs et les parcelles maraîchères.  L’élevage et la pêche représentent une part majeure de la production.  Fortement  mécanisée,  l’agriculture  fait  preuve  d’une  productivité  élevée.  Responsable  de  10%  des  exportations  totales,  elle  enregistre  néanmoins  un  déficit  commercial.  Une  évolution  de  la  situation  politique  permettrait  un  accroissement  rapide  des  exportations,  notamment de fruits, d’olives, d’huile d’olive, de légumes et de fleurs  coupées.  Par  ailleurs,  l’accroissement  attendu  des  revenus  et  de  la  population appelle une augmentation de la production. Néanmoins,  cette dernière ne pourra à elle seule satisfaire la demande locale. En  effet, pour des produits tels que le blé, le sucre, etc., les capacités de  production  sont  insuffisantes.  Des  investissements  dans  ces  filières  accroîtraient la part de marché locale.   Oppor‐ tunités  Production  agricole  à  forte  valeur  ajoutée  (fleurs,  fraises,  tomates  cerises, huile d’olive) ; Développement des exportations vers Israël et  les pays européens  Acteurs /  Cibles  Exploitants agricoles et entreprises exportatrices pouvant assurer un  transfert de compétences (Jordanie, Japon, Koweït)  Locali‐ sation  Bande  de  Gaza  (pêche),  nord‐ouest  de  la  Cisjordanie  (Jénine,  Tulkarm,  Qalqilya),  zone  de  moyenne  altitude  allant  du  nord  de  Jénine au sud d’Hébron, zone de steppes entre l’est de Jénine et la mer  Morte, région du Ghor (vallée du Jourdain)  Dispositifs /  Projets  Important  projet  dans  la  vallée  du  Jourdain  :  irrigation  des  terres,  aéroport en Jordanie, etc.  Accords commerciaux avec les Etats‐Unis, l’Europe, etc.   Projet de zones agricoles à Jéricho et Tulkarm  Contacts  Association  palestinienne  des  industries  alimentaires  :  pfia@palnet.com  Agence  palestinienne  de  promotion  des  investissements  :  www.pipa.gov.ps 
    • La carte des investissements en Méditerranée       56   Industrie agro-alimentaire Enjeux /  Objectifs  Débouché direct pour le secteur agricole, qui peut ainsi écouler son  surplus  de  production,  l’industrie  agro‐alimentaire  a  connaît  une  forte  croissance.  Grâce  à  sa  position  stratégique  dans  la  région,  sa  main  d’œuvre  qualifiée  et  sa  règlementation  favorable  aux  affaires,  elle  a  attiré  de  nombreux  investissements  au  cours  des  dernières  années.  Son  infrastructure  productive  moderne,  composée  essentiellement  d’usines  semi‐  ou  entièrement  automatisées,  aux  normes  ISO,  constitue  un  autre  facteur  d’attractivité.  La  politique  volontariste  de  promotion  de  l’investissement  et  de  la  production  locales  menée  par  le  gouvernement  a  entraîné  une  augmentation  significative  de  la  part  de  marché  locale,  qui  est  passée  de  25%  en  1996  à  50%  en  2001.  L’accroissement  attendu  des  revenus  et  de  la  population devrait offrir de nouvelles perspectives de croissance. Les  exportations, actuellement dirigées à 89% vers Israël, présentent aussi  un potentiel de développement.  Oppor‐ tunités  Production de nourriture et de boissons ; Exportation vers l’Europe et  le Moyen Orient  Acteurs /  Cibles  Entreprises  agro‐alimentaires  locales  et  internationales  (relations  étroites avec la Jordanie, le Japon et le Koweït)  Locali‐ sation  Proximité des zones agricoles  Dispositifs /  Projets  Loi d’encouragement de l’investissement (Focus 2)  Accords  commerciaux  avec  les  Etats‐Unis,  l’Europe,  etc.  et  programme  de  coopération  entre  entreprises  israéliennes  et  palestiniennes  développé  par  PalTrade  (centres  de  R&D  conjoints,  promotion des partenariats, etc.) : www.paltrade.org  Projets de zones agro‐industrielles à Jéricho et Tulkarm  Contacts  Association  palestinienne  des  industries  alimentaires  :  pfia@palnet.com  Agence  palestinienne  de  promotion  des  investissements  :  www.pipa.gov.ps 
    • La carte des investissements en Méditerranée       57      Tourisme Enjeux /  Objectifs  Dotée  d’un  important  patrimoine  culturel  (plus  de  1600  sites  archéologiques)  et  religieux  (lieu  de  pèlerinage  pour  les  3  religions  monothéistes),  la  Palestine  présente  un  réel  potentiel  de  développement touristique. Malheureusement, ce dernier est réduit à  zéro  par  la  situation  sécuritaire  actuelle.  Durant  les  courtes  améliorations  intervenues  ces  dernières  années,  les  efforts  consentis  par les autorités et le secteur privé pour réhabiliter les infrastructures  touristiques  ont  été  récompensés  par  une  augmentation  rapide  des  visites. Ces signes encourageants indiquent que le tourisme pourrait  constituer un important moteur de croissance si la paix et la stabilité  s’installaient dans le pays. La réouverture des frontières avec les pays  arabes amènerait deux grandes familles de touristes : des Musulmans  qui achèveraient leur pèlerinage à la Mecque par une visite des lieux  saints de Jérusalem et Hébron ; des Arabes et Palestiniens travaillant  en Jordanie ou dans les pays du Golfe qui viendraient y passer l’été.  Oppor‐ tunités  Infrastructure  et  gestion  hôtelières ;  Restauration ;  Organisation  de  circuits ; Transport des touristes ; Artisanat ; etc.  Acteurs /  Cibles  Acteurs de l’hôtellerie et de la restauration (ouverture d’un hôtel de la  chaine  Intercontinental),  tours  opérateurs,  entreprises  de  transport,  etc.  Locali‐ sation  Bethléem, Hébron, Jérusalem, Jéricho, Ramallah  Dispositifs /  Projets  Avantages  spéciaux  prévus  par  la  loi  d’encouragement  de  l’investissement (Focus 2)  Investissement massif des autorités palestiniennes, à la veille du 3ème  millénaire,  du  secteur  privé  et  de  donateurs  internationaux  pour  remettre à niveau les infrastructures et les services touristiques de la  région de Bethléem   Forum Tourism 4 Peace : promotion du tourisme à l’échelle du Proche  Orient,  lobbying  en  faveur  d’une  facilitation  de  la  circulation  des  touristes entre les différents pays, formation  Contacts  Association arabe de l’hôtellerie : www.palestinehotels.ps  Ministère du tourisme et des antiquités : www.visit‐palestine.com  Agence  palestinienne  de  promotion  des  investissements  :  www.pipa.gov.ps 
    • La carte des investissements en Méditerranée       58   Bâtiment et travaux publics (BTP) Enjeux /  Objectifs  Le secteur des BPT est en pleine expansion. Au troisième trimestre de  2007, il contribuait à 2,5% du PIB et 11,6% de l’emploi total. Alimenté  par  les  besoins  en  infrastructures,  grands  équipements,  logements,  etc.,  il  entretient,  en  amont,  la  production  de  matériaux  de  construction.  Si  la  situation  politique  venait  à  s’améliorer,  le  retour  massif  des  exilés  entraînerait  d’importants  besoins  en  logements,  écoles, hôpitaux, équipements culturels ou de loisirs, etc., générant un  marché  considérable  pour  le  secteur  du  BTP.  Naturellement,  tout  programme de reconstruction commencera par les infrastructures et  les équipements publics détruits ces dernières années. La reprise de  l’activité  devrait  être  particulièrement  importante  dans  la  Bande  de  Gaza,  compte  tenu  de  l’ampleur  des  destructions  et  de  la  mise  en  attente de la plupart des chantiers qui étaient prévus.  Oppor‐ tunités  Réhabilitation  de  l’aéroport  et  construction  d’un  port  maritime  à  Gaza ; Développement des infrastructures hôtelières et touristiques ;  Aménagement de zones industrielles ; Construction ou reconstruction  de logements  Acteurs /  Cibles  Aménageurs‐promoteurs‐développeurs,  notamment  jordaniens  (PADICO)  turcs  (TOBB)  et  du  Golfe  (Qatar  Investment  Authority,  Arab  Palestinian  Investment  Company,  Al  Rajhi),  producteurs  de  matériaux de construction, etc.  Locali‐ sation  Bande  de  Gaza,  Jérusalem  et  Ramallah  pour  la  construction  résidentielle,  Vallée  du  Jourdain,  Jénine,  Bethléem,  Tarqumia,  etc.  pour la construction industrielle  Dispositifs /  Projets  Projets  d’infrastructures  et  de  zones  industrielles  dans  la  vallée  du  Jourdain  Contacts  Agence  palestinienne  de  promotion  des  investissements  :  www.pipa.gov.ps 
    • La carte des investissements en Méditerranée       59      Education et santé Enjeux /  Objectifs  La  Palestine  a  depuis  longtemps  mis  l’éducation  au  cœur  de  sa  stratégie de développement. Les efforts consentis lui ont permis de se  distinguer  par  rapport  à  ses  voisins.  Le  plan  de  réforme  et  de  développement présenté en 2007 leur donne une nouvelle impulsion  en  prévoyant  plusieurs  projets  destinés  à  améliorer  la  qualité  du  système.  Mais  les  conditions  d’enseignement  restent  souvent  précaires  :  nombre  d’écoles  fonctionnent  dans  des  locaux  loués  et  inadaptés,  les  effectifs  par  classe  sont  très  élevés,  surtout  dans  la  bande de Gaza, etc. N’ayant pas la capacité financière pour investir  dans  de  nouveaux  équipements,  le  gouvernement  en  appelle  au  secteur privé. Il en va de même dans le secteur de la santé. Sur les 78  hôpitaux  existants  en  2006,  54  étaient  gérés  par  des  organisations  internationales  ou  par  le  secteur  privé.  Compte  tenu  de  leur  répartition inégale entre les régions et de la restriction fréquente des  déplacements,  la  construction  de  centres  de  santé  constitue  une  priorité  complémentaire  pour  éviter  une  fuite  croissante  vers  l’étranger des dépenses de santé.  Oppor‐ tunités  Construction et gestion d’écoles, d’hôpitaux, de centres de soins, etc.  Acteurs /  Cibles  Investisseurs  publics  et  privés,  principalement  étrangers,  telle  l’Association jordanienne des ingénieurs JEA  Locali‐ sation  Bande de Gaza et Cisjordanie, surtout en dehors des grandes villes  Dispositifs /  Projets  Avantages  spéciaux  prévus  par  la  loi  d’encouragement  de  l’investissement (Focus 2)  Contacts  Ministère de la santé : www.moh.gov.ps  Agence  palestinienne  de  promotion  des  investissements  :  www.pipa.gov.ps 
    •   5. Egypte Cadrage économique Une économie qui s’oriente vers des activités à valeur ajoutée élevée et fort potentiel de développement à l’export Après des décennies de socialisme, l’Egypte s’est engagée, depuis 1991, dans  un ambitieux programme de réformes économiques et structurelles, et a pris  de  façon  radicale  le  virage  de  l’économie  de  marché  et  de  l’ouverture  internationale après le remaniement ministériel de juillet 2004. La nouvelle  équipe constituée autour du premier ministre Ahmed Nazif s’est depuis lors  attachée à faire réaliser son programme libéral, jusqu’à obtenir que l’Egypte  soit sacrée meilleur réformateur au monde par la Banque mondiale dans son  rapport Doing Business 2008 mesurant le climat des affaires dans 178 pays.  Les  réformes  de  la  fiscalité,  de  l’investissement  et  du  commerce  extérieur  sont de véritables révolutions silencieuses dont les opérateurs économiques  étrangers commencent à peine à prendre la mesure.  Pays  à  revenu  intermédiaire,  l’Egypte  accorde  une  place  importante  au  secteur privé, qui emploie 77% de la population active et contribue à 62,9%  du  PIB.  Le  programme  de  privatisation  est  bien  avancé,  de  même  que  le  développement  des  partenariats  publics‐privés  pour  la  mise  à  niveau  des  infrastructures du pays. Le gouvernement garde néanmoins le contrôle de  larges  pans  de  l’économie,  au  travers  notamment  des  différentes  holdings  publiques  (hydrocarbures,  extraction  minière,  industries  lourdes,  banque,  textile, etc.). En effet, les importantes ressources naturelles dont est doté le  pays, notamment le pétrole et le gaz, sont une source appréciable de recettes  en  devises.  Représentant  respectivement  13,2%  et  38,7%  du  PIB  en  2008,  l’agriculture  et  l’industrie  sont  relativement  diversifiées.  Malgré  la  crise  mondiale, l’Egypte a enregistré une croissance annuelle d’environ 7% entre  2005  et  2008.  Les  perspectives  encourageantes  pour  les  années  à  venir  pourraient être renforcées par l’accélération des réformes structurelles.  Le 6ème Plan quinquennal de développement économique et social, qui court  sur la période 2008‐2012, devrait y contribuer. Il repose sur 3 grands piliers :  le  programme  présidentiel  (volet  économique),  les  Objectifs  du  millénaire  pour  le  développement  (santé  publique,  éducation)  et  le  Nouveau  contrat  social (réformes politiques). Le programme présidentiel vise à « maximiser 
    • La carte des investissements en Méditerranée       61      la  croissance  économique  et  à  garantir  un  niveau  acceptable  d’emploi  en  réduisant le taux de chômage à 5,5% d’ici la fin du plan, et enfin à assurer  des conditions de vie décentes aux groupes à faible revenu ». Le plan cible  un  taux  de  croissance  annuel  de  8%,  une  progression  du  revenu  réel  par  habitant  de  6%,  un  taux  d’investissement  de  24%,  un  progrès  annuel  des  exportations de 12%, et taux d’intégration à l’économie mondiale à 67% (vs  60%).  Dans cette perspective, le plan envisage de : donner la priorité aux secteurs à  forte  croissance  (industries  manufacturières,  BTP,  tourisme,  TIC)  ;  encourager  les  exportations  de  biens  et  services,  sans  créer  de  tensions  inflationnistes  sur  le  marché  local  et  en  assurant  une  gestion  durable  des  ressources non renouvelables ; miser sur les petites et très petites entreprises  comme  vecteur  principal  de  la  création  d’emplois  ;  ouvrir  toute  activité  économique à la participation du secteur privé, en renforçant les fonctions  de régulation de l’Etat ; améliorer les conditions de vie des groupes à faible  revenu  en  agissant  sur  la  distribution  primaire  des  revenus  (politiques  d’emplois,  accès  à  la  propriété  foncière  agricole,  politique  du  logement  et  soutien à l’entreprenariat) et la redistribution ; réduire l’écart entre régions  rurales (notamment la haute Egypte et le désert) et urbaines ; etc.  La  stratégie  nationale  est  ensuite  déclinée  en  programmes  sectoriels  :  enseignement  pré‐universitaire,  emploi  et  formation,  industrie,  développement  rural,  tourisme,  logement,  etc.  Pour  soutenir  l’industrie  et  atteindre  une  croissance de la production de  9% par an, il  est notamment  prévu  de  construire  1000  grands  complexes  industriels  et  2000  complexes  moyens.  Afin  de  répondre  aux  besoins  de  la  population  grandissante,  500 000 nouveaux logements sortiront également de terre d’ici 2012. Dans le  secteur  du  tourisme,  les  15 000  chambres  d’hôtels  à  créer  chaque  année  nécessiteront  un  investissement  annuel  de  1  milliard  de  dollars.  Pour  atteindre ces objectifs, le gouvernement fait appel à l’initiative privée. 
    • La carte des investissements en Méditerranée       62     Focus 1. De nombreuses initiatives en faveur de l’économie de l’information  Dans le 6ème Plan quinquennal, une importance majeure est accordée à l’économie de  l’information, notamment aux TIC et à l’externalisation des processus des entreprises.  Son développement nécessite de nombreuses initiatives publiques et privées en faveur  de la formation, de la création de clusters et du financement des entreprises.  En matière de formation, il est prévu de former 100 000 travailleurs par an d’ici 2012.  Afin  de  promouvoir  l’externalisation  des  processus  (BPO)  et  le  développement  des  TIC  en  Egypte,  les  entreprises  pourront  notamment  se  faire  rembourser,  pendant  2  ans,  80%  des  coûts  de  formation  des  managers  et  professionnels  de  ces  nouveaux  métiers.  4500  étudiants  y  seront  par  ailleurs  formés  chaque  année,  avant  que  l’initiative ne soit étendue à 40 000 personnes d’ici 2011‐2012.  Pour encourager les investissements dans le secteur des TIC, le premier cluster et parc  technologique d’Egypte a été créé au Caire en 2003. Le Smart Village du Caire s’étend  sur une surface totale de 300 hectares. Grâce à ses infrastructures et services de qualité,  ainsi qu’à ses liens étroits avec les centres de recherche, fin 2008, il avait déjà attiré 120  entreprises  locales  et  internationales  employant  20 000  personnes.  D’ici  2012,  il  pourrait accueillir 500 entreprises et 100 000 employés. Face à ce succès, l’entreprise  Smart Villages prévoit de développer un autre technoparc à Alexandrie, ainsi qu’un  parc industriel et logistique à Damiette (www.smart‐villages.com).  Dans  le  secteur  du  BPO,  un  projet  dédié  aux  centres  de  contact  est  actuellement  développé par le Ministère des TIC. Situé à Maadi, au sud du Caire, il créera 45 000  postes  de  travail  répartis  dans  40  bâtiments  d’ici  2012.  Les  entreprises  qui  s’y  implanteront bénéficieront d’un soutien lors de la phase d’installation, ainsi que de la  prise en charge de la formation de leurs employés (www.mcit.gov.eg).  Promu  par  le  gouvernement,  le  projet  Technology  Valley  vise  quant  à  lui  à  développer  les  activités  high  tech  (électronique,  TIC,  biotechnologies,  produits  médicaux,  pharmacie),  ainsi  que  les  centres  de  formation  et  de  recherche.  L’aménagement  de  70  km²  de  terrains  situés  à  East  Qantara  (à  14  km  de  la  ville  d’Ismaïlia et 35 km de la zone industrielle d’East Qantara) est ouvert aux investisseurs  privés  dans  le  cadre  d’un  PPP  ou  du  régime  des  zones  d’investissements  (www.gafinet.org).  Enfin, un fonds de développement technologique a été créé par le Ministère des TIC.  Géré  par  la  banque  d’investissement  EFG‐Hermes,  il  apporte  le  financement  nécessaire  aux  premières  phases  du  développement  d’entreprises  informatiques  égyptiennes  sous  forme  de  capital  risque  (d’1  à  6  million  de  livres  égyptiennes).  Jusqu’à  maintenant,  50  millions  de  livres  égyptiennes  ont  été  attribuées  (www.techdevfund.com). 
    • La carte des investissements en Méditerranée       63      Des IDE pour financer les infrastructures et stimuler les exportations L’Egypte a placé l’investissement privé, tant national qu’étranger, au cœur  de  sa  stratégie  de  développement.  Pour  la  mise  en  œuvre  du  6ème  Plan  quinquennal, qui suppose un investissement total d’au moins 1 295 milliards  de  livres  égyptiennes  (environ  160  milliards  d’euros),  la  contribution  du  gouvernement  (directement  ou  au  travers  de  ses  holdings) n’excédera pas  15%,  le  reste  devant  être  pris  en  charge  par  le  secteur  privé.  Les  investissements directs étrangers pourraient apporter 13% du montant total  nécessaire.  Le  plan  prévoit  que  le  flux  entrant  atteigne  14  milliards  de  dollars  en  2012.  Les  IDE  doivent  aider  le  pays  à  accumuler  des  devises  étrangères,  renforcer  ses  capacités  industrielles  et  technologiques,  et  développer ses échanges internationaux. Entre 2004 et 2007, l’investissement  privé  a  progressé  de  40%  par  an,  tandis  que  les  IDE  passaient  de  407  millions de dollars en 2003‐2004 à 13,2 milliards en 2007‐2008. Les mesures  prises par le Ministère de l’Investissement depuis sa création, en 2004, y ont  fortement  contribué.  Son  intervention  porte  sur  3  fronts  :  une  gestion  optimisée  des  actifs  économiques  publics,  l’amélioration  rapide  de  l’environnement  des  affaires  (régime  de  doit  commun),  notamment  par  la  réforme du secteur financier, et la création de zones industrielles à statuts  spéciaux.  Selon  la  filière,  les  investissements  sont  régis  soit  par  la  loi  n°8  sur  l’investissement de 1997 soit par la loi n°159 de 1981 sur les sociétés et ses  amendements successifs. Quel que soit le secteur, la détention de 100% du  capital  d’une  entreprise  par  des  étrangers  est  permise,  de  même  que  le  rapatriement  des  profits.  La  General  Authority  for  Investment  and  Free  Zones (GAFI) agit comme facilitateur au bénéfice des entrepreneurs. La Loi  n°8  prévoit  l’approbation  automatique  des  projets  d’investissements  dans  les  secteurs  jugés  prioritaires  :  transport‐logistique,  agriculture  et  élevage,  tourisme et BTP, santé, TIC, gestion de l’eau et des déchets, etc. Après les  succès rencontrés dans quelques filières‐pilotes (télécoms, infrastructures de  transport,  etc.),  les  PPP  se  multiplient.  Politique  d’investissement  et  politiques  industrielles  se  rejoignent  sur  l’intérêt  de  créer  des  clusters  par  filières,  même  si  certains  ont  aussi  une  composante  «  nationalité  »  (zone  chinoise, turque, etc.). Afin de créer des incitations à la constitution de tels  clusters, l’Egypte élabore progressivement des régimes spéciaux.   
    • La carte des investissements en Méditerranée       64   Focus 2. Des régimes spéciaux pour encourager les clusters et le développement de  la Haute Egypte  Afin  d’encourager  les  investissements  dans  les  secteurs  et  régions  prioritaires,  des  régimes  spéciaux  ont  été  créés.  Ils  accordent  des  avantages  supplémentaires  par  rapport au régime commun défini dans les lois d’investissement n°8 et 159.  Créé en 2007 (loi n°19), le régime des zones d’investissement vise à promouvoir les  clusters  dans  l’industrie,  les  services,  le  tourisme,  etc.  Le  secteur  privé  est  mandaté  pour développer et gérer ces zones sur l’ensemble du territoire national. L’Autorité de  développement industriel (IDA) se charge quant à elle de réaliser les infrastructures et  aménagements  extérieurs.  Chaque  zone  est  dotée  d’un  conseil  d’administration  composé  des  développeurs  privés  et  de  représentants  du  gouvernement.  Les  entreprises qui s’y implantent bénéficient des avantages suivants : privilèges accordés  sur la base des accords commerciaux signés avec des pays étrangers ; gestion au sein  de la zone des procédures douanières pour les intrants industriels (et non au port ou à  l’aéroport) ;  procédures  administratives  simplifiées  par  la  présence  d’un  guichet  unique  du  GAFI ;  aménagement  sur  5‐10  du  paiement  des  taxes  d’équipement,  de  douane et sur les ventes ; exemption de taxes sur les biens exportés.  Adoptée  en  2002,  la  loi  n°83  sur  les  zones  économiques  spéciales  (ZES)  accorde  également des incitations considérables aux investissements réalisés dans ces zones :  taxation de l’impôt sur le revenu au taux fixe de 5% ; gestion intégrée des procédures  administratives, douanières et fiscales ; mécanisme de résolution des conflits ; taxation  de toutes les activités au taux fixe de 10% ; certificats d’origine égyptienne accordés à  tous les exportateurs basés au sein de la zone leur permettant de jouir des privilèges  issus des traités internationaux signés par l’Egypte. L’élaboration d’un plan directeur  pour le développement et la gestion des ZES a été lancée en 2006. Une première ZES a  été créée au sud est de la ville de Suez (Focus 3) et servira de modèle aux prochaines.  Chacune d’elle sera autonome et dotée d’un conseil d’administration.  Offrant  un  potentiel  de  développement  significatif  (main  d’œuvre  disponible,  ressources  naturelles,  économie  diversifiée),  la  Haute  Egypte  fait  l’objet  d’un  programme  spécial.  Ce  dernier  prévoit  des  incitations  supplémentaires  :  attribution  gratuite de terrains (sauf dans le gouvernorat de Fayoum) ; assistance technique du  Centre de modernisation industrielle (www.imc‐egypt.org) ; soutien à la formation et  accès  au  centres  technologiques ;  aide  à  l’enregistrement  et  études  de  faisabilité  proposées par l’Entreprise d’investissement en Haute Egypte (www.ueico.org). Cette  dernière  encourage  l’investissement  privé  en  Haute  Egypte,  en  particulier  dans  le  tourisme, l’agriculture, l’industrie manufacturière, l’emballage et les transports.  [Plus d’informations auprès du GAFI : www.gafinet.org] 
    • La carte des investissements en Méditerranée       65        Focus  3.  Des  zones  d’implantation  offrant  un  cadre  privilégié  aux  activités  exportatrices  Lancées  il  y  a  près  de  40  ans,  les  zones  franches  ont  pour  but  de  développer  l’investissement dans les industries à l’export et les services, d’encourager le transfert  de  technologies,  et  de  créer  des  emplois.  On  en  compte  actuellement  10,  de  statut  public  :  Alexandrie,  Nasr  City,  Port  Said,  Suez,  Ismaïlia,  Damiette,  Shebin  El  Kom,  Keft, Media Production City et Port Said East Port. Parmi les nombreuses incitations et  garanties accordées figurent : l’exemption de toute taxe et droit de douane ; l’absence  de restriction sur les échanges internationaux ; la possibilité de vendre localement une  partie  de  la  production ;  l’exemption  de  droits  de  douanes  et  autres  taxes  sur  les  équipements, machines et moyens de transport (à l’exception des voitures) nécessaires  à  la  réalisation  du  projet ;  le  libre  choix  de  la  main  d’œuvre ;  la  centralisation  des  procédures  administratives  par  le  GAFI ;  etc.  Pour  bénéficier  de  ces  avantages,  les  entreprises doivent exporter au moins 50% de leur production. Le loyer annuel est de  3,50 dollars le m² pour les projets industriels et 7 dollars pour les projets d’entreposage  et  de  services.  Une  réduction  de  50%  est  accordée  dans  les  zones  d’Ismailia,  de  Damiette et de Shebein El‐Kom. Les projets développés par le privé dans les secteurs  portuaires, logistiques et industriels (mégaprojets) peuvent également se voir attribuer  le statut de zone franche.  En 2004, un protocole portant création des Qualifying Industrial Zones (QIZ) a été  signé  entre  les  Etats‐Unis,  Israël  et  l’Egypte.  Il  octroie  aux  produits  égyptiens  (au  moins 35% de valeur ajoutée locale) le libre accès au marché américain, sans quota ni  limite  dans  le  temps,  pourvu  que  10,5%  de  la  valeur  ajoutée  soit  réalisée  en  Israël.  Alors que ce privilège a dans un premier temps bénéficié principalement à l’industrie  du  textile‐habillement,  705  entreprises  y  sont  actuellement  éligibles.  Parmi  les  47  zones industrielles existant en Egypte, certaines ont obtenu le statut de QIZ. On en  compte aujourd’hui 19, concentrées autour du Caire, d’Alexandrie, dans le Delta du  Nil et le long du canal de Suez. 2 QIZ sont en projet à El‐Drissa et El‐Rasswa.  Première  zone  économique  spéciale  créée  en  Egypte,  North  West  Suez  Special  Economic Zone s’étend sur une superficie de 20 km² à côté du port de Sokhna et à 45  km au sud est de Suez. Jugée révolutionnaire par les professionnels du secteur, le port  de Sokhna, sur la mer rouge, cible le marché des 20 000 navires traversant le canal de  Suez chaque année pour s’imposer comme un hub logistique au carrefour de l’Europe,  de l’Extrême‐Orient et de l’Afrique. Les entreprises qui s’implanteront dans la zone  bénéficieront  des  avantages  prévus  par  la  loi  n°83  de  2002  (Focus  2).  Au  cours  des  prochaines années, d’autres ZES devraient voir le jour en Egypte.  [Plus d’informations auprès du GAFI : www.gafinet.org] 
    • La carte des investissements en Méditerranée       66   Mapping stratégique / 1. Ressources  
    • La carte des investissements en Méditerranée       67      Mapping stratégique / 2. Industrie  
    • La carte des investissements en Méditerranée       68   Mapping stratégique / 3. Services  
    • La carte des investissements en Méditerranée       69      Secteurs stratégiques Technologies de l’information et de la communication (TIC) Enjeux /  Objectifs  Face à la taille du marché local (80 millions de personnes), les TIC ont  connu  un  développement  rapide  en  Egypte.  Ces  dernières  années,  d’importants  investissements  en  infrastructures  et  en  formation  ont  été  réalisés.  Chaque  année,  l’Egypte  compte  16 000  nouveaux  ingénieurs et 14 000 diplômés de sciences et technologie. Tirant parti  de ces atouts, le Plan 2007‐2010 du Ministère des TIC (MCIT) prévoit  de  faire  passer  le  nombre  d’informaticiens  et  employés  du  BPO  de  14 000  en  2008  à  50 000  d’ici  2010.  Les  services  TIC  devraient  alors  générer 3 milliards de dollars de chiffre d’affaires, dont 1 milliard à  l’export  (contre  450  millions  en  2007).  Dans  l’édition  2009  de  l’AT  Kearney  Global  Services  Location  Index,  l’Egypte  arrive  6ème,  notamment  en  raison  de  ses  coûts  compétitifs  et  de  la  disponibilité  d’une main d’œuvre qualifiée.  Opportu‐ nités  Infrastructures et équipements (haut débit, sans fil) ; BPO et centres  d’appels (en arabe, français, anglais, allemand) ; Développement de  logiciels (test, développements pointus & traductions) ; Assistance.  Acteurs /  Cibles  Opérateurs  télécoms  domestiques  et  étrangers  (Orascom,  Telecom  Egypt,  Orange,  Vodafone,  Etisalat),  fournisseurs  de  services  TIC  et  BPO (IBM, Intel, Microsoft, Oracle, Satyam, Wipro, Teleperformance)  Locali‐ sation  Le  Grand  Caire,  Alexandrie,  Damiette,  le  delta  du  Nil  (centres  urbains)  Dispositifs /  Projets  Nombreux sites dédiés aux TIC et au BPO (Focus 1)  Programmes de formation aux métiers du BPO (Focus 1)  Facilitation  de  l’accès  de  la  population  aux  TIC  :  « IT  Clubs »,  subventions de l’Etat à l’achat de PC  Fond de développement technologique (Focus 1)  Contacts  Agence  de  développement  de  l’industrie  des  technologies  de  l’information : www.itida.gov.eg  Ministère des communications et des technologies de l’information :  www.mcit.gov.eg  Chambre  des  TIC  de  la  Fédération  des  industries  égyptiennes  :  www.cit‐fei.org 
    • La carte des investissements en Méditerranée       70   Médicaments et santé Enjeux /  Objectifs  Avec la croissance économique et démographique, la demande locale  de  médicaments  et  de  soins  est  en  forte  augmentation.  Encouragées  par  l’expansion  de  la  classe  moyenne,  les  dépenses  moyennes  par  habitant  devraient  atteindre  257  dollars,  contre  103  en  2007.  Le  tourisme  médical  connaît  également  un  essor  rapide.  Avec  sa  main  d’œuvre qualifiée (8 000 diplômés sortent des facs de médicine chaque  année) et ses coûts compétitifs (le salaire moyen hebdomadaire dans le  secteur  de  la  santé  est  de  15,4  dollars),  l’Egypte  présente  un  fort  potentiel de développement dans le secteur de la santé. De nombreux  hôpitaux devraient être construits ou rénovés au cours des prochaines  années.  L’assurance  santé,  dont  le  taux  de  pénétration  est  faible,  est  une autre filière prometteuse.  Opportu‐ nités  Production  et  distribution  de  médicaments  (génériques)  ;  Matériel  médical et de diagnostic ; Hôpitaux privés ; Produits d’assurance santé  ; Tourisme médical  Acteurs /  Cibles  Acquisitions  d’entreprises  égyptiennes  par  des  groupes  étrangers  (l’indien Shetty, le britannique GlaxoSmithKline, le jordanien Hikma,  le danois BankInvest, le dubaïote Abraaj Capital, etc.), implantations  de  labos  de  pays  émergents  (Corée  du  Sud,  Inde)  et  extensions  de  multinationales déjà implantées (AstraZeneca et Pfizer au Caire)  Locali‐ sation  Le Caire, 10th of Ramadan City, Giza, Alexandrie, etc.  Dispositifs  / Projets  Réforme  du  système  de  santé  visant  à  assurer  une  couverture‐santé  minimale à tous les citoyens d’ici 2011  Recours aux PPP aussi bien pour les projets d’équipements médicaux  que pour les services et la formation professionnelle (1,12 milliards de  dollars d’investissements prévus pour 2009/2010) : construction du Al  Mossawat  Specialised  University  Hospital  et  du  Smouha  Medical  Complex à Alexandrie, rénovation du Al Abassia Chest Hospital et du  Boulak General Hospital au Caire, etc.  Baisse des droits de douane sur les équipements médicaux de 12 à 2%  Projet Technology Valley à East Qantara dédié aux activités high tech,  parmi  lesquels  figurent  l’industrie  pharmaceutique,  les  équipements  médicaux et les biotechnologies (Focus 1)  Contacts  Ministère de la santé : www.mohp.gov.eg  Autorité égyptienne de supervision des assurances : www.eisa.gov.eg  
    • La carte des investissements en Méditerranée       71      Banque, assurance et autres services financiers Enjeux /  Objectifs  Suite  aux  profondes  réformes  engagées  ces  dernières  années  (restructuration  des  banques  publiques,  consolidation  forcée  du  secteur  via  l’augmentation  des  obligations  en  fonds  propres),  le  secteur bancaire est en pleine effervescence. Il bénéficie également de  la  croissance  rapide  de  l’économie  égyptienne,  du  boom  de  la  construction  et  des  progrès  de  la  bancarisation  (crédit  à  la  consommation et assurance) des 80 millions d’Egyptiens. Fin 2007, 37  banques  opéraient  sous  licence  en  Egypte.  Le  secteur  a  connu  récemment une vague de privatisation, une certaine fièvre de fusions‐ acquisitions  et  l’entrée  de  nouveaux  acteurs.  De  grands  établissements  publics,  tels  que  la  Banque  du  Caire,  devraient  être  privatisés prochainement. Les banques d’affaires et fonds de capital‐ investissement du pays figurent parmi les champions régionaux.  Opportu‐ nités  Prêts  immobiliers  ;  Produits  islamiques  ;  Banque  de  détail  et  d’entreprise  ;  Assurances  (santé,  automobile,  etc.)  ;  Capital‐risque ;  Services financiers (courtage, rating, analyse et conseil) ; etc.  Acteurs /  Cibles  Banques  d’affaires  privées  (BNP  Paribas,  Blom  Bank),  sociétés  de  capital‐investissement  (Citadel  Capital,  EFG‐Hermes),  d’assurance‐ réassurance  (21  opérateurs  parmi  lesquels  AIG,  Allianz),  de  conseil  financier  (deVere  and  Partners,  Julius  Baer),  nouveaux  venus  de  la  finance islamique (Ithmaar, Tamweel, Amlak, Mashreqbank, etc.)  Locali‐ sation  Le Caire, Alexandrie pour les services financier, courtiers, etc.  Dispositifs /  Projets  Bourse  égyptienne  (EGX),  ex  Bourse  du  Caire  et  d’Alexandrie  (CASE) : l’une des plus anciennes bourses au monde  Lancement du Nilex en 2007 : 1ère bourse des petites capitalisations au  Moyen‐Orient.  Smart Village Cairo‐Financial District : le technoparc est aussi devenu  un pôle financier après avoir accueilli l’EGX (Focus 1)  Suspension provisoire des programmes de privatisation (Banque du  Caire transformée en juin 2009 en société anonyme en attendant)  Contacts  Banque centrale d’Egypte : www.cbe.org.eg  Autorité des marchés financiers : www.cma.gov.eg  Autorité égyptienne de supervision des assurances : www.eisa.gov.eg  Autorité de finance hypothécaire : www.mf.gov.eg 
    • La carte des investissements en Méditerranée       72   Textile, cuir et habillement Enjeux /  Objectifs  L’Egypte est le seul pays du Moyen‐Orient à offrir une filière textile  intégrée. Le prêt à porter en représentant 75%, l’offre locale en filage‐ tissage reste néanmoins très insuffisante. Le coton égyptien pèse 35%  de la production mondiale de variétés de grande qualité. L’essentiel  de  l’industrie  textile  est  propriété  de  l’Etat,  tandis  que  90%  de  la  confection est privée. Entre 2004 et 2008, l’investissement total dans le  prêt‐à‐porter a cru de 9,5% par an. Au cours des 40 dernières années,  l’investissement étranger a représenté 37% des investissements totaux  dans  cette  industrie.  Au  cours  des  prochaines  années,  l’Egypte  s’emploiera  à  promouvoir  l’intégration  verticale,  en  créant  par  exemple des marques de renommées internationales s’appuyant sur  la réputation du coton et du design local. D’ici 2011, il ambitionne de  doubler  ses  exportations  (surtout  vers  l’Europe),  pour  atteindre  3  milliards de dollars. Si le taux de croissance annuel de l’industrie se  maintient à 15%, elles pourraient atteindre les 10 milliards d’ici 2020,  créant 1 million d’emplois.   Opportu‐ nités  Coton  brut  (dont  bio)  ;  Filage‐tissage ;  Tricotage  et  teinture ;  Fibres  synthétiques  (pétrochimie  locale) ;  Prêt‐à‐porter  (marques) ;  Accessoires (fermetures‐éclaires, emballage, etc.)  Acteurs /  Cibles  Investisseurs  turcs,  indiens  (Grasim  Industries,  Taha  Holding),  chinois,  israéliens,  etc.  et  producteurs  intégrés  tels  qu’Al‐Arafa  (particulièrement ciblés)  Locali‐ sation  Canal de Suez (approvisionnement par l’Europe et l’Asie, production  à Port Said et Ismaïlia), Alexandrie (Borg Al‐Arab, Amreya), Grand  Caire  (6th  of  October,  El‐Obour,  Tenth  of  Ramadan),  Delta  du  Nil,  Sohag  Dispositifs /  Projets  4  clusters  :  textile  à  Sohag,  Mit  Ghamr  (Dakahlia)  et  Diar  Negm  (Sharkia), tissage à Kafr Shokr (Qalyoubeya) + 1 zone sino‐égyptienne  Accords de libre échange avec l’Europe, COMESA, GAFTA, les pays  d’Agadir, etc.  10 zones franches, dont celle de Port Saïd + 19 QIZ opérationnelles et  2 en projet avec les Etats Unis (Focus 3)  Soutien fiscal à l’exportation, libéralisation des importations de fibres  et tissus, soutien à la formation et à l’exportation  Contacts  GAFI : www.gafinet.org / Ministère du commerce et de l’industrie :  www.mfti.gov.eg / Centre de modernisation industrielle : www.imc‐ egypt.org / Fédération des industries égyptiennes : www.fei.org.eg 
    • La carte des investissements en Méditerranée       73      Agriculture et agro-alimentaire Enjeux /  Objectifs  Avec  ses  2,86  millions  d’ha  de  terres  cultivées,  ses  6  millions  d’agriculteurs  (30,2%  de  la  population  active)  et  son  climat  idéal  (possibilité  de  cultiver  des  produits  pour  l’export  de  novembre  à  mai), l’Egypte est le 5ème producteur méditerranéen de légumes et de  jus de fruits et le 8 ème producteur mondial d’olives. D’ici 2010, il vise  la 3e place. En effet, depuis plusieurs années, la croissance annuelle de  l’industrie  agroalimentaire  égyptienne  dépasse  les  34%.  Avec  le  soutien  du  gouvernement,  le  conseil  des  exportateurs  de  produits  alimentaires  ambitionne  d’élever  les  exportations  à  1,5  milliards  de  dollars d’ici 2020. D’après les prévisions du Ministère de l’agriculture,  l’agro‐alimentaire  réalisera  alors  un  chiffre  d’affaires  annuel  de  21  milliards de dollars, permettant la création de 500 000 emplois. Pour  atteindre ces objectifs, 1,3 millions d’ha de désert seront convertis en  terres agricoles d’ici 2020, afin de cultiver 254 millions de tonnes de  fruits et légumes par an.  Opportu‐ nités  Produits de base pour le marché local et à haute‐valeur ajoutée pour  export vers l’Europe et le Golfe (fruits, légumes, céréales, jus, sodas,  huiles, produits laitiers, viandes halal, friandises, betterave sucrière,  plantes  médicinales  et  aromatiques) ;  Conserveries ;  Emballage  ;  Engrais  ; Systèmes d’irrigation ; Congélation et gestion de la chaîne  du froid  Acteurs /  Cibles  Investissements  du  Golfe  (Al  Marai,  Savola,  Al  Rajhi,  Kuwait  Food  Company/Americana),  des  pays  émergents  (l’indien  Rasna)  et  des  multinationales occidentales (Coca‐Cola, Kraft, Vivartia, Danone, Bell,  Heinz, Unilever, etc.)  Locali‐ sation  Vallée et Delta du Nil (agriculture traditionnelle), déserts du Sinaï, de  Toshka et Haute Egypte (mégaprojets fermiers)  Dispositifs /  Projets  Projet Toshka : création de 2 villes nouvelles de 150 000 habitants au  total pour développer l’agriculture  Approbation  automatique  des  projets  d’élevage,  notamment  de  volailles et de poissons, et de transformation du désert  Attribution  de  terrains  gratuits  aux  projets industriels par la Upper  Egypt Investment Company (Focus 2)  Fonds  public  créé  en  2005  pour  la  modernisation  de  l’agro‐ alimentaire.et doté de 146 millions de dollars  Contacts  GAFI  :  www.gafinet.org  /  Chambre  de  l’agro‐alimentaire  de  la  Fédération des industries égyptiennes : www.fei.org.eg 
    • La carte des investissements en Méditerranée       74   Energie, eau et environnement Enjeux /  Objectifs  Selon les plans du gouvernement, les énergies renouvelables devront  représenter 20% de la capacité nationale de production d’énergie d’ici  2020.  L’Egypte  jouissant  de  vents  enregistrant  des  vitesses  importantes  et  constantes  (10  m/s),  l’éolien  doit  peser  12%  de  la  capacité totale de production, nécessitant la création de 7000MW de  fermes  éoliennes.  Ces  dernières  peuvent  produire  jusqu’à  3900  heures/an, contre 190 en Espagne et en Grèce. Ce programme éolien  repose en grande partie sur l’initiative privée. La génération à partir  de la biomasse devrait atteindre 1500 MW d’ici 2020. Suite à la relance  du  Plan  Solaire  Méditerranéen  avec  le  soutien  de  financeurs  occidentaux, le solaire pourrait voir son importance revue à la hausse  en Egypte. L’efficacité énergétique, la gestion de l’eau et des déchets  sont aussi de grands marchés. Les réserves actuellement prouvées de  gaz naturel devraient être épuisées dans 57 ans.  Opportu‐ nités  Production  d’énergie  éolienne  et  solaire ;  Equipements  des  sites  ;  Biomasse (canne à sucre) ; Traitement de l’eau et des déchets solides ;  Transport de l’eau et irrigation ; etc.  Acteurs /  Cibles  Marché  déjà  investi  par  les  leaders  mondiaux  :  JV  de  groupes  allemands, danois, espagnols et égyptiens (parc éolien de Zafrana), le  suisse  ABB  et  l’indien  Kolay  Engineering,  l’italien  Italcementi  (parc  éolien de Gabal El‐Zeit), l’allemand SIAG en partenariat avec le local  El Sewedy Holding (usine de mats éoliens), etc.  Locali‐ sation  Traitement de l’eau et des déchets solides au Caire (2 projets d’usine  de traitement en PPP) ; biomasse à Qena (projet de centrale) ; solaire  en Haute Egypte ; éoliens sur la Mer rouge, dans le Golfe de Suez (2  projets de 100 et 250MW), les déserts orientaux et occidentaux, et le  Golfe d’Aqaba.  Dispositifs /  Projets  Projet de création de procédures d’achat à prix garantis et procédures  simplifies pour l’attribution de nouvelles licences éoliennes  Création  de  la  New  &  Renewable  Energy  Authority  en  1986  pour  développer  les  technologies  des  énergies  renouvelables  :  www.nrea.gov.eg  Contacts  General Authority For Investment and Free Zones : www.gafinet.org 
    • La carte des investissements en Méditerranée       75      Tourisme Enjeux /  Objectifs  En  2008,  les  12,8  millions  d’arrivées  de  touristes  internationaux  ont  généré 11 milliards de dollars de recettes, soit 22,6% des recettes en  devises  du  pays.  L’Europe  centrale  et  orientale,  qui  a  récemment  dépassé l’Europe occidentale en tant que source première de visiteurs  étrangers,  est  un  marché  très  prometteur.  La  Libye  est  le  principal  émetteur  moyen‐oriental,  suivie  par  les  pays  du  Golfe.  Avec  l’expansion  de  la  classe  moyenne,  le  tourisme  intérieur  offre  également  un  fort  potentiel  de  développement.  D’ici  2015,  l’Egypte  veut  atteindre  18  millions  d’arrivées  internationales  et  une  part  de  marché  mondiale  de  2,2%,  contre  1%  aujourd’hui.  Pour  cela,  elle  prévoit  de  doubler  son  stock  de  chambres  d’hôtel  pour  arriver  à  300 000,  dont  plus  de  130 000  sont  déjà  en  construction.  Les  665  nouveaux hôtels et resorts devraient créer 1,2 millions d’emplois. De  nouvelles capacités d’hébergement en stations balnéaires (Mer rouge  surtout)  sont  créées  à  un  rythme  effréné  :  le  projet  Gamsha  Bay,  dévoilé par le promoteur dubaïote Damac en 2006, et qui peine à se  concrétiser,  devrait  mobiliser  à  lui  seul  des  investissements  de  16  milliards  de  dollars  sur  10  ans.  Dans  le  6ème  Plan  quinquennal,  un  investissement  annuel  minimum  d’1  million  de  dollars  est  attendu  pour créer 15 000 chambres d’hôtel par an.  Opportu‐ nités  Plongée  et  séjours  balnéaires ;  Tourisme  d’aventure  (désert)  ;  Tourisme religieux (sites chrétiens et musulmans) ; Hôtels de luxe ;  Tourisme intérieur ; Ecotourisme ; Golf ; Tourisme médical  Acteurs /  Cibles  Forte  présence  des  grandes  chaînes  hôtelières  occidentales,  en  particulier  sur  le  segment  des  5‐étoiles  (Carlson,  Marriott,  InterContinental  Hotels  Group,  Kempinski  Hotels  &  Resorts,  etc.),  ascension  rapide  des  challengers  des  pays  du  Golfe  (Qatari  Diar,  Nesco, M.A. Kharafi, Emaar, Dallah al Baraka, Damac, Rotana)  Locali‐ sation  Vallée du Nil, Mer rouge, Sinaï, Golfe d’Aqaba  Dispositifs /  Projets  Investissement public massifs dans les infrastructures, en particulier  les aéroports  Nombreux projets de resorts à développer en PPP sur la Mer rouge  (Hurghada, Shadwan, Wadi Gimak, St. John, Rocky Island), dans le  sud du Sinaï et le Golfe d’Aqaba  Contacts  General Authority For Investment and Free Zones : www.gafinet.org 
    • La carte des investissements en Méditerranée       76   Distribution Enjeux /  Objectifs  Le  Global  Retail  Development  Index  place  l’Egypte  au  14ème  rang  mondial  en  matière  de  potentiel  de  croissance.  D’ici  2011,  le  chiffre  d’affaires de la distribution devrait en effet atteindre 67,4 milliards de  dollars.  Aujourd’hui,  7,5  millions  d’Egyptiens  peuvent  déjà  se  permettre  au  moins  un  achat  par  an  dans  un  de  ces  centres  commerciaux  luxueux  qui  se  multiplient  rapidement  et  3,5  millions  d’entre  eux  jouissent  d’un  pouvoir  d’achat  comparable  à  celui  des  Occidentaux. 95% de la population vivant sur 5% des terres, le long  de la vallée du Nil, les bassins de chalandise sont très concentrés. Des  millions de touristes étrangers séjournent en outre chaque année en  Egypte,  prêts  à  des  achats  luxueux  ou  plus  traditionnels.  Après  les  pionniers  égyptiens  Ragab  Sons,  Abu  Zikri  et  El‐Hawary,  les  supermarchés ont pris racine à la fin des années 90. A travers ses 40  magasins, Metro réalise un chiffre d’affaires de 110 millions de dollars  et  s’affirme  comme  le  leader  de  la  grande  distribution.  Néanmoins,  99,7%  des  distributeurs  sont  des  micro‐entreprises  et  la  part  de  marché  cumulée  des  5  plus  grandes  chaînes  de  distribution  reste  inférieure  à  2%.  Mais  on  assiste  à  une  affiliation  progressive  des  petites épiceries traditionnelles à des enseignes nationales. Les grands  magasins Omar Effendi ont quant à eux été privatisés.   Opportu‐ nités  Magasins franchisés dans nouveaux centres commerciaux ; Epiceries  modernes (7% seulement du marché actuel) ; Supermarchés discount ;  Services et équipement TIC ; Approvisionnement et logistique (dont  chaîne du froid)  Acteurs /  Cibles  Leaders  mondiaux  de  la  distribution  (l’émirati  Majid  Al  Futtaim,  l’allemand Metro), ouverture massive de magasins (Carrefour, Virgin  Megastores),  et  restaurants  franchisés,  échec  de  certaines  enseignes  étrangères (le britannique Sainsbury, le sud‐africain Shoprite)  Locali‐ sation  Grand  Caire  et  Alexandrie  (700  supermarchés,  10  hypers  pour  20  millions d’habitants), centres urbains régionaux négligés  Dispositifs /  Projets  Soutien  publique  à  l’essor  de  la  distribution  à  l’occidentale  (consolidation,  modernisation)  pour  favoriser  la  montée  en  gamme  des fournisseurs locaux (agro‐alimentaire, textile, produits de grande  consommation aux normes) et gagner en compétitivité à l’export.  Contacts  General Authority For Investment and Free Zones : www.gafinet.org 
    • La carte des investissements en Méditerranée       77      Transports et logistique Enjeux /  Objectifs  L’Egypte  bénéficie  d’une  situation  géographique  unique,  sur  l’une  des  artères  les  plus  vitales  de  l’économie  mondiale,  la  route  Asie‐ Europe. Chaque année, 8% du transport maritime mondial traverse le  canal  de  Suez.  La  libéralisation  des  échanges  commerciaux,  la  croissance  économique  soutenue  et  les  importants  gains  de  compétitivité  ont  fait  exploser  les  échanges  internationaux.  Depuis  2003/04,  les  exportations  égyptiennes  ont  triplé,  atteignant  28,8  milliards  de  dollars  en  2008/09.  Parallèlement,  les  importations  ont  bondi de 18,3 billion à 51,7 milliards en 2008/09. 90% du commerce  extérieur transite par les ports du pays (5 sur la Méditerranée et 3 sur  la Mer rouge). De son côté, le transport aérien progresse avec les flux  touristiques et les exportations de textiles et de légumes frais. Le fret  aérien passant par les 5 terminaux du Caire devrait atteindre 900 000  tonnes  d’ici  2025,  contre  230 000  en  2006.  Actuellement,  le  rail  pèse  seulement 5% du marché. 3,6 milliards de dollars vont être investis  sur 5 ans pour accroître le fret ferroviaire de 125% et atteindre 15 000  de tonnes par an. De nouvelles routes sont également en projet  Opportu‐ nités  Services  logistiques  intégrés ;  Réparation  navale  et  de  conteneurs ;  Services  portuaires  à  haute  valeur  ajoutée ;  Développement  d’infrastructures (construction de ports fluviaux à Nahda, Mit Ghamr,  Tebbin,  Assiut,  Sohag  et  Qena,  de  routes,  rénovation  et  commercialisation de gares ferroviaires au Caire, à Giza, Alexandria,  Luxor, Aswan et Tanta)  Acteurs /  Cibles  Absence  de  prestataire  logistique  couvrant  l’ensemble  du  territoire  national,  entrée  de  nombreux  opérateurs  étrangers  :  les  émiratis  Aramex  et  DP  World,  le  koweïtien  Agility,  le  chinois  BALtrans,  le  français CMA‐CGM, le saoudien COSCO, le danois Maersk, etc.  Locali‐ sation  Delta du Nil, côte méditerranéenne et Mer rouge  Dispositifs /  Projets  Gouvernement favorable aux PPP : extension des réseaux ferroviaires  du  Caire  et  Alexandrie  (95  km  au  total),  construction  de  nouvelles  autoroutes pour un investissement de 8 milliards de dollars sur 5‐10  ans (Port Said‐Alexandrie ‐ Marsa Matrouh et Le Caire ‐ Alexandrie)  Création de zones industrielles avec plateformes logistiques intégrées  Contacts  General Authority For Investment and Free Zones : www.gafinet.org 
    •   6. Israël Cadrage économique Une puissance économique régionale qui mise sur l’innovation Pays  émergent  il  y  a  encore  à  peine  20  ans,  Israël  est  aujourd’hui  une  puissance économique régionale. Entre 2005 et 2008, son PIB est passé de 158  à 201 milliards de dollars, enregistrant une croissance annuelle de l’ordre de  5%.  L’Index  global  de  compétitivité  2008‐2009  du  Forum  économique  mondiale classe le pays 23ème sur 134. En 2008, l’agriculture ne représentait  que  2,6%  du  PIB,  contre  32,4%  pour  l’industrie  et  65%  pour  les  services.  Alors que ce dernier secteur contribuait à hauteur de 77% du PIB en 2004, il  tend  aujourd’hui  à  perdre  du  poids  au  profit  de  l’industrie.  Ouvert  sur  l’extérieur et très avancé sur le plan technologique, Israël a en effet gagné  une  renommée  internationale  dans  des  secteurs  tels  que  les  télécommunications,  l’informatique,  la  chimie,  les  sciences  de  la  vie,  les  technologies de l’eau, etc.   Le boom des hautes technologies a été permis par les réformes structurelles  et les importants investissements en R&D réalisés au cours des 2 dernières  décennies. Israël est le pays qui dépense le plus en R&D au monde (4,7% du  PIB en 2009). Avec 135 scientifiques pour 100 000 travailleurs, il occupe la  2ème place du Rapport 2008 sur la compétitivité mondiale de l’IMD pour la  disponibilité  de  scientifiques  et ingénieurs. La même année, il  a été  classé  3ème pour la qualité de ses instituts de recherche scientifique par le Forum  économique  mondial  (FEM).  Après  la  Silicon  Valley,  c’est  le  pays  qui  enregistre la plus forte concentration d’entreprises technologiques, que l’on  estime  à  4000.  Parmi  elles,  un  grand  nombre  de  start‐ups,  dont  le  développement  a  été  facilité  par  l’important  marché  national  du  capital‐ risque  (le  2ème  au  monde  d’après  le  Rapport  2007‐2008  de  l’IMD).  Cette  dynamique  d’innovation,  en  plus  de  stimuler  la  création  d’entreprises,  favorise  le  dépôt  de  brevets.  La  politique  gouvernementale  d’encouragement au transfert de connaissances du monde académique vers  l’industrie  a  fortement  contribué  à  ces  bonnes  performances.  D’après  l’Economist Intelligence Unit, Israël était le 9ème pays le plus innovant (sur  82)  en  2008  et  il  devrait  atteindre  la  8ème  place  d’ici  2013.  Malgré  la  crise  mondiale,  l’innovation  israélienne  continue  d’être  stimulée  par  un  afflux 
    • La carte des investissements en Méditerranée       79      constant  d’investissements  étrangers,  dont  le  montant  s’est  élevé  à  10  milliards  de dollars  en  2008.  Cette  forte  attractivité résulte des importants  efforts  consentis  par  le  gouvernement  pour  créer  un  environnement  favorable  aux  affaires.  Dans  le  classement  Doing  Business  2009,  Israël  occupe  la  30ème  place  pour  la  facilité  de  faire  des  affaires  et  7ème  pour  la  protection des investisseurs.  Pour  la  première  fois  depuis  sa  création,  l’Etat  d’Israël  s’est  engagé  dans  l’élaboration d’une vision et d’une stratégie nationales à long terme. Défini  en  concertation  avec  le  monde  de  l’industrie  et  de  la  recherche,  le  plan  présenté au Premier ministre par la Fondation Israël‐US pour la science et la  technologie  (USISTF)  indique  les  orientations  nécessaires pour positionner  Israël parmi les 15 premières économies mondiales d’ici 2028. Pour atteindre  cet  objectif,  il  insiste  sur  l’importance  de  l’excellence  scientifique  et  technologique,  de  la  formation,  de  la  capacité  d’innovation  et  de  l’esprit  d’entreprise.  Les  relations  entre  Israël  et  les  Etats  Unis  sont  jugées  stratégiques.  En  2008,  le  Premier  ministre  a  proposé  le  plan  au  gouvernement,  qui  lui  a  réservé  un  accueil  favorable.  En  parallèle  du  processus  d’adoption  et  de  mise  en  œuvre  du  plan,  l’USISTF  envisage  de  promouvoir  des  opportunités  d’investissement  et  de  collaboration  qui  permettront de resserrer les liens déjà étroits entre Israël et les Etats Unis.  En  2009,  le  gouvernement  a  par  ailleurs  lancé  un  plan  de  7  ans  pour  maîtriser  la  crise  du  crédit  et  soutenir  l’économie  israélienne.  Une  fois  l’approbation  définitive  obtenue,  5  mesures  seront  appliquées  :  réduction  continue de l’impôt sur le revenu et sur les sociétés jusqu’en 2016 ; mise en  place  d’une  imposition  négative  pour  les  salariés  à  bas  revenus ;  augmentation du soutien financier apporté aux PME et des lignes de crédit  garanties  par  l’Etat,  en  particulier  pour  le  secteur  bancaire,  les  activités  exportatrices et les industries de hautes technologies ; Réformes structurelles  du foncier, de l’électricité et des ports ; développement des infrastructures  dans les secteurs du tourisme, des transports, de l’eau et de l’énergie. Afin  d’engager  ces  actions,  la  Knesset  a  voté  un  budget  biannuel  doté  d’une  enveloppe de 316 milliards de shekels (82 milliards de dollars) en 2009 et 321  milliards en 2010. 
    • La carte des investissements en Méditerranée       80     Focus 1. Un investissement massif en R&D pour encourager l’innovation  Faisant  de  l’innovation  une  priorité  nationale,  Israël  a  dépensé  4,7%  de  son  PIB  en  R&D en 2009, soit le ratio le plus élevé au monde. Dans le Rapport sur la compétitivité  2008‐2009 du Forum économique mondial, le pays est classé 3ème pour la qualité de ses  institutions de recherche scientifique. La grande disponibilité de capital‐risque (3ème au  monde) facilite la concrétisation des idées innovantes et la création de start‐ups, dont  le nombre par habitant est le plus élevé au monde.  Doté d’un budget annuel de 300 000 millions de dollars, le Bureau du scientifique en  chef (OCS) du Ministère de l’industrie, du commerce et du travail (www.moit.gov.il)  est chargé de la mise en œuvre de la politique nationale d’encouragement de la R&D  industrielle.  Les  différents  programmes  développés  permettent  de  soutenir  environ  1 000 projets conduits par 500 entreprises.   Le  principal  dispositif  mis  en  place,  le  fonds  de  R&D  finance  jusqu’à  50%  des  dépenses  de  R&D  approuvées  d’une  entreprise.  En  cas  de  succès  commercial,  cette  dernière doit rembourser la subvention sous forme de royalties. Compte tenu de leur  caractère  prioritaire,  les  industries  traditionnelles  bénéficient  d’un  fonds  spécifique,  qui fonctionne sur le même modèle. Ce sera bientôt le cas des biotechnologies, pour  lesquels un budget annuel de 250 millions de dollars est prévu. La coopération entre  entreprises  industrielles  et  instituts  académiques  est  également  encouragée.  Le  programme MAGNET (www.magnet.org.il) subventionne 66% des dépenses de R&D  des entreprises, et entre 66 et 90% de celles des instituts académiques.  Agissant pour le compte de l’OCS, l’agence MATIMOP (www.matimop.org.il) gère les  différents  programmes  de  coopérations  internationale  développés  par  Israël  en  matière  de  R&D  industrielle  :  fonds  binationaux  (Etats‐Unis,  Canada,  Singapour,  Grande Bretagne, Corée et Australie) ; accords bilatéraux (Autriche, Belgique, Irlande,  Allemagne,  Hollande,  France,  Hong  Kong,  Chine,  etc.)  et  multilatéraux  (Eureka,  Eurostars, EEN, Galileo, Sesar) ; participation au 6ème PCRD (Union européenne).  L’OCS  accorde  une  attention  particulière  aux  activités  de  R&D  des  entreprises  multinationales. Pour développer des partenariats avec les entreprises nationales, ces  dernières  sont  invitées  à  établir  des  centres  de  projets  en  Israël.  En  contrepartie,  le  gouvernement prend en charge le montant le moins élevé parmi les suivants : 40% des  charges  d’exploitation  du  centre ;  50%  de  l’investissement  total  réalisé  par  le  centre  avec des partenaires israéliens ; la quasi‐totalité des investissements réalisés dans les  zones  prioritaires  (115%  en  zone  A  et  85%  en  zone  B)  et  dans  les  industries  traditionnelles (100%).  Enfin, l’OCS administre 24 incubateurs déployés sur le territoire national (cf. Focus 3). 
    • La carte des investissements en Méditerranée       81        Un pays libéral qui pousse toujours plus l’ouverture économique Historiquement  ouverte,  l’économie  israélienne  a  été  classée  4ème  dans  le  Rapport  2008  de  l’IMD  pour  son  attitude  vis‐à‐vis  de  la  mondialisation.  Ferme partisan du système commercial multilatéral, le pays a en effet signé  de  nombreux  accords  de  libre‐échange  (Etats  Unis,  Union  européenne,  Canada, Turquie, Mexique, Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay, Jordanie).  Cette  stratégie  est  dictée  par  sa  forte  dépendance  vis‐à‐vis  du  commerce  extérieur. En 2008, les exportations de marchandises ont atteint près de 56,6  milliards de dollars, contre 38,6 milliards en 2005, et les importations 64,3  milliards, contre 44,9 milliards en 2005. Le pays exporte principalement des  produits manufacturés, en particulier de hautes et moyennes technologies,  et  importe  des  matières  premières  et  biens  d’équipement.  Représentant  12,3%  des  importations  et  32,5%  des  exportations,  les  Etats  Unis  sont  le  premier  fournisseur  et  client  d’Israël.  Ils  ont  historiquement  apporté  un  soutien politique et  financier précieux  à  l’Etat  d’Israël. Malgré la situation  économique  inquiétante  à  laquelle  est  confronté  le  géant  américain,  ce  partenariat continue d’être jugé hautement stratégique.  Très libéral, le régime de l’investissement ouvre la plupart des activités aux  capitaux  privés.  Le  secteur  postal,  l’un  des  seuls  qui  était  encore  réservé,  sera entièrement libéralisé d’ici fin 2009. L’investissement n’est soumis ni à  autorisation ni à enregistrement, sauf dans le cas des investisseurs étrangers  qui  souhaitent  bénéficier  de  certains  avantages.  Israël  encourage  l’investissement en offrant un large éventail d’incitations, qui privilégient les  entreprises  à  capitaux  étrangers.  Ces  dernières  sont  invitées  à  s’implanter  dans les nombreux technoparcs que compte le pays. Dans les zones franches,  elles  bénéficient  d‘importantes  réductions  fiscales.  Pour  favoriser  le  développement  des  sciences  de  la  vie,  le  Maire  de  Jérusalem  envisage  de  faire de sa ville une zone économique spéciale, dans laquelle de nombreux  avantages seront accordés aux industries high tech et biotech. Pour gérer les  projets d’IDE, il dispose de 2 guichets : l’Autorité d’investissement, sous la  tutelle du Ministère des finances, apporte une aide aux investisseurs, dans  l’accompagnement  du  projet  d’implantation  notamment ;  le  Centre  de  promotion  des  investissements (Invest in Israël), qui dépend du Ministère  de  l’industrie,  du  commerce  et  du  travail,  est  l’organe  qui  labellise,  approuve les projets et leur accorde des aides. 
    • La carte des investissements en Méditerranée       82     Focus 2. Un cadre incitatif particulièrement favorable aux investisseurs étrangers  La volonté d’Israël de créer un environnement favorable à l’investissement, aussi bien  national qu’étranger, se traduit par un important dispositif législatif d’incitations. La  loi de 1959, révisée récemment, s’applique à toute entreprise enregistrée en Israël et  opérant dans le secteur de l’industrie, du tourisme ou de l’immobilier.   Une fois approuvée par le Centre israélien d’investissement (IIC), sous la tutelle du  Ministère  de  l’industrie,  du  commerce  et  du  travail,  l’entreprise  a  le  choix  entre  le  programme  de  subventions  et  l’un  des  programmes  de  réduction  d’impôts.  Les  avantages accordés dépendent essentiellement de la localisation de l’investissement.  En  vue  d’un rééquilibrage territorial, Israël a été divisé en 3 zones : la zone A, qui  comprend la Galilée, la Vallée du Jourdain, la Néguev et Jérusalem (pour les activités  de haute technologie) ; la zone B, composée de la basse Galilée et du nord du Néguev ;  la zone C qui englobe le reste du pays. Les 2 premières sont jugées prioritaires.  Dans les zones A et B, le programme de subventions couvre une partie du coût du  terrain, des constructions, ainsi que des équipements et machines (à condition que le  projet  soit  achevé  sous  5  ans  à  compter  de  sa  date  d’approbation).  Pendant  les  7  premières années d’exploitation, les entreprises bénéficient également de réductions  d’impôts plus ou moins importantes selon le lieu d’implantation (exemption de 2 ans  en  zone  A)  et  le  degré  de  participation  étrangère  (dès  25%  de  capital  étranger,  la  période de réduction d’impôts est étendue à 10 ans).  Sinon, l’investisseur peut opter pour l’un des 3 programmes de réduction d’impôts,  gérés  par  l’Administration  fiscale  israélienne.  La  taxation  alternative  lui  permet  de  substituer  à  son  droit  à  subvention  une  exemption  d’impôt  sur  les  sociétés  d’une  durée de : 10 ans en zone A ; 6 ans en zone B (puis réduction d’impôt pendant 1 an, ou  4 ans pour un investisseur étranger) ; 2 ans en zone C (puis réduction d’impôt pendant  5  ans,  ou  8  ans  pour  un  investisseur  étranger).  Le  programme  de  zone  prioritaire  propose aux entreprises implantées en zone A de bénéficier, pendant une durée de 7  ans : d’un taux d’imposition sur les bénéfices à 11,5%, d’une taxation des dividendes à  15%  et  d’un  taux  d’imposition  total  à  24,5%.  Pour  les  investisseurs  étrangers,  la  taxation  des  dividendes  est  abaissée  à  4%,  le  taux  d’imposition  total  à  15%  et  la  période  d’application  étendue  à  plus  de  10  ans.  Enfin,  le  programme  stratégique  accorde  aux  entreprises  multinationales  réalisant  un  investissement  de  plus  de  600  millions de shekels en zone A : une exemption d’impôt sur les bénéfices et de taxe sur  les  dividendes  pendant  une  période  de  10  ans.  Des  réductions  d’impôt  supplémentaires  devraient  prochainement  être  mises  en  place  pour  encourager  le  développement du capital investissement.  [Plus  d’informations  auprès  du  Centre  de  promotion  des  investissements  :  www.investinisrael.gov.il] 
    • La carte des investissements en Méditerranée       83        Focus  3.  Des  zones  franches,  technoparcs  et  incubateurs  pour  encourager  le  développement des industries technologiques à l’export  Afin d’encourager le tourisme, le commerce international et la production locale, le  gouvernement israélien a créé, en 1985, une première zone franche à Eilat, seul port  israélien sur la Mer Rouge. Les entreprises qui s’y implantent bénéficient de nombreux  avantages,  notamment  l’exemption  d’impôt  sur  le  revenu  pendant  7  ans,  et  par  la  suite, une imposition au taux marginal de 30%. Les ports d’Haïfa et Ashdod ont par la  suite été déclarés zones franches (www.israports.co.il).  Le pays compte également plus d’une vingtaine de technoparcs, à plus ou moins forte  intensité  technologique.  Ils  sont  administrés  soit  par  l’autorité  locale  ou  une  association en émanant, telle que l’Agence de développement de Jérusalem, soit par  un promoteur spécialisé dans l’immobilier d’entreprise, comme Gav Yam. Détenant  50,1% des parts de l’entreprise Matam (les 49,9% restants sont entre les mains de la  municipalité d’Haïfa), Gav Yam contrôle notamment le technoparc de Matam à Haïfa,  le plus grand du pays (www.gav‐yam.co.il). Ses prestigieux locataires, parmi lesquels  Philips, Microsoft, Google, etc., se répartissent les 270 000 m² de bureaux et emploient  environ 8 000 personnes. A Jérusalem, les industries technologiques sont regroupées  dans  le  technoparc  de  Har  Hotzvim  (www.hotzvim.org.il).  Chaque  jour,  ce  dernier  accueille  environ  10 000  employés,  qui  travaillent  pour  de  grands  groupes,  tels  qu’Intel, Teva, Amdocs, NDS, Ophir Optronics, etc., ou dans la centaine de PME qui y  sont implantées. Celles‐ci sont parfois passées par l’incubateur technologique hébergé  dans le parc, BioJerusalem (www.biojerusalem.org.il).   Afin d’aider les entrepreneurs à concrétiser leurs projets d’innovation technologique,  24  incubateurs  technologiques  ont  été  créé  sur  l’ensemble  du  territoire  national,  parmi lesquels 15 se trouvent dans des régions périphériques. Sélectionnés sur la base  de  leur  potentiel  commercial  à  l’export,  les  projets  sont  hébergés  pendant  2  ans  et  bénéficient d’une assistance dans les différentes démarches entreprises. Sur décision  de l’autorité gestionnaire, qui peut être publique ou privée (processus de privatisation  lancé en 2002), les incubateurs peuvent se consacrer à un secteur d’activité particulier.  Pour l’heure, il n’existe qu’un incubateur spécialisé dans les biotechnologies, celui de  Jérusalem.  D’autres  présentent  néanmoins  une  plus  forte  concentration  d’activités  dans un secteur donné (santé, environnement, informatique, etc.). A tout moment, 200  projets de R&D sont mis en œuvre dans les 24 incubateurs du pays. Fin 2006, plus de  1000 projets matures en étaient sortis. 57% d’entre eux étaient parvenu à attirer des  investissements  privés  et  41%  étaient  toujours  en  cours.  Les  1,5  milliers  de  dollars  cumulés ont été consacrés pour : 19% à l’électronique et aux télécommunications ; 15%  aux  logiciels  ;  23%  aux  appareils  médicaux,  19%  aux  biotechnologues,  11%  à  l’agriculture et l’environnement ; 13% à d’autres activités.  
    • La carte des investissements en Méditerranée       84   Mapping stratégique / 1. Ressources
    • La carte des investissements en Méditerranée       85      Mapping stratégique / 2. Industrie  
    • La carte des investissements en Méditerranée       86   Mapping stratégique / 3. Services  
    • La carte des investissements en Méditerranée       87      Secteurs stratégiques Technologies de l’information et de la communication (TIC) Enjeux /  Objectifs  Représentant  17%  du  PIB,  8%  des  exportations  et  6,5%  de  l’emploi  total, le secteur des TIC est l’un des plus dynamiques en Israël. Entre  2004 et 2007, il a enregistré une croissance annuelle moyenne de 10%.  Les 1 000 start‐ups opérant dans le secteur y ont fortement contribué.  Leur développement est favorisé par l’intérêt croissant des fonds de  capital  risque  pour  les  TIC,  qui  reçoivent  21%  de  leurs  investissements. Deuxième plus forte concentration d’entreprises high  tech  après  la  Silicon  Valley,  Israël  attire  de  nombreuses  entreprises  étrangères, notamment des centres de R&D. Cette forte attractivité est  le  résultat  du  vaste  chantier  de  réformes  lancé  en  2005  par  le  gouvernement.  L’ouverture  du  secteur  à  la  concurrence  a  facilité  le  développement  d’une  grande  variété  de  services  et  l’accès  de  la  population aux technologies les plus modernes.   Opportu‐ nités  Fabrication  de  composants  électroniques,  microprocesseurs  et  semi‐ conducteurs  ;  Edition  de  logiciels  ;  Diffusion  de  programmes  par  télévision câblée ou IP ; Développement d’application et de contenus  pour  la  téléphonie  mobile ;  Téléphonie  et  messagerie  par  Internet ;  Communication sécurisée ; etc.  Acteurs /  Cibles  Implantation  de  grands  groupes  basés  aux  Etats  Unis  (Cisco,  Microsoft,  Google,  IBM,  HP,  Motorola,  Intel,  AT&T),  en  Corée  (Samsung), en France (Alcatel‐Lucent), etc., tandis que les entreprises  israéliennes s’affirment sur les marchés internationaux (Voltaire Ltd,  Celltick Technologies, Runcom Technologies, Red Bend, etc.)  Locali‐ sation  Cluster  TIC  autour  de  Tel  Aviv,  Haïfa  et  Jérusalem,  avec  un  effet  d’entraînement sur le couloir allant vers Beersheba en passant par  Kiryat Gat, d’une part, et sur l’ouest de la Galilée, d’autre part  Dispositifs /  Projets  Programmes d’appui à la R&D et de coopération internationale mis  en place par l’OCS (Focus 1)  Nombreuses incitations prévues pour les projets industriels (Focus 2)  Grand  nombre  de  projets  de  TIC  amenés  à  maturité  dans  les  24  incubateurs du pays (Focus 3)  7 universités prestigieuses menant des activités de recherche  Contacts  Centre de promotion des investissements : www.investinisrael.gov.il  Ministère des communications : www.moc.gov.il 
    • La carte des investissements en Méditerranée       88   Minéraux, chimie et engrais Enjeux /  Objectifs  Doté  d’importantes  ressources  naturelles  en  potasse,  cuivre,  gaz  naturel,  phosphate,  magnésium,  argile,  sable,  etc.,  dont  une  grande  partie  est  concentrée  autour  de  la  Mer  Morte,  Israël  a  fait  de  l’industrie  chimique  un  moteur  de  son  économie.  Dans  certaines  filières, le pays figure parmi les premiers producteurs au monde. En  2008, l’industrie chimique employait 30 000 personnes. S’élevant à 25  milliards  de  dollars,  le  chiffre  d’affaires  réalisé  cette  même  année  a  bénéficié de la hausse considérable des prix du pétrole, des produits  dérivés et des engrais. Les exportations de produits pharmaceutiques  y  ont  contribué  à  hauteur  de  4,5  milliards  de  dollars  (cf.  « Santé,  médicaments et biotechnologies »).  Opportu‐ nités  Production  de  minéraux  et  engrais  ;  Transformation  du  brome,  raffinage  et  pétrochimie ;  Industrie  des  médicaments  et  des  cosmétiques ; Produits d’entretien et peinture ; etc.  Acteurs /  Cibles  Majors  israéliens  de  la  chimie  (Israel  Chemicals  Industries,  Makhteshim  Agan  Industries,  Paz  Oil  Company  Ltd,  Oil  Refineries  Ltd.)  côtoyant  des  entreprises  et  investisseurs  étrangers  tells  que  Potash  Corporation  of  Saskatchewan  Inc  (Canada),  Fidelity  funds,  Procter  &  Gamble,  Hewlett  Packard  (Etats  Unis),  Reckitt  Benckiser  (Royaume Uni), Ravago (Belgique), etc.  Locali‐ sation  Mer Morte (énormes ressources en potasse et brome), Negev (mines  de cuivre de Timna), Tel Aviv, Jérusalem, Haïfa (raffineries de pétrole  et exploitation de la potasse), Ashdod, Netanya, Beersheba  Dispositifs /  Projets  Programmes d’appui à la R&D et de coopération internationale mis  en place par l’OCS (Focus 1)  Nombreuses incitations prévues pour les projets industriels (Focus 2)  24 incubateurs du pays amenant de nombreux projets à maturité dans  le secteur de la chimie (Focus 3)  Contacts  Centre de promotion des investissements : www.investinisrael.gov.il  Ministère  de  l’industrie,  du  commerce  et  du  travail  :  www.moital.gov.il  Ministère des sciences et technologies : www.most.gov.i 
    • La carte des investissements en Méditerranée       89      Sciences de la vie Enjeux /  Objectifs  Grâce  à  ses  instituts  de  recherche  renommés,  sa  forte  capacité  d’innovation et ses centres médicaux performants, Israël s’est imposé  au  cours  de  la  dernière  décennie  comme  une  puissance  de  premier  rang  dans  le  domaine  de  la  santé.  En  2008,  plus  de  900  entreprises  étaient actives dans ce secteur et se répartissaient comme suit entre les  différentes filières : instrumentation médicale (54%), biotechnologies  (20%), industrie pharmaceutique (12%), etc. Enregistrant entre 50 et 60  nouvelles entreprises chaque année, les sciences de la vie dépassent  largement les autres secteurs en matière de création d’entreprises et  d’investissements. En 2004, les fonds de capital risque avaient investi  287  millions  de  dollars  dans  le  secteur.  Compte  tenu  de  leur  fort  potentiel  de  développement  à  l’export  (3,4  milliards  de  dollars  d’exportations en 2005), le gouvernement a retenu les sciences de la  vie  comme  secteur  prioritaire  et  accorde  une  attention  particulière  aux biotechnologies.  Opportu‐ nités  Appareils  médicaux  (imagerie,  appareils  implantables  et  jetables,  télémédecine,  équipements  chirurgicaux,  appareils  de  diagnostic,  etc.) ;  Biotechnologies ;  Industrie  pharmaceutique ;  Ingénierie  biomédicale  (recherche  sur  les  cellules  souches) ;  Informatique  médicale ; Agro‐biotechnologies ; etc.  Acteurs /  Cibles  Entreprises multinationales telles que Johnson & Johnson, Perrigo, GE  Healthcare (Etats Unis), Phillips Medical (Pays Bas) ayant rejoint les  majors israéliens des sciences de la vie (Teva Pharmaceuticals, Given  Imaging, Insightec, Medinol, Brainstorm, Dexxon, Perrigo)   Locali‐ sation  Haïfa, Petah Tikva, Tel Aviv, Jerusalem, Rehovot, etc.  Dispositifs /  Projets  Programmes  de  soutien  à  la  R&D  :  création  d’un  fonds  dédié  aux  biotechnologies, programmes de coopération, etc. (Focus 1)  Nombreuses incitations prévues pour les projets industriels (Focus 2)  BioJerusalem : 1er incubateur spécialisé, dédié aux biotechs (Focus 3)  BioNegev : pôle dʹinnovation médicale  Instituts  de  recherche  de  renommée  internationale  (The  Technion,  Weizmann  Institute),  organisations  de  transfert  de  technologies  associées aux 7 universités et 5 hôpitaux du pays, etc.  Contacts  Centre de promotion des investissements : www.investinisrael.gov.il  Industrie israélienne des sciences de la vie : www.ilsi.org.il 
    • La carte des investissements en Méditerranée       90   Industrie automobile Enjeux /  Objectifs  Bien  qu’Israël  ne  s’engage  pas  dans  la  production  massive  de  véhicules,  il  a  acquis  un  savoir‐faire  considérable  dans  les  technologies  automobiles,  notamment  pour  la  production  de  systèmes, composants, modules et outillages. Plus de 100 entreprises  israéliennes  approvisionnent  à  la  fois  les  fabricants  mondiaux  de  véhicules  tels  que  Daimler,  General  Motors,  International  Truck  &  Engine, Ford (Etats Unis), Jaguar (Royaume Uni), BMW, Volkswagen  (Allemagne),  PSA,  Renault‐Nissan  (France),  Volvo  (Suède)  et  les  fournisseurs de premier rang parmi lesquels Delphi, Johnson Controls  (Etats Unis), Bosch (Inde), Valeo, Faurecia (France), Autoliv (Suède),  Magna Styer (Autriche). Israël a su adapter les technologies utilisées  dans  l’armée  à  des  fins  civiles,  contribuant  ainsi  à  la  renommée  internationale  de  son  industrie  automobile.  Cette  dernière  est  devenue  une  destination  de  choix  pour  les  groupes  automobiles  internationaux  et  exporte  environ  800  millions  de  dollars  de  composants  et  systèmes  chaque  année.  Dans  la  perspective  de  faire  d’Israël  un  laboratoire  pour  le  développement  des  véhicules  électriques,  le  gouvernement  lance  de  nombreux  projets  et  mesures  d’encouragement.  Opportu‐ nités  Matériaux  innovants  ;  Technologies  électroniques  et  automatiques  avancées  (vision  nocturne,  assistance  embarquée,  télématique,  navigation  et  contrôle,  capteurs,  traitement  de  la  voix,  tests  et  mesures)  ;  Technologies  propres  (carburant  hydrogène,  véhicules  électriques, propulsion) ; Infrastructures de transports collectifs  Acteurs /  Cibles  100  fabricants  israéliens  de  systèmes,  composants,  modules  et  outillages, plusieurs centres de R&D, dont 1 créé par General Motors  Locali‐ sation  Tel Aviv, Jerusalem, Haifa, Rehovot, Beersheba, Haluza, Ness Ziona,  etc.  Dispositifs /  Projets  Mise  en  place  d’une  taxation  des  véhicules  proportionnelle  aux  émissions de CO2 : électriques (10%), essence (79%), hybrides (30%)  Développement  d’une  infrastructure  nationale  de  recharge  des  voitures  électriques  par  Better  Place  et  Renault‐Nissan,  sur  fonds  israéliens (Israel Corporation, Israel Cleantech Ventures) et étrangers  (VantagePoint Venture Partners, Morgan Stanley)  Programmes de soutien à la R&D, incubateurs (Focus 1 et 3)  Contacts  Association des fabricants automobiles : www.industry.org.il 
    • La carte des investissements en Méditerranée       91      Eau, énergie et environnement Enjeux /  Objectifs  Face à l’insuffisance des ressources en eau pour satisfaire la demande  croissante, le gouvernement israélien multiplie les initiatives. En 2004,  l’opérateur  historique  Mekorot  a  été  divisé  en  3  filiales  :  Mekorot  Water  Supply  est  chargé  du  transport  de  l’eau ;  Mekorot  Water  Solution  développe  les  projets  de  dessalement,  d’irrigation,  de  traitement  des  eaux  usées,  etc. ;  Mekorot  Assets  gère  les  actifs  du  groupe. Les projets réalisés ont permis à Israël d’acquérir un savoir‐ faire unique dans le secteur de l’eau, dont les exportations s’élevaient  à 1,1 milliards de dollars en 2007. Recyclant 75% de son eau, le pays  est  un  modèle  de  développement  durable.  Dans  le  secteur  de  l’énergie, le gouvernement cherche également à satisfaire la demande  nationale  en  dépit  des  réserves  limitées.  Le  plan  adopté  prévoit  un  accroissement de la part du gaz naturel dans le mix énergétique : de  20%  en  2007,  elle  devrait  passer  à  40%  en  2012.  Les  énergies  renouvelables, qui comptent déjà 100 entreprises israéliennes actives,  devraient  générer  10%  de  l’électricité  d’ici  2020.  Le  traitement  des  déchets et le recyclage sont un autre marché prometteur.  Opportu‐ nités  Technologies  de  l’eau  (gestion  intégrée,  irrigation,  purification,  dessalement) ;  Production  d’énergie  (gaz  naturel,  solaire,  éolien,  biomasse, biocarburants) ; Traitement des déchets et recyclage ; etc.  Acteurs /  Cibles  Géants  tels  que  Siemens  (Allemagne),  GE,  Dow  Chemicals  (Etats  Unis), ABB (Suisse/Suède), Jain Irrigation Systems (Inde), etc. devant  faire  face  à  des  entreprises  israéliennes  très  développées  sur  les  marchés internationaux (Ormat Industries, Netafim, Phytec, etc.)  Locali‐ sation  Eau à Ashkelon (plus grande usine de dessalement au monde), Sde  Boker et Eshed Kinrot ; gaz naturel dans la région de Haïfa ; énergie  solaire dans le désert du Néguev et sur le plateau du Golan  Dispositifs /  Projets  Israël  NEWTech  :  programme  de  promotion  des  technologies  israéliennes de l’eau (www.israelnewtech.gov.il)  Incubateurs d’Ashkelon, Sde Boker et Kinrot pour l’eau (Focus 3)  Technoparc de Timna à Eilat pour les énergies renouvelables   Incitations à la production d’énergie solaire accordées depuis 2008  Projet de terminal offshore d’importation de gaz naturel liquéfié   Programme  israélo‐américain  pour  le  développement  des  énergies  renouvelables (2 millions de dollars en 2009, plus à l’avenir)  Contacts  Ministère des infrastructures nationales : www.mni.gov.il 
    • La carte des investissements en Méditerranée       92   Agriculture, irrigation et agro-technologies Enjeux /  Objectifs  La production agricole israélienne a été multipliée par 12 au cours des  40 dernières années. En 2007, elle représentait 2,5% du PIB, 3,6% des  exports (2,2 milliards de dollars en 2007) et 8,9% de l’emploi total. La  pénurie d’eau et de terres agricoles est la principale menace qui pèse  sur  le  secteur.  La  politique  agricole  se  concentre  donc  sur  3  axes  d’intervention  :  la  modernisation  des  méthodes  de  production  (systèmes  d’irrigation,  gestion  de  l’eau,  variétés  de  semences  plus  résistantes  et  productives) ;  le  développement  d’une  production  agricole  durable ;  l’accompagnement  des  agriculteurs  dans  leurs  projets de croissance. Grâce à l’investissement massif en R&D réalisé  chaque année (90 millions de dollars en moyenne), Israël a pris une  avance  considérable  en  matière  de  technologies  avancées  pour  l’agriculture. Mondialement reconnu, le savoir‐faire israélien a donné  lieu à de nombreuses coopérations internationales, qui ont favorisé la  croissance du secteur.  Opportu‐ nités  Technologies  d’irrigation  ;  Optimisation  de  la  production  agricole  ;  Systèmes  pour  la  production  sous  serre ;  Services  technologiques ;  Elevage d’animaux ; Fruits biologiques ; Produits laitiers ; Fleurs  Acteurs /  Cibles  Présence de nombreuses coopératives agricoles, de leaders israéliens  de l’agriculture intensive (Carmel Agrexco), de l’irrigation (Netafim,  Plastro) et de la gestion agricole (Rotem) ayant attiré des investisseurs  étrangers (Apax Partners, Tate & Lyle, Coca‐Cola, etc.)  Locali‐ sation  Plaines de Galilée, région des collines de l’intérieur, haut de la Vallée  du Jourdain, Vallée de l’Arava  Dispositifs /  Projets  Plusieurs  centres  régionaux  de  R&D  (Ministère  de  l’agriculture),  notamment  au  nord  (www.mop‐zafon.org.il),  au  sud  (www.mopdarom.org.il) et dans la vallée d’Arava (mop.ardom.co.il)  Faculté agricole de l’Université hébraïque à Rehovot  Grand nombre de projets agricoles et écologiques amenés à maturité  dans les 24 incubateurs du pays (Focus 3)  Fonds conjoint de R&D agricole avec l’Etat d’Ohio pour encourager  les partenariats et les exports croisés (www.negev.org)  Projets  agricoles  développés  par  le  Centre  Mashav  pour  la  coopération internationale : mashav.mfa.gov.il  Contacts  Ministère de l’agriculture : www.moag.gov.il  
    • La carte des investissements en Méditerranée       93      Tourisme Enjeux /  Objectifs  Bénéficiant  d’une  situation  géographique  privilégiée,  d’une  grande  diversité  de  paysages  et  d’un  patrimoine  historique  et  culture  considérable,  Israël  s’affirme  comme  une  destination  touristique  phare. Bien que le secteur soit tributaire de la situation géopolitique  locale  et  régionale,  il  a  connu  une  forte  croissance  ces  dernières  années. En 2008, les entrées de touristes ont atteint le nombre record  de  3  millions,  soit  32%  de  plus  que  l’année  précédente.  En  2007,  le  tourisme  a  généré  2,4  milliards  de  dollars  de  recettes.  Le  pays  comptait alors 47 000 chambres touristiques. En 2009, l’impact négatif  de  la  crise  mondiale  et  des  opérations  conduites  à  Gaza  a  pu  être  minimisé grâce à la réalisation de nombreuses actions de marketing,  pour  un  montant  total  de  22  millions  de  dollars.  D’après  les  prévisions  du  WTTC,  le  secteur  israélien  du  tourisme  devrait  connaître  une  forte  croissance  au  cours  des  prochaines  années  et  générer 6,2 milliards de dollars de recettes d’ici 2018. En effet, les sites  touristiques du pays sont de plus en plus prisés. Jérusalem et Tel Aviv  ont été classées 1ère et 3ème meilleures villes au Moyen Orient par le  World’s Best Award 2009 du magazine Travel + Leisure. De son côté,  la  Mer  Morte,  région  la  plus  basse  de  la  Terre,  fait  partie  des  28  finalistes du concours des 7 merveilles naturelles du monde, auquel  261  sites  participaient.  Les  résultats  finaux,  qui  seront  basés  sur  les  votes de plus d’un milliard d’internautes, seront annoncés en 2011  Opportu‐ nités  Développement  du  tourisme  sous  toutes  ses  formes  :  culturel  et  religieux  (Terre  Saint  pour  les  3  religions  monothéistes),  balnéaire,  intérieur, sportif, de santé, d’affaires, de luxe, etc.  Acteurs /  Cibles  Investisseurs et développeurs américains (consortium Isaac Katan‐Eli  Weinstein,  Carlson,  Henry  Moskowitz,  Ronald  Lauder),  voyagistes  (BCD Travel), groupes hôteliers (Marriott, Mövenpick)  Locali‐ sation  Jerusalem, Tel Aviv, région du Lac de Tibériade, Vallée du Jourdain,  Mont  Carmel,  Mer  de  Galilée,  Mer  Morte,  Golfe  d’Eilat,  désert  du  Néguev, désert de Judée, etc.  Dispositifs /  Projets  Nombreux avantages accordés aux projets touristiques (Focus 2)  Encouragement  des  projets  touristiques  et  hôteliers  :  40  millions  de  dollars  de  subventions  déjà  accordés,  approbation  sous  peu  de  25  millions supplémentaires   Contacts  Ministère du tourisme : www.tourism.gov.il  
    •   7. Jordanie Cadrage économique Un petit pays qui mise sur les industries à l’export et l’économie de la connaissance Pays  de  petite  taille,  la  Jordanie  a  dû  faire  face  à  l’insuffisance  de  ses  ressources agricoles (les terres arables ne représentent que 6% du pays) et  aquifères (les plus faibles au monde). Elle jouie en revanche d’importantes  réserves minières, notamment de potasse et phosphate, dont elle est le 3ème  exportateur  mondial.  Alors  que  l’Irak  était  son  premier  client,  elle  a  subi  fortement  l’impact  négatif  de  la  guerre  sur  le  tourisme,  le  commerce  extérieur  et  les  investissements  étrangers.  Tous  ces  indicateurs  sont  néanmoins repassés rapidement dans le vert. Entre 2004 et 2008, la Jordanie  a  vu  ses  exportations  doubler  et  son  PIB  augmenter  de  6,3%  par  an  en  moyenne.  Cette  dynamique  positive  a  été  encouragée  par  les  nombreuses  réformes  lancées  ces  dernières  années  en  vue  d’une  meilleure  maîtrise  de  la  dette  publique  et  du  déficit  fiscal,  de  l’ouverture  et  de  la  privatisation  de  l’économie, ainsi que de l’augmentation des investissements étrangers. Au  cours  de  la  période  1999‐2008,  le  pays  est  parvenu  à  faire  passer  la  dette  extérieure de 120% à 31% du PIB. De nombreux accords commerciaux ont  par  ailleurs  été  signés.  Mais,  malgré  le  lancement  d’un  programme  de  privatisation,  le  secteur  public  demeure  le  principal  employeur  du  pays,  contrôlant  près  de  30%  du  PIB  et  conservant  un  rôle  majeur  dans  des  secteurs tels que les services essentiels, les mines, l’agriculture, l’éducation,  les  transports,  etc.  Par  ailleurs,  la  Jordanie  est  loin  d’exploiter  pleinement  son  potentiel  d’exportation.  Les  pays  européens  et  du  Golfe  apparaissent  pourtant  comme  des  marchés  prometteurs,  notamment  pour  l’industrie  pharmaceutique, les minéraux, le tourisme et la banque. Faisant appel à une  main  d’œuvre  hautement  qualifiée,  ils  contribueraient  à  lutter  contre  les  problèmes majeurs de la Jordanie : le chômage et la pauvreté.  Couvrant  la  période  2006‐2015,  la  stratégie  nationale  adoptée  par  le  gouvernement  a  pour  principal  objectif  dʹaméliorer  la  qualité  de  vie  des  Jordaniens en créant 600 000 emplois, faisant tomber le taux de chômage à  6,8%,  contre  12,5%  en  2004  et  le  taux  de  pauvreté  à 10%, contre 14,2% en 
    • La carte des investissements en Méditerranée       95      2002. Au cours de la décennie, une croissance annuelle de 7,2% est attendue.  La  stratégie  prévoit  3  grandes  phases  :  de  2007  à  2012,  le  gouvernement  concentrera ses efforts sur la création d’opportunités d’emploi à travers des  réformes structurelles, la mise à niveau des infrastructures, l’éducation et la  promotion des industries orientées à l’export et intensives en main d’œuvre ;  de 2013 à 2017, il s’emploiera à renforcer la capacité industrielle du pays et à  poser les bases de la future économie jordanienne de la connaissance. Pour  la  première  phase,  8  thèmes  prioritaires  d’intervention  ont  été  retenus  :  développement politique et inclusion, législation et justice ; développement  de l’investissement ; services financiers et réforme fiscale ; soutien à ‘emploi  et  formation  professionnelle ;  bien‐être  social ;  éducation,  enseignement  supérieur,  recherche  scientifique  et  innovation ;  mise  à  niveau  des  infrastructures.   Concernant  le  développement  de  l’investissement,  la  stratégie  prévoit  une  réforme  des  institutions  et  la  priorité  de  secteurs  clés  pour  l’économie  jordanienne. Sur le volet institutionnel, elle vise à accroître les compétences  et  moyens  des  différentes  organisations  en  charge  du  développement  de  l’investissement  et  de  l’entreprise :  le  Bureau  de  l’investissement  (JIB),  la  Société  de  développement  des  entreprises  (JEDCO),  la  Société  des  zones  industrielles (JIEC) et la Société des zones franches (FZC). Pour soutenir les  secteurs dans lesquels la Jordanie bénéficie d’avantages comparatifs (prêt à  porter,  médicaments,  agriculture,  agro‐alimentaire,  minéraux,  pierre  de  taille, sidérurgie, équipement de la maison, tourisme, santé, TIC), la stratégie  prévoit des mesures sectorielles et transversales (développement du capital  humain, de la finance, des technologies et processus, des infrastructures et  des accords commerciaux, amélioration des procédures, de la fiscalité et du  soutien  aux  entreprises).  De  2007  à  2009,  833  projets  issus  de  la  stratégie  nationale ont été mis en œuvre, pour un coût total estimé à 3,6 milliards de  dollars. 
    • La carte des investissements en Méditerranée       96     Focus 1. L’éducation, l’enseignement supérieur, la formation professionnelle et la  recherche‐développement, au cœur de la stratégie nationale jordanienne  Dans  la  perspective  de  développer  son  capital  humain,  la  Jordanie  accorde,  depuis  plusieurs décennies déjà, une importance majeure à la qualité de son système éducatif.  Chaque  année,  plus  de  13%  des  dépenses  publiques  du  pays  sont  consacrées  à  l’enseignement  primaire  et  secondaire.  L’école  est  gratuite  et  obligatoire  jusqu’à  15  ans, ce qui permet à 91,3% des Jordaniens d’apprendre à lire. De son côté, le système  jordanien d’enseignement supérieur commence à être reconnu à l’étranger. Au cours  des  dernières  années,  il  a  attiré  un  nombre  croissant  d’étudiants  étrangers  et  ses  diplômés ont suscité un intérêt croissant sur le marché du travail des pays du Golfe.   Avec pour objectifs d’éliminer l’illettrisme d’ici 2015 et de garantir l’adéquation des  systèmes  d’enseignement,  de  formation  et  de  recherche  aux  besoins  du  marché,  la  stratégie  nationale  prévoit  un  certain  nombre  de  réformes.  Dans  les  secteurs  de  l’éducation,  de  l’enseignement  supérieur  et  de  la  formation  professionnelle,  les  principales mesures portent sur la restructuration du cadre institutionnel, à travers la  création  d’un  Conseil  de  développement  des  ressources  humaines  et  de  3  Conseils  d’accréditation et de garantie de qualité (un pour chaque secteur), et le développement  quantitatif  et  qualitatifs  des  prestations,  notamment  par  l’implication  croissante  du  secteur  privé  (consultation,  financement,  gestion).  Pour  encourager  la  recherche  scientifique, une augmentation des dépenses de R&D est prévue : de 0,34% en 2003,  elle devrait passer à 1% en 2012, pour atteindre 1,5% en 2017.   Un  programme  pilote  a  par  ailleurs  été  lancé  dans  quelques  écoles  du  Royaume  :  l’Initiative  jordanienne  en  faveur  de  l’éducation  (JEI).  Il  met  les  TIC  au  cœur  du  système  d’enseignement  et  encourage,  à  travers  le  développement  des  partenariats  public‐privé,  l’implication  d’entreprises  internationales  telles  qu’Intel,  Microsoft  et  Cisco. Ces dernières profiteront au final de l’amélioration des qualifications de la main  d’œuvre  jordanienne,  notamment  en  matière  de  TIC.  En  2005,  les  3,7  millions  de  dollars versés par des partenaires internationaux en faveur de cette initiative avaient  déjà  permis  d’équiper  plusieurs  écoles  d’une  salle  informatique  et  de  fournir  un  ordinateur portable aux enseignants afin qu’ils l’utilisent en classe.  Les enseignants jouent en effet un rôle central dans la qualité du système. Sur les 3  niveaux  d’enseignement,  90%  d’entre  eux  ont  un  diplôme  supérieur  reconnu  et  les  10%  restants  ont  reçu  une  formation  préparatoire  à  leur  poste.  Dans  le  cadre  de  la  Réforme  de  l’éducation  pour  l’économie  de  la  connaissance,  un  programme  de  formation des enseignants a récemment été lancé avec l’Université du Wisconsin, qui  ajoute  160  heures  de  cours  spécifiques  aux  160  heures  du  cursus  national.  Dans  ce  domaine encore, le gouvernement fait appel à l’expertise privée.  [Plus d’informations auprès du Ministère de l’Education : www.moe.gov.jo] 
    • La carte des investissements en Méditerranée       97      Des réformes continues pour encourager l’investissement étranger Pays  historiquement  ouvert  sur  l’extérieur  du  fait  de  l’insuffisance  de  ses  ressources naturelles, la Jordanie joue un rôle important dans la géopolitique  du  Moyen  Orient.  Cette  position  stratégique  lui  a  conféré  le  statut  d’interlocuteur  privilégié  des  Etats  Unis.  En  2000,  la  Jordanie  a  été  le  premier  pays  arabe  à  conclure  un  accord  de  libre‐échange  avec  le  géant  américain,  son  premier  client.  Il  s’appliquera  à  presque  tous  les  biens  et  services d’ici 2010. Le pays a adhéré à la grande zone arabe de libre échange  en 1998, signé l’accord d’Agadir en 2004 (qui crée une zone de libre‐échange  entre l’Union européenne, l’Egypte, la Tunisie, le Maroc et la Jordanie), un  accord de libre‐échange avec Singapour et 38 traités bilatéraux. Fin 2007, des  négociations ont été lancées avec le Canada en vue de l’établissement d’un  accord de libre‐échange.   Au cours des dernières années, la Jordanie a bénéficié d’un afflux important  d’investissements directs étrangers, notamment en provenance des pays du  Golfe, qui ont investi massivement dans le secteur bancaire. L’immobilier, le  tourisme  et  l’industrie  légère  ont  également  fait  preuve  d’une  forte  attractivité. Après avoir atteint 3,2 milliards de dollars en 2006, le flux d’IDE  entrants est retombé à 1,8 milliards en 2007. Stimulés par le dynamisme du  secteur immobilier et les projets de PPP, les IDE ont recommencé à croître  dès  2008,  s’élevant  à  2,4  milliards  de  dollars,  et  la  tendance  devrait  se  poursuivre dans les années à venir.   Cette  forte  attractivité  résulte  des  efforts  continus  du  gouvernement  pour  améliorer l’environnement des affaires et attirer plus d’IDE. Régulièrement  révisée, la fiscalité devrait être profondément simplifiée par l’adoption d’un  code  fiscal  unifié.  Autre  initiative  majeure,  la  définition  d’une  nouvelle  stratégie  de  l’investissement  a  conduit  à  l’élaboration  d’une  carte  représentant  150  opportunités  d’investissement  dans  15  secteurs  clés  de  l’économie  jordanienne  et  d’une  nouvelle  loi  de  promotion  des  investissements,  qui  sera  prochainement  approuvée  par  le  Parlement.  Adoptée en 2008, la loi sur les zones de développement a mis en place un  cadre  règlementaire  encourageant  les  investissements  dans  des  zones  identifiées  comme  prioritaires,  notamment  à  l’aide  d’incitations  fiscales.  Enfin,  l’introduction  d’une  nouvelle  stratégie  de  partenariat  public‐privé  devrait étendre le programme de privatisations déjà bien engagé.  
    • La carte des investissements en Méditerranée       98     Focus 2. Un cadre règlementaire qui facilite les investissements   Reposant sur les lois n°16 de 1995, n°68 de 2003 et leurs amendements ultérieurs, le  cadre règlementaire jordanien offre le même traitement aux investisseurs étrangers et  nationaux. Les premiers peuvent donc posséder tout ou partie d’un projet, le gérer tel  qu’ils l’entendent, transférer la totalité des capitaux et revenus à l’étranger, etc.  En  plus  de  ces  garanties  d’investissement,  des  exemptions  de  droits  de  douane  et  exonérations  fiscales sont accordées dans un grand nombre de secteurs : industrie,  agriculture, hôtellerie, hôpitaux, transport maritime et ferroviaire, loisirs, centres de  convention  et  d’exposition,  transport  et  distribution  d’eau,  hydrocarbures,  centres  d’appel  et  de  contact,  recherche  et  développement.  Les  exemptions  de  droits  de  douane  portent  sur  :  les  actifs  immobilisés  par  le  projet  (machines,  équipements,  mobilier) ; les pièces de rechange (à condition que leur valeur d’excède pas 15% des  actifs  auxquels  elles  sont  nécessaires) ;  les  immobilisations  ultérieures  permettant  d’augmenter la capacité de production de plus de 25% ; le renouvellement du mobilier  des hôtels et hôpitaux tous les 7 ans. En Jordanie, l’impôt sur les sociétés est de : 15%  pour  les  activités  minières  industrielles,  hôtelières  et  hospitalières ;  35%  pour  les  établissements  financiers  et  d’assurance ;  0%  pour  les  projets  agricoles ;  25%  pour  toutes les autres entreprises. Afin de favoriser le rattrapage des régions en retard, le  pays a été divisé en 3 types de zones : A, B et C. Les entreprises sont encouragées à  s’implanter dans les dernières par le taux préférentiel de remise qui leur est accordé  pendant une période de 10 ans (à compter du commencement de l’activité) : 25% en  zone A (Amman et Aqaba), 50% en zone B et 75% en zone C.   En 2001, la région d’Aqaba s’est vue attribuer le statut de zone économique spéciale  (ZES).  Dotée  du  statut  de  zone  franche  et  d’une  fiscalité  avantageuse,  elle  offre  un  environnement  idéal  aux  investissements  dans  des  secteurs  aussi  variés  que  le  tourisme, les loisirs, la logistique, les services aux entreprises, les industries légères, les  industries à forte valeur ajoutée, etc. La ZES d’Aqaba est gouvernée, régulée et gérée  par  une  autorité  financièrement  et  administrativement  indépendante,  ASEZA  (www.aqabazone.com). En 2004, une société de développement (ADC) a par ailleurs  été  créée  pour  mettre  en  œuvre  de  plan  directeur  d’Aqaba.  Afin  d’encourager  les  investissements,  ASEZA  offre  de  nombreux  privilèges  :  exemptions  de  droits  de  douanes ;  impôt  sur  les  sociétés  abaissé  à  5%  (sauf  pour  les  activités  bancaires,  les  assurances et le transport routier) ; exemption de charges sociales ; taxe sur le transfert  des terrains abaissé à 10%, dont 6% sont payés par l’acheteur et 4% par le vendeur ;  exemption des taxes portant sur les terrains et le bâti ; etc. En 2009, avec plus de 13  milliards  d’euros  d’investissement  annoncés  depuis  sa  création,  la  ZES  d’Aqaba,  dépasse les objectifs prévisionnels de plus de 300%.  [Plus d’informations auprès du JIB : www.jordaninvestment.com] 
    • La carte des investissements en Méditerranée       99      Focus 3. Une grande variété de zones pour coller aux besoins de chaque entreprise  Pour les petites et moyennes industries, la Jordanie dispose de 5 zones industrielles  publiques : King Abdullah II à Sahab (Amman), Al‐Hassan à Irbid, Al‐Hussein Ibn  Abdullah  II  à  Karak,  Ma’an,  Aqaba  International.  Elles  sont  gérées  par  la  Société  jordanienne  des  zones  industrielles  (www.jiec.com).  En  plus  d’infrastructures  et  de  services  de  qualité,  les  entreprises  qui  s’y  implantent  bénéficient  d’exemptions  :  d’impôt sur les bénéfices et de charges sociales pendant 2 ans ; de taxes sur les terrains  et le bâti ; de la plupart des taxes locales ; des droits et taxes sur les actifs immobilisés,  etc. Les entreprises étrangères représentent 34,6% des emplois créés dans ces zones. 4  nouvelles  sont  actuellement  en  projet  à  Mowaqar,  Zarqa,  Tafilah  et  Madaba.  On  compte  aussi  plusieurs  parcs  industriels  privés,  parmi  lesquels  Al‐Tajamouat  (Amman), Ad‐Dulayl, Cyber city park (Irbid), Jordan Gateway (Irbid), etc.  Afin de promouvoir les industries à l’export et les investissements étrangers, 5 zones  franches publiques ont été crées : celle de l’aéroport Queen Alia (Amman), la zone  industrielle King Abdullah II (Sahab), la zone industrielle Al‐Hussein Ibn Abdullah II  (Karak), la zone franche de Zarqa, la zone franche d’Al‐Karama (Mafraq). Les biens  qui  y  sont  entreposés  ou  produits,  ainsi  que  les  services  qui  y  sont  réalisés,  sont  exemptés des droits et taxes d’exercice. Les produits industriels ayant utilisé moins de  40% d’intrants locaux peuvent par ailleurs se voir délivrer un certificat d’origine. Ces  zones  sont  gérées  par  la  Société  des  zones  franches  (www.free‐zones.gov.jo).  Cette  dernière encourage les investisseurs privés à développer, seuls ou en partenariat, des  zones franches faisant entrer des ressources locales dans la production. 33 sont déjà  opérationnelles, parmi lesquels le Cyber city park d’Irbid, et 11 en construction.  Pour les activités exportatrices vers les Etats Unis, il est intéressant de s’installer dans  une zone industrielle qualifiante (QIZ). Les biens intégrant au moins 8% de valeur  ajoutée israélienne peuvent y être produits et exportés aux Etats Unis sans paiement  des droits et taxes d’exercice ni restrictions, soit une économie comprise entre 15 et  35%  sur  les  coûts  de  production.  La zone industrielle d’Al‐Hassan (Irbid) a reçu ce  statut  en  1998,  suivie  par  celles  d’Al‐Hussein  Bin  Abdullah  II  (Karak)  et  d’Aqaba  International.  Plusieurs  parcs  industriels  privés  l’ont  également  obtenu  :  Al‐ Tajamouat, Ad‐Dulayl, le cyber city park d’Irbid, etc.  Enfin, la Jordanie s’est récemment lancée dans le processus de clusterisation. En 2006,  Société de développement de Mafraq (www.kinghusseinzone.com) a lancé la zone de  développement  King  Hussein  Bin  Talal,  conçue  comme  un  hub  régional  pour  l’industrie  et  la  logistique.  Elle  est  aussi  derrière  le  parc  d’activité  King  Hussein  (Amman), dédié aux services, ainsi que la zone de développement d’Irbid, qui cible les  secteurs des TIC et de la santé. Gérée par la Société du sud pour la construction et le  développement (www.sccd.jo), celle de Ma’an sera dédiée aux TIC. La Mer Morte et  Jabal‐Ajloun seront quant à elles dotées de zones de développement touristique. 
    • La carte des investissements en Méditerranée       100   Mapping stratégique / 1. Ressources
    • La carte des investissements en Méditerranée       101      Mapping stratégique / 2. Industrie
    • La carte des investissements en Méditerranée       102   Mapping stratégique / 3. Services
    • La carte des investissements en Méditerranée       103      Secteurs stratégiques Agriculture et agro-alimentaire Enjeux  /  Objectifs  Débouché  valorisant  pour  la  production  agricole  sur  les  marchés  domestiques,  régionaux  et  internationaux,  l’agro‐alimentaire  est  la  première industrie jordanienne. Employant plus de 31 000 personnes,  sa production s’est élevée à 1,7 milliards de dollars en 2006. En 2004,  elle  se  répartissait  comme  suit  entre  les  différentes  branches  :  24%  tabac,  12%  produits  de  boulangerie,  10%  céréales  moulues,  10%  produits  à  base  de  viande,  etc.  Ces  dernières  années,  le  secteur  a  connu une forte croissance (de l’ordre de 12% par an), aussi bien sur  le  marché  domestique  qu’à  l’export.  En  2006,  91%  des  exportations  étaient  destinées  au  Moyen  Orient,  suivi  par  l’Asie  et  l’Europe  de  l’ouest.  La  signature  d’accords  commerciaux  a  ouvert  de  nouveaux  marchés,  notamment  les  Etats  Unis,  la  Grande  Bretagne  et  les  pays  africains. Les principaux produits exportés sont : le tabac, les huiles  végétales et animales, les produits de boulangerie, les produits à base  de viande et de lait, etc. La Jordanie importe quant à elle : du bétail,  de la viande et du poisson, du blé, de la farine, du riz, etc.   Opportu‐ nités  Récolte  et  transformation  de  fruits  et  légumes  (concentrés,  soupes,  conserves, etc.) ; Elevage de bétail et produits dérivés ; Huile d’olive ;  Boissons ;  Pâtisserie ;  Plantes  aromatiques  et  médicales ;  Fleurs  et  plantes décoratives ; Calibrage, emballage et conditionnement ; R&D ;  Marketing ; Systèmes d’irrigation et de gestion de l’eau  Acteurs  /  Cibles  Plus  d’une  centaine  d’entreprises  à  capitaux  étrangers  (irakiens,  palestiniens, syriens, américains, saoudiens, etc.), parmi lesquelles des  sites  de  production  de  grands  groupes  tels  que  Coca  Cola,  Pepsi,  Nestlé, Del Monte, British American Tobacco, Carrefour, etc.  Locali‐ sation  Amman, Sahab, Karak, Irbid, Aqaba, Vallée du Jourdain  Dispositifs /  Projets  Nombreux  accords  commerciaux,  avantages  prévus  par  la  loi  de  l’investissement (Focus 2)  Projet de la Vallée du Jourdain : http ://212.35.69.233/  5 zones industrielles publiques (notamment King Abdullah II à Sahab  et  Al‐Hussein  Ibn  Abdullah  II  à  Karak)  et  plusieurs  zones  privées,  parmi lesquelles plusieurs zones franches ou QIZ (Focus 3)  Contact  info  Ministère de l’Agriculture : www.moa.gov.jo  Jordan Investment Board : www.jordaninvestment.com 
    • La carte des investissements en Méditerranée       104   Minéraux, chimie et engrais Enjeux  /  Objectifs  Alors qu’elle est relativement pauvre en hydrocarbures et en eau, la  Jordanie dispose d’abondantes réserves de potasse et phosphate, deux  ressources centrales pour l’industrie des engrais. La Jordanie détient  1,47 milliards de tonnes de phosphate (12% des réserves mondiales),  qui ont donné lieu à une production de 7 millions de tonnes en 2007.  La  même  année,  1,7  tonnes  de  potasse  ont  été  extraites  de  la  Mer  Morte,  soit  3,2%  de  la  production  mondiale.  Les  exportations  de  phosphate,  potasse  et  produits  dérivés  (engrais),  se  sont  élevés  à  1  milliards  de  dollars  en  2008.  Malgré  la  crise  mondiale,  la  demande  d’engrais  reste  forte,  stimulée  par  les  biocarburants,  la  croissance  démographique et l’évolution des modes alimentaires dans les pays  émergents.  La  Jordanie  vise  à  remonter  la  chaine  de  valeur  de  l’industrie  des  engrais  pour  produire  plus  de  produits  dérivés  du  phosphate localement. D’autres minéraux utilisés dans le secteur des  BTP font l’objet d’une attention croissante.  Opportu‐ nités  Production de potasse et phosphate ; Production d’engrais ; Produits  chimiques pour les BTP (mortier, etc.) ; Export  Acteurs  /  Cibles  Arab  Potash  Company  détenant  une  concession  exclusive  jusqu’en  2057  mais  part  stratégique  vendue  au  canadien  PotashCorp,  seule  entreprise autorisée à produire du phosphate (Jordan Phospate Mines  Company) s’associant à des partenaires étrangers (pour accéder à de  nouveaux marchés et développer sa capacité industrielle (le bahreïni  Venture  Capital  Bank,  l’indien  IFFCO,  etc.),  entrée  d’investisseurs  étrangers  pour  produire  des  matériaux  de  construction  (le  libanais  SODAMCO)  Locali‐ sation  Mer Morte (potasse), Amman, Karak et Ma’an (phosphate), Ma’an et  Aqaba (engrais)  Dispositifs /  Projets  Avantages prévus par la loi de l’investissement (Focus 2)  Projet de production de phosphate à Aqaba (appel lancé en 2009)  Zones industrielles publiques (notamment King Abdullah II à Sahab  et Ma’an) et privées, dont plusieurs zones franches ou QIZ (Focus 3)  Privatisation  partielle  d’APC  et  JMPC  pour  financer  le  développement de leur capacité de production  Contacts  Ministère  de  l’énergie  et  des  ressources  minérales  :  http  ://webserver.memr.gov.jo  /  Autorité  des  ressources  naturelles  :  www.nra.gov.jo  /  Arab  Potash  Company  :  www.arabpotash.com  /  Jordan phosphate mines company : www.jordanphosphate.com 
    • La carte des investissements en Méditerranée       105      Santé et médicaments Enjeux /  Objectifs  Comptant  18  entreprises,  l’industrie  pharmaceutique  jordanienne  génère  plus  de  8 000  emplois  directs  et  indirects.  En  2007,  sa  production  s’est  élevée  à  500  millions  de  dollars,  soit  20%  du  PIB.  Composée essentiellement de génériques produits sous licence (93%  en  2004),  elle  est  principalement  destinée  à  l’export.  En  2007,  les  exportations de médicaments se sont élevées à 425 millions de dollars,  contre 186 millions en 2003. D’ici 2010, le gouvernement voudrait les  voir atteindre 1 milliard de dollars. Les premiers clients de la Jordanie  sont les pays arabes, notamment l’Algérie, l’Arabie Saoudite et l’Irak.  Bien  que  de  petite  taille,  le  marché  domestique  est  également  dynamique.  Grâce  au  système  efficace  de  sécurité  social,  la  plupart  des jordaniens ont accès aux produits et services de santé. Associé à la  gestion des hôpitaux et cliniques, le secteur privé sert près de 40% de  la population. En plus du marché local, les cliniques modernes créées  en Jordanie accueillent des patients étrangers, attirés par le faible coût  des  soins  et  les  bienfaits  de  la  Mer  Morte.  Ses  vertus  étant  mondialement reconnues, les minéraux sont par ailleurs utilisés dans  des produits de soins destinés à l’export.  Opportu‐ nités  Production et exportation de médicaments (génériques sous licence,  hormones, traitements, vaccins, etc.) ; Biotechnologies ; Equipements  médicaux  et  de  diagnostic ;  Hôpitaux  privés ;  Produits  d’assurance  maladie ; Tourisme médical ; Produits de soins ; etc.  Acteurs /  Cibles  Industrie  pharmaceutique  dominée  par  HIKMA,  APM  et  DAR  Al‐ Dawa (77% de la production et présence à l’étranger) mais comptant  aussi des groupes étrangers (Lilly, Novartis, Pfizer, Roche, Rhodia)  Locali‐ sation  Amman, Sahab, Irbid, Mer Morte, Aqaba  Dispositifs /  Projets  Accords commerciaux, incitations à l’investissement (Focus 2)  Zones  d’implantations  adaptées  :  zones  industrielles  (franches  et  QIZ), futur cluster pour les technologies médicales à Irbid (Focus 3)  11  formations  paramédicales,  6  centres  de  recherche  clinique,  101  hôpitaux (accréditation internationale soutenu par USAID)  Protection  de  la  propriété  intellectuelle  :  brevets  de  20  ans  sur  les  produits finis, protection des données pendant 3 à 5 ans  Contact  info  Association  jordanienne  des  fabricants  de  médicaments  et  appareils  médicaux : www.japm.com / Association des fabricants de produits  de  la  Mer  Morte  :  www.deadseajordan.com  /  Association  des  hôpitaux privés : www.pha‐jo.com 
    • La carte des investissements en Méditerranée       106   Technologies de l’information et de la communication (TIC) Enjeux /  Objectifs  En  2008,  le  secteur  des  TIC  a  généré  un  chiffre  d’affaires  de  1,5  milliards de dollars. En 2006, il représentait déjà 9,7% du PIB et 25%  des recettes provenaient des exportations, soit une augmentation de  18%  par  rapport  à  l’année  précédente.  La  tendance  devrait  se  maintenir au cours des prochaines années. Les principaux clients de la  Jordanie sont les Emirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite, le Bahreïn,  les Etats Unis et l’Allemagne. La libéralisation totale du secteur des  télécommunications et la modernisation de la règlementation a attiré  de  nombreux  investissements  étrangers.  La  stratégie  nationale  des  TIC 2007‐2011 fixe 3 objectifs majeurs à atteindre d’ici 2011 : étendre  la  pénétration  d’Internet  à  50%  du  Royaume,  contre  11%  en  2007  ;  faire passer le nombre d’employés de l’industrie des TIC de 16 000 à  35 000 ; élever les recettes à 3 milliards de dollars billion. Pour cela, le  gouvernement s’efforce de lever tous les obstacles règlementaires et  d’encourager le développement des qualifications de la main d’œuvre  locale,  qui  compte  plus  de  19 000  actifs  qualifiés  et  enregistre  6 000  nouveaux diplômés chaque année.  Opportu‐ nités  Téléphonie fixe et mobile, Internet ; Développement informatique (e‐ learning,  e‐government,  e‐banking,  animation) ;  Externalisation  des  processus‐métiers (BPO) ; Services en langue arabe, etc.  Acteurs /  Cibles  Nombreux  groupes  étrangers  (France  Telecom,  le  koweïtien  MTC‐ Zain,  les  américains  Microsoft,  Oracle,  Cisco,  le  bahreïni  Batelco,  le  grec Intracom, le chinois Huawei, etc.) et développeurs locaux  Locali‐ sation  Amman, Irbid, Aqaba, Mafraq  Dispositifs /  Projets  Avantages prévus par la loi de l’investissement (Focus 2)  Zones industrielles et de développement à vocation TIC (Aqaba, parc  d’activité King Hussein à Amman, Irbid, Mafraq) et   Diffusion des TIC : aide à l’achat d’ordinateurs par les ménages et de  portables par les étudiants, e‐learning (Focus 1)  Incubateurs,  laboratoires,  centres  d’excellence,  programmes  de  certification  et  académies  développés  par  les  majors  des  TIC  (Sun,  Hewlett‐Packard, Oracle, Cisco, Microsoft, MTC‐Zain, Orange)  Contact  info  Association  des  technologies  de  l’information  :  www.intaj.net  /  Ministère  des  TIC  :  www.moict.gov.jo  /  Commission  de  régulation  des télécommunications : www.trc.gov.jo / Jordan Investment Board :  www.jordaninvestment.com 
    • La carte des investissements en Méditerranée       107      Textile et habillement Enjeux  /  Objectifs  Bénéficiant  de  la  localisation  stratégique  de  la  Jordanie  au  Moyen  Orient  et  des  facilités  accordées  par  les  nombreux  accords  commerciaux signés, l’industrie du textile‐habillement s’est fortement  développée à l’export. En 2004, elle comptait environ 776 entreprises,  parmi  lesquelles  114  employaient  plus  de  25  personnes  et  110  exportaient  la  majeure  partie  de  leur  production.  Ces  5  dernières  années,  les  exportations  ont  augmenté  de  20%  par  an  en  moyenne,  atteignant 1,3 milliards de dollars en 2008. En 2001, elles s’élevaient à  200 millions de dollars à peine. Les Etats Unis sont le principal client  de  l’industrie  jordanienne  du  textile‐habillement.  En  2008,  elle  a  vendu pour plus d’1 milliard d’articles de prêt à porter à de grandes  marques  et  boutiques  américaines.  Elle  fournit  par  ailleurs  les  pays  du Golfe en tapisserie. La disponibilité d’une main d’œuvre qualifiée  et peu coûteuse (moins de 50% des salaires payés dans les pays du  Golfe), qui compte 24 000 actifs, est un facteur clé du succès de cette  industrie.  En  2004,  elle  a  attiré  44%  du  total  des  investissements  industriels,  soit  plus  d’1  milliard  de  dollars  (contre  693  millions  en  2003).  Opportu‐ nités  Fabrication en grandes séries ; Accessoires ; Chaussures ; Tenues de  sport ; Vêtements pour enfants et de luxe ; Sous‐vêtements féminins ;  Modernisation  des  fabriques ;  Développement  et  mise  en  place  de  systèmes ERP ; Formation au design  Acteurs  /  Cibles  Nombreux  sites  de  production  de  grandes  marques  internationales  (GAP, J.C. Penny, Levis, Liz Claiborne, Calvin Klein, Tommy Hilfiger,  Wall  Mart,  K‐mart,  Limited,  Sears,  Colombia,  New  York  Laundry,  Victoria’s Secret)  Locali‐ sation  Amman, Irbid, Karak, Zarqa, Aqaba  Dispositifs /  Projets  Accords commerciaux, incitations à l’investissement (Focus 2)  Zones industrielles publiques (Al‐Hassan à Irbid et Aqaba) et privées  (Ad‐dulayl), dont plusieurs zones franches ou QIZ (Focus 3)  24 centres de formation aux métiers du textile et de l’habillement  Services de maintenance des équipements et de test des matériaux et  produits finis  Contacts  Association des exportateurs d’habillement, d’accessoires et de textile  : www.jgate.org.jo  Jordan Investment Board : www.jordaninvestment.com 
    • La carte des investissements en Méditerranée       108   Immobilier et tourisme Enjeux  /  Objectifs  Le tourisme emploie environ 30 000 personnes et contribue à hauteur  de 10% du PIB. Malgré une baisse de 7% des visiteurs arabes (irakiens  et  saoudiens  notamment),  ses  recettes  ont  enregistré  une  hausse  de  13% au cours des 11 premiers mois de l’année 2007, atteignant 2,11  milliards  de  dollars.  D’un  seul  jour  pour  la  plupart,  les  séjours  de  touristes arabes, qui représentent pourtant 73% des arrivés, ont peu  d’impact sur l’activité du secteur. Générateurs de recettes supérieures,  les  tours  organisés  rencontrent  quant  à  eux  un  franc  succès  sur  les  marchés européens, asiatiques et américains. La croissance moyenne  du tourisme de plus de 10% enregistrée ces dernières années devrait  donc se poursuivre. Composée essentiellement de 5 étoiles, l’industrie  hôtelière  enregistre  une  majorité  de  clients  d’affaires.  Les  réunions,  séminaires,  conventions  et  expositions  représentent  déjà  1/3  du  tourisme  en  Jordanie.  L’important  patrimoine  historique  et  culturel  est un autre facteur clé de l’attractivité du pays. La stratégie nationale  du  tourisme,  qui  couvre  la  période  2004‐2010,  vise  à  doubler  les  recettes du secteur, pour atteindre 1,85 milliards de dollars en 2010, et  à  créer  51 000  nouveaux  emplois.  Pour  atteindre  ces  objectifs,  le  gouvernement fait appel au secteur privé pour développer la capacité  hôtelière.   Opportu‐ nités  Tourisme  culturel  ;  Tourisme  religieux  ;  Eco‐tourisme  et  aventure  ;  Croisières ; Tourisme médical et de bien être ; Tourisme d’affaires   Acteurs  /  Cibles  Développeurs du Golfe (Al Maabar, Omnix, Emaar Properties, Saraya  Holding,  Gulf  Investment  House),  gérants  d’hôtels  internationaux  (Hilton  Hotels,  Starwood,  Kempinski),  restaurants  occidentaux  franchisés (Caribou Coffee, Papa John’s, Dominoʹs Pizza)  Locali‐ sation  Petra, Jerash, Ajloun, Madaba, Dead Sea, Amman, Aqaba, Wadi Rum,  Karak  Dispositifs /  Projets  Avantages prévus par la loi de l’investissement (Focus 2)  22 000 m² de salles de conférence à Amman et 25 salles du Centre de  conférence King Hussein au bord de la Mer Morte  Investissement public de 70 millions de dollars pour la restauration  de 5 sites historiques (Karak, Madaba, Salt, Jerash, Ajlun)  Budget marketing de 16,3 millions de dollars en 2008, contre 8,52 en  2007 : bureaux à l’étranger, projet d’e‐marketing soutenu par USAID  Contacts  Office du tourisme jordanien : www.visitjordan.com  Ministère du tourisme et des antiquités : www.mota.gov.jo 
    • La carte des investissements en Méditerranée       109      Energie, eau et environnement Enjeux  /  Objectifs  Face  à  la  hausse  du  prix  du  pétrole,  la  Jordanie  a  lancé  un  plan  ambitieux  pour  le  secteur  de  l’énergie.  Les  subventions  au  pétrole  ayant été abandonnées et celles sur l’électricité seulement abaissées,  une augmentation de la capacité de production est indispensable. Un  programme de 14 milliards de dollars vise à réduire la dépendance  du  pays  vis‐à‐vis  des  importations  de  96%  à  61%  d’ici  2020.  Les  énergies  renouvelables  devront  alors  satisfaire  10%  de  la  demande.  Des projets pilotes (centrale bioénergétique de Rusaifa) apportent une  contribution  modeste  au  mix  énergétique  jordanien  par  rapport  à  celle que généreront les fermes éoliennes en construction à travers le  pays. Si ces dernières étaient complétées par les nombreuses centrales  solaires que le projet Desertec prévoit de développer en Méditerranée,  la  production  serait  quasiment  illimitée  et  neutre  en  carbone.  Les  technologies développées seront également utilisées pour produire de  l’eau par dessalement. Suite à la libéralisation du secteur, l’initiative  privée est encouragée. Le gouvernement souhaite aussi exploiter les  réserves  d’uranium  pour  développer  la  production  nucléaire.  A  l’exception de la transmission d’électricité, le secteur de l’énergie est  entièrement ouvert à la concurrence et tous les projets programmés  feront l’objet d’un appel d’offres international.   Opportu‐ nités  Raffinage,  stockage  et  distribution  de  pétrole  (fin  du  monopôle  de  JPRC  en  2008) ;  Production  de  gaz  (2  blocs  invendus  sur  8) ;  Production et distribution d’électricité  Acteurs  /  Cibles  Opérateurs  historiques  JPRC  et  NPC,  entreprises  internationales  actives dans l’exploration de pétrole, la production et la distribution  d’électricité  (AES  Oasis,  JD  Energy,  Mitsui,  Kuwait  Privatisation  Projects  Holding  Company),  rachat  de  51%  de  CEGC  par  un  consortium international mené par JD Capital  Locali‐ sation  Zarqa  (seule  raffinerie  de  pétrole),  Mafraq  (puits  de  gaz),  Amman  (centrales électriques), Aqaba et Karak (énergie nucléaire)  Dispositifs /  Projets  Avantages prévus par la loi de l’investissement (Focus 2)  Programme de 1,25 milliards pour la mise à niveau de JPRC  4 centrales nucléaires (2 à Aqaba et 2 à Karak) et plusieurs usines de  dessalement en projet, relance du canal Mer Rouge‐Mer Morte   Centre national de recherche sur l’énergie : www.nerc.gov.jo  Contacts  Ministère  de  l’énergie  et  des  ressources  minérales  :  http://webserver.memr.gov.jo  /  Autorité  des  ressources  naturelles  :  www.nra.gov.jo 
    • La carte des investissements en Méditerranée       110   Transports et logistique Enjeux  /  Objectifs  Le secteur des transports représente plus de 10% du PIB national et  enregistre  une  croissance  de  l’ordre  de  6%  par  an.  En  2008,  le  gouvernement a adopté une nouvelle stratégie qui vise à améliorer les  infrastructures pour permettre à la Jordanie de tirer pleinement parti  de  sa  position  géographique  privilégiée.  En  2007,  Royal  Jordanian  Airlines  a  été  privatisé.  Le  secteur  aérien  bénéficie  aussi  de  la  modernisation  de  l’aéroport  Queen  Alia  International  Airport  (QAIA). Le port principal d’Aqaba va être déplacé et le front de mer  deviendra  le  nouveau  cœur  de  la  ville.  Le  gouvernement  prévoit  également de construire une liaison ferroviaire légère entre Zarqa et  Amman  et  de  relancer  la  célèbre  ligne  de  Hedjaz.  De  son  côté,  la  municipalité d’Amman a commencé la construction d’une rocade de  près  de  120  km  autour  de  la  capitale.  Alors  qu’aucune  résolution  imminente  de  la  crise  sécuritaire  en  Irak  n’est  à  entrevoir,  les  perspectives  pour  l’industrie  jordanienne  des  transports  sont  prometteuses.  Le  pays  restera  indéniablement  le  principal  point  de  transit pour les biens et les personnes à destination de l’Irak, tandis  que  le  nombre  de  visiteurs  en  Jordanie  devrait  continuer  à  croître.  Avec la hausse des prix du pétrole, les modes de transport alternatifs  offre d’importantes opportunités d’investissement (bus publics, etc.)  Opportu‐ nités  Transports  aérien  et  maritime  (privatisés) ;  Construction,  modernisation  et  gestion  de  ports,  aéroports,  routes,  trains (contrat,  concession) ; Transports publics ; Technologies militaires  Acteurs  /  Cibles  Investisseurs  et  opérateurs  étrangers  sous  contrat  ou  concession  (le  libanais M1 Group, le français ADP, les émiratis ADIC et Al Maabar,  le koweïti Noor Financial Investment)  Locali‐ sation  Aqaba  (port),  Amman  (aéroport,  transports  publics),  Zarqa  (train),  Mafraq (hub pour les transports et la logistique)  Dispositifs /  Projets  Avantages prévus par la loi de l’investissement (Focus 2)  Zone  de  développement  de  Mafraq  dédiée  à  la  logistique  et  aux  industries légères (Focus 3)  Parc  industriel  du  KADDB prés  d’Amman :  transfert  gratuit  des  terrains aux investisseurs souhaitant développer des technologies de  défense‐armement : véhicules blindés, avions, etc. (www.kaddb.com)  Contacts  Ministère  des  transports  :  www.mot.gov.jo  /  Commission  de  régulation  des  transports  publics  :  www.ptrc.gov.jo  /  Commission  ferroviaire d’Aqaba : www.arc.gov.jo / Autorité maritime jordanienne  : www.jma.gov.jo 
    • La carte des investissements en Méditerranée       111     
    •   8. Liban Cadrage économique Un pays qui s’oriente de plus en plus vers une économie de services pour retrouver son titre de «Suisse du Moyen Orient» Alors que le Liban se relevait à peine de 15 années d’une guerre dévastatrice  (1975‐1990), les évènements sanglants de 2005, suivis par la guerre de juin  2006, ont marqué un nouveau coup d’arrêt à la croissance. Les dépenses de  reconstruction, bien qu’elles stimulent la croissance, ont alourdi la dette déjà  considérable  du pays.  Avec la destruction  des  capacités de production, sa  dépendance  commerciale  vis‐à‐vis  de  l’extérieur  s’est  encore  accrue  (en  2005, le pays importait déjà 90% des produits consommés).   Malgré ce contexte  défavorable, certains  secteurs ont connu une évolution  prometteuse  :  les  TIC  ;  la  banque  et  la  finance  ;  l’industrie  ;  le  tourisme.  Pauvre en ressources naturelles mais doté d’une main d’œuvre hautement  qualifiée,  le  Liban s’est en effet orienté vers une économie de services. En  2008, ce secteur représentait 76,1% du PIB. L’agriculture n’y contribuait plus  qu’à  hauteur  de  5,1%,  et  l’industrie  de  18,8%.  Bien  que  sa  croissance  soit  freinée  par  le  manque  d’infrastructures,  cette  dernière  connaît  un  développement  encourageant  dans  plusieurs  filières  (agro‐alimentaire,  équipement  de  la  maison,  joaillerie,  habillement,  cosmétiques),  dont  la  production répond à une forte demande sur les marchés internationaux.  Répondant  à  l’appel  lancé  au  secteur  privé  par  le  gouvernement  libanais  pour la reconstruction, les pays arabes ont investi 4,7 milliards de dollars au  cours  de  la  période  1995‐2004,  plaçant  ainsi  le  Liban  au  1er  rang  des  récepteurs d’investissements interarabes. Les services ont bénéficié de 83,2%  de ces capitaux, ce qui explique le développement rapide du secteur.  Cette  forte  attractivité  est  le  résultat  du  vaste  processus  de  réformes  économiques,  d’amélioration  du  climat  des  investissements  et  d’ouverture  internationale dans lequel s’est engagé le Liban au sortir de la guerre de 15  ans  pour  retrouver  la  place  qu’il  occupait  dans  la  région.  Des  avancées  majeures ont été réalisées à la veille des évènements sanglants de 2005, avec  le  lancement  du  plan  quinquennal  2002‐2004,  accompagné  de  réformes  structurelles  :  amélioration  du  cadre  légal,  administratif  et  règlementaire, 
    • La carte des investissements en Méditerranée       113      suppression des obstacles au commerce et à l’investissement, réduction des  coûts pour les entreprises, etc. Intervenant le moins possible (infrastructures  essentiellement) dans l’économie, l’Etat met en œuvre tous les moyens dont  il dispose pour améliorer l’environnement des affaires.  Cependant,  suite  à  la  longue  période  d’instabilité  politique,  l’économie  libanaise manque d’une stratégie nationale de développement structurée. En  2007, lors de la 3ème conférence de Paris pour la reconstruction du Liban, 3  priorités ont été retenues : la promotion de l’investissement ; l’amélioration  de la qualité de vie ; l’accroissement des exportations. Ces principes n’ont  néanmoins  pu  être  appliqués  qu’à  partir  de  la  fin  2008.  Et  ils  ne  donnent  aucune orientation sur l’approche sectorielle et territoriale à adopter.   Ces dernières années, les investissements se sont concentrés sur Beyrouth,  laissant de côté d’autres régions pourtant développées avant la guerre de 75.  En  2001,  le  pays  a  été  divisé  en  3  zones  bénéficiant  d’incitations  à  l’investissement différenciées afin d’encourager le rattrapage des territoires  montagneux,  et  surtout  des  pointes  nord  et  sud  du  pays,  ainsi  que  de  la  Bekaa. Une attention particulière a par ailleurs été accordée à 2 secteurs dont  le  fort  potentiel  de  développement  n’est  plus  à  démontrer  :  les  TIC  et  le  tourisme.  Quelle  que  soit  leur  localisation,  les  projets  réalisés  dans  ces  secteurs bénéficient d’avantages similaires à ceux attribués dans les régions  de développement prioritaires.  Dans la perspective de donner une nouvelle impulsion à la croissance, un  plan de développement économique est actuellement en projet. Il retient 5  secteurs prioritaires : le tourisme médical ; les médias (cinéma notamment) ;  l’industrie  technologique  (R&D,  innovation  et  électronique)  ;  l’agro‐ alimentaire  ;  le  tourisme  (amusement,  congrès).  Afin  de  concentrer  les  investissements  et  favoriser  les  synergies,  5  zones  économiques  spéciales  seront créées et dédiées à chacun de ces secteurs. Mises en suspens par les  élections  parlementaires  de  juin  2009,  les  décisions  majeures pour l’avenir  du  pays  ne  pourront  être votées et appliquées  qu’après la formation d’un  gouvernement stable. 
    • La carte des investissements en Méditerranée       114     Focus 1. Des incitations à l’investissement découlant de la zone d’implantation ou  des négociations avec le gouvernement  La  loi  360  sur  le  développement  de  l’investissement  divise  le  Liban  en  3  zones  d’investissement (A, B, C). L’exemption d’impôt sur le revenu de 2 ans accordée aux  entreprises cotées à la Bourse de Beyrouth (à compter de la date de cotation et sous  réserve que les actions réelles constituent au moins 40% du capital) est appliquée sur  l’ensemble du territoire national.  Les investissements réalisés en zone A (littoral) se voient attribuer tous les permis de  travail nécessaires (à condition que la proportion de 2 Libanais pour un étranger soit  respectée et que tous les employés soient inscrits à la CNSS). En zone B (montagne), ils  bénéficient, en plus, d’un allègement de 50% de l’impôt sur le revenu et de la taxe sur  la distribution des dividendes sur une période de 5 ans (à compter de la date de début  d’exploitation du projet ou, pour les entreprises cotées, de l’expiration de la période  d’exemption). En zone C (sud, nord, Bekaa), cette dernière disposition est remplacée  par  une  exemption  de  l’impôt  sur  le  revenu  et  de  la  taxe  sur  la  distribution  des  dividendes pendant 10 ans (à compter de l’entrée en exploitation du projet ou, pour  les entreprises cotées, de l’expiration de la période d’exemption).  Le développement des TIC et du tourisme est par ailleurs encouragé. Quel que soit  leur localisation, les projets de TIC se voient accorder toutes les incitations prévus par  la loi. Les projets touristiques et maritimes bénéficient quant à eux des avantages de la  zone  B.  Dans  ces  deux  secteurs,  ainsi  que  dans  ceux  de  l’agriculture  et  l’industrie,  l’IDAL peut également participer directement au capital des sociétés anonymes.  Dans le cadre du contrat global, les avantages accordés résultent d’une négociation  avec l’IDAL, dont les conclusions sont approuvées en Conseil des Ministres. Selon le  secteur,  le  lieu  d’implantation  et  le  nombre  d’emplois  créés,  le  contrat  prévoit  un  nombre plus ou moins important d’incitations : permis de travail ; réduction pouvant  aller jusqu’à 50% des frais des permis de travail et de séjour ; exemption de l’impôt sur  les revenus et de la taxe sur la distribution des dividendes pendant 10 ans ; prise en  charge  jusqu’à  50%  des  coûts  de  permis  de  construire  ;  exemption  des  frais  d’enregistrement, de lotissement, de remembrement et d’hypothèque des terrains, etc.   [Plus  d’informations  auprès  de  l’Agence  de  développement  de  l’investissement  au  Liban : www.idal.com.lb] 
    • La carte des investissements en Méditerranée       115      L’appel du Liban à l’investissement des pays arabes et de la diaspora Historiquement ouvert sur l’extérieur, le Liban a tissé des liens étroits avec  le  monde  arabe,  les  Etats  Unis  et  l’Europe.  Les  nombreux  traités  commerciaux signés ces dernières années, notamment l’accord d’association  avec  l’Union  européenne  et  l’adhésion  à  la  grande  zone  arabe  de  libre  échange (GAFTA), devraient accélérer l’intégration du Liban aux économies  régionale et mondiale. Le pays souffre néanmoins d’un déficit structurel de  sa  balance  courante,  à  hauteur  de  15%  du  PIB.  Ce  déficit  est  financé  essentiellement par le transfert massif de capitaux privés. Encouragés par la  politique bancaire libérale libanaise, fondée sur des taux d’intérêt élevés et  un  ancrage  monétaire  au  dollar,  les  investissements  en  portefeuille  et  les  dépôts bancaires sont majoritaires.  En  comparaison,  les  investissements  directs  étrangers  sont  relativement  faibles. Tout comme les investissements nationaux, ils sont régis par le droit  commun  et  la  loi  360  sur  le  développement  de  l’investissement.  Votée  en  2001, cette dernière n’a pu, du fait de la situation politique mouvementée,  entrer en vigueur qu’en 2003. Elle prévoit la mise en place d’un service de  guichet  unique  au  sein  de  l’IDAL,  l’agence  de  promotion  des  investissements. Elle définit également les 3 grandes zones d’investissement,  dans  lesquelles  les  incitations  accordées  sont  plus  ou  moins  importantes.  Enfin,  l’IDAL  peut  proposer  aux  investisseurs  un  contrat  global,  dont  les  termes dépendent du lieu d’implantation, du secteur concerné et du nombre  d’emplois créés.   Afin  de  stimuler  l’investissement  étranger,  une  nouvelle  stratégie  est  en  cours  de  préparation.  Elle  cible  les  investisseurs  du  Golfe,  les  entreprises  internationales et la diaspora. Un effort de communication particulier sera  réalisé auprès des Libanais à la tête d’entreprises étrangères. Leur expertise  dans différents domaines, ainsi que leurs recommandations sur les réformes  souhaitables, est en effet précieuse pour leur pays d’origine. 
    • La carte des investissements en Méditerranée       116     Focus  2.  Des  dispositifs  financiers  publics  et  privés  pour  soutenir  les  PME  et  encourager l’innovation  Le  secteur  privé  libanais  est  composé  d’une  majorité  de  petites  et  moyennes  entreprises,  qui  rencontrent  de  nombreuses  difficultés  à  accéder  aux  fonds  des  banques commerciales. Afin de les appuyer dans leurs démarches, le gouvernement a  créé,  en  1999,  la  société  financière  d’intérêt  public  Kafalat.  Elle  garantie  les  prêts  accordés par des banques commerciales à des projets jugés viables et fait bénéficier les  emprunteurs  d’un  taux  bonifié  de  7%  par  an.  Elle  cible  les  PME  et  les  start‐ups  innovantes  opérant  dans  une  large  gamme  de  secteurs  :  l’industrie,  l’agriculture,  le  tourisme,  l’artisanat  et  les  hautes  technologies.  Pour  les  PME,  la  garantie  offerte  couvre  entre  75  et  85%  du  montant  de  l’emprunt  (avec  un  plafond  variant  entre  200 000 et 400 000 dollars). Un dispositif spécifique a été mis en place pour les start‐ ups innovantes. Son taux de couverture s’élève à 90% du montant de l’emprunt.  [Kafalat : www.kafalat.com.lb]  En 2007, l’association de soutien aux jeunes entrepreneurs Bader a, de son côté, lancé  un  fonds  d’investissement  en  actions,  doté  de  17,5  millions  de  dollars.  Le  Building  Block  Equity  Fund  offre  des  apports  en  capital,  une  expertise  et  une  assistance  technique  à  de  jeunes  PME  innovantes.  Il  cible  aussi  bien  les  projets  de  TIC  et  de  services  à  forte  valeur  ajoutée  que  les  entreprises  opérant  dans  des  secteurs  plus  traditionnels mais à fort potentiel d’innovation.  Afin  de  faciliter  la  mise  en  relation  de  jeunes  entrepreneurs  libanais  avec  des  investisseurs, Bader a également lancé, en 2008, le premier réseau de business angels  du  pays.  Lebanese  Business  Angels  offre  la  possibilité  à  entreprises  naissantes  implantées au Liban de présenter leur projet à des investisseurs individuels ainsi qu’à  des institutions. Les projets retenus peuvent toucher tous les secteurs de l’économie  mais  doivent  proposer  un  produit  ou  un  service  innovant,  à  forte  valeur  ajoutée  et  potentiel de développement sur les marchés régionaux et internationaux.  [Association Bader : www.baderlebanon.com] 
    • La carte des investissements en Méditerranée       117        Focus 3. De nouvelles zones d’implantation pour accueillir les entreprises et attirer  les capitaux étrangers  Concentré  sur  la  frange  littorale,  le  développement  économique  libanais  est  actuellement confronté à une pénurie de terrains disponibles et à l’inadéquation des  anciennes zones industrielles. Au nombre de 72 en 2000, ces dernières n’hébergeaient  alors que 18% des entreprises industrielles, les autres préférant s’installer en dehors.  En  vue  de  l’augmentation  des  investissements  étrangers  et  du  développement  des  régions en retard, le Liban aménage de nouveaux sites d’implantation, plus attractifs.  Le Liban a notamment créé 2 zones franches pour attirer les investissements étrangers  et accueillir les activités industrielles orientées vers l’exportation, ainsi que les groupes  logistiques. Les entreprises qui s’y implantent sont exemptées de TVA, de charges, de  droits  de  douane  et  d’impôt  sur  le  revenu,  à  condition  qu’au  moins  50%  de  leur  personnel soit libanais et que leur capital dépasse 300 000 dollars. La reconstruction  des  120  000  m²  de  zone  franche  du  port  de  Beyrouth  (www.portdebeyrouth.com),  complétés par 6 000 m² d’espace de stockage, est terminée. La zone franche de Tripoli,  située à proximité du port, devrait quant à elle être achevée d’ici 1 à 2 ans. 2 nouvelles  zones sont prévues au nord du pays, à Selaata et Qlaiaat, et seront réalisées dans le  cadre de la concession (BOT).  Entre  2002  et  2007,  4  centres  de  développement  des  affaires  ont  été  lancés  pour  accompagner les PME dans leur développement. Initié et promu par l’Université Saint  Joseph  (USJ),  Berytech  (www.berytech.org)  est  un  technopôle  dédié  aux  TIC  et à la  santé, basé à Beyrouth. SouthBIC (www.southbic.org) est un agropole localisé à Saida  et administré par la CCI. Le BIAT de Tripoli (www.biatcenter.org) est une association  dʹincubateurs  gérée  par  les  CCI  et  la  Fondation  René  Moawad.  Enfin,  l’Agripole  (www.agripole.org), situé dans la Bekaa, est géré par l’association Al‐Wafic, l’USJ et  l’Université américaine de Beyrouth. Autrefois oubliées des investisseurs, les régions  de  la  Bekaa  et  du  Nord‐Liban,  offrant  d’importantes  disponibilités  foncières,  accueillent maintenant des parcs industriels   L’approbation du nouveau plan de développement proposé par l’IDAL donnera lieu à  la création de 5 zones économiques spéciales. Basées sur le concept du cluster, elles  seront  chacune  dédiée  à  l’un  des  5  secteurs  prioritaires  (tourisme  médical,  médias,  technologie,  agro‐alimentaire,  tourisme)  afin  de  concentrer  les  investissements  et  favoriser les synergies. Leur localisation sera déterminée au regard des ressources et  compétences  des  différentes  régions.  Accueillant  des  formations  universitaires  pointues,  de  nombreuses  entreprises  de  développement  informatique  et  quelques  centres d’appels, Tripoli serait pressentie comme la future zone dédiée aux industries  technologiques et aux services aux entreprises. 
    • La carte des investissements en Méditerranée       118   Mapping stratégique / 1. Ressources
    • La carte des investissements en Méditerranée       119      Mapping stratégique / 2. Industrie
    • La carte des investissements en Méditerranée       120   Mapping stratégique / 3. Services
    • La carte des investissements en Méditerranée       121      Secteurs stratégiques Irrigation, agriculture et agro-alimentaire Enjeux /  Objectifs  L’agriculture ne contribue plus qu’à 5% du PIB (2008). Le Liban est  donc  obligé  d’importer  la  majeure  partie  de  sa  consommation.  En  effet,  la  destruction  des  infrastructures  a  fortement  réduit  sa  production,  auparavant  très  demandée  pour  les  fruits  et  légumes.  Entre  1961  et  1999,  la  surface  cultivable  du  pays  a  diminué  de  3%,  passant  de  255 000  à  248  000  ha.  Et,  en  1999,  seuls  42%  des  terres  étaient  irriguées.  Sur  la  base  des  recommandations  de  FAO,  une  stratégie  de  développement  agricole  a  été  adoptée  en  2004.  Les  installations sont en cours de réhabilitation. D’importants travaux de  drainage  sont  également  en  cours  dans  les  régions  agricoles  de  la  Bekaa  et  du  Nord‐Liban.  En  effet,  les  précipitations  reçues  par  le  Liban  sont  relativement  abondantes  (2.2  milliards  de  m³  en  année  normale),  en  particulier  sur  le  littoral.  Les  cultures  prédominantes  sont les fruits (23% des surfaces exploitées), les olives et les céréales  (20%  chacune)  et  le  maraîchage  (17%).  Traditionnellement  tournée  vers  le  marché  intérieur,  l’agriculture  libanaise  s’oriente  de  plus  en  plus vers des productions lucratives, à fort potentiel d’exportation.  Oppor‐ tunités  Fruits  et  légumes  ;  Produits  organiques  ;  Produits  laitiers ;  Tabac ;  Huiles ; Vin ; Confiture et miel ; Plantes médicinales et aromatiques  Acteurs /  Cibles  Partenariats  avec  des  entreprises  étrangères  pour  développer  des  filières à l’exportation (vin, huile, lait, etc.)  Locali‐ sation  Bekaa (62% des cultures industrielles, 57% des cultures maraîchères  et  céréalières,  37  des  cultures  fruitières) ;  Nord‐Liban  (40%  des  oliviers) ;  littoral  (agrumes) ;  Mont  Liban  (fruits,  vigne,  forêts  de  pins) ; Saida  Dispositifs /  Projets  2 agropoles : SouthBIC à Saida et Agripole dans la Bekaa (Focus 3)  Développement des terres et du système d’irrigation  Projet  de  soutien  à  la  production  d’olives  et  dʹhuile  dʹolive  financé  par le gouvernement italien (2,5 millions dʹeuros)  Programmes de développement de la production (Agro Plus) et des  exportations  (Export  Plus)  gérés  par  l’IDAL  :  soutien  financier  et  assistance aux agriculteurs  Contacts  Ministère de l’agriculture : www.agriculture.gov.lb  Agence  de  développement  de  l’investissement  au  Liban  :  www.idal.com.lb 
    • La carte des investissements en Méditerranée       122   Technologies de l’information et de la communication (TIC) Enjeux /  Objectifs  Le secteur de la téléphonie se partage entre un réseau fixe, géré par  l’opérateur public OGERO, et 2 réseaux mobiles. Jusqu’en 2002, Cellis  (France Telecom) et LibanCell se partageaient un marché de 800 000  clients.  Fin  2002,  le  gouvernement  a  décidé  de  mettre  fin  à  ces  2  contrats de concession (BOT) et de lancer un nouvel appel d’offres. Il  a été remporté par FAL‐DETECON (réseau Alpha) et MTC Touc. La  vente de 40% des parts de l’Etat dans Liban Telecom est prévue pour  2009. Dans l’Internet, 5 fournisseurs d’accès se partagent le marché,  avec un taux de pénétration estimé à 7 % (environ 312,500 abonnés).  L’accès haut débit est accessible ponctuellement, dans le technopôle  de  Berytech  par  exemple.  Le  marché  des  technologies  de  l’information,  estimé  à  245  millions  de  dollars  en  2001  par  la  Professional Computer Association, a cru de 23 % en moyenne durant  les  5  années  précédentes.  58  %  du  marché  provient  de  la  vente  d’équipements et des infrastructures, 28 % des services et 14 % des  logiciels.  Bénéficiant  d’importants  avantages  comparatifs  (main‐ d’œuvre hautement qualifiée et polyglotte, secteur de la publicité et  des médias très dynamiques dans le monde arabe), le Liban continue  à recevoir de nombreux investissements privés dans ce secteur.  Oppor‐ tunités  Développement de logiciels et de sites Internet ; Services partagés ;  Opérations de back‐office ; Centres d’appels ; etc.  Acteurs /  Cibles  Opérateurs télécoms koweitien (MTC) et égyptien (Orascom), sociétés  informatiques  françaises  (Unilog,  Ever  Group)  et  émiraties  (Emircom),  centres  d’appel  italiens  (Telecom  Italia),  français  (Teleperformance)  Locali‐ sation  Beyrouth, Tripoli  Dispositifs /  Projets  Projets  de  réseaux  interurbain  et  urbain  (Beyrouth)  dʹéchange  de  données à capacité élevée (montants respectifs de 13 et 7,5 millions de  dollars, appels d’offre en cours de préparation)  Technopôle de Berytech : incubation, soutien et accueil des projets de  TIC et de multimédias (www.berytech.org)  Mise en place de centres d’appels internationaux  Contacts  Ministère des télécommunications : www.mpt.gov.lb  Agence  de  développement  de  l’investissement  au  Liban  :  www.idal.com.lb 
    • La carte des investissements en Méditerranée       123      Banque et finance Enjeux /  Objectifs  Très  libéral,  le  Liban  bénéficie  d’une  longue  tradition  bancaire  et  financière,  qui  lui  a  valu  son  nom  de  «  Suisse  du  Moyen  Orient ».  N’imposant  aucune  restriction  aux  mouvements  de  devises  et  de  capitaux et garantissant le secret bancaire absolu (institué en 1956), il  attire de nombreux acteurs financiers. Ces derniers apprécient aussi  l’absence de contrôle sur les changes et la convertibilité totale de la  monnaie.  Malgré  le  mouvement  de  consolidation  amorcé  dans  les  années 90, le réseau d’institutions bancaires et financières est encore  très dense. En 2009, il compte 53 banques commerciales, 12 banques  d’investissement,  45  institutions  financières,  12  intermédiaires  financiers  et  2  sociétés  de  crédit‐bail.  Le  réseau  d’agences  est  très  développé : on en compte une agence pour environ 6 000 habitants.  Depuis 1998, la Banque centrale impose aux banques l’application de  règles  prudentielles  stricte,  qui  ont  protégé  le  secteur  bancaire  libanais face à la crise de 2008. 2008, les actifs détenus par les banques  ont connu une hausse de 13% et leurs profits nets ont augmenté de  27%,  poursuivant  la  tendance  de  croissance  à  2  chiffres  des  6  dernières années. L’autorisation récente des banques islamiques (loi  et circulaires de 2004), auxquels certains privilèges sont accordés, est  en grande partie dictée par le flux déjà important de capitaux arabes  présents  au  Liban  et  ouvre  de  nouvelles  opportunités  d’expansion  dans la région.  Oppor‐ tunités  Opérations  bancaires;  Assurances  ;  Intermédiation  financière  ;  Banque et assurance islamique ; etc.  Acteurs /  Cibles  9 banques commerciales étrangères implantées au Liban pour servir  la  région  (Banque  Audi,  Commerzbank,  Crédit  Suisse,  Dresdner  Bank,  HSBC,  Intesa  S.P.A,  Bank  Of  New  York,  JP  Morgan  Chase,  Arab  Banking  Corporation),  banques  françaises  présentes  à  travers  des filiales libanaises (BNP Paribas, Calyon, Société Générale)  Locali‐ sation  Beyrouth  Dispositifs /  Projets  Règles  prudentielles  conformes  aux  exigences  de  Bâle  II  :  ratio  de  solvabilité minimum de 12%, réserves obligatoires représentant 10%  des  bénéfices  annuels,  recours  systématique  au  provisionnement  pour créances douteuses, etc.  Contacts  Banque centrale du Liban : www.bdl.gov.lb 
    • La carte des investissements en Méditerranée       124   BTP, transport et logistique Enjeux /  Objectifs  Important  pôle  logistique  régional  avant  la  guerre,  le  Liban  bénéficiait  d’infrastructures  développées  et  de  qualité.  Les  ports  (Beyrouth,  Tripoli,  Saïda  et  Jounieh)  et  l’aéroport  international  de  Beyrouth, classés en zone de libre échange, contribuaient activement  au dynamisme de l’économie. Le développement des routes n’était en  revanche  pas  parvenu  à  suivre  sa  croissance  rapide.  Les  années  de  conflit  n’ont  fait  qu’aggraver  la  situation.  Depuis  1992,  des  progrès  significatifs ont réalisés au niveau des réseaux d’électricité, d’eau et  de  télécommunication.  De  puis  la  fin  de  la  guerre,  les  toutes  et  autoroutes  ont  également  bénéficié  d’importants  travaux  de  réhabilitation (1 013 millions de dollars jusqu’en 2006) et continuent  d’être améliorées (476 prévus après 2006), notamment avec le projet  d’autoroute Beyrouth‐Damas. De nombreux contrats ont par ailleurs  été attribués par le CDR et les autorités portuaires concernées pour la  reconstruction et le développement des ports de Beyrouth et Tripoli,  représentent  environ  180  millions  de  dollars  en  2007.  Le  gouvernement  se  concentre  maintenant  sur  l’élargissement  du  port  de  Tripoli,  stratégique  pour  le  transit  des  marchandises  vers  lʹIrak.  Devant  accueillir  6  millions  de  passagers  par  an  dans  un  premier  temps puis 16 millions à l’horizon 2035, l’aéroport international Rafic  Hariri est en pleine extension. En 2007, le CDR avait déjà attribué 775  millions  de  dollars  de  contrat.  Ce  développement  demandera  une  augmentation des capacités de restauration, de formation, etc.  Oppor‐ tunités  Réalisation d’études et de travaux sur les réseaux et infrastructures :  eau, électricité, routes, ports, aéroport, équipements publics, etc.  Acteurs /  Cibles  Donateurs et prêteurs internationaux (fonds saoudien, IFC, BEI, etc.),  groupes  logistiques  (CMA‐CGM),  compagnies  aériennes  (Royal  Air  Maroc), etc.  Locali‐ sation  Beyrouth, Mont Liban, Saida, Tripoli, Bekaa  Dispositifs /  Projets  Réhabilitation des routes principales et secondaires : autoroutes arabe  et côtière, routes du nord, sud, mont Liban et de la Bekaa  Réalisation d’études pour le développement du port de Saïda  Projets d’amélioration des services publics à Beyrouth et Tripoli.  Projet de développement des transports urbains autour de Beyrouth  Contacts  Conseil du développement et de la reconstruction : www.cdr.gov.lb 
    • La carte des investissements en Méditerranée       125      Energie et électricité Enjeux /  Objectifs  Dépourvu de ressources fossiles, le Liban est contraint d’importer la  majeure partie de son électricité et de sa consommation de gaz et de  fuel.  Le  secteur  de  l’énergie  est  dominé  par  l’établissement  public  EdL, qui produit l’électricité, la transmet et la distribue chez près de  1,2 millions de clients. La capacité de production du pays comprend 2  centrales thermiques (900 MW), de turbines à gaz (35 MW chacune) et  de  centrales  hydrauliques  (282  MW).  Les  raffineries  publiques  de  Tripoli  et  Zahrani  sont  actuellement  arrêtées  et  servent  comme  terminaux  d’importation  et  capacité  de  stockage.  Le  réseau  de  distribution  couvre  la  majeure partie du territoire national. EdL est  actionnaire  majoritaire  de  l’ancienne  entreprise  privée  Kadisha,  qui  sert  environ  124 800  clients  au  Nord‐Liban.  Face  aux  pertes  considérables d’EdL et au coût croissant des importations de fuel et  de  gaz  naturel,  un  plan  de  réforme  du  secteur  de  l’énergie  a  été  engagé  en  2002  :  établissement  d’une  autorité  indépendante  de  régulation,  privatisation  de  la  production  et  de  la  distribution  (concessions et/ou entités nouvelles, qui seront à terme ouvertes aux  investissements  privé  à  hauteur  de  40%),  attribution  de  contrats  d’exploitation pour les réseaux de transmission. Entre autres projets,  le  Liban  négocie  actuellement  l’approvisionnement  en  gaz  naturel  depuis l’Egypte par le pipeline gazier arabe.  Oppor‐ tunités  Développement  de  capacités  indépendantes  de  production  et  de  distribution d’électricité ; Exploitation des réseaux de transmission  Acteurs /  Cibles  Donateurs  et  prêteurs  internationaux  (fonds  saoudien,  OPEC,  etc.),  groupes énergétiques (Qatar Petrochimical, KEPCO)  Locali‐ sation  Beyrouth,  Saida,  Zahrani,  Ksara  et  Baddawi  pour  l’électricité ;  Kadicha,  Markaba,  Awali,  Joun,  Rchmaiya  pour  l’hydraulique ;  Baalbeck, Zahrani, Jieh, Zouk et Haraichet pour le thermique  Dispositifs /  Projets  Projet de construction d’une centrale (450 MW) au nord du pays  Extension  de  la  ligne  de  gaz  naturel  entre  Baddaoui  et  Zahrani,  en  passant par les usines de Zouk et de Jiyeh (150 millions de dollars).  Construction de 3 stations de transmission électrique à haute tension  à Baalbeck, Saida, Beyrouth et Tripoli (93 millions de dollars)  Définition  d’un  Plan  directeur  pour  le  secteur  de  l’électricité,  en  partenariat avec EDF et avec le soutien de l’AFD.  Contacts  Electricité du Liban : www.edl.gov.lb 
    • La carte des investissements en Méditerranée       126   Immobilier, tourisme et loisirs Enjeux /  Objectifs  Doté d’un climat agréable, d’une situation géographique et naturelle  privilégiée  (grande  diversité  de  paysages  concentrés  sur  une  fine  bande de terre), d’un important patrimoine historique et culturel, et  de  ressources  humaines  qualifiées,  le  Liban  s’est  depuis  longtemps  affirmé comme une grande destination touristique au Moyen Orient.  En 2009, on estime que 9,3% du PIB et 9,6% de l’emploi total seront  générés  par  le  tourisme,  dont  28%  supplémentaires  des  emplois  dépendent indirectement. Ces dernières années, de nombreux projets  d’hôtels,  de  résidences  et  de  commerces  de  luxe  ont  été  lancés  à  Beyrouth.  Le  Four  Seasons  Hotel,  le  Hilton  et  le  Souk  de  Beyrouth  devraient ouvrir fin 2009, le Solidere Rotana en 2010, le Grand Hyatt  en 2011 et le Kempinski en 2012. Le secteur des loisirs connaît aussi  une réelle effervescence. A l’est de Beyrouth, a été inauguré en 2005  l’un  des  plus  importants  parcs  thématiques  du  Moyen  Orient.  Habtorland est la première phase du projet Metropolitan City Center,  développé par le groupe émirati Al Habtor pour un coût total estimé  à 150 millions de dollars. De son côté, Noor Investment Holding va  construire  à  Damour  la  première  île  artificielle  du  pays.  Des  spas  ouvrent un peu partout dans le pays. Malgré la crise, le Liban attire  toujours plus de touristes. Beyrouth s’est classé en tête de la liste des  « 44 villes à visiter en 2009 » publiée par le NY Times. Au cours des 4  premiers  mois  de  l’année,  il  a  enregistré  une  hausse  de  57%  du  nombre d’arrivée par rapport à l’année précédente.   Oppor‐ tunités  Tourisme balnéaire ; Tourisme médical (cliniques) et de soins (spas) ;  Tourisme urbain (hôtels, restaurants, complexes commerciaux, parcs  d’attraction, casinos, musées) ; Tourisme sportif (stations de ski) ; etc.  Acteurs /  Cibles  Investissements dans l’hôtellerie, la restauration, les loisirs, les soins,  les  stations  balnéaires  et  de  ski  :  Koweit  (Kipco,  KRE.KSE,  Al  Massaleh,  Landmark),  Oman  (Al‐Taher),  Emirats  Arabes  Unis  (Al  Habtor, Reef), France (Accor, Vichy Spa), Suisse (Kempinski Hotels)  Locali‐ sation  Beyrouth  et  ses  environs  (Byblos,  le  Chouf,  etc.),  le  Mont  Liban,  la  Vallée de la Bekaa, la Bekaa (Baalbek), Saida, Tripoli  Dispositifs /  Projets  Projet de développement du tourisme sportif, soutenu par le PNUD  Programme de promotion de la destination Liban à l’étranger  Contacts  Ministère du tourisme : www.destinationlebanon.gov.lb  Agence  de  développement  de  l’investissement  au  Liban  :  www.idal.com.lb     
    • La carte des investissements en Méditerranée       127       
    •   9. Maroc Cadrage économique Vers une économie diversifiée pour limiter la dépendance aux aléas climatiques Jusque là fortement orienté vers le tourisme, l’agriculture et la confection, le  Maroc cherche à diversifier son économie afin de limiter sa dépendance aux  aléas  climatiques.  En  se  positionnant  comme  une  destination  d’excellence,  attractive pour les capitaux, les compétences et les nouvelles activités, il vise  une  montée  en  valeur  ajoutée,  créant  ainsi  les  emplois  et  la  richesse  nécessaires  à  sa  population  croissante.  Dans  cette  optique,  la  stratégie  de  développement économique s’articule autour de 3 modalités : des réformes  globales visant à améliorer le climat des affaires ; le suivi et l’amélioration  des  indicateurs  macroéconomiques  (inflation,  déficit  budgétaire,  taux  de  croissance,  etc.) ;  et  la  mise  en  place  de  stratégies  sectorielles,  dotées  d’objectifs et de mesures spécifiques à moyen et long terme. Initiée en 2000  pour compléter les deux premières modalités et offrir plus de lisibilité aux  investisseurs, l’introduction de ces stratégies s’est faite progressivement. Au  nombre de cinq, les moteurs de la croissance du Maroc représentent les cinq  branches  de  l’étoile  du  Royaume  :  l’industrie,  le  tourisme,  le  commerce,  l’agriculture, les infrastructures.  Adopté  en  2006,  le  plan  Emergence  fixe  les  objectifs  stratégiques  de  la  politique  industrielle  du  pays  en  ciblant  les  secteurs  clés  pour  lesquels  le  Maroc présente des avantages compétitifs et qui devraient représenter 70%  de  la  croissance  industrielle  d’ici  2015.  Il  devait  générer  91  milliards  de  dirhams (8,2 milliards d’euros) de PIB additionnel, créer 440 000 emplois et  réduire de plus de 50% le déficit de la balance commerciale à l’horizon 2013.  En 2009, l’Etat et le secteur privé ont consolidé les engagements pris dans le  cadre  du  plan  Emergence  en  scellant  un  pacte  d’émergence  industrielle  2009‐ 2015. D’un budget total de 12,4 milliards de dirhams (1,1 milliards d’euros),  dont  34  %  dédiés  à  la  formation  et  aux  ressources  humaines  et  24  %  à  lʹincitation à lʹinvestissement, ce programme devrait susciter 50 milliards de  dirhams  (4,5  milliards  d’euros)  d’investissements  privés  et  générer  50  milliards  de  dirhams  de  PIB  additionnel,  220 000  nouveaux  emplois  et  95  milliards de dirhams (8,5 milliards d’euros) d’exportations supplémentaires 
    • La carte des investissements en Méditerranée       129      à  l’horizon  2015.  Globalement,  la  stratégie  industrielle  se  focalise  sur  les  Métiers  mondiaux  du  Maroc  (MMM)  :  les  métiers  orientés  IDE  (aéronautique, automobile, électronique, nearshoring (la version « soft » des  délocalisations), les métiers traditionnels (agro‐industrie, textile‐cuir).  Visant  à  renforcer  l’attractivité  globale  du  pays,  la  Vision  2010  comprend  plusieurs volets : le Plan Azur pour le tourisme balnéaire, le Plan Mada’In  pour le repositionnement des grands sites touristiques, le tourisme rural, le  tourisme  de  niches  et  le  tourisme  interne.  L’objectif  est  d’accueillir  10  millions de touristes dès 2010 et 15 millions d’ici 2020. Dès 2009, une Vision  2020 devrait en effet être définie.  Prenant en compte les évolutions économiques et sociales intervenues dans  le  secteur  de  la  consommation,  Rawaj  Vision  2020  comprend  des  actions  transversales  pour  le  renforcement  de  l’attractivité  de  l’offre  commerciale,  d’une  part,  et  l’amélioration  de  l’environnement  des  opérateurs  du  commerce,  d’autre  part.  Il  prévoit  également  des  actions  sectorielles  spécifiques  pour  le  commerce  de  proximité,  la  grande  et  moyenne  distribution  et  les  marchés  de  gros,  abattoirs  et  halles  aux  poissons.  A  l’horizon  2020,  le  secteur  du  commerce  devrait  contribuer  à  15%  du  PIB  national, contre 11% en 2006, et permettre la création de 450 000 emplois.  Conscient  du  fort  potentiel  de  développement  du  secteur  agricole,  le  Ministre de l’Agriculture Aziz Akhannouch, a lancé le plan Maroc Vert, qui  repose sur 2 piliers : la mise à niveau de lʹagriculture sociale et solidaire ; le  développement  dʹune  agriculture  moderne.  Compte  tenu  de  la  forte  dépendance marocaine de sa production agricole, dont 60% de la population  vit directement ou indirectement, la réussite de ce plan pourrait générer 2  fois plus d’effets que le plan Emergence.  Enfin,  le  Maroc  s’est  engagé  dans  un  vaste  programme  d’investissement  dans  les  infrastructures  de  base,  les  équipements  sociaux,  les  zones  d’activité,  l’habitat,  etc.  Entre  2005  et  2009,  les  dépenses  consacrées  à  ces  infrastructures ont connu une augmentation constante, passant de 20,5 à 38,2  milliards de dirhams (1,9 à 3,4 milliards d’euros) et de 3,9% à 5,2% du PIB.  Un  important  effet  de  levier  sur  l’investissement  privé  est  attendu.  En  modernisant  ses  infrastructures  de  transport  (routes,  ports,  voies  ferroviaires,  aéroports),  le  Maroc  ambitionne  de  devenir  une  plateforme 
    • La carte des investissements en Méditerranée       130   mondiale de transformation et de transit. Le recours au partenariat public‐ privé optimise la fonction « d’entraînement » de l’investissement public.  Focus 1. Des fonds d’appui aux projets stratégiques   Afin  d’appuyer  les  projets  stratégiques  pour  le  développement  de  l’économie  marocaine, le pacte national d’émergence industrielle prévoit d’importantes mesures  incitatives  pour  les  investissements  ciblés.  Elles  représentent  24%  des  1,1  milliards  d’euros mobilisés.  Le Fonds de promotion des investissements soutient les projets jugés importants au  regard  du  montant  investi  (supérieur  à  200  millions  de  dirhams,  soit  18  millions  d’euros), du nombre d’emplois créés (supérieur à 250), de la région d’implantation, de  la technologie transférée ou de leur contribution à la protection de l’environnement.  Les  investisseurs  ayant  conclu  un  contrat  d’investissement  avec  l’Etat  peuvent  bénéficier d’une exonération partielle des dépenses d’acquisition du terrain (plafonnée  à  20%),  d’infrastructure  externe  (plafonnée  à  5%)  ou  de  formation  professionnelle  (plafonnée à 20%). Ces avantages peuvent être cumulés à hauteur de 5% du montant  global de l’investissement projeté et 10% si le projet est réalisé dans une zone rurale ou  suburbaine ou concerne les secteurs de la filature, du tissage ou de l’ennoblissement  du textile.  Parallèlement,  le  Fonds  Hassan  II,  créé  en  2000,  apporte  une  aide  financière  aux  activités à forte croissance et valeur ajoutée dans lesquelles le Maroc jouit d’avantages  compétitifs  (sous‐traitances  aéronautique,  automobile  et  électronique,  nanotechnologie,  microélectronique  et  biotechnologie).  Les  projets  d’un  montant  supérieur  à  5  millions  de  dirhams  HT  (près  de  450 000  euros),  et  dont  les  biens  d’équipement représentent plus de 2,5 millions de dirhams HT (près de 225 000 euros)  bénéficient  d’une  prise  en  charge  plafonnée  à  10%  (maximum  de  20  millions  de  dirhams,  soit  1,8  millions  d’euros)  du  coût  total  lié  à  l’acquisition  du  foncier,  à  la  construction ou l’acquisition des bâtiments professionnels et à l’acquisition des biens  d’équipement neufs. Il finance également, dans le cadre de partenariats public‐privé,  la réalisation de centres de développement technologique dédiés à la nanotechnologie,  la microélectronique et la biotechnologie.  [Plus  d’informations  auprès  de  l’Agence  marocaine  pour  le  développement  des  investissements ou du CRI de la région concernée : www.invest.gov.ma] 
    • La carte des investissements en Méditerranée       131      Un pays historiquement ouvert aux opérateurs étrangers Ayant  accueilli  la  réunion  ministérielle  portant  création  de  l’OMC,  les  accords  de  Marrakech,  le  Maroc  a  depuis  longtemps  fait  le  choix  de  l’économie de marché et de l’ouverture économique. Doté d’un droit positif  qui n’opère aucune discrimination entre nationaux et étrangers, le pays est  ouvert  aux  capitaux  étrangers,  qui  sont  devenus  une  part  importante  de  l’investissement. Les réformes adoptées régulièrement améliorent le climat  général  des  affaires  au  profit  de  l’ensemble  des  opérateurs,  qui  doivent  répondre au même cahier des charges : établir une relation gagnant‐gagnant  entre l’entreprise et le pays.  Offrant  une  main  d’œuvre  qualifiée  à  deux  pas  de  l’Europe  (14  km  de  l’Espagne),  le  Maroc  entend  se  positionner  en  tant  que  plateforme  de  production et d’exportation du savoir‐faire européen. Son statut avancé avec  l’Union européenne dans le cadre de la Politique de Voisinage, son accord  de libre échange avec les Etats‐Unis et son adhésion à la Ligue Arabe lui ont  déjà valu de nombreuses implantations d’entreprises étrangères : françaises  et  espagnoles historiquement, chinoises et  japonaises plus récemment. Cet  investissement  étranger  se  fait  dans  le  cadre  des  libéralisations  et  privatisations  engagées  dans  le  domaine  des  TIC,  de  l’énergie,  de  la  distribution d’eau et d’électricité, des infrastructures, etc.   Cette  ouverture  progressive,  qui  touche  la  quasi‐totalité  des  secteurs,  s’accompagne  de  la  mise  en  place  d’un  environnement  favorable  à  l’investissement,  notamment  étranger.  Avec  l’adoption  de  la  Charte  de  l’investissement, l’Etat a procédé à un profond remodelage du régime fiscal  et  s’emploie  à  fournir  toutes  les garanties nécessaires aux investisseurs.  A  travers le Fonds de promotion des investissements et le Fonds Hassan II, il  soutient  les  projets  jugés  stratégiques  pour  l’économie  marocaine.  Il  veille  également à ce que chaque opérateur trouve un site d’implantation adapté à  ses besoins : zones franches, zones de nearshoring, plateformes industrielles  intégrées, etc. Enfin, des plans majeurs ont été lancés dans les domaines de  l’éducation,  de  la  formation  et  des  technologies  de  l’information  et  de  la  communication en vue d’une mise à niveau du pays. 
    • La carte des investissements en Méditerranée       132   Focus 2. Une Charte pour faciliter et sécuriser l’investissement  En 2005, le gouvernement a adopté une Charte de l’investissement dont les objectifs  principaux  sont  :  la  réduction  de  la  charge  fiscale  afférente  aux  opérations  d’acquisition  de  l’outil  de  production,  la  réduction  des  taux  d’imposition  sur  les  revenus  et  les  bénéfices,  l’octroi  d’un  régime  fiscal  préférentiel  au  développement  régional, le renforcement des garanties accordées aux investisseurs, la promotion des  zones  franches  et  des  places  financières  off‐shore  et  une  meilleure  répartition  de  la  charge fiscale.  Révisé en 2007, le régime fiscal a été simplifié et s’organise maintenant autour des 4  principaux impôts : l’impôt sur le revenu (IR), qui a été ramené à 40% ; l’impôt sur les  sociétés  (IS),  qui  est  passé  de  34%  à  30%  le  1er  janvier  2008  ;  la  taxe  sur  la  valeur  ajoutée (TVA), dont la base d’imposition a été élargie ; les droits d’enregistrement.  A  l’exception  de  quelques  filières  très  ciblées  (phosphate,  distribution  d’alcool  éthylique,  gestion  des  déchets  nucléaires,  distribution  en  gros  de  fruits  et  légumes,  halls de poissons et les abattoirs, production d’eau et d’électricité, services postaux,  distribution  de  tabac,  tous  les  secteurs  sont  libres  et  ouverts  aux  investissements  étrangers.  Les  bénéfices  et  plus  values  sont intégralement transférables à l’étranger.  Pendant  les  5  premières  années,  les  entreprises  exportatrices  bénéficient  d’une  exonération totale de l’IS. Il passe ensuite à 17,5%, contre 30% au taux normal.  En ce qui concerne la propriété intellectuelle, les dispositions nécessaires au respect  des droits ont été prises. Selon le Département fédéral du commerce des Etats‐Unis,  « le chapitre sur la propriété intellectuelle [est maintenant] le plus avancé de tous les  accords de libre‐échange négociés jusque là ». Ce cadre sécurisé devrait encourager au  dépôt  de  brevets  dans  le  pays,  exonéré  d’impôts  pendant  les  5  premières  années.  [Bureau Marocain du Droit dʹAuteur : www.bmda.org.ma]  La modernisation du cadre institutionnel a quant à elle été marquée par la création  de  la  Commission  Interministérielle  d’Investissement  (CII),  en  1999,  et  des  Centres  Régionaux  d’Investissement  (CRI),  en  2002.  Présidée  par  le  Premier  Ministre, la CII  approuve les conventions d’investissement liant l’Etat à des investisseurs d’envergure  et statue sur les problèmes entravant la réalisation de leurs projets. En vue de mieux  servir les investisseurs en se rapprochant du terrain, chaque région a par ailleurs été  dotée d’un CRI qui informe les investisseurs et les accompagner dans leurs démarches.  La gestion des dossiers est répartie entre niveau central et régional selon la taille (seuil  à 2 millions d’euros) et la spécificité de l’investissement. Enfin, une Agence Marocaine  pour le Développement des Investissements (AMDI) a été créée début 2009.   [Plus d’informations auprès de l’AMDI : www.invest.gov.ma] 
    • La carte des investissements en Méditerranée       133        Focus 3. Une multiplication et une diversification des sites d’implantation  Afin  d’accompagner  la  diversification  de  l’économie  marocaine,  les  collectivités  se  mobilisent pour affecter du foncier au développement de zones d’activité répondant  aux  besoins  des  entreprises  nationales  et  internationales.  Des  opérateurs  privés  se  positionnent  également  sur  ce  créneau,  favorisant  la  multiplication  des  sites  industriels et la diversification des types de zones.  Dans le cadre d’Emergence, l’Etat développe des Zones franches d’exportation (ZFE)  réservées aux activités de type industriel à l’export. Face à la capacité d’accueil limitée  du port de Tanger, une ZFE est rapidement venue se greffer à proximité (Tanger Free  Zone). Elle sera bientôt complétées par 3 autres, respectivement dédiées aux activités  logistiques portuaires (130 ha), industrielles (600 ha à Melloussa) et commerciales (200  ha  à  Fnideq).  Afin  de  favoriser  l’équilibre  territorial,  une  ZFE  est  en  cours  de  réalisation à Nador, dans la région de l’Oriental. Les entreprises implantées en ZFE  bénéficient  :  d’une  exonération  des  droits  de  douanes,  de  TVA  et  de  droits  d’enregistrement  sur  les  augmentations  de  capital  ;  d’une  exonération  totale  d’IS  pendant  5  ans,  puis  d’un  taux  de  8,75%  pendant  15  ans  ;  d’une  exonération  de  TP  pendant 15 ans ; d’une absence de prélèvement sur les dividendes et intérêts versés à  l’étranger  ;  de  la  réalisation  des  opérations  en  devises  sans  contrôle  de  l’office  des  changes. [Tanger Méditerranée Special Agency : www.tmsa.ma]  Aux  entreprises  de  services,  l’Etat  propose  des  zones  de  nearshoring.  Ces  parcs  d’activités  équipés  de  bureaux  prêts  à  l’emploi  sont  dédiés  à  l’externalisation  de  services administratifs (BPO) ou de services télécoms et informatiques (ITO). 2 sont  déjà en service (Casa Nearshore Park et Rabat Technopolis), 4s en cours de réalisation  (Fès  Shore,  Tétouan  Shore,  Marrackech  Shore  et  Oujda  Shore)  et  d’autres  en  projet  (Ifrane,  etc.).  Les  entreprises  implantées  bénéficient  du  plafonnement  à  20%  de  l’IR  prélevé à la source et du régime d’exonération d’IS de droit commun des exportateurs  de services (cf. « Offshoring »). Casa Nearshore Park a rencontré un réel succès. Face à  la demande, la commercialisation s’est vue accéléré et un foncier a déjà été affecté à  l’extension de la zone. [MEDZ (groupe CDG) : www.medz.ma]  D’ici  2015,  22  plates‐formes  industrielles  intégrées  (P2I)  sont  par  ailleurs  prévues  dans  le  pacte  d’émergence  industrielle  :  Automotive  City  à  Tanger  et  Kenitra,  Nouaceur  Aerospace  City,  Cluster  électronique  de  Mohammedia,  6  agropoles  (Meknès,  Gharb,  Oriental,  Agadir,  Haouz,  Tadla).  Dotées  de  guichets  uniques,  elles  accueilleront les activités relatives aux métiers mondiaux du Maroc sur des superficies  comprises  entre  200  et  400  hectares  et  réparties  à  travers  toutes  les  régions  du  Royaume. Ces plateformes permettront aux opérateurs d’accéder au foncier à des prix  très  compétitifs  tout  en  bénéficiant  de  services  de  qualité  (administration,  télécommunications,  logistique,  logements,  restauration).  Elles  constituent  une  première étape vers la création de pôles de compétitivité. 
    • La carte des investissements en Méditerranée       134   Mapping stratégique / 1. Ressources
    • La carte des investissements en Méditerranée       135      Mapping stratégique / 2. Industrie
    • La carte des investissements en Méditerranée       136   Mapping stratégique / 3. Services
    • La carte des investissements en Méditerranée       137      Secteurs stratégiques Offshoring /Nearshoring Enjeux /  Objectifs  Fort  de  sa  maîtrise  des  langues  française  et  espagnole  et  du  coût  avantageux  de  sa  main  d’œuvre  moyennement  qualifiée,  le  Maroc cherche  à  attirer  les  processus‐métiers  (BPO)  et  les  processus  liés  aux  technologies de l’information (ITO) des entreprises européennes. Premier  pilier  d’Emergence,  l’offshoring  présente  un  fort  potentiel  pour  l’économie marocaine puisqu’il pourrait générer 1,3 milliards d’euros de  PIB additionnel et créer 100 000 emplois dʹici 2015. Afin de favoriser son  développement,  l’Etat  veille  à  répondre  aux  attentes  des  opérateurs  à  travers tout un dispositif : d’infrastructures, de services « world class »,  de formations, d’incitations, etc.  Opportu‐ nités  Administration,  gestion  de  la  relation  client  (notamment  francophone),  banque,  assurance ;  Gestion  d’infrastructure  informatique,  développement de logiciels, maintenance applicative  Acteurs  /  Cibles  Spécialistes de l’externalisation de services, de l’intégration de systèmes,  etc. : français (Webhelp, Atos Origin, Capgemini, Outsourcia), espagnols  (Atento),  britanniques  (Logica  CMG),  américains  (Sitel,  EDS),  indiens  (Genpact, Tata), etc.  Locali‐ sation  Casablanca  (nearshore  francophone),  Rabat,  Fès,  Tanger,  Marrakech,  Ifrane, Oujda  Dispositifs /  Projets  Zones  dédiées  :  2  déjà  en  service  (Casa  Nearshore  Park  et  Rabat  Technopolis), 4 en cours de réalisation (Fès Shore, Tétouan Shore, Oujda  Shore, Marrackech Shore) et d’autres en projet (Ifrane, etc.) (Focus 3)  Exonération  d’IS  des  exportateurs  de  services  (0%  pendant  5  ans  à  concurrence  du  CA  export,  puis  17,5%),  IR  plafonné  à  20%,  défiscalisation  complète  du  premier  emploi  pour  un  salaire  mensuel  inférieur à 550 euros, droits de douane inférieurs à 2,5% (Focus 2)  Formation de 22 000 personnes aux métiers de l’offshoring d’ici 2009 et  de  10 000  ingénieurs  par  an  à  l’horizon  2010,  et  prise  en  charge  de  l’ensemble des coûts de formation post‐embauche pour une durée de 3  ans et un montant de 5 800 euros/employé maximum (Focus 4)  Aides  de  l’Etat  à  l’installation  et  à  la  formation  proportionnelles  à  la  masse salariale plutôt qu’au montant de l’investissement (Focus 1)  Contacts  Centre de veille stratégique : www.veille.gov.ma  Association des professionnels des TIC : www.apebi.org.ma  AMDI : www.invest.gov.ma 
    • La carte des investissements en Méditerranée       138     Focus 4. Des investissements massifs en faveur de l’éducation, la formation et les  TIC pour créer un effet de levier sur l’économie  Après la première vague de réformes économiques lancée ces dix dernières années, le  Maroc souhaite accélérer le rythme du changement en stimulant l’investissement privé  par la mise en œuvre de plans transversaux majeurs.   Lancée en 2005 dans le cadre de l’Initiative nationale pour le développement humain,  la mise en œuvre de la Charte nationale de l’éducation et de la formation continue de  mobiliser  une  part  importante  du  budget  de  l’État.  Soutenue  par  plusieurs  organisations  internationales,  le  programme  d’urgence  Najah  vise  l’éducation  par  l’inclusion. Doté d’un budget de 43,7 milliards de dirhams pour la période 2009‐2012,  il financera 23 projets avec pour objectifs prioritaires : la décentralisation et la gestion  des ressources humaines ; la gestion axée sur les résultats ; le système de formation  initiale  et  continue  des  enseignants  ;  le  préscolaire  et  le  primaire  avec  priorité  renforcée à l’équité et à la scolarisation des filles, notamment en milieu rural.   Dans  le  domaine  de  la  formation  professionnelle,  les  210  établissements  existants,  publics  pour  les  2/3,  assurent  des  formations  régulières  ou  à  la  demande  pour  répondre aux besoins de secteurs émergents tels que le BTP, le tourisme, les services,  les TIC, le design industriel, etc. A travers l’Office de Formation Professionnelle, l’Etat  prend  en  charge  jusqu’à  70%  des  frais  de  formation  et  80%  des  frais  d’études  et  d’élaboration du plan de formation de l’entreprise, pour les actions se déroulant au  Maroc ou à l’étranger. Dans le Pacte national d’émergence industrielle, les actions de  formation représentent 34% des 1,1 milliards de d’euros mobilisés, soit la part la plus  importante du budget total. Des Instituts de Métiers seront créés pour l’automobile et  l’aéronautique. Des aides à la formation à l’embauche et en continu sont prévues dans  les secteurs de l’automobile, l’aéronautique, l’électronique et l’offshoring. D’ici 2015,  220 000 personnes devraient ainsi recevoir une formation répondant aux besoins des  entreprises actives dans les métiers mondiaux du Maroc.  Adoptée en 2005, la stratégie e‐Maroc 2010 indique la volonté des autorités de réduire  la fracture numérique et de positionner le secteur marocain des TIC à l’international. 6  axes de travail ont été retenus : développement du contenu et des services en ligne ;  amélioration  des  infrastructures  des  télécoms  et  des  équipements  informatiques ;  généralisation  de  l’accès  à  l’Internet ;  formation  et  qualification  des  ressources  humaines ; développement d’une industrie compétitive des TIC ; développement des  télé‐services,  particulièrement  pour  l’export.  En  2006,  l’Etat  et  les  professionnels  du  secteur  ont  conclu  le  Contrat  progrès  2006‐12  et  défini  un  plan  d’action  dénommé  Pacte. A horizon 2012, les TIC devraient contribuer à hauteur de 10% du PIB (contre  5% en 2006) et créer 33 000 nouveaux emplois. Le nombre d’entreprises équipées serait  alors porté à 50 000 et le nombre d’abonnés à Internet à 1.8 million.   
    • La carte des investissements en Méditerranée       139      Industrie automobile Enjeux /  Objectifs  Caractérisée par la prépondérance de la fabrication de carrosserie et  remorques  ainsi  que  de  l’assemblage  de  véhicules,  l’industrie  automobile  marocaine  est  encore  essentiellement  orientée  vers  le  marché domestique. Bénéficiant de coûts de production compétitifs et  de  sa  proximité  logistique  de  l’Europe,  elle  a  surtout  vocation  à  se  développer à l’exportation. Depuis la cession au constructeur français  Renault  de  la  participation  publique  dans  la  SOMACA  (38%  du  capital)  et  la  conclusion  avec  lui  d’une  convention  portant  sur  le  lancement de la nouvelle « voiture familiale », le secteur est en cours  de  repositionnement.  En  s’appuyant  sur  les  28  sites  majeurs  d’assemblage basés en France en Espagne et au Portugal, l’objectif est  d’intégrer  l’outil  national  dans  la  stratégie  des  constructeurs  mondiaux en captant la fabrication de 250 à 300 équipements. Grâce  au savoir‐faire et à l’expertise étrangère, l’industrie locale gagnera en  performance et atteindra les standards internationaux en matière de  normes  et  de  qualité.  L’objectif  est  de  passer  à  une  maîtrise  plus  globale de la chaîne de valeur (passer de l’assemblage à fabrication  plus noble comme boîtes et moteurs). Le développement du secteur  devrait  générer  un  chiffre  d’affaires  additionnel  de  630  millions  d’euros de PIB et créer 40 000 nouveaux emplois à l’horizon 2015.  Opportu‐ nités  Fabrication de composants (faisceaux de câbles, filtres, connectiques,  tuyaux  d’échappement,  sièges  et  coiffes,  pneumatiques,  produits  électroniques, etc.) ; montage ; assemblage de spécialité ; carrossage  Acteurs /  Cibles  Equipementiers  et  constructeurs  français  (Renault,  PSA  Peugeot  Citroën),  américains  (Delphi),  espagnols  (EMDEP),  italiens  (Matra),  portugais (Joamar), allemands (Leoni), japonais (Sumimoto, Yazaki)  Locali‐ sation  Tanger, Grand Casablanca, Chaouia‐Ouardigha, Gharb‐Chrarda‐Beni  Hssen  Dispositifs /  Projets  Création par Renault‐Nissan d’un complexe industriel d’une capacité  de 400 000 véhicules à Tanger (600 millions d’euros)  Automotive  City  à  Tanger  et  Kenitra,  zones  franches  d’exportation,  zones dédiées aux équipementiers à Melloussa et Tétouan (Focus 3)  Aides financières dans le cadre du Fonds Hassan II (Focus 1)  Contacts  Centre de veille stratégique : www.veille.gov.ma  Association  Marocaine  pour  l’Industrie  et  le  Commerce  de  l’Automobile : www.amica.org.ma  AMDI : www.invest.gov.ma 
    • La carte des investissements en Méditerranée       140   Industrie aéronautique Enjeux /  Objectifs  Bénéficiant  de  sa  proximité  des  pôles  de  compétitivité  français,  le  Maroc souhaite développer la sous‐traitance aéronautique en ciblant  5 000  clients  mondiaux  potentiels  (français,  britanniques,  italiens  et  espagnols principalement). A l’horizon 2015, la filière devra générer  360 millions d’euros de PIB additionnel et 12 000 nouveaux emplois.  Pour  atteindre  cet  objectif,  l’Etat  consent  d’importants  efforts  d’investissement visant à optimiser l’infrastructure, la connectivité et  les services nécessaires.   Opportu‐ nités  Fabrication de composants (connecteurs, faisceaux de câbles, nacelles,  composites,  conduites  dʹaération) ;  Traitement  de  surface ;  Services  (réparation et maintenance, étude et conception, calcul des structures,  analyse de la résistance, design électrique)  Acteurs /  Cibles  Principaux  donneurs  d’ordres  français  (EADS,  Safran,  Souriau,  Zodiac,  Protec,  JPR‐CAP,  Nexans,  Dion)  et  américains  (Boeing)  implantés à travers différentes filiales  Locali‐ sation  Casablanca, Tanger, Témara Bouznika, Mohammedia  Dispositifs /  Projets  Nouasser Aerospace City (Casablanca) : zone de 200 ha à proximité  de  l’aéroport  Mohammed  V  dédié  aux  activités  de  sous‐traitance  supérieure  (électricité,  technologie  des  matériaux  composites,  outillage aéronautique, ingénierie, etc.) (Focus 3)  Zone Franche d’Exportation dédiée à Tanger Med (Focus 3)  Plan de formation sur les métiers cibles : création d’un AeroCampus  par Steinbais et l’Office national des aéroports ainsi que du centre de  formation CasaAero par Alteon/Boeing et Royal Air Maroc   Prise  en  charge  partielle  par  lʹEtat  du  coût  dʹacquisition  du  terrain,  des  dépenses  dʹinfrastructures  externes  et  du  coût  de  la  formation  professionnelle  dans  le  cadre  du  Fonds  de  promotion  des  investissements ou du Fonds Hassan II (Focus 1)  Projet  de  pôle  aéronautique  coopérant  avec  d’autres  pôles  internationaux,  tels  que  l’Aerospace  Valley  (Toulouse)  ou  PEGASE  (PACA),  porté  par  le  Groupement  des  industriels  marocains  aéronautique et spatial (www.gimas.org)  Contacts  Fédération des Industries Métallurgiques, Mécaniques, Electrique, et  Electriques, Electroniques (FIMME) : www.fimme.ma   AMDI : www.invest.gov.ma 
    • La carte des investissements en Méditerranée       141      Industrie électronique Enjeux /  Objectifs  Doté  d’une  main  d’œuvre  qualifiée  relativement  bon  marché  et  à  proximité  de  l’Europe  (qui  produit  44%  des  équipements  électroniques  mondiaux),  le  Maroc  souhaite  développer  la  sous‐ traitance  électronique.  Face  à  la  concurrence  mondiale,  il  se  positionne sur des niches pour l’électronique de spécialité / intégré. Il  cible 5 000 acteurs internationaux produisant des petites et moyennes  séries dans les domaines de la défense, de l’équipement médical, de  l’électronique  embarquée,  etc.  Cette  stratégie  devrait  générer  450  millions d’euros de chiffre d’affaires additionnel et 11 000 nouveaux  emplois  à  l’horizon  2015.  Dans  le  domaine  des  transactions  électroniques  sécurisées  (TES),  la  technologie  marocaine  est  déjà  reconnue au niveau mondial (5ème en part de marché), notamment  dans la banque, les télécoms, la grande distribution, etc.  Opportu‐ nités  Assemblage de composants micro‐électroniques et micromécaniques,  de câblages électroniques et de fibres optiques ; Réalisation de circuits  intégrés  et  de  câbles  grandes  séries ;  Conception ;  Recherche,  application et développement industriel dans le domaine des TES  Acteurs /  Cibles  Fabricant  de  composants  et  équipements  électroniques  français  (Thalès,  STMicroelectronics,  Adetel,  Stequal,  Alcen,  Eolane),  espagnols (Premo), allemands (Leoni), américains (Minco, Antelop)  Locali‐ sation  Grand Casablanca et Tanger pour la sous‐traitance ; Fès et Rabat pour  les activités scientifiques et de conception  Dispositifs /  Projets  Cluster  électronique  de  Mohammedia  :  groupement  électronique,  mécatronique  et  mécanique  de  Mohammedia  (GE3M)  créé  par  A2S  Industries,  Zénith  Fonderie,  Adetel  et  Stequal,  rejoint  par  d’autres  groupes marocains et étrangers (Focus 3)  Quartier  industriel  dédié  la  mécatronique  dans  le  corridor  Zenata‐ Nouaceur,  quartiers  dédiés  à  lʹélectronique  embarquée  dans  les  Automotive City de Tanger et Kénitr et à Nouaceur Aerospace City  Zone franche d’exportation à Tanger, Technovalley à Fès et autre site  à Rabat dédiés aux activités scientifiques et de conception (Focus 3)  Prise  en  charge  partielle  par  lʹEtat  du  coût  dʹacquisition  du  terrain,  des  dépenses  dʹinfrastructures  externes  et  du  coût  de  la  formation  professionnelle  dans  le  cadre  du  Fonds  de  promotion  des  investissements ou du Fonds Hassan II (Focus 1)  Contacts  FIMME : www.fimme.ma  AMDI : www.invest.gov.ma 
    • La carte des investissements en Méditerranée       142   Agriculture, pêche et agro-alimentaire Enjeux /  Objectifs  Aujourd’hui,  60%  de  la  population  marocaine  vit  directement  ou  indirectement  de  l’agriculture.  Or,  depuis  l’Indépendance,  le  secteur  cumule  les  problèmes  (morcellement  parcellaire,  rendement  faible,  aléas  climatiques,  etc.)  et  pèse  négativement  sur  la  croissance  et  le  développement  du  monde  rural.  En  modernisant  l’agriculture  et  en  l’intégrant à l’industrie agro‐alimentaire, le Maroc entend diversifier sa  production,  monter  en  valeur  ajoutée  et  alimenter  les  marchés  internationaux.  Adoptée  en  2008,  la  stratégie  Maroc  Vert  prévoit  un  investissement  global  de  10,6  milliards  d’euros  devant  générer  un  chiffre d’affaires additionnel de 180 à 270 millions d’euros et plus de  6 000  nouveaux  emplois.  D’autres  programmes  visent  une  mise  à  niveau de la pêche. La transformation des produits de la mer doit quant  à elle créer plus de 540 millions d’euros de PIB additionnel à l’export et  64 000 emplois directs à l’horizon 2018.  Opportu‐ nités  Maraîchage, condiments, petits fruits (fraises) ; Produits «bio» et plats  cuisinés ; Olive, huiles d’olive et d’argan, jus d’orange ; Modernisation  de la pêche ; Transformation des produits de la mer  Acteurs /  Cibles  Entreprises marocaines et groupes français (vin), espagnols et émiratis  (olivier) déjà présents  Locali‐sation  Guelmim‐Es‐Semara,  Oued  Ed‐Dahab‐Lagouira,  Souss‐Massa‐Draâ,  Tadla‐Azilal,  Gharb‐Chrarda‐Beni‐Hssen,  Laayoune‐Boujdour‐Sakia‐ Hamra, Marrakech‐Tensift‐Al Haouz, Doukala‐Abda, Meknes‐Tafilalet,  Oriental  Dispositifs /  Projets  Exonération du secteur agricole de lʹIS et de lʹIR jusquʹen 2013  Soutien  aux  projets  intégrés  dans  les  denrées  de base (lait, viande), à  forte  valeur  ajoutée  (agrumes,  huile  d’olive)  et  de  grande  consommation (confiserie, biscuiterie)  6  agropoles  opérationnelles  ou  en  cours  d’aménagement  :  Meknès,  Gharb,  Berkane/Madagh,  Agadir  (parc  halieutique),  Haouz,  Tadla  (Focus 3)  Mise  en  location  de  700 000  hectares  de  terres  agricoles  du  domaine  privé de l’Etat pour une durée maximale de 99 ans. Cession à l’étude  [Société de Développement Agricole : www.agripartenariat.ma]  Contacts  Centre de veille stratégique : www.veille.gov.ma  Union générale des agriculteurs du Maroc  Fédération nationale de l’agro‐alimentaire  AMDI : www.invest.gov.ma 
    • La carte des investissements en Méditerranée       143      Textile, cuir et habillement Enjeux /  Objectifs  Le textile‐habillement est la première filière industrielle du pays. En  2006, elle a généré un chiffre d’affaires de 2,7 milliards d’euros, soit  14%  du  chiffre  d’affaires  industriel.  Elle  joue  un  rôle  majeur  dans  l’équilibre  économique  et  social  des  régions.  Avec  l’évolution  des  comportements  de  consommation  et  la  globalisation  des  marchés,  cette  industrie  offre  encore  des  perspectives  de  développement,  à  travers  l’augmentation  des  exportations.  Dans  le  souci  de  répondre  pertinemment à ces nouveaux défis, les pouvoirs publics ont lancé, en  2005,  un  plan  de  relance  visant  la  réorganisation  des  opérations  manuelles,  le  passage  de  la  sous‐traitance  à  la  co‐traitance  et  aux  produits finis, lʹamélioration des performances techniques en amont  du secteur et la réduction des coûts des facteurs de production.   Opportu‐ nités  Jeans et sportswear ; Lingerie féminine ; Production de laines, poils,  coton et fibres textiles synthétiques et artificielles pour le tissage  Acteurs /  Cibles  Fabricants  de  textile‐cuir‐habillement  français  (Atlantic,  Rousseau,  Sedetex),  italiens  (Legler,  Martelli,  Occico),  espagnols  (Artopiel,  Solano  Atlantic),  allemands  (Temasa),  brésiliens  (Tavex),  américains  (Fruit of the Loom), belges (Eurofactory), suisses (Triumph), etc.  Locali‐ sation  Taza‐Al  Hoceima‐Taounate,  Rabat‐Salé‐Zemmour‐Zaer,  Fès‐ Boulemane, Tanger‐Tétouan, Grand Casablanca  Dispositifs /  Projets  Zone franche d’exportation à Tanger Med (Focus 3)  Fonds  de  restructuration  Fortex  :  abattement  de  50%  des  charges  patronales de la CNSS pour les salaires bruts inférieurs ou égaux à  225  euros  par  mois  au  prorata  du  chiffre  d’affaires  déclaré  à  l’administration  fiscale  hors  TVA,  ristourne  sur  le  coût  de  l’énergie  électrique pour les entreprises opérant en amont du secteur  Prise  en  charge  partielle  par  lʹEtat  du  coût  dʹacquisition  du  terrain,  des  dépenses  dʹinfrastructures  externes  et  du  coût  de  la  formation  professionnelle  dans  le  cadre  du  Fonds  de  promotion  des  investissements ou du Fonds Hassan II (Focus 1)  Réformes tarifaires et appui à la commercialisation  Contacts  Association marocaine des industriels du textile et de l’habillement :  www.textile.ma  AMDI : www.invest.gov.ma  Cercle  euroméditerranéen  des  dirigeants  textile‐habillement  :  www.cedith.com 
    • La carte des investissements en Méditerranée       144   Tourisme Enjeux /  Objectifs  En  2002,  le  Maroc  a  accueilli  6  millions  de  touristes.  En  2010,  il  en  attend  10  millions.  La  stratégie  adoptée,  Vision  2010,  segmente  le  tourisme  en  5  catégories  :  interne,  balnéaire  (Plan  Azur),  urbain  (Mada’In),  rural  et  niches,  et  prévoit  un  investissement  de  815  millions  d’euros.  D’ici  2010,  le  secteur  devra  générer  450  millions  d’euros, soit 20% du PIB national, et permettre la création de 600 000  emplois directs et indirects. Le segment balnéaire représentera alors  près  de  70  %  de  l’offre  touristique,  nécessitant  une  capacité  additionnelle  de  65 000  chambres  environ,  qui  passera  notamment  par  la  création  de  6  stations  :  Saidia,  Lixus,  Mazagan,  Mogador,  Taghazout,  Plage  Blanche.  L’Etat  a  procédé  à  la  libéralisation  du  transport aérien, qui s’est traduite par la multiplication des dessertes.  Des  mesures  visant  à  appuyer  le  financement  du  parc  hôtelier,  améliorer  le  cadre  fiscal,  renforcer  la  promotion  touristique,  encourager le tourisme rural, etc. ont par ailleurs été prises. Fin 2008,  une nouvelle stratégie baptisée Cap 2009 a été adoptée pour prévenir  les effets de la crise économique et maintenir le cap de 10 millions de  touristes en 2010.  Opportu‐ nités  Aménagement,  développement  et  gestions  d’équipements  touristiques et hôteliers  Acteurs /  Cibles  Aménageurs  et  développeurs  belges  (Thomas&Piron),  espagnols  (Fadesa,  Barcelo),  britanniques  (InterContinental  Hotels),  français  (Pierres  et  Vacances,  Club  Med,  Accor),  américains  (Best  Western),  néerlandais  (La  Perla,  Colbert  Orco),  émiratis  (Emaar  Properties,  Kezner),  koweitiens  (Pearl  of  Kuwait),  libyens  (Lafico),  etc.  souvent  associés à des opérateurs locaux (CDG, Somed, Mamda, MCMA)  Locali‐ sation  Saïda,  Port  Lixus,  Mazagan,  Mogador‐Essaouira,  Taghazout‐Agadir  et Plage Blanche pour le tourisme balnéaire ; Fès, Casablanca, Rabat,  Tanger,  Tétouan,  Meknès,  Agadir  et  Ouarzazate  pour  le  tourisme  urbain ;  Ifrane,  le  Moyen  Atlas,  Chechaouen,  Immouzer  et  Ida  Outamane  pour  le  tourisme  rural ;  Dakhla  et  Safi  pour  les  sports  nautiques ; le Haut et Moyen Atlas pour les activités de montagne  Dispositifs /  Projets  Allégement  fiscaux,  prise  en  charge  du  foncier  et  des  travaux  hors  site, fonds RENOVOTEL  Formation de 67 000 lauréats aux métiers hôteliers entre 2008 et 2012  Assises internationales du tourisme organisées chaque année  Contacts  Ministère du tourisme : www.tourisme.gov.ma  AMDI : www.invest.gov.ma 
    • La carte des investissements en Méditerranée       145      Infrastructures, réseaux et BTP Enjeux /  Objectifs  Afin  de  se  positionner  comme  une  plate‐forme  d’investissement  et  d’exportation,  le  Maroc  a  lancé  une  série  de  réformes  et  projets  d’envergure.  Dans  le  domaine  de  l’eau, il s’est engagé à mettre en  place une gestion intégrée et durable des ressources. La distribution,  et prochainement la production, a été ouverte aux opérateurs privés.  Pour satisfaire la demande croissante d’énergie, tout en limitant sa  vulnérabilité  aux  risques  mondiaux,  le  Maroc  a  engagé  une  diversification  de  ses  sources  énergétiques  (charbon,  gaz  naturel,  énergies renouvelables, pétrole). Le succès du plan engagé en 2008  repose en grande partie sur le secteur privé, responsable de 60% de  la production, et bientôt de la distribution haute tension. Le secteur  des  transports  est  en  pleine  mutation.  Mis  en  service  fin  2007,  le  complexe portuaire Tanger‐Med bénéficiera bientôt d’une extension,  portant  sa  capacité  globale  à  8  millions  de  conteneurs.  Un  TGV  reliant  Tanger,  Rabat  et  Casablanca  est  en  construction.  Quant  au  réseau autoroutier, de 856 km en 2008, il devrait être porté à 1 420  km  d’ici  2010  et  1 803  km  d’ici  2015.  Un  investissement  global  de  l’ordre  de  3,2  milliards  d’euros  est  prévu  sur  la  période  2008‐15.  Parallèlement,  la  fin  des  monopoles  de  l’Office  national  des  transports (ONT), des chemins de fer (ONCF) et des ports (ONEDP)  a ouvert la porte à des opérateurs tels que la CMA‐CGM. Enfin, face  aux défis de l’urbanisation, de nombreux projets de villes nouvelles,  de  rénovation  urbaine,  de  transports  publics  (tramways  à  Rabat  et  Casablanca), d’équipements, de logements, etc. ont été prévus. Née  de  la  fusion  des  opérateurs  publics  de  l’habitat,  la  Holding  d’aménagement Al Omrane les attribue à des opérateurs privés.  Opportu‐ nités  Production  et  distribution  d’eau  et  d’énergies  (renouvelables) ;  Infrastructures  de  transport ;  Réalisation  et  gestion  de  réseaux  de  TIC ; Aménagement urbain, développement et gestion immobilière  Acteurs /  Cibles  Opérateurs  français  (CMA‐CGM,  Veolia,  Suez,  SNCF,  Libaud),  espagnols  (Joca,  Merke,  Renta,  CMS),  émiratis  (Emaar  properties,  Sama Dubai, Al Maabar), italiens (Cosfara), danois (APM Terminals)  Locali‐sation  Nord  et  Oriental  (infrastructures),  Marrakech,  Rabat,  Casablanca  (villes  nouvelles  de  Tamansourt,  Tamasna  et  Zenata,  rénovation,  transports publics), Tanger  Dispositifs /  Projets  Publication  régulière  d’appels  d’offres  sur  le  site  du  Ministère  de  l’Equipement et du Transport : www.mtpnet.gov.ma  Contacts  Holding d’aménagement Al Omrane : www.alomrane.ma 
    •   10. Syrie Cadrage économique Une économie socialiste sur la voie de l’ouverture et de la libéralisation Après  30  ans  de  fort  interventionnisme  étatique,  l’économie  syrienne  s’est  engagée dans un mouvement d’ouverture en 1991 et surtout depuis le début  des  années  2000.  Une  dualité  croissante  entre  secteurs  public  et  privé  est  observable.  D’un  côté,  le  secteur  public,  dominé  par  quelques  grandes  entreprises créées, au cours des années 60, 70 et 80, pour diriger des secteurs  stratégiques  tels  que  l’industrie  métallurgique  et  des  matériaux,  les  industries  chimique,  textile  et  agro‐alimentaire,  etc.,  enregistre  de  faibles  performances et aurait besoin d’une profonde restructuration. De l’autre, le  secteur  privé  connaît  une  croissance  rapide  grâce  aux  investissements  massifs réalisés dans les services, le commerce et les industries légères. Entre  2000 et 2007, sa contribution à la production nationale est passée de 52,3% à  60,5%. Afin d’encourager cette dynamique, le gouvernement tient compte de  manière  croissante  des  préoccupations  des  entreprises  dans  la  mise  en  œuvre de sa politique économique.  Des progrès importants ont été réalisés, en particulier avec la libéralisation  du  secteur  des  banques  et  assurances,  l’attribution  de  concessions,  l’ouverture au privé de nombreux secteurs non stratégiques. Cette vision se  heurte encore à une culture d’Etat assez bureaucratique et centralisée, ainsi  qu’à  l’absence  d’un  environnement  adapté  aux  besoins  d’une  entreprise  moderne (accès à l’internet rapide, etc.). Mais l’ouverture de l’économie est  en grande partie une obligation pour le pays, confronté à la forte croissance  démographique (donc à des besoins sociaux grandissants), au déclin prévu  des  ressources  pétrolières  (même  si  les  revenus  ont  récemment  augmenté  avec  le  prix  du  baril)  et,  par  conséquent,  à  la  nécessité  de  trouver  de  nouvelles ressources d’exportation remplaçant à terme le pétrole (la balance  commerciale  est  devenue  négative  à  partir  de  2007).  Il  s’agit  aussi  de  moderniser  un  appareil  industriel  souvent  obsolète,  l’Etat  n’étant  plus  en  mesure de venir au secours des entreprises publiques déficitaires.  Après une décennie de faible croissance, l’économie syrienne a connu un net  rebond  à  partir  de  2004,  favorisé  par  le  développement  du  secteur  privé, 
    • La carte des investissements en Méditerranée       147      l’augmentation des exportations vers les autres pays arabes et la hausse des  prix pétroliers. Le taux de croissance a ainsi atteint 6% en 2007. Malgré son  déclin, le pétrole continue à générer la majeure partie des recettes en devises  du pays, complété par les exportations des autres secteurs, les revenus du  tourisme et les transferts des Syriens vivant à l’étranger. L’agriculture, qui  couvre environ un tiers du territoire national et contribue à hauteur de 25%  de la production, conserve un rôle majeur dans l’économie syrienne. Les 1,5  millions  d’Irakiens  qui  sont  venus  se  réfugier  en  Syrie  depuis  2003  ont  contribué à la croissance rapide de la demande domestique.   Conscient qu’une diversification de l’économie, un élargissement de la base  fiscale  et  une  restructuration  du  secteur  industriel  public  s’avèrent  indispensables pour garantir une croissance à long terme (avec un objectif  de  +5%  par  an  d’ici  2010  et de +7% sur la  période  2011‐2015) et  créer des  emplois  pour  sa  population  jeune  et  en  rapide  augmentation,  le  gouvernement  a  adopté  un  10ème  Plan  quinquennal  de  développement  en  2006.  Retenant  le  développement  des  investissements  et  du  secteur  privé  comme  facteurs  clés  de  succès,  il  fixe  un  calendrier  de  réformes  économiques  et  de  projets  à  mettre  en  œuvre  d’ici  2010.  Le  pays  passe  progressivement  d’une  économie  étatique  planifiée  à  une  économie  de  marché qui reste relativement dirigée et encadrée.  Tout  d’abord,  le  Plan  engage  un  important  chantier  de  réformes  fiscales  (mise  en  place  de  la  TVA),  budgétaires,  monétaires,  commerciales,  du  marché  du  travail,  etc.  Il  prévoit  ensuite  un  vaste  programme  d’investissements dans les infrastructures, visant à répondre aux besoins des  entreprises internationales en matière de sites d’implantation, de réseaux et  services  de  TIC,  etc.  D’autres  projets  concernent  la  restructuration  des  entreprises publiques, la mise à niveau des entreprises privées, notamment  des  PME,  le  renforcement  du  capital  humain  et  le  développement  de  secteurs  prometteurs  tels  que  le  tourisme,  l’agriculture,  l’agro‐alimentaire,  l’industrie,  la  construction  et  les  transports.  Les  incitations  attribuées  aux  projets d’investissement dans ces secteurs confirment l’importance accordée  au secteur privé. A long terme, la Syrie souhaite orienter son économie vers  des activités à forte intensité intellectuelle.  
    • La carte des investissements en Méditerranée       148   Un appel à l’investissement étranger pour moderniser l’industrie et attirer des activités exportatrices Dans le cadre de l’ouverture de son économie, la Syrie met progressivement  en  place  des  mesures  pour  encourager  l’investissement,  notamment  étranger. En 2007, une nouvelle loi de l’investissement a remplacé celle de  1991,  officialisant  l’évolution  de  la  position  du  pays  vis‐à‐vis  des  investissements  étrangers.  Il  est  en  particulier  possible  de  créer  une  entreprise  sans  partenaire  syrien  et  de  rapatrier  ses  dividendes  ou  les  capitaux investis en cas de vente.   Une  agence  nationale  de  l’investissement  (SIA)  a  été  créée  et  placée  sous  l’autorité  du  Premier  ministre.  Elle  vient  remplacer  le  Bureau  de  l’investissement  préexistant,  sous  la  tutelle  du  Ministère  de  l’Industrie,  et  accorde  de  nombreux  avantages  aux  investisseurs  étrangers.  Le  développement de zones franches et de cités industrielles doit faciliter leur  implantation.  Cette volonté d’ouverture se manifeste également par la signature d’accords  commerciaux  :  mise  en  place  de  la  grande  zone  arabe  de  libre  échange  (GAFTA) en 1998, entrée en vigueur d’un accord bilatéral de libre échange  avec  la  Turquie  en  2005,  engagement  de  négociations  avec  l’Union  européenne en 2004 en vue de la signature d’un accord d’association, etc.  Les efforts consentis par le gouvernement ont été récompensés par une nette  augmentation des IDE. Au cours de la période 1991‐2007, 226 projets ont été  enregistrés pour un montant de 442 milliards de livres syriennes, soit 29,6%  de  l’investissement  total  réalisé  dans  le  pays  durant  la  période.  Trouvant  leur  origine  dans  35  pays  différents,  ces  IDE  sont  dominés  (au  regard  du  nombre  de  projets  enregistrés)  par  les  investissements  turcs,  irakiens,  libanais saoudiens, koweitiens, jordaniens, etc. En 2007, les 787 millions de  dollars  d’IDE  enregistrés  représentaient  2,1%  du  PIB.  De  2007  à  2008,  les  investissements  totaux  enregistrés  au  premier  semestre sont passés de 2 à  3,5  milliards  de  dollars,  soit  une  hausse  de  70%.  Les  IDE  y  ont  fortement  contribué.  La  réforme  du  secteur  bancaire,  qui  s’est  faite  en  plusieurs  temps,  a  accompagné la politique d’ouverture aux IDE. La loi n°28 d’avril 2001 avait  permis l’ouverture d’établissements bancaires privés. La loi n° 23 de mars  2002  avait  redéfini  le  rôle  et  le  statut  de  la  Banque  Centrale,  organe  de  supervision  de toutes les banques  privées ou publiques. D’autres mesures 
    • La carte des investissements en Méditerranée       149      récentes comme l’autorisation d’ouverture de comptes bancaires en devises,  la possibilité de transfert des devises, la baisse des taux d’intérêt du marché  monétaire  illustrent  la  volonté  des  autorités  syriennes  de  faire  évoluer  la  politique  monétaire  et  financière  du  pays.  Le  secteur  privé  s’est  étoffé  depuis 2004 de nouvelles banques, filiales de banques des pays voisins (en  particulier  Liban  et  Golfe),  qui  travaillent  depuis  longtemps  déjà  avec  le  secteur privé syrien. Une commission de Bourse a été constituée début 2006  afin  de  mettre  en  place  une  législation  boursière  permettant  le  lancement  d’une bourse des valeurs Damascus Stock Exchange.  Le secteur de l’assurance, qui était monopolisé par la Compagnie Syrienne  d’Assurance,  a  été  également  ouvert  à  l’investissement  privé  avec  la  promulgation  de  la  loi  n°43  de  juin  2005  et  9  compagnies  ont  reçu  l’autorisation d’exercer.  
    • La carte des investissements en Méditerranée       150     Focus  1.  De  nombreuses  mesures  d’accompagnement  et  d’encouragement  des  investissements  En  Syrie,  plusieurs  organisations  publiques  sont  chargées  d’accompagner  les  investisseurs. Afin de promouvoir les opportunités qu’offre le pays, l’Agence syrienne  de l’investissement a développé un site internet dédié : www.syriainvestmentmap.org.  Elle  s’est  par  ailleurs  vue  dotée  d’une  fonction  de  guichet  unique  pour  faciliter  les  procédures  administratives  nécessaires  à  l’enregistrement  des  sociétés.  Ce  service  n’était auparavant disponible que dans les zones industrielles agréées par l’Etat. Les  zones franches sont quant à elles administrées par l’Etablissement général des zones  franches.  La  création  de  bureaux  décentralisés  de  l’Agence  nationale  de  l’investissement  dans  les  gouvernorats  de  Homs,  Raqqa  et  Da’ra  est  également  en  projet.  Des  organisations  privés,  telles  que  SEBC  et  les  chambre  de  commerce  et  d’industrie, offrent des services complémentaires.  La  loi  d’encouragement  de  l’investissement,  datée  du  26  janvier  2007,  autorise  les  investisseurs étrangers à devenir propriétaires de leur terrain. Elle les protège contre  les risques de confiscation et de nationalisation, notamment grâce à la possibilité de  rapatrier  la  totalité  du  capital  investi.  Des  exonérations  fiscales  sont  également  prévues. Les investisseurs étrangers sont notamment exemptés du paiement de droits  de douane sur les biens d’équipement importés pour la réalisation de leur projet.   Ils peuvent aussi bénéficier d’un abattement du taux d’imposition sur les bénéfices :  selon  le  secteur  et  le  lieu  d’investissement,  celui‐ci  varie  entre  28%  et  14%.  Tout  projet  réalisé  dans  le  cadre  de  la  loi  d’encouragement  de  l’investissement  n’est  assujetti  qu’à  un  taux  de  22%.  Des  réductions  supplémentaires  et  cumulables  sont  accordées aux établissements industriels : de 1 à 3% selon le nombre de salariés ; de  2% s’ils sont localisés dans certains gouvernorats (Raqqa, Deir Ezzor, Hassakeh, Idleb,  Swayda,  Da’ra  et  Qunaytera) ;  de  1  ou  2%  s’ils  sont  implantés  dans  une  cité  industrielle ;  de  2%  s’ils  produisent  de  l’énergie,  notamment  à  partir  de  sources  renouvelables, ou des engrais.  Afin de favoriser les projets durables ou exportateurs, le gouvernement (Ministère  compétent) peut décider d’accorder un abaissement supplémentaire de 3% aux projets  industriels s’approvisionnant en matières premières locales, réalisant des économies  d’énergie,  utilisant  des  machines  et  outils  respectueux  de  l’environnement  ou  exportant 50% de leur production.  [Plus  d’informations  auprès  de  l’Agence  syrienne  de  l’investissement  :  www.investinsyria.org] 
    • La carte des investissements en Méditerranée       151        Focus 2. Des zones franches et cités industrielles pour attirer les investissements  Dans  la  perspective  d’un  transfert  de  compétences  et  de  technologies,  6  zones  franches ont été ouvertes dans les années 70 : 3 dans la région de Damas, 1 à Alep,  Lattaquié  et  Tartous.  Elles  sont  administrées  par  l’Etablissement  général  des  zones  franches  (www.freezones.com.sy),  qui  offre  des  avantages  spéciaux  aux  entreprises  qui  s’y  implantent  :  exemption  d’impôt  sur  5  à  10  ans ;  exemption  de  taxes  douanières ;  levée  des  quotas  d’importation ;  absence  de  taxe  de  propriété  ou  d’exercice. Initialement réservées aux activités industrielles et commerciales, elles ont  été ouvertes à tous les secteurs en 2003. Le montant total des investissements est alors  passé de 514 millions de livres syriennes en 2002, à 706 en 2007. Seule la région de  Damas  a  accueilli  des  activités  bancaires  et  de  services,  en  plus  des  commerces  et  industries  légères  qui  y  étaient  déjà  implantées.  La  zone  franche  d’Alep  attire  principalement  des  activités  commerciales,  mais  aussi  quelques  entreprises  opérant  dans le textile‐habillement, le plastique ou l’imprimerie. Les zones franches portuaires  de Lattaquié et Tartous se quant à elle spécialisées dans l’entreposage et le commerce,  tout en accueillant des activités industrielles telles que le laminage, le cordage et la  confection.  Afin  d’encourager  l’investissement  national,  arabe  et  étranger  tout  en  évitant  l’expansion de zones industrielles sur des terres agricoles, 3 cités industrielles ont été  construites  à  la  périphérie  des  principales  villes  du  pays  :  Adra  près  de  Damas  (www.a‐ic.org), Sheikh Najjar près d’Alep (www.aic.org.sy) et Hassya près d’Homs  (www.ic‐homs.sy). Conçues comme de véritables villes satellites, elles s’étendent sur  une surface comprise entre 2500 et 7000 ha, comprenant une zone industrielle de 1210  à  3500  ha,  ainsi  que  des  quartiers  résidentiels  pouvant  accueillir  200 000  habitants  chacune.  Les  investissements  qui  y  sont  réalisés  bénéficient  des  avantages  accordés  par la loi d’encouragement de l‘investissement. En 2007, 2343 usines étaient en cours  de  construction  et  313  étaient  déjà  entrées  en  production.  Parmi  les  entreprises  implantées, 168 étaient arabes ou étrangères. Adra (Damas) attire particulièrement les  industries lourdes, mécaniques, etc., Sheikh Najjar (Alep) le textile et Hassya (Homs)  les industries chimique, agro‐alimentaire et mécanique. Une nouvelle cité industrielle  est  en  cours  de  réalisation  à  Deir  Ezzour.  Le  10ème  Plan  de  développement  en  programme  8  dans  les  gouvernorats  de  Raqqa,  Deir  Ezzour,  Hassakeh,  Lattaquié,  Tartous, Hama, etc., pour un investissement de 200 millions de dollars chacune.  Il prévoit aussi la création d’un agropole dans la plaine du Ghab, l’un des principaux  greniers  à  blé  du  pays.  Doté  d’infrastructures  et  de  services  de  qualité,  il  cible  les  investissements  agricoles  et  agro‐industriels  internationaux.  Enfin,  une  zone  industrielle consacrée aux investisseurs chinois est en projet à Hama.  [Plus d’informations sur : www.syriainvestmentmap.org] 
    • La carte des investissements en Méditerranée       152   Mapping stratégique / 1. Ressources
    • La carte des investissements en Méditerranée       153      Mapping stratégique / 2. Industrie
    • La carte des investissements en Méditerranée       154   Mapping stratégique / 3. Services
    • La carte des investissements en Méditerranée       155      Secteurs stratégiques Agriculture et irrigation Enjeux /  Objectifs  Couvrant  un  tiers  du  territoire  national,  l’agriculture  constitue  un  pilier de l’économie syrienne. Elle contribue à hauteur de 25% du PIB,  de  20%  des  exportations  et  emploie  30%  des  Syriens  en  activité,  tandis que 20% supplémentaires en dépendent indirectement. Afin de  garantir  la  sécurité  alimentaire  du  pays,  d’approvisionner  les  industries agro‐alimentaire et textile et d’augmenter les exportations,  le  gouvernement  souhaite  développer  la  production  agricole,  notamment  de  bétail.  Alors  que  la  culture  du  coton  et  des  céréales  demeure  sous  contrôle  de  l’Etat,  la  filière  fruits  et  légumes  a  été  libéralisée. Les principaux produits exportés sont le coton, les olives,  les fruits, la farine et la viande (mouton et volaille). L’investissement  massif  public  consenti  pour  mettre  à  niveau  les  infrastructures  agricoles dans les campagnes a permis de limiter le creusement des  écarts entre régions urbaines et rurales. Les politiques et programmes  récemment mis en œuvre visent : une optimisation de l’utilisation des  sols,  la  mise  en  place  d’un  système  de  prêt  aux  agriculteurs  et  l’augmentation des capacités d’entreposage. Au regard de la baisse à  la fois quantitative et qualitative des récoltes, il est également urgent  que le pays s’équipe de systèmes d’irrigation modernes.  Oppor‐ tunités  Elevage  de  bétail  ;  Culture  de  fruits  et  légumes  ;  Production  et  installation de systèmes d’irrigation modernes  Acteurs /  Cibles  Agriculteurs et coopératives, investisseurs publics et privés, locaux et  étrangers  Locali‐ sation  Régions  du  nord  et  de  l’ouest  pour  les  différentes  cultures ;  tout  le  pays pour l’élevage de bétail  Dispositifs /  Projets  Projet de pôle agro‐industriel, l’Agropolis, localisé dans la plaine du  Ghab et soutenu par le PNUD (Focus 2)  Exemption du paiement de taxes  Nombreux avantages accordés par la loi de l’investissement : droit de  propriété  de  terres  agricoles  accordé  aux  étrangers,  possibilité  de  creuser  des  puits,  encouragement  des  projets  de  modernisation  des  systèmes d’irrigation, etc. (Focus 1)  Contacts  Agence syrienne de l’investissement : www.syriainvestmentmap.org   Ministère de l’agriculture : www.syrian‐agriculture.org 
    • La carte des investissements en Méditerranée       156   Industrie agro-alimentaire Enjeux /  Objectifs  En  tant  que  débouché  naturel  de  l’agriculture,  l’industrie  agro‐ alimentaire  est  jugée  hautement  stratégique  par  le  gouvernement  syrien. En effet, la transformation de ressources agricoles en produits  manufacturés  évite  aux  paysans  d’accumuler  des  stocks,  aide  à  satisfaire la demande alimentaire locale et contribue à l’augmentation  des  exportations.  Les  efforts  d’encouragement  au  secteur  agricole  bénéficient indirectement à l’industrie agro‐alimentaire. Des mesures  supplémentaires ont néanmoins été prises par le gouvernement pour  moderniser les méthodes de production et d’emballage afin qu’elles  satisfassent  aux  standards  internationaux  de  qualité.  Entre  2000  et  2007, 1973 projets agro‐industriels ont été réalisés dans le cadre de la  loi  de  l’investissement,  pour  un  montant  total  de  1291  millions  de  livres  syriennes  2  entreprises  étrangères  ont  par  ailleurs  reçu  l’autorisation  de  produire  localement  des  cigarettes  de  marque  étrangère.  Comptant  60%  de  fumeurs  parmi  les  hommes,  la  Syrie  apparaît  comme  un  marché  très  attractif  pour  les  fabricants  de  cigarettes occidentaux.   Oppor‐ tunités  Production  d’huiles  (d’olive  notamment),  de  ghee,  de  beurre,  de  mayonnaise, de produits laitiers, etc. en utilisant les ressources locales  (coton,  soja,  tournesols,  lait)  ;  Boissons,  soupes,  concentrés,  jus  de  fruits pressés, etc.; Cigarettes de marques étrangères ; Emballage  Acteurs /  Cibles  Groupes  agro‐alimentaires  basés  en  Turquie  (Anadolu),  Arabie  Saoudite  (SBG),  France  (Bel,  Altadis),  Suisse  (Nestlé),  Allemagne  (Kingship),  au  Brésil  (Cristalsev),  aux  Emirats  Arabes  Unis  (Akhras  Group), aux Etats‐Unis (Cargill, British American Tobacco), etc.   Locali‐ sation  Homs, Hama, Damas rural, Lattaquié, Alep, Tartous, Swayda, Idleb,  Hassakeh, Raqqa  Dispositifs /  Projets  Projet de pôle agro‐industriel, l’Agropolis, localisé dans la plaine du  Ghab et soutenu par le PNUD (Focus 2)  Opportunités d’implantation dans les 3 nouvelles cités industrielles,  et particulièrement celle d’Hassya : www.ic‐homs.sy (Focus 2)  Avantages  accordés  aux  projets  industriels  par  la  loi  d’encouragement de l’investissement (Focus 1)  Contacts  Agence syrienne de l’investissement : www.syriainvestmentmap.org 
    • La carte des investissements en Méditerranée       157      Industrie électrique, mécanique et métallique Enjeux /  Objectifs  Dans le but de libéraliser et diversifier l’économie, le gouvernement  syrien  accorde  un  intérêt  particulier  aux  industries  électrique,  mécanique  et  métallique.  Avec  l’ouverture  progressive  au  secteur  privé  d’industries  qui  faisaient  auparavant  l’objet  d’un  monopole  public, de nombreux investisseurs se sont lancés dans la production  de voitures, câbles électriques, téléviseurs, barres renforcées, plaques  métalliques,  béton,  etc.,  contribuant  ainsi  à  la  modernisation  des  infrastructures  industrielles,  ainsi  qu’au  transfert  de  connaissances,  compétences  et  technologies.  Entre  2000  et  2007,  ce  secteur  a  enregistré 5583 projets, représentant un investissement total de 2281  millions de livres syriennes.   Oppor‐ tunités  Fabrication  de  pièces  automobiles,  câbles  électriques,  antennes,  climatiseurs, barres en métal ou en acier, profilés et blocs métalliques,  etc. ; assemblage de voitures et de téléviseurs  Acteurs /  Cibles  Fabricants  et  fournisseurs  basés  en  Iran  (Siamco,  SAPA,  Sigico),  Arabie Saoudite (Saudi BinLadin Group), Egypte (El Sewedy Cables),  Corée du Sud (KIA Motors), Chine (Haier), au Koweït (Al Jaz Group,  AL‐Sultan & Khalaf Trading Co.), etc.  Locali‐ sation  Damas, Damas rural, Lattaquié, Alep, Homs, Deir Ezzour, Hama  Dispositifs /  Projets  Opportunités d’implantation dans les 3 nouvelles cités industrielles,  et particulièrement celle d’Adra : www.a‐ic.org (Focus 2)  Avantages  accordés  aux  projets  industriels  par  la  loi  d’encouragement de l’investissement (Focus 1)  Contacts  Agence syrienne de l’investissement : www.syriainvestmentmap.org  Ministère de l’industrie : www.syrianindustry.org  
    • La carte des investissements en Méditerranée       158   Textile et habillement Enjeux /  Objectifs  Dotée  d’importantes  ressources  en  coton,  laine  et  soie,  la  Syrie  bénéficie  d’une  longue  tradition  dans  le  textile  et  l’habillement.  Sa  population a développé de bonnes compétences dans ce secteur, en  particulier pour les travaux faits à la main. L’entrée de la Syrie dans la  grande zone arabe de libre échange (GAFTA), ainsi que les nombreux  accords signés avec la Turquie, l’Union européenne, etc. ont ouvert la  porte sur de nouveaux marchés pour l’industrie syrienne du textile‐ habillement. Les pays arabes comme l’Arabie Saoudite ou le Koweït  sont par exemple très demandeurs de lingerie fabriquée en Syrie. Plus  généralement, les produits textiles et d’habillement se classent en tête  des  exportations  du  pays.  Afin  de  tirer  pleinement  parti  de  ces  opportunités,  le  gouvernement  cherche  à  développer  la  capacité  de  production du pays. Parallèlement, profitant du goût de la population  syrienne  pour  le  style  vestimentaire  occidental,  certaines  marques  internationales ont pénétré le marché. Au cours de la période 2000‐ 2007,  le  secteur  du  textile‐habillement  a  reçu  1125  projets  d’investissement,  pour  un  montant  total  de  545  millions  de  livres  syriennes.  Oppor‐ tunités  Fabrication et traitement de fils (coton, acrylique, polyester, nylon) et  fibres textiles (synthétique, coton, viscose, polyester) ; Confection de  lingerie et prêt à porter ; etc.  Acteurs /  Cibles  Fabricants  de  textile  et  prêt  à  porter  italiens  (Benetton,  Stefanel),  français (Naf Naf), allemands (Adidas), turcs (Mustafa Mutaf Oghlu),  etc.  Locali‐ sation  Alep, Damas, Damas rural, Homs, Hama, Lattaquié, Idleb, Hassakeh,  Tartous (soie)  Dispositifs /  Projets  Opportunités d’implantation dans les 3 nouvelles cités industrielles,  et particulièrement celle de Sheikh Najjar : www.aic.org.sy (Focus 2)  Avantages  accordés  aux  projets  industriels  par  la  loi  d’encouragement de l’investissement (Focus 1)  Contacts  Agence syrienne de l’investissement : www.syriainvestmentmap.org  Ministère de l’industrie : www.syrianindustry.org 
    • La carte des investissements en Méditerranée       159      Industries chimique et plastique Enjeux /  Objectifs  Les  industries  chimique  et  plastique  connaissent  un développement  rapide  en  Syrie.  Entre  2000  et  2007,  923  projets  industriels  ont  été  réalisés  dans  ce  secteur,  générant  un  investissement  total  de  106  millions de livres syriennes. Estimées à environ 2 milliards de tonnes,  les réserves syriennes en phosphate sont parmi les plus importantes  au monde. Mais le développement du secteur a longtemps été freiné  par  la  faible  capacité  de  production  du  pays.  En  2005,  ce  dernier  a  inauguré sa première usine de traitement du phosphate. Grâce à ce  projet, la production annuelle devait atteindre 3,8 millions de tonnes.  Essentiellement orienté vers les marchés à l’export, le développement  de ce secteur permet à la Syrie d‘accroître ses recettes en devises. Les  ressources  en  nitrate  du  pays  sont  également  exploitées.  Parallèlement, l’industrie pharmaceutique connaît un développement  récent. Avec sa faible production locale, composée essentiellement de  dérivés de médicaments européens brevetés, la Syrie est confrontée à  des  prix  élevés,  notamment  en  raison  d’un  taux  de  change  défavorable avec l’euro. Le gouvernement cherche donc à développer  la  production  locale.  L’industrie  plastique  est  un  autre  secteur  prometteur.  Oppor‐ tunités  Traitement  du  phosphate,  nitrate,  dioxyde  de  titane,  sodium,  de  l’acide  citrique,  etc.  ;  Production  de  médicaments  chimiques  et  naturels,  d’engrais  et  de  détergents  ;  Fabrication  de  sacs  plastiques,  plastiques industriels, tubes et accessoires en polyéthylène  Acteurs /  Cibles  Groupes  chimiques,  pharmaceutiques  et  plastiques  basés  dans  la  région  :  Inde  (Dharamsi  Morarji  Chemicals  Ltd),  Koweït  (Kuwaiti  United Investment Company), Emirats Arabes Unis (Julfar), etc.  Locali‐ sation  Homs (plastique, engrais, phosphate), Damas rural (détergents), Alep  (chimie,  plastique),  Hassakeh  (engrais),  Tartous  (phosphate),  Dara  (plastique)  Dispositifs /  Projets  Opportunités d’implantation dans les 3 nouvelles cités industrielles,  et particulièrement celle d’Hassya : www.ic‐homs.sy (Focus 2)  Avantages  accordés  aux  projets  industriels  par  la  loi  d’encouragement de l’investissement (Focus 1)  Contacts  Agence syrienne de l’investissement : www.syriainvestmentmap.org  Ministère de l’industrie : www.syrianindustry.org 
    • La carte des investissements en Méditerranée       160   Immobilier, bâtiment et travaux publics (BTP) Enjeux /  Objectifs  Le secteur de l’immobilier et des BTP est en plein essor en Syrie. Face  à l’augmentation de la population de 3% par an et à l’afflux massif de  réfugiés irakiens, l’offre de logements peine à satisfaire la demande.  Le gouvernement fait donc progressivement appel à l’investissement  privé. Alors que la demande se porte essentiellement sur le segment  des logements abordables, les développeurs du Golfe se focalisent sur  des  projets  hauts  de  gamme (résidences  secondaires  à  Palmyre,  Yafour  ou  Saboura).  L’immobilier  commercial  et  de  bureaux  se  développe  également.  Avec  l’entrée  de  marques  étrangères  et  l’augmentation  de  la  consommation,  les  centres  commerciaux  fleurissent à travers le pays, tels que Shahba Mall à Alep ou le Souk  Hejaz à Damas. Les projets tertiaires programmés doivent quant à eux  permettre  de  résorber  la  pénurie  de  bureaux  à  louer,  qui  a  fait  de  Damas  la  8ème  ville  la  plus  chère  du  monde.  Malgré  les  nombreux  projets annoncés ces dernières années, le potentiel de développement  du secteur immobilier en Syrie reste largement sous‐exploité. Compte  tenu des effets d’entraînement du secteur sur le reste de l’économie  (liens  avec  80  à  100  autres  filières),  notamment  sur  l’industrie  du  ciment  et  des  matériaux  de  construction,  le  gouvernement  fait  des  efforts  significatifs  pour  faciliter  l’investissement  en  réformant  les  règles de planification, de zonage et d’utilisation des sols.   Oppor‐ tunités  Promotion, développement et construction de complexes résidentiels,  commerciaux  et  tertiaires ;  Construction  d’équipements  publics ;  Production de ciment, plâtre et matériaux de construction ; etc.  Acteurs /  Cibles  Promoteurs‐développeurs originaires du Liban (Unexim), de Jordanie  (Kurdi Group), des Emirats Arabes Unis (Emaar Properties, Balhasa  Int’al Company,), du Koweït (Kuwait Financial Centre, Aref Group),  du Bahrain (Global House), etc. tandis que les producteurs de ciment  et  matériaux  de  construction  sont  basés  en  France  (Lafarge),  Italie  (Italcementi), Allemagne (Knawf), Arabie Saoudite (SBG, Al Mouhib),  Egypte (ASEC Cement), etc.  Locali‐ sation  Damas, Damas rural, Alep, Homs, Tartous, Lattaquié (gypse)  Dispositifs /  Projets  Loi  d’investissement  et  de  développement  immobilier  adoptée  en  2008 créant un environnement favorable à ce type de projets  Contacts  Agence syrienne de l’investissement : www.syriainvestmentmap.org 
    • La carte des investissements en Méditerranée       161      Transports Enjeux /  Objectifs  En vue de dynamiser et pérenniser la croissance, une mise à niveau  des  infrastructures  de  transport  s’impose.  Ayant  enregistré  1461  projets  entre  1991  et  2007,  pour  un  investissement  total  de  52 345  milliards  de  livres  syriennes,  le  secteur  des  transports  est  le  plus  attractif  auprès  des  investisseurs  privés  et  a  permis  la  création  de  35 000  emplois  directs.  La  stratégie  des  transports  2000‐2020  vise  à  intensifier  la  tendance.  Face  à  la  demande  croissante  de  transport  ferroviaire de passagers et de fret, il programme de réhabiliter 1 450  km de voies existantes, de construire 8 nouvelles lignes, ainsi que de  moderniser  le  parc  et  les  systèmes  de  signalisation  ferroviaires.  Le  transport aérien connaît également des développements majeurs. Au  cours  de  la  période  1991‐2007,  44  compagnies  aériennes  ont  obtenu  une licence. Au vu de l’évolution de la demande, une mise à niveau  de l’aéroport de Damas est prévue et de nouveaux aéroports doivent  être construits à Hassakeh, Raqqa, Homs et Palmyre. Afin d’absorber  la  croissance  soutenue  du  volume  de  marchandises  en  transit,  qui  s’est élevée à 20% en 2004, et de tirer parti de sa position stratégique  du pays, un plan de réforme et développement des ports a été adopté.  Il  comprend  la  construction  de  plateformes  et  terminaux  de  containers,  l’automatisation  des  ports,  etc.  Sur  les  conseils  de  la  Banque  mondiale,  le  gouvernement  envisage  également  l’ouverture  au secteur privé de la construction et de l’exploitation de 2 autoroutes  traversant le pays du nord au sud et d’est en ouest. Enfin, certaines  activités, comme les compagnies de taxis, ont récemment perdu leur  statut de monopole étatique.  Oppor‐ tunités  Construction et rénovation des infrastructures ferroviaires, routières,  aériennes  et  portuaires;  Transport  routier,  ferroviaire  et  aérien  de  marchandises ; Restauration ; Services de taxi  Acteurs /  Cibles  Opérateurs  de  transport  maritime  tels  que  le  français  CMA  CGM  (concession  d’un  terminal  à  containers  au  port  de  Lattaquié),  compagnies aériennes du Golfe (Al Aqeelah / Aqeeq), etc.  Locali‐ sation  Damas, Damas rural, Alep, Lattaquié (port), Tartous (port), Hassakeh,  Raqqa, Homs, Idleb, Hama, Da’ra  Dispositifs /  Projets  Nouvelles loi et gestion du commerce maritime  Projet de centre de formation des équipages à l’aéroport de Damas  Contacts  Agence syrienne de l’investissement : www.syriainvestmentmap.org 
    • La carte des investissements en Méditerranée       162   Pétrole et énergie Enjeux /  Objectifs  Au  début  des  années  90,  la  Syrie  s’est  imposée  comme  pays  producteur de pétrole de taille moyenne. Mais, ces dernières années,  sa production et ses exportations ont observé une baisse constante en  raison de l’épuisement des réserves. Confronté à l’augmentation de sa  demande intérieure, le pays est devenu un importateur net en 2007.  Afin  de  relancer  la  production,  le  gouvernement  investit  dans  le  secteur  et  encourage  les  projets  d’exploration,  de  forage  et  de  raffinage.  Ces  derniers  peuvent  prendre  la  forme  d’un  contrat  de  partage de la production ou d’une joint‐venture avec la Compagnie  pétrolière  syrienne.  Parallèlement,  le  gouvernement  souhaite  développer la part d’énergie produite à partir de sources alternatives  au pétrole. Plusieurs usines de traitement du gaz ont été construites et  sont entrées en production. Un plan relatif à la production d’énergies  éolienne et solaire prévoit par ailleurs un investissement total de 1,48  milliards  de  dollars  d’ici  2011.  Les  sources  renouvelables  devraient  alors  permettre  de  satisfaire  4%  de  la  demande  et  de  créer  7 225  emplois.  Oppor‐ tunités  Forage de puits de pétrole ; Construction et rénovation de raffineries  de  pétrole  et  d’usines  de  traitement  du  gaz ;  Production  d’énergies  solaire et éolienne ; etc.  Acteurs /  Cibles  Groupes énergétiques basés en Chine (China National Petroleum), au  Canada (Petro‐Canada), en Croatie (INA), en France (Total), en Iran  (Mapna), au Japon (Shimizu), aux Etats‐Unis (IPR), au Royaume Uni  (Dove), aux Pays Bas (Shell), etc.  Locali‐ sation  Deir Ez Zor, Homs, Raqqa, Damas rural, Hassakeh pour le pétrole et  le  gaz  ;  Hama  pour  l’énergie  solaire  (unité  de  production  en  construction à Al‐Baida)  Dispositifs /  Projets  Opportunités d’implantation dans les 3 nouvelles cités industrielles,  et particulièrement celle d’Adra : www.a‐ic.org (Focus 2)  Avantages  accordés  par  la  loi  d’encouragement  de  l’investissement  aux projets de production d’énergie, notamment à partir de sources  renouvelables (Focus 1)  Contacts  Agence syrienne de l’investissement : www.syriainvestmentmap.org  Ministère du pétrole et des ressources minérales 
    • La carte des investissements en Méditerranée       163      Technologies de l’information et de la communication (TIC) Enjeux /  Objectifs  Le secteur des TIC connaît un développement fulgurant en Syrie. Des  évolutions majeures sont attendues aussi bien dans le domaine de la  téléphonie mobile que de la téléphonie fixe. Depuis le lancement des  contrats de concession (BOT) au début des années 2000, 2 opérateurs  mobiles  ont  reçu  une  licence  (Syriatel  et  MTN).  Le  gouvernement  envisage  d’en  attribuer  une  à  un  troisième  opérateur  pour  faire  baisser  les  prix.  En  ce  qui  concerne  la  téléphonie  fixe,  l’entreprise  publique en situation de monopole, STE, s’est engagée dans un vaste  programme  de  modernisation  de  ses  services  et  d’extension  de  sa  couverture  géographique.  La  mise  à  niveau  des  lignes  permettra  d’améliorer  l’accès  à  internet.  Depuis  l’achèvement,  en  2005,  du  Réseau  public  de  données  (Public  Data  Network),  épine  dorsale  de  l’infrastructure  internet  du  pays,  ce  secteur  a  connu  une  forte  croissance. La même année, Best Italia Holding a obtenu une licence  pour  fournir  des  services  internet  par  satellite  et  a  rapidement  été  rejointe  par  deux  autres  entreprises  privées.  Face  au  faible  taux  d’équipement  informatique  des  ménages,  la  Compagnie  syrienne  d’informatique intensifie ses efforts pour diffuser ces technologies à  l’intérieur de la population.  Oppor‐ tunités  Développement  et  opération  de  systèmes  de  télécommunication  ;  Production d’équipements informatiques et téléphoniques  Acteurs /  Cibles  Développeurs  de  systèmes  de  télécommunication  (Greek  Intracom  Telcom) ; Opérateurs téléphoniques et interrnet  Localisation  Damas  Dispositifs /  Projets  Objectifs de la stratégie nationale des TIC à horizon 2013 : 30 lignes de  téléphonie fixe et mobile, 20 abonnés à Internet et 30 ordinateurs pour  100 habitants  Opportunités d’implantation dans les 3 cités industrielles (Focus 2)  Accord signé par le gouvernement avec la société grecque Intracom  en  vue  de  la  construction  d’un  réseau  sans  fil  de  communication  permettant aux administrations publiques de faire face aux situations  d’urgence ou de désastre   Instituts  de  recherche  et  programmes  de  coopération  :  réseau  des  scientifiques,  techniciens  et  innovateurs  syriens  à  l’étranger  (NOSSTIA), Centre Albassel pour l’invention et l’innovation  Contacts  Agence syrienne de l’investissement : www.syriainvestmentmap.org  Ministère des communications et de la technologie :  www.moct.gov.sy 
    • La carte des investissements en Méditerranée       164   Banque, assurance et autres services financiers Enjeux /  Objectifs  Depuis la fin du monopole de l’Etat en 2001, le secteur de la finance  s’est  fortement  développé.  L’adoption  d’une  règlementation  applicable  aux  banques  (conventionnelles  et  islamiques),  sociétés  d’assurance et institutions de micro‐crédit et moins contraignante en  matière de détermination des taux d’intérêt a contribué à l’entrée de  nouveaux  acteurs.  En  2007,  7  banques  conventionnelles,  2  banques  islamiques  et  6  banques  publiques  opéraient  en  Syrie.  Suivant  l’évolution globale de l’économie, le secteur privé bancaire enregistre  une  croissance  rapide  des  dépôts,  de  l’ordre  de  1,5  milliards  de  dollars par an. Cependant, les banques publiques conservent 86% des  prêts  et  75%  des  dépôts.  De  plus,  la  couverture  géographique  des  banques  privées  reste  faible (environ  un  guichet  pour  500 000  personnes).  Le  secteur  des  assurances  se  développe  également.  En  plus  de  l’Etablissement  général  d’assurances,  il  compte  13  sociétés  privées, parmi lesquelles 4 islamiques. Suite au décrochage de la livre  syrienne  du  dollar,  le  marché  des  changes  a  été  ouvert  au  secteur  privé  et  quelques  entreprises  ont  obtenu  une  licence.  Enfin,  à  la  réouverture officielle de la Bourse de Damas, en mars 2009, 6 sociétés  étaient cotées. 4 autres l’ont été au cours des 3 mois suivants. Ouverte  aux sociétés étrangères, la Bourse de Damas doit contribuer à lever les  fonds nécessaires au développement de l’économie syrienne.  Oppor‐ tunités  Services bancaires ; Assurance des biens et des personnes ; Services de  change ; Activités de courtage  Acteurs /  Cibles  Banques  et  sociétés  de  courtage,  originaires  pour  la  plupart  de  la  région  :  Emirats  Arabes  Unis  (Daman  Securities,  Aman),  Koweït  (GIH),  Qatar  (QIIB),  Bahrain  (Al  Salam  Bank),  Jordanie  (United  Financial Investments), Liban (Bemo, Bank of Beirut), Arabie Saoudite  (Saudi Fransi), Egypte (Orouba Stock Brokers)  Locali‐ sation  Damas, Alep, Hama, Homs  Dispositifs /  Projets  Projet  de  la  Huitième  Porte  :  conçu  comme  le  nouveau  centre  financier de la Syrie, au cœur duquel se trouve la Bourse de Damas  Ouverture du premier centre de formation bancaire   Institutions  protégeant  les  clients  et  investisseurs  :  Commission  des  marchés financiers, Autorité de contrôle des assurances, etc.  Contacts  Banque central de Syrie : www.banquecentrale.gov.sy  
    • La carte des investissements en Méditerranée       165      Tourisme Enjeux /  Objectifs  La Syrie est dotée d’un patrimoine historique et culturel remarquable.  En  2008  (année  pendant  laquelle  Damas  était  capitale  arabe  de  la  culture),  le  pays  a  accueilli  814 695  visiteurs,  soit  4%  de  plus  qu’en  2007. Les touristes en provenance des pays arabes étaient 5,1% plus  nombreux  que  l’année  précédente,  et  ceux  de  l’Union  européenne  12% de plus. Au premier trimestre 2009, les dépenses des touristes se  sont élevées à 748 millions de dollars, soit une augmentation de 7%  par  rapport  à  l’année  précédente.  Conscient  que  le  potentiel  de  développement du secteur reste largement inexploité, la Syrie a fait  du  tourisme  une  de  ses  priorités.  En  2018,  il  devrait  employer  2  millions  de  Syriens  (contre  1,1  millions  en  2008)  et  générer  9,6  milliards  de  dollars  de  recettes.  Pour  atteindre  ces  objectifs,  le  gouvernement a adopté une nouvelle règlementation pour libéraliser  le  secteur,  il  investit  dans  la  formation  des  ressources  humaines  et  offre des exonérations de taxes aux investisseurs étrangers. De grands  projets ont été lancés dans la région de Palmyre et de Tartous, comme  la station balnéaire d’Antaradus. L’afflux d’investissements arabes et  étrangers  observé  ces  dernières  années  révèle  l’impact  positif  des  actions  prises  par  le  gouvernement.  Ils  devraient  se  concrétiser  au  cours de la période 2007‐2010, générant un apport de 19 266 millions  de livres syriennes.  Oppor‐ tunités  Promotion, développement et gestion d’hôtels et complexes hôteliers ;  Ouverture et exploitation de boutiques et restaurants de luxe ; etc. ;  Acteurs /  Cibles  Développeurs  et  gestionnaires  hôteliers  étrangers  :  Emirats  Arabes  Unis  (Hedley  International  Group,  Majid  al‐Futaim),  Royaume  Uni  (InterContinental  Hotels),  Etats‐Unis  (Starwood),  Suisse  (AKDN,  Mövenpick),  Russie  (Intourist,  Olympic  Tour),  Turquie  (Dedeman),  Koweït (M.A. Kharafi Group, Al Foutouh), Qatar (QIA/Diar), Arabie  Saoudite  (Nesco,  Kingdom  Hotel  Investments),  Pakistan  (Danial  Industries), Jordanie (Syrian Jordanian Investment Co.), etc.  Locali‐ sation  Damas, Damas rural, Homs, Tartous, Lattaquié  Dispositifs /  Projets  Exonérations de taxes pour les investisseurs étrangers  Contacts  Ministère du tourisme : www.syriatourism.org  
    •   11. Tunisie Cadrage économique Une montée en gamme de l’économie pour résister à la concurrence internationale Dès les années 70, la Tunisie a opté pour un modèle économique orienté vers  l’exportation. En 1995, elle a lancé un programme national de mise à niveau  industrielle  en  vue  d’accroître  la  compétitivité  de  ses  entreprises  et de les  insérer sur les marchés internationaux. En 2008, plus de 4 000 entreprises y  participaient. D’ici 2011, elles devraient être 4 800. Les projets financés ont  permis de porter la part d’entreprises industrielles totalement exportatrices  à 45% en 2007. Un régime particulier exempte d’impôt sur les bénéfices les  entreprises qui produisent au moins à 85% pour l’export. Les exportations  industrielles  (hors  agro‐alimentaires)  ont  ainsi  été  multipliées  par  4  par  rapport  à  1996,  atteignant  12  milliards  de  dinars  tunisiens  (7  milliards  d’euros) de recettes (84% des exportations nationales).   Profitant  de  sa  proximité  géographique  et  culturelle,  la  Tunisie  a  progressivement  renforcé  ses  relations  avec  l’Union  européenne,  qui  est  devenue  son  premier  partenaire  industriel  et  son  premier  client  (80%  des  exportations  industrielles).  Depuis  1996,  les  exportations  vers  les  pays  membres  ont  connu  une  croissance  moyenne  de  10%  par  an.  Ce  développement rapide a été permis par les importants efforts consentis par  la  Tunisie  pour  privilégier  l’éducation  et  la  formation  professionnelle,  améliorer  ses  infrastructures  de transport et de  logistique, développer des  plateformes  de  production  répondant  aux  standards  internationaux  et  encourager les échanges extérieurs.   En 2008, son entrée dans la zone de libre échange de l’Union européenne a  laissé  entrevoir  de  nouvelles  opportunités  mais  aussi  de  nouveaux  défis.  Fortement  dépendante  des  exportations  et  des  investissements  directs  étrangers, l’économie tunisienne est très exposée au contexte mondial. Face à  l’émergence  de  pays  offrant  des  coûts  de  production  imbattables,  une  évolution de son positionnement s’avérait indispensable.   Afin de fixer un cap à moyen terme, le gouvernement a adopté une nouvelle  stratégie industrielle à l’horizon 2016. Elle vise à différencier la Tunisie de 
    • La carte des investissements en Méditerranée       167      ses  concurrents,  notamment  asiatiques,  en  complétant  son  positionnement  de « back office » / « nearshore industriel » par des fonctions de « hub » et  d’ « innovation ». D’une part, il s’agit d’intégrer le « site Tunisie » dans une  chaîne  de  valeur  régionale,  voire  mondiale,  en  améliorant  l’efficacité  logistique. D’autre part, la promotion de l’innovation, à travers l’éducation  et la formation, doit permettre d’accroître la valeur ajoutée de la production.  D’ici 2016, l’objectif est de doubler les exportations, pour atteindre les 17,5  milliards d’euros.   Dans cette perspective, 3 axes de développement ont été retenus :   « Faire monter en gamme les secteurs industriels historiques » : textile,  habillement,  cuir  et  chaussures ;  agro‐alimentaire ;  chimie  des  phosphates ; matériaux de construction ;   « Diversifier  le  tissu  industriel  tunisien  et  faire  émerger  des  secteurs  nouveaux » : industries électronique, automobile et aéronautique (aussi  appelées  industries  mécanique  et  électrique,  IME) ;  plastiques  techniques ; industrie pharmaceutique et biotechnologies ; TIC, centres  de services et autres services liés à l’industrie ;   « Préparer  la  prochaine  vague  de  secteurs  et  dʹentreprises  qui  régénéreront le tissu économique tunisien, en favorisant lʹapparition de  pépites  au  croisement  fertile  entre  plusieurs  secteurs  industriels  tunisiens » : la mécatronique par exemple.  La réussite de cette stratégie nécessite l’implantation de grands groupes ou  « entreprises  locomotives ».  Pour  les  attirer,  des  pôles  de  compétitivité  seront  créés  dans  4  secteurs  clés  :  le  textile‐habillement ;  les  IME ;  l’agro‐ alimentaire ;  les  TIC.  D’ici  2016,  ils  devront  accueillir  1 000  entreprises  et  40 000 emplois. Un autre exemple de réussite récente est la création d’une  activité aéronautique, associant un groupe de sous‐traitants ou partenaires  du programme Airbus.  En  plus  des  services  liés  à  l’industrie,  la  Tunisie  souhaite  développer  le  commerce,  les  activités  de  loisirs  et  le  tourisme.  En  diversifiant  ainsi  son  économie, elle espère limiter sa vulnérabilité aux aléas du contexte mondial. 
    • La carte des investissements en Méditerranée       168     Focus 1. Une économie du savoir fondée sur l’innovation, la R&D et la formation   Dans  le  cadre  de  la  nouvelle  stratégie  industrielle,  un  programme  national  de  promotion  de  l’innovation  et  des  TIC  a  été  lancé.  Il  vise  à  diffuser  les  nouvelles  technologies dans tous les domaines de l’économie, en encourageant notamment les  projets de pépinières d’entreprises et de cyberparcs. Depuis 2007, et jusqu’en 2011, ces  derniers  se  voient  attribuer  un  terrain  à  un  prix  symbolique  et  octroyer  une  prime  dʹinvestissement pouvant aller jusqu’à 20% du coût du projet. Un guichet unique pour  les TIC a par ailleurs été créé pour impulser l’investissement dans ce domaine.  Conscient de l’importance de la recherche dans le développement de l’innovation, le  gouvernement  consacre  un  budget  croissant  au  renforcement  des  capacités  tunisiennes de recherche. En 2008, les 20 instituts, 6 parcs technologiques (4 nouveaux  sont  en  projet),  150  laboratoires  et  500  unités  de  recherche,  qui  totalisaient  27 000  chercheurs,  ont  reçu  1,2%  du  PIB.  Les  solutions  développées  doivent  permettre  d’affronter les défis lancés à un certain nombre de secteurs (textile, agriculture, etc.)  par la mondialisation et la pression environnementale croissante. La Tunisie est, par le  nombre  de  projets,  le  principal  participant  sud‐méditerranéen  aux  programmes  de  R&D européens (PCRD).  Afin de renforcer les connaissances des chercheurs et spécialistes dans les domaines  porteurs,  d’importants  investissements  ont  été  réalisés  en  faveur  de  la  formation  universitaire. Le nombre d’étudiants de l’enseignement supérieur est ainsi passé de  44 000 en 1987 à 415 000 en 2007. Sur cet effectif, 11% se sont spécialisés dans les TIC.  L’Etat prend en charge totalement (2 ans) puis partiellement (5 années suivantes) les  cotisations patronales liées à lʹembauche de nouveaux diplômés (bac+2 minimum).  L’agence tunisienne de la formation professionnelle gère, quant à elle, 135 centres de  formation, dont 47 sont sectoriels. Depuis 1992, les accords et prêts négociés avec la  France  ont  permis  la  création  de  15  d’entre  eux  (télécommunications  à  El  Khadra,  textile à Monastir, plateformes dédiées à l’électricité et à l’électronique dans 13 centres,  etc.)  dans  le  cadre  du  programme  Manforme.  11  autres  sont  en  cours  de  restructuration. D’ici 2011, le 11ème plan de développement prévoit l’instauration d’un  bac  professionnel,  la  certification  de  50  centres  de  formation  professionnelle,  etc.  Quatre  secteurs  sont  jugés  prioritaires  :  BTP,  électricité  et  électronique  pour  le  bâtiment, construction métallique et soudage, tourisme.  Pour encourager l’investissement dans le secteur de l’enseignement supérieur et de la  formation professionnelle, plusieurs avantages sont prévus : déductions d’impôts sur  les bénéfices réinvestis ; taux réduit sur les revenus et bénéfice ; suspension de la TVA  sur les biens d’équipement importés introuvables localement ; etc.  [Plus d’informations sur : www.edunet.tn]   
    • La carte des investissements en Méditerranée       169      Un ciblage des IDE à forte intensité technologique en vue d’accroître la valeur ajoutée des exportations Dans  la  continuité  des  40  dernières  années,  la  stratégie  tunisienne  est  orientée  vers  un  développement  économique  à  l’export.  Or,  80%  des  exportations  sont  le  fait  de  sociétés  étrangères  ou  à  capital  étranger  implantées  en  Tunisie.  Fin  2008,  le  pays  comptait  2 966  entreprises  étrangères ou à capital mixte. Les flux croissants d’IDE dont il a bénéficié,  passant de 347 millions de dinars tunisiens (208 millions d’euros) en 2006 à  485  millions  (283  millions  d’euros)  en  2007,  ont  permis  de  dynamiser  l’industrie.  La  moitié  a  été  investie  dans  les  industries  mécaniques  et  électriques et dans le secteur du textile‐habillement.  Cette forte attractivité résulte de la consécration par la loi, dès 1994, de la  liberté d’investir dans la plupart des secteurs. S’appliquant aussi bien aux  investisseurs  nationaux  qu’étrangers,  ces  derniers  peuvent  réaliser  leur  projet sans nécessairement s’associer à un partenaire local. Qui plus est, de  nombreuses mesures visant à améliorer l’environnement des affaires et ôter  tout  obstacle  à  l’investissement  ont  été  prises  ces  dernières  années  :  simplification  administrative,  fiscalité  avantageuse,  démantèlement  des  barrières  douanières,  incitations  à  l’investissement,  accès  au  financement,  etc. Elles sont particulièrement favorables aux entreprises exportatrices.  Pour atteindre  les objectifs  de  sa  nouvelle stratégie  industrielle, la Tunisie  devra totaliser 1,8 milliard d’euros d’investissements industriels d’ici 2016,  soit le triple du volume de 2007. Une contribution importante des IDE est  attendue.   Historiquement tourné vers les activités à faible valeur ajoutée et fortement  consommatrices en main d’œuvre, le pays cible maintenant un spectre plus  large  de  projets,  et  plus  particulièrement  ceux  à  forte  intensité  technologique,  nécessitant  une  capacité  de  R&D  importante  et  une  main  d’œuvre  qualifiée.  Ce  nouveau  ciblage  implique  une  évolution  de  sa  politique  vis‐à‐vis  des  IDE,  davantage  concentrée  sur  des  mesures  liées  à  l’éducation, la formation, la R&D et l’innovation. 
    • La carte des investissements en Méditerranée       170     Focus 2. Des incitations favorables aux exportations et au développement régional  Adopté en 1994, le Code des incitations aux investissements prévoit des incitations  communes : le dégrèvement des revenus réinvestis (dans la limite de 35 % du montant  soumis à l’impôt) ; l’exonération des droits et de la TVA pour les biens d’équipement  importés s’ils sont introuvables localement.  Les entreprises exportatrices bénéficient en plus de : l’exonération totale de l’impôt  sur les bénéfices provenant de l’exportation pendant 10 ans ; l’exonération totale des  bénéfices et revenus réinvestis ; une franchise totale des droits et taxes pour les biens  d’équipement  (matériel  de  transport  des  marchandises,  matières  premières,  semi‐ produits et services nécessaires à l’activité compris) ; la possibilité de mise en vente sur  le marché local de 30 % de leur production industrielle ou agricole.  Pour encourager le développement régional, certaines zones bénéficient d’avantages  supplémentaires, dont la durée et le montant varient en fonction de la nature du projet  (industrie, tourisme, artisanat, services) et de la catégorie à laquelle appartient la zone  (groupe 1, 2, zones prioritaires) : exonération de l’impôt sur les bénéfices et revenus  réinvestis ;  déduction  de  revenus  provenant  des  investissements  de  l’assiette  de  l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés ; prise en charge par lʹÉtat de la  contribution patronale au régime légal de sécurité sociale au titre des salaires versés  aux  agents  tunisiens  ;  exonération  de  la  contribution  au  fonds  de  promotion  du  logement  pour  les  salariés ;  possibilité  de  participation  de  l’État  aux  dépenses  d’infrastructure nécessaires à la réalisation de projets industriels (25% dans les zones  du groupe 1, 50% dans celles du groupe 2 et 75% dans les zones prioritaires) ; prime  d’investissement  pour  les  projets  manufacturiers,  artisanaux,  de  services  (8%  de  lʹinvestissement  pour  le  groupe  1,  15%  pour  le  groupe  2,  25%  pour  les  zones  prioritaires),  ou  encore  de  tourisme  (8%  pour  l’hébergement,  l’animation  et  le  tourisme thermal, 25% dans les zones de reconversion minière).  Des avantages spécifiques sont également accordés au secteur agricole : exonération  totale de l’impôt sur les bénéfices et revenus réinvestis ; exonération totale de l’impôt  pendant 10 ans ; suspension de la TVA sur les biens d’équipements importés s’ils sont  introuvables  localement  ;  possibilité  de  participation  de  l’État  aux  dépenses  d’infrastructure  pour  l’aménagement  de  zones  destinées  à  l’aquaculture  et  aux  cultures  utilisant  la  géothermie  ;  prime  de  7%  pour  les  projets  de  première  transformation ; prime additionnelle pour les projets dans les régions à climat difficile  et  les  projets  de  pêche  dans  les  ports  du  littoral  nord.  Plus  largement,  le  code  encourage les projets de protection de l’environnement.   Sur  avis  de  la  commission  supérieure  d’investissement,  d’autres  incitations  sont  octroyées par décret à des projets d’intérêt particulier pour l’économie tunisienne.  [Plus d’informations auprès de FIPA‐Tunisie : www.investintunisia.tn]   
    • La carte des investissements en Méditerranée       171      Focus 3. Multiplication et diversification des sites d’implantation  En 2008, la Tunisie comptait 122 zones industrielles d’une superficie totale de 2 500  ha et concentrées sur l’axe littoral. D’ici 2011, 35 nouvelles zones seront réalisées dans  le cadre du 11ème plan de développement, portant la superficie totale à 4 500 ha. D’ici  2016, la nouvelle stratégie industrielle prévoit quant à elle l’aménagement de 3 000 ha,  dont 1 000 gérés par des sociétés privées.   Afin  de  réduire  la  forte  concentration  d’activités  sur  le  littoral  (84%  des  zones  industrielles  en  2006  et  80%  des  emplois),  la  mise  en  œuvre  du  plan  directeur  dʹaménagement des zones industrielles 2008‐2016 permettra la réalisation de 1150 ha  sur l’axe médian et intérieur, qui disposera ainsi de 40% des superficies en 2016 contre  16% en 2006.   2  parcs  d’activités  économiques  (Bizerte  et  Zarzis‐Jerba)  accueillent  également  les  entreprises sur un site bien desservi et offrant de services de qualité.   Afin d’encourager le développement des TIC en faisant le lien entre les entreprises, les  universités et les centres de recherche, la Tunisie s’est par ailleurs dotée d’un premier  parc  technologique.  Doté  d’une  infrastructure  moderne  et  de  services  de  qualité,  le  pôle  d’El‐Ghazala  des  Technologies  de  la  Communication  offre  des  incitations  à  l’innovation  dans  le  domaine  des  TIC.  Pour  répondre  à  la  demande  croissante  des  entreprises  technologiques  et  des  groupes  étrangers,  il  a  été  étendu  à  plusieurs  reprises  avant  que  de  nouvelles  zones  ne  soient  créées  dans  les  gouvernorats  de  lʹAriana et de La Manouba. 100 000 m² de locaux supplémentaires ont par ailleurs été  répartis entre les pôles technologiques de Sousse et de Sfax. Tous trois font partie des  premiers pôles de compétitivité tunisiens.  [Pôle Elgazala des Technologies de la Communication : www.elgazalacom.nat.tn]  Face au succès d’El‐Ghazala, 6 nouveaux technopôles sont cours de finalisation. En  s’appuyant sur le tissu d’entreprises, de centres de recherche et d’instituts spécialisés  présents  sur  le  territoire,  ces  pôles  doivent  créer  des  synergies  et  favoriser  le  développement  des  secteurs  d’avenir  :  les  énergies  renouvelables,  l’eau,  l’environnement et la biotechnologie végétale à Borj Cédria ; les biotechnologies à Sidi  Thabet ;  la  mécanique,  l’électronique  et  l’informatique  à  Sousse ;  l’informatique,  le  multimédia et les nouvelles technologies à Sfax ; le textile‐habillement à Monastir‐El  Fejja  (pôle  de  compétitivité  composé  d’un  technopôle  à  Monastir,  de  2  parcs   industriels à Monastir et El Fejja la Manouba) ; l’industrie agro‐alimentaire à Bizerte.  D’autres  technopôles  sont  en  cours  de  construction  à  Médenine  (valorisation  des  ressources  du  désert),  Jendouba,  Ennahli  (TIC)  et  Manouba  (TIC).  À  terme,  le  pays  devrait compter une vingtaine de technopôles, qui, par regroupements, constitueront  les futurs pôles de compétitivité de la Tunisie.   [Plus d’informations auprès de FIPA‐Tunisie : www.investintunisia.tn] 
    • La carte des investissements en Méditerranée       172   Mapping stratégique / 1. Ressources
    • La carte des investissements en Méditerranée       173      Mapping stratégique / 2. Industrie
    • La carte des investissements en Méditerranée       174   Mapping stratégique / 3. Services
    • La carte des investissements en Méditerranée       175      Secteurs stratégiques Industries mécaniques et électriques (IME) Enjeux /  Objectifs  Dotées d’un fort potentiel de développement à l’exportation, les IME  ont vu leur production doubler depuis 2003, pour atteindre plus de  4,6  milliards  d’euros  en  2008.  La  branche  électrique  y  contribue  à  hauteur de 54%. Au cours de la période, le secteur a bénéficié d’un  accroissement des investissements de 15% par an en moyenne, et de  31%  pour  les  seules  industries  électriques  et  électroniques.  Les  exportations ont plus que doublé pour atteindre 3,5 milliards d’euros  en  2008.  Les  pays  de  l’Union  européenne  demeurent  les  premiers  clients  de  la  Tunisie.  La  branche  des  composants  automobiles  et  aéronautiques a connu un développement spectaculaire au cours des  dix dernières années. Ses exportations ont été multipliées par 5 pour  atteindre plus de 1 milliard d’euros en 2008. A horizon 2016, les IME  devront  générer  46%  des  exportations  du  pays, contre 25% en 2006  (+13,2%  par  an).  Pour  atteindre  ces  objectifs,  la  Tunisie  mise  sur  l’innovation, les croissements entre filières et une augmentation des  investissements de +11,3% par an entre 2006 et 2016.  Opportu‐ nités  Composants électriques, électroniques, automobiles et aéronautiques ;  Mécatronique ; Construction métallique ; Fonderie  Acteurs /  Cibles  Groupes étrangers ou à capital mixte majoritaires : français (Safran,  Latelec,  Zodia,  Delfingen,  Valeo,  Actia),  italiens  (Avionav,  Indesit),  allemands (Bosch, Fritz Driescher, Kaschke), asiatiques ; etc.  Locali‐ sation  Tunis  (aéronautique),  Sousse,  Ariana,  Ben  Arous,  Bizerte,  Hammamet, Kairouan, Manouba, Monastir, Sfax, Zaghouan  Dispositifs /  Projets  Pôle de compétitivité de Sousse dédié aux IME : 190 ha prévus pour  accueillir 150 entreprises et 8000 emplois  Zone industrielle dédiée aux IME à Enfidha : www.enfidha.net  Parc aéronautique d’Aérolia (EADS) dans la banlieue de Tunis  Avantages aux entreprises totalement exportatrices (Focus 2)  Formation  :  écoles  dʹingénieurs,  instituts  supérieurs  des  études  technologiques (ISET), centres de formation sectoriels et polyvalents  Contacts  Groupement  des  industries  tunisiennes  aéronautiques  et  spatiales  :  www.gitas.org  Fédération  nationale  de  lʹélectricité  et  fédération  nationale  de  la  mécanique, Fedelec–UTICA : www.fedelec‐uaf.com  FIPA‐Tunisie : www.investintunisia.tn 
    • La carte des investissements en Méditerranée       176   Textile, cuir, habillement et chaussure Enjeux /  Objectifs  Premier  employeur  industriel,  ce  secteur  traditionnel  de  l’économie  tunisienne  s’est  développé  autour  de  la  sous‐traitance  pour  des  entreprises  européennes.  Grâce  à  sa  capacité  d’adaptation  aux  évolutions  (démantèlement  en  2005,  accord  multifibres),  la  Tunisie  s’est imposée comme 5ème fournisseur de l’Europe. Entre 2002 et 2007,  les  exportations  de  textile‐habillement  ont  connu  une  croissance  de  4% par an en moyenne et celles de cuir et chaussures de 8%. Près de  96% se font sur le marché de l’Union européenne. Concentrant plus  d’un  cinquième  du  total  des  IDE  de  l’industrie  manufacturière,  le  textile‐habilement  a  bénéficié  d’une  hausse  des  investissements  de  27% au cours de la période 2005‐2008. Face à la concurrence asiatique,  la Tunisie a entrepris une montée en gamme de sa production (petites  et moyennes séries, textiles techniques, finissage, création/design) et  une  transition  vers  la  co‐fabrication.  Elle  espère  ainsi  accroître  ses  exportations de 5,1% par an entre 2006 et 2016.   Opportu‐ nités  Filature, tissage et finissage ; Création/design ; Confection de petites  et  moyennes  séries  (jeans,  vêtements  en  maille  et  de  travail,  bonneterie) ; Textiles techniques ; Cuir et maroquinerie ; Logistiques  Acteurs /  Cibles  Entreprises à participation étrangère pour moitié : françaises (DMC,  Aubade,  Lafuma),  italiennes  (Cofra,  Benetton,  Dainese),  allemandes  (Gardeur, Rieker, Van Laak), hollandaises, espagnoles (Inditex)   Locali‐ sation  Ariana,  Ben  Arous,  Bizerte,  Kairouan,  Kasserine,  Mahdia,  Monastir,  Manouba,  Medenine,  Monastir,  Nabeul/Hammamet,  Sfax,  Sidi  Bouzid, Siliana, Sousse, Tozeur, Tunis  Dispositifs /  Projets  Pôle  de  compétitivité  de  Monastir‐El  Fejja  (210  entreprises  et  12000  emplois  d’ici  2016)  :  technopôle  de  Monastir,  2  parcs  d’activités  industrielles  (Monastir  et  El  Fejja  ‐  La  Manouba)  et  réseau  In’Tex  associant professionnels tunisiens et étrangers : www.mfcpole.com.tn  Avantages aux entreprises totalement exportatrices (Focus 2)  Formation  et  recherche  :  ISET  de  Ksar  Hellal,  école  dʹingénieurs  et  institut supérieur des métiers de la mode à Monastir, centre national  du  cuir  et  de  la  chaussure,  30  centres  de  formation  professionnelle,  centre technique du textile (www.cettex.com.tn)  Contacts  Fédération Nationale du Textile : www.utica.org.tn  Chambre Syndicale du Cuir et de la Chaussure  FIPA‐Tunisie : www.investintunisia.tn 
    • La carte des investissements en Méditerranée       177      Agriculture et agro-alimentaire Enjeux /  Objectifs  Favorisée par un climat propice et d’abondantes ressources foncières  et  hydrauliques,  l’agriculture  constitue  la  principale  activité  de  plusieurs régions en Tunisie et contribue activement à la production  du  pays  (12%  du  PIB),  la  création  d’emplois  et  l’équilibre  de  la  balance des paiements. Sur la période 2004‐2008, la production a été  dominée par l’élevage, l’arboriculture, le maraîchage et les céréales.  En 2008, la production halieutique était quant à elle estimée à 105 000  tonnes, soit une infime partie du potentiel offert part les 1300 km de  côtes du pays. Les produits agricoles sont vendus sur le marché local,  exportés ou introduits dans la chaîne de production agro‐alimentaire.  Avec  le  développement  de  la  libre  concurrence et du secteur privé,  cette dernière a enregistré des investissements en progression de 25%  entre  2004  et  2008  et  une  augmentation  de  la  production  de  40%.  Tirées  par  des  produits  phares  et  une  demande  croissante  sur  les  marchés limitrophes, les exportations ont connu une hausse de 30%.  L’huile  d’olives,  dont  la  Tunisie  est  le  2ème  exportateur  mondial,  y  contribue à hauteur de 43%. D’ici 2016, la Tunisie souhaite continuer  à  accroître  ses  exportations  alimentaires  de  l’ordre  de  9%  par  an,  développer la valeur ajoutée de sa production et mettre à niveau ses  circuits de distribution.  Opportu‐ nités  Conditionnement  des  huiles,  fruits,  légumes  et  produits  de  la  mer ;  Elevage de poissons et de crustacés ; Production de plats cuisinés et  surgelés ; Produits biologiques et de santé‐ nutrition  Acteurs /  Cibles  Entreprises  italiennes  (Francesco  Fiordelisi),  françaises  (Candia,  Nestlé, Danone, Alsa), libyennes, belges et espagnoles  Locali‐ sation  Activités  agricoles  dans  tout  le  pays,  agro‐alimentaire  à  Bizerte  notamment  Dispositifs /  Projets  Pôle  de compétitivité de Bizerte : 150 ha prévus pour accueillir 170  entreprises (9000 emplois), des centres de R&D, de formation, etc.  Exonération  d’impôt  sur  les  bénéfices  pendant  les  10  premières  années (puis taux à 10%) pour les projets agricoles  Formation  et  recherche  :  centre  technique  de  lʹagro‐alimentaire  (www.ctaa.com.tn),  centre  technique  de  l’emballage  et  du  conditionnement  (www.packtec‐tunisia.com),  institut  de  nutrition  et  de technologie alimentaire, écoles d’ingénieurs, centres de formation  Contacts  Agence  de  promotion  des  investissements  agricoles  :  www.tunisie.com/APIA  Fédération nationale de l’agro‐alimentaire : www.utica.org.tn 
    • La carte des investissements en Méditerranée       178   Technologies de l’information et de la communication (TIC) et externalisation des processus (BPO) Enjeux /  Objectifs  Doté d’un fort potentiel de développement sur les marchés locaux et  mondiaux,  ce  secteur  est  devenu  le  fer  de  lance  de  l’économie  tunisienne.  En  2008,  sa  contribution  au  PIB  était  de  l’ordre  de  8%,  contre seulement 2,5% en 2002. Elle devrait atteindre 13,5% en 2011 et  20%  en  2016.  Les  exportations  devraient  quant  à  elles  passer  de  53  millions  de  dinars  (31  millions  d’euros)  en  2007  à  500  millions  de  dinars (292 millions d’euros) en 2016. Pour atteindre ces objectifs, un  investissement public de 3,9 milliards de dinars (2,3 milliards d’euros)  est prévu pour la période 2007‐2011, contre 430 millions entre 1992 et  1996.  La  libéralisation  des  télécoms  a  facilité  l’entrée  de  nouveaux  acteurs (1548 SSII, 300 intégrateurs de systèmes, 400 distributeurs, 12  fournisseurs  internet,  8  centres  de  développement),  qui  contribuent  activement  au  développement  du  secteur  et  à  la  création  d’emplois  (de  3000  à  4000  par  an).  Afin  d’accélérer  la  généralisation  de  l’économie numérique, la Tunisie se concentre dans un premier temps  sur  le  marché  local  et  fait  appel  à  l’expérience  des  opérateurs  mondiaux. Le développement parallèle des activités de BPO préfigure  l’exportation massive de services TIC.  Opportu‐ nités  Réseaux  de  téléphonie  fixe  et  mobile  (Build  Operate  Transfer  ou  concession) ; Services associés ; BPO ; SSII/Nearshoring  Acteurs /  Cibles  Nombreux  groupes  étrangers  :  opérateurs  télécoms  (Orascom,  Alcatel,  Sagem,  DIG,  Siemens),  sociétés  informatiques  (ST  Micro,  Microsoft, Cisco Systems, Sopra), spécialistes BPO (Teleperformance)  Locali‐ sation  Tunis, Sfax, Kef, Siliana, Monastir, Sousse, Kairouan, Medenine, Gafsa  Dispositifs /  Projets  2 pôles de compétitivité TIC : cité technologique des communications  El  Ghazala  à  Tunis  et  technopôle  consacré  à  l’informatique  et  au  multimédia à Sfax (300 ha, 440 entreprises, 8750 nouveaux emplois)  Projet Tunis Telecom City à Kalaat Landlous : université des télécoms,  pôle  technologique,  capital‐risque,  bourse  internationale,  externalisation des processus, zone offshore, etc.  2 technopôles dédiés aux TIC en projet : Ennahli et Manouba  7 cyberparcs déjà aménagés et 30 prévus d’ici 2016  Programme de promotion de l’innovation et des TIC (Focus 1)  Guichet  unique  pour  les  TIC  :  import/export  d’équipements  et  systèmes, recherche, agences nationales (fréquences, certification)  Contacts  Chambre syndicale de l’informatique et de la bureautique, Fedelec– UTICA : www.fedelec‐uaf.com  FIPA‐Tunisie : www.investintunisia.tn 
    • La carte des investissements en Méditerranée       179      Industrie chimique et plastique Enjeux /  Objectifs  Depuis quelques années, ce secteur, peu développé jusqu’alors, attire  l’attention des pouvoirs publics et du secteur privé. De 2003 à 2007,  l’industrie chimique a connu une croissance plutôt faible, de 6% par  an  en  moyenne.  Mais  des  investissements  massifs,  et  en  constante  augmentation,  ont  été  enregistrés  au  cours  de  la  période  –de  100  millions de DT en 2003, ils sont passés à 140 millions de dinars (82  millions  d’euros)  en  2007,  soit  une  hausse  de  40%‐,  permettant  l’émergence et la structuration de l’industrie. En 2008, cette dernière  comptait 241 entreprises de 10 employés ou plus, parmi lesquelles 39  totalement exportatrices et 156 à participation étrangère. Entre 2003 et  2007,  les  exportations,  dont  les  dérivés  de  phosphate  représentent  encore la majeure partie (76%), ont augmenté de 16% par an, laissant  entrevoir  des  perspectives  prometteuses.  Durant  la  même  période,  l’industrie plastique a connu un réel essor, avec un taux de croissance  annuel moyen de 21%. Les exportations ont augmenté de 23% par an  en  moyenne.  En  2008,  l’industrie  plastique  comptait 250 entreprises  de  10  personnes  ou  plus,  dont  62  totalement  exportatrices  et  81  entreprises  à participation étrangère. Compte tenu de leur potentiel  d’exportations  et  de  leurs  liens  étroits  avec  d’autres  secteurs  stratégiques,  les  industries  chimiques  et  plastiques  pourraient  bien  être  le  moteur  de  la  croissance  tunisienne  au  cours  de  la  prochaine  décennie.  Opportu‐ nités  Plastiques  techniques  (emballage  de  luxe,  construction,  agriculture),  plaques  et  tuyaux ;  Médicaments  (génériques  et  vaccins),  savons  et  produits d’entretien ; etc.   Acteurs /  Cibles  Groupes  français  (Plastivaloire,  Pronal,  Zodiac),  britanniques  (BG  Group),  italiens,  allemands,  américains  (Cosfibel),  indiens  (GFCL‐ GFCF,  Coromandel  Fertilizers)  iraniens  (IPCC),  turcs  (Adopen  Plastik), jordaniens, etc.  Locali‐ sation  Ariana, Ben Arous, Gabès, Gafsa, Kairouan, Sfax, Zaghouan, Sousse  Dispositifs /  Projets  Technopôles dédiés aux biotechnologies en construction  Centre  technique  de  l’emballage  et  du  conditionnement  à  Tunis  (www.packtec‐tunisia.com) : laboratoires, formation, etc.  Contacts  FIPA‐Tunisie : www.investintunisia.tn 
    • La carte des investissements en Méditerranée       180   Tourisme Enjeux /  Objectifs  Avec son climat agréable, sa longue côte sablonneuse et ses nombreux  sites historiques et culturels, la Tunisie est une destination touristique  très prisée par les Européens. En 2008, elle a accueilli 7 millions de  touristes  étrangers,  5%  de  plus  que  l’année  précédente.  Principale  source de devises pour le pays, le tourisme génère 6,5% du PIB, fait  travailler 12% de la population active et a un fort effet d’entraînement  sur  d’autres  secteurs,  tels  que  le  transport  aérien,  l’artisanat,  le  commerce  et  le  bâtiment.  Cette  attractivité  durable  est appuyée par  les efforts conjoints de l’Etat et du secteur privé depuis les années 60.  Jusque  dans  les  années  90,  la  stratégie  ciblait  une  offre  touristique  quantitative,  essentiellement  balnéaire.  En  2007,  la  Tunisie  comptait  232 000  lits  hôteliers.  Face  à  la  réduction  de  la  durée  moyenne  de  séjour des touristes et à la baisse des taux d’occupation, la stratégie  s’oriente  progressivement  vers  une  diversification  de  l’offre,  notamment à travers le développement du tourisme saharien, et vers  un  rééquilibrage  entre  les  régions  littorales  et  intérieures,  en  encourageant l’investissement dans les zones jugées prioritaires.  Opportu‐ nités  Acquisition  d’entreprises  en  difficulté ;  Aménagement  et  développement  de  complexes  touristiques  (tourisme  saharien,  vert,  médical et thalassothérapie notamment) ; Rénovation  Acteurs /  Cibles  Entreprises  libyennes  (Laico,  Lafico),  européens  (TUI,  Fram,  Club  Med), du Golfe (MBI International, CTKD), etc.  Locali‐ sation  Djerba,  Sousse,  Nabeul‐Hammamet,  Sfax‐Monastir,  Yasmine  Hammamet  pour  le  tourisme  balnéaire ;  Gafsa,  Jérid,  Nefzaoua,  Matmata, Tataouine pour le tourisme saharien  Dispositifs /  Projets  Prime  d’investissement  de  8% pour les projets touristiques dans les  zones  prioritaires,  de  25%  dans  le  gouvernorat  de  Gafsa,  en  reconversion minière (Focus 2)  Privatisations : zone touristique Skanès‐Ed‐Dkhila à Monastir  Concessions  :  complexe  de  tourisme  médical  de  Khabayat  à  Gabès,  zone  touristique  de  Lella  Hadhria  à  Djerba,  port  de  plaisance  El  Kessour  Hergla,  ville  touristique  et  thermale  du  Grand  Korbous,  réhabilitation  et  aménagement  de  la  Sebkha  de  l’Ariana  en  vue  de  créer une ville touristique, etc.  Contacts  Office national du tourisme tunisien (guichet unique pour les projets  touristiques) : www.bonjour‐tunisie.com 
    • La carte des investissements en Méditerranée       181      Bâtiment et travaux publics (BTP) Enjeux /  Objectifs  Pierre angulaire du développement des infrastructures et de l’habitat,  ce  secteur  a  connu  une  évolution  remarquable.  Les  méga‐projets  annoncés devraient lui faire connaître un bon quantitatif et qualitatif  au cours des prochaines années. Dans le domaine des transports, les  infrastructures  routières  seront  doublées  d’ici  2016  :  prolongements  de  l’autoroute  Bizerte‐Sfax  et  du  tronçon  autoroutier  Tunis‐Oued  Zarga,  réalisation  de  9  échangeurs  dans  le  Grand  Tunis.  Un  réseau  ferré régional développera et connectera les transports collectifs dans  le  Grand  Tunis.  Le  port  en  eau  profonde  d’Enfidha  (1,4  milliards  d’euros)  sera  doté  d’une  zone  logistique  et  économique,  relié  à  l’ensemble du territoire national par les voies ferroviaire et routière,  et  équipé  d’un  aéroport  international  (inauguré  fin  2009).  Dans  le  domaine  de  l’eau  et  de  l’énergie,  les  initiatives  foisonnent  :  dépollution  à  Sfax,  désalinisation  à  Djerba,  épuration  à  Tunis  Sud,  centrales  électriques  à  Bizerte,  Sousse,  et  El  Haouria/Cap  Bon,  raffinerie privée à Skhira, etc. Depuis la fin des années 80, l’Etat s’est  également  engagé  à  développer  l’offre  de  logements  et  d’aménagements  urbains  pour  répondre  aux  besoins  de  la  population.  Les  grands  projets  tels  Tunis  Financial  Harbour,  Tunis  Sports City et les Portes de la Méditerranée doivent y contribuer. Pour  leur réalisation, l’Etat met en concurrence des entreprises tunisiennes  avec  des  groupes  internationaux  afin  de  favoriser  la  professionnalisation du secteur.  Opportu‐ nités  Construction  et  exploitation  de  réseaux  et  d’équipements  (Build  Operate  Transfer  ou  concession) ;  Lotissement  et  aménagement  de  terrains ; Construction de logements et de locaux industriels  Acteurs /  Cibles  Entreprises du Golfe (Bukhatir, Sama Dubai), européennes (DIET SA),  turques (TAV), asiatiques, etc.  Locali‐ sation  Tout le pays (logique de compétitivité des villes et de rééquilibrage  entre littoral et régions intérieures)  Dispositifs /  Projets  Loi relative à la promotion immobilière de 1990 : encouragement des  projets de développement de l’habitat, notamment social  Incitations à la construction de locaux industriels dans les zones de  développement régional (Focus 2)  Délai de paiement raccourcis à 45 ou 60 jours  Contacts  Fédération  nationale  des  entrepreneurs  de  bâtiment  et  de  travaux  publics 
    •   12. Bibliographie  ANIMA, Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment?, Avril 2007.   ANIMA, Investissement direct étranger vers les pays Med en 2008 : Face à la crise, Avril  2009.   Commission  européenne,  OCDE  et  Fondation  européenne  pour  la  formation,  Rapport sur la mise en œuvre de la Charte euro‐méditerranéenne pour l’entreprise, Office  des publications officielles des Communautés européennes, 2008.   Noutary  E.,  Funding  Start‐ups  and  SME  Innovation:  A  Guide  for  MEDA  Countries,  Medibtikar, Juin 2008.  Algérie  Gay P., Nouvelles règles pour les investisseurs étrangers en Algérie : moins d’avantages,  plus de contraintes et de contrôles, Ambassade de France en Algérie, Septembre 2008.   Ministère de l’Aménagement du Territoire, de l’Environnement et du Tourisme,  Schéma National d’Aménagement du Territoire 2025.   Ministère  de  l’Industrie  et  de  la  Promotion  des  Investissements,  Stratégie  et  politiques de relance et de développement industriel – Synthèse.   Ministère des Participations et de la Promotion des Investissements, La stratégie et  les politiques de relance et de développement industriel, Février 2007.  Autorité palestinienne  Hanieh A., La Palestine au Moyen Orient : combattre le néolibéralisme et le pouvoir des  Etats Unis, MRzine, Juillet 2008.   The Palestine Economic Policy Research Institute (MAS), An Investment Guide to  Palestine, Mai 2008.   Awad, N.W., An Economic Snapshot of Palestine and the PRDP, MIFTAH, 2008.  Egypte  General Authority for Investment, Invest in Egypt, Janvier 2009.   Oxford Business Group, Emerging Egypt, Juin 2008.  Israël  Prestowitz C. & Carliner B., Israel 2020: A Strategic Vision for Economic Development,  Economic Strategy Institute, 2008.   US ‐ Israel Science and Technology Foundation, Israel 2028: Vision and Strategy For  Economy and Society in a Global World, Mars 2008. 
    • La carte des investissements en Méditerranée       183       Ministère de l’Industrie, du Commerce et du Travail – Centre de Promotion des  Investissements, Investir en Israël : un pays qui va de l’avant, 2009.  Jordanie  Jordan Investment Board, Invest in Jordan, 2009.   Oxford Business Group, The Report: Jordan 2009, 2009.   Royaume hachémite de Jordanie, National Agenda 2006‐2015: The Jordan we strive  for.   Saif I., The Process of Economic Reform in Jordan 1990‐2005, Go‐EuroMed, Décembre  2007.  Liban  Bank Audi, Lebanon Banking Sector Report, Août 2009.   Ministère des Finances, Lebanon Country Profile, 2009.  Maroc  CNUCED, Examen de la politique de l’investissement : Maroc, 2008.   Ministère de l’Economie et des Finances – Direction des Etudes et des Prévisions  Financières,  Spécialisation  et  concentration  industrielles  :  Atouts  et  vulnérabilités  des  secteurs et des régions, Mai 2009.   Ministère de l’Economie et des Finances – Direction des Etudes et des Prévisions  Financières,  La  décennie  des  réformes  et  du  progrès…  pour  un  Maroc  moderne  et  solidaire : 1999‐2009, Juillet 2009.   Royaume  du  Maroc ;  Pacte  national  pour  l’émergence  industrielle :  Contrat  Programme 2009‐2015, 2009.  Syrie  Ababsa M., Roussel C., Al Dbiyat M., Le territoire syrien entre intégration nationale et  métropolisation renforcée, paru dans La Syrie au présent, Actes Sud, 2007.   République arabe syrienne, The 10th Five Year Plan 2006‐2010.   Syrian  Investment  Agency,  The  Second  Annual  Investment  Report  In  Syria  For  the  year 2007.  Tunisie  Ernst & Young, Etude de la stratégie industrielle nationale à horizon 2016, 2008. 
    •                                Le  programme  Invest  in  Med  vise  à  développer  durablement  les  relations  dʹaffaires,  les  investissements et les partenariats dʹentreprises entre les 2 rives de la Méditerranée. Financé à 75%  par lʹUnion européenne sur la période 2008‐2011, il est piloté par le consortium MedAlliance, qui  réunit  des  agences  de  développement  économique  (ANIMA,  leader  du  programme),  des  CCI  (ASCAME,  EUROCHAMBRES)  et  des  fédérations  dʹentreprises  (BUSINESSMED).  Avec  les  membres  de  ces  réseaux  et  leurs  partenaires  associés  (ONUDI,  GTZ,  EPA  Euroméditerranée,  Banque Mondiale etc.), un millier dʹacteurs économiques sont ainsi mobilisés au travers dʹinitiatives  pilotes centrées sur des filières méditerranéennes dʹavenir. Chaque année, une centaine dʹopérations  de  terrain  associent  les  27  pays  de  lʹUnion  européenne  et  leurs  9  partenaires  du  sud  :  Algérie,  Autorité Palestinienne, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Syrie et Tunisie.  La carte des investissements en Méditerranée Guide sectoriel des politiques publiques pour l’investissement en Méditerranée Etude N°7 / Janvier 2010 Ce  guide  est  la  première  étape  d’un  travail  de  recensement  et  de  géolocalisation  de  l’activité  économique en Méditerranée, mis en place par le programme Invest in Med pour aider les pays à  mieux se connaître et se comparer. Mais l’objectif est surtout de fournir aux investisseurs, notamment étrangers, qui ciblent 9 des  pays sud‐méditerranéens bénéficiaires du programme Invest in Med, un outil opérationnel pour  les aider à répondre aux questions suivantes :   Quels  sont  les  pays  qui  souhaitent  favoriser  le  développement  des  entreprises  de  mon  secteur ?   Quelles sont les régions dans lesquelles mes activités peuvent se développer ? Quelles sont  les  infrastructures,  les  zones  d’activité  industrielle  ou  économique  auprès  desquelles  j’ai  des  chances de trouver mes partenaires, sous‐traitants, concurrents ?   Quels sont les dispositifs incitatifs ou facilitateurs qui me concernent ? Qui contacter pour  les activer?  Les utilisateurs de ce guide ont le choix entre 3 portes d’entrée pour accéder à l’information : un  jeu de 3 cartes légendées par pays (ressources, industrie, services), qui offrent une vision des  principaux secteurs d’activité développés, ainsi que des infrastructures et zones aménagées sur  lesquelles  se  polarise  le  développement  économique ;  pour  chaque  pays,  un  jeu  de  fiches  synthétiques  sur  la  stratégie  industrielle  et  la  position  vis‐à‐vis  des  investisseurs  étrangers ;  pour 15 grands secteurs dont le développement est jugé prioritaire par les pays Med, la liste des  pays dans lesquels chacun de ces secteurs est présent et, pour chaque pays, une fiche sur les  enjeux, opportunités, dispositifs et contacts pour ce secteur.  www.invest-in-med.eu