REPUBLIQUE TUNISIENNEProjet Mise à Niveau des entreprises privées tunisiennes aux exigences Environnementales (MNE)       ...
SOMMAIRE                               SOMMAIREPréface                                                           Page 1I. ...
SOMMAIRE           III.1.2.2 Emploi                                                 Page 39           III.1.2.3 Investisse...
SOMMAIREIV Secteur de lagroalimentaireAperçu général                                                Page 61IV.1 Branche co...
SOMMAIRE           IV.2.2.2.6 Finition                                                      Page 79           IV.2.2.2.7 E...
SOMMAIREIV.4.3.7 Stérilisation                                         Page 100IV.4.4 Problèmes environnementaux          ...
SOMMAIRE           VI.1.2.2 Carreaux en céramique                         Page 126           VI.1.2.2.1 Entreprises, emplo...
PRÉFACEPréfaceLe présent guide environnemental sadresse aux petites et moyennes entreprisestunisiennes désireuses de senga...
I. INTRODUCTION GÉNÉRALE
INTRODUCTION GÉNÉRALEI. Introduction générale                       Niveau des entreprises privées                        ...
INTRODUCTION GÉNÉRALE                        atteints, de grands efforts sont à           I.3 Pollution industrielle en   ...
INTRODUCTION GÉNÉRALEsubstances appauvrissant la couche           lourds amène à les considérer parmi lesdozone, après une...
SECTEUR DE LA CHIMIEAperçu généralLe secteur des industries chimiques au niveau des PME représente 2 à 3 % du P.I.Btunisie...
SECTEUR DE LA CHIMIE : BRANCHE PLASTIQUEII.1.1 Présentation de la                    Polypropylène, de Polyamide, de PVC, ...
SECTEUR DE LA CHIMIE : BRANCHE PLASTIQUE                               II.1.2.3. Investissements                          ...
SECTEUR DE LA CHIMIE : BRANCHE PLASTIQUE                                         Activité : Plastique                    N...
SECTEUR DE LA CHIMIE : BRANCHE HUILE & SAVONII.2.1 Présentation de la                        II.2.2 Problèmesbranche      ...
SECTEUR DE LA CHIMIE : BRANCHE HUILE & SAVON                               La décoloration :                            · ...
SECTEUR DE LA CHIMIE : BRANCHE HUILE & SAVON                                              Activité : Raffinage d’huiles   ...
SECTEUR DE LA CHIMIE : BRANCHE HUILE & SAVON                               II.2.2.2 Extraction dhuile de grignon         ·...
SECTEUR DE LA CHIMIE : BRANCHE HUILE & SAVON                                  Activité : Extraction d’huile de grignon    ...
SECTEUR DE LA CHIMIE : BRANCHE HUILE & SAVON                               II.2.2.3 Savonnerie                            ...
SECTEUR DE LA CHIMIE : BRANCHE HUILE & SAVON                                        Activité : Savonnerie                 ...
SECTEUR DE LA CHIMIE : BRANCHE PESTICIDES ET INSECTICIDESII.3.1 Présentation dusecteur                                    ...
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  1. 1. REPUBLIQUE TUNISIENNEProjet Mise à Niveau des entreprises privées tunisiennes aux exigences Environnementales (MNE) Coopération Tuniso-Allemande Guide environnemental dans diverses branches de lindustrie UTICA Commerce et de lArtisanat Union Tunisienne de lIndustrie, duMEDD MIEPME des Petites et Moyennes Entreprises Ministère de lEnvironnement et du Ministère de lIndustrie, de lEnergie et Coopération Technique Développement Durable Allemandewww.gtz-tunisie-mne.org E-mail : Tél.: + 216 71 96 48 05 Immeuble Jawharat El Bouheïra, App. B21www.utica.org.tn gtz-mne@gnet.tn … cest GAGNER ! Fax : + 216 71 96 17 51 Les Berges du Lac - 2035 Tunis www.utica.org.tn www.utica.org.tn
  2. 2. SOMMAIRE SOMMAIREPréface Page 1I. Introduction généraleI.1 Groupes cibles Page 5I.2 Contexte tunisien de lentreprise & de lenvironnement Page 5I.3 Pollution industrielle en Tunisie Page 6II Secteur de la chimieII.1 Branche plastiqueII.1.1 Présentation de la branche Page 15II.1.2 Production et valeur ajoutée Page 15II.1.2.1. Production Page 15II.1.2.2. Valeur ajoutée Page 15II.1.2.3. Investissements Page 16II.1.3 Perspectives de développement de la branche Page 16II.1.4 Problèmes environnementaux Page 16II.2 Branche extraction huile de grignon, raffinage huile de graine etsavonnerie (savon de ménage)II.2.1 Présentation de la branche Page 21II.2.1.1 Raffinage dhuiles de graine Page 21II.2.1.2 Extraction dhuiles de grignon Page 21II.2.1.3 Savonnerie de ménage Page 21II.2.2 Problèmes environnementaux Page 21II.2.2.1 Raffinage dhuile Page 21II.2.2.2 Extraction dhuile de grignon Page 24II.2.2.3 Savonnerie Page 26II.3 Branche pesticides & insecticidesII.3.1 Présentation de la branche Page 31II.3.1.1 Production Page 31II.3.1.2 Problèmes environnementaux Page 31III. Secteur cuir et chaussuresIII.1 Présentation du secteur Page 35III.2 Principaux paramètres du secteur Page 35III.2.1 Production Page 35III.2.2 Emploi Page 35III.2.3 Investissements Page 36III.2.4 Valeur ajoutée Page 36III.2.5 Balance commerciale Page 36III.2.5.1 Importations du secteur Page 36III.2.5.2 Exportations Page 36III.2.5.3 Balance commerciale Page 36III.1 Branche tannerie et mégisserieIII.1.1 Présentation de la branche Page 39III.1.2 Principaux paramètres de la branche Page 39III.1.2.1 Production Page 39GUIDE ENVIRONNEMENTAL
  3. 3. SOMMAIRE III.1.2.2 Emploi Page 39 III.1.2.3 Investissements Page 39 III.1.2.4 Balance commerciale Page 39 III.1.2.4.1 Importations du secteur Page 39 III.1.2.4.2 Exportations Page 39 III.1.2.5 Perspectives et développement de la branche Page 39 III.1.3 Problèmes environnementaux Page 40 III.1.3.1 Principaux produits chimiques utilisés comme matières premières Page 40 III.1.3.2 Procédés de transformation des peaux animales en cuir Page 42 III.1.3.2.A Rivière Page 42 III.1.3.2.A.1 Pré-trempe ou reverdissage Page 42 III.1.3.2.A.2 Trempe et lavage Page 42 III.1.3.2.A.3 Enchaulage Page 42 III.1.3.2.A.4 Epilage - Pelannage Page 42 III.1.3.2.A.5 Ebourrage Page 42 III.1.3.2.A.6 Echarnage Page 42 III.1.3.2.A.7 Façonnage ou décrassage Page 42 III.1.3.2.A.8 Déchaulage Page 42 III.1.3.2.A.9 Confitage Page 43 III.1.3.2.B Tannage Page 43 III.1.3.2.B.1 Picklage Page 43 III.1.3.2.B.2 Dégraissage Page 43 III.1.3.2.B.3 Tannage Page 43 III.1.3.2.B.4 Retannage Page 44 III.1.3.2.C Le corroyage-finissage Page 44 III.1.3.2.C.1 Opérations mécaniques sur cuir humide Page 44 III.1.3.2.C.2 Opérations chimiques sur cuir humide Page 44 III.1.3.2.C.3 Opérations de séchage Page 44 III.1.3.2.C.4 Opérations mécaniques sur cuir sec Page 44 III.1.3.2.C.5 Opérations de finissage Page 44 III.1.3.3 Pollution engendrée par la fabrication du cuir Page 45 III.1.3.3.A Sources de pollution Page 45 III.1.3.3.B Flux de pollution Page 47 III.1.3.3.B.1 Pollution hydrique Page 47 III.1.3.3.B.2 Déchets solides Page 51 III.1.3.3.B.3 Emissions gazeuses Page 52 III.1.3.4 Mesures de réduction de la pollution générée par la fabrication du cuir Page 52 III.1.3.4.A Technologies propres Page 52 III.1.3.4.B Traitements des rejets hydriques Page 55 III.1.3.4.B.1 Traitement regroupé des effluents Page 55 III.1.3.4.B.2 Traitement séparé des effluents Page 56 III.1.3.4.B.2.a Pré-traitement des effluents sulfureux Page 56 III.1.3.4.B.2.b Pré-traitement des effluents chromés Page 56 III.1.3.4.B.2.c Traitement biologique Page 56 GUIDE ENVIRONNEMENTAL
  4. 4. SOMMAIREIV Secteur de lagroalimentaireAperçu général Page 61IV.1 Branche concentré de tomates et pâte de piments (harissa)IV.1.1 Présentation de la branche Page 65IV.1.1.1 Tomate Page 65IV.1.1.1.1 Production Page 65IV.1.1.1.2 Matières premières Page 65IV.1.1.1.3 Exportations Page 66IV.1.1.2 Pâte de piments (harissa) Page 66IV.1.2 Perspectives de développement de la branche Page 67IV.1.2.1 Prévisions globales Page 67IV.1.2.2 Perspectives par activité Page 67IV.1.2.2.1 Concentré de tomates Page 67IV.1.2.2.2 Pâte de piments (harissa) Page 67IV.1.3 Problèmes environnementaux Page 67IV.1.3.1 Différentes étapes de fabrication Page 67IV.1.3.1.1 Réception et lavage Page 67IV.1.3.1.2 Triage Page 68IV.1.3.1.3 Broyage Page 68IV.1.3.1.4 Préchauffage Page 68IV.1.3.1.5 Passoire Page 68IV.1.3.1.6 Extraction et raffinage Page 68IV.1.3.1.7 Concentration Page 68IV.1.3.1.8 Pasteurisation Page 69IV.1.3.1.9 Remplissage et sertissage Page 69IV.1.3.1.10 Stérilisation des boîtes Page 69IV.1.3.1.11 Refroidissement Page 70IV.1.3.1.12 Séchage Page 70IV.1.3.2 Pollution engendrée par la transformation des tomates et des piments Page 70IV.1.3.2.1 Emissions atmosphériques Page 70IV.1.3.2.2 Déchets solides Page 71IV.1.3.2.3 Nuisances sonores Page 71IV.1.3.2.4 Rejets hydriques Page 71IV.1.3.2.4.1 Eaux pluviales Page 71IV.1.3.2.4.2 Eaux sanitaires Page 71IV.1.3.2.4.3 Eaux usées industrielles Page 71IV.1.3.3 Mesures de réduction de la pollution Page 72IV.2 Branche abattoirsIV.2.1 Présentation de la branche Page 77IV.2.2 Problèmes environnementaux Page 78IV.2.2.1 Abattoirs de viande rouge Page 78IV.2.2.2 Abattoirs de volailles Page 79IV.2.2.2.1 Préparation des volailles Page 79IV.2.2.2.2 Accrochage Page 79IV.2.2.2.3 Anesthésie - saignée Page 79IV.2.2.2.4 Échaudage Page 79IV.2.2.2.5 Plumaison Page 79GUIDE ENVIRONNEMENTAL
  5. 5. SOMMAIRE IV.2.2.2.6 Finition Page 79 IV.2.2.2.7 Eviscération Page 80 IV.2.2.2.8 Ressuyage Page 80 IV.2.2.2.9 Opérations de découpe et de conservation par le froid Page 80 IV.2.2.3 Recensement des rejets générés par les abattoirs Page 83 IV.2.2.3.1 Sang Page 83 IV.2.2.3.2 Déchets solides Page 83 IV.2.2.3.3 Rejets hydriques Page 84 IV.2.2.3.4 Rejets gazeux Page 85 IV.2.2.3.5 Nuisances sonores Page 85 IV.2.2.4 Traitement des rejets générés par les abattoirs Page 85 IV.2.2.4.1 Traitement du sang Page 85 IV.2.2.4.2 Traitement des déchets solides Page 86 IV.2.2.4.3 Traitement des rejets hydriques Page 86 IV.2.2.4.3.1 Eaux pluviales Page 86 IV.2.2.4.3.2 Eaux sanitaires Page 86 IV.2.2.4.3.3 Eaux du parc auto Page 86 IV.2.2.4.3.4 Eaux usées dabattage Page 86 IV.3 Branche laiteries et produits dérivés IV.3.1 Présentation de la branche Page 91 Préambule Page 91 IV.3.1.1 Situation nationale Page 91 IV.3.1.2 Situation de la production Page 91 IV.3.1.3 Situation de la transformation Page 91 IV.3.1.4 Situation de la distribution Page 92 IV.3.1.5 Situation internationale Page 92 IV.3.1.6 Comparaison internationale Page 92 IV.3.1.7 Actions à entreprendre Page 92 IV.3.1.8 Création dentreprises et partenariat Page 93 IV.3.2 Procédés de fabrication Page 93 IV.3.2.1 Lait stérilisé Page 93 IV.3.2.2 Lait fermenté Page 93 IV.3.2.3 Yaourt Page 93 IV.3.2.4 Crème fraîche Page 93 IV.3.2.5 Fromage frais Page 93 IV.3.2.6 Beurre Page 93 IV.3.3 Problèmes environnementaux Page 94 IV.4 Branche conserves de produits de la mer IV.4.1 Présentation de la branche Page 99 IV.4.1.1 Sardine Page 99 IV.4.1.2 Thon Page 99 IV.4.2 Perspectives de développement Page 100 IV.4.3 Procédés de conservation Page 100 IV.4.3.1 Décongélation Page 100 IV.4.3.2 Découpage en tranches Page 100 IV.4.3.3 Lavage des tranches et égouttage Page 100 IV.4.3.4 Cuisson Page 100 IV.4.3.5 Mise en boîte Page 100 IV.4.3.6 Sertissage Page 100 GUIDE ENVIRONNEMENTAL
  6. 6. SOMMAIREIV.4.3.7 Stérilisation Page 100IV.4.4 Problèmes environnementaux Page 101IV.4.4.1 Émissions atmosphériques Page 101IV.4.4.2 Déchets solides Page 101IV.4.4.3 Nuisances sonores Page 101IV.4.4.4 Rejets hydriques Page 101IV.4.4.4.1 Eaux sanitaires Page 101IV.4.4.4.2 Eaux usées industrielles Page 102V Secteur des textilesV.1 Branche des textiles (Filature, teinturerie et délavage)V.1.1 Entreprises du secteur Page 109V.1.2 Production et valeur ajoutée Page 109V.1.3 Investissement Page 109V.1.4 Emplois Page 109V.1.5 Exportations Page 109V.1.6 Importations Page 110V.1.7 Perspectives de développement Page 110V.1.8 Partenariat Page 110V.1.2 Problèmes environnementaux Page 110V.1.2.1 Activité de filature Page 110V.1.2.1.1 Rejets atmosphériques Page 111V.1.2.1.2 Déchets solides Page 111V.1.2.1.3 Nuisances sonores Page 111V.1.2.1.4 Rejets hydriques Page 111V.1.2.2 Activité de teinturerie Page 112V.1.2.2.1 Rejets atmosphériques Page 113V.1.2.2.2 Déchets solides Page 113V.1.2.2.3 Nuisances sonores Page 113V.1.2.2.4 Rejets hydriques Page 113V.1.2.3 Activité de délavage Page 114V.1.2.3.1 Rejets atmosphériques Page 114V.1.2.3.2 Déchets solides Page 114V.1.2.3.3 Nuisances sonores Page 114V.1.2.3.4 Rejets hydriques Page 115V.1.2.4 Activité dimpression Page 115VI Secteur des industries des matériaux de construction,de la céramique et du verreVI.1 Branche briqueterie, céramique et marbreVI.1.1 Introduction Page 123VI.1.2 Produits céramiques Page 124VI.1.2.1 Briques et hourdis Page 124VI.1.2.1.1 Entreprises, emplois et partenariat Page 124VI.1.2.1.2 Production Page 124VI.1.2.1.3 Investissements Page 124VI.1.2.1.4 Perspectives de développement Page 124VI.1.2.1.5 Procédés de fabrication Page 125GUIDE ENVIRONNEMENTAL
  7. 7. SOMMAIRE VI.1.2.2 Carreaux en céramique Page 126 VI.1.2.2.1 Entreprises, emplois et partenariat Page 126 VI.1.2.2.2 Production Page 126 VI.1.2.2.3 Exportations Page 126 VI.1.2.2.4 Importations Page 126 VI.1.2.2.5 Investissements Page 127 VI.1.2.3 Articles sanitaires en céramique Page 127 VI.1.2.3.1 Entreprises, emplois et partenariat Page 127 VI.1.2.3.2 Production Page 127 VI.1.2.3.3 Exportations Page 127 VI.1.2.3.4 Importations Page 127 VI.1.2.3.5 Investissements Page 127 VI.1.2.4 Articles ménagers en céramique Page 128 VI.1.2.4.1 Entreprises, emplois et partenariat Page 128 VI.1.2.4.2 Production Page 128 VI.1.2.4.3 Exportations Page 128 VI.1.2.4.4 Importations Page 128 VI.1.2.4.5 Investissements Page 128 VI.1.2.5 Procédés de fabrication Page 128 VI.1.2.6 Recensement des nuisances Page 129 VI.1.2.6.1 Emissions atmosphériques Page 129 V.1.2.6.2 Déchets solides Page 129 V.1.2.6.3 Nuisances sonores Page 129 V.1.2.6.4 Rejets hydriques Page 130 VI.1.3 Produits de carrières Page 130 VI.1.3.1 Marbre Page 130 VI.1.3.1.1 Entreprises, emplois et partenariat Page 130 VI.1.3.1.2 Production Page 130 VI.1.3.1.3 Exportations Page 130 VI.1.3.1.4 Importations Page 131 VI.1.3.1.5 Investissements Page 132 VI.1.3.1.6 Perspectives de développement Page 132 VI.1.3.2 Procédés de fabrication Page 132 VI.1.3.3 Recensement des nuisances Page 132 VI.1.3.3.1 Emissions atmosphériques Page 132 V.1.3.3.2 Déchets solides Page 132 V.1.3.3.3 Nuisances sonores Page 133 V.1.3.3.4 Rejets hydriques Page 133 V.1.3.3.4.1 Description du procédé de traitement Page 133 Annexes GUIDE ENVIRONNEMENTAL
  8. 8. PRÉFACEPréfaceLe présent guide environnemental sadresse aux petites et moyennes entreprisestunisiennes désireuses de sengager dans un processus damélioration de leursituation environnementale.Cet outil leur apportera une aide, notamment en ce qui concerne la conformité auxtextes réglementaires en vigueur en Tunisie, ainsi que ladoption des outils demanagement environnementaux. Par ailleurs, il se proposera de soutenir lacompétitivité des entreprises par une meilleure gestion de lenvironnement.Ce guide servira aussi à démontrer à travers des exemples vécus quil est possible nonseulement de réduire les coûts mais aussi de tirer profit à travers des investissementsécologiques permettant lamélioration de léco-efficacité.Limplication des entreprises au processus de Mise à Niveau Environnementale estsans doute très importante, face aux échéances et aux exigences de lintégration à lazone de libre échange avec lUnion Européenne.Le projet "Mise à Niveau des Entreprises Tunisiennes aux ExigencesEnvironnementales (MNE)" de la coopération allemande au développement, lacoopération technique allemande (GTZ), contribue à la réalisation de cet objectif enpartenariat actif avec lUnion tunisienne de lindustrie, du commerce et de lartisanatUTICA, le Ministère de lenvironnement et du développement durable MEDD, et leMinistère de lindustrie, de lénergie et des petites et moyennes entreprises MIEPME.LUnité de Gestion du Projet MNE remercie toutes les personnes qui ont contribué à lapréparation de ce guide.Tunis, novembre 2004.Ont collaboré à lélaboration de ce guide:M. Karim Hamzaoui, Union Tunisienne de lIndustrie, du Commerce et de lArtisanat, UTICA.M. Mohamed Ali Bel Hadj Saad, Ministère de lEnvironnement et du Développement Durable.M. Moujahed Hannachi, Ministère de lIndustrie et de lEnergie.M. Anis Gharbi, Fédération Nationale de la Chimie.Mme Zohra Nabli, Fédération Nationale de lAgro-Alimentaire.M. Salem Fekih, Fédération Nationale du Cuir et de la Chaussure.M. Abdelhamid Ben HMed, Fédération des Industries des Matériaux de Construction, de laCéramique et du Verre.M. Dr. Otto Schmidt, Projet GTZ MNE.M. Ing. Ahmed Elleuch, Projet GTZ MNE.GUIDE ENVIRONNEMENTAL 1
  9. 9. I. INTRODUCTION GÉNÉRALE
  10. 10. INTRODUCTION GÉNÉRALEI. Introduction générale Niveau des entreprises privées tunisiennes aux exigencesLe tissus industriel tunisien a connu Environnementales MNE » est destinédepuis les années 70 des mutations aux promoteurs industriels de petites etprofondes et des restructurations moyennes entreprises, aux gérants, auxprogressives. Sa modernisation en directeurs techniques, aux bureauxréponse aux contraintes et exigences de détudes externes, aux responsablesplus en plus qualitatives et normatives environnement, aux centres techniquesdune économie qui a lentement évolué et à lUTICA (fédérations des secteurs).du dirigisme à léconomie du marché, Il a pour objet de présenter auxest devenue une réalité. Les PME personnes ou organismes et servicestunisiennes qui constituent lâme concernés les divers aspects de lavivante de léconomie tunisienne avec réglementation tunisienne en matièreplus de 95% du tissu industriel font, denvironnement et les différentsaujourdhui, face à de nouveaux défis et problèmes environnementaux dans lesenjeux, et leur modernisation et leur secteurs industriels.internationalisation les obligent à menerdes actions stratégiques qui leur I.2 Contexte tunisien depermettent de faire face à la concurrence lentreprise & deinternationale (barrières normatives et lenvironnementréglementaires, souvent même trèssophistiquées). Le développement économique en Tunisie sest accompagné dun grandParmi ces actions stratégiques, la Mise à effort dindustrialisation du pays. LesNiveau Environnementale de ces impératifs de croissance et de créationentreprises nest plus un tabou, cest une demplois lemportaient sur lesréalité saillante sans laquelle lentreprise considérations de protection dene peut ni survivre ni évoluer. lenvironnement et de préservation des équilibres souvent fragiles desCe guide va permettre aux PME écosystèmes.daméliorer leur rendementenvironnemental tout en favorisant une Plusieurs unités industrielles ont étéproduction efficiente. ainsi mises en place et différentes implantations industrielles ont étéIl a pour ambition daider les érigées en labsence de préoccupationspromoteurs industriels à atteindre les environnementales rigoureuses.objectifs suivants:• une utilisation plus efficace des La croissance industrielle qui sestressources ainsi quune réduction des produite tout le long des quatrerejets de contaminants et des déchets; dernières décennies a eu des effets• une réduction des coûts de positifs en termes de production, deproduction; création demploi, de capacité dexportation du pays et de niveau de• une meilleure performance vie dune manière générale. Cependant,environnementale et économique; elle a eu de nombreux effets négatifs sur• une meilleure compétitivité; lenvironnement en termes de• une réduction des risques pour la déséquilibre régional, utilisationsanté des travailleurs; intensive de certaines ressources,• une plus grande satisfaction des pollution de leau, de lair, du sol, etc…attentes des clients; Les rares opportunités dinvestissement• un meilleur contrôle des risques dans des régions défavorisées durattachés à la responsabilité civile; Centre-Ouest et du Sud, ainsi que•une meilleure image de limplantation des industries chimiqueslétablissement. de transformation de produits miniers sur le littoral sont à lorigineI.1 Groupes cibles dimportants préjudices écologiques.Ce guide environnemental, réalisé par Pour que les objectifs assignés à cela GTZ dans le cadre du projet « Mise à secteur, à moyen et à long terme, soientGUIDE ENVIRONNEMENTAL 5
  11. 11. INTRODUCTION GÉNÉRALE atteints, de grands efforts sont à I.3 Pollution industrielle en consentir par les industriels pour Tunisie adopter des pratiques et des techniques respectueuses des exigences de Le rapport « Croissance économique et lenvironnement. durabilité écologique en Tunisie », réalisé par la Banque Mondiale en 1995, Des calculs effectués pour le cas de la a traité la détermination de lintensité de Tunisie, en appliquant la méthodologie la pollution industrielle par secteur développée par la Banque Mondiale dactivité (ou pollution par unité connue sous le nom de IPPS (Système de dactivité) sur la base des données Protection de la Pollution Industrielle), empruntées au Système de Protection ont permis de saisir lampleur de la de la Pollution Industrielle "IPPS". pollution industrielle dans le pays et Lequel système est basé sur le fait que la didentifier les principaux problèmes pollution industrielle est fortement sectoriels, notamment les industries influencée par léchelle de lactivité chimiques qui constituent le principal industrielle, sa composition sectorielle polluant en Tunisie en terme et ses procédés technologiques. démissions de substances toxiques (plus de 45% de substances toxiques Les principaux indicateurs utilisés pour organiques et plus de 25% des la mesure de limportance de la substances toxiques métalliques). pollution toxique de lair, de leau et du sol, étaient : En effet, la pollution est définie principalement par les déchets gazeux, • Demande biologique en oxygène liquides et solides obtenus lors de (DBO5) lextraction et de la transformation des •D e m a n d e c h i m i q u e e n matières premières en produits oxygène(DCO) industriels et de consommation. • pH • Les matières en suspension (MES) qui Les valeurs limites pour la pollution indiquent le degré de la pollution sont fixées par bulletin officiel. Le fait hydrique ; quune substance résiduaire a un • Le dioxyde de soufre (SO2); les oxydes caractère polluant est défini par réglementation. Nous citons à titre dazote NOx; le monoxyde de carbone dexemple : (CO); lozone (O 3 ); les composés organiques volatils (COV) qui indiquent • Arrêté du Ministre de lEconomie du lintensité de la pollution 20 juillet 1989 portant homologation de atmosphérique et les gaz à effet de serre, la norme tunisienne NT 106.002 relative tel que le dioxyde de carbone (CO2), le aux rejets deffluents hydriques dans le méthane (CH4). milieu récepteur ; • Arrêté du Ministre de lEconomie du 28 décembre 1994 portant homologation Selon ce rapport, lindustrie chimique en de la norme tunisienne relative aux Tunisie contribue à 52% dans la valeurs limites et valeurs guides de pollution de lair, à 70% dans la certains polluants dans lair ; pollution de leau et à 60% dans la pollution du sol. • Arrêté du Ministre de lIndustrie du 13 avril 1996 portant homologation de la Les unités industrielles classées comme norme tunisienne NT 106.04 relative à fortement polluantes sont à lorigine lair ambiant ; dune dégradation de la qualité de leau, • Arrêté du Ministre de lIndustrie du 03 de lair et du sol. Certaines sont même avril 1997 portant homologation de la responsables directe de la perturbation norme tunisienne NT 106.05 relative aux du système écologique marin ou des valeurs limites démission des polluants écosystèmes terrestres de certaines des cimenteries. régions tes que le littoral de Sfax, de • et autres… (voir annexe) Gabès et de Bizerte. Pour les émissions des gaz à effet de serre (CO2, CFC, etc…), la consommation tunisienne en6 GUIDE ENVIRONNEMENTAL
  12. 12. INTRODUCTION GÉNÉRALEsubstances appauvrissant la couche lourds amène à les considérer parmi lesdozone, après une période culminant produits dangereux. De plus, ces huilesen 1997 avec plus de 1135 tonnes (ODP), usagées contiennent des composéscommence à décroître à un taux annuel aromatiques à base de noyauxde 13,5% pour atteindre 850 tonnes benzénique condensés pouvant, pour(ODP) en 1999. De telles substances sont certains, influencer des cancers de lagénérées notamment par le secteur du peau.froid, de la climatisation, de fabricationde mousses, les aérosols et les appareils Parmi les principaux problèmes, il y a ladextinction. collecte et lélimination des huiles usagées. Elles sont particulièrementConcernant la pollution hydrique, le dispersées sur tout le territoire tunisien.volume des eaux utilisées par le secteur Actuellement, le volume dhuilesindustriel et collecté par le réseau usagées collecté est de lordre de 50% dedassainissement public a été estimé en la production initiale.1999 à 17 millions de m3 environ, soit10,5% du volume total collecté. A leur tour, les déchets solides générésCependant, ce volume ne représente par le secteur industriel tunisien sont dequne partie des eaux utilisées dans les trois types :processus industriels qui sont dans de • Les déchets inertes (déblais, déchetsnombreux cas rejetées dans la nature (la minéraux divers provenant desmer, les lacs, les oueds, etc…) avec une industries extractives, …) représentantcharge polluante plus ou moins 1% de la totalité des déchets solidesimportante. Ces rejets sont à lorigine de industriels ;pollution des milieux récepteurs et leurs • Les déchets banals (assimilables auxeffets atteignent souvent les nappes déchets ménagers et pouvant être traitésphréatiques. La consommation en eau de la même manière) représentant 24%industrielle ne cesse daccroître pour de la totalité des déchets solidesatteindre plus de 180 millions de m3 en industriels ;lan 2000 (soit 4% des ressources • Les déchets spéciaux (déchetsutilisées) dont 69,2 millions de m3 contenant des éléments nocifs enprovenant des nappes profondes (soit concentration variable) représentant6,4% du volume exploité deaux 75% de la totalité des déchetssouterraines). Les projections faites à industriels.lhorizon 2030 montrent une netteaugmentation de la part de lindustrie La maîtrise de la pollution par cesdans la demande deau à 7,3%. déchets solides rencontre actuellement de nombreuses difficultés, notamment :Un autre type de rejet liquide aussi • Labsence de filières organisées pourimportant que celui des eaux certains types de déchets ;résiduaires et qui a posé beaucoup de • Les difficultés de lindustrie deproblèmes du point de vue collecte, recyclage ;traitement et élimination, dans ces dix • Labsence dun système dedernières années, est celui des huiles recouvrement des coûts pour la gestionusagées en Tunisie. des déchets.Rappelons que les huiles à moteur et les Enfin et en matière de consommationhuiles industrielles, selon leur usage, dénergie, les activités industrielles sontcontiennent des additifs, à savoir des les principales utilisatrices de lénergieantioxydants, des substances électrique avec une part atteignant 63%c himiques, des dispersants, des de la consommation globale. Lescomposés à base de polymères pour industries du secteur chimie, delamélioration de la viscosité, etc. matériaux de construction et du pétrole sont les principaux consommateursDu fait de leur utilisation et de leurs dénergie électrique.additifs, les huiles usagées sontchargées en plusieurs impuretés,principalement du calcium, dumagnésium, du zinc, du phosphore, dufer et du plomb. La présence de métauxGUIDE ENVIRONNEMENTAL 7
  13. 13. SECTEUR DE LA CHIMIEAperçu généralLe secteur des industries chimiques au niveau des PME représente 2 à 3 % du P.I.Btunisien et 13 à 15% de la valeur ajoutée du secteur manufacturier.Ainsi, ce secteur englobe 743 entreprises industrielles de différentes tailles, détenuesmajoritairement par le secteur privé et emploie près de 19 780 personnes.Principaux paramètres du secteur :• Nombre dentreprises: 743 dont 487 < à 10 emplois.• Production: 960 MDT• Taux de croissance annuelle: 5,5 %• Exportation: 142 MDT• Investissement: 194,3 MDT• Emploi: 19 780 personnes(Source API 2001)Les entreprises appartenant au secteur des industries chimiques qui ont adhéré auprogramme de mise à niveau sont au nombre de 132 au 31 Décembre 2002, dont 24entreprises sont certifiées ISO 9001 et un nombre moins important, certifiées ISO14001.GUIDE ENVIRONNEMENTAL 11
  14. 14. SECTEUR DE LA CHIMIE : BRANCHE PLASTIQUEII.1.1 Présentation de la Polypropylène, de Polyamide, de PVC, etc. Létape finale de cettebranche transformation est la confection du produit souhaité et son impression.La branche « plastique » occupe enTunisie une position prioritaire dans Les technologies de la transformationlindustrie. Cette importance provient du plastique sont diversifiées, et londu fait que cette branche touche presque distingue principalement:tous les autres domaines dactivitéindustrielle, artisanale, commerciale, • Le moulage par injection,agricole et touristique. • Lextrusion-soufflage de corps creux, • Lextrusion gonflage de sacs,A lheure actuelle, lindustrie tunisienne • Le thermoformage,de fabrication de plastique estreprésentée par 420 unités industrielles. • Le rotomoulage,Cette branche est jeune, puisque 20% • Le moulage par compression,des entreprises ont moins de 5 ans dâge • Le calandrage,et plus de 50% ont moins de 12 ans. • Lenduction et le revêtement,Leffectif employé compte dans cette • Le moulage au contact et parbranche environ 11 000 personnes, soit projection de plastique, renforcé de fibre2,2% de lemploi des industries de verre.manufacturières. Les articles fabriqués dans la brancheLanalyse de la répartition des peuvent être regroupés en 5 gammes deentreprises par tranche deffectifs laisse produits:apparaître une forte concentration de • La fabrication darticles de ménage, dePME dans cette branche. Ainsi, 50% des menuiserie et dameublement,entreprises ont moins de 20 salariés et • La fabrication darticles à usageprès de 80% des entreprises ont moins agricole: film plastique pour serres,de 50 salariés. tubes, tuyaux et accessoires pour lirrigation, grillages,II.1.2 Production et valeur • La fabrication darticles de bâtiment:ajoutée tuyauteries, quincaillerie électrique, tubes de protection de câblesII.1.2.1. Production électriques, gaines de ventilation, • La fabrication de divers articlesLa valeur de la production totale de la demballage,plasturgie a atteint 501 millions de • La fabrication darticles techniques àdinars en 2002. Cette branche a connu forte valeur ajoutée.une croissance régulière et continuedenviron 20% par an au cours des La production darticles demballage estdernières années. la principale activité de la branche des industries plastiques.Ci-après les principaux paramètres decette branche: Cest ainsi que certains matériaux, tels• Nombre dentreprises : 420 que le polystyrène (PS), le polyéthylène• Production: 501 MDT (PE), le polychlorure de vinyle (PVC) et• Exportation: 74 MDT le polyéthylène haute et basse densité (PEHD et PEBD), sont utilisés pour le• Investissement (2002): 35 MDT conditionnement de certains liquides et• Emploi: 11 000 personnes semi-liquides alimentaires.(source API 2002) II.1.2.2. Valeur ajoutéeEn Tunisie, cette branche sest orientéetotalement vers la transformation des Le taux de la valeur ajoutée de lamatières plastiques, notamment par branche des plastiques de lannée 2002injection ou extrusion des films à basse par rapport à lannée 2001 est estimé àet à haute densité de Polyéthylène, de 38%.GUIDE ENVIRONNEMENTAL 15
  15. 15. SECTEUR DE LA CHIMIE : BRANCHE PLASTIQUE II.1.2.3. Investissements En matière dinvestissements réalisés, la branche plastique se classe au deuxième rang par rapport à lactivité manufacturière. La valeur des investissements réalisés dans la branche des plastiques durant lannée 2002 est denviron 35,5 millions de dinars. II.1.3 Perspectives de développement de la branche Certaines entreprises tunisiennes, soucieuses de la nécessité daméliorer la qualité de leurs produits, ont adopté de nouvelles technologies pour aboutir à lallégement des articles finis et à la possibilité de recyclage aussi bien des déchets de matières premières que de produits finis. A titre dexemples, citons les bouteilles en PET utilisées pour les boissons gazeuses, eaux minérales et autres, et réutilisables (programme Ecolef). II.1.4 Problèmes environnementaux Les nuisances environnementales que pourraient générer les différents procédés de transformation des matières plastiques sont les suivants : • Des eaux de refroidissement, • Des eaux de lavage des déchets de plastique à recycler, • Des eaux de nettoyage du parterre, • Du solvant de nettoyage des rouleaux dimpression, • Des huiles usagées, • Des emballages, • Des ordures ménagères, • Des copeaux et des produits de plastique de qualité médiocre, • Des émissions atmosphériques (poussières, COV, fréons des installations frigorifiques), • Des nuisances sonores (bruit et vibration).16 GUIDE ENVIRONNEMENTAL
  16. 16. SECTEUR DE LA CHIMIE : BRANCHE PLASTIQUE Activité : Plastique Nature de la pollution Mesures de dépollution Eaux sanitaires • Branchement dans le réseau de l’ONAS • Collecte dans une fosse sceptique, puis transport vers la STEP de l’ONAS (en cas d’absence de réseau). Eaux de refroidissement Refroidissement – Recyclage des eaux refroidies. Eaux de lavage des déchets de Tamisage - Dessablage – Déshuilage - plastique Recyclage. Effluents chargés en solvant et en Distillation des solvants pour les Hydrique encre. réutiliser. Huiles usagées Collecte et livraison aux sociétés agréées. Écoulements accidentels • Le stockage des matières liquides engendrés par les opérations de devra se faire à l’intérieur des murs déchargement, de déchargement de rétention, sur un sol étanche. et du stockage des matières • Les points de chargement et de liquides. déchargement devront être équipés de cuvettes de récupération. Eaux de ruissellement et celles de Les réseaux des eaux usées la toiture. industrielles, des eaux sanitaires, des eaux de ruissellement et celles de la toiture devront être séparés. Fumées de combustion. Entretien régulier des brûleurs + cheminée bien étudiée. Atmosphérique Fuites des fréons contenus dans • Vérifier si les fréons utilisés sont les installations frigorifiques. autorisés. • Inventaire des fréons. Dégagement des composés Évaluer les quantités de COV et si organo-volatils (COV). possible effectuer des analyses. Poussières (en particulier PVC et Cyclonage et filtration à travers des broyage des déchets de plastique) filtres à manches. Ordures ménagères. Transport vers une décharge contrôlée. Déchet solide Déchets de plastiques, papiers, Stockage par nature (triage) puis cartons, batteries usagées, livraison aux recycleurs ou recyclage métaux, etc. sur place. Résidus des distillations. Transport vers une décharge spéciale ou destruction dans un incinérateur. Boue de l’unité de traitement des Déshydratation et transport vers une eaux usées. décharge contrôlée. Bruits Mesures, protections auditives individuelles, choix d’équipements Sonore plus silencieux, isolation sonore. Vibrations générées par les Installer les équipements sur des équipements. socles anti-vibratoires.GUIDE ENVIRONNEMENTAL 17
  17. 17. SECTEUR DE LA CHIMIE : BRANCHE HUILE & SAVONII.2.1 Présentation de la II.2.2 Problèmesbranche environnementauxLa production nationale dans cette II.2.2.1 Raffinage dhuilebranche est assurée par environ dix septentreprises industrielles implantées Les huiles végétales (soja, colza) et lesdans les régions de Sfax, du Sahel et de huiles de grignon subissent unTunis. traitement nécessaire et suffisant avant leur mise à la disposition duII.2.1.1 Raffinage dhuiles de graine consommateur. Le raffinage des huiles comprend les étapes suivantes :Les entreprises de raffinage dhuile sont • Démucilagination ;au nombre de neuf. • Neutralisation ;Lévolution de la production de cettebranche est reflétée dans le tableau 1 (Cf • Décoloration ;bas de page). • Désodorisation.II.2.1.2 Extraction dhuiles de La démucilagination :grignon Cest un traitement qui consiste à éliminer certains éléments courammentPour lextraction dhuiles de grignon, appelés mucilages ayant une réactionlévolution de la production de cette nuisible lors du raffinage, de labranche est reflétée dans le tableau 2 (Cf conservation ou de lutilisation debas de page). lhuile. Le procédé consiste à traiter lhuile par 0,1 à 0,3% dacideLa production dhuile raffinée et dhuile phosphorique à froid pour dissocier lesde grignon ne cesse daugmenter pour phospholipides (mucilages) et lesrépondre à laccroissement de la glycérides.demande locale pour ces produits.Lannée 2000 a enregistré une La neutralisation :augmentation assez appréciable de la Lhuile attaquée par lacideproduction totale. phosphorique subit une neutralisation par une solution de soude. A la sortie duII.2.1.3 Savonnerie de ménage réacteur, le mélange subit une séparation centrifuge où lhuile estLa production des savons de ménage séparée des mucilages et des produitsreprésente 85% de la production totaledes savons. Le taux de croissance annuel saponifiés. Lhuile démucilaginée estmoyen de la production totale des lavée avec de leau chaude.savons est de lordre de 5%. ème Une 2 centrifugation sépare lhuile des· Nombre dentreprises: 12 eaux de lavage. Ces eaux chargées constituent le rejet liquide principal de· Production: 25 MDT lunité de raffinage. Leur débit est estimé à· Taux de croissance: 4% 3 environ 1 m /tonne dhuile raffinée. Lhuile· Exportation: 2,5 MDT obtenue (acidité < 0,3°Bé) subit un· Investissement (2002): 1,5 MDT séchage par évaporation sous vide.· Emploi: 800 personnes Tableau 1 : Évolution du secteur dextraction dhuiles de graines raffinées. Année 1997 1998 1999 2000 Huile de graines raffinées 144 300 152 900 151 000 164 500 (Production en tonnes) Tableau 2 : Évolution du secteur dextraction dhuiles de grignon. Année 1997 1998 1999 2000 Huile de grignon 15 000 12 500 14 000 18 000 Huile de grignon raffiné 600 1 000 1 000 4 500 Production totale 15 600 13 500 15 000 22 500 (Production en tonnes)GUIDE ENVIRONNEMENTAL 21
  18. 18. SECTEUR DE LA CHIMIE : BRANCHE HUILE & SAVON La décoloration : · Les rejets liquides de la raffinerie La décoloration se réalise par dhuiles proviennent essentiellement adsorption de lhuile sur une terre des opérations de démucilagination et activée, notamment la bentonite. Lhuile de neutralisation. Cela explique la est séparée par filtre presse. couleur jaunâtre du rejet contenant de lhuile entraînée lors du lavage et Cette phase permet déliminer les dautres impuretés. pigments colorés, les peroxydes et les · Les huiles surnageant (par flottation) produits secondaires doxydation et par sont collectées pour être collectées avec suite dobtenir un meilleur goût de les pâtes de neutralisation (pâte lhuile. savonneuse) et cédées au fabricant de savon. Avant dêtre évacuée du filtre, la terre · Les eaux de refroidissement du est traitée par la vapeur pour éliminer raffinage dhuiles deviennent de plus en les traces dhuile. plus chargées, opaques, de couleur blanche laiteuse et dégagent de A la sortie du filtre, la vapeur émane des mauvaises odeurs. Généralement, ces odeurs très désagréables. Une fois mise en eaux sont vidées à raison dune fois par contact avec lair, la terre décolorante an, ce qui pourrait engendrer un risque épuisée prend feu et dégage une fumée dentartrage ou de corrosion des blanche très nocive. équipements du circuit de refroidissement. La désodorisation : Cest la dernière étape du raffinage · Les eaux de régénération des résines réalisée par distillation sous vide poussé échangeuses dions des adoucisseurs à une température élevée (230 à 250°C) sont chargées en chlorure de sodium. avec injection de vapeur deau · Les lieux de stockage des produits surchauffée. Une quantité dacide dangereux qui peuvent être une source citrique en solution dans leau est de pollution, notamment pour le ajoutée à lhuile pendant la phase de combustible, les matières premières refroidissement dans le désodoriseur dangereuses (huiles brutes, soude, afin de protéger lhuile contre acide…), les produits finis (huiles loxydation et daugmenter son temps raffinées…) et lunité de production elle- de conservation. Une fois désodorisée, même. lhuile est refroidie à travers des · Les écoulements accidentels qui échangeurs de chaleur pour être stockée peuvent survenir lors de à une température de 40 à 50°C. déchargements ou de chargements de camions renfermant des produits Aux effluents ci-dessus mentionnés, on dangereux (soude, acides, ajoute : combustible...). · Les eaux résiduaires contenant des · Les eaux de ruissellement et celles de phospholipides, des acides gras, des la toiture qui peuvent être une pollution matières organiques, une bonne hydrique par infiltration dans le milieu quantité dhuiles et de graisses naturel. recyclables. · Les huiles usagées qui doivent être · Les eaux de lavage du parterre collectées et délivrées aux sociétés contenant, outre les matières agréées par les autorités chargées de précédemment citées, des poussières et lenvironnement. autres déchets solides ayant échappé · Les eaux sanitaires. aux opérateurs. · Une analyse des eaux résiduaires · Les emballages et les ordures dune raffinerie dhuiles a donné les ménagères. résultats suivants : Paramètres Unités Valeurs pH - 11,07 MES mg/l 7 260 DCO mg/l 7 632 DBO5 mg/l 1 380 Matières grasses mg/l 3 80722 GUIDE ENVIRONNEMENTAL
  19. 19. SECTEUR DE LA CHIMIE : BRANCHE HUILE & SAVON Activité : Raffinage d’huiles Nature de la pollution Mesures de dépollution Milieu récepteur : Milieu récepteur : ONAS Naturel Dessablage Dessablage Eaux usées alcalines ou acides Dégraissage Dégraissage chargées en matières décantables, Démulsification Démulsification MES, matières organiques Flottation Flottation oxydables, huiles et graisses. Régulation pH Neutralisation Coagulation Traitement Floculation biologique. Décantation. Eaux de refroidissement Refroidissement – Dégraissage – devenant de plus en plus Recyclage des eaux refroidies et chargées en huiles et graisses. dégraissées.Hydrique Écoulements accidentels • Le stockage des matières liquides devra engendrés par les opérations de se faire à l’intérieur des murs de chargement, de déchargement et rétention, sur un sol étanche. du stockage des matières • Les points de chargement et de liquides. déchargement devront être équipés de cuvettes de récupération. Eaux sanitaires • Branchement dans le réseau de l’ONAS. • Collecte dans une fosse sceptique, puis transport vers la STEP de l’ONAS (en cas d’absence de réseau). Eaux de ruissellement et celles de Les réseaux des eaux usées industrielles, la toiture. des eaux sanitaires, des eaux de ruissellement et celles de la toiture devront être séparés. Huiles usagées. Collecte et livraison aux sociétés agréées. Les fumées de combustion. Entretien régulier des brûleurs + cheminée bien étudiée. L’odeur dégagée par la vapeur Lavage à contre courant de la vapeurAtmosphérique utilisée pour le lavage de dans une colonne d’eau. l’adsorbant. L’odeur dégagée par l’adsorbant Stabilisation de l’adsorbant épuisé avec épuisé. de la chaux et son transport au jour le jour vers une décharge contrôlée L’odeur dégagée par les eaux de Dégraissage des eaux de refroidissement. refroidissement chargées en graisses. Les ordures ménagères + Transport vers une décharge contrôlée. l’adsorbant épuisé.Déchet solide Les déchets d’emballage. Livraison aux recycleurs. Les déchets de graisses et de la Livraison aux usines de savon. pâte savonneuse. La boue de l’unité de traitement Déshydratation et transport vers une des eaux usées. décharge contrôlée. Bruits Mesures, protections auditives individuelles, choix d’équipements plusSonore silencieux, isolation sonore. Vibrations générées par les Installer les équipements sur des socles équipements. anti-vibratoires. GUIDE ENVIRONNEMENTAL 23
  20. 20. SECTEUR DE LA CHIMIE : BRANCHE HUILE & SAVON II.2.2.2 Extraction dhuile de grignon · Les lieux de stockage des produits dangereux peuvent être une source de Lextraction de lhuile à partir du pollution, notamment pour les matières grignon dolive seffectue par passage de premières dangereuses (solvants, la substance grasse de la masse solide grignons chargé en margine qui peut des graines (contenant 6,5 à 6,8% sinfiltrer dans le sol et constituer une dhuile) sur un solvant, à savoir de pollution organique…), les produits lhexane ou du sulfure de carbone. finis (huiles de grignon…) et lunité de production elle-même, Lextraction se fait en trois étapes : · Le déchargement, le chargement et le • Séchage du grignon frais stockage du grignon frais et épuisé • Extraction par immersion peuvent être à lorigine de dégagement de poussières, • Distillation du mélange. · Les huiles usagées qui doivent être collectées et délivrées aux sociétés Séchage du grignon frais: agréées par les autorités chargées de Le grignon frais est séché à une lenvironnement. humidité de 7 à 9% dans des tambours · Les eaux sanitaires. rotatifs (séchoirs) avec de lair chaud produit par des chaudières utilisant, en • Les emballages et les ordures général, comme combustible le grignon ménagères. épuisé provenant de latelier dextraction dhuile de grignon. Les gaz de combustion sont polluants à lenvironnement. Cest une fumée noire chargée en particules de grignon entraînées par lextracteur. Toutefois, lépuration de ces gaz de combustion se fait par cyclonage suivi dune filtration et dun lavage à eau dans un tour dabsorption qui génère aussi des eaux usées nécessitant un traitement avant tout rejet. Extraction par immersion: La masse de grignon est complètement immergée dans le solvant qui senrichit, avec le temps, par de la matière grasse. Distillation du mélange: Le mélange obtenu par extraction est distillé par injection indirecte de la vapeur. Le solvant volatil sera récupéré par condensation pour être recyclé et lhuile de grignon est soutirée puis stockée. Aux effluents ci-dessus mentionnés, on ajoute : · Les fuites de lhexane, dans le local de stockage et celui dextraction qui peuvent facilement former un milieu explosif, · Les fûts de matières dangereuses, · Les eaux de ruissellement et celles de la toiture peuvent être une pollution hydrique par infiltration dans le milieu naturel,24 GUIDE ENVIRONNEMENTAL
  21. 21. SECTEUR DE LA CHIMIE : BRANCHE HUILE & SAVON Activité : Extraction d’huile de grignon Nature de la pollution Mesures de dépollution Eaux de lavage des gaz de Décantation – filtration – recyclage combustion, chargées en matières dans le circuit de lavage des gaz de décantables et en MES. combustion. Écoulements accidentels • Le stockage des matières liquides engendrés par les opérations de devra se faire à l’intérieur des murs chargement, de déchargement et de rétention, sur un sol étanche. du stockage des matières • Les points de chargement et de liquides. déchargement devront être équipés de cuvettes de récupération. Écoulements de la margine Le stockage du grignon devra se faire contenue dans le grignon frais à l’intérieur des murs de rétention, stocké. sur un sol étanche et légèrement incliné pour faciliter le drainage de la Hydrique margine vers un bassin de stockage. Cette margine sera évacuée vers une décharge aménagée et autorisée par les autorités locales. Eaux sanitaires. • Branchement dans le réseau de l’ONAS. • Collecte dans une fosse sceptique, puis transport vers la STEP de l’ONAS (en cas d’absence de réseau). Eaux de ruissellement et celles de Les réseaux des eaux usées la toiture. industrielles, des eaux sanitaires, des eaux de ruissellement et celles de la toiture devront être séparés. Huiles usagées. Collecte et livraison aux sociétés agréées. Les fumées de combustion de Cyclonage – Filtration – Lavage à couleur noirâtre et l’air de contre courant dans une colonne séchage du grignon sont chargés d’eau. Atmosphérique en particules. Les poussières dégagées lors des Extraction – Filtration. opérations de chargement, de déchargement et de stockage du grignon. Les fuites de l’hexane. Équiper les locaux de stockage et d’extraction de l’hexane par un détecteur explosimètre. Les ordures ménagères + la boue Transport vers une décharge Déchet solide de traitement. contrôlée. Les déchets d’emballage. Livraison aux recycleurs. Le grignon épuisé. Réutilisation dans la combustion ou dans l’élevage. Bruits. Mesures, protections auditives individuelles, choix d’équipements Sonore plus silencieux, isolation sonore. Vibrations générées par les Installer les équipements sur des équipements. socles anti-vibratoires.GUIDE ENVIRONNEMENTAL 25
  22. 22. SECTEUR DE LA CHIMIE : BRANCHE HUILE & SAVON II.2.2.3 Savonnerie Paramètres Unité Valeur Chlorures (Cl-) Mg/l 60 350 La fabrication du savon de ménage Sodium Mg/l 120 520 comporte une phase chimique (saponification, relargage et liquidation) Aux effluents ci-dessus mentionnés, on qui entraîne la formation de rejets ajoute : liquides pollués et une phase physique · Les eaux de purge de chaudière et de de mise en forme et de conditionnement régénération des adoucisseurs. des produits finis. · Les eaux de ruissellement et celles de la toiture qui peuvent être une pollution Saponification : hydrique par infiltration dans le milieu La saponification est une réaction naturel. dhydrolyse et de neutralisation des · Les lieux de stockage des produits acides gras par de la soude. Il sagit de dangereux qui peuvent être une source mélanger dans des chaudrons des huiles de pollution, notamment pour le et des pâtes savonneuses, extraites du combustible, les matières premières raffinage de lhuile de graine ou de la dangereuses, les produits finis et lunité récupération de lhuile de grignon, avec de production elle-même. une solution de soude caustique · Les écoulements accidentels qui concentrée et une quantité de sel. Une peuvent surgir lors des opérations de cuisson à la vapeur de 1 à 2 jours est déchargement ou de chargement de nécessaire avec un excès de lessive de camions renfermant des produits soude. On obtient ainsi une pâte de dangereux. savon (appelée colle de savon) qui ne · Les huiles usagées qui doivent être peut être exploitée quune fois collectées et délivrées aux sociétés débarrassée de la glycérine formée et des agréées par les autorités chargées de matières premières nayant pas réagi. lenvironnement. · Les eaux sanitaires. Relargage et liquidation: · Les emballages et les ordures Pour séparer la colle de savon, on ménagères. applique la méthode de relargage qui consiste à ajouter de leau salée (solution Traitement de la glycérine de NaCl à 22°B) afin de détruire Dans toutes les méthodes précitées de lenveloppe de solvatation de la colle de décomposition des graisses, on obtient savon pour libérer le produit sous forme comme sous-produit une eau glycérinée de « germe de savon » : semi-liquide contenant 6 à 14% de glycérine, et quon surnageant la sous-lessive. Suivant la transforme, dans lusine même, en quantité dimpuretés présentes et la glycérine brute à plus de 90%. Ceci qualité du savon à fabriquer, on refait seffectue par évaporation sous vide, deux à trois relargages avant recours suite à quoi les eaux glycérinées sont aux opérations (3 ou plus) de son lavage débarrassées des impuretés gênantes. à leau douce (liquidation). La pâte de Cette opération se faisait autrefois par savon obtenue est enfin atomisée sous traitement avec du lait de chaux et de vide (dans un séchoir) pour être loxalate dammonium. Comme résidu, concentrée et séchée à un taux on obtenait des boues ou des déchets dhumidité déterminé (20%). A travers ressemblant au brai, ainsi que des bouillies une boudineuse, on produit les savons nauséabondes quon précipitait par sous forme de cubage. Les eaux condensation barométrique. Lodeur soutirées contiennent de la glycérine, de désagréable se transmettait aux effluents des la soude et du sel. La quantité des eaux condenseurs et pouvait facilement créer une usées industrielles varie entre 6 et 10 nuisance pour les avoisinants. Lépuration m3/tonne de savon. Une analyse dun des eaux glycérinées se fait aujourdhui à échantillon de ces eaux résiduaires a laide déchangeurs dions qui éliminent donné les résultats suivants : de leau glycérinée les impuretés par réaction déchange dions et les Paramètres Unité Valeur abandonnent aux eaux usées lors de la PH 12,69 régénération. Les effluents (régénérats) des MES mg/l 48 598 échangeurs sont parfois fortement acides, DCO mg/l 10 176 parfois fortement alcalins et se caractérisent DBO5 mg/l 1 720 par une concentration très élevée en Huiles et graisses mg/l 8 600 impuretés organiques.26 GUIDE ENVIRONNEMENTAL
  23. 23. SECTEUR DE LA CHIMIE : BRANCHE HUILE & SAVON Activité : Savonnerie Nature de la pollution Mesures de dépollution Eaux usées alcalines chargées Neutralisation - Microfiltration – en glycérine, MES et en Extraction de la glycérine – Recyclage chlorures. des eaux traitées dans l’opération de relargage. Eaux de régénération des Recyclage dans les opérations de adoucisseurs. relargage. Huiles usagées. Collecte et livraison aux sociétés agréées. Écoulements accidentels • Le stockage des matières liquides engendrés par les opérations de devra se faire à l’intérieur des murs de Hydrique chargement, de déchargement rétention, sur un sol étanche. et du stockage des matières • Les points de chargement et de liquides. déchargement devront être équipés de cuvettes de récupération. Eaux sanitaires. • Branchement dans le réseau de l’ONAS. • Collecte dans une fosse sceptique, puis transport vers la STEP de l’ONAS (en cas d’absence de réseau). Eaux de ruissellement et celles Les réseaux des eaux usées de la toiture. industrielles, des eaux sanitaires, des eaux de ruissellement et celles de la toiture devront être séparés. Fumées de combustion. Entretien régulier des brûleurs + Atmosphérique cheminée bien étudiée. Fuites des fréons contenus dans • Vérifier si les fréons utilisés sont les installations frigorifiques. autorisés. • Inventaire des fréons. Odeur dégagée par les Lavage à contre courant de la vapeur opérations d’extraction de la dans une colonne d’eau. glycérine. Ordures ménagères. Transport vers une décharge contrôlée. Déchet solide Déchets de la microfiltration + Transport vers une décharge contrôlée. le charbon épuisé. Déchets d’emballage. Livraison aux recycleurs. Bruits. Mesures, protections auditives individuelles, choix d’équipements plus Sonore silencieux, isolation sonore. Vibrations générées par les Installer les équipements sur des socles équipements. anti-vibratoires.GUIDE ENVIRONNEMENTAL 27
  24. 24. SECTEUR DE LA CHIMIE : BRANCHE PESTICIDES ET INSECTICIDESII.3.1 Présentation dusecteur II.3.1.2 Problèmes environnementauxEn Tunisie, lutilisation annuelle depesticides est denviron 8.000 tonnes. La diversité des matières premières,Sur le marché, on trouve plus de 430 sous-produits et produits finis, font quesubstances commercialisées, les différents ateliers déversent descorrespondant à 260 matières actives. types deaux très différents les uns desLes insecticides occupent la première autres. De plus, dans une même usine,place (50%), suivis par les fongicides on ne se limite pas à la confection dunpuis les herbicides. seul produit, mais on fabrique de multiples produits sous forme liquide,II.3.1.1 Production solide ou en aérosol.La production tunisienne dans cette Les matières premières sont très variées,branche est assurée par six entreprises. on trouve :Les trois unités les plus importantes • Dérivés pétroliers (ex. White spirit)produisent environ 5.000 tonnes/an de • Solvantssoufre sublimé, trituré et micronisé. • PoisonsElles assurent dune manièresatisfaisante les besoins du marché • Parfum.tunisien en souffre agricole, soit 60% dela consommation tunisienne en Les étapes de la production sontfongicides, herbicides et raticides. généralement du type malaxage, remplissage et sertissage.Outre ces trois grandes entreprises, laproduction nationale est assurée par Un lavage à eau ou à solvant esttrois unités dont la production porte sur: nécessaire pour le malaxeur,· Les insecticides, acaricides et notamment lors dun changement denématocides produit ou de son arrêt. Un nettoyage du parterre est assuré afin déliminer les· Les herbicides matières qui ont échappé aux· Les fongicides opérateurs.· Les raticides· Les hélicides · Ces types de lavage génèrent des rejets deaux usées chargées en matières décantables, en MES, en solvant, enLa production tunisienne des matières organiques, etc.insecticides et pesticides a évolué très · Lactivité peut être à lorigine de rejetstimidement au cours de la période 1995 - de produits dangereux et périmés.1999, cette situation est reflétée dans letableau 1. · Les lieux de stockage des produits dangereux peuvent être une source deLe tableau 2 présente lévolution des pollution, notamment pour les matièresimportations et des exportations des premières dangereuses, les produitsinsecticides et pesticides (Cf bas de finis et lunité de production elle-même.page). · Les écoulements accidentels peuvent Tableau.1. Évolution de la production des insecticides et pesticides (1995 – 1999) Années 1995 1996 1997 1998 1999 Production 6 7 8 9 10 (Unité: M.D) Tableau.2. Évolution des échanges commerciaux des insecticides et pesticides Années 1995 1996 1997 1998 1999 Importations 15 23 19 26 24 Exportations 1 1 0,1 0,2 1 Taux de couverture 7% 4% 1% 1% 4% (Unité: M.D)GUIDE ENVIRONNEMENTAL 31

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