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Le Poing et la Rose n°167 - élections européennes 2014
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Le Poing et la Rose n°167 - élections européennes 2014

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Journal de 8 pages du Parti Socialiste des Hauts de Seine pour les élections européennes du 25 mai 2014.

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  • 1. « L’austérité en Europe est une erreur » Martin Schulz, candidat du PSE à la présidence de la Commission européenne AVEC MARTIN SCHULZCandidat du Parti socialiste européen à la présidence de la Commission européenne #167 • mai 2014 LE JOURNAL DES SOCIALISTES DES HAUTS-DE-SEINE Pour une autre Europe Édito Bertrand ROCHERON secrétaire fédéral Europe, candidat suppléant Fédération PS des Hauts-de-Seine 45 av. Édouard Herriot, 92350 Le Plessis-Robinson Téléphone : 01 40 83 13 30 fede92@parti-socialiste.fr • ps92.fr Bulletin interne de la fédération PS des Hauts-de-Seine Directeur de la publication : Philippe Sarre Rédac. Chef : Michel CANET, secrétaire fédérale à la communication. Comité de rédaction : Philippe SARRE, Michel CANET, Laurent MICHON, Nicolas GABORIT, Philippe BERRÉE, Bertrand ROCHERON, Lynda BELHADI, Elisabeth HUMBERT- DORFMÜLLER, Jean-Pierre FERRÉ… ISSN 0242 2336 – CPPP 54 933 Imprimerie spéciale – Pierre de Lune Prix au numéro : 0,76 euro Au sortir de municipales éprouvantes, il est important de rappeler l’importance des élections européennes du 25 mai prochain (pour la France métropolitaine). Pour mémoire, la France disposera de 74 des 751 sièges qui formeront le Parlement européen élu pour 5 ans. Ces 74 sièges seront répartis entre 8 circonscriptions. La “circonscription Ile-de- France” sera désormais dotée de 15 sièges (contre 13 précédemment), dans la mesure où les 1,6 millions de Français établis hors de France ont été ajoutés à la région francilienne. Notre première responsabilité consiste à nous mobiliser pour cette échéance cruciale et à convaincre les électeurs de son importance. On ne peut pas entendre, voire répéter, continuellement que “tout se décide à Bruxelles” et ne pas s’investir totalement lors d’un tel scrutin. Pour la première fois, ces élections auront une influence directe sur le choix du président de la Commission européenne, élu par le Parlement sur proposition d’un Conseil européen qui devra tenir compte de la majorité parlementaire. L’ambition est donc clairement de susciter un changement de politique en Europe en portant Martin Schulz à la présidence de la Commission. “L’autre allemand” comme il aime à se présenter est le candidat investi par le Parti socialiste européen lors du Congrès de Rome, à l’occasion duquel a également été adopté le Manifesto. Ce manifeste trace, autour de 10 grands projets, des perspectives pour une Union “qui avance, qui protège, et qui agit”. L’emploi est retenu comme la priorité au regard des 27 millions d’Européens désireux de travailler. La relance économique plutôt que l’austérité comme seule fin, la priorité à la recherche et à l’innovation, la régulation du secteur bancaire, constituent des axes autour desquels reposerait une autre politique européenne. Cette autre Europe est possible. Les projections par État placent le PSE en bonne position. À nous de contribuer à cette victoire, à ce rebond qui s’offre à nous.
  • 2. Les candidats des Hauts-de-Seine sur la liste des Européennes Je milite dans les Hauts-de-Seine, et plus précisément à Issy-les-Moulineaux, depuis 2004. Déléguée fédérale à l’Europe depuis le dernier Congrès, je suis par ailleurs la secrétaire de section du SPD Paris (le parti social-démocrate allemand). Arrivée en France en 1984 à l’âge de 20 ans pour mes études supérieures, je ne suis plus repartie, puisque j’ai épousé un Français avec lequel j’ai eu trois enfants. Après une dizaine d’années dans le secteur bancaire, je travaille aujourd’hui en tant que consultante dans les affaires franco-allemandes. C’est justement ma culture franco-allemande et des origines grecques par ma mère qui font que je perçois la crise actuelle avec une acuité particulière. Les dissensions sont fortes au sein de l’Europe, à commencer par les incompréhensions entre le Nord du continent et les pays du Sud qui souffrent beaucoup. La crise actuelle laissera des traces. Entre la France et l’Allemagne, un dialogue permanent est nécessaire, rien n’est jamais acquis. Je me vois comme un lien entre ces cultures, et mon désir pour cette élection européenne serait que les partis du PSE (dont font partie le PS et le SPD) offrent aux citoyens une vision unie et porteuse d’espoir. Âgé de 37 ans, je suis ingénieur en informatique. Militant au Parti Socialiste depuis 1996, je me suis engagé dans nombreux combats, comme la présidentielle de 2012 dont j’ai coordonné la campagne porte-à-porte dans le département. Je suis actuellement secrétaire de la section de Boulogne-Billancourt, secrétaire fédéral aux actions militantes à la fédération, et membre du Conseil National du parti. Pour être de la génération qui a vécu la chute du mur de Berlin et pour avoir choisi d’achever mes études dans un autre pays européen puisque je suis Docteur de l’Université de Manchester, je suis de ceux pour qui l’Europe est une réalité concrète et tangible. Vous comprendrez que je combatte les postures populistes ou opportunistes de ceux qui désorientent nos citoyens en alimentant un discours démagogique anti-européen. L’Europe n’est pas le problème, c’est la solution ! C’est avec l’ensemble des pays de l’Union Européenne que nous pourrons agir plus efficacement pour l’emploi et la planète, au service de tous. Et c’est avec une majorité progressiste au Parlement européen que nous y parviendrons. Tel est mon engagement. En bref… Liste ILE-DE-FRANCE ET FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER 1. Pervenche BErès 2. Guillaume Balas 3. Christine Revault d’Allonnes 4. Jean-Michel Morer 5. Marianne Louis 6. Antoine Varoquié 7. Garance Yayer 8. Maurice Braud 9. Michèle Christophoul 10. Pierre Kanuty 11. Corinne Bord 12. Nicolas Gaborit 13. Elisabeth Humbert-DorfmÜller 14. Aleksander Glogowski 15. Nadia Beaumel MACHINES À VOTER Un rapport de la commission des lois du Sénat remet le doute sur les machines à voter à l’ordre du jour. Rendu possible par un arrêté de 2003, le vote électronique est utilisé dans 11 communes des Hauts-de-Seine. Ce rapport recommande de « limiter l’usage du vote électronique et de renforcer le contrôle des opérations de vote. L’utilisation doit reposer sur la confiance qui ne peut pas être assurée par la démonstration de la fiabilité du processus ». Le 92 a le record du nombre de machines : 11 villes sur 22 en Île-de- France : Antony, Bois-Colombes, Boulogne-Billancourt, Châtenay- Malabry, Courbevoie, Garches, Issy- les-Moulineaux, Sèvres, Suresnes, Vaucresson, Ville-d’Avray. Dans ces 11 villes les socialistes ont exprimé leur inquiétude. Pour signer la pétition : http://www. avaaz.org/fr/petition/Le_conseil_ dEtat_de_France_pour_un_vote_ verifie_par_lelecteur_et_non_par_ machine_a_voter/ 2 | Le journal des socialistes • PS92 Elisabeth Humbert- Dorfmüller Candidate aux Européennes « Il faut une autre politique pour que l’Europe soit à nouveau un espace de protection pour ses 500 millions de citoyens. C’est l’enjeu des mois à venir. » Pervenche BErÈs Nicolas GABORIT Candidat aux Européennes MEETING À CLICHY À 20 h 30 VENDREDI 9 MAI École Senghor, rue Palloy, Clichy-la-Garenne Pervenche BErÈsEn présence de Tête de liste en Ile-de-France
  • 3. En bref… Le Premier ministre dans le 92 M. Valls a visité le 10 avril dernier les locaux de Gennevilliers de l’entreprise d’électronique et de défense Thalès Communication & Security, en compagnie d’Arnaud Montebourg et de Najat Vallaud-Belkacem. Après la découverte de l’entreprise, les ministres ont rencontré des jeunes femmes de l’association “Elles bougent”, dont l’objectif est de promouvoir les métiers d’ingénieurs et de techniciennes auprès des femmes. Enfin, un temps d’échange a été organisé avec les salariés de Thalès. ASNIÈRES Dès le premier Conseil municipal d’Asnières après le 30 mars, c’est le retour du système Aeschlimann. Là comme dans d’autres villes de droite, est proposée une augmentation de 18 % des indemnités des élus ! Suite à une question sur le cumul d’indemnités d’élue et d’allocations- chômage d’une Maire adjointe (Mme  Aeschlimann), le Maire ose interpeller une Conseillère municipale, Marie-Christine Baillet, de la liste de Sébastien Piétrasanta, en lui demandant « avec qui elle couchait » ! Parallèlement dans le public, une ancienne élue de S. Piétrasanta, Delphine Méric, est frappée violemment au visage par un partisan du Maire. La démocratie et la déontologie politique ont fait un gros bond en arrière à Asnières. COLOMBES Pendant toute la campagne électorale, Mme  Goueta et la droite n’ont cessé de caricaturer la gestion de la ville, dans tous les domaines, mais en particulier sur la gestion budgétaire. Colombes était présenté comme quasiment au bord de la faillite. Nous entendrons encore ce discours, déjà tenu en 2001 et qui avait servi, à l’époque, à justifier une hausse d’impôts locaux de 30 %. Ces propos excessifs et revanchards, chacun y est malheureusement habitué. Mais lors du conseil municipal du 11 avril, Mme  Goueta a pris une première décision bien curieuse : l’augmentation de l’enveloppe des indemnités d’élus !! C’est incompréhensible. Dans une période où la gestion des collectivités est tendue et où des efforts sont demandés à tous les citoyens, au personnel et aux services, il s’agit d’un mauvais signe. Mais de plus ce geste est contradictoire avec la description apocalyptique que la droite a véhiculée ces derniers mois. Mme  Goueta démontre par cette décision que son discours sur la prétendue faillite budgétaire n’est qu’un discours creux de propagande électorale. Le journal des socialistes • PS92 | 3 Une nouvelle Commission peut réorienter l’Europe L’élection du 25 mai est l’affaire de chacun Il s’agit d’élire 74 eurodéputés français. Parmi eux, seulement 12 étaient socialistes jusqu’à présent. Ainsi, la part des socialistes français dans le groupe socialiste européen (le Groupe Socialistes et Démocrates) était très faible (12 sur 184). Malgré cela, le travail accompli par certains de ces députés français a fait progresser la législation dans plusieurs domaines : Amélioration dans la directive de détachement des travailleurs, mise en place d’un Fonds européen pour la pêche, maintien de l’Aide alimentaire aux plus démunis, renforcement de la Protection des données des citoyens, un combat inlassable en faveur de la Taxe sur les transactions financières, etc. Les choses bougent Mais au-delà des députés français, les choses bougent dans tous les pays européens. Plusieurs sondages récents prévoient une progression des socialistes dans la prochaine élection : Un des plus récents voit une augmentation des sièges du groupe S&D de 184 à 212 et une baisse du groupe PPE (la droite) de 271 à 212 (Source : PollWatch 2014). Les deux groupes principaux seraient ainsi à un niveau égal. D’autres voient le premier dépasser le second. En tout état de cause, Martin Schulz aura une coalition à bâtir, car aucun groupe ne peut avoir la majorité absolue dans cette Assemblée très complexe. Le président de la Commission doit être issu de la majorité du Parlement européen Puis, une fois l’élection passée, le nouveau président de la Commission ne sera plus le fruit de négociations et marchandages secrets entre les chefs de gouvernement. Depuis le Traité de Lisbonne (2009), le président de la Commission doit être issu de la majorité du Parlement européen. Ainsi, l’élection du 25 mai pourrait bien être à l’origine d’un changement de majorité. Le nouvel élan politique qui pourrait en résulter ne doit pas être sous-estimé. L’Europe aurait à la tête de son “gouvernement”, la Commission, un homme de gauche, qui n’a pas cessé de dire, depuis le début de la crise financière, que l’orientation actuelle n’était pas la bonne. Le Manifesto Le Parti Socialiste Européen (le PSE) s’est doté d’un programme, le Manifesto. Mais pour incarner une nouvelle politique, il faut une personnalité. Il faut aussi une certaine combativité pour tenir tête aux orientations fortes que veulent incarner les chefs d’État et de gouvernement européen. Chacun sait que José Manuel Barroso avait été un homme de compromis pour ceux qui l’avaient désigné. Martin Schulz ne cherche pas les compromis, il ne cherche pas à plaire à la chancelière allemande et il a entretenu des relations d’égal à égal en tant que président du Parlement européen avec les chefs de l’État et des gouvernements. Si nous réussissions ce changement de majorité et si nous réussissons à installer Martin Schulz à la présidence de la Commission Européenne, nous aurons été les artisans d’une réorientation de l’Europe Je fais confiance à nos eurodéputés pour continuer à maintenir la pression nécessaire pour cette réorientation, face aux intérêts et aux lobbies conservateurs. Et je fais confiance à Martin Schulz, qui, s’il a le Parlement derrière lui, pourra débuter une transformation de notre politique européenne. Plus d’Europe sociale, plus d’investissements d’avenir, plus de démocratie et de citoyenneté active, n’est-ce pas ce qui motive beaucoup d’entre nous dans notre engagement militant ? Elisabeth Humbert-Dorfmüller Candidate aux Européennes
  • 4. Agenda Parlement européen : mode d’emploi Depuis juin 1979, les députés européens sont élus au suffrage universel direct pour une durée de 5 ans. Le Parlement européen est composé de 766 eurodéputés élus dans les 28 pays membres de l’Union européenne, depuis l’entrée de la Croatie en 2013 (754 auparavant). Le Traité de Lisbonne fixe à 751 le nombre d’eurodéputés à partir des élections de mai 2014 (96 sièges pour un pays au maximum ; Art. 14 TUE). Répartition des sièges Les sièges sont répartis, en règle générale, proportionnellement à la population de chaque pays. Chaque État membre possède un nombre de sièges fixes. La parité La représentation des femmes au sein du Parlement européen n’a cessé d’augmenter. Un peu plus d’un tiers des parlementaires sont des femmes. Le député européen partage son temps de travail entre Bruxelles, Strasbourg, et sa circonscription. À Bruxelles (3 semaines par mois), il participe aux réunions des commissions parlementaires, des groupes politiques, et des sessions plénières additionnelles et à Strasbourg (1 semaine par mois), il assiste aux douze sessions plénières. Parallèlement à ces activités principales, il doit, bien sûr, consacrer du temps à sa circonscription. Le député européen influe, par son action sur tous les domaines de la vie quotidienne du citoyen : l’environnement, la protection des consommateurs, les transports, mais aussi sur l’éducation, la culture, la santé… Les pouvoirs des eurodéputés au Parlement • Pouvoir de proposer des résolutions. • Pouvoir de poser des questions aux dirigeants du parlement, du Conseil européen, du Conseil des ministres et de la Commission européenne. • Pouvoir de proposer un amendement à n’importe quel texte en comité. • Pouvoir de justifier leur vote. • Pouvoir de remettre en cause “l’ordonnancement”. • Pouvoir de contester sous forme de question préalable. • Pouvoir d’investir le Président, puis l’ensemble de la Commission, à la majorité absolue des membres composant l’Assemblée depuis 2009. • Pouvoir de censurer la Commission si celle- ci dévie de ses missions (vote aux 2/3 des suffrages exprimés représentant au moins 50 % des membres du Parlement). • Pouvoir de voter le budget de l’Union Européenne en dernier ressort. • Pouvoir d’autoriser ou non le processus d’adhésion d’un État, engagé par le Conseil de l’Union par la procédure d’approbation obligatoire. Pouvoirs du Parlement européen Les pouvoirs du Parlement européen tendent à se renforcer. Pour rappel, pour la première fois, les élections européennes auront une influence directe sur le choix du président de la Commission européenne, élu par le Parlement sur proposition d’un Conseil européen qui devra tenir compte de la majorité parlementaire Élection Européennes : Dimanche 25 mai 2014 un seul jour, un seul tour ! En bref… Les membres du Parlement européen se regroupent en fonction de leurs affinités politiques et non par nationalité 734 députés sont répartis en 7 groupes politiques (minimum 25 eurodéputés originaires d’au moins 7 États-membres de l’UE pour former un groupe). *PPE : Droite (dont l’UMP) 274 eurodéputés (tous les États représentés sauf le Royaume- Uni). Premier groupe au Parlement européen. *S&D : Alliance Progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen (PSE + 22 députés du parti démocrate italien anciennement dans l’ADLE). 195 sièges actuellement. *ADLE : Libéraux ; 84 eurodéputés. *Verts/ALE : 58 eurodéputés. Délégation française en tête avec 16 députés. *ECR : Conservateurs et réformateurs européens issus du groupe des « antifédéralistes » créé en 2009. 57 membres. *GUE/NGL : « Gauche unitaire ». 35 eurodéputés répartis sur 14 États-membres. Délégation allemande issue de Die Linke en tête. *EFD : « Europe de la liberté et de la démocratie » ; Groupe souverainiste regroupant 31 eurodéputés, notamment issus de la Ligue du Nord italienne et du MPF/Libertas de Philippe de Villiers (Vice-Pt du groupe). Non inscrits : 32 eurodéputés, le plus souvent d’extrême droite, ne sont rattachés à aucun groupe, et donc siègent comme « non inscrits ». 4 | Le journal des socialistes • PS92 Pays Nombre de députés aujourd’hui après mai 2014 Allemagne 99 96 France 74 74 Royaume-Uni 73 73 Italie 73 73 Espagne 54 54 Pologne 51 51 Roumanie 33 32 Pays-Bas 26 26 Belgique, Grèce, Hongrie, Portugal, Répub. Tchèque 22 21 Suède 20 20 Autriche 19 18 Bulgarie 18 17 Danemark, Finlande, Slovaquie 13 13 Lituanie, Irlande, Croatie 12 11 Lettonie 9 8 Slovénie 8 8 Chypre, Estonie, Luxembourg, Malte 6 6
  • 5. Procuration Le journal des socialistes • PS92 | 7 En avant, avec Martin Schulz ! La campagne des socialistes européens a été brillamment lancée le 17 avril 2014 par Martin Schulz, dans un Cirque d’hiver comble et enfiévré par les intervenants ; le front est dégagé du côté de notre eurocirconscription “Ile-de-France” avec la confirmation de Pervenche Berès, députée européenne d’expérience, à la tête de notre liste. La réorientation de l’Europe, appelée de vos vœux, doit permettre une réduction de notre endettement public, nécessaire, sur une durée plus longue, et une relance à l’échelle européenne. Cela passe par une victoire du Parti Socialiste Européen (PSE) aux prochaines élections européennes : le PSE doit être devant le Parti Populaire Européen et majoritaire avec ses partenaires de gauche pour prétendre ravir la Présidence de la Commission européenne à la droite, comme le prévoit le Traité de Lisbonne. Il vous appartient de porter ce message sur le terrain : cette élection est une élection européenne, pas un référendum national relatif au Président de la République ou à la politique de notre nouveau Gouvernement ! Il nous faut aussi rappeler inlassablement que l’orientation économique de l’Union Européenne depuis le début de la crise financière est la responsabilité de la majorité de droite au Conseil, composé des représentants des gouvernements nationaux, mais aussi à la Commission européenne et au Parlement européen ! Les interrogations, voire l’hostilité, d’une partie des militants et de nos électeurs sur l’orientation de la politique du nouveau gouvernement sont compréhensibles, après la lourde défaite infligée aux élections municipales. Toutefois, aucun militant socialiste ne peut accepter que le Front National, qui caracole devant le PS depuis plusieurs mois dans les sondages pour ces élections européennes, soit le grand vainqueur de ces élections le 25 mai au soir, du fait de notre abstention collective ou d’un vote de colère ! En cette année de commémoration du centenaire de la guerre 14-18 et du 70e anniversaire du débarquement de 1944, nous ne pouvons pas laisser le parti de la guerre devancer les socialistes, qui ont tant œuvré en faveur de la paix et du projet européen. Alors, utilisons notre colère dans ce combat des Européennes et soyons nombreux sur le terrain et sur les réseaux sociaux ! Le vote par procuration permet de se faire représenter, le jour d’une élection, par un électeur de son choix. L’électeur choisi (le mandataire), pour voter à sa place, doit : être inscrit dans la même commune que la personne donnant procuration (le mandant), mais pas obligatoirement dans le même bureau de vote, ne pas avoir reçu plus d’une procuration, sauf si la procuration a été établie à l’étranger (dans ce cas, le mandataire peut recevoir 2 procurations, l’une établie en France et l’autre établie à l’étranger, ou 2 procurations établies à l’étranger). Motifs : Vacances, obligations professionnelles ou suivi d’une formation empêchant le mandant de se rendre dans son bureau de vote le jour du scrutin, état de santé, handicap, ou assistance à une personne malade ou infirme, inscription sur les listes électorales d’une autre commune que celle de la résidence. Établissement de la procuration : Le mandant doit se présenter en personne : - au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie du lieu de résidence ou du lieu de travail, - au tribunal d’instance du lieu de résidence ou du lieu de travail. - Pour les personnes résidant à l’étranger, s’adresser à l’ambassade ou au consulat. Pièces à fournir Le mandant doit fournir un justificatif d’identité (carte nationale d’identité, passeport, permis de conduire…). Lors de l’établissement de la procuration, un formulaire particulier doit être rempli où sont précisées plusieurs informations sur le mandataire (nom, prénom, adresse, date et lieu de naissance). Ce formulaire inclut une attestation sur l’honneur mentionnant le motif de l’empêchement. En bref… CLAMART Sitôt élus, le nouveau Maire de Clamart et sa majorité affichent leurs priorités. La semaine dernière, les premières décisions prises par les élus UMP/UDI au sein du Conseil municipal ont été les suivantes : - Doublement du budget pour les indemnités des élus de la majorité en utilisant pour cela l’ensemble des leviers disponibles. Ce budget passe de 200 000 à 430 000 €. Avec 115 % d’augmentation, on s’approche des 140 % que s’était octroyés M. Sarkozy à l’Élysée en 2007. - Éviction de l’opposition de l’ensemble des commissions ou des organismes où elle était jusque-là représentée. En effet, que ce soit sous les mandatures de M. Foucher et de Mme  Lambotte, ou lorsque Ph. Kaltenbach était Maire de Clamart, l’opposition a toujours eu un représentant au sein de l’office du tourisme, du comité des fêtes, de l’office municipal des sports ou encore du conseil d’administration de Clamart Habitat. Le candidat UMP promettait de respecter l’opposition. Le nouveau Maire “fait le ménage” ! - Modification du Plan Local d’Urbanisme (PLU) dans la plus grande précipitation afin de démarrer le plus rapidement possible la densification de Clamart. Après le Plessis-Robinson, notre ville va devenir le nouvel “Eldorado” des promoteurs immobiliers privés. On n’en attendait pas moins de celui qui dirigeait il y a seulement encore 2 mois la société d’aménagement de cette commune. Avenir des CIO dans des Hauts-de-Seine Philippe Kaltenbach, Sénateur des Hauts-de-Seine a interrogé le Ministre de l’Éducation nationale Benoît Hamon sur l’avenir des CIO dans le département. Dans notre département, nous avons été nombreux à nourrir des inquiétudes devant les fermetures effectives ou programmées de Centres d’Information et d’Orientation (CIO). Celles-ci interviennent notamment après que la majorité UMP/UDI du Conseil général des Hauts-de-Seine ait décidé d’interrompre ses financements aux CIO qui couvraient jusqu’ici les loyers des locaux ainsi qu’une partie des frais de fonctionnement. M. Hamon m’a assuré qu’il partageait le souci qui est le nôtre de préserver la qualité de l’orientation. Le rectorat procède actuellement à une remise à plat de la carte départementale des CIO. Un renforcement de l’accompagnement qui existe actuellement au sein des établissements du secondaire et universitaires est en outre programmé. Je demeurerai vigilant afin que cette nouvelle répartition des CIO soit bien le gage d’une plus grande performance du service public de l’orientation dans les Hauts-de-Seine. Le journal des socialistes • PS92 | 5 Philippe BERRÉE Représentant de la Fédération au Comité régional de campagne Membre du Bureau exécutif du Mouvement Européen-France
  • 6. La parole aux motions… Un nouveau gouvernement au service des Français ! En Lors des élections municipales les Français se sont exprimés. Le pays, durement éprouvé par la crise économique, sociale et par une perte de confiance, est en colère. Le Président de la République a entendu le message des Français. Il a désigné un nouveau Premier ministre, chargé de former un gouvernement de combat. Manuel Valls a tenu un discours fondé sur trois principes : vérité, confiance et efficacité. Évoquant une exigence de vérité due aux Français, le Premier ministre a dressé un constat lucide sur l’état de notre pays, mais également lucide sur les attentes des Français, leurs difficultés actuelles et leur état d’esprit. Reconnaissant une “feuille de paie trop faible et d’une feuille d’impôts trop lourde”, le Premier ministre a montré son souci d’écouter les Français. Afin de redonner confiance aux Français, le Premier ministre a affirmé la priorité à l’emploi et son soutien aux entreprises et aux salariés à travers le Pacte de responsabilité et de solidarité. Manuel Valls a rappelé l’importance de toutes nos entreprises – notamment les PME-PMI – et de leur compétitivité, pour que notre économie soit plus forte, et qu’elle affronte mieux la concurrence internationale. Enfin, le besoin d’efficacité, qui passe par la mise en place d’une équipe de combat, avec un gouvernement resserré et solidaire. L’efficacité également avec un Parlement respecté. Les partenaires sociaux et les collectivités territoriales, eux aussi des acteurs essentiels dans les réformes nécessaires de notre pays. Le peuple de gauche comprend que nous sommes dans un moment économique où tout n’est pas possible. Il comprend qu’il faut changer et accélérer les réformes. Mais il attend du sens, un horizon de sortie de crise et des résultats. Toutes les réformes doivent servir un seul but : la modernisation de la justice sociale, pour rendre efficace notre lutte contre les inégalités ici et maintenant. Alexis BACHELAY Député des Hauts-de-Seine Faire de la pédagogie et tenir un discours clair au citoyen Cette tribune n’est pas seulement celle de la représentante de la motion 2, mais avant tout celle d’une militante du Parti Socialiste qui œuvre depuis 2006, au temps de l’espoir Royal. De spectatrice, j’ai décidé de m’engager dans la vie politique locale afin de faire plus que de glisser un bulletin de vote dans l’urne de manière ponctuelle. Mon engagement s’explique par mon envie de défendre les valeurs et les idées portées par le Parti Socialiste, idées qui n’ont pas été entendues par les électeurs de gauche lors des élections municipales de mars dernier. En effet, les électeurs ont envoyé un signal fort en ne se déplaçant pas, faisant de ces élections municipales une défaite nationale. Cette vive déception est d’autant plus grande que l’élection de François Hollande était porteuse d’espoir après les années Sarkozy, années marquées par les clivages et les inégalités. Aujourd’hui, plus de 80 % des Français estiment que leurs préoccupations ne sont pas prises en compte. Le désamour des électeurs de gauche est compréhensible tant la ligne adoptée par le gouvernement est inintelligible. Il faut donner envie aux citoyens de nous rejoindre afin de leur permettre de participer et de faire entendre leur voix. Faciliter, simplifier et démocratiser l’accès à la politique et donner une vraie place aux sympathisants qui auraient envie de s’investir. Enfin valoriser le militant afin qu’il se sente utile et non utilisé. Redonnons du sens au mot “camarade”. La politique comme on la pratique aujourd’hui, est celle de nos aïeux avec des méthodes nouvelles comme le numérique, mais l’humain dans tout cela, où est-il ? Dès lors, que doit faire en urgence le Parti Socialiste afin que les élections européennes ne reproduisent le cuisant échec des municipales ? Faire de la pédagogie et tenir un discours clair aux citoyens. L’Europe n’est pas une menace mais une protection et une chance pour notre pays. Nous ne devons pas nous replier sur nous-mêmes et devons coûte que coûte avancer et nous ouvrir aux autres. Chantal Pariente Conseillère fédérale Motion1-MobiliserlesFrançaispourréussirlechangementMotion2-Questiondeprincipes 6 | Le journal des socialistes • PS92
  • 7. Pour une Europe sociale et démocratique Alors que l’Europe a toujours été un sujet de division au sein du Parti Socialiste, le texte adopté le 6 juin 2013 plaide pour « la réorientation de l’Europe en faveur de la Croissance par une confrontation politique entre progressistes et conservateurs ». Les amendements de Maintenant la Gauche ont été adoptés majoritairement par les militants à l’issue du débat et ont abouti à des prises de position du PS notamment contre la logique du Traité transatlantique. L’aile gauche du PS qui souhaitait aller plus loin a plutôt parlé de « texte de compromis » et « que l’on passe des paroles aux actes » selon Emmanuel Maurel… et d’ajouter sur les prochaines échéances électorales européennes : « Est-ce qu’il faut plus de rigueur, ou est-ce qu’il faut mettre le paquet sur la croissance ? Moi je pense qu’il faut investir sur l’Avenir, il faut relancer la consommation. Le Parlement européen est à droite depuis de trop nombreuses années. Il y a une chance historique qu’il passe à Gauche, pour qu’on puisse construire une autre Europe (…). La question c’est : Austérité, STOP ou ENCORE ? ». Comment ne pas conclure cet article par les propos de Martin Schulz : « Ma première priorité comme Président de la Commission sera l’emploi. Je veux réduire le fossé entre les riches et les pauvres, entre les grands pays et les petits pays (…). Nous avons perdu l’optimisme sur notre avenir, il est temps d’agir, de combattre pour une Europe Sociale et Démocratique. Maintenant la Gauche se lève et applaudit des deux mains. Sadia MAZNI Conseillère fédérale MLG 92 Des municipales aux Européennes Le Parti Socialiste a subi les 23 et 30 mars un choc dont il n’attendait pas l’ampleur, même si les pronostics laissaient anticiper un net recul lors de ces élections municipales. S’agissant des Hauts-de-Seine, la perte de quatre des cinq villes dirigées par les socialistes nous a ramenés des années en arrière. Le fait que plusieurs maires de droite plongés dans les affaires crapuleuses soient malgré tout réélus dès le 1er tour, et l’arrivée de conseillers municipaux d’extrême-droite restent décevants et inquiétants. La démonstration de notre bonne gestion, en particulier la réduction des emprunts toxiques et de l’endettement des communes, n’a pas suffi aux citoyens. Il ne suffit plus de leur affirmer qu’il faut faire la différence entre la gestion locale et le national. Ce serait se défausser de notre responsabilité. Or la gestion nationale n’a pas, en mars dernier, joué en notre faveur. Quoi de plus visible en effet que les lois non abouties promises par le Président de la République au Bourget ? Ainsi : • La séparation des activités de banques spéculatives et de banques de dépôt ; • Le droit de vote des étrangers, qui nous a manqué dans nos porte-à-porte dans les quartiers populaires… Quoi de plus visible depuis lors qu’un détestable jeu de chaises musicales après le scrutin pour essayer de “recaser” certains camarades voire apparatchiks, dont on a pourtant estimé qu’ils avaient failli. Néanmoins, tout cela ne doit pas nous décourager de nous battre afin de faire gagner la gauche aux élections européennes, pour plusieurs raisons : • D’abord parce que nous constatons à l’occasion de ce scrutin que la démocratie y progresse : l’élection du Président de la Commission, où se situe le véritable pouvoir de proposition et d’exécution dans l’UE, dépendra directement des choix du Parlement européen, et donc des résultats du vote du 25 mai. • Ensuite parce que nous avons la chance de pouvoir privilégier un candidat qui a démontré tout son attachement à une orientation sociale de la construction européenne : Martin Schulz, face à un candidat de droite, Jean-Claude Juncker, ex 1er ministre du Luxembourg, pays qui reste encore un paradis fiscal au sein de notre continent. • Enfin parce que l’Europe est au cœur du projet socialiste, parce que cette Europe peut nous protéger (notamment en ce moment du traité transatlantique, qui pourrait léser nos emplois, notre économie et notre liberté), si nous avons la capacité de la faire vivre. Jusqu’au 25 mai, battons- nous sur le front de l’Europe au service des peuples. Le 25 mai, faisons voter pour les candidats socialistes. Les signataires Motion 4 Motion3-MaintenantlagaucheMotion4-Oser.Plusloin,plusvite Le journal des socialistes • PS92 | 7
  • 8. Laurent MICHON Président du Conseil fédéral Conseil fédéral et les élections municipales des 23 et 30 mars Les conseillers fédéraux étaient venus en nombre ce lundi 7 avril pour tirer un premier bilan des dimanches 23 et 30 mars derniers que bon nombre des 22 intervenants ont qualifié de “désastre électoral” ou “claque sans précédent”. Après le propos introductif de Philippe Sarre, Premier secrétaire fédéral remerciant l’ensemble des candidats et militants pour leur investissement, les orateurs sont principalement intervenus sur trois points politiques. Désaveu net de la politique nationale Tout d’abord, tous ont souligné le désaveu net de la politique nationale, qui bien qu’attendu pour des élections de mi-mandat, n’a pu ou su être quantifié quant à sa puissance et ampleur, emportant quatre de nos municipalités pour lesquelles chacun s’accorde à reconnaître le bilan de mandature plus que satisfaisant. Et ce sans omettre la qualité des campagnes et candidats socialistes dans des villes où nous avions objectivement quelques espoirs de conquête au regard des résultats depuis 2008. Nos dirigeants avaient privilégié une campagne avant tout Municipale s’appuyant sur les bilans le plus souvent très positifs des municipalités de gauche ; nos concitoyens, quand ils se sont déplacés (l’abstention fut aussi un vote sanction), nous ont répondu par leur vécu quotidien : le chômage et la hausse des impôts ! Les intervenants ont souligné que cette réalité s’imposait à nous afin de répondre avant tout aux attentes sociales, plus proches des citoyens, qui ont vu leur pouvoir d’achat s’amoindrir, quand ce n’est pas la perte d’acquis sociaux (prestations sociales, titre de transport, etc.) supprimés du fait de délivrance antérieure sous plafond d’imposition. S’ajoute à cette observation partagée au Conseil fédéral, l’impact électoral de certaines réformes, dont nous sommes pourtant fiers : le “Mariage pour Tous” qui a mobilisé contre nous dans certains quartiers, la réforme des Rythmes Scolaires imparfaitement expliquée aux parents d’élèves et surtout exploitée par l’UMP, Paris Métropole qui a, notamment dans le sud, été dévoyé dans un sens anxiogène par Devedian dans certaines zones pavillonnaires, etc. De même, quelques intervenants ont insisté sur la nécessité d’une mise en perspective urgente des responsabilités politiques de notre Parti, à tous les niveaux, afin d’éviter que les mêmes erreurs ne se reproduisent pour les élections européennes de mai prochain. Il a même été précisé qu’il en allait de la fonction même de notre Parti. L’absence de “cap politique clair” En second lieu, les orateurs ont mentionné l’absence de “cap politique clair” depuis 2012, donnant l’impression d une navigation parfois à vue. Des mesures comme le Pacte de responsabilité ou la hausse de la TVA n’étaient pas inscrits au programme Présidentiel 2012, quand d’autres sur lesquelles nous nous étions engagés ont été volontairement retardées (non-cumul des mandats… pour 2017 !) ou momentanément écartées faute de majorité politique, voire d’engagement fort dès le début du quinquennat (droit de vote des résidents étrangers réguliers aux municipales). Mais les intervenants ont surtout insisté sur l’absence, dès septembre 2012, de la première de toutes les réformes : la réforme fiscale qui doit répondre tant à la justice sociale qu’à l’assainissement des finances publiques. Esquisse d’un certain nombre de pistes Enfin, les Conseillers fédéraux ont esquissé un certain nombre de pistes, qui seront relayées dans nos instances nationales par nos représentants fédéraux y siégeant : ► Fonction nouvelle du Parlement qui ne peut demeurer une institution d’enregistrement. ► Meilleure écoute militante de la part de notre Direction nationale dont la fonction d’explication plus claire de la politique gouvernementale doit s’accompagner d’une réelle remontée de terrain auprès des Ministères trop souvent cloisonnés par leurs conseillers. ► Équipe gouvernementale plus solidaire et collégiale. ► Renouer avec la jeunesse dont nous avons constaté le fort taux d’abstention dans des quartiers pourtant a priori favorables. ► Retrouver des tribuns socialistes qui parlent mieux aux Français… Et surtout, rester rassemblés, objectif premier rappelé par tous lors des interventions La convocation prochaine, annoncée par Philippe Sarre, d’une réunion des secrétaires de sections et des têtes de listes, avant celle plus large pour tous les adhérents, participera à cet objectif d’échanges plus exhaustifs et de reconquête collective de notre département. Courage à toutes et à tous Nous nous relevons d’une campagne municipale menée partout de façon très active par l’ensemble des militants et qui a pourtant débouché sur les résultats plus que décevants que nous connaissons. Même si chaque section aura à analyser de près les résultats de sa commune et à affiner ses analyses, il est clair que la sanction nationale a pesé pour beaucoup, en particulier à travers les abstentions et les votes blancs et nuls dans des bureaux des quartiers populaires. Il est donc légitime que beaucoup d’entre nous ressentent un sentiment d’injustice, car nous avons la conviction que nos équipes n’ont pas démérité, que nos candidats n’ont pas été rejetés et que ni nos projets ni nos bilans n’ont été rejetés par les électeurs. Mais la déception que nous ressentons ne doit pas se transformer en découragement. Il y aura d’autres moments plus heureux dans notre vie politique et nous devons dès maintenant les préparer. Dans les semaines qui viennent nous avons une échéance importante : l’élection européenne. Nous, militants socialistes, devons y prendre toute notre part. La mobilisation est nécessaire pour changer de politique en Europe, et cela est indispensable car le succès de nos politiques nationales, les réponses qu’attendent nos concitoyens en matière de croissance ou d’emploi, passent par une réorientation de l’Europe et par la désignation de Martin Schulz à la présidence de la Commission européenne. J’invite donc tous les militants de la Fédération à montrer à la droite de ce département et aux électeurs, notre détermination à poursuivre le combat pour nos valeurs, pour la justice sociale, dans nos villes, dans le pays et en Europe. 8 | Le journal des socialistes • PS92 Philippe SARRE Premier secrétaire fédéral

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