Patrimoine mondiale

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Patrimoine mondiale

  1. 1. Terminale ES / L Regards historiques sur le monde actuel Présentation du nouveau programme (stage ZAP) En histoire, comme en géographie, le programme est conçu pour être traité dans un horaire annuel de 57 à 62 heures, D. Varinois
  2. 2. Thème 1 Le rapport des sociétés à leur passé (9-10 heures) Le patrimoine : lecture historique (4/5 heures) Les mémoires : lecture historique (4/5 heures)
  3. 3. Remarques préliminaires • Un programme qui se compose de thèmes sans lien entre eux et d’études ciblées dont la spatialité et la temporalité varient de l’un à l’autre et peuvent ou non s’emboiter. Chaque thème s’étudie en soi. Des choix sont à faire. • Un programme qui a l’ambition de combler et d’approfondir le programme de 1ère; comme par exemple en étudiant la gouvernance économique ou, dans le thème 3 « chemins de la puissance », la Chine ou l’étude d’un foyer de conflit • Un programme qui, s’adressant à des élèves de Terminale qui font de la philosophie et qui poursuivront des études supérieures, entend les y préparer par un travail sur les méthodes de la discipline comme par exemple dans le thème 1 les régimes d’historicité (Hartog), sur les concepts de mémoire et d’Histoire. • Les fiches Eduscol ne sont ni le programme ni des leçons modèles. Elles proposent des pistes de réflexion pour aider le professeur à construire son cours et des liens entre les questions d’un même thème. Il n’est pas attendu que soit traité tous les points qu’elles abordent. • Un programme qui implique la pratique de la prise de notes
  4. 4. Thème 1 - Le rapport des sociétés à leur passé (9-10 heures) Questions et Mise en œuvre • Le patrimoine : lecture historique (4/5 heures) Une étude au choix parmi les trois suivantes : - Le centre historique de Rome ; - La vieille ville de Jérusalem ; - Le centre historique de Paris. • Les mémoires : lecture historique (4/5 heures) Une étude au choix parmi les deux suivantes : - L'historien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale en France ; - L'historien et les mémoires de la guerre d'Algérie.  On a le temps d’une réflexion sur les concepts ; sur la notion de patrimoine, l’histoire de ce concept.
  5. 5. Patrimoine et mémoire • Mémoire et patrimonialisation relèvent fondamentalement de la subjectivité et du politique. Pas de l’Histoire, même s’ils sont des outils pour l’historien. On choisit tel objet, tel bâtiment comme patrimoine, on élit telle mémoire : on les patrimonialise. • Mémoire comme patrimoine jouent un rôle dans la construction d’une identité nationale, d’une mémoire collective, permet de s’enraciner dans le lieu et dans le temps. Voir Les lieux emblématiques d’une histoire : ex. Orléans et les fêtes de J. Arc.; ex le Pont du Gard, ou Reims. Cf. Nora. • La mémoire tient toujours de l’individu, du groupe qui la porte tandis que le patrimoine s’il a aussi ce rôle un temps, se veut rassembleur, se veut commun dès qu’il est repris par le politique et la collectivité; cf. être élu au patrimoine mondial de l’Humanité. • Attention : le patrimoine n’est pas qu’urbain. Le traité de Verdun est un patrimoine comme les premières éditions des œuvres des philosophes des Lumières. Ce sont des lieux, des œuvres élus par une société pour se dire. Une place vide comme la place de la Concorde est un lieu patrimonial.
  6. 6. Le patrimoine : lecture historique (4/5 heures) – Une étude au choix entre trois villes • Ne pas faire une étude d’histoire urbaine, ne pas étudier les strates de la ville de sa création à nos jours. Choisir un angle d’étude de la ville. • Dans le cas d’une ville, le patrimoine est précédé souvent par des œuvres d’artistes qui soit le chantent, le décrivent, le peignent ; que ce soit les Veduta, les pages de Stendhal pour Rome, les descriptions des pèlerins, de Châteaubriant ou les gravures pour Jérusalem, les peintures pour Paris… Le passage par un regard artistique est souvent le premier pas dans la patrimonialisation d’un objet, d’un lieu. • Le patrimoine : un objet historique récent. Utiliser l’exemple choisi pour mener une réflexion sur la notion de patrimoine et les temporalités de Patrimoine : naissance fin XVIIIe s/début XIXe s en même temps que nait le musée public, l’opinion publique, la vie démocratique; premier essor au XIXe s avec la création des inventaires, d’une législation ad hoc, triomphe dans la seconde partie du XXe s avec l’urbanisation de la société et la standardisation des objets de consommation. • La notion de patrimoine se développe en parallèle avec l’éducation puis le tourisme. Son essor actuel s’appuie sur les fantasmes d’uniformatisation des sociétés engendrées par la mondialisation, et sur un désir/ besoin de faire (re)connaître, sa différence, ses particularités.
  7. 7. Le patrimoine : lecture historique (4/5 heures) – Une étude au choix entre trois villes • Le patrimoine implique que l’objet, l’œuvre, le lieu, etc.. fasse l’objet d’une appropriation commune, qu’il sorte du lieu privé ou réservé à certains (pour un palais comme le Louvre par exemple..), de la collection privée. • La patrimonialisation passe par une démarche administrative qui suit la reconnaissance sociale ou/et politique de l’objet (au sens large) avant son institutionnalisation par l’Etat ou la gouvernance mondiale de l’objet. – Par ex.Vézelay (ou Conques) fut une église admirée (XII/XV), délaissée (XVII/XVIII°), restaurée (XIX°) avant de devenir un patrimoine sur une route (re)construite de St Jacques. • Dans la notion de patrimoine, il y a élection de certains lieux, objets,.. et rejet d’autres. Il faut s’interroger sur les pourquoi. • A partir de ces objets (bâtiments, monuments, archives..) on appuie, on construit un discours politique sur l’Histoire afin de construire une identité nationale, un lien entre les habitants, une mémoire collective. Penser à se demander quand tel ou tel monument entre au patrimoine, qui en fait le projet, porte la demande, etc.  Le patrimoine est témoin et élément du récit du passé, d’un passé réécrit et porté dans l’histoire présente. Par exemple, Pourquoi, comment, quand la Tour Eiffel, prévue pour être une construction éphémère devient-elle un objet symbolique et patrimoine de la ville de Paris ?
  8. 8. Rome - Des patrimoines imbriqués
  9. 9. Approche à partir d’un quartier : le Centre ville de Rome • Un mauvais choix : la place Navone. Quand on construit la Place Navone on n’est pas dans le patrimoine mais simplement dans la réutilisation d’un espace / bâtiment ancien qui a perdu sa finalité première. Depuis avec le développement du tourisme, elle est devenue un exemple, un archétype de la place baroque. • La création par les Grands de galeries d’art, de cabinets de curiosité où s’entassent statues antiques, objets précieux, ..ne signifient pas que les éléments qui composent ces collections sont des objets patrimoniaux mais que leur propriétaire est un homme riche et cultivé. On est dans l’ostentatoire, dans le besoin de montrer sa culture, sa richesse. Ils n’ont aucune envie de les montrer à tous, sauf exceptionnellement pour accroître leur prestige. Il faut attendre la mise en musée pour en faire du patrimoine.. • Pourquoi le monument à Vittorio Emmanuelle II est situé à coté des forums ? Faire l’unité d’un pays composé de régions aux histoires complexes avec leurs voisins en se rattachant aux racines romaines (celles d’avant les divisions et les occupations étrangères) ? Légitimer la monarchie comme gouvernement légitime en faisant oublier l’Eglise qui est sur l’autre rive.
  10. 10. Rome, la VILLE, l’URBS , une « ville monde » • une ville qui dépasse souvent mais pas constamment sa propre fonction de ville habitée par des romains pour être avant même le concept une « ville Monde », un centre du Monde. • Ne pas tomber dans l’étude des trois strates des principales construction de la ville ; aller au-delà : – La Rome antique : de la latine à la chrétienne (la place Navone, Gallia Placida. – Le Vatican et la Rome des Papes (le sac de 1527); premières fouilles des fori et constitution de « musée lapidaire antique ». 1er acte patrimonial : le texte de 16 pour préserver la Colonne trajane. – XVII/XVIII°s : le séjour de tout peintre ou artiste digne de ce nom. – XIX°s : Le grand Tour. – La Rome moderne : la ville de l’Unité (Monument à VEII) mais aussi la ville du Fascisme (UER – des décors d’opéras, du chromo). C’ est la période où le patrimoine urbain de la ville est instrumentalisé. La ville devient patrimoine et le décor d’un régime. – Les flots de touristes; la mise en valeur des monuments. Problème de cohabitation entre le patrimoine et la vie de la ville. La théâtralité de la ville, l’importance des constructions, du bâti, de la pierre. Faire de la ville un décor, sans oublier l’importance du décor des monuments. Intérieur/Extérieur Prendre un cours extrait du début de Roma de Fellini, ou l’extrait sur les fouilles et les fresques qui s’estompent.
  11. 11. Rome - BIBLIOGRAPHIE • Catherine BRICE, Histoire de Rome et des Romains de Napoléon Ier à nos jours, Perrin, 2008. ●● André CHASTEL, Le sac de Rome, 1527, Gallimard, 1977. ●● Richard KRAUTHEIMER, Rome, portrait d’une ville, 312-1308, Le Livre de Poche, 1999. ●● Jean-Claude Maire VIGUEUR, L’autre Rome – Une histoire des Romains à l’époque des communes (XIIe-XIVe siècle), Tallandier, 2010.
  12. 12. Jérusalem, une ville sacrée • Le saint Sépulcre
  13. 13. Jérusalem : une ville sacrée • Une ville sacrée et sacralisée du fait de son histoire par trois cultures ; une ville exigüe bâtie sur une résurgence dans une région semi-aride, une ville vallonnée  promiscuité des quartiers qui sont souvent des quartiers « ethniques ». Ex. le quartier du St Sépulcre • Attention : difficile d’éviter de faire une histoire de la ville et des strates de construction • Partir soit de l’image de la ville au soleil couchant avec les murs, la mosquée bleue, la ville serrée qui est l’image patrimoniale par excellence ou d’un travail sur l’esplanade. Alors on parlera de : – La strate antique : une ville hébraïque et biblique - le mur et l’esplanade du temple (le plus grand temple de l’antiquité construit par Hérode sur les ruines de celui de Salomon – les tombeaux des patriarches – Un temple détruit après la révolte de 125 (et non en 70) – les bains… – La strate médiévale : d’autres mémoires, d’autres patrimoines : une ville fortifiée, une ville islamique : Mosquée Bleue, de dôme du Rocher,.. et une ville franque : église du St Sépulcre, Ste Anne - les murs ; « invention » des lieux saints chrétiens au IVe siècle – La strate turque : les murs actuels, les portes • Importance des mots : comment qualifier l’esplanade ? • Ancienneté de sa mise en patrimoine: importance des regards portés sur cette ville depuis le Moyen-âge jusqu’au XX°s par des textes de voyageurs, de moines, de guerriers…et des artistes. Voir la Jérusalem imaginaire reproduit comme arrière-fond sur de nombreux tableaux dès la fin du moyen-âge.
  14. 14. Jérusalem - Bibliographie ●● Meron BENVENISTI, Jérusalem, une histoire politique, Actes Sud, 1999. ●● Maurice HALBWACHS, La Topographie légendaire des Évangiles en Terre sainte : Étude de mémoire collective, PUF, 2008. ●● Gudrun KRAMER, A History of Palestine : From the Ottoman Conquest to the Founding of the State of Israel, Princeton University Press, 2011. ●● Vincent LEMIRE, La soif de Jérusalem. Essai d’hydrohistoire, 1840-1948, Publications de la Sorbonne, 2011. ●● Catherine NICAULT, Une histoire de Jérusalem 1850-1967, CNRS Éditions, 2008. ●● Pierre MARAVAL, Lieux saints et pèlerinages d’Orient, Editions du Cerf, 204 (2ème édition)
  15. 15. Paris, une patrimonialisation récente • L’avenue de l’Opéra, un paysage haussmannien
  16. 16. Paris, quelques approches • Ne pas oublier le thème : Le patrimoine. • Ne pas travailler par période : strate antique, strate médiévale, strate moderne, strate actuelle • Prendre une thématique : – permanence et mutations d’un lieu ; – empreinte du pouvoir dans la ville. – La Seine dans la ville • Prendre un quartier, en voir les modifications : ex - le Marais : . – Le quartier Saint Antoine : le peuple en arme, la Bastille ou le Temple, Paris, ville de révolutions. – Comment le lieu de la mort du roi devient le lieu où se termine le défilé de la République, le 14 juillet ? Un lieu de l’ostentation du pouvoir. De la place royale à la place de la Concorde avec l’obélisque de Louxor. – Haussmann et le quartier Opéra
  17. 17. Approche à partir d’un quartier : le Marais • Création d’un quartier ex nihilo par assèchement des terres et expulsion des pauvres qui y habitaient. • D’un quartier noble et riche à un quartier populaire et dynamique d’artisans (19°s), le « ghetto » de Paris dans l’entre les deux guerres, au quartier branché de l’après-classement. • L’effacement des mémoires : la prison du Temple, les arrestations de 1942.. • Pourquoi est-ce quartier qui fait-il l’objet des premières lois sur le patrimoine de l’après-guerre ? La volonté de Malraux n’explique pas tout – appartements en déshérence (et pour cause ! ) et peu d’expropriations dures à prévoir ; – entassements des constructions, des ateliers dans les cours,(donc discours sur la salubrité), – un quartier encore peu cher en 1960, pas lié aux classes dominantes comme le VII ou les XVI et XVII arrondissement et qui a l’avantage d’être en rive droite. – Présence d’artistes comme Pouillon qui parle de ce quartier.
  18. 18. Approche de la notion de patrimoine à partir d’un monument : La tour EIFFEL • Un monument qui exalte le présent , un exploit technique et architectural à la gloire de l’industrie et du métal dans une ville triomphante, sure de la primauté de sa culture, de ses valeurs qui se montre lors des grandes expositions universelles. Mais un objet prévu pour être éphémère. • Pourquoi ne fut-il pas détruit comme certains autres bâtiments construits alors ? • Un objet repris et exalté par les artistes : Delaunay, Dufy, etc.. • Un objet devenu lieu touristique avant de devenir lieu emblématique d’un pays et d’entrer officiellement à l’inventaire du Patrimoine national. Prévision d’ouverture d’un musée dans ses sous-sols en 2016.
  19. 19. Paris - Bibliographie ●● Alfred FIERRO, Histoire et dictionnaire de Paris, Robert Laffont, 1996. ●● François LOYER, Paris XIXe siècle, L’immeuble et la rue, Hazan, 1987. ●● Pierre PINON, Paris détruit. Du vandalisme architectural aux grandes opérations d’urbanisme, Parigramme, 2011. ●● FAVIER, histoire de Paris, 4 volumes.
  20. 20. Les mémoires : lecture historique (5heures) Une étude au choix parmi les deux suivantes : - L'historien et les mémoires de la 2nde Guerre mondiale en France ; - L'historien et les mémoires de la guerre d'Algérie. • Expliquez différence entre mémoire et histoire. La mémoire est celle d’un individu ou d’un groupe qui l’élabore, qui s’y reconnaît, s’en sert pour sa propre identité comme par ex. la mémoire « pied noir ». Elle peut être reconnue (devoir de mémoire) quand elle devient institutionnelle (journée de la mémoire de l’esclavage…) et portée alors par un discours politique. • Ceci diffère de la démarche de l’historien qui recherche a priori une objectivité et relève d’un processus de vérité (même si cette dernière varie en fonction de ses sources, de ses questionnements qui eux sont souvent liés à l’époque où il travaille) ; il y a production de savoir pour comprendre le passé. • Le terme « les mémoires » invite à réfléchir sur les points de vue aussi bien des témoins que des historiens dont le discours sur la guerre peut avoir changé en fonction du temps (on ne dit pas la même chose juste après les documents que cinquante ans après quand les archives commencent à être publiées, en fonction des acteurs et aussi des conditions d’énonciation des faits (en famille, face à un tribunal, etc..) : ne pas oublier de parler des contextes des mémoires et du temps.
  21. 21. Mémoires de la seconde guerre : ouvrages ●● Éric CONAN, Henry ROUSSO, Vichy, un passé qui ne passe pas, Fayard, 1994 : un ouvrage disponible en poche qui offre une synthèse claire sous la forme de dossiers thématiques. ●● Pierre LABORIE, Le chagrin et le venin. La France sous l’Occupation, mémoire et idées reçues, Paris, Bayard, 2011 : ouvrage récent, court et clair, rédigé sur le mode de l’essai de cet historien pionnier de l’étude de la population civile française sous l’Occupation. ●● Jean-Luc LELEU (dir.), La France pendant la Seconde Guerre mondiale. Atlas Historique, Fayard, 2010 : ouvrage de synthèse remarquable et très utile, chaque question historiographique est traitée sur une double page, avec documents et tableaux à l’appui, mobilisables en classe. ●● François MARCOT (dir.), Dictionnaire historique de la Résistance, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2006 : même statut que le précédent. ●● Renée POZNANSKI, Propagandes et persécutions. La Résistance et le « problème juif », Fayard, 2008 : un ouvrage qui se situe au coeur de l’historiographie contemporaine sur cette question. ●● Henry ROUSSO, Le Syndrome de Vichy, Le Seuil, 1987 : un classique. ●● Annette WIEVIORKA, Déportation et Génocide. Entre la mémoire et l’oubli, Hachette, 2003 (1995) : un travail colossal dont il ressort que les déportés et leurs familles ne se sont pas tus à leur retour, mais qu’il n’existait pas d’espace public pour entendre leurs propos. Cette recherche permet de saisira question des échelles d’observation.
  22. 22. Mémoires de la seconde guerre : SITES INTERNET ●● www.holocausttaskforce.org. Le Groupe de travail pour la coopération internationale en matière d’éducation à l’histoire et à la mémoire de l’Holocauste est un organisme qui vise à mobiliser les hommes politiques et les acteurs institutionnels. Son site est en anglais, mais certaines pages sont disponibles en français (notamment dans la partie « Éducation »). ●● www.cndp.fr/crdp-reims/memoire. Site créé en 2000 par le CRDP de Reims, il propose des ressources documentaires, des bibliographies, des activités pédagogiques (notamment un dossier complet sur l’enseignement de la mémoire). ●● www.memorialdelashoah.org. Le site Internet du mémorial de la Shoah (Paris) propose des outils pédagogiques, des activités, des ressources en ligne (expositions virtuelles…). ●● www.enseigne-histoire-faire.org. Le premier site francophone dédié à l’histoire de la Shoah et son enseignement en France.
  23. 23. Mémoires de la guerre d’Algérie - Bibliographie • Ouvrages ●● Raphaëlle BRANCHE, La Guerre d’Algérie : une histoire apaisée ?, Le Seuil, 2005. ●● Alain DEWERPE, Charonne 8 février 1962. Anthropologie historique d’un massacre d’État, Gallimard, 2006. ●● Bernard DROZ et Évelyne LEVER, Histoire de la guerre d’Algérie : 1954- 1962, Le Seuil, 1982. ●● James HOUSE et Neil MAC MASTER, Paris 1961, Les Algériens, la République et la terreur d’État, Tallandier, 2008. ●● Guy PERVILLEé, Pour une histoire de la guerre d’Algérie 1954-1962, Picard, 2002. ●● Benjamin STORA, La Gangrène et l’oubli : la mémoire de la guerre d’Algérie, La Découverte, 1991. • Sites Internet ●● colloque-algerie.ens-lyon.fr/communication.php3?id_article=200. Un article de Lydia Aït Saadi sur les manuels scolaires en Algérie. ●● ldh-toulon.net/spip.php?article529. Un article de Benjamin Stora, « La mémoire retrouvée de la guerre d’Algérie ».
  24. 24. Thème 2 Idéologies, opinions et croyances en Europe et aux États-Unis de la fin du XIXe siècle à nos jours (15-17 heures) Trois questions : -Socialisme et mouvement ouvrier : Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875. -Médias et opinion publique : Médias et opinion publique dans les grandes crises politiques en France depuis l'affaire Dreyfus. - Religion et société : Religion et société aux États-Unis depuis les années 1890.
  25. 25. Thème 2 - Idéologies, opinions et croyances en Europe et aux États-Unis de la fin du XIXe siècle à nos jours (15-17 heures) Chacune des questions renvoie à un des termes de l’intitulé de la question. Il convient de ne pas faire de passerelle entre les questions et de les travailler indépendamment. On travaille sur un siècle et demi ce qui demande de montrer des évolutions, mais aussi de distinguer entre les idées et les pratiques et là encore dans l’espace et le temps. Les liens entre la politique, les idées et les faits sont à mettre en exergue.
  26. 26. Socialisme et mouvement ouvrier - Socialisme, communisme ET syndicalisme en Allemagne depuis 1875. (5 à 7 heures) • Commencer par placer les grandes idéologies et courants politiques socialistes du XIX°s. • Une idée simple : le lien étroit du syndicalisme allemand avec le Politique au sens large, ce qui oblige à suivre une trame chronologique : – L’avant 14 :la lutte du gouvernement contre la progression du SPD (parti social- démocrate) (la peur du rouge et le besoin de stabiliser la main d’œuvre) : la politique bismarckienne. Mise en place des ppx traits du syndicalisme allemand (syndicalisme de masse, syndicalisme de branche (IG Metall), présence de syndicalisme confessionnel)- la politique réformiste – La révolution spartakiste : communisme et syndicalisme anarchique – le retour au syndicalisme réformiste. – Le nazisme : interdiction et contrôle des ouvriers, la lutte anti syndicale et anti socialiste – La guerre froide : la co-gestion à l’ouest – le SPD au pouvoir // un syndicalisme lié au parti communiste à l’est. Importance du nombre de syndiqués après la chute du mur. Féminisation, ouverture au monde des employés, … – Erosion actuelle.
  27. 27. Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875 ●● Gilbert BADIA, « À propos des Conseils en Allemagne. Interrogeons les réalités», Le Mouvement social, n° 157, 1991. ●● Michel CHRISTIAN et Emmanuel DROIT « Écrire l’histoire du communisme .L’histoire sociale de la RDA et de la Pologne communiste en Allemagne, en Pologne et en France », Genèses, n° 61, 2005. ●● Jean-Numa DUCANGE, « Une histoire du réformisme est-elle possible ? À propos de quelques ouvrages sur le réformisme en Allemagne avant 1914 » in Histoire@Politique, n° 13, 2011, p. 176-184. ●● Sandrine KOTT, L’Allemagne du xixe siècle, Hachette, 1999. ●● Sandrine KOTT, Histoire de la société allemande au XXe siècle. La RDA 1949-1989, La Découverte, 2011. ●● Sandrine KOTT, « Pour une histoire sociale du pouvoir en Europe communiste. Introduction thématique » in Revue d’Histoire Moderne et Contemporaine, 2002, n °49/2, p. 5-23. ●● Alain LATTARD, Histoire de la société allemande au XXe siècle. La RFA 1949-1989, La Découverte, 2011. ●● Jay ROWELL, « L’étonnant retour du totalitarisme ». Réflexions sur le tournant de 1989 et l’historiographie de la RDA » in Politix, 1999, n °47, p 131-150. ●● Marie-Bénédicte VINCENT, Histoire de la société allemande au XXe siècle. Le premier XXe siècle 1900-1949, La Découverte, 2011.
  28. 28. Médias et opinion publique - Médias et opinion publique dans les grandes crises politiques en France depuis l'affaire Dreyfus.(5heures) - Eduscol parle du lien entre le développement de la presse, puis de la radio et des sondages d’opinion avec l’opinion publique. L’opinion publique apparaît dès le milieu du XVII°s avec les Mazarinades et se développe au XVIII°s comme l’on bien montrer les travaux de D.Roche. L’opinion politique comme on l’entend actuellement prend son envol dans le courant du XVIII°s et surtout à partir de la Révolution française, et doit son essor à la presse et à la radio. . • Le document Eduscol liste les CINQ grandes crises qui seraient concernées : – Affaire Dreyfus – Le 6 février 1934 – La défaite et la rupture du consensus démocratique. Contrôle de l’opinion publique, la censure, la presse de résistance. – La crise du 13mai 1958 (au temps de l’audiovisuel public, rôle de la radio Europe n°1 en 1955, RTL- 5% des foyers français ont la télé en 58 ) – Crise de Mai 1968 (62% foyers ont la télé – importance des images) Dans le cadre d’un examen écrit en fin d’année, il faut avoir étudier ces cinq moments de l’histoire nationale mais il serait intéressant de faire travailler les élèves sur d’autres crises qui ont peut-être plus marquée l’opinion publique de l’époque (l’affaire Stavisky; le scandale de Panama ; l’assassinat de Jaurés, le congrès de Tours, Diem Bien Phu et la poursuite de la colonisation, etc)– Exposés ? Travail personnel des élèves ? BUT : Montrer des points de vue différents, des opinions, des idéologies qui s’affrontent, et comment les médias manipulent les opinions publiques.
  29. 29. Idéologies, opinions et croyances depuis la fin du XIXe siècle Ouvrages ●● Fabrice d’ALMEIDA et Christian DELPORTE, Histoire des médias en France de la Grande Guerre à nos jours, Flammarion, 2003. ●● Jérôme BOURDON, Histoire de la télévision sous de Gaulle, INA-Anthropos, 1990. ●● Patrice BOUSSEL, L’Affaire Dreyfus et la presse, Armand Colin, 1960. ●● Michèle de BUSSIERE, Cécile MEADEL et Caroline ULMANN-MAURIAT, Radios et télévision au temps des « événements d’Algérie », L’Harmattan, 1999. ●● Christian DELPORTE, La France dans les yeux, une histoire de la communication politique de 1930 à nos jours, Flammarion, 2007. ●● Patrick EVENO, La Presse, PUF, coll. « Que sais-je ? », 2010. ●● Patrick EVENO, Les Grands articles qui ont fait l’histoire, Flammarion, 2010. Sites Internet ●● www.histoiredesmedias.com. La Société pour l’histoire des médias disposed’un site Internet sur lequel on peut trouver des articles en ligne (notamment de la revue Le Temps des Médias), des liens vers d’autres sites, des bibliographies, etc.
  30. 30. Religion et société aux États-Unis depuis les années 1890 PB la date de 1890 qui ne correspond à rien dans l’histoire américaine. Impossibilité de faire comprendre cette question sans retour en arrière (à la Constitution de 1787, aux Pères pèlerins, à la guerre de sécession..) Deux grands héritages qui marquent le débat : - Les lumières : La constitution Jefferson : voir 1er amendement. Liberté de culte, neutralité de l’Etat, DEISME et dieu de nature. - le piétiste et l’héritage puritain reconstruit au XIX°s qui donne naissance à ce que l’on appelle le « credo américain » - Tolérance et Dieu mais un dieu abstrait comme un élément de homo americanus  Problématiques et approches:  - lien entre les événements majeurs de l’histoire américaine et la Religion ; le poids des Présidents ;  Le religieux et la société : évolution des différents groupes religieux, sans oublier les pratiques, l’univers culturel et mental. Un ex. la devise : de E Pluribus Unum qui date de la fin XVIII° est remplacé par In God We trust après la guerre de sécession - Le serment au drapeau devient une pratique « obligatoire » durant la guerre froide ; ainsi que le serment des présidents et des témoins sur la Bible - Hymne – - Montrer les ambigüités politiques. Par ex. en 1962 et 63, (càd avec un Président catholique) : Interdiction de la prière dans les écoles publiques mais décision de financer les déplacements des élèves qui vont dans les écoles confessionnelles par équité et par respect du second amendement. .
  31. 31. « Religion et société aux États-Unis depuis les années 1890. Quelques pistes parmi d’autres à aborder – Deux grandes parties Politique, religion et société. • les fondements de la position de l’Etat américain vis-à-vis de la Religion qui sert de base à toutes les relations entre le Politique et le Religieux – liberté religieuse complète  diversité des religions reconnues (amish, quakers, mormons, juifs, ..) Possibilité – le texte de la Constitution : texte sans aucune allusion religieuse. les textes de la fin du XVIII°s au mieux évoque un « Dieu abstrait » presque un « Dieu Naturel » mais sans référence à la Bible, à une Eglise. ’ • Depuis tous les textes et décisions politiques pris et acceptés oscillent entre ces deux pôles ; sans oublier les grands traumatismes politiques comme la guerre de sécession , la guerre froide, le Viet Nam. • - Les pratiques politiques du Religieux : Texte de Kennedy sur son appartenance au catholicisme pour être élu – le serment du Président, – le rituel de naturalisation, etc.. - l’Importance du serment, de la morale chrétienne pour les politiques ex. Watergate (la faute est le mensonge sous serment, et secondairement les faits, etc.. . ) • - une vision du monde marquée par les textes religieux : cf. les textes suite au 11 septembre sur la perception du terrorisme comme un Satan, sur le choc de civilisations, etc.. le poids du protestantisme dans la vision américaine du monde et la réussite sociale. Religions et pratiques sociales : • l’évolution des groupes religieux aux Etats Unis de 1860 à 2010 à mettre en rapport avec l’histoire des migrations, avec les lois sur les quotas.. • Les pratiques religieuses des populations et leur évolution en cent cinquante ans : appartenir à une paroisse (Là la littérature américaine nous inonde de textes), le rôle social des Eglises, les télé-évangélistes protestants ou musulmans, la participation aux rites… mais aussi les pratiques judiciaires, l’importance de la Parole et du serment dans la Justice et aussi dans la vie quotidienne. • On peut aussi aborder le Religieux dans les arts américains. On peut par exemple partir d’une série policière américaine comme par exemple les experts Manhattan où le héros cite assez fréquemment des passages de l’ancien testament. + Gospel, etc..
  32. 32. Religion et société aux Etats-Unis depuis les années 1890 • Ouvrages ●● Marie-Christine PAUWELS, Civilisation américaine (1994), Hachette, 2011. ●● Bernard VINCENT, Histoire des États-Unis, Paris, Flammarion, coll. « Champs », 2008. ●● Hans-Georg BETZ, États-Unis : une nation divisée. Guerre culturelle et idéologique (1997), Autrement, 2008. ●● Jean-François COLOSIMO, Dieu est américain. De la théodémocratie aux États-Unis, Fayard, 2006. ●● Sébastien FATH, Dieu Bénisse l’Amérique. La religion de la Maison-Blanche, Seuil, 2004. ●● Camille FROIDEVAUX-METTERIE, Politique et religion aux États-Unis, La Découverte, coll. « Repères », 2009. ●● André KASPI, Les Américains, 2 vol., Seuil « Points-Histoire », 2002. • Sites Internet ●● The Assocation of Religious Data Archive : www.thearda.com ●● The Pew Forum on Religions : www.pewforum.org ●● Frise chronologique, programme de la télévision publique PBS : http://www.pbs.org/godinamerica/timeline ●● Cartographie religieuse des États-Unis et du Canada : www.blogandbud.blogspot.fr/2006/04/us-la-carte-des-religions-aux-etats.html
  33. 33. Theme 3 Puissances et tensions dans le monde de la fin de la Première Guerre mondiale à nos jours (17-18 h) - Trois questions Trois questions: Les chemins de la puissance : - Les Etats-Unis ET le monde depuis les « 14 points » du Président Wilson (1918).- - La Chine ET le monde depuis le « mouvement du 4 mai 1919 ». Un foyer de conflits - Le Proche et le Moyen-Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Première Guerre mondiale. (1918)
  34. 34. Thème 3 • Chapitre qui pose la question de la place du factuel dans des programmes très conceptualisés. Fiche Eduscol propose un tour d’horizon de tous les aspects du thème, on choisit dedans. La fiche fait des propositions mais la fiche n’est pas le programmen’est pas le programme • Comment ventiler les horaires entre ces trois questions (17/18 heures) ? –8 (EU 4 / Chine 5 / PO : 8 heures) 8 heures pour quoi faire ? Attention : plus on donne de temps à une question, plus on entre dans le détail, et plus les élèves se perdent  faire ressortir la problématique en réduisant le temps – EU : 5heures / Chine 6 heures / PO 7 heures – car EU déjà présent dans thème 1 et 2 en 1ere. • Une approche HIDA peut aider à saisir des périodisations : Chine la propagande / art officiel (première période)/ l’architecture qui sert à affirmer la puissance
  35. 35. Les chemins de la puissance • On ne raconte pas l’histoire de la Chine ou des Etats- Unis au XX°s.– la question ne concerne que les relations au Monde ; on part de la situation actuelle et à rebours, on explique pourquoi cette situation est ainsi. Ces relations ne sont pas que militaires, elles sont aussi idéologiques, culturelles. • Une question, avant tout, de géopolitique. • Fil directeur à ce sous-thème : Au XX, qu’est ce que la puissance et d’où vient elle ? Comment se manifeste-t- elle ? Ne pas oublier le militaire – voir revue « questions internationales » ou « diplomatie ». • Un titre commun aux deux puissances étudiées : donc prévoir un temps de comparaison entre les deux puissances, pour discuter et construire la notion de puissance. Ne pas la donner a priori.
  36. 36. Les chemins de la puissance- Les Etats-Unis et le monde depuis les « 14 points » du Président Wilson (1918) • Commencer par ce pays car les élèves ont des connaissances sur ce pays (3ème, 1ere et anglais) – avoir une approche très synthétique : organiser l’étude autour de qq moments clés d’affirmation de cette puissance mais sans oublier aussi les moments de contestation : l’après 1ere Guerre mondiale (les 14 Points et le règlement des traités) / l’affirmation lors de la 2nde GM / la guerre froide et modèle économique / hyper-puissance et 11 septembre 2001 • Fil directeur : la tentation (le rêve impossible) isolationniste • On faudra aussi à un moment approfondir sur un exemple qui montre l’ambigüité de la position des Etats-Unis : un pouvoir conscient de son rôle de leader du bloc démocratique et des responsabilités que cela implique, et une opinion publique américaine isolationniste peu intéressée par la politique internationale. Exemple : la Corée; le Viet-Nam; le post 11 septembre.
  37. 37. Les Etats-Unis et le monde depuis les « 14 points » du Président Wilson (1918) - BIBLIOGRAPHIE Ouvrages ●● Denise ARTAUD, La fin de l’innocence. Les États-Unis de Wilson à Reagan, Armand Colin, 1986. ●● Zbigniew BRZEZINSKI, Le Grand échiquier. L’Amérique et le reste du monde, Bayard, 1997. ●● Pierre HASSNER, Justin VAISSE, Washington et le monde. Dilemmes d’une superpuissance, CERI/Autrement, 2003. ●● André KASPI, Les Américains, 2 vol., Seuil « Points-Histoire », 2002. ●● Pierre MELANDRI, Histoire des États-Unis contemporains, André Versaille, 2008. ●● Philippe MOREAU-DEFARGES, L’Ordre mondial, Armand Colin « coll. U », 1998. ●● Yves-Henri NOUAILHAT, Les États-Unis et le monde au xxe siècle, Armand Colin « coll. U », 1997. Revues ●● « Les États-Unis et le reste du monde », Hérodote, n° 109, 2003. ●● « La puissance américaine », Questions internationales, n° 3, 2003. ●● « Les défis de la présidence Obama », Questions internationales, n° 39, 2009.
  38. 38. Les chemins de la puissance- La Chine et le monde depuis le « mouvement du 4 mai 1919 ». • Chine : les données factuelles sont inconnues des élèves – Ne pas se perdre dans les événements; ne pas oublier le titre : les chemins de la puissance : ou comment passer d’un pays dépecé par des étrangers à la 2nde puissance économique mondiale. • La Chine se pense depuis toujours comme le 1er au Monde, une puissance qui n’a pas besoin des autres, à qui les autres nations doivent tribut et respect (cf. les difficultés par erreur culturelle des jésuites au début de leur présence) et sur l’importance du nationalisme dans la pensée chinoise, et en même temps l’idée du « pré carré » et discuter l’idée de « l’absence de tradition de conquête » au-delà de ses frontières. • L’histoire de la Chine lue à travers des expériences politiques qui ont pour but de (re)trouver sa place dans le Monde ou contre le monde (expérience maoïste) – reconquête de sa position • Quatre (voire cinq temps) périodes : – En intro : la Chine mandchoue, une chine administrative et archaïque ? – La création de la République Sun Yat Sen : la Chine sous le modèle occidental mais avec une teinte socialisante: libéralisme économique ; première réforme sociale (abandon des pieds bandés, simplification de l’écriture..) – la guerre sino-japonaise et la période communiste : un pays écrasé (les massacres de Nankin) mais qui résiste, La division entre Tchang Kai Chek (Taiwan) et Mao (RPC) : les deux Chine - la prédominance de l’Etat et du nationalisme – une économie dirigée : un modèle pour le tiers monde au prix d’une dictature – La chine actuelle, un mixte entre un pouvoir administratif fort et un libéralisme économique plus ou moins surveillée, l’héritage de Chou en Lai. Une chine qui affirme son rôle politique sur la scène mondiale (cf veto à ONU sur Syrie)- Ne pas oublier le rôle de certaines provinces quasi indépendantes (ex. Sichuan )
  39. 39. La Chine et le monde depuis le « mouvement du 4 mai 1919 » - BIBLIOGRAPHIE • Isabelle ATTANE, Au pays des enfants rares : la Chine vers une crise démographique, Fayard, 2011. ●● Lucien BIANCO Les origines de la révolution chinoise, 1915-1949, Gallimard, coll. « Folio histoire », 2007. ●● Anne CHENG (dir.), La pensée en Chine aujourd’hui, Folio Gallimard, 2007. ●● Mireille DELMAS-MARTY et Pierre-Etienne WILL (dir.), La Chine et la démocratie, Fayard, 2007. ● Jacques GERNET, Le Monde chinois, Pocket, coll. « Agora », 2006 (3 tomes). ●● Jacques GUILLERMAZ, Histoire du parti communiste chinois, Payot & Rivages, coll. « Petite bibliothèque Payot », 2004 (2 tomes). ●● Alain ROUX, La Chine contemporaine, Armand Colin, coll. « Cursus », 2010. ●● Thierry SANJUAN (dir.), Dictionnaire de la Chine contemporaine, Armand Colin,2006.
  40. 40. Un foyer de conflits - Le Proche et le Moyen-Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Première Guerre mondiale. Quel est l’espace concerné ? voir carte. - Proche Orient : régions de l’Est de la Méditerranée, de la Turquie à l’Egypte - Moyen Orient ; ensemble des pays de l’Asie de l’W et du SW, de la Turquie à Iran, voir l’Afghanistan, du sud du Caucase à la péninsule arabique.  Position stratégique de cet espace. En 2012, trois grands acteurs militaires : Israël, Turquie, Iran. Puissances des armées et des moyens militaires dans la région + diffusion des armes et milices . Quelques traits de cet espace : Politique : des Etats récents, remis en question (Koweït, Liban..), pas de réelles démocraties sauf Israël et secondairement la Turquie – de nombreux pouvoirs « autoritaires » sinon pire. Instabilité politique. Violence (fréquences des attentats) et poids des réfugiés. Tensions ethnico-religieuses (druze, kurde..) Démographie : en croissance de population pour des pays aux ressources médiocres. Plus de la moitié de la pop. a moins de 20 ans, taux de chômage élevé; urbanisation explosive; multiplication des quartiers pauvres, Economie - vulnérabilité d’économies dépendantes (pétrole, aides internationales, ..), pb du blocus sur l’Iran. Importance du chômage, de la population jeune sans emploi et frustrée (pb des relations homme/femme…) Opposition entre Pays peuplés /pays vides et riches de pétrole (pb de la M.O. – pb épuisement des ressources, de l’utilisation de la rente.. Pb de l’eau et de la SAU Culturel : des lieux hautement symboliques : lieux saints : Jérusalem, la Mecque, Istanbul. Tensions religieuses entre les différentes tendances de l’Islam; certains auteurs parlent de « guerre de religion » en Irak, Syrie Un mouvement général depuis 1918 : épuration ethnique et réduction de la cohabitation des communautés avec l’essor de l’Etat-Nation : diversité ethnique, religieuse et culturelle se réduit partout (départ des juifs, des chrétiens, des coptes,..) - Montée des tensions et des fondamentalistes : l’islamisme politique : Frères musulmans…salafistes.. Emigration des minorités
  41. 41. Un foyer de conflits - Le Proche et le Moyen-Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Première Guerre mondiale. Cette question s’inscrit dans une perspective de compréhension du monde actuel – qu'est ce que les élèves doivent savoir pour comprendre les futurs conflits à venir ? Le sujet ne se limite pas à Israël. Partir des acquis des élèves, mais il faudra une forte part de détricotage, de définition de l’espace concerné, de connaissances bien assurées et de bons repères chronologiques. Prévoir entre 7 et 8 heures de cours car question complexe et l’espace concerné est vaste. Que 7 heures –> donc pas le temps d’une approche descriptive ou narrative – il faut donner des informations autour d’un fil directeur affirmé Problématique : Pourquoi depuis cent ans, le Proche Orient est un espace de conflits ? Pourquoi des conflits locaux ont-ils des répercussions dans le monde ? Montrer la multiplicité des acteurs, des enjeux - Ne PAS oublier les acteurs extérieurs à cet espace ( les bases américaines, les ex- bases russes ; les interventions russes,etc…) mais sans les surestimer. .
  42. 42. Un foyer de conflits - Le Proche et le Moyen-Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Première Guerre mondiale. (suite) Après avoir affirmé et justifié devant les élèves que l’ampleur de la question fait que l’on fait des choix, que l’on ne peut pas tout dire – on choisit deux ou trois conflits. - des risques à éviter - l’événementiel, - la polémique – Tomber dans le fait d’actualité, même si les élèves le demandent. Se positionner en historien, càd prendre du recul. - parler clairement des divisions religieuses, de leur complexité sans tomber dans les stéréotypes. - des conflits : - ne pas faire l’impasse mais ne pas se focaliser que sur les conflits israélo-arabes, israélo-palestiniens et oublier les autres conflits. - les autres conflits : • Les conflits interétatiques : ex. Irak/Iran ; Irak/Kowet.. • les conflits liés à des ressources (pétrole, eau) : Iran/Koweït – (Turquie/Syrie..) .. • Conflits religieux et ethniques (Kurdes, minorités chrétiennes..) : pourquoi n’y a-t-il plus de minorité juive dans ces Etats ? De substantielle minorité chrétienne en Irak ? En Turquie ? • Conflits pour des changements politiques (guerre civile ?)
  43. 43. Carte du proche et moyen orient = Le Mashreq de ash- sharq = " l'est « , le levant
  44. 44. De quelques problématiques - De l’empire turc à un ensemble d’Etats-nation plus ou moins rivaux. - Complexité des relations Proche Orient et Occident : • Colonisation et décolonisation: Egypte, les mandats,.. Mise en place de monarchies plus ou moins appuyées sur une famille ou une minorité religieuse soutenues par des puissances étrangères - Fin de la monarchie égyptienne, Nasser, … Iran.. Intervention en Libye. • Les guerres européennes et leurs conséquences : La déclaration Balfour et la naissance de la Palestine, Afrika corps et El Alamein, position du grand Mufti de Jérusalem, la création de l’Etat d’Israël. • Le jeu complexe des rapports de puissance autour du Golfe. Les influences des grandes puissances : en arrière fond les rapports de force anglo-russe au XIX°s; Afghanistan (soviétiques, américains, ..) , les émirats, etc.. Existence de bases militaires. - Quelle puissance régionale dominante ? Hier, aujourd’hui et demain ? Dans un contexte complexe et assez « civilisationnel » – L’Iran: une culture spécifique; la révolution de Mossadegh, la contre réforme du Shah, Khomeiny, la prise des otages de l’ambassade américaine, – La Turquie , l’ancienne terre des ottoman, un modèle actuel ? – L’Arabie : le monde arabe au sens strict, le porteur de traditions.
  45. 45. Fiche : un foyer de conflits - Le Proche et le Moyen-Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Première Guerre mondiale. Etudiez deux ou trois conflits au choix : - Autour de la création d’Israël – demande de remonter au XIX°s avec les premières installations de communautés juives (Herzl) ou de protestants du Nord de l’Europe, des tensions de l’entre deux guerres- les choix antisémite du grand mufti, et de choisir un conflit – ne pas perdre les élèves dans la succession des événements : 48, la création et l’exil / La guerre des six jours ou une autre / Intifada et attentats. - Autour du Pétrole : Koweit / Irak – l’histoire de l’Iran de 45 à nos jours. - Conflits inter-ethnique : Iran-Kurdes – Liban – inter Etats : Iran Irak (1980) – Mettre dans le contexte géopolitique et historique, sans oublier la poussée du fondamentalisme, et les aspects économiques avec le pétrole, chômage… – Chrono : vision synthétique de la première partie du XX pour se concentrer sur les événements évoquant les différents facteurs et acteurs Pour ce faire en 7 heures : - utilité de l’approche par des cartes ; - Quelques exemples pour montrer interaction acteurs et facteurs et pour montrer la complexité – Eviter le simple. On n’étudie pas tout.
  46. 46. Thème 4 Les échelles de gouvernement dans le monde de la fin de la Seconde Guerre mondiale à nos jours (16-17h) - L’échelle de l’État-nation Gouverner la France depuis 1946Gouverner la France depuis 1946 : État, gouvernement et administration. Héritages et évolutions. - L’échelle continentale Le projet d’une Europeprojet d’une Europe politiquepolitique depuis le congrès de La Haye (1948). - L’échelle mondiale. LaLa gouvernancegouvernance économiqueéconomique mondiale depuis 1944. -
  47. 47. L’échelle de l’État-nation - GouvernerGouverner la France depuis 1946la France depuis 1946 : État, gouvernement et administration. Héritages et évolutions. • Discuter la notion d’Etat-nation: opposition entre une conception liée au désir de vivre ensemble et une conception liée à l’origine commune (même sang, pureté ethnique). Perdure en 1946 même si très ébranlée par période hitlérienne, cf. politique des déplacés. Idée aussi que l’Etat doit veiller, protéger, soutenir.. sa nation (Etat providence) lié à l’idée du contrat entre l’Etat et le peuple. • On ne passe pas en revue tous les gouvernements depuis 46. Pas une suite d’organigrammes. • Mettre en évidence le caractère central de l’Etat en France car c’est lui qui a (aurait) construit la Nation. Le terme « gouverner » insiste sur l’administration du pays. Le mot « héritages » sur le poids des grands corps, du jacobinisme, mais aussi la tendance au fédéralisme, à des rappels sur école et sentiment national. Etat présent : les plans, l’Etat-providence, ENA, etc.. Relation du président à la Nation : élection du Président, referendum.. • Remise en cause et recul de l’Etat (décentralisation, mondialisation…) provoquent des résistances.
  48. 48. L’échelle continentale - Le projet d’une Europe politique depuis le congrès de La Haye (1948). • A replacer dans le contexte de création après guerre d’entités régionales regroupant des Etats autour de projets communs : le régionalisme. Ex la ligue arabe en 45, Organisation des Etats américains en 48, la CEE en 57, OUA en 63, ANSEAN en 89, ALENA en 92. • Buts : – installer la paix - éviter les conflits entre voisins et développer les échanges ; – avoir du poids dans l ’économie et les organisations internationales • Cette nouveauté est traitée à partir de l’exemple de l’Europe. Le mot politique demande de travailler sur les politiques communes comme l’agriculture mais pas sur les applications, voir aussi l’existence ou non de projets politiques européens : citoyenneté européenne, etc.. Vers une fédération d’état-nations ? Rôle international de l’UE : la PESC • Montrer le débat entre deux Europe : Europe marché ou Europe puissance
  49. 49. L’échelle mondiale. LaLa gouvernancegouvernance économiqueéconomique mondiale depuis 1944. • La gouvernance politique (SDN puis ONU ) a été étudiée en 1ere. • Les grandes institutions économiques. Ne pas oublier des organismes moins connus que le FMI ou la banque mondiale comme OMS, OMM, BIT. Pouvoirs et limites de ces institutions : embargo (cf. Iran, ) refus des Etats-Unis ou de la Chine de signer certaines résolutions,… du pouvoir que sur les pays pauvres ou en difficulté. Pourtant des règles de commerce de plus en plus appliquées par tout le monde. Comment maintenir la liberté des mers, des marchandises.. Devant le piratage ? • Les grandes alliances régionales. ASEAN, UE, Mercosul, OPEP et OPAEP, • Montrer la tension entre les grands organismes et les entrepreneurs locaux, les syndicalistes, etc..

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