Brique 02

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Brique 02

  1. 1. Briques pleines ou perforées  Les briques de cette catégorie se présentent sous la forme de parallélépipèdes rectangles obtenus par extrusion (<< filage>>) ou éventuellement par pressage lorsqu'il s'agit de briques pleines (fig. 1.1).  Les briques dites perforées (fig. 1.1) présentent une somme des sections des trous inférieure ou égale à 40 % de la section totale (50 % s'il s'agit de briques à enduire). Ces perforations sont généralement perpendiculaires au plan de pose (1).  Dans cette catégorie de produits, on distingue les trois sous-familles suivantes:  Les briques destinées à rester apparentes (briques de façade). • Les briques destinées à être enduites.  • Les briques pour conduits de fumée.  Ces produits sont régis par la norme NF P 51- 301 (septembre 1974)« Briques de terre cuite pour la construction de conduits de fumée ». Briques pleines et perforées Figure 1.1
  2. 2. Briques pleines ou perforées Caractéristiques dimensionnelles:  Les principales caractéristiques résultant des fabrications courantes sont incluses dans le tableau ci-dessous: Caractéristiques mécaniques :  Les briques sont divisées en quatre catégories correspondant aux désignations et aux caractéristiques mécaniques figurant au tableau suivant: TypeType Hauteur (en cm)Hauteur (en cm) largeur (en cm)largeur (en cm) longueur (en cm)longueur (en cm) Briques pleinesBriques pleines ou perforéesou perforées 44 5,55,5 66 77 5,55,5 10,510,5 10,510,5 10,510,5 10,510,5 10,510,5 2222 2222 2222 2222 3333 Mulots pleins ouMulots pleins ou perforésperforés 44 5,55,5 66 77 66 55 55 5,55,5 5,55,5 66 2222 2222 2222 2222 2222 DésignationDésignation Résistance à l'écrasement en section bruteRésistance à l'écrasement en section brute Moyenne MinimumMoyenne Minimum M Bar MPa BarM Bar MPa Bar PP Brique ordinaireBrique ordinaire 1 125 10 1001 125 10 100 2,52,5 BP 200BP 200 2 200 16 1602 200 16 160 00 BP 300BP 300 3 300 24 2403 300 24 240 00 BP 400BP 400 4 400 32 3204 400 32 320 00 1 bar = 1,02 kg/cm2. I Bar et kg/cm2 sont deux unités sensiblement1 bar = 1,02 kg/cm2. I Bar et kg/cm2 sont deux unités sensiblement équivalentes.1 1 MPa = 10 bars.équivalentes.1 1 MPa = 10 bars.
  3. 3. Briques pleines ou perforées Absorption d'eau: Le coefficient d'absorption d'eau ne doit pas dépasser les valeurs suivantes: - briques pleines filées au malaxeur vertical: 80; - briques pleines pressées : 60; - briques pleines filées à la mouleuse horizontale: 40; - briques perforées: 30. Dilatation à l'humidité: La dilatation à l'humidité par essai accéléré ne doit pas dépasser 1,6 mm/m à l'auto-clave, et 0,6 mm/m en moyenne et 0,8 mm/m au maximum à l'eau bouillante.
  4. 4. Briques pleines ou perforées Appareillages:  L'appareillage est directement fonction de l'ouvrage à réaliser. Il n'est pas obligatoi-rement le même dans le cas d'un mur destiné à rester apparent que dans celui d'un mur destiné à être enduit. Quelques exemples d'appareillages sont présentés à la figure 1.2.  Il existe des briques perforées, composées d'une panneresse et d'une boutisse(l) alignées sur leurs faces visibles, séparées par une rainure verticale apte à être remplie de mortier, afin de constituer un faux joint. Ce type de brique permet de concevoir divers appareillages. Appareillages courants des murs en briques
  5. 5. Briques pleines ou perforées Mortier de hourdage: 1. Briques destinées à rester apparentes: Dans toute la mesure du possible il faut employer des mortiers dits « mortiers bâtards» associant au sable, outre un liant hydraulique, de la chaux aérienne. Ce type de mortier présente en effet de nombreux avantages: - très bonne adhérence sur les briques de terre cuite; - retrait limité contrariant la tendance à la fissuration des joints. • Trois formes de mortier se rencontrent sur les chantiers: - les mortiers composés et gâchés sur place; - les mortiers sec prêts à l'emploi en sac ou en trémie; -les mortiers prêts à l'emploi livrés gâchés en camion-toupie;
  6. 6. Briques pleines ou perforées 1. Briques destinées à être enduites: Les exigences liées à l'aspect de l'ouvrage fini sont moins importantes et permettent l'emploi des mortiers de ciment courants dosés à 300/350 kg de liant par m3 de sable.  Joints: Le jointoiement ou le rejointoiement est l'opération qui consiste à donner la forme définitive du parement de joint dans une maçonnerie de briques apparentes. Cette opération doit être réaliser de deux manières: a) Par le jointoiement en montant, c'est-à-dire par refoulement du mortier au fur et à mesure du briquetage en comprimant fortement ce mortier à l'aide du fer à joint fig.(a). b) Par rejointoiement après mise en œuvre des briques fig.(b). Pour cela, au fur et à mesure de l'avancement des travaux, le briqueteur dégarnit les joints sur une profondeur de 2 cm environ. Ensuite après réalisation d'une partie ou de la totalité du mur, le travail est repris pour l'exécution du parement du joint. A - Mise en œuvre conseillée: joints refoulés en montant B - Mise en œuvre conseillée: maçonnerie rejointoyée C - Mise en œuvre déconseillée. joints saillants Traitement des joints pour les maçonneries de briques apparentes
  7. 7. Briques pleines ou perforées o stabilité du revêtement extérieur en briques apparentes: o le revêtement est porté à chaque niveaule revêtement est porté à chaque niveau par le plancherpar le plancher Trois cas sont à considérer suivant la manière dont est réalisé le bandeau du chaînage. Les figures 1.4 et 1.5 définissent les spécifications afférentes à ces trois cas . o le revêtement n'est pas porté à chaquele revêtement n'est pas porté à chaque niveau par le plancherniveau par le plancher Ce revêtement ne peut, en aucun cas, être réalisé sur des hauteurs supérieures à trois étages de hauteur courante, en outre sa longueur ne peut dépasser 12 m. Les dispositions particulières afférentes à cette technique sont précisées sur la figure 1.6. On note en particulier que des attaches reliant le revêtement de briques à la paroi porteuse sont dans ce cas obligatoires. 3 à 5 attaches non corrodables 10 31 ou m' suivant les cos La forme du plancher ne doit pas empêcher la continuité de l’isolant. le repos sur le plancher inférieur est traité comme indiqué sur les figures 1.4 et 1.5 >2Cm
  8. 8. Briques pleines ou perforées o Rives basses: La figure 1.8 illustre différentes possibilités de réalisation de cette liaison suivant l'aspect recherché. Dans le cas où le revêtement en briques est en retrait par rapport au soubassement, il y aura lieu, si ce dernier est sensible aux effets du gel, de prévoir une protection (fig. 1.8c). o Rives hautes: La partie haute du mur devra être traitée de façon telle qu'il n'y ait pas de risque d'infiltration d'eau dans la lame d'air. Par ailleurs, le revêtement en briques devra être suffisamment désolidarisé des autres structures afin que d'éventuels mouve- ments de ces dernières ne soient pas préjudiciables à la durabilité du revêtement de briques (fig. 1.9). A - Rive basse avec continuité du parement B - Rive basse ligne d'ambre C - Rive basse avec le parement en retrait Fig.18 Bavette (cas où le soubassement est sensible au gel) Dispositions adoptées pour les rives basses A - Rive haute avec acrotère et couvertine B - Rive haute avec acrotère et recouvrement en béton Matériau souple Fig.1.9 Dispositions adoptées pour les rives hautes
  9. 9. Briques pleines ou perforées o Pénétrations: Les pénétrations sont généralement constituées par les ouvertures telles que portes et baies. Chacune des liaisons entre les ouvertures et le mur est le siège d'un important pont thermique qui ne peut être réduit que si la continuité de l'isolant est assurée. Toutefois, la correction du pont thermique est considérée comme assurée avec une épaisseur d'isolant moindre qu'en partie courante, mais qui ne sera pas inférieure à 4 cm. La figure 1.10 illustre la correction des ponts thermiques siégeant au pourtour d'une baie par l'habillage des retours à l'aide, d'une part d'une plaque d'isolant d'épaisseur réduite, d'autre part de divers éléments de terre cuite. Correction des ponts thermiques d'une baie Figure 1.10
  10. 10. 2-Briques de terre cuite à perforations verticales (blocs perforés) Définition: les blocs perforés sont des produits permettant de réaliser toute l'épaisseur d'une paroi avec un seul élément, et comportant des perforations perpendiculaires à la face de pose. Leur largeur est au moins de 14 cm, et la somme des perforations est égale ou inférieure à 60 % de la section totale? Selon leurs caractéristiques thermiques, ces blocs peuvent être soit des blocs normaux, soit des blocs de type G. Blocs G: Les blocs G (fig. 2.1) présentent les caractéristiques suivantes: - alvéoles longues et étroites, ce qui est favorable à l'isolation; - nombre d'alvéoles élevé dans le sens du flux thermique, de 12 à 15 pour les blocs de format moyen (largeur 20 à 30 cm), de 13 à 21 pour les blocs de grand format (largeur 30 à 42,5 cm); - disposition en quinconce des attaches de façon à allonger le circuit du flux thermique; - parois minces, en fonction du format: Types de cloisonsTypes de cloisons Grand formatGrand format Moyen formatMoyen format Cloisons extérieures enCloisons extérieures en parementparement 9 mm ± 0,5 mm9 mm ± 0,5 mm 10 mm ± 0,5 mm10 mm ± 0,5 mm Autres cloisonsAutres cloisons extérieureextérieure 8 mm ± 0,5 mm8 mm ± 0,5 mm 10mm±0,5mm10mm±0,5mm Cloisons intérieuresCloisons intérieures 6 mm ± 0,5 mm6 mm ± 0,5 mm 7,5 mm ± 0,5 mm7,5 mm ± 0,5 mm Bloc perforé à enduire de type monomur Figure 2, l
  11. 11. Comportement thermique o Isolation rapportée: Lorsque la résistance thermique des blocs G est telle qu'elle ne permet pas de réaliser des murs dont les coefficients de déperditions surfaciques (K) soient compatibles avec les exigences réglementaires, il convient de les doubler au moyen de complexes de type plaques de plâtre + isolant ou au moyen de contre-cloisons en briques plâtrières associées à un isolant thermique. Le principe constructif est identique à celui décrit pour les briques G, à la figure 3.7. o Isolation répartie : le monomur Le principe constructif (fig. 2.2) de l'isolation répartie présente de nombreux avantages: • Il procure tout d'abord une excellente isolation thermique en partie courante avec un coefficient K généralement inférieur à 0,50 W/m2.K. La valeur de ce coefficient dépend de la qualité de la matière première, des ajouts réalisés en cours de fabrica-tion, du procès industriel, de la géométrie des produits et des conditions de leur mise en œuvre (à titre d'exemple, un coefficient K de 0,45 est égal à celui d'une brique ordinaire doublée de 7 cm de polystyrène),
  12. 12. o • Il est commercialisé avec toute une gamme d'accessoires permettant de corriger efficacement les ponts thermiques et de simplifier sa mise en œuvre . o • Par sa masse surfacique élevée, il permet de réaliser des parois à forte inertie ther-mique, qui bénéficient des apports solaires en période de chauffe (économies d'énergie). De surcroît, en été, cette inertie permet d'éviter les surchauffes diurnes et les inconforts associés. o Les caractéristiques hygrothermiques du monomur sont telles que les risques de condensation dans les parois sont extrêmement limités. Systèmes constructifs monomur Figure 2.2
  13. 13. 3-Briques creuses à perforations horizontales o Définition: (Les briques creuses à perforations horizontales sont des produits comportant des alvéoles parallèles au plan de pose et dont la somme des sections est supérieure à 40 % de la section totale (fig. 3.1). Dans cette catégorie de produits, on peut distinguer essentiellement les sous-familles suivantes: -les briques plâtrières; - les briques de moyen et grand formats; -les briques à rupture de joint; - les briques G." o Briques plâtrières: D'épaisseur de 3,5 à 7,5 cm (fig. 3.1), elles sont utilisées pour les cloisons (ou galan-dages) de doublage et de distribution. Leur nom vient de ce qu'elles sont générale-ment montées au plâtre. Différents modèles de briques creuses Figure 3.1
  14. 14. Briques creuses à perforations horizontaleso Briques de moyen et grand formats: Elles peuvent être utilisées selon leur épaisseur en façade ou en refend, soit comme élément de remplissage d'une ossature, soit comme élément porteur si leur résistance le permet, soit également comme cloison de distribution. o Briques à rupture de joint: Elles comportent sur une face de pose ou sur les deux, un canal central qui n'est pas garni de mortier lors de la mise en œuvre, ce qui améliore les comportements ther-mique et hygrothermique. o Briques G: De manière à répondre plus facilement aux exigences de la réglementation ther-mique, il a été mis au point des briques creuses à pouvoir isolant élevé dites « briques G », qui seront décrites ci-après. Briques à rupture de joint Figure 3.5 Brique G Figure 3.6
  15. 15. Briques creuses à perforations horizontales• D'après la résistance : On distingue les briques ordinaires et les briques à résistance garantie. o briques ordinaires: Les briques ordinaires sont celles pour lesquelles la catégorie de résistance à l' écrase-ment n'est pas garantie, mais elles doivent néanmoins présenter une résistance au moins égale à 2,8 MPa (28 bars) en moyenne et à 2,3 MPa (23 bars) au minimum. Ces produits permettent en général la réalisation de pavillons à un ou deux niveaux. o briques à résistance garantie : Il s'agit de produits pour lesquels le fabricant garantit une catégorie de résistance donnée.
  16. 16. Briques creuses à perforations horizontales o Caractéristique physique: La norme précitée définit les caractéristiques suivantes: 1-La Dilatation conventionnelle à l'humidité La valeur admise doit répondre simultanément aux conditions suivantes: - dilatation à l'autoclave< 1,6 mm/m au maximum; - dilatation à l'eau bouillante<0,6 mm/m en moyenne et 0,8 mm/m au maximum.7 2-Absorption d'eau Le coefficient d'absorption d'eau doit être<15. De plus l'écart entre les valeurs du coefficient de chaque brique et la moyenne arithmétique du coefficient de l'ensemble des briques essayées ne doit pas dépasser 3-Résistance au gel Les produits doivent satisfaire aux essais de 25 cycles de gel et dégel. Après essais, les altérations ne doivent pas entraîner de perte de masse supérieure à 1 % de la masse initiale de chaque brique.
  17. 17. Briques creuses à perforations horizontales o Appareillage: D'une assise à l'autre, on doit assurer un décalage des briques (en principe, on doit disposer de demi-briques qui peuvent être fournies sur demande par le fabricant ou le négociant). En particulier, éviter que deux joints verticaux soient superposés. Éviter également de disposer des briques en boutisse en partie courante du mur, sauf nécessité de la construction (harpage, par exemple).
  18. 18. Briques creuses à perforations horizontales Ouvrage particulier:  Linteaux: o Appui des linteaux Les linteaux doivent reposer sur les trumeaux sur une longueur suffisante pour assu-rer une bonne répartition de la charge. En principe, la longueur de l'appui doit être indiquée sur les plans. Elle doit être de l'ordre de 20 cm minimum (fig. 3.4a). o Linteaux en briques Lorsque l'on dispose d'éléments spéciaux pour coffrage de linteaux, ces derniers peuvent soit être préfabriqués au sol, soit être mis en œuvre sur une planche de coffrage (fig. 3.4b). Réalisation des linteaux
  19. 19. Briques creuses à perforations horizontales o Brique d’about de plancher: Les épaisseurs de cloisons et lames d'air sont identiques à celles de la brique porteuse, afin d'assurer la superposition des cloisons verticales et d'éviter ainsi de créer un point mécaniquement faible dans la maçonnerie (fig. 3.8a). o Brique pour linteaux: La brique pour linteau (fig. 3.8b) se présente comme un coffrage définitif pour ses parois au contact du béton et comme une brique classique pour ses parois extérieures. Le linteau peut être soit fabriqué au sol, soit mis en œuvre sur une planche de coffrage. Maçonnerie à base de briques G Figure 3.7
  20. 20. Briques creuses à perforations horizontales o Briques d'angle: Les chaînages verticaux destinés à liaisonner les planchers à la maçonnerie ne constituent que de simples tirants et par là même ne nécessitent que le volume néces- saire à l'enrobage des armatures. Les briques d'angle (fig. 3.8d) sont mises en œuvre debout. D'un lit sur l'autre elles se présentent alternativement dans le sens de chacune des façades du bâtiment. Certaines sont conçues pour être appareillées d'une assise sur l'autre avec des briques courantes, et sont destinées à habiller la face débouchante des murs de brique creuse. A- Brique d’about de plancher B- Brique linteaux C- Brique pour tableaux D- brique d’angle
  21. 21. Conception des ouvrage en maçonnerie de brique o Soubassement des murs intérieurs: la même précaution d’isolation sera prise pour les murs de refond . Une couche d’arrêt en mortier étanche ou en carton goudronner en produit bitumeux, plastique ou hydrofuges, sera disposer au dessous du lit de brique de niveaux de dallage.(fig.6.8). Planchers sur vide sanitaire: Dans ce cas, la couche d’arrêt peut être reporté sous la dalle . Cas des murs intérieurs Figure 6.8
  22. 22. Conception des ouvrage en maçonnerie de brique o Murets et murs froid: - Les murets et les murs froids en briques apparents doivent être conçues de façon à éviter les infiltrations d'eaux. Pour cela, ils doivent impérativement comporter en partie haute, un dispositif de protection avec une ou deux pentes, posé sur un lit de mortier hydrofugé. Les parties enterrées du muret sont revêtues d'un enduit traditionnel à base de liants hydrauliques, complété par une ou deux couches d'enduit d'imprégna­tion à froid. Il est prudent d'éviter la stagnation des eaux de pluie en bordure du muret. ­ Pour que les fondations reposent sur un sol à l'abri des effets du gel, il est nécessaire qu'elles soient à une profondeur suffisante (fig. 6.9). Chaperon en terre cuite ou couvertine Mortier hydrofugé Enduit fondation
  23. 23. Habillage extérieure  Parois lourdes: o Bardage en tuiles plates: o Habillage en brique apparents: o Bardeaux Le bardeau courant comporte une face avant de parement de dimension 20 x 140 cm _ 30 x 140 cm sur laquelle les arêtes hautes et basses sont arrondies sur toutes leurs longueurs (fig. 8.1 a). une agrafe spéciale en inox permet d'assurer la tenue des bardeaux sur les montants d’ossature porteurs; cette agrafe « double effet» présente un corps supérieur et un corps inférieur: le corps inférieur de l'agrafe est constitué d'une languette étudiée pour pénétrer dans l'alvéole horizontale supérieure du bardeau et assurer sa tenue. le bardeau comporte une gorge en forme de V (de dimension 20 x 12 mm) continue ;et centrée sur toute la longueur de sa sous­face, conçue pour recevoir le corps supé­:leur de l'agrafe en inox ayant pour effet le blocage des bardeaux (fig. 8.1 b). A­ Élément courant de bardeaux B­ Principe de fixation du bardeaux
  24. 24. Habillage extérieure Parois légères: L'exemple le plus fréquemment rencontré de maisons légères à ossature porteuse est la maison à ossature bois. Différentes solutions à base de produits de terre cuite sont exploitables: elles sont présentées dans les paragraphes qui suivent. Murs de parement d’ossature bois figure 8.2
  25. 25. Habillage extérieure o Bradage alvéolé: • Le bardage alvéolé est réalisé à l'aide d'éléments de terre cuite apparents, d'environ 5 cm d'épaisseur et comportant une rangée d'alvéoles verticaux. • Latéralement, ces éléments comportent un dispositif d'assemblage tenon­mortaise qui permet la pose sans joint de mortier vertical. Horizontalement, ces éléments sont montés au mortier ordinaire (voir article 1.6.2). • Ce bardage est autoportant: il doit donc reposer en pied sur une assise convenable. Afin d'éviter les mouvements horizontaux dus aux phénomènes de flambage ou aux dépressions, ce bardage est relié à la structure porteuse, soit au moyen de pattes appropriées, à raison de 4 à 5 par m2 , soit au moyen de fils inox noyés dans le joint horizontal et comportant une boucle qui vient s'insérer dans des rails verticaux, espacés horizontalement de 1 m environ, et fixés à la structure porteuse à chaque étage, au niveau des planchers Lame d’aire ventilée 3cm Isolant Épaisseur = 6 à 10 cm Gros œuvre Support Bardage terre cuite Élément d’angle saillant Élément courant
  26. 26. Tuiles canal Ce sont des produits directement dérivés des tuiles romaines. Leur aspect est celui d'une gouttière. L'étanchéité est assurée par un recouvrement de l'ordre de 14à 17 cm de la tuile d'amont sur la tuile d'aval. Latéralement l'étanchéité est obtenue par recouvrement de la tuile de couvert à cheval sur deux lignes de tuiles de' courant . Leurs caractéristiques dimensionnelles s'inscrivent dans les plages de valeurs suivantes: ­ longueur: 25 à 60 cm; ­largeur à l'extrémité évasée: 16 à 21 cm; ­ largeur à ]' extrémité resserrée: 14 à 17 cm; ­ épaisseur: 10 à 12 mm; ­ poids de l'élément: 1,3 à 2,3 kg; ­ poids au m2 : 40 à 60 kg; ­nombre au m2 : 20 à 40. En général, les mêmes éléments sont utilisés comme tuiles de courant (tuiles de dessous) lorsqu'ils sont placés concavité vers le haut, et comme tuiles de couvert (tuiles de dessus) lorsqu'ils sont placés concavité vers le bas. Toutefois, le profil des tuiles de courant peut être différent de celui des tuiles de couvert et comporter, par exemple, un fond plat. Les tuiles de courant, quel que soit leur profil, peuvent être dotées d'un ou deux tenons d'accrochage permettant leur pose sur liteaux.
  27. 27. Tuiles canal o Ils varient suivant la région et les usages locaux. il peuvent être de quatre sorte: • Support discontinu réalisé en chevrons de section triangulaire ou trapézoïdale disposés suivant la ligne de plus grande pente et espacés à un entraxe fonction des données dimensionnelles de la tuile, mais réservant un espace de 2 à 5 cm entre deux tuiles de courant voisines, au droit de la partie la plus large (fig. l2.la). • Support constitué par un voligeage jointif (fig. l2.1b) ou à l'aide de panneaux de contreplaqué ou de panneaux de particules posés sur le chevronnage. Le voligeage ou platelage peut être remplacé par des briques creuses spéciales dites « briques de couvert ». • Support continu réalisé comme un plancher incliné, généralement en céramique e; béton armé ou précontraint, pouvant comporter un berceau assurant le calage des tuiles de dessous (fig. 12.1c). • Liteaux dans le cas de tuiles avec tenon d'accrochage (fig. l2.ld). A­ chevrons B­ Voligeage C­ Plancher céramique D­ liteaux Différents supports de tuiles canal
  28. 28. Tuiles canal Ouvrage particulier: o Égout: La saillie de ce premier rang peut être soutenue par une corniche. Cette corniche dite « génoise» peut être réalisée par 2, 3 ou 4 rangs de tuiles canal (chaque rang débor-dant par rapport au rang inférieur) (fig. 12.2). Néanmoins, ce type de corniche est disponible sous forme de produits spéciaux permettant d'exécuter sur place ou en préfabrication la corniche de soutien de l'égout. A ­ Vue de face B ­ Coupe Génoise Figure 12.2
  29. 29. Tuiles canal o Faîtage La ligne de faîtage est garnie de tuileaux entre les tuiles de dessus et recouverts soit avec des tuiles de même modèle que celles de la couverture, soit avec des tuiles de plus grand modèle, posées dans le sens opposé aux vents de pluie habituels. o Arêtiers Les tuiles de la couverture sont tranchées et la ligne d'arêtier est garnie de tuileaux entre les tuiles de dessus, elle est recouverte par des tuiles de même modèle que celles de la couverture ou du faîtage, scellées au mortier, avec embarrures (calfeutre­ment au mortier) de chaque côté. Sens des vents de pluie Disposition des tuiles en faîtage Figure 12.3
  30. 30. Tuiles canal o Noues La noue est généralement constituée par un revêtement métallique posé sur voligeage (fig. 12.4). Les tuiles sont tranchées suivant l'axe de la noue. Le recouvrement minimal terre cuite ­ métal est de 8 cm et la distance entre les extrémités des tuiles tranchées doit permettre le nettoyage de la noue. Noue Figure 12.4
  31. 31. Tuiles plates La tuile plate est un élément constitué par une plaque de terre cuite présentant en sous­ face un ou deux tenons d'accrochage et en tête de la tuile un ou deux trous de clouage. Aujourd'hui, la fabrication est presque entièrement consacrée aux tuiles dites « petit moule ». Les dimensions varient entre les valeurs suivantes: ­longueur: 23 cm à 43 cm; ­largeur: 13 cm à 26 cm; ­ épaisseur: 0,9 cm à 1,3 cm. Leur forme est généralement rectangulaire, mais il existe des modèles dont la partie basse affecte des formes arrondies (tuile plate écaille) ou en chevron. Pour des ouvrages spéciaux l'on se sert de tuiles ayant un galbe particulier: tuiles gironnées, pendantes, gauches, gambardières, coffines. Format (en cm)Format (en cm) Quantité (parQuantité (par m2)m2) Poids moyen(enPoids moyen(en kg/mkg/m 16 x 2416 x 24 16 x 2716 x 27 17 x 2717 x 27 16 x 3416 x 34 18 x 3818 x 38 8080 7070 6262 4848 3636 7272 7070 6767 6767 6565
  32. 32. Tuiles plates  Ouvrages particuliers o Égout • Égout droit Le système évitant le basculement est constitué par une chanlatte. Comme il a été dit ci avant , une tuile courte constituera le premier rang. Elle sera entièrement recouverte par la tuile de second rang (fig. 13.1 a). • Égout biais Dans le cas d'un égout biais (fig. 13.1c), les tuiles sont tranchées parallèlement à la ligne d'égout. Les rangs ne sont pas décalés. En général, une bande métallique complète l'ouvrage. • Saillies d'égout et de rives Un habillage, constitué par des voliges jointives ou des panneaux pouvant comporter des orifices de ventilation, peut être disposé à la face inférieure des saillies; lorsque cet habillage n'existe pas, il est nécessaire de fixer chaque tuile et demi tuile dans des rangs en saillies. B ­ Égout droitA ­ Égout droit Rang de tuiles scellées avec une légère pente vers l'extérieur C ­ Égout biais Différents types d'égout Figure 13.1
  33. 33. Tuiles plates o Faîtage: Le dernier rang de tuiles entières est recouvert par un rang de tuiles courtes et la ligne de faîtage est recouverte de faîtières en terre cuite scellées au mortier. Les faîtières doivent recouvrir les tuiles de manière que leur partie vue soit égale à la hauteur d'un pureau au maximum (fig. 13.2). La fixation des faîtières peut être assurée également par clouage, pannetonage, crochetage. Faîtage Figure 13.2
  34. 34. Tuiles plates o Les arêtiers: Les arêtiers sont exécutés à l'aide de l'un des procédés suivants: ­ par arêtiers corniers en terre cuite, angulaires ou demi­ronds, cloués sur un tasseau en sapin de 0,08 ou scellés au mortier (fig. 13.3a et 13.3b) ; ­ par un filet en mortier mixte à trois arêtes commun aux deux versants (fig. 13.3c) ; ­ par double tranchis de tuiles avec approche et contre­approche éventuelles, laissant une arête nette (avec noquets métalliques cachés entre la superposition des tuiles) (fig. 13.3d); ­ par éléments spéciaux (pièces d'arêtiers en terre cuite). Différents types d'arêtiers Figure 13.3 A B C D
  35. 35. Tuiles plates o NOUES Les noues peuvent être exécutées de différentes manières: • Avec des éléments spéciaux en terre cuite, telle une pièce de noue (fig. 13.4a). • À double tranchis : ­ avec pièces métalliques auto portantes ; ­ avec noquets métalliques cachés entre la superposition des tuiles (fig. l3Ab). En fonction des conditions défavorables où elles se trouvent placées, les noues devront faire l'objet de soins attentifs. Différents types de noues Figure 13.4 A B
  36. 36. Tuiles à emboîtement ou à glissement o Caractéristiques générales Les tuiles à emboîtement ou à glissement sont des produits de formes et formats divers résultant de recherches ayant un but fonctionnel et esthétique à la fois (fig. 14.1). Ces produits ont été techniquement conçus pour assurer l'étanchéité par le jeu de cannelures et nervures s'emboîtant les unes dans les autres. Différents modèles de tuiles à emboîtement Figure 14.1
  37. 37. Tuiles à emboîtement ou à glissement -Les tuiles sont à simple, double ou triple emboîtement en fonctionen fonction du nombre des rainures et nervuresrainures et nervures en tête et sur le côté des produits assurant l'assemblage des produits entre eux -On distingue deux formats de tuiles: les tuiles « grand moule» et les tuiles « petite moule ». les « grande moule» comme ayant environ 10 à 15 produits au mètre carré, et les « petit moule comme en ayant environ 21 au mètre carré. -Chaque modèle de tuiles est complétécomplété par un certain nombre d'accessoires Exemples d'accessoires pour tuiles à emboîtement
  38. 38. Conduite de fumées o Conduite de fumées en brique de terre cuite: Les briques utilisées sont exclusivement des briques pleines ou perforées , comme pour les boisseaux, prévoit en particulier la résistance au choc thermique et aux agents corrosifs. Bavette d'étanchéité Joint vertical non garni Protection métallique Bavette d'étanchéité Souche de cheminée Figure 15.4
  39. 39. Décorations  Revêtement du sol: o Carreaux de sol • Caractéristique général: Les carreaux de sol se composent d'éléments de petites et moyennes dimensions d'une épaisseur comprise entre 5 et 35 mm, d'éléments de grandes dimen­ sions, d'épaisseur plus importante, et également de briques pour la confection de dallages. Les données dimensionnelles de ces produits et leurs formes sont extrêmement diver­sifiées et il est nécessaire de se reporter aux catalogues des fabricants (fig. 17.2). Modèles de revêtement de sol fig.17.2
  40. 40. Décorations o Claustre: • Caractéristique général: • Les claustres sont des éléments décoratifs conçus pour permettre la réalisation de parois ajourées appelées claustras. • On retrouve parmi les formes traditionnelles les arquets, carrés, rectangles, nids d'abeille, le grand provençal donnant une suite de ronds, etc., ainsi qu'un certain nombre de formes plus modernes (fig. 17.3).
  41. 41. Les brique de forme Les briques de forme sont des produits particuliers qui donnent à une façade des effets surprenants. Une innovation esthétique comme source d'inspiration pour les dessinateurs. Avec les briques de forme, vous créez des formes, couleurs, méthodes de maçonnerie et systèmes collage distinctifs. Avec comme exemple la brique trapèze, brique vague, brique striée ou brique podium, des effets de lumière et d'ombre extraordinaires peuvent être réalisés. Ceux-ci donnent à votre façade une image totalement innovatrice et unique
  42. 42. Résumé brique de forme Brique ondulée Brique petit boule Brique timbre Brique parabole
  43. 43. Résumé brique de forme Brique arquée Brique faux joint Brique podium Brique striée
  44. 44. Les brique engobées stylée et brillante et la palette de coloris quasiment illimitée en font des briques de parement qui sortent du quotidien et qui confèrent un rayonnement différent et étonnant aux façades. Ajoutez-y les divers formats et briques moulées et vous bénéficiez d’opportunités infinies qui vous permettront de réaliser une construction pleine de caractère. L’intégration d’un logo fait également partie des nombreuses possibilités
  45. 45. Fabriquer des briques engobées, qui résistent au gel et aux fissures capillaires, n’a rien d’une sinécure et nécessite un savoir-faire indéniable. L’expérience a démontré que seul le procédé de production à une cuisson est garant des qualités requises. Hélas, sur le marché, nous trouvons également des produits fabriqués sur la base d’un autre procédé.
  46. 46. Le parement de façade en céramique tonality Cet ingénieux système, par ailleurs breveté, consiste en une combinaison de matériaux cuits de haute qualité et d'une technique de montage novatrice. Les carreaux de céramique sont disponibles dans de nombreuses teintes (environ 100 couleurs) et dans des dimensions allant jusqu'à 1200mm pour la longueur et 300mm pour la hauteur. Les tolérances dimensionnelles de ceux-ci (longueur, hauteur, planéité, …) sont très petites, ce qui vous offre une façade parfaitement plane, avec des joints verticaux et horizontaux très réguliers.
  47. 47. La maçonnerie fin
  48. 48. Haute couture
  49. 49. Haute couture
  50. 50. Haute couture
  51. 51. Le collage des briques parement Le collage des briques de parement est incontestablement à la mode. Nous pouvons même assurer que c'est la technique de l'avenir, les briques n'étant pas scellées entre elles dans du mortier, mais par une fiche couche de colle.
  52. 52. Le collage des briques parement  Pourquoi ce collage? La maçonnerie collée atteint des performances techniques beaucoup plus élevées que la maçonnerie traditionnelle. Pourtant, on ne choisit pas la technique de collage en raison de cette plus-value technique. Le principal atout est l'esthétique moderne et innovante de la 'maçonnerie à joint mince', où les briques semblent simplement être empilées. Cette construction donne une apparence plus massive et une couleur plus intense à la façade, tandis que dans maçonnerie traditionnelle, la couleur du joint joue un rôle important dans l'apparence finale de la façade.
  53. 53. Bloc de BETON : TOUTE UNE HISTOIRE • Si la chose est ancienne, le mot est récent. C'est l'ancêtre du béton grec, appelé AmplectonAmplecton et du béton romain composé de caementa ou pierres cassées. Les auteurs latins parlent, en effet, de murs en mœllonsmœllons dont les vides sont remplis de terre ou d'argile. Le mot béton paraît, pour la première fois, semble t il, sous la plume du poète Benoît de Sainte-maure, auteur du Roman de Troie, un poème de quelque trente mille vers, enrichi de nombreux termes techniques et écrit vers 1165-1170.En 1729, l'ingénieur BelidorBelidor, qui préconise son emploi en fondation, ne parle plus que de mortier de pierres, mais l'architecte d'Avaler donne cette définition en 1755 : “béton, sorte de mortier qu'on jette dans les fondements, et qui durcit extrêmement”. • Les dérivés apparaissent ensuite dans le dictionnaire de l'Académie : bétonnage en 1835, bétonner en 1838. Machine "l'Unique" n°1 à bras de Vincent vers 1918
  54. 54. La Naissance du Bloc Béton • Les témoignages photographiques les plus anciens montrent une fabrication manuelle de blocs, par pilonnage du béton dans un moule métallique, que l'on peut situer vers la fin du XIXème siècle. On procède déjà à la fabrication de blocs, probablement exclusivement pleins, par démoulage immédiat en extérieur. Le stockage nécessite donc un espace important. • Les premières machines à bras apparaissent aux environs de la première guerre mondiale ; elles sont d'origine italienne et américaine. La fabrication peut être assurée, dans certains pays, directement sur le site de construction des ouvrages (en Angleterre, par exemple), ce qui ne devait pas simplifier les problèmes surtout en hiver ! Les premières usines apparaissent alors dans le but de résoudre le problème du stockage. • En France, la machine à bras “L'unique N°1” est primée à la Foire Internationale de Lyon en 1919. Le rythme de production annoncé est de l'ordre de 250 blocs par poste de huit heures. Machine à bras "Rosacometta" vers 1920
  55. 55. La Naissance du Bloc Béton • Les années 40 voient apparaître une nouvelle génération de machines mobiles, dites pondeuses, dont le principe est de démouler au sol le ou les blocs fabriqués par vibration et compression, puis d'avancer de quelques mètres afin de démouler les suivants. Ce mode de fabrication a pour intérêt essentiel de limiter au maximum la manipulation des blocs frais, et donc les risques d'endommagement. Les presses automatiques apparaissent dans les pays industrialisés dans les années 60. La machine est dorénavant fixe, et les blocs fraîchement démoulés sur des planches (en bois ou en acier) sont transportés dans des cellules de durcissement où ils séjournent environ 24 heures avant leur palettisation ; les usines utilisent actuellement ce principe de fabrication dans des versions améliorées et optimisées. • A titre de comparaison, il fallait entre les 2 guerres, 2 minutes pour fabriquer un bloc, alors que moins de 2 secondes suffisent aujourd'hui Premières presses vibrantes fixes vers 1950
  56. 56. Fabrication o Le principe de fabrication Les installations de fabrication de blocs en béton sont constituées dans leur majorité par des presses fixes à démoulage immédiat utilisant un principe de compactage du béton basé sur une vibration combinée avec une compression. Leur cycle de fabrication est le suivant : - le moule, dont le fond est constitué par une planche en bois ou en métal, est rempli de béton à l'aide d'un tiroir mobile, -le béton contenu dans le moule est compacté sous l'action combinée de la vibration et du pilon, - les produits ainsi formés sont démoulés, soit par éjection sous le moule, soit par levée du moule, les produits étant maintenus sur la planche par le pilon, après démoulage les produits sont évacués sur leur planche vers des chambres de durcissement
  57. 57. • La surface de démoulage des presses simples permet la fabrication de 5 à 6 blocs de type 20x20x50 par planche pour une durée de cycle de 12 à 16 secondes (des presses doubles existent aussi, qui permettent la fabrication de 12 blocs par planche). La production peut ainsi atteindre 1300 à 2600 planches pour une durée de fonctionnement de 8 heures. • Ces presses sont accompagnées par des systèmes de manutention tout aussi automatisés qui assurent : • - l'évacuation des blocs démoulés sur les planches, • - le stockage de ces planches dans des chambres de durcissement (technique de l'auto étuvage), - la mise sur palettes des produits durcis (généralement après 24 heures de durcissement), - le recyclage des planches dans la machine
  58. 58. Les constituants du bloc béton Il est composé principalement : de gravillons et de sables naturels concassés ou roulés, de ciment, dont la nature, la classe et le dosage dépendent des performances attendues au niveau de la résistance mécanique ; le dosage en ciment par rapport aux matières sèches est de l'ordre de 9% pour les blocs creux et d'environ 7% pour les blocs pleins ou perforés, d'eau dont le dosage varie en fonction de la nature du sable et du dosage en ciment (environ 6% de la masse totale). Les fabricants de blocs veillent plus particulièrement : à la propreté des granulats et du sable en particulier, afin de limiter les variations dimensionnelles des produits et ne pas nuire à la résistance du béton, à la forme des granulats pour faciliter le remplissage du moule et garantir un béton d'aspect régulier, à la continuité du fuseau granulaire des composants (y compris du ciment), primordial pour la régularité de la fabrication.
  59. 59. Les constituants du bloc béton GRANULATSGRANULATS CIMENTSCIMENTS EAU DEEAU DE GACHAGEGACHAGE ADJUVANTSADJUVANTS Pr NF EN 12620 :Pr NF EN 12620 : Granulats pour bétonGranulats pour béton (2000)(2000) XP P 18-540 :XP P 18-540 : Granulats –Granulats – définitions,définitions, conformités,conformités, spécifications (1997)spécifications (1997) NF P 18-309 :NF P 18-309 : Granulats d'argile ouGranulats d'argile ou de schiste expanséde schiste expansé (1982)(1982) NF EN 197-1 : LiantsNF EN 197-1 : Liants hydrauliques - ciments courantshydrauliques - ciments courants ; composition, spécifications, et; composition, spécifications, et critères de conformité (2001)critères de conformité (2001) FD P 15-010 : LiantsFD P 15-010 : Liants hydrauliques - guidehydrauliques - guide d'utilisation des ciments (1997)d'utilisation des ciments (1997) NF P 15-307 : LiantsNF P 15-307 : Liants hydrauliques - ciments àhydrauliques - ciments à maçonner (2000)maçonner (2000) NF P 15-308 : LiantsNF P 15-308 : Liants hydrauliques - ciments naturelshydrauliques - ciments naturels (1964)(1964) NF P 15-314 : Ciment promptNF P 15-314 : Ciment prompt naturel (1993)naturel (1993) XP P 18-303 : EauXP P 18-303 : Eau de gâchage pourde gâchage pour béton (1999)béton (1999) NF EN 534-2 : DéfinitionsNF EN 534-2 : Définitions et exigences (1998)et exigences (1998)
  60. 60. Bloc béton sous avis à techniques • 1) Blocs maçonner ce bloc doit être maçonné uniquement dans sa partie centrale à l'aide d'un gabarit spécialement étudié. Sa particularité réside dans la présence de lames d'air qui bordent le bloc et améliorent les performances d'étanchéité à l'eau. Domaine d'emploi : marché de la construction et de l'habitat, ouvrages courants de maçonnerie (pavillons et petits collectifs, bâtiments industriels et agricoles). • 2) Blocs à montage à sec ce type de bloc à montage à sec et à emboîtement vertical possède des évidements en forme de croix et demi- croix à l'intérieur desquels, une fois assemblés, on vient couler du béton réalisant ainsi un clavetage. Sa particularité réside dans la partie centrale qui est constituée, lors du coulage du béton, par un voile dans l'âme du mur, renforcé tous les 20 cm par des potelets en forme de croix, qui réalisent le contreventent. Domaine d'emploi : bâtiments industriels, agricoles, pavillons et petits collectifs, murs séparatifs, murs de soubassement, clôtures et murets.
  61. 61. Bloc béton sous avis à techniques 3) Blocs à isolation intégrée • Procédé de construction assurant en une seule opération de montage : la réalisation d'un mur porteur et de son isolation par l'extérieur et permet de réaliser des ouvrages dans le respect de la nouvelle réglementation Thermique 2000. • Domaine d'emploi : Murs porteurs ou de remplissage de constructions d'habitation (individuelles ou petits collectifs) et de bâtiments à usages industriels et agricoles Bloc RTH Angle Bloc RTH Panelle Bloc RTH MultifonctionBloc RTH Standard
  62. 62. Bloc béton sous avis à techniques Blocs de coffrage à isolation intégrée • Ce procédé de construction assure une isolation thermique simultanée par l'extérieur et par l'intérieur. Le montage s'effectue à sec par emboîtements horizontaux et verticaux. La forme intérieure de l'isolant permet de réaliser une succession de poteaux lors du coulage. Domaine d'emploi : • Bâtiments industriels et agricoles, publics et sportifs, habitats individuels et collectifs.
  63. 63. Bloc béton sous avis à techniques 5) Blocs de coffrage posés à sec (sans mortier) • Destinés à être utilisés lorsque les murs sont soumis à des efforts importants. Les blocs à bancher servent de coffrage perdu au béton coulé en œuvre . Ils permettent également la réalisation de murs porteurs extérieurs et intérieurs de construction. Le montage à sec de ces blocs permet alors de diminuer considérablement les temps d'assemblage. • Domaine d'emploi : Murs porteurs extérieurs et intérieurs enduits, murs de soubassement, descentes de garages, murs de réservoirs, de silos, murs de sous-sol enterré. Bloc Stepoc 20 X 20 X 50Bloc Stepoc 30 X 20 X 50 Bloc tiers et bloc courant Bloc Stepoc 15 X 20 X 50 Bloc tiers d'angle et d'about
  64. 64. Blocs à bancher à maçonner Blocs à bancher à maçonner • Destinés à être utilisés lorsque les murs sont soumis à des efforts importants, les blocs à bancher servent de coffrage perdu au béton coulé en ouvre ; ils doivent être montés au mortier. Structure et forme • Les blocs à bancher sont constitués de deux parois extérieures en béton de granulats courants ou légers reliées entre elles par deux ou trois entretoises. La disposition de celles-ci forme à l'empilage, des alvéoles perpendiculaires au plan de pose, qui constituent des coffrages et permettent donc de remplacer les banches traditionnelles. La distribution des parois et des entretoises d'un bloc à bancher permet de distinguer les différents modèles.
  65. 65. Blocs à bancher à maçonner • Les structures et les formes dépendent essentiellement des fabricants qui intègrent ou non, au moment de la conception du produit : • le positionnement des armatures horizontales ; • l'emboîtement vertical des abouts ; • le cheminement de la coulée de béton. • Les blocs à bancher à maçonner sont considérés comme des produits traditionnels. Leurs caractéristiques physiques répondent aux spécifications générales concernant les blocs en béton sauf, bien entendu, en ce qui concerne le voile de pose et les formes d'about. Quelques exemples de blocs à bancher 20 X 20 X 50
  66. 66. Blocs béton de granulats courants • 1) les béton standards (creux, plein ou perforé) : utilisés pour constituer les parties courantes des murs et des cloisons. Les blocs standards sont dits “de granulats courants” lorsque la masse volumique réelle du béton constitutif est supérieure à 1 700 kg/m3 • Ces Blocs standards se répartissent en trois catégories, selon l'importance de la surface de leurs alvéoles: Les blocs creux dont la section nette (surface d'appui) est au moins égale au 1/3 de la section brute Les blocs perforés dont la section nette (surface d'appui) est au moins égale au 75% de la section brute Les blocs pleins sans alvéole
  67. 67. Blocs béton de granulats courants Dimension d'appellation • Les dimensions d'appellation d'un bloc destiné à être enduit comprennent : l'épaisseur du bloc non enduit ; la hauteur et la longueur en dimensions de coordination modulaire Ces dimensions de coordination modulaire sont exprimées en centimètre, différent des dimensions de fabrication du bloc et tiennent compte de l'épaisseur moyenne des joints horizontaux (1cm) et de l'épaisseur apparente des joints verticaux (6 mm) Dimension d'appellation Géométrie La géométrie des blocs et de leur dimensionnement sont extrêmement variables selon le type de produit .Il prend en compte non seulement la destination et le rôle du produit dans l'ouvrage mais aussi les prescriptions contenues dans les règles de l'art ; (exemple : formes des abouts et des faces horizontales destinées à faciliter la réalisation des joints horizontaux et verticaux
  68. 68. Quelques exemples de Blocs creux Bloc creux 7,5 X 20 X 50 Bloc creux 20 X 20 X 50 Quelques exemples de Blocs Pleins Bloc perforé 5 X 20 X 50 Bloc plein 5 X 20 X 50 Bloc perforé 10 X 20 X 50 Bloc plein 10 X 20 X 50 Bloc perforé 20 X 20 X 50 Bloc plein 20 X 20 X 50
  69. 69. Blocs béton de granulats courants Bloc d'angle Il permet la réalisation des chaînages verticaux dans les angles rentrants ou saillants des maçonneries, conformément aux règles de construction. Bloc de coupe Très utile sur chantier, ce bloc correspond à de multiples utilisations : trumeaux, murs de longueur non modulaire. Bloc à feuillure La pose des ouvrants nécessite l'encastrement du dormant dans le gros ouvre de la maçonnerie. Bloc d'about La réalisation des ouvertures ou des angles, lorsque les chaînages verticaux ne sont pas indispensables, est facilitée par l'emploi du bloc d'about. Il permet en outre une meilleure finition de la maçonnerie et une application simplifiée des enduits. Un système de construction complet Simplicité et rapidité d'exécution des points singuliers, suppression des coffrages, économie, assurance de la qualité de l'ouvrage, respect des réglementations, continuité de l'appareillage sont les avantages offerts par les blocs accessoires. 2)2) Les blocs accessoireLes blocs accessoire
  70. 70. Blocs béton de granulats courants Bloc en L De forme en L, ce bloc, qui constitue une variante du bloc d'about de plancher, sert à la fois d'arase pour le repos du plancher et de coffrage pour les extrémités. Bloc multifonctions Il permet la réalisation d'angle, de coupe, d'about, feuillure, conformément aux règles de construction. Bloc linteau c’est un coffrage perdu pour réalisation des linteaux sur chantier hauteurs de linteaux (20 - 25 voire 30 cm).
  71. 71. Blocs béton de granulats courants• 3)Les blocs avec emboîtements verticaux: De même type et de même structure que les blocs standards, ces blocs se différencient par leurs abouts, dont la caractéristique principale est de permettre la suppression des joints verticaux. • L'emboîtement permet d'assurer l'opacité de la paroi, aspect appréciable tant en phase provisoire de la maçonnerie à enduire, qu'en phase définitive des murs séparatifs, murs de refends... : - dimensions : épaisseurs 15 cm et 20 cm et hauteurs 20 et 25 cm. • 4)Les blocs à tolérances réduites (blocs montés à joints minces de mortier colle) :Ce sont des blocs, dont la fabrication fait l’objet d’une précision dimensionnelle renforcée et plus particulièrement sur la hauteur. Les tolérances sont très inférieures à celles pratiquées pour la fabrication des blocs standards (± 1,5 mm.
  72. 72. Blocs béton de granulats courants5)Les blocs destinés à rester apparents : dont au moins une face vue est destinée à rester apparente dans le mur fini (tolérance ± 1,5 mm). Type de pose Les blocs destinés à rester apparents sont également différenciés par leur type de pose et peuvent être : Soit à maçonner ; Soit à coller, dans ce cas se référer à l'avis technique du mortier et de sa mise en ouvre. Désignation Il sont destinés à la réalisation des murs extérieurs ou intérieurs, leurs faces longitudinales constituant le parement final du mur ou de la cloison. Ils sont constitués : -soit d'un béton de masse dont le parement est obtenu directement au démoulage -soit d'un béton de masse dont le parement est obtenu par un traitement complémentaire réalisé en usine.
  73. 73. Blocs Splittés Blocs Lisses Blocs Striés Aspect lisse ou strié Aspect splitté
  74. 74. Aspect Splité-flute
  75. 75. Blocs béton de granulats courants Accessoires : Les Blocs apparents, un système de construction complet Bloc apparent d'angle pour la réalisation des chaînages verticaux dans les angles rentrants ou saillants des maçonneries, Bloc apparent de Chaînage pour la réalisation des chaînages horizontaux. Certains modèles munis de fond peuvent être utilisés en bloc linteaux. Bloc apparent à feuillure pour la pose des ouvrants la possibilité d'obtenir des demi-blocs. Bloc d'about pour la réalisation des ouvertures. Bloc d'about de plancher ou planelle pour habiller extérieurement le chaînage horizontal continu qui ceinture les façades à chaque étage de la construction, au niveau des planchers. Bloc linteau pour la réalisation des linteaux sur chantier. Bloc apparent demi pour respecter le calepinage, éviter les coupes et respecter la pose par rangs décalé d'un demi
  76. 76. Blocs de bétons Spéciaux Blocs pour pans coupés Destiné à la réalisation des angles autres que 90°, ce type de bloc est composé de deux éléments à maçonner permettant de modifier le degré d'ouverture de l'angle de 45° à 135° par emboîtement des abouts. Blocs à joints horizontaux masqués destiné plus particulièrement à la réalisation des murs extérieurs, la principale particularité de ce produit réside dans le profil du voile de pose et de la face d'appui. Ce profil permet lors du montage de masquer le joint horizontal tout en assurant l'appui nécessaire d'un bloc sur l'autre au travers du joint horizontal maçonné.
  77. 77. blocs de betons en granulas légerblocs de betons en granulas léger Désignation Ils sont appelés "de granulats légers" lorsque leur masse volumique est inférieure à 1700 kg/m3. utilisation des blocs standards en béton de granulats légers creux (1) Façades dont l'épaisseur est inférieure à 15 cm en cas de murs de remplissage isolés par l'extérieur. (2) Façades dont l'épaisseur est inférieure à 20 cm en cas de murs porteurs isolés par l'extérieur ou de murs doubles. (3) Soubassement de 2ème catégorie. Quelques exemples de blocs creux en granulats légers Blocs creux 15x30x50 Blocs creux 22,5x30x50
  78. 78. Profil, dimensions et utilisation des blocs standards en béton de granulats légers perforés blocs de bétons en granulas léger (1) Façades dont l'épaisseur est inférieure à 20 cm en cas de murs porteurs isolés par l'extérieur. * Cette liste n'est pas exhaustive, elle mentionne les dimensions disponibles les plus fréquentes. Consultez la liste des fabricants en annexe pour tous renseignements complémentaires.
  79. 79. Corps creux(Hourdis)  Définition: le hourdis est un corps de remplissage en agglomérés de béton posé entre les solives, les poutrelle ou les nervures des planchées  Il existe 3 types selon L’épaisseur du corps creux: 1. 12cm d’épaisseur 2. 16cm d’épaisseur 3. 22 cm d’épaisseur
  80. 80.  Les différents type de montage : 1. Plancher a table de répartition couler en œuvre avec entrevous de coffrage simple. 2. Avec entrevous de coffrage résistant. 3. Plancher à table de compression composite. 4. Plancher a table de compression partielle.
  81. 81.  Quelque recommandation de mise en œuvre : cadre d’utilisation des poutrelle stock les poutrelle ici désignées, mises en œuvre avec les entrevous indiquées, sont calculées pour supporter la surcharge (habitation)
  82. 82. Les avantagesLes "atouts environnementaux" du bloc béton Des matières premières naturelles abondantes • Les blocs en béton sont majoritairement constitués de : • 94 % de ressources naturelles minérales (granulats et ciment). • 6 % d'eau. Ces ressources comptent parmi les plus abondantes sur terre. Une production dans des conditions contrôlées • La fabrication du ciment entrant dans la composition • des blocs offre l'opportunité de valoriser proprement des résidus industriels banals d'autres secteurs (sous forme de matière ou d'énergie). L'extraction des granulats en carrières est soumise des conditions strictes de réaménagement dépassant la simple remise en état du site et pouvant même conduire à des "plus" environnementaux (création de zones humides... Un chantier propre • Les nuisances liées au chantier de construction sont moindres et limitées dans le temps du fait de la livraison sur chantier d'un produit industriel fini disposant de nombreux accessoires (blocs d'angles... La mise en oeuvre est rapide, ne nécessite aucun coffrage et la consommation de matériaux est optimisé. Incorporé dans l'ouvrage : une réponse durable aux exigences • La durabilité du produit et l'absence d'entretien durant sa vie au sein de l'ouvrage sont bien entendu des qualités essentielles. Les caractéristiques du matériau en termes d'isolation acoustique et d'inertie thermique font participer pleinement le produit au confort intérieur du bâtiment.
  83. 83. Les avantages Un matériau inerte aisément recyclable • Après la démolition de l'ouvrage dans lequel ils étaient intégrés, les blocs sont totalement recyclables sous forme de granulats pouvant être réutilisés comme couche de forme, fondations ou bases des routes, etc. Ces granulats constituent même un gisement potentiel de matières premières pour de futurs produits.

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