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Voltaire zadig
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  • 1. VOLTAIRE (1694-1778)
  • 2. Biographie Voltaire Après des études de rhétorique et de VOLTAIRE : philosophie chez les jésuites, ainsi que des études de droit, François Marie Arouet, dit Voltaire, opte pour la carrière littéraire. Labbé Ecrivain et de Châteauneuf lintroduit alors dans les milieux mondains et libertins parisiens. Sa vie philosophe entière oscille entre succès mondains et littéraires, exils en Angleterre et en Prusse et séjours à la Bastille. En effet, derrière lhabile dramaturge et lhomme daffaires fortuné, travaillait le philosophe épris de tolérance qui « Je préférerai toujours les lutta avec détermination et humour contrechoses aux mots, et la pensée à la lintolérance et le fanatisme religieux. Les écrits de Voltaire, comme le fameux Candide, ont rime » influencé les Lumières et restent encore aujourdhui un modèle dhumanisme. Mort en 1778, il est porté en 1791, après la Révolution, au Panthéon.
  • 3. ZADIG
  • 4. Zadig ou la destinée Résumé de lhistoireZadig est un jeune babylonien plein de qualités et comblé par la nature. Très optimiste, il ne cesse d’assurerque le bonheur est possible. Cependant, il ne va enchaîner que désillusion sur désillusion, tout d’abord enétant abandonné par deux fois par ses bien-aimées, Sémire et Azora. Déçu, il décide de changer son modede vie et de se consacrer à l’étude des sciences, mais ce changement ne lui apportera guère plus de bonheur,Zadig étant accusé de mensonge puis de propos diffamatoires envers le roi. Grâce à son charisme hors ducommun, il réussira néanmoins à se sortir des situations les plus difficiles en s’appuyant sur des analyses trèspertinentes, et des démonstrations irréprochables. Après ces épisodes, Zadig devient le favori du roiMoabdar et de la reine, au point d’être nommé premier ministre du roi. Grâce à ses nombreuses qualités, ilparvient à installer une politique éclairée permettant de régler de nombreux litiges. Malheureusement, entombant amoureux de la reine Astarté, il va involontairement se condamner et doit fuir Babylone, afind’éviter la vengeance du roi devenu jaloux. Zadig, un peu perdu, se met alors à errer et se rend en Egypte, oùil devient esclave, après avoir tué un homme afin de se défendre. Rapidement, il devient l’ami et même leconfident de son maître Sétoc, grâce à son habileté, sa science et sa sagesse. Cependant, les prêtres, enusant de leur pouvoir, condamnent Zadig à mort, lui reprochant d’être à l’origine de l’abolition d’une vieillecoutume barbare. Cette fois-ci, il devra son salut à une veuve qu’il avait sauvée du bûcher, et qui lui permetde prendre la fuite et d’échapper à une mort certaine. De retour vers Babylone, afin de revoir Astarté, Zadigapprend que le roi est mort, et par chance, il retrouve sa bien-aimée, devenue esclave. Il parvient à obtenirsa liberté, et la reine peut ainsi faire son retour à Babylone. Des combats sont instaurés afin de désignercelui qui se verra en droit de l’épouser et par conséquent de devenir le nouveau roi de Babylone Avec unedéconcertante facilité,. Zadig remporte le tournoi, mais victime d’une (nouvelle) injustice, il est devancé surle trône. Dépité, il rencontre alors lange Jesrad qui lui révèle une partie des mystères de la Destinée. Zadigdécide alors de revenir au palais, et toujours grâce à ses talents intellectuels et oratoires, il parvient àmonter sur le trône et à épouser Astarté. Babylone devient alors une ville prospère, mais Zadig, marqué parses aventures, s’interroge sur le sens de la vie humaine.
  • 5. Personnages principauxZadig est le héros de ce conte. Jeune, intelligent, instruit, riche et beau, cet homme ne semble souffrird’aucun défaut, ce qui semble l’aider dans la conquête du cœur des femmes: en effet, dans ce livre, il connaîtplusieurs fois l’amour avec Sémire, Azora et la belle Astarté. Son raisonnement et sa sagesse font de lui unhomme sortant du commun et capable de se sortir des situations les plus compliquées, et sa grandegénérosité permet à ses proches de profiter de son aide. Sa très forte amitié avec le roi Moabdar va sedégrader à cause de l’amour qu’il éprouvera pour sa femme, Astarté, le poussant à fuir. Au cours del’histoire, ce personnage a beaucoup voyagé et a transmis son savoir à un grand nombre de personnes, telque Sétoc, mais aura aussi su profiter de l’aide des autres, spécialement de l’ange Jesrad, mais aussi de sonami Cador.Moabdar est le puissant roi de Babylone, un homme fier de son pays, généreux et aimé de son peuple. Ilaime prendre conseil auprès de celui qu’il a nommé premier ministre, Zadig. Malheureusement, son défautest d’être très jaloux, et lorsqu’il se rend compte que Zadig et sa femme s’aiment, il deviendra méchant etsera même désireux de tuer ces deux personnes en qui il avait pourtant confiance. Sa rencontre et sonamour avec la belle mais capricieuse Missouf marqueront son déclin irréversible ainsi que celui de Babylone,et il sera tué lors de l’invasion de son royaume.La reine Astarté est une femme douce et d’une beauté impressionnante. Marié au roi Moabdar, elle aimeson mari jusqu’à sa rencontre avec Zadig dont elle tombe éperdument amoureuse. Contrainte de quitterBabylone pour survivre, elle restera cachée par Cador, mais sera ensuite vendue comme esclave avant deretrouver Zadig et de revenir à la tête de Babylone. Cette femme incarne la femme fatale, belle, mais quicause de nombreux problèmes dont l’adultère.
  • 6. Introduction : situation initialeDu temps du roi Moabdar, il y avait à Babylone un jeune homme nommé Zadig, né avec un beau naturelfortifié par l’éducation. Quoique riche et jeune, il savait modérer ses passions; il n’affectait rien; il ne voulaitpoint toujours avoir raison, et savait respecter la faiblesse des hommes. Il avait appris dans le premier livrede Zoroastre, que l’amour-propre est un ballon gonflé de vent, dont il sort des tempêtes quand on lui a faitune piqûre. Zadig surtout ne se vantait pas de mépriser les femmes et de les subjuguer. Il était généreux; ilne craignait point d’obliger des ingrats, suivant ce grand précepte de Zoroastre: Quand tu manges, donne àmanger aux chiens, dussent-ils te mordre. Il était aussi sage qu’on peut l’être; car il cherchait à vivre avec dessages.Zadig, avec de grandes richesses, et par conséquent avec des amis, ayant de la santé, une figure aimable, unesprit juste et modéré, un cœur sincère et noble, crut qu’il pouvait être heureux. Il devait se marier àSémire, que sa beauté, sa naissance et sa fortune rendaient le premier parti de Babylone. Il avait pour elleun attachement solide et vertueux, et Sémire l’aimait avec passion. Ils touchaient au moment fortuné quiallait les unir, lorsque, se promenant ensemble vers une porte de Babylone, sous les palmiers qui ornaient lerivage de l’Euphrate, ils virent venir à eux des hommes armés de sabres et de flèches…. (à suivre) ( Le récità épisodes, selon l’imagination des participants)
  • 7. Ils virent venir à eux des hommes armés de sabres et de flèches…
  • 8. Les éléments perturbateurs : état finalCétaient les satellites du jeune Orcan, neveu dun ministre, à qui les courtisans de son oncle avaient faitcroire que tout lui était permis. Il navait aucune des grâces ni des vertus de Zadig ; mais, croyant valoirbeaucoup mieux, il était désespéré de nêtre pas préféré. Cette jalousie, qui ne venait que de sa vanité, lui fitpenser quil aimait éperdument Sémire.Il voulait lenlever. Les ravisseurs la saisirent, et dans les emportementsde leur violence ils la blessèrent, et firent couler le sang dune personnedont la vue aurait attendri les tigres du mont Inlaüs. Elle perçait le ciel deses plaintes. Elle sécriait : « Mon cher époux! on marrache à ce que jadore!»Elle nétait point occupée de son danger; elle ne pensait quà son cher Zadig. Celui-ci, dans le même temps,la défendait avec toute la force que donnent la valeur et lamour. Aidé seulement de deux esclaves, il mit lesravisseurs en fuite et ramena chez elle Sémire, évanouie et sanglante, qui en ouvrant les yeux vit sonlibérateur. Elle lui dit : «O Zadig! je vous aimais comme mon époux ; je vous aime comme celui à qui je doislhonneur et la vie. » Jamais il ny eut un cœur plus pénétré que celui de Sémire. Jamais bouche plusravissante nexprima des sentiments plus touchants par ces paroles de feu quinspirent le sentiment du plusgrand des bienfaits et le transport le plus tendre de lamour le plus légitime. Sa blessure était légère; elleguérit bientôt.
  • 9. Zadig ou la destinéeZadig était blessé plus dangereusement ; un coup de flèche reçu près de lœil lui avait fait une plaieprofonde. Sémire ne demandait aux dieux que la guérison de son amant. Ses yeux étaient nuit et jourbaignés de larmes: elle attendait le moment où ceux de Zadig pourraient jouir de ses regards ; mais un abcèssurvenu à lœil blessé fit tout craindre. On envoya jusquà Memphis chercher le grand médecin Hermès, quivint avec un nombreux cortège. Il visita le malade, et déclara quil perdrait lœil ; il prédit même le jour etlheure où ce funeste accident devait arriver. « Si ceût été lœil droit, dit-il, je laurais guéri ; mais les plaiesde lœil gauche sont incurables. »Tout Babylone, en plaignant la destinée de Zadig, admira la profondeur de la science dHermès. Deux joursaprès, labcès perça de lui-même ; Zadig fut guéri parfaitement. Hermès écrivit un livre où il lui prouva quilnavait pas dû guérir. Zadig ne le lut point ; mais, dès quil put sortir, il se prépara à rendre visite à celle quifaisait lespérance du bonheur de sa vie et pour qui seule il voulait avoir des yeux.
  • 10. Zadig ou la destinée• Sémire était à la campagne depuis trois jours. Il apprit en chemin que cette belle dame, ayant déclaré hautement quelle avait une aversion insurmontable pour les borgnes, venait de se marier à Orcan la nuit même.• A cette nouvelle, il tomba sans connaissance; sa douleur le mit au bord du tombeau; il fut longtemps malade ; mais enfin la raison lemporta sur son affliction, et latrocité de ce quil éprouvait servit même à le consoler. «Puisque jai essuyé, dit-il, un si cruel caprice dune fille élevée à la cour, il faut que jépouse une citoyenne. »
  • 11. Zadig ou la destinée• Il choisit Azora, la plus sage et la mieux née de la ville ; il lépousa et vécut un mois avec elle dans les douceurs de lunion la plus tendre. Seulement il remarquait en elle un peu de légèreté et beaucoup de penchant à trouver toujours que les jeunes gens les mieux faits étaient ceux qui avaient le plus desprit et de vertu.• LE NEZ• Un jour Azora revint dune promenade tout en colère et faisant de grandes exclamations.• « Quavez-vous, lui dit-il, ma chère épouse ? qui vous peut mettre ainsi hors de vous-même ?.• - Hélas ! dit-elle, vous seriez comme moi si vous aviez vu le spectacle dont je viens dêtre témoin. Jai été consoler la jeune veuve Cosrou, qui vient délever depuis deux jours un tombeau à son jeune époux auprès du ruisseau qui borde cette prairie. Elle a promis aux dieux, dans sa douleur, de demeurer auprès de ce tombeau tant que leau de ce ruisseau coulerait auprès.
  • 12. Zadig ou la destinée - Eh bien, dit Zadig, voilà une femme estimable, qui aimait véritablement son mari !. - Ah ! reprit Azora, si vous saviez à quoi elle soccupait quand je lui ai rendu visite !. - A quoi donc, belle Azora?. - Elle faisait détourner le ruisseau. »Azora se répandit en des invectives si longues, éclata en reproches si violents contre la jeune veuve, que cefaste de vertu ne plut pas à Zadig.Il avait un ami, nommé Cador, qui était un de ces jeunes gens à qui safemme trouvait plus de probité et de mérite quaux autres: il le mit dans sa confidence et sassura, autantquil le pouvait, de sa fidélité par un présent considérable. Azora, ayant passé deux jours chez une de sesamies à la campagne, revint le troisième jour à la maison.Des domestiques en pleurs lui annoncèrent que son mari était mort subitement la nuit même, quon navaitpas osé lui porter cette funeste nouvelle, et quon venait densevelir Zadig dans le tombeau de ses pères, aubout du jardin.
  • 13. Zadig ou la destinéeElle pleura, sarracha les cheveux, et jura de mourir. Le soir, Cador lui demanda la permission de lui parler, etils pleurèrent tous deux. Le lendemain, ils pleurèrent moins, et dînèrent ensemble. Cador lui confia que sonami lui avait laissé la plus grande partie de son bien, et lui fit entendre quil mettrait son bonheur à partagersa fortune avec elle. La dame pleura, se fâcha, sadoucit ; le souper fut plus long que le dîner; on se parlaavec plus de confiance: Azora fit léloge du défunt; mais elle avoua quil avait des défauts dont Cador étaitexempt.
  • 14. Zadig ou la destinéeAu milieu du souper, Cador se plaignit dun mal de rate violent ; la dame, inquiète et empressée, fit apportertoutes les essences dont elle se parfumait, pour essayer sil ny en avait pas quelquune qui fût bonne pourle mal de rate; elle regretta beaucoup que le grand Hermès ne fût pas encore à Babylone ; elle daigna mêmetoucher le côté où Cador sentait de si vives douleurs. « Etes-vous sujet à cette cruelle maladie? lui dit-elle avec compassion. - Elle me met quelquefois au bord du tombeau, lui répondit Cador, et il ny a quun seulremède qui puisse me soulager cest de mappliquer sur le côté le nez dun homme mort la veille. -Voilà un étrange remède, dit Azora. - Pas plus étrange, répondit-il, que les sachets du sieur Arnou contre lapoplexie. »
  • 15. Zadig ou la destinéeCette raison, jointe à lextrême mérite du jeune homme, détermina enfin la dame. «Après tout, dit-elle,quand mon mari passera du monde dhier dans le monde du lendemain sur le pont Tchinavar, langeAsraël lui accordera-t-il moins de passage, parce que son nez sera un peu moins long dans la seconde vieque dans la première ? » Elle prit donc un rasoir ; elle alla au tombeau de son époux, larrosa de ses larmes,et sapprocha pour couper le nez à Zadig, quelle trouva tout étendu dans la tombe. Zadig se relève entenant son nez dune main et arrêtant le rasoir de lautre. «Madame, lui dit-il, ne criez plus tant contre la jeune Cosrou ; le projet de me couper le nez vaut biencelui de détourner un ruisseau. ».
  • 16. CANDIDE
  • 17. CandideCandide est un conte philosophique de Voltaire paru à Genève en janvier 1759. Il a été réédité vingt fois duvivant de l’auteur (plus de cinquante aujourd’hui), ce qui en fait un des plus grands succès littérairesfrançais.Candide porte le titre complet de Candide ou lOptimisme, soi-disant traduit des additions du Docteur Ralphqui, en réalité, nest que le pseudonyme utilisé par Voltaire pour éviter la censure. Cette œuvre, ironique dèsles premières lignes, ne laisse aucun doute sur l’origine de l’auteur, qui ne pouvait quêtre du parti desphilosophes : « Les anciens domestiques soupçonnaient que [Candide] était fils de la sœur de Monsieur leBaron et dun bon et honnête gentilhomme du voisinage, que cette demoiselle ne voulut jamais épouserparce quil navait pu prouver que soixante et onze quartiers, et que le reste de son arbre généalogique avaitété perdu par linjure du temps. »On perçoit immédiatement, dans la fin de ce premier paragraphe de lœuvre, le sarcasme moquant leconservatisme social de la noblesse arrogante, certes tel que Molière un siècle plus tôt le pratiquait auxdépens de la petite aristocratie provinciale, mais surtout annonçant le Figaro de Beaumarchais : « Si le Cielleût voulu, je serais fils dun prince. » Candide est également un récit de formation et le récit dun voyage .
  • 18. Résumé• Candide est un jeune garçon vivant au château du baron de Thunder-ten-tronckh qui se trouve en Westphalie. Il a pour maître Pangloss, philosophe qui enseigne la « métaphysico-théologo-cosmolo- nigologie », et qui professait, à linstar de Leibniz, que lon vit dans le meilleur des mondes possibles. Cependant Candide est chassé de ce meilleur des mondes possibles à la suite dune « Leçon de physique expérimentale » entreprise avec Cunégonde, la fille du Baron. Candide découvre alors le monde et passe de déconvenues en déconvenues.• Enrôlé de force dans les troupes bulgares, il assiste à la boucherie de la guerre. Il senfuit, est recueilli par Jacques lanabaptiste. Il retrouve Pangloss réduit à létat de vieillard, atteint de la vérole qui lui apprend la mort de Cunégonde, violée par des soldats bulgares. Ils embarquent avec Jacques pour Lisbonne. Après une tempête dans laquelle meurt noyé Jacques, ils arrivent à Lisbonne le jour du tremblement de terre et sont victimes dun autodafé durant lequel Pangloss est pendu. Candide retrouve Cunégonde, maitresse dun grand inquisiteur et dun riche juif : don Issachar[12]. Il est amené à tuer les deux hommes et senfuit avec Cunégonde et sa vieille servante vers Cadix en Espagne.
  • 19. RésuméIl embarque avec son valet Cacambo, Cunégonde et sa vieille servante pour le Paraguay. Contraintdabandonner Cunégonde à Buenos-Aires, il senfuit avec Cacambo au Paraguay. Ils y retrouvent le frère deCunégonde que Candide transperce dun coup dépée, séchappent, évitent de peu dêtre mangés par lessauvages Oreillons et découvrent le pays dEldorado. Ils y sont heureux mais préfèrent le quitter avec toutesleurs richesses pour retrouver Cunégonde.• Envoyant Cacambo racheter Cunégonde, Candide se fait voler par un marchand et un juge, fait la connaissance de Martin, dégoûté de la vie et rejoint lEurope avec lui. Ils passent par Paris où Candide manque de mourir des soins prodigués par la médecine, se fait voler par un abbé et échappe de peu à la prison, puis rejoignent Venise où ils y cherchent en vain Cacambo et Cunégonde. Ils y rencontrent Paquette, la servante du Baron de Thunder-ten-tronckh, et son amant le moine Giroflée, découvrent un riche désabusé et font la connaissance de six rois détrônés.• Ils partent ensuite pour Constantinople délivrer Cunégonde, devenue laide, esclave du roi déchu Ragotski et racheter le valet Cacambo. Sur la galère, parmi les forçats, ils retrouvent Pangloss, ayant échappé à la pendaison, et le frère de Cunégonde, ayant échappé au coup dépée, que Candide délivre contre rançon. À Constantinople, il rachète Cunégonde enlaidie et acariâtre, lépouse contre lavis de son frère quil est contraint de chasser, sinstalle dans une métairie, se fait voler par des marchands, recueille Paquette et Giroflée et finit en cultivant son jardin.
  • 20. RésuméLe refrain résolument optimiste de Pangloss sur « le meilleur des mondes possibles », ainsi que le mot de lafin de Candide :« Pangloss disait quelquefois à Candide : “Tous les événements sont enchaînés dans le meilleur des mondespossibles ; car enfin si vous n’aviez pas été chassé d’un beau château à grands coups de pied dans le derrièrepour l’amour de mademoiselle Cunégonde, si vous n’aviez pas été mis à l’Inquisition, si vous n’aviez pascouru l’Amérique à pied, si vous n’aviez pas donné un bon coup d’épée au baron, si vous n’aviez pas perdutous vos moutons du bon pays d’Eldorado, vous ne mangeriez pas ici des cédrats confits et des pistaches.– Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin.” »
  • 21. • Victor HUGO Des vers • Alphonse de LAMARTINE à la santé • Alfred de MUSSET • Charles BAUDELAIRE • Paul VERLAINELes plus belles pages • Arthur RIMBAUDde la poésie française • Guillaume APOLLINAIRE (Poèmes à compléter) • Louis ARAGON
  • 22. A Villequier
  • 23. L’automne• Salut ! bois couronnés dun reste de ver…. ! La végétation Feuillages jaunissants sur les gazons épars ! Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature Convient à la dou…. et plaît à mes regards ! La souffrance Je suis dun pas rêveur le sentier solitaire, Jaime à revoir encor, pour la dernière fois, Ce soleil pâlissant, dont la faible lum…. La clarté Perce à peine à mes pieds lobs…… des bois ! Le noir
  • 24. L’automneOui, dans ces jours dautomne où la nature exp… meurtA ses regards voilés, je trouve plus dattraits,Cest lad… dun ami, cest le dernier sourire Un au -revoirDes lèvres que la mort va fermer pour jamais !Ainsi, prêt à quitter lhorizon de la vie,Pleurant de mes longs jours lespoir év….. , disparuJe me retourne encore, et dun regard denvieJe cont….. ses biens dont je nai pas joui ! regarde
  • 25. Lettre à Lamartine• Quiconque aima jamais porte une cica….. ; Chacun l’a dans le sein, toujours prête à s’ouvrir ; Chacun la garde en soi, cher et secret sup….. , Et mieux il est frappé, moins il en veut guérir. Te le dirai-je, à toi, chantre de la sou……. , Que ton glorieux mal, je l’ai souffert aussi ? Qu’un instant, comme toi, devant ce ciel im….. , J’ai serré dans mes bras la vie et l’esp…… , Et qu’ainsi que le tien, mon rêve s’est enfui ?cica….: une blessure ; sup…..: torture; sou……. : douleur; im…..: vaste; l’esp……: l’espoir
  • 26. L’homme et la mer• Homme li . . . , toujours tu chériras la mer ant. prisonnier La mer est ton miroir; tu con . . . . . . . ton âme regardes Dans le déroulement infini de sa la . . une vague Et ton esprit n’est pas un go . . . . . moins amer. grand trou Tu te pl . . . à plonger au sein de ton image ; tu aimes Tu l’embrasses des yeux et des bras, et ton cœur Se distrait quelquefois de sa propre rumeur Au bruit de cette plainte indomptable et sa . . . . . non domestiqué Vous êtes tous les deux tén . . . . . . et discrets obscurs Homme, nul n’a sondé le fond de tes ab . . . . ; gouffres O mer, nul ne connaît tes richesses intimes , Tant vous êtes jaloux de garder vos se . . . . . ! cachotteries Et cependant voilà des siècles innombrables Que vous vous com . . . . . . sans pitié ni remords, luttiez Tellement vous aimez le car . . . . et la mort, le massacre O lutteurs éternels, ô frères imp . . . . . . . . . ! Sans pitié
  • 27. Mon reve familierJe fais souvent ce rêve ét . . . . . et pén . . . . . . Bizarre; perçantD’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aimeEt qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la mêmeNi tout à fait une autre, et m’aime et me com . . . . . me saisitCar elle me comprend, et mon cœur, tran . . . . . . On y voit à traversPour elle seule, hélas! cesse d’être un problèmePour elle seule, et les moiteurs de mon front bl . . . , livideElle seule les sait rafraîchir, en pl . . . . . . . sanglotantEst-elle brune, blonde ou rousse? – Je l’ignore .Son nom ? Je me so . . . . . . qu’il est doux et sonore me rappelleComme ceux des aimés que la vie ex . . . . chassa Son regard est pa . . . . au regard des statues, semblable Et, pour sa voix, lointaine et calme, et grave, elle aL’ inf . . . . . . des voix chères qui se sont tues. timbre de la voix » Verlaine
  • 28. L’adieu• Jai cueilli ce br.. de bruyère une tige• Lau….. est morte souviens-t en morte saison• Nous ne nous verrons plus sur terre• Od… du temps Brin de bruyère parfum• Et souviens-toi que je tattends Guillaume Apollinaire
  • 29. Chanson de la plus haute tour• Oisive jeu . . . . . Grande enfance• A tout asservie,• Par délic . . . . . . tendresse• J’ai perdu ma vie.• Ah ! Que le temps vienne• Où les cœurs s’épre . . . . . . Se séduisent• Je me suis dit : laisse,• Et qu’on ne te voie :• Et sans la prom…. Un engagement• De plus hautes joies.• Que rien ne t’arrête,• Auguste retraite.• J’ai tant fait patience• Qu’à jamais j’oublie ;• Cra . . . . . et sou . . . . . . . . Peurs; douleurs• Aux cieux sont parties.• Et la soif malsaine• Obs . . . . . . mes veines. assombrit Rimbaud
  • 30. Nous dormirons ensembleQue ce soit dimanche ou lundiSoir ou matin, minuit, midiDans lenfer ou le par…. L’EdenLes amours aux amours ress……. Sont identiquesCétait hier que je tai ditNous dormirons ensembleCétait hier et cest demainJe nai plus que toi de che… une voieJai mis mon cœur entre tes mainsAvec le tien comme il va lambleTout ce quil a de temps hu…. Relatif à l’hommeNous dormirons ensembleMon amour ce qui fut seraLe ciel est sur nous comme un dr.. Tissu pour se couvrirJai refermé sur toi mes brasEt tant je taime que jen tre…. frissonneAussi longtemps que tu voudrasNous dormirons ensemble Aragon