Le loup des bois, mythe et réalité

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Le loup des bois, mythe et réalité

  1. 1. Le Loup des bois Par Robert Morin Robert Morin, 454 des plaines Québec, Québec, Canada G3G 1N9 Courriel : monsieurmoineau@ccapcable.com © 2003
  2. 2. Les légendes Rémus et Romulus : les fondateurs de Rome Enfant-loup en France à la fin du 19e ou au début du XXe siècle et en Inde Loup-garou : mauvais lutin ou personnage légendaire qui se changeait en loup la nuit. Petit Chaperon Rouge Fable de Lafontaine, le loup et l'agneau Pierre et le loup Les trois petits cochons Chanson de Reggiani, les loups sont entrés dans Paris. Les loups de Verlaine (poésie) Le Monstre de Gevaudan en France, 1764, une centaine de personnes ; (un maniaque ou encore, selon C. H. D. Clarke, un expert canadien, ce serait deux bêtes provenant d'un croisement de loup et de chiens ?.) La bête cruelle d'Orléans La bête de Montmartre : Journal d'un bourgeois de Paris, fabulation de carnage 2 de 19
  3. 3. Les légendes amérindiennes : La femme qui se change en loup Le Carcajou et le loup, légende algonquine La louve et les louveteaux, conte esquimau Cerfs et loups, légendes des indiens d'Amérique Le loup et le jeune homme, conte huron-wendat Les faits On cite certaines attaques d'humains par les loups en Europe sans avoir de notes manuscrites, on ne peut le nier. En Amérique du Nord, on dénombre que 4 attaques sans mort d'homme, plutôt de l'intimidation et un cas de rage. Peu nombreux sont les chasseurs qui ont vu des loups. Dans les camps forestiers, je n'ai vu des loups que dans les dépotoirs. Par contre, en Europe, comme en Amérique certains chercheurs sont devenus si familiers avec des loups en semi-captivités qu'ils jouaient avec eux. Ainsi Gérard Ménatory possède un domaine de 4 ha près de Mende en Lozère. Le Dr Félix Rodriguez de la Fuente vit avec sa meute.
  4. 4. Le dictionnaire Petit Robert Locution Une faim de loup Être connu comme le loup blanc À pas de loup Entre chien et loup Se fourrer dans la gueule du loup Avoir vu le loup (pour une jeune fille qui n'est plus novice) Quand on parle du loup, on en voit la queue L'homme est un loup pour l'homme (féroce, sans merci) Hurler avec les loups (se joindre aux autres pour critiquer ou attaquer) Jeune loup (politicien et/ou homme ambitieux) Loup de mer (vieux marin expérimenté) Louper son coup Loubard (délinquant, voyou) Marcher à la queue leu leu (loup en français ancien) Regarder en loup (regarder de travers) La famine est bien grande quand les loups s'entremangent Homme seul est viande à loup Jeune homme en croissance a un loup dans sa panse (pour désigner la faim elle-même) Lupa pour LOUVE et pour prostituée d'où l'expression le LUPANAR La poésie populaire de Vicaire en 1902: Quand Dieu eut créé le chien, le diable créa immédiatement le loup. Soleil des loups pour désigner la lune Les premiers véritables loups apparurent il y a deux millions d'années. Il s'agit du plus gros canidé au monde. 32 sous-espèces, les plus grosses dans les régions nordiques, 24 au Nouveau Monde et 8 dans l'Ancien Monde. 4 de 19
  5. 5. Les races eurasiatiques se diffèrent de celles du Nouveau Monde. Elles possèdent un avanttrain très développé, un poitrail plus large, un museau plus court et une croupe plus affaissé. En règle générale, la taille des loups s'accroît du sud au nord. Les loups de l'Arctique faisant exception à la règle, on croit que les conditions climatiques défavorables où vivent ces animaux à sang chaud ont neutralisé cet avantage physiologique. Les plus gros loups canadiens fréquentent la forêt boréale. La couleur de son pelage varie du blanc crème au noir. La couleur gris cendré étant la plus répandue. La mue annuelle débute au printemps. Sa fourrure de garde mesure de 60 à 100 mm de longueur. Cependant on dénote une crinière érectile de 120 à 150 mm de long qu'il rend bien visible en certaines circonstances. Sa dentition complète est composée de 42 dents robustes et pointues mesurant jusqu'à 27 mm pour les canines. Les carnassières, soit les dernières prémolaires supérieures jumelées aux premières molaires inférieures sont très bien adaptées pour jouer leur rôle de cisailles. La pression des mâchoires peut atteindre 15 kg/cm2 L'iris de l'œil est doré. Il est daltonien. Oreille : 100-140 mm Il est plus gros que le Coyote, ses oreilles sont plus arrondies, sa face est plus large et moins pointue
  6. 6. Le Loup des bois Description Ordre : Carnivores Famille : Canidés Canis lupus, Gray Wolf, Timber Wolf Loup gris ou anciennement Loup lycaon Longueur totale : 100 à 205 cm Queue : 30 à 50 cm Hauteur à l'épaule : 66 à 79 cm Poids: Adulte: 18-79 kg (40) Femelle: 18-55 kg Mâle: 20-70 kg Les premiers véritables loups apparurent, il y a deux millions d'années. Il s'agit du plus gros canidé au monde. 32 sous-espèces, les plus grosses dans les régions nordiques, 24 au Nouveau Monde et 8 dans l'Ancien Monde. Les races eurasiatiques se diffèrent de celles du Nouveau Monde. Elles possèdent un avant-train très développé, un poitrail plus large, un museau plus court et une croupe plus affaissé. 6 de 19
  7. 7. En règle générale, la taille des loups s'accroît du sud au nord. Les loups de l'Arctique faisant exception à la règle, on croit que les conditions climatiques défavorables où vivent ces animaux à sang chaud ont neutralisé cet avantage physiologique. Les plus gros loups canadiens fréquentent la forêt boréale. La couleur de son pelage varie du blanc crème au noir. La couleur gris cendré étant la plus répandue. La mue annuelle débute au printemps. Sa fourrure de garde mesure de 60 à 100 mm de longueur. Cependant on dénote une crinière érectile de 120 à 150 mm de long qu'il rend bien visible en certaines circonstances. Sa dentition complète est composée de 42 dents robustes et pointues mesurant jusqu'à 27 mm pour les canines. Les carnassières, soit les dernières prémolaires supérieures jumelées aux premières molaires inférieures sont très bien adaptées pour jouer leur rôle de cisailles. La pression des mâchoires peut atteindre 15 kg/cm2 L'iris de l'œil est doré. Il est daltonien. Oreille : 100-140 mm Il est plus gros que le Coyote, ses oreilles sont plus arrondies, sa face est plus large et moins pointue. Il ressemble au Berger Allemand En comparaison avec le chien : Bout de la queue noir, Museau fin Pattes plus large Poitrail plus étroit
  8. 8. Pourtour de la gueule bordé de fourrure blanche, noire chez le chien Sur la trace de la patte antérieure, les deux premiers orteils sont plus rapprochés De plus sa trace (10-12 cm de longueur) est plus allongée et distribuée en forme de trapèze alors que celle du chien est plus ou moins circulaire Digitigrades, 5 doigts à l'avant dont l'un ne porte pas sur le sol et 4 à l'arrière Les coudes sont tournés vers l'intérieur et les pieds vers l'extérieur. Chaque loup possède son odeur. Contrairement à la croyance populaire, il est peureux et méfiant. L'ancêtre du chien, le meilleur ami de l'homme et on lui prête les pires défauts ! 8 de 19
  9. 9. HABITAT ET DISTRIBUTION C'est le mammifère qui a la plus grande répartition géographique après l'homme. On les retrouve dans tous les habitats à l'exception de la forêt tropicale et les zones désertiques que ce soit dans la forêt comme dans la toundra, autant dans les régions marécageuses que dans les prairies. Au Canada, on le retrouve autant dans la forêt boréale que dans la toundra arctique. Les populations à l'échelle mondiales sont réparties en Amérique du Nord, au nord des ÉtatsUnis, en Alaska et dans quelques autres états américains ainsi qu'au Canada, en Asie et en Europe occidentale. Cet animal possède la distribution naturelle la plus grande à part celle de l'humain. De 90 000 à 100 000 loups en 1984 à l’échelle mondiale! En Angleterre, le loup a disparu en 1486, en Écosse en 1770. Au cours de notre siècle, le loup aurait été éliminé en grande partie de l'Europe occidentale et complètement au Japon. Après la deuxième grande guerre le loup, en Europe occidentale se retrouvait en grande partie dans l'ouest de la Russie, dans les Balkans. On en retrouve aujourd'hui en Espagne, au Portugal, en Italie, en Tchécoslovaquie, en Pologne ainsi qu'en Scandinavie. Quelques petites populations isolées se retrouvent en Asie du sud, du Moyen -Orient à la Chine, en passant par le Tibet ; au Mexique ; en Europe centrale et méridionale (Grèce, Roumanie, Turquie, Tchécoslovaquie). D'autres petites populations sont isolées au Pakistan, en Inde, au Népal et au Bhutan. Après la deuxième guerre mondiale, on estimait la population de loups de l'union soviétique entre 150 000 et 200 000. Après l'établissement d'un contrôle gouvernementale, on estime avoir éliminé de 1947 à 1962, de 40 000 à 50 000 bêtes par année. Au milieu des années 1970, il en restait environ 50 000. Les deux tiers se retrouvaient dans les républiques d'Asie centrale.
  10. 10. En 1914, on revendique la disparition du dernier loup du territoire couvrant le sud du St-Laurent, la moitié de la Nouvelle-Angleterre à l'exception des populations du Minnesota, du Wisconsin et d'une partie du Michigan. Au cours des années 1940, la population d'une partie de l'ouest américain a complètement disparu. Principalement en raison d'un contrôle des loups pour contrer les ravages sur le bétail. Entre 1883 et 1918, 80 000 loups furent tués aux USA par un programme de primes d'abattage. Jusqu'en 1942, un autre 25 000 loups furent tués par une loi préconisant l'abolition des loups sur le territoire américain. On estime que de nos jours le loup a disparu de 9 % de son territoire d'origine aux USA et qu'il n'en reste que dans 8 des 23 états membres de la communauté européenne. Aujourd’hui, en Amérique du Nord, on estime le nombre de loup à 50 000 dont 30 000 au Canada, soit un loup par 259 km2, quelques petites populations isolées en Asie du sud, du Moyen -Orient à la Chine en passant par le Tibet ; d'autres en Europe centrale et méridionale (Grèce, Roumanie, Turquie, Tchécoslovaquie, Italie et en Espagne). Les populations de loups du Pakistan, de l'Inde, du Népal et du Bhutan sont dans l'annexe 1 soit rare et menacée d'extinction. Il a complètement disparu d'Autriche, de Belgique, du Danemark, de France, d'Allemagne, de Hongrie, de Grande-Bretagne, d'Irlande, de Suisse et des Pays-Bas. Il est classé comme vulnérable par l'IUCN et se retrouve dans l'annexe 2 soit: ni rare ou ni menacées d'extinctions mais risque de le devenir si leur commerce n'est pas réglementé. AMENAGEMENT On considère que la capacité de support d'un territoire donné fréquenté par l'orignal est de 1 loup/20-30 orignaux soit une relation prédateur-proie basée sur un ratio prédateur-proie en rapport avec la biomasse de moins d'un loup/11 000kg de viande. Un prélèvement annuel de 25 % d'une population donnée maintiendrait la population de loups à un niveau stable tandis qu'un taux de 30 % pourrait en amener son déclin. L'on considère qu'une survie des louveteaux à un taux de 15-30 % est suffisant pour maintenir une population stable. 10 de 19
  11. 11. En raison de l'importance de la chasse de l'orignal dans notre économie québécoise, on se doit de ne pas ignorer l'importance de la prédation du loup sur ce gros gibier (55 millions annuellement). Par contre, il ne faut pas ignorer tous les paramètres affectant la population des naissances ,; climat, taux de natalité et de survie, taux de mortalité, autres prédateurs, famines, altération de l'habitat, capacité de support, etc... ALIMENTATION La majorité de ses proies, soit de 59 à 96 % des captures, sont de la taille du castor ou plus gros. Parmi ses proies de prédilection, nous retrouvons des gros mammifères dont le Cerf de Virginie, l'Orignal et le caribou. Il s'attaque également au Wapiti, au bison, à la Chèvre de montagne, au Mouflon de Dall, au Mouflon d'Amérique et au Bœuf musqué. Chez les autres animaux, sa proie favorite reste le castor. Il consomme aussi d'autres petits mammifères comme le lièvre, le castor, la souris et la marmotte. Il consomme également d'autres loups, des chiens, de l'Ours noir et de l'Ours blanc. Au printemps il s'intéresse particulièrement aux bêtes les plus vulnérables entre autres les faons et les veaux des grands cervidés. Son menu peut aussi comprendre des oiseaux comme la Gélinotte huppée et les canards ; des poissons, des insectes et des fruits. Au nord, il se nourrit également de Renard arctique, de Renard roux, de lièvres arctiques, et d'œufs. En somme dans la chaîne alimentaire, l'aigle est au loup ce que le lièvre est à l'Orignal.
  12. 12. Moeurs Ils vivent en meute très hiérarchisée dirigée par le mâle (Alpha) et la femelle dominante. Le mâle Alpha a toute autorité sur sa femelle Alpha et sur tous les mâles. La femelle Alpha a généralement toute autorité sur les femelles et, parfois, sur les mâles dominés. Ils dirigent la chasse, protègent la meute et ont seul le droit de se reproduire. Ils ont aussi droit de propriété sur les meilleurs morceaux. La troupe regroupe de 5 à 14 individus (5-9). On en a déjà dénombré une de 36. La grosseur de la meute serait en relation avec la grosseur du gibier, plus il est gros, par exemple comme l'orignal, plus ils sont nombreux. La meute est composée des parents, des jeunes et de juvéniles âgés de moins de deux ans. Parvenus à cet âge, les jeunes, devenus adultes, partent à la recherche d'un conjoint et abandonnent la troupe pour se fusionner à une autre ou créer la leur. Ils communiquent entre eux par des postures corporelles élaborées, par des mimiques faciales et par des sons, hurlements, gémissements et grondements. Les hurlements peuvent êtres entendus par les humains jusqu'à 11 km tandis que les loups les entendent de 9,6-11,2 km de distance dans la toundra. On reconnaît ainsi aisément le caractère dominant des chefs par leurs oreilles droites, la queue relevée tandis que les dominés marchent les oreilles pendantes, la queue entre les pattes. À la tombée du jour, on les entend hurler tous en chœur. C'est souvent relié au rassemblement de la grande chasse. Cela a également pour effet de raffermir la cohésion du groupe et d'identifier leur territoire afin d'en éloigner les autres meutes étrangères au secteur patrouillé. Le loup aboie (alerte), jappe (amitié), gronde (désaccord et mise en garde), gémit (soumission ou amitié). Ils se déplacent en file indienne le long des sentiers et peuvent parcourir quotidiennement 200 km. Au Lac Supérieur, sur l'Isle Royale, d'une superficie de 500 km les loups parcourent 11 km par jour ou 33 km par chasse. La superficie du territoire, qui varie grandement, est âprement défendue contre toute intrusion d'une autre meute. Il peut parfois y avoir des combats féroces voire mortel entre les loups de meutes adverses qui franchissent les limites d'un territoire déjà occupé et protégé par ses occupants. . Cette superficie dépend du nombre d'individus dans la meute, du type d'habitat et de la quantité de nourriture disponible. Sur l'Isle Royale, entre autres, cette superficie est de 544 km 12 de 19
  13. 13. carré pour 22 loups. On a remarqué que la taille de la meute a varié grandement selon la fluctuation des orignaux, passant de 22 de 1959 à 1973, à 50 en 1980, et à 12 en 1988. Au Canada, on calcule 1 individu au 26 km allant à 1 par 500 km. La première donnée étant considéré comme le nombre maximum pour la tolérance sociale. En Union Soviétique, le territoire d'une meute varie de 30 km à 1 000 km dans le désert et la toundra Ce qui fait en toute proportion gardée selon les études un territoire de 47 km2 à 1 300 km2 par loup. Ces mêmes territoires peuvent être utilisés pendant 10 ans. Dans les territoires nordiques, la superficie de la meute est de 500 km2 et plus. Un seul animal solitaire bien identifié a déjà parcouru 886 km. Il trotte à 8 km/h et court de 55 à 70 km/h. La proie peut être poursuivit de 100 à 5 000 mètres. Ils délimitent leur territoire de chasse par leurs fèces, leurs urines et le liquide de leurs glandes précaudales situées sur la face dorsale de la queue et souvent entourée d'une touffe de poils foncés et de leurs glandes anales logés dans le replis de l'orifice anal et cela à tous les 240 mètres qu'ils déposent le long de leurs sentiers. Le loup s'attaque au Carcajou lorsqu'il se trouve en meute car celui-ci est apte à voler ses proies. (Nature aux abois) L'homme est son principal ennemi. Celui-ci le chasse ou le trappe pour les dommages à son bétail, pour assurer sa sécurité ou pour sa fourrure ou encore en raison des pertes que le loup occasionne en s'attaquant aux animaux à fourrure retenus prisonniers dans les pièges tendus par les trappeurs. Les Amérindiens l'utilisaient pour se faire des mocassins, des manteaux et des robes. Les blancs l'utilisaient comme garniture principalement en raison de sa chaleur et pour ses qualités contre le givre. On retrouve parmi les prédateurs, le Couguar et l'ours. Il est victime de nombreux parasites, de tiques, de maladies comme le cancer et la rage. Cette dernière maladie serait responsable de la mauvaise réputation du loup l'ayant entraîné à tuer 3 000 personnes en Europe au cours des 500 dernières années. Paradiso et Nowak n'ont retracé qu'un seul cas documenté d'une attaque de loup (Peterson 1947) en Amérique du Nord. Il est le prédateur du Carcajou, du Vison et du Coyote. Il les tue sans les manger.
  14. 14. Principalement nocturne, il s'attaque de préférence aux jeunes animaux et aux bêtes affaiblies par la maladie ou la vieillesse. Les proies sont repérées au hasard des rencontres et avec son odorat délicat, 300 m sans vent et 2,5 km avec un vent dans le bon sens. Ses tentatives pour s'emparer d'une proie échouent 9 fois sur 10. Sur l'Isle Royale, on évalue à environ 8 % de réussite par chasse. Il attaque ses proies en les poursuivant à la course cherchant à l'encercler et à l'isoler. Les meneurs de la meute se relaient laissant aux autres loups moins fatigués l'avantage de la chasse. Les grosses proies sont assaillies aux flancs, aux côtes ou à la croupe. Les besoins alimentaires se situent à un cerf par individu pour 18 jours ou à un orignal par individu pour 45 jours. En un seul repas, il peut ingurgiter 9 kg de viande. En fait, au Minnesota, une étude a permis de déterminer que le loup consomme environ 2,5 kg de cerf par jour. Contrairement à la croyance populaire, une étude sur l'Isle Royale a permis de démontrer que le loup ne contribuerait pas à la diminution de la population du gros gibier mais, dans les faits, il ne prélèverait qu'une partie du surplus de production. On croit que le rôle du loup pourrait jouer un rôle important dans l'indice du taux de reproduction, puisque, sur l'Isle Royale, on a remarqué une augmentation sensible du taux de natalité de jumeaux, passant de 6 % en 1929-1930 à 38 % après l’arrivée des loups en 1959. Dans certaines régions, il lui arrive de s'attaquer au bétail et aux animaux de la ferme ce qui en fait la cible des propriétaires et ce qui a contribué grandement à sa mauvaise réputation. Un loup en captivité peut jeûner de 7 à 17 jours. Quoique le loup croque des os et en avale des parties, son système digestif semble bien être protégé puisque l'intestin est rarement perforé probablement en raison des poils qui le protégeraient. Malgré tout, les premiers habitants de ce pays fabriquaient des ressorts à partir des os de baleines, ceux-ci repliés et retenus tendus par un tendon préalablement trempés dans du gras, une fois avalés et digérés, le mécanisme déclenché était mortel. 14 de 19
  15. 15. REPRODUCTION Reproduction : Accouplement : Février ou mars Gestation : 63 jours Mise-bas: Avril ou mai Nouveaux-nés : 350-450 g Portée: 1 à 14 Les couples sont fidèles et unis parfois pour la vie. L'œstrus, qui peut s'échelonner de 5 à 7 jours et parfois jusqu'à trois semaines, a lieu de Janvier à mars, selon la latitude... Le mâle et la femelle se démontrent leurs amours par des gestes de tendresse ; mordillements des lèvres, coups de langue rapides sur les joues, les oreilles ou le cou. Ils se frottent l'un et l'autre. L'accouplement peut durer 30 minutes et plus en raison de l'anatomie spéciale du pénis qui se bloque dans la vulve de la femelle pendant l'accouplement. Les nouveaux-nés sont aveugles et sourds, sans défense. Plus nombreux en période d'abondance, le nombre de petits dans une portée est réduit en tant de famine. Ils naissent dans un terrier de marmotte ou de renard abandonné que les parents ont aménagés à leur gré presque toujours à proximité d'un point d'eau car la femelle a besoin de boire d'avantage lorsqu'elle allaite ses rejetons à l'aide de ses dix mamelles. Pour mettre bas, la femelle peut aussi utiliser une caverne ou un arbre creux ou même encore une ancienne hutte de castors. Les loups peuvent également creuser leur propre tanière. Quel que soit le type d'abri il peut être utilisé pendant plusieurs années. Le tunnel d’un diamètre de 35 à 65 cm à l'entrée, mesure de 2 à 4 mètres de longueur. Il mène à une chambre élargie mesurant approximativement 1,5 m de long, 1,2 m de large et 0,9 m
  16. 16. de haut, sans aucun matériel pour le nid. Les louveteaux ouvrent les yeux à l'âge de deux semaines et commencent à s'alimenter à partir d'aliments prédigérés apportés par les parents. Selon l'habitat et l'abondance de nourriture, ceux-ci peuvent parcourir quotidiennement de 30 à 60 km au besoin pour apporter de la nourriture. Sevrés à l'âge 5 semaines, ils ne sortent du terrier qu'environ trois semaines plus tard pour se joindre aux autres adultes à leur site de rendez-vous. Ce dernier, d'une superficie de 0.5 ha ou 0,4 km à 1 km de long, peut être utilisé pendant quelques jours ou quelques mois. À trois mois leur duvet cède sa place à la livrée d'adulte. Par ailleurs, l'apparition des dents d'adulte en remplacement des dents de lait survient au cours du 5e et du 6e mois. À 7 mois, ils suivent la harde dans tous ses déplacements. La maturité sexuelle survient au cours de la 2e année pour la femelle et de la 3e année pour le mâle. Les jeunes peuvent être victimes des attaques de l'aigle ou du grand-duc. Avant d'atteindre l'âge de dix mois, âge où ils atteignent la taille de l'adulte 50 à 80 % d'entre eux peuvent trouver la mort. Durant les premières semaines, seule la mère s'en occupe, le mâle et le reste de la meute l'approvisionnent alors en nourriture directement au terrier. Par après, les « tantes et oncles » s'en occupent, les protègent et jouent avec eux pendant que la femelle part à la chasse. La longévité maximale du loup en captivité est de 19 ans quoiqu'un individu âgé de dix ans est considéré comme très vieux dans son habitat naturel. Il peut se croiser avec le chien, les petits obtenus de ces croisements sont fertiles. Il existe probablement une interrelation spécifique dans la relation loup-coyote et renard véloce. Ce dernier, sur la voie de l'extinction aurait possiblement été victime de la campagne d'empoisonnement des loups et de la perte d'habitat, mais, de plus, sa situation en période hivernale aurait pu être rendue plus difficile par l'élimination des loups puisqu'il dépendait en partie des carcasses que le loup abandonnait sur le terrain. De plus, le loup s'attaque au coyote qui lui s'attaque au renard véloce donc, moins de loups, plus de coyote chasseurs de renards. De plus, le coyote et le renard se nourrissent tous deux de lièvre de Townsend (Jackrabbit). 16 de 19
  17. 17. STATUT Afghanistan 1 000 ? Albanie ? Bhutan ? Bulgarie 100 ? Chine ? Égypte (Sinaï) 30 Espagne 500-1 000 Europe centrale ÉTEINT Finlande - de 100 Grèce + de 500 Groenland 50 ? Hongrie ÉTEINT Inde 1 000 et 2 000 Iran + de 1 000 Iraq ? Israël 100-150 Italie 250 Jordanie 200 ? Liban - de 10 Mongolie + de 10 000 Népal ? PakistanÊ ? Péninsule arabique - de 300 Pologne 900 Portugal 150
  18. 18. Roumanie 2 000 ? Suède - de 10 Syrie 200-500 Tchécoslovaquie 100 ? Turquie ? USSR (Asie) 50 000 USSR (Europe) 20 000 Yougoslavie 2 000 USA Alaska 6 000 Michigan et Wisconsin 35 Minnesota 1 200 États du Nord-ouest 30 États du sud-ouest ÉTEINT CANADA Alberta 4 000 Terre-Neuve (Labrador) ? viable Manitoba/Sakatchewan ? viable Ontario/Québec 10 000 viable Terre-Neuve ÉTEINT Territoires du Nord-ouest 5 000-15 000 Yukon/Colombie-Britannique8 000 18 de 19
  19. 19. Mexique 10 *Source IUCN/SSC Canid specialist Group et IUCN/SSC Wolf Specialist Group 1990

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