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In Real Estate, We Trust

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Artikel met expert Jean Marc Goossens aan het woord met zijn analyse over de Amerikaanse vastgoedmarkt

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In Real Estate, We Trust

  1. 1. [Echo «In Real Estate We Trust>Le doute nest plus permis, Après avoir bilières ont reculé, en 2012, pour la seconde sur les résultats du spécialiste américain duessuyé rune des pires crises de son his- année consécutive, de 16,6% par rapport à bricolage Home Depot, qui a lavantagejïetoire, limmobilier américain confirme, 2011 et ont concerné 671.25110gements du- donner à la fois une indication en matière demois après mois, sa reprise. rant lannée écoulée. Cest tout simplement consommation et sur létat du marché im- le nombre de saisies le plus faible depuis le mobilier, autrement dit les deux moteurs deSERGEVANDAELE début de la crise immobilière américaine, il croissance aux Etats-Unis. ya 6 ans. Ces performances ont plutöt de quoi ras- Tous les indicateurs pointent dans le même surer les plus sceptiques. Le géant dAtlanta sens. Quil sagisse de lévolution des prix de Un logement, trois emplois a, en-effet, augmenté ses bénéfices et ses vente des logements, du nombre de permis. Cette embellie du marchê immobilier, cest ventes plus que prévu lan dernier. Le béné- de bätir qui ont.augmenté de 50% depuis évidemment une aubaine pour léconomie fice net a progressé de 16,8%sur lensemble leur point bas, des mises en amérièaine. EIle se concrétise, en effet, au de lexercice 2012-13 (cIos fin janvier ) à 4,5 chantier qui ont cru de moment oü le taux de chömage tend à re- milliards de dollars. 28% en glissement an- fluer (7,7%en février soit son niveau le plus Un bémol, mais de taille: la prévision nuel ou du nombre de bas depuis fm 2008) et ou les prix au détail maisons neuves ou ëxis- indi- ..tantes vendues ... la brique américaine reprend des cou- leurs. Et lactualité a oublié ces fameuses sai- sies immobilières dont chacun garde en mé- moire limage de fa- milles expulsées de leur domicile au plus Dulcie S. Latorre fort de la crise. Selon les données publiées par le cabinet Realty- Trac, les saisies immo- 683-.2800 quent une hausse 6,8% des dépenses courantes. Limmobilier, qui avait été laminé par la récession de 2007- 2009, apparaît dêsormais co mme lun des moteurs de cette reprise économique. Et pour cause. Les économistes estiment géné- ralement que, pour chaque nouveau loge- ment construit, au moins trois emplois sont créés. «La confiance des consommateurs améri- Les prix de Iimmobilier ont repris 6,8% cains est en hausse. Les taux hypothécaires sont Ian dernier aux Etats-Unis. JP Morgan toujours incroyablement bas. Et puis il ne faut estime que les prix peurralent encore pas oublier que, pendant presque 7 ans, des fa- progresser de 7% cette année et re- milies, des individus ont refoulé leur souhait dac- prendre, au final, 14% dici 2015. quérir une maison. Maintenant que le contexte est meilleur, ilspassent à lacte. Lorsque vous te- nez compte de tout ce/a, vous comprenez que les affaires vont bien pour neus», explique-t-on chez le numéro un américain de la construc- tion haut de gamme, Toll Brothers. On com- prend: le chiffre daffaires de lentreprise a .progressé de 48% lan dernier. Parmi les meilleurs baromètres pour ju- ger de la vigueur de cette reprise du marché immobilier aux Etats-Unis, et plus génêrale- ment de la santé économique du pays, les analystes ont pris lhabitude de se peneher
  2. 2. pour lexercice en cours est, en revanche, dé- font monter les enchères. A priori, cest plu- cevante, Home Depot tablant sur une aug- tot une bonne nouveIle, dans la mesure oü mentation de ses ventes denviron 2%. «Nous ils aident le marché à se redresser, mais cela ne pensons pas que le marché immQbilier se re- signifie aussi que les institutionnels sont dés- prendra complètement en ~013», avait sobre- ormais nombreux et très actifs dans ce cré- ment déclaré la directrice financière, Carol neau. Certains spécialistes sinquiètent aussi. Tome, lors de la publication des résultats. du retour de flamme possible, si ces milliers de maisons quils ont acquises venaient à être Le retour des grands fonds remises brutalement sur le marché. Tout ne serait-il pas encore redevenu rose sur Selon Trulia, le numéro 1des sites web irn- le marché immobilier américain? Certaine- mobiliers américains, dont lexpertise est re- ment pas. Le retour à la normale nest encore connue, beaucoup dinvestisseurs ont acheté quun fantasme. Les stocks dinvendus et le er achètent encore des logements unifami- niveau des mises en chan- liaux aux Etats-Unis, en partie pour les louer. tier sont encore à des an- Cela contribue à accroître loffre sur lernar- nées-Iumière de leur pic chê, ce qui a pour conséquence dempêcher atteint en 2006. Dautre les loyers de grimper. Exemple concret: à At- part, le marche irnmo- lanta, les loyers ont modestement crû de bilier américain est Ioin 0,5% en lespace dun an, alors que, sur la dêtre homogène. Cer- même période, le prix des logements sest en- taines zones ont beau- volé de 14%. Mêrne chose à Las Vegas oü, là, coup moins souffert que les loyers ont fondu de 1,7% en moyenne tari- . dautres, Au cceur de New York, à Manhattan, dis que les prix de vente prenaient 18%. Tou- par exemple, la crise naura finalement été jours en moyenne évidemment. Car, pris glo- quun épiphénomène. A Phénix, en Arizona, balement, le marché de la location reste ren- on assiste à un rattrapage assez spectacu- table aux Etats-Unis. Les loyers y ont crû de laire: le prix des logements avait chuté, en 5,2%, en moyenne, en 2012. Et dans des villes moyenne, de 56% entre juin 2006 et septem- comme Houston (+ 16,2%), Oakland (+ 12,6%) bre 2011. Lan dernier, Phénix était la ville qui ou Miami (+ 10,3%), le prix des loyers a carré- avait vu le plus grirnper ses prix, au sein de ment flambé. Blackstone, qui a dores et déjà lindice S & P Case/Shiller, qui mes ure la va- dépensé quelque 3,5 milliards pour racheter riation des prix des logements dans les mé- près de 20.000 maisons uni familiales aux tropoles américaines. Pour donner une idée, Etats-Unis, admet néanmoins que lenviron- une maison unifamiliale sy négocie désor- nement est redevenu extrêmement compé- mais 35% plus cher quil y a un an, autour de titif. Mais répète aussi quil y a encore des op- 163.000 dollars, en moyenne. Dans le Middle portunités intéressantes sur le marché. Bref West, en revanche, tous les spécialistes sac- quils nont pas fini de faire leurs emplettes. cordent pour dire que le secteur mettra en- Preuve en est, le géant du private equityvient core des années avant de se relever ... de renégocier, la semaine dernière, sa ligne «Cesr vrai que les prix ont déjà bien re- de crédit auprès de la Deutsche Bank pour monré», concède Jean-Marc Goossens, avocat continuer à acheter des habitations. bruxellois qui sest spécialisé dans laccom- «Maintenant que le doute est levé quant à la pagnement de candidats investisseurs aux reprise du marché immobilier américain,jai en- Etats-Unis. ((Maisle marché nestpas du tout le core davantage de demand(!s de lapart dinves- même dune vil/e à lautre.Je travaille beaucoup risseurs», observeJean-Marc Goossens. «Sept à Miami. Er, dans certains quartiers, lesprix ont sur dix sontFrançais. LesBe/ges sont encore assez déjà remonté de 70%, cest donc difficile de déni- conservateurs. fls préjèrent investir en Espagne, cher encore de bonnes affaires. Mais ce nestpas mais ce nestpas une bonne idée.La criseyesttel- trop tard pOUTautant, dans la mesure oi: le ni- lement profonde que rien ne dit que le pays en veau de prix moyen est encore moitié celui qui sera sorti dici 10 ou 15 ans. Enplus lEspagne dé- prévalait en 2008. Etpuis, il suffit généralement pend entièrement de lEurope.Les Etats-Unis res- de se déplacer de quelques kilomètres et on re- tent la première puissance économique mon- monte le temps. On trouve des endroits ou les diale. fls disposent de moyens considérables pour prix sont restés tiès attractifs», explique-t-il. sortir des crises, même lesplus graves. La preuve Autre ombre au tableau, la présence des avec ce qui se passe aujourdhui.» fonds de private equity, qui comme Black- stone ou Colony, ont senti la bonne affaire et (*) «Dans I~immobilier, nous croyons.»

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