• Save
Serval20
Upcoming SlideShare
Loading in...5
×
 

Serval20

on

  • 575 views

 

Statistics

Views

Total Views
575
Views on SlideShare
480
Embed Views
95

Actions

Likes
0
Downloads
0
Comments
0

3 Embeds 95

http://campingcar.forumactif.org 85
http://gardeparticulier.forumactif.com 6
http://www.chemin-de-memoire-parachutistes.org 4

Accessibility

Categories

Upload Details

Uploaded via as Microsoft Word

Usage Rights

© All Rights Reserved

Report content

Flagged as inappropriate Flag as inappropriate
Flag as inappropriate

Select your reason for flagging this presentation as inappropriate.

Cancel
  • Full Name Full Name Comment goes here.
    Are you sure you want to
    Your message goes here
    Processing…
Post Comment
Edit your comment

Serval20 Serval20 Document Transcript

  • MALI : OPERATION « SERVAL »► « Saga » : et que revoici les chaussures de « Serval »…Cest le fournisseur, MP-SEC, qui laffirme, 4 000 paires de chaussures Lowa Elite Desert ontété fournies à lopération « Serval ». Ce qui confirme des soucis de chaussures déjà évoqués,sans quon sache encore aujourdhui quel(s) modèle(s) a (ont) failli au Mali. Selon MP-SEC, laLowa avait déjà été retenue par larmée de Terre pour équiper les soldats, en Afghanistan. 6000paires avaient été livrées ces trois dernières années, et un contrat de 18 600 paires avaitencore été notifié en fin dannée. Le cadencement a été accéléré pour anticiper la fin delivraison dès le mois prochain. Selon des informations convergentes, les commandos marineavaient même prêté leurs propres stocks de Lowa à larmée de Terre, dès le deuxièmesemestre 2012, pour faire face à la demande. Les commandos marine avaient identifié cemodèle au terme de tests très exigeants ayant duré plus dune année.
  • ► « Saga » : le général Barrera a fait déchausser une partie de sa brigade…Afin de sortir de ce quon peut appeler la « crise des chaussures de combat de « Serval » », legénéral Barrera, patron de la brigade éponyme na pas hésité, en son temps, à fairedéchausser une partie des personnels qui nétaient pas engagés en première ligne. Lebut étant de rechausser les combattants opérant notamment dans lAdrar. Deschaussures de toile, ou des rangers de cuir ont été utilisés par les « déchaussés »comme lattestent des photos diffusées depuis par la défense elle-même, versioncorrélée par des témoins dignes de foi.La colle utilisée sur les modèles des combattants a eu très chaud et les semelles pendaientlamentablement. Le COMBRIG « Serval » a donc obtenu de Paris quon lui trouve 400,puis 2000 paires de chaussures pouvant tenir la distance, quantité qui semble mêmeavoir été dépassée depuis. La loi de Murphy sest alors emparée du dossier, incarnéepar une tempête de neige gênant le camion qui transportait les renforts de chaussuresà Istres...► Arrivée des instructeurs spécialisés…Comme prévu, et après trois semaines d’instruction, dite « d’infanterie », sur les fondamentauxdu combattant et sur le travail du niveau du groupe, la formation spécialisée débutera le lundi22 avril 2013 (nous y reviendrons). Entre le vendredi 12 et le dimanche 14 avril 2013 sont arrivésles premiers instructeurs spécialisés.Ce fut tout d’abord les Hongrois, au nombre de 6 et en charge de la formation des tireursd’élite, qui atterrirent à Bamako en compagnie des 4 instructeurs renseignement Grecs. Aprèsavoir passé la nuit dans la capitale du Mali, ils ont rejoint le camp d’entraînement de Koulikorodès le samedi 13 avril, matin. C’est ce jour-là, vers 13h00 locale, que les instructeursEspagnols sont arrivés à Bamako. Les 15 militaires espagnols vont assurer la formation desunités commando du bataillon « Waraba ». Par le même vol est arrivée la section espagnole dela force de protection. Ils ont pris la route vers Koulikoro dès que les 10 formateurs Polonais,chargé de la formation logistique, ont embarqués leurs matériels dans les bus.La journée du dimanche 14 avril 2013 a vu l’arrivée de 17 instructeurs Allemands, spécialité« sapeurs-génie ». Ils étaient accompagnés par 2 cadres Lettons qui vont renforcer l’équipe decommandement du camp de Koulikoro. Avec l’arrivée des Grecs et Lettons, les 22 nations quiparticipent à EUTM Mali sont donc maintenant présentes au Mali.Arrivée d’un contingent de l’arméeEspagnole sur l’aéroport de Bamako au profit de l’EUTM Mali : Commando et force protection,Tireur d’élite… Renseignement… Génie… … dans la chaleur malienne. Préparation du convoi
  • ► Vives tensions entre les forces tchadiennes et les rebelles de MNLA…Vives tensions entre le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA),un groupe armé rebelle touareg indépendantiste qui contrôlent cette ville et laforce tchadienne basée au camp 2 de l’armée malienne, a-t-on appris d’une sourcelocale. « Le MNLA a reproché à la force tchadienne sa volonté de favoriser l’arrivée del’armée malienne, alors que l’attentat kamikaze perpétré vendredi contre les militairestchadiens, a fait comprendre qu’il ne faudrait faire aucune distinction entre lesmouvements terroristes, notamment MIA, MNLA et Ancardine », a expliqué cette source.Le Colonel Sidi Amar Ould Algor du MNLA a été arrêté par l’armée tchadienne. Il aurait avouéqu’il était le propriétaire de la voiture qui a conduit le kamikaze au milieu du marché deKidal, qui a tué au moins 4 soldats Tchadiens et blessés une dizaine.« Le MNLA a mobilisé certains de ses partisans pour aller manifester mardi après-midi en facedu camp où réside les tchadiens. Les militaires tchadiens ont failli riposter, mais un de leurscommandants leurs a ordonnés de ne pas tomber dans la provocation. En tout cas, la tensionest vive et tout peut déborder d’un moment à l’autre », selon la même source. La même sourceconstate l’arrivée continue des éléments de renfort à Kidal pour parer à toute éventualité deprogression des forces maliennes. Au même moment 40 policiers maliens sont arrivés mardisoir à Gao pour prendre part aux opérations de sécurisation de cette ville à côté de laGendarmerie malienne. Ce détachement est composé de policiers volontaires qui ont fait lademande de pouvoir participer aux opérations en cours au Nord du Mali. La police malienne aété démilitarisée en 1993 à la faveur de l’avènement de la démocratie pluraliste au Mali.Toutefois elle aura été incapable de gérer les querelles intestines syndicales. (Maliactu - Xinhua)► GAO : campagne d’affichage sur les dangers des munitions…Aux quatre coins de Gao, les associations de jeunes ont collé 6 grandes affiches dans le cadredu lancement de la campagne de sensibilisation sur les munitions. L’objectif était d’informer lapopulation de Gao de l’existence d’un numéro vert : 74 30 89 77, à utiliser lorsqu’elle trouvedes munitions ou des caches d’armes.Cette opération a été menée conjointement par les Forces Armées Maliennes et les actionscivilo-militaires de la brigade « Serval ». La première affiche posée a été inaugurée en présencedu gouverneur, du maire, du préfet de Gao et des associations des jeunes et des femmes. Les
  • radios locales étaient également présentes pour relayer cette information importante pour lasécurité de la population.► La relève commence pour le GAM (groupement aéromobile)…Lheure de la relève a aussi sonné pour le GAM dont des personnels ont quitté Bamako cevendredi, et décollé pour Chypre, via Abidjan.Le GAM était armé principalement par le 5èmerégiment d’hélicoptères de combat (5èmeRHC) del’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) stationné à Pau. Il était aussi composé délémentsde la 27èmebrigade d’infanterie de montagne (27èmeBIM) de Varces, du 9èmebataillon de soutienaéromobile (9èmeBSAM) de Montauban, du personnel de soutien de la base de défense(GSBdD), dun détachement de l’armée de l’Air. Il comptait 311 soldats. La relève est, enpartie, assurée par le 1erRHC de Phalsbourg.► Déby menacé chez lui ? Il annonce le retrait progressif des forces…« Nos soldats vont rentrer au Tchad. Ils ont accompli leur mission. Nous avons déjà retiré unbataillon mécanisé. Le reste des éléments va rentrer au pays progressivement », a annoncéle président Idriss Déby à des médias français (voir son entretien avec RFI).
  • Cette annonce va à lencontre de récentes mises en garde tchadiennes contre tout retrait hâtifdu Mali, même si la majeure partie du pays a été repris aux rebelles islamistes.Lopposition tchadienne a aussitôt demandé un calendrier du retrait et interpellé le Premierministre qui doit apporter des précisions. Trop de pertes ? Le Tchad a encore perdu quatrehommes vendredi, dans un attentat à Kidal. Ou bien se sentirait-il menacé ? Il est vrai que desrumeurs régulières de désertions au sein des forces armées tchadiennes ont de quoilinquiéter. Tout comme lannonce de lopposant Timan Erdimi, chef rebelle de lUnion desforces de résistance, qui a déclaré vouloir reprendre les hostilités contre le président tchadien.Toutefois, larmée tchadienne serait disponible pour participer à une future force des Nationsunies qui devrait atteindre à terme les 10 000 hommes au Mali. Une fois que le ménage sera faità NDjamena ?Avec 2 000 soldats envoyés dans le Nord du Mali, le Tchad a été un allié crucial de lopérationfrançaise « Serval ». La participation de cette armée, réputée très efficace, a été primordialedans la bataille du massif des Ifoghas. Le pays a dailleurs payé un lourd tribut à cetteintervention : 30 hommes sont morts dont 4, vendredi 11 avril, lors dun attentat dans la ville deKidal. Invité de lémission « Internationales » de TV5 Monde, en partenariat avec RFI et LeMonde, enregistrée samedi 13 avril, à NDjamena, le chef de lEtat tchadien, Idriss Déby Itno, aupouvoir depuis vingt-deux ans, sexplique notamment sur son rôle dans la crise malienne.Pourquoi avoir décidé denvoyer vos soldats au Mali ?« Le Mali était coupé en deux, occupé par des djihadistes qui menaçaient la capitale Bamako.Lintervention française a sauvé le Mali. La France est restée seule sur le terrain pendantpratiquement un mois. Nous avons été sollicités par la communauté internationale, par laFrance, par le président malien Dioncounda Traoré, par la Communauté économique des EtatsdAfrique de lOuest (Cédéao), par lUnion africaine. Jai consulté, comme la Constitution myoblige, lAssemblée nationale, et jai informé lensemble de la classe politique qui maunanimement donné son accord pour lenvoi des troupes tchadiennes au Mali. La société civilea aussi été consultée. [Ce qui se passe dans le nord du Mali] est un mal quil faut extirper leplus rapidement possible. Cette guerre ne concerne pas seulement le Mali mais toute la sous-région au sud du Sahara ».
  • Pour quand envisagez-vous le retrait des troupes tchadiennes ?« La guerre « en face à face » avec les djihadistes [menée dans le massif des Ifoghas] estterminée. Larmée tchadienne na pas de compétences pour affronter laction dunenébuleuse, du type guérilla, tel que cela est en train de se produire dans le nord du Mali.Nos soldats vont retourner au Tchad. Ils ont accompli leur mission. Nous avons déjàprocédé au retrait du bataillon dappui lourd. Le reste des éléments va rentrer au paysprogressivement ».Le Tchad a éliminé Abou Zeid, lun des principaux chefs dAl-Qaïda au Maghreb islamique(Aqmi). Sagissant de Mokhtar Belmokhtar, avez-vous des preuves de sa mort ?« Nous avons les preuves quil est mort, mais nous navons pas pu filmer car il sest faitexploser. Nous navons pas voulu diffuser de telles images. Mais nous savons que lesprisonniers faits sur place lont identifié ».Craignez-vous des représailles terroristes sur votre sol ? On dit que des cellules dormantes deBoko Haram [secte islamiste nigériane responsable de lenlèvement dune famille de 7 Françaisdans le nord du Cameroun, NDLR] se trouvent ici ?« Boko Haram nest pas à NDjamena, il est au Nigeria. Ils se ravitaillent en munitions et enarmes depuis la Libye notamment. Que cela passe par le Tchad, cest possible, par le Niger,cest aussi possible. Nous avons intercepté des cargaisons qui partaient en direction duNigeria. Pour le moment, nous navons pas détecté de cellules dormantes. Il nest évidemmentpas impossible quil y en ait. Cest pourquoi nous avons pris des dispositions sécuritairesdans la capitale ».Des otages français sont détenus dans le Nord du Mali et dans le Nord du Cameroun. Avez-vous des informations nouvelles ?« Nous faisons un briefing chaque soir avec le commandement militaire tchadien et lecommandement militaire français ici à la présidence. La question des otages nous préoccupebeaucoup. Après la défaite des djihadistes, cest ce quil reste à faire : la recherche de cesotages. Nous devons les retrouver vivants. Et je pense que les otages français sont vivantsaux mains des djihadistes mais je ne suis pas sûr quils soient dans le Nord du Mali, car aveclarmée française nous sommes allés dans tous les recoins du massif des Ifoghas. On a fait unnettoyage important et nous navons pas trouvé dindices de leur présence ».Quel a été votre rôle dans le coup dEtat qui a renversé lex-président de la Républiquecentrafricaine (RCA), François Bozizé, dont vous étiez jusque-là un allié ?« Je nétais pas un allié du président Bozizé mais un allié des Centrafricains. Je ne suis pas leseul. Cest toute la sous-région qui a été solidaire avec le peuple centrafricain. Depuis 1994,elle a injecté des ressources en RCA, envoyé des soldats, dont certains sont morts pourrestaurer la paix. Malheureusement nous en sommes très loin. Et la situation actuelle est trèsgrave. Cest pour ça que nous avons tenu un sommet extraordinaire ici [le 4 avril dans le cadrede la Communauté économique des Etats dAfrique centrale, CEEAC]. Un deuxième sommet,prévu le 15 avril, a été repoussé au 18 pour donner aux Centrafricains le temps de sorganiseret de venir avec des propositions concrètes de sortie de crise ».Sagissant de la situation intérieure au Tchad, avez-vous des informations nouvelles danslenquête sur la disparition de lopposant Ibni Oumar Mahamat Saleh, en février 2008 ?« Jai déjà répondu plusieurs fois à cette question ».
  • Votre prédécesseur, Hissène Habré, poursuivi pour crimes contre lhumanité, devrait être jugéau Sénégal. Vous avez été son chef détat-major au début des années 1980. Redoutez-vous ceprocès ?« En tant que soldat sur le terrain, jai combattu loccupation libyenne, jai pris des risques. Jenai pas de regrets, je sais ce que jai fait en tant que soldat et qui est reconnu par tous ».Propos recueillis par Xavier Lambrechts (TV5 Monde), Bruno Daroux (RFI) et Charlotte Bozonnet (LeMonde, NDjamena, envoyée spéciale).► La France dessine à lONU les contours de sa présence militaire au Mali…Les troupes françaises appelées à rester au Mali le feront sous mandat de lONU, mais avecune très grande marge de manoeuvre. Cest ce qui ressort du projet de résolution que laFrance a fait circuler auprès des quinze pays membres du Conseil de sécurité, le 12 avril. Cetexte est censé être voté à la fin du mois davril.Le document de neuf pages, dont Le Monde a eu copie, précise que les soldats français serontautorisés à « utiliser tous les moyens nécessaires » pour intervenir « en soutien » aux 11 200casques bleus de la future Mission intégrée de stabilisation multidimensionnelle des Nationsunies au Mali (Minusma), sils venaient à être « menacés de manière grave et imminente » ou sile secrétaire général de lONU, Ban Ki-moon, le réclamait.Le rôle de la France au Mali, en appui de cette nouvelle opération de maintien de la paixsupposée démarrer le 1erjuillet pour une durée de douze mois, se résume à un seulparagraphe. A aucun moment, le texte ne précise limportance ni la composition de la forcefrançaise, pas plus que la zone géographique de son déploiement. « Du pur travail dorfèvre »,souligne un expert militaire de lONU, rappelant la nécessité pour les Français...► « Transallito », un Morphée tactique…Face aux limitations des hélicoptères, les Transallitos de larmée de lAir se sont trouvés unemission taillée sur mesure pour leurs performances, au Mali. Les trois Casa 235mobilisables dans la zone ont été réquisitionnés pour ramener à Bamako les blessésrécupérés par les ambulances ou les Medevac, et médicalisés dabord dans desstructures intermédiaires, les MCV (1). Pour cela, les Casa du « Vercors » et du« Ventoux » ont plusieurs atouts : leur soute peut prendre huit blessés couchés, et leréseau électrique de bord supporte sans peine les instruments médicaux des équipesdu service de santé, ce qui nest pas le cas de tous les cargos militaires. Cette capacitéavait déjà été utilisée dans les Balkans et en Haïti. En outre, ils peuvent poser à peuprès partout. Les Casa ont été utilisés plusieurs fois au Mali, notamment pour évacuerdes militaires africains (tchadiens majoritairement) très grièvement blessés.(1) au moins trois de ces modules de chirurgie vitale sont déployés au Mali. Le MCV a étédéveloppé conjointement par le SSA et le COS : cest un exemple de plus des innovations desforces spéciales qui profitent à larmée entière.
  • La soute du Casa, en version transport de blessés. (Photo Jean-Marc Tanguy).Caractéristiques : envergure : 19 m – longueur : 15,16 m – hauteur : 6,68 m – motorisation 2turbopropulseurs Garrett TPE331-10R-511C – puissance totale : 2 x 900 ch – charge utile : 28passagers ou 1 770 kg de fret – poids en charge : 7 700 kg – vitesse maximum : 370 km/h –plafond pratique : 8 500m – distance maximale : 1 620 km – équipage : 2.Escadron de transport 01.062 « Vercors » :Historique : le « Vercors » a pour origine lescadron de transport 1/62, créé à Reims le 1eroctobre 1963 àpartir des éléments du 1/62 « Algérie » de retour dAfrique du Nord à la fin du conflit algérien. Doté deNoratlas, il partage les installations champenoises avec le 2/62 « Anjou ». En juin 1978, le « Vercors »déménage vers Toulouse-Francazal, où vient dêtre créée la 63èmeescadre de transport, il y devient auxcôtés du CIET (Centre dInstruction des Equipages de Transport) lescadron de transport 2/63. Cettesituation se maintient jusquau retrait des Noratlas en version cargo de larmée de lAir, entraînant ladissolution de la 63èmeET du « Vercors », le 22 septembre 1986. Ses traditions renaissent sept ans plustard, le 1eraoût 1993, lors de la création sur la base aérienne 110 de Creil de lescadron de transport léger1/62 « Vercors » destiné à mettre en oeuvre les premiers cargos légers CASA 235 acquis par larmée delAir. Outre ces nouveaux appareils, lunité se voit dotée de trois avions légers DHC 6 Twin-Otter. Unchangement intervenu en 1996 a modifié lappellation de lunité, devenue un escadron de transport, àlinstar des autres escadrons dOrléans et d’Évreux.Missions : tactiques et stratégiques. Notamment transport et soutien logistique, aide au commandement,participation à lentraînement des troupes aéroportées, évacuations sanitaires et aide humanitaire.Escadron de transport 03.062 « Ventoux » :
  • Historique : la mission principale de l’unité est de poursuivre l’expérimentation du Bréguet 941 au seind’une unité « COTAM » (Commandement du Transport Aérien Militaire), de parfaire le suivi techniquegénéral et la mise au point opérationnelle et enfin l’instruction des équipages et du personnel nonnavigant spécialiste. Le Breguet 941S répond à un programme d’avion militaire de transport légerassurant des missions d’assaut et d’appui logistique. Les équipages du « Ventoux » connurent ainsinombre de terrains d’aéroclub et de pistes sommaires. L’escadrille passe cependant de l’expérimentationà la routine des missions logistiques et des missions d’entraînement. Assez peu utilisés, sauf pour desemplois particuliers, les quatre appareils sont jugés trop onéreux à entretenir. Après les sept anscorrespondant à la périodicité d’entretien majeur, il est décidé de ne pas prolonger leur carrière. Le 11avril 1974, les Bréguet 941 sont retirés du service et en août, l’escadrille « Ventoux » est dissoute.En août 1998, l’état-major de l’armée de l’Air décide de réorganiser les unités dotées d’avions légers surles sites de Mont-de-Marsan et de Bordeaux Mérignac. Le 1erseptembre 1999, l’escadron de transport etd’entraî̂nement (ETE) 00.042 est créé sur la base aérienne de Mont-de-Marsan et doté de trois Nord 262Frégate et de trois DHC 6 Twin-Otter. Conjointement l’escadron d’expérimentation et de transport (EET)06.330 perd ses moyens de liaison (DHC 6 et TBM 700). Sa mission est recentrée sur lesexpérimentations. Depuis le 20 juin 2000, l’unité est dotée d’un quatrième Nord 262, en provenance del’escadron d’Aix-en-Provence dissous (ETE. 00.044 « Mistral »). L’ETE 00.042 reprend le nom de traditionet l’insigne de l’escadrille de transport 03.62 précédemment stationnée sur la base aérienne de Reims : lecorbeau renaît de ses cendres sur la base de Mont-de-Marsan et l’escadron devient alors l’ETE 00.042« Ventoux ». Cette unité assure les missions de transport et de largage, les détachements extérieurs,notamment au Sinaï̈ au sein de la Multinational Force and Observers ainsi que les missions particulièresau profit du Centre d’Expériences Aériennes Militaires (CEAM) et la formation des pilotes de transport.Le schéma directeur des flottes de soutien logistique intra-théâtre préconise le remplacement des 18Nord 262 Frégate et 5 MS 760 par dix nouveaux CN 235 Casa et un à deux TBM 700 supplémentaires.Après analyse des différents besoins et des implantations envisageables, un deuxième pôle CN235 enrégion sud-ouest a été retenu. Ainsi, lETE 00.042 « Ventoux » est doté de huit CN 235. Les Nord 262 sontretirés puis ultérieurement les DHC 6. La concrétisation de ce schéma s’est déroulée le 27 Novembre2002 avec l’arrivée officielle de trois Casa CN235-200 sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan au seinde l’ETE 00.042 « Ventoux ».Les changements récemment intervenus dans cet escadron, avec l’adoption d’un nouveau vecteuraérien, la nécessaire similitude d’appellation avec l’escadron de Creil, exploitant ce même avion et lerattachement à son nom de tradition et son histoire ont conduit à la transformation du nommécanographique ETE 00.042 « Ventoux » en Escadron de Transport (ET) 03.062 « Ventoux ». Dans lecadre de la réorganisation du centre d’instruction des équipages, il a été créé en 2005 l’Escadrilled’Instruction des Equipages (EIE) Casa à Mont-de-Marsan au sein de l’ET 03.062 « Ventoux ».Durant l’été 2009, il a été acté le transfert de l’EIE Casa de Mont-de-Marsan à Creil au «Vercors» qui esteffectif début septembre 2009. Pour adapter notre Défense aux nouvelles menaces et aux nouveaux défisde sécurité, une profonde restructuration décidée par le chef d’état-major des armées, implique lerapprochement des flottes se déclinant entre autre par le transfert de l’ET 03.062 « Ventoux » de la baseaérienne de Mont-de-Marsan vers la plate-forme aéronautique de Creil. Le 17 mai 2011, une cérémoniemilitaire présidée par le Général Philippe Gasnot, commandant la brigade aérienne dappui et deprojection, a commémoré ce transfert et le départ des Casa du ciel Montois. Le 25 mai une cérémonieofficielle marquait l’inauguration des nouveaux locaux mis à disposition du « Ventoux » sur la baseaérienne de Creil. L’avenir immédiat de cet escadron, nouvellement creillois, va être la réception des huitnouveaux Casa CN235-300, commandés par l’armée de l’Air. Cette commande effective viendra compléteret renforcer les deux escadrons, le « Ventoux » et le « Vercors », co-implantés sur la base aérienne 110 deCreil qui auront alors neuf Casa chacun.Missions tactiques et stratégiques : aérotransport de fret et de passagers, aéroportage vers des terrainssommairement aménagés, largage de personnel et de matériels, évacuations sanitaires, missionshumanitaires et de service public tout en contribuant au maintien en condition opérationnelle dupersonnel. Il concoure au détachement extérieur au Tchad à N’Djamena avec un Casa et une équipetechnique et opérationnelle afférente.
  • ► Départ dun convoi du GTIA 2 en opération de fouille…Depuis le 06 avril 2013, le GTIA 2 renforcé de deux SGTIA du GTIA 3, appuyé par troishélicoptères d’attaques (Gazelle et Tigre) et par des patrouilles de Mirage 2000D et de Rafale,conduit une opération de reconnaissance et de fouille dans la région d’In Ais à une centaine dekilomètres au nord-est de Gao. Bien que cette opération n’ait donné lieu à aucun contact avecdes groupes terroristes, elle a permis de faire des découvertes très significatives et de priverles terroristes de la zone d’un important flux logistique. Ainsi, ce sont plus de 13 tonnes demunitions en tout genres qui ont été découvertes, de l’armement et du matériel de campementqui ont été saisis, grâce notamment au renseignement de la population locale. Cette opérationdans la zone d’In Ais engage près d’un millier de soldats français et un détachement malien.https://www.facebook.com/photo.php?v=518220138223716&set=vb.290726467639752&type=2&theater► 70 000 m3 dessences déjà utilisés pour lopération « Serval »…Pour les opérations au Mali, les forces françaises ont besoin de carburéacteur et de gasoil. Lesdétachements du SEA pré-positionnés ou en opération, en Côte d’Ivoire, au Tchad, au Sénégal,au Niger et au Gabon ont été les premiers sollicités et ont permis d’apporter une réponserapide au besoin de soutien tous azimuts.Le carburant n’est pas acheminé depuis la France, à l’exception de l’essence aviation. Il estexclusivement fourni à partir de contrats passés par le Service des essences des armées (SEA)auprès de sociétés pétrolières locales qui se fournissent en Algérie. Depuis janvier, laconsommation totale a été denviron 70 000 m3 d’essences. Ces carburants ont été distribuésdepuis le début de l’opération « Serval » avec laide denviron 150 militaires du SEA.Ils disposent, selon le SEA, de:- 4 TOE/RQ pour les avitaillements au profit de l’armée de l’Air à Bamako (ce sont véhicule demarque Renault/ partie pétrolière Lafon)- 7 CCP 10 AV pour les avitaillements tactiques au profit de l’ALAT (véhicule de marque Scania)- 1 CBH, 18 CBH/RQ et 10 ensembles Kerax 420/MAGYAR dédiés au transport du gasoil et duJet au profit des forces sur le théâtre malien- plusieurs réservoirs de stockage souples (300, 80, 40 et 25 m3 unitaires).
  • ► Pierre Buyoya, chef de la Misma, s’est rendu à Kidal…Lancien président burundais, Pierre Buyoya, chef de la Misma, sest rendu mardi 16 avril àKidal, dans le nord du Mali, pour rencontrer les troupes tchadiennes. Présentation decondoléances pour le dernier attentat suicide à Kidal, qui a causé la mort de quatre personnes,mais lautre objectif de la Misma était de pouvoir compter sur les troupes peules.À Kidal, ils sont craints. Turban sur la tête, les yeux cachés derrière des lunettes noires, desvéhicules dont l’immatriculation commence par la lettre « T » - « T » comme Tchad -, lesmilitaires tchadiens sont en train de se préparer à rentrer à la maison. Mission terminée.Mais vu leur efficacité, la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) est décidée à toutfaire pour qu’ils restent encore, notamment en assurant leur logistique, qui jusque-là étaitl’affaire du gouvernement tchadien.« La Misma va prendre le relais, leur a-t-il garanti, et notamment soutenir le contingenttchadien, en ce qui concerne les vivres, les équipements, mais aussi les allocations ». Mais oùtrouver l’argent ? En attendant de passer sous mandat onusien, ce qui arrangera ses affaires,la Misma dispose d’un important fond d’appui.► Mali : « dix impératifs pour gagner la paix », selon les sénateurs…En amont des débats et votes au Parlement, lundi 22 avril, sur la prolongation de linterventiondes forces françaises au Mali, les deux sénateurs coprésidents du groupe Sahel, Jean-PierreChevènement (RDSE) et Gérard Larcher (UMP), avancent des arguments. Au-delà du maintiendes forces armées françaises, ils formulent « dix impératifs pour gagner la paix ».Ce rapport a été adopté à lunanimité (une abstention) par la commission des affairesétrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, présidée par Jean-Louis Carrère. Lescoprésidents saluent lintervention militaire française mais voient plus loin. « Nos soldats ontfait un travail exceptionnel, sur un terrain particulièrement exigeant. Quaurait-on fait sans nosforces prépositionnées en Afrique ? », constate Gérard Larcher. « Larmée française doit êtreen capacité à lavenir de conduire une opération comme « Serval ». Consacrer 1,5 % du PIB àla défense est un plancher », concluent les deux sénateurs.Au-delà des considérations budgétaires, Chevènement et Larcher décrivent une approcheglobale à léchelle du Sahel, à considérer lors de la conférence du développement, « Ensemblepour le Mali », qui se déroulera le 15 mai à Bruxelles. Voici leur plan en dix points :1. Eviter lenlisement du processus politique démocratique : organisation des élections, « aumoins présidentielles » dici fin juillet, « quitte à découpler avec les législatives ». Impératif :consolider durgence le processus de réconciliation malien.2. Soutenir la commission « dialogue et réconciliation » : « La lutte contre limpunité et pour ledialogue avec le Nord sont deux piliers pour refonder le pacte national malien ». Ils précisentque « la question de Kidal et celle du massacre dAguelhoc doivent recevoir un traitementparticulier ».3. Reconstruction de lEtat malien : armée, forces de sécurité, justice et au Nord,administration. Sujets de la conférence du 15 mai...4. Englober lensemble du Sahel : « Les facteurs de fragilité sont partagés par plusieurs Etatsde la région ». LUnion européenne doit sengager pour lutter contre les causes structurellesde déstabilisation (sous-développement, démographie, trafics, gouvernance...).
  • 5. Solidarité européenne : « Le conseil européen de décembre 2013, consacré à la défense,devra poser la question de la volonté politique ». Il faut aller au-delà de la formation de larméemalienne et se poser la question du financement.6. Aide au développement : au programme de la conférence à Bruxelles, coordination desbailleurs, capacité dabsorption des Maliens, équilibre territorial du développement (en clair,éviter que le Sud ne prenne tout...).7. Limites de lappareil de défense français. Ils insistent sur le maintien du budget à 31,4milliards deuros.8. Points dappui en Afrique : le rétrécissement des capacités et des implantations, programmépar le Livre blanc de 2008, na pas été totalement mis en œuvre. Lopération « Serval » amontré lutilité des forces françaises prépositionnées. Une piste intéressante est ébauchéesous la forme dune question.Dans le Livre blanc 2013, « faut-il rééquilibrer vers louest le centre de gravité de nos pointsdappui ? ». Avec moins de moyens, faut-il recentrer nos intérêts stratégiques ?9. Sécurité régionale : renforcement de la « force africaine en attente » et association delAlgérie, « Etat central pour la résolution de toute crise sécuritaire dans la région sahélienne ».Le réchauffement, lors de la visite en décembre du président François Hollande, est un pointde départ, confirmé par le déploiement militaire algérien à sa frontière sud pour fermer la porteaux islamistes radicaux en fuite.10. Analyser en profondeur les changements politiques dans le monde arabo-musulman. Faireface à la contagion du terrorisme et du radicalisme religieux entre Maghreb, Machrek, Moyen-Orient et Afrique subsaharienne.RDSE : Rassemblement démocratique et social européen.Pour lire le rapport : http://www.senat.fr/notice-rapport/2012/r12-513-notice.html► Point de situation du 18 avril 2013 ( du 11/04 18h au 18/04 18h)…Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec centcinquante sorties, principalement dans la région de Tessalit et le long de la boucle du Niger.Une quarantaine de sorties a été dédiée à l’appui des troupes au sol, près de soixante-dix autransport de nos forces et de nos matériels et le reste des sorties étant consacrées au soutiendes opérations (ravitaillement et renseignement). Une frappe au nord de Tessalit qui a permis laneutralisation d’un pick-up ennemi.Le 15 avril, 3 Mirage 2000D, 2 Rafale et 1 avion C135 ont quitté le Mali pour la France. Cedésengagement s’inscrit dans le cadre de l’allégement du dispositif français au Mali. Ainsi, ledispositif chasse de l’opération « Serval » comprend désormais 3 Mirage 2000D à Bamako et 6Rafale à N’Djamena. Ce dispositif est complété par plusieurs avions de type C160, C130, CN235ou encore par des moyens de contrôle et de commandement, de renseignement et deravitaillement en vol qui poursuivent leurs opérations depuis le Mali, le Sénégal, le Tchad ou laCôte d’Ivoire.Au sol, les opérations se poursuivent dans le nord et dans le centre du pays. A l’extrême Norddu Mali, dans la région de Taoudenni, des éléments des forces spéciales appuyés parun SGAM adapté ont conduit une mission de reconnaissance offensive et de fouillesafin de marquer notre présence française dans une zone de transit potentielle desgroupes terroristes. Cette opération remarquable de par les distances parcourues (près
  • de 3000 km) a nécessité un soutien logistique adapté avec plusieurs livraisons par air(LPA) pour assurer l’autonomie logistique dans la durée de cette mission. Elle n’adonné lieu à aucun contact avec les groupes terroristes. Aucune trace de passagerécent n’a été relevée.A Tombouctou, depuis le 15 avril 2013, le bataillon burkinabé est au complet (3 compagnies et unétat-major tactique). Il a débuté sa prise de consignes avec l’EAE du GTIA 2 et procède à la priseen compte de sa zone d’action grâce à lexécution de patrouilles communes. Parallèlement etcomme sur Ménaka, les premiers éléments du détachement de liaison (DLA) français sontarrivés afin d’appuyer la mise en œuvre de cette transition.Les derniers éléments du GTIA TAP ont quitté le Mali, la plupart étant maintenant rentrés enFrance. Quelques éléments sont encore stationnés à Abidjan.LEMA diffusé sur internet deux photos (EMA/ECPAD) des forces spéciales en action.
  • La première, non datée et localisée, est assez rare, elle montre un Tigre du 4èmeRHFS (1) sapprêtant àravitailler sur un réservoir de carburant souple aérolargué, une procédure pas véritablement secrète,mais qui est montrée pour la première fois. Lambiance est assez réaliste et on comprend que leshommes du 4èmeRHFS ont été captés dans laction.
  • La deuxième photo illustre lopération Taoudenni. Pour ce qui est visible, il est difficile de trancher surlunité présente à lécran. Même sil est possible den exclure quelques unes. La TF « Sabre » adoublé de volume par rapport à son format du 11 janvier. Néanmoins, une partie des effectifs acommencé à rentrer en France, depuis quelques semaines, afin de permettre aux unités et leurpersonnel de se régénérer.Comme les forces conventionnelles, les forces spéciales qui les avaient précédées sur placevont devoir durer dans la zone.(1) ce régiment des forces spéciales a perdu un de ses pilotes, le CBA Damien Boiteux, le 11 janvier, dans lestous premiers combats contre les djihadistes.► Les FS à louest…Après leur campagne dans lest du Mali (Mopti, Gao, Kidal, Tessalit, Adrar), les forces spécialesont mené une opération dans le nord-ouest du Mali, entre le 3 et 14 avril, a expliqué cematin lEMA, lors du point hebdomadaire. Cest rarissime, le volume de forces (40opérateurs) a même été donné. Ces équipes du COS auraient réalisé plus de 2 000 km depatrouilles avec leurs véhicules, sous appui dun Tigre et de deux Puma. Ce volumeconfirmant à lui seul la modicité des moyens aéromobiles pouvant être actuellementmobilisés. Des fouilles ont été effectuées, mais le bilan annoncé a été assez modique.Une porte de plus de fermée.► Entre opérations et désengagement…Au Mali, le désengagement français se poursuit. Le GTIA TAP a été presque totalementdésengagé a indiqué le porte-parole de l’Etat Major des armées ce matin durant le point pressede la DiCoD. Côté air, il reste trois Mirage 2000D à Bamako et six Rafales à N’Djamena. LeGroupement AéroMobile (GAM) quant à lui a débuté sa relève, le 4èmeRHC (Régimentd’Hélicoptères de Combat) est relevé par le 1erRHC.En parallèle, les opérations continuent même si leur rythme baisse sensiblement ; lesmanœuvres dorénavant visent à la sécurisation du territoire. Alors qu’aucun tir d’aéronefn’avait été reporté la semaine dernière, avec en moyenne en ce moment 40 sorties d’avions dechasse par semaine, un pick-up a récemment été détruit à 60 km au nord de Tessalit.Plusieurs opérations ont été menées ces dernières semaines : « Araouane » au Nord-est deTombouctou, du 2 au 7 avril, mené par le GTIA2 ; opération « In Ais » du 6 au 11 avril, conduitepar un millier d’hommes (GTIA 2 renforcé par des éléments du GTIA 3) au Nord de Gao, qui avaitabouti à la découverte d’importantes caches d’armes (pas moins de 13 tonnes de roquette, d’obus,de bombes…).La dernière opération en date a eu lieu du 3 au 14 avril. Baptisée « Taoudenni », l’opérationavait pour but de reconnaître et fouiller l’extrême Nord-ouest du Mali, proche de la frontièrealgérienne. Bilan : pas de contact ni de cache d’arme trouvée dans cette zone de transit.Les contacts avec les djihadistes deviennent donc rares. Si un coup très sévère a été porté àAqmi dans leur base arrière des Ifoghas, le Mujao demeure présent dans une zone peuplée, oùune partie de la population soutient le mouvement. Une situation à risque dans laquelle lesfrançais ne souhaitent pas s’engager et laissent les maliens en première ligne. En hâtant leurdépart, l’objectif des Français est bien de susciter une prise de responsabilité des maliens etd’accélérer la montée en puissance de la force ONU, la Minusma. Il ne devrait rester à terme, àpartir de l’automne, que 1 000 soldats français, constituant une force de réaction rapide, prêteà venir soutenir les forces africaines en cas de besoin. (18/04 Guillaume Belan - FOB)
  • ► Destruction de bombes aériennes durant une opération de fouille…Depuis le 06 avril 2013, le GTIA 2 renforcé de deux SGTIA du GTIA 3, appuyé par troishélicoptères dattaques (Gazelle et Tigre) et par des patrouilles de M2000D et de Rafale, conduitune opération de reconnaissance et de fouille dans la région dIn Ais à une centaine dekilomètres au Nord-est de Gao. Bien que cette opération nait donné lieu à aucun contact avecdes groupes terroristes, elle a permis de faire des découvertes très significatives et de priverles terroristes de la zone dun important flux logistique. Ainsi, ce sont plus de 13 tonnes demunitions en tout genres qui ont été découvertes, de larmement et du matériel de campementqui ont été saisis, grâce notamment au renseignement de la population locale. Cette opérationdans la zone dIn Ais engage près dun millier de soldats français et un détachement malien.http://www.youtube.com/watch?v=imNntoot-w0&feature=player_detailpage
  • ► La reconquête du Mali plus simple que la paix ?...En trois mois, depuis le 11 janvier, lopération militaire française « Serval » a permis derestaurer lintégrité territoriale du Mali. Lundi, lAssemblée nationale et le Sénat voteront laprolongation de lintervention, comme le réclame la constitution.1- Quel est le bilan de lintervention française ?Face à lavancée des jihadistes vers le sud, Bamako et ses 6 000 ressortissants français, leprésident de la République répond à lappel à laide du gouvernement malien en décidant uneintervention militaire le vendredi 11 janvier. Lopération était prévisible et préparée. Quelquesheures plus tard, les forces spéciales (1erRPIMa et hélicoptères du 4èmeRHFS en tête),prépositionnées au Niger, et laviation, basée au Tchad, se mettent au travail. Bientôtrenforcées par des blindés légers de lopération « Licorne » en Côte dIvoire et divers élémentsde lalerte « Guépard », mise en oeuvre par le commandement des forces terrestres, basé àLille. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, définit alors quatre objectifs à lopération« Serval ». Deux sont rapidement remplis : « enrayer la progression des groupes terroristes » ;« sécuriser Bamako pour protéger nos ressortissants et assurer la pérennité des institutions ».Après dincessants bombardements aériens et des combats terrestres, parfois de hauteintensité, dans lAdrar des Ifoghas au Nord-est du Mali et dans la région de Gao, il faut troismois pour conclure le troisième objectif : « frapper les bases arrières des groupes terroristespour éviter quils ne se ressourcent ». Dultimes recherches sont en cours dans le Nord-ouestdésertique pour achever « la restauration de lintégrité territoriale du Mali ». En pleine rédactiondu Livre blanc de la défense et de la sécurité (attendu pour janvier et toujours pas livré) et au coeurdun débat sur de nouvelles restrictions budgétaires, larmée française prouve son efficacitéopérationnelle, endurcie par dix ans de guerre en Afghanistan.La mission sécuritaire est remplie mais Jean-Yves Le Drian nous disait dès février : « Au Mali,nous allons entrer dans la partie la plus délicate qui nest pas tant militaire que politique ».
  • Thomas Flichy, professeur à Saint-Cyr, a dirigé la rédaction de « Opération « Serval » au Mali,lintervention française décryptée » (éditions Lavauzelle).- Pourquoi la France est-elle intervenue au Mali ?« Si les forces spéciales et larmée de terre nétaient pas intervenues, nous aurions pu avoir700 otages français à Bamako. Donc la décision sest imposée delle-même. Après, les chosessenclenchent avec une montée en puissance. Cette opération est intéressante car on voit quela France garde les pieds et des attaches dans cette région, avec des enjeux géopolitiques,pétroliers, miniers... ».- La France devait-elle sengager seule ?« On ne monte pas une coalition internationale en en quart dheure. Le terrain était pour ainsidire préparé avec des troupes prépositionnées en Afrique. Quel autre pays européen aurait étécapable de le faire ? Ensuite, on sengage. Avec la participation pour le transport, il faut lenoter, dautres pays européens et étrangers ».- Lopération est-elle tombée à pic pour larmée française, en pleine discussion budgétaire ?« Effectivement. Larmée a montré quelle était capable de mener une opération denvergure.Nos militaires sont habitués à partir en Afrique et lintervention au Mali ne les a pas tellementsurpris. Au-delà, cest important pour la France, sa stature internationale, sa position et laprotection de ses intérêts ».- Combien de temps resteront les soldats français ?« Un scénario densablement existe mais il ne faut pas transposer avec lAfghanistan. Il fautsavoir quelle force sera capable de sécuriser le Mali très concrètement. Et quels seront lessoutiens financiers ? Question essentielle en Afrique ».2 - Où sont passés les jihadistes ?Les combattants islamistes ont dabord perdu des centaines dhommes, neutralisés par lesarmées française et tchadienne. Ils sont donc très affaiblis mais ils survivent dans le domainedu combat asymétrique, notamment par des attentats à Gao, Tombouctou et Kidal. Desdizaines de jihadistes auraient fui le Mali dès le lancement de lopération « Serval ». Ils auraienttraversé le nord du Mali puis les massifs de lAïr au Nord du Niger, et du Tibesti au Nord duTchad, avant de se réfugier dans le Sud libyen ou au Soudan. Même phénomène à lOuest oùdes combattants du Mujao (Mouvement pour lunicité et le jihad en Afrique de louest) seraientretournés vers le Polisario et le Sahara occidental. Malgré le blocus au Nord, de larméealgérienne, des jihadistes ont pu passer les 1 376 km de frontières désertiques. Certainsdentre eux, comme le porte-parole dAnsar Eddine, Senda Ould Bouamama (selon sesdéclarations à une agence de presse mauritanienne), se seraient rendus aux autoritésalgériennes en échange de labandon de leur soutien à Aqmi. Ban Ki-Moon, le secrétairegénéral de lONU, note dans son rapport au Conseil de sécurité début avril que ces fuitesconstituaient « une bombe à retardement ». On ajoutera que des combattants islamistes sontrepassés in extremis dans le camp touareg « fréquentable ». Cest-à-dire le MNLA (mouvementnational de libération de lAzawad) ou le MIA (mouvement islamiste de lAzawad), un groupedissident dAnsar Eddine, officiellement plus apte à la négociation quau combat.Le pouvoir de Bamako observe ces groupes avec une certaine méfiance (euphémisme). Ducoup, le retrait français est accueilli avec quelques craintes au Mali.3 - Vers une force française « antiterroriste » en soutien à une mission de stabilisation delONULa Mission intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), de 11 200hommes, doit se substituer cet été à la Misma africaine (et intégrer ses 6 300 soldats). Portée parla France, une résolution du Conseil de sécurité va être adoptée. « Notre présence sur leterrain diminuera à mesure que se renforcera celle de cette mission », explique le ministre dela Défense, Jean-Yves Le Drian, sur le pont depuis le 11 janvier. De plus de 4 000 hommes, auplus fort de loffensive en mars dans lAdrar des Ifoghas au Nord-est du Mali, les forcesfrançaises devraient progressivement diminuer jusquà 2 000 soldats à la fin de lété et un
  • millier en fin dannée. Ce contingent appuiera la mission de lONU en cas de combats (pas laspécialité des Casque bleus...). Cette force « antiterroriste » est formée pour un an.Mais elle pourrait durer en cas de résurgences jihadistes. À ce millier dhommes, il faut ajouterles 150 formateurs (plus 90 pour la protection) de la mission européenne de formation de larméemalienne et les 2 000 soldats environ, présents habituellement au Tchad, au Niger, enCentrafrique et en Côte dIvoire...4 - Réconciliation malienne et élections en juilletLe pouvoir malien nest quintérimaire depuis le coup dÉtat du capitaine Sanogo et la fuite duprésident Amadou Toumani Touré, en mars 2012 (putsch qui entraîna loffensive jihadiste). Cetteposition délicate nempêche pas la volonté affichée par le président Dioncounda Traoré et sonpremier ministre Diango Cissoko de « rétablir lintégrité territoriale du pays et organiser desélections libres et transparentes », chapitre un de la « Feuille de route pour la transition » du 29janvier 2013. Celle-ci prévoit le dialogue et la réconciliation avec les peuples du Nord (unecommission représentative est en place depuis le 10 avril) ; le retour de ladministration et desservices au Nord ; la restructuration de larmée ; la préparation, puis la tenue délections.Sous pression assez « schizo » de la France (éviter lenlisement et laccusation de perpétuer la« Françafrique »), des élections présidentielles se tiendraient en juillet (avec les législatives ?).Cest un tour de force quand vous avez 175 000 réfugiés (75 850 dans le camp mauritanien deMbéra), 282 000 déplacés, une situation sécuritaire précaire, que vous devez redéployerladministration, tenir des listes électorales (6 904 160 électeurs), remettre la nouvelle carte NINa(numéro didentification nationale) et organiser la campagne.5 - Le Parlement vote la prolongation lundiLe suspense est inexistant : la majorité est stable ; un consensus accompagne lopération.Larticle 35 de la « Constitution » prévoit et stipule que lorsquune intervention en territoireétranger « excède quatre mois, le gouvernement soumet sa prolongation à lautorisation duParlement ». Ledit gouvernement a déjà annoncé quune force dun millier dhommes resteraitau Mali, au moins pour un an. Les sénateurs Jean-Pierre Chevènement (RDSE) et GérardLarcher (UMP), coprésidents du groupe « Sahel » et membres de la commission des Affairesétrangères et de la Défense, ont aussi préconisé dautoriser la prolongation. Dans leur rapportdu 16 avril, voté à lunanimité, ils appellent aussi à « consolider durgence le processus deréconciliation malien ». Les deux Chambres parleront donc de sécurité mais aussi délectionsau Mali, daide au développement... Et de la conférence internationale du 15 mai à Bruxelles,« Ensemble pour le Mali ».CHRONOLOGIE- 10 janvier : 1 200 combattants islamistes prennent Konna et menacent de poursuivre vers leSud et la capitale Bamako, où résident des milliers de Français.- 11 janvier : le président de la République décide lintervention française. Les forces spéciales,prépositionnées au Niger, et laviation au Tchad interviennent aussitôt.- 12 janvier : le lieutenant Boiteux, pilote dhélicoptère, meurt entre Mopti et Sévaré.- 17 janvier : reprise de Konna ; les jihadistes évacuent les villes du nord.- 26 janvier : prise de Gao par les soldats français et maliens.- 30 janvier : les forces françaises et tchadiennes reprennent Kidal, un fief des insurgés aunord.- 10 février : attentats suicides et attaque dun commando islamiste contre des soldats maliensà Gao. Lopération « Serval » monte à plus de 4 000 Français.- 18 février : opération de nettoyage par des militaires français et tchadiens de lAdrar desIfoghas, le massif montagneux du Nord-est du Mali, considéré comme le sanctuaire desinsurgés.- 17 mars : mort dun cinquième soldat français dans lAdrar des Ifoghas ; plusieurs centainesde combattants islamistes tués.- 23 mars : confirmation de la mort fin février dun des principaux chefs dAqmi, AbdelhamidAbou Zeid.- 2 avril : début de la formation européenne pour la reconstruction de larmée malienne.
  • - 9 avril : début du retrait des troupes françaises.Lintervention en chiffresOpération « Serval » : lacheminement de 4 000 hommes et 10 000 tonnes de matériel (un tierstransporté par des partenaires internationaux) a coûté 50 M€. On évalue le coût quotidien delopération entre 1,5 et 2 M€. Depuis le 9 avril, le désengagement samorce avec le retour despremières troupes aéroportées, puis de cinq avions (il reste six Rafale, trois Mirage 2000 D et troisravitailleurs C135). Lobjectif est de descendre à 2 000 soldats à la fin de lété, puis à un millierpendant un an.Cinq morts français : 11/01 : lieutenant Damien Boiteux, 4èmeRHFS. 19/2 : sergent-chef HaroldVormezeele, 2èmeREP. 2/3 : caporal Cédric Charenton, 1erRCP. 6/3 : brigadier-chef WilfriedPingaud, 68èmeRAA. 16/3 : caporal Alexandre Van Dooren, 1erRIMA. (20/04 par Olivier Berger - LaVoix du Nord)