DIGIWORLD Yearbook 2010 - IDATE
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À l'aube de l'éclatement de la bulle technologique, l'IDATE publiait, en 2001, son ...

À l'aube de l'éclatement de la bulle technologique, l'IDATE publiait, en 2001, son
premier DigiWorld Yearbook. 2010 : dixième édition de cet atlas du monde
numérique, au sortir également d'une crise, non plus sectorielle cette fois, mais qui
a touché et secoue encore presque tous les secteurs économiques.
L’impact de la conjoncture, plus ou moins sensible selon les secteurs et les marchés de l’industrie numérique, n’a pas pour autant figé l’effervescence qui les caractérise.
Le DigiWorld Yearbook reste un outil irremplaçable pour
qui veut trouver sous une
forme synthétique et accessible
un rappel des principaux
évènements de l’année, les
derniers chiffres sur les marchés
et leurs acteurs, et les
grandes tendances au niveau
international vues par les
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  • 1. telecom • internet • media DigiWorld Yearbook 2010 e 10èm édition Les enjeux du monde numérique w w w. i d a t e . o rg
  • 2. DigiWorldYearbook 2010 Que retenir de 2009 pour parler du futur laube de léclatement de la bulle technologique, lIDATE publiait, en 2001, son À premier DigiWorld Yearbook. 2010 : dixième édition de cet atlas du monde numérique, au sortir également dune crise, non plus sectorielle cette fois, mais qui a touché et secoue encore presque tous les secteurs économiques. L’impact de la conjoncture, plus ou moins sensible selon les secteurs et les marchés de l’indus- trie numérique, n’a pas pour autant figé l’effervescence qui les caractérise. Le DigiWorld Yearbook reste un outil irremplaçable pour qui veut trouver sous une forme synthétique et accessi- ble un rappel des principaux évènements de l’année, les derniers chiffres sur les mar- chés et leurs acteurs, et les grandes tendances au niveau international vues par les experts de l’IDATE.
  • 3. Préface Francis LORENTZ, Président, IDATEL a bulle financière et la prospérité artifi- Twitter, nous basculons d’un monde de la cau- cielle qui l’a accompagnée ont masqué salité à celui des corrélations statistiques, d’un l’efficacité déclinante de nos économies monde analytique vers un monde oral, tactileoccidentales. Le vieillissement de la popula- et émotionnel, d’un monde séquentiel vers untion, un certain “hédonisme“, la prise en monde de l’instantanéité, d’un monde hiérar-compte progressive des enjeux écologiques, chisé à un monde tribalisé.le principe de précaution, les complexités Sans doute ne mesurons-nous pas encorebureaucratiques en sont sans doute pleinement la portée des changements intro-quelques-unes des causes. duits par ce développement de l’ubiquitéPar ailleurs, les règles du jeu qui gouvernent nos informationnelle et ce retour en force du cer-marchés et nos égoïsmes collectifs nous ont veau droit par rapport au cerveau gauche.poussés à préférer le court terme à la prépara- Mais les générations d’“Internet-natives“ ettion de l’avenir, et à privilégier, trop souvent, la de “i-Phone-natives“ sauront tirer parti deprotection des situations acquises au détriment ce bouleversement de nos “Operatingde l’innovation et des remises en cause qui l’ac- Systems“ collectifs et individuels.compagnent. En témoignent la décroissance Dès à présent les règles qui gouvernent lades investissements industriels, le retard pris création de richesse ne cessent de se diversi-dans les mutations de l’enseignement supérieur fier. C’est l’agilité qui semble l’emporter sur laou encore l’incapacité de l’Europe à atteindre taille si l’on en juge par la rapidité avecles objectifs qu’elle s’était fixés il y a dix ans à laquelle les innovateurs de l’Internet ont suLisbonne en matière de société de l’informa- s’imposer dans l’espace nouveau du commer-tion. En contrepoint de cette évolution, le dyna- ce électronique. Et pourtant, à l’inverse, lesmisme des économies dites émergentes a exigences des régies publicitaires conduisentamorcé un déplacement du centre de gravité de à privilégier la recherche d’audience, c’est-à-la création de richesse réelle. dire la taille exprimée en nombre de visiteurs PréfaceFace à ce constat, l’innovation s’impose uniques d’un site. C’est la gratuité qui estcomme une priorité absolue. C’est par l’inno- devenue la référence car tout ce qui est numé-vation et par l’invention de nouveaux modèles risé ne coûte rien à reproduire. Pour financerde croissance que nous pourrons échapper à les investissements – technologie, infrastruc-un lent glissement vers le statut de réserves tures, contenu – qui sont sous-jacents à la 3touristiques. C’est par elles que nous pourrons dynamique numérique, les meilleurs de www.idate.orgnous différencier, créer de la richesse, mieux l’Internet imaginent des modèles différents demaîtriser notre consommation d’énergie ou rémunération qui prennent en compte l’appé-notre relation à l’environnement. Or ce sont les tence pour la gratuité : financement par laréseaux, l’Internet et, plus généralement, les publicité, référencement payant, freemium...technologies de l’information qui sont au Dans cet espace numérique, les consomma-cœur, d’une manière ou d’une autre, du foison- teurs ont pris une dimension nouvelle. Ilsnement d’idées, de produits, de services ou de sont non seulement dotés des moyens demodèles économiques auquel nous assistons. comparer instantanément toutes les offresLa combinatoire de l’Internet mobile, du Cloud du marché, mais peuvent aussi entrer dansComputing, de l’Internet des objets, constitue des systèmes d’échanges directs voire deune étape décisive de l’évolution vers l’écono- troc avec leurs semblables. L’analyse indivi-mie de l’immatériel et la société de l’informa- dualisée de leurs profils et de leurs compor-tion. Avec Google, l’iPhone, Facebook et tements permet à la fois de mieux les servir
  • 4. et de mieux les contrôler. De consommateurs facilite l’émergence d’innombrables vocations passifs ils se transforment souvent en de jeunes entrepreneurs. acteurs, collaborateurs des fournisseurs ou Les leaders de l’industrie, de leur côté, ont créateurs de contenus. compris le parti à tirer de cette dynamique La saturation d’informations et de sollicita- créative. Au-delà du mouvement, déjà ancien, tions confère une importance croissante aux d’acquisition systématique de start-up pour médiations et intermédiations de toutes alimenter leur portefeuille de technologies et natures. Moteurs de recherche, guides d’innovations, ils apprennent à coopérer avec d’achat, réseaux sociaux ne cessent d’évo- les libertaires des systèmes ouverts ou des luer pour aider à trouver l’information perti- communautés d’internautes pour faire évo- nente, rassurer et guider au milieu de la luer leurs offres. Ils ne cessent d’investir dans confusion, organiser la manière dont nous la constitution d’écosystèmes qui assurent percevons la réalité, faciliter la constitution l’enrichissement de leurs offres grâce à la col- de nouvelles formes de tissu social. laboration en réseau. Ce monde structuré par les réseaux et C’est cet exceptionnel potentiel d’innovation l’Internet foisonne d’opportunités pour ceux autour des réseaux, de l’Internet, des techno- qui veulent et qui savent en exploiter les res- logies de l’information en général, qui consti- sources, pour ceux qui ont compris que l’in- tue sans doute la meilleure opportunité d’une novation permanente, au cœur du processus sortie de crise qui ne soit pas un simple retour de création de valeur, obéit de moins en aux modèles du passé. Nous avons les moyens moins aux logiques traditionnelles. d’inventer un avenir différent. Saurons-nous, Les innovations de toute nature, ne correspon- en Europe, saisir cette opportunité ? dent plus, pour une large part, aux résultats de Le bilan des dix dernières années apparaît, à travaux de recherche secrètement mûris dans cet égard, plutôt contrasté. Les Européens les laboratoires de quelques grands groupes. ont certes su s’imposer dans la bataille mon- La hiérarchie s’est inversée : l’innovation est diale de l’innovation grâce à leur accord his- désormais tirée par les consommateurs. C’est torique autour du GSM. Nos pays ont prisPréface leur besoin de mobilité, leur préférence pour une place plus qu’honorable dans la mise en l’image et le toucher, leur besoin de lien social, œuvre du haut débit fixe. C’est un Européen, qui font le succès d’Apple, de YouTube ou de Linus Thorvald, qui a lancé Linux. Il y a bien Meetic. Ce sont des consommateurs, devenus d’autres exemples de notre capacité à 4 actifs, qui participent à l’évolution des grands prendre la tête du mouvement. Mais aucun sites de commerce électronique ou contri- des leaders mondiaux de l’Internet, aucuneDigiWorld 2010 buent à l’enrichissement de Wikipedia. des plateformes mondiales d’intermédiation Dans le même temps, l’accès à l’innovation, numérisée ne sont européens. qu’elle soit technologique, marketing ou écono- Alors, comment transformer cette sortie de mique, s’est considérablement banalisée. crise en rebond et inventer de nouveaux res- Internet diffuse et mutualise instantanément sorts et de nouveaux modèles de croissance ? l’innovation. Il permet à chacun de puiser dans Il n’y a, bien sûr, pas de réponse simple, mais une bibliothèque universelle de connaissances, quelques priorités me paraissent s’imposer. d’expériences et d’idées. Il favorise la constitu- Au premier rang de celles-ci, le décloisonne- tion de réseaux de compétence indépendants ment et la collaboration, que ce soit entre des structures économiques ou administratives. grandes entreprises et start-up, entre entre- Allant plus loin, le partage de l’intelligence peut prises et universités, entre secteur public et conduire à ce chaos organisé qu’illustre le phé- secteur privé, entre industriels et financiers. La nomène de l’Open Source. Dans tous les cas, il diversité, la rapidité, la complexité actuelle de
  • 5. l’innovation, imposent des modèles nou- garantir la qualité de service requise par desveaux ; les initiatives prises en ce sens en usages professionnels et domestiques de plusFrance avec les pôles de compétitivité sont en plus exigeants, comme la vidéo haute défini-exemplaires. Encore faudrait-il concentrer au tion ou la santé. S’y ajoutera l’impact du déve-maximum les ressources publiques de toute loppement de programmes destinés à rendrenature sur les meilleurs de ces pôles. Mais ce “intelligentes“ les grandes infrastructures. Toutdécloisonnement bien sûr, en raison de la cela impose des investissements considérablestaille des marchés, n’a de sens qu’à l’échelle qui n’iront pas sans partenariats entre collectivi-de l’Europe. Pourquoi ne pas élargir cette tés publiques et opérateurs et, peut-être, sansdémarche en identifiant et organisant des une approche nouvelle des modalités d’utilisa-pôles européens à vocation transnationale ? tion et de tarification des réseaux.Deuxième priorité, les jeunes pousses ou Cinquième priorité, le renforcement des perfor-gazelles : ce sont elles qui, par leur créativité mances de l’enseignement supérieur. La capaci-et leur agilité, ont le plus de chance de té à créer de la valeur par l’innovation dépendconquérir les nouveaux espaces technolo- largement de la qualité et de la quantité desgiques et économiques. Leur financement diplômés de quelques filières de l’enseigne-risque de souffrir du durcissement des règles ment supérieur. Même si le classement des uni-prudentielles du système financier, d’une remi- versités établi par l’Université de Shanghai estse en cause, imposée par la situation budgé- très discutable, il n’en reste pas moins significa-taire, des avantages fiscaux dont elles ont pu tif (révélateur ?) d’un retard européen dans cebénéficier et, de manière générale, de la plus domaine. Des mesures courageuses ont étégrande difficulté d’obtenir, en Europe, une prises, en France, au cours de ces deux dernièresrémunération de la prise de risque compétiti- années. Mais l’effort financier, culturel et poli-ve (comparable ?) avec celle que l’on peut tique à réaliser pour que nous figurions dans leespérer aux États-Unis. peloton de tête mondial, est considérable.Troisième priorité, faire de l’Internet le système Enfin, il est évident que les programmes denerveux des grandes infrastructures qui déter- recherche constituent une des clés de l’avenir Préfaceminent notre cadre de vie et notre niveau de à moyen/long terme. Et cela vaut notammentperformance économique : santé, transports, pour l’Internet lui-même, dont l’évolutionprotection de l’environnement, gestion de incrémentale ne suffira bientôt plus à répondrel’énergie. Ces infrastructures peuvent être ren- aux besoins. Complexité d’une architecturedues intelligentes, c’est-à-dire beaucoup plus conçue il y a plus de trente ans et qui a évolué 5performantes, par la re-conception totale de leur par additions successives, exigences de qualité www.idate.orgfonctionnement et de leur optimisation autour de service supérieures au “best effort“ actuel,de l’Internet et de son environnement applicatif. niveaux de confiance et de sécurité, autant deC’est sans doute là un domaine privilégié d’ini- sujets critiques qui sont déterminants pourtiative pour les pouvoirs publics, et particulière- l’avenir du Web et de son rôle de système ner-ment à l’échelle européenne. Car dans la phase veux de nos sociétés. C’est un enjeu majeur,actuelle, ce sont, répétons-le, les usages qui qui devrait devenir l’objet d’une grande ambi-tirent l’innovation et c’est à travers eux que l’in- tion européenne, inscrite bien sûr dans untervention publique et la coopération européen- réseau de partenariats mondiaux.ne peuvent se révéler les plus efficaces. La sortie de crise peut sembler hésitante. ÀQuatrième priorité, les infrastructures de télé- nous de la confirmer et de l’accélérer encommunications. Nous sommes confrontés à la exploitant toutes les opportunités créées parfois à la croissance exponentielle du recours à l’accélération du cycle d’innovation autour desl’Internet fixe ou mobile et à la nécessité de technologies et services de l’information.
  • 6. Sommaire Préface . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3 Partie 1 : Atlas DigiWorld Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .8 Chapitre 1 : Le DigiWorld dans l’économie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18 1. Dynamiques comparées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .24 2. Les investissements en TIC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .26 3. La production des TIC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .28 4. Les valeurs TIC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .30 Chapitre 2 : Marchés et acteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .32 1. Les marchés du DigiWorld par secteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .38 2. Services télécoms . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .40 3. Équipements télécoms . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .42 4. Services informatiques et logiciels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .44 5. Équipements informatiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .46 6. Services de télévision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .48 7. Électronique grand public . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .50 8. Les marchés de l’Internet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .52 Chapitre 3 : Le DigiWorld par région . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .54 1. Les marchés du DigiWorld par région . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .60 2. Les marchés du DigiWorld en Amérique du Nord . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .62 3. Les marchés du DigiWorld en Europe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .64 4. Les marchés du DigiWorld en Asie/Pacifique (1/2) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .66 5. Les marchés du DigiWorld en Asie/Pacifique (2/2) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .68 6. Les marchés du DigiWorld en Amérique latine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .70 7. Les marchés du DigiWorld en Afrique et au Moyen-Orient . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .72Sommaire Chapitre 4 : Accès . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .74 1. Téléphonie fixe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .80 2. Téléphonie mobile . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .82 3. Internet fixe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .84 6 4. Terminaux mobiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .86 5. Le satellite, réseau d’accès télécom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .88DigiWorld 2010 6. La convergence fixe - mobile dans les entreprises . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .90 7. Le Cloud Computing . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .92 8. Concentration et consolidation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .94 Chapitre 5 : Services et contenus grand public . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .96 1. TV : la migration Internet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .102 2. Vidéo : après la haute définition, la 3D . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .104 3. Jeux vidéo : toujours plus universels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .106 4. L’irrésistible croissance de la publicité en ligne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .108 5. Web 3D . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .110 6. Le foyer numérique, enfin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .112 7. Internet mobile . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .114 8. IPTV sur FTTx . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .116 9. Usages des TIC : les quatre scénarios de l’IDATE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .118
  • 7. Partie 2 : Chronique DigiWorldJanvier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .122 Deutsche Telekom s’allie avec EdgeCast sur le marché du CDN . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .123Février . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .124 Time Warner se sépare d’AOL - Comcast rachète Universal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .125Mars . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .126 L’heure de la VoIP mobile a-t-elle sonné ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .127Avril . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .128 Hulu : Disney rejoint News Corp. et NBC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .129Mai . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .130 Google lance Google Wave . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .131Juin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .132 Le rôle des pouvoirs publics en faveur des déploiements FTTH/B . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .133Juillet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .134 Les premiers déploiements LTE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .135Août . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .136 Livre électronique : et maintenant les consoles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .137Septembre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .138 L’e-commerce en forte progression, malgré (grâce à ?) la crise . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .139Octobre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .140 Les terminaux mobiles de nouvelle génération . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .141Novembre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .142 Le nouveau “Paquet Télécom“ européen . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .143 SommaireDécembre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .144 Globalisation du marché des chaînes de télévision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .145Données pays Allemagne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .148 Espagne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .149 7 France . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .150 www.idate.org Italie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .151 Royaume-Uni . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .152 Russie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .153 Brésil . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .154 États-Unis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .155 Chine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .156 Corée du Sud . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .157 Inde . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .158 Japon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .159Annexes Glossaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .160 Index . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .161
  • 8. 8DigiWorld 2010 Introduction Introduction
  • 9. L ’année 2009 aura naturellement com- En particulier, les grandes tendances que mencé sous le signe de la crise, les deux nous avions développées dans notre intro- premiers trimestres faisant ressortir, à duction du DigiWorld Yearbook 2009 se sontpeu près partout dans le monde et dans poursuivies. En caricaturant, on pourrait direpresque tous les secteurs du DigiWorld, une que le consommateur occidental a continuédétérioration plus ou moins brutale des de voter pour l’iPhone et son App Store, pourventes. Le troisième trimestre et surtout le la vidéo sur le Web et le moteur de recherchequatrième ont fait apparaître les signes d’un de Google, et pour les réseaux sociaux àpremier rétablissement, notamment à tra- commencer par Facebook. Dans les paysvers les investissements publicitaires et les émergents, la croissance des mobiles s’estterminaux mobiles, deux secteurs qui avaient poursuivie à un rythme soutenu, faisantété très tôt sensibles à la dégradation de la croître les enjeux autour de certains groupes.conjoncture. C’est donc dans le déroulement de ces ten-Par-delà cet environnement, on ne gardera dances que nous commenterons l’année pas-en mémoire de l’année écoulée que peu de sée et que nous esquisserons les enjeuxgrands événements ou d’annonces spectacu- de 2010.laires. Contrairement à l’année 2008 qui Enfin, dix ans après la publication par l’IDATEavait vu le lancement de l’App Store et du premier DigiWorld Yearbook, nous termi-d’Android. Contrairement aussi aux pre- nerons en rappelant l’extraordinaire trans-mières semaines de 2010 qui ont été l’occa- formation du paysage auquel nous avonssion de voir le premier mobile Google, la pré- assisté au cours de la décennie passée.sentation de l’iPad par Steve Jobs, ou encorel’annonce du succès à venir de la 3D avec la L’Internet mobile devient dominant danssortie d’Avatar. le trafic géré sur les réseaux mobilesToutefois, malgré la conjoncture très dépri- Ce n’est pas le premier Yearbook où nousmée à travers le monde, l’effervescence tech- évoquons l’Internet mobile. Ainsi nous Introductionnologique, industrielle et sociale qui caracté- avions clairement identifié l’année dernièrerise l’économie numérique ne s’est pas figée. dans le succès de l’iPhone un changement Croissance du trafic mobile en Europe 9 www.idate.org Source Vodafone (HY results presentation, Nov. 2009)
  • 10. radical des pratiques des consommateurs compagner des interrogations sur l’externali- dans l’usage de leur mobile. Malgré la crise, sation d’une partie des infrastructures aux les smartphones ont poursuivi leur croissan- équipementiers, sur la négociation d’accords ce au sein du parc des abonnés mobiles sur de mutualisation avec un concurrent quand les marchés occidentaux. L’iPhone et le ce n’est pas sur l’opportunité de fusionner BlackBerry en ont été les principaux bénéfi- comme on l’a vu récemment avec les joint- ciaires. Mais Google a vu tous les autres ventures opérées à l’initiative d’Orange en fournisseurs de terminaux, à l’exception de Suisse et au Royaume-Uni. Nokia, réagir en utilisant son OS Android. Sur un autre plan, l’équation économique À ce jour, cela ne suffit pas à assurer un suc- des opérateurs pour conserver leur capacité cès. D’où probablement la tentative de de croissance et leur marge se complique. On Google d’aller plus loin en concevant sa ne sait pas encore très bien si les aménage- propre interface usager sur Android. En ments pour faire face à l’explosion des trafics attendant, l’iPhone a considérablement ren- passent par une augmentation significative forcé son pouvoir auprès des développeurs de leur effort d’investissement. L’accent a été avec plus de 3 milliards de téléchargements mis ces derniers mois sur les solutions de sur l’App Store et 150 000 applications dis- continuité qu’offraient les fournisseurs pour ponibles. passer progressivement de la 3G+ au LTE, Ce qui a franchement changé en 2009, c’est le dans un environnement où l’impact des équi- fait que pour beaucoup d’opérateurs occiden- pementiers chinois contribue à faire baisser taux, le trafic données est devenu dominant les prix. Il est néanmoins probable qu’il y ait sur leurs réseaux au point de générer des pro- là matière à une différenciation des opéra- blèmes de congestion dans certaines grandes teurs fondée sur les caractéristiques de leurs agglomérations. Longtemps restés plutôt fri- réseaux et leur pouvoir de négociation. En leux vis-à-vis des perspectives d’un Internet sus des efforts supplémentaires en Capex qui mobile, les opérateurs ont constaté que l’en- pourraient être consentis, les opérateursIntroduction gouement des consommateurs pour l’iPhone, européens sont confrontés à une baisse ou combiné avec des forfaits ad hoc, générait au mieux à une stagnation de leur chiffre une dynamique irrésistible. Ils se retrouvent d’affaires et de leur marge sous l’effet de la d’une certaine façon en terrain connu avec saturation du marché de la téléphonie mobi- pour challenge de faire face à la croissance du le et des dispositions réglementaires. Par10 trafic et aux besoins de débit. Les bons ailleurs, si aujourd’hui et pour l’essentiel, la réglages sont complexes. Il leur faut profiter voix sur IP ne les concurrence qu’à travers les des dernières générations des équipements accès fixes, la pression devrait se renforcerDigiWorld 2010 HSPA+, renforcer leurs réseaux de backhau- avec l’Internet mobile. On ne sait pas encore ling, tester les premières solutions LTE1 avant aujourd’hui si les solutions des telcos de VoIP de décider de leur mise en œuvre, définir des sur mobile du type IMS vont jouer un rôle architectures mixtes assurant la continuité de dominant (à l’instar d’une certaine façon des couverture à moyen débit et l’offre de hots- solutions voix sur large bande fournies par pots à haut et très haut débit, compter avec les boîtiers ADSL des opérateurs fixes) ou si les options hybrides de type Wifi ou femto- le LTE s’accompagnera de quelques stan- cell… Beaucoup vont devoir se déterminer dards de VoIP extérieurs aux opérateurs. dans l’acquisition de nouvelles fréquences Dans tous les cas, face à l’effritement des résultant du “dividende numérique“, des recettes du modèle économique historique bandes réservées en 2,6 GHz, ou de la redis- du secteur – la facturation de la voix à la tribution des fréquences GSM (900 MHz et minute – et pour conserver leurs revenus, les 1 800 MHz). Tous ces choix doivent aussi s’ac- opérateurs doivent convaincre la majorité de
  • 11. leurs clients de passer rapidement à des soutenir la croissance du trafic de l’Internetoffres données. À cette équation de base mobile, une seconde préoccupation majeures’ajoutent d’autres éléments largement réside dans l’émergence dans les mois àdébattus au cours de l’année 2009. D’abord venir d’une véritable concurrence face àla question tarifaire : comment élargir la l’iPhone et à son App Store.clientèle des internautes mobiles en propo- Apple et RIM, qui sont restés en 2009 lessant des forfaits simples et rassurants, tout vraies références, peuvent en effet s’attendreen segmentant de façon efficace le marché à rencontrer une résistance plus vive enpour tenir compte des différences de pra- 2010. D’abord on devrait voir augmenter latiques, de perception et de pouvoir d’achat, part de marché des terminaux Android,et tout en se préservant des phénomènes de désormais supportés – à titre exclusif ou noncongestion du réseau à certaines heures ? – par un grand nombre de fournisseurs. OnDéjà, Vodafone a permis à sa filiale espagno- pourra aussi analyser en fin d’année lesle d’expérimenter pour les abonnés profes- conséquences du Nexus One de Google. Onsionnels une offre leur donnant la priorité devrait aussi pouvoir commencer à se fairedans les ressources partagées des stations une petite idée sur les annonces faites enradio. On imagine les liens qui ne manque- début d’année 2010 : la toute nouvelle pla-ront pas d’être faits avec le débat sur la teforme Windows Mobile 7, l’alliance de“Net neutralité“. Nokia avec Intel, le nouvel OS avec lequelCe sujet n’est pas sans relation non plus avec Samsung va équiper certains de ses smart-les perspectives que gardent les opérateurs phones.de disposer de ressources complémentaires Il reste aussi à voir si les alliances entre opé-provenant des applications consommées. rateurs sauront établir un rapport de forceEntre le modèle de l’App Store d’un côté et débouchant sur une certaine standardisationcelui de Google privilégiant son moteur de d’une plateforme offerte aux développeursrecherche et ses propres applications de indépendamment des terminaux du marché. Introductionl’autre, ces perspectives ne sont pas évi- Car dans cette bataille, il y au moins deuxdentes. Au-delà des différences de focalisa- enjeux, conformément aux caractéristiquestion et de métier, les opérateurs doivent de marché biface (“2-sided market“) decomposer avec leurs présences géogra- l’Internet mobile. Le premier est au niveauphiques souvent restreintes, tandis que les des développeurs qui ont massivementgrands acteurs du Net peuvent être à l’initia- adhéré à l’App Store d’Apple et que les 11tive sur tous les marchés de la planète. Il autres plateformes doivent absolument www.idate.orgparaît néanmoins probable que les opéra- séduire. Le deuxième réside dans l’interfaceteurs pourront trouver des marges d’initia- utilisateur dont la référence est l’approchetives et faire valoir leur rôle de distributeurs “verticalisée“ et fermée de l’iPhone et duen valorisant la relation contractuelle qu’ils BlackBerry. C’est cette voie que sembleconservent avec leurs clients, les données sur suivre Microsoft tandis que Google, qui avaitleurs comportements, et la qualité des accès fait le pari d’une plateforme ouverte auxdont peuvent bénéficier les applications. développements des interfaces usagers desCela leur sera d’autant plus facile qu’il y aura fabricants de terminaux Android, paraîtune certaine diversité dans les plateformes aujourd’hui hésiter.d’agrégation de contenus et une réelle Mais, imbriquées dans ces enjeux industriels,concurrence sur le marché des terminaux. des questions plus fondamentales concer-Si 2010 devrait nous permettre de mieux nent la taille du marché des applications deappréhender la capacité des opérateurs à l’Internet mobile ainsi que les modèles
  • 12. économiques qui le sous-tendront. Parallè- papier), de la santé (à quand la généralisa- lement à une extension des couvertures 3G, tion d’applications de contrôle à distance et on peut s’attendre à une certaine “démocra- d’autodiagnostic ?)... tisation“ des terminaux mobiles multimé- D’autre part, comme sur le Web mais avec dias. Cela devrait favoriser un élargissement des atouts particuliers (notamment liés à la rapide du marché de l’Internet mobile à la localisation), la publicité sous différentes majorité des consommateurs dans les pays formes devrait aussi jouer un rôle croissant. occidentaux. Cela devrait aussi créer un nou- Tous les acteurs s’y préparent. On aura ainsi veau marché dans les pays émergents, qui vu en 2009 Google et Apple acquérir deux ont manifesté leur appétit pour l’Internet et spécialistes de ce marché, respectivement les applications innovantes. C’est plus diffici- AdMob et Quattro Wireless. le de faire des hypothèses fermes sur le bud- Quelles que soient les incertitudes sur la get que le consommateur est prêt à consa- vitesse de généralisation de l’Internet mobi- crer aux différentes applications qui lui le, sur l’organisation de sa chaîne de valeur seront offertes, après s’être acquitté de son et sur ses grands gagnants, il y a là une com- abonnement d’accès. Face aux limites de posante essentielle de l’Internet du futur et l’extension du budget des consommateurs, il de l’industrie numérique. On nous permettra faut intégrer le phénomène de destruction de regretter ici que l’Europe, qui avait su créatrice propre à l’Internet et imaginer les avoir un rôle de leader en téléphonie mobile revenus alimentés pour partie par transfert : avec le GSM, ne soit pas apparue en 2009 des jeux vidéo, comme on le voit dans les plus à l’initiative des transformations que “success stories“ sur l’App Store, des ser- nous avons rapidement décrites. vices financiers, de la musique et de la vidéo, de la distribution (les transactions depuis un De plus en plus de vidéo sur l’Internet mobile ont triplé sur eBay en 2009), de la Encore largement dominé par le flux des presse et de l’édition (Amazon a vendu à accès fixes, l’Internet voit son trafic pour-Introduction Noël dernier plus de livres en version élec- suivre sa croissance spectaculaire : entre 40 tronique pour son Kindle que de livres et 60 % par an selon les études. Cette crois- Perspectives d’évolution du trafic Internet dans le monde12DigiWorld 2010 Source Cisco
  • 13. sance, soutenue par l’extension continue de numérique. Toutefois la pression n’est pasla population des internautes, trouve un fac- prête à se relâcher. Les chaînes vont devoirteur d’accélération par la présence de plus défendre leurs audiences, leurs programmes,en plus importante de la vidéo dans les leurs marques et leurs recettes, dans unusages du Net. Cisco, qui y voit depuis plu- contexte où la consommation est de plus ensieurs années le phénomène majeur de plus “délinéarisée“, personnelle et éclatéetransformation de l’Internet, annonce une sur de multiples écrans fixes et mobiles. Facepart de 90 % du trafic à l’horizon 2013. à des agrégateurs puissants, la maîtrise desChaque jour en 2009, un milliard de vidéos droits sur les programmes est devenue unont été visionnées sur YouTube. Le phénomè- élément stratégique. À cet égard, il sera inté-ne de la vidéo sur le Net ne se réduit pas à ressant de suivre dans les mois qui viennentune consommation de curiosité, limitée aux la stratégie vidéo qu’Apple va associer à lavidéos du buzz ou au contraire aux produits sortie de son iPad ou la nature des accordsrares de la “long tail“. Elle intègre pour une passés par les fabricants des téléviseurspart significative le téléchargement ou la connectés.consommation en streaming des grandes Le Net doit aussi supporter la généralisationséries télévisuelles. Cela se fait souvent dans de la vidéo sur les sites, sur les plateformesl’ignorance des droits associés à ces produc- d’échanges que constituent les réseauxtions. Cela se fait aussi de façon croissante à sociaux, les applications de vidéoconférencetravers les sites “légaux“ des grands studios et les échanges interpersonnels (plus du tierscomme Hulu (plusieurs centaines de millions des communications téléphoniques de Skypede vidéos par mois), ou à travers les services seraient accompagnées d’un échange vidéo).de catch-up TV des réseaux câblés, des opé- Dans ce contexte, on a prédit déjà depuis derateurs d’IPTV ou des chaînes de télévision. nombreuses années l’écroulement deJusqu’alors l’audience des grandes chaînes a l’Internet. Heureusement à tort. En fait, lesété moins bouleversée par ces phénomènes capacités mises à la disposition des inter- Introductionque par la multiplication des chaînes asso- nautes n’ont cessé d’augmenter en profitantciée aux nouveaux paysages de la diffusion des progrès des technologies optoélectro- Les principaux opérateurs de backbone (“Tier 1“) 13 www.idate.org Source Atlas, Internet Observatory 2009 annual report, University of Michigan, Arbor Networks, Merit; based on anonymous ASN (origin/transit) data
  • 14. niques. Plus profondément, l’Internet a tralité“. Un débat souvent confus mais parti- considérablement évolué dans son fonction- culièrement significatif des tensions qui nement. Face aux limites d’un fonctionne- accompagnent la transformation de ment en “best effort“, des prestataires spé- l’Internet. En début d’année et conformé- cialisés (CDN2) proposent aux fournisseurs ment aux promesses de campagne des de contenus vidéo des optimisations de démocrates, le nouveau président de la FCC route, des procédures de répartition de a relancé le débat en ajoutant les principes charges, et des infrastructures de serveurs de transparence et de non-discrimination, et répartis à proximité des usagers afin d’assu- en insistant sur le fait qu’ils devaient s’appli- rer une certaine qualité de service3. D’autre quer aux réseaux fixes comme aux réseaux part, les grands agrégateurs de contenus et mobiles. L’analyse dominante des régula- ceux qui génèrent une partie croissante du teurs est que les opérateurs peuvent mettre trafic ont cherché à s’affranchir des opéra- en œuvre des mesures qui les préservent des teurs traditionnels des backbones de phénomènes de congestion, mais ils doivent l’Internet en déployant leurs propres infra- clairement démontrer leur justification et structures de réseaux et serveurs. On a vu informer au préalable les consommateurs. Il ainsi en quelques années aux États-Unis sera intéressant sur ce point de prendre entrer dans le “Tier 1“ de nouveaux acteurs connaissance de l’arrêt en appel de la Cour tels Comcast ou Google. sur l’affaire Comcast, attendu dans les pro- Toutes ces évolutions vont s’accélérer. Elles chaines semaines. Par ailleurs, ils ne doivent incluent naturellement les stratégies des pas discriminer en privilégiant l’accès de grands acteurs de l’informatique (matériels, leurs abonnés à leurs propres services ou à logiciels et services) dans le déploiement des ceux de leurs affiliés. Nous n’entrerons pas architectures de Cloud Computing dont la dans le détail, mais on conçoit aisément les lecture reste encore difficile. Elles suscitent multiples cas de figure et les problèmes d’in- aussi une interrogation majeure sur la contri- terprétation. Déjà en 2005, l’administrationIntroduction bution des telcos au nouveau paysage de nord-américaine, qui avait imposé ses prin- l’infrastructure de l’Internet. cipes de “Net neutralité“ comme condition à C’est aussi dans ce contexte que s’est géné- la fusion de SBC-AT&T et Verizon-MCI, avait ralisé en 2009 le débat engagé depuis plu- dû gérer comme une exception l’offre de ser- sieurs années aux États-Unis sur la “Net neu- vices IPTV et de services aux entreprises de14 type IPVN. Utilisateurs actifs de Facebook L’existence d’une politique active de concur-DigiWorld 2010 rence dans l’accès haut débit en Europe a sans doute retardé l’introduction du débat. Toutefois, en prenant finalement des disposi- tions explicites concernant la “Net neutrali- té“ dans le nouveau ‘’Paquet Télécom’’ adop- té en décembre dernier, l’Union européenne va devoir mesurer les risques réels en jeu, sans oublier celui de freiner les investisse- ments dans les infrastructures de nouvelle génération d’accès. Nous avons évoqué le caractère crucial des augmentations de capacité et de débit pour Source Facebook soutenir l’Internet mobile. Il est évident que
  • 15. le déploiement des accès à très haut débit en fait, aujourd’hui, très diverses quant auxfibre optique demeure en début d’année options techniques, au poids des finance-2010 au moins tout aussi préoccupant, sin- ments publics ou parapublics mobilisés et àgulièrement en Europe. Contrairement aux la stabilité du dispositif réglementaire rete-opérateurs nord-américains (Verizon, AT&T) nu. C’est là pour la Commission et le BEREC4qui peuvent compter mordre sur le marché une occasion5 importante de reprendre l’ini-des grands réseaux câblés pour justifier le tiative pour progresser dans la voie du mar-risque de développement de nouveaux ché unique.réseaux d’accès, les opérateurs européens Google, Apple et… Facebookont un marché de la télévision payante beau-coup plus modeste. Les villes et l’habitat Aujourd’hui Google vaut 180 milliards USD,européens se distinguent aussi des mégalo- dégage 6,5 milliards USD de profits pour unpoles du Japon, de la Corée du Sud ou de la chiffre d’affaires de 23,6 milliards USD. Il aChine où le déploiement des réseaux est renforcé sa domination sur son cœur debeaucoup moins coûteux. L’année 2009 métier, le moteur de recherche.n’aura cependant pas été une “année Méthodiquement, il utilise les profits desblanche“ pour le développement des accès à liens sponsorisés pour couvrir tous les élé-très haut débit en Europe. ments du puzzle. Il a acquis le contrôle deAu-delà de ces conditions plus ou moins YouTube, a imposé ses applications Gmail,favorables, les investissements sont sen- Google Maps et Google Earth. Ces dernierssibles aux options réglementaires. Le succès mois, il a lancé un navigateur, un service dedu haut débit en Europe est, pour une part téléphonie et a ajouté son propre smartpho-significative, assis sur la relative clarté et ne à sa plateforme mobile. Il se prépare àl’homogénéité d’un modèle dominé par attaquer directement Microsoft et le modèlel’ADSL et une concurrence basée sur le du PC avec un OS et un ensemble de logicielsdégroupage. La longueur du processus de applicatifs fonctionnant en ligne. Il se propo- Introductionrévision du cadre réglementaire européen a se de construire dans une ville nord-améri-laissé les pays membres trouver par eux- caine un réseau de 50 000 prises offrant desmêmes les premiers principes qui devaient débits jusqu’à 1 Gbps. Il multiplie les accordss’appliquer. Les situations du très haut débit pour numériser les fonds des bibliothèquessur les différents marchés de l’Union sont de et les catalogues des éditeurs… Pour autant, Apple n’est pas le seul à pouvoir 15 Accès FTTH/B dans le monde lui ravir la vedette sur certains créneaux. www.idate.org Google doit reconnaître être largement dis- tancé par Facebook sur les réseaux sociaux. Parmi les records de croissance de l’année 2009, on peut certainement retenir celui du nombre d’internautes inscrits sur Facebook, passés de 130 millions en décembre 2008 à plus de 350 millions en fin d’année 2009. Il est probable que l’on dénombrera plus de 500 millions d’inscrits fin 2010. Cette croissance ne se concentre pas sur la classe d’âge des 15-25 ans mais touche pro- gressivement toute la population, ainsi qu’un Source IDATE nombre croissant d’entreprises. D’autres
  • 16. réseaux sociaux ont également poursuivi leur gies d’agrégation, Facebook, comme les croissance comme LinkedIn sur le marché autres leaders du Net, peut valoriser son professionnel ou Twitter (dont les 60 millions attractivité pour disséminer sa présence sur d’utilisateurs généreraient 50 millions de des plateformes extérieures à travers des API. “tweets“ par jour). Mais Facebook, qui a Finalement, le principal risque pour annoncé en cours d’année ne plus consom- Facebook résulterait de la succession d’inci- mer de cash, semble bien avoir creusé l’écart dents relatifs aux atteintes à la vie privée, avec ses rivaux, à commencer par MySpace. résultant de ses propres pratiques ou de Ses recettes publicitaires, de quelques cen- celles des éditeurs qu’il accueille. taines de millions USD, sont sans commune On observera aussi en 2010 les capacités de mesure avec celles des liens sponsorisés. Google, à travers les fonctionnalités nou- Elles ont toutefois progressé malgré la réces- velles qu’il introduit dans ses services (Gmail sion en 2009, et devraient croître à un rythme notamment), à rivaliser avec Facebook accéléré compte tenu de son audience et du et Twitter. pouvoir de prescription des usagers de Facebook. En outre, un second modèle éco- Ten years after nomique est en route. Le réseau social, qui Il y a dix ans paraissait le premier DigiWorld représente pour les internautes l’environne- Yearbook. Il y avait alors moins d’internautes ment privilégié d’échange et de consomma- dans le monde qu’il y a aujourd’hui d’inscrits tion sur le Web, offre à son opérateur une sur Facebook. Ce dernier n’existait pas. occasion exceptionnelle de mettre en œuvre Google faisait ses premiers pas. Amazon, une stratégie de plateforme en diversifiant eBay et Yahoo! étaient déjà cotés. AOL valait ses propres applications et en ouvrant aux 200 milliards USD et, pressentant sans doute développeurs tiers son audience et le cas l’éclatement de la bulle, allait prendre le échéant des fonctionnalités telles que le contrôle de Time Warner dans une opération micropaiement. D’ores et déjà, le marché des de 166 milliards USD. Il faudra attendreIntroduction jeux sur Facebook représenterait plus d’un presque dix ans pour que Time Warner retrou- milliard USD. En complément de ses straté- ve son indépendance. On parlait donc déjà de Les 10 premiers telcos mondiaux16DigiWorld 2010 Source IDATE
  • 17. la crise6. Elle allait en quelques mois faire les grandes tendances et les principauxvaciller les valeurs des premières stars de enjeux de l’industrie numérique. N’hésitezl’Internet. La bulle télécom allait mettre pas à nous faire part de vos critiques et àquelques mois de plus pour exploser sous nous faire des suggestions pour la prochainel’effet des fusions aux valorisations gigan- édition du rapport.tesques telles que la prise de contrôle de Merci enfin aux nombreuses entreprisesMannesmann par Vodafone en novembre adhérentes du DigiWorld Programme sans1999 pour 180 milliards USD. Worldcom allait qui ce projet ne pourrait se concrétiser.créer la plus grosse faillite de tous les temps.En Europe, le marché des mobiles explosaitavec des taux de croissance de 30 à 50 %.Dans ce contexte et dès 1999, les enchèrespour l’attribution des licences mobiles UMTS Yves GASSOT(3G) atteignaient 37,5 milliards EUR au Directeur Général, IDATERoyaume-Uni et 50 milliards EUR enAllemagne. Quelques mois après sous l’effetdes endettements et des survaleurs antici- 1. Long Term Evolution (3,9G). Les premiers déploiements sontpant de façon irrationnelle une explosion de engagés dans le nord de l’Europe et par Verizon. 2. Content Delivery Networkl’internet mobile, les capitalisations de BT, 3. On peut se demander pourquoi ce marché du CDN n’a pas étéDeutsche Telekom, France Telecom… allaient préempté par les opérateurs, qui auraient vu là une occasion de faire payer les fournisseurs de contenus. Le marché est sansêtre divisées par 2, 3, voire plus. doute encore trop petit, nécessite des compétences pointues,Il aura fallu 10 ans pour que le nombre d’in- des capacités aussi pour arbitrer entre différents opérateurs à travers le monde. Il était naturel que les opérateurs cesternautes dans le monde passe de 360 mil- dernières années se soient principalement mobilisés sur leurs réseaux d’accès et sur les offres de TV managée de type IPTVlions à 1.7 milliard, pour que le nombre (qui n’utilisent pas à proprement parler l’infrastructure généraled’abonnés haut débit passe de quelques mil- de l’Internet). 4. Body of European Regulators for Electronic Communications.lions à 475 millions, pour que le nombre de Introduction Mis en place dans le cadre du nouveau “Paquet Télécom”, cetclients mobiles passe de 480 millions à organisme représente un pas en avant dans l’harmonisation des règles qui s’appliquent aux marchés des services de4,5 milliards. télécommunications des pays membres, sans représenter pour *** autant une agence communautaire de régulation sectorielle. 5. Au-delà de la “Net neutralité“ et des accès à très haut débitVous trouverez dans les différents chapitres (Next Gen Access), les thématiques majeures de Bruxelles en 2010 devraient porter sur la révision de la directive sur lede ce rapport les données et les analyses Service Universel, les choix partagés faits en matière de 17publiées par les équipes de consultants de politique du spectre, et naturellement du nouvel “agenda numérique“.l’IDATE tout le long de l’année. Notre objec- www.idate.org 6. En 2009, Time Warner s’est successivement séparé de satif est de fournir à travers ce rapport les élé- filiale câble et d’AOL. La capitalisation d’AOL plafonne à 2,7 milliards USD tandis que celle de Time Warner est de l’ordrements de référence permettant d’identifier de 35 milliards USD.
  • 18. DigiWorld 2010 Le DigiWorld dans l’économie 18
  • 19. I Le DigiWorld dans l’économie 19 www.idate.org
  • 20. DigiWorld 2010 Le DigiWorld dans l’économie 20 1 générale l’économie Les TIC dans
  • 21. n 2009, les marchés du DigiWorld ont tisfaits dans une grande partie du monde, enE baissé de 1,6 % en valeur, à 2 629 mil-liards EUR : un recul historique puisque, l’occurrence la majorité encore des popula- tions des pays émergents. On a beaucoupmême à l’éclatement de la bulle technolo- insisté ces dernières années, et à juste raisongique, les marchés des TIC – qui avaient été sans doute, sur la dynamique exceptionnelleprioritairement et fortement affectés – d’équipement des deux marchés géants queavaient malgré tout réussi à conserver une constituent d’abord la Chine ensuite l’Inde,dynamique positive, qui plus est non négli- notamment en matière de mobiles. Maisgeable (+4 % en 2002). Le segment qui avait même dans ces pays, les niveaux atteintsalors le plus souffert était celui des équipe- aujourd’hui laissent des marges de progrèsments de télécommunications (-10 %), mais considérables : avec 750 millions de clientstous les autres avaient continué de progres- en Chine et un peu plus de 500 millions enser ou, au pire, étaient restés stables (équi- Inde fin 2009 (voir chapitre 4), la montée àpements informatiques). L’an passé au 75 % de pénétration mobile dans l’un etcontraire, tous les segments ont régressé à l’autre, qui ne semble pas aberrante comptel’exception des services de télécommunica- tenu des niveaux beaucoup plus élevés enre-tions (voir chapitre 2). Que s’est-il passé gistrés aujourd’hui dans tous les pays indus-entre ces deux épisodes ? triels, représente un potentiel de plus de 725 millions de nouveaux clients pour lesUne crise inédite deux pays. On ne parle ici que de la partie desÀ l’aube des années 2000, la société de l’in- marchés des TIC sans doute la plus avancéeformation émergeait tout juste. Si l’équipe- dans ces pays. Et l’on ne parle que de deuxment en téléphonie – fixe – était déjà bien pays, certes les plus peuplés (on pourraitavancé voire saturé dans les pays industriels, aussi parler de l’Amérique latine, qui a large-si les réseaux et les matériels informatiques ment engagé sa mutation). Mais, à côté, deétaient déjà largement implantés dans les nombreux autres pays émergents voire des Introductionentreprises, si les appareils d’électronique sous-régions entières, à l’instar de l’Afriquegrand public irriguaient déjà la majeure par- subsaharienne, sont encore (très) loin de cestie des foyers occidentaux, les besoins res- niveaux. Il y a donc là aussi des réserves detaient gigantesques. Le déploiement de nou- croissance exceptionnelles. Alors, posons laveaux supports (réseaux mobiles, accès haut question de manière plus directe : pourquoidébit, ordinateurs personnels, matériels EGP les marchés du DigiWorld n’arrivent-ils pas,numériques…) transformait immédiatement n’arrivent-ils plus, à profiter de ces dyna- 21ces besoins, non plus en potentiel, mais en miques pour créer de la valeur ? www.idate.orgfacteurs effectifs de croissance. Destruction créatriceAujourd’hui ces marchés, au moins dans lespays industriels, sont arrivés à maturité. Ce Les réponses sont multiples. L’une des pre-qui ne signifie pas que le DigiWorld est en mières consiste d’ailleurs à préciser que lespanne de croissance, bien au contraire. marchés du DigiWorld continuent en fait àL’innovation continue de faire progresser en créer de la valeur, mais de moins en moinspermanence les réseaux ; les équipements, pour leur propre secteur et de plus en plusles contenus, le trafic de données augmen- pour l’économie générale : à travers la diffu-tent à un rythme exponentiel et, sous la pres- sion, l’usage, la généralisation d’outils desion de ces phénomènes, les approches mar- plus en plus efficaces (aussi bien pour lesketing et les “business models“ des acteurs entreprises et administrations que pour lessont revisités régulièrement. Par ailleurs, des particuliers) et souvent de moins en moinsbesoins plus basiques continuent d’être insa- chers, en tout cas avec un rapport utilité/prix
  • 22. 1 qui augmente très fortement. C’est ce qu’on couches aval, de plus en plus en interaction appelle la destruction créatrice de valeur. Un directe avec les clients finaux. Pour ces deux des ingrédients en est la pression sur les prix, “métiers“, le client devient même un acteur à tous niveaux, par le jeu de la concurrence, à part entière dès lors qu’il peut organiser des innovations techniques et marketing, et lui-même ses options et séquences de des réglementations dans certains cas… consommation (programmation individuali- Cette pression, loin de se résorber, s’est lar- sée) et qu’il produit lui-même une partie des gement poursuivie et s’est accompagnée contenus diffusés (“user created content“). d’un souci accru de rationalisation des Ces transformations se traduisent par des dépenses par les consommateurs eux- croissances de revenus de plus en plus mêmes, leur permettant de disposer – à bud- faibles et des marges de plus en plus get constant voire réduit – de capacités tou- contraintes pour les équipementiers et les jours croissantes : débits d’accès, tailles de opérateurs, tandis que les fournisseurs de mémoire, qualités d’image… De ce point de contenus et plus encore les intermédiaires vue, 2009 n’a pas dérogé à la règle : l’évolu- sortiraient gagnants au titre d’un transfert tion des marchés en valeur est inférieure à de valeur. Si, pour ce dernier groupe du celle des marchés en volume. Concrètement, moins, les performances affichées en particu- alors que les marchés ont baissé en valeur lier par les acteurs de l’Internet sur le marché dans presque tous les domaines, les volumes financier semblent accréditer cette thèse, il sont restés en croissance, plus ou moins convient de rester prudent sur le devenir etLe DigiWorld dans l’économie ralentie, presque partout également. Même l’organisation à moyen - long terme de la dans les sous-segments où les deux poin- chaîne de valeur. D’une part, si l’on descend teurs ont reculé, comme dans les terminaux d’un cran dans l’analyse micro-sectorielle, mobiles et ce, en dépit de la confirmation du tous les acteurs à l’intérieur d’une même succès des smartphones, la baisse en valeur catégorie ne sont pas égaux : pour prendre est plus forte. Même chose quand les deux un exemple dans la couche la plus embléma- pointeurs ont continué au contraire de pro- tique ici, celle dans laquelle se trouvent les gresser : ainsi, dans les services mobiles, le acteurs de l’Internet, les performances d’un niveau de croissance en valeur est très en Google (180 milliards USD de capitalisation deçà du niveau d’augmentation des parcs à mi-mars 2010 pour un chiffre d’affaires clients et plus encore de celui des volumes 2009 de 23,7 milliards USD) restent aty- de communications.22 piques au regard d’un Amazon (valeur de 59 milliards USD pour des revenus de Réorganisation de la chaîne de valeur 24,5 milliards USD) ou encore d’un Yahoo!DigiWorld 2010 Une autre réponse consiste à rappeler que (capitalisation de 23 milliards USD pour un tous les acteurs des secteurs des TIC ne sont chiffre d’affaires de 6,5 milliards USD). Au- pas égaux face à cette destruction et/ou delà du gigantisme et de la dynamique des création de valeur. Des travaux récents1 ont revenus (sur ces deux points, Amazon est rappelé que la chaîne de valeur des TIC était mieux placé que Google en 2009), c’est la constituée de segments aux performances réussite pour le moment d’une “machine à très contrastées, pour ne pas dire opposées cash“ que le marché salue : le résultat net de dans certains cas. Ainsi, dans une structure Google est plus de 7 fois supérieur à celui schématisée en quatre couches (équipe- d’Amazon et plus de 10 fois supérieur à celui ments, exploitation de réseaux, intermédia- de Yahoo!, avec un taux de profit de près de tion, contenus), les deux couches les plus en 28 %. Est-il besoin de rappeler encore que amont sont plus particulièrement pressées Google a un niveau de Capex extrêmement par les “contraintes“ imposées par les deux bas (tout juste quelques % de son chiffre
  • 23. d’affaires mais là, il s’agit d’une caractéris- résister plutôt bien à une détérioration detique qu’il partage avec nombre des autres l’environnement économique. On a même,acteurs de l’Internet) quand les opérateurs dans le cas présent, des marchés des TIC quiinvestissent bon an mal an dans les réseaux se remettent à évoluer au même rythme quel’équivalent de 15 et 20 % de leurs revenus ! l’économie générale après des années de décrochage : du début des années 2008 jus-Une dépendance au contexte global qu’en 2009, la croissance des marchés duD’autre part, les débats actuels sur la “Net DigiWorld a été régulièrement inférieure àneutralité“ et plus globalement sur tout l’en- celle du PIB mondial en valeur courante. Ilcadrement réglementaire d’activités en plein n’empêche, le résultat de la crise en 2009 estdevenir, que ce soit dans les relations entre bel et bien, en dépit de cette remise à niveauacteurs eux-mêmes (régulation sectorielle, relative, un recul – encore une fois historiquedroit de la concurrence) ou dans leurs rela- – des marchés du DigiWorld.tions avec les consommateurs (protectiondes données privées par exemple), peuvent, ***selon les réponses qui seront apportées, faireencore assez largement bouger les frontières Comme dans les éditions précédentes, ceet les stratégies industrielles. premier chapitre n’est pas sectorialisé. Il pro- pose une approche transversale duEnfin, le contexte général est aussi un élé- DigiWorld et de sa position par rapport àment qui influe sur l’évolution des marchés l’économie générale.des TIC, même si – et ce qui s’est passé aucours des dix-huit derniers mois le montre 1. Voir par exemple les travaux de Coe-Rexecode “Les opé- rateurs de réseaux dans l’économie numérique : lignes de force,assez bien – ces marchés sont capables de enjeux et dynamiques“ Introduction 23 www.idate.org
  • 24. 1.1 Dynamiques comparées Des rythmes convergents Qu’est-ce que le DigiWorld ? que celui de l’économie générale (-2 %). Il s’est au On définit ici le DigiWorld comme recouvrant tous les contraire résorbé en Europe (-3,3 % pour chaque) et secteurs qui sont déjà basés – ou en voie de l’être – sur amélioré dans la région Asie/Pacifique (+1,1 % pour les les technologies numériques : marchés du DigiWorld contre -1,6 % pour l’économie • services de télécommunications : téléphonie fixe et générale). Au sein de cette dernière zone, l’amélioration mobile, transmission de données et d’images ; dépasse les frontières habituelles Asie développée/pays • équipements de télécommunications : équipements de émergents, même si les points de départ ne sont évi- réseaux publics, systèmes privés, terminaux, logiciels demment pas comparables, selon que l’on considère le et services associés ; Japon d’un côté, la Chine ou plus encore l’Inde de • logiciels et services informatiques : traitement de l’in- l’autre : mais au Japon par exemple en 2009, la baisse formation ; des marchés des TIC a été “contenue“ à -4,7 % quand • matériel informatique : “mainframes“, PC et périphé- l’économie reculait de -6,7 %. riques, équipements de transmission de données ; Verre à moitié vide ou verre à moitié plein • services de télévision ; Il y a ainsi deux interprétations, plus complémentaires • électronique grand public : équipements audio qu’opposées, à la situation actuelle dans le secteur des et vidéo. TIC. Sur le versant pessimiste, force est de constater que, Près de 2 % de recul en 2009 dans leur ensemble, les marchés du DigiWorld n’ont pas Au cours des années passées et jusqu’en 2008, la crois- échappé à la crise, et que la brusque dégradation du cli- sance des marchés du DigiWorld n’a cessé de ralentir au mat économique mondial a tiré – on pourrait même dire point, depuis le milieu de la décennie, d’être régulière- immédiatement – les marchés des TIC vers le bas. Dans ment en deçà de la progression de l’économie générale, les régions émergentes, où a pu subsister une croissan-Le DigiWorld dans l’économie mesurée sur la base du PIB courant. En 2009, la résis- ce, le ralentissement a été malgré tout très sensible : tance particulière de certains segments des TIC face à la passage de plus de 12 % de progression en 2008 à crise, les services de télécommunications et logiciels en 3-4 % en 2009, notamment en Amérique latine et en particulier, et l’amélioration des marchés des équipe- Afrique/Moyen-Orient. ments sur la deuxième partie de l’année, ont finalement Mais sur le versant positif, cette chute a été plutôt amor- permis à ces marchés de ramener leur dynamique (si tie, comme nombre d’observateurs l’avaient d’ailleurs l’on peut dire, s’agissant d’une “croissance“ négative !) prédit, et surtout l’effet volume a continué de jouer : au niveau de l’économie générale : -1,6 % sur l’année c’est évident pour les accès télécoms, avec des crois- dans un cas comme dans l’autre. sances de parcs encore très fortes (plus de 550 millions Bien sûr, ces évolutions moyennes masquent de pro- de nouveaux clients mobiles dans le monde l’an passé fondes disparités au sein des marchés du DigiWorld et près de 70 millions de nouveaux abonnés haut débit, selon les segments et les régions, comme elles en un record historique pour ce dernier !), mais c’est aussi cachent pour l’économie dans son ensemble en fonction vrai sur les volumes des ventes de nombre de termi- également des secteurs et des zones géographiques. naux, terminaux mobiles, PC, écrans plats TV…, qui ont24 L’écart s’est creusé en Amérique du Nord, avec un recul finalement approché sinon égalé les niveaux très élevés des marchés du DigiWorld (-3,7 %) beaucoup plus fort de l’année précédente.DigiWorld 2010 Les contributions du Digiword au PIB mondial 2006 2007 2008 2009 DigiWorld markets (million €) 2 388 2 552 2 670 2 629 yoy growth 6.3% 6.8% 4.6% -1.6% Source IDATE GDP (world) (million €) 35 371 38 092 40 438 39 793 yoy growth 7.6% 7.7% 6.2% -1.6% DigiWorld as a % of GDP 6.8% 6.7% 6.6% 6.6%
  • 25. Une croissance relative qui se dégrade en Amérique du Nord…Évolution annuelle comparée du PIB courant et des marchés du DigiWorld en Amérique du NordSource IDATE Dynamiques comparées... et qui résiste en EuropeÉvolution annuelle comparée du PIB courant et des marchés du DigiWorld en Europe 25 www.idate.orgSource IDATE
  • 26. 1.2 Les investissements en TIC Nécessité fait loi Après une période de croissance ininterrompue entre Le haut débit comme facteur 2003 et 2008 (+7 % par an en moyenne dans les pays de développement économique de l’OCDE, avec toutefois un ralentissement en fin de L’accès à l’Internet haut débit est en particulier considé- période, et +9 % au niveau mondial), les dépenses en ré comme un facteur de productivité et de compétitivité TIC ont diminué en 2009 dans la quasi-totalité des pays pour les entreprises, un outil permettant de réduire les industriels. L’OCDE a mesuré un recul de 6 % aux coûts de transaction, d’améliorer l’organisation des États-Unis, de 10 % au Japon, un recul également dans entreprises et la fluidité des marchés ainsi qu’un élé- la plupart des pays européens. Les pays émergents ont ment de promotion de systèmes sociaux et éducatifs. poursuivi leur croissance, mais à des rythmes très ralen- Des travaux récents de la Banque Mondiale ont mis en tis par rapport aux années passées. Pour autant, les avant que la contribution du haut débit au développe- investissements en TIC ont mieux résisté que les autres ment économique serait plus importante encore que ne dépenses des entreprises. Aux États-Unis, il y a eu sur l’a été celle de la téléphonie et des accès bas débit : l’année 2009 un différentiel de 15 à 20 points entre le dans les pays en développement, un gain de 10 points rythme de décrue de l’investissement productif en biens en pénétration se traduirait par une augmentation de d’équipement en TIC et hors TIC : en part de PIB, l’in- près de 1,4 % de PIB. Un rapport de 20082 relevait pour vestissement en TIC est ainsi repassé assez nettement les États-Unis qu’un gain de 7 % dans la pénétration du au-dessus de l’investissement hors TIC (voir graphique haut débit pouvait créer 2,4 millions d’emplois par an, page suivante). avec un apport à l’économie de 134 milliards USD par an également, soit près de 1 % de PIB. Au Royaume-Uni Le soutien des pouvoirs publics également, des travaux menés en 2009 par la Conscients des enjeux autour de ces technologies, les LSE3 Enterprise et l’ITIF4 ont mesuré que 5 milliards GBP gouvernements leur ont souvent dédié une partie plusLe DigiWorld dans l’économie investis dans les infrastructures haut débit doivent per- ou moins significative de leurs programmes de soutien mettre de créer ou sauvegarder plus de à l’économie (“stimulus packages“), même si cet aspect 280 000 emplois, dont un tiers dans des PME (moins de ne retient sans doute qu’une faible partie des 3 000 mil- 250 personnes) : plus largement, 15 milliards GBP inves- liards USD qu’une cinquantaine de pays ont prévu de tis au total dans ces réseaux ainsi que dans des réseaux consacrer globalement à ces programmes. L’accès à la de transport et des réseaux d’énergie intelligents (5 mil- société de l’information est en effet devenu crucial pour liards dans chaque domaine) créeraient ou sauveraient l’ensemble du tissu économique, justifiant le soutien des 700 000 emplois, tout en améliorant la productivité pouvoirs publics au déploiement universel du haut débit des entreprises. (voir en particulier le “stimulus package“ de l’adminis- tration Obama aux États-Unis) ainsi qu’au déploiement du très haut débit (voir, au-delà même du contexte éco- nomique conjoncturel, les options qui se dessinent en France, le plan de grande ampleur mis en place par le 2. Connected Nation report gouvernement australien… ou encore l’initiative récem- 3. London School of Economics & Political Science26 ment annoncée par le gouvernement indien). 4. Information Technology & Innovation FoundationDigiWorld 2010 Source OECD Information Technology Les dépenses en TIC dans les grands pays/zones (billion US $ in current prices) 2004 2005 2006 2007 2008 2009 Outlook, 2010 (forthcoming) USA 872 916 966 1008 1037 992 EU-15 714 746 802 871 914 839 Japan 304 305 305 301 328 349 Total OECD countries1 2 198 2 314 2 455 2 605 2 717 2 566 China 154 177 198 222 258 288 India 27 35 38 46 52 52 1. Luxembourg and Iceland are missing from Total OECD countries
  • 27. Chute de l’investissement des entreprises aux États-Unis : les TIC ont mieux résisté...Taux d’investissement productif privé en valeur aux États-UnisSource Coe Rexecode Les investissements en TIC… en particulier les logicielsInvestissements informatiques des entreprises en valeur aux États-Unis 27 www.idate.orgSource Coe Rexecode
  • 28. 1.3 La production des TIC Des signes, contrastés, de reprise De mi-2008 à mi-2009, la production dans les secteurs fiant, parce qu’elle suit en général plus qu’elle ne précè- des TIC a marqué un ralentissement, particulièrement de les tendances de la demande, et que l’effet lié aux dans les pays avancés d’Asie. Ces derniers ont aussi été stocks (constitution de stocks en phase d’augmentation les plus prompts à se relancer, dès les premiers mois de de la demande et déstockage en phase de ralentisse- 2009 : c’est en Corée du Sud que la reprise de la pro- ment voire de réduction des ventes) conduit à “forcer le duction s’est profilée en premier, et le pays retrouvait trait“. En les déformant surtout, parce que les inflexions dès mi-2009 une croissance (en base annuelle) positive. de la demande, dans un sens ou dans l’autre mais sans Taïwan connaissait la même évolution avec un mois de doute plus dans le sens descendant, renforcent les ajus- décalage et surtout après un ralentissement plus fort. Le tements géographiques également. En période de réces- Japon est, des principaux pays avancés, celui qui a enre- sion, les consommateurs cherchent à rationaliser leurs gistré la baisse de production la plus sensible (-50 % au dépenses voire à les reporter, et privilégient en tout cas premier trimestre 2009 par rapport au premier trimestre les solutions les plus économiques. Dans les TIC, comme 2008) et ne retrouvait à l’automne qu’une performance dans d’autres domaines d’ailleurs, cela se traduit voisine de celle des grands pays européens et toujours notamment par une forte hausse de la demande en pro- en recul sur un an. venance des pays asiatiques. Après une chute en début Ceux-là précisément ont connu un ralentissement moins d’année, la production d’ordinateurs en Chine par abrupt mais sont restés tout au long de 2009 à des exemple franchissait à l’automne 2009 un nouveau niveaux de production inférieurs à ceux de l’année pré- record avec plus de 16 millions d’unités par mois ; le cédente (-10 % en moyenne). Les États-Unis ont suivi la “pic“ précédent datait de fin 2006. même tendance, juste un peu plus prononcée, ce qui se On observe enfin des divergences selon les segments au traduit en particulier par un taux d’utilisation de la sein des pays individuellement. Ainsi, d’un indice 100 finLe DigiWorld dans l’économie capacité de production à nouveau très bas. Pour l’infor- 2000, la production de matériels de télécommunications matique et les semi-conducteurs, ce taux est même des- est ainsi tombée en deçà de 40 au Japon fin 2009 alors cendu au cours du premier semestre 2009 en deçà des que l’indice se maintient au-dessus de 60 pour les équi- niveaux de 2002, juste après l’éclatement de la bulle pements informatiques, avec en outre un recul plus technologique. accentué pour les premiers dans la dernière période. En Des grands producteurs, seule la Chine est restée France, le phénomène est inversé avec une résistance presque en permanence en territoire positif, même si les plus forte pour la production d’équipements de télé- taux de croissance de sa production en 2009 sont infé- communications que pour les matériels informatiques. rieurs d’environ 10 points à ceux de 2008. En Allemagne enfin, la production dans les deux seg- L’effet des dérèglements des marchés ments a lourdement chuté en 2009 mais la différence Ainsi, l’évolution de la production reproduit peu ou vient du point de retournement, à l’automne 2008 pour prou, en les amplifiant – parfois – et en les déformant les ordinateurs, dès fin 2006 pour les télécom- – souvent – les mouvements des marchés. En les ampli- munications.28DigiWorld 2010 Balance commerciale en biens des TIC des principaux pays producteurs en 2008 (billion US $ in current prices) ICT Exports ICT Imports ICT trade surplus/deficit Source OECD Information Technology China 430 305 125 Korea 115 58 57 Outlook, 2010 (forthcoming) Chinese Taipei 96 47 49 Singapore 123 90 33 Japan 114 84 30 Hong Kong, China 158 164 -6 United States 174 287 -113 EU 27, excl. intra-EU trade 159 309 -150
  • 29. La production TIC a commencé à remonter dans la plupart des pays industriels…Croissance de la production industrielle des TICSource OCDE Information Technology Outlook, 2010 (forthcoming) La production des TIC… mais les capacités restent largement sous-utiliséesÉvolution du taux d’utilisation de la capacité de production des TIC aux États-Unis 29 www.idate.orgSource Coe Rexecode
  • 30. 1.4 Les valeurs TIC Au-delà de la crise… Les valeurs technologiques ont, à l’instar de l’ensemble effets dès 2007. Au demeurant, la remarque vaut égale- des valeurs d’entreprises tous secteurs confondus, lour- ment pour les valeurs d’équipementiers de télécommu- dement chuté à partir de l’automne 2008. Au sein de la nications mais cela ne les a pas préservés d’une nouvel- zone euro, elles ont même suivi une trajectoire très le chute brutale à l’entrée dans la crise économique. proche des indices généraux. Aux États-Unis, elles paraissent avoir chuté dans les mêmes proportions que Des effets autant structurels que conjoncturels les indices généraux également mais avec une différen- pour les opérateurs ce notable par rapport à l’Europe : à partir d’un indi- Le cours des actions des grands opérateurs mondiaux ce 100 calé à janvier 1998, ces valeurs sectorielles affi- avait ainsi diminué de 20 % environ au cours du premier chaient à l’été 2008 une surperformance par rapport semestre 2008 ; il a reculé un peu plus brutalement dans aux valeurs de l’économie générale, de l’ordre de les six mois qui ont suivi (baisse de 25 à 30 %) mais +15 %, et ont conservé cet “avantage“ dans leur chute. sans sombrer et surtout, après un semestre entier au Elles ont également, lors de la phase de remontée à plus bas début 2009, un grand nombre de ces valeurs compter du printemps 2009, progressé au même rythme avaient retrouvé voire dépassé, à l’automne 2009, les voire légèrement plus vite que la moyenne. niveaux qu’ils avaient quittés un an auparavant. Dans ce À l’intérieur des TIC, les valeurs ont toutefois été affec- segment particulièrement, les choses semblent se pas- tées différemment selon les segments d’activité. D’une ser différemment que lors de la crise précédente, avec la manière générale, les valeurs des équipementiers ont bulle technologique puis son éclatement. été plus durement touchées que les valeurs d’opérateurs Il n’en reste pas moins que, si l’on s’éloigne de la ou de fournisseurs de services. Les raisons en sont mul- conjoncture pour considérer plutôt les tendances struc- tiples, mais parmi les principales figurent bien sûr la turelles, les évolutions de moyen - long terme traduisentLe DigiWorld dans l’économie dégradation plus importante des marchés pour les pre- une pression sur les valeurs des opérateurs de réseau miers, les perspectives de restructurations – industrielles tandis qu’elles propulsent vers l’avant celles des four- et géographiques – pour un certain nombre d’acteurs de nisseurs de logiciels et applicatifs, celles des géants de ces mêmes segments, et la détérioration plus sensible l’Internet en premier lieu. Google en particulier continue des résultats. de battre des records, avec une capitalisation boursière, Les opérateurs de télécommunications figurent en à mi-mars 2010, de 180 milliards USD pour un chiffre revanche parmi ceux qui ont le mieux “absorbé“ le choc d’affaires d’un peu moins de 24 milliards USD : à la de la crise au regard du marché financier. Force est de même date, la valorisation de Microsoft était de constater toutefois que l’un des éléments amortisseurs 257 milliards USD mais avec des revenus de près de est indirectement le phénomène d’ajustement lié aux 60 milliards USD et celle de Verizon de 85 milliards USD évolutions structurelles du secteur, qui avait produit des pour un chiffre d’affaires de 100 milliards USD !30DigiWorld 2010 Évolution des cours d’actions de grands groupes des secteurs TIC week beginning… Mar. 17 2008 Sep.15 2008 Mar. 16 2009 Sep. 14 2009 Mar. 15 2010 France Telecom (Paris) 100 101 84 90 87 Deutsche Telekom (Xetra) 100 105 87 89 94 Vodafone (London) 100 88 80 94 101 Verizon (NYSE) 100 92 82 82 83 Source yahoo finance NTT (NYSE) 100 106 87 110 100 Microsoft (Nasdaq) 100 86 58 87 100 Google (Nasdaq) 100 100 67 113 130 IBM (NYSE) 100 100 78 103 108 Nokia (Xetra) 100 79 45 58 58 Index 100 : March 17 2008
  • 31. Les valeurs TIC ont rapidement remonté aux États-Unis…Évolution des indices boursiers TIC (Nasdaq) et généraux (S&P 500) aux États-UnisSource Coe Rexecode… et plus lentement encore en Europe Les valeurs TICÉvolution des indices boursiers TIC et généraux en Europe (Eurostoxx) 31 www.idate.orgSource Coe Rexecode
  • 32. DigiWorld 2010 Marchés et acteurs 32
  • 33. II Marchés et acteurs 33 www.idate.org
  • 34. 2 Chronique d’une catastrophe évitéeMarchés et acteurs34DigiWorld 2010
  • 35. es difficultés annoncées pour l’année La commoditisation des télécomsL 2009 ont bien été au rendez-vous. Maisles (relatives) bonnes nouvelles également. comme facteur de résistanceParmi elles, certaines avaient été annon- Depuis le milieu des années 2000, les seg-cées, comme pour prévenir le mauvais sort : ments des télécommunications, et singulière-force est de constater, dans ce registre, que ment ceux des services, s’ajustent après unedes pans entiers du DigiWorld, et non des période de fort développement. Dans lesmoindres, les services de télécommunica- mobiles, si la croissance des parcs reste forte,tions en premier lieu et, dans une moindre elle s’opère sous la forme de multi-équipe-mesure, les services de télévision, ont offert ment dans les pays les plus avancés et d’ac-une belle résistance face à la crise écono- croissement du niveau d’équipement versmique. D’autres étaient plus inattendues, du des populations à niveau de vie de plus enmoins plus difficiles à discerner : ainsi, la plus bas ailleurs. Dans tous les cas, l’ARPUreprise dès le troisième trimestre, plus diminue et les revenus tirés des servicesvisible encore au quatrième, de la plupart mobiles ne progressent plus que modéré-des marchés des terminaux – mobiles, infor- ment : de 12,2 % en 2007, la croissance estmatiques ou vidéo –, apparaît comme une tombée à 7,4 % en 2008 puis à 3,6 % enheureuse surprise. 2009. Dans le fixe, l’essor du haut débit se traduit également – à travers la montée enIl n’en reste pas moins que, sur l’ensemble de puissance de la VoIP, des offres multiplay... –l’année, 2009 a marqué un recul du marché par une pression sur la dépense par client :des TIC, globalement et dans tous les après avoir lentement décliné au cours desdomaines, à l’exception des services de télé- années récentes (+1,4 % en 2007, +0,9 %communications. Ces derniers ont toutefois, en 2008), l’évolution des revenus tirés desaprès plusieurs années de ralentissement, accès fixes dans le monde est devenue néga-connu un point bas l’an passé avec moins de tive pour la première fois en 2009 (-0,6 %).2 % de croissance au niveau mondial. D’une Pourtant, ces quelques chiffres montrent que Introductionmanière générale, les services ont mieux la dégradation est davantage due à des ajus-résisté que les marchés d’équipements et, à tements structurels qu’à la conjoncture éco-l’intérieur de ces derniers, les marchés rési- nomique. Sans doute celle-ci a-t-elle incitédentiels ou grand public semblent eux- les utilisateurs, particuliers et plus encoremêmes avoir mieux tenu que les marchés entreprises, à rationaliser leurs dépenses,aux entreprises, y compris aux opérateurs et mais sans doute aussi la commoditisation 35fournisseurs de services. des services d’accès (ou, en bon français, le www.idate.org fait qu’ils soient devenus un produit deCette hiérarchie est à peu près partagée consommation de base) les préserve-t-elledans toutes les régions du monde. Mais le dans le même temps !ralentissement a pu, dans la plupart desmarchés émergents en particulier, se traduire Pour les équipements, la situation est diffé-“seulement“ par une baisse de croissance rente dans la mesure où les opérateurs, dansalors qu’il a eu un effet clairement à la bais- un contexte qui restait (reste !) incertain, ontse dans la quasi-totalité des pays avancés : préféré jouer la prudence et limiter leursà des niveaux plus ou moins prononcés investissements tandis que les entreprisesbien sûr, comme nous l’analysons dans le ont, pour les mêmes motifs, réduit égale-chapitre suivant. Dans un premier temps, et ment leurs dépenses. Deux mouvements,c’est l’objet de ce chapitre-ci, nous concen- déjà à l’œuvre au cours de la période passée,trons notre regard sur les performances par ont trouvé dans ce contexte tendu l’occasionsegment. de s’affermir : la tendance à l’externalisation
  • 36. 2 et la pression concurrentielle des construc- Les services informatiques, et surtout les teurs, chinois pour être plus précis. L’année logiciels, ont aussi connu un retournement 2009 a en tout cas, à de rares exceptions même s’il est un peu moins spectaculaire. près, été une année très difficile pour les Dans ce domaine également, la crise a été fournisseurs traditionnels d’infrastructures ; l’occasion de voir s’affirmer des tendances les mouvements de consolidation, déjà bien de fond qui sont autant de sources d’écono- avancés, pourraient bien connaître de nou- mies ou de gains d’efficacité pour les entre- veaux épisodes à court ou moyen terme. Du prises : le SaaS, le logiciel libre, le “cloud côté des terminaux, les prévisions plutôt pes- computing“ déjà cité... simistes en fin d’année 2008 et encore début Les marchés des médias n’y échappent pas 2009, ont finalement été dépassées : dans les mobiles notamment, qui constituent le Si les marchés des médias avaient plutôt gros du marché, la dynamique particulière du bien traversé l’année 2008, l’année écoulée marché des smartphones a finalement per- s’est montrée beaucoup moins favorable, mis de limiter le recul en volume et plus autant dans les services de télévision que encore en valeur. dans l’électronique grand public (EGP). Pour la télévision, c’est la dégringolade des Les marchés informatiques plus atteints marchés publicitaires, à la fois transférés de Lors des précédentes crises, et en particulier plus en plus vers les supports Internet et glo- lors de l’éclatement de la bulle Internet, les balement restreints du fait de la crise, qui est marchés informatiques ont montré qu’ils la cause principale, sinon unique, du recul de étaient plus sensibles au contexte écono- 1,2 % des marchés sur l’année : un recul his- mique que les autres segments des TIC. Les torique pour un marché qui avait su jusqu’à résultats de l’industrie informatique pour présent préserver des ressources tirées duMarchés et acteurs 2009 paraissent confirmer ce diagnostic. Le public (subventions d’État et/ou redevances), marché des matériels a même été le segment faire croître ses revenus publicitaires et sur- du DigiWorld qui a le plus reculé, avec une tout, sur la période récente, profiter de l’es- baisse de plus de 7 % et un écart de 10 points sor de la télévision payante. La bonne nou- par rapport à la performance 2008 (+2,9 %). velle, c’est d’ailleurs que cette dernière L’investissement informatique dans les entre- tendance s’est poursuivie en 2009 et à un prises fonctionne par cycle, les matériels étant rythme soutenu (+7,2 % en valeur), au point que la télévision à péage contribue désor-36 remplacés en moyenne tous les trois ans. Ils mais au marché mondial de la télévision ne sont pas forcément obsolètes pour autant et, en cas de besoin, les entreprises peuvent pour un montant équivalent à celui de laDigiWorld 2010 les conserver dans leur parc un an supplé- publicité. Quant aux ressources publiques, mentaire voire plus ; c’est ce qui se produit en qui comptent désormais pour moins de 10 % particulier lorsqu’il s’agit de satisfaire une des revenus totaux, elles peuvent de moins contrainte d’économies à court terme. Des en moins être considérées comme variable voies alternatives sont possibles, comme celle d’ajustement. de changer pour des équipements moins Mais c’est de l’EGP que vient la plus grosse chers à capacité égale (alors que la tendance surprise. Alors que les marchés ne cessaient habituelle est plutôt de dépenser autant mais de croître à un rythme très élevé (+7,4 % en pour des matériels plus performants) ou de 2008), ils ont brusquement chuté en 2009. partager des ressources (“cloud computing“, Les vedettes du segment – écrans plats et “cloud storage“), voire d’externaliser. Dans dans une moindre mesure DVD – ont bien tous ces cas, la conséquence pour l’industrie tenu, mais ils ont été les seuls à tirer le mar- est une contraction des ventes. ché quand habituellement nombre d’autres
  • 37. produits les accompagnaient. La fin d’année l’automne 2008 à l’automne 2009, nea heureusement apporté quelques signes de répond pas à une crise sectorielle mais à unlueur pour un marché qui conserve un fort retournement économique plus large. Lapotentiel d’innovation. situation n’est pas non plus comparableEn terminant cette rubrique dans l’édition parce que les acteurs des marchés des TICprécédente, nous présentions 2008 comme paraissent avoir été, en dépit de mauvaisesune année marquant la fin d’un cycle ouvert performances indéniables, mieux préparés àquelques années auparavant, avec la reprise affronter l’adversité. Mais la situation et lesdes marchés des TIC, qui avait elle-même perspectives ne sont pas forcément plussuivi le creux causé par l’éclatement de la enviables pour autant : ce qui a changé sur-bulle Internet au début des années 2000. tout, c’est que les marchés sont arrivés àL’histoire des marchés des TIC ne serait-elle maturité dans les économies avancées,désormais qu’une succession de périodes même si l’innovation entretient (et a mêmeplus ou moins longues alternant successive- l’obligation d’entretenir) en permanence lement des phases de reprise après un creux, développement des usages et que lespuis d’emballement (phénomène de bulle) et réserves de croissance, qui continuent d’êtreà nouveau de remise à niveau (éclatement) ? considérables sur les marchés émergents, neCertainement pas, ne serait-ce que parce que peuvent que se réduire mécaniquementle “trou d’air“ de 2009, plus exactement de année après année. Introduction 37 www.idate.org
  • 38. 2.1 Les marchés du DigiWorld par secteur Face à la crise En 2008, le retournement des marchés à l’automne plus aigüe de la crise sur ce pan d’activité au sein avait certes manifesté clairement l’entrée des secteurs du DigiWorld. des TIC dans la crise, mais les effets étaient estompés La logique gagnante de l’abonnement par un début d’année qui avait été au contraire très Au demeurant, si l’on a parlé de résistance particulière dynamique. La rupture en était d’autant plus brutale. de certains marchés des TIC dans un contexte de dété- C’est au premier semestre 2009 que les difficultés ont rioration de l’économie mondiale, cela a concerné été les plus sensibles et, même si la deuxième partie de essentiellement les services de télécommunications et l’année affiche quelques signes de raffermissement, les les services de télévision qui, outre l’adhésion d’un marchés mondiaux des TIC reculent sur 12 mois de public de plus en plus large aux nouveaux services pro- 1,5 % en valeur. posés (haut débit et Internet mobile pour les télécom- Les marchés d’équipements plus attaqués munications, options multichaînes pour la télévision), Des six segments que nous détaillons, seuls les services ont pu capitaliser l’un et l’autre sur la logique d’abon- de télécommunications ont enregistré une croissance, nement qui sous-tend leur modèle économique. mais inférieure à 2 %, un niveau historiquement bas ! C’est précisément ce modèle qui a permis à l’industrie Tous les autres sont en baisse, avec un recul plus mar- télévisuelle de contrebalancer les pertes dans ce qui qué pour les équipements que pour les services. Le mar- constituait jusqu’alors la base essentielle de ses res- ché des équipements informatiques a été particulière- sources, à savoir la publicité, et que privilégient les opé- ment chahuté (-7 %) ainsi que celui des matériels de rateurs de télécommunications dans une logique télécommunications (-4,5 %). L’électronique grand de forfaitisation. public a un peu mieux résisté grâce à quelques produits phares (écrans plats) et surtout à une dynamique enco- Nota : Les données fournies ici sont les chiffres des marchés re soutenue dans les marchés émergents ; la chute est finaux de chaque secteur et peuvent intégrer certains doubles comptes, au titre des consommations intersectorielles. En en revanche spectaculaire en Europe comme aux revanche, nous avons éliminé dans la mesure du possible les États-Unis (-10 %). éventuels doubles comptes provenant de périmètres sectoriels Les marchés des services informatiques et du logiciel qui se chevauchent : par exemple, les terminaux mobiles et les ont reculé de près de 3 %, tandis que les services deMarchés et acteurs PC résidentiels ont été décomptés des marchés EGP et télévision ont limité la baisse à 1 % malgré une forte comptabilisés uniquement dans les segments télécoms pour le pression sur les recettes publicitaires (-10 %). premier et informatique pour le second. De plus, ces données Par rapport à 2008 qui avait vu un resserrement des sont basées sur la consommation. Pour certaines catégories, la taux de croissance par segment, 2009 retrouve des différence avec les données de production peut être contrastes, avec des évolutions qui oscillent entre +2 % significative lorsque les flux d’échanges internationaux sont très développés. et -7 %. On note cependant un point commun à l’en- semble des segments d’équipements : l’écart entre la dynamique de 2008 et celle de 2009 y est systémati- quement de l’ordre de 10 points, marquant l’empreinte > Contact : d.pouillot@idate.org38DigiWorld 2010 Marché mondial du DigiWorld par secteur (billion €) 2007 2008 2009 2010 2013 Telecom services 928 963 980 1 007 1 115 Telecom equipment 225 237 226 236 260 Software and computer services 605 636 619 625 734 Computer hardware 293 302 280 280 331 Source IDATE TV services 258 272 269 282 323 Consumer electronics 242 259 254 254 286 Total 2 552 2 670 2 629 2 685 3 050
  • 39. Des marchés d’équipements en net repli…Croissance des marchés mondiaux du DigiWorld par secteur Les marchés du DigiWorld par secteurSource IDATE… renforçant le poids des servicesRépartition des marchés mondiaux du DigiWorld par secteur en 2009 39 www.idate.orgSource IDATE
  • 40. 2.2 Services télécoms Ajustements structurels et dégradation conjoncturelle Une croissance globale de moins de 2 % en 2009 Le déclin de la téléphonie fixe s’accélère, avec un recul Après la baisse de croissance amorcée en 2008, le mar- de près de 5 % en 2009 et des revenus tombés à ché des services de télécommunications a connu un 252 milliards EUR, pesant désormais en valeur juste un nouveau ralentissement en 2009, avec une progression peu plus du quart du total des services de télécommuni- inférieure à 2 %. Ce résultat est tout autant le fait d’une cations (-7 points au cours des trois dernières années). conjoncture économique difficile que d’ajustements Plus que la substitution du mobile, c’est aujourd’hui le structurels liés à la maturité du secteur dans un certain transfert vers l’IP qui commande le mouvement. nombre de segments et de régions. On peut même voir Les autres services fixes (Internet et données) continuent dans cette croissance, certes faible (la plus basse enre- de gagner du terrain, tirés en particulier par le dévelop- gistrée depuis 2002) mais toujours positive, une forme pement du haut débit, et comptent désormais pour près de résistance dans une période où nombre d’autres sec- de 20 % du marché total. À la différence des années pas- teurs, y compris technologiques, connaissent des revers sées, le gain enregistré en 2009 dans ces segments n’a bien plus importants. pas compensé les pertes du segment de la téléphonie. En 2009, le marché mondial a atteint 959 milliards EUR, Un recul en valeur dans la plupart des marchés de plus en plus dominé par les services mobiles (54 %) avancés tandis que, dans les services fixes, le basculement de la À quelques exceptions près (mais tout de même téléphonie vers l’Internet et plus particulièrement le notables, comme les États-Unis, le Canada, la France ou haut débit, s’accélère. encore la Corée du Sud), les marchés avancés ont vu leurs revenus en services de télécommunications baisser Les services mobiles perdent à nouveau en 2009. Leur poids dans le total mondial a diminué de 3 points de croissance 1,5 point en un an. Qui plus est, le recul ne s’est souvent pas limité aux services fixes mais a touché également Passée de 11,5 % en 2007 à un peu moins de 7 % en les services mobiles : en Espagne, en Allemagne ou 2008, la croissance mondiale du marché des services a encore en Italie, la baisse dans ce segment est de l’ordre encore enregistré un ralentissement sensible en 2009, de 2 % ; elle est de plus de 1 % au Royaume-Uni. pour s’afficher à tout juste 4 %. Là encore, ce résultat Bien qu’impactés également par la dégradation écono-Marchés et acteurs global peut apparaître très raisonnable alors que plus de mique, les marchés émergents ont poursuivi leur crois- la moitié de la planète est équipée et que l’on dépasse sance, mais à un rythme ralenti. De 5 % en moyenne 80 % dans la plupart des marchés industriels. Toutefois, pour l’ensemble (contre plus de 10 % en 2008), celle-ci la comparaison avec la dynamique du parc (+14 % enco- était encore de 13 % en Inde et de plus de 8 % pour re en 2009 ; voir détails dans le chapitre 4) laisse facile- l’ensemble de la région Afrique/Moyen-Orient et large- ment entrevoir la pression exercée sur le revenu par ment supérieure dans les mobiles. La Chine, qui a vu la abonné. Si celle-ci relève pour partie d’un effet purement dynamique de son marché fortement contrainte par le mécanique, avec l’arrivée massive de nouveaux clients à recul de la téléphonie fixe, a enregistré une progression faibles revenus sur les marchés émergents, elle est aussi de près de 8 % dans les services mobiles.40 sensible dans les économies avancées, particulièrement en Europe (Espagne, Royaume-Uni, Allemagne…). > Contact : c.manero@idate.orgDigiWorld 2010 Marché mondial des services de télécommunications par région (billion €) 2007 2008 2009 2010 2013 North America 230 236 238 239 252 Europe 313 318 315 317 334 France 39 41 41 41 44 Germany 52 51 50 49 49 Italy 30 31 30 29 30 Spain 26 27 26 26 27 United Kingdom 42 42 41 41 42 Asia/Pacific 249 257 264 276 315 China 67 72 74 78 94 India 13 15 17 20 28 Japan 90 85 83 82 82 Source IDATE Latin America 83 93 98 106 126 Africa/Middle East 53 60 65 70 87 Total 928 963 980 1 007 1 115
  • 41. MarchésÉvolution du marché mondial des services de télécommunications par segmentSource IDATE Services télécomsActeursLes principaux opérateurs télécoms dans le monde 41 www.idate.orgSource IDATE
  • 42. 2.3 Équipements télécoms Le poids de la crise 2009 a vu la confirmation des alertes enregistrées dès Les constructeurs chinois ont poursuivi dans leur élan, l’été 2008. La détérioration de l’économie mondiale a réduisant toutefois le rythme par rapport aux cinq der- mis l’investissement sous pression et exacerbé la nières années. Huawei, qui avait connu en moyenne une concurrence. Après plusieurs années de croissance, le croissance de 40 % par an, a vu sa dynamique se “rédui- marché mondial des équipements télécoms a reculé de re“ à 20 % en 2009, ce qui reste malgré tout la meilleure 6 % en 2009. performance de l’année chez les grands équipementiers. Nombre d’opérateurs ont déjà adopté une attitude pru- L’industrie des équipements pour mobiles, particulière- dente en matière de dépenses, particulièrement pour les ment affectée, compte désormais cinq fournisseurs prin- infrastructures mobiles en reportant les programmes de cipaux au plan mondial ; Ericsson a renforcé sa position déploiement, à l’instar d’AT&T aux États-Unis, qui a com- en Amérique du Nord à la faveur du rachat des activités plètement revu son plan de modernisation, ou des opé- infrastructures mobiles de Nortel. rateurs en Amérique latine, qui ont opéré un transfert de 2009 sur 2010. Toutefois, les opérateurs asiatiques ont Des dynamiques de marché diverses continué d’investir, notamment dans les réseaux 3G ; les Le marché des terminaux mobiles, qui avait connu régu- opérateurs en Afrique et au Moyen-Orient ont également lièrement des croissances à deux chiffres depuis 2002, a été actifs en 2009, pour poursuivre le développement particulièrement souffert en 2009 sous l’effet d’une des télécommunications dans leur région. contraction en volume (finalement moins forte qu’anti- Le marché des équipements a encore été contraint par cipé, à -2 %) mais surtout de pressions renforcées sur une forte pression sur les prix, en raison notamment de les prix : au total, le marché en valeur aurait reculé de mouvements de consolidation chez les opérateurs, en 8 % en 2009. Afrique et au Moyen-Orient en premier lieu. Dans les équipements de réseaux, les dépenses des opé- Si l’économie mondiale montre des premiers signes de rateurs ont été sélectives : ils ont maintenu leurs redressement, le rythme et la portée en sont encore dépenses dans les infrastructures IP pour répondre à la incertains et la prudence reste de mise dans l’industrie demande toujours plus importante de bande passante des équipements télécoms quant à une éventuelle repri- par les entreprises et le grand public. Les équipements se des marchés. pour réseaux d’accès mobile ont été de leur côté soumisMarchés et acteurs à rude épreuve, même si certaines régions comme Des changements dans le paysage industriel l’Afrique/Moyen-Orient et l’Amérique latine, en l’attente 2009 a par ailleurs resserré l’éventail des performances d’attributions de licences 3G, sont perçues par les four- des acteurs, révélant les difficultés rencontrées par tous. nisseurs comme des réservoirs de croissance. Première victime, Nortel, qui s’est placé sous le chapitre 11 Les conditions économiques difficiles ont renforcé la de la loi américaine sur les faillites, a initié une vaste redis- demande pour des services permettant aux opérateurs tribution à travers le démantèlement de ses activités. de gagner en efficacité, comme les services managés. Les mégafusions ont également débouché sur des Pour réduire leurs coûts, les opérateurs acceptent de sous-performances ; aussi bien Alcatel-Lucent que lâcher une partie de leur contrôle sur les réseaux : 2009 Nokia Siemens ont enregistré, deux années de suite, un a ainsi vu une multiplication de contrats d’outsourcing42 recul de leurs ventes. Parallèlement, des acteurs comme et d’accords de partage d’infrastructures. Motorola souffrent de leur taille insuffisante pour résis- ter à la guerre des prix. > Contact : t.ramahandry@idate.orgDigiWorld 2010 Marché mondial des équipements de télécommunications par région (billion €) 2007 2008 2009 2010 2013 North America 54 55 51 52 55 Europe 66 66 63 65 65 France 8 8 8 8 8 Germany 9 9 9 9 9 Italy 7 6 6 6 6 Spain 6 6 5 5 5 United Kingdom 11 10 9 9 9 Asia/Pacific 66 71 70 73 84 China 24 28 28 30 34 India 9 12 13 16 22 Source IDATE Japan 23 20 18 17 15 Rest of the World 39 45 42 45 56 Total 225 237 226 236 260
  • 43. MarchésÉvolution du marché mondial des équipements de télécommunications par segmentSource IDATE Équipements télécomsActeursLes principaux fournisseurs d’équipements télécoms dans le monde 43 www.idate.orgSource IDATE
  • 44. 2.4 Services informatiques et logiciels Un recul (presque) historique Alors que 2008 avait montré des premiers signes d’es- des services projet ont reculé de 4 à 5 % en 2009. Les soufflement, avec une croissance réduite de 2 points par marchés des outils et de la maintenance ont un peu rapport aux deux années précédentes, à tout juste 5 %, mieux résisté, avec des décroissances de “seulement“ le marché mondial des services informatiques et des 1 à 1,5 % ; seules les prestations d’externalisation, qui logiciels a enregistré en 2009 son premier recul depuis pèsent pour un tiers du marché des services et pour un six ans. quart de l’ensemble avec les logiciels, ont encore affiché une dynamique soutenue, de l’ordre de +4 %. Tous les marchés avancés impactés D’une manière générale, la demande est particulière- Si les États-Unis ont été, à l’instar de ce qui s’était passé ment sensible aux prix, ce qui a pour effet d’accentuer à l’éclatement de la bulle technologique en 2002, plus la pression concurrentielle (réduction du nombre de immédiatement touchés, l’onde de choc s’est toutefois fournisseurs par contrat ou projet), d’augmenter la part propagée très vite vers la quasi-totalité des marchés de l’offshore et, in fine, de réduire les marges des pres- avancés. En Europe, la décélération était perceptible dès tataires. Dans ce contexte, les acteurs de petite taille la fin 2008 dans un grand nombre de pays, à commen- sont les plus menacés : la spécialisation permet de cer par le Royaume-Uni, et 2009 marque un recul dans mieux résister. tous les grands marchés. En Italie en particulier, le recul est de plus de 4 % alors que la progression en 2008 Quelques secteurs encore porteurs avait déjà été parmi les plus faibles de la zone, à moins Parmi les secteurs clients, deux apparaissent encore por- de 2 %. En Espagne, c’est le contraste avec la dyna- teurs. Le secteur public joue un rôle de balancier en lan- mique très forte de l’avant-crise qui est particulièrement çant de grands projets de modernisation, voire en insti- brutal : recul de 2 % en 2009, après une croissance de tuant des plans de relance au sein desquels les 6 % en 2008. Dans la région asiatique, le Japon est lui technologies numériques ont souvent une place impor- aussi particulièrement malmené. tante, notamment comme support des grands chantiers L’impact de la crise est également sensible dans les pays d’infrastructures. Les “utilities“, moins sensibles à la émergents, mais leurs besoins restent tels que la crois- crise et confrontés progressivement à des situations sance y est encore largement positive. En Chine et en nouvelles de concurrence, investissent dans des pro- grammes innovants (modernisation des infrastructures,Marchés et acteurs Inde en particulier, la progression, aux alentours de 20 % en 2007 et 2008, est passée à 11-12 % en 2009. “smart metering“…). Dans l’industrie, si le secteur de l’automobile a particu- L’externalisation résiste lièrement souffert, de nombreux autres ont été dure- Presque tous les domaines sont affectés, mais les logi- ment touchés, y compris dans le high-tech. L’investis- ciels plus que les services. Les applicatifs transverses sement des secteurs pharmaceutique et aéronautique (ERP) et les CRM, qui avaient particulièrement le vent en est resté plus soutenu. poupe avant la crise, sont désormais en panne. Plus lar- Dans les services enfin, la banque et la grande distribu- gement, en Europe de l’Ouest par exemple, les marchés tion ont revu leurs projets à la baisse, décidant de des logiciels d’infrastructures, des logiciels applicatifs et reports voire de gels.44DigiWorld 2010 Marché mondial des services informatiques et des logiciels par région (billion €) 2007 2008 2009 2010 2013 North America 253 264 253 252 288 Europe 224 235 229 231 267 France 33 35 34 35 40 Germany 46 48 47 47 55 Italy 15 16 15 15 16 Spain 11 11 11 11 12 United Kingdom 49 50 49 50 57 Asia/Pacific 100 106 106 109 135 China 8 9 10 12 20 India 4 5 6 6 10 Japan 61 63 61 61 69 Latin America 18 20 20 21 28 Source PAC Africa/Middle East 10 11 11 12 16 Total 605 636 619 625 734
  • 45. Répartition du marché mondial des services informatiques et des logiciels... par région, en 2009 Services informatiques et logicielsSource PACActeursLes principaux fournisseurs de logiciels et services IT dans le monde 45 www.idate.orgSource PAC
  • 46. 2.5 Équipements informatiques En arrière toute Moins dynamique que le secteur des services dans la perdu plus de 10 % en 2009, avec un recul plus impor- période d’avant-crise, le marché des équipements infor- tant encore dans les marchés avancés. matiques a été plus affecté encore par le retournement Serveurs et périphériques en (très) de conjoncture. Il a reculé de plus de 4 % en 2009, ce petite forme qui reste malgré tout assez loin de la baisse observée en Pour le marché des serveurs, l’année 2009 aura été tout 2002. Aux États-Unis, la baisse en valeur a été, en 2009, aussi difficile. Toujours aux avant-postes aux côtés de d’un peu plus de 7 % là où elle avait été de près de HP, le leader IBM a vu ses ventes décliner, particulière- 17 % à l’éclatement de la bulle technologique ; en ment dans le segment des mainframes. Loin derrière, si Europe de l’Ouest, le recul d’environ 7 % également est Dell, au troisième rang, semble un peu mieux résister, à comparer à plus de 10 % en 2002. Comme pour les c’est en revanche un véritable parcours du combattant services, la dégradation est plus sensible dans les pour Sun, dont le rachat par Oracle a été finalisé tout grands marchés d’Europe du Sud, Italie et Espagne, ainsi début 2010, après un an de discussions. Malgré le tas- qu’au Royaume-Uni. La croissance reste positive dans sement du déclin en fin d’année, le marché des serveurs les marchés émergents. a reculé de plus de 20 % en 2009. La chute des PC amortie par les netbooks Les marchés des périphériques suivent la tendance générale. Les ventes d’imprimantes en particulier ont Dans le marché des PC, alors que l’augmentation des connu un recul très fort début 2009, avec une réduction volumes et surtout l’évolution du mix entre postes de de 20 % en volume au cours des six premiers mois, plus travail et portables au profit de ces derniers permet- prononcée en valeur. Si la situation s’est redressée en taient jusqu’alors de compenser l’effet mécanique de deuxième partie d’année, l’ensemble de l’année baisse des prix, les éléments de la balance ont brusque- demeure sur une tendance négative. Les équipements ment changé à partir de l’automne 2008. En volume, les de stockage (i.e. disques durs) ont suivi peu ou prou la ventes ont d’abord stagné fin 2008 avant de diminuer même évolution, avec au final des ventes en recul d’en- fortement début 2009, même si au final, pour l’en- viron 10 % en valeur sur l’année. semble de l’année écoulée, le nombre d’unités vendues dans le monde a légèrement augmenté, à 295 millions. Virtualisation et “cloud computing“Marchés et acteurs À partir de l’été 2009, le marché est en effet reparti à la en vedette hausse : le quatrième trimestre affiche en particulier une En marge de la réduction directe des dépenses en maté- progression remarquable de 15 % sur un an. Mais cette riels, une des grandes tendances de l’année a été le bonne tenue relative du marché est pour partie due au recours aux solutions de partage, comme la virtualisa- boom des mini-PC ou netbooks, proposés notamment tion ou le “cloud computing“, avec une déclinaison en en accompagnement des solutions haut débit mobile ou “cloud storage“. Les habitudes prises en la matière, comme entrée de gamme du segment portable dans les synonymes d’économies, de souplesse et de puissance marchés émergents, et dont les prix sont inférieurs aux (de calcul ou de stockage) accrue, devraient d’ailleurs modèles “classiques“. En valeur, le marché aurait ainsi perdurer au-delà de la période de crise.46DigiWorld 2010 Marché mondial des équipements informatiques par région (billion €) 2007 2008 2009 2010 2013 North America 91 91 83 81 91 Europe 107 108 98 97 107 France 13 13 12 12 12 Germany 22 21 20 19 21 Italy 7 7 7 7 7 Spain 5 6 5 5 6 United Kingdom 16 16 14 14 15 Asia/Pacific 70 74 71 73 95 China 16 18 19 21 33 India 6 6 7 7 10 Japan 30 31 27 27 30 Latin America 15 16 16 16 20 Source PAC Africa/Middle East 11 13 13 14 19 Total 293 302 280 280 331
  • 47. Répartition du marché mondial des équipements informatiques...par région, en 2009 Équipements informatiquesSource PACUne dynamique du côté des fabricants asiatiquesPart de marché des fournisseurs de PC dans le monde en 2009 47 www.idate.orgSource Gartner
  • 48. 2.6 Services de télévision Recul historique en 2009 L’IDATE estime la valeur totale du marché mondial des Le terrestre et le câble sont les deux principaux modes de services de télévision à 269 milliards EUR en 2009, en réception dans le monde (respectivement 39 % et 36 % recul de 1,2 % par rapport à 2008, du fait de la contrac- des foyers TV). Le satellite connaît une dynamique tou- tion des recettes publicitaires. jours forte, et sa part dépasse désormais 22 %. Enfin, l’IPTV se développe dans les marchés d’Amérique du Nord Des recettes publicitaires en forte baisse et d’Europe, singulièrement en France où près de 15 % Dans un contexte de crise économique mondiale, les inves- des foyers recevaient la télévision par ce biais fin 2009. tissements publicitaires tous médias confondus ont reculé de 9,4 % en 2009. Si la télévision a continué de mieux Le numérique, vecteur de dynamique résister que la presse et la radio, ses recettes publicitaires du marché de la télévision ont tout de même diminué de 9,1 %. Seuls les supports Fin 2009, la télévision par abonnement touche 600 mil- Internet ont réussi à tirer leur épingle du jeu, avec une lions de foyers, soit tout près d’un sur deux équipés. Le hausse de plus de 9 % des dépenses en leur faveur. câble en concentre toujours l’essentiel (près des trois Ce mouvement a pour conséquence de rééquilibrer les quarts) mais son poids décline tendanciellement, recettes du marché de la télévision entre publicité et abon- concurrencé notamment par les autres plateformes nement, chacun contribuant désormais à hauteur de 45 % numériques. De fait, si le numérique n’est pas exclusive- au financement du secteur ; les revenus de la télévision à ment dédié à la télévision à péage, il en est un puissant péage ont en effet augmenté de leur côté de 7,2 %. moteur : il arrive même, à l’instar du Japon, que le prix L’Amérique du Nord reste de loin le premier marché de la d’un abonnement au câble en qualité analogique soit télévision, avec près de 39 % des revenus mondiaux, sui- plus élevé qu’en numérique avec une offre étendue de vie de l’Europe avec un peu plus de 30 %. Ces deux chaînes ; celui-ci servant de fait d’appel pour la consom- grands marchés, ainsi que le Japon (8,9 %), perdent tou- mation de services à valeur ajoutée (réception HD, tefois régulièrement du terrain, avec une perte en cumulé disques durs numériques…). de 1 % de part du marché mondial en 2009, au profit des Plus largement enfin, la numérisation des foyers TV pro- marchés asiatiques émergents et de l’Amérique latine. gresse sous l’effet de plusieurs facteurs : • l’extinction du signal analogique dans certains pays Réception hertzienne et par câble comme les États-Unis, le Danemark ou encore laMarchés et acteurs au coude à coude Norvège ; En 2009, l’IDATE estime qu’un peu plus de 1,2 milliard de • l’augmentation du taux de couverture des différents foyers sont équipés d’au moins un téléviseur, concentrés territoires nationaux par le réseau numérique terrestre ; pour plus de la moitié dans la région Asie/Pacifique et par- • le succès des offres multiplay fournissant la télévision ticulièrement en Chine (63 % de l’équipement de la par ADSL, de fait en qualité numérique ; région, soit un tiers des foyers TV dans le monde). La • le lancement de nouveaux bouquets satellite et de réception terrestre, historiquement la plus répandue, perd nouvelles offres prépayées, permettant dans les deux régulièrement du terrain depuis les années quatre-vingt- cas de recevoir les programmes en numérique. dix, au profit du câble, du satellite et plus récemment – et48 encore marginalement au niveau mondial – de l’IPTV. > Contact : f.leborgne@idate.orgDigiWorld 2010 Marché mondial des services de télévision par région (billion €) 2007 2008 2009 2010 2013 North America 101 106 104 107 120 Europe 81 84 82 86 97 France 10 11 11 12 13 Germany 13 13 12 13 14 Italy 9 9 9 9 10 Spain6 5 4 5 6 United Kingdom 13 13 13 13 14 Asia/Pacific 54 56 56 59 68 China 8 9 9 10 11 India 4 5 5 6 7 Japan 26 25 24 24 27 Source IDATE Latin America 17 20 21 23 28 Africa/Middle East 6 6 6 7 9 Total 258 272 269 282 323
  • 49. MarchésÉvolution du marché mondial des services de télévision par segmentSource IDATE Services de télévisionActeursLes principaux groupes médias dans le monde 49 www.idate.orgSource IDATE
  • 50. 2.7 Électronique grand public Les écrans plats encore et toujours Après une longue période de croissance ininterrompue, dans des segments où la demande en volume est restée même au milieu des années 2000, le marché mondial de forte, comme les écrans plats, l’évolution en valeur est l’EGP n’a pas résisté aux effets de la crise. Si l’on obser- devenue négative. Parmi les grands marchés européens, vait au cours de la période récente un lent ralentisse- l’Espagne semble avoir été, comme nous l’avons déjà ment de la croissance (de +12 % en 2004 à +7 % en noté dans d’autres domaines, plus fortement impactée, 2008), l’année écoulée marque véritablement une rup- suivie par l’Italie : au premier semestre 2009, la contrac- ture, avec un recul de 2 %. tion des ventes était, sur le marché espagnol, de 14 % sur un an, et de 8 % sur le marché italien. À l’opposé, Deux produits phares seulement les ventes avaient réussi à se maintenir en Allemagne. À la différence des années passées où une dizaine de Par ailleurs, le marché EGP en Europe a commencé à se produits tiraient le marché, seuls deux segments ont joué redresser au cours du second semestre 2009 : le recul ce rôle de locomotive en 2009 : les écrans plats LCD et annuel de 10 % marque ainsi une amélioration par rap- les lecteurs DVD Blu-Ray. Encore a-t-on observé un ralen- port aux -12 % du premier semestre. tissement fort pour l’un et l’autre également : en valeur, la progression du marché des écrans LCD est passée à Le marché nord-américain a également connu une 24 % en 2009 selon GfK, contre 38 % l’année précéden- année 2009 très difficile. L’organisation professionnelle te. Pour les lecteurs Blu-Ray, la croissance s’affiche au CEA estime la baisse des ventes du secteur, hors PC et niveau plus qu’honorable de 87 %, mais à comparer terminaux mobiles, à plus de 10 %. Le marché japonais cette fois avec +320 % en 2008. Cette percée s’opère semble avoir un peu mieux résisté : l’association des par ailleurs dans un marché plus large des lecteurs DVD industries électroniques JEITA faisait état d’un recul de en léger repli en 2009 (-2 %) et cela, bien que l’évolution 4 % pour les ventes d’équipements audio et vidéo au du mix entre terminaux classiques et terminaux HD ait cours des dix premiers mois de l’année 2009. un effet inflationniste sur le prix moyen : en 2009, les Enfin, la croissance est restée soutenue dans les grands équipements Blu-Ray ont représenté 12 % des ventes de marchés émergents comme la Chine ainsi qu’en Afrique. lecteurs DVD en volume mais 40 % en valeur, toujours Vers la télévision connectée selon GfK. Plusieurs autres segments ont toutefois vu Si, dans les télécommunications et l’informatique, l’heu- leurs ventes en volume progresser, comme les appareilsMarchés et acteurs re est au portable et à la mobilité, elle est pour l’EGP à photos numériques, les téléviseurs connectés, les camé- la connectivité, avec un mouvement qui se dessine de scopes haute définition, les lecteurs de livres électro- plus en plus nettement vers la “mise en réseau“ des ter- niques, mais avec un effet limité, voire un recul en valeur. minaux au sein du foyer numérique. Dans un contexte Europe et États-Unis fortement touchés où le marché des contenus dématérialisés ne cesse de Le marché européen a été particulièrement affecté, avec croître, leur acheminement vers les différents écrans du une baisse de 10 % des ventes en valeur en 2009. foyer devient un véritable enjeu. Plusieurs facteurs en sont à l’origine, à commencer par la contrainte que fait peser la crise économique sur le50 pouvoir d’achat des consommateurs. Mais c’est aussi la poursuite de la pression sur les prix qui fait que, même > Contact : l.michaud@idate.orgDigiWorld 2010 Marchés de l’EGP aux États-Unis (billion $) 2006 2007 2008 2009 2010 In-home technologies* 34 34 37 33 33 In-vehicle technologies 11 12 13 8 8 Anywhere technologies** 31 36 40 38 37 Source CEA CE enhancements 19 19 20 19 20 Total 95 102 110 98 97 * excluding home IT (PC, printers…) ** excl. portable communication (mobile handsets, smartphones)
  • 51. Les écrans LCD tirent le marchéÉvolution du marché européen de l’EGP par segmentSource GfK Électronique grand publicUn recul quasi-généralisé en EuropeRépartition du marché européen de l’EGP par pays (évolution au 1er semestre 2009 sur un an) 51 www.idate.orgSource GfK
  • 52. 2.8 Les marchés de l’Internet Le modèle publicitaire dominant Aujourd’hui encore, les revenus des géants de l’Internet vices premium sont souvent proposés en packs et factu- sont constitués pour l’essentiel de recettes publicitaires, rés sous forme d’abonnements. Certains sites profitent selon deux modèles dominants : la publicité de notorié- de leur large audience, acquise autour de services gra- té (comme les bannières) et le “search marketing“ tuits, pour proposer, à des tarifs généralement très peu (comme les liens sponsorisés). À côté s’organisent éga- élevés (2 à 3 USD par mois), des compléments payants : lement, mais de manière plus ciblée, diverses formes de on parle alors de l’approche freemium. Yahoo! réalise, publicité directe (sites corporate, référencement, e-mai- sur cette base, 12 % de son chiffre d’affaires (cf. gra- ling, couponing…) ou, apparues plus récemment, de phique page suivante). marketing 2.0 (au travers des widgets, fils RSS, applica- Le potentiel du commerce électronique tions sociales…). L’e-commerce continue par ailleurs de se développer et Les atouts de la publicité en ligne… dispose d’un potentiel de croissance important : aux Le marché mondial de la publicité en ligne était estimé États-Unis, les 132 milliards USD de ventes B2C réali- en 2009 à 34,3 milliards EUR (+12 % sur un an), ce qui sées en 2008 ne représentaient que 3,5 % du total des en fait le seul segment publicitaire à avoir continué de ventes de détail. Plusieurs facteurs contribuent au suc- croître durant la crise, même si l’année 2009 marque un cès du commerce électronique : ralentissement réel, et non mécanique, dans la courte • l’accès croissant à l’Internet en général, et au haut histoire de ce média. La croissance en 2008 était supé- débit en particulier ; rieure à 20 %, et l’on estime que le rythme pourrait • l’augmentation régulière du nombre de commerçants reprendre à ce niveau dès 2010. L’Internet présente en en ligne et des produits et services proposés ; effet un certain nombre d’atouts pour les annonceurs en • la courbe d’expérience rapide des consommateurs et période de récession : le potentiel d’accroissement de la fréquence et du • coût d’entrée très faible et rapport coût/audience très montant des achats réalisés en ligne ; attractif ; • la confiance grandissante des consommateurs dans le • caractéristiques inhérentes très pointues (segmenta- paiement en ligne ; tion, ciblage…) ; • la capacité de sites en ligne à remplacer des boutiques • suivi du rendement en temps réel ; physiques (voyages, annonces classées…).Marchés et acteurs • grande flexibilité et réactivité (pour réajuster une Mais le commerce électronique est aussi face à un cer- campagne en cours de diffusion par exemple). tain nombre de limitations (pas adapté à tous les types de produits notamment) et de défis : en particulier, … et ses contraintes maintenir une qualité de service dans la gestion de la Mais la publicité en ligne a aussi des limites. Le revenu transaction physique (conditionnement, délai et suivi de moyen généré par tête est très faible : pour Google et l’acheminement, gestion des retours…) sans perdre Yahoo!, il est estimé entre 1 et 2,5 USD par mois. Le l’avantage prix par rapport au commerce traditionnel. marché est concentré entre les mains de quelques L’e-commerce contribue enfin de manière substantielle acteurs disposant d’une audience large, fidèle et seg- à enrichir l’Internet, sur le plan technologique (dévelop-52 mentée : les trois principaux, Google, Yahoo! et Microsoft, contrôlent plus de 70 % du marché de la pement des CDN par exemple) et économique. L’essentiel de la publicité sur Internet est porté par les publicité en ligne. commerçants en ligne.DigiWorld 2010 Les services payants ne représentent pour l’heure qu’un complément de revenus pour nombre de sites. Ces ser- > Contact : t.sauquet@idate.org Principaux modèles de la publicité en ligne Objective Typical ad format Pricing model Type of advertiser Characteristics • Customized Generate Display (banner ads, Large accounts placement Audience demand etc.),sponsoring, CPM (national or • Price negotiation rich media, video international) • High ad creation costs (animation, video, etc.) Search marketing • Automatic (sponsored search Any kind, especially placement (fixed Source IDATE Traffic Fulfill demand results), directories, CPC local players or auctions) affiliate networks and SMBs • Limited ad creation costs (text)
  • 53. La publicité comme source principale de monétisationOrigine des revenus des principaux acteurs de l’Internet en 2008Source IDATE in “Future of the Web“ Les marchés de l’InternetLe search marketing, premier vecteur de la publicité en ligneRépartition du marché mondial de la publicité en ligne par format 53 www.idate.orgSource IDATE in “Future of the Web“
  • 54. DigiWorld 2010 Le DigiWorld par région 54
  • 55. III Le DigiWorld par région 55 www.idate.org
  • 56. 3 Des marchés émergents moins touchés par la criseLe DigiWorld par région56DigiWorld 2010
  • 57. es quelque 2 629 milliards EUR que riche et le niveau de dépense des consom-L pèsent les marchés du DigiWorld en2009 restent concentrés pour plus de 70 % mateurs déjà élevé, ce qui restreint les pers- pectives d’évolution, en valeur en tout cas,dans les économies avancées, malgré une même si la pression concurrentielle apparaîtdynamique mécaniquement plus forte dans moins forte qu’en Europe.les régions émergentes, par ailleurs un peumoins impactées par la crise. Le rééquilibra- L’Europe, de son côté, représente un bloc unge se fait donc lentement : les économies peu plus important que l’Amérique du Nord,émergentes ont gagné 3 points entre 2006 avec plus de 32 % du marché mondial, maiset 2009. Surtout, le ralentissement s’étend, reste un ensemble très morcelé : à l’intérieur,avec des amplitudes diverses, à l’ensemble y compris au sein de l’Union européenne, lesdes blocs. niveaux de développement et d’équipement ainsi que les rythmes de croissance peuventAmérique du Nord et Europe en recul varier très fortement d’un pays à l’autre : loin d’estomper ces écarts, la crise les a auAvec une part de plus de 30 % du total mon- contraire renforcés entre, d’un côté des paysdial, l’Amérique du Nord reste l’un des mar- largement dotés, à même de faire une pausechés les plus avancés, même si c’est précisé- dans l’équipement ou de restreindre leursment là, et plus particulièrement aux dépenses dans les services et, de l’autre, unÉtats-Unis, que le recul a été le plus fort en certain nombre de pays tentant de pour-2009 (-3,7 %), ce qui vaut à la région de suivre coûte que coûte leur développement.perdre près de 1 point d’une année sur C’est dans les mobiles que les écarts sont lesl’autre. Les marchés informatiques et de la moins sensibles, en matière d’équipement dutélévision y ont une part plus élevée que moins, les pays en retard pour les accès fixesdans le reste du monde. Les premiers, ser- s’étant appuyés depuis une dizaine d’annéesvices et matériels agrégés, comptent pour sur les technologies cellulaires pour résorber42 % des marchés des TIC en Amérique du leur handicap. Le taux de pénétration dépas- IntroductionNord, à comparer à 38,5 % en Europe et se ainsi 100 % dans la plupart des pays de la24 % en moyenne dans l’ensemble des région, avec une moyenne de plus de 120 %autres régions. Quant aux marchés de la télé- désormais, et surtout le taux d’équipementvision, ils comptent localement pour 13 % effectif des populations de 15 ans et plus estcontre 9 % en moyenne dans l’ensemble des proche ou dépasse 80 %. En termes d’usageautres régions : leur poids a même augmen- et, partant, de dépense, les situations restent 57té par rapport à 2008, les revenus de la TV contrastées : la dépense moyenne par habi-payante, très élevés et en croissance, ayant www.idate.org tant varie ainsi de 1 à 4 au sein des États depermis de limiter l’effet de la chute des reve- l’Union européenne (et de manière significa-nus publicitaires. En corollaire, les segments tive également entre pays aux niveaux de vietélécoms ont, en Amérique du Nord, un poids comparables), et de 1 à 6 si l’on élargit à desplus modeste que dans les autres régions, pays comme la Turquie ou l’Ukraine.notamment en comparaison de la situationdans les économies émergentes. Pour les Dans les réseaux fixes, les écarts de densitématériels, le niveau d’équipement des entre- téléphonique sont toujours importants (plusprises et des opérateurs est très avancé et, de 1 à 3, entre la Slovaquie à 20 % etmême si des programmes de modernisation l’Allemagne à plus de 60 %), mais l’enjeu estse poursuivent, dans la fibre par exemple, le aujourd’hui clairement du côté des accèsniveau des investissements a diminué au haut débit : alors que certains pays affichentcours des années passées, avec une accen- des densités haut débit de plus de 35 %tuation en 2009. Pour les services, l’offre est (Pays-Bas, Danemark), indiquant que vrai-
  • 58. 3 semblablement plus de 80 % des foyers sont tombée à 6 % en 2009. Le marché indien, connectés, d’autres n’ont pas encore atteint encore petit au regard du précédent (un tiers 15 % (Bulgarie, Slovaquie, Roumanie, de la valeur du marché chinois), a connu éga- Pologne), soit seulement un foyer sur trois lement un ralentissement sensible tout en raccordé. Dans les pays de l’Est hors Union conservant une dynamique supérieure à européenne, la situation est encore moins 10 %. Ainsi, ces marchés restent bien orien- avancée. Le niveau d’équipement informa- tés et, dans un cas comme dans l’autre, l’an- tique est parfois meilleur, mais il reste très née 2010 devrait marquer une reprise, portée éclaté selon les pays. par un contexte économique plus favorable. Pour la télévision enfin, les revenus impor- D’autres pays en développement de la région tants tirés des redevances sont une spécifici- (Vietnam, Indonésie, Thaïlande…) leur té européenne : près des trois quarts des emboîtent le pas. fonds collectés à ce titre dans le monde le En Amérique latine, le ralentissement a été sont sur le Vieux Continent. En Allemagne, plus brutal, avec un recul dans les marchés c’est encore la première source de revenus d’équipements télécoms. Les opérateurs ont des chaînes devant les abonnements et la été particulièrement prudents dans leurs publicité. investissements, même si le marché des ser- Asie qui pleure, Asie qui rit vices est resté assez dynamique (+6 %). Le Brésil, et derrière lui le Mexique, occupent du Les marchés asiatiques présentent eux aussi fait de leur taille une place de choix dans la une forte dichotomie entre, d’un côté région : sur le marché de la télévision en par- quelques pays avancés, Japon, Corée du Sud ticulier, le géant lusophone concentre à luiLe DigiWorld par région ou encore Australie et Nouvelle-Zélande, et, seul près de la moitié du marché latino-amé- de l’autre, des pays en plein développement, ricain. En revanche, ces deux pays ont des pour certains immenses, à l’instar de la Chine niveaux d’équipement en télécommunica- ou de l’Inde. Le Japon, qui compte encore tions tout juste dans la moyenne régionale pour près de 40 % du marché régional en avec, sans doute, des écarts encore extrême- valeur, est depuis plusieurs années l’un des ment marqués entre les densités d’accès pays les moins dynamiques de la région : le dans les villes et dans les vastes campagnes. marché nippon des TIC a même reculé de près de 5 % en 2009 après une première Les réserves africaines baisse, plus limitée, l’année précédente. Alors58 que les segments des télécommunications Enfin, l’Afrique et le Moyen-Orient ont affi- ché à nouveau, en 2009, la plus forte crois- étaient clairement à l’origine du ralentisse- sance parmi les blocs régionaux, même siDigiWorld 2010 ment cette année-là, ce sont tous les mar- celle-ci est comme ailleurs contrainte par le chés des TIC qui ont connu au Japon un contexte économique (la croissance moyen- revers en 2009. ne dans la région est passée de 12,2 % en Avec les autres économies avancées de la 2008 à seulement 4,4 % en 2009) et si la région (Corée du Sud, micro-États du Sud-Est contribution encore limitée du marché local asiatique, Australie et Nouvelle-Zélande), (mois de 5 % du marché mondial) ne permet l’ensemble compte pour environ la moitié du pas d’effet d’entraînement au niveau global. marché asiatique des TIC en valeur. Les pays Surtout, la région reste fortement divisée émergents en représentent donc l’autre moi- entre une partie septentrionale, Afrique du tié, avec la Chine qui pèse à elle seule 50 % Nord et Moyen-Orient, relativement avan- de ce sous-ensemble. La croissance du mar- cée, au regard du moins de la situation ché chinois, régulièrement à deux chiffres moyenne des marchés émergents, et une depuis de nombreuses années, est toutefois large partie méridionale (Afrique sub-saha-
  • 59. rienne) encore très faiblement équipée : marchés émergents ont gagné en poids dansc’est, de loin, la partie du monde dans le marché mondial des TIC au cours de l’an-laquelle l’accès aux réseaux de télécommu- née écoulée. Non seulement les effets de lanications est le plus faible. L’Afrique du Sud crise semblent avoir été un peu moins pres-occupe une position à part mais reste, par sants dans ces régions mais surtout, ellescertains côtés, en retrait : dans les réseaux sont moins impactées par les ajustementsfixes en particulier, le taux d’accès à la télé- structurels auxquels les marchés plusphonie est très bas et la densité haut débit y matures sont confrontés. Pour la premièreest inférieure à la moyenne affichée en fois en 2009, les marchés émergents ontAfrique du Nord et au Moyen-Orient. représenté plus de 25 % des marchés mon- diaux des TIC en valeur, soit près de 7 pointsL’année 2009 a poursuivi le rééquilibrage gagnés en 10 ans. C’est significatif mais ilentre marchés régionaux engagé depuis une reste bien évidemment une marge de pro-dizaine d’années : elle l’a même accéléré grès très forte pour des régions qui abritentpuisque c’est un peu plus de 1 point que les 85 % de la population mondiale ! Introduction 59 www.idate.org
  • 60. 3.1 Les marchés du DigiWorld par région La crise accélère (lentement) le rééquilibrage Un recul dans toutes les économies avancées… et une progression très modeste en 2009 (+1,1 %), L’Europe et l’Amérique du Nord, qui comptent pour près au-delà toutefois de l’évolution moyenne à l’échelle pla- de 63 % des marchés mondiaux des TIC, ont enregistré nétaire, ce qui lui permet de gagner 0,7 point dans le des reculs assez prononcés en 2009. Avec -3,7 %, le poids total mondial. Mais cette – relative – bonne performan- du marché nord-américain dans le total mondial diminue ce est le fait d’une partie seulement des pays de la de près de 1 point, à 30,5 %. La dépense moyenne par région, en l’occurrence les pays émergents (grands et habitant, tous segments des TIC confondus, reste – à moyens). Les économies avancées ne font pas mieux que 2 360 EUR – plus élevée que dans toutes les autres celles des pays occidentaux. Le Japon en particulier a vu régions. Quant aux niveaux d’équipement, quelques don- ses marchés des TIC reculer de presque 5 % en valeur en nées suffisent à en préciser l’ampleur : 75 % des foyers 2009, mais il conserve une dépense moyenne par habi- équipés d’un micro-ordinateur, 63 % des foyers raccordés tant supérieure à celle des grands pays d’Europe de à Internet par un accès haut débit, plus de 80 % des l’Ouest (un peu plus de 1 900 EUR pour l’année 2009 foyers recevant la télévision numérique… contre un peu moins de 1 700 EUR en 2008). De son côté, le marché européen a reculé de 3,3 % en En Chine, la dépense moyenne est de 122 EUR par habi- 2009 et perd 0,6 point, à 32,3 % du marché mondial. La tant ; elle n’est que de 44 EUR en Inde mais la croissan- dépense moyenne par habitant est d’un peu moins de ce est encore à deux chiffres (+11,4 % en 2009) alors 1 100 EUR, moitié moindre qu’outre-Atlantique mais qu’elle est tombée en deçà de 6 % pour le marché chi- toujours avec de grandes disparités entre les pays occi- nois. Dans ces deux pays, l’équipement continue de pro- dentaux et l’Europe centrale et orientale ; le niveau gresser très rapidement, en particulier dans les mobiles moyen de dépense dans les cinq grands pays d’Europe où, en 2009, le nombre moyen de nouveaux clients a été de l’Ouest est toutefois inférieur de plus de 25 % à celui de 9 millions par mois pour la Chine et de … 14 millions des États-Unis. En matière d’équipement, l’Europe se par mois pour l’Inde ! Au total, avec une progression de caractérise toujours par un niveau de pénétration mobi- 370 millions, les pays émergents d’Asie/Pacifique ont le très supérieur aux autres régions du monde (proche accueilli deux nouveaux clients mobiles sur trois dans leLe DigiWorld par région de 125 % fin 2009) et relativement homogène entre monde en 2009. pays : plus de la moitié d’entre eux se situent entre L’Amérique latine progresse de 3,4 % en 2009 et repré- 110 % et 140 %, dont l’Allemagne (132 %), le sente 7,9 % du marché mondial (+0,3 point), pour une Royaume-Uni (131 %) et l’Espagne (118 %). dépense moyenne de 370 EUR par habitant. Enfin, l’Afrique et le Moyen-Orient ont une part de 4,8 % … contre une progression plus ou moins forte du marché mondial en 2009 (+0,3 point), avec une crois- dans toutes les économies émergentes sance qui a également fortement ralenti même si elle Les marchés asiatiques constituent le troisième bloc reste la plus élevée parmi toutes les régions (+4,4 %), et régional en valeur, avec environ 25 % du total mondial une dépense moyenne de 115 EUR par habitant.60DigiWorld 2010 Marché mondial du DigiWorld par région (billion €) 2007 2008 2009 2010 2013 North America 804 832 801 803 882 Europe 854 878 849 854 933 Asia/Pacific 608 639 646 671 792 Source IDATE Latin America 179 201 208 222 272 Africa/Middle East 107 120 125 135 171 Total 2 552 2 670 2 629 2 685 3 050
  • 61. Un (lent) rééquilibrage…Répartition des marchés du DigiWorld par région, en 2009 Les marchés du DigiWorld par régionSource IDATE…dans un contexte de recul global des marchésContribution à la croissance des marchés du DigiWorld par région 61 www.idate.orgSource IDATE
  • 62. 3.2 Les marchés du DigiWorld en Amérique du Nord Un recul très marqué L’Amérique du Nord représente 30,5 % du marché mon- Du côté des services, la croissance des revenus dans les dial des TIC en 2009 (plus de 28 % pour les seuls mobiles continue de ralentir sous l’effet d’une réduction États-Unis). À 801 milliards EUR, c’est néanmoins l’une du rythme d’arrivée de nouveaux clients mais aussi d’une des régions qui a le plus souffert du retournement de la baisse de l’ARPU (moindre progression dans les services conjoncture économique, avec une croissance qui a de données et surtout baisse des revenus de la voix mobi- d’abord ralenti de 2 points en 2008 (+3,5 %), avant de le). Concernant le fixe, la croissance des revenus de devenir fortement négative en 2009 (-3,7 %). La baisse l’Internet est loin de compenser le recul des autres pans est particulièrement sensible dans les segments de du marché, services et réseaux d’entreprise et surtout l’EGP et des équipements informatiques. Si, par ailleurs, téléphonie. La dynamique du marché du haut débit en le marché des services de télévision a relativement bien valeur est contrainte à la fois par un niveau d’équipement résisté, il n’en marque pas moins un léger et historique élevé, qui réduit mécaniquement – comme pour le mobi- recul : l’industrie nord-américaine subit, comme partout, le – le volume de nouveaux clients, et par une concur- l’effet de la contraction des budgets publicitaires. En rence toujours vive – notamment entre câblos et telcos – outre, à la différence d’autres régions, le marché de la qui maintient les tarifs sous pression. télévision payante y est déjà très développé (représen- Le poids des segments informatiques diminue légère- tant plus de 50 % des recettes totales dès 2008) et son ment, même si l’importance relative des revenus des potentiel de croissance à court terme ne permet pas de services informatiques notamment reste l’une des carac- compenser le manque à gagner enregistré sur l’autre téristiques fortes du marché nord-américain : ils repré- moitié des recettes. sentent près d’un tiers de la valeur totale des marchés des TIC dans la région, contre moins d’un quart au Les télécoms gagnent du poids niveau mondial. La partie équipements est beaucoup plus impactée par la crise, du fait notamment de la pru-Le DigiWorld par région Les services de télécommunications sont les seuls à pro- dence des entreprises en matière d’investissements, gresser encore en 2009 (+0,8 %). Grâce à cette – très voire de la disparition de certaines. relative – bonne performance, les segments télécoms dans leur ensemble regagnent du poids dans le marché Le recul des ventes dans l’EGP tire les marchés nord-américain des TIC : ils reprennent en 2009 un peu médias vers le bas plus que le point qu’ils avaient perdu entre 2006 et Le poids des segments médias glisse légèrement en 2008. Plus précisément, la forte remontée du poids des 2009, sous l’effet du recul sensible des marchés de l’EGP services de télécommunications (+1,3 point en 2009) (-0,6 point). Par ailleurs, si la contraction du marché gomme l’effet de l’effritement dans les équipements. publicitaire a particulièrement touché les médias nord- Mais on parle bien ici de poids relatif, et la valeur agré- américains en 2009 (hors Internet), la région n’en gée des deux marchés – services et équipements de demeure pas moins, et de loin, le premier marché mon- télécommunications – baisse tout de même de près de dial de la télévision, avec une part en valeur de plus de62 1,6 milliard EUR (-0,6 %) entre 2008 et 2009. 38,7 % (37,3 % pour les seuls États-Unis).DigiWorld 2010 Les marchés du DigiWorld en Amérique du Nord (billion €) 2007 2008 2009 2010 2013 Telecom services 230 236 238 239 252 Telecom equipment 54 55 51 52 55 IT software and services 253 264 253 252 288 IT equipment 91 91 83 81 91 Source IDATE TV services 101 106 104 107 120 Consumer electronics 75 80 72 71 76 Total 804 832 801 803 882
  • 63. Des segments informatiques sur-représentés…Décomposition des marchés du DigiWorld par segment en Amérique du Nord, en 2009 Les marchés du DigiWorld en Amérique du NordSource IDATE…et en souffranceÉvolution des marchés du DigiWorld par grand segment en Amérique du Nord 63 www.idate.orgSource IDATE
  • 64. 3.3 Les marchés du DigiWorld en Europe Pas de pays épargné Avec une valeur estimée à 849 milliards EUR en 2009, le passage de 2009 et les revenus sont restés stables, les marché européen des TIC représente toujours près d’un gains dans les services de données (+ 2,9 milliards EUR tiers du marché mondial, même si l’on enregistre un tas- pour la région) contrebalançant juste le recul dans les sement sensible et régulier au cours des dernières services voix. Dans le fixe en revanche, l’augmentation années. Le poids de l’Europe (dont le périmètre inclut les des revenus des services de données et Internet marchés de la Russie et de la Turquie) recule ainsi de (+3,1 milliards EUR) est loin de compenser le recul des 0,6 point par an depuis 2006, passant de 34,1 % alors à services de téléphonie (-6,2 milliards EUR). Au total, le 32,3 % en 2009. Ce qui traduit en particulier que la crise marché européen des services de télécommunications a eu, sur les marchés des TIC en Europe, un impact à peu diminue de près de 1 % en 2009 : plusieurs grands mar- près du même ordre qu’à l’échelle planétaire, à savoir chés de la région (Espagne, Italie, Allemagne) figurent un écart d’un peu plus de 6 points entre les niveaux de parmi les plus impactés. Dans le cas de l’Allemagne tou- croissance des années 2008 et 2009. Mais appliqué à un tefois, l’effet lié à la crise est dilué dans la révision plus niveau de départ déjà bas (+2,8 % seulement de crois- structurelle du marché. À l’opposé, seuls quelques pays sance pour les marchés européens en 2008), la consé- de l’Est ont conservé une croissance franche : Russie, quence en est un recul de 3,3 % en 2009, une “perfor- Ukraine, et, dans une moindre mesure, Turquie. mance“ tout juste meilleure que celle des marchés Les segments télécoms, équipements compris, comptent nord-américains. pour 45 % des marchés des TIC dans la région et accen- tuent leur ascendant sur les segments informatiques, Des (mauvaises) performances qui se resserrent dont le poids diminue au contraire, à 38,5 %. Le marché Par ailleurs, la crise a pour partie gommé les contrastes des matériels IT est particulièrement malmené, avec une entre grands pays que l’on pouvait observer au cours des baisse de 9 % en 2009, la plus forte parmi l’ensemble deux années précédentes. En 2007 par exemple, l’écart des six activités détaillées au sein du DigiWorld : le dif- entre la dynamique du marché français (+ 5,5 %) et celle férentiel de performance par rapport à 2008 (+1,1 % de du marché allemand (+0,6 %) était de près de 5 points ; croissance) est d’un peu plus de 10 points.Le DigiWorld par région en 2008, cet écart était encore de 4 points entre la crois- sance du marché français (+3,6 %) et les premiers reculs La télévision retenue par les ressources enregistrés sur les marchés espagnol et britannique publiques (-0,4 % l’un et l’autre). En 2009, la baisse est générale et Dans les médias électroniques, les services de télévision marquée, la fourchette au sein des cinq principaux mar- glissent plutôt moins que les autres activités (-2,4 %, chés européens étant réduite à un peu plus de 2 points soit la deuxième meilleure “performance“ derrière les entre les extrêmes, Allemagne et Royaume-Uni d’un côté services de télécommunications), grâce notamment à (-3,4 %), Espagne de l’autre (-5,7 %). l’augmentation des revenus de la redevance ou des Les services de télécommunications – dont le poids taxes publiques, parfois en compensation de mesures remonte très sensiblement en 2009 après plusieurs politiques touchant d’autres postes, à l’instar de la limi- années de retrait, comme en Amérique du Nord – expli- tation de la publicité sur les chaînes publiques en quent pour une grande part ce resserrement. Dans les France. Les marchés de l’EGP, enfin, se contractent64 mobiles, la croissance du parc a ralenti très fortement au très fortement.DigiWorld 2010 Les marchés du DigiWorld en Europe (billion €) 2007 2008 2009 2010 2013 Telecom services 313 318 315 317 334 Telecom equipment 66 66 63 65 65 IT software and services 224 235 229 231 267 IT equipment 107 108 98 97 107 Source IDATE TV services 81 84 82 86 97 Consumer electronics 63 66 61 59 62 Total 854 878 849 854 933
  • 65. Des marchés télécoms conséquents…Décomposition des marchés du DigiWorld par segment en Europe, en 2009 Les marchés du DigiWorld en EuropeSource IDATE…et qui résistent mieuxÉvolution des marchés du DigiWorld par grand segment en Europe 65 www.idate.orgSource IDATE
  • 66. 3.4 Les marchés du DigiWorld en Asie/Pacifique (1/2) Les pays émergents encore dynamiques Si, en Asie/Pacifique, les marchés des TIC ont conservé ment dans les services. Malgré tout, ces pays affichent une petite croissance en 2009, c’est uniquement à la encore un haut degré d’innovation. On a l’habitude de dynamique des marchés émergents que la région le doit. présenter le Japon et la Corée du Sud comme les pion- Les pays avancés de la région ont connu, comme les niers en matière de haut, et même de très haut débit. Au autres régions ou pays industriels, une forte récession. Le Japon effectivement, plus d’un foyer sur quatre dispose Japon, en particulier, a marqué un recul que la croissan- d’un accès FTTx et la moitié des foyers raccordés à ce de la Chine et de l’Inde réunies compense tout juste. Internet disposent de connexions FTTH/B. En Corée du Sud, les internautes ont commencé dès 2003 à basculer Le Japon en fort recul progressivement des solutions d’accès ADSL vers des Avec des ventes estimées à 646 milliards EUR en 2009, connexions VDSL d’abord puis FTTH/B ; fin 2008, le pays la région Asie/Pacifique pèse pour un quart du marché comptait 6.8 millions d’abonnés FTTH/B sur un total de mondial des TIC. Même en pleine tourmente, le Japon 15 millions de prises (90 % des foyers sud-coréens). concentre toujours à lui seul près de 38 % des ventes Dans ces deux pays, le développement massif du FTTx dans la région, loin devant la Chine dont le poids vient peut être attribué à la densité de population élevée et à toutefois de franchir 25 %. Avec la Corée du Sud d’un la concentration dans les zones urbaines (en Corée du côté et l’Inde de l’autre, les quatre principaux marchés Sud, 81 % de la population vit en zone urbaine), à la pro- de la région avoisinent 80 % du total. portion de grands immeubles ainsi qu’aux politiques Mais ce n’est pas sur cette ligne que se joue la fracture publiques. D’autres facteurs, par exemple la pression dans la région. Elle est plutôt, comme évoqué plus haut, concurrentielle pesant sur NTT dans le haut débit ou dans l’écart entre, d’un côté quelques pays fortement l’autorisation de réseaux d’accès en aérien, peuvent équipés et dont la vitalité a été mise à mal par la crise expliquer les déploiements importants au Japon. (mais pas seulement), et de l’autre des pays qui consti- tuent l’essentiel de la région en termes de population et Des pays plus petits, comme Hong Kong ou Taïwan, sontLe DigiWorld par région qui disposent encore d’un fort potentiel de croissance. également bien avancés, tandis que d’autres sont venus Dans le premier groupe, le Japon, qui est le marché phare s’ajouter plus récemment à la liste. On peut en particu- de la région, a enregistré, après une année 2008 déjà en lier mentionner l’Australie, dont le gouvernement a léger recul, une baisse de près de 5 % des marchés des lancé un vaste programme de “fibrage“ à l’échelle TIC en 2009, soit l’une des plus importantes observées nationale, le NBN (National Broadband Network). Le de par le monde l’an passé. Si la dégradation porte aussi projet en question est d’autant plus ambitieux que les sur les services (dans les services de télécommunica- dimensions et les caractéristiques géographiques, de tions, c’est même un phénomène plus structurel en densité notamment, du pays ne relèvent pas de ce que marche depuis plusieurs années qui est à l’œuvre), ce l’on qualifie habituellement de zones économiquement sont d’abord les ventes de matériels qui ont provoqué intéressantes : de fait, le programme prévoit un inves- cette chute : -12 % dans chacun des deux segments tissement de 43 milliards AUD, soit plus de 25 mil-66 équipements de télécommunications et matériels infor- matiques. Le marché sud-coréen a mieux résisté, notam- liards EUR, pour desservir une population juste supé- rieure à 20 millions d’habitants.DigiWorld 2010 Les marchés du DigiWorld en Asie/Pacifique (billion €) 2007 2008 2009 2010 2013 Telecom services 249 257 264 276 315 Telecom equipment 66 71 70 73 84 IT software and services 100 106 106 109 135 IT equipment 70 74 71 73 95 Source IDATE TV services 54 56 56 59 68 Consumer electronics 69 75 79 81 94 Total 608 639 646 671 792
  • 67. Des marchés télécoms dominants…Décomposition des marchés du DigiWorld par segment en Asie/Pacifique, en 2009 Les marchés du DigiWorld en Asie/Pacifique (1/2)Source IDATE…dans la moyenne de croissanceÉvolution des marchés du DigiWorld par grand segment en Asie/Pacifique 67 www.idate.orgSource IDATE
  • 68. 3.5 Les marchés du DigiWorld en Asie/Pacifique (2/2) Les pays émergents encore dynamiques La Chine continue d’avancer… de 11 % en 2008 tous segments confondus, la progres- Les pays émergents de la région sont en revanche tou- sion en valeur est tombée à moins de 6 % en 2009 : on jours en croissance en 2009, bien qu’en ralentissement est passé dans le même temps de +6,5 % à +3,2 % sensible également. dans les seuls services de télécommunications. La Chine n’en finit pas de s’équiper : en 2009, un peu … et l’Inde lui emboîte le pas plus de 100 millions de nouveaux clients mobiles sont Le ralentissement est très perceptible en Inde aussi, le venus grossir la base (un accroissement supérieur à deuxième grand marché émergent de la région, mais, de celui de l’année précédente) pour avoisiner 750 millions, près de 20 % en 2008, la croissance est malgré tout res- soit une pénétration de 56 % fin 2009. Le nombre tée supérieure à 10 % en 2009. Là aussi, l’équipement d’abonnés haut débit a de son côté franchi la barre des progresse extrêmement vite : c’est tout à fait spectacu- 100 millions dans le courant de l’année et dépasse laire dans le mobile avec près de 170 millions de nou- 105 millions en fin d’année (près de 8 % de pénétra- veaux clients dans l’année, ce qui représente une aug- tion), de loin désormais le premier parc mondial ; les mentation de 50 % de la base de clients et, plus parlant États-Unis, en deuxième position, n’avaient à la même encore, un flux moyen de 14 millions de nouveaux date “que“ 80 millions d’accès haut débit. Pour autant, clients chaque mois ! Conséquence, l’Inde a largement il reste de la marge : même avec un objectif à cinq ans réduit l’écart en termes de pénétration mobile avec la de 80 % de pénétration dans les mobiles (encore en Chine, mais avec un ARPU beaucoup plus faible (aux deçà des taux enregistrés aujourd’hui dans la plupart alentours de 2,5 EUR par mois pour l’ARPU de détail en des pays industriels), ce sont près de 400 millions de Inde contre 6 EUR en Chine). clients supplémentaires qui pourraient affluer sur le Les deux pays sont également très présents sur les marché chinois. Dans le haut débit fixe, les perspectives autres segments industriels des TIC, plus particulière- sont tout autant impressionnantes, avec un quasi-dou- ment dans les équipements de télécommunications et,Le DigiWorld par région blement de la base d’abonnés en cinq ans, là aussi pour dans une moindre mesure, dans l’EGP pour la Chine et un taux de pénétration à terme très raisonnable, de dans les services informatiques pour l’Inde. l’ordre de 14-15 % de la population (le Japon est Plusieurs autres pays émergents de la région, de taille aujourd’hui à 25 %, un niveau que dépassent régulière- plus modeste, font preuve de dynamisme et d’ambition ment les grands pays européens). L’équipement infor- tout aussi fortes, notamment dans les technologies sans- matique a lui aussi fait un bond, avec plus de 50 millions fil (ouverture de services 3G/3.5G en Malaisie dès 2005, de PC vendus en Chine en 2009. Le marché chinois des aux Philippines en 2006 ou au Vietnam à partir de 2007). TIC compte aussi 173 millions d’abonnés à la TV payan- En Indonésie, où des réseaux 3G sont installés depuis te fin 2009, soit 10 millions de plus en un an. plusieurs années également mais où le marché a vérita- En termes de revenus toutefois, la croissance est plus blement décollé à partir de 2008, des évolutions vers la modeste, en particulier dans les services de télécommu- 4G sont même programmées à court/moyen terme, avec68 nications où les ARPU diminuent régulièrement. De près une ouverture de services planifiée pour fin 2013…DigiWorld 2010 Géographie des marchés du DigiWorld en Asie/Pacifique (billion €) 2007 2008 2009 2010 2013 Japan 259 255 243 242 253 China 139 154 163 175 225 Source IDATE India 42 50 55 63 88 Other countries 168 180 184 192 225 Total 608 639 646 671 792
  • 69. Chine et Inde…Décomposition des marchés du DigiWorld par pays en Asie/Pacifique, en 2009 Les marchés du DigiWorld en Asie/Pacifique (2/2)Source IDATE…les deux moteurs de la croissance en AsieÉvolution des marchés du DigiWorld par pays en Asie/Pacifique 69 www.idate.orgSource IDATE
  • 70. 3.6 Les marchés du DigiWorld en Amérique latine Baisse de régime Avec une valeur estimée à 222 milliards EUR en 2009, région soit environ 20 % des foyers équipés, conserve les marchés du DigiWorld en Amérique latine comptent certes une importante marge de croissance mais situe désormais pour près de 8 % des marchés mondiaux. l’Amérique latine plutôt en avant des régions émer- Leur dynamique s’est pourtant ralentie plus nettement gentes. Surtout, ce niveau moyen de développement encore que dans les autres régions émergentes, passant masque des réalités très différentes entre des pays très de plus de 12 % de croissance en 2008 à 3.4 % en 2009. faiblement équipés (Bolivie, Guatemala, Honduras, Cuba affichent des taux de moins de 1 %) et d’autres beau- Des lignes de fracture sur plusieurs fronts coup mieux lotis (Argentine, Chili, Uruguay et Mexique Dans les télécoms, si le marché des services est resté ont des taux de 9-10 %). Dès lors, les politiques relativement porteur, avec une progression de près de publiques de réduction de la fracture numérique appa- 6 %, celui des équipements s’est en revanche effondré. raissent comme un enjeu majeur, afin, selon les cas, Le contraste est d’autant plus marqué que 2008 avait d’impulser ou d’accompagner les déploiements de été une année de très forts investissements : les opéra- réseaux ainsi que de favoriser l’acceptation des nou- teurs avaient en particulier augmenté leurs dépenses velles offres et technologies par les usagers, via en par- pour la construction de réseaux mobiles de 50 % par ticulier la création de services publics en ligne. rapport à l’année précédente, après une période il est Les marchés informatiques ne représentent qu’à peine vrai plutôt calme de ce côté. Sans doute le fort dévelop- plus du sixième des marchés des TIC dans la région pement des bases de clients au cours de la période pas- (contre une moyenne d’un tiers au niveau mondial) ; sée (quasi-doublement entre fin 2005 et fin 2008) et la leur poids a même diminué en 2009, aussi bien dans perspective de la 3G les a-t-il incités à augmenter leurs les matériels que dans les services, au profit des seg- capacités ! La pénétration mobile est en moyenne de ments médias. 90 % fin 2009 mais elle dépasse 100 % dans plusieurs pays de la région, Argentine, Venezuela et quelques-uns Les segments médias progressentLe DigiWorld par région plus petits (125 % au Panama). Les deux grands pays de En matière de télévision, si près des deux tiers des la région, Brésil et Mexique, affichent une pénétration foyers dans la région sont équipés d’au moins un télévi- plus modeste, même si, comparée à celle du téléphone seur, on observe encore de grands écarts entre pays. La fixe, elle témoigne de la primauté des accès sans-fil pour réception terrestre reste le mode dominant mais elle les communications voix. perd régulièrement du terrain, au profit du satellite Pour l’Internet et le haut débit, le réseau fixe demeure d’abord (25 % des foyers TV sont en réception satellite en revanche de très loin le moyen d’accès privilégié : fin 2009) et du câble ensuite (19 %). La TV payante reste malgré une rapide montée en puissance, la 3G reste un “luxe“ qu’une petite partie seulement, environ un assez confidentielle, représentant moins de 3 % du parc quart, de la population latino-américaine peut s’offrir ; mobile total de la région fin 2009. Le haut débit fixe, de c’est de là cependant que vient la dynamique du marché son côté, avec une pénétration moyenne de 6 % dans la en valeur, en particulier en 2009.70DigiWorld 2010 Les marchés du DigiWorld en Amérique latine (billion €) 2007 2008 2009 2010 2013 Telecom services 83 93 98 106 126 Telecom equipment 24 27 25 27 34 IT software and services 18 20 20 21 28 IT equipment 15 16 16 16 20 Source IDATE TV services 17 20 21 23 28 Consumer electronics 23 25 28 29 36 Total 179 201 208 222 272
  • 71. Des marchés portés par les télécoms…Décomposition des marchés du DigiWorld par segment en Amérique latine, en 2009 Les marchés du DigiWorld en Amérique latineSource IDATE…et une croissance tirée par les médiasÉvolution des marchés du DigiWorld par grand segment en Amérique latine 71 www.idate.orgSource IDATE
  • 72. 3.7 Les marchés du DigiWorld en Afrique et au Moyen-Orient La rupture Nord-Sud Les marchés du DigiWorld pour l’Afrique/Moyen-Orient de près de 800 EUR aux Émirats Arabes Unis, d’environ dans son ensemble sont estimés à 125 milliards EUR en 700 EUR au Koweït et de 550 EUR au Qatar (équivalent 2009. D’un poids toujours très modeste (4,8 % du total à la dépense moyenne en Israël). Plus largement, les mondial), la région enregistre régulièrement une crois- pays de la zone affichent pour la plupart un taux de sance plus forte que partout ailleurs : c’est encore vrai en pénétration mobile particulièrement élevé : 82 % en 2009 malgré un ralentissement très perceptible (+4,4 %, moyenne fin 2008 (88 % pour le Moyen-Orient seul) et contre +12,2 % en 2008), plus marqué dans les pays 8 pays à plus de 110 %. septentrionaux (Afrique du Nord) et orientaux (Moyen- L’Afrique subsaharienne toujours Orient). L’Afrique subsaharienne a été moins impactée très faiblement équipée mais les besoins restent immenses : hors Afrique du Sud, En Afrique subsaharienne en revanche, les niveaux ce groupe ne représente encore que 13 % des marchés d’équipement demeurent très faibles et, à l’exception de des TIC de la région, soit 0,5 % du total mondial, alors la téléphonie mobile, la situation n’évolue que lente- qu’il abrite près des deux tiers de la population régiona- ment. Même l’Afrique du Sud, qui occupe bien sûr une le et plus de 10 % de la population mondiale ! position singulière dans la zone et dispose d’un parc Rapides progrès dans les pays méditerranéens mobile très développé (130 clients mobiles pour 100 et du Golfe habitants), est en retrait dès lors qu’il s’agit de télépho- Globalement, les pays septentrionaux de la région sont nie fixe (à peine plus de 10 lignes pour 100 habitants) plus avancés. À l’intérieur de la zone, un pays, Israël, et de haut débit (2,6 accès pour 100 habitants fin 2009). peut encore être mis à part, avec un niveau de dévelop- Pour tous les autres pays d’Afrique subsaharienne, pement en matière de TIC équivalent à celui des grands l’équipement reste particulièrement bas : 1 % de péné- pays occidentaux, particulièrement dans le haut débit, tration du téléphone fixe en moyenne (et qui diminue l’équipement informatique ou encore l’offre télévisuel- même déjà pour certains pays) et 0,04 % de pénétrationLe DigiWorld par région le : la pénétration du haut débit fixe, de plus de 30 % fin du haut débit ! En outre, si le développement de l’accès 2009 (30 accès haut débit pour 100 habitants), se situe Internet est toujours limité du fait de la faible couvertu- même plutôt dans le haut de la fourchette (équivalente re des réseaux, l’usage en est également contraint par ou supérieure au niveau de nombre de pays d’Europe de un coût élevé des abonnements, particulièrement pour l’Ouest ou à celui des États-Unis). Quant à l’équipement le haut débit, et par le faible niveau d’alphabétisation en PC, qui dépasse 60 % des foyers, il est également en d’une grande partie des populations locales. ligne avec le niveau de la plupart des autres pays avan- De nombreux projets, annoncés depuis plusieurs années cés. En matière audiovisuelle enfin, Israël peut être rap- (déploiement de nouveaux câbles sous-marins notam- proché des modèles européens avec une offre de ment et de prolongements terrestres), se concrétisent et chaînes de télévision diversifiée et un marché des pro- devraient contribuer à l’expansion des technologies sen- grammes ouvert aux acteurs étrangers ; en outre, les sées réduire la “fracture numérique“. Mais le fossé en72 modes de réception TV par câble et satellite sont large- ment déployés. termes d’équipement ne repose pas uniquement sur l’accès au réseau ; il dépend aussi de l’accès à l’électri- En valeur, plusieurs autres pays de la zone affichent, aux cité ou encore à l’ordinateur et, dans ce contexte, leDigiWorld 2010 côtés d’Israël, un niveau significatif : en services télé- mobile pourrait bien conserver son avance pendant coms, la dépense moyenne ramenée à la population est longtemps. Les marchés du DigiWorld en Afrique/Moyen-Orient (billion €) 2007 2008 2009 2010 2013 Telecom services 53 60 65 70 87 Telecom equipment 16 18 17 18 23 IT software and services 10 11 11 12 16 IT equipment 11 13 13 14 19 Source IDATE TV services 6 6 6 7 9 Consumer electronics 11 13 14 14 18 Total 107 120 125 135 171
  • 73. Les services télécoms au cœur des marchés…Décomposition des marchés du DigiWorld par segment en Afrique/Moyen Orient, en 2009 Les marchés du DigiWorld en Afrique et au Moyen-OrientSource IDATE…mais une croissance encore positive sur tous les frontsÉvolution des marchés du DigiWorld par grand segment en Afrique/Moyen Orient 73 www.idate.orgSource IDATE
  • 74. DigiWorld 2010 Accès 74
  • 75. IV Accèswww.idate.org 75
  • 76. 4 Accès à la société de l’information : enjeux et clésAccès76DigiWorld 2010
  • 77. e nombre d’accès à la société de l’infor- (9,4 %), Suède (9,6 %), États-Unis (10 %) ouL mation et de terminaux associés, soustoutes leurs formes, a continué de progres- encore Royaume-Uni (12,6 %), loin toutefois derrière les trois premiers cités, Japonser fortement en 2009. Avec une base ins- (17,4 %), Pays-Bas (21,5 %) et Francetallée de 4,5 milliards dans le monde à la (27,3 %). Au total, le nombre d’abonnés à lafin de l’année, le nombre de clients mobiles VoIP dans le monde dépassait 120 millionsa encore augmenté de 550 millions en fin 2009, en croissance de 35 % sur un andouze mois, soit presque autant qu’en 2007 (triplement de la base entre fin 2006 et finet en 2008, qui avaient été deux années 2009). D’abord adressées à des segments deexceptionnelles ; surtout cela signifie que, clientèle spécifiques, les entreprises parmême en tenant compte du multi-équipe- exemple aux États-Unis, les offres de VoIP sement, en particulier dans les marchés avan- banalisent progressivement et sont de pluscés, 6 habitants sur 10 sur la planète ont en plus systématiquement intégrées dans lesdésormais un téléphone mobile. Le nombre offres multiplay des fournisseurs d’accèsd’accès haut débit fixes frôlait 480 millions haut débit, selon des périmètres (appels versà la même date : un volume certes moins les destinations internationales inclus ouimpressionnant mais en progression de non) et des modalités de facturation (forfaits16 % au cours de 2009 (+66 millions), soit illimités ou non) qui restent très différentsun même volume de croissance que celui d’un pays ou d’un opérateur à l’autre. Dansdes deux années précédentes (+65 millions tous les cas, l’atout de la VoIP est bien celuien 2007, +63 millions en 2008). Là aussi, si du prix, alors que la qualité du service – quil’on rapporte ce parc au potentiel mondial a pu constituer un temps un handicap – se(c’est-à-dire le nombre de foyers et d’entre- rapproche de plus en plus du standardprises), le taux d’équipement dépasse auquel le réseau commuté nous a habitués.désormais 20 % à l’échelle de la planète.Par ailleurs, pour ce qui est de l’équipement L’Internet mobile prend son essor Introductionterminal, alors que l’on craignait un recul Longtemps attendu, le développement dessur quasiment tous les fronts, les ventes en services de données mobiles – au-delà desvolume de terminaux mobiles apparaissent SMS sur les réseaux GSM qui ont très tôtbien en retrait mais finalement limité connu le succès, et représenté une heureuse(-5.5 %), tandis que les ventes de PC ont manne pour les opérateurs – semble se des-légèrement progressé et celles des écransplats plus largement. Loin de marquer un siner plus nettement depuis un à deux ans : 77 la couverture étendue des réseaux 3G etpalier, 2009 a poursuivi assez largement la HSPA et, du côté des terminaux, la percée www.idate.orgdynamique d’équipement et surtout confir- des smartphones, constituent de puissantsmé – voire dans certains cas amplifié – des vecteurs de développement des usages detendances plus qualitatives quant aux l’Internet mobile. L’iPhone a certes ravi lamodes d’accès et aux usages. vedette mais son succès spectaculaire a dans le même temps relancé des fournisseurs ins-La voix sur IP s’installe dans le paysage tallés depuis plus longtemps dans ce cré-Derrière quelques pays pionniers (France, neau, à l’instar de RIM et son BlackBerry, ouPays-Bas, Japon), la plupart des pays indus- d’attirer la convoitise de nouveaux venus surtriels enregistrent depuis deux ou trois ans ce segment, dont l’emblématique Google etune montée en charge rapide de la VoIP. Le son Nexus One, mais plus largement aussitaux de pénétration avoisinait ou dépassait tous les fabricants et assembleurs (HTC,10 % (10 abonnés à la VoIP pour 100 habi- Nokia…) qui fournissent désormais des ter-tants) dans plusieurs d’entre eux : Italie minaux sous OS Android, du même Google,
  • 78. 4 Symbian, Microsoft Windows Phone Classic (Japon, Corée du Sud) et en progrès aux États- and 7 series… Unis, l’Europe est à la traîne. Cette situation L’essor de l’Internet mobile est sans doute s’explique par des raisons diverses : débats une bonne nouvelle pour les opérateurs réglementaires non tranchés, options techno- mobiles, qui pourront trouver là un moyen de logiques encore en balance, et bien sûr, en compenser l’inexorable baisse de leur ARPU lien avec ces deux facteurs d’incertitude, des voix, voire faire repartir l’ARPU total à la investissements très lourds pour les opéra- hausse. La part des revenus non-voix a repré- teurs. Autre facteur pouvant expliquer, sinon senté, en 2009, en moyenne dans le monde, justifier, l’attentisme des acteurs quant à ces à peine 23 % du total des revenus des ser- déploiements, les réseaux d’accès haut débit vices de détail des opérateurs (moins de existants, en ADSL notamment, sont plutôt de 20 % de leurs revenus totaux), mais cette bonne qualité et offrent d’ores et déjà et part a doublé en six ans et devrait passer à assez couramment des débits descendants de 30 % à l’horizon 2012 : au Japon, elle dépas- plus de 8 Mbps, voire plus de 20 Mbps. se déjà 40 % ! La dégradation du contexte économique Plus encore que l’effet en valeur, c’est la depuis dix-huit mois n’a bien sûr pas arran- dynamique en volume qui apparaît spec- gé les choses ; les opérateurs, dont on pou- taculaire. Selon des calculs faits par vait espérer juste avant qu’ils entrent enfin Exane BNP Paribas sur le marché européen, dans un premier cycle d’investissements la consommation en données sur les réseaux significatifs, sont restés prudents. Les pou- des opérateurs pourrait être multipliée par 32 voirs publics en revanche, qui, dans nombre entre 2009 et 2015. Autre façon d’appréhen- de pays, ont mis en place des plans de relan- der la situation, la capacité consommée au ce économique pour tenter d’endiguer les titre des échanges de données sur réseaux effets de cette crise et même anticiper sur la mobiles, toujours en Europe, a dépassé pour reprise, ont souvent retenu les infrastruc- la première fois début 2009 celle liée aux tures télécoms de nouvelle génération communications vocales ; le rapport entre les comme vecteur – parmi d’autres, il faut bien deux devrait passer à un facteur 2,5 avant fin le reconnaître – de soutien. Ainsi, une partieAccès 2010 selon Vodafone. La bonne nouvelle se des financements de ces programmes (cf. transforme dès lors en défi pour les opéra- “stimulus Package“ de l’administration teurs, les constructeurs… et les régulateurs, Obama et les dispositifs complémentaires78 qui doivent ensemble trouver les moyens de annoncés plus récemment, cf. le “Grand dégager les capacités nécessaires et éviter la Emprunt“ lancé par le gouvernement fran- çais...) doit être affectée à l’aide au déploie-DigiWorld 2010 saturation des réseaux. Les réponses sont multiples et complémentaires : meilleure ges- ment de réseaux d’accès performants à la tion de l’efficacité spectrale et donc de la société de l’information. On peut encore consommation – à la fois au niveau des citer, par son ampleur et son objet entière- réseaux et des terminaux –, nouveaux inves- ment tourné vers les infrastructures très tissements, libération et octroi de nouvelles haut débit, le programme lancé courant bandes de fréquences… 2009 par le gouvernement australien : un investissement public - privé pouvant Les déploiements très haut débit atteindre jusqu’à 43 milliards AUD (25 mil- à l’épreuve de la crise liards EUR) pour desservir, à l’horizon 2022, Depuis quelques années, on observe que, si 90 % de la population par des accès fibre à les déploiements de réseaux d’accès très haut 100 Mbps et les 10 % restants par des accès débit (sur support fibre pour l’essentiel) sont alternatifs haut débit (WiMax, satellite) à largement avancés dans quelques pays d’Asie 12 Mbps minimum.
  • 79. Des enjeux encore nombreux de CO2 est limitée (environ 2 % des émis- sions de gaz à effet de serre générées par lesPrécisément, le satellite comme support activités humaines en proviennent) et si l’ap-daccès haut débit apparaît comme un com- port de ces mêmes industries en termesplément de plus en plus crédible pour les d’économie pour les autres secteurs, dès lorszones peu denses. En matière de très haut qu’ils utilisent et consomment ces servicesdébit mobile, Le LTE, adopté par les plus en substitution d’activités plus polluantesgrands opérateurs mobiles au plan mondial, (téléréunions versus déplacements phy-va se déployer progressivement dans les siques par exemple), est clairement recon-pays développés à partir de cette année. Le nue, des efforts restent nécessaires. Ils leWiMAX mobile constitue une solution attrac- sont entre autres dans le domaine destive en substitut de lADSL dans les pays en consommations énergétiques.développement mais en raison de son éco-système beaucoup plus limité que celui du Il est bien sûr impossible de dessiner ici unLTE, WiMAX mobile ne devrait constituer panorama complet des défis que les indus-quune niche au plan mondial et pourrait tries des TIC ont encore à relever du côté demême souffrir de la concurrence de TD-LTE à l’équipement et de l’accès. On se contenterapartir de 2012-2013. donc, en guise de conclusion, de lister sans les développer quelques-unes des autresAutre enjeu, les préoccupations en matière chantiers auxquels travaillent les acteurs dede développement durable orientent l’en- ces industries : convergence fixe - mobile,semble des acteurs des industries des TIC partage des ressources (Cloud Computing,vers des efforts particuliers. Même si la Cloud Storage), externalisation, foyer“contribution“ de ces industries aux rejets connecté, offres dédiées aux entreprises… Introduction 79 www.idate.org
  • 80. 4.1 Téléphonie fixe À la recherche de nouveaux relais de croissance L’inévitable déclin des services de voix pays émergents, la téléphonie mobile apparaît d’ailleurs commutée… comme un moyen de pallier à moindre coût le manque En 2009, la voix commutée accélère son déclin dans le d’infrastructures fixes : on voit même, dans certaines monde, tant en volume qu’en valeur. Après une baisse zones où la densité téléphonique fixe est pourtant extrê- du nombre de lignes de 2 % entre 2007 et 2008, 2009 mement faible (Afrique subsaharienne en particulier), le voit le nombre d’abonnés au service de téléphonie tra- niveau d’équipement reculer malgré tout sous cet effet ditionnelle décroître de 2,8 %. Ce phénomène est parti- de substitution. Les services de téléphonie fixe sans-fil culièrement visible dans l’ensemble des économies en technologie CDMA constituent parfois une alternati- avancées, avec une accentuation du déclin en moyenne ve pour poursuivre le déploiement des accès fixes dans de 0,4 point, alors que les pays des zones émergentes certains de ces pays. tels que les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) voient ce déclin s’atténuer. Cette baisse en volume s’accompagne La VoIP, insuffisante pour compenser inévitablement d’une réduction du marché en valeur ; le déclin du fixe ? seule la zone Afrique/Moyen-Orient se maintient encore, L’autre substitution est le transfert de la téléphonie avec à la fois une croissance du nombre de lignes et une commutée vers la téléphonie sur IP. Le nombre d’accès pression sur les prix encore contenue qui permettent VoIP est toujours en très forte croissance (+46 % en aux revenus de la téléphonie fixe de garder une dyna- 2009 au plan mondial), avec cependant de fortes dispa- mique (très légèrement) positive. La zone Amérique lati- rités selon les zones géographiques. L’Amérique du Nord ne, en revanche, est pour la première fois en baisse. poursuit son lent rattrapage sur l’Europe, avec une crois- Comme dans la plupart des autres régions auparavant, sance de 51 %. Parmi les pays les plus avancés en la cette baisse est évidemment pour partie le corollaire de matière en termes de pénétration figurent la France, les la réduction des parcs d’abonnés. Mais c’est aussi le Pays-Bas, le Japon ou encore le Royaume-Uni. En France, résultat de la chute du prix des communications, même le trafic voix sortant en mode IP est même devenu, à si elle est la plupart du temps partiellement compensée partir de mi-2009, plus important que le trafic commu- par les hausses de l’abonnement, pour les opérateurs té. Mais cette dynamique – de parcs et de trafic – n’en- historiques notamment, dans les limites permises par raye pas la baisse de revenus du segment de la télépho- les régulateurs. nie fixe : elle y contribue au contraire en transformant un usage traditionnellement tarifé à la minute en un Une substitution fixe - mobile qui bat son plein usage – illimité ou à des volumes très conséquents – La substitution des technologies d’accès mobile a été le facturé au forfait. La pression concurrentielle et l’inté- premier motif de recul de la téléphonie fixe et continue gration de plus en plus fréquente des services de VoIP d’opérer un transfert de trafic de l’un vers l’autre. En au sein de packages multiplay ont à leur tour un impactAccès Europe, par exemple, le trafic téléphonique à partir des sur les prix. mobiles est désormais, dans nombre de pays, aussi élevé (France, Royaume-Uni, Espagne…) sinon plus (Italie, Pologne, Irlande…) que le trafic à partir du fixe. Dans les > Contact : c.manero@idate.org80DigiWorld 2010 Les lignes de téléphonie dans le monde (millions) 2007 2008 2009 2010 2013 North America 178 170 161 151 132 Europe 310 299 287 278 257 Source IDATE in “The world telecom services market“ France 29 26 24 22 17 Germany 54 53 50 47 42 Italy 26 23 22 21 18 Spain 20 20 20 20 20 United Kingdom 34 33 33 32 32 Asia-Pacific 588 574 557 545 544 China 365 341 323 308 296 India 39 38 37 36 33 Japan 59 55 50 48 41 Latin America 99 104 107 109 114 Africa/Middle East 71 73 75 79 90 Total 1 245 1 220 1 186 1 161 1 137
  • 81. La substitution fixe / mobile continueÉvolution comparée des abonnés fixes et mobiles au niveau mondialSource IDATE in “The world telecom services market“ Téléphonie fixeLa voix sur IP fixe gagne rapidement du terrainÉvolution du taux de pénétration de la VoIP dans le monde 81 www.idate.orgSource IDATE in “The world telecom services market“
  • 82. 4.2 Téléphonie mobile Vers une redistribution des cartes La voix sur mobile, commodité dans les pays pement, qui répartit l’usage d’un même utilisateur sur avancés, encore vecteur de croissance ailleurs plusieurs unités de facturation, contribuent au phéno- En 2009, le monde comptait près de 4,5 milliards de mène. Les opérateurs, pour compenser la baisse de clients mobiles, soit un taux de pénétration supérieur à l’ARPU voix et restreindre le churn qui occasionne des 60 %, avec de fortes disparités selon les régions. En coûts importants, misent sur le développement des ser- Europe, la densité mobile est très élevée (proche de vices de données et de l’Internet mobile. Il leur reste 125 %) en raison d’une forte proportion de multi-équi- cependant à diversifier les usages – s’ils ne veulent pas pement : les clients prépayés, majoritaires, ont parfois se trouver réduits à être des fournisseurs de bande pas- recours à deux voire trois offres de cartes différentes. sante –, à imaginer des modèles de facturation et de À l’autre extrémité, l’Afrique/Moyen-Orient n’atteint rémunération efficaces sur le plan économique et à qu’une pénétration de 52,3 % : ce niveau peut pourtant gérer au mieux leurs capacités pour répondre aux paraître élevé, au regard notamment des densités sou- besoins qui émergent. vent très faibles d’accès fixe dans les pays de la région. …et nouvelle problématique pour les opérateurs En parc, les marchés chinois et indien constituent, et de Les risques de saturation des réseaux par les usages loin, les deux principales places mondiales : avec près de données sont de plus en plus pointés du doigt par les 750 millions de clients mobiles fin 2009, la Chine a vu analystes de ces marchés. Rationalisation de l’usage des son parc plus que doubler en cinq ans. En Inde, c’est par fréquences, densification des réseaux, couplage avec les 10 que le parc a été multiplié entre fin 2005 et fin 2009, technologies fixes sans-fil (Wifi)… sont autant de chan- pour atteindre 500 millions de clients mobiles. En 2009, tiers auxquels les opérateurs sont désormais attelés. les deux géants réunis abritent 28 % du parc mobile L’essor tant attendu de l’Internet mobile est aussi allé de mondial et ils ont accueilli un nouveau client mobile sur pair avec l’éclatement, du moins en partie, de leur stra- deux. Ils représentent néanmoins une part beaucoup tégie de contenus et de portail captif. L’utilisateur ayant moins importante en valeur, du fait d’un ARPU faible, librement accès à Internet depuis son mobile, les opéra- voire très faible pour l’Inde. Le développement des ser- teurs perdent peu à peu le contrôle qu’ils pouvaient vices 3G et de l’Internet mobile dans ces pays avoir auparavant sur ce que leurs clients pouvaient (licences 3G octroyées en janvier 2009 en Chine, procé- consulter voire acheter. dure en cours en Inde) devrait sans aucun doute soute- L’adoption par certains équipementiers d’un modèle nir la dynamique de ces marchés pour les années à venir. d’OS ouvert, permettant l’installation d’applications L’Internet mobile, nouveau relais de croissance… tierces via des plateformes de distribution, est un pas supplémentaire vers l’émancipation de l’utilisateur Alors que les pays émergents continuent de croître par mobile. Elle constitue un double défi pour les opéra- effet de volume, les pays plus avancés sont confrontés àAccès teurs : non seulement elle l’exclut de ce qui devrait une tout autre problématique. La voix mobile commutée constituer bientôt l’essentiel de la chaîne de valeur mais a atteint un plafond, parfois en trafic, régulièrement en elle risque également de le déposséder du contrôle des valeur : l’ARPU voix ne progresse pas, et diminue même opérations effectuées sur son réseau.82 le plus souvent. L’effet prix est évidemment le facteur principal, mais d’autres évolutions comme le multi-équi- > Contact : c.manero@idate.orgDigiWorld 2010 Les clients mobiles dans le monde (millions) 2007 2008 2009 2010 2013 North America 277 291 303 314 337 Europe 893 952 974 1 005 1 066 Source IDATE in “The world telecom services market“ France 55 58 60 62 67 Germany 97 107 108 111 118 Italy 90 91 89 90 90 Spain 50 52 55 57 61 United Kingdom 75 79 81 83 87 Asia-Pacific 1 379 1 739 2 117 2 443 3 105 China 547 641 748 845 1 069 India 234 347 513 651 892 Japan 101 106 111 114 119 Latin America 377 455 508 550 642 Africa/Middle East 378 484 573 661 882 Total 3 303 3 921 4 475 4 973 6 031
  • 83. La consommation en données mobiles augmente …Part des revenus non-voix dans les revenus mobiles au niveau mondialSource IDATE in “The world telecom services market“ Téléphonie mobile… profitant des nouveaux usagesÉvolution des abonnés à l’Internet mobile dans le monde 83 www.idate.orgSource IDATE in “The world telecom services market“
  • 84. 4.3 Internet fixe Montée en débit, nouveaux services ? Fin 2009, on estime que 476 millions d’internautes dans au troisième trimestre de l’année 47,3 % des accès haut le monde bénéficiaient d’une connexion haut débit, soit et très haut débit, devraient devenir majoritaires au 65,5 millions de plus en un an (+16 %). Par zone géo- cours de l’année 2010. Ces pays restent toutefois des graphique, la plus forte croissance se trouve en exceptions et les développements d’accès fibre en parti- Afrique/Moyen-Orient (+33 %) et la plus faible en culier demeurent limités : 6,8 millions d’accès Amérique du Nord (+6,3 %). À la même date, les accès (FTTH/FTTB et FTTN + VDSL) fin 2009 aux États-Unis sur haut débit représentaient près des trois quarts des accès 80,9 millions de connexions haut débit, 1 connexion Internet dans le monde. haut débit sur 56 en Europe de l’Ouest reposant sur un accès fibre. Au niveau mondial, les connexions FTTH/B L’accès ADSL encore dominant représentent à peine 8 % des abonnés haut débit. Sur le plan des technologies d’accès, l’ADSL reste la technologie majoritaire, représentant 61,4 % de l’en- … pour de nouveaux services à valeur ajoutée semble des connexions haut débit. Le développement La forte progression du haut débit ces dernières années du haut débit s’est en effet largement appuyé sur le a fait de l’accès à Internet une commodité voire un ser- réseau de cuivre existant chez les telcos au détriment du vice de base. Pour continuer à créer de la valeur ajoutée câble, pourtant première technologie véritablement dis- et augmenter leur ARPU, les fournisseurs d’accès, suivant ponible. Le câble représentait 57 % des moyens d’accès le modèle mis en place par Free en France, ont associé haut débit en 2000, mais seulement 19 % fin 2009. Aux plusieurs services aujourd’hui considérés comme tout États-Unis toutefois, les câblo-opérateurs ont toujours autant essentiels : l’accès à Internet, la téléphonie sur IP, été fortement impliqués dans le déploiement du haut souvent associée à des forfaits voix illimités vers les débit ; ils continuent de l’être avec toujours un peu plus fixes, ainsi que la télévision sur IP. Ces services de la moitié des accès. Par ailleurs et de manière plus triple play, bien que courants dans la plupart des pays large, l’ADSL, dont la dynamique a été portée par des avancés, dépendent encore fortement de la vitesse d’ac- dispositions réglementaires (obligation de dégroupage) cès et donc de la qualité des infrastructures. Aussi les et des pressions concurrentielles inédites, semble appro- progrès technologiques améliorant les débits disponibles cher d’un palier dans un certain nombre de marchés (VDSL2, ADSL2, FTTx) devraient-ils permettre à des ser- avancés. vices avancés déjà commercialisés (tels que la TVHD ou la VOD) d’augmenter leur pénétration globale ! L’émergence du très haut débit… En 2009, pour la première fois au Japon, le nombre d’abonnés FTTH a dépassé celui des abonnés ADSL. En Corée du Sud, les connexions FTTH/B, qui représentaient > Contact : b.carle@idate.orgAccès84DigiWorld 2010 Les abonnés haut débit fixe dans le monde (millions) 2007 2008 2009 2010 2013 North America 78 85 90 97 115 Europe 113 133 151 169 216 France 16 18 20 21 25 Germany 20 23 25 27 32 Italy 10 11 12 13 15 Spain 8 9 10 10 12 Source IDATE in “FTTx watch service“ United Kingdom 6 17 18 19 22 Asia-Pacific 131 157 190 225 342 China 66 83 105 126 180 India 3 5 8 13 40 Japan 28 30 32 33 35 Latin America 19 27 34 43 75 Africa/Middle East 6 9 11 15 24 Total 347 410 476 549 773
  • 85. Le DSL, toujours la technologie d’accès dominante…Accès haut débit par technologie dans le monde, fin 2009Source IDATE in “FTTx watch service“…alors que le FTTx commence à percer Internet fixeParc d’abonnés FTTx dans les grandes régions du monde 85 www.idate.orgSource IDATE in “FTTx watch service“
  • 86. 4.4 Terminaux mobiles Applications mobiles, le nouvel eldorado ? En 2009, le marché des terminaux mobiles a subi la crise, n’a en soi rien de nouveau, mais c’est le modèle écono- accusant au niveau mondial une baisse en volume de mique qui a évolué. Alors que l’opérateur japonais 5,5 % avec un peu plus de 1,13 milliard de téléphones NTT DoCoMo, au début des années 2000, proposait un vendus. Cette baisse générale du marché cache cepen- contenu commun à tous ses terminaux par le biais de dant deux évolutions. Tout d’abord, la croissance du seg- son service i-mode, Apple, en proposant son App Store, ment des terminaux d’entrée de gamme est tirée par la développe une plateforme commune à ses terminaux, demande dans les pays émergents, notamment la Chine fédérant et fidélisant ainsi des communautés de déve- et l’Inde qui ont, à eux deux, enregistré plus de 250 mil- loppeurs et d’utilisateurs. Dans ce nouveau modèle, lions de nouveaux clients mobiles. Ensuite, le segment l’opérateur est exclu du partage de revenus, le dévelop- des smartphones confirme son dynamisme avec 160 mil- peur recevant 70 % du prix qu’il a fixé. Début novembre lions d’unités vendues, soit une croissance de 8 % par 2009, les utilisateurs d’iPhone avaient accès à un cata- rapport à l’année 2008. La pénétration de ces téléphones logue de 100 000 applications pour un volume de télé- est inégale selon les zones géographiques. Avec près de chargement d’environ 2,3 milliards d’unités. Avec 32 % de smartphones parmi les terminaux mobiles ven- 14 614 applications disponibles à la même date, dus aux États-Unis, le pays arrive en tête de ce marché ; l’Android Market de Google s’affiche en seconde place. en Europe, cette part est de 20 %. Vers une redistribution des cartes Smartphones et applications mobiles, nouveau Les smartphones apparaissent à la fois comme facteur champ de bataille de diversification des usages permettant aux opérateurs L’introduction de l’iPhone par Apple en juin 2007 a fait mobiles de pousser l’utilisation de forfaits données illi- évoluer le marché en redéfinissant en partie les rapports mités sur leur réseau ainsi que certains services avancés de force à l’œuvre jusqu’alors. En proposant une expé- (géolocalisation, IPTV…), mais aussi comme facteur de rience de navigation mobile sur Internet différente et en risque et d’affaiblissement. En effet, l’opérateur perd un l’associant à une interface utilisateur repensée pour tirer certain contrôle sur ce que l’utilisateur fait de son termi- parti d’un écran tactile pouvant reconnaître plusieurs nal sur son réseau. En 2009, les opérateurs mobiles ont points de contacts à la fois, Apple a réussi en deux ans tenté de répondre à cette nouvelle problématique en et demi à s’adjuger une part de 18 % sur un marché où développant leur propre plateforme de distribution plusieurs concurrents (Nokia, RIM ou encore HTC) applicative. Face à la suprématie d’Apple et de son éco- étaient pourtant bien établis. Beaucoup des innovations système, il n’est pas exclu de voir en 2010 des alliances amenées par l’iPhone se retrouvent aujourd’hui dans les improbables se former. La mise en place d’une platefor- terminaux de ses concurrents, qu’il s’agisse de l’interfa- me de distribution commune à certains opérateurs voire ce entièrement tactile, de l’utilisation de l’accéléromètre équipementiers permettrait d’attirer plus de dévelop-Accès pour déterminer le mode d’affichage ou encore de la peurs et de favoriser une offre applicative concurrente à possibilité de naviguer sur Internet depuis son terminal celle proposée par Apple. Elle nécessiterait cependant de avec la même expérience utilisateur que sur un ordina- régler l’important problème que représente l’hétérogé- teur classique. Néanmoins, l’apport le plus impactant de néité du parc de téléphones. 2010 pourrait ainsi être86 l’iPhone a été sa plateforme de distribution d’applica- l’année de la fragmentation de l’offre… ou non. tions pour mobile permettant à tout utilisateur d’ajouter facilement de nouvelles fonctions à son terminal.DigiWorld 2010 La distribution d’applications/jeux/contenus sur mobile > Contact : b.carle@idate.org Source IDATE in “The rise of connected devices: netbook, mobile Internet devices, eReader“ Part des smartphones dans les ventes de terminaux mobiles 2007 2008 2009 2010 2013 North America (thousands) 155 193 148 988 138 154 147 428 166 890 % of smartphones 13.5% 24.7% 31.7% 36.3% 53.0% Europe (thousands) 184 149 189 440 178 912 183 668 213 631 % of smartphones 14.6% 19.3% 32.6% 40.0% 50.6% World (thousands) 1 136 000 1 200 000 1 108 378 1 182 000 1 510 000 % of smartphones 9.9% 12.3% 14.4% 16.8% 26.5%
  • 87. Une redéfinition du paysage concurrentielÉvolution des parts de marché des OS mobilesSource IDATE in “The rise of connected devices: netbook, mobile Internet devices, eReader“ Terminaux mobilesLes boutiques d’applications prennent du poidsÉvolution comparée du catalogue d’applications d’Apple et de Google 87 www.idate.orgSource IDATE in “Mobile Internet, turning usages into revenues“
  • 88. 4.5 Le satellite, réseau d’accès télécom Un complément aux solutions terrestres La préparation de l’arrêt de la diffusion de la télévision satellite sur le marché du haut débit est de miser sur la hertzienne analogique terrestre en Europe, les progrès complémentarité de couverture avec les réseaux ter- de la haute définition, soulignent le rôle clé du satellite restres en ciblant les zones blanches. Un positionnement sur le marché de l’audiovisuel. Mais si le cœur de l’acti- plus agressif de “pure player Internet“ peut cependant vité des opérateurs satellite reste la télédiffusion (70 % être envisagé dans certaines zones présentant un net à 75 % de leurs revenus), ces derniers tentent en per- retard dans la couverture du territoire par les réseaux manence de trouver de nouvelles niches susceptibles de haut débit (Afrique du Nord). Par ailleurs, dans toutes constituer des relais de croissance, notamment dans le les zones, un opérateur satellite peut se montrer oppor- domaine des télécommunications. tuniste en concluant des accords avec des opérateurs de plateformes DTH pour la commercialisation d’offres Les solutions d’accès à Internet par satellite couplées TV/haut débit. trouvent leur marché Depuis quelques années, les solutions bidirectionnelles Nouvelles opportunités sur les solutions se développent et permettent de s’affranchir de la liaison satellite hybrides mobiles téléphonique. Alors qu’elles étaient traditionnellement La technologie ATC, appelée communément CGC en proposées en bande Ku, la bande Ka a fait son apparition Europe (Complementary Ground Component) permet au en 2005. Son introduction, malgré quelques contraintes satellite de partager avec un réseau de répéteurs ter- techniques, permet un “renouveau“ du haut débit par restres le même spectre (en bande S dans le cas euro- satellite grâce à un modèle économique beaucoup plus péen), les opérateurs pouvant ainsi offrir des services favorable que celui lié à l’introduction de la bande Ku il indoor qui étaient auparavant impossibles technique- y a quelques années. Le prix des terminaux est un facteur ment compte tenu des atténuations dues aux bâtiments. clé dans le succès du haut débit par satellite en Par ailleurs, un standard de diffusion broadcast hybride bande Ka : il a été divisé par un facteur 6 en cinq ans. reposant sur une architecture mixte satellite/terrestre, le L’Europe, encouragée notamment par la Commission DVB-SH (diffusion satellite avec réseau de répéteurs ter- européenne, est engagée dans un vaste mouvement de restres) permet la télédiffusion de contenus vers des ter- réduction de la fracture numérique. Plusieurs pays minaux mobiles. (Irlande, Suisse, Italie, France, Royaume-Uni) ont annon- La Commission européenne a accordé deux licences cé des plans dans ce sens, même si chacun a fait des paneuropéennes en bande S à Solaris Mobile (issue d’une choix technologiques distincts, certains préférant favori- joint-venture entre Eutelsat et SES Astra) et à Inmarsat. ser les solutions sans-fil de type WiMax ou même 3G, Sur le marché des télécommunications mobiles, les d’autres optant pour la technologie satellitaire. De par modélisations de déploiement de réseaux terrestres ses caractéristiques (disponibilité immédiate, couverture démontrent que le satellite est une solution économiqueAccès nationale, débits élevés), le satellite est une technologie pour assurer les compléments de couverture pour les qui prend une place prépondérante dans la réduction de réseaux mobiles terrestres. la fracture numérique. Le risque de saturation des réseaux télécoms mobiles Complémentarité ou concurrence avec conduit enfin à envisager de dédier un réseau spécifique88 les réseaux terrestres sur le marché final ? aux programmes vidéo diffusés. Le satellite permet en Le potentiel de l’accès Internet par satellite varie assez particulier de couvrir plus aisément les zones rurales.DigiWorld 2010 fortement selon les marchés. De manière générale, le positionnement le plus pertinent pour un opérateur > Contact : m.baudry@idate.org, s.villaret@idate.org Tarifs d’abonnement mensuel au haut débit par satellite Source IDATE in “Broadband via satellite 2004 2009 Supplier/ Service upload/download speed Monthly rental Supplier/ Service upload/download speed Monthly rental in Europe and North Africa“ Sat2way 128 / 512 Kbps 99 € Sat2way Tooway 384 Kbps / 3.6 Mbps 30 € Sat2way 256 / 512 Kbps 159 € Sat2way Tooway 384 Kbps / 3.6 Mbps 100 € I-Sat 128 / 512 Kbps 155 € Vivéole Astra2 Connect 128 Kbps / 2 Mbps 70 € Aramiska 128 / 512 Kbps 299 € Vivéole Astra2 Connect 128 Kbps / 1 Mbps 40 € Net-Futureway 256 / 512 Kbps 359 € Avanti Broadband - / 2 Mbps 45 € Avanti Home 2000
  • 89. En Europe, des zones encore à couvrir notamment à l’EstTaux de couverture DSL dans les zones rurales Le satellite, réseau d’accès télécomSource IDATE in “Broadband via satellite in Europe and North Africa“Des coûts de bande passante sans cesse abaissésÉvolution du coût de la capacité sur satellite par Gbps 89 www.idate.orgSource IDATE in “Broadband via satellite in Europe and North Africa“
  • 90. 4.6 La convergence fixe - mobile dans les entreprises L’enjeu de la communication unifiée Un marché entreprise à exploiter La CFM : un relais de croissance Si la dynamique de diffusion mobile dans les grands pour les opérateurs ? marchés d’Europe de l’Ouest est restée jusqu’alors sou- En 2013, le marché total des services mobiles en entre- tenue, la croissance se joue maintenant sur du multi- prise devrait dépasser 23 milliards EUR dans les cinq équipement ou pour des usages M2M (Machine-to- principaux pays d’Europe de l’Ouest, malgré les effets Machine). L’ARPU continue ainsi de diminuer et ralentit de la crise sur la dynamique du marché en 2009 et 2010. la progression des revenus. Dans ce contexte contraint, Les revenus générés dans ces marchés à partir d’offres le marché des entreprises et, plus particulièrement en de services de convergence fixe - mobile pourraient son sein, les solutions de convergence fixe - mobile, s’élever à 900 millions EUR en 2013, soit moins de 4 % représente un enjeu particulier pour les opérateurs. du chiffre d’affaires global des services mobiles aux La proportion d’entreprises équipées en mobiles oscille entreprises. Ces offres de services pourraient toutefois entre 70 % et 80 % dans les cinq grands pays euro- permettre aux opérateurs de limiter la baisse de l’ARPU péens, mais le niveau d’équipement par actif est beau- constatée ces dernières années. coup plus bas. L’IDATE estime cette diffusion entre 25 et Mais le marché de la convergence fixe - mobile en entre- 30 % des effectifs occupés, soit entre 33 et 40 millions prise peine à décoller surtout du fait des surcoûts (en des 131 millions d’actifs recensés dans ce périmètre. termes d’investissements en équipements mais aussi au niveau des coûts d’exploitation) que peuvent représen- Une large gamme de terminaux CFM ter ces offres pour l’entreprise au regard des bénéfices L’ensemble des terminaux mobiles du marché peut être que les utilisateurs peuvent en tirer. En temps de crise utilisé pour les solutions de convergence de services notamment, la rationalisation des investissements n’in- avec des fonctionnalités basiques (VPN voix fixe et cite pas les entreprises à s’engager dans ce type de ser- mobile). L’intelligence repose sur le réseau de l’opéra- vices, d’autant que les offres proposées par les opéra- teur, qui intègre les numéros associés au plan tarifaire teurs ne sont pas toujours très lisibles et comparables. correspondant. Si l’entreprise peut percevoir un réel avantage dans une Dans le cadre des offres de convergence de services vision mono-fournisseur télécom (une seule facture, un avec des fonctionnalités avancées (sonnerie simultanée seul interlocuteur pour l’ensemble de ses solutions voix - des téléphones fixes et mobiles, fonctionnalités de pré- données, un seul centre support…), la crainte de négo- sence, messagerie instantanée…) et des offres de ciations plus difficiles lors du renouvellement des solu- convergence de terminaux, les opérateurs intègrent l’in- tions, que ce soit pour profiter de nouvelles offres voire telligence à la fois dans leurs réseaux et au niveau des pour changer de fournisseur, finit souvent par l’emporter. terminaux : les constructeurs intègrent notamment dansAccès Cette vision est renforcée chez les grands comptes, où certains de leurs téléphones mobiles des fonctionnalités l’on rencontre au contraire assez systématiquement une UMA ou SIP. volonté d’avoir plusieurs fournisseurs pour les diffé- D’une gamme de terminaux compatibles relativement rentes solutions télécoms de l’entreprise. La position de90 réduite, on est passé aujourd’hui à au moins une ving- mono-fournisseur peut ainsi constituer un frein pour taine de terminaux UMA et une grande variété de l’adoption des solutions de convergence fixe - mobile. smartphones GSM/Wifi supportant des applications deDigiWorld 2010 type SIP ou MGCP. > Contact : g.goudard@idate.org Marché des services mobiles professionnels dans les cinq principaux pays européens convergence in the business world“ (billion €) 2006 2007 2008 2009 2010 2011 Source IDATE in “Fixed-mobile France 4.6 4.8 4.8 4.5 4.5 4.9 Germany 6.3 6.5 6.5 6.2 6.1 6.6 Italy 3.4 3.5 3.6 3.4 3.3 3.6 Spain 2.4 2.5 2.5 2.3 2.4 2.8 United Kingdom 5.5 5.6 5.6 5.4 5.3 5.5 Total 22.3 22.9 23.0 21.9 21.6 23.3
  • 91. Un marché encore restreint mais qui prend de l’ampleurRevenus des services de convergence fixe - mobile en entreprise, en Europe La convergence fixe - mobile dans les entreprisesSource IDATE in “Fixed-mobile convergence in the business world“Des positionnements et offres variésPositionnement des opérateurs sur les offres de CFM de terminaux 91 www.idate.orgSource IDATE in “Fixed-mobile convergence in the business world“
  • 92. 4.7 Le Cloud Computing Un marché en mûrissement Le marché des centres de données formes de services repose sur l’adoption des principes en pleine mutation de virtualisation des applications et des machines. En Le marché des serveurs informatiques, qui constitue une effet, si les offres des acteurs du marché sont très brique de base du marché des centres de données, diverses, les outils de la communication unifiée propo- connaît une chute de 7 % en 2009, à 65,3 milliards EUR sés semblent ne pas avoir encore atteint leur plein au niveau mondial. Selon PAC, ce marché devrait enco- potentiel, avec des niveaux de diffusion, par exemple, de re diminuer, mais beaucoup plus légèrement, en 2010. 20 % pour la messagerie unifiée et de 6 % pour la ges- Dans un contexte généralisé de crise économique, les tion de présence au niveau des PME françaises. Mi- décideurs dans les entreprises restent prudents dans 2009, en dépit du “buzz“ commercial et éditorial fait leurs politiques d’investissements IT. Malgré cette situa- autour du marché du SaaS en entreprise, les niveaux de tion a priori peu favorable, l’infogérance de services diffusion effectifs dans les PME sont encore modestes : informatiques connaît de son côté une certaine vigueur, toutes familles d’applications confondues, elles ne sont qui s’explique notamment par une volonté d’optimisa- que 16 % à avoir souscrit ce type de service en ligne à tion des coûts et des process IT des entreprises : la crois- la demande, ce chiffre tombant même à 10 % si la mes- sance en 2009 a été de 3 %, à 165 milliards EUR. sagerie (service intégré dans l’abonnement de l’accès Parmi les acteurs les plus connus actifs sur le marché Internet) est exclue du périmètre. des centres de données, on retrouve les spécialistes de Pour l’heure, les solutions propriétaires, basées sur le la colocation (Equinix, Interxion, Telehouse…), les opé- modèle de licence, restent encore largement prédomi- rateurs télécoms et hébergeurs (OBS, Verizon, AT&T, nantes mais devraient peu à peu céder le pas aux ser- Infonet, NTT…), les infogérants (Capgemini, HP-EDS, vices en ligne, la virtualisation étant désormais au Atos, IBM, Tata). Ces acteurs proposent l’ensemble des centre des offres proposées par l’ensemble des acteurs infrastructures techniques aux éditeurs (Microsoft, du marché. Salesforce, Google…) et aussi aux nouveaux venus Le concept de SaaS, et plus largement celui du (Amazon, Rackspace, Rightscale…) qui sont en mesure Cloud Computing, restent très vagues pour les entre- de bâtir des plateformes de services et des services prises. Selon l’acteur Rackspace, environ 14 % des entre- associés pour leurs clients entreprises ou grand public. prises américaines et britanniques assimilent le Ces acteurs sont en effet en pleine structuration de leurs Cloud Computing à la technologie de virtualisation et 8 % offres afin de répondre aux demandes de virtualisation à un système de stockage en ligne. Un tiers des entre- des infrastructures et de gestion des applications. prises américaines et 27 % des entreprises britanniques SaaS en entreprise : un marché reconnaissent tout simplement ignorer comment utiliser à “évangéliser“ le Cloud Computing dans leur infrastructure informatique.Accès La mise en ordre de marche des industriels des télécoms et de l’informatique pour le développement de plate- > Contact : g.goudard@idate.org92DigiWorld 2010 Marché des serveurs et de l’infogérance dans le monde et en Europe (billion €) 2006 2007 2008 2009 2010 2011 World Sources PAC, IDATE 2009 Servers 69.6 71.7 70.5 65.3 64.7 66.5 IT outsourcing 141.1 152.2 160.1 165.0 172.7 183.6 European Union Servers 19.6 19.6 17.6 15.1 14.4 14.3 IT outsourcing 50.3 54.2 57.1 59.2 62.0 65.8
  • 93. Une diffusion du SaaS très variable selon les objetsDiffusion du SaaS dans les PME françaises en fonction des applicatifsSource IDATE in “Enquête PME 2009 : équipements et nouveaux usages TIC“ Le Cloud ComputingUn faisceau de facteurs contraignant l’adoption du SaaSPrincipaux freins à la diffusion du SaaS 93 www.idate.orgSource IDATE in “Enquête PME 2009 : équipements et nouveaux usages TIC“
  • 94. 4.8 Concentration et consolidation Reprise des grands mouvements Les mouvements de concentration/consolidation dans des activités auprès de repreneurs potentiels) et/ou l’industrie des réseaux et accès fonctionnent par cycle d’ouvertures, avec la recherche de cibles répondant aux depuis une dizaine d’années. Après l’emballement des objectifs fixés. En outre, la période de crise incite certes opérations à la fin des années 90 jusqu’au passage de les acteurs à un comportement prudent en matière d’in- l’an 2000 (emballement non seulement eu égard au vestissement mais elle offre aussi des opportunités pour volume de fusions/acquisitions mais aussi et surtout à des acquisitions à coût raisonnable. Enfin, les défis leurs montants exorbitants), l’éclatement de la bulle conjoncturels se mêlent aux enjeux plus structurels d’ac- Internet avait brusquement coupé court à cette frénésie tivité pour lesquels les acteurs ont souvent besoin de pour les grands rassemblements, les acteurs étant s’allier pour simplement assurer, sinon leur survie ce qui désormais (pré)occupés à panser les plaies profondes, serait parfois excessif, mais au moins leur développe- financières notamment, causées par ce retournement. ment de moyen et long terme. Parmi les exemples les À partir de 2004, alors que l’industrie reprenait des cou- plus récents chez les opérateurs, on peut mentionner la leurs, de nouvelles concentrations se sont dessinées, sur fusion envisagée des activités mobiles d’Orange et de un mode proactif (plutôt chez les opérateurs, à l’instar T-Mobile (groupe Deutsche Telecom) au Royaume-Uni. de la reprise par Telefónica des activités européennes de Chez les constructeurs, ce besoin de concentration O2) ou réactif (plutôt chez les équipementiers cette fois, semble encore plus impérieux pour résister non seule- comme dans le cas des fusions Alcatel-Lucent ou enco- ment à la dégradation des marchés au niveau mondial, re Nokia Siemens Networks). Dans cette période mais mais aussi à la concurrence de plus en plus forte en pro- un peu plus tard se dessinaient également des mouve- venance de grands pays émergents, en premier lieu ments au sein des marchés émergents avec, à la diffé- de la Chine. rence des transactions Nord-Sud menées traditionnelle- ment, des opérations entre pays du Sud, par exemple À quand des industries régionales ? dans la région Afrique/Moyen-Orient (Orascom, Reste dans ce concert d’opérations une interrogation Zain…) ; des opérations de plus grande ampleur enco- sur la création de véritables acteurs à vocation régiona- re, mêlant en particulier des opérateurs indiens (Bharti, le, en particulier sur le marché européen. Le plus avancé Reliance), sont régulièrement annoncées. en la matière – dans les services mobiles quasi exclusi- La crise comme révélateur vement – est sans doute Vodafone, avec une présence La crise économique, à partir de mi-2008, a mis à nou- directe et majoritaire dans 13 pays de l’Union euro- veau un frein à ces mouvements. Le ralentissement péenne, deux participations minoritaires en France et en devrait toutefois n’être que de courte durée. Plusieurs Pologne et des partenariats commerciaux avec des opé- facteurs conduisent les acteurs de ces marchés – opéra- rateurs locaux dans 10 autres pays, soit 26 pays sur 27. Les autres opérateurs paneuropéens, France Telecom,Accès teurs et équipementiers – à reprendre les transactions. Pour les opérateurs, l’effet de la crise a été relativement Deutsche Telecom, Telefónica et beaucoup d’autres de limité et la reprise pourra produire d’autant plus d’effets moindre taille, ne sont aujourd’hui présents que dans un qu’ils auront réussi à créer les conditions les plus favo- nombre limité de marchés, et l’on est dans tous les cas94 rables : cela passe par un questionnement en termes de encore loin d’un marché “unique“. positionnement stratégique, dont les réponses peuvent pousser à des recentrages (portant de fait sur le marché > Contact : d.pouillot@idate.orgDigiWorld 2010 Part des opérateurs historiques dans les revenus des services de téléphonie fixe en Europe 2004 2005 2006 2007 2008 France 72% 69% 70% 68% 67% Germany 57% 55% 51% 51% 47% Italy 62% 65% 64% 62% 61% Netherlands 75% 75% 73% 69% 64% Source IDATE Poland 96% 90% 81% 78% 74% Spain 72% 72% 73% 76% 79% United Kingdom 61% 57% 56% 57% 55%
  • 95. La concurrence sur le marché mobilePart de marché des opérateurs de réseau mobile dans les principaux pays industrialisés à fin septembre 2009 Concentration et consolidationSource IDATELa concurrence sur le marché des accès haut débitPart des opérateurs historiques dans le marché de détail (en parc) des accès haut débit 95 www.idate.orgSource IDATE
  • 96. DigiWorld 2010 Services et contenus grand public 96
  • 97. V Services et contenus grand public 97 www.idate.org
  • 98. 5 Services : les événements 2009 qui façonneront la décennie 2010Services et contenus grand public98DigiWorld 2010
  • 99. algré la crise, l’année 2009 a été riche L’introduction accéléréeM en ruptures. L’IDATE revient surquelques événements structurants pour le des téléviseurs connectés à Internet Les téléviseurs connectés connaîtront-ils ledéploiement des futurs services du succès escompté ? On peut être réservé surDigiWorld. Ils dessinent la recomposition en la transformation d’un équipement à la fia-cours de la chaîne de valeur de la commu- bilité réputée en terminal informatique. Lanication électronique. connexion du téléviseur à Internet sera, de notre point de vue, essentiellement indirec-La barrière technique qui séparait vidéo te, via l’ordinateur, la console de jeu ou unen ligne / ordinateur et vidéo d’une part, terminal multimédia dédié. Quoi qu’il entélévision broadcast / téléviseur d’autre soit, l’accès aux contenus du Web devientpart, disparaît. Après avoir intégré l’infor- possible, avec ses conséquences : mondiali-mation et la musique, Internet devient le sation du marché des images, déconnexionmarché pertinent de l’audiovisuel. Comme des consommateurs des réseaux tradition-pour les autres secteurs, la chaîne de valeur nels de télévision, distribution directe desen est raccourcie, et de nouveaux intégra- programmes par les producteurs.teurs concurrencent les groupes de télévi-sion pour la distribution des images. En Le succès des terminaux multimédiasamont, les agrégateurs de contenus ont personnelsatteint la taille critique pour peser sur l’éco- Malgré le succès des smartphones, le télé-nomie des réseaux, et prétendent au rôle phone portable n’est plus le seul terminald’opérateur virtuel de réseau. de référence de l’accès à l’Internet mobile. Sony et Nintendo font évoluer leursLes opérateurs traditionnels doivent se consoles portables vers des terminauxrefocaliser sur leurs métiers historiques. connectés multifonctions, qui permettentPour les groupes de médias, le contrôle des de louer un film en ligne ou de lire des clas- Introductionréseaux “managés“ traditionnels ne consti- siques de la littérature. Amazon ouvre sontue plus une barrière à l’entrée suffisante. Kindle, à l’origine exclusivement consacréLe contrôle des droits et la protection de aux livres électroniques, à de nouvellesl’interface utilisateur deviennent indispen- fonctions. Et Apple, début 2010, relance lesables. Pour les opérateurs de télécommu- concept de tablette, outil de navigation surnications, le simple transport de donnéesdoit évoluer vers la connectivité intégrée le Web, de bureautique simplifiée et de 99 divertissement.entre terminaux et la qualité de service de www.idate.orgbout en bout de l’Internet. Hulu démontre la pertinence du modèle de contenus premiumÀ défaut, l’intégration verticale, c’est-à-dire sur Internetle contrôle de bout en bout de la chaîne, Hulu, le site nord-américain de télévision depeut apparaître comme une réponse à la rattrapage, démontre que les contenus pre-concurrence des géants de l’Internet, par mium conservent leur valeur même diffusésl’érection de nouvelles barrières à l’entrée. sur le Web. Disney a rejoint au capital NewsMais outre qu’elle peut paraître dangereu- Corp. et NBC, ses premiers actionnaires. Etse au regard de la concurrence et nuisible les grandes entreprises d’édition musicale,à l’innovation, elle ignore l’objectif premier avec le lancement de Vevo aux États-Unisdes industries de contenus et des télécom- fin 2009, réinvestissent le marché de la dif-munications : maximiser la circulation de fusion des vidéo-clips, qu’elles avaientla vidéo. abandonné au profit de YouTube. En Europe
  • 100. 5 aussi, les groupes de contenus multiplient sans doute une part des usages nouveaux les initiatives, en particulier dans le domai- appelés à se développer. Mais la grande ne de la télévision de rattrapage. chance de la fibre serait une modification en profondeur des comportements des Le succès mondial d’Avatar en 3D consommateurs, avec le transfert en ligne Avatar, le film de James Cameron, justifie à du foyer numérique : le stockage sur le Web lui seul la numérisation des salles de ciné- des vidéos, de la musique, des photos... ma, qui souffraient jusqu’alors d’un déficit générera pour le consommateur un besoin de films motivant les investissements permanent de connexion et un trafic qui nécessaires. Il traduit aussi la conversion sera de plus en plus bidirectionnel. progressive des différents écrans à la 3D. À court terme, le micro-ordinateur pour les La croissance de 8,5 % des recettes jeux, et l’affichage pour la publicité, tireront publicitaires de Google en 2009 également parti du relief. Les perspectives Dans un marché publicitaire dépressif, sont plus lointaines pour la télévision : il Google aura vu son chiffre d’affaires pro- faudra probablement attendre la 3D sans gresser de 8,5 % en 2009, et de 17 % entre lunettes pour voir le développement d’un les derniers trimestres 2008 et 2009. Le marché de masse. résultat net annuel croît quant à lui de 54 %.Services et contenus grand public Google toujours plus près Google démontre un peu plus encore la per- d’un opérateur virtuel de réseau tinence de son modèle : qualité de la En lançant Google Voice, un service Web de recherche, simplicité du placement publici- centralisation des communications télépho- taire, transparence de la fixation des tarifs, niques assorti d’un numéro unique et per- investissements soutenus dans l’architecture manent pour le consommateur, Google technique, qui permet une croissance à coût accroît son empreinte sur le marché des marginal. Et, paradoxalement, c’est le succès services de télécommunications. En amont, même du géant de l’Internet qui constitue il est devenu un acteur incontournable des pour lui une menace, par les inquiétudes backbones. En aval, il développe des parte- qu’il fait peser sur l’ouverture à la concur- nariats avec des fournisseurs d’accès et rence du marché de la publicité en ligne. propose désormais ses propres téléphones Time Warner se sépare d’AOL, Comcast mobiles. C’est la relation client qu’il vise prend le contrôle de NBC Universal100 désormais, nouvel intermédiaire entre les telcos et le consommateur auquel il sera en Curieux chassé-croisé, qui voit le même mois de décembre 2009, un éditeur de contenusDigiWorld 2010 mesure de proposer d’abord des services de VoIP, ensuite des minutes de communica- se séparer de ses activités de fournisseur tions acquises en gros auprès des opéra- d’accès, et un fournisseur d’accès racheter teurs de télécommunications. une major hollywoodienne. Signe que l’inté- gration verticale Time Warner - AOL était à La pénurie de nouveaux services contretemps, et que, désormais, sécuriser ses sur la fibre contenus est indispensable pour se différen- Les lancements commerciaux de services cier sur le marché de l’accès ? Sanction plu- d’accès à Internet basés sur la fibre le tôt du virage raté par AOL, celui du haut confirment : il est difficile de discerner les débit, et constat que les câblo-opérateurs nouveaux services qui justifieront les inves- nord-américains voient se profiler la concur- tissements nécessaires au déploiement des rence non seulement des telcos, mais surtout nouveaux réseaux. La télévision en haute des services de vidéo en ligne. Comcast et définition et peut-être en relief constituent Verizon jouent avec les mêmes règles ;
  • 101. Apple, qui pourrait lancer un service de télé- les telcos, suit sa propre logique : court-cir-vision par abonnement pour un prix trois fois cuiter les réseaux en couplant serviceinférieur à celui que proposent les câblos ou et terminal. Introduction 101 www.idate.org
  • 102. 5.1 TV : la migration Internet L’industrie européenne menacée ? Les conditions de la migration de l’industrie vision numérique (l’essor des chaînes thématiques et de l’audiovisuel vers l’Internet sont réunies des bouquets payants, la multiplication des postes de La généralisation de l’accès haut débit crée les condi- télévision dans le foyer), la migration de la télévision sur tions du développement d’un Internet de la vidéo : des Internet ouvre une troisième phase, caractérisée par des consommateurs habitués à la consommation d’images modifications fondamentales de l’industrie : sur le Web, des solutions techniques qui donnent accès • le temps passé à consommer de la vidéo augmentera aux contenus Internet sur le téléviseur, un accès à (multiplication de l’offre, diversité des terminaux dis- Internet depuis le téléphone mobile, des contenus pre- ponibles) ; mium disponibles sur le Web, enfin, une qualité de ser- • le contenu, circulant largement au travers des réseaux vice qui s’améliore pour la vidéo sur Internet. sociaux, sera encore un peu plus “commoditisé“ ; Une innovation forte pour les services • les producteurs, face à la multiplication des canaux de Le modèle traditionnel de la télévision linéaire est remis diffusion, remettront en cause le modèle d’exclusivité qui en cause par une vague d’innovations : l’intégration des préside à l’exploitation des programmes audiovisuels; fonctionnalités Web 2.0 (réseaux sociaux, recommanda- • certains foyers renonceront aux réseaux “managés“ tions) ; le couplage service - terminal ; de nouveaux for- pour l’accès à la télévision. mats publicitaires basés sur la qualification et la sélec- Si, à la différence de la presse ou de la musique, l’indus- tion par l’utilisateur ; une interface utilisateur intégrant trie de l’audiovisuel investit dès aujourd’hui pour déve- chaînes, vidéos Internet et contenus personnels. lopper ses offres sur Internet, la migration vers le Web Les opérateurs issus des différentes industries (contenu, induira à court terme une destruction de valeur, en par- ticulier pour les services financés par la publicité. À laServices et contenus grand public EGP, informatique, télécoms) promeuvent différentes visions du futur des services de télévision : crise conjoncturelle de 2009 devrait donc succéder une • la vision “Télévision enrichie“ : des services de com- crise structurelle, avant que les contenus premium ne plément articulés autour des programmes premium et soient correctement monétisables sur Internet. des flux broadcast ; Sur un marché mondialisé par le Web, des menaces par- • la vision “Store“ : des outils logiciels ou services qui ticulières pèsent sur l’industrie européenne des pro- permettent l’accès aux services Web, la personnalisa- grammes. Alors que la réglementation régulera plus diffi- tion de la consommation et la circulation des pro- cilement des services délocalisés, reposant sur des offres grammes ; à la demande, les principaux producteurs mondiaux • la vision “Portail“ : de nouveaux agrégateurs qui – issus des États-Unis – pourront opter pour une distri- packagent les flux broadcast, les contenus personnels bution directe de leurs programmes, court-circuitant les et les services Internet ; chaînes européennes. Pour celles-ci, le contrôle de l’ap- • la vision “Media center“ : des solutions de stockage et provisionnement en programmes devient stratégique ; de transfert des contenus personnels. une consolidation des chaînes au niveau européen leur permettrait de disposer de la masse critique pour rivaliser Les fondamentaux de l’industrie avec le potentiel de production nord-américain. de la télévision fortement impactés102 Après la télévision analogique (quelques chaînes gra- tuites visionnées sur le téléviseur unique), après la télé- > Contact : f.leborgne@idate.orgDigiWorld 2010 Source IDATE, in “Television 2020, the Web migration“ Croissance du marché de l’audiovisuel dans les cinq principaux pays européens et aux États-Unis 5 major European countries (million €) 2008 2014 2020 Pay-TV 20 802 27 633 31 844 Advertising 20 522 21 047 21 885 Total 41 323 48 680 53 729 USA (million €) 2008 2014 2020 Pay-TV 77 191 85 720 80 980 Advertising 73 054 69 314 66 717 Total 150 245 155 033 147 697
  • 103. Raccourcissement de la chaîne de valeur et nouveaux intermédiairesLes visions du service de télévision du futurSource IDATE in “Next Gen TV, benchmark of new television services“ TV : la migration InternetLes nouveaux entrants sur le marché de l’audiovisuelPositionnement des acteurs de l’innovation 103 www.idate.orgSource IDATE in “Next Gen TV, benchmark of new television services“
  • 104. 5.2 Vidéo : après la haute définition, la 3D ? Quel est le bon modèle ? Différentes générations de 3D Enfin, pour apprécier la 3D, le consommateur devra Le concept de la stéréoscopie inclut toutes les tech- s’équiper d’un écran (téléviseur/moniteur) compatible. niques utilisées pour reproduire une perception du relief Quel réseau de distribution pour la 3D ? à partir de deux images 2D. La stéréoscopie est considé- La 3D peut modifier l’équilibre concurrentiel entre les rée comme la technologie de première génération de la différents réseaux. Les opportunités du marché de la 3D vidéo 3D native. L’autostéréoscopie, permettant de s’af- sont majeures pour le satellite, qui était le réseau pion- franchir du port de lunettes de visionnage, est présentée nier de la TVHD. comme le prochain format 3D. Compte tenu des contraintes capacitaires fortes, la dif- Le cinéma, premier marché de la 3D fusion de la 3D sur réseau câblé ne sera possible • Cinéma. Équipement des salles et production 3D se qu’avec une adaptation des réseaux comprenant la mise développent rapidement. Plus de 2 500 écrans 3D en œuvre de nouvelles technologies et le réaménage- étaient recensés à travers le monde fin 2008, soit près ment des fréquences. de deux fois plus qu’en 2007. La production de Avec l’arrivée de la 3D, les technologies xDSL attein- films 3D est en plein essor, portée par l’animation et dront plus rapidement leurs limites pour l’IPTV. La 3D par Hollywood. pourrait être l’un des “drivers“ de l’amortissement des • Télévision. Certains diffuseurs ont d’ores et déjà investissements liés à la fibre optique. annoncé des tests ou des lancements commerciaux (BS11, Digital, BSkyB, Orange, Telefónica). Une collaboration indispensable entre • Jeux vidéo. Il existe environ 300 jeux “3D Ready“ sur les différentes industries La collaboration entre les différentes industries (cinéma,Services et contenus grand public le marché. De nombreux systèmes permettent de transformer des jeux 2D en 3D, comme la technologie télévision, jeux, DVD, EGP, informatique) conditionnera Nvidia. Mais il faudra sans doute attendre les pro- la réussite de la 3D : chaines générations (entre 2011 et 2013) pour voir les • un premier scénario voit la 3D cantonnée au cinéma, fabricants de consoles s’emparer du phénomène 3D. à l’affichage extérieur ; • “Digital signage“ (affichage). En plein développe- • un deuxième scénario est centré sur le développement ment, ce marché constitue une opportunité non négli- de l’usage TV, via des chaînes de télévision, des ser- geable pour la 3D. vices de vidéo à la demande, et une nouvelle généra- tion de lecteurs DVD ; Adapter la chaîne audiovisuelle • Selon un troisième scénario, le plus favorable, la 3D Avec l’arrivée de la 3D, la chaîne technique audiovisuel- devient réellement multisupport. Le marché s’inscrit le devra s’adapter. dans un cercle vertueux où l’exposition maximale des En production, à l’instar du passage à la HD, les équipes contenus 3D favorise la consommation, elle-même devront s’équiper de nouvelles caméras avec deux facilitée par la mise à disposition d’une offre riche et objectifs. La 3D étant basée sur au moins deux flux, les variée de contenus 3D disponibles via de nombreuses équipes de postproduction devront traiter deux fois plus plateformes.104 d’images. En distribution, l’impact majeur consiste en une augmen- tation de la bande passante. L’industrie devra donc s’or-DigiWorld 2010 ganiser pour trouver de nouvelles ressources capacitaires. > Contact : s.girieud@idate.org Évolution du parc d’écrans 3D dans le monde (units) 2009 2010 2011 2012 2013 on data from ScreenDigest Source Screen Daily based Europe 1 774 2 460 3 044 3 610 4 002 Western Europe 1 519 2 101 2 602 3 073 3 405 Central and Eastern Europe 255 359 442 537 597 North America 4 112 5 808 6 934 7 507 8 468 Other 996 1 464 1 927 2 261 2 612 Total Worldwide 6 882 9 732 11 905 13 378 15 082
  • 105. La 3D, l’un des “drivers” du FTTxNiveaux d’encodage pour la TV 3D Vidéo : après la haute définition, la 3D ?Source IDATE in “3D Video, rollout conditions and scenarios“Vers un cercle vertueux : la 3D multi-plateformeTrois scénarios pour le développement de la vidéo 3D 105 www.idate.orgSource IDATE in “3D Video, rollout conditions and scenarios“
  • 106. 5.3 Jeux vidéo : toujours plus universels Quelle évolution pour l’intégration terminal - service ? Un modèle précurseur, qui a protégé l’industrie médias intéressés par le caractère économiquement Le marché des jeux vidéo se scinde entre les jeux pour attractif des jeux vidéo. PC (3,7 milliards EUR) et les jeux pour consoles (20 mil- Les constructeurs renforcent le rôle des liards EUR, consoles de salon et consoles portables consoles confondues). Ce dernier est caractérisé par une intégra- Face à cette nouvelle concurrence potentielle, les fabri- tion forte entre terminal et contenu, fondée sur des pla- cants de consoles (Sony, Microsoft, Nintendo) étendent teformes propriétaires. Ni la musique (à l’exception du les fonctionnalités de leurs services de jeux : développe- couplage iTunes/iPod), ni la télévision n’ont bénéficié de ment des jeux en ligne et des communautés de joueurs ; ces “walled gardens“, à l’heure de la migration vers la distribution dématérialisée des jeux vers les consoles dématérialisation. (Microsoft Live Arcade, Playstation Network ou Des facteurs d’ouverture WiiWare). L’intégration terminal - contenu est menacée par l’émer- Mais plus généralement, ils cherchent à faire évoluer (à gence de nouveaux modèles de consommation et de des degrés divers) le rôle de la console d’un terminal distribution dématérialisées des jeux. dédié vers un terminal de loisir, autour de portails de Sur téléphone mobile, Apple crée, avec son iPhone et contenus propriétaires. Ceci prend notamment la forme son magasin virtuel AppStore, un modèle semi-ouvert de services de vidéo : vidéo à la demande ou chaînes de qui ouvre aux éditeurs et aux développeurs un nouveau télévision. Microsoft, avec des accords de distribution marché pour les jeux sur terminal portable. avec Canal+ et BSkyB, apparaît particulièrement en Le jeu en ligne se développe d’abord sur le PC, platefor- pointe.Services et contenus grand public me ouverte, avec les jeux multijoueurs et les jeux occa- Un secteur qui devrait poursuivre sa croissance sionnels (“casual gaming“) disponibles sur Internet. Ce Le secteur des jeux vidéo continue d’enregistrer des segment bénéficiera de la variété grandissante des cata- résultats prometteurs dans un contexte économique logues de jeux, de la cohabitation de modèles écono- morose. En fin d’année 2008, les ventes de jeux et de miques stimulant la concurrence et de stratégies tari- consoles dans les bacs ont battu des records. Le chiffre faires multiples et agressives, allant du free-to-play à d’affaires des ventes d’équipements (consoles de salon, l’abonnement premium. consoles portables) s’élève à 15,9 milliards EUR ; celui Par ailleurs, le jeu vidéo s’inscrit au cœur du Web com- des ventes de logiciels (sur ordinateur, console de salon, munautaire et social ; il sera un des initiateurs du Web console portable, téléphone mobile et Internet) s’élève à intelligent. L’intégration de techniques de datamining 33,3 milliards EUR. dans les services de jeux en ligne offrira en effet la pos- La zone EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) reste sibilité de mieux comprendre les usages des joueurs en la plus consommatrice de jeux vidéo sur terminaux construisant une fonction de demande et de consom- dédiés ; la zone Asie/Pacifique est largement en tête en mation individuelles. termes de chiffre d’affaires généré sur Internet et sur Au-delà du PC, le développement des jeux en streaming téléphone mobile. (qui nécessitent uniquement un terminal d’interaction),106 en particulier sur le téléviseur, offre une nouvelle plate- forme ouverte aux éditeurs ainsi qu’aux groupes de > Contact : l.michaud@idate.orgDigiWorld 2010 Marché mondial des jeux vidéo par région (million €) 2009 2010 2011 2012 2013 Source IDATE, in “World Asia/Pacific 12 283 13 387 14 454 15 824 17 652 video game market“ EMEA 20 056 19 854 19 045 19 014 22 366 Latin America 2 092 2 208 2 262 2 353 2 748 North America 17 336 16 174 15 008 15 784 18 588 Total 51 767 51 623 50 769 52 975 61 354
  • 107. Un marché tiré par les ventes de jeuxVentilation du marché mondial des jeux vidéo Jeux vidéo : toujours plus universelsSource IDATE in “World video game market“Une nouvelle phase de croissance avec la prochaine génération de consolesParc installé de consoles portables et de salon 107 www.idate.orgSource IDATE in “World video game market“
  • 108. 5.4 L’irrésistible croissance de la publicité en ligne Vers la fusion média - hors média ? La combinaison des différents supports pour une tarification à la performance. Les annonceurs publicitaires exercent également une pression à la baisse sur les Support de communication hybride, Internet offre aux tarifs du “display“, alors que le montant des CPM se annonceurs des supports de publicité média (le “dis- situe déjà à un niveau très bas, surtout en comparaison play“, incluant affichage en ligne, vidéo, “rich des autres supports publicitaires. media“…) et hors-média (liens sponsorisés, e-mailing, Publicité en ligne : un marché mondial net petites annonces…). Selon son objectif de communica- de 59 milliards EUR en 2012 tion, la marque préférera un format média (pour tra- vailler son image, sa notoriété et sa visibilité auprès Progressant à un taux de croissance annuel moyen de d’une audience ciblée large), généralement facturé au 19,6 % entre 2009 et 2012, le marché mondial de la CPM, ou un outil hors-média (pour générer du trafic publicité en ligne atteindra 58,8 milliards EUR nets en qualifié, souvent dans le but de déclencher des ventes) 2012, soit 15 % des dépenses médias des annonceurs. traditionnellement tarifé au CPC. Dans les années à venir, Internet sera globalement le Les acteurs de la publicité en ligne doivent améliorer support le plus dynamique du marché publicitaire mon- leurs outils de ciblage et de contextualisation pour dial, qui progressera dans l’ensemble à un rythme faible accroître la pertinence et l’efficacité des messages publi- (2,7 % par an entre 2009 et 2012). Le développement citaires délivrés aux internautes. Globalement au point du marché reposera sur la croissance continue du depuis 2008, les solutions de ciblage comportemental nombre d’internautes et des usages (augmentation duServices et contenus grand public pourraient constituer une réponse appropriée à cet temps passé en ligne, diversification des usages Web…) impératif. Ces techniques, qui offrent l’avantage de ne et sur la numérisation des investissements des annon- pas nécessiter l’exploitation des données personnelles ceurs. Les marques consacreront en effet une part de des utilisateurs (elles reposent essentiellement sur les plus en plus importante de leur budget de communica- cookies), visent à établir des profils de consommateurs tion aux canaux numériques (Internet et mobile). Ces et des itinéraires de navigation types afin de délivrer la transferts vers le Web se feront pour partie aux dépens bonne publicité à la bonne personne, au bon moment et des médias traditionnels, mais surtout au détriment du au bon endroit. hors-média offline. Technique de marketing hors-média, le “search marke- La crise économique va globalement être ting“ représentera d’ailleurs plus de la moitié du marché bénéfique au Web mondial de la publicité en ligne en 2012, soit 31,3 mil- La croissance du marché de la publicité en ligne est liards EUR. Les revenus nets du “display“ continueront nourrie par les transferts de budget des annonceurs des de progresser en valeur absolue pour atteindre 21,2 mil- médias traditionnels et du hors-média offline (national liards EUR en 2012. En dépit du poids de plus en plus mais aussi local) vers le Web, et plus spécifiquement important des liens sponsorisés, la part de marché du vers le marketing direct en ligne (liens sponsorisés). Ce “display“ au niveau mondial se maintiendra aux alen-108 phénomène de report budgétaire devrait être accéléré tours de 36 % grâce au développement des formats par la crise économique, qui incite les annonceurs à vidéo et “rich media“. arbitrer en faveur d’Internet.DigiWorld 2010 Les dépenses de publicité en ligne se modifient cepen- dant sous l’effet de la conjoncture économique avec, de la part des annonceurs, une demande de plus en forte > Contact : t.sauquet@idate.org Évolution du marché mondial de la publicité en ligne dans les cinq grands pays européens the global online advertising market“ Source IDATE, in “Online advertising, 2009 2010 2011 2012 Web users (millions) 180 188 196 202 Net online advertising revenues (millions €) 8 120 9 300 10 816 12 847 Overall advertising market (millions €) 61 125 61 639 63 112 64 903 Online advertising’s share in the overal advertising market 13.3% 15.1% 17.1% 19.8% Growth rate of the online advertising market 18.5% 14.5% 16.3% 18.8% Growth rate of the overal advertising market -1.8% 0.8% 2.4% 2.8%
  • 109. L’automatisation, facteur clé de succès du marketing direct en ligneLa chaîne de valeur du search marketing L’irrésistible croissance de la publicité en ligneSource IDATE in “Online advertising, the global online advertising market“Le marketing direct domine la publicité en ligneVentilation du marché mondial de la publicité en ligne par format aux États-Unis 109 www.idate.orgSource IDATE in “Online advertising, the global online advertising market“
  • 110. 5.5 Web 3D Du monde virtuel au Web immersif Les applications émergentes du Web 3D nomique. L’approche freemium est de plus en plus mise Après le son, l’image et la vidéo, le Web s’enrichit désor- en œuvre, avec un premier niveau d’accès gratuit et un mais de représentations totales ou partielles (objets) en second niveau sous forme payante pour plus de sécuri- 3D temps réel. La première application du Web 3D en sation ou plus de personnalisation. termes de revenus est le jeu vidéo, qui assure avec suc- Le marché des objets virtuels, dans les mondes virtuels cès une transition du monde offline vers le monde onli- (notamment chez Cyworld en Corée du Sud et chez tous ne, autour notamment des jeux massivement multi- les acteurs comme Habbo), mais aussi dans la message- joueurs. Le plus grand succès du Web 3D en nombre rie instantanée avec QQ ou le jeu avec MobageTown, d’utilisateurs se situe toutefois du côté des mondes vir- pèse plus de 2 milliards USD en 2009. Ce modèle attire tuels, en vraie 3D ou même le plus souvent en 2.5D. Il désormais bien au-delà du monde du Web 3D. Les existe plus d’une centaine de mondes virtuels en action, grands acteurs du Web 2.0 comme Facebook ou Bebo avec des positionnements très différents en termes de cherchent à développer des solutions similaires pour cibles d’utilisateurs et de thématiques. valoriser les pages de profil utilisateur. Les développements autour des services de simulation La création de contenu comme principal sont pour l’instant bien moins avancés : obstacle à un déploiement plus large • le “serious gaming“, autour de l’e-learning appliqué à L’évolution des industries des télécommunications et de différents secteurs verticaux pour l’apprentissage de l’EGP vont permettre de proposer à un large public des l’utilisation de machines par exemple ; solutions Web 3D avancées. Certaines solutions • les représentations géographiques numériques devraient même à terme s’appuyer sur un modèle de comme Google Earth ou PagesJaunes en 3D, cher-Services et contenus grand public type “cloud“, permettant de se contenter de “streamer“ chant à proposer une vision réaliste en 3D de nos une scène 3D comme une vidéo. La situation est plus villes, et qui doivent faire face à la concurrence des délicate sur mobile, avec des processeurs plus lents sans photos satellite, obliques ou prises de vue depuis une carte graphique, mais elle devrait progressivement voiture (à la Streetview) ; s’améliorer avec l’accroissement des performances des • l’e-commerce, qui s’appuie sur la 3D pour proposer terminaux. une visualisation plus complète des objets, un essaya- Mais le Web 3D doit encore faire face à la complexité ge par un mannequin virtuel ou encore une visite dans technico-économique de la création de contenus 3D un magasin virtuel (Kinset). dans un environnement temps réel. Les connaissances Certains cherchent à aller encore plus loin dans l’exploi- nécessaires (programmation, script et développements tation de la 3D sur le Web, avec une vision complète du 3D) sont encore rares chez les développeurs. Le volume Web et de ses principaux services en 3D, comme IMVU de contenu est donc plus faible qu’en photo ou en vidéo, sur la messagerie instantanée ou Yoowalk sur la naviga- pour lesquels le grand public dispose déjà d’outils de tion page à page. Mais un passage complet à la 3D pour création adaptés. Peu de services peuvent réellement tous les services reste peu réaliste pour des raisons réutiliser du contenu 3D déjà développé en offline ; il d’usage et d’ergonomie. faut donc créer de toutes pièces des nouveaux contenus.110 Le développement de nouveaux modèles économiques pour le Web Le Web 3D, notamment autour des mondes virtuels etDigiWorld 2010 des jeux en ligne, a su innover en termes de modèle éco- > Contact : v.bonneau@idate.org Marché mondial de la publicité sur les jeux en ligne, par région virtual worlds to the immersive Web“ (million €) 2009 2010 2011 2012 2013 Source IDATE, in “3D Web, from North America 146 164 200 255 313 EMEA 137 152 187 228 273 Asia/Pacific 130 147 190 245 297 Latin America 13 16 22 29 38 Total 426 479 599 757 921 Online Game Advertising Spending / Game Advertising Spending 59.5% 61.6% 63.4% 64.6% 65.3%
  • 111. Adapter le Web à la 3DChaîne de valeur technologique du Web 3DSource IDATE in “3D Web, from virtual worlds to the immersive Web“Les mondes virtuels, application privilégiée du Web 3DSegmentation des mondes virtuels en fonction de l’âge moyen des utilisateurs et du nombre de visiteurs actifs Web 3D 111 www.idate.orgSource IDATE in “3D Web, from virtual worlds to the immersive Web“
  • 112. 5.6 Le foyer numérique, enfin La mère de toutes les batailles ? Capter la relation avec le consommateur • “Silos“. Un écosystème propriétaire combinant plu- Le foyer numérique, marché composite, met en présence sieurs terminaux et des services et contenus exclusifs. des industries diverses qui convergent vers la conquête • “Store“. Des terminaux intégrant l’accès à des bou- des composantes du foyer numérique : terminaux, ser- tiques de contenus et services en ligne. vices adossés à ces terminaux et contenus. Pour chacune Le devenir de chacune de ces visions dépend d’une série d’elles, le foyer numérique constitue la possibilité de de facteurs : consolider ses activités et de les développer : • les solutions de stockage resteront avant tout locales • pour l’EGP : développer l’interconnexion des appareils dans les cinq prochaines années ; de la gamme et intégrer les services de contenus aux • le pilotage du foyer numérique : les fonctions simples appareils ; doivent être accessibles directement depuis le télévi- • pour les opérateurs de télévision à péage : compléter seur, mais l’interface principale de pilotage des termi- l’offre par des contenus et services over-the-top (OTT) naux du foyer numérique restera l’ordinateur et, dans pour garder le contrôle de l’environnement TV ; une moindre mesure, le téléphone mobile ; • pour les fabricants de consoles : intégrer le service et faire de la console un “media center“ ; • les principales fonctions du foyer numérique ne seront pas intégrées au téléviseur, mais logées dans un ter- • pour les fabricants de set-top boxes multimédias : minal spécifique assurant l’interface entre l’ensemble intégrer set-top box et contenu ; des terminaux du foyer, disposant d’une fonction de • pour les acteurs de l’informatique : promouvoir le ser- stockage, et ouvert sur l’Internet ; veur multimédia ; • l’accès à un éventail de services élargi et la possibilitéServices et contenus grand public • pour les fournisseurs d’accès à Internet : intégrer les pour l’ensemble des éditeurs de contenus d’être dis- fonctionnalités techniques du foyer numérique ; tribués s’imposera face à l’intégration terminal - • pour les acteurs de la domotique : intégrer le multi- contenu ; média aux réseaux domotiques ; • le foyer numérique est principalement un marché de • pour les acteurs de l’Internet : imposer sur les termi- vente de matériel. Néanmoins, il existe un marché du naux un OS orienté Web. service, capté marginalement par des installateurs Cinq visions du foyer numérique… indépendants. • “Home server“. Un pilotage centralisé du foyer par Pour l’IDATE, aucune vision du foyer numérique n’est en un terminal spécifique, stockant les contenus person- mesure de s’imposer durablement. Chaque configura- nels, connecté à Internet et aux différents terminaux tion dispose d’atouts et d’inconvénients, et la part de de lecture, sans contenu propriétaire. marché de chaque configuration évoluera en fonction • “Seamless“. Une interconnexion de terminaux com- des progrès des solutions et de l’éducation progressive patibles permettant des configurations variées du des consommateurs. foyer numérique, sans serveur central. • “Home-in-the-cloud“. Des terminaux équipés d’un112 OS orienté Web, permettant l’accès à l’ensemble des contenus et services en ligne. > Contact : l.michaud@idate.orgDigiWorld 2010 Ventes de terminaux connectés en Europe Source IDATE, in “Connected TV, digital home booster“ (million €) 2009 2010 2011 2012 2013 TV Display 2 274 4 187 6 851 9 648 12 616 STB (Cable, satellite, terrestrial, IPTV) 463 425 320 293 301 DMA 45 101 185 285 397 DVD Components 95 144 235 344 470 DVR 102 235 532 847 1 181 Audio Components 163 358 521 628 733 Home Consoles 4 451 3 493 2 356 1 856 2 781 Smartphones 6 942 8 761 12 509 14 264 15 063 Other Nomad Devices 4 125 3 483 3 318 3 418 3 980 Computers 33 218 32 990 33 290 33 383 33 500 Total 51 879 54 176 60 117 64 966 71 022
  • 113. L’intégration terminaux - contenus est-elle le futur du foyer numérique ?Visions du foyer numériqueSource IDATE in “Connected TV, digital home booster“ Le foyer numérique, enfinÀ terme, un foyer numérique en ligne ?Roadmap du foyer numérique 113 www.idate.orgSource IDATE in “Connected TV, digital home booster“
  • 114. 5.7 Internet mobile Du décollage des usages à la croissance des revenus ? Les usages se développent enfin… l’horizon 2012-2013, apporteront une amélioration 95 millions d’utilisateurs en Europe en 2009, 55 millions décisive. aux États-Unis : l’usage d’Internet sur téléphone mobile • L’autonomie des terminaux portables ne progresse se développe enfin, au-delà des marchés pionniers pas aussi vite que les nouveaux usages, fort consom- comme le Japon et la Corée du Sud. Il résulte de la com- mateurs d’énergie. binaison d’une série de facteurs favorables : • Les opérateurs mobiles doivent créer les formules tari- • la diffusion des smartphones (15 % des ventes mon- faires pour les utilisateurs mobiles en prépayé. diales de téléphones mobiles, plus de 30 % aux États- • Les applications disponibles sont trop orientées vers Unis ou en Europe) ; les loisirs, et pas assez vers des services pratiques spé- • les progrès en matière de logiciels : sous l’influence cifiques au mobile. des nouveaux entrants comme Apple ou Google, l’en- Transformer les volumes en revenus semble des OS progresse ; Le défi est maintenant de transformer les usages en • les magasins d’applications, qui proposent services et revenus. L’Internet mobile génère des revenus supplé- contenus : Apple a créé le marché avec son AppStore, mentaires pour les opérateurs : le marché mondial de qui offre plus de 100 000 applications. Les fabricants l’accès à l’Internet mobile représente 31 milliards EUR et les opérateurs mobiles reproduisent tous ce modè- en 2009, dont les deux tiers pour la zone Asie/Pacifique le, même si les applications sont plutôt un argument (le Japon seul représentant près de la moitié du marché marketing pour faciliter la vente des terminaux mondial). Les revenus de l’accès à l’Internet mobile qu’une source significative de revenus. représenteront plus de 50 % de la croissance des opé- • Les tarifs plus attractifs : le surcoût de l’accès àServices et contenus grand public rateurs mobiles entre 2009 et 2014. Internet est généralement inférieur à 10 EUR par mois, Le m-commerce est encore dans une phase d’émer- et les offres illimitées se généralisent, toutefois avec gence, et ne générera des revenus significatifs qu’à des volumes plafonnés et certains services interdits. moyen terme. • La couverture 3G s’est améliorée, même si elle n’est Les applications payantes se développent : le marché pas complète. L’incidence de la 3G sur l’usage de mondial représente de l’ordre de 3,3 milliards EUR en l’Internet mobile n’est d’ailleurs pas clairement éta- 2009, en particulier dans le domaine du jeu. Mais le blie (26 % seulement des utilisateurs mobiles en potentiel est probablement limité au-delà des contenus Europe ont accès à la 3G). premium, en particulier parce que le modèle gratuit …mais des progrès restent nécessaires domine l’Internet fixe. La publicité sur mobile reste modeste mais représente Il reste néanmoins des obstacles pour atteindre réelle- un réel potentiel de croissance, quand les annonceurs ment un marché de masse : auront pris la mesure du développement des usages. Le • Les débits restent insuffisants, en particulier pour les marché devrait croître rapidement, de 3 milliards EUR utilisateurs avancés, et en comparaison avec l’Internet en 2009 à 11 milliards EUR en 2013. sur réseau fixe. À court terme, le Wifi peut être une114 solution, en particulier pour les usages à domicile. Mais ce sont le LTE et les autres technologies qui, à > Contact : v.bonneau@idate.orgDigiWorld 2010 Source IDATE in “Mobile Internet, turning usages into revenues“ Marché mondial des mobiles par segment (million €) 2007 2008 2009 2010 2013 Mobile revenue 503 794 541 085 560 619 587 819 670 772 Mobile data revenues 88 802 109 156 125 800 147 526 212 397 Mobile Internet access revenues 22 811 27 001 30 871 37 011 60 126 Share of mobile Internet access revenues over mobile data revenues 25.7% 24.7% 24.5% 25.1% 28.3% Share of mobile Internet access revenues over total mobile revenues 4.5% 5.0% 5.5% 6.3% 9.0% Mobile Internet advertising revenues 917 1 503 2 038 2 924 9 848 Mobile apps revenues 1 494 2 323 3 303 4 581 10 862 Total mobile Internet service revenues (excluding content) 2 411 3 826 5 342 7 504 20 710 Share of mobile Internet services revenues 9.6% 12.4% 14.8% 16.9% 25.6%
  • 115. La qualité de service, premier enjeu des opérateurs mobilesFreins à l’usage de l’Internet mobileSource Motricity Internet mobileMagasin d’applications ou intégration de services ?Positionnement stratégique des principaux fabricants 115 www.idate.orgSource IDATE in “Mobile Internet, turning usages into revenues“
  • 116. 5.8 IPTV sur FTTx Quel est le bon modèle ? L’IPTV confronté aux limites de l’ADSL le permet d’améliorer l’expérience TV de l’utilisateur et L’IPTV permet la distribution de chaînes de télévision en d’y ajouter quelques services autour de la consomma- linéaire ou en différé, la vidéo à la demande, mais aussi tion simultanée. des applications et services interactifs liés au flux TV ou De plus, l’usage de la télévision est en pleine évolution, déconnectés de celui-ci. ouvrant la voie à la montée en débit et aux innovations Les caractéristiques des technologies xDSL, et en parti- de services, services qui participeront à l’augmentation culier les contraintes de débit et de distance réparti- de l’ARPU des opérateurs télécoms, et donc à la renta- teur - abonné, ne permettent pas d’apporter des ser- bilité des déploiements fibre. Cette rentabilité potentiel- vices de qualité équivalente pour tous les abonnés. Les le est un argument supplémentaire pour les opérateurs technologies très haut débit lèvent cette contrainte. qui choisissent de se lancer dans la course aux débits Grâce à ses propriétés techniques, et notamment la per- avant que leurs concurrents ne le fassent. formance de ses débits montants et descendants, la fibre optique apporte de nombreuses améliorations aux Le potentiel d’innovation de l’IPTV services d’IPTV par rapport au xDSL. Les réseaux FTTx Les opérateurs doivent innover et lancer de nouveaux – et surtout FTTH – sont en effet à même de : services IPTV pour mieux maîtriser la chaîne de valeur • faire progresser de façon globale la qualité des ser- de l’IPTV. Pour cela, continuer à déployer les réseaux vices IPTV à un niveau optimal et constant (meilleure fibre est indispensable pour innover et capter de la qualité d’image, rapidité et fiabilité accrues…), per- valeur dans l’IPTV. La captation de valeur passe notam- mettant ainsi l’essor de la haute définition et de la 3D ; ment par les publicités interactives et ciblées, les appli- • supporter des usages TV simultanés au sein d’un cations interactives comme le T-commerce, ou par leServices et contenus grand public même foyer sur des téléviseurs différents ; renforcement de leur rôle dans les contenus. Mais il • faciliter le développement des services interactifs. s’agit aussi d’intégrer aux offres IPTV les contenus OTT. Si les opérateurs télécoms n’innovaient pas assez vite, Pas de rupture dans les offres de service ou n’ouvraient pas leurs set-top boxes aux contenus dis- Force est de constater la relative similitude des offres ponibles, on pourrait assister à une emprise des acteurs IPTV sur FTTx et sur xDSL, et l’absence de rupture d’usa- du Web ou des fournisseurs de services OTT sur le mar- ge sous-jacente à ces offres. Il semblerait donc qu’il n’y ché de la télévision. ait pas de “killer application“ de l’IPTV réservée aux Si les technologies FTTx ne modifient pas le marché de offres sur la fibre. l’IPTV, elles sont en revanche indispensables aux opéra- La fibre est la technologie indispensable pour supporter teurs télécoms pour faire face aux évolutions du marché la simultanéité des usages Internet et TV, ainsi que l’exi- de la télévision, créer de la valeur et maintenir ou ren- gence de qualité de plus en plus importante des forcer leur place dans la chaîne de valeur de l’IPTV. consommateurs, mais elle n’est pas liée à une applica- tion clé qui justifierait à elle seule son déploiement. L’IPTV est sans doute aujourd’hui le principal argument de vente de la fibre sur le marché résidentiel puisqu’el- > Contact : m.battier@idate.org116DigiWorld 2010 Evolution des foyers IPTV IDATE in “Pay-TV, the premium television market in Europe“ (million households) 2008 2009 2010 2011 2012 2013 Europe 9.0 13.0 16.7 19.4 21.6 23.2 North America 3.8 5.3 6.2 6.9 7.7 8.5 Latin America 0.6 0.8 0.9 1.1 1.2 1.4 Asia/Pacific 6.9 10.2 13.5 17.1 20.2 22.3 World 20.3 29.3 37.3 44.5 50.7 55.4
  • 117. TV enrichie ou Internet sur le téléviseur ?Les usages de la télévision de plus en plus interactifsSource IDATE in “IPTV services, advantages of FTTx, key issues for operators“L’IPTV : un nouveau réseau managé IPTV sur FTTxChaîne de valeur de l’IPTV et place des opérateurs télécoms 117 www.idate.orgSource IDATE in “IPTV services, advantages of FTTx, key issues for operators“
  • 118. 5.9 Usages des TIC : les quatre scénarios de l’IDATE Accès Internet et solutions hybrides L’IDATE imagine l’évolution des usages TIC au travers de cation apparaissent, qui intègrent la vidéo, la biométrie quatre scénarios. et l’Internet des objets. Scénario 1. Le repli, l’e-bernation Scénario 3. Eco-cooning, le citoyen écologique Dans un contexte de repli sur la cellule familiale, et d’une Dans un contexte où les déplacements sont limités, l’in- relative carence de l’offre de services, l’individu se dividu accède à son travail, fait ses courses, commu- concentre sur le divertissement numérique. Les usages nique, se divertit et fait ses démarches administratives à Internet sont plutôt en stagnation, en particulier la créa- partir de son lieu d’habitation. tion de contenus, car le consommateur est vieillissant et L’individu investit dans des équipements high-tech : passif. Les TIC se développent donc peu, et le temps numé- home-cinéma, écrans haut de gamme. Les contenus rique est plutôt gagné sur le temps de travail et de trans- sont distribués via un réseau domestique performant, port, en raison du chômage et de la crise énergétique. dans une logique client/serveur (stockage sur un serveur Les usages Internet restent basés sur le divertissement central consultable de n’importe quel terminal). numérique à moindre coût, et les usages en mobilité Le lien social est préservé de manière virtuelle : les sont restreints. Les achats en ligne stagnent, pénalisés réseaux sociaux ont un poids majeur dans la communi- par la méfiance des internautes et la faiblesse du pou- cation des individus, qui appartiennent à de multiples voir d’achat. communautés virtuelles et participent au Web au travers de ces multiples identités. Scénario 2. Le nomade connectéServices et contenus grand public Les TIC connaissent un fort développement, et les indi- Scénario 4. Les tribus, la e-citadelle vidus y consacrent beaucoup de temps et de budget, L’usage des TIC est très inégal. L’équipement est hétéro- aussi bien pour des usages pratiques, de communication gène selon le groupe, avec une tendance à l’équipement ou de loisirs. Les TIC occupent les temps de nomadisme personnel. Dans les tribus les plus nomades, les TIC ser- et de déplacement, qui sont multiples. vent essentiellement à garder le contact avec la com- Les contraintes énergétiques ont été levées par des munauté d’origine ; les échanges s’appuient alors sur un solutions innovantes pour l’alimentation des terminaux. réseau social fermé qui sert de plateforme de communi- Les contenus sont stockés en ligne et accessibles de cation et de participation. Dans les tribus aisées, les TIC tous les terminaux. Le mobile est indispensable à la vie sont intégrées dans la vie quotidienne avec des services quotidienne. Il peut prendre plusieurs formes, être haut de gamme, alors que dans d’autres groupes plus “greffé“ ou intégré dans les vêtements. La consomma- pauvres, l’usage est plus réduit. L’usage du mobile est tion personnelle est intense. centré sur les fonctions de communication, notamment pour se connecter à sa communauté. Mais l’Internet Les réseaux sociaux, interconnectés, deviennent les pla- mobile est peu développé. teformes intégrées de la vie numérique, de manière L’usage d’Internet est basé sur des communautés fer- ouverte et sécurisée. Ils servent de portail d’entrée pour mées. Tous les échanges, les achats, la navigation se font l’accès aux services : communication, divertissement…118 Ils sont unifiés fixe - mobile, et servent d’identifiant pour sur la plateforme de réseaux sociaux privés protégés. L’aspect de protection numérique de ces réseaux est tous les autres services en ligne. essentiel, avec des communications cryptées.DigiWorld 2010 Le consommateur retransmet sa vie en direct. Cependant, la méfiance par rapport à l’État limite le L’adhésion massive aux technologies d’identification déploiement des techniques d’identification. permet une offre de services personnalisés et la régula- tion de la vie sociale. De nouveaux modes de communi- > Contact : s.pernet@idate.org Quelques indicateurs clés des usages TIC en 2020 selon les scénarios de l’IDATE in current usage, adoption of new innovations“ Source IDATE in “Use-It Trend Book, Changes Scenario 1 Scenario 2 Scenario 3 Scenario 4 Withdrawal, The connected Eco-cooning and Tribes, i-bernation Nomad the Eco-citizen the e-Fortress % of households with ultra high-speed Internet 15% 40% 60% 10% % of individuals with mobile Internet access 80% 100% 100% 80% Video time (hours per week) 46 37 41 42 Internet time (hours per week) 15 25 30 20 % on the go 10% 40% 7% 30%
  • 119. Le commerce électronique, un usage trans-générationnelUsages d’Internet selon l’âge aux États-Unis en 2008 Usages des TIC : les quatre scénarios de l’IDATESource Pew InternetNomadisme et connectivité, facteurs clés du marché des TICQuatre scénarios de développement des usages 119 www.idate.orgSource IDATE in “Use-It Trend Book, Changes in current usage, adoption of new innovations“
  • 120. DigiWorld 2010 Chronique DigiWorld 120
  • 121. Chronique DigiWorld 121 www.idate.org
  • 122. Janvier • IBM acquiert l’éditeur français de logiciels ILOG Il demande aussi la protection de la justice pour ses pour environ 340 millions USD. Par cette transaction, filiales en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. IBM “complète sa palette d’offres“ de logiciels, • L’opérateur nordique TeliaSonera veut être l’un des son activité la plus rentable, comme il l’a fait en premiers au monde à lancer un réseau mobile LTE rachetant le canadien Cognos ou le suédois dès 2010, avec le soutien des équipementiers Telelogic. Ericsson et Huawei. Il dispose déjà de pilotes sur • Avec plusieurs années de retard, le gouvernement les villes d’Oslo et Stockholm. chinois attribue les licences 3G aux trois plus grands • Batelco, Bahrain Telecommunications Company, opérateurs du pays. Le géant China Mobile se voit annonce son entrée sur le marché indien de la imposer le standard TD-SCDMA, développé par des communication mobile en acquérant 49 % de S Tel, entreprises locales. China Unicom, tout juste fusionné un nouvel entrant sur le marché indien des mobiles, avec China Netcom, se voit, de son côté, attribuer la pour 225 millions USD. norme UMTS tandis que China Telecom, l’opérateur • STC, Saudi Telecom Company, remporte la troisième historique de téléphonie fixe, utilisera le standard licence mobile du Bahreïn, pour 320 millions USD. CDMA 2000. China Mobile a annoncé un programme d’investissement de 58,8 milliards CNY • Annonces de réductions d’effectifs. (6,5 milliards EUR) en 2009 pour la mise en place de - Le fabricant finlandais de composants télécoms son réseau (60 000 stations relais couvrant 238 villes). Elcoteq annonce la suppression de 5 000 emplois • Le gouvernement portugais signe un accord avec dans le monde (un quart de son personnel) et la Portugal Telecom, ZON Multimedia, Sonaecom et fermeture de quatre usines aux États-Unis, en Russie, en Roumanie et en Chine. Oni. Les opérateurs vont investir 1 milliard EUR en 2009 pour déployer des réseaux de nouvelle - Toujours en déficit, Motorola a décidé de supprimer génération, aidés par une ligne de crédit de immédiatement 4 000 emplois, qui viendront 800 millions EUR fournie par le gouvernement. Cette s’ajouter aux 3 000 postes dont il avait déjà annoncé annonce fait partie du plan de relance de l’économie la disparition fin octobre 2008. nationale annoncé en décembre 2008. - Dans le cadre d’un important plan de rationalisation, • Le groupe américain Verizon Wireless finalise Microsoft va supprimer 5 000 emplois, dans l’acquisition de son concurrent Alltel, qui va faire de la plupart des activités du groupe.Chronique DigiWorld lui le N°1 des télécommunications mobiles aux - Philips va supprimer 6 000 emplois dans le monde et États-Unis devant AT&T. Verizon Wireless, société espère, grâce à l’ensemble de son plan, économiser commune du groupe américain Verizon (55 % du 400 millions EUR par an. capital) et du britannique Vodafone (45 %), avait - Sprint Nextel accentue ses réductions d’effectifs annoncé en juin 2008 l’acquisition d’Alltel pour et va supprimer 14 % de ses effectifs, soit 28,1 milliards USD, dont 5,9 milliards USD en 8 000 personnes, avec un objectif d’économie numéraire et 22,2 milliards USD en reprise de dette. de 1,2 milliard USD par an. • Le consortium formé par Etisalat, l’opérateur - 3 000 réductions de postes sont annoncées chez historique des Emirats Arabes Unis, à 49 %, et un l’éditeur de progiciels allemand SAP, 4 500 chez fonds souverain iranien, Tameen Telecom, à 51 %, le fabricant franco-italien de semi-conducteurs122 remporte la troisième licence mobile en Iran, pour STMicroelectronics, 3 400 chez l’américain 300 millions EUR. Texas Instruments.DigiWorld 2010 • Sudatel, la société soudanaise de téléphonie, • La Commission européenne propose d’allouer démarre, sous la marque “Expresso Sénégal“, 1 milliard EUR au développement du haut débit ses activités dans le mobile, le fixe et l’Internet au en zones rurales. Ces crédits seront mobilisés par Sénégal, au titre de la troisième licence de téléphonie l’entremise de l’actuel fonds européen de qui lui avait été octroyée en septembre 2007 par les développement rural pour combler les “zones autorités nationales. blanches“ (30 % des habitants des zones rurales • Le canadien Nortel Networks se place sous la n’ont pas accès aux réseaux haut débit). protection des tribunaux contre ses créanciers au • Étranglé par une dette de 2,1 milliards EUR, Canada et aux États-Unis dans une ultime tentative Thomson la renégocie et va céder 1 milliard EUR de restructuration avant un possible démantèlement. d’actifs.
  • 123. JanvierDeutsche Telekom s’allie avec EdgeCast sur le marché du CDN Le Content Delivery Network “Tier 1“, comme Level 3 ou Mais il s’agit aussi, pour les (CDN), un service de distribution Global Crossing) sont les telcos, d’une avancée vers un de contenus Internet qui gestionnaires des grandes modèle économique biface, ou garantit (dans une certaine artères du Web. Ces opérateurs “two-sided“. Alors que des mesure) la qualité de service interconnectent leurs réseaux, investissements dans les grâce notamment à un réseau selon le principe du peering réseaux (fibre, LTE) sont de serveurs qui rapprochent le (un échange de trafic sans nécessaires pour faire face contenu de l’utilisateur, est contrepartie monétaire). Tous les à la croissance du trafic, faire longtemps resté une affaire de autres opérateurs achètent de la progresser le revenu par spécialistes, et en particulier capacité, c’est le marché du consommateur demeure d’Akamai, le leader mondial. transit. incertain malgréQuand, en janvier 2009, Ce schéma est bousculé par les l’enrichissement des services qui Deutsche Telekom annonce qu’il nouveaux opérateurs issus du lui sont proposés. Un service de commercialisera les services de monde des services Internet. CDN permet de valoriser auprès CDN d’EdgeCast, il rejoint la Google ou Comcast sont de fournisseurs de services liste des telcos qui investissent désormais à l’origine de l’accès à une qualité de service ce marché, dont Level 3, AT&T, volumes de trafic comparables garantie et à une base Tata Communications mais aussi à ceux des opérateurs “Tier 1“. d’abonnés. Comcast. Deux raisons Ils “peerent“ avec eux, La limite du modèle “two-sided“ expliquent ces mouvements des diminuant d’autant le marché réside dans le degré telcos vers les prestations de du transit. Pour contrebalancer d’intégration verticale du telco transport à valeur ajoutée. la dévalorisation de cette dans les services : s’il développeLe marché des backbones connaît fonction de transit, les telcos une offre de contenus exclusifs, une profonde évolution. Dans développent des offres à plus il pourra difficilement proposer l’architecture originale de forte valeur ajoutée que le une offre de CDN aux autres l’Internet, un groupe limité simple transport de données, fournisseurs de contenus. d’opérateurs de comme par exemple le CDN. télécommunications (dits Contact : v.bonneau@idate.org Les principaux opérateurs de backbone (“Tier 1“) Janvier 123 www.idate.org Source Atlas, Internet Observatory 2009 annual report, University of Michigan, Arbor Networks, Merit; based on anonymous ASN (origin/transit) data
  • 124. Février • La Corée du Sud va se doter d’ici 2013 d’un réseau technologiques sans-fil Wavecom, national en fibre optique qui permettra de décupler à 218 millions EUR. la vitesse de téléchargement sur Internet, a annoncé • Le Conseil des ministres allemand adopte le plan la Commission Coréenne des Communications (KCC). haut débit proposé par le gouvernement fédéral et Ce projet coûtera au total plus de les hauts représentants de la branche allemande des 34 000 milliards KRW (19,2 milliards EUR) financés télécommunications, qui prévoit une couverture haut en très grande partie par le secteur privé débit à 100 % pour fin 2010, et un taux de (18,5 milliards EUR) et à la marge par le raccordement des foyers de 75 % en 2014 et gouvernement (730 millions EUR). Ce réseau 100 % en 2018. s’appuiera sur un “câble en fibre optique amélioré relié à tous les foyers“. • Alcatel-Lucent et Ericsson sont les deux • Le groupe franco-italien STMicroelectronics et le équipementiers retenus par Verizon Wireless pour suédois Ericsson ont finalisé la fusion de leurs le déploiement de son réseau LTE, appelé à succéder activités dans les technologies sans-fil pour les au réseau actuel en technologie CDMA. Les services fabricants de terminaux, qui misent de plus en plus pourraient être lancés en 2010. Le contrat devrait sur l’Internet mobile. L’opération a été achevée selon se chiffrer à terme à plusieurs milliards USD. les termes de l’accord annoncé le 20 août 2008. La • Le câblo-opérateur américain Charter Communications coentreprise aura son siège à Genève et emploiera dépose son bilan en vue de se restructurer, après près de 8 000 personnes. avoir négocié avec certains créanciers une réduction • Le moteur de recherche Google veut revendre la de sa dette, et demande à être placé sous la participation de 5 % qu’il a prise en 2006 au capital protection de la loi sur les faillites (chapitre 11). du portail AOL, filiale de Time Warner. Payée alors • Alors que la chute des recettes publicitaires frappe 1 milliard USD, cette participation a été dépréciée durement l’ensemble des chaînes de télévision, le de 726 millions USD au dernier trimestre 2008. gouvernement espagnol décide de lever les • Un tribunal arbitral sous l’égide de la LCIA (London restrictions aux concentrations dans l’audiovisuel Court of International Arbitration) condamne privé. Jusque-là, un groupe déjà propriétaire d’une le polonais Elektrim à verser 1,876 milliard EUR chaîne de télévision ne pouvait détenir plus de 5 % à Vivendi en réparation du préjudice subi dans le du capital d’une autre. Désormais, la seule limiteChronique DigiWorld cadre de leur investissement dans l’opérateur mobile fixée aux acteurs du secteur est de ne pas dépasser polonais PTC. le seuil de 27 % d’audience, Madrid souhaitant • Vodafone a conclu un accord avec garder au moins trois opérateurs privés de stature Hutchison Whampoa en vue d’une fusion de leurs nationale. La nouvelle règle du jeu devrait donc activités respectives en Australie au sein d’une filiale favoriser les concentrations. 50/50, VHA (Vodafone Hutchison Australia). • Léquipementier de télécommunications • La FCC a autorisé Time Warner à créer un spin-off de Nokia Siemens Networks décroche des contrats son activité de câblo-opérateur, Time Warner Cable, dun montant total de 880 millions EUR pour des N°2 du secteur aux États-Unis derrière Comcast. réseaux de téléphonie mobile (GSM et 3G) auprès La maison mère répond ainsi aux sollicitations des des opérateurs chinois China Mobile et124 marchés en se concentrant sur les contenus médias. China Unicom. • La quatrième licence mobile du Gabon (2G/3G) est • Le groupe norvégien Telenor est condamné par une attribuée à Bintel, l’opérateur mobile du Bahreïn,DigiWorld 2010 cour dappel russe à verser environ 1,7 milliard USD pour une durée de 15 ans. Bintel a l’intention de de dommages et intérêts à lopérateur mobile russe lancer les services au cours du troisième trimestre VimpelCom. Il va faire appel de cette décision. 2009, avec un investissement initial de 50 millions USD. • Lopérateur allemand Deutsche Telekom sapprête à fusionner ses activités de téléphonie fixe et mobile • Le groupe de médias américain Liberty Media va en Allemagne, suivant ainsi lexemple de nombreux investir jusqu’à 530 millions USD pour sauver son autres grands opérateurs. compatriote Sirius XM, un opérateur de radio par satellite menacé de faillite, avec une option pour • Microsoft, qui compte toujours simposer dans une participation à hauteur de 40 %. Cette aide les moteurs de recherche sur Internet, relance lidée de dernière minute permet à l’opérateur de radio dun rapprochement avec le portail Yahoo!. d’éviter à la fois un dépôt de bilan et une éventuelle • Maroc Telecom, filiale de Vivendi Universal, est prise de contrôle par EchoStar, le principal déclaré adjudicataire provisoire de lappel doffres concurrent de DirecTV (que contrôle LibertyMedia). pour lacquisition de 51 % du capital de la Société • Le groupe canadien Sierra Wireless annonce des Télécommunications du Mali (Sotelma) par le succès de son OPA amicale, en France et aux le gouvernement du Mali, avec une offre de États-Unis, sur le fournisseur français de solutions 252 millions EUR.
  • 125. FévrierTime Warner se sépare d’AOL - Comcast rachète UniversalEn décembre 2009 s’achève la Internet, en s’arc-boutant sur alternative plus crédible aux scission entre Time Warner et des débits limités et une offre abonnements de télévision à AOL. En 2000, la fusion entre le de contenus propriétaires. péage proposés par les groupe de médias (production Une position logique, à l’heure câblo-opérateurs. Menacé par audiovisuelle, édition) et où les fournisseurs d’accès les grands studios (qui également câblo-opérateur, et le s’interrogent sur la monétisation proposent avec Hulu l’accès fournisseur d’accès à Internet de l’accroissement des débits gratuit à leurs séries le illustrait une stratégie proposés à leurs clients, mais lendemain de leur diffusion à d’intégration verticale supposée décalée par rapport à la l’antenne), en concurrence répondre à la convergence des dynamique concurrentielle frontale avec Apple qui prépare services annoncée par le tout IP. du marché. le lancement d’un bouquet deDix ans plus tard, c’est un constat AOL comptait près de 25 millions chaînes via iTunes, il deviendrait d’échec : la mise en œuvre des d’abonnés avant la fusion avec urgent pour un distributeur de synergies escomptées entre Time Warner ; il n’en totalise conserver une offre différenciée production et distribution de plus qu’environ 6 millions pour ses abonnés. contenus s’est heurtée aux fin 2009. Le contexte a changé, les logiques propres à chaque Mais la stratégie d’intégration interrogations restent les métier. Un producteur de verticale n’est semble-t-il pas mêmes : Comcast parviendra-t-il contenus a vocation à être caduque : en décembre 2009 à tirer des synergies effectives présent sur le plus grand également, General Electric cède de l’intégration de NBC nombre de plateformes de le contrôle majoritaire du Universal, ou les modèles distribution ; à l’inverse, un groupe de médias économiques de chaque distributeur se doit de proposer NBC Universal (le network NBC, industrie prévaudront-ils ? les meilleurs contenus et des chaînes thématiques, un Sony avait aussi joué la carte services à ses abonnés, quels réseau de télévisions de l’intégration verticale en qu’en soient les producteurs. hispaniques) au câblo-opérateur rachetant le studio Columbia :En parallèle, AOL a également raté nord-américain Comcast. la maîtrise des contenus ne lui le virage du haut débit, ignorant L’objectif pour Comcast : s’assurer a pas permis de renforcer l’évolution de la demande vers le contrôle de contenus exclusifs, significativement sa position sur le “always on“, l’ouverture vers à l’heure où l’essor de la vidéo le marché de l’électronique l’ensemble des contenus sur Internet constitue une grand public. Contact : f.leborgne@idate.org Évolution du nombre d’abonnés à AOL dans le monde Février 125 www.idate.org Note: End of year except for 2009: Q2 Source Company Reports
  • 126. Mars • Intel et TSMC (Taiwan Semiconductor • Le gouvernement japonais lance un projet de Manufacturing Company) annoncent la signature “mesures d’urgence“ de soutien au développement, d’un accord de principe qui devrait permettre à au déploiement et à l’utilisation des technologies de la société californienne de pénétrer de nouveaux l’information et de la communication, qui pourrait marchés dans le domaine de la mobilité avec l’appui atteindre 200 milliards JPY (plus de 1,6 milliard EUR) du premier fondeur mondial de semi-conducteurs. sur trois ans, dans le cadre des budgets de relance Cette alliance prévoit notamment une coopération déjà envisagés. Le but est de créer de 300 000 à portant sur les plateformes technologiques et les 400 000 emplois et de multiplier par deux la taille solutions à base de “system on chip“ ou SOC. du marché à l’horizon 2020. • Après l’allemand Qimonda fin janvier, c’est • L’opérateur sud-africain MTN lance un service de l’américain Spansion, ex-joint-venture d’AMD et de banque sur téléphone mobile, “MTN MobileMoney“ Fujitsu et qui accumule les pertes depuis sa création, (paiement et consultation de compte par SMS), dans qui se met sous la protection du chapitre 11 de la loi 21 pays d’Afrique et du Proche-Orient, misant sur le sur les faillites. L’entreprise est le premier fabricant faible accès des populations des pays émergents aux de mémoires flash de technologie NOR (très utilisées banques traditionnelles. Le service sera étendu dans les téléphones mobiles), avec une part de rapidement aux 20 pays africains où MTN est marché estimée à 38 %. présent, dont l’Ouganda, le Nigéria, le Cameroun, • GlobalFoundries, la coentreprise fondée par le la Côte d’Ivoire, avec une base de 90 millions fabricant américain de composants électroniques d’abonnés. AMD et le fonds souverain émirati ADIC (Abu Dhabi • Cisco annonce son entrée sur le marché des serveurs Investment Company), à laquelle AMD cède ses d’entreprise, en s’associant avec Intel au sein d’une activités industrielles, sera l’unique entreprise de initiative baptisée “Unified Computing System“. fabrication (fonte) de semi-conducteurs basée aux États-Unis. Elle emploiera à son lancement • Vodafone et Orange externalisent la gestion de leur 2 800 employés dans le monde. réseau mobile au Royaume-Uni, auprès du groupe suédois Ericsson pour sept ans pour le premier • Le fabricant de puces électroniques (transfert de 350 employés de Vodafone à Ericsson) NXP Semiconductors (ex-Philips) a signé un accord et de Nokia Siemens Networks pour cinq ans pour avec le fabricant français de cartes à puces GemaltoChronique DigiWorld pour lui transférer ses activités de services pour le second (transfert de 470 employés vers NSN et mobiles. un sous-traitant). • La SSII indienne Satyam lance le processus de vente • L’équipementier télécom américain Cisco acquiert de 51 % de son capital, dont 31 % au titre d’une la société Pure Digital Technologies, fabricant des augmentation de capital. petites caméras adaptées à Internet connues sous le nom de Flip Video, pour environ 590 millions USD • Google confirme ses ambitions dans les en actions. télécommunications. Google Voice est un service qui propose à ses utilisateurs américains “un numéro • Le géant britannique de la téléphonie mobile unique pour toute la vie“ pour gérer leurs appels Vodafone et son concurrent espagnol Telefónica téléphoniques fixes et mobiles, aux États-Unis vont partager leurs infrastructures de réseaux126 comme à l’étranger, ainsi que leurs SMS. en Allemagne, Espagne, Irlande et Royaume-Uni, et sont par ailleurs en discussions avancées concernant • Le réseau social Bebo, acheté il y a un an par AOL, la République tchèque.DigiWorld 2010 la filiale du groupe de médias Time Warner, pour 850 millions USD, et fortement implanté au • L’éditeur français de jeux vidéo Infogrames annonce Royaume-Uni, en Nouvelle-Zélande et en Irlande la vente de sa participation de 66 % dans la (au total, 22 millions de visiteurs uniques chaque coentreprise créée récemment avec le japonais mois), veut étendre sa présence dans cinq pays Namco Bandai, se désengageant ainsi des activités européens continentaux : France, Italie, Allemagne, de distribution en Europe et en Asie pour se Espagne et Pays-Bas. concentrer sur les jeux en ligne.
  • 127. MarsL’heure de la VoIP mobile a-t-elle sonné ?L’essor très rapide de l’usage des qu’il s’agit de mettre à opérateurs pour assurer la données mobiles, favorisé par la disposition à grande échelle la fourniture de services au plus disponibilité croissante de bande passante, la latence et la grand nombre et avec un niveau réseaux 3G, par l’augmentation qualité de service nécessaires à de qualité de service suffisant, des vitesses de téléchargement la fourniture de services aussi - alors que dans le même temps et par la disponibilité de sensibles que la VoIP mobile. les bénéfices tant pour les terminaux de type smartphone utilisateurs que pour les mieux adaptés comme l’iPhone, 2. La VoIP mobile en est opérateurs n’apparaissent pas ont été autant d’éléments encore à ses balbutiements. clairement. favorables dans un contexte de Les solutions de VoIP mobile saturation des marchés des actuellement proposées 4. La VoIP mobile devrait services mobiles dans les pays présentent de réelles contraintes se généraliser lorsque trois avancés d’Europe et d’Amérique pour les utilisateurs en termes conditions seront réunies : du Nord. De nombreuses de facilité d’usage et de (i) l’existence de solutions applications populaires de disponibilité du service. En effet, managées de VoIP optimisées l’Internet fixe (moteurs de le service ne fonctionne que et stables, (ii) la généralisation recherche, messagerie dans un environnement 3G des accès HSPA (iii) le instantanée, jeux…) ont été semi-nomade ou dans des zones développement des réseaux LTE transposées avec succès à couvertes en Wifi en l’absence en zone dense. l’environnement mobile, de mécanismes de handover 3G La tendance de long terme d’une favorisant le développement des à 2G, 3G à Wifi ou entre unification des communications usages. Mais c’est la voix sur IP opérateurs. Ces solutions voix et électroniques (email, (VoIP) qui, sans conteste, est au provoquent également une messagerie instantanée, réseaux cœur du plus grand nombre utilisation plus intensive des sociaux…) capitalisant sur les d’attentes et interrogations tout batteries des téléphones mobiles fonctionnalités de présence et en étant l’objet des spéculations et ne fonctionnent pas de localisation produira de vrais les plus folles. Notre sentiment nativement sur de nombreux bénéfices utilisateurs mais aussi toutefois est que l’heure de la terminaux. pour les opérateurs. VoIP sur mobile n’a pas encore 3. Les offres actuelles de VoIP Cela sera rendu possible par sonné, et ce pour un certain mobile : une solution à la l’émergence de solutions nombre de raisons. recherche d’un problème ? managées de VoIP qui1. VoIP mobile et fixe sont Les réseaux 3G ont été à l’origine permettront, grâce à lade faux jumeaux. conçus pour fournir des services priorisation des paquets voix :Même si l’on peut tirer des leçons de transport de données sur une - d’adresser les défaillances des intéressantes sur les conditions base “best effort“ ainsi que des offres actuelles de VoIP mobile, Mars de succès de la VoIP fixe, en services voix basés sur - d’optimiser l’utilisation des particulier les facteurs l’approche éprouvée de circuits ressources réseau afin de ne pas d’acceptation par le marché commutés (dérivée du GSM). faire peser de contraintes sur (expérience utilisateur simple et universelle, qualité de service Introduire la VoIP mobile dans cet environnement sous contrainte l’essor d’autres services de données mobiles, 127 acceptable, prix attractif), il reste impose : - et de capitaliser sur les plus www.idate.org que les réseaux fixes et mobiles - de surmonter des problèmes hauts débits rendus possibles ont des caractéristiques techniques et de qualité de par la généralisation du HSPA intrinsèques très différentes. Les service que les services et l’essor du LTE en zone dense. contraintes de l’environnement classiques de voix sur mobile mobile en termes de bande ont évités par construction, Contact : f.pujol@idate.org passante et de capacité - de bouleverser les équilibres imposent de réels défis dès lors complexes mis en place par les
  • 128. Avril • Le moteur de recherche Google annonce • News Corp. a annoncé qu’il allait porter sa le lancement d’un fonds de capital risque, participation au capital de la chaîne allemande de Google Ventures, pour la création ou le télévision payante Premiere à 30,5 %, en acquérant développement de start-up dans divers domaines 30,7 % des titres proposés dans le cadre de la tels qu’Internet, les logiciels, le matériel informatique, nouvelle augmentation de capital de la chaîne les technologies vertes, les biotechnologies, la (411,6 millions EUR). santé... Les investissements pourront atteindre • Les principaux actionnaires de PCCW, dont son PDG plusieurs dizaines de millions USD pour un fonds Richard Li, ont renoncé à leur rachat du groupe doté d’environ 100 millions USD à sa création. hongkongais de télécommunications, pour • France Telecom annonce son intention de prendre 2,1 milliards USD, après la décision de la justice 100 % de l’opérateur mobile égyptien Mobinil, de bloquer l’opération. après la condamnation du groupe égyptien • Le groupe Internet américain Yahoo! a annoncé Orascom Telecom à vendre sa participation au la fermeture dans l’année de GeoCities, un outil groupe français. gratuit de création de sites Internet que Yahoo! avait • Les États-Unis ont lancé un programme qui doit acheté plus de 3 milliards USD il y a dix ans. permettre à terme de fournir des connexions Internet • Renesas et NEC Electronics annoncent leur projet haut débit à l’ensemble du pays et de rattraper leur de fusion pour tenter de résister à la crise et à la retard en la matière sur d’autres pays industrialisés. concurrence, donnant ainsi naissance au N°1 Ce projet fait partie du plan de relance global de plus japonais des semi-conducteurs. Le contrat qui en de 800 milliards USD voté par le Congrès. précise les modalités pratiques (et en particulier la 7,2 milliards USD doivent ainsi être affectés date effective finalement arrêtée au 1er avril 2010) à l’extension de la couverture du réseau haut débit est signé en fin d’année. aux zones rurales non desservies ou mal desservies. • Le fabricant américain de puces et de composants • France Telecom doit racheter 9,87 % du capital pour téléphones mobiles Qualcomm va verser de l’opérateur sénégalais Sonatel à l’État pour 891 millions USD sur quatre ans à son concurrent 209 millions EUR et porter ainsi sa participation à Broadcom pour résoudre définitivement leurs 52,2 %. En mai, l’État sénégalais annule la cession. contentieux à propos de brevets. • Le site Internet de partage de vidéos YouTube et • L’équipementier télécom Alcatel-Lucent a conclu,Chronique DigiWorld le producteur de musique Universal Music ont via sa filiale chinoise Alcatel-Lucent Shanghai Bell, annoncé s’être alliés pour lancer un site spécialisé deux contrats pour un montant de 1,7 milliard USD dans les vidéo-clips musicaux baptisé VEVO. avec les opérateurs China Mobile (1 milliard USD) • L’équipementier télécom américain Cisco Systems et China Telecom (700 millions USD), pour la acquiert Tidal Software, spécialiste des solutions de modernisation de leurs réseaux et la fourniture de gestion de données, pour environ 105 millions USD, services d’intégration et de maintenance en 2009. lui permettant de se développer sur le marché des • Alcatel-Lucent et le premier opérateur mobile centres de données de nouvelle génération. indien Bharti Airtel ont annoncé la création d’une • eBay a proposé 1,2 milliard USD pour le rachat du entreprise commune, détenue à 74 % par site de vente en ligne sud-coréen Gmarket. Il Alcatel-Lucent et à 26 % par Bharti Airtel, qui sera128 obtiendrait, en cas de succès, une position dominante dirigée par le groupe franco-américain, pour gérer sur le marché sud-coréen. et faire évoluer le réseau télécom et Internet de l’opérateur.DigiWorld 2010 • Broadcom, fabricant américain de semi-conducteurs pour l’électronique grand public et les • China Mobile projette d’investir 529 millions USD télécommunications, lance une OPA sur Emulex, pour acquérir 12 % de l’opérateur taïwanais société spécialisée dans les produits de réseau et de Far Eastone Telecommunications, ce qui stockage, pour 764 millions USD, augmentée en juin représenterait le premier investissement direct à 912 millions USD. d’une entreprise chinoise dans l’île.
  • 129. AvrilHulu : Disney rejoint News Corp. et NBCEn avril 2009, le groupe Disney d’une dévalorisation des de 150 millions USD en 2009) (qui, outre ses activités de programmes pour leur mais comparables. Compte tenu production audiovisuelle et de exploitation ultérieure. des coûts de bande passante parcs d’attractions, est le Point-clé, Hulu parvient à liés à la distribution de vidéo, propriétaire du network ABC et maintenir les tarifs de ses écrans on comprend pourquoi YouTube, de plusieurs chaînes publicitaires à un niveau mais aussi Dailymotion, thématiques dont ESPN, leader similaire à ceux pratiqués en privilégient désormais d’obtenir sur le marché des chaînes télévision, et même dans les droits de programmes plus thématiques de sport aux certains cas à les relever en attractifs que les vidéos États-Unis) acquiert 27,5 % de arguant de la qualification de amateurs, susceptibles de Hulu, le service de vidéo sur l’audience que permet Internet. générer des recettes unitaires Internet créé par News Corp., Certes, le volume publicitaire significatives. propriétaire du réseau Fox, et reste modeste, avec deux à trois Il n’est pas certain qu’ils y par NBC, un autre des grands spots par épisode de série, mais parviennent : assurées du networks nord-américains. la valeur du contenu premium potentiel de leurs programmes,Hulu, qui propose les séries est réaffirmée, et les annonceurs les majors n’entendent pas télévisées récentes dès le n’alignent pas leurs céder le contrôle de la lendemain de leur diffusion à investissements sur Hulu avec distribution. Et si elles l’antenne, démontre ainsi un ceux des autres services Web, s’installent finalement sur peu plus la pertinence de son aux tarifs 10 à 20 fois moins les plateformes de vidéos modèle. Face à l’explosion de élevés. communautaires, ce sera en l’offre de vidéo sur Internet, les La comparaison avec YouTube est gardant le contrôle de leurs grands producteurs entendent éloquente : le géant de la vidéo marques, de leur stratégie de exploiter au plus vite leurs communautaire bénéficie d’un distribution et des recettes droits. Ils espèrent ainsi trafic dix fois plus élevé que publicitaires. endiguer le piratage à l’antenne celui de Hulu. Pourtant, les deux des chaînes thématiques ou des sites réaliseraient des chiffres Contact : s.girieud@idate.org télévisions locales, même au prix d’affaires modestes (de l’ordre YouTube face à ses concurrents, aux États-Unis Avril 129 www.idate.org Source comScore
  • 130. Mai • Le groupe français Thales va verser 130 millions EUR • La Commission européenne sélectionne l’opérateur à Alcatel-Lucent, en complément des britannique Inmarsat Ventures et la joint-venture 600 millions EUR qu’il lui a déjà versés, pour prix de d’Astra et d’Eutelsat, Solaris Mobile, pour la participation d’Alcatel-Lucent dans développer des offres complètes de Alcatel Alenia Space qu’il a acquise en 2007. télécommunications par satellite à l’échelle de Par ailleurs, Dassault Aviation a finalisé l’acquisition l’Union européenne. des 20,8 % du capital de Thales détenus par • Le N°1 mondial du logiciel, Microsoft, et le N°1 Alcatel-Lucent, pour 1,57 milliard EUR. des ordinateurs, HP, ont annoncé un partenariat de • Le gouvernement français lance une série de quatre ans et un investissement de 180 millions USD mesures formant le volet numérique finalement pour développer des solutions dites de ajouté au plan de relance : un investissement de 250 “communication unifiée“ (texte, voix et vidéo au sein millions EUR dès 2009 dans la fibre optique, ainsi d’applications et de périphériques interconnectés) que 50 millions EUR pour les PME innovantes du destinées aux entreprises. Web 2.0 et du serious gaming. • Bharti Airtel, N°1 du mobile en Inde, est en • La division TalkTalk du groupe de téléphonie négociations avancées pour racheter 49 % de britannique Carphone Warehouse va racheter les son homologue sud-africain MTN, qui en échange opérations britanniques de l’italien Tiscali, pour prendrait une participation de 36 % au capital de 236 millions GBP. son allié indien, soit une transaction d’une valeur de 23 milliards USD. • L’opérateur de télécommunications américain Verizon va céder sa téléphonie fixe, dans 14 • Nokia lance le déploiement d’Ovi Store, boutique des 26 États où il est présent, à son concurrent en ligne de logiciels et de contenus téléchargeables sur les téléphones de la marque finlandaise, Frontier Communications, au terme d’une en riposte à l’Apple Store lancé en juillet 2008 opération complexe valorisant les actifs cédés par Apple. à 8,6 milliards USD. • La société russe Digital Sky Technologies va • Intel, N°1 mondial des microprocesseurs, est prendre 1,96 % du capital du site Internet condamné par l’antitrust européen à verser une communautaire Facebook pour 200 millions USD, amende de 1,06 milliard EUR pour abus de positionChronique DigiWorld et va proposer de racheter 100 millions USD dominante au détriment de son concurrent direct d’actions ordinaires détenues par des employés de AMD. Intel va faire appel. Facebook, selon des modalités qui seront annoncées • L’équipementier télécom américain Motorola a durant l’été. signé avec l’opérateur chinois de téléphonie mobile • Time Warner, qui a affiché au premier trimestre China Mobile un contrat-cadre d’une durée d’un an 2009 des résultats en repli du fait des mauvaises et d’une valeur de 310 millions USD. performances dans l’édition et dans les activités • Bouygues Telecom lance une offre combinant Internet, annonce un spin-off d’AOL, dont la valeur forfait mobile et boîtier Internet, constituant la comptable s’élevait à 3,58 milliards USD au 31 mars première offre de quadruple play sur le marché 2009 et qui sera coté en Bourse. L’opération aura lieu130 français. début décembre.DigiWorld 2010
  • 131. MaiGoogle lance Google WaveAnnoncé en mai 2009 et L’initiative de Google peut être qui est posée. Plusieurs couches disponible en version bêta, analysée comme la réponse à se superposent : Google Wave est une plusieurs objectifs. • l’interface du terminal (PC ou application Web qui combine les • En offrant un outil de téléphone mobile), fonctions de communication et centralisation de l’expérience • les navigateurs Internet, de réseau social. Outil de Web, Google peut éviter d’être • les moteurs de recherche, coopération en temps réel, contourné par les réseaux Google Wave est conçu pour • les pages d’accueil sociaux. L’indexation des faciliter la production de personnalisées (comme Netvibes messages de Twitter relève documents entre membres ou My Yahoo!). de la même démarche. d’un même réseau ; il innove En proposant un éventail de • En proposant une plateforme en gardant l’historique des services, Google, avec Google de travail coopératif, Google interactions entre membres Wave, prétend au rôle conforte le développement de du réseau. d’interface utilisateur du futur. Il ses services à destination desGoogle Wave cherche à agréger ne délaisse pas pour autant les petites entreprises, et les fonctions des différents autres axes de progression de notamment de sa suite outils de communication son moteur de recherche : bureautique en ligne. disponibles sur le Web : indexation en temps réel, • Enfin, Google Wave traduit reconnaissance d’images, messagerie instantanée l’importance croissante du (orientée vers des conversations nouvelles interfaces de temps réel dans les activités recherche, contextualisation et collectives), information en Internet, conséquence de la temps réel sur les membres localisation des résultats... connectivité permanente des (à la manière de Twitter), internautes. partage de documents (comme Contact : t.sauquet@idate.org Au-delà, c’est la question de Google Apps ou Flickr). l’interface utilisateur du Web Part de marché des moteurs de recherche aux États-Unis, août 2009 Mai 131 www.idate.org Source Nielsen NetRatings
  • 132. Juin • L’équipementier chinois ZTE a obtenu une ligne de en licences à durée illimitée. En contrepartie, crédit de 10 milliards USD de la banque import- les opérateurs mobiles verraient leur redevance export de Chine (China Exim Bank), afin de augmenter. Le rapport propose également de “renforcer“ sa position “sur le marché des légiférer pour contrer le téléchargement illégal technologies télécoms“. Celle-ci s’ajoute à une de fichiers, tandis que la BBC pourrait être forcée première ligne de crédit de 15 milliards USD octroyée de partager la manne de la redevance audiovisuelle. fin mars par une autre banque chinoise, • L’équipementier canadien Nortel est en négociations China Development Bank. exclusives avec Nokia Siemens pour la cession de • Vodafone, Wind et Telecom Italia ont été désignés sa division d’infrastructures de téléphonie mobile, par le gouvernement italien pour racheter les pour 650 millions USD. licences mobiles libres de la péninsule. Chacun paiera • Intel et Nokia annoncent une alliance stratégique entre 88 et 90 millions EUR pour acquérir une plage dans le domaine de l’Internet mobile. Le premier va de 5 MHz. fournir au second une nouvelle plateforme haut débit • Le gouvernement français relève à 240 millions EUR pour l’Internet mobile ; en marge, il acquiert une le prix pour la quatrième licence mobile (par rapport licence relative à une technologie de modem sous aux 206 millions EUR prévus initialement). Les protocole Internet pour réseaux 3G/HSDPA. L’accord candidats doivent déposer leur dossier avant fin porte également sur le développement de octobre. technologies et la coopération dans le domaine des logiciels ouverts sous Linux pour les futures • Le fabricant néerlandais de GPS TomTom va lever générations de produits mobiles. 430 millions EUR sur le marché afin de réduire sa dette. Janivo Holding (cofondateur du fabricant • La société américaine Microsoft et le groupe de cartes numériques Tele Atlas, racheté en 2007 publicitaire français Publicis signent un partenariat par TomTom) et le néerlandais Cyrte Investments stratégique mondial pour développer la publicité en vont participer à hauteur de 100 millions EUR ligne. Les deux groupes vont collaborer dans la à l’augmentation de capital de la société, portant création et la distribution de contenus numériques ainsi leur participation à 8 % du capital. au sein d’un studio créé pour l’occasion, et dans la mesure de la performance de la publicité en ligne • Le plan numérique britannique (“Digital Britain“) et le ciblage de l’audience visée. fixe un objectif de couverture totale des foyers enChronique DigiWorld haut débit d’ici 2012. Le rapport propose par ailleurs • L’opérateur Telecom Italia serait prêt à vendre ses de moderniser le service universel que l’ex-opérateur parts dans Telecom Argentina (valorisées à environ historique BT doit assurer, en remplaçant l’obligation 400 millions EUR), après que l’autorité de la d’installer une ligne fixe dans chaque logement par concurrence lui a refusé d’exercer son option d’achat la fourniture d’un accès Internet haut débit. Pour sur les 48 % restants. inciter les opérateurs mobiles à déployer du haut • Le consortium franco-tunisien constitué par débit dans les zones rurales, le gouvernement Divona Telecom (51 %) et France Telecom (49 %) propose par ailleurs d’accélérer le “refarming“ obtient une licence de téléphonie fixe et mobile des fréquences et de transformer les licences 3G en Tunisie, pour 137,6 millions EUR.132DigiWorld 2010
  • 133. JuinLe rôle des pouvoirs publics en faveur des déploiements FTTH/BPour réussir le pari du FTTH/B, les est de 43 milliards AUD terme, sont inexistantes. opérateurs doivent élaborer des (24,7 milliards EUR) sur huit ans : De ce fait, et pour éviter d’avoir stratégies agressives, qui le gouvernement ne souhaite à affronter une nouvelle fracture requièrent des investissements toutefois pas s’impliquer à long numérique, quelques acteurs non négligeables mais terme et prévoit de commencer à publics locaux ont choisi de nécessaires. Le contexte national céder ses parts au sein de la déployer des réseaux FTTH/B entre en ligne de compte dans NBN Company au bout des cinq neutres et ouverts via des leurs décisions, considérant en premières années d’exploitation. procédures de délégation particulier le rôle que peuvent Jusqu’alors, les exemples de de service public (DSP). À la jouer les autorités nationales et réseaux neutres et ouverts différence du schéma australien, locales, qui déploient parfois opérationnels se situent les réseaux créés en France selon elles-mêmes des infrastructures essentiellement en Europe, dans le modèle DSP seront la propriété neutres ou favorisent l’accès aux les pays scandinaves. Mais il des collectivités à l’issue de infrastructures passives s’agit uniquement de réseaux de la période de délégation existantes. taille locale impliquant les (généralement entre 15 collectivités et/ou les fournisseurs et 20 ans).Quel avenir pour les plans d’énergie. Plusieurs spécialistes du génie civilnationaux ? L’exemple Le projet australien, par son ou de l’intégration de réseaux seaustralien envergure, le modèle économique sont positionnés sur ce marché.Certains pays ont choisi de définir Parallèlement, les autorités choisi, les changements de des plans d’envergure nationale nationales, et en particulier stratégie intermédiaires, pour dynamiser le marché du très l’ARCEP, travaillent sur la l’investissement requis, les aléas haut débit et/ou éviter de définition des différentes zones liés au positionnement de Telstra, prendre du retard par rapport du territoire (voir illustration) a d’ores et déjà suscité de aux pays les plus avancés. pour inciter les opérateurs privés nombreux commentaires àLe gouvernement australien a ainsi travers le monde et fait l’objet présents sur ce marché à décidé, après l’abandon de la d’une attention particulière. coopérer et favoriser une certaine piste privée, d’annoncer en avril mutualisation des coûts de 2009 le projet de création de la Où en sont les collectivités déploiement. NBN Company, société mixte locales ? L’exemple français La France, enfin, se distingue contrôlée à 51 % par l’État, pour Côté français, les autorités locales d’autres pays par les multiples déployer un réseau ouvert qui ont commencé à s’impliquer dans catégories d’acteurs – privés et offrira à 90 % des foyers les déploiements de réseaux publics – qui interviennent sur le australiens et à tous les lieux FTTH/B. En effet, et comme cela a territoire et qui représentent d’activité un accès à 100 Mbps déjà été le cas pour l’ADSL, les autant d’opportunités de soutien en FTTH (et des accès jusqu’à initiatives privées visant à Juin au déploiement local du 12 Mbps en technologie radio ou desservir en très haut débit les très haut débit. satellite pour les 10 % de foyers zones les moins denses, et donc restants). L’investissement prévu moins rentables à court et moyen Contact : r.montagne@idate.org 133 Les trois zones à considérer en France pour le déploiement du FTTH/B Définition Caractéristiques www.idate.org Zone 1 Zones urbaines et très denses, couvrant environ - Zone la plus viable pour les déploiements FTTH avec concurrence forte 5 millions de foyers répartis sur quelque par les infrastructures. 150 communes dans 25 agglomérations - Pour minimiser les interventions d’opérateurs dans les bâtiments, l’ARCEP préconise un partage des infrastructures verticales à partir d’un point de mutualisation localisé à l’intérieur de l’immeuble dès lors que celui-ci compte a minima 12 logements. - Les opérateurs qui le souhaitent peuvent demander à l’opérateur “en place“ de déployer pour eux et à leurs frais des fibres optiques supplémentaires. Zone 2 Zone intermédiaire, dite “semi-dense“, - L’objectif est ici de mutualiser au moins la partie terminale où les déploiements de fibre optique peuvent des réseaux fibre optique, en vérifiant l’équité des investissements s’avérer rentables dès lors que la mutualisation entre opérateurs, et en s’assurant de l’ouverture de l’infrastructure. des infrastructures atteint un certain niveau - Plusieurs modèles économiques peuvent être envisagés, mais les partenariats public - privé sont à privilégier pour accélérer les déploiements sur des territoires que les opérateurs ne desserviraient pas en investissement purement privé. Zone 3 Zones les moins denses du territoire, dans - L’implication des collectivités locales, par exemple via des délégations lesquelles aucune initiative privée ne verra le jour de service public (DSP), est inévitable ici pour assurer une couverture en raison du très faible potentiel de marché très haut débit et éviter ainsi une nouvelle fracture numérique.Source IDATE, d’après l’ARCEP
  • 134. Juillet • L’opérateur grec OTE élargit sa présence dans les avalisée par le Département américain de la Justice mobiles en Roumanie en rachetant l’opérateur 3G en août, fait toutefois face à des objections de la Zapp pour 207 millions EUR (dette incluse). Commission européenne concernant le marché des • Les autorités fédérales américaines enquêtent sur les bases de données : la Commission doit boucler son pratiques des opérateurs télécoms, notamment sur enquête en janvier 2010. les conditions de la concurrence dans le secteur des • L’équipementier télécom canadien Nortel, qui s’est télécommunications mobiles, où les quatre placé sous le chapitre 11 de la loi américaine sur les principaux opérateurs (AT&T, Verizon Wireless, faillites en janvier 2009, poursuit son démantèlement Sprint Nextel et T-Mobile USA) se partagent avec la vente annoncée de ses activités de réseaux 90 % du marché. L’exclusivité de l’accord entre pour entreprises à l’américain Avaya au prix de Apple et AT&T pour la fourniture de l’iPhone 475 millions USD. C’est par ailleurs l’équipementier pourrait aussi être examinée. télécom suédois Ericsson qui a déposé l’offre la plus • Ericsson a signé des contrats pour une valeur totale élevée pour le rachat des réseaux mobiles de Nortel, de 1,7 milliard USD avec les opérateurs chinois de à 1,13 milliard USD (contre 1,03 milliard USD proposés par Nokia Siemens et 750 millions USD téléphonie mobile China Mobile (1 milliard USD) et par le fonds d’investissement privé américain, China Unicom (700 millions USD). L’équipementier MatlinPatterson Global Advisers) : l’opération suédois a également signé un contrat de 4,5 à permettrait à Ericsson de prendre le contrôle des 5 milliards USD pour la gestion des réseaux de actifs CDMA et LTE de Nortel et d’intégrer les Sprint Nextel, dans un accord qui inclut le transfert 2 500 salariés du groupe en charge de ces de 6 000 employés de l’opérateur américain, qui vise technologies. ainsi une économie de 20 % sur les coûts liés à son réseau. • Le groupe français Thomson, spécialiste de l’image vidéo, a trouvé après des mois de négociation un • Au Royaume-Uni, Vodafone réactive son accord de accord avec ses créanciers pour échapper à la distribution avec Carphone Warehouse, après un faillite : réduction de la dette du groupe de arrêt de trois ans pour cause d’accord exclusif avec 1,55 milliard EUR en échange de l’entrée au capital Phones4U. d’une cinquantaine de banquiers et de porteurs • Au terme d’un bras de fer avec NetApp, société d’obligations, suivie d’une augmentation de capital californienne de stockage de données informatiques,Chronique DigiWorld de 350 millions EUR. Thomson a aussi obtenu un le N°1 mondial américain des systèmes de stockage rééchelonnement de la dette restante. informatique EMC acquiert, pour 2,1 milliards USD, • L’opérateur indien Etisalat DB signe un accord Data Domain, start-up californienne spécialisée de partage d’infrastructures avec dans la “déduplication“ de données. Reliance Communications. Pendant dix ans, • Software AG, deuxième éditeur allemand de le premier utilisera une partie des infrastructures logiciels derrière SAP, rachète le cabinet de conseil passives du second (30 000 sites) pour un montant en systèmes d’information IDS Scheer, pour près de 2,2 milliards USD. de 500 millions EUR. • Sprint Nextel annonce le rachat de • L’opérateur historique Maroc Telecom acquiert Virgin Mobile USA, MVNO dont il détenait déjà 51 % de son homologue malien Sotelma, pour 13,1 %, pour 483 millions USD. L’opérateur134 275 millions EUR. deviendrait ainsi le N° 2 du marché du prépayé aux • Après le retrait de l’offre d’achat faite par IBM, États-Unis derrière TracFone et devant T-Mobile USA.DigiWorld 2010 qui jugeait les exigences en matière d’indemnités de • Microsoft et Yahoo! annoncent un partenariat départ des dirigeants inacceptables, les actionnaires d’une durée de dix ans dans la recherche sur de Sun Microsystems acceptent la proposition Internet. L’accord, qui prévoit un partage des revenus de rachat de leur société par l’éditeur de logiciels entre les deux protagonistes, vise clairement Oracle, pour 7,4 milliards USD (dont à contrecarrer la toute puissance de Google 1,8 milliard USD de reprise de dette). L’opération, dans ce segment (65 % de part de marché).
  • 135. JuilletLes premiers déploiements LTELes pionniers en matière de des 2,5 GHz, réattribution de Du côté de l’Asie, le Japon et la déploiements LTE sont tout ou partie des bandes du Corée du Sud sont déjà leaders TeliaSonera en Scandinavie, dividende numérique) risquent mondiaux en parc 3G, et leur NTT DoCoMo au Japon et de retarder le processus terrain de jeu devrait se Verizon Wireless aux États-Unis. d’avancement des opérateurs déplacer rapidement vers la 4G. Le premier a ouvert son réseau vers ces technologies. Les deux premiers opérateurs dans les deux pays scandinaves Aux États-Unis au contraire, la dans chaque pays ont en décembre 2009 en Suède et bataille autour des technologies programmé d’ouvrir leurs en Norvège et devrait ouvrir fait rage. Dans la 3G, Verizon services 4G dès fin 2010 pour rapidement en Finlande ; dès Wireless et Sprint Nextel ont le Japon (NTT DoCoMo et KDDI) 2010, l’opérateur prévoit de déployé des réseaux et en 2011 pour la Corée du Sud couvrir en 4G les 25 plus CDMA 2000 EV-DO, tandis (SK Telecom et KTF). L’une des grandes communes suédoises qu’AT&T et T-Mobile ont opté caractéristiques de ces deux et les 4 principales villes pour l’UMTS/HSPA. Dans la 4G, pays est également d’avoir des norvégiennes. Plus largement, on devrait retrouver un clivage populations très concentrées au-delà de la Scandinavie, ce entre partisans du WiMax dans quelques grandes villes, sont dans les cinq grands pays mobile (Sprint Nextel/Clearwire ce qui permet de monter européens (Allemagne, Espagne, a commencé à déployer ses rapidement en couverture de France, Italie et Royaume-Uni) réseaux) et de LTE (Verizon population sans trop s’étendre que les déploiements LTE Wireless, AT&T Mobility) : ces géographiquement. En Chine devraient se concentrer en derniers devraient être incités à enfin, si le processus priorité, comme cela avait été avancer rapidement pour ne pas d’attribution de licences 3G le cas pour l’UMTS. laisser le marché aux mains de n’a abouti que récemment, celaMalgré tout, l’organisation du Sprint, et la concurrence entre pourrait finalement permettre à marché mobile européen (avec les deux premiers acteurs du la 4G d’arriver très rapidement ; très peu, pour ne pas dire pas marché devrait à son tour avoir les opérateurs, en cours de concurrence autour des un effet accélérateur sur leurs d’installation de leurs technologies) semble rendre déploiements respectifs. En réseaux 3G, pouvant en effet moins immédiatement outre, le spectre acquis dans la profiter d’économies en nécessaire l’évolution vers la 4G bande des 700 MHz, par Verizon équipant immédiatement les qu’en Amérique du Nord ou en et AT&T notamment, doit sites en 3G et en LTE. Asie. En outre, les questions permettre d’avancer rapidement Enjeu important sinon essentiel, encore en suspens autour des vers une couverture nationale. autour de la 4G également, allocations spectrales (bande l’efficacité spectrale peut être un moyen de dépasser les Juillet Déploiement commercial des principaux opérateurs LTE problèmes – avérés ou potentiels – d’engorgement des réseaux, et ce dans toutes les régions avancées cette fois. L’accroissement du trafic, lié en 135 particulier aux nouveaux usages www.idate.org de données mobiles, crée en effet des tensions eu égard à la capacité des réseaux. Cisco anticipe, à partir d’observations historiques, que le trafic de données mobiles devrait continuer de progresser à un rythme de plus de 100 % par an pendant au moins cinq ans : celui-ci serait multiplié par un facteur 66 entre 2008 et 2013 ! Source IDATE Contact : f.pujol@idate.org
  • 136. Août • Le groupe allemand de médias Axel Springer et le par Google avec les auteurs et les éditeurs groupe suisse de marketing PubliGroupe acquièrent américains. conjointement 50,1 % du capital de • VMware, premier éditeur de logiciels de Digital Window, l’une des principales plateformes virtualisation et filiale du groupe EMC, acquiert britanniques de publicité sur Internet. SpringSource, société californienne spécialisée dans • Microsoft cède Razorfish, réseau spécialisé dans le les logiciels Java pour la création et à la maintenance numérique, au groupe publicitaire français Publicis, d’applications Internet, pour 362 millions USD en pour 530 millions USD, et entre au capital de Publicis numéraire et en actions. à hauteur de 3 %. • L’opérateur nordique TeliaSonera prend la totalité • FastWeb, filiale italienne de l’opérateur Swisscom, du capital de deux opérateurs historiques de pays signe avec Wind une déclaration d’intention baltes, l’estonien Eesti Telekom et le lituanien préparant un partage de réseaux de fibre optique TEO LT, dont il est déjà actionnaire majoritaire, pour en Italie, pour réduire les coûts de déploiement dans 482 millions EUR (respectivement 327 et 155). les zones non couvertes et certainement inciter • Selon une décision de la Chambre de commerce Telecom Italia à ouvrir son réseau d’accès. internationale, l’opérateur turc Cukurova doit • Traditionnellement concurrents sur le terrain des transférer les actions détenues dans son compatriote applications logicielles pour l’Internet mobile, Turkcell, soit 27 % du capital, à l’opérateur nordique l’américain Microsoft et le finlandais Nokia TeliaSonera en échange de 3,1 milliards USD. s’engagent dans un partenariat de long terme sur • Nokia entre dans le marché des mini-PC et lance son ce domaine, qui se traduira par l’introduction des premier Nokia Booklet 3G. applications de Microsoft Office (Word, Excel, • L’équipementier indien Reliance Communications PowerPoint, Communicator...) sur les smartphones et l’opérateur chinois China Telecom ouvrent le du géant finlandais. premier câble terrestre direct entre la Chine et l’Inde, • Google Books, le fameux projet de librairie pour améliorer la connexion Internet haut débit entre numérique universelle de Google, fait face à une les deux pays. opposition croissante des deux côtés de l’Atlantique. • Orange, la filiale de France Telecom, rachète le Microsoft, Yahoo! et Amazon rejoignent la réseau britannique de publicité numériqueChronique DigiWorld coalition baptisée “Open Book Alliance“, qui entend Unanimis, pour augmenter les revenus tirés de la bloquer l’accord à l’amiable conclu en octobre 2008 publicité sur les téléphones mobiles et l’Internet.136DigiWorld 2010
  • 137. AoûtLivre électronique : et maintenant les consolesEn août 2009, Sony lance le terminaux propriétaires dédiés téléphone portable, disposera “PSP Comic Book Store“, un spécifiquement à la lecture. d’un assistant multimédia magasin de bandes dessinées Amazon, en couplant le terminal personnel combinant fonctions téléchargeables en ligne et avec une offre de livres de loisirs, navigation simplifiée consultables sur sa console PSP. dématérialisés en ligne a pu sur Internet et, peut-être, outils Nintendo avait ouvert la voie voir, fin 2009, la vente de livres bureautiques sommaires. sur sa console portable DS avec numériques excéder celle des C’est le pari d’Apple avec une cartouche de jeux livres physiques. le lancement, début 2010, regroupant cent classiques de la Mais les autres terminaux de sa tablette iPad qui réunit littérature anglaise. Début 2010, portables s’invitent sur le ces différentes fonctions, et qui, Gallimard édite une offre marché du livre électronique : en particulier, intègre une similaire avec des titres français. outre la PSP et la DS, Archos et fonctionnalité de livrePhénomène marginal au regard ses baladeurs multimédias, les électronique. Mais les tenants du marché des logiciels pour fabricants de mini-ordinateurs des terminaux propriétaires consoles portables, l’initiative (netbooks) intègrent les réagissent : Amazon a lancé des deux consoliers met solutions logicielles pour un kit de développement néanmoins en évidence un enjeu consulter des livres numériques, d’applications permettant majeur du livre numérique. sans toutefois rivaliser avec la d’élargir les usages du Kindle. Amazon (le Kindle), puis Sony qualité des terminaux dédiés. (le eReader) et Barnes&Noble La vision, c’est que le Contact : m.leiba@idate.org (le Nook) ont créé des consommateur, outre son Le marché mondial des consoles portables Août 137 Source IDATE www.idate.org
  • 138. Septembre • Après avoir pensé introduire Skype en bourse en • Le N°1 indien de la téléphonie mobile Bharti Airtel 2010, eBay décide plutôt de céder 65 % de sa filiale et le sud-africain MTN sont en discussions pour créer de VoIP à un consortium d’investisseurs, emmené par un géant émergent du mobile avec plus de le fonds Silver Lake Partners, pour 1,9 milliard USD 200 millions de clients. Bharti débourserait (+125 millions USD après finalisation de la cession). 14 milliards USD pour acquérir 49 % du capital de Finalisée en novembre, l’opération concernera MTN tandis qu’il céderait 36 % de son capital pour finalement 70 % du capital, cédés pour 10 milliards USD (25 % pour MTN, le reste 2 milliards EUR (1,9 milliard EUR versés directement pour les actionnaires de ce dernier). immédiatement à eBay et 125 millions EUR • NEC, Hitachi et Casio regroupent leurs activités ultérieurement) : 14% reviennent aux deux dans les téléphones mobiles. La nouvelle société, fondateurs de Skype, Janus Friis et Niklas Zennstrom, NEC Casio Mobile Communications, sera détenue à travers leur société Joltid. à 66 % par NEC et 34 % par les autres partenaires • Les opérateurs espagnol Telefónica et portugais déjà en co-entreprise depuis 2004 (17,34 % pour Portugal Telecom vendent leur participation Casio et 16,66 % pour Hitachi) et comptera respective de 32,2 % dans le N°2 marocain des 2 200 salariés à sa création en avril 2010. télécoms Méditel pour 400 millions EUR chacun, à • Le deuxième opérateur mobile taïwanais, un groupe de sociétés locales. Taïwan Mobile, rachète le câblo-opérateur local • L’opérateur espagnol Telefónica augmente sa Kbro (plus d’un million d’abonnés à la télévision participation dans China Unicom de 5,38 % à 8 %, payante) au fonds d’investissement Carlyle pour près pour 1 milliard USD. En échange, l’opérateur chinois de 1 milliard USD (essentiellement sous forme fait son entrée au capital de l’espagnol à hauteur de d’échange d’actions, Carlyle prenant 15,5 % du 0,88 %, pour 1 milliard USD également. capital de Taïwan Mobile). • De 750 puis 870 millions EUR annoncés auparavant, • Adobe Systems, l’éditeur américain des logiciels Alcatel-Lucent porte finalement son émission Photoshop et Acrobat, rachète, pour 1,8 milliard USD, obligataire pour “le refinancement de l’endettement Omniture, une société spécialisée dans les outils et du groupe et le rallongement de la maturité de ce logiciels de mesure d’audience de la publicité sur dernier“ à 1 milliard EUR. Internet. • Orange UK et T-Mobile UK annoncent leur fusion. • Le tribunal américain sur la faillite du district du Chronique DigiWorld La co-entreprise, détenue à parité par Delaware et la cour supérieure de justice d’Ontario France Telecom et Deutsche Telekom, deviendra le donnent leur aval pour la vente de la division premier opérateur mobile du Royaume-Uni. “solutions pour entreprises“ de l’équipementier • Le groupe français Vivendi lance une offre amicale télécom canadien Nortel au groupe américain d’achat à 2 milliards EUR sur le brésilien GVT, Avaya, pour 915 millions USD. opérateur alternatif de téléphonie fixe et d’accès • Dell, le N°2 mondial des PC, tente de se diversifier Internet. dans les services informatiques en rachetant la SSII • Après l’échec de ses négociations avec Vivendi pour américaine Perot Systems, pour 3,9 milliards USD. la cession de ses activités africaines, le groupe • La Commission européenne assortit son autorisation koweitien Zain, le troisième opérateur télécom du pour la prise de contrôle du groupe d’électronique 138 monde arabe, annonce la cession de 46 % de son capital à des investisseurs indiens et malais, pour japonais Sanyo par son compatriote Panasonic de l’obligation pour les deux sociétés de céder certaines 13,7 milliards USD. usines de production de batteries. DigiWorld 2010
  • 139. SeptembreL’e-commerce en forte progression, malgré (grâce à ?) la criseEn 2009, l’e-commerce a Dans l’Hexagone précisément, L’offre s’élargit également. enregistré une croissance de l’observatoire de l’ACSEL3 LeGuide.Com Group référençait 22 % en moyenne en Europe, mesure une croissance de 31 % ainsi 15 990 e-commerçants à 143,7 milliards EUR, selon du chiffre d’affaires des francophones au 1er décembre l’institut britannique “Centre for e-commerçants en 2009 et de 2009, contre 13 600 un an plus Retail Research“1. Le contexte 33 % des transactions, à tôt (+17,5 %). La quasi-totalité économique, loin de peser sur la 250 millions EUR. La valeur de ces e-commerçants (97 %) dynamique de ce segment, moyenne d’une transaction est ont leur siège en France, mais semble l’avoir au contraire de 90 EUR, en très légère baisse on note la poursuite d’un relancé, du fait sans doute par rapport à 2008, confirmant mouvement de ventes à d’arbitrages plus immédiats des ainsi l’attrait de ce mode l’exportation : le nombre de consommateurs à la recherche d’achat. Surtout, comme dans sites commercialisant leurs des meilleurs prix. Ces achats en beaucoup d’autres domaines produits dans au moins un autre ligne disposent toutefois d’une TIC, le commerce en ligne en pays européen (prioritairement large réserve de croissance France a clairement marqué un les pays francophones puisqu’ils ne représentent redémarrage dans le courant de limitrophes, Belgique, encore “que“ 4,7 % des ventes l’année 2009 après une pause Luxembourg et Suisse, suivis de détail, par ailleurs loin au premier semestre, au-delà de de deux autres pays voisins, derrière le niveau du marché l’effet de saisonnalité (voir Allemagne et Espagne) nord-américain. La dépense illustration). L’ACSEL note en augmente de 41 % en un an moyenne par cyberacheteur particulier que “l’activité et de 129 % sur trois ans. a été de 872 EUR sur 12 mois d’e-commerce confirme sa (995 EUR pour la France). dynamique forte dans un Contact : d.pouillot@idate.orgEnviron 30 % des ventes en ligne contexte économique qui n’est en Europe sont concentrées sur pas toujours favorable aux le marché britannique dépenses de consommation : 1. Résultats dune enquête commanditée par (42,7 milliards EUR, soit 9,5 % les aspects pratiques, les choix, Kelkoo et portant sur 12 pays. des ventes de détail dans le les prix sont autant de facteurs 2. 22,5 milliards EUR selon lACSEL pays), suivi de l’Allemagne jouant en faveur d’un mode de 3. LAssociation de lEconomie Numérique consommation qui se répand et (ACSEL) réalise depuis 2001, en partenariat (33,4 milliards EUR, 6,9 % des avec PricewaterhouseCoopers (PwC), un ventes de détail) puis de la s’inscrit de plus en plus dans les baromètre e-commerce trimestriel basé sur France (24,7 milliards EUR2, habitudes de toutes les les déclarations des sites marchands et intermédiaires de paiement en ligne. 4,9 % des ventes de détail). catégories de la population“. Septembre Les chiffres de l’e-commerce en France 139 www.idate.org Source baromètre e-commerce de lACSEL
  • 140. Octobre • Le premier opérateur télécom japonais, NTT, Ethernet à haut débit, dans le cadre de leur mise annonce une offre de raccordement à Internet à aux enchères. 200 Mbps en réception (voie descendante), soit le • Cisco rachète le groupe américain double du débit actuellement proposé sur les réseaux Starent Networks, spécialisé dans les technologies de fibre optique. Ce service, disponible pour une de connexion des téléphones mobiles à Internet, partie des habitants de Tokyo, sera progressivement pour 2,9 milliards USD. étendu aux autres villes. • Le réseau social professionnel français Viadeo, N° 2 • Le sud-africain MTN et l’indien Bharti Airtel mondial du secteur derrière l’américain Linkedin, mettent fin à leurs discussions pour une éventuelle acquiert le site communautaire canadien Unyk, fusion. qui revendique 16 millions de membres. • Après cinq années de batailles judiciaires, l’opérateur • TeliaSonera a racheté comme prévu la quasi-totalité norvégien Telenor et le conglomérat russe Alfa de l’estonien Eesti Telekom, mais n’a pas réussi à prendre plus de 68 % du lituanien TEO LT (voir annoncent la création d’une entreprise commune annonce en août). qui regroupera leurs parts dans les deux opérateurs mobiles, Vimpelcom en Russie et Kievstar en • Le conseil d’administration de LG Telecom, 3ème Ukraine, objets de leur différend. La coentreprise opérateur mobile sud-coréen, avalise la fusion avec reprendra le nom de Vimpelcom. les deux autres filiales de LG Group, LG Dacom et LG Powercom, en charge respectivement des lignes • Telefónica fait une contre-offre sur l’opérateur fixes et de la fourniture d’accès haut débit, pour brésilien GVT, qui valorise ce dernier à améliorer sa compétitivité sur le marché national. 2,5 milliards EUR, soit 25 % de plus que l’offre • En France, Virgin Mobile rachète Tele2 Mobile amicale précédente de Vivendi. Les administrateurs pour 56 millions EUR, confortant ainsi sa place de de ce dernier donnent par ailleurs leur feu vert à la premier MVNO national (1,6 million de clients). direction pour lancer une offre formelle sur • Nokia scinde son activité de téléphones mobiles l’opérateur brésilien. En décembre, Vivendi déclare en deux divisions, d’un côté “Mobile Phones“, détenir 50,9 % du capital de GVT, hors exercice dédiée aux téléphones classiques, de l’autre, des options qui pourraient le faire monter à 62,9 %. “Smartphones“, dédiée aux terminaux haut Le groupe français doit encore lancer une offre pourChronique DigiWorld de gamme, sa nouvelle priorité. le rachat des titres restants, offre qui valoriserait • L’opérateur mobile Orange va mettre à disposition l’opérateur brésilien à 2,8 milliards EUR. de ses clients en Europe, en accès direct depuis • Ciena fait une offre de 521 millions USD pour l’écran d’accueil des téléphones, les services mobiles le rachat les activités du canadien Nortel dans de Google (moteur de recherche, Gmail, les réseaux optiques, notamment sa technologie Google News ou encore Google Maps).140DigiWorld 2010
  • 141. OctobreLes terminaux mobiles de nouvelle générationSi 2009 a marqué une pause dans façon d’interagir avec son • de la puissance : les téléphones la course effrénée du marché des terminal, et les interfaces de utilisent des processeurs de plus téléphones mobiles, la croissance, nouvelle génération vont en plus puissants, assurant le dont les premiers signes ont apporter encore plus de fonctionnement des applications d’ailleurs commencé à se reconnaissance intuitive et les plus variées, jeux, vidéo… ; dessiner, devrait revenir d’interactivité ; • de l’utilité sociale : réseaux rapidement. En outre, les • les technologies d’accès sociaux, musique, projection marchés avancés sont en passe radio : l’ajout des technologies sur écran… ; de basculer vers des modèles WLAN, en passant vers les • de l’interactivité : échange de évolués de terminaux, les technologies WPAN et WBAN données et de contenus entre smartphones, dont l’innovation – puis d’autres encore en terminaux à proximité (maison ergonomique et fonctionnelle – développement, ainsi que la intelligente, foyer numérique, séduit de plus en plus. connectivité des services et santé…) ;Depuis que le téléphone mobile est applications mobiles, ne cessent • de la simplicité : interfaces devenu un produit grand public, de s’améliorer ; utilisateurs intuitives, accès de nombreux développements • les services mobiles : le “sans couture“ aux services l’ont transformé d’un outil développement de l’Internet téléphoniques et services entièrement dédié à la voix vers mobile crée de nouvelles en ligne. un terminal complet de type opportunités pour tous les Plus qu’un concept futuriste assistant personnel. acteurs de l’écosystème mobile d’intégration basé sur lesQuelques-unes des technologies en matière de services innovants technologies les plus récentes, clés qui vont façonner et d’intelligence “embarquée“ les utilisateurs veulent que l’écosystème autour du terminal (intégration de composants tels l’innovation se combine avec mobile dans le futur sont : qu’accéléromètre, GPS, NFC…). un usage pratique et des services• les technologies cœurs : La nouvelle génération de disponibles et facilement l’augmentation des capacités des terminaux sera à la convergence accessibles. Des technologies composants rapproche de plus en des écosystèmes de l’EGP, de clés, celles touchant à l’interface, plus les performances de ces l’informatique et des télécoms. sont sans doute les plus critiques, terminaux de celles des PC L’objectif des fabricants sera alors tant sur le plan matériel quelques temps auparavant ; de fournir aux utilisateurs un que logiciel.• l’interface : l’émergence outil de communication d’écrans tactiles change déjà la multitâches, avec : Contact : b.carle@idate.org Quelles technologies pour les terminaux mobiles de nouvelle génération ? Octobre 141 www.idate.org Source IDATE
  • 142. Novembre • Après plus d’un an de discussions, les représentants en Europe, pour 3,5 milliards EUR (dont 1,5 milliard du Parlement et du Conseil européens ont trouvé un de reprise de dette). La transaction devrait être accord sur l’amendement Bono, levant ainsi le effective au premier semestre 2010. dernier obstacle à l’adoption formelle du “Paquet • L’équipementier télécom américain Cisco relève Télécom“ pour la période 2010-2015. Le nouveau son offre sur le spécialiste en équipements de cadre réglementaire européen pour les télécoms vidéoconférence et de téléprésence, le norvégien devrait ainsi entrer en vigueur début 2010 et être Tandberg, désormais valorisé à 3,4 milliards USD transposé dans les droits nationaux au plus tard en contre 3 milliards USD dans son offre préliminaire mai 2011. Ce texte donne aux consommateurs le (+10,7 %). droit de changer d’opérateur de téléphonie fixe ou mobile en un seul jour ouvrable, tout en conservant • France Telecom et le groupe danois TDC leur numéro ; le droit d’être mieux informés sur les vont fusionner leur filiale suisse respective, services et le droit d’être informés d’une violation de Orange Suisse d’un côté et Sunrise de l’autre, leurs données à caractère personnel par leurs pour former le premier opérateur télécom alternatif opérateurs télécoms. Les opérateurs devront de la confédération. Le groupe français détiendra également offrir à leurs clients la possibilité de 75 % de la nouvelle entité, en échange de conclure un contrat d’une durée maximale de 1,5 milliard EUR payés au groupe danois, et pourra douze mois. Les régulateurs nationaux seront en prendre le contrôle total au bout d’un an habilités à fixer des niveaux de qualité minimale à compter de la signature de l’accord. pour les services et les contenus sur les réseaux, de • Un an et demi après avoir quitté son tour de table, façon à promouvoir la “neutralité de l’Internet“ pour Telefónica revient dans le capital de Digital+, les Européens. Enfin, les autorités nationales ne e bouquet satellitaire espagnol, à hauteur de 21 % pourront pas restreindre l’accès à Internet pour des pour 470 millions EUR (240 millions en cash et raisons d’intérêt public, à moins d’une procédure 230 millions sous la forme de l’annulation d’une préalable équitable et impartiale. dette de Prisa, la maison mère de Digital+). • L’opérateur Telecom Italia vend sa filiale allemande, • Mobistar, opérateur belge détenu à 52 % par le fournisseur d’accès Internet HanseNet, France Telecom, rachète l’activité de services à l’espagnol Telefónica, pour 900 millions EUR. télécoms aux entreprises du néerlandais KPN La transaction doit être effective au premier Chronique DigiWorld en Belgique (9 000 clients entreprises et trimestre 2010. 1 800 kilomètres de fibre optique), pour • L’éditeur américain de jeux vidéo Electronic Arts 65 millions EUR. acquiert son concurrent britannique Playfish, • Dans le cadre de la mise aux enchères “par spécialisé dans les jeux sur les réseaux sociaux, pour appartement“ des actifs de Nortel, trois lots sont un montant qui pourrait atteindre 400 millions USD. attribués : • Le géant de l’Internet américain Google acquiert son - à l’équipementier de réseaux américain Ciena, compatriote AdMob, spécialiste de la publicité sur la plupart des activités du groupe canadien dans téléphone mobile, pour 750 millions USD en actions. les réseaux optiques, pour 769 millions USD ; Google va acquérir également Teracent, une start-up américaine spécialisée dans l’affichage publicitaire - à Ericsson, les actifs GSM de Nortel aux États-Unis 142 en ligne. et au Canada, pour 70 millions USD (environ 47 millions EUR) ; • Deux ans après la tentative avortée du chinois - à l’entreprise autrichienne Kapsch CarrierCom, DigiWorld 2010 Huawei, c’est le groupe informatique américain HP qui rachète 3Com, l’un des principaux fournisseurs les actifs GSM de Nortel ailleurs dans le monde ainsi américains d’équipements de réseaux, pour que ceux du GSM-R (norme de téléphonie mobile 2,7 milliards USD. L’opération devrait être effective utilisée dans le secteur ferroviaire), pour au cours du premier semestre 2010. 33 millions USD. • Le groupe média Liberty Global acquiert Ces transactions sont soumises à l’approbation Unitymedia, N°2 du câble en Allemagne et N°3 des autorités canadiennes et américaines.
  • 143. NovembreLe nouveau “Paquet Télécom“ européenL’année 2009 s’est achevée avec régulateur national (demande modalités du service universel l’adoption en novembre du circonstanciée et détaillée pourrait aussi constituer une nouveau “Paquet Télécom“ par le soumise à la Commission qui occasion de rechercher une Conseil et le Parlement devra ou non l’autoriser), harmonisation exigeante des européens après plus de trois ans obligeant les opérateurs conditions minimum de procédures1 et un ultime dominants à placer leurs activités d’accessibilité au haut débit en compromis sur la rédaction du relatives à l’accès de gros dans Europe. Enfin, la publication du passage qui pouvait rendre une entité indépendante pour “Paquet Télécom“ a donné lieu à inapplicable la loi française dite garantir le principe de l’“equal de nombreux commentaires par Hadopi. Le nouveau “Paquet conditions of access“ ; la Commission et les Télécom“ recouvre six directives - l’obligation de partage des parlementaires sur la qui devraient normalement être infrastructures passives (telles “Net neutralité“ qui trouve transcrites dans les législations que fourreaux, pylônes, antennes) effectivement dans les directives nationales d’ici mai 2011. pour tous les détenteurs quelques dispositions utiles, mais1. Que ressort-il des textes adoptés ? d’infrastructures (régulation certainement encoreLa Commissaire européenne n’a symétrique) dans des conditions insuffisantes. pas obtenu la création d’une transparentes, objectives et À travers ces thèmes, la nouvelle puissante agence européenne de proportionnées. Commission va devoir reprendre régulation. On devrait en Certains pays avaient déjà introduit l’initiative. La longueur de cette revanche voir un renforcement dans leur législation des “review“ pourrait avoir accentué des procédures de coordination dispositions de cette nature. le décalage entre les services de entre les 27 agences nationales 4. Si le précédent “Paquet Bruxelles et les agences de régulation à travers la Télécom“ a globalement joué son nationales confrontées au jour le création de l’ORECE qui succède rôle, le bilan communautaire est jour à des problématiques au GRE2. Toutefois, après avoir beaucoup plus discutable sur la nouvelles. Toutefois les recueilli l’avis de l’ORECE, la gestion du spectre ; les textes opérations de Commission pourra refuser un adoptés tentent de renforcer fusions/acquisitions, qui semblent “remède“ proposé par une l’harmonisation des approches reprendre dans le secteur, agence nationale ; jusqu’alors nationales en mettant en avant la devraient, en complément de le droit de regard de la recherche d’une plus grande l’harmonisation des Commission se limitait aux flexibilité (neutralité réglementations nationales, analyses de marché et à technologique et neutralité de constituer un puissant vecteur l’identification des acteurs en pour se rapprocher de l’objectif Novembre service) avec notamment la situation dominante. reconnaissance d’un marché d’un marché unique (“single2. En application du nouveau secondaire (avec des exceptions market“). Plus globalement, “Paquet“, on devrait voir se pour l’audiovisuel) ; le nouveau il reste à voir comment l’Europe réduire très sensiblement le texte témoigne aussi de peut se traduire par un terrain nombre de marchés pertinents l’importance croissante des plus fertile en matière d’innovation. donnant lieu à une analyse ex ante 3, de marchés de gros et préoccupations relevant de la régulation symétrique : Contact y.gassot@idate.org 143 de détail identifiés dans la renforcement de la protection des www.idate.org “recommandation“ de février consommateurs, renforcement de 1. La Commission avait lancé la procédure de "review" du cadre réglementaire en juin 2006 2003 à sept marchés désormais la sécurité des réseaux, et, après avoir reçu de multiples contributions, afin de prendre en compte la renforcement de la protection de avait publiée ses propositions officielles de modifications en novembre 2007. progression d’une concurrence la vie privée des utilisateurs. 2. L’ORECE est l’organe des régulateurs effective sur différents marchés, 5. Enfin, pour sécuriser l’application européens des communications électroniques de détail en particulier ; la du nouveau cadre réglementaire, (en anglais BEREC) qui se substitue au GRE (Groupe des Régulateurs Européens, ou ERG régulation des marchés de gros la Commission s’est engagée à en anglais). La nouvelle législation impose (quand ils sont indispensables publier des recommandations sur aux autorités de régulation nationales de pour assurer la “réplicabilité“ des thématiques sensibles, consulter la Commission et lORECE avant de prendre toute décision de type réglementaire. d’une offre) devrait désormais couvrant sans doute en priorité Dans tel cas de figure, lORECE adopterait un suffire pour contrôler les barrières les “Next Generation Accesses“, avis à la majorité absolue de ses 27 membres. à l’entrée. autrement dit les règles de 3. La réglementation ex ante implique la définition des marchés (de gros et de détail)3. Le “Paquet“ inclut également de concurrence pour les réseaux et la détermination des acteurs disposant nouveaux “remèdes“ : d’accès partiellement ou d’une puissance significative ("SMP"), afin de totalement en fibre (FTTN/FTTH). définir des "remèdes" proportionnés.- la “séparation fonctionnelle“, qui pourra être demandée par un La révision du contenu et des
  • 144. Décembre • Après plusieurs mois de négociations avec • Le fournisseur d’accès Internet Free (groupe Iliad), General Electric (GE), qui contrôle 80 % de seul candidat, remporte la quatrième licence de NBC Universal, mais aussi avec Vivendi (qui en a téléphonie mobile, devenant le nouvel opérateur acquis 20 % en 2004), Comcast va se renforcer dans du marché français aux côtés de SFR, Orange les programmes audiovisuels en reprenant 51 % de et Bouygues Telecom. Le prix de la licence, NBC Universal : en échange, Comcast apporte ses officiellement attribuée à partir de janvier 2010, chaînes câblées, valorisées à 7,25 milliards USD, était fixé à 240 millions EUR ; les services de Free verse à GE 6,5 milliards USD en cash. L’objectif avoué ouvriront au plus tard début 2012. de GE est de solder définitivement son aventure • Le groupe média italien Mediaset, contrôlé à 36 % audiovisuelle. L’accord prévoit au préalable que par la famille Berlusconi au travers de son holding Vivendi cède ses 20 % dans NBC Universal à GE pour Fininvest, se renforce en Espagne, via deux 5,8 milliards USD (contre une valorisation initiale de opérations avec Sogecable, filiale audiovisuelle de 6,1 milliards USD dans ses comptes). Le groupe l’éditeur Prisa : l’acquisition de 100 % de la chaîne français est assuré de percevoir au moins hertzienne Cuatro pour 550 millions EUR en 2 milliards USD en septembre 2010 si l’opération échanges d’actions (Prisa prend une participation n’est pas finalisée d’ici là, et le solde du paiement de 18,4 % dans Telecinco, la chaîne espagnole dont après clôture de l’accord. Mediaset détient actuellement 50,1 %) et l’achat de 22 % de Digital+ (ex-Canal+ Espagne) pour • Le premier opérateur mobile japonais, 500 millions EUR en cash. Mediaset se retrouve ainsi NTT DoCoMo, réussit son OPA amicale sur aux côtés de l’opérateur télécom Telefónica, qui net mobile, petite société allemande de contenus a pris 21 % du bouquet satellitaire fin novembre. pour mobiles, pour 39 millions EUR en numéraire. • Huawei remporte le contrat de construction • Le régulateur allemand des télécoms, BNetzA, va d’un réseau de téléphonie mobile de quatrième forcer Deutsche Telekom à ouvrir encore plus ses génération à la norme LTE avec Net4mobility, réseaux à très haut débit à ses concurrents. À la suite opérateur suédois créé conjointement par Tele2 d’une requête de la filiale allemande de l’opérateur et Telenor, sur le marché domestique d’Ericsson. de télécommunications britannique Vodafone, • Après une bataille boursière l’ayant obligé à l’agence de régulation a contraint Deutsche Telekom rehausser son offre à trois reprises, l’opérateur à laisser les autres opérateurs accéder à ses Chronique DigiWorld néerlandais KPN finalise le rachat de 37 % installations (chambres et fourreaux) pour tirer leurs supplémentaires pour monter à un total de 93,2 % propres lignes de fibre optique et installer leurs du capital de sa filiale américaine iBasis, spécialisée connexions. dans les services et technologies pour les opérateurs • Le site de partage de vidéos MySpace (130 millions télécoms. d’utilisateurs) acquiert le site de musique en ligne • Telefónica officialise le rachat, pour Imeem. 145 millions EUR en cash, de la start-up Jajah, • Le géant de l’électronique japonais Panasonic qui a conçu une offre de téléphonie sur Internet réussit son OPA amicale sur son compatriote du concurrente de Skype. même secteur Sanyo, en s’emparant de plus de • Le groupe de téléphonie mobile britannique 50 % du capital. Le contrôle total représentera 144 un montant de 405 milliards JPY (3 milliards EUR). Vodafone acquiert l’opérateur de télécommunications turc Borusan Telekom. • La Commission européenne referme son enquête • Le troisième opérateur américain mobile Sprint DigiWorld 2010 contre Microsoft pour abus de position dominante finalise l’acquisition de sa filiale iPCS pour un sur le marché des navigateurs Internet, avec montant de 831 millions USD, dette nette de l’engagement pris par ce dernier de laisser 405 millions USD incluse, mettant fin au différend les utilisateurs de Windows libres de choisir judiciaire entre les deux sociétés engagé en parallèle leur navigateur. au rachat par Sprint de Nextel.
  • 145. DécembreGlobalisation du marché des chaînes de télévisionAnnée de crise pour le secteur sur les services IPTV en France Media Group (Chine) a lancé de l’audiovisuel, 2009 aura illustrent l’importance de un service IPTV ; Nokia a signé néanmoins vu la poursuite d’une desservir ces niches de marché. plusieurs accords pour tendance soutenue à Le secteur public de la télévision l’introduction de la télévision l’exportation des chaînes de joue également un rôle moteur mobile au Ghana, au Kenya, télévision. dans cette globalisation du en Namibie ou au Nigéria ;Les groupes privés préparent marché. Les grandes chaînes le service de télévision à péage l’implantation de leurs chaînes publiques distribuent toutes des Showtime Arabia a lancé un sur de nouveaux marchés en versions internationales : au service de vidéo à la demande. suivant un schéma de lancement cours de l’année écoulée, Mais, alors que se multiplient d’une version internationale, Euronews a été reprise en les nouvelles plateformes progressivement localisée sur les Hongrie et a développé son commerciales de distribution différentes zones linguistiques, “empreinte“ en Amérique de services de télévision, avec une programmation locale latine ; la RAI (Italie) a étoffé l’industrie locale de production qui complète le flux son offre de chaînes de contenus n’est, en règle international. En 2009, Disney, internationales avec Salute ; générale, pas suffisamment en Turquie et aux Pays-Bas, ou la TRT (Turquie) a lancé un puissante pour générer une offre Sony Entertainment Television, deuxième service international, originale. L’adaptation de flux en Afrique via un accord avec TRT Avaz ; la BBC a ajouté une internationaux est alors la l’opérateur de télévision à déclinaison linguistique solution privilégiée. Alors que péage MultiChoice, ont illustré supplémentaire, en persan, et stagnent les marchés cette stratégie. CCTV (Chine) une version arabe. audiovisuels dans les paysDesservir les populations C’est en particulier le dynamisme développés, les groupes de migrantes est un deuxième du secteur de la télévision dans télévision cherchent sur ces ressort de l’internationalisation les pays émergents qui explique nouveaux territoires des relais des chaînes de télévision. Deux le développement du marché de croissance. nouvelles chaînes indiennes des chaînes de télévision De nouveaux axes “Sud-Sud“ distribuées sur le bouquet IPTV internationales. L’innovation y apparaissent également, comme portugais Clix, deux chaînes est rapide, sans reproduire le en témoignent les portugaises distribuées en cycle qu’ont connu les pays investissements des groupes Angola et au Mozambique par développés. Ainsi, en 2009, les chinois de télévision en Afrique. MultiChoice, de nouveaux premiers PVR ont été introduits bouquets de chaînes africaines en Inde ; Guangzhou Digital Décembre Contact : f.leborgne@idate.org Exemples de lancement de chaînes internationales en 2009 145 www.idate.org Source IDATE
  • 146. DigiWorld 2010 Données Pays 146
  • 147. Données Pays 147 www.idate.org
  • 148. Allemagne Marchés (billion €) 2006 2007 2008 2009 Telecom services 53.8 52.3 51.3 49.6 Fixed telephony 18.4 17.0 15.8 14.5 Internet & data 12.1 12.8 13.0 13.1 Mobile services 23.3 22.6 22.5 22.0 Telecom equipment 8.4 8.6 8.8 8.3 Terminals 2.8 2.9 3.0 2.9 Enterprise equipment 2.1 2.2 2.3 2.1 Network equipment 3.4 3.5 3.5 3.3 TV services 12.6 12.7 12.7 12.5 Public fundings 4.6 4.6 4.5 4.6 Advertising revenues 4.1 4.2 4.0 3.6 Subscription fees 3.9 4.0 4.1 4.3Données Pays Abonnés (millions) 2006 2007 2008 2009148 Fixed access lines as a % of inhabitants 54.7 66.3% 54.1 65.6% 52.9 64.2% 49.5 60.2% Cellular customers 85.4 97.2 106.5 108.1DigiWorld 2010 as a % of inhabitants 103.6% 117.9% 129.4% 131.4% Broadband subscribers 14.9 19.5 22.6 25.0 as a % of inhabitants 18.0% 23.7% 27.4% 30.4% Pay-TV homes 25.5 24.5 24.3 24.7 as a % of TV homes 67.8% 65.1% 64.5% 65.4% Digital TV homes 8.9 12.1 13.9 16.4 as a % of TV homes 23.7% 32.2% 36.9% 43.4% Données macro-économiques 2006 2007 2008 2009 Population (million inhabitants) 82.4 82.4 82.4 82.3 TV households (millions) 37.6 37.6 37.7 37.7 GDP (billion €) 2 325.1 2 428.2 2 488.0 2 411.2
  • 149. EspagneMarchés(billion €) 2006 2007 2008 2009Telecom services 24.6 26.3 26.7 25.9 Fixed telephony 7.4 7.1 7.0 6.3 Internet & data 3.8 4.3 4.7 4.9 Mobile services 13.3 14.9 15.1 14.7Telecom equipment 5.6 5.6 5.2 4.8 Terminals 2.1 2.1 2.1 2.1 Enterprise equipment 0.7 0.7 0.6 0.6 Network equipment 2.7 2.8 2.4 2.1TV services 5.5 5.5 4.9 4.1 Public fundings 1.2 0.8 0.5 0.6 Advertising revenues 3.0 3.3 3.0 2.1 Subscription fees 1.3 1.4 1.4 1.4Abonnés Données Pays(millions) 2006 2007 2008 2009Fixed access lines as a % of inhabitants 19.9 44.8% 20.1 44.5% 20.2 44.1% 20.0 43.1% 149Cellular customers 47.1 50.2 52.5 54.6 www.idate.org as a % of inhabitants 106.2% 111.2% 114.8% 117.8%Broadband subscribers 6.8 8.1 9.0 9.7 as a % of inhabitants 15.3% 17.9% 19.7% 21.0%Pay-TV homes 3.7 4.0 4.2 4.0 as a % of TV homes 25.6% 26.8% 27.9% 26.4%Digital TV homes 6.3 8.3 11.2 13.8 as a % of TV homes 43.3% 55.6% 74.0% 90.6%Données macro-économiques 2006 2007 2008 2009Population (million inhabitants) 44.4 45.1 45.7 46.4TV households (millions) 14.6 14.8 15.1 15.3GDP (billion €) 984.3 1 052.7 1 095.2 1 047.6
  • 150. France Marchés (billion €) 2006 2007 2008 2009 Telecom services 38.0 39.4 40.6 40.7 Fixed telephony 12.9 12.3 11.8 11.0 Internet & data 7.1 8.0 8.8 9.4 Mobile services 18.1 19.1 20.0 20.3 Telecom equipment 7.0 7.2 7.3 6.9 Terminals 2.1 2.2 2.2 2.2 Enterprise equipment 1.5 1.5 1.6 1.5 Network equipment 3.5 3.4 3.5 3.3 TV services 9.4 10.2 10.7 10.9 Public fundings 1.8 1.9 2.1 2.4 Advertising revenues 3.4 3.5 3.4 2.8 Subscription fees 4.2 4.9 5.3 5.7Données Pays Abonnés (millions) 2006 2007 2008 2009150 Fixed access lines as a % of inhabitants 31.6 49.6% 28.7 45.0% 26.3 40.9% 24.2 37.4% Cellular customers 51.7 55.4 58.0 59.9DigiWorld 2010 as a % of inhabitants 81.3% 86.6% 90.2% 92.7% Broadband subscribers 12.6 15.6 17.7 19.6 as a % of inhabitants 19.9% 24.3% 27.5% 30.4% Pay-TV homes 12.6 13.2 13.9 14.9 as a % of TV homes 51.4% 53.3% 55.4% 59.1% Digital TV homes 13.0 15.8 18.4 21.4 as a % of TV homes 53.0% 63.9% 73.5% 84.7% Données macro-économiques 2006 2007 2008 2009 Population (million inhabitants) 63.3 63.7 64.1 64.4 TV households (millions) 24.5 24.7 25.0 25.2 GDP (billion €) 1 806.4 1 894.7 1 950.1 1 919.1
  • 151. ItalieMarchés(billion €) 2006 2007 2008 2009Telecom services 30.4 30.5 30.6 29.6 Fixed telephony 10.8 10.5 9.8 8.9 Internet & data 4.5 4.7 5.1 5.4 Mobile services 15.1 15.2 15.7 15.4Telecom equipment 6.5 6.5 6.0 5.5 Terminals 2.4 2.4 2.5 2.4 Enterprise equipment 0.9 0.9 0.8 0.7 Network equipment 3.2 3.1 2.7 2.4TV services 8.2 8.6 8.9 8.6 Public fundings 1.5 1.6 1.6 1.6 Advertising revenues 4.6 4.7 4.6 4.0 Subscription fees 2.1 2.4 2.7 2.9Abonnés Données Pays(millions) 2006 2007 2008 2009Fixed access lines as a % of inhabitants 26.5 45.5% 25.8 44.4% 23.3 40.1% 21.7 37.4% 151Cellular customers 80.4 89.8 90.6 89.3 www.idate.org as a % of inhabitants 138.3% 154.4% 155.8% 153.6%Broadband subscribers 8.8 10.0 11.5 12.2 as a % of inhabitants 15.1% 17.2% 19.8% 20.9%Pay-TV homes 4.4 4.9 5.3 5.7 as a % of TV homes 19.1% 21.1% 22.9% 23.6%Digital TV homes 10.6 12.6 14.6 16.4 as a % of TV homes 46.5% 54.9% 62.9% 68.5%Données macro-économiques 2006 2007 2008 2009Population (million inhabitants) 58.1 58.1 58.1 58.1TV households (millions) 22.8 23.0 23.2 24.0GDP (billion €) 1 485.4 1 544.9 1 572.1 1 532.8
  • 152. Royaume-Uni Marchés (billion €) 2006 2007 2008 2009 Telecom services 40.5 42.1 41.7 41.0 Fixed telephony 13.9 13.6 13.0 12.4 Internet & data 7.4 7.7 7.9 7.9 Mobile services 19.1 20.8 20.9 20.6 Telecom equipment 9.5 10.2 9.3 8.4 Terminals 3.5 3.7 3.6 3.3 Enterprise equipment 1.8 2.0 1.7 1.6 Network equipment 4.2 4.5 3.9 3.6 TV services 12.3 12.9 13.0 12.8 Public fundings 3.2 3.3 3.3 3.3 Advertising revenues 4.4 4.5 4.4 3.8 Subscription fees 4.8 5.1 5.4 5.6Données Pays Abonnés (millions) 2006 2007 2008 2009152 Fixed access lines as a % of inhabitants 33.6 55.4% 33.7 55.5% 33.0 54.2% 32.7 53.4% Cellular customers 71.9 75.5 78.8 81.2DigiWorld 2010 as a % of inhabitants 118.7% 124.2% 129.3% 132.8% Broadband subscribers 18.4 19.0 19.3 19.4 as a % of inhabitants 30.4% 31.3% 31.6% 31.7% Pay-TV homes 11.6 12.2 12.7 13.1 as a % of TV homes 45.1% 47.2% 49.2% 50.4% Digital TV homes 19.8 21.8 22.7 23.6 as a % of TV homes 76.7% 84.1% 87.6% 90.7% Données macro-économiques 2006 2007 2008 2009 Population (million inhabitants) 60.6 60.8 60.9 61.1 TV households (millions) 25.8 25.9 25.9 26.0 GDP (billion €) 1 677.4 1 769.8 1 825.6 1 767.0
  • 153. RussieMarchés(billion €) 2006 2007 2008 2009Telecom services 18.2 21.4 24.9 26.4 Fixed telephony 5.9 6.8 7.2 7.2 Internet & data 1.8 2.2 2.8 3.4 Mobile services 10.5 12.5 14.9 15.8Telecom equipment - - - - Terminals - - - - Enterprise equipment - - - - Network equipment - - - -TV services 2.6 3.4 4.5 4.2 Public fundings 0.0 0.0 0.0 0.0 Advertising revenues 2.2 2.9 3.9 3.5 Subscription fees 0.4 0.5 0.6 0.7Abonnés Données Pays(millions) 2006 2007 2008 2009Fixed access lines as a % of inhabitants 42.0 29.6% 44.2 31.3% 45.4 32.3% 46.4 33.2% 153Cellular customers 156.0 172.0 187.8 201.5 www.idate.org as a % of inhabitants 109.8% 121.7% 133.5% 143.9%Broadband subscribers 2.9 5.4 9.1 14.4 as a % of inhabitants 2.1% 3.9% 6.5% 10.3%Pay-TV homes 13.7 16.5 19.7 24.8 as a % of TV homes 27.1% 32.6% 38.9% 49.0%Digital TV homes 2.6 6.0 8.9 14.4 as a % of TV homes 5.1% 11.9% 17.5% 28.4%Données macro-économiques 2006 2007 2008 2009Population (million inhabitants) 142.1 141.4 140.7 140.0TV households (millions) 50.5 50.6 50.6 50.7GDP (billion €) 736.3 897.4 1 144.8 1 060.1
  • 154. Brésil Marchés (billion €) 2006 2007 2008 2009 Telecom services 30.3 34.0 37.6 38.9 Fixed telephony 15.0 15.2 16.2 16.0 Internet & data 3.6 4.2 4.8 5.2 Mobile services 11.7 14.6 16.6 17.7 Telecom equipment - - - - Terminals - - - - Enterprise equipment - - - - Network equipment - - - - TV services 6.1 7.0 8.8 9.6 Public fundings - - 0.1 0.1 Advertising revenues 4.1 4.5 5.1 5.1 Subscription fees 2.0 2.5 3.6 4.4Données Pays Abonnés (millions) 2006 2007 2008 2009154 Fixed access lines as a % of inhabitants 38.8 20.6% 39.4 20.7% 41.1 21.4% 42.2 21.8% Cellular customers 100.8 121.0 150.6 171.9DigiWorld 2010 as a % of inhabitants 53.6% 63.7% 78.5% 88.7% Broadband subscribers 5.6 7.4 9.8 11.2 as a % of inhabitants 3.0% 3.9% 5.1% 5.8% Pay-TV homes 4.6 5.3 6.3 7.7 as a % of TV homes 9.4% 10.6% 12.2% 14.4% Digital TV homes 13.2 14.9 17.0 20.0 as a % of TV homes 27.1% 29.7% 32.8% 37.6% Données macro-économiques 2006 2007 2008 2009 Population (million inhabitants) 188.1 190.0 191.9 193.8 TV households (millions) 48.8 50.3 51.8 53.3 GDP (billion €) 882.3 967.1 1 075.8 1 168.1
  • 155. États-UnisMarchés(billion €) 2006 2007 2008 2009Telecom services 200.2 209.2 214.1 215.6 Fixed telephony 73.0 72.1 69.5 67.3 Internet & data 42.0 42.6 43.9 44.3 Mobile services 85.3 94.4 100.7 104.0Telecom equipment 45.5 45.4 45.0 40.3 Terminals 13.8 14.9 13.8 12.9 Enterprise equipment 11.2 11.5 11.9 10.5 Network equipment 20.6 19.0 19.3 17.0TV services 89.3 97.4 102.2 100.2 Public fundings 0.4 0.4 0.4 0.4 Advertising revenues 44.8 48.7 49.6 44.7 Subscription fees 44.1 48.3 52.1 55.1Abonnés Données Pays(millions) 2006 2007 2008 2009Fixed access lines as a % of inhabitants 167.5 56.1% 158.4 52.6% 150.4 49.5% 141.7 46.2% 155Cellular customers 233.0 256.8 269.5 281.1 www.idate.org as a % of inhabitants 78.1% 85.3% 88.7% 91.7%Broadband subscribers 59.5 69.6 75.6 80.9 as a % of inhabitants 19.9% 23.1% 24.9% 26.4%Pay-TV homes 95.2 96.9 97.9 100.5 as a % of TV homes 85.3% 86.4% 86.9% 88.8%Digital TV homes 68.4 78.3 89.6 97.4 as a % of TV homes 61.3% 69.8% 79.5% 86.0%Données macro-économiques 2006 2007 2008 2009Population (million inhabitants) 298.4 301.1 303.8 306.5TV households (millions) 111.6 112.2 112.7 113.3GDP (billion €) 9 147.4 9 610.8 9 859.1 9 698.7
  • 156. Chine Marchés (billion €) 2006 2007 2008 2009 Telecom services 61.7 67.3 71.6 74.0 Fixed telephony 20.3 18.6 16.9 14.6 Internet & data 5.7 7.2 8.8 9.9 Mobile services 35.7 41.5 45.9 49.4 Telecom equipment 20.2 23.1 25.4 27.2 Terminals 9.1 10.2 10.9 11.2 Enterprise equipment 1.1 1.2 1.3 1.4 Network equipment 10.1 11.8 13.2 14.6 TV services 6.9 7.7 8.7 9.2 Public fundings - - - - Advertising revenues 3.8 4.4 5.1 5.2 Subscription fees 3.1 3.3 3.6 4.0Données Pays Abonnés (millions) 2006 2007 2008 2009156 Fixed access lines as a % of inhabitants 367.8 28.0% 365.4 27.6% 340.8 25.6% 322.9 24.1% Cellular customers 461.1 547.3 641.2 748.4DigiWorld 2010 as a % of inhabitants 35.1% 41.4% 48.2% 55.9% Broadband subscribers 51.9 66.4 83.4 105.4 as a % of inhabitants 3.9% 5.0% 6.3% 7.9% Pay-TV homes 140.6 151.8 162.8 173.1 as a % of TV homes 39.6% 41.2% 42.5% 43.4% Digital TV homes 13.4 32.5 55.6 97.9 as a % of TV homes 3.8% 8.8% 14.5% 24.5% Données macro-économiques 2006 2007 2008 2009 Population (million inhabitants) 1 314.0 1 321.9 1 330.0 1 338.6 TV households (millions) 354.6 368.8 383.6 398.9 GDP (billion €) 2 081.7 2 527.5 2 953.5 2 972.8
  • 157. Corée du SudMarchés(billion €) 2006 2007 2008 2009Telecom services 17.3 17.9 18.3 18.6 Fixed telephony 3.0 2.7 2.5 2.4 Internet & data 4.0 4.4 4.6 4.6 Mobile services 10.3 10.8 11.2 11.6Telecom equipment - - - - Terminals - - - - Enterprise equipment - - - - Network equipment - - - -TV services - - - - Public fundings - - - - Advertising revenues - - - - Subscription fees - - - -Abonnés Données Pays(millions) 2006 2007 2008 2009Fixed access lines as a % of inhabitants 22.5 46.2% 22.5 45.8% 21.8 44.3% 20.2 40.8% 157Cellular customers 40.2 43.5 45.6 48.7 www.idate.org as a % of inhabitants 82.3% 88.7% 92.6% 98.6%Broadband subscribers 14.0 14.8 15.5 16.4 as a % of inhabitants 28.7% 30.3% 31.4% 33.2%Pay-TV homes - - - - as a % of TV homes - - - -Digital TV homes - - - - as a % of TV homes - - - -Données macro-économiques 2006 2007 2008 2009Population (million inhabitants) 48.8 49.0 49.2 49.4TV households (millions) - - - -GDP (billion €) 563.0 604.0 634.3 661.1
  • 158. Inde Marchés (billion €) 2006 2007 2008 2009 Telecom services 10.8 13.4 15.3 17.3 Fixed telephony 4.5 4.1 3.5 3.0 Internet & data 1.5 2.2 3.1 3.9 Mobile services 4.8 7.1 8.7 10.3 Telecom equipment 5.8 8.6 11.5 13.0 Terminals 3.7 5.2 7.0 8.0 Enterprise equipment 0.2 0.3 0.4 0.5 Network equipment 1.9 3.1 4.1 4.6 TV services 3.6 4.0 4.7 5.2 Public fundings 0.0 0.0 0.0 0.0 Advertising revenues 1.4 1.6 1.9 1.9 Subscription fees 2.2 2.3 2.8 3.3Données Pays Abonnés (millions) 2006 2007 2008 2009158 Fixed access lines as a % of inhabitants 40.3 3.6% 39.3 3.5% 37.9 3.3% 37.2 3.2% Cellular customers 149.6 233.6 346.9 513.3DigiWorld 2010 as a % of inhabitants 13.5% 20.7% 30.2% 44.0% Broadband subscribers 1.8 3.1 5.5 8.2 as a % of inhabitants 0.2% 0.3% 0.5% 0.7% Pay-TV homes 72.4 81.8 94.3 105.3 as a % of TV homes 62.4% 67.0% 73.1% 77.4% Digital TV homes 6.8 11.4 20.8 29.4 as a % of TV homes 5.8% 9.4% 16.1% 21.6% Données macro-économiques 2006 2007 2008 2009 Population (million inhabitants) 1 111.7 1 129.9 1 148.0 1 166.1 TV households (millions) 116.0 122.0 129.0 136.0 GDP (billion €) 647.9 741.1 835.0 891.9
  • 159. JaponMarchés(billion €) 2006 2007 2008 2009Telecom services 90.5 90.1 85.4 83.0 Fixed telephony 24.0 22.5 20.4 18.9 Internet & data 18.8 20.2 21.1 21.7 Mobile services 47.6 47.4 43.8 42.4Telecom equipment 20.9 21.0 18.7 17.2 Terminals 7.9 8.2 6.6 4.7 Enterprise equipment 2.5 2.7 2.6 2.7 Network equipment 10.5 10.1 9.5 9.9TV services 25.3 25.5 25.2 23.9 Public fundings 4.0 4.2 4.2 4.3 Advertising revenues 13.3 13.1 12.6 10.9 Subscription fees 8.0 8.2 8.4 8.7Abonnés Données Pays(millions) 2006 2007 2008 2009Fixed access lines as a % of inhabitants 63.9 50.1% 59.3 46.5% 54.7 42.9% 50.2 39.4% 159Cellular customers 94.9 100.5 105.8 111.0 www.idate.org as a % of inhabitants 74.5% 78.9% 83.0% 87.2%Broadband subscribers 25.8 28.3 30.1 31.6 as a % of inhabitants 20.2% 22.2% 23.6% 24.8%Pay-TV homes 24.4 25.9 27.1 28.0 as a % of TV homes 50.7% 53.8% 56.5% 58.3%Digital TV homes 24.0 28.2 31.2 34.3 as a % of TV homes 49.9% 58.5% 64.9% 71.4%Données macro-économiques 2006 2007 2008 2009Population (million inhabitants) 127.5 127.5 127.4 127.3TV households (millions) 48.1 48.1 48.1 48.0GDP (billion €) 3 351.2 3 407.0 3 351.3 3 123.7
  • 160. Glossaire HD High Definition HDTV High Definition Television HSPA High-Speed Packet Access ICT Information and Communication Technologies IM Instant Messaging IMS IP Multimedia Subsystem IP Internet Protocol IPTV Internet Protocol Television / TV sur IP IPVN Internet Protocol Video Network IT Information Technology LAN Local Area Network LCD Liquid Crystal Display LTE Long Term Evolution MGCP Media Gateway Control Protocol MMS Multimedia Messaging Service NFC Near Field Communication NGA Next Generation Access OS Operating System OTT Over The Top 3G 3rd (cellular) Generation PC Personal Computer 4G 4th (cellular) Generation PIB Produit Intérieur Brut ADSL Asymetrical Digital Subscriber Line PVR Personal Video Recorder ARPU Average Revenue Per User RFID Radio Frequency Identification B2B Business to Business RSS Really Simple Syndication B2C Business to Consumer SaaS Software as a Service CAPEX Capital Expenditure SD Standard Definition CDMA EV-DO Code Division Multiple Access Evolution-Data SIP Session Initiation Protocol Optimized SMS Short Message Service CDN Content Delivery NetworkGlossaire SNS Social Network Services CFM Convergence Fixe Mobile TD-SCDMA Time Division-Synchronous Code Division CGC Complementary Ground Component Multiple Access CPC Coût par click TIC Technologies de lInformation et de la CPM Coût pour mille Communication160 CRM Customer Relationship Management TNT TV Télévision Numérique Terrestre Télévision/Téléviseur/TV set DBS Digital Broadcasting System UGC User Generated ContentDigiWorld 2010 DECT Digital Enhanced (former European) Cordless Telecommunications UHF Ultra High Frequency DMB Digital Multimedia Broadcasting UMA Unlicensed Mobile Access DSL Digital Subscriber Line UMTS Universal Mobile Telecommunication System DVB-SH Digital Video Broadcasting - Satellite Handheld VDSL Very High Speed Digital Subscriber Line EGP Electronique Grand Public VHF Very High Frequency ERP Enterprise Resource Planning VOD Video On Demand FAI Fournisseur dAccès Internet VoIP Voice over IP FTTB Fiber To The Building VPN Virtual Private Network FTTH Fiber To The Home WBAN Wireless Body Area Network FTTN Fiber to the Node W-CDMA Wideband Code Division Multiple Access FTTx Fiber To The x (Home, Building, Premises, Curb) WiBro Wireless Broadband GPON Gigabit Passive Optical Network WiMax Worldwide interoperability for Microwave GPS Global Positioning System Access GSM Global System for Mobile Communications WPAN Wireless Personal Area Network
  • 161. Index 3Com : chron. novembre China Mobile : chron. janvier, février, ABC : chron. avril avril, mai, juillet ; intro. chap. 2 AboveNet : chron. mai China Netcom : chron. janvier Accenture : intro. chap. 2 China Telecom : chron. janvier, avril, août Acer : intro. chap. 2 China Unicom : chron. janvier, février, ADIC : chron. mars juillet, septembre AdMob : chron. novembre ; Ciena : chron. octobre, novembre intro. générale Cisco : chron. mars, avril, octobre, Adobe Systems : chron. septembre novembre ; intro. générale ; Akamai : chron. mai intro. chap. 2 Alcatel Alenia Space : chron. mai Clearwire : chron. juillet Alcatel-Lucent : chron. février, avril, Cogent : chron. mai mai, septembre ; intro. chap. 2, 2.3 Cognos : chron. janvier Alfa : chron. octobre Columbia : chron. février Alltel : chron. janvier Comcast : chron. février, mai, Amazon : chron. juin, août ; décembre ; intro. générale ; intro. générale ; intro. chap. 5, 5.1 intro. chap. 2 ; intro. chap. 5 AMD : chron. mars, mai Cukurova : chron. août AOL : chron. janvier, février, mars, mai ; Cyrte Investments : chron. juin intro. générale ; intro. chap. 5, 5.4 Cyworld : 5.5 Apple : chron. février, mai, juin, juillet ; Dailymotion : chron. avril ; 5.1 intro. générale ; intro. chap. 5, 5.1, 5.2, 5.3, 5.7 Dassault Aviation : chron. mai Archos : chron. juin ; 5.1 Data Domain : chron. juillet Astra : chron. mai Dell : chron. septembre ; intro. chap. 2, 2.5 AT&T : chron. janvier, mai, juillet ; intro. générale ; intro. chap. 2 Deutsche Telekom : chron. février, mai, septembre, décembre ; intro. Avaya : chron. juillet, septembre générale ; intro. chap. 2 Axel Springer : chron. août Digital Sky Technologies : chron. mai Barnes&Noble : chron. juin Digital Window : chron. août Batelco : chron. janvier Digital+ : chron. novembre, décembre BBC : chron. mars, juin ; 5.1 DirecTV : chron. février ; intro. chap. 2 Index Bebo : chron. mars ; 5.5 Disney : chron. mars, avril ; intro. chap. 5 Bharti Airtel : chron. avril, mai, Divona Telecom : chron. juin septembre, octobre eBay : chron. avril, septembre ; Bintel : chron. février Bloomberg : chron. mars intro. générale 161 EchoStar : chron. février ; intro. chap. 2 Borusan Telekom : chron. décembre www.idate.org EdgeCast : chron. mai Bouygues Telecom : chron. mai, EDS : intro. chap. 2 décembre Eesti Telekom : chron. août, octobre Broadcom : chron. avril Elcoteq : chron. janvier BSkyB : 5.2, 5.3 Electronic Arts : chron. novembre BSnovembre : 5.2 Elektrim : chron. février BT : chron. juin ; intro. générale ; intro. chap. 2 ; 4.6 EMC : chron. juillet, août Canal+ : 5.2, 5.3 Emulex : chron. avril Carphone Warehouse : chron. mai, Ericsson : chron. janvier, février, mars, juillet juillet, novembre, décembre ; intro. chap. 2, 2.3 Casio : chron. septembre ESPN : chron. avril CBS : intro. chap. 2 Etisalat : chron. janvier CCTV : chron. mars Charter Communications : Etisalat DB : chron. juillet chron. février Euronews : chron. mars
  • 162. Eutelsat : chron. mai Janivo Holding : chron. juin Nokia Siemens Networks : Facebook : chron. mai ; intro. générale ; Joltid : chron. septembre chron. février, mars 5.5 Kapsch CarrierCom : chron. novembre Nortel : chron. juin, juillet, septembre, Far Eastone Telecommunications : octobre, novembre ; 2.3 Kbro : chron. septembre chron. avril Nortel Networks : chron. janvier KDDI : chron. juillet FastWeb : chron. août ; 4.6 NTT : chron. mai, octobre ; Kievstar : chron. octobre intro. chap. 2 ; 3.4 Fininvest : chron. décembre KPN : chron. novembre, décembre NTT DoCoMo : chron. juillet, décembre Flickr : chron. janvier KTF : chron. juillet nVidia : 5.2 Fox : chron. avril Lenovo : intro. chap. 2 NXP Semiconductors : chron. mars France Telecom : chron. avril, juin, août, septembre, novembre ; Level 3 Communications : chron. mai Omniture : chron. septembre ; 5.4 intro. générale ; intro. chap. 2 LG : chron. octobre ; intro. chap. 2 Oni : chron. janvier Free : chron. décembre Liberty Global : chron. novembre ; Oracle : chron. juillet ; intro. chap. 2, Frontier Communications : chron. mai intro. chap. 2 2.5 Fujitsu : chron. mars ; intro. chap. 2 Liberty Media : chron. février Orange : chron. mars, août, septembre, Gallimard : chron. juin LinkedIn : chron. octobre ; octobre, novembre, décembre ; intro. générale intro. générale ; 4.6 ; 5.2 Gemalto : chron. mars Mannesmann : intro. générale Orascom Telecom : chron. avril General Electric : chron. février, décembre Maroc Telecom : chron. février, juillet OTE : chron. juillet GeoCities : chron. avril MCI : intro. générale Panasonic : chron. septembre, décembre Global Crossing : chron. mai Mediaset : chron. décembre PCCW : chron. avril GlobalFoundries : chron. mars Méditel : chron. septembre Perot Systems : chron. septembre Gmarket : chron. avril Microsoft : chron. janvier, février, mai, juin, juillet, août, décembre ; intro. Philips : chron. janvier Google : chron. janvier, février, mars, générale ; intro. chap. 2, 2.8 ; 5.3 Phones4U : chron. juillet avril, mai, juillet, août, octobre, novembre ; intro. générale ; 2.8 ; MobageTown : 5.5 Playfish : chron. novembre intro. chap. 5, 5.4, 5.5, 5.7 Mobinil : chron. avril Portugal Telecom : chron. janvier, Guangzhou Digital Media Group : Mobistar : chron. novembre septembre chron. mars Motorola : chron. janvier, mai ; Premiere : chron. avril GVT : chron. septembre, octobre intro. chap. 2, 2.3 Prisa : chron. novembre, décembre Habbo : chap. 5.5 MSN : chron. janvier ; 5.4 PTC : chron. février HanseNet : chron. novembre MTN : chron. mars, mai, septembre, Publicis : chron. juin, août Hitachi : chron. septembre ; octobreIndex PubliGroupe : chron. août intro. chap. 2 MultiChoice : chron. mars Pure Digital Technologies : HP : chron. mai, novembre ; MySpace : chron. décembre chron. mars intro. chap. 2, 2.5 Namco Bandai : chron. mars Qimonda : chron. mars162 Huawei : chron. janvier, novembre, décembre ; intro. chap. 2, 2.3 NBC Universal : chron. février, QQ : 5.5 décembre ; intro. chap. 2 ; Hulu : chron. février, avril ; intro. intro. chap. 5 Qualcomm : chron. avrilDigiWorld 2010 générale ; intro. chap. 5, 5.1 Quattro Wireless : intro. générale NBN Company : chron. septembre Hutchison Whampoa : chron. février RAI : chron. mars NEC : chron. septembre ; intro. chap. 2 iBasis : chron. décembre Razorfish : chron. août NEC Electronics : chron. avril IBM : chron. janvier, juillet ; Reliance Communications : intro. chap. 2, 2.5 net mobile : chron. décembre chron. juillet, août IDS Scheer : chron. juillet Net4mobility : chron. décembre Renesas : chron. avril ILOG : chron. janvier NetApp : chron. juillet RIM : intro. générale Imeem : chron. décembre News Corp. : chron. avril ; intro. chap. 2 ; intro. chap. 5 S Tel : chron. janvier IMVU : 5.5 Samsung : intro. générale ; Nextel : chron. décembre Infogrames : chron. mars intro. chap. 2 Nintendo : chron. juin ; intro. chap. 5, Inmarsat Ventures : chron. mai 5.3 Sanyo : chron. septembre, décembre Intel : chron. mars, mai, juin ; Nokia : chron. mars, mai, juin, août, SAP : chron. janvier, juillet ; intro. générale octobre ; intro. générale ; intro. chap. 2 iPCS : chron. décembre intro. chap. 2 ; 5.7 Satyam : chron. mars Jajah : chron. décembre Nokia Siemens : chron. juin, juillet ; 2.3 Savvis : chron. mai
  • 163. SBC : intro. générale Tandberg : chron. novembre Turkcell : chron. aoûtSFR : chron. décembre Tata Communications : chron. mai Twitter : chron. janvier ; intro. généraleSierra Wireless : chron. février TDC : chron. novembre Unanimis : chron. aoûtSirius XM : chron. février Tele Atlas : chron. juin Unitymedia : chron. novembreSK Telecom : chron. juillet Tele2 : chron. décembre Universal : chron. févrierSkype : chron. septembre, décembre ; Tele2 Mobile : chron. octobre Universal Music : chron. avril intro. générale Telecom Argentina : chron. juin Unyk : chron. octobreSoftware AG : chron. juillet Telecom Italia : chron. juin, août, Verizon : chron. janvier, mai ;Sogecable : chron. décembre novembre ; intro. chap. 2 intro. chap. 2 ; intro. chap. 5Solaris Mobile : chron. mai Telefónica : chron. mars, septembre, Verizon Wireless : chron. janvier, octobre, novembre, décembre ; février, juilletSonaecom : chron. janvier intro. chap. 2 ; 5.2Sonatel : chron. avril Viacom : intro. chap. 2 Telelogic : chron. janvierSony : chron. février, juin ; Viadeo : chron. octobre Telenor : chron. février, octobre, intro. chap. 5, 5.3 VimpelCom : chron. février, octobre décembreSony Entertainement Television : Virgin Mobile : chron. juillet, octobre TeliaSonera : chron. janvier, mai, juillet, chron. mars août, octobre Vivendi : chron. février, septembre,Sony Ericsson : intro. chap. 2 octobre, décembre Telstra : chron. septembreSony Pictures : chron. mars VMware : chron. août TEO LT : chron. août, octobreSotelma : chron. février, juillet Vodafone : chron. janvier, février, mars, Teracent : chron. novembreSpansion : chron. mars juin, juillet, décembre ; intro. Texas Instruments : chron. janvier générale ; intro. chap. 2 ; 4.6SpringSource : chron. août Thales : chron. mai Walt Disney Company : intro. chap. 2Sprint : chron. mai, décembre Thomson : chron. janvier, juillet Wavecom : chron. févrierSprint Nextel : chron. janvier, juillet Tidal Software : chron. avril Wind : chron. juin, aoûtStarent Networks : chron. octobre Time Warner : chron. février, mars, mai ; Worldcom : intro. généraleSTC : chron. janvier intro. générale ; intro. chap. 2 ; intro. chap. 5 Yahoo! : chron. janvier, février, avril,STMicroelectronics : chron. janvier, juillet, août ; intro. générale ; février Time Warner Cable : chron. février chap. 2.8 ; 5.1, 5.4Streetview : 5.5 Tiscali : chron. mai Yoowalk : 5.5Sudatel : chron. janvier T-Mobile : chron. juillet, septembre ; 4.6 YouTube : chron. avril ; intro. générale ;Sun Microsystems : chron. juillet ; 2.5 TomTom : chron. juin intro. chap. 5Sunrise : chron. novembre Toshiba : intro. chap. 2 Zain : chron. septembre IndexSwisscom : chron. août TracFone : chron. juillet Zapp : chron. juilletTaïwan Mobile : chron. septembre TRT : chron. mars ZON Multimedia : chron. janvierTameen Telecom : chron. janvier TSMC : chron. mars ZTE : chron. juin 163 www.idate.org
  • 164. À propos de l’IDATE www.idate.orgL’IDATE, fondé en 1977, est l’un des premiers centres d’études et de conseil en Europedont la mission est d’accompagner les décisions stratégiques de ses clients sur les secteursTélécoms - Internet – Médias. Il associe deux missions principales :DigiWorld ProgrammeSoutenu par une trentaine de grands groupes qui lui ont accordé leur confiance, l’IDATEconçoit et anime un ensemble cohérent dactivités déchanges et de réflexions réunies dansle DigiWorld Programme :• DigiWorld Network : clubs et réunions mensuelles dans les capitales européennes, missions d’études internationales.• DigiWorld Events : la conférence DigiWorld Summit et un ensemble de séminaires associés sur les thèmes clés de l’année.• DigiWorld Publishing : le DigiWorld Yearbook et le DigiWorld Economic Journal (la revue d’éco- nomie Communications & Strategies).• DigiWorld Policy Programme : un programme annuel de recherche entre les membres adhé- rents, une équipe IDATE et des experts académiques.Consulting & ResearchL’IDATE a établi sa crédibilité et son indépendance à travers le développement déquipes spé-cialisées de consultants et danalystes qui offrent :• Un conseil indépendant : études de marché (veille techno-économique, modélisation et pré- visions, analyses sectorielles, enquêtes), benchmark international (études de positionne- ment, stratégies de la convergence, analyses concurrentielles), marketing stratégique (lan- cement de nouveaux services, business plan, partenariats), politiques publiques (définition et évaluation des politiques publiques, impacts socio-économiques, pilotage de projets, benchmark réglementaire, assistance à la maîtrise d’ouvrage).• Un système dinformation et de veille stratégique : un catalogue actualisé annuellement détudes multiclients, incluant des études sectorielles, des notes dexperts, un service conti- nu sur les déploiements daccès FTTX, ...
  • 165. Research 2010Le programme détudes multiclients de Networks & EquipmentlIDATE constitue le prolongement naturel Why migrate to LTE?du travail de nos équipes danalystes spé- Mobile Network Outsourcing & Sharingcialisés et de nos investissements continus Femtocells World Telecom Equipment Marketdans un système dinformation et de veilledes marchés et des stratégies dacteurs. Telecom StrategiesPlus quun simple catalogue de publica- Telecom 2020tions, il sagit bien pour lIDATE daffirmer LTE Telco Strategies NGA regulationson ambition de vous proposer un outil World Telecom Services Marketunique de compréhension et de suivi dessecteurs Télécoms, Internet et Médias. Mobile The Future of Mobile CommunicationTrois formats de rapports conçus pour Radio Spectrumfournir une information complète sur vos Mobile VoIPmarchés : Mobile Payment• Market & Data Reports - les études de Broadband/FTTx - Satellite marché (rapport PDF + Database Excel) FTTx Technologies• Innovation Reports - lanalyse approfon- FTTx Leading Operators Strategies die des innovations clés Hybrid Networks• Watch Services - les services en continu Broadband via Satellite Internet Services Online Advertising Mobile Internet Ebooks 3D Web TV & Video Television 2020 3D Video Pay-TV in Europe Next Gen TV IPTV over FTTx World Television Market Digital Home & Entertainment In-game Advertising Market Digital Home Connected Devices World Video Game Market ICT business markets Smart Grids & Smart Metering Fixed-Mobile Convergence in Businesses M2M Watch Services World FTTx Markets World LTE Markets World Next Gen TV Markets Information & présentation sur : www.idate.org Contact : Isabel Jimenez – tél : +33(0)4 67 14 44 04 – email : i.jimenez@idate.org
  • 166. COMMUNICATIONS & STRATEGIES est une revue trimestrielle couvrantles secteurs des télécommunications, de linformatique et des médias,dans les domaines des politiques publiques, des organisations indus-trielles et des stratégies dentreprise.Depuis sa création en 1991, COMMUNICATIONS & STRATEGIES saffirmecomme une publication européenne indépendante, ouverte sur les préoc-cupations de lindustrie et offrant une tribune aux meilleurs travauxdanalyse socio-économique.Véritable référence pour lanalyse des phénomènes de convergence,COMMUNICATIONS & STRATEGIES est labellisée CNRS et est référencéesur de nombreuses bases de données scientifiques internationales.Entièrement publié en anglais, chaque numéro est organisé autour dundossier thématique proposant plusieurs articles et interviews de person-nalités du monde universitaire, institutionnel et industriel.Une sélection darticles hors dossier, choisis pour leur caractère innovant,et des analyses en prise avec lactualité ("Features"), ainsi quune revuebibliographique sont également proposés dans chaque numéro.A paraître :• 1er trimestre 2010 N° 77 - The impact of online video on media, telecoms and the internet• 2ème trimestre 2010 N° 78 - FTTH – The communications infra- structure of the next decades• 3ème trimestre 2010 N° 79 - The Economics of Cybersecurity•4 ème trimestre 2010 N° 80 - Broadband for AllAbonnement 2010 4 numéros + DigiWorld Yearbook 2010 Accès en ligne : 200 EUR HT Version papier : 320 EUR HT Version papier + online : 360 EUR HTVente au numéro Accès en ligne : 150 EUR HT Version papier : 240 EUR HT Version papier + accès en ligne : 270 EUR HTInformation et abonnement sur www.comstrat.orgContact : Sophie NIGONTél: +33(4)67 144 416 – email : s.nigon@idate.org
  • 167. Depuis 1977, lIDATE sest imposé comme l’un des premiers centres d’études et de conseilen Europe, dont la mission est d’accompagner les décisions stratégiques de ses clientssur les secteurs Télécoms, Internet, Médias.Le DigiWorld Programme de lIDATE a été mis en place depuis plusieurs années, poursoutenir les initiatives de l’Institut visant à donner forme à la dimension originale de forumeuropéen. LIDATE est à ce titre un acteur incontournable dans lanimation dun débatinternational entre les acteurs clés du domaine à travers les activités duDigiWorld Programme supportées par ses membres représentants les plus grands groupesde ce secteur :• DigiWorld Network : un ensemble de réunions mensuelles dans les capitales européennes et des missions détudes internationales• DigiWorld Events : la conférence DigiWorld Summit et un ensemble de séminaires associés sur les thèmes clés de lannée• DigiWorld Publishing : le DigiWorld Yearbook et la revue déconomie Communications & Strategies (DigiWorld economic journal)• DigiWorld Policy Programme : un programme annuel de recherche entre les membres adhérents, une équipe IDATE et des experts académiques.IDATEBP 4167F 34092 Montpellier Cedex 5FranceTel. +33 (0) 467 144 444Fax +33 (0) 467 144 400email: info@idate.orgwww.idate.orgSelon la formule consacrée, les données fournies dans le rapport DigiWorld,aussi bien que les analyses et opinions qu’il contient, n’engagent en aucune manièreles entreprises membres de la Fondation.Tous droits réservés – Toute reproduction, stockage ou diffusion, même partielet par tous moyens, y compris électroniques, ne peut être effectué sans accord écritpréalable de l’IDATE.Ce livre a été édité sous la responsabilité de Hélène Ollivier et Didier Pouillot.Image couverture : Choosit www.choosit.com© IDATE 2010ISBN : 978-2-84822-258-5
  • 168. Achevé d’imprimer en avril 2010Imprimerie Pure Impression, Montpellier Dépôt légal mai 2010