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Le poids et l'alimentation des jeunes

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  • Introduction Au cours des 25 dernières années, la prévalence de l’embonpoint et de l’obésité chez les enfants et les adolescents a augmenté, l’accroissement le plus important a eu lieu dans les pays économiquement développés. Le Québec et le Canada tout comme les États-Unis ne sont pas épargnés par ce phénomène croissant et celui-ci est d’ailleurs devenu un enjeu majeur de santé publique. Cette hausse est en grande partie attribuable aux nombreuses transformations sociales, lesquelles ont favorisé l’adoption d’un mode de vie que certains qualifient d’obésogène. [1] Singh, A.et coll. « Tracking of Childhood Overweight into Adulthood: A Systematic Review of the Literature », Obesity Reviews, vol. 9 (2008) : pp. 474-488. [2] Morrison, K. et J. Chanoine. « Clinical Evaluation of Obese Children and Adolescents », Journal de l’Association médicale canadienne, vol. 176, no 8 suppl. (2007); p. 45-49 en direct. [3] Ball, G. et L. McCargar. « Childhood Obesity in Canada: A Review of Prevalence Estimates and Risk Factors for Cardiovascular Disease and Type 2 Diabetes », Revue canadienne de physiologie appliquée , vol. 28 (2003) : p. 117-140. [4] C. Le Petit et J.-M. Berthelot, Obésité : un enjeu en croissance, document en ligne à : www.statcan.ca/francais/research/82-618-MIF/82-618-MIF2005003.htm [5] Regional Office for Europe of the World Health Organization (2006). Addressing the socioeconomic determinants of healthy eating habits and physical activity levels among adolescents , rapport du forum de 2006, p. 14.
  • Introduction Le fardeau que représente l’obésité chez les jeunes pour le système de santé est difficile à quantifier, car les problèmes de santé physiques connexes ne se manifestent habituellement que plus tard dans la vie. Néanmoins, la tendance à la hausse de la prévalence de l’excès de poids chez les jeunes est à considérer puisque les données tirées d’études systématiques indiquent que l’obésité infantile accroît le risque d’obésité plus tard dans la vie[1] et contribue à l’apparition précoce d’un certain nombre de maladies, comme le diabète de type 2, l’athérosclérose et l’hypertension[2] [3]. De plus, selon une étude canadienne fondée sur des données longitudinales, une fois qu’un adulte fait de l’embonpoint, il est probable qu’il continuera de grossir : très peu de ces adultes retournent dans la catégorie de poids normale[4]. Par ailleurs, un rapport du bureau européen de l’OMS reprend les résultats de recherche selon lesquels l’obésité et l’embonpoint chez les jeunes sont associés à une estime de soi faible, à un bien-être psychologique également faible, à un niveau élevé de plaintes psychosomatiques ainsi qu’à un faible sentiment de satisfaction à l’égard de la vie[5]. L’excès de poids pourrait aussi représenter un fardeau sur le plan psychologique et social, les enfants concernés ayant plus tendance à être rejetés par leurs pairs et à vivre un isolement social (FISCHLER, C. (2001). L’homnivore, Paris, Éditions Odile Jacob, 440 p.) [1] Singh, A.et coll. « Tracking of Childhood Overweight into Adulthood: A Systematic Review of the Literature », Obesity Reviews, vol. 9 (2008) : pp. 474-488. [2] Morrison, K. et J. Chanoine. « Clinical Evaluation of Obese Children and Adolescents », Journal de l’Association médicale canadienne, vol. 176, no 8 suppl. (2007); p. 45-49 en direct. [3] Ball, G. et L. McCargar. « Childhood Obesity in Canada: A Review of Prevalence Estimates and Risk Factors for Cardiovascular Disease and Type 2 Diabetes », Revue canadienne de physiologie appliquée , vol. 28 (2003) : p. 117-140. [4] C. Le Petit et J.-M. Berthelot, Obésité : un enjeu en croissance, document en ligne à : www.statcan.ca/francais/research/82-618-MIF/82-618-MIF2005003.htm [5] Regional Office for Europe of the World Health Organization (2006). Addressing the socioeconomic determinants of healthy eating habits and physical activity levels among adolescents , rapport du forum de 2006, p. 14.
  • Notions de base Définition de l’excès de poids La définition de l’embonpoint et de l’obésité est fondée sur l’indice de masse corporelle (IMC), c’est-à-dire une mesure qui tient compte de la taille et du poids. Pour les adultes de 18 ans et plus, on utilise les seuils d’IMC de 25 et 30 pour classer les personnes dans la catégorie de l’embonpoint et celle de l’obésité, respectivement, d’après les risques pour la santé associés au fait de se trouver dans l’une de ces catégories de poids. Pour les enfants et les adolescents, les seuils de catégorie de poids sont plus bas et tiennent également compte du sexe et de l’âge puisque l’IMC varie substantiellement avec l’âge, augmentant rapidement durant les premiers mois après la naissance, chutant après la première année, puis augmentant à nouveau autour de la sixième année de vie (Cole et al. , 2000). Des seuils internationaux d’IMC pour définir l’embonpoint et l’obésité chez les enfants et les adolescents âgés entre 2 et 17 ans ont été établis en 2000, suite à la recommandation d’un groupe d’experts sur l’obésité (International Obesity Task Force) (Cole et al ., 2000). Les valeurs sont établies par des centiles et correspondent aux valeurs de 25 kg/m2 pour l’embonpoint et de 30 kg/m2 pour l’obésité appliquées dans la population adulte.
  • Définition de la préoccupation excessive à l’égard du poids On parle de préoccupation excessive a l’égard du poids dans le cas ou une personne qui, ayant ou non un surplus de poids, est à ce point préoccupée par son poids que cela porte atteinte à sa santé physique et mentale[1]. [1] SCHAEFER, C. et L. MONGEAU (2000). L’obésité et la préoccupation excessive à l’égard du poids : éléments d’une problématique et réflexions pour l’action, Montreal, Collectif Action alternative en obesite, 87 p.
  • Limite des données chez les jeunes Selon les lignes directrices canadiennes en matière de pratique clinique de 2006 sur la prise en charge et la prévention de l’obésité chez les adultes et les enfants, il peut être plus difficile d’identifier l’obésité chez les enfants et les jeunes que chez les adultes, car la composition corporelle et les indicateurs anthropométriques varient avec la croissance et la maturation hormonale[1]. Il est à noter que selon les résultats de l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé, les augmentations de l’IMC chez les jeunes sont associées à une adiposité plus importante, et non à une augmentation de la masse musculaire[2]. Les résultats présentés ci-dessous sont basés sur des mesures directes du poids et de la taille, c’est-à-dire sur l’IMC mesuré, plutôt que sur l’IMC auto-déclaré. En effet, malgré le coût élevé des mesures directes, il semble davantage indiqué de recourir à celles-ci pour suivre l’évolution du phénomène de l’excès de poids chez les jeune d’une part en raison du biais de désirabilité sociale qui influence les données chez les jeunes lequel serait possiblement attribuable à la médiatisation du phénomène de l’excès de poids en hausse chez les jeunes et d’autre part, en raison du taux de non-réponse qui pourrait être en partie dû à la méconnaissance qu’on les jeunes de leur poids et de leur taille[3]. [1] Morrison, K. et J. Chanoine. « Clinical Evaluation of Obese Children and Adolescents », Journal de l’Association médicale canadienne, vol. 176, no 8 suppl. (2007); p. 45-49 en direct. [2] Tremblay, M.S. et coll. « Condition physique des enfants et des jeunes au Canada : résultats de l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé de 2007 - 2009 », Rapports sur la santé, vol. 21 (2010) : pp. 1-16. [3] Baraldi, R., et coll. L’embonpoint et l’obésité chez les jeune Québécois de 12 à 17 ans : que révèlent les données de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes ?, Zoom santé, Institut de la Statistique du Québec, juin 2007
  • La proportion de jeunes présentant un excès de poids augmente avec l’âge. De plus, la proportion de jeunes faisant de l’excès de poids est plus élevée aux États-Unis qu’au Canada et est plus élevée au Canada qu’au Québec, excepté durant la petite enfance. En effet, l’effet inverse est observé durant cette période. Les jeunes Québécois âgés entre 2 et 5 ans ont un taux d’excès de poids supérieur aux jeunes de 6 ans et plus. Ce phénomène est difficile à expliquer… … Bien que plusieurs études montrent une certaine persistance de l’obésité dans le temps, l’excès de poids, surtout en bas âge, peut être un phénomène transitoire lié à la croissance de l’enfant. Une étude récente souligne toutefois qu’un gain pondéral important après l’âge de 2 ans serait étroitement lié au risque d’obésité vers l’âge de 7 ans ( REILLY, J. J., J. ARMSTRONG, A. R. DOROSTY, P. M. EMMETT, A. NESS, I. ROGERS, C. L. STEER et A. SHERIFF, for the Avon Longitudinal Study of Parents and Children Study Team (2005). « Early life risk factors for obesityin childhood: Cohort study », British Medical Journal ). Pour les données présentées pour les États-Unis, les auteurs ont utilisé les courbes de croissance établies aux États-Unis et classé les jeunes dont l’IMC se situe au-dessus du 85e et du 95e centiles pour les catégories âge-sexe comme faisant de l’embonpoint ou étant obèses, respectivement. Bien que la méthode de Cole et cette méthode donnent généralement des résultats semblables, les valeurs de Cole (IOTF) ont tendance à produire des estimations plus faibles pour les jeunes enfants et des estimations plus élevées pour ceux qui sont plus âgés[1]. [1] T. Lobstein, L. Baur et R. Uauy, « Obesity in children and young people: A crisis in public health », Obesity Reviews, no 5, supplément 1, 2004, p. 4 à 85. (Source : Shields, M. « L’embonpoint chez les enfants et les adolescents au Canada. Nutrition : Résultats de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes », (Ottawa,Ont. : Statistique Canada, 2005), No 82-620-MWF au catalogue.) (Sources : Le poids corporel chez les enfants et adolescents du Québec : de 1978 à 2005, Institut national de santé publique du Québec)
  • Au Canada, les jeunes vivant dans un ménage où aucun membre n’a dépassé le niveau du diplôme secondaire sont plus susceptibles de présenter un excès de poids que ceux vivant dans un ménage où le niveau de scolarité est un diplôme d’études postsecondaires. On observe la même tendance au Québec. En effet, la proportion de jeunes Québécois en excès de poids diminue avec l’augmentation du niveau de scolarité. Les ménages qui détiennent une scolarité universitaire présentent une proportion significativement plus faible d’enfants en excès de poids que les ménages des deux autres catégories. Taux d'embonpoint et d'obésité, selon la scolarité du ménage, population de 2 à 17 ans, Québec (2004) (Sources : Le poids corporel chez les enfants et adolescents du Québec : de 1978 à 2005, Institut national de santé publique du Québec)
  • Le profil est moins précis pour le statut socioéconomique. Au Canada, les jeunes vivant dans un ménage à revenu moyen sont plus susceptibles de présenter un excès de poids que ceux vivant dans un ménage à revenu élevé. Le taux d’excès de poids chez les jeunes des ménages à faible revenu et à revenu élevé est semblable. Au Québec, les jeunes vivant dans un ménage à revenu élevé sont moins susceptibles de présenter un excès de poids que ceux vivant dans un ménage à revenu faible. On ne remarque pas de différence significative quant au taux d’excès de poids chez les jeunes vivant dans un ménage à revenu faible et revenu moyen malgré la tendance plus élevé chez les jeunes vivant dans un ménage à revenu faible. Taux d'embonpoint et d'obésité, selon le revenu du ménage, population de 2 à 17 ans, Québec (2004) (Sources : Le poids corporel chez les enfants et adolescents du Québec : de 1978 à 2005, Institut national de santé publique du Québec)
  • Malgré qu’il y ait une proportion un peu plus élevée de jeunes en excès de poids en milieu rural qu’en milieu urbain, aucune différence significative n’est observée. Mongeau et al. (2005) ont démontré qu’en 2003 la proportion des adultes québécois en surplus de poids était significativement plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain. Dans une étude transversale récente réalisée auprès d’adolescents américains, Ewing et al. (2006) ont constaté une association entre le lieu de résidence et le poids corporel, soit que les adolescents résidant dans les milieux moins densément peuplés étaient plus susceptibles d’être en surplus de poids que ceux vivant dans les régions plus densément peuplées. Mongeau, L., Audet, N., Aubin, J. et R. Baraldi (2005). L’excès de poids dans la population québécoise de 1987 à 2003. Institut national de santé publique du Québec et Institut de la statistique du Québec, Québec, 23 p. Ewing, R., Brownson, R.C., and D. Berrigan (2006). Relationship between urban sprawl and weight of United States Youth. Am J Prev Med, 31(6): 464-474. Taux d'embonpoint et d'obésité, selon le lieu de résidence, population de 2 à 17 ans, Québec (2004) (Sources : Le poids corporel chez les enfants et adolescents du Québec : de 1978 à 2005, Institut national de santé publique du Québec)
  • Les données montrent que les jeunes américains ont un taux d’insatisfaction plus élevé à l’égard de leur poids corporel que les jeunes canadiens et que les jeunes canadiens ont un taux d’insatisfaction plus élevé à l’égard de leur poids corporel que les jeunes québécois. De plus, on remarque que plus les jeunes avancent en âge plus le taux d’insatisfaction à l’égard de leur poids corporel augmente. Basé sur le désir de perdre du poids L’IMC a été calculé en se basant sur des données auto-déclarées. (Source: Al Sabbah H, Vereecken C, Elgar FJ, Nansel T, Aasvee K, Abdeen Z, Ojala K, Ahluwalia N, Maes L (2009) Body weight dissatisfaction and communication with parents among adolescents in 24 countries: International cross-sectional survey. BMC Public Health, 9:52. (Questionnaire Body weight dissatisfaction (désir de perdre du poids))) (Source : Enquête sociale et de santé auprès des enfants et des adolescents québécois 1999, Institut de la statistique du Québec.)
  • On remarque que le taux d’insatisfaction à l’égard du poids corporel est plus élevé chez les jeunes présentant un excès de poids que chez les jeunes de poids normal. Ce phénomène est présent tant au Canada qu’aux É-U. Inclut des garçons et des filles de 11, 13 et 15 ans. Basé sur le désir de perdre du poids L’IMC a été calculé en se basant sur des données auto-déclarées. Données sur le statut pondéral et l’insatisfaction à l’égard du poids non disponible au Québec. (Source: Al Sabbah H, Vereecken C, Elgar FJ, Nansel T, Aasvee K, Abdeen Z, Ojala K, Ahluwalia N, Maes L (2009) Body weight dissatisfaction and communication with parents among adolescents in 24 countries: International cross-sectional survey. BMC Public Health, 9:52. (Questionnaire Body weight dissatisfaction (désir de perdre du poids))) (Source : Enquête sociale et de santé auprès des enfants et des adolescents québécois 1999, Institut de la statistique du Québec.)
  • Les données suggèrent que la consommation de fruits et de légumes augmente avec l’âge. La consommation de fruits et de légumes apparaît plus élevé au Québec qu’au Canada, et ce, pour tous les groupes d’âge. (Source : Garriguet D. Nutrition : Résultats de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes. Vue d'ensemble des habitudes alimentaires des Canadiens. Statistique Canada, 2006, catalogue no 82-620-MIE-No 2.) (Source : QUÉBEC. INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC (2008). L'alimentation des jeunes québécois : un premier tour de table - Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes - Nutrition 2004.)
  • Les jeunes consommant moins de 5 portions de fruits et de légumes par jour sont beaucoup plus susceptibles de faire de l’excès de poids que ceux qui mangent plus souvent des fruits et des légumes. Des différences significatives sont observées. (Source : Shields, M. « L’embonpoint chez les enfants et les adolescents au Canada. Nutrition : Résultats de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes », (Ottawa,Ont. : Statistique Canada, 2005), No 82-620-MWF au catalogue.)
  • La consommation de boissons gazeuses apparaît plus élevée chez les jeunes américains que chez les jeunes canadiens. Il faut toutefois interpréter ces résultats avec prudence puisque le terme boissons gazeuses n’est pas définit de la même manière. États-Unis: Le terme boissons gazeuse inclut: boissons gazeuses régulières, diètes et non sucrées, eaux gazeuses arômatisées, jus gazeux arômatisés Canada: boissons gazeuses ordinaires Indicateur: pourcentage de jeunes ayant rapporté avoir consommé des boissons gazeuses durant la journée de référence Les boissons sucrées comportent un lien avec le gain de poids et un indice de masse corporelle plus élevé chez les enfants et les adolescents[1]. JE N’AI PAS TROUVÉ DE DONNÉES ILLUSTRANT LE LIEN ENTRE LA CONSOMMATION DE BOISSONS GAZEUSES ET L’EXCÈS DE POIDS [1] V.S. Malik, M.B. Schulze et F.B. Hu, « Intake of sugar-sweetened beverages and weight gain: a systematic review », American Journal of Clinical Nutrition , 84, 2006, p. 274-288. (Source : French SA, Lin BH, Guthrie JF. National trends in soft drink consumption among children and adolescents age 6 to 17 years: prevalence, amounts, and sources, 1977/1978 to 1994/1998. J Am Diet Assoc. 2003;103:1326-1331.) (Source : Garriguet D. Nutrition : Résultats de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes. Consommation de boissons par les enfants et les adolescents . Statistique Canada, 2008)
  • La proportion de jeunes ayant consommé des aliments provenant de restauration rapide au cours d’une journée de référence est plus élevée au Canada qu’au Québec. Indicateur: Proportion de jeunes ayant consommé dans aliments provenant de la restauration rapide au cours d’une journée de référence. Au Québec, la consommation d’aliments de restauration rapide est associé à des apports moyens plus élevés d’énergie, de lipides totaux, de gras saturés ou de sucre et à des apports moins élevés de calcium [1] . (Source : Garriguet D. Nutrition : Résultats de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes. Vue d'ensemble des habitudes alimentaires des Canadiens. Statistique Canada, 2006, catalogue no 82-620-MIE-No 2.) (Source : QUÉBEC. INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC (2008). L'alimentation des jeunes québécois : un premier tour de table - Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes - Nutrition 2004.) [1] QUÉBEC. INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC (2008). L'alimentation des jeunes québécois : un premier tour de table - Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes - Nutrition 2004.
  • Les données présentées suggèrent que le nombre d’heures d’activités sédentaires augmente avec l’âge. Le nombre d’heures d’activités sédentaires apparaît plus élevé au Canada qu’aux ÉU. La présence d’un nombre d’heures d’activités sédentaires par jour plus élevé au Canada pourrait s’expliquer par le fait que les données présentées sont plus récentes que celles présentées pour les É-U. En effet, il est possible de croire que le nombre d’heures d’activités sédentaires s’est accru avec les années. Aux États-Unis, l’activité physique a été mesurée par accélérométrie (Actigraph, FT. Walton Beach, Floride) dans le cadre de la NHANES de 2003 à 2006. Bien que les modèles d’accéléromètre utilisés dans la NHANES et dans l’ECMS (Actical) diffèrent, les approches de réduction et d’analyse des données ont été harmonisées, de sorte que les résultats sont comparables dans une certaine mesure. Les jeunes et les enfants canadiens semblent s’adonner à un peu plus d’activités sédentaires que leurs homologues américains : 8,6 heures contre 6 à 8 heures par jour. Au Canada, 6 heures d’éveil sur 10 sont consacrées à des activités sédentaires. Alors que les données des accéléromètres de l’ECMS montrent que les enfants et les jeunes consacrent environ 8,6 heures par jour à des activités sédentaires, elles n’indiquent pas quel type d’activité ces heures englobent. Étant donné que d’autres enquêtes ont montré que les jeunes Canadiens passent au moins six heures par jour devant des écrans 1 , la plupart du temps d’activité sédentaire relevé dans le cadre de l’ECMS est vraisemblablement du temps passé devant un écran. Ce qui se passe durant le reste des heures d’activité sédentaire est moins clair. Activités sédentaires mesurées à l’aide de accéléromètre. (source : Whitt-Glover, M.C., Taylor, W.C., Floyd, M.F., Yore, M.M., Yancey, A.K., & Matthews, C.E. (2009). Disparities in Physical Activity and Sedentary Behaviors Among US Children and Adolescents: Prevalence, Correlates, and Intervention Implications. Journal of Public Health Policy , 30(S1), S309-S334.) États-Unis groupes d’âge: 6 à 11 ans, 12 à 15 ans et 16 à 19 ans (Source : Colley, R.C. et coll. Activité physique des enfants et des jeunes au Canada : résultats d’accélérométrie de l’Enquête canadienne sur les mesures de santé de 2007-2009, Statistique Canada, Janvier 2011.)
  • Le nombre d’heures d’activités sédentaires n’apparaît pas plus élevé chez les jeunes ayant un excès de poids comparé aux jeunes de poids normal, et ce, temps au Canada qu’aux États-Unis. Activités sédentaires mesurées à l’aide de accéléromètre. (source : Whitt-Glover, M.C., Taylor, W.C., Floyd, M.F., Yore, M.M., Yancey, A.K., & Matthews, C.E. (2009). Disparities in Physical Activity and Sedentary Behaviors Among US Children and Adolescents: Prevalence, Correlates, and Intervention Implications. Journal of Public Health Policy , 30(S1), S309-S334.) États-Unis groupes d’âge: 6 à 11 ans, 12 à 15 ans et 16 à 19 ans (Source : Colley, R.C. et coll. Activité physique des enfants et des jeunes au Canada : résultats d’accélérométrie de l’Enquête canadienne sur les mesures de santé de 2007-2009, Statistique Canada, Janvier 2011.)
  • Le taux d’excès de poids augmente en fonction du temps passé devant l’écran. Des différences significatives sont d’ailleurs présentes entre les jeunes passant 20 heures et plus devant l’écran par semaine et ceux passant moins de 10 heures. Différentes hypothèses peuvent expliquer le fait qu’aucune différence significative ne soit observée quant au nombre d’heures d’activités sédentaires et le statut pondéral dans le précédent graphique. Il est possible de penser que le temps passé devant l’écran pourrait avoir des effets différents sur le poids comparativement autres activités sédentaires. En effet, les jeunes qui passent plus de temps devant l’écran pourraient être portés à consommer davantage. Par ailleurs, les données présentées précédemment sont des données mesurées tandis que les données du présent graphique sont des données rapportées. Activités incluses dans temps passé devant l’écran: télévision, jeux vidéo, ordinateur… (Source : Shields, M. « L’embonpoint chez les enfants et les adolescents au Canada. Nutrition : Résultats de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes », (Ottawa,Ont. : Statistique Canada, 2005), No 82-620-MWF au catalogue.)
  • Les données démontrent que la proportion de jeunes n’ayant jamais préparé leur souper eux-mêmes diminue avec l’âge. Cela laisse la place à une augmentation significative de la proportion de ceux qui préparent leur souper eux-mêmes. (Source : Lavallée, C. Enquête sociale et de santé auprès des enfants et des adolescents québécois, Volet nutrition. Québec : Institut de la statistique du Québec; 2004.)
  • Les deux tiers des enfants de la province de Québec préfèrent cuisiner (66,7 %) à faire l’épicerie (33,2 %) avec leurs parents. Les filles (73,2 %) sont significativement plus enclines à préférer la cuisine que les garçons (59,2 %). Mettre la table est la tâche que les jeunes répondants du Québec disent faire le plus souvent (38,3 %) pour aider leurs parents dans la cuisine. En deuxième position, 33,5 % des enfants disent participer à la préparation du repas. Les autres tâches suivent loin derrière. De plus, 6,8 % des enfants disent n’avoir aucune tâche dans la cuisine pour donner un coup de main. Il y a une différence significative entre les enfants en fonction du sexe, à savoir que les filles mettent un peu plus la table que les garçons (39,0 % vs 37,4 %), et que ces derniers sont plus nombreux à n’accomplir aucune tâche (7,9 % vs 5,8 %). Les habiletés culinaires des enfants semblent préoccuper les parents. En effet, 28 % aimeraient voir réapparaître en priorité les cours d’économie familiale dans le cursus scolaire. Il est fort probable que cette idée plaise à beaucoup de parents (en plus des 28 % qui ont voté pour Kim Lajeunesse), mais ils devaient choisir un seul candidat parmi 6 candidats. Pourquoi souhaiter le retour des cours d’économie familiale? Est-ce parce qu’ils réalisent qu’ils peuvent difficilement transmettre ces connaissances à leurs enfants (par manque d’habiletés)? Est-ce par manque d’intérêt? Est-ce par manque de temps? Préfèrent-ils reléguer cette responsabilité à l’école? Favoriser la participation des enfants à la préparation des repas contribuerait à développer leurs habiletés culinaires, mais aussi leur curiosité et leur intérêt envers la saine alimentation par la découverte et l’expérimentation. Enfants de 2 à 12 ans Échantillon de 5012 répondants (46 % garçons et 54 % filles) Source: Projet Tout le monde à table, 2010-2011
  • Ainsi, il serait souhaitable d’éveiller l’intérêt des garçons à la cuisine et de trouver des moyens de maintenir cet intérêt chez les enfants plus vieux. Enfants de 2 à 12 ans Échantillon de 5012 répondants (46 % garçons et 54 % filles) Source: Projet Tout le monde à table, 2010-2011
  • Plus de la moitié (56 %) des enfants interrogés ne cuisinent pas régulièrement avec leurs parents et, quand ils le font, les desserts et les biscuits (entièrement faits maison ou non) sont les principales recettes auxquelles les enfants participent (36 %). Viennent ensuite muffins, éléments du déjeuner, plats de pâtes, etc. On peut donc penser que les enfants cuisinent surtout la fin de semaine quand il y a plus de temps. (Rapport national, Sommaire, Tout le monde à table, 21 septembre 2011) Enfants de 2 à 12 ans Échantillon de 5012 répondants (46 % garçons et 54 % filles) Source: Projet Tout le monde à table, 2010-2011
  • Bien que la proportion de jeunes présentant un excès de poids et des lacunes au niveau alimentaire soit relativement importante, les jeunes Québécois se démarquent favorablement comparativement aux jeunes Canadiens et Américains.
  • Puisque certains facteurs associés à l’embonpoint et à l’obésité sont modifiables, l’accroissement de l’activité physique et de la consommation de fruits et de légumes, ainsi que la réduction du temps consacrés à des activités sédentaires pourraient contribuer au renversement de cette tendance à la hausse.

Transcript

  • 1. Le poids et l’alimentation des jeunes Québécois : S’alarmer ou se conformer? Lyne Mongeau, Dt.P., Ph.D. Ministère de la Santé et des Services sociaux Avec la collaboration de Hélène Gagnon, M.Sc. Ministère de la Santé et des Services sociaux
  • 2. Plan de la présentation
    • Introduction
    • Notions de base
    • Données sur le poids
    • Données sur la consommation alimentaire
    • Données sur la sédentarité
    • Données sur les habiletés culinaires
    • Principaux constats
    • Pistes d’action
    • Conclusion
  • 3. Introduction
    • La prévalence de l’embonpoint et de l’obésité chez les jeunes a augmenté au cours des dernières années, notamment dans les pays économiquement développés.
    • Cette hausse est en grande partie attribuable aux environnements dits « obésogènes ».
  • 4. Introduction
    • Le fardeau pour le système de santé que représente l’obésité chez les jeunes est difficile à quantifier, puisque les problèmes de santé physiques associés n’apparaissent habituellement que plus tard dans la vie.
    • L’excès de poids peut également représenter un fardeau sur les plans psychologique et social.
    • L’obésité infantile accroît le risque d’obésité à l’âge adulte et contribue à l’apparition précoce d’un certain nombre de maladies.
  • 5. Notions de base
    • Définition de l’excès de poids :
      • Des seuils internationaux d’IMC pour définir l’embonpoint et l’obésité chez les jeunes âgés entre 2 et 17 ans ont été établis.
      • Ceux-ci sont plus bas que pour les adultes et tiennent compte du sexe et de l’âge.
      • Les valeurs sont établies par des centiles et correspondent aux valeurs de 25 kg/m 2 pour l’embonpoint et de 30 kg/m 2 pour l’obésité appliquées dans la population adulte.
      • Basée sur l’indice de masse corporelle (IMC) : kg/m 2
  • 6. Notions de base
    • Définition de la préoccupation excessive à l’égard du poids :
      • Personne qui, ayant ou non un surplus de poids, est à ce point préoccupée par son poids que cela porte atteinte à sa santé physique et mentale.
    • Paradoxe…
      • Accroissement du désir de maigrir parallèlement à l’augmentation du phénomène de l’excès de poids
  • 7. Notions de base
    • Limite des données chez les jeunes :
      • La composition corporelle et les indicateurs anthropométriques varient avec la croissance et la maturation hormonale.
      • Données auto-déclarées :
        • Biais de désirabilité sociale attribuable à la médiatisation de la hausse de l’excès de poids chez les jeunes
        • Taux de non réponse attribuable à la méconnaissance qu’ont les jeunes et leurs parents de leur poids et de leur taille
    Les mesures directes sont davantage indiquées pour suivre l’évolution du phénomène de l’excès de poids chez les jeunes.
  • 8. Données sur le poids (mesurées) Source: Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2004 National Health and Nutrition Examination Survey, 1999-2002
  • 9. Données sur le poids (mesurées) *: Valeur significativement différente de l’estimation pour les catégories « Diplôme secondaire et moins » et « Diplôme postsecondaire non universitaire » au Québec a: Valeur significativement différente de l’estimation pour les catégories « Diplôme universitaire » au Canada. Source: Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2004 * a
  • 10. Données sur le poids (mesurées) * : Valeur significativement différente de l’estimation pour le revenu faible au Québec. a : Valeur significativement différente de l’estimation pour le revenu élevé au Canada. Source: Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2004 * a
  • 11. Données sur le poids (mesurées) Source: Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2004
  • 12. Données sur la préoccupation excessive à l’égard du poids Source: Health Behavior of School-Aged Children Study, 2001-2002 Enquête sociale et de santé auprès des enfants et des adolescents québécois, 1999
  • 13. Données sur la préoccupation excessive à l’égard du poids Source: Health Behavior of School-Aged Children Study, 2001-2002
  • 14. Données sur la consommation alimentaire Source: Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2004
  • 15. Données sur la consommation alimentaire *Valeur significativement différente de l’estimation pour le groupe de consommation « 5 fois et plus par jour » Source: Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2004 * *
  • 16. Données sur la consommation alimentaire Source: Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2004 Continuing Survey of Food Intakes by Individuals, 1994-1996 Supplemental Children’s Survey, 1998
  • 17. Données sur la consommation alimentaire Source: Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2004
  • 18. Données sur la sédentarité Source: Enquête canadienne sur les mesures de la santé, 2007-2009 National Health and Nutrition Examination Survey, 2003-2004
  • 19. Données sur la sédentarité Source: Enquête canadienne sur les mesures de la santé, 2007-2009 National Health and Nutrition Examination Survey, 2003-2004
  • 20. Données sur la sédentarité *Valeur significativement différente de l’estimation pour le groupe « Moins de 10 hrs par semaine » Source: Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes * *
  • 21. Données sur les habiletés culinaires a a a a b b b b c, e c, d e d, e Les pourcentages dotés du même exposant sont significativement différents. Source: Enquête sociale et de santé auprès des enfants et des adolescents québécois, 1999
  • 22. Données sur les habiletés culinaires Source: Projet Tout le monde à table, 2010-2011
  • 23. Données sur les habiletés culinaires
    • 56 % des enfants disent ne pas cuisiner régulièrement avec leurs parents.
    • 79 % des enfants disent qu’ils aimeraient le faire plus souvent.
    • Les filles sont significativement plus nombreuses que les garçons à dire qu’elles aimeraient cuisiner davantage (84 % vs 74 %).
    • Les filles cuisinent significativement plus que les garçons (49 % vs 39 %).
    • L’intérêt à cuisiner davantage se perd chez les enfants plus vieux (6-7 ans vs 8 ans).
    Source: Projet Tout le monde à table, 2010-2011
  • 24. Données sur les habiletés culinaires Source: Projet Tout le monde à table, 2010-2011
  • 25. Principaux constats
    • Les données présentées suggèrent que …
      • Le taux d’excès de poids est plus faible au Québec et est plus élevé aux É-U.
      • Au Canada et au Québec, le taux d’excès de poids varie en fonction de certaines variables socioéconomiques.
      • Le taux d’insatisfaction à l’égard du poids est plus faible au Québec et est plus élevé aux É-U.
      • La taux d’insatisfaction à l’égard du poids est plus élevé en présence d’excès de poids.
  • 26. Principaux constats
    • Les données présentées suggèrent que …
      • La consommation de fruits et de légumes est plus élevée au Québec qu’au Canada.
      • La consommation de boissons gazeuses est plus élevée aux É-U qu’au Canada.
      • La consommation d’aliments provenant de la restauration rapide est plus faible au Québec qu’au Canada.
  • 27. Principaux constats
    • Les données présentées suggèrent que …
      • Le nombre d’heures d’activités sédentaires est plus élevé au Canada qu’aux É-U.
      • Aucune différence n’existe entre le nombre d’heures d’activités sédentaires et le statut pondéral.
      • Une grande proportion de jeunes Québécois ne cuisinent pas régulièrement avec leurs parents.
      • Les habiletés culinaires des jeunes Québécois semblent préoccuper leurs parents.
    Les jeunes Québécois se démarquent favorablement comparativement aux jeunes Canadiens et Américains.
  • 28. Pistes d’action
    • Actions visant l’éducation et la promotion de saines habitudes de vie
      • Augmentation de la consommation de fruits et légumes
      • Diminution de la consommation de boissons sucrées
      • Amélioration des choix effectués dans les restaurants à service rapide
      • Diminution du temps passé à des activités sédentaires
      • Amélioration des habiletés culinaires
  • 29. Pistes d’action
    • Actions visant la modification des environnements
      • Environnement physique : S’assurer que les aliments soient accessibles (épiceries, marchés publics, dans tous les quartiers)
      • Environnement économique : S’assurer que les aliments sains soient accessibles pour la masse et non centrer la commercialisation sur des produits de niches
  • 30. Pistes d’action
    • Actions visant la modification des environnements
      • Environnement politique : Implanter des politiques alimentaires dans les milieux institutionnels (écoles, services de garde)
      • Environnement social : Changer les normes sociales (ex.: boire des boissons gazeuses à tous les jours? norme délétère).
  • 31. Conclusion
    • S’alarmer ou se conformer?
      • Puisque plusieurs facteurs associés à l’embonpoint et à l’obésité sont modifiables, il importe de mettre en place ou de poursuivre les actions entreprises en vue de modifier les environnements.
      • L’éducation et la promotion en matière de saines habitudes de vie vont de pair avec les actions environnementales.
    Tous ensemble, il faut unir nos efforts pour la santé future des jeunes!