Les besoins et l’importance des traitements de la dépendance aux drogues illicites au Québec
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Les besoins et l’importance des traitements de la dépendance aux drogues illicites au Québec

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Une étude menée par SECOR pour le compte de Portage, un organisme à but non lucratif voué à la réadaptation et la réinsertion sociale des toxicomanes, conclue que les investissements......

Une étude menée par SECOR pour le compte de Portage, un organisme à but non lucratif voué à la réadaptation et la réinsertion sociale des toxicomanes, conclue que les investissements gouvernementaux en matière de lutte à la toxicomanie ont des effets structurants à long terme. www.portage.ca

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  • 1. Étude sur les besoins et l’importance des traitements de la dépendance aux drogues illicites au Québec Rapport final
  • 2. Description de Portage et de ses activités
  • 3. Portage : près de 40 ans d’expérience en réadaptation de la toxicomanie au Québec
      • Fondé à Prévost (Québec), il y a près de 40 ans, Portage est un organisme à but non lucratif dédié à la réinsertion sociale des toxicomanes, principalement par une approche de communauté thérapeutique.
      • Au Québec, Portage offre maintenant ses services dans cinq régions : l’agglomération de Montréal, Québec, Saint-Malachie, Beaconsfield et Prévost
    Source: Portage
    • Certification
      • Portage est certifié par le Conseil d’Agrément pour l’amélioration continue de la qualité de ses services, ainsi que pour la reconnaissance de la compétence de ses employés et l’expertise de l’organisme
    • Mission de Portage
      • Au moyen d’interventions complètes et efficientes, basées sur l’approche de la communauté thérapeutique, Portage table sur les forces et les habiletés des toxicomanes afin de leur permettre de vivre une vie sobre, remplie de dignité, de respect de soi et de réussite
    • Services offerts
      • Évaluation/orientation
      • Réadaptation de la toxicomanie externe
      • Réadaptation de la toxicomanie en résidence
      • Réadaptation de la dépendance au jeu
      • Traitement de substitution
      • Réinsertion sociale
      • Aide et soutien à l’entourage
    • Ouverture d’un centre résidentiel pour adolescents, à
    • Saint-Damien-de-Buckland
    • Ouverture d’un centre de réadaptation en résidence pour adultes au lac Écho, au Québec (Prévost)
    1973 1975 1983 1986 1989 1991 1995 2007 1996 2001
    • Ouverture du siège social à Montréal et du centre de jour
    • Ouverture d’un centre jour dans la ville de Québec
    • Inauguration du Centre de formation à l’emploi Portage dans la ville de Québec
    • Démarrage d’un centre de traitement de jour et de services aux familles à Montréal
    • Implantation d’un programme de réadaptation en résidence pour adolescent(e)s toxicomanes au lac Écho, au Québec
    • Inauguration d'un nouveau centre Portage à Montréal accueillant les programmes mère-enfant et TSTM
    • Implantation du programme de traitement pour toxicomanes souffrant de problèmes de santé mentale (TSTM) au lac Écho, dans les Laurentides
    • Démarrage au lac Écho du programme en résidence mère-enfant, une première au Canada
    • Implantation d’un programme en résidence à l’intention des adolescent(e)s anglophones à Beaconsfield
    1999 2002
    • Inauguration du programme Mouvement pour l’intégration et la rétention en emploi (MIRE), à Montréal
    • Déménagement des installations de Saint-Damien à Saint-Malachie
    2009
  • 4. Une approche thérapeutique distinctive
      • La démarche préconisée par Portage est basée sur la communauté thérapeutique, l’approche de la psychologie positive et la gestion individuelle des cas. L’objectif de la démarche est de capitaliser sur un processus d’acquisition de compétences pour la réadaptation du client, à partir de ses propres forces
      • La démarche est personnalisée, autant en termes de durée que du contenu, ce qui est unique au Québec. La durée du programme est établie en fonction des besoins, de la motivation et de la volonté de chaque client à recevoir les traitements
    Source: Portage
    • Démarche post-traitement
    • Portage se distingue dans son offre de service post-traitement visant à éviter le plus possible les rechutes :
      • Traitements en continu pour l’ensemble de la clientèle, jusqu’à 2 ans après la sortie du centre, en centre de jour et du programme MIRE
      • Appartements supervisés pour les clients des programmes mère-enfant et TSTM, jusqu’à 2 ans après la complétion du programme
    • Première partie du traitement
    • Accent sur le développement des relations interpersonnelles, la connaissance de soi, la confiance et la dignité. Le résident travaille sur :
      • Cheminement personnel
      • Assimilation des compétences liées à la thérapie
      • Assimilation des raisons menant à sa consommation
    • Deuxième partie du traitement
    • Accent sur le développement des responsabilités communautaires en préparation au retour à la vie en société. Le résident se verra confier des responsabilités telles que :
      • Rôle de mentor pour les nouveaux résidents
      • Organisation des déplacements, de la sécurité
      • Coordination des activités de la communauté
  • 5. Des programmes multiples et spécifiques pour servir une clientèle aux besoins variés
    • Portage offre ses services aux adolescents , aux adultes , aux femmes enceintes , aux mères avec de jeunes enfants , aux autochtones , aux toxicomanes souffrant de problèmes de santé mentale et aux individus recommandés par la justice , de toutes les régions du Canada. Portage aide les usagers à identifier la cause de leurs problèmes, à cibler les compétences générales pour y faire face et à élaborer les stratégies nécessaires pour les régler.
    Programmes de Portage
    • Programme mère-enfant
      • Portage est un des seuls au Canada à offrir un programme de réadaptation pour les mères et femmes enceintes avec jeunes enfants (0 à 6 ans)
      • De plus, Portage offre des services de garderie avec éducatrices spécialisées, assurant également un traitement au niveau des enfants et aidant à la prévention des traumatismes. L’école primaire du quartier est accessible aux enfants
    • Capacité : 25 mères, 25 enfants
    • Programme pour toxicomanes souffrant de problèmes de santé mentale (hommes)
      • Ce programme qui traite les toxicomanes qui ont des problèmes de santé mentale (principalement la schizophrénie) est en forte demande, démontré par la liste d’attente
      • Portage souhaite développer cette offre dans les prochaines années, notamment avec l’ajout d’un service pour les femmes
    • Capacité : 20 clients
    • Programme pour adolescents (Montréal, Prévost, Saint-Malachie)
      • Ce programme s’adresse aux adolescents de 14 ans et plus
      • Les clients sont encadrés, structurés et vivent dans un milieu enrichi. Ils participent à des activités sportives et récréatives et à des séances de groupe quotidiennes
      • Ils ont accès à l’Académie Portage
    • Capacité : 104 clients
    • Programme pour adultes (Prévost)
      • Programme offert depuis 1973, il s’adresse aux personnes de 18 ans et plus
      • Les clients ont accès à l’Académie Portage qui leur permet de terminer leurs études secondaires durant la thérapie
    • Capacité : 70 clients
    Source: Portage
    • Centre de jour Portage Québec
      • Le centre de Portage Québec offre un programme de jour et le suivi postcure
    • MIRE
      • Le programme MIRE vise à aider les adultes qui ont des difficultés à intégrer ou réintégrer le marché du travail, avec une attention particulière aux responsables de familles monoparentales et aux personnes âgées de plus de 35 ans
    • Capacité : 225 personnes réparties dans neuf groupes
  • 6. Structure de gouvernance et mode de financement
    • Portage est doté d’un conseil des gouverneurs (200 bénévoles) qui siègent aux différents comités soutenant les programmes cliniques et l’administration de l’organisme
      • Chaque année, le conseil des gouverneurs doit élire un Conseil d’administration de 25 membres
    • En 2010, le financement de l’organisme a été assuré principalement par les fonds publics (74 %) ainsi que par la contribution de sa fondation (15 %). La Fondation Chagnon a par ailleurs contribué au programme mère-enfant de l’ordre de 8 M$ en 10 ans
    f 1 325 (11%) Autres fondations et autres revenus Fondation Portage 1 638 (15%) Programmes gouvernementaux : 8 264 (74%) Budget total de 11,2 M$ en 2010 Source: Portage Le ministère de la Santé et des Services Sociaux ainsi que le ministère de la Sécurité publique et la Direction régionale des services correctionnels Modes de financement de Portage 2010; en K$ et en %
    • Fondation Portage
    • L’organisme dispose d’une fondation, fiduciaire des biens de Portage, gérée par un conseil d’administration distinct
    • Depuis sa fondation en 1973, la fondation a amassé plus de 25 millions de dollars servant à financer les différents programmes de Portage
      • Activités de financement : Campagnes de financement, soirées hommage, tournois de golf, dons non sollicités (en ligne, par téléphone, In Memoriam, dons planifiés, dons en biens et services)
  • 7. Haut taux de réussite pour traitement de longue durée
    • Portage obtient des résultats élevés d’abstinence chez les adolescents et les adultes en traitement de longue durée
      • 66 % des adolescents demeurent abstinents 14,5 mois après un traitement de 181 jours et plus
      • 70 % des adultes ayant suivi 211 jours de traitement et plus sont toujours abstinents après 16 mois
    • Les moins de 25 ans constituent la principale clientèle de Portage (68 %)
    + 40 à 64 ans 25 à 39 ans 23% 18 à 24 21% 13 à 17 ans 0 à 12 ans * 6% En 2009, près de 2 000 toxicomanes ont eu recours aux services de Portage (environ 50 % en hébergement et 50 % en externe) 181 jours et + 61-180 jours 15-60 jours 14,5 mois après le traitement 7,5 mois après le traitement 211 jours et + 121-210 jours 31-120 jours 1-30 jours 16 mois après le traitement 8,5 mois après le traitement ADOLESCENTS Âge moyen: 16 ans ADULTES Âge moyen: 30 ans s Source: Portage (*) la population 0-6 ans correspond aux enfants du programme Mère-Enfant pour lesquels un soutien et des services spécifiques sont offerts Proportion de clients abstinents de drogues après le traitement en résidence au lac Écho En %, janvier 2003 à octobre 2008, différentes durées de traitement Portrait de la clientèle de Portage En %, janvier 2003 à octobre 2008
  • 8. Taux d’admission en décroissance pour certains programmes
      • Depuis 2007-2008, le taux d’admission diminue dans les deux programmes avec la plus grande capacité, soit les programmes pour adolescents (-1 % par année) et pour adultes (-3 % par année)
        • En 2010-2011, la capacité du programme pour adolescents n’est utilisée qu’aux trois-quarts. Avant l’arrivée du mécanisme d’accès, ce programme était continuellement à pleine capacité
      • Par ailleurs, le programme traitant les problèmes de santé mentale et le programme mère-enfant se portent mieux, avec une croissance annuelle respective de 2 % et de 1 %
        • Pour l’année en cours, le programme traitant les problèmes de santé mentale est utilisé à pleine capacité, et le programme mère-enfant l’est à 90 %
    105% Mère- enfant TCAC* -1% Santé mentale Adultes Adolescents TCAC* -3% TCAC* +2% TCAC* +1% Évolution du taux d’admission des programmes de Portage 07-08 à 10-11; en % de la capacité par programme 09-10 07-08 10-11** 08-09 Capacité: 70 Capacité: 104 Capacité: 20 Capacité: 50 *TCAC: taux de croissance annuel composé **année à jour Source: Portage
  • 9. Évolution de la toxicomanie et description des besoins
  • 10. L’usage de drogues illicites en décroissance au Québec, mais un des plus élevés au Canada
    • L’usage général des drogues illicites est en léger recul au Québec comme au Canada
      • Entre 2004 et 2009 au Québec, l’usage de drogues illicites et du cannabis a connu une baisse de 8 %
      • Par ailleurs, la baisse est plus prononcée au Canada pour les drogues illicites, mais moins lorsqu’on inclut le cannabis
    • Toutefois, le Québec reste une des provinces où l’on consomme le plus, se classant 2 e /10 pour l’usage des drogues illicites et 3 e lorsqu’on inclut le cannabis
    8 -8% -11% Québec Canada Canada -8% -5% Québec 2009 2004 Usage d’une des cinq drogues illicites suivantes: Cocaïne/crack , speed , ecstasy , hallucinogènes et héroïne Usage d’une des six drogues douces ou illicites suivantes: Cannabis , cocaïne, speed, ecstasy, hallucinogènes et héroïne Le Québec se classe 2 e /10 au rang de la proportion de la population ayant le plus utilisé une des cinq drogues illicites nommées, devancé uniquement par la Colombie-Britannique Le Québec se classe 3 e /10 au rang de la proportion de la population ayant le plus utilisé une des six drogues illicites nommées, devancé uniquement par l’Alberta et la Colombie-Britannique Source: Santé Canada, Enquête de surveillance canadienne de la consommation d’alcool et de drogues Usage de drogues au cours de la vie 2004 et 2009; en % de l’échantillon; Canada (n=13 082) et Québec (n=1009)
  • 11. Plusieurs drogues illicites sont consommées davantage au Québec qu’au Canada
      • La cocaïne/crack et les amphétamines sont des drogues consommées davantage au Québec que dans l’ensemble du Canada
      • Les différences de consommation les plus importantes entre le Canada, dans l’ensemble, et le Québec sont au niveau des amphétamines (+86 %) et de la cocaïne/crack (+20 %)
    0 Usage de drogues au cours de la vie 2009; en % de l’échantillon; Canada (n=13 082) et Québec (n=1009) Cocaïne/ crack Cannabis +86% +20% +1% +11% -6% 0% +2% Métham- phétamine Amphé- tamines +1% Salvia Ecstasy Toute drogue Halluci- nogènes Canada Québec Source: Santé Canada, Enquête de surveillance canadienne de la consommation d’alcool et de drogues
  • 12. Phénomène marquant : l’augmentation soutenue de l’usage des drogues licites
    • En Amérique du Nord, les drogues licites sont aussi en forte augmentation (hausse de 542 %, entre 1992 et 2005, du nombre d'adolescents américains ayant détourné des médicaments de prescription, pour atteindre presque 10 % en 2005).
    • En 2009, 16 millions d’américains de 12 ans et plus auraient consommé un analgésique, un tranquillisant, un stimulant ou un sédatif, à des fins non médicales, au moins une fois dans l’année précédant le sondage
      • Une étude conduite par Monitoring the Future démontre des taux élevés de consommation de Vicodin et d’Oxycontin (puissants médicaments analgésiques), à des fins non médicales
    Source: National Survey on Drug Use and Health ; Monitoring the Future , Ontario Student Drug Use and Health Survey (2009), Etudes du centre de recherche sur la communication et la santé (UQAM) Taux de consommation de Vicodin et d’Oxycontin à des fins non-médicales dans les écoles secondaires (« high school ») 2010; États-Unis, ayant consommé au moins une fois au cours de l’année La faible décroissance des drogues illicites au Québec est largement compensée par l’augmentation de l’usage de drogues licites. Ces tendances créent des dépendances nouvelles et de nouveaux besoins de prise en charge.
    • En Ontario, en 2009, 23 % des élèves du secondaire s'y étaient risqués au cours des 12 mois. La province s’est dotée récemment d’une réglementation permettant de mieux encadrer l’usage de drogues licites: Narcotics Safety and Awareness Act.
    • Selon les chercheurs, l'Ontario se situe habituellement dans la moyenne canadienne. L’abus de drogues licites est donc aussi en forte augmentation au Canada et au Québec :
      • Les cas sont souvent plus lourds
      • Les dépendances provoquées sont moins bien couvertes par les programmes actuels
      • Ces drogues deviennent un problème majeur
    Année scolaire Vicodin Oxycontin 8 e année 2,7 % 2,1 % 10 e année 7,7 % 4,6 % 12 e année 8,0 % 5,1 %
  • 13. Les problèmes de drogues sont-ils plus fréquents qu’il y a dix ans au Québec?
      • Une forte majorité des gens (92 %) croient que les problèmes de toxicomanie se sont maintenus ou aggravés au cours des 10 dernières années
      • Par ailleurs, l’accès aux substances illicites semble être aujourd’hui plus facile – 95 % des gens croient qu’il est facile pour les jeunes de se procurer de la drogue
    d Moins fréquents Plus fréquents NSP* Aussi fréquents Très difficile Difficile Facile Très facile NSP* Source: Léger Marketing *NSP = Ne Sait Pas Fréquence des problèmes de toxicomanie depuis 10 ans, en %, n=1000 Accès à aux substances illicites en %, n=1000
  • 14. Huit Québécois sur dix jugent que la dépendance à la drogue ou à l’alcool est problématique
    • Selon un sondage Léger Marketing, les Québécois considèrent que les problèmes de dépendance à la drogue et l’alcool sont des enjeux préoccupants pour la santé publique
      • Les Québécois jugent que la dépendance à la drogue ou à l’alcool est problématique dans respectivement 82 et 81% des cas.
    d 3% 15% 43% 15% 45% Pas du tout préoccupant Peu préoccupant Assez préoccupant Très préoccupant DROGUE ALCOOL Source: Léger Marketing Évaluation du niveau d’importance accordé aux enjeux de dépendance au Québec 2010, drogues et alcool, n=1000
  • 15. Un grand nombre de jeunes du secondaire auraient besoin d’aide
    • La consommation régulière et prolongée ou excessive peut avoir des répercussions graves pour un individu.
    • Le cannabis, qui est la drogue illicite la plus consommée chez les jeunes, peut entraîner des problèmes physiques tels que pulmonaires et cardiovasculaires, mais aussi cognitifs (problèmes de mémoire, d’attention, de gestion d’information) et de santé mentale (dépression, psychose et schizophrénie).
    • Les indices DEP-ADO (Dubé et al., 2007) démontrent une tendance alarmante de cas plus lourds de toxicomanie chez les jeunes, avec 79 % des jeunes consommant des amphétamines et plus de 83 % de ceux consommant de la cocaïne qui nécessiteraient une intervention
    0 Code du DEP-ADO : Le code DEP-ADO classifie les degrés de dépendance des adolescents du secondaire selon trois niveaux de gravité : vert, jaune et rouge. Une personne jugée dans la catégorie feu vert n’a pas de problème de consommation (au sens ou une intervention spécifique ou un traitement n’est pas nécessaire). Par contre, dans la catégorie feu jaune et surtout feu rouge, on recommande à ces personnes de suivre un traitement Cocaïne 100% 65% 17% Amphétamines 100% 52% 21% Cannabis 100% 22% 56% Alcool excessif- répétitif 100% 34% 39% Alcool excessif 100% 16% 68% Proportion de jeunes du secondaire ayant un « feu jaune » ou « rouge » en %, selon la substance consommée, 2007 Source: Institut de la statistique du Québec, 2007 Feu rouge Feu Jaune Feu Vert Cette approche ne tient pas compte de la polytoxicomanie
  • 16. Dossiers traités par Mécanisme d’accès Montréal
    • Le Mécanisme d’accès à Montréal a ouvert 503 dossiers, dont 350 ont été traités en 2008-2009. Seulement 82 ont été répartis dans des centres de réadaptation
    Structure du Mécanisme d’accès en toxicomanie à Montréal 2008-2009, pour les francophones de moins de 18 ans Ouvertures de dossiers Source: MATJM Nb de références à l’interne Selon, l’ACRDQ, 0,8 % de la population de 15 ans et plus souffrait de dépendance aux drogues illicites, soit environ 30 000 personnes pour la région métropolitaine de Montréal. Le nombre de dossiers ouverts représente donc seulement 1 % des personnes souffrant de dépendance et le nombre de références en interne un peu moins de 0,3 %. Partenaires Nb ouverts Centre Jeunesse 135 Entourage et ami 59 Lui-même 35 Institution scolaire 51 Partenaires MATJM 11 Les CSSS 27 Centre hospitalier 12 Organisme communautaire 12 Autres établissements (polices, CRD, etc.) 8 Total des ouvertures de dossier 350 Centres Nb référés Grand Chemin 18 Pavillon du Nouveau Point de Vue 36 Portage 20 CDC-IUD Réadaptation interne Jeunesse 8 Total de références en interne 82
  • 17. Impact économique et social de la toxicomanie au Québec
  • 18. Toxicomanie : coûts significatifs pour la province
      • En 2002, les coûts de l’abus de drogues illicites représentaient plus de 1,6 milliard de dollars pour la province, soit 0,6 % du PIB
      • Cet impact est calculé à partir de cinq éléments : les soins de santé, l’application de la loi, la prévention/recherche, les pertes de productivité et les autres coûts directs
    0 Alberta Colombie-Britannique Québec Ontario Source: Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies Coûts totaux de l’usage de drogues illicites 2002, en M$, top 4 des provinces canadiennes Coûts directs des soins de santé : total
    • Morbidité
      • Hospitalisation pour soins de courte durée
      • Hospitalisation pour soins psychiatriques
    • Traitement spécialisé interne
    • Traitement spécialisé externe
    • Soins ambulatoires : honoraires de médecins
    • Visites chez le médecin de famille
    • Médicaments d’ordonnance
    Coûts directs de l’application de la loi
    • Services de police
    • Tribunaux
    • Service correctionnel (dont la probation)
    Coûts directs de la prévention et de la recherche
    • Recherche
    • Programmes de prévention
    • Salaires et fonds de fonctionnement
    Autres coûts directs
    • Dommages causés par des incendies
    • Dommages causés par des accidents de la route
    • Pertes associées au milieu de travail
      • PAE et programmes de promotion de la santé
      • Dépistage antidrogue au travail
    • Coûts administratifs pour les paiements de transfert
      • Aide sociale et autres programmes
      • Indemnisation des accidentés du travail
    Coûts indirects : pertes de productivité
    • Invalidité de longue durée
    • Invalidité de courte durée (jours d’alitement)
    • Invalidité de courte durée (jours à activité réduite)
    • Mortalité précoce
  • 19. Coûts significatifs en perte de productivité, en application de la loi et en soins de santé
      • La majorité de ces coûts proviennent de la perte de productivité (57 %) et de l’application de la loi (28 %), alors que les coûts de prévention et de recherche ne représentent que 1 % du total
      • Pour les coûts de soins de santé (13,8 %), les principaux éléments incluent la morbidité après une hospitalisation de courte durée (37,6 %) ainsi que le traitement interne spécialisé (31%)
    56,7% Coûts indirects: Perte de productivité Autres coûts directs 1,0% Coûts directs: Prévention et recherche 0,2% Coûts directs: Soins de santé 28,3% Coûts directs: Application de la loi Répartition des coûts de la toxicomanie liés aux drogues illicites 2002, en %, Canada Coûts totaux des drogues illicites au Québec : 1 627 M$ Source: Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies Médicaments d’ordonnance Visites au médecin de famille 4,3% Soins ambulatoires : honoraires de médecins 2,0% Traitement spécialisé externe Traitement spécialisé interne 31,0% Morbidité - Hospitalisations pour soins psychiatriques 1,0% Morbidité - Hospitalisations pour soins de courte durée Coûts directs des soins de santé liés aux drogues illicites 2002, en %, Canada Estimation du coût des soins de santé liés aux drogues illicites au Québec : 225 M$
  • 20. Contribution des activités de Portage au plan économique et social
  • 21. Mise en perspective des impacts sociaux, humains et économiques des activités de Portage
      • En 2009, environ 2 000 personnes ont eu recours aux services de Portage
      • Le taux de réussite est d’environ 70 % en moyenne dans l’ensemble des programmes
      • Les activités de Portage ont donc contribué, en 2009, à la réadaptation et à la réinsertion d’environ 1 400 toxicomanes au Québec
      • Soit un gain de 45,5 M$ des coûts totaux, et de 6,3 M$ des coûts directs de soins de santé
    Selon, l’ACRDQ*, 0,8 % de la population de 15 ans et plus souffrait de dépendance aux drogues illicites, soit environ 50 000 personnes au Québec en 2010 ** * Source: Offre de services des CRPAT, Fédération québécoise des centres de réadaptation pour personnes alcooliques et autres toxicomanes, 2004. ** Estimation SECOR : Sur une base de 6,2 M d’individus en 2004, 6,7 M en 2010 et une diminution de la consommation de 8 % Projection de 10 ans : les coûts supplémentaires cumulatifs pour la province sont estimés à 1,9 MM$ et les coûts directs de santé à 260 M$. Impact de l’insuffisance de financement des activités de Portage
    • Si Portage n’était plus en mesure de maintenir ses activités, faute de financement suffisant, une partie importante des personnes traitées ne pourrait être prise en charge par les autres centres :
        • Portage propose des programmes spécifiques uniques (programme mère-enfant, TSTM, adolescents)
        • L’approche spécifique correspond à des besoins spécifiques auxquels tous les autres centres ne peuvent pas répondre
        • Les capacités d’accueil et les ressources des autres centres sont limitées
      • Par conséquent on estime à 75 % sur 2 000, soit 1 500, le nombre de personnes qui ne pourraient plus être traitées par d’autres centres, ce qui, avec un taux de succès de 70 % correspondrait à 1 050 personnes réinsérées de moins
      • Cette diminution de personnes non réinsérées aurait un impact de 34 MS en termes de coûts supplémentaires pour la province chaque année, et des coûts directs supplémentaires de 4,7 M$ en soins de santé.