Audacieux, ambitieux et créatif, le Plan de transport reste à financer

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Discours rédigé pour M. André Lavallée, Responsable de l'aménagement urbain et du transport au comité exécutif de la Ville de Montréal

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Audacieux, ambitieux et créatif, le Plan de transport reste à financer

  1. 1. Audacieux, ambitieux et créatif, le Plan de transport reste à financer Allocution de M. André Lavallée Responsable de l’aménagement urbain et du transport Au comité exécutif de la Ville de Montréal Association québécoise du transport et des routes 5 juin 2008 (La version prononcée fait foi) 30 mai 2008 (version 2) 1
  2. 2. Madame Lacoste, (Vous pouvez ajouter d’autres noms – voir la composition de la table d’honneur) Distingués invités de la table d’honneur Mesdames, Messieurs, Le 17 mai 2007 – il y a un an de cela – nous avons présenté un Plan de transport pour l’agglomération de Montréal intitulé Réinventer Montréal. Réinventer Montréal propose une nouvelle vision axée sur le transport en commun, sur les transports actifs et sur une gestion de la demande beaucoup plus élaborée. Il s’éloigne de la philosophie des transports basée sur le développement du transport par l’automobile. Il propose même une rupture avec l’approche appliquée autrefois. Tout un défi ! 30 mai 2008 (version 2) 2
  3. 3. Tout un défi en effet, mais un défi stimulant dans sa réalisation et surtout dans son financement. La mise en œuvre du plan nécessitera des ressources financières importantes provenant des gouvernements fédéral et provincial, de l’agglomération de Montréal, de la Communauté métropolitaine de Montréal, des entreprises et du public utilisateur du système de transport. Le financement du Plan de transport est capital ! Sans financement, oubliez le Plan de transport; il ne verra tout simplement pas le jour. Vous aurez donc deviné que je vais vous parler de financement aujourd’hui. Montréal est déjà un milieu exceptionnel à bien des égards. Vous le savez et je suis certain que vous êtes d’accord avec ce que je viens de dire. Montréal est aussi 30 mai 2008 (version 2) 3
  4. 4. une agglomération qui fait face à plusieurs défis, dont celui du transport. La bonne nouvelle – c’est même une excellente nouvelle – nous sommes résolument décidés à relever ces défis. Quand je dis nous, je ne parle pas seulement de l’administration municipale que je représente – bien que le Plan de transport soit un projet auquel nous tenons et que nous sommes déterminés à réaliser. Quand je dis nous, j’inclus les arrondissements, les villes liées à Montréal et les villes voisines telles Laval et Longueuil. Réinventer Montréal – lorsque nous l’avons présenté - a fait l’objet d’un très large consensus. L’automne dernier, nous avons reçu de nombreuses contributions du public 30 mai 2008 (version 2) 4
  5. 5. lors des consultations qui ont été menées par deux commissions. Toutes ces consultations ont confirmé une chose : la très importante adhésion des grands acteurs montréalais à la vision et aux orientations proposées, de même que la pertinence des 21 chantiers que renferme le Plan de transport. Quelle réaction ! Quel accueil ! Les élus ont aussi fait de nombreuses recommandations qui ont permis de déterminer les grandes priorités que Montréal s’engage à mettre en œuvre. Je vous en nomme quelques-unes : 30 mai 2008 (version 2) 5
  6. 6.  le tramway au centre-ville ;  le prolongement du métro vers l’est en premier, puis vers l’ouest ;  la navette ferroviaire entre le centre-ville et l’aéroport ;  l’amélioration du service de train de banlieue de l’ouest de l’île ;  le train de l’est ;  et le déploiement du réseau cyclable. Les élus se sont également prononcés en faveur de certaines interventions prioritaires requises au réseau routier pour soutenir les échanges commerciaux et le transport des marchandises. 30 mai 2008 (version 2) 6
  7. 7. Ils ont manifesté leur appui au projet de croissance du Port de Montréal, à l’aéroport et à des projets de développement résidentiels majeurs sur l’île. Nous avons été tellement impressionnés par cet accueil, et surtout par l’appui qui nous a été témoigné, que nous avons décidé de passer immédiatement à l’action. Je vous l’avoue, nous n’avons pas attendu l’adoption du Plan de transport pour agir. Nous avons investi des sommes importantes dans l’amélioration immédiate des services de la Société de transport de Montréal. Nous avons réalisé de nouveaux aménagements, sur près de 18 kilomètres, afin d’améliorer notre réseau de pistes cyclables. D’autres 30 mai 2008 (version 2) 7
  8. 8. projets, comme le prolongement du métro et le train de l’Est, sont amorcés et progressent très bien. En agissant aussi rapidement, nous nous sommes permis de nous projeter dans l’avenir. Imaginez un instant des moyens de transport collectifs rapides et confortables convergeant vers les différentes parties de la ville. Au lieu d’être prisonnier de votre voiture – seul probablement – vous lisez votre journal, assis confortablement et vous arrivez à destination rapidement. Imaginez votre déplacement vers l’aéroport Trudeau, dans une navette qui vous fait éviter les bouchons et les stationnements. Vous savez, on évalue à près d’un milliard de dollars les pertes causées par la congestion routière 30 mai 2008 (version 2) 8
  9. 9. dans la région de Montréal seulement ! – UN MILLIARD DE DOLLARS ! Est-ce qu’on a les moyens de gaspiller cet argent ? Je ne vous parle même pas des coûts de l’essence et de son gaspillage. Il y a un an, lorsque j’ai dévoilé le plan de transport, le litre d’essence se vendait 1,10 $. Aujourd’hui, le litre d’essence nous coûte 1,43 $ et c’est pas terminé. Le financement du plan de transport Le Plan de transport contient les mesures qui feront que les moyens de transport collectif et actif deviendront le premier choix des personnes pour se déplacer sur le territoire de l’île ou pour y accéder. 30 mai 2008 (version 2) 9
  10. 10. Examinons maintenant les aspects reliés au financement. La réalisation du plan de transport impliquera, sur un horizon de 20 ans, des déboursés de plus de 8 milliards de dollars de la part de Montréal, des gouvernements et de plusieurs autres partenaires. Les subventions et les aides consenties récemment par les gouvernements fédéral et provincial, notamment dans le domaine du transport, ont grandement aidé les municipalités. Par exemple, il y a eu le transfert d’une partie des revenus de la taxe d’accise fédérale sur l’essence pour la période 2005-2009 aux municipalités et aux organismes de 30 mai 2008 (version 2) 10
  11. 11. transport en commun. Ces sommes nous sont venues par le biais de la SOFIL. Il y a le nouveau Fonds Chantiers Canada du gouvernement fédéral qui offrira 8,8 milliards de dollars sur sept ans pour des projets d’infrastructures. Il y a aussi le remboursement de la taxe sur les produits et services. Montréal continuera d’insister pour que ces fonds soient permanents et pour que le gouvernement fédéral mette en place un Plan national de transport en commun. Ce plan, il est vital. Sans lui les municipalités seront incapables de faire face au financement des besoins croissants et nouveaux. Sans ce plan, les municipalités ne pourront financer la réhabilitation et la construction des 30 mai 2008 (version 2) 11
  12. 12. infrastructures, en particulier celles qui concernent le transport. Au niveau provincial, la nouvelle politique québécoise sur le transport en commun est un geste d’importance qui permet de relancer les services de transport en commun à Montréal pendant la période 2007-2011. La Ville de Montréal souhaite évidemment que le gouvernement maintienne et développe les programmes de financement mis en place dans le cadre de cette politique. De plus, le gouvernement du Québec a déjà confirmé des investissements majeurs qui vont permettre la réalisation de plusieurs projets prioritaires du Plan de transport de Montréal. Par exemple : 30 mai 2008 (version 2) 12
  13. 13.  la modernisation de la rue Notre-Dame ;  le remplacement des voitures et des équipements du métro ;  le déploiement d’une nouvelle flotte de trains de banlieue;  et la réalisation du train de l’Est. Le rôle joué par le gouvernement du Québec et l’apport financier qu’il consent sont très appréciés. Je me dois de le souligner. Il manque cependant un dernier élément pour assurer le financement du Plan de transport. Ce qui manque, ce sont de nouveaux outils financiers, accessibles à Montréal, 30 mai 2008 (version 2) 13
  14. 14. pour financer sa propre contribution à la réalisation du Plan. Si vous vous rappelez bien, le Plan de transport contient 21 chantiers. Nos besoins financiers pour réaliser ces chantiers représentent une dépense moyenne, immobilisations et exploitation comprises, de l’ordre de 240 millions de dollars par année. Cette somme s’ajoute aux budgets actuels de l’agglomération et de la Ville de Montréal au chapitre du transport. Or, la Ville de Montréal, comme toutes les grandes villes, a des revenus qui sont limités et insuffisants.  L’impôt foncier est notre principale source de revenus. C’est une source qui est limitée. On ne peut pas 30 mai 2008 (version 2) 14
  15. 15. augmenter les impôts fonciers plus vite que la croissance économique.  Nos modes de financement sont désuets. Ils ne nous permettent pas de faire face à la croissance exponentielle des coûts liés aux infrastructures municipales et aux nouveaux services de transport. Nous avons donc besoin de nouvelles sources de financement pour réaliser ce plan de transport. Il y en a des nouvelles sources de financement. D’autres villes en ont trouvé et nous pouvons suivre leur exemple. 30 mai 2008 (version 2) 15
  16. 16.  Prenez Vancouver. Chaque litre d’essence vendu rapporte 12 cents affectées exclusivement au financement du transport.  Prenez la ville de Lyon. Là-bas, on a décidé de financer le transport par une taxe sur la main-d’œuvre. (Note : Je suggère d’expliquer comment fonctionne cette taxe sur la main-d’œuvre. Je suggère aussi de fournir deux autres exemples, car on reste sur notre faim.)  Allez voir les initiatives prises par les villes de Bordeaux, Barcelone et Stockolm pour favoriser le transport collectif. Ces villes ont réussi parce qu’elles se sont donné les moyens financiers pour réussir. 30 mai 2008 (version 2) 16
  17. 17. La tarification à impact positif Montréal a décidé de s’inspirer des meilleures pratiques mises de l’avant par d’autres villes. Nous avons examiné plusieurs approches qui nous permettraient de mettre en place un financement complémentaire au cadre financier actuel. L’une de ces approches consiste à créer un fonds montréalais de la mobilité, dont le but sera de financer les projets d’investissement du Plan de transport et les dépenses d’exploitation qui lui sont associées. L’agglomération de Montréal propose de créer un tel fonds. 30 mai 2008 (version 2) 17
  18. 18. D’où viendra l’argent pour garnir ce fonds ? Il sera alimenté par une source de financement nouvelle, ciblée sur l’automobile, soit des péages routiers. Montréal considère que l’implantation de péages routiers aura un impact positif sur les choix que feront les usagers du système de transport. Pour nous, les péages routiers sont une tarification à impact positif, un moyen qui est socialement responsable, parce qu’il aura un impact direct sur les congestions, sur les temps de transport, sur les coûts que nous subissons et sur notre qualité de vie. Les péages routiers permettent de rassembler les ressources nécessaires pour mettre en place les projets de développement du transport en commun et du transport actif. Ces projets auront pour conséquence d’améliorer les 30 mai 2008 (version 2) 18
  19. 19. conditions de déplacement sur le territoire de l’agglomération et pour y accéder. À l’heure actuelle, quatre sondages nous indiquent que la tarification à impact positif serait acceptée à la condition expresse que les sommes perçues soit dédiées explicitement au financement du transport collectif et à certaines infrastructures. Plusieurs intervenants ont cependant souligné l’importance pour Montréal de ne pas agir seule. Vous conviendrez que la problématique du transport ne concerne pas seulement les résidents de l’île de Montréal, mais aussi ceux de Laval, de Longueuil, de Repentigny, de l’île Perrot, bref de l’ensemble des villes de la région. Les bouchons monstres 30 mai 2008 (version 2) 19
  20. 20. qui se produisent chaque jour devraient suffire à nous en convaincre. Les municipalités qui composent la CMM participent toutes à l’effort régional visant à contrer les impacts négatifs de la congestion routière. Elles contribuent également à soutenir un développement durable du territoire et des transports. Prendre ici un ton insistant et lire lentement Sur cette base, nous souhaitons fortement que l’idée d’un fonds, tel que proposée par Montréal pour son territoire pour financer des projets de transport, soit généralisée à l’ensemble des municipalités de la CMM. En d’autres mots, chaque municipalité de la CMM aurait son fonds et 30 mai 2008 (version 2) 20
  21. 21. chaque fonds serait alimenté par le péage routier. Il ne resterait qu’à établir entre nous le mécanisme de partage des sommes perçues à même les péages routiers. Vers une mise en commun de nos idées La table est maintenant mise :  nous avons un Plan de transport qui fait l’unanimité ;  nous avons des propositions de financement qui semblent également acceptées par la communauté. Il nous reste à en discuter. Il nous reste à mettre en commun nos idées. Je vous annonce que l’automne prochain, la Ville de Montréal organisera un grand forum de réflexion sur le financement du Plan de transport, en 30 mai 2008 (version 2) 21
  22. 22. particulier sur la création de fonds de mobilité pour Montréal ainsi que pour les autres municipalités. Nous réfléchirons également sur le financement basé sur le concept d’une tarification socialement responsable et à impact positif. La Ville de Montréal mettra sur pied une commission qui se chargera d’organiser cette « conversation citoyenne » sur le Plan de transport et sur son financement. Prendre une pause avant de conclure Les Montréalais du 21e siècle souhaitent, collectivement, que les gouvernements et les municipalités de l’île s’emploient à mettre en œuvre des mesures qui auront un 30 mai 2008 (version 2) 22
  23. 23. effet déterminant sur les gaz à effet de serre, la pollution, l’environnement et la qualité de l’air que nous respirons. Au cours de la dernière année, les Montréalais ont clairement énoncé ce qu’ils veulent pour eux et pour leurs enfants :  une ville verte ;  une ville qui va se réinventer en misant sur le développement durable et le développement des modes alternatifs à l’auto ;  de nouvelles infrastructures de transport collectif confortables, performantes ;  des aménagements urbains de la plus grande qualité ; 30 mai 2008 (version 2) 23
  24. 24.  et des quartiers où les familles peuvent vivre et se déplacer dans un environnement agréable et sécuritaire. C’est, pour l’essentiel, cette vision qui nous a guidés lors de la préparation du Plan de transport. Aujourd’hui, nous avons la conviction que l’adoption du Plan de transport équivaut à la signature d’un véritable contrat social, rassembleur et durable, entre la population et ses élus montréalais. Je vous invite donc à participer au forum de réflexion qui se tiendra l’automne prochain et à commencer, dès maintenant à Réinventer Montréal ensemble. 30 mai 2008 (version 2) 24
  25. 25. Je vous remercie. 30 mai 2008 (version 2) 25

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