M1 3-programmes et débats en ses-2013
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Cela peut expliquer quelques problèmes de conversion et la disparition de certaines animations et transitions.

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M1 3-programmes et débats en ses-2013 M1 3-programmes et débats en ses-2013 Presentation Transcript

  • Programmes et débats en SES... Séance 3 Formation des M1 de SES (Ph.Watrelot) 2013-2014
  • Les programmes en vigueur •Seconde: rentrée 2010 (B.O. 29 avril 2010) •Première :programme applicable à la rentrée 2011, modifié par le B.O. du 04 mai 2013 •Terminale enseignement spécifique et spécialité: programme applicable à la rentrée 2012, modifié par le B.O. du04 mai 2013
  • Un peu d'histoire... 1965 : Création de la Seconde A4 (option économique) 1966-1967 Début de la généralisation de l’enseignement des SES (seconde A4 puis AB) et définition de l’initiation aux faits économiques et sociaux (circulaire du 12 octobre 1967) 1967-1968 :Entrée en vigueur du programme initial de la classe de première B 1968-1969:Entrée en vigueur du programme initial de la classe terminale B 1969 : premier baccalauréat B (économique et social) 1969 : Création du CAPES de sciences économiques et sociales 1977 : Création de l’agrégation de sciences sociales
  • Petite histoire abrégée des SES (Les années 60-70) Les premiers programmes de sciences économiques et sociales portent la marque de leurs auteurs, historiens et géographes inspirés de l’école des Annales et de l’esprit de l’Ecole pratique des hautes études (aujourd’hui EHESS). Ils sont écrits en proposant successivement à l’étude un certain nombre d’objets sociaux, susceptibles de constituer des « problèmes ». L’intégration pluridisciplinaire des sciences sociales est conçue en termes d’apport de ces diverses disciplines des sciences de la société au traitement de ces problèmes. Objets problèmes
  • Petite histoire abrégée des SES (Les années 60-70) Les premières instructions de SES, celles de 1967, sont très longues. Elles précisent les méthodes actives qu’elles veulent instaurer, elles tracent les contours d’un enseignement qui se veut expérimental aux deux sens du terme : en tant qu’expérience nouvelle d’enseignement et en tant que façon d’aborder les sciences de la société en ayant le souci du matériau empirique. Méthodes actives Démarche inductive
  • Petite histoire abrégée des SES (Les années 80) Des changements très importants dans les programmes s’opèrent en 1982, puis à leur suite en 1988, sous l’effet des « attaques » d’économistes universitaires. Il se produit une inflexion du projet au profit d’une logique plus disciplinaire et en particulier celle de l’économie. passage d'une logique descriptive à une approche plus théorique
  • Petite histoire abrégée des SES (Les années 80) le programme passe d'une liste de questions à traiter ou de thème à aborder, à la trame d’un plan de cours. Celle ci est consacrée par la présentation du programme en colonnes. En instaurant deux ou trois niveaux d’écriture, on distingue clairement le programme de l’enseignement, première colonne, du programme d’apprentissage des élèves, deuxième colonne, interprétée ou complétée pour le maître dans la troisième colonne. La deuxième colonne, en grande partie inspirée des travaux exécutés au début des années 1980 dans les groupes sur les objectifs de référence, précise ces connaissances attendues par une liste de notions.
  • Petite histoire abrégée des SES (Les années 90) Les nouveaux programmes de 1993-95 s'accrochent plus encore aux disciplines savantes de référence mais avec un rééquilibrage vers les autres sciences sociales : les sciences politiques, la sociologie. Les programmes d'option en Première (Sc. Po) et de spécialité en terminale centré sur les auteurs consacrent une approche bien plus théorique. La tendance à plus de précisions dans l’écriture des programmes et plus de développements théoriques dans les exigences continue de se manifester. Mais la dimension de culture générale et la référence à une démarche spécifique aux SES s’exprime dans les textes complémentaires qui affirment, contre l’apparence, que l’interdisciplinarité doit pouvoir s’exercer dans chacune des parties du programme. Elle se donne aussi à voir dans la tentative de rédaction « problématisée » du programme de terminale et dans la question « du changement social » qui traverse tout
  • Petite histoire abrégée des SES (Les années 2000) Sur fond de polémique sur les manuels et sur les programmes, le ministre Xavier Darcos demande à l'économiste Roger Guesnerie de réunir une commission chargée d'examiner les manuels et au delà les contenus d'enseignement de SES. La Commission Guesnerie rend son rapport le 3 juillet 2008. Plus nuancé dans ses critiques que certains médias le laissent entendre, le rapport prône néanmoins un enseignement « recentré » sur l’étude d’outils et de concepts (les “fondamentaux”), laissant peu de place au débat et à la mise en perspective. l
  • Petite histoire abrégée des SES (Les années 2000) Dans le cadre de la réforme du lycée menée d'abord par Xavier Darcos puis par Luc Chatel, la réécriture des programmes de SES, effectuée par un « groupe d’experts » à effectif restreint où les « professeurs de terrain » sont peu nombreux, s’appuie sur les conclusions du rapport Guesnerie. Les programmes actuels sont le résultat de ce travail. La réforme du lycée maintient les séries (L, ES, S) en Première et en Terminale. Mais la Seconde inclut désormais des “enseignements d'exploration” dans lesquels sont placées les SES.
  • Les débats en SES
  • “esprit des SES, es-tu là...?”
  • Objectifs des SES en 66 Dans un BOEN de 1966, les fondateurs de l'enseignement des SES, Marcel Roncayolo et Guy Palmade, affirment que "l'originalité d'un tel enseignement est de conduire à la connaissance et à l'intelligence des économies et des sociétés d'aujourd'hui et d'intégrer cette acquisition à la formation générale des élèves, à leur culture. (...). Il s'agit d'assurer l'application correcte d'un esprit expérimental à l'étude des réalités en cause, de fournir les premiers éléments d'une perception de ces réalités, de développer des habitudes intellectuelles propres à leur analyse. L'entreprise ne va pas sans risques, elle n'offre pas le confort d'un enseignement clos sur lui-même".
  • Objectifs 2nde 2010 L'enseignement d’exploration de sciences économiques et sociales en classe de seconde a pour objectif central d'ouvrir la culture des lycéens à de nouveaux champs disciplinaires que leurs études antérieures ne leur ont pas permis d'aborder. Cet enseignement vise à : donner à tous les élèves, qu’ils poursuivent ou non leurs études dans les séries ES ou STG, les éléments de base d’une culture économique et sociologique indispensable à la formation de tout citoyen qui veut comprendre le fonctionnement de l’économie et de la société dans laquelle il vit ; permettre aux élèves de découvrir une discipline scolaire nouvelle et contribuer ainsi à un choix éclairé de leur parcours de formation en cycle terminal ; faire acquérir aux élèves quelques notions et raisonnements essentiels en économie et en sociologie dans la perspective d’une poursuite d’études au lycée et au delà dans l’enseignement supérieur
  • " [Les professeurs] s’efforceront de mettre les élèves en situation d’activité intellectuelle et veilleront à diversifier leurs dispositifs pédagogiques en développant notamment la recherche documentaire, l’utilisation de l’outil informatique et de l’internet. L’élève sera ainsi placé dans une posture de recherche qui doit le conduire à se poser des questions précises, à formuler des hypothèses explicatives et à les confronter aux données empiriques. " (BO pg 2010)
  • Les débats au sein des SES identité de la discipline (place des théories, rapport aux savoirs, méthodes ) place de la discipline dans la formation des lycéens (rapport discipline/série ES)
  • Convaincus de la nécessité de placer les élèves au centre du dispositif, de partir de ce qui a un sens pour eux, les enseignants de SES constatent que les questions posées ne respectent pas les découpages universitaires (à l’image de la “ réalité ” sur laquelle s’interrogent ces élèves) : c’est pourquoi ils combinent les problématiques et les outils d’analyse de différentes disciplines (économie, sociologie, démographie, ethnologie, science politique). L’expérience prouve que c’est la seule façon de répondre, de façon précise, méthodique, structurée, aux questions qui intéressent les élèves, celles qui sont suscitées par ce qu’ils observent, imaginent, anticipent ou appréhendent... Pascal Combemale, Henri Lanta
  • L’histoire des SES est marquée par une certaine distance à l’égard des disciplines académiques. Mais le renforcement de la légitimité de la discipline scolaire suppose un rapprochement. Cela renvoie à la nécessité de refonder les finalités des SES. Alors que le recours aux “méthodes actives” s’est banalisé, alors que toutes les disciplines évoquent leur contribution à la formation du citoyen, ces deux éléments deviennent insuffisants pour justifier l’existence d’une discipline scolaire. En revanche, l’affirmation selon laquelle la “3ème culture” doit être présente dès le lycée est de la plus haute importance. Elle signifie que les SES sont définies par les contenus enseignés, car c’est cela (et non les méthodes pédagogiques) qui constitue leur spécificité. Alain Beitone
  • Les débats... Sciences économiques et sociales Économie - Sociologie “Objets problèmes” “Transposition didactique” Démarche inductive Démarche déductive “Pédagogues” “Didacticiens”
  • “Transposition didactique” vs “transformation des savoirs” Transposition didactique (Alain Beitone) objet de savoir (savoir savant) objet à enseigner objet d’enseignement Transformation des savoirs (Élisabeth Chatel) le savoir qui est produit dans la classe est le fruit de l’interaction élèves-professeur. C’est ce qui donne une légitimité spécifique au savoir et non la seule référence aux savoir savants...
  • En résumé... Qu’est ce qui fonde les SES ? • Les méthodes actives ? • La démarche inductive ? • L’objectif de formation à une « citoyenneté critique » ? • La démarche interdisciplinaire ? • La référence aux savoirs savants qui définit la légitimité des SES ?
  • Qui a gagné ? La lecture du “préambule du cycle terminal” donne des éléments de réponse et de débats…!
  • Les programmes de SES
  • Le programme de seconde a été présenté dans le précédent diaporama.
  • Le préambule présenté au début du programme de Première s'applique en fait à l'ensemble du “cycle terminal” (1ère + Term). Il est utile de le rappeler.
  • Préambule Programme Première ES 2011 Après une approche exploratoire en classe de seconde, l'enseignement des sciences économiques et sociales dans le cycle terminal se fixe trois objectifs essentiels : - permettre aux élèves de s'approprier progressivement les concepts, méthodes et problématiques essentiels de trois sciences sociales (la science économique, la sociologie et la science politique). Il s'agit donc ici de contribuer à la formation intellectuelle des élèves en développant l'apprentissage rigoureux de savoirs disciplinaires qui sont, pour l'essentiel, nouveaux pour eux ; - préparer les élèves à la poursuite d'études post-baccalauréat et leur permettre de faire des choix éclairés d'orientation dans l'enseignement supérieur. Il existe en effet un vaste éventail de cursus dans lesquels la maîtrise de connaissances de base en sciences sociales constitue un indiscutable atout (classes préparatoires, formations universitaires d'économie et gestion, de droit, de sociologie, de LEA, instituts d'études politiques, instituts universitaires de technologie, etc.) ; - contribuer à leur formation citoyenne grâce à la maîtrise de connaissances qui favorise la participation au débat public sur les grands enjeux économiques, sociaux et politiques.
  • Préambule Programme Première ES 2011 Pour atteindre ces objectifs, l'enseignement des sciences économiques et sociales doit être mis en relation avec les autres disciplines scolaires étudiées par les élèves, notamment les mathématiques, l'histoire-géographie et, en terminale, la philosophie et s'inscrire dans une dimension européenne.
  • Préambule Programme Première ES 2011 1. Une approche scientifique du monde social Les sciences sociales, même si la question de leur spécificité par rapport aux sciences de la nature fait l'objet de débats, poursuivent indiscutablement une « visée scientifique ». Comme dans les autres sciences, il s'agit de rendre compte de façon rigoureuse de phénomènes soigneusement définis, de construire des indicateurs de mesure pertinents, de formuler des hypothèses et de les soumettre à l'épreuve de protocoles méthodologiques et de données empiriques. Les schèmes d'intelligibilité construits par les sciences sociales font ainsi l'objet d'un effort continu d'enrichissement au sein des communautés savantes. [...]  L'accent mis sur l'ambition scientifique des sciences sociales ne doit pas conduire cependant à un point de vue « scientiste ».[...] 
  • Préambule Programme Première ES 2011 La démarche scientifique conduit, dans de nombreux cas, à une rupture avec le sens commun, à une remise en cause des idées reçues. Même si certaines démarches (notamment en sociologie) accordent une place importante aux discours et à l'expérience des acteurs, il n'en demeure pas moins que le chercheur dispose d'un ensemble de savoirs théoriques et méthodologiques lui permettant une prise de recul par rapport à la connaissance ordinaire du monde social.
  • Préambule Programme Première ES 2011 [...] Au total, partant de ces acquis scientifiques, l'enseignement des sciences économiques et sociales au lycée vise à former les élèves à une posture intellectuelle, celle du rationalisme critique et de la vigilance épistémologique. Il s'agit pour eux d'apprendre à porter un regard savant sur le monde social et par là de former leur esprit à prendre du recul par rapport aux discours médiatiques et au sens commun. Cette posture intellectuelle constitue la meilleure contribution possible des sciences sociales à la formation citoyenne des élèves : comprendre le monde social de façon rationnelle permet de participer au débat public de façon éclairée.
  • Préambule Programme Première ES 2011 2. Les disciplines et leur croisement Si les sciences sociales ont en commun une ambition de connaissance scientifique du social et, dans une certaine mesure, une histoire commune, elles se caractérisent aussi par une spécialisation disciplinaire. La science économique, la sociologie et la science politique ont des modes d'approche distincts du monde social : elles construisent leurs objets d'étude à partir de points de vue différents, elles privilégient des méthodologies distinctes, des concepts et des modes de raisonnement qui leur sont propres. [...] Il convient donc de permettre aux élèves de bien comprendre et de maîtriser « les outils conceptuels et analytiques propres à chaque discipline » avant de pouvoir croiser les regards sur un certain nombre d'objets d'étude communs et sans pour autant s'interdire de faire parfois référence à d'autres disciplines.
  • Préambule Programme Première ES 2011 3. Les apprentissages des élèves L'approche scientifique, le primat accordé aux outils conceptuels et analytiques, permettent de circonscrire le programme et d'adopter une démarche de complexification progressive sur l'ensemble du cycle terminal . Ces objectifs d'apprentissage ambitieux ne peuvent être atteints que grâce à des démarches pédagogiques et didactiques qui engagent les élèves dans une authentique activité intellectuelle. Il faut pour cela donner du sens aux apprentissages en montrant comment les concepts et les outils permettent d'interpréter des situations concrètes. Il semble donc souhaitable de procéder, pour chaque question traitée, en deux temps : • un temps de sensibilisation permettant de susciter la curiosité des élèves ; • un temps d'analyse permettant de montrer comment la mobilisation de notions, outils et modes de raisonnement spécifiques à la discipline concernée permet d'accéder à une meilleure compréhension des phénomènes étudiés et d'apporter une réponse rigoureuse à la question.
  • Démarches, savoirs et savoir-faire généraux pour le cycle terminal Les professeurs pourront, dans le cadre de leur liberté pédagogique, présenter la démarche, les modes de raisonnement et les principaux concepts de chacune des trois disciplines à propos de l'un ou l'autre des thèmes étudiés au cours du cycle terminal.
  • La démarche de l'économiste On montrera que l'analyse économique n'est pas définie par un ensemble d'objets mais par le type de questions qu'elle soulève et par les approches et les méthodes qu'elle utilise pour y répondre, tant au niveau de l'acteur individuel (individu, entreprise) qu'au niveau de la société et des choix collectifs. On mettra l'accent sur le raisonnement coût-bénéfice qui est au coeur de l'analyse économique, et sur la nécessité des choix, dans le présent et dans le temps, que l'on s'intéresse aux choix des acteurs individuels ou aux choix collectifs. On insistera sur le caractère extensif de la notion de rationalité qui sous-tend le raisonnement économique, en évoquant la diversité des motivations et donc des satisfactions, ce qui interdit de juger, de l'extérieur, de la rationalité des actions observées. On montrera qu'elle n'exclut pas les déséquilibres, notamment macroéconomiques, et que la répartition des revenus et des richesses résulte de l'interaction entre le fonctionnement des institutions marchandes et l'action des pouvoirs publics. Les analyses micro et macroéconomiques permettront d'initier les élèves à la pluralité des approches et à la démarche de modélisation, puis de validation-infirmation des hypothèses, en s'appuyant sur des tableaux de données statistiques, des séries de graphiques, et en menant des comparaisons internationales. - Notions : Rareté, choix individuels et collectifs, incitations et contraintes, coût d'opportunité, modèle.
  • La démarche du sociologue On mettra en évidence les apports de la sociologie par rapport à la connaissance intuitive du monde social en confrontant les représentations véhiculées par le sens commun et les résultats établis par les enquêtes sociologiques. On montrera comment le regard sociologique - entre engagement et distanciation - permet d'objectiver les pratiques sociales et d'expliquer des phénomènes sociaux a priori énigmatiques ou paradoxaux. On distinguera soigneusement l'existence d'un problème social de la construction d'un problème sociologique. On initiera les élèves au raisonnement sociologique en montrant qu'il prend en compte à la fois le poids des déterminismes sociaux et le jeu des acteurs. On familiarisera les élèves avec différentes formes d'enquêtes sociologiques (observation ethnographique ou participante, entretiens, enquêtes par questionnaire) et on leur montrera l'intérêt de combiner méthodes quantitatives et méthodes qualitatives. - Notions : Opinion, prénotion, objectivation, fait social, action sociale.
  • La démarche du politiste On initiera les élèves au mode de raisonnement de la sociologie politique (rupture avec le sens commun, vigilance épistémologique, méthodologie quantitative et qualitative, etc.). Une attention particulière sera accordée à la question du repérage, tant historique qu'institutionnel, du « politique ». On évitera de donner une définition arbitraire du mot « politique » pour tirer parti de l'élasticité sémantique du terme. Enfin, on présentera trois catégories fondamentales de l'analyse politique en insistant d'abord sur les spécificités de la relation de pouvoir politique (territorialisation, monopole de la violence, institutionnalisation bureaucratique) pour aborder ensuite la question de la domination et de sa légitimation. Un regard comparatif, dans le temps comme dans l'espace, permettra de rendre attractive cette présentation. - Notions : La/le politique, pouvoir, domination, légitimation.
  • Résumons... • initiation à une démarche “scientifique” • “complexification progressive” • partir des concepts propres à chaque discipline avant de croiser les regards • diversité des supports et des dispositifs pédagogiques
  • En conclusion provisoire • Le programme est un palimpseste… • Il est toujours le résultat de rapports de forces et de compromis • Il faut toujours questionner l’écart entre le “prescrit” et le “réel” autrement dit les injonctions des programmes et les pratiques des enseignants…
  • Le programme de Première ES Bulletin officiel spécial n°9 du 30 septembre 2010 Et son préambule !
  • Le programme de Première 2011
  • Programmation En classe de première, en incluant les heures consacrées aux devoirs et à leurs corrigés, et en tenant compte des apprentissages à caractère méthodologique, le programme est conçu pour être traité en 170 heures environ (cours et travaux dirigés). Les indications horaires sont là pour signaler que les contenus sont nettement délimités et qu'il convient de respecter la répartition entre économie (90 heures), sociologie générale et sociologie politique (60 heures), regards croisés (20 heures).
  • Programmation Les professeurs pourront choisir une répartition hebdomadaire entre les trois disciplines constitutives des sciences économiques et sociales, en consacrant par exemple 3 heures hebdomadaires à l'économie et 2 heures hebdomadaires à la sociologie et à la sociologie politique pendant 30 semaines et en étudiant les objets communs au moment qui leur semble opportun. Il est rappelé à ce propos qu'un programme ne constitue pas la programmation des activités des professeurs et des élèves. Le programme détermine ce que les élèves doivent avoir appris à la fin de l'année. Il appartient au professeur de choisir la progression adaptée à ses élèves : par exemple rien n'impose de traiter les regards croisés en fin d'année, ils peuvent être rapprochés dans le temps de l'étude des thèmes correspondants de sciences économiques et de sociologie.
  • 1. Les grandes questions que se posent les économistes Science Économique (90 heures) 2. La production dans l'entreprise 3. La coordination par le marché 4. La monnaie et le financement 5. Régulation et déséquilibres macroéconomiques Sociologie générale et politique (60 heures) Regards croisés (20 heures) 1. Les processus de socialisation et la construction des identités sociales 2. Groupes et réseaux sociaux 3. Contrôle social et déviance 4. Ordre politique et légitimation Entreprise, institution, organisation Action publique et régulation
  • 1. Les grandes questions que se posent les économistes 1.1 Dans un monde aux ressources limitées comment faire des choix? 1.2 Que produit-on et comment le mesure-t-on ? 1.3 Comment répartir les revenus et la richesse ? 1.4 Quels sont les grands équilibres macroéconomiques ? 2. La production dans l'entreprise 2.1 Comment l'entreprise produit-elle ? Science Économique (90 heures) 3. La coordination par le marché 3.1 Qu'est-ce qu'un marché ? 3.2 Comment un marché concurrentiel fonctionne-t-il ? 3.3 Comment les marchés imparfaitement concurrentiels fonctionnent-t-ils ? 3.4 Quelles sont les principales défaillances du marché ? 5.Régulation et déséquilibres macroéconomiques 4. La monnaie et le financement 4.1 A quoi sert la monnaie ? 4.2 Comment l'activité économique est-elle financée? 4.3 Qui crée la monnaie ? 5.1 Pourquoi la puissance publique intervient-elle dans la régulation des économies contemporaines ? 5.2 Comment le budget de l'État permet-il d'agir sur l'économie ? 5.3 Quelles politiques conjoncturelles?
  • 1. Les processus de socialisation et la construction des identités sociales 1.1 Comment la socialisation s'effectue-t-elle ? 1.2 De la socialisation de l'enfant à la socialisation de l'adulte : continuité ou ruptures ? Sociologie générale et politique (60 heures) 2. Groupes et réseaux sociaux 2.1 Comment les individus s'associent-ils pour constituer des groupes sociaux ? 2.2 Comment les réseaux sociaux fonctionnent-ils? 3. Contrôle social et déviance le contrôle social s'exerce t-il aujourd'hui 3.1 Comment ? 3.2 Quels sont les processus qui conduisent à la déviance ? 3.3 Comment mesurer le niveau de délinquance ? 4. Ordre politique et légitimation 4.1 Pourquoi un ordre politique ? 4.2 Quelles sont les formes institutionnelles de l'ordre politique ?
  • Entreprise, institution, organisation Comment les rapports sociaux s'organisent-ils au sein de l'entreprise ? Regards croisés (20 heures) Action publique et régulation Comment l'État-Providence contribue-t-il à la cohésion sociale ? Comment un phénomène social devient-il un problème public ?
  • 94 notions (moins 12...)
  • Savoir-faire L’enseignement des sciences économiques et sociales en classe de première doit conduire à la maîtrise de savoir-faire quantitatifs, ce qui implique à la fois calcul et lecture (c’est-à-dire interprétation) des résultats. Les calculs ne sont jamais demandés pour eux-mêmes, mais pour exploiter des documents statistiques travaillés en classe ou pour présenter sous forme graphique une modélisation simple des comportements économiques, sociaux ou politiques. •Calculs de proportion et de pourcentages de répartition. •Moyenne arithmétique simple et pondérée, médiane. •Lecture de représentations graphiques : diagrammes de répartition, représentation des séries chronologiques. •Mesures de variation : coefficient multiplicateur, taux de variation, indice simple. •Lecture de tableaux à double entrée. •Evolution en valeur et en volume. •Représentation graphique de fonctions simples (offre, demande, coût) et interprétation de leurs pentes et de leurs déplacements. •Notion d’élasticité comme rapport d’accroissements relatifs. •Notions d’élasticité-prix de la demande et de l’offre, d’élasticité-revenu de la demande
  • Le programme de Terminale ES
  • Horaires de la classe de Terminale ES Enseignement obligatoire = 5 h “Enseignement de spécialité au choix” (EDS) = 2
  • La terminale ES Les SES sont enseignés en Terminale ES à raison de 5 heures de cours (dans certains établissements il peut y avoir en plus une heure d'accompagnement/travaux dirigés dédoublée ou pas ). Les élèves ont aussi le choix entre trois enseignements de spécialité : économie approfondie, sciences sociales et politiques, mathématiques . Cet enseignement fait l’objet de deux heures de cours et d’une épreuve spécifique au baccalauréat
  • Organisation de l’épreuve de SES du Bac ES Enseignement obligatoire = 4 heures coeff 7 “Enseignement de spécialité au choix” = 1 h en + coeff. 2 en +
  • Le sujet de la dissertation et la 3eme partie de l'épreuve composée portent sur des parties différentes du programme Dissertation 3 ou 4 documents factuels Epreuve SES 4h Coeff 7 Épreuve composée 3 parties 1. Mobilisation des connaissances 2.Étude d'un document 3. Raisonnement s'appuyant sur un dossier documentaire
  • Rappel...
  • Le programme de Terminale 2012 (avec l'allègement 2013)
  • Éléments d'analyse • Poursuite du cloisonnement disciplinaire entamé en Première (et dans les pg précédents) • Entrée par les notions • Problématisation mais avec certaines questions prétextes et "technicistes"
  • L'ancien programme... • 3=7! Introduction : croissance, changement social et développement (2 ai n e s ) se m 1. Accumulation du capital, organisation du travail et croissance économique ines) s em a (4 • Croissance capital et progrès technique ai n e s ) (4 s e m • Travail et emploi 2. Inégalités , conflits et cohésion sociale (5 ai n e s ) se m • Stratification sociale et inégalités ai n e s ) (3 s e m • Conflits et mobilisation sociale ai n e s ) (4 s e m • Intégration et solidarité 3. Les enjeux de l’ouverture internationale • • Internationalisation des échanges et mondialisation Intégration européenne et politiques économiques (4 o u (4 5 ai n e s ) s em ai n e s ) se m
  • Bulletin officiel spécial n°8 du 13 octobre 2011 NOR : MENE1119438A arrêté du 12-7-2011 - J.O. du 20-9-2011 MEN - DGESCO A3-1 Classe terminale de la série ES ENSEIGNEMENT SPÉCIFIQUE Ce programme s'inscrit dans le cadre des grandes orientations fixées pour le cycle terminal dans le préambule rédigé pour le programme de la classe de première auquel on se reportera. Il est présenté en trois colonnes : la première colonne décline chaque thème sous forme de questions ; les indications complémentaires explicitent et délimitent le contenu de chacune d'entre elles ; les notions figurant en colonne centrale, de même que les « acquis de première » rappelés en colonne 3, sont les notions indispensables pour traiter chaque question. Les épreuves du baccalauréat portent sur l'intégralité du programme tel qu'il figure cidessous ; les indications complémentaires bornent ce qui est exigible.
  • 1. Croissance, fluctuations et crises Science Économique (80 heures) 2. Mondialisation finance internationale et intégration européenne 3. Économie du développement durable 1. Classe, stratification et mobilité sociales Sociologie (50 heures) Regards croisés (40 heures) 2. Intégration, conflit, changement social 1. Justice sociale et inégalités 2. Travail, emploi et chômage
  • Partie "Economie" 80h = 16 semaines (80/5) Partie "Sociologie" 50h = 10 semaines Partie "Regards croisés" 40h = 8 semaines Dans un ensemble de 34 semaines
  • 1. Croissance, fluctuations et crises 1.1 Quelles sont les sources de la croissance économique ? 1.2 Comment expliquer l'instabilité de la croissance ? Science Économique (80 heures) 2. Mondialisation finance internationale et intégration européenne 2.1 Quels sont les fondements du commerce international et de l'internationalisation de la production ? 2.2 Comment s'opère le financement de l'économie mondiale ? 2.3 Quelle est la place de l'UE dans l'économie globale ? 3. Économie du développement durable 3.1 La croissance économique est-elle compatible avec la préservation de l'environnement ? 3.2 Quels instruments économiques pour la politique climatique ?
  • 1. Classe, stratification et mobilité sociales 1.1 Comment analyser la structure sociale ? 1 1.2 Comment isé ro sociale ? dc Sociologie (50 heures) rendre compte de la structure r ega le r tés) c ave égali é in ( o nn usi F 2. Intégration, conflit, changement social 2.1 Quels liens sociaux dans des sociétés où s'affirme le primat de l'individu ? 2.2 La conflictualité sociale : pathologie, facteur de cohésion ou moteur du changement social ?
  • 1. Justice sociale et inégalités 1.1 Comment analyser et expliquer les inégalités ? 1.2 Comment les pouvoirs publics peuvent-ils contribuer à la justice sociale ? Regards croisés (40 heures) 2. Travail, emploi et chômage 2.1 Comment s'articulent marché du travail e organisation dans la gestion de l'emploi ? 2.2 Quelles politiques pour l'emploi ?
  • Savoirs-faire en Terminale (1/2) Calcul, lecture, interprétation - Proportions, pourcentages de répartition (y compris leur utilisation pour transformer une table de mobilité en tables de destinée et de recrutement) - Moyenne arithmétique simple et pondérée - Évolutions en valeur et en volume - Propensions moyenne et marginale à consommer et à épargner - Élasticité comme rapport d'accroissements relatifs - Écarts et rapports interquantiles - Mesures de variation : coefficient multiplicateur, taux de variation, indices simples et pondérés
  • Savoirs-faire (2/2) Lecture et interprétation - Corrélation et causalité - Tableaux à double entrée - Taux de croissance moyen - Médiane, écart-type - Élasticité prix de la demande et de l'offre, élasticité revenu de la demande, élasticité de court terme et élasticité de long terme - Représentations graphiques : courbes de Lorenz, histogrammes, diagrammes de répartition, représentation des séries chronologiques, y compris les graphiques semi-logarithmiques - Représentation graphique de fonctions simples (offre, demande, coût) et interprétation de leurs pentes et de leurs déplacements
  • Les allègements JO : Arrêté du 3 avril 2013 fixant les aménagements apportés aux programmes de sciences économiques et sociales des classes de première et terminale de la série ES Le présent arrêté et ses annexes seront consultables au Bulletin officiel du ministère de l'éducation nationale en date du 23 mai 2013 sur le site  http://www.education.gouv.fr.
  • Les allègements en première, suppression de 5 questions (1.2 Pourquoi acheter à d'autres ce que l'on pourrait faire soi-même ?, 2.2 Comment évaluer la performance de l'entreprise ?, 2.2 Comment la taille des groupes influe-t-elle sur leur mode de fonctionnement et leur capacité d'action ?, 4.3 Comment analyser la diversité des cultures politiques et des formes de citoyenneté ?, Quels modes d'organisation pour l'entreprise ?), fusion de 2 questions (5.3 Quels sont les grands déséquilibres macroéconomiques ? et 5.4 Quelles politiques conjoncturelles ?), ainsi qu'allègements de quelques indications complémentaires. en tronc commun de terminale, - suppression d'une question (2.2 Comment s'opère le financement de l'économie mondiale ?),  - fusion de 2 questions d'économie (3.1 La croissance économique est-elle compatible avec la préservation de l'environnement ? et 3.2 Quels instruments économiques pour la politique climatique ?),  - fusion de 2 questions de sociologie et de regards croisés (1.1 comment analyser la structure sociale? et 1.1 Comment analyser et expliquer les inégalités?)  -allègements d'indications complémentaires dans plusieurs chapitres. en sciences sociales et politiques, suppression d'une question (3.2 Vers un ordre politique supranational ?), suppression de la notion de culture civique, et de deux savoir-faire statistiques (Indice d'Alford et indice de volatilité électorale) en économie approfondie, allègement de quelques indications complémentaires
  • Rentrons dans le détail...
  • 1. Croissance, fluctuations et crises 1.1 Quelles sont les sources de la croissance économique ? 1.2 Comment expliquer l'instabilité de la croissance ? 2. Mondialisation finance internationale et intégration européenne Science Économique (80 heures) 2.1 Quels sont les fondements du commerce international et de l'internationalisation de la production ? !2.2 Comment s'opère le financement de l'économie mé mondiale ? pri up S 2.3 Quelle est la place de l'UE dans l'économie globale ? 3. Économie du développement durable on si Fu s! né 3.1 La croissance économique est-elle compatible avec la préservation de l'environnement ? 3.2 Quels instruments économiques pour la politique climatique ?
  • Thèmes et questionnement Notions PIB, IDH, investissement, progrès technique, croissance endogène, productivité globale des facteurs, facteur travail, facteur capital. 1.1 Quelles sont les sources de la croissance économique ------------Acquis de première : facteurs de production, production marchande et non marchande, valeur ajoutée, productivité, institutions, droits de propriété, externalités Indications complémentaires En s'appuyant sur le programme de première, on s'interrogera sur l'intérêt et les limites du PIB comme mesure de l'activité économique. On montrera que le PIB ne reflète pas l'évolution du niveau de vie des populations et qu'il convient de se référer à d'autres indicateurs. L'étude de séries longues permettra de procéder à des comparaisons internationales. À partir d'une présentation simple de la fonction de production, on exposera la manière dont la théorie économique analyse le processus de croissance. On fera le lien entre la productivité globale des facteurs et le progrès technique et on introduira la notion de croissance endogène en montrant que l'accumulation du capital, sous ses différentes formes (physique, technologique et immatériel, humain et public) participe à l'entretien de la croissance. On soulignera que la croissance économique, loin d'être harmonieuse et continue, est le plus souvent la résultante d'un processus de destruction créatrice. En liaison avec l'innovation, on mettra l'accent sur le rôle des institutions et des droits de propriété
  • Thèmes et questionnement 1.2 Comment expliquer l'instabilité de la croissance ? Notions Fluctuations économiques, crise économique, désinflation, croissance potentielle, dépression, déflation. -------------------------Acquis de première : inflation, politique monétaire, politique budgétaire, politique conjoncturelle, chômage, demande globale ---------------------- Indications complémentaires L'observation des fluctuations économiques permettra de mettre l'accent sur la variabilité de la croissance et sur l'existence de périodes de crise. On présentera les idées directrices des principaux schémas explicatifs des fluctuations (chocs d'offre et de demande, cycle du crédit), en insistant notamment sur les liens avec la demande globale. En faisant référence au programme de première, on rappellera le rôle des politiques macro-économiques (nationales et européennes) dans la gestion des fluctuations conjoncturelles. On analysera les mécanismes cumulatifs susceptibles d'engendrer déflation et dépression économique et leurs conséquences sur le chômage de masse
  • Thèmes et questionnement Notions Indications complémentaires En partant d'une présentation stylisée des évolutions du commerce mondial et en faisant référence à la notion d'avantage comparatif introduite en première, on s'interrogera sur les déterminants des échanges internationaux de biens et services et de la spécialisation. Avantage comparatif, dotation factorielle, libreéchange et protectionnisme, On analysera les avantages et les inconvénients des échanges internationaux pour les producteurs comme commerce intra-firme, pour les consommateurs. On présentera à cette compétitivité prix et hors occasion les fondements des politiques protectionnistes et on en montrera les risques. prix, délocalisation, En s'appuyant sur des données concernant le externalisation, firmes commerce intra-firme et sur des exemples multinationales.. d'entreprises multinationales, on abordera la 2.1 Quels sont les fondements du commerce international et de mondialisation de la production. On analysera les choix de localisation des entreprises et leurs -------------------------l'internationalisa Acquis de première : gains à stratégies d'internationalisation. On étudiera à cette occasion les principaux déterminants de la division internationale du travail, en insistant sur le rôle des tion de la l'échange, spécialisation, coûts de transport et de communication. On échange marchand montrera que la différenciation des produits peut être production ? à l'origine et la recherche d'une compétitivité hors prix. On explicitera enfin la complexité des conséquences de cette internationalisation sur les pays d’accueil. On s’interrogera sur les effets d’une variation des cours de change sur l’économie des pays concernés.
  • Thèmes et questionnements rim pp Su Notions ! é 2.2 Comment s'opère le financement de l'économie mondiale ? Balance des paiements, flux internationaux de capitaux, devises, marché des changes, spéculation. ------------ Acquis de première : offre, demande, banque centrale, fonctions de la monnaie, taux d’intérêt. Indications complémentaires On identifiera les grands soldes de la balance des paiements afin d'en donner une interprétation économique. On présentera de façon élémentaire le fonctionnement du marché des changes ainsi que les principaux déterminants de l'offre et de la demande de devises. En ayant recours à une représentation graphique simple, on montrera comment se détermine le taux de change. On s'interrogera sur les effets d'une variation des cours de change sur l'économie des pays concernés. Sans entrer dans des développements historiques ou théoriques, on présentera la distinction entre changes fixes et changes flottants. On s'interrogera sur l'ampleur et les déterminants des flux internationaux de capitaux.
  • Thèmes et questionnement 2.3 Quelle est la place de l'Union européenne dans l'économie globale ? Notions Indications complémentaires Euro, union économique et monétaire. Sans --------------Acquis de première : banque centrale, politique budgétaire, politique monétaire, politique conjoncturelle entrer dans le détail des évolutions historiques, on rappellera qu'en se dotant d'un grand marché intérieur et d'une monnaie unique, les pays européens mènent une expérience originale d'intégration plus étroite de leurs économies. On montrera que l'union monétaire revêt une importance particulière dans le contexte monétaire et financier international, et qu'elle renforce les interdépendances entre les politiques macroéconomiques des Etats membres. On s'interrogera sur les difficultés de la coordination des politiques économiques dans l'Union européenne
  • 3. Économie du développement durable Thèmes et questionnements 3.1 La croissance économique estelle compatible avec la préservation de l'environnement ? on si Fu s! né 3.2 Quels instruments économiques pour la politique climatique? Notions Capital naturel, physique, humain, social et institutionnel, biens communs, soutenabilité -------Acquis de première : externalités, biens collectifs, capital social. Règlementation, taxation, marché de quotas d'émission Acquis de première : externalités, institutions marchandes, droits de propriété, offre et demande, allocation des ressources, défaillances du marché Indications complémentaires Après avoir souligné que le développement et le bien-être ne se résument pas à la croissance économique, on montrera, en illustrant par des exemples, que le bien-être des populations résulte de l'interaction de quatre types de capital (naturel, physique produit, humain, social et institutionnel). On expliquera pourquoi l'analyse économique du développement durable, qui se fonde sur la préservation des possibilités de développement pour les générations futures, s'intéresse au niveau et à l'évolution des stocks de chaque type de capital (accumulation et destruction) ainsi qu'à la question décisive du degré de substitution entre ces différents capitaux. On évoquera, à l'aide d'exemples, les limites écologiques auxquelles se heurte la croissance économique (épuisement des ressources énergétiques et des réserves halieutiques, déforestation, augmentation de la concentration des gaz à effet de serre, etc.). On soulignera à ce propos que le PIB n'a pas été conçu pour évaluer la soutenabilité de la croissance. L'exemple de la politique climatique permettra d'analyser les instruments dont disposent les pouvoirs publics pour mener des politiques environnementales. En lien avec le programme de première sur les marchés et leurs défaillances, on montrera la complémentarité des trois types d'instruments que sont la réglementation, la taxation, les marchés de quotas d'émission. On remarquera que, si les marchés laissés à eux-mêmes ne peuvent résoudre les problèmes, ils peuvent constituer un instrument d'action si le contexte institutionnel adapté est mis en place. Pour l'analyse de ces instruments, les exercices et la représentation graphique seront privilégiés.
  • 3. Économie du développement durable (nouvelle version) Thèmes et questionnements 3.1 La croissance économique estelle compatible avec la préservation de l'environnement ? Notions Capital naturel, physique, humain, social et institutionnel, biens communs, soutenabilité Règlementation, taxation, marché de quotas d’émission ———Acquis de première : externalités, droits de propriété, offre et demande, défaillances du marché Indications complémentaires On expliquera pourquoi l’analyse économique du développement durable, qui se fonde sur la préservation des possibilités de développement pour les générations futures, s’intéresse au niveau et à l’évolution des stocks de chaque type de capital (accumulation et destruction) ainsi qu’à la question décisive du degré de substitution entre ces différents capitaux. On évoquera, à l’aide d’exemples, les limites écologiques auxquelles se heurte la croissance économique (épuisement des ressources énergétiques et des réserves halieutiques, déforestation, augmentation de la concentration des gaz à effet de serre, etc.). L’exemple de la politique climatique permettra d’analyser les instruments dont disposent les pouvoirs publics pour mener des politiques environnementales. En lien avec le programme de première sur les marchés et leurs défaillances, on montrera la complémentarité des trois types d’instruments que sont la réglementation, la taxation, les marchés de quotas d’émission.
  • 1. Classe, stratification et mobilité sociales 1.1 Comment analyser la structure sociale ? 1.2 Comment rendre compte de la structure sociale ? Sociologie (50 heures) 2. Intégration, conflit, changement social 2.1 Quels liens sociaux dans des sociétés où s'affirme le primat de l'individu ? 2.2 La conflictualité sociale : pathologie, facteur de cohésion ou moteur du changement social ?
  • 1. Classes, stratification et mobilité sociales Thèmes et questionnements 1.1 Comment analyser la structure sociale ? le ec av é 1 né ois ion cr us rd F és) ga galit re né (i Notions Indications complémentaires On présentera les théories des classes et de la stratification sociale dans la tradition sociologique (Marx, Weber) ainsi que leurs on Classes sociales, groupes prolongements contemporains etpour s'interrogera sur leur pertinence de statut, catégories socio- rendre compte de la dynamique de la structuration sociale. On mettra en professionnelles évidence la multiplicité des critères de différenciation sociale dans les sociétés post-industrielles (statut professionnel, âge, -----------sexe, style de vie) et on se demandera dans Acquis de première : groupe social quelle mesure cette multiplicité contribue à brouiller les frontières de classes.
  • 1. Classes, stratification et mobilité sociales Thèmes et questionnements Notions Indications complémentaires 1.2 Comment rendre compte de la mobilité sociale ? Après avoir distingué la mobilité sociale intergénérationnelle d'autres formes de Mobilité mobilité (géographique, professionnelle), on intergénérationnelle/intra- se posera le problème de sa mesure à partir générationnelle, mobilité de l'étude des tables de mobilité sociale dont la fois l'intérêt et les limites. observée, fluidité sociale, on soulignera à la mobilité observée et la On distinguera déclassement, capital mobilité relative (fluidité sociale) On distinguera la mobilité observée et la culturel, paradoxe mobilité sociale et on mettra en évidence d'Anderson. l'existence de flux de mobilité verticale ------------(ascendante et descendante) et horizontale. Acquis de première : groupe On étudiera différents déterminants de la d'appartenance, groupe de mobilité et de la reproduction sociale : référence, socialisation anticipatrice, l'évolution de la structure capital social. socioprofessionnelle, le rôle de l'école et de la famille.
  • 2. Intégration, conflit, changement social Thèmes et questionnements Notions 2.1 Quels liens Solidarité mécanique/organique, sociaux dans des cohésion sociale sociétés où s'affirme le ---------------Acquis de primat de l'individu ? première : socialisation, capital social,  sociabilité, anomie, désaffiliation, disqualification, réseaux sociaux Indications complémentaires Après avoir présenté l'évolution des formes de solidarité selon Durkheim, on montrera que les liens nouveaux liés à la complémentarité des fonctions sociales n'ont pas fait pour autant disparaître ceux qui reposent sur le partage de croyances et de valeurs communes. On traitera plus particulièrement de l'évolution du rôle des instances d'intégration (famille, école, travail, État) dans les sociétés contemporaines et on se demandera si cette évolution ne remet pas en cause l'intégration sociale.
  • 2. Intégration, conflit, changement social Thèmes et questionnements 2.2 La conflictualité sociale : pathologie, facteur de cohésion ou moteur du changement social ? Notions Conflits sociaux, mouvements sociaux, régulation des conflits, syndicat. Acquis de première : groupe d'intérêt, conflit Indications complémentaires On montrera que les conflits peuvent être appréhendés à partir de grilles de lecture contrastées : comme pathologie de l'intégration ou comme facteur de cohésion ; comme moteur du changement social ou comme résistance au changement. En s'appuyant sur quelques exemples, on s'interrogera sur la pertinence respective de ces différents cadres d'analyse en fonction de la nature des conflits et des contextes historiques. On s'intéressera plus particulièrement aux mutations des conflits du travail et des conflits sociétaux en mettant en évidence la diversité des acteurs, des enjeux, des formes et des finalités de l'action collective.
  • 1. Justice sociale et inégalités 1.1 Comment analyser et expliquer les inégalités ? 1.2 Comment les pouvoirs publics peuvent-ils contribuer à la justice sociale ? Regards croisés (40 heures) 2. Travail, emploi et chômage 2.1 Comment s'articulent marché du travail e organisation dans la gestion de l'emploi ? 2.2 Quelles politiques pour l'emploi ?
  • Regards croisés : 1. Justice sociale et inégalité Thèmes et questionnements 1.1 Comment analyser et expliquer les inégalités ? 1.1 c le le) ave ocia nné re s o usi uctu F r ( st 1.2 Comment les pouvoirs publics peuvent-ils contribuer à la justice sociale ? Notions Inégalités économiques, inégalités sociales. Acquis de première : salaire, revenu, profit, revenus de transfert. Égalité, équité, discrimination, méritocratie, assurance/assistance, services collectifs, fiscalité, prestations et cotisations sociales, redistribution, protection sociale Acquis de première : Étatprovidence, prélèvements obligatoires, revenus de transfert. Indications complémentaires On mettra en évidence le caractère multiforme des inégalités économiques et sociales ainsi que leur aspect parfois cumulatif. On procédera à des comparaisons aux niveaux européen et international en utilisant les principaux indicateurs et outils statistiques appropriés. On montrera que le niveau et l'évolution des inégalités sont liés à des facteurs multiples : origine et appartenance sociales, formation, accumulation patrimoniale, genre, génération, etc. On s'interrogera sur les fondements des politiques de lutte contre les inégalités en les reliant à la notion de justice sociale ; on rappellera à ce propos que toute conception de la justice doit répondre à la question : « L'égalité de quoi ? ». On distinguera égalité des droits, égalité des situations et égalité des chances. On précisera qu'il n'y a pas lieu d'opposer les notions d'égalité et d'équité. Pour cela, on montrera que le degré d'égalité est un fait et peut se mesurer alors que l'équité, qui renvoie au sentiment de ce qui est juste ou injuste, est un jugement qui se fonde sur un choix éthique ou politique sous-tendu par un système de valeurs. On analysera les principaux moyens par lesquels les pouvoirs publics peuvent contribuer à la justice sociale : fiscalité, redistribution et protection sociale, services collectifs, mesures de lutte contre les discriminations. On montrera que l'action des pouvoirs publics s'exerce sous contrainte et qu'elle fait l'objet de débats quant à son efficacité et aux : risques de désincitation et d'effets pervers.
  • Regards croisés : 2. Travail, emploi et chômage Thèmes et questionnements 2.1 Comment s'articulent marché du travail et organisation dans la gestion de l'emploi ? 2.1 Comment s’articulent marché du travail et gestion de l’emploi ? 2. 2 Quelles politiques pour l’emploi ? Notions Indications complémentaires Taux de salaire réel, coût salarial unitaire, salaire d'efficience, salaire minimum, contrat de travail, conventions collectives, partenaires sociaux, segmentation du marché du travail, normes d’emploi. ————— En se limitant à une présentation graphique simple et en insistant sur les déterminants de l'offre et de la demande, on expliquera l'analyse néo-classique du fonctionnement du marché du travail. Pour rendre compte de la spécificité de la relation salariale, on montrera l'intérêt de relâcher les hypothèses du modèle de base en introduisant principalement les hypothèses d'hétérogénéité du facteur travail et d'asymétrie d'information. À partir de quelques exemples, on montrera que le taux de salaire dépend Acquis de première : salaire, également du résultat de négociations salariales et de marché, productivité, offre et demande, l'intervention de l'État et que celle-ci ne se limite pas à prix et quantité d'équilibre, preneur de la question du salaire. On soulignera, en s'appuyant sur prix, rationnement, asymétries le programme de première, que l'institutionnalisation de d'information, hiérarchie, coopération, la relation salariale, qui est un enjeu majeur des relations professionnelles, résulte à la fois du conflit et conflit, institutions marchandes. de la coopération. Flexibilité du marché du travail, taux de chômage, taux d'emploi, qualification, demande anticipée, équilibre de sous- emploi, salariat, précarité, pauvreté. —————Acquis de première : chômage, productivité, demande globale, politique monétaire, politique budgétaire, rationnement. À l'aide de données empiriques françaises et étrangères, on mettra en évidence le caractère dynamique du marché du travail en donnant des indications sur les flux bruts de création et de destruction d'emplois. On soulignera que, dans certains cas, le chômage peut être à l'origine d'un processus d'exclusion. Afin de montrer que la diversité des formes et des analyses du chômage explique la pluralité des politiques, on analysera les politiques macroéconomiques de soutien de la demande globale pour lutter contre le chômage keynésien, les politiques d'allégement du coût du travail pour lutter contre le chômage classique, les politiques de formation et de flexibilisation pour réduire la composante structurelle du chômage. On soulignera que les politiques de l'emploi sont aussi fondées sur la prise en compte du rôle du travail et de l'emploi dans l'intégration sociale. On se demandera en quoi ce lien entre travail et intégration sociale est fragilisé par certaines évolutions de l'emploi.
  • Les enseignements de spécialité Détaillés dans une prochaine séance
  • Sciences sociales et politiques (SSP) Avec M. Didier Enseignement de spécialité (EDS) Économie approfondie (EA) Cet enseignement n'est pas proposé au lycée (pas assez d'inscriptions)
  • Bibliographie
  • Alain Beitone, Christine Dollo, Estelle Hemdane, Jean-Renaud Lambert Les sciences économiques et sociales Enseignement et apprentissages De Boeck, 2013
  • E. Chatel, G. Grosse, A. Richet, Professeur de sciences économiques et sociales, un métier et un art, SCEREN-Hachette éducation, 2002
  • Cahiers Pédagogiques N°472 - Les sciences économiques et sociales (Coordonné par Patricia Morini) - avril 2009
  • « Le recours à la théorie permet de remplacer le visible compliqué par de l’invisible simple ». J. Perrin (physicien français)