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Le filament magazine 30 de juin 2013
 

Le filament magazine 30 de juin 2013

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Editorial ...

Editorial
Le nombre de nos lecteurs et lectrices s’agrandit chaque jour davantage.
Parce que, effectivement, vous nous aidez volontiers à diffuser largement Le Filament.
Parce que vos contributions sont de plus en plus nombreuses et de qualité appréciable. Nous vous en sommes très reconnaissants
Le comité de rédaction travaille chaque jour, avec courage et détermination, pour que Le Filament demeure adapté à l’air du temps et réponde, encore et toujours, à votre attente et à votre goût.
C’est aujourd’hui une réalité que Le Filament est attendu, chaque mois, avec impatience et grand intérêt. Ceci nous encourage à poursuivre et à garder la ligne de l’indépendance, de la liberté et de la courtoisie que nous avons délibérément choisie de suivre et qui nous distinguent fondamentalement des autres.
Par ailleurs, nous continuerons à entrelacer harmonieusement culture et politique qui, pour nous, sont, comme les deux seins sur la poitrine d'une femme, indissociables.
Nous continuerons aussi à privilégier la recherche, l’investigation, l’analyse et la documentation qui nous différencient des journaux à sensations.
Nous continuerons à ne publier que ce qui a de l’intérêt et du sens, au-delà de toute complaisance, de tout parti pris et des querelles inutiles. En toute objectivité.
Mais, disons-le tout net : notre regard sur notre monde n’est pas neutre, car les événements que nous vivons ne nous permettent pas d’être neutres. Non, on ne peut pas être neutre. Car, même le silence est une opinion.
Toutefois, nous veillons à ce que Le Filament demeure et continue d’être un vrai carrefour ou une plateforme véritable d’échanges et de débat d’idées…
Excellente lecture et continuez à offrir Le Filament GRATUITEMENT, à vos amis, à vos parents, à vos connaissances, notamment par email, fax, Facebook, photocopie, courrier postal, etc.
Portez-vous bien et à très bientôt.

Léandre Sahiri,
Directeur de Publication.

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    Le filament magazine 30 de juin 2013 Le filament magazine 30 de juin 2013 Document Transcript

    • ¤¤¤ Le Filament magazine. Numéro 30, de juin 2013 ¤¤¤¤Journal libre et indépendant paraissant le 1erdu moisSommaireEditorial 1Ombres et Lumières 2A la une: 2Ce que je pense… 6Devinettes 6Proverbes et dictons 8Franc-parler 9Paroles, musique et politique 12Perdu de vue 12Ce jour-là 12Courriers des Lecteurs 15Diaspora 16Réflexions 18Dixit 18Encres indélébiles 20Controverses 20Y’en a marre 21Actualité oblige 22SOS 23Sanctuaire 23Le débat est ouvert 25Matière à réflexion 25Morceau choisi 26La Presse des Presses 27Sous l’art à palabres 27Page des jeunes 28L’Humeur d’OBQ 30Penser l’avenir 30Humour 34Arts et Littérature et culture 38Page de l’AECI 39Le Forum du Filament 39Leçon de vie 40Etat de nos droits 42Religion 44Santé-Conseils 45Amanien ?... 46Economie & Finances 47Livres à lire 50Le Courrier du Golfe 52Les Indépendances africaines 55Le cahier littéraire 56In Memoriam 57Fable 57Regards croisés 57Vérités et contrevérités 58Bloc-notes 59Le bêtisier 61Libres propos 61A dire vrai… 61Agenda 62Dossier de l’Education 63Mots et expressions 64Le conte du mois 65Tableau d’honneur 66Libres propos 68Mot de fin 69EditorialLe nombre de nos lecteurs etlectrices s’agrandit chaque jourdavantage.Parce que, effectivement, vous nousaidez volontiers à diffuser largementLe Filament.Parce que voscontributions sont deplus en plus nombreuseset de qualité appréciable.Nous vous en sommestrès reconnaissantsLe comité de rédactiontravaille chaque jour,avec courage etdétermination, pour queLe Filament demeureadapté à l’air du temps etréponde, encore ettoujours, à votre attenteet à votre goût.C’est aujourd’hui une réalité que LeFilament est attendu, chaque mois,avec impatience et grand intérêt.Ceci nous encourage à poursuivre età garder la ligne de l’indépendance,de la liberté et de la courtoisie quenous avons délibérément choisie desuivre et qui nous distinguentfondamentalement des autres.Par ailleurs, nous continuerons àentrelacer harmonieusement cultureet politique qui, pour nous, sont,comme les deux seins sur la poitrinedune femme, indissociables.Nous continuerons aussi à privilégierla recherche, l’investigation, l’analyseet la documentation qui nousdifférencient des journaux àsensations.Nous continuerons à ne publier quece qui a de l’intérêt et du sens, au-delà de toute complaisance, de toutparti pris et des querelles inutiles. Entoute objectivité.Mais, disons-le tout net :notre regard sur notre monden’est pas neutre, car les événementsque nous vivons ne nous permettentpas d’être neutres. Non, onne peut pas être neutre. Car, mêmele silence est une opinion.Toutefois, nous veillons àce que Le Filamentdemeure et continued’être un vrai carrefour ouune plateforme véritabled’échanges et de débatd’idées…Excellente lecture etcontinuez à offrir LeFilament GRATUITEMENT,à vos amis, à vos parents, àvos connaissances,notamment par email, fax,Facebook, photocopie,courrier postal, etc.Portez-vous bien et à très bientôt.Léandre Sahiri,Directeur de Publication.*Sophie Roger-DalbertLE FILAMENT désigne lefil conducteur qui, dansune lampe électrique,produit de la lumière aupassage du courant etconditionne le temps devie d’une ampoule. Onvoit donc que leFILAMENT estindispensable dans lephénomène deproduction de la lumièrequi nous éclaire et quisert à éclairer, à rendreles objets visibles. C’estgrâce à la lumière que lesténèbres ne sont plusobscures.
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 2OOOmmmbbbrrreeesss & LLLuuummmiiièèèrrreeesssFFaaiirree ppllaaccee àà llaa lluummiièèrreeOn raconte souvent que les sorciers n’aiment pasla lumière. Et, à l’épreuve de cette crise que laCôte d’Ivoire traverse depuis 2002, nous avonseu souvent l’occasion de voir que les ennemis dece pays, pour prospérer, préfèrent se mouvoirdans la pénombre de la vérité. Aux faits quidéfient toutes les limites de l’objectivité, ilsopposent les versions des officines, s’ils ne lesfabriquent pas eux-mêmes, pour mieux accablerl’ennemi. A la base des événements denovembre 2004, il y aurait eu l’assassinat de 9soldats Français. L’heure de la confrontation despreuves n’est jamais venue. Mais, Dieu seul saitle nombre de couleuvres avalées par l’Etat deCôte d’Ivoire, au nom de cette hypothèse. Dansle mois de mars dernier, à la faveur de la journéemondiale de la femme, la date a été choisie àdessein pour mieux émouvoir la communautéinternationale, Abidjan se réveille un matin avecl’information de l’assassinat de 7 femmes dansune marche à Abobo. L’émoi que l’idée du crimeodieux et abominable a suscité dans le monde aété un tournant décisif dans les arguments quiaccélérèrent l’arrestation du président Gbagbo.Depuis, silence radio. La vérité sur cetévénement continuera de souffrir le règne desténèbres. Je ne m’attarderai pas sur la vérité desrésultats du deuxième tour des élections denovembre 2010. C’est la volonté de la tenircachée qui débouche aujourd’hui sur le procèsde Laurent Gbagbo à la CPI. Seulement, avec ledécor qui a été planté le 5 décembre 2011, dansce tribunal international de La Haye, on a eul’impression que le temps s’est enfin arrêté pourfaire la place à la lumière et à l’éclatement augrand jour de toutes les vérités et de toute lavérité sur le dossier ivoirien.Joseph Marat. Source : Blog joseph marat.*«PPaarrttaaggee ttaa lluummiièèrree aavveecc lleess aauuttrreess,, ssii ttuuvveeuuxx llaa ggaarrddeerr bbrriillllaannttee »».. ((PPaauull AArrnnaauudd))*LE FILAMENT magazineFondateur et Directeur de Publication :Léandre SahiriDirecteur de la Rédaction :Sylvain de BogouSecrétaire Gl de la Rédaction :Julius Blawa GueyeRédacteur en Chef : Serge GrahComité de Rédaction :Léandre Sahiri, Sylvain de Bogou,Serge Grah, Jean-René Vannier,Thomas Oholli Niamké. Julius BlawaGueye, Djédji Monnet, G S Jonathan,Macabre Etty. Serge-Nicolas Nzi.Nikitta Kadjoumé, Cédric MarshallKissy, Lettê naa Lettê, MarcelAmondji, Bérénice Wadé Nemlin,Zacharie Acafou. Nick de Bessou,Roche Sossiéhi Contacts:lefilament@hotmail.com 00 44 75 56 5633 86 / 00 44 77 71 10 30 93www.lefilament.info*FFrraannççooiiss HHoollllaannddeemméérriittee--tt--iill llee «« PPrriixx FFéélliixxHHoouupphhoouuëëtt--BBooiiggnnyy ppoouurrllaa rreecchheerrcchhee ddee llaappaaiixx »» ??François Hollande a reçu, lemercredi 5 juin dernier, àl’Unesco, le « prix FélixHouphouët-Boigny pour larecherche de la Paix », enprésence de plusieurs chefsd’Etat africains.Ce prix qui récompense, dit-on,le chef de l’Etat français "poursa contribution considérable àla paix et à la stabilité enAfrique".Nous présentons ci-dessousquelques analyses etcommentaires.QQuueellss ssoonntt lleess ééttaattss ddeesseerrvviiccee ddee FFrraannççooiissHHoollllaannddee eenn mmaattiièèrree ddeeppaaiixx ddaannss llee mmoonnddee??" Cette année, le Prix Félix Houphouët-Boignyne pouvait qu’être attribué au PrésidentHollande qui a libéré des populations entièresd’une entreprise terroriste qui visait àdéstabiliser tous les pays du Sahel ". (HenriKonan Bédié).*Ainsi donc, cest la guerre auMali qui vaut à FrançoisHollande le prix FélixHouphouët-Boigny pour larecherche de la paix !Au moment où François Hollandesapprête à recevoir le prix FélixHouphouët-Boigny pour la recherche dela paix, à Paris, la une du journal ivoirienFraternité Matin prête à sourire. Lisons :"Hommage à un artisan de paix enAfrique". Le nouveau Président français,dont le pouvoir a juste un an, doit plus aurejet de Sarkozy, par la majorité desfrançais, et à un anti-sarkozysme régnantà lépoque de la présidentielle, lannéedernière en France. Le score étriqué endit long 51,6 % avec à la clé un nombretrès impressionnant de bulletins de voteblancs et nuls. Les spécialistes etobservateurs des relationsinternationales nont absolument riennoté doriginal, ni de probant, en matièrede politique étrangère de la France,depuis larrivée du socialiste à la tête delExécutif. Le Président Hollande sinscritdans la continuité de son prédécesseur.Son alignement complet sur les Etats-Unis est à lidentique pour les ingérencespolitiques et humanitaires sanglantesdans des pays tiers. Il est à la remorquedu Qatar qui est belliciste dans le dossiersyrien. Bavarder sur les temps anciens delimpérialisme qui seraient révolus pourla France en Afrique relève de la blaguepitoyable. Le refus des Russes et desChinois dans le jeu des relationsinternationales selon les règles fixées parles Etats-Unis nest pas pris en comptepar Paris qui compte, sans doute, sur lafrancophonie et sa zone dinfluence.Alors, question : quels sont les états deservice de François Hollande en matièrede paix dans le monde? Cest la guerre auMali, on dira peut-être! Pour le reste, ilfaut aller chercher ce qui ne se limitequà son expérience à la tête du Partisocialiste et, subsidiairement, auxaffaires intérieures de la France. Il najamais été Ministre donc les occasions luimanquaient pour laction internationale.Paul Zahiri*Un prix pour la recherche de lapaix à François Hollande.N’importe quoi !François Hollande a reçu, ce mercredi 5juin, des mains du dictateur AlassaneOuattara, le « Prix Félix-Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix », enrécompense de sa guerre au Mali, de sarébellion armée en Centrafrique, ainsi
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 3que pour son indifférence face à latorture des opposants politiques en CôtedIvoire, y compris la séquestration deson compatriote Michel Gbagbo, etc.Moi, je pense quil mérite aussi le prixAdolphe Hitler pour lamour entre lespeuples. N’importe quoi !Claudus Kouadio*« Trompez-nous sur le prix, maisvous ne me tromperez pas sur lerécipiendaire ».*LLee PPrriixx FFHHBB ppoouurr llaa rreecchheerrcchhee ddeellaa ppaaiixx àà FFrraannççooiiss HHoollllaannddee ::eerrrreeuurr ddee ccaassttiinngg oouu pprreeuuvvee ddeeccyynniissmmee ??Le 21 février dernier, François Hollandes’est vu nommé pour recevoir le PrixFélix Houphouët-Boigny pour larecherche de la paix, décerné chaqueannée par l’UNESCO. Il a reçu le 5 juin2014 à l’UNESCO ce prix qui a étéprécédemment attribué à denombreuses personnalités dont NelsonMandela et Frederik W. De Klerk, YitzhakRabin et Yasser Arafat, Jimmy Carter,Abdoulaye Wade, Martti Ahtisaari, ainsique Luiz Inácio Lula da Silva.Il y a de quoi s’étonner à plus d’un titre.Comment François Hollande peut-ilrecevoir ce prix alors qu’il a porté etporte toujours la guerre au Mali, alorsqu’il est à la pointe du combat pour livrerdes armes aux opposants au régimesyrien et que la Force Licorne esttoujours active en Côte d’Ivoire, alorsqu’Amnesty International (Cf. RapportAFR 31/002/2011, AmnestyInternational, mai 2011), dès 2011 asignalé que « les forces internationales (àla fois les soldats français de la ForceLicorne et les forces de maintien de lapaix de l’ONUCI) ont joué un rôle clé enCôte d’Ivoire depuis leur interventiondans cette crise». Ajoutant que «lalégitimité de la présence de ces forces demaintien de la paix a été remise en cause(…) en novembre 2004 et en janvier 2006» et que par ailleurs ces « forcesinternationales ont fait usage de la forcelétale aussi bien en novembre 2004qu’en janvier 2006 » ?Comment l’UNESCO, qui ne peut ignorerces éléments, a-t-il pu avaliser lasuggestion du jury ?Cette nomination non seulement risqued’avoir de sérieuses conséquences surl’image de l’UNESCO et particulièrementsur la Commission internationale pour larecherche de la paix. Mais, elle porteaussi un nouveau coup à la Charte desNations Unies et à l’ONU qui n’en ont pasbesoin alors qu’elles sont niées,instrumentalisées, bafouées par nombrede membres de la communautéinternationale qui, au détriment despeuples, décident de réécrire denouvelles règles pour les relationsinternationales au profit de la finance etdes multinationales et des nouvellesaspirations impérialistes au prétexte decombattre le terrorisme.Elle oblige à constater la rupture qu’il y aentre, d’un côté, le Peuple des Nations etde l’autre, les gouvernants et lesinstitutions internationales.Depuis 1989, le prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paixhonore par ce titre -composé d’unemédaille en or, d’un diplôme de la paix etd’une somme de 150 000 dollars, « despersonnes, institutions ou organisationsayant contribué de manière significativeà la promotion, à la recherche, à lasauvegarde ou au maintien de la paix,dans le respect de la Charte des NationsUnies et de l’Acte constitutif de l’UNESCO».Il est faitréférence àdeux outils :l’un est laCharte desnationsUnies, acteconstitutifetfondamental de ce qui constitue et lePeuple des Nations et la communautéinternationale ; l’autre concerne l’acteconstitutif de l’Unesco, pensé par lesgouvernements des Etats parce que «lesguerres prenant naissance dans l’espritdes hommes, c’est dans l’esprit deshommes que doivent être élevées lesdéfenses de la paix».Ce prix a-t-il été décerné à FrançoisHollande au vu de son action au Mali quigarantirait la paix dans le respect de laCharte des Nations unies? «Préserve-t-illes générations futures du fléau de laguerre qui deux fois en l’espace d’une viehumaine a infligé à l’humanitéd’indicibles souffrances » ? Cette actionpermet-elle de « proclamer à nouveaunotre foi dans (…) l’égalité de droits (…)entre les nations, grandes et petites » ?Crée-t-elle «les conditions nécessaires aumaintien de la justice et du respect desobligations nées des traités et autressources du droit international, (…) et àces fins à pratiquer la tolérance, à vivreen paix l’un avec l’autre dans un esprit debon voisinage et à unir nos forces pourmaintenir la paix et la sécuritéinternationales [1]» ? Est-ce-quel’intervention armée de la France au Malimais aussi le maintien de la Force Licorneen Côte d’Ivoire «contribue -selon lescritères de l’UNESCO- au maintien de lapaix et de la sécurité en resserrant, parl’éducation, la science et la culture, lacollaboration entre nations, (…) que laCharte des Nations Unies reconnaît àtous les peuples » ? Quelle autre actionpacifique a menée le Président de laRépublique française depuis son élection? A-t-il, ainsi qu’il l’avait promis lors de sacampagne, «rompu avec la Françafrique,en proposant une relation fondée surl’égalité, la confiance et la solidarité [2]»?...Non, il n’a pas été mis fin à la présencede la Force Licorne en Côte d’Ivoire. Parailleurs, il ne cesse de répéter qu’au Mali,« nous sommes en train de gagner cettebataille [3] « ; certains de ses ministresvont même jusqu’à affirmer que laFrance est en guerre. Guerre contre qui ?Guerre sur quelles bases légales auregard du droit international ?Depuis son non-engagement contrel’Irak, la France n’a de cessed’endosser le statut de va-t-en-guerre. Elle l’a fait en Libye, hors ducadre onusien mais au nom du droitd’ingérence et de la responsabilité deprotéger les populations civiles [4].Elle cherche à prouver à ses alliésfavoris qu’elle continue à tenir sonrang et qu’elle est à leurs côtés enallant défendre leurs intérêts et lesmaigres privilèges qui lui restent, mêmesi cela est fait alors qu’elle sait quel’usage de la force ou même la menacede l’usage de la force est interdit parl’article 2, §4 de la Charte des NationsUnies.Cet article interdit de manière absoluel’usage de la force et de la menace del’utilisation de la force. Cetteinterdiction- une des plus grandesconquêtes de l’humanité depuis ladeuxième guerre mondiale- est unegarantie normative visant la paix et lasécurité internationales pour tous lesEtats et les peuples.Le droit international ne prévoit, en effet,que deux cas de recours licite à la forcearmée, soit lorsque les mesures decoercition armées sont décidées par leConseil de sécurité sur la base de l’article42 de la Charte des Nations Unies en casde menace contre la paix, d’une rupturede la paix ou d’un acte d’agression(chapitre VII de la charte), soit parce qu’ils’agit de légitime défense sur la base del’article 51 de la Charte des Nations
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 4Unies, qui reconnaît, à tous les Etats, ledroit inhérent d’utiliser la force arméedans le cas où ils seraient l’objet d’uneagression armée. La France ne se trouvaitpas dans l’une ou l’autre de cessituations.Du non respect des dispositions de laCharte des Nations Unies par la FranceEn déclenchant une guerre au Mali, lesautorités françaises -agissant en tantqu’organes de l’Etat – ont ordonnél’exécution d’opérations militaires qui, detoute évidence, enfreignent lesdispositions de la Charte des NationsUnies. Ainsi, les autorités françaises –ilest vrai que ce ne sont pas les seules-sont en train de violer l’une des normesles plus fondamentales du droitinternational, mettant directement endanger la paix et la sécuritéinternationales dont les conséquencesnéfastes vont se faire sentir bien au-delàdu départ, encore très incertain, destroupes françaises.Certes, en l’état actuel du dispositifimpérialiste, il est, somme toute, normalque la France, membre du Conseil deSécurité, ne se soitpas portée garantede cette normeimpérative du droitinternational et aitpréféré surfer surdes idées comme ledroit de protégerses otages retenusà l’intérieur deterritoiressouverains et sur la responsabilité deprotéger les populations du Nord Mali etstopper à la fois l’avancée sur le sud duMali et la destruction de biens culturelsd’importance. Elle continue à ouvrir laporte à ce nouvel ordre mondial deviolence et de misère basé sur la loi duplus fort et la déstructuration del’ensemble des normes impératives dudroit international.Préférer la violence et la guerre à larecherche de moyens pour maintenir lapaix et la sécurité internationales pourl’ensemble des peuples, c’est permettreque tout le système multilatéral onusiensoit remis en cause alors qu’il aurait fallutrouver d’autres moyens pour mettre finà ce début de partition du Mali etpermettre aux Maliens et aux Maliennesde construire des solutions pour mettrefin aux nombreuses exactions portantatteintes à l’ensemble des droitsfondamentaux.En passant outre certaines desRésolutions[4] adoptées sous le chapitreVII de la Charte des Nations Unies, laFrance ne fait que démontrer que lesystème onusien a perdu toute sacrédibilité et dès lors qu’il est aisé de lebafouer, de le contourner, de lemanipuler, voire de l’ignorer. Cela a étéle cas pour la Libye, l’Irak où la culturedu mensonge a été portée à un niveaude cynisme qui a coûté et coûte encorela vie à de très nombreux enfants,femmes et hommes.Le Président de la France, dès lors,mérite-t-il d’être récompensé ?Certainement pas !Et pourtant, c’est bien ce qu’a fait le juryprésidé par l’ancien Président duMozambique, Joaquim Chissano, qui a«condamné la violation de l’intégritéterritoriale du Mali, les violations desdroits de l’homme, l’enlèvementd’otages et la destruction du patrimoineculturel de l’humanité à Tombouctou »en reconnaissant « la contributionconsidérable à la paix et à la stabilité enAfrique » et « la solidarité manifestée parla France à l’égard des peuples africains». Si nous sommes tous et toutesd’accord pour condamner, aux côtés desMaliens et des Maliennes, la violation del’intégrité territoriale, l’enlèvementd’otages et la destruction d’unpatrimoine culturel inestimable, ilreste une question de taille.Certes, le peuple malien, grâce auxmoyens militaires importants de laFrance, a été « débarrassé » desgroupes semant la violence au NordMali ; il aspirait, fort légitimement,à la fin de la terreur ; mais quel prixva-t-il maintenant payer d’une part,à « ses sauveurs » et d’autre part, auxgroupes qui vont certainement continuerà semer la terreur une fois les troupesfrançaises parties? Cela autorisait-il laFrance à commettre les exactionscommises lors de la reprise de Kidal ?Comment expliquer que la France a nouédes relations particulières avec le MNLAdans la même ville?Les questions posées par certains de cesgroupes sont-elles résolues ? Sera-t-ilenfin mis fin au passage de la drogue quialimente l’Europe dans ces régions? Laquestion touareg trouvera-t-elle unesolution ? Cette intervention extérieurepermettra-t-elle la reconstruction desinstitutions maliennes de manièredurable et avec des moyens suffisantspour assurer une totale souveraineté àun gouvernement qui n’a cessé d’êtresous la coupe de ses ancienscolonisateurs et des institutionsfinancières internationales ? Les paysoccidentaux arrêteront-ils de faire croireà l’ensemble des peuples qui se sontlibérés de dictature ou qui sont encoresous l’emprise de leurs « suzerains » quele seul modèle démocratique est le leur ?Autant de questions qui restent ensuspens et pourlesquellesl’interventionfrançaise nepeut apporterde solution tantces réponsesdoivent êtreconstruites parle peuplemalien dans son ensemble en raison deson droit inaliénable à disposer de lui-même et de jouir pleinement de sasouveraineté, sans ingérence extérieureimposée.Au regard de tout cela, il y aurait unecertaine indécence à remettre le PrixFélix Houphouët-Boigny pour larecherche de la paix à François Hollande.La Commission internationale pour larecherche de la paix doit revoir soncasting et attribuer ce prix à des hommeset des femmes qui se battent auquotidien pour maintenir la paix alorsque ce sont les logiques de guerre quiprévalent et envahissent de plus en plusl’espace social mondial.Source : fondationfrantzfanon.comNotes :1 Préambule de la Charte des Nations Unies2 Proposition 58, Le changement c’estmaintenant ; Mes 60 engagements pour laFrance ; parti-socialiste.fr/dossier/le-projet-de-francois-hollande.3 www.lepoint.fr, 28-01-2013-4 « Enfin, la porte est grande ouverte »,Mireille Fanon-Mendès-France,31/03/2011.5 Résolutions 2056, 2071 : votée àl’unanimité par les 15 membres du Conseilde Sécurité et 2085*« La paix ne simpose pas par les armes.Houphouët-Boigny na jamais voulu la forcedes armes, mais la force du dialogue, desarguments. En quoi une interventionmilitaire est-elle une recherche de la paix?Je ne pense pas que Hollande mérite ceprix. Cest juste mon avis ».Guy TressiaRédacteur en chef central, LeBanco.net*Moi, Président... Je naccepterais pas un prix queje ne mérite pas ;Moi Président... Je ne serais pas amis à desdictateurs qui tuent leurs populations auquotidien ;Moi Président…, non seulement je dénoncerais leviol des droits humains en Afrique, mais bien plusje mettrais tout en œuvre pour que cela cesse ;Moi Président… je ferais leffort dêtre
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 5responsableMoi Président... Blabla blabla...(Anonyme) Source : Abidjan.net du05/06/2013*PPrriixx FFHHBB ::FFrraannççooiiss HHoollllaannddee rraattttrraappééppaarr llaa FFrraannççaaffrriiqquuee??Posted on 05 June 2013.La distinction qui porte le nom du toutpremier président de la Côte d’Ivoire estattribuée à François Hollande, enrécompense de l’intervention militaire dela France au Mali.Le prix est constitué d’un chèque de150.000 dollars. Les services del’Elysée ont indiqué que cette somme serareversée à des associations fémininesœuvrant en faveur de la paix et à uneassociation de soutien aux soldats blesséset aux familles des victimes de la guerre.Cette remise de prix semble donc paréedes meilleures intentions du monde.François Hollande étant pratiquementérigé en «nouveau sauveur» de l’Afrique,pour l’intervention militaire de la Franceau Mali, depuis janvier 2013.Un prix pour rienPour de nombreuses ONG, dont la trèsredoutable Association Survie, qui militedepuis 30 ans pour une réforme de lacoopération entre la France et l’Afrique,ce prix est révoltant.Pour cette ONG de défense des droits del’homme, la remise de ce prix à FrançoisHollande constitue une sorte d’hommagede la Françafrique à celui-là même qui atoujours affirmé vouloir en finir avec elle.Survie se fonde, tout d’abord, sur le nomque porte ce prix. Le premier présidentde la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny (président de 1960 à 1993), aselon Survie, incarné mieux que n’importequel autre chef d’Etat africain, tous lestravers de la Françafrique.Mais, il est difficile de s’empêcher depenser que la distinction reçue parFrançois Hollande est aussi un hommage àla guerre. Qu’on le veuille ou non. Lasituation au Sahel est plus quepréoccupante et personne ne peutréellement mesurer les conséquences decette «guerre contre le terrorisme»déclenchée au Mali. En quoi la guerre est-elle synonyme de paix? En quoi celacorrespond-il aux valeurs d’humanismeprônées par la charte de l’Unesco?Si vis pacemJusqu’à présent, les arguments de ceuxqui ont toujours proposé une autreapproche pour lutter contre les djihadistesou pour régler la question sécuritaire auMali et ramener la paix dans ce pays etdans la région tourmentée du Sahel ontété balayés d’un revers de la main.La militante altermondialistemalienne Aminata Traoré a toujours, parexemple, considéré que la solutionmilitaire au Mali n’était pas la solution.Cette guerre a été imposée au Mali,faisait-elle savoir en substance dans uneinterview accordée à Slate Afrique, sansque les Maliens eux-mêmes prennent letemps de réfléchir à ce qu’il leur étaitarrivé. Une manière de souligner que,peut-être, toutes les approches n’avaientpas été prises en compte et de soulignerles risques toujours possibles d’unenlisement.Non-sensL’autre élément qui vient ternir le prixpour la paix décerné à François Hollandeest le fait qu’il sera entouré pour lacirconstance par des chefs d’Etat dont lesrégimes se font de plus en répressifs etdont les actions et décisions sontcontestables et contestées.C’est le cas du Tchadien Idriss Debby,dont le pays a connu ces dernièressemaines une vague d’arrestationsd’hommes politiques et de journalistestotalement injustifiées. C’est le cas aussi duMauritanien Mohammed Ould Abdel Aziz,arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en2005. C’est le cas du Gabonais AliBongo, héritier de son père, Omar Bongo(président de 1967 à 2009) et dont lepays est impliqué dans larocambolesque affaire des biens malacquis, etc.Le prix que le président français a reçu le5 juin arrive trop vite, trop tôt, la guerreau Mali n’étant pas terminée, la paixn’étant pas encore revenue ni dans cepays, ni dans la toute la bande saharo-sahélienne.Il ne s’agit donc pas seulement d’unedistinction contre-productive, il s’agitsurtout d’un non-sens.R .M .Source slateafrique.com*« Vient un moment où les bullesfinissent par éclater, et où les prixcessent d’avoir du prix ». L S*PPaarrttuurriittiioonnEncore plus de plumespour pétrifier notre indignationEncore plus de clavierspour écrire notre courrouxDavantage de voixpour peindre notre ireDavantage de pinceauxpour crier notre rageLa déchéance au coin des ruesLe mensonge à col blancLa manipulation sanctifiéeComment me taire?Tout curetageJe refuseA tout contraceptifJe mopposeAh la superbe parturition!Il naîtra cet enfant mien !Macaire Etty*IInnddééppeennddaanncceeVil serviteurPerçu comme le messieTe voici assassin de mes forcesLes forces de mes ancêtres.Indépendance servante d’une minorité !Et ne me restent queDes lambeaux déchiquetésEn maints morceaux insipides.Citron, ton goût corrosifAncêtres dans l’étau de la doublespéculationNi les vôtres ni le civilisateur ne vousMénagentDans ce monde aux portes fermées.Les vautours-de-l’indépendance ont toutprisEt seules nous restentDes terres parcellaires d’où jaillissentSouffrances et calamités.Afrique, Asie, AmériqueL’indépendance de votre malheurElle creuse en vous le gouffreLe gouffre du désespoir...Sylvain de Bogou*
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 6Ce que je penseUne Chronique de Léandre Sahiri[Cet espace ou bloc-notes me permetdanalyser et de commenter librementles sujets d’actualité, de chez nous oud’ailleurs. C’est, en quelque sorte, monjardin secret. J’ai plaisir et honneur à yaccueillir et à partager quelques idéesavec vous].«Beaucoup de ce que je dis peut paraîtreamer, mais cest la vérité. Une grandepartie de ce que je dis peut paraîtrecomme semer le trouble, mais cest lavérité. Une grande partie de ce que je dispeut être perçue comme une incitation à lahaine, mais cest la vérité. (Malcolm X).PPoouurr uunnee nnoouuvveelllleeiimmaaggeeddee ll’’AAffrriiqquueeIl y a plus d’une dizaine d’années,notamment en avril 2002, s’est tenu àl’Université des Langues et de laCommunication de Milan, au nord del’Italie, un colloque international initiépar M. Baye Ndiaye, un ressortissantsénégalais installé en Italie depuisplusieurs décennies, et qui préside leCentre d’Orientation des EtudesAfricaines (Cosa) de Milan. Thème ducolloque : « De l’image de l’Afrique enEurope ».Au cours de ce colloque, lesparticipants ont été unanimes àreconnaître que, généralement, lesmedias occidentaux ne donnent del’Afrique qu’une vision négative.En effet, les participants ont dénoncéle fait que les agences de pressed’Europe et d’Amérique ne braquentleurs caméras sur le continent africainque lorsqu’une catastrophe se produit,du moins lorsque les Africains sontconfrontés à des crises graves, dequelque ordre que ce soit : guerre,génocide, rébellion, inondation, coupsd’Etat, fraudes, corruption, etc.Dans cet ordre d’idées, M. MamouneFaye, journaliste au quotidien dakaroisLe Soleil, avait fait remarquer que cesmédias étaient presque déçus que leSénégal n’ait pas sombré dans laguerre civile lors de la présidentielle defévrier-mars 2000. On pourrait dire lamême chose à propos de la criseivoirienne : les medias occidentauxétaient mobilisés et attendaient dedonner des Ivoiriens l’image d’unpeuple barbare en proie à la guerrecivile entre musulmans et chrétiens,entre le Nord et le Sud de la Côted’Ivoire, etc.Mais, à mon humble avis, le problèmede l’image de l’Afrique dans les mediasoccidentaux se pose en d’autrestermes et ne nécessite pas descolloques où l’on vient, bien souvent,se masturber intellectuellement.Je pense, en effet, que les mediasoccidentaux ne donnent de nous quece que nous offrons à voir au monde.En d’autres termes, si nous nousillustrons par des dérapages et desbarbaries, il est tout à fait évident quenous ne ferons que les choux gras desmedias occidentaux dont la plupartfont de la presse à sensation. Mais, siau contraire, nos actes nous élèvent àun certain niveau, nous forcerons lesmedias occidentaux à donner de nousune vision positive. De ce fait, il ne fautpas imputer à l’Occident laresponsabilité de nos irresponsabilités,de nos manquements, des maux quenous nous imputons à nous-mêmes. Ilne faut pas se baser sur le pseudoproblème des images pour occulter lesdérapages de quelques dirigeantsinconscients, des tares et carences denos sociétés. C’est une fuite en avant,c’est faire fausse route qued’incriminer, en tout et à tout vent, lesOccidentaux, là où nous devons, avecforce courage, faire notre mea-culpa,notre autocritique et prendre desrésolutions fermes pour qu’une Afriquenouvelle émerge, qui contraindra,forcement et inéluctablement, lesmedias occidentaux, ainsi que nospropres medias, à donner de nous uneimage nouvelle.C’est ce que je pense.Léandre Sahiri.*« Je ne suis pas daccord avec ceque vous dites, mais je me battraijusquau bout pour que vouspuissiez le dire ». (Voltaire).*« Quand on veut répondre à un intellectuel,c’est par des arguments bien étayés qu’onprocède et non par des injures, ni par desarguties de bas étage ». (Julius BlawaGueye).*Les propos injurieux, diffamatoires,racistes, etc., sont strictement interdits,entre autres conditions, pour la publicationdes textes dans « Le Filament ». Nousprivilégions le débat d’idées et la courtoisie.*PPaarrllee--mmooiiParle-moiLes jours naissent et vieillissent sousnos yeux.Les mois coulent à toute bride dans leslits du temps, entraînant un, deux,trois… ans trop vite passés.Tant d’annéesTant d’années passées à épier ciel etterre, dans l’intention de collecter lesmélodies de ton cœur.Mais pas un seul mot ne rencontre mesespérances.Les larmes illuminent mes yeuxSous londée du douteEt mon cœur rit de tant de maux.Parle-moiÔ soleil pour mon peupleNe range pas ta voix sous les silences.Parle-moiÔ fontaine de mes rires orphelinsParle-moiDis-moi que le sommeil ta endormieEt queDemainJe tentendrai unir tes filsA coups de chants et de danses (...)Cédric Marshall Kissy*DDD eee vvv iii nnn eee ttt ttt eee sss« Les énigmes et les devinettes fontappel à notre imagination, à notrecréativité, à notre bon sens, a notrecapacité à résoudre des problèmes… Ils’agit de déjouer les apparences,imaginer des solutions innovantes.Parfois, les énigmes et les devinettessont un bon prétexte pour apprendre,pour délier l’esprit et l’exercer au jeu de lasymbolique ». (E. Tououi Bi Irié).proposez desdevinettes*
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 7LLLiiibbbrrreeesss PPPrrrooopppooosssCette rubrique est la vôtre. Elle vous estréservée pour vous exprimer.Librement. Pour vous prononcer sur lessujets d’actualité. Librement. Pour fairepartager vos opinions et vos thèses...LLeettttrree oouuvveerrtteeàà MM.. RRoobbeerrtt LLaaccaaiillllee..Cher Robert,C’est avec amusement mêlé àl’indifférence que j’ai lu vosmasturbations racistes sur les Africains eten particulier sur le Professeur LéandreSahiri, un éminent homme de Lettres derenommée internationale.Avant tout propos, je me permets detranscrire fidèlement ci-dessous, vosidioties fantaisistes d’ignorant :« Cher Léandre,Je n’ai jamais eu la prétention d’être unange…..et faire honte à mes parents estle cadet de mes soucis. Je suis Européen,je ne suis pas chrétien, ne l’oublie pas.Quant à tes conseils d’africain, tu devraissavoir ce que j’en pense… De laconsidération pour vous les africains,vous qui vivez encore à nos crochets…, tuplaisantes, j’espère. Combien la France adonné à la Côte D’Ivoire, l’intervention del’armée française pour y rétablir ladémocratie et virer ton petit roi deGbagbo…..le cout de l’intervention auMali, plus d’un million d’Euro pour éviterque ce pays tombe sous la Charia. Tout ceque doit faire la France, alors que vousavez l’indépendance depuis 50 ans. Oncommence en avoir marre de gaspiller del’argent pour vous tous…..et je ne parlepas de vos bons à rien qui vivent de l’aidesociale ou se retrouvent en prison pourtrafic de drogue. Vous n’avez même pasla reconnaissance du ventre. Que seraitl’Afrique s’il n’y avait jamais eu les blancs? Nous ne sommes pas sur le même piedd’estale Léandre……et n’oublie pas que jene suis pas chrétien. Bonne continuation,Salut. Robert Lacaille ».Avant de répondre à cette diarrhéepseudo-intellectuelle, truffée de contre-vérités et de commentaires grandioses,je tenais à faire les précisions suivantespour votre gouverne :1) Etre Européen, veut dire quoiexactement ? L’on ne doit pas oublierque vous êtes Européen ? Qu’est-ce quel’Européen nous a apporté de positifdepuis l’esclavage à la colonisation à nosjours ? Désolation et servitude. EtreEuropéen, devait vous faire honte, cherRobert. Vous véhiculez encore desconcepts racistes dans vos proposjusqu’à nos jours. Ce n’est pas trop loindu nazisme d’Hitler. Et, dire que lesAfricains se sont battus pour sauver vosfesses contre la horde des SS. J’ai honte àvotre place, en tant qu’Européen commevous. Des reliques de votre espèce ontpu survivre jusqu’à nos jours. Il y a dequoi craindre la montée du racisme et deses corollaires, telles les agressionsverbales et physiques.2) Les Africains vivent à vos crochets ? Ahbon ? Depuis quand ? Cher Robert, c’estle contraire qui est la vérité. Les étatsafricains entretiennent annuellement laFrance dont vous parliez avec fierté. 50%des recettes des ventes des produitsagricoles et pétroliers sont retenus autrésor public français, et ce, depuis 1960.Pour la période 2012/2013, ce sont$4,000 milliards qui ont été retenus autrésor français.Cet argent permet de payer les serviceset autres besoins de la France. Cet argentappartient aux Africains, et non à laFrance. Cet argent aurait pu développerl’Afrique, si et seulement si cette mannefinancièreétaitversée auxAfricainsdepuis1960jusqu’à nosjours. LesAfricainsn’éprouveraient pas lebesoind’aller fairedestravauxsubalternes dans ce froid hivernal enFrance, alors qu’ils ont le soleil à gogo.3) Vous parlez de démocratie installée enCôte D’Ivoire grâce à la France ? Dequelle démocratie parlez-vous ? Les« bombes démocratiques » ou ladémocratie gréco-égyptienne ? De peurde vous faire perdre dans mesexplications hautement intellectuellespour votre entendement d’ignorant oude clochard, je dirais plutôt ceci :Il n’existe pas de démocratie en CôteD’Ivoire depuis l’intervention de laFrance Sarkozienne. Les partis del’opposition sont interdits de réunion, demarches et autres mouvements. Ils n’ontpas, non plus, droit à la parole, ni auxtemps d’antennes à la télé et à la radio.Si vous saviez lire, vous auriez pu lire lesrapports accablants des ONG tellesAmnesty International et autres. Pourfinir sur le sujet, votre parti l’UMP parson porte-parole Jean François Copé,reconnaissait que la démocratie était unconcept nouveau qu’ils apprenaient ausein du parti. Comment des hommespolitiques qui ignorent tout de ladémocratie peuvent-ils l’exporter enCôte D’Ivoire ? Essayez d’y répondre cherRobert.4) Vous parliez de l’intervention de laFrance au Mali ? Hummmmm ! Laquelle? Qui a armé les islamistes ? Auriez-vousoublié, cher Robert, la guerre que menaitSarkozy contre Mouhammar Kadhafi ?non, vous vous en souvenez ! C’est laFrance qui a armé ces islamistes qu’elleconsidérait comme des alliés contre leguide libyen. Au Mali, la France les traitede terroristes. Si le ridicule oul’hypocrisie tuait, les Européens commevous, ne seriez plus de ce monde.5) Vous avez parlé d’indépendance del’Afrique, 50 ans pour être précis ? Ahbon ? L’Afrique est indépendante ?Hummmmmmm. Est-ce de l’ignorance devotre part ou de la stupidité ? A monsens, les deux. Pour votre gouverne, laFrance a installé un contingent decoopérants à la Présidence de laRépublique de Côte D’Ivoire, dès la prised’Abidjan. Ils sont au nombrede 8, civils et militaires dirigéspar Philippe Serey Eiffel. Aussi,vous oubliez vos campsmilitaires à travers l’Afrique.Ces camps militaires sont desmoyens de pression sur nosétats, afin de vendreexclusivement nos produits à laFrance, et ce, à vil prix.L’Afrique gaspille sesressources naturelles sur vous,des bons à rien. Et, vous avez leculot de nous donner desleçons, avec vos commentairesfondés sur la suprématie blanche. Queseraient les Blancs sans l’Afrique ? C’estla question que vous devriez vous poser,cher Robert. Nous Africains, nous nesouhaitons que votre départ définitif del’Afrique, y compris vos camps militaireset l’arrêt de votre ingérence dans lesaffaires africaines. Si cela se produit,vous verrez cher Robert, que votre pays,la France connaitra sa 5e récession etcelle-ci sera à vie. Vos dirigeants et lesavent et ne disent pas cette vérité aupeuple français. C’est cela qui expliquevotre ignorance et vos fourberies.6) Vous parlez de nos « bons à rien quivivent de l’aide sociale » ? Ah bon ?Quelle aide ? Savez-vous la provenancede cet argent ? Ces « bons à rien » sontdans leur droit. Cet argent est leur argentvolé par la France qui le retient au trésorfrançais. Si vous appauvrissez nos états, ilest tout à fait normal que les Africains seretrouvent en Europe pour percevoir leur
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 8dû. Ils ont plus de droit sur cet argent ouaide sociale que vous. Quelle est larichesse de la France ? D’où provient-elle? Le sous-sol français estlamentablement pauvre. D’oùproviennent, du moins où prenez-vous lediamant, le pétrole et autres ?Cher Robert, l’expert-ignorant, la cassede la BCEAO, en 2005, fut grâce à laForce Licorne, stationnée en CôteD’Ivoire. Cette force s’est transformée enforce exploratrice et affairiste pourmieux exploiter les mines d’or et dediamant du pays. Elle ne sert pas à aiderle pays en matière de sécurité, ni pourlutter contre le terrorisme. Elle joue sapartition pour le compte de la France,afin que vous, Cher Robert, puissiez avoirun toit, du vin dans votre cave et narguerles Africains. Si la France se suffisait, elleserait de nos jours une puissanceéconomique devant l’Allemagne. LaFrance compte sur son pré-carré pourforcer et écouler ses marchandises demauvaises qualités. Les Allemands n’ontplus de colonies, mais demeurent lemoteur économique de l’Europe. Ilsutilisent leur génie et talent pour desproduits de qualité. La France quant àelle, utilise les muscles, l’intimidation, lechantage et les canons pour se faire uneplace de leader économique. J’auraissouhaité, cher Robert, vous donner descours sur votre chère France, mais j’aid’autres chats à fouetter que de perdremon temps avec des roitelets racistes devotre espèce.Veuillez accepter mes salutations les plusdistinguées,Cordialement,Nick De Bessou,Juriste, Président du Forum pour laDémocratie et la Résolution des Crises(FDRC).****LLeess ssééqquueelllleess dduunneeuunniioonnUnion sacrée, sacrilège union !Pourquoi tant de haineQuand on sest donné tant de peine?Pourquoi tant de coupsQuand on a déjà donné beaucoup?Les séquelles dune union rimant avec desquerellesDes absurdes querelles.Sacrilège union !Quand plus rien ne saccorde à lunissonLe cœur palpiteDans le crépitement dune porte qui souvreLa peur se cache derrière un visage timide etfugitif.Les mots ont pris la place aux maux depuisdes lustres.Sacrilège union !On veut partirMais on ne veut pas sur les coups en pâtir.Pourquoi tant de résistanceDevant tant de souffrances ?Les coups de gueule sont passés aux coupsde poing.Sacrilège union !On continue de résisterOn pleure en cachetteOn essuie ses larmesOn serre son enfant contre sa poitrinePour retrouver un peu de chaleurLa chaleur perdue du lit nuptial.Sacrilège union !La rupture est consomméeComme on avale un repas sur le pouceDans la froideur de la maisonOn ressent la terreurSeuls les tableaux affichés au mur se parlentA eux-mêmes,Comme pour se faire témoin duneplaidoirie.Sacrilège union !On souffre de ses plaies et dans sa chairEt, pour rester digne mèreOn accepte linsupportable, les humiliationsde toutes sortes,Puis un jour,On craque face à la déraison de lêtre quona aimé.La raison prend le dessus sur les sentimentsdu cœur.On se rend à lévidence, hélas ! trop tard.Les plaies sont béantesCar les grandes douleurs restent muettes.Les séquelles dune union vouée à ladésunion,Et les cœurs crient en chœur :Sacrilège union !Kady Coulibaly(NB : Ce poème est dédié à toutes lesfemmes du monde qui souffrentsilencieusement dans la violencedomestique).*Proposez des proverbes et dictonsque nous publierons dans cetterubrique. Veuillez en fournirl’origine ou la source, unesignification brève ou une petiteillustration. D’avance merci.1 « Tant quil y a de la vie, il y a delespoir »Explication : Ce proverbe est utilisé pourredonner de la force et du courage àceux qui nen nont plus Il signifie : .il nefaut jamais sombrer dans le désespoir,une issue est toujours envisageable,possible. Cest très important de garderde lespoir dans notre vie, davoirtoujours le courage, la force decontinuer, malgré toutes les difficultés,parce que la vie est synonymedespoir..."2 « Bon sang ne peut mentir ».Explication : Cité par Noël du Fail dansPropos rustiques (1547), cette expressiondevenue proverbe est utilisée à proposde lhérédité : bien souvent, les qualitéset les défauts des parents setransmettent aux enfants. Autreproverbe ayant le même sens : Les chiensne font pas des chats ».3 « Selon ta bourse nourrit ta bouche ».Explication : Cet ancien proverbe cité parGabriel Meurier (1568), était utilisé pourfustiger les personnes qui sontpréoccupées par le paraître, lesuperficiel, cest-à-dire les gens qui seprennent pour ceux quils ne sont pas.Ainsi, ce proverbe signifie : ne vivez pasau-dessus de vos moyens.4 « Il ny a que le premier pas quicoûte ».Origine : Proverbe français de MmeduDeffand (1763).Explication : Dans la vie, on na rien àperdre, on a tout à gagner. Mais, encorefaut-il se lancer, oser et commencer.Autrement, il faut pouvoirprendre des risques quand on tient àchanger de situation. Ce proverbe signifieen d’autres termes : « Qui ne tente rien,na rien. "Jean-René Vannier
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 9FFFRRRAAANNNCCC--- PPPAAARRRLLLEEERRRUne rubrique du Doyen Thomas OholliNiamké, pour nous aider à y voir clairdans les problèmes et situations quenous vivons au quotidien.SSuurrmmoonnttoonnssLLeess ccoommppoorrtteemmeennttssnnééggaattiiffss ppoouurréévvoolluueerrJe souscris entièrement à l’idéede notre compatriote Serge-Nicolas Nzi qui disait un jour, aucours d’une conférence, ceci : « Lachose la plus difficile est que, enCôte d’Ivoire, vous ne pouvez pasémettre un jugement de valeur ouun avis sur un sujet de sociétéaussi sensible sans qu’on ne voustraite soit de « pédécéiste »revanchard, de refondateurécervelé, d’houphouétiste ringard,d’anti-alassaniste notoire ou desuppôt de la Francenéocoloniale ».Or, on peut être un homme ou unefemme libre d’esprit, ne militantdans aucun parti du marigotboueux de la politique ivoirienne,ne rien devoir ni à Houphouët, ni àAlassane Ouattara, ni à KonanBédié, ni au Général Robert Guéi,ni à Laurent Gbagbo… et vivre savie.Cette habitude de jeter la pierreà celui ou celle qui ne parle paspour plaire, cette habitude derefuser de mettre l’intelligence aucentre de la vie commune, a été etest encore aujourd’hui, fatale etpréjudiciable à tous les Ivoiriens.C’est ce genre d’attitude quiconsiste à placer des étiquettessur le front de chaque Ivoirien etdes jugements à l’emporte-piècecontre les fils et les filles d’unemême famille ; jugements quinient les vrais problèmes de lasociété ivoirienne.Ce sont ces comportements,d’acharnement inutile contre nospropres compatriotes. Et, le pireest que ces comportements sontguidés par une hystérie politiquede très courte vue, qui ontretardé durablement la cohésionsociale, l’harmonie entre nousIvoiriens, la paix civile etl’alternance politique pacifiquechez nous en Côte d’Ivoire.Ivoiriens, Africains, faisons desefforts pour surmonter cescomportements négatifs quinuisent à notre épanouissement etqui freinent notre développement.Le doyen Thomas Oholli Niamké,Londres**HHoommmmaaggee aauu ppooèèttee,,ppèèrree dduunnee mmuullttiittuuddeeJe les entends rire de sa stérilité.Matin comme soir, ils louent leurfécondité.Le sourire narquois et le rire méchantIls brandissent haut leurs vilains trophéesdenfants.Ils dédaignent le poète, le Dieu sans enfants.Dans les maternités et ruelles des quartiers,Ils cherchent traces de ses nombreuxhéritiers.Quils sont ignorants et répugnants!Sachez: sa plume est sa verge, lencre sonsperme.Sa progéniture nest ni de sang ni dos.Pour les voir, il vous faut lire du JosuéGuébo.Nest il pas un Dieu lui qui donne vie auxmots?La vie nest elle pas au pouvoir se son stylo?Alors que cesse pour de bon vos rires bêtes.Prési Saint Gnahoré*LLLiiibbbrrreeesss PPPrrrooopppooosssCette rubrique est la vôtre. Elle vousest réservée pour vous exprimer.Librement. Pour vous prononcer surles sujets d’actualité. Librement. Pourfaire partager vos opinions et vosthèses...La CIE :DANS LE COURANT DENOS VIES !Qui n’a pas vu ces gigantesques affichespublicitaires placardées dans la ville avecdes héros « conduisant le courant dansnos vies » ?La Compagnie Ivoirienne d’Electricité(CIE) tentait ainsi de nous rassurer de saprésence auprès de nous, en tant quelumière nous éclairant en tout temps.Les Ivoiriens ont toujours eu maille àpartir avec la CIE.Des conflits du genre « Je t’aime, moi nonplus », étant donné que de toutes lesfaçons, personne ne peut se désabonnerdes prestations de cette compagnie, àcause de son monopole sur ce secteurtrès important de la vie citadine.Au moment de l’intensité de cettecampagne « DANS LE COURANT DE VOSVIES », la prolixité des uns et des autres aété intense. Jusqu’à inventer un autrehéros dénommé « Délestron », qui, la nuittombée, scrute toute la ville, sedemandant quel quartier il frapperaitd’obscurité. Cette parodie de la campagnede la compagnie, pour dénoncercertainement les coupures intempestivesque doivent supporter les habitants decertains quartiers.Si de nombreux ivoiriens ont montré surla toile, leur antipathie quant à cetteopération de charme de la CIE, c’estcertainement qu’ils ont trouvé là, uneoccasion « officielle » de poser leursrevendications. Car déjà, les factures déjàtrop chères, sont devenues encore plusinsupportables après la crise. Cela n’estun secret pour personne en effet, que leshabitants des zones CNO refusaientd’honorer leurs factures, du fait de lapartition du pays qui a causé l’absence del’Etat dans ces zones. La CIE, encontinuant de leur fournir de l’électricité,accepte-t-elle cette perte énorme ou a-t-elle trouvé une solution, c’est-à-dire faire
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 10payer les coûts par les populations dusud du pays ?Même après les élections présidentielleset la normalisation de la situationpolitique, le coût élevé des facturesd’électricité a continué.Aujourd’hui, certains ménages pensenttoujours que certains paient pour lesmauvais payeurs ; quand pour d’autres,s’ajoute à cela, la facture de latraditionnelle « Abidjan, Perle desLumières », offerte à la populationcomme cadeau du nouvel an, pendant unmois, et ce, depuis deux ans. On en est là,aucune réponse officielle n’ayant étédonnée à la question de savoir s’il y avaitune facture à payer et qui la payait.L’adhérent rencontre bien d’autresproblèmes à la CIE.S’abonner à cette compagnie n’est pastoujours chose aisée. Pour commencer,l’installation du compteur peut prendredeux semaines, quand on n’a pas de «bras longs » ou quand on refuse de «rentrer dans le contexte » de l’agentcommis à cette tâche.Ensuite, payer sa facture peut être uneopération pénible. C’est vrai que la CIE atrouvé des moyens pour faciliter lepaiement des factures et cela est àféliciter. Néanmoins, ceux qui vonthonorer leur engagement à la caisseconnaissent bien de frustrations. Si cen’est que le vigile chargé de mettre del’ordre qui met du désordre en intégrantdes personnes « intouchables » quipassent devant les rangs, laissant là ceuxqui sont en première position, c’est lacaissière qui, sur un ton arrogant,annonce qu’elle va fermer parce qu’il estl’heure... Pendant que des gens qu’on alaissé stationner depuis l’aube et qui ontdû subir la méchanceté du soleil doiventrevenir le lendemain, accomplir le mêmerituel.De plus, le service de dépannage n’estvraiment pas prompt à intervenir. Il nefaut pas être fatigué d’insister, si ce n’estqu’il faut accepter encore une fois de« mouiller la barbe » de quelqu’un.Des questions demeurentOn se demande également pourquoi laCôte d’Ivoire qui distribue l’électricitédans de nombreux pays de la sous-régionn’a pas assez de capacité de satisfaire lesbesoins dans son propre pays ? Etpourquoi, « il n’y a pas assez de routepour transporter l’électricité » comme l’arévélé le Ministre des Mines, du Pétrole etde énergie, Adama Toungara ?... Serait-ceà cause de son monopole que la CIE nes’empresse pas de régler tous lesproblèmes récurrents posés par sesabonnés depuis des années ?...Sûr que les Ivoiriens ne sont pas expertsen énergie, mais ils ont au moins droit àdes explications et surtout au règlementdes difficultés dont ils se plaignent tout letemps, pour un service plus ou moinssatisfaisant… Puisque, après tout, ce sonteux qui paient.Emeraude DjoloSource : Zaouli.**MMÉÉLLAANNCCOOLLIIEEDans ce faux paradis,Je deviens fille de l’oubli,Mon âme est mélancolique,Déséquilibre tragique.Le lourd fardeau du passé,La dure et triste réalité,Auxquels je suis enchainée,M’empêche d’avancer.Je veux fuir les ombres,Sortir de la nuit sombre,Sécher les larmes de désarroi,Recouvrer sourire et joie.Je veux danser avec le vent,Quitter ce monde mécréant,Voguer sur les mers, les océans,Ne plus subir l’influence du temps.Me blottir dans ses bras aimants,Enivrée de cet Amour si grand,Enfin vivre dans le présent,Et penser le futur séduisant …Bérénice Wadé NemlinLa Luciole dAbidjan*BBBiiieeennn dddiiirrreeeChronique deZougouri Guy MartialLohourougnon-----------------------------------------------Il est bon de dire simplement les choseset de bien les dire, plutôt que de vouloirdire autrement et de saper son langagedu fiel du ridicule et de tournuresrébarbatives.--1 Éviter au mieux lemploi de "dembléeet de "dentrée de jeu"; leur préférer undébut de phrase simple. Ne pas dire :demblée, le professeur entra dans laclasse et me demanda de sortir. Mais,dites simplement : le professeur entradans la classe et me demanda de sortir.2 Dans la phrase "je vais voyager"voyager est dun emploi prosaïque et nedevrait pas être utilisé de cette manière.En effet, on ne voyage pas, mais on va envoyage ou on effectue un voyage.Selon les usages, ce sera donc :Je pars en voyage ; je m’apprête à alleren voyage ; je vais y aller incessamment.Ainsi donc, on dit : Je suis en voyage. Jesuis toujours en déplacement (danslouest de la Cote divoire) et je ne suispas encore de retour. J’y resterai unmoment...*MMMAAATTTIIIÈÈÈRRREEE ÀÀÀRRRÉÉÉFFFLLLEEEXXXIIIOOONNNCe qui me choque dans lenseignementscolaire et universitaire en Europe, cestquon ne parle jamais des savants etdes inventeurs noirs. Ceux-ci sont,comme on peut le dire, volontairementsupprimés ou bannis de lhistoire. Etpourtant, ces gens-là ont fait desinventions et découvertes importanteset innovantes parmi lesquellesl’émetteur de téléphone, le chemin defer électrique, le réfrigérateur, lamachine à laver, la télécommande, lefrein électromécanique, les feuxtricolores de circulation, le micro-onde... et tant dautres choses. Le faitde mettre sur les murs dunétablissement que tous les inventeurs etsavants sont blancs, Nest-ce pasagresser l’intelligence de celui qui nelest pas ?Steven Kombe*
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 11CECI EST VOTRE PAGEPUBLICITAIRE POUR VOSANNONCESTTTAAAMMM---TTTAAAMMM,,, SSSOOOUUURRRCCCEEE DDDEEEMMMEEESSSSSSAAAGGGEEESSS SSSOOONNNOOORRREEESSS,,,TTTAAAMMM---TTTAAAMMM………ANNONCESBientôt se tiendra à Londres, enAngleterre, une grandeconférence internationale surl’actualité en Côte d’Ivoire.Thème : « Information et débatsur la situation sociale etpolitique en Côte d’Ivoire »*ChanteuseProfessionnelleet mère d’unenfant autiste,Présidente-Fondatrice del’ONG AEAA(Aide auxEnfants Autistesd’Afrique), YaoRose a besoinde vos conseils,de vos idées etsuggestions,mais aussi devotre apport de tout genre pour ouvrir uncentred’accueil etd’éveil deson ONG àAbidjan, enCôted’Ivoire.Pour plusd’information,contactezYao Rose abesoin devos conseils, de vos idées et suggestions,mais aussi de votre apport de tout genre.*SAMEDI 29 JUIN 2013.MANIFESTATION GRANDIOSE DESRESISTANTS DE LA DIASPORA POURBLE GOUDE A PARIS.*Opportunités et OffresL’Association AFUSEPropose des cours d’initiation et demaintenance informatique (Cours engroupe ou individuel à votre domicile).Accompagnement des personnes endifficulté pour les démarchesadministratives et sociales. Contact :06 26 03 26 13 / 06 27 29 59 23Email : afusebrunoy@yahoo.fr*L’espace AnibwéLEspace Culturel PanafricainAnibwé propose : librairie, Edition,manifestations culturelles tout aulong de lannée.52 rue Greneta 75002 Paris. FranceTel/Fax: 0033(0)1 45 08 48 33Email: k2inter@voila.frwww.anibwe.com*Découvrez la librairie en ligne :livres et auteurs issus de toutelAfrique, ainsi que la Revue desbonnes nouvelles dAfrique qui viseà répandre lAFROPTIMISME.www.diasporas-noires.com*Surprise-surprise- visitez le site:www.city2visit.com*A Londres.Chaque mois,votre journal gratuitAAFFRROO LLOONNDDOONN NNEEWWSSCcontact :Tel. 08432899053 orMob. 07853 41 42 89Email:afro.london@gmail.com**Appel à contribution pourun projet d’ouvragecollectif.Libérez votre créativité !(inscrire la mention ouvrage collectif)Pour toute information, veillez prendrecontact avec nous :Ghislaine SathoudResponsable du projet de publicationgsathoud @hotmail.com*CETTE PAGEPUBLICITAIRE VOUS ESTRESERVEE POUR VOSANNONCES
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 12PPaarroolleess,,mmuussiiqquuee eettppoolliittiiqquuee[Nous publierons des textes en rapportavec la vie des artistes. Nous vous invitonsà proposer pour cette rubrique des textesde chansons qui vous ont plu ou qui ontune certaine portée (morale, civique,politique par exemple) ou qui reflètentl’actualité. Vous pouvez les accompagnerd’un commentaire. D’avance merci].AAllpphhaa BBlloonnddyy eett llaaddiiaaggoonnaallee dduu ffoouuIl vilipende sans état dâme et se repentsans vergogne. C’est la diagonale du fou!Du vrai fou qui croit, et qui veut faireaccroire, quil est un fou guéri!Il a écrit de beaux textes et fait de bellesmélodies, incontestablement. Des plagesdanthologie quil faut lui reconnaître.En revanche, sa propension à se croirecultivé et spécialiste en tout, alors quilne lest en rien du tout, est plusquintéressante, envahissante.Lhomme sage, cest celui qui connaît seslimites. Celles de notre Rasta national luiéchappent constamment.En effet, linénarrable Alpha Blondy esttoujours aussi inspiré. Mais, ce n’est plusdu tout par la chanson où ses ressourcessemblent avoir tari.Toutefois, sa versatilité structurelle restevivace. Jai bien du mal à comprendrepourquoi ses saillies tapageuses en ontfait lun des référents intellectuels, etpolitiques, majeurs, chez les Ivoiriens etles Africains.Tant sa facilité à dire tout, et le contrairede tout, est déroutante et inégalable : ilvilipende sans état dâme et se repentsans vergogne.On se rappelle quelques unes de sesdéclarations : « Mon père nest pas monpère pian! » ; « Je suis RDR pian! » ; « Untel a couché avec la femme de sonpère pian! » ; « Jai voté untel qui aperdu pian! » ; « Un tel est mort, il apayé pian! » … Tout cela est stupéfiant!Le segment de la vidéo qui faitactuellement le buzz sur la toile est samarque de fabrique déposée. Tout leconcentré de leffondrement dunepersonnalité devenue médiocre, avec letemps, dans ses penchants à la servilitéla plus basse. Une sorte de serviteur danslâme, un valet à la recherche constantedun maître qui puisse lui donner lapâtée. Un homme qui porte en lui unethnicisme des plus bornés etprofondément régionaliste.Sen prendre si publiquement à LaurentGbagbo, auprès de qui il allait mendierde largent il y a peu, et duquel il a tantreçu, cest proprement hallucinant. Pire,il ne le critique même pas, il linsulte, ensen prenant à sa personne, avec unehaine implacable et dans des proposdune violence inouïe jusquà traiter lexPrésident de « malade mental ».Cest tout indigne dun homme qui a, lui-même, séjourné de surcroît dans unhôpital de fous!Pr Paul Zahiri*A lire dans notre prochaine parution :L’interview historiqued’Alpha Blondy(Avec un franc-parler décapant, l’artisteparle d’Alassane Ouattara et du RDR,de feu Houphouët-Boigny, Henri KonanBédié, Laurent Gbagbo, ainsi que deMme Dominique Nouvian FollerouxOuattara...).*LLeess aarrttiisstteess iivvooiirriieennsseexxiillééss ::ppaass ddee rreettoouurr aauu ppaayyss ttaannttqquuee AAllaassssaannee OOuuaattttaarraa eessttaauu ppoouuvvooiirrDe nombreux artistes ivoiriens qui ont fui lepays, après la crise post-électorale de 2010,hésitent à revenir au pays. Voici pourquoi.Le dénouement de la crise post-électoralede 2010 a fait fuir du pays, on le sait,plusieurs artistes, La plupart, des chanteurset non des moindres, sont en exil. PaulMadyss, John Yalley, Gadji Céli, Sergeskassy et bien d’autres, que l’on qualified’artistes pro-Gbagbo, ont, pour les uns,trouvé refuge dans des pays de la sous-région (Ghana, Bénin, Togo, Guinée, etc.),et pour les autres, en Europe.Il est de plus en plus question de leurretour au pays, en vue de prendre part auprocessus de réconciliation nationale, misen place par les autorités. Ainsi, desassurances ont été données à ces artistesen vue de leur permettre de regagner lepays. Plusieurs démarches visant àatteindre cet objectif ont été entreprises,malheureusement sans succès.En effet, en dehors d’Angelo Kabila,l’ancien manager du Groupe Magic System,les autres ont préféré rester, en tout caspour un moment encore, dans les pays quiles ont accueillis. Tout comme certainsdignitaires de l’ex-régime Gbagbo, ilsn’entendent pas mettre les pieds en Côted’Ivoire tant que le président Ouattara estau pouvoir. Ces artistes chanteurs ivoiriensn’envisagent pas de retourner maintenantdans leur pays. Gadji Celi, Serges Kassy etbien d’autres autres ne retrouveront pasles bords de la lagune Ebrié, avant plusieursmois encore pour, disent-ils, des raisonssécuritaires.A y voir de près, il y a vraisemblablementune crise de confiance entre le pouvoir etles artistes exilés. C’est ce qui expliquerait,dans le fond, l’hésitation des artistes partisà l’étranger à revenir au pays. Dans tous lescas, ces artistes exilés n’ont pas perdugrand-chose, d’autant que la plupartgagnent bien leur vie, même en étant àl’extérieur.En effet, certains tournent et donnent desspectacles un peu partout à travers lemonde. Et nombreux sont ces chanteursivoiriens qui pourraient mettre à profit leursituation pour se faire une place surl’échiquier international. «L’exil peut avilircomme il peut ennoblir», a dit un leaderpolitique. L’exil est certainement bénéfiqueaux artistes ivoiriens qui ne se pressent pasde renter au pays, malgré l’appel deshautes autorités, pour les raisons ci-dessusévoquées…Edwige TanonSource : Trait d’Union« La musique, c’est du bruit quipense ». (Victor Hugo)><><
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 13P o i n t d e v ueLLee nniivveeaauu ddee ccuullttuurreeggéénnéérraallee ddee nnoosshhoommmmeess ppoolliittiiqquueessllaaiissssee àà ddééssiirreerrLa sclérose de lesprit aidant,lescroquerie intellectuelle et lebanditisme politique ne peuvent queprospérer et triompher. Plus onécoute nos hommes politiques, pluson constate, avec effarement, quilsne lisent absolument rien. Leurniveau de culture générale laisse àdésirer et va même en saffaissant. Ilsnont pas didées originales, etsemblent plutôt se méfier de touteinnovation pensante.En ce sens, lhistoire et la philosophiepolitique ne les intéressent pas et neles attirent pas. Leurs réflexions,dans ces domaines, sontapproximatives ou nébuleuses.Manifestement, la pensée est unexercice pénible pour eux et ilsn’aiment pas penser. Ils détestent lacontradiction et la contestation et ilssont vindicatifs, avec la rancunetenace. Ils adorent trop les louangespour encaisser les critiques, sanssouffrance, et les attaques, sans désirde vengeance.Dans lensemble, ils ne possèdentaucune éloquence personnelle. Ilsimprovisent, lamentablement, leursdiscours, ou sappliquent à les lire età les débiter, dune manièremécanique, sans aucune convictionoratoire. Leurs propos sont justemoyens et dune rhétorique passe-partout. Les articulations peuventvéhiculer tous les sujets et sadapterà nimporte quel auditoire. Tant lesrythmes, les cadences et lesintonations, sont les mêmes. Cest àpleurer de rires, bien souvent!P a u l Z ah ir i ,P o li to lo gu e, ph i lo soph e*Indignez-vous"Le motif de base de larésistance cestlindignation"(Stéphane Hessel).*LLEE SSIILLEENNCCEEDDEESS IINNTTEELLLLOOSSIls ont déserté l’arèneSe sont réfugiésDerrière un silence couardEt libre le champAux politicards braillards.Du confort de leur silenceDe leurs lâchetés douillettesDe leurs tours d’ivoireImpassibles ils regardentLa tour Eiffel des cadavresMonument du martyrDu peuple abandonné.Ils ont rangé leur styloIls ont fermé leur papyrusIls ont verrouillé leur cœur.Les pleurs du peuple en échoSe brisent sur la murailleindifférenteDe leurs parchemins stérilesSavants, doctes, intellosUn chapelet de motsVides et creux….Macaire Etty(Extrait de Mes Saintes Colères,inédit)**CCCEEE JJJOOOUUURRR---LLLÀÀÀ………Une rubrique pour rappeler desfaits historiques marquants.Envoyez-nous vos textes.Merci de nous envoyer à publier vostextes.*LLLeeeçççooonnnsss dddeee vvviiieee(Des histoires vraies etinspirantes que voussaurez apprécier, desconseils simples et justesque chacun de nousdevrait sapproprier danssa vie).~~~~Aristide Gnaléhi*« Ce nest pas en teplaignant sur facebook queles choses changeront. Larésistance doit rentrer danssa phase active sur leterrain... Réveillons nous! »(Lazare Koffi Koffi).*
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 14EEnn aatttteennddaannttGGbbaaggbbooLe dossier est vide vous ladmettezenfin!Alors que fait Laurent encore dansla galère?Coupez les chaines de linnocentdans les fers;Nimitez pas Pilate en vous lavantles mains.Depuis plus de deux ans, on acreusé, fouilléPartout, pour lui coller les troismille cadavres,Sous les vieux monuments, déracinéles arbres,Plongé dans lÉbrié pour ne rientrouver.À présent, on donne quelques moispour chercherÀ tout prix. Dites-moi quoi? Quelleultime preuve?Justice mon amour! Tu peuxfouiller! Oui creuse!Oui! Je te demande de ne rienlâcher.Quand le trou sera grand, trèsprofond et intense,Cest le Mensonge qui y seraenterré;Alors vous comprendrez quil vousfaut libérerDes mains de linfamie, ce grandhéros immense.Jentends dici trembler les murs deJéricho;La Vérité suprême en un sursautfinal,Renverse les remparts érigés par lemal;Demandez lui pardon en libérantGbagbo.Joseph Kokou KoffigohLomé, le 4 Juin 2013*LLLiiibbbrrreeesss PPPrrrooopppooosssCette rubrique est la vôtre. Elle vous estréservée pour vous exprimer.Librement. Pour vous prononcer sur lessujets d’actualité. Librement. Pour fairepartager vos opinions et vos thèses...AATTTTEENNTTIIOONN !!LLAA RREECCOOLLOONNIISSAATTIIOONN DDEELL’’AAFFRRIIQQUUEE EESSTT EENNMMAARRCCHHEE !!« La recolonisation a commencé enCôte d’Ivoire, puis en Libye et aatterri au Mali.Le combat contre les terroristesqu’ils forment et surarment pourqu’ils soient les seuls à les freiner,constitue le prétexte idéal de lagrande marche vers larecolonisation comme solution desortie de crise pour les impérialistes.Chaque impérialiste, avec uneparfaite solidarité face aux crimesengendrés, joue son rôle dans sonpré-carré, avec ses propresterroristes qu’il transporte d’unpays à coloniser vers de nouveauxpays.Par le passé, les crises del’impérialisme se résolvaient àvisage découvert par des conquêtesde nouveaux continents. N’ayantplus de continent à coloniser poursortir de cette crise, il reste auximpérialistes une seule solution : larecolonisation de l’Afrique, le seulcontinent sans parole et sans droitde veto à l’ONU.Pour éviter de présenter le visagehideux du colonialisme pouvantréveiller les souvenirs affreux, cetterecolonisation se réalise sous lemasque de lONU comme visagepolitique, le FMI et la BanqueMondiale, les bras financiers etéconomiques, la CPI et les soldatsde l’ONU, les geôliers pour materles récalcitrants qui ne veulent pascéder au diktat de limpérialismeavec la complicité des diversprédateurs dont le réseaufrançafricain pour le pillageéconomique et financier vers lesmétropoles et les paradis fiscaux ».Ahoua DonMello,Docteur, ingenieur de Ponts etChaussees*LLLeeeçççooonnnsss dddeee vvviiieee(Des histoires vraies etinspirantes que vous saurezapprécier, des conseils simpleset justes que chacun de nousdevrait sapproprier dans savie).JINVITE CHACUN ET CHACUNEDENTRE NOUS À ÊTRERESPONSABLE ET À NE PASFONCTIONNER AVEC LES " ON DIT", MAIS À DIRE : « JAI LU, J’AIAPPRIS DANS LE JOURNAL… ».CEST CELA UN COMPORTEMENTDIGNE, DINTELLECTUEL ! ON NESUBODORE PAS, ONNINTERPRÈTE PAS DES ÉCRITSFANTAISISTES SUR INTERNET DECEUX LÀ QUI EUX-MÊMES NONTPAS LU ! EVITONS CESCOMPORTEMENTS QUIENTRAÎNENT LES AUTRES À NOUSMÉPRISER.Calixthe Beyala*
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 15CCCOOOUUURRRRRRIIIEEERRRSSSDDDEEESSS LLLEEECCCTTTEEEUUURRRSSSNous recevons beaucoup decourriers. Nous vous en remercions.Continuez à nous écrire.@Frère Léandre, c’est un plaisir de te relireaprès ces moments de tristesse. Je constateque le baobab reste debout. Courage. DallyGogognon.@Je reçois assez régulièrement votrepublication. Il est tout à fait normal quevous demandiez à chacun dy participer en yenvoyant des articles. Mais, quelles sont lesconditions ? Les articles rédigés étant desœuvres de lesprit, les productions sont-ellesrémunérées et à combien?Confraternellement. Gervais Djidji.Réponse : Le Filament est un journalgratuit, non lucratif, sans aucunesubvention. Les contributions ne sont pasrémunérées. Nous vous référons à d’autresjournaux de chez nous et d’ailleurs auxquelsvous pourrez, comme de juste, vendre etmême bien vendre vos « œuvres del’esprit ». Bonne chance. (NDLR)@Merci mon frère. On apprécie beaucoup lejournal Le Filament. Je suis en train detélécharger. Igen Seri.@Nous avons bien reçu la revue et nous nemanquerons pas comme d habitude de lediffuser auprès de nos amis. En toute amitié. Paul Dakeyo.@Grand merci pour ce journal que je vaisdiffuser dès à présent. Que Dieu vousbénisse pour ce grand travail et pour toutesces informations dont nous avons toujourset encore besoin pour combattre mieuxdans la prière et dans les actions. Merci.Pasteur Emmanuel Guehi.@Bonjour frère. Merci du combat des idées.Face à l’obscurantisme, la lumière des idéesdoit triompher. Cordialement. Jean-MarieDodo.@Cest toujours un événement, la sortie duFilament. Compliments. Professeur MalickNdiaye, Université Cheikh Anta Diop,(UCSAD), Dakar.@Bonjour. Félicitations pour le travail. Vousavez nos encouragements. (KaramokoLancina).@Chers amis, je vous prie de lire cette minedinformation « LE FILAMENT ». Bon week-end. (Jean de dieu Agneau).@J’ai reçu votre journal libre et indépendant« LE FILAMENT ». Je l’ai lu, c’est bien jel’ai envoyé à mes amis. Merci et ducourage. (Kouamé Marcelin Ourega).@Arrêtons les écritures "SMS", ce nest pasagréable du tout. Nos enfants font pareildans leur rédaction à lécole et cest grave.Ils ne savent plus écrire, ni lire. Et noussommes surpris de leurs résultats de findannée. Combien de parents prennent letemps de voir les cahiers de leçons de leursenfants quand ils rentrent du service le soir?On dira que la journée a été longue etdifficile, donc pas le temps de voir lesprestations de nos enfants. Il nest pas troptard pour bien faire. Soyons un modèle poureux. Eugénie N’Guessan.@Chers amis, je recherche des informationset des livres concernant lhistoire ivoirienne.Je voudrais un contact aux éditionsanciennement AMI, NEI actuelle. D’avancemerci beaucoup de votre aide. (Io Guédé).@Javais reçu votre Filament. Concernant mesimpressions, dans lensemble cest bon,seulement la place réservée aux poèmesétait trop, à mon avis. Me concernant,jadore les journaux engagés au sens strictdu mot. Ouattara Zana Amara@Bonjour. Merci Léandre pour ce travail quevotre équipe et vous-même avez fournipour nous éclairer. Je suis très content delire. A très bientôt Cordialement. MoiseGbaté.@Je reçois assez régulièrement votrepublication. Il est tout à fait normal quevous demandiez à chacun dy participer eny envoyant des articles. Quelles sont lesconditions? Les articles rédigés étant desœuvres de lesprit, les productions sont-elles rémunérées et à combien?Confraternellement. Gervais Djidji.@Jai bien reçu le filament de ce mois et jevous en remercie. Bonne continuation.Nicole YAPI.@Sincères remerciements. Et meilleuressalutations. Mme NGOU épouse NDRIEugénie.@Merci pour ce numéro de "Le Filament".Cordiales amitiés. Armand MAVINGATSAFUNENGA@MERCI CHER FRERE. DU COURAGE POURTOUT CE QUE VOUS FAITES. PAR LA GRACEDE DIEU, JE DEMEURE CONFIANT QUANT ALISSUE HEUREUSE DE NOTRE CAUSE. JESUIS AU PAYS ET EN SERVICE A LA COURDAPPEL DE BOUAKE. JE VAIS BIEN.Sébastien ZAHIRI ZIKI@Merci pour ce numéro fort intéressant.Bonne continuation! Zacharie Acafou.@Un frère ma transféré le journal.je suiscontent de lavoir reçu ce jour et jaicommencé à le lire. Ça va me prendrequelques jours. Je compte apporter macontribution dans trois domaines: Religieux(parce que Pasteur, Théologien) non paspour prêcher mais donner quelqueséclairages dordre théologiques par rapportau monde daujourdhui et la foi chrétiennesurtout africaine. Encré dans la culture et latradition africaine, je compte donnerquelques proverbes de chez nous et en tantque ancien syndicaliste ivoirien, partager ceque je pense au sujet de la politique qui sefait dans notre pays. A bientôt et boncourage à vous. Pasteur Roger Deyehe.@Merci pour le journal, je lai reçueffectivement. Beaucoup de courage ! QuelAbsolu vous guide dans votre noble tâche.Kla Kakou Atman Alpacino.@Merci de penser à moi à chaque parutionde notre journal. Remi Séri Gueffié.@Je suis heureuse de voir qu’il y a encore despersonnes comme Macaire Etty, LéandreSahiri, Serge Grah, Auguste Gnalehi… quitravaillent à promouvoir la littérature… Jeremercie particulièrement Macaire Ettypour son coup de pousse. HuguetteKragbé.*ATTENTION !Des individus mal intentionnés sont entrain de diffuser dans les emails et surFacebook des films à caractèrepornographiques à notre insu. Nous nenous en apercevons pas, mais noscorrespondants les reçoivent comme sinous étions à lorigine de la publication,et parfois même avec un petitcommentaire. Si vous voyez une chosede ce genre sur mon profil ou dansvotre boite de réception, avisez lapersonne supposée être l’expéditeur,surtout ne cherchez pas à louvrir carcest un VIRUS.Copiez et faites passer, ce message.Scannez maintenant vos ordinateurs sivous avez des anti-virus!*« Élevons-nous au-dessus descontingences immédiates et comportons-nous en êtres pensants et intelligents ».(Félix Houphouët-Boigny)*
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 16OOuuii,,oonn ssee rréévveeiilllleerraa !!Oui,On sortira de cette torpeur qui,Pour un tel peuple,Est la honte.Quand la France sera réveillée,Quand la France ouvrira les yeux,Quand la France distinguera,Quand la France verraCe qu’elle a devant elleEt à côté d’elle,Elle reculera, cette France,Avec un frémissement terrible,Devant ce monstrueux forfaitQui a osé l’épouserDans les ténèbresEt dont elle a partagé le lit.Cimper Nayra La Diotima*DDDiiittteeesss---mmmoooiii PPPooouuurrrqqquuuoooiii ???DDDiiittteeesss---mmmoooiii cccooommmmmmeeennnttt ???………Dans cette rubrique, retrouvezchaque mois, une questionsuivie de réponse, avec G SJonathan. Il s’agit d’expliquer lepourquoi et le comment deschoses de la vie. Parce que« Heureux qui peut savoir l’originedes choses de la vie » (Virgile).Par exemple, dans nos prochainesparutions :Pourquoi les balles de golf ont-ellesdes trous ? Pourquoi baille-ton ?Pourquoi porte-on l’alliance au 4edoigt ? Pourquoi ne sentons-nous pasnos propres odeurs ? Pourquoi lesAnglais roulent-ils a gauche ? Etc.*Lecteurs, lectrices,Quels sont les livres qui vous ont leplus marqué(e) dans votre vie ouque vous jugez être les meilleurs etque vous conseillerez à lire ?Envoyez vos réponses etcommentaires au Filament(filament@hotmail.com)ou à Macaire Ettyethimacaire@yahoo.fr*dddiiiaaassspppooorrraaaUne rubrique pour parler de lavie et des activités sociales,culturelles et politiques desAfricains de la DiasporaLLaa hhoonnttee eett lleessssoouuffffrraanncceess ddeessaammbbaassssaaddeeuurrss aaffrriiccaaiinnssDans la plupart des ambassadesafricaines en Europe et en Amériquedu nord, il y a des mois que lepersonnel ne perçoit plus de salaire, ily a des mois et des années que lesloyers de l’Ambassade ne sont pluspayés. Dans certaines Ambassadesafricaines, le téléphone est coupédepuis longtemps. Les documentsadministratifs se vendent au plusoffrant, enfreignant ainsi la loi de leurpropre pays.Nous n’évoquons même pas ici des casde femmes africaines employées dansles ambassades qui sont tombées dansle milieu de la prostitution, ni dediplomates africains devenus desmendiants ou des SDF, par la fauted’un pays dont le trésor n’arrive plus àassurer le fonctionnement budgétairede l’Ambassade.La presse européenne se fait parfois leplaisir de rapporter, avec joie et en yajoutant les commentaires et détailscroustillants, les mésaventures et lessouffrances de certains diplomatesafricains, dans le but de donner unretentissement à ce genre de situation,si ce n’est pour salir et enfoncerl’image déjà désastreuse de notrecontinent. On rapporte, par exemple,l’image de l’ambassadeur africainfumant son cigare et qui ne répondmême pas au bonjour d‘uncompatriote sur son passage. On parleaussi d’un ambassadeur, hautainrempli de lui-même, son journal enmain, se dirigeant vers sa voiture dontla portière est déjà ouverte par unchauffeur noir portant des gangsblancs et une casquette sur la tête. Detelles images devraient être dépassées,voire même périmées, depuis bellelurette. Il faudrait simplement faireremarquer que, dans certains payseuropéens, le ministre conduit sapropre voiture pour aller au travail. Lesdiplomates africains doivent donc tirerles leçons de ce que font de bien lesautres… Encore une fois, il s’agit ici del’avenir de nos pays et de notre image.Paris, Ambassade de Côte dIvoire en France.Notre intention n’est pas de jeter lapierre à qui que ce soit. Car, dans lefond, si nous n’en parlons pasmaintenant pendant qu’il est encoretemps, demain ce sera les autres quiferont ces constats douloureux à notreplace sur des choses qu’on aurait puéviter, en freinant les dérives enamont. Ce qui a fait la force desdiplomates comme Siméon Aké ou EssyAmara, pour ce qui est de la Côted’Ivoire, c’est leur humilité. Ils étaientau service d’une politique, d’un pays etleur communauté. Cette humilité abizarrement disparu aujourd’hui chezbeaucoup de nos diplomates.Dr Serge-Nicolas NZI,Chercheur en communicationLugano (Suisse)..*Mougins (Nice)Devant le domicile du présidentAlassane Ouattara, à Mougins,dans le sud de la France, AbelNaki dépose une gerbe defleurs, en mémoire des victimesen Côte dIvoire.*
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 17Que faire ?Dans son traité politique « Que faire ? »,écrit et publié en février 1902, Lénine(Vladimir Ilitch Oulianov), hommepolitique russe, fondateur de lUnionsoviétique, fait observer que « laconscience politique de classe ne peut êtreapportée à un individu opprimé que del’extérieur ». Cette assertion souligne etconfirme le rôle prépondérant de ladiaspora. En effet, pour Lénine, les gensde la diaspora, cest-à-dire les citoyensvivant à l’étranger, ont toujours été lepivot ou le levier des révolutions et deschangements opérés dans leurs paysd’origine. Qu’en est-il de la diasporaafricaine ?Exprimez-vous.*HHuummiilliittééQue nous soyonsD’ici ou d’ailleursDes vôtres ou des leursSur les mêmes montsAvec nos distancesEt nos différencesRestons tolérantsEt vigilantsDans nos croyancesEt nos voyancesConvergentesOu divergentesCroyons surtoutEn nousDans le respectDes choixDe nos voiesQuelque soit l’aspectDe nos airsSur terre.Marcelle ObrouExtrait de « L’air du temps »*LLLaaa vvvééérrriiitttééé,,,rrriiieeennn qqquuueee lllaaa vvvééérrriiitttééé !!!Par Nick de Bessou_________________________________Dans cette rubrique, le juristeNick de Bessou vous invite,chaque mois, à partager sesréflexions et ses analyses surtous sujets.*LLLiiibbbrrreeesss PPPrrrooopppooosssCette rubrique est la vôtre. Elle vousest réservée pour vous exprimer.Librement. Pour vous prononcer surles sujets d’actualité. Librement. Pourfaire partager vos opinions et vosthèses...MMAA NNOOUUVVEELLLLEE CCÔÔTTEEDDIIVVOOIIRREEMa Côte dIvoire nouvelle, je croisque je taime assez bien, toi, affubléede treillis en haillon aux mille abordsde tes belles rues déguerpies et re-déguerpies.Démolie, reconstruite, démolie..., aveccette nouvelle histoire de salubrité !Mais, encore belle est ma CôtedIvoire nouvelle : Etat de droit,Droits de lhomme, départ nouveau !...Encore plus marrant à narrer, cettetout autre façon pompeuse de parlerde "départ nouveau!". Cela signifiequil y aura des vrais étudiants surnos campus qui seront gardés par devrais hommes en armes, postés aupied de limmense guérite,semblablement les pensionnaires de laMACA : quel privilège !Le nouveau bonheur ne sarrête paslà, rassurez-vous : le nouveaugouvernement, gentil, a prévu aussi dela sécurité à 100%. Quoi ! Voustrouvez cela impossible ? Et pourtant,lexploit est là : transformer lesbandits en militaires. Vous voyez,cétait plus simple que cela ! Il fallait,tout simplement, y penser.Javoue que jaime assez bien cettenouvelle Côte dIvoire ! Pas vous ?…Voyez-vous ! Javais une peur horribledes militaires et hommes en armes.Mais, fort heureusement, cest réglé :ils portent tous de vieux treillis quinont plus cette rigueur de la frayeur.Égalité, légalité, libre marché,transparence.... encore et encore. Et,ce qui est dailleurs très bien, nousavons notre manière très très à nousde donner du sens à ces mots.Merci pour cette nouvelle CôteMarcel Ignace Fodjo*Béatrice Koungou*Marche de victimes de lacrise post électoraleivoirienneLA HONTE ET LEMENSONGE DUSIECLE !!!17 Juin 2013, à Abidjan-Plateau.Voilà les personnes que SoroAlphonse a mobilisées, avec ses 33véhicules de ramassage, des T-shirts pour appâter des désœuvréset des miettes en guise de prime.Et, voici ce que écrit l’Agence dePresse Africaine (APA NEWS) :« PLUSIEURS CENTAINES DEVICTIMES de la violente crise postélectorale ivoirienne qui a fait dedécembre 2010 à avril 2011 plus de3.000 morts sont descendues lundi
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 18dans les rues d’Abidjan pourmanifester leur colère, suite à ladécision de la Cour pénaleinternationale (CPI) d’ajournerl’audience sur la confirmation descharges contre l’ancien président,Laurent Gbagbo, pour insuffisancede preuve ».Comme vous l’aurez remarqué,ceci est un mensonge : la montagnea accouché d’une souris.Ah ! Si le guignol Soro Alphonse,rattrapé d’Alassane DramaneOuattara, savait ce qu’on appellela honte et le ridicule.En outre, sans vergogne, ils sepermettent dutiliser une imagedarchive pour illustrer leurarticle.Soro Alphonse, CNN, Fox News,APA, AFP, REUTERS et autresne pourront pas changer la réalitéde la situation politique en Coted’Ivoire. Ils ont appris, à leurdépens, cette vérité de LouisAragon : « Où le mensongecommence et prend corps, où il cessedêtre le consentement à ce qui est,pour devenir le complice de lerreur, jesuis bien incapable de le dire ».Lombardo Lila*DDDiiixxxiiitttDixit qui signifie : « il a dit ») est uneformule tirée du latin au 7e siècle après J.-C). Selon tous les dictionnaires, ce termeprovient de dixi, prétérit du verbe dico, quiaurait signifié à l’origine « montrer » ; puis,par extension, le verbe dico a été donnépour les sens de : « parler, dire, discourir,sermonner, proférer, chanter ou encoreprédire… ». Faites des propositions dedéclarations ou d’extraits de discours, pourcette rubrique qui vous est ouverte.≈ ≈ ≈ ≈« Le parti deLaurentGbagbo étaitmembre del’internationalesocialiste.Quellecontribution aprisl’internationalesocialiste au règlement de la crise ?Aucun.Quels ont été les membres de cetteillustre organisation qui se sontinterposés dans le drame ? Aucun.Pourtant le PS français assure lavice présidence de cetteorganisation et Pierre Mauroy en aété le président !Que dit cette organisation sur lacapture de l’un des siens et sonemprisonnement dans une zonecontrôlée par des mercenairessanguinaires ? Rien.Quant aux dirigeants français du PS,prompts à faire des visites surplace ? Rien.Combien d’année, le déléguénational aux questions africaines a-t-il été aussi un intime de LaurentGbagbo ? Lui, du moins, a-t-ilassumé loyalement jusqu’au bout.Mais les autres ? Non.Et euro RSCG, l’agence decommunication de DominiqueStrauss-Kahn, organisatrice de lacampagne électorale de LaurentGbagbo, vont-ils rendre l’argent aunouveau pouvoir pur et sincère demonsieur Ouattara ? Non. Bien sûr,sinon il faudrait rendre celuid’Eyadema, celui de Bongo et celuide combien d’autres ?Admettons.Admettons que chacun ait, encours de route, découvert qu’ils ontsoutenu par erreur un odieux tyran.Dans ce cas,Pourquoi ne demandent-ils pas àl’internationale socialiste uneréunion pour prendre la mesure dunombre de ses membres quiviennent de perdre le pouvoir dansla violence ?Pourquoi n’ont-ils jamais demandéleur exclusion avant ?Pourquoi ont-ils gardé toutes leursresponsabilités dans cetteorganisation ?... ».Jean-Luc MélenchonSource: le blog de ThéophileKouamouo*« Ne compter que sur soi évite bien desdéceptions, sachant que lon a besoindes autres pour avancer. Cependant,ne rien attendre en retour permetdavancer librement... ».Patricia Kakou-Marceau, (alias PKM)*MMMEEESSSRRREEEFFFLLLEEEXXXIIIOOONNNSSSP a r J o s e p h M a r a tBBaaccoonnggoo,,ccee bbaass mmoonnssiieeuurr !!J’avais voulu titrer cet article « Le PIT s’est-il déwodiétisé ? », mais les Bacongo etconsorts… nous colonisent tellementl’esprit que les lignes sur ce sujet setrouveront forcement noyés par lesfrasques du régime actuel.Le tout nouveau Chef du PIT a tenu uneconférencede presse ledimanche25 maidernier. M.Aka AHIZIDaniel ademandé,au cours decette conférence, la reforme de laCommission Electorale Indépendante (CEI)et un audit des travaux qui ont été faits àl’Université d’Abidjan. Il y a longtempsqu’on n’avait pas mis les pieds dans le plat,de cette manière au PIT.L’ombre tutélaire de Wodié aura vraimentdisparu. Même si cette sortie reste sansconséquence dans ce parti de gauche aupositionnement ambigu, il faut saluer lecourage d’Aka AHIZI.Mais, ce qu’il demande ne risque pasd’arriver. La CEI, dans sa forme actuelle estla clé de voûte du régime Ouattara. Quandce dernier dit qu’il rempile, du côté deYoussouf Bakayoko, le message est bienperçu. On y va pour la saison 2 de la série «Mascarade électorale ».
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 19Quant à l’audit des travaux de l’Université,il faut certainement cesser d’être naïf.Même les asiatiques pratiquent maintenantrarement le Harakiri. Croire que Ouattarava se piquer d’une prise de conscience pournettoyer son gouvernement et poursuivreCissé Bacongo trempé jusqu’au cou dans ledétournement des deniers publics, c’est seleurrer. Quelqu’un a parlé dedéplanification. Bacongo est le meilleurinstrument de la “Ouattarandie”. Je me suismême surpris d’entendre certains militantsdu RDR être systématiquement d’accordavec mes critiques sur la nature sulfureusede ce ministre. Ils vont jusqu’ à dire qu’ilsne comprennent pas leur mentor parce quece monsieur, à lui seul, vaut unréaménagement technique dugouvernement. Ce n’est pas parce que,dans l’ordre des non-valeursgouvernementales, il est pire que lesautres, mais Bacongo est le plusspectaculaire du système : il est selon lecœur de Ouattara.Tenez! A Koumassi, d’où il tient son siègede député, il ne cache pas sa volonté depuissance. Quelqu’un lui aurait dit que c’estcomme ça qu’on devient un hommepolitique important. Avec son propreagenda, secrètement dans un coin de soncerveau, il se promènerait avec une armepour intimider populations et adversairespolitiques.Pour la petite histoire. Coïncidence ou non,dans la même journée du lundi 27 mai, il ya eu deux événements majeurs dans le seulpérimètre de l’université dite FélixHouphouët Boigny: un braquage et lelimogeage massif d’autorités. Le braquagedans cette enceinte qui n’avait jamais étéautant surveillée depuis sa rénovation estune grande première. Mais, sous Ouattaraet avec les « bacongories », c’est unphénomène banal. Le limogeage dans cettejournée de plusieurs vice-présidents et dusecrétaire général de l’université est enrapport avec la « belle et grande personne» de Cissé Bacongo.De sources proches des limogés, cesautorités n’auraient pas donné assez deleur poitrine pour défendre le ministre que,au lieu de porter en triomphe, lesétudiants, soi-disant « résidus de la Fesci »,ont cherché à lyncher comme un pestiféré.Dans sa volonté, selon le vœu séculaire deOuattara, d’éradiquer tous les germes de cesyndicat d’étudiants, les sicaires du régimeauraient rencontré une faroucheopposition du secrétaire général del’université. Celui-ci se serait interposé etproposé la radiation à la place de laliquidation qu’ils s’apprêtaient à exécuter.Ces étudiants encastrés et castrés qui,différemment des machettes de la fesci,arrachaient les gazons pour effrayer unministre filou, auraient disparu comme cesmilliers de jeunes qui faisaient le guetautour de la résidence du président Gbagboavant le 11 avril 2011. Ils ne seraient plusjamais rentrés chez eux. Leurs parents seseraient résignés et se seraient consolésavec l’idée qu’ils sont allés en exil parceque, apparemment, ce ne sont pas lesfrères-bacongos qu’on chargera de lesretrouver. On est où là ? On ne se pose plusla question...Nous y sommes. Dans la républiquecotonnière des Bacongo, Bakayoko,Bamory, Bakakary et consorts…,Joseph MaratSource : topblogjosephmarat.com*Faites connaitre et faire lireLE FILAMENT*JJUUSSQQUUAAUU BBOOUUTT PPOOUURR LLAAVVIICCTTOOIIRREEAprès l’audience en brouillaminiSans confirmation, ni infirmationQue, de bout en bout,Le monde entier a suivieLa détention du fils de KoudouAbusivement et absurdementSe poursuit.Et, voyez-vous !Tant que durera sa détentionNous ne baisserons pas du tout les brasNous ne fléchirons pas du tout les genouxNous poursuivrons encore et toujours lalutteAvec un courage sans faille aucuneJusqu’au bout pour la victoire.Et, voyez-vous !Tant que durera sa détentionNous serons toujours dégourdis et deboutDebout dans les rues de nos bourgs etfaubourgsDebout aux alentours du goulag de LaHayeDebout partout où cela s’avèrenécessairePour mener la lutteObstinémentJusqu’au bout pour la victoire.Et, voyez-vous !Tant que durera sa détentionPartout, nous ferons encore et toujoursPar milliersDes démonstrations pacifiques etciviliséesDe notre mobilisationDe notre bravoureDe notre déterminationA aller droit devantJusqu’au bout pour la victoire.Et, voyez-vous !Tant qu’elle dureraLa détention du fils de KoudouNos légionsPour relever notre dignitéPour assurer notre indépendanceSeront toujours remplies de vaillancePour poursuivre la lutteVaille que vailleJusqu’au bout pour la victoire.Vous savez !Nous voulonsNous exigeonsIci et maintenantLa libération du fils de Koudou ;Nous croyons que DieuPar-delà nos griefs et nos reprochesL’a choisiPour le salut de la Côte d’Ivoire et del’Afrique ;C’est pourquoiCes bougres de jugesQui veulent nous faire avaler descouleuvresNous les combattronsSans merci et sans mesureJusqu’au bout pour la victoire.Vous savez !PartoutEn toutes saisonsNous battons fièrement les pavésNous bravons assurémentLa pluie, le vent, le soleil, la neigePour dire non à l’injustice et au mépris quiPrétentieusementBafouent les peuples dans leur dignitéMettent à genouxLes gens tels que nousAspirant à vivre toujours debout.Tel est le sens de la lutte que nousmèneronsSans répit et sans reposJusqu’au bout pour la victoire.Vous savez !Notre combat est vraiUn combat certes politiqueMais un combat que,Chrétiens ou nonMusulmans ou pas,Nous croyons,D’abord et avant tout, spirituel et moralUn combat que, avecNotre moral si blindé à blocNos esprits si hautsNous poursuivronsRésolument et irrésistiblementJusqu’au boutPour accoucher sous peuLa victoire.Léandre Sahiri
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 20*EEEnnncccrrreeesssIIInnndddoooccciiillleeesss(Une rubrique de Lettê naa Lettê,pour dénoncer, stigmatiser lesdérives inhérentes à lactionpolitique et contribuer à lescirconscrire, si cela est possible).GGuurrmmeennddii,,AAyyookkaakkaa!!Une gifle magistraleA Moreno OcampoAu monde des secretsDu crime de masse.Ils sen souviendront.Contrairement à tous lescommentateurs avertis de la chosejuridique et judiciaire, je commenceà aimer cette brave femme. Je nesais pas pourquoi. Quelque choseme dit quelle va marquer lhistoirepénale mondiale.Je ne divague pas. Je le pensevraiment. Cest sérieux ! Et, je croisavoir compris le fond de la penséede Gurmendi. Si elle confirme, Altitirait se faire rudoyer par la débilejuge malgache. Si elle avait infirméMc Donald irait faire adouber sesstupidités par la même jugemalgache corrompue. Et, parricochet, dans les deux cas, cestelle qui serait la dinde du cirquemaçonnique. Et, comme elle neveut pas jouer ce rôle à la place deMme Bensouda, elle demande uncomplément dinformation poursassurer que le dossier estdécidément vide. Génial !Parce que comment expliquer aumonde entier que Mac Donald napas pu apporter au moins la preuvequi a motivé le Conseil de sécuritéde lOnu à pondre une Résolutionpour faire la guerre à LaurentGbagbo?Le jour se lève toujoursLettê naa Lettê*MMMAAATTTIIIÈÈÈRRREEE ÀÀÀRRRÉÉÉFFFLLLEEEXXXIIIOOONNNMadame, Monsieur, serais-jenée si mes parents étaienthomosexuels ?Merci de partager! Et merciaussi derépondreà moninterrogation. Bonnejournée.Véronique Oupeu*LLee rreeggaarrdd,, ccoommmmee uunn ssiiggnneedd’’aaddiieeuuCe matin, je suis venue te dire tout monamourDe nos enfants, je suis venue te porterl’affection sans détourAlors pourquoi, dans ton regard, il y acomme un signe d’adieu ?Non, c’est impensable de toi.Alors, ressaisis-toi.Ne nous laisse pas sans toiJe suis venue te dire que tant de chosesnous attendent.Tu ne peux oublier, le soir venu, au bord dulac, nos amoureuses balladesS’il te plaît, ne mets pas mon âme souscette pressionNe me donne pas cette horribleimpression….D’un homme vaincu, d’un homme finiD’un homme résigné et tournant ladernière page de sa vieTu es de la tribu des lions, de la lignée deshommes courageuxTu es le fils de la bravoureAlors, pourquoi baisses-tu les yeux ?Mesures-tu, dans nos cœurs, la peur ?De notre maison,Tu es la poutre maîtresseTu es l’assureur.Pourquoi donc, dans ton regard, je liscomme un signe d’adieu ?Oh ! Mon rocher, sur toi est bâtie notre vie.Oh ! Mon brave lionOh ! DeprouxRessaisis-toi., je t’en prieEt si tu devais t’en aller, la ruine tu laisserasderrière toi.Nous ne voulons pas être séparés de toiPourquoi donc, dans ton regard, je liscomme un signe d’adieu ?Ressaisis-toi et admire la beauté du soleilsortantJe t’en supplie, fais-le au nom de nosenfants.Reste auprès de tes enfants, auprès de tabien-aimée.As-tu pensé à l’état de ruine où tu nouslaisseras tels des immolés ?Alors pourquoi, dans ton regard, il y acomme un signe d’adieu ?Ne laisse pas tomber…Amour, désir,Fais-le pour tes enfants,Fais-le pour ta bien-aimée.Patrice Agbo,Le temps d’une rose.*I n f o sSi vous avez des difficultés pour rédiger unarticle, n’hésitez pas à nous contacter, nouspouvons vous accompagner dans lacorrection, rédaction, mise en page(syntaxe, plan, insertion de photo…).Contactez-nous par email ou par téléphone.lefilament@hotmail.comCCCOOONNNTTTRRROOOVVVEEERRRSSSEEESSSUne chronique de NikittaKadjouméQQuu’’eesstt--ccee qquueellaa PPaaiixx ??Difficile question puisquon ne ressentl’importance de la Paix que lorsquelleest absente. Pourtant, sans aucundoute, tout le monde y aspire. Et sansdoute, plus les Ivoiriens aujourd’hui.Apres plus de 10 années de criseaigues, on peut aisément savoir que lesIvoiriens ne veulent pas de la guerre.La Paix se définirait-elle par ce qu’ellen’est pas, en l’occurrence, l’absence deconflit et de violence ? Le petitLarousse, édition 1999, ne dit pas autrechose, quand il définit la Paix comme «la situation dun pays qui nest pas enguerre. Cest un état de concorde,daccord entre les membres dungroupe, dune Nation, cest latranquillité, la quiétude exemptedagitation, de discorde ». Mieux, laPaix est un facteur déterminant dedéveloppement.
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 21Nikitta Kadjoume*PPPoooiiinnnttt dddeee vvvuuueee><><><><><Faites-nous parvenir vos réflexionset vos analyses sur tous sujets.Exprimez votre point de vue.><><><><LLaa CCPPII qquuii nneesstt ppaass llooiinndduu nnaauuffrraaggee !!Quand dans un conflit, on est uneinstitution judiciaire et on prendouvertement parti pour un seul campqui, à lui tout seul, nous renseigne surle déroulement du conflit, ses effetscollatéraux, alors que ce camp et sesparrains veulent voir celui den facedisparaître, on ne peut quêtre lobjetde manipulation. On ne peut quefournir de preuves insuffisantes. Etmoi, je comprendrai aisémentque, pour sauver la face de ses parrains(qui sont les grands de ce monde etavaient déjà incriminé Gbagbo avantmêmequiln’aitcapturé), laCPInapasosédireouvertementquilnexiste aucune preuve contre LaurentGbagbo.Depuis la première audience où il a étéouvertement déclaré par laccusation(adossée aux puissances) quil ne fallaitpas accordé de liberté (provisoire) auprésident Gbagbo, parce quil estpopulaire et qu’il risquait de revenir aupouvoir, Je suis convaincu, que la CPItrouvera toujours des stratagèmespour le maintenir en captivité, afin defavoriser un jeu de rôle des puissancesmondiales en Côte dIvoire.Pour laudience de confirmation, il afallu de longs mois, pour le verdict, delongs mois, pour compléter lespreuves, de longs mois (on nest pasloin de 2015), pour un éventuelverdict, on aura passé 2015 pourlaquelle Ouattara sest déjàautoproclamé candidat (et mêmevainqueur)...La CPI fait clairement la politique desgrandes puissances : "MaintenirGbagbo en captivité, loin, très loin, afinde lempêcher de revenir aux affairesde la manière queux-mêmes nepeuvent maîtriser". Mais, comme lui-même la enseigné à son peuple : "Letemps est un autre nom de Dieu".Cest lui, le temps, qui a balayéSarkozy, Wade, Jean-Ping, Odinga... aumoment où ils sy attendaient le moins.Cest lui, le temps, qui après avoirouvert les yeux du monde entier, les abraqués sur la CPI qui nest pas loin dunaufrage... Son plan est irréversible !Saint-Claver Oula*EEnnffaannttssPetites mains de tous horizonsIls se servent de toi en toutes saisonsPour, par nos gosses, faire faire desballonsDes tapis pour nos bourgeoises enpâmoison.Enfants réduits en esclavageJamais, ils ne tiennent compte de vosâgesQue de souffrances sur vos visagesSommes nous encore au Moyen-âge ?Jusque dans ta chaire, les moribondsEntre leurs mains, une poupée dechiffonIls te salissent, ces porcs, ces cochonsAussi vicieux que des frelons.Pauvre gosse, tu ne vis pas, tu surnagesAvec ta vie sans cesse en ballotageComment faîtes-vous enfants courage?Pas sevrés et déjà le mariage.Lesclavage est sur tous les frontsDu nord au sud, dans toutes les nationsNe pas la voir sassocie à une trahisonLeur place est à lécole et non enprison.Brigitte Winbi*N ’ h é s i t e z p a s à n o u s e n vo ye r vo si m p r e s s i o n s , vo s p o i n ts d e vu e e tv o s i d é e s , m ê m e e n vr a c . N o u sp o u vo n s v o u s a i d e r à r é d i g e r vo st e x t e s e t à e n f a i r e l a m is e e n p a g ee t l e s p u b l i e r d a n s l a r u b r i q u ea p p r o p r i é e , a ve c vo t r e a c c o r d , vo t r es i g n a t u r e o u a n o n ym a t g a r a n t i ,*YYY’’’eeennn aaaMMMaaarrrrrreee !!![Cette rubrique présente, expose des faitsinsolites, ambigus, incongrus, etc. Elle est destinéeà exprimer nos coups de gueule, à dénoncer ce quinous paraît anormal, intolérable et à fairepartager nos opinions. Car, même s’il n’est pasbon d’écrire certaines choses sur le Web et dansles journaux, parce que l’image de notre pays oude notre continent en prend un coup, nous nepouvons pas rester sans révéler ce qui nous faitdéfaut ; nous ne pouvons pas ne pas dénoncer lesactes, les faits et les situations qui nous minent,n’est-ce pasLorsque ce qui se passe dansnos villes et villages n’estplus acceptable,RÉAGISSONS ET AGISSONS !RéagissonsTous et toutes,Aux vices et aux fléaux quiravagentnotre continent.*ODEWÊAssociation pour le Développement des WÈ(ADEWE)Les Wè sont un peuple de l’Afrique del’ouest à cheval entre la Côte d’ivoire et leLiberia, comme les Senoufo au nord ou lesAkans à l’Est. En Côte d’ivoire, le pays desWè se situe entre les fleuves Cavally etSassandra. Leur nombre était estimé à plusd’un demi-million, administrativementréparti entre les sous préfectures deFacobly, Kouibly, Bangolo, Duékoué, Guiglo,
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 22Taï, Blolequin et Toulepleu (wobebli.net).Aujourdhui, après le génocide, combiensont-ils et que reste-t-il de ce peuplemartyrisé. Qui saura le dire ?*SSUURRVVIIVVRREESurvivre, sarmer de courageSurtout jamais baisser les brasMême si on te met en cageJusquau bout, tu te battrasSe défendre, prendre les armesPour anéantir lennemiMême si ta femme lâche des larmesElle sait que tu préserveras ta vieVouloir la guerre et puis la paixPour connaître enfin lharmonieCar si dans ton cœur rien nest vraiTu dors le jour et veilles la nuitSurvivre et comprendre les chosesAvoir la sensation de légèretéMais sois sur que si jamais tu nosesAlors à coup sur tu seras condamnéAussi apprends à toujours défendreTon territoire ainsi que les tiensEt si personne ne veut comprendreAu moins toi, tu verras demainSurvivre au milieu de ta rageDans ta détresse te libérerMême si on te mets en cageBats-toi toujours pour ta liberté..Béatrice Koungou*LLaa ppyyrraammiiddee dd’’AAbbiiddjjaann ::LLaa hhoonnttee !!Pas plus vieille que celles d Égypte quidatent de -2700 à -2600 avant JésusChrist, pourtant la pyramide d’Abidjanfait piètre figure ! Et dire qu’elle estrécente (1970-1973) ! La bâtisse quifaisait la fierté de la Côte d’Ivoire desannées fastes de l’ère Houphouët-Boigny est en totale décrépitude ! Ilpousse des arbres sur sa façade quiexpose des vitres cassées, remplacéesçà et là par des contre-plaqués; àl’intérieur l’eau ruisselle de partout, lesfils de courant et autres pendent duplafond éventré comme des rameauxde filao.L’enceinte, croyez-moi, a tout l’aird’une caverne d’Ali Baba avec sesprophètes, ses marchands de rêve, sesfabricants de clef et de tamponminute, ses ONG qui promettentl’espoir, ses vendeuses d’orange, debananes, et ses vendeurs depâtisseries, de chaussures, delunettes…Une question : qu’est ce qui a bien puse passer pour que ce bâtiment quiavait abrité des ministères commecelui des finances soit voué en si peude temps à l’abandon ?Comment expliquer que toutes nosbâtisses qui doivent faire la fierté dupays soient si dégradées ; tout se passecomme s’il n’y avait aucune culture desuivi et d’entretien de nosinfrastructures dans nos mœurs.Au fait, à quel pharaon appartient lapyramide d’Abidjan ? Sil y est enterré,il doit se retourner sûrement dans satombe!Hyacinthe Kakou*François Hollande déclare«impossible » la réparationdes ravages de la traitenégrière et de l’esclavage.Allant à l’encontre des propos deFrançois Hollande, le président duCran, Louis-Georges Tin, a déclaré àdes journalistes: « Tout crimeappelle réparation, et quand onrefuse la réparation, cest quonrefuse quil y ait eu véritablementcrime.».Source : Reuters*MMM AAA TTT III ÈÈÈ RRR EEE ÀÀÀRRR ÉÉÉ FFF LLL EEE XXX III OOO NNNPour le Professeur BOATHIEMELE, « LASORCELLERIE N’EXISTEPAS »Qu’en pensez-vous ?Pour en savoir plus, voir le blog :www.ivoirecritique.blog4ever.com**IIcciiIci, s’étaleLa plaine des immondicesFertile de disette et de merdesDe maigres ombres y titubentAu teint déteintLeurs pieds butentSur les caillouxComme butent les souvenirsDans un monde qui rebuteIci, les mères veillent,Sans merveille,RecueilliesDevant les marmites videsOu autourDes cadavres qui gisent.Ici, les mains des mères battent,En rythme sinistre,Pour tuer le taonTanner la peau des enfantsOu cadencer des danses de deuil.Ici, les mêmes mainsSe tendent sur le trottoirOu applaudissent,Au passage,Le cortège des mensonges officiels.Ici, à côté des mains,L’avenir pourritDans les eaux sans caniveauxComme périssent les rêvesDans les larmes sans rive.Jean Améa Kouadio,Extrait de « Immondices », Ed.Menaibuc, 2008.*
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 23AAGGIISSSSOONNSS PPOOUURR SSAAUUVVEERRAAWWAA EEHHOOUURRAAContacts :TABITHA AWA EHOURA : (225) 57 81 8281 et (225) 01 37 70 75.DINDE FERNAND AGBO: (225) 07 04 7111 / Fixe: (225) 30 68 92 19.Chers frères et sœurs,AWA va bien, à part ce que vous savez.Elle est radieuse et a le mental toujoursaussi solide. Parce que nous lui apportonsbeaucoup. Mais, ses charges sonténormes (sans compter la maladie), jepeux vous lassurer pour avoir encorelonguement causé avec elle. La situationde son fils DAVID bloqué au MAROC latracasse énormément. Nous navonstoujours pas dissue à ce problème.Quelquun peut-il nous aider?…Ensemble, nous avons fait un sacréchemin. Nous entamons notre 6ème moisde solidarité…. Je sais pouvoir continuer àcompter sur vous. Faisons encoreensemble le reste du chemin et que DIEUvous bénisse. Bien à tous (DindéFernand).*Je cherche les traces de ce grandmonsieur. Il sappelle MoustaphaSamaké. Cest lui qui ma appris lesrudiments du journalisme quand enmai 1990, quelques jours après laproclamation du multipartisme enCôte dIvoire, jai rejoint larédaction de lhebdomadaire LeNouvel Horizon. Jai perdu sestraces depuis de nombreusesannées maintenant. (SouleymaneSenn).*LLaa hhoonntteeNous sommes des millions qui avonshonteFace au désarroiDe nos frères et de nos sœursDe nos pères et de nos mèresHonteMais vraiment honte.Nous sommes des millions qui avonsDe la débilité de nos acteurs sociaux etpolitiquesHonteMais vraiment honte.EtNous avons dautant plus honte queNous ignoronsDe cette débilitéCette débilité qui nous déshumaniseCette débilité qui nous a assez détruitcomme çaLa fin.Certes,Nous avons honteMais nous avons aussi et surtout faimFaim de la finLa Fin de cette èreCette ère d’horreur et de terreurDe folie et de barbarieLesquels n’honorent personneLesquels sur notre indignité et sur notreinconscienceNe trompent personne.Léandre Sahiri*PPaarrttiicciippeezzaauu FFoorruumm LLiittttéérraaiirreeParticipez au forum littéraire, en répondantaux questions suivantes :1. En tant que poète (ou pas), quelle définitiondonnez-vous à la poésie et que représente-t-elle pour vous?2. On entend souvent dire que la poésien’intéresse pas le grand public, en particulierles Africains ; est-ce votre avis? Pourquoi ?3. Comment expliquez-vous la réticence deséditeurs à publier de la poésie?4. Que peut apporter la poésie aux hommesdans un continent en proie à des problèmesdordre existentiel?5. Que doit-on faire pour faire aimerdavantage la poésie ?*MMM AAA TTT III ÈÈÈ RRR EEE ÀÀÀRRR ÉÉÉ FFF LLL EEE XXX III OOO NNN*Barack Obama au Sénégal,en Afrique du Sud et enTanzanie !Un évènement mondial !Ouf ! Cest bien beau !Mais, après son départ, querestera-t-il ? Et, que laissera-t-il ? Ses belles paroles ? Despas de danse sur les 50 ans...de vents macabres et chantsde coquillage creux de notrefameuse OUA ?...Mesdames, Messieurs,jaimerais tant avoir votreavis sur la question.Manchini Defela*---SSSaaannnccctttuuuaaaiiirrreee---U n e c h r o n i q u e d eM a c a i r e E t t y«« NNèèggrreerriieess»»«Nègreries, c’est tout ce que nousfaisons nous-mêmes et qui nous tirevers le bas» dit le nouvel académicien.Après « ivoirité » de M. Konan Bédié,M. Konan Venance nous offre «nègrerie ». Pas mal du tout !Nous aimons bien son néologisme et ladéfinition qu’il en donne. Et, pour luimontrer que nous avons bien assimiléle sens de ce joli mot, nous allons lui endonner des exemples.Un intellectuel incapabled’argumenter, qui colporte les ragotset propos de casinos malfamés, estdigne de la «nègrerie».Un journaliste incapable decomprendre les véritables causes de laguerre de son pays et le rôle de la
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 24France dans cette crise est un produitfini de la «nègrerie».C’est de la pure «nègrerie» que de seplaindre que la gestion de la filièrecacao soit confiée aux producteurseux-mêmes.C’est faire preuve de « nègrerie » quede croire que ce sont les accords deMarcoussis, rédigés et imposés par lesBlancs, au mépris de notreConstitution, symbole de notresouveraineté, qui nous apporteraientla paix.C’est de la «pure nègrerie» que de direce qui suit : «Malheureusement pourelle (une journaliste qui a osé lecritiquer), elle est dans un journal oùl’on croit qu’on se fait un nom enpratiquant l’outrance, où l’on croitqu’insulter celui qui ne partage pas vosidées c’est être courageux. On lui a ditlà-bas que, si elle tire sur …VenanceKonan, elle deviendra une héroïne ».Un tel manque de modestie est une«nègrerie».En réalité, le néologisme «nègrerie»traduit le négro-pessimisme du sieurVenance Konan, et son incapacité àproposer une voie féconde pour larenaissance africaine. Ce mot cachemal les préjugés d’un complexé qui necroit pas au génie nègre.Nous attendons de M. Venance Konanqu’il demeure simplement etvéritablement un «intellectuel», c’est àdire un homme qui se bat froidement,sans haine, ni rancœur, par ses idées,pour le triomphe de certaines valeurscomme la vérité, la dignité, la liberté.Mais, le sentiment qu’il nous donne estqu’il est en transe parce que desIvoiriens se sont dressés derrière leurprésident pour défendre leur liberté.Car, la liberté est la plus sacrée desvaleurs humaines.Ce qui est aux antipodes de la missionassignée à l’Intellectuel. « Dès l’instantoù l’intellectuel cesse d’être l’apôtredes valeurs humaines, morales etspirituelles les plus sacrées de lasociété, il devient, écrit Raoul EtongueMayer*, un renégat ».Macaire Etty* Raoul Etongue Mayer.- Afin que l’Afriqueaille mieux , Ed. NEI, 2001.Dans notre prochaine parution :QUEL RÔLE DE LECRIVAIN IVOIRIENFACE AU POUVOIR ?*VViieenntt ddee ppaarraaîîttrree« LE BON USAGE DE LARÉPÉTITION DANSL’EXPRESSION ÉCRITE ETORALE »Tel est le titre du livre que nouspropose Léandre Sahiri. C’est unouvrage deréférence quis’adresse àtous et àtoutes, jeuneset adultes.Mais, ilintéressera,particulièrement, lespolitiques, lesadministrateurs, lesjournalistes,leséducateurs, les enseignants, lesétudiants, les écrivains, lescompositeurs, les critiques littéraires,les chercheurs…, ainsi que toute autrepersonne qui désire enrichir sonexpression, améliorer son style ets’inspirer des grands auteurs etillustres orateurs.478 pages - ISBN : 9782342000450 -Essais - Edition brochéePour commander:www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?produit=974*« AAffrriiccaaiinnss,,RRéévveeiilllloonnss--nnoouussddee nnoottrree lloonngg eett lloouurrddssoommmmeeiill !! »Adjé Kouakou(Producteur et Présentateur d’émissionradio)**IIll yy aauurraa ttoouujjoouurrss……Il y aura toujoursquelque part dans le mondeun homme pour hisserle drapeau des deux mains.Il y aura toujoursmême si la nuit tombedans le fond des sillonsjusquà pourrir le bléune voix sélevant au dessusdes ombres pour crier liberté.Il y aura toujoursun cœur qui vagabondepar les plaines, les monts,les fleuves, les cités,pour tracer sur les mursen lettres capitalesle mot fraternité.Jean Illel*PPPaaarrrooollleee dddeeeCCClllaaauuuddduuusssUne Chronique de Claudus Kouadio______________________QQuueellqquueess mmoottss ppoouurr uunnmmoonnuummeenntt ::GGAADDJJII CCEELLIILorsque je regarde Gadji Celi SaintJoseph, je n’arrive pas à voir un exilé,du fait de la politique insensée decertains… Mais, je vois un PATRIOTEavec une histoire nationale.Lorsque je pense à Gadji Celi, monesprit traverse le temps pour seretrouver en cette année uniquequ’est 1992 ; cette année de grâce oùce capitaine emblématique nous aoffert notre 1ere Coupe d’Afrique Des
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 25Nations de Football… Momentmagique et éternel !Lorsque j’entends notre Footballeur-Chanteur de grand talent, je me disque LUI, encore plus que nous autres,ne mérites pas son statut actuel.Lorsque je vois enfin Le King…, je suisfier du Patriote qu’il était hier lorsqu’il‘mouillait le maillot’ pour sonDrapeau Orange-Blanc-Vert, heureuxde sentir la flamme nationale brûlerencore en celui-là qui a chanté pour laPAIX dans son pays et pour des liensfraternels avec nos frères d’ailleurs,lorsque, en 2002, notre pays a subiune invasion de rebelles armés.Le Monde, aussi injuste soit-il, estappelé à changer, à montrer unmeilleur visage. Une Nation, aussiingrate soit-elle devenue, auratoujours le temps d’honorer et deréhabiliter ses héros.Dans l’une de mes prières pour notrepays, je demande encore et encore àDieu de garder Notre ‘CapitaineÉléphants’… au moins jusquà ce quesur nos terres, la Nation toute entièretrouve le temps de lui rendrel’hommage qu’il mérite et pourbénéficier de son pardon.Au Panthéon de l’histoireéburnéenne, tu es et tu resteras l’undes meilleurs dentre nous.Que Dieu te bénisse!Claudus Kouadio**IINNVVIITTAATTIIOONNInvite-moi dans tes rêvesténébreux,Je viendrai avec les rayons ducouchantDans une longue robe aux pansvaporeux,Attirée par ton regard touchant.Ouvre-moi les embrasures dudésirSous la lueur tamisée d’unebougie,Les effluves épicés, boisés d’unélixirEt ton corps sculpté, brulantd’envie.Laisse-moi t’offrir la douceur dema peau,Quand glissera ma toilette àmes piedsMême le ciel noir deviendrabeau,Enchanté par les muses Orphéeet Calliope.Convie-moi à tes ardents jeuxinterdits,Enveloppés dans des draps desoieNos corps joueront l’indécentemélodie,De nos cœurs et nos âmes enémoi.Quand poindra le soleil au petitmatin,Il faudra séparer nos brasencore enlacés,Sans ouvrir les yeux jereprendrai le cheminEt je signerai ton rêve d’undernier baiser.Bérénice Wadé NemlinLa Luciole dAbidjan*Restons courtois etrespectueux des uns et desautres.Discutons sur le fond.LLLeee DDDééébbbaaattt eeessstttOOOuuuvvveeerrrtttEnvoyez-nous vos propositions dethèmes et contributions (si possible,avec illustration)…Thème du mois :PPoouurrqquuooii ééccrriivveezz--vvoouuss ??En 1919, le groupe surréaliste françaisa eu cette géniale et provocante idéede s’interroger sur lacte mêmedécrire.En effet, ces illustres écrivains, tels queEluard, Aragon, Breton entre autres,ont, à leur tour, posé la question àleurs contemporains, dans la revue «Littérature ». La question fut posée àune centaine décrivains, 75 ontrépondu. Le succès était inespéré (lavente a atteint 10.000 exemplaires,alors que dhabitude elle ne dépassaitpas 2 ou 3.000 numéros). On limagine,ce fut un festin pour les lecteurs, ce« répertoire de réponses, de réflexionssur lécriture ».Soixante-cinq ans plus tard, le journalfrançais Libération a sorti un numérospécial avec la même question : «Pourquoi Ecrivez-vous ? » posée ànombre décrivains à travers la planète.Se faisant l’écho du journal Libération,Le Filament vous pose la mêmequestion à vous tous et toutes qui,chez nous, écrivez ou publiez destextes ou des livres.Quelles sont vos motivations, vosaspirations.*EEtt ttoouuss ddééssiirreennttLLaa ppaaiixx !!Et nous marchonsAu cœur de cette jungle politiqueInfestée de loups, de renardsEt de corbeaux flatteurs,Et de perroquets bavards,Tous plus affamés les uns que lesautres,Avec des ventres convexes,A côté d’autres ventres concaves.
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 26Et au cœur, de cette jungleimpitoyable,Et des senteurs poivrées, sauvages,Les rumeurs coulent à flot.Et Radio Sicobois,Et Radio Poto-poto,Et Radio Township,Et Radio Trente-six Collines,Et toutes les radios,Et tous les journaux,Célèbrent leurs nocesD’encre noire et de salive verte.Et la rumeur à la langue bien pendue,A la langue pâteuse et râpeuse,La rumeur mousseuse maispersistante,Court, court et court toujours,Et par-ci, et par-là,Les « ont dit »,Et les mille « il paraît que »,Avec leurs amplifications multiples,Et leurs duplications et leurscontrefaçonsVendues à prix d’or, sur CD etcassettes.Et les rengaines haineuses,Assaisonnées de discours rococo,Faussement patriotiques,Sur des podiums publics ;Et nos journaux à propagandeAux titres incendiaires,Véritables instrumentsDe haineDe divisionEt d’exclusionAssurent le relais ;Des journaux friands de révélationsEt de scandalesEt qui, n’en trouvant pasAffabulent ou font chanter et danserCeux qui se prennent dans leurs filetsEt qui n’ont pas toujours les moyensde se défendre.Et tous désirent la paix !Faustin Léla Yao,(Extrait de « La longue marche sous lestropiques ».*MMMOOORRRCCCEEEAAAUUU CCCHHHOOOIIISSSIIIProposez-nous des textes intéressants(rares ou pas) dont la lecture vous avivement impressionné(e) et quipeuvent être enrichissants,profitables, pour les uns et les autres.D’avance merci.…*LL’’eexxttrraaoorrddiinnaaiirreepprroocceessssuuss dduu ccyycclleeddee llaa nnaattuurreeIl y avait encore dans une forêt etles montagnes du pays paléo unéléphant solitaire. Ses défensesavaient le poids et la hauteur dutronc d’un jeune fromager. Sesoreilles avaient l’étendue du cercledu toit d’un grenier du village.Dans la grande et haute forêt sanspitié, la transhumance d’untroupeau d’éléphants est uncataclysme. Je m’arrêterai, jem’appesantirai un instant sur cettecalamitédetranshumance.Latranshumancedes grosprovoqued’abordunreflux etensuiteun fluxdesbêtes et oiseaux de toutes lesespèces. Les centaines depachydermes arrachent et défontles lianes, renversent les arbres,créent un couloir et avancent.Dans le silence de la grande forêttropicale, le vacarme est plusassourdissant que les orages dumois d’avril. Les singes, lesantilopes, les serpents et lesoiseaux effrayés abandonnent lesgîtes, débandent, détalent ouvolent vers des refuges pluscléments. C’est le reflux.Mais, sous les pattes despachydermes, le sol se tapisse deglands, de fleurs et fruits frais, finset sains des sommets. Ce sont lesvictuailles recherchées par lesrongeurs qui, appâtés, parcolonies se précipitent sous lespattes des éléphants. Et parmilliers se font écraser. Leursrestes attirent les carnivores et lesrapaces. La bouse fumante quicouvre le couloir ouvert par lestroupeaux affriande des nuéesd’insectes que des milliers depassereaux chassent et gobent.Les passereaux sont à leur tourpourchassés par des centainesd’oiseaux de proie. C’est donc destroupeaux de rongeurs et decarnivores, des nuages d’insecteset volées d’oiseaux quis’enfoncent, s’engouffrent dans lecouloir ouvert par le troupeau depachydermes, le survolent et lesuivent. C’est le flux.Le solitaire de la petite forêt despays paléos parvenait à lui toutseul à créer les reflux et flux desbêtes et des oiseauxqu’engendrent les grandstroupeaux de pachydermes de laprofonde forêt tropicale. Ildétruisait les récoltes et lâchait surles plantations des monts decrottes. Parfois, toujoursaccompagné de son cortègehabituel de bêtes et d’oiseaux, ilcontinuait jusque dans les villages,y décoiffait les greniers et seservait impunément enmoissons….. !Extrait du livre d’AhmadouKourouma, « En attendant le vote desbêtes sauvages ».Proposé par Patrice Goly*Imaginez-vous commentvivent et ce que font les gensqui n’aiment pas lire ou quine lisent pas du tout !?*
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 27La Presse desPressesUne chronique de Sylvain de Bogou pourvous inviter à lire et à analyser descoupures de presse d’actualité brulanteCCôôttee ddIIvvooiirree::UUnn cchhèèqquuee bbllaanncc ààAAllaassssaannee OOuuaattttaarraaLes députés ivoiriens ontadopté, mercredi 10 avril, uneloi permettant au chef de lEtativoirien, Alassane ouattara, de« gérer » les affaires du pays« par ordonnance pendantlannée 2013 en matièreéconomique et sociale ».C’est un « chèque en blanc »qui a été ainsi accordé auprésident ivoirien et qui laisseà celui-ci les coudées franchesdans des domaines importantset qui laisse la porte ouverte àdes dérives.Source : RFI*JJEE VVOOUUDDRRAAIISS QQUUEE TTUUSSAACCHHEESS……Je voudrais que tu saches à quelpoint je taimeJe voudrais que tu saches et que tucomprennesQue si un jour, doucement, jeferme les yeuxJe voudrais que tu saches, car ilvaudrait mieuxSavoir que mes derniers instantsont été très douxCar mon amour pour toi était vraiet fouQue mes dernières pensées ont étépour toiElles ont empli ma vie, je me suisdit parfois« Aime-le toujours, il est tonoxygèneAime-le beaucoup, même si cela legèneParce quil a peur de donner etdaimerIl ne fait simplement que seprotéger ».Alors, cette fois, je voudrais que tusachesJe te le dis, sans que cela te fâcheTous nos biens doux instants montmis en émoiEt mes dernières pensées ont étépour toi.Béatrice Koungou*« Le pouvoir ne résiste pasau temps.Tout meurt dans le temps.Moi, Akatia, je le sais ! Je lesais ! Je le sais ».Serge GrahFaites lireetfaites vivreLe Filament !MMM AAA TTT III ÈÈÈ RRR EEE ÀÀÀRRR ÉÉÉ FFF LLL EEE XXX III OOO NNNQQuu’’eesstt--ccee qquu’’oonn ffaaiittmmaaiinntteennaanntt ??« Il n’y a donc rien de nouveausous le soleil des relationsfranco-ivoiriennes, au-delà duchangement du temps. La pleineconscience et la profondeconnaissance de cet état de faitdepuis des siècles devraientalors amener les peuplesafricains à ne pas se tromper decombat, à identifier le vraifondement de leur retard et levéritable enjeu de leur lutte ».(Simone Ehivet Gbagbo).Etant donné que, depuislextrême gauche jusquàlextrême droite, les politiquesfrançais sont tous daccord pourperpétuer la colonisation delAfrique et quon doit compterque sur nous-mêmes, on faitquoi pour libérer lAfrique engénéral, et la Côte dIvoire enparticulier.Zohouri Séri*
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 28LLL aaa PPP AAA GGG EEEDDD EEE SSSJJJ EEE UUU NNN EEE SSSIci, les jeunes parlent aux jeunes. Ici,jeunes et adultes échangent, sur tousles sujets, sans langue de bois, sansmasque, sans faux-fuyant…« La vie dun peuple est constituée dunechaîne de générations. Et, chaque générationa une mission : il nous appartient del’accomplir ou de la trahir ». (Frantz Fanon).*LL’’aavveenniirr ddee ll’’AAffrriiqquuee eesstteennttrree nnooss mmaaiinnss,, nnoouusslleess jjeeuunneess AAffrriiccaaiinnssLa plupart des personnes quiconnaissent l’Afrique par le biais desmédias n’en connaissent que lesguerres, les famines à répétition, lesmaladies et la corruption, bref l’Afriquenégative. Nous, jeunes africains,devons reconnaître que cela décritbien une part de la réalité, bien qu’enl’exagérant toutefois.Chaos et la désolationIl n’est un secret pour personne quel’Afrique a vécu et continue de vivredans la guerre : au Soudan (Darfour,Kordofan), au Sud-Soudan (entre tribuset ethnies), en Somalie, au Niger(conflits armés et coups d’Etat àrépétition), au Mali, au Tchad, enMauritanie, pour ne citer que ceux-là.S’ajoutent encore les violences post-électorales…Avec plusieurs centaines de millions dekilomètres carrés de terre cultivables,l’Afrique peine encore à nourrirconvenablement sa population, unepopulation meurtrie depuis desdécennies par les maladies. Pourcouronner le tout, elle détient lerecord en matière de corruption. Septdes dix pays les plus corrompus setrouvent en Afrique. Tout cela donnemalheureusement l’impression aumonde extérieur que l’Afrique asombré à jamais dans le chaos et ladésolation.Mais, il y a aussi des choses plus belleset plus fortes, malgré tout.Certes, cela ne fait nullement la fiertéde l’Afrique et des Africains. Mais, jene suis pas sceptique sur l’avenir del’Afrique. Je suis de ceux qui voientl’Afrique profonde, vivante, agissanteet même heureuse. Oui y a la guerre, lafamine, les maladies, mais il y a aussides choses plus belles et plus fortes. Lajoie, la patience, l’accueil, l’espérance,et la foi, c’est aussi cela l’Afrique. Ilnous faut donc rendre toutes cesrichesses plus visibles, plus accessibleset plus palpables. Pour y arriver, nousdevons, non pas énumérer nosproblèmes, chercher à les fuir, ou lesignorer, mais les intérioriser, en fairenos soucis personnels et plus encore yfaire face avec courage et confiance.Confiance et d’espéranceIl est vrai que nous vivons dans unmonde où tout va vite et le mondeoccidental nous fascine à tel point quenous voulons que l’Afrique ressembletout de suite à l’Europe ou aux États-Unis. Ceci n’est pas une mauvaisechose en soi, car cela montre combiennous désirons voir une Afriqueprospère. Cependant, n’oublions pasque nos pays n’existent en tantqu’Etats libres qu’en moyenne depuisune cinquantaine d’années. Il nous fautnous armer de patience.De retour chez moi après un an enFrance, rares sont les jeunes que jeconnais qui m’ont dit des paroles deconfiance et d’espérance. Pourbeaucoup, ce sont des paroles dugenre : « Pourquoi es-tu revenu ? Nevois-tu pas que tout le monde chercheà fuir ce pays ? » Ou « Tu ferais mieuxde repartir car ici c’est la galère, lamisère, aucun espoir pour nous… », etc.Ce qui m’a fait le plus mal, c’est quandl’un d’eux m’a dit « Ici, c’est ladouzième station, les gens sont cloués.Veux-tu te faire clouer avec eux ? » Ilfaisait ainsi allusion à la douzièmestation du chemin de croix. J’étaiscomplètement abattu dans monpropre pays. Heureusement, tout n’estpas fini, même quand on pense avoirtout perdu.Un ami m’a redonné courage etconfiance dans mon pays quand il m’adit « Vivre, c’est espérer, et espérer,c’est agir. Tant que tu vis et où que tuvis, tu dois vivre dans l’espérance d’unlendemain que tu ne connais pas enagissant avec joie et bon cœur ». Alorsagissons, nous qui espérons et quiavons confiance en l’homme africain,pour que nos frères qui désespèrentpuissent retrouver la confiance en eux-mêmes, en l’Afrique, et vivre.Comment agir ?Mais, comment agir ? Avec 54 états,l’Afrique est un grand continent. Lescontextes économiques, sociaux etpolitiques de nos pays respectifs nesont pas les mêmes ; mais, les jeunessont confrontés aux mêmes réalités.Je suis convaincu que chaque jeuneAfricain, où qu’il soit, cherche d’unefaçon ou d’une autre à améliorer sasituation et à avancer vers un avenirdont il se veut concepteur.Cependant, nous serons certainementplus forts face à nos difficultéscommunes, si nous menons des actionségalement communes. Des actionscommunes nécessitent certes l’unité.Mais, pour parvenir à l’unité, il estimportant que nous nous parlions.Nous parler dans un langage franc etfraternel. Il ne sera pas questiond’accuser, de juger ou de condamner ;mais, en nous appuyant sur le passé eten éclairant le présent, nous projeteravec assurance dans un avenir qui seraun rêve commun. Il est vrai que c’estcomme marcher sur un cheminépineux. Mais, en marchant avec foi,ce chemin nous conduira à la vie, la viede nos frères, la vie de Dieu.L’Afrique est, sans nul doute, une terrede foi. Il nous faut vivre toute chose,heureuse ou malheureuse dansl’espérance, une espérance vivante etagissante. Pour cela, la confiance enl’Afrique et en nous-mêmes estnécessaire.L’exemple du RwandaJ’ai été personnellement interpellé parle choix du Rwanda que lacommunauté de Taizé a fait. Je ne voisaucune exception. Sauf, un message.Un message à l’endroit des jeunesafricains.Il y a 18 ans, le Rwanda était dans unesituation très douloureuse. Personne, àl’époque, ne pouvait imaginer que leRwanda deviendrait ce qu’il estaujourd’hui : il est cité comme un desexemples en matière de processus dedéveloppement durable. En venant à
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 29Kigali au Rwanda, nous venons avecjoie et nous voulons aussi partagercette joie avec les autres, Africains ounon. Nous nous préparons aussi àaccueillir celle des autres qui ne semanifestera peut-être pas de la mêmefaçon que la nôtre, mais c’est toujoursla même joie.Le message de cette rencontre est deredonner espoir aux jeunes africains. Ilnous faut comprendre que ce soleil quibrille au dessus de nous est le soleil deDieu. C’est sous ce même soleil que lesgens ont commis des erreurs, et c’estégalement sous ce même soleil qu’onpeut réparer ces erreurs.L’Occident change désormais dediscours vis-à-vis de l’Afrique : quel’Afrique soit l’espoir du monde.Moi, je pense que c’est à l’Afriqued’espérer. Et, l’espoir de l’Afrique, c’estl’espoir de sa jeunesse.Nicolas Noudjimadji,Extrait du discours , rencontre deKigali.Connaissez-vous« La Charte africaine des droitset du bien-être de l’enfant » ?*JJeeuunneess dd’’AAffrriiqquuee !!JJeeuunneess dduu mmoonnddee !!RRééaaggiisssseezz..EExxpprriimmeezz--vvoouuss !!EEccrriivveezz..EEnnvvooyyeezz--nnoouuss vvooss tteexxtteess,,aannaallyysseess,, aavviiss eettccoommmmeennttaaiirreess,, eettcc..NNoouuss lleess ppuubblliieerroonnss ddaannss ppaaggeeqquuii vvoouuss eesstt rréésseerrvvééee*Dans notre prochaine parution :MESSAGE DE MARCUS GARVEYA LA JEUNESSE ET AUXINTELLECTUELS AFRICAINS*Quest-ce quunejeunesse éduquée?*Conseils d’un vieil artisanaux jeunes*AAppppeell àà llaa jjeeuunneesssseeaaffrriiccaaiinneePar Issa Saley*«Le délit decaleçon»Savez-vous ce quec’est ? Quel est votreavis ?*DDUU FFRRUUIITTDDÉÉFFEENNDDUUIl est de ses feux qui vous attirentComme la rougeur d’une délicate fleurA l’odorante humeur que l’on respireEt dont l’élite en goûte l’exquiseliqueur.Il est de ses fruits envoûtants et gorgésTel un trayon pudiquement ensoleilléN’offrant au plus fougueux des amantsQue son vin servi au plaisir du vivant.Il est pourtant des fruits défendusComme ceux de cet arbre aux racinesfendues ;Médecines antiques d’âmes en quêtede liensD’amour avides sur le chemin duquotidien.Ces agrumes longtemps connus maispourfendusRestent bordés de clôtures défenduesQue les dieux et les hommes en vainOnt condamnés à un propriétairejaloux et lointainPourtant, plus d’un téméraire ellesauront ébloui ;De mains vertes, elles auront réjouiRendant la vie au marcheur moribondEt noyant dans leur plaisir plus d’unhomme-poisson.S’il ne craint la colère divine et lafoudreVoilà le gain qu’obtient celui que rienne pouvait résoudre :A la fin, une vie plus fade et sansdélicesUn cœur en lambeau au bord duprécipiceTel est le châtiment auquel s’exposeCelui que les conseils ne résignent àune pause.Mais quelle destinée sans idylle ? Est-ce cela la vie ?Même défendu, l’amour garde le goûtd’un paradisLe lait et le miel au bord des fontainesqui s’y nichentSont un luxe que s’offrent les damnésde cœur fier et richeLill BoignySource : desmotsdesimages.blogspot.com*« Je mindigne, doncje suis ».(Gyorgy Balint)*LLL’’’HHHuuummmeeeuuurrr dddeee.........
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 30………OOOlllyyymmmpppeee BBBhhhêêêlllyyy---QQQuuueeennnuuummmIInntteelllleeccttuueellssaaffrriiccaaiinnss,, jjee vvoouussiinnvviittee ààll’’iinnddiiggnnaattiioonn eett ààllaa rréévvoollttee !!J’étais choqué, profondémentindigné d’avoir entendu à latélévision le chef de l’Etatfrançais, Nicolas Sarkozy,proférer un diktat demandant àun chef d’État africain, enl’occurrence Laurent Gbagbo, dese soumettre ; c’était comme àl’ère coloniale où les commandantsde cercle péroraient leursinjonctions aux « boys ».C’était inadmissible en 2010 ; cene le sera pas en 2011, encoremoins aujourd’hui.Intellectuels africains, sortez dubois ! Je vous invite à l’indignationet à la révolte. Sinon, aujourd’huichiens couchants de ceux qui vousencensent dans les journaux, cesont les mêmes qui, demain, vousvomiront avant que vous nedeveniez des barbons : ce qui sepasse en Côte d’Ivoire est autantnotre problème que celui de ceuxqu’on recrute et qu’on rémunèreafin qu’ils en discutent, suggèrentdes menaces, s’exécutent...Olympe Bhêly-QuénumNota : Pour en savoir plus sur lesœuvres d’Olympe Bhêly-Quénum,visitez son web site :www.obhelyquenum.com*LLaa vviiee eesstt uunnddeessssiinn« La vie est un dessin. Ilfaut la colorier pour larendre belle. Il y a despartiesplussombres, etdautres pluscolorées.Cest ce qui crée toute sabeauté. Et, peu importe cequi va arriver, il fautcontinuer de dessiner, etsans effacer, pour ne pasdétruire tous ces beauxmoments passés...! ».Wannee Geny*PPPEEENNNSSSEEERRRLLL’’’AAAVVVEEENNNIIIRRRUne rubrique de Roche Sossiéhi----Parce qu’il n’est plus possible de setaire. Parce que parler c’est agir. Parceque se taire c’est mourir... Lheure estvenue de PENSER pour aider àPANSER notre société malade delle-même, par la faute de tous. Sansexception. Le temps est venu dePENSER le Changement, puis deChanger le Pansement. Dans cetteoptique, je vous proposerai ici, chaquemois, des textes pour vous inviter àcette tâche aussi exaltante quepassionnante : PENSER. C’est undevoir à la fois personnel et collectif.Roche Sossiehi.IIll eesstt iinnddiissppeennssaabbllee ddeessaavvooiirrppaarrlleerr eenn ppuubblliiccOn ne naît pas orateur, on le devient.Jetez vous à leau et apprenez à Parler !« Apprendre à bien Parler, c’estApprendre à bien Vivre ». (SOCRATE(436-338 av. J.-C.), célèbre Orateur etenseignant grec.« La crainte de léchec ne sauraitparalyser le goût de leffort, et unnaufrage ne donne pas forcémentraison aux navire qui refusent deprendre la mer. ». (Dr. Simplice DION,auteur de l’ouvrage : Les Paroles ou lesballes. Convertir ou punir le tyran,Éditions Balafons, 2012).***Les philosophes et spécialistes de lacommunication qui ont planché sur laquestion sont sans appel : au moins 85% de notre réussite dans la vie dépendde notre habileté à communiqueravec les autres. S’il est évident qu’il y aplusieurs moyens de communication,aucun n’est plus utilisé et plus efficaceque la Parole. Dans l’un de ses célèbresouvrages intitulé Comment trouver leleader en vous Dale Carnegie ne dit pasle contraire : « Les idées les plusbrillantes au monde sont sans valeur sivous ne les partager pas. (…) C’est lacapacité relationnelle qui stimule lesautres. C’est elle qui transforme degrandesidées enaction.C’est ellequi rendtoutpossible.(1)».Dans lemêmeordred’idées,Epictète lestoïciendemandait :« A quoi sert d’avoir des idées, si on nesait pas les exprimer ? ». Fonctionintellectuelle et spirituelle, la Parolemarque l’homme dans son caractèresocial et le démarque de l’animal.Après le travail et le sommeil, c’est à laParole qu’il consacre le plus grandnombre d’heures dans une journée,notamment à la dire ou à l’écouter.Moyen d’expression et decommunication indispensable, laParole permet donc de marquer lasociété de sa personnalité et demultiplier ses contacts avec sesmembres. Selon Martin Heidegger« L’être humain parle. On dit quel’homme possède la Parole par nature.L’enseignement traditionnel veut quel’homme soit, à la différence desplantes et de la bête, le vivant capablede Parole. Cette affirmation ne signifiepas seulement qu’à côté d’autresfacultés, l’homme possède aussi cellede parler. Elle veut dire que c’est bien
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 31la parole qui rend l’homme capabled’être le vivant qu’il est, en tantqu’homme. L’homme est homme entant qu’il est celui qui parle, GuillaumeHUMBOLT, l’a bien dit.(2)» Voilà qui estclair.En outre, le Verbe est l’architecture del’humanité (Cf. Genèse I, 3). Selon lemythe grec, c’est Zeus qui apporta, parl’entremise d’Orphée, l’art oratoire enplus de la politique aux hommes, afinqu’ils ne se détruisent pasmutuellement, car Prométhée venaitde leur donner le feu qu’il a volé dansles forges d’Héphaïstos, dieu olympiendu feu et des forgerons. C’est doncl’origine mythique des artsprométhéens ou de la technique.L’éloquence est dans son essence unprincipe de Culture et de Civilisation.Le Dr. Simplice DION, enseignant-chercheur à l’université de Cocody,(Président du Concours National d’ArtOratoire) aime à dire qu’« Il fautprescrire les armes de la dialectique etproscrire la dialectique des armes. »Combien ne sommes-nous pas déçuquand nous écoutons une importantepersonnalité pourtant reconnue,respectée, et réputée dans la sociétécomme étant l’une des meilleures dansson domaine de compétence, mais quia des difficultés quand il s’agit deparler en public. Je sais que vous voyezle scénario. Pas de commentaire !Les sophistes d’Athènes affirmaientque « tout se dispute et se discute,dans un universel retournement desarguments.» Quoi qu’on leur reprocheles sophistes ont le mérite d’avoir étéles « premiers mercenaires » du Verbe.Platon à multiplié les critiques contreeux et ils ont été pour responsables dela crise morale qui traversa Athènes. Lemot même de sophiste a vite pris unevaleur péjorative qu’il a gardée.Jacqueline de Romilly les réhabilite ences termes : « les sophistes sont lespremiers à avoir fait de la relativité desconnaissances un principefondamental et à avoir ouvert les voiesno seulement de la libre pensée, maisau doute absolu dans tout ce qui estmétaphysique, religion ou morale(3)»Selon Aristote, la rhétorique est uninstrument de culture, un art de dire etde vivre. Le travail lucide sur l’art depersuader est donc un humanisme.Pour ce dernier, la « rhétoriqueconsiste dans la faculté de découvrirtous les moyens possibles de se fairecroire sur tous sujets; la dialectique estl’art de la discussion organisée,l’instrument des sciences, la rhétorique,l’art du discours public, l’instrument del’opinion, l’éristique l’art de lacontroverse. » Et Cicéron de renchérir :« C’est notre unique, ou meilleuravantage sur les bêtes sauvages, quede parler entre nous et de pouvoir, parle langage, exprimer nos sentiments.Aussi rien n’est plus admirable, rien nedoit mériter plus d’efforts que devaincre les hommes eux-mêmes, là oùils l’emportent sur les bêtes. (DeOratore, 1, 8, 30)».Permettez-moi ce conseil : ne refusezjamais les occasions qui se présententà vous de parler en public. C’est enpratiquant ce qu’on apprendthéoriquement qu’on s’exerce ets’améliore. Plus vous vous exprimerezdevant un auditoire, plus vousapprendrez à manier cet outil suprêmed’influence, de commandement et decommunication qu’est la Parole. Letriptyque de l’art oratoire consiste àCONVAINCRE, ÉMOUVOIR et faireMOUVOIR les Hommes pour atteindredes objectifs. Retenez-le : il n’y a pasd’orateur né. Autrement dit, on ne naîtpas orateur, on le devient. Tout résidedans l’apprentissage et l’entrainementdans l’action. Parler en public n’est pasun droit, c‘est un privilège. Il faut doncle mériter et s’en montrer digne. Savoirparler cela coûte, il faut le savoir.L’objectif n’est pas d’être plus brillantque les autres, mais d’être meilleurque vous ne l’êtes aujourd’hui. Suivonsl’exemple du Grec Démosthène(comme Aristote il naquit en 384 etmourut en 322 av. J.-C.) qui dutaccomplir bien des efforts pour savoirparler en public : « il se mit des caillouxdans la bouche pour travaillerl’articulation, hurla contre les flots afind’acquérir de la puissance vocale,s’enferma et se rasa le crâne pourmieux travailler, se piqua l’épaule avecla pointe d’une épée dans le but decorriger un tic nerveux, il fit des foliespour réussir à être écouté ! » Alors, encas de découragement, penser àDémosthène. Dès lecture de ce texte,mettez vous à l’œuvre et apprenez àparler.En guise de conclusion, méditonsensemble cette vérité éternelleénoncée par Napoléon HILL, célèbreauteur américain du best-sellerRéfléchissez et devenez riche : «Aprèsavoir étudié plus de 25.000 cas d’échec,on a pu démontrer que le MANQUE DEDÉCISION venait presque toujours entête de la liste des 30 causes majeuresde l’échec. L’INDÉCISION est un ennemique, presque tous, nous avons àvaincre ».NOTES :1)- CARNEGIE Dale, Comment trouver leleader en vous, Madrid, Litografia Roses,2009.2)- HEIDEGGER Martin, Acheminement versla Parole, Gallimard, 1981.3)- ROMILLY Jacqueline de, Les grandssophistes dans l’Athènes de Périclès, Paris,Editions de Fallois, 1988, p.338.(*) Publié par le quotidien gouvernementalFraternité Matin le lundi 11 février 2013dans la rubrique « Le Débat du jour » page2, N°14. 460*AATTEELLIIEERR DDEECCRRIITTUURREE ::AA LLEENNSSEEIIGGNNEE DDUU SSEENNSSUUEELLA partir de textes donnés ou de quelquesconsignes formelles, une série detechniques propres à débloquerlexpression sera mise en œuvre afindaboutir a des créations personnelles.Une grande part sera laissée à léchangedes participants.Contacts: 07 30 45 37 /60 13 90 26.augustegnalehi@hotmail.com*Selon le Professeur Ramsès BOATHIEMELE,« LA SORCELLERIEN’EXISTE PAS ».Qu’en pensez-vous ?*____________________Cette rubrique a pour objectif demieux faire connaître l’histoire dela Côte dIvoire, de l’Afrique. Parcequ’il nous faut nous souvenir.Parce que "tant que les lionsnauront pas leurs propreshistoriens, les histoires de chassecontinueront de glorifier leschasseurs". Parce qu’il nous fautsavoir et comprendre les
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 32événements anciens et récents, envue d’éviter de répéter les erreursd’hier. Nous avons le droit desavoir. Nous avons le devoir demémoire. Intervenez ! Témoignez !Participez !... pour lever le voilesur les points d’ombre de notrehistoire. (Faustin Dizo Gnahoré).*LLee NNoorrdd ddee llaa CCôôttee dd’’IIvvooiirree ::UUnnee rrééggiioonn pprriissee aauu ppiièèggeeddee llaa ppoolliittiiqquuee qquuii ddiivviisseeJai eu loccasion daller au Nord à troisreprises, précisément à Korhogo, en 2007,2008 et 2009.Et, je puis dire ici que je nai pas eu àaffronter la hargne dune population quecertains décrivent trop facilement commetotalement acquise à Alassane Ouattara etrejetant les autres pour des motifspolitiques. Je me souviens même que lorsde mon premier voyage en 2007, alors quenous faisions des courses, nous sommesentrés dans un magasin où nous avons étéaccueillis plutôt chaleureusement par unedame originaire de cette région. Brefentretien.« La dame nous accueille en ces termes :Bonne arrivée parmi nous.Moi: Merci, mais comment savez-vous quenous venons darriver ?La dame: Cela fait longtemps que noussommes entre nous ici. Nous nousconnaissons »...Jen ai déduit, automatiquement, quil yavait chez cette dame, et certainement au-delà delle, un désir et une joie deretrouver ses frères ivoiriens, une joieexprimée ici et peut-être dissimulée chezdautres ; car, même si personne dautre nenous a souhaité la bienvenue, nous navonsrencontré personne qui ait été désagréableavec nous pendant ce séjour qui a duré unebonne semaine.Le Nord est une région historiquementacquise au PDCI, avec le soutienindéfectible que le patriarche GbonCoulibaly a apporté à Félix Houphouët-Boigny qui deviendra plus tard le premierprésident de la république de Côte dIvoire.Ce soutien du nord au présidentHouphouët-Boigny est resté constant,même après la mort du patriarche deKorhogo, jusquà lavènement dumultipartisme et plus tard, la publicationde la « Charte du Nord » qui flattait les basinstincts ethniques et la consciencedappartenir à une communauté religieusedun peuple dont certains fils voulaientfaire un électorat captif pour Ouattara.Des cadres de cette région dont certains,comme Lamine Diabaté qui a été uncollaborateur d’Alassane Ouattara, ontprésenté avec un certain zèle ce derniercomme celui qui devait désormais porterlétendard de cette région. Dailleurs,Alassane Ouattara lui-même navait pashésité à se présenter, opportunément,comme étant "du nord et musulman ".Ainsi, depuis le début des années 90, cetterégion est prise au piège de la politique, dela politique qui divise. Après la mortdHouphouët-Boigny en 1993, on a indiquéaux Nordistes plusieurs ennemis, enfonction des circonstances politiques. Cefut dabord Konana Bédié, puis RobertGuéï, et enfin Laurent Gbagbo quon a tropfacilement rendus coupables de tous leursmalheurs, supposés ou réels. Les deuxpremiers, Bédié et Guéï, ont même étéfinalement absous de tous les péchés quonleur attribuait, puisquils ne détenaient plusle graal convoité.Le mythe OuattaraMais, doù vientce mythe dunNord qui seraitexclusivementpro-Ouattara,alors queOuattara lui-même navaitjamais participéà aucuneélection avantla présidentiellede 2010, et quil ny a, à ce jour, aucuntémoignage qui ferait mention de liessepopulaire dans cette région pour fêter saprétendue victoire à la dernière électionprésidentielle?Comment a-t-on donc pu déterminerlallégeance à Ouattara de cette régionhistoriquement acquise au PDCI, comme jelai déjà rappelé, et dont certaines figuresqui ont servi le régime dHouphouët-Boignyévoquent ce fait historique ?... MamadouCoulibaly, premier président du conseiléconomique et social, Ouattara ThomasdAquin, premier chef détat-major desForces Armées de Côte dIvoire, LaurentDona-Fologo, secrétaire général du PDCI,Mamadou Ben Soumahoro, directeurgénéral de la RTI, Gaston Ouassenan Koné ,et jen passe car il serait fastidieux dedérouler ici une liste exhaustive, ont serviloyalement, et même parfois avec zèle, lerégime dHouphouët-Boigny, et ontbeaucoup contribué à maintenir soninfluence dans cette région.Cest vrai que les municipales de 2001avaient donné beaucoup de maires au RDR,mais cela nest pas suffisant, parce que cenétait pas Ouattara lui-même qui étaitcandidat, et aussi parce que les électionsmunicipales mettent généralement en licedes personnes implantées dans les villes ourégions, et plus généralement desressortissants de ces villes ou régions. Onne peut donc pas mettre en avant ce faitpour conclure qu’Alassane Ouattara estpopulaire au Nord. Non. Il faudrait autrechose.De plus, Les élections municipales en CôtedIvoire ne concernent pas lensemble de lapopulation. Ce sont des électionsessentiellement urbaines, et leurs champsse limitent au périmètre communal. Cestmême pour cette raison que le présidentGbagbo voulait communaliser toute la CôtedIvoire, pour que chaque village soitrattaché à une commune. Certains ont pu yvoir, à tort ou à raison, une manœuvrepoliticienne pour noyer lélectorat du RDRqui est essentiellement urbain, mais passuffisant pour remporter des électionslocales, dès lors que tout le monde, cest-à-dire y compris ceux qui sont au-delà descommunes, vote.On voit, dailleurs, que pour laprésidentielle qui concerne tout le monde,à part les régions du Nord où il ny a pasvéritablement eu de vote, AlassaneOuattara na gagné partout, y compris dansdes régions ou villes qui ont donné desmaires au RDR. Et, cest sans aucun doute àcette préoccupation quon doit aujourdhuicette volonté de naturaliser à tour de braspour se tailler un "électorat captif " plusimportant..Alexis Gnagno*LLee rrêêvvee ééttaaiitt mmiieellJe me remémore toi mon Afrique Quetu avais sonnéA la porte du mondeTa placeLa premièreTu chantais aux oreilles du mondeQue tu avais franchiLa première le ruban rougeQue tu avais volé la vedette au restedu mondeQue tu étais réveilléeA la naissance du soleil.Je me remémore toi mon AfriqueTa course folle de tes jambesmuselées
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 33Tu avais échelonnéLes marchesJusquà la plus haute.Je me remémore toi mon Afrique Quele rêve était mielDe Martin Luther KingOù la sève en Didier DrogbaCréa lespoirEn Barack ObamaQui féconda le rêveDe l unique océanYES WE CAN.Adokan Immac Kouadio*« Les Amis du Livre » est uneorganisation pour :- développer le goût de la lecture chezles jeunes, pour la promotion du livreet de la lecture à travers desassociations qui organisent desactivités autour du livre, incitent lesjeunes à lire effectivement, àfréquenter les lieux de culture que sontles librairies et bibliothèques et, àparticiper à toutes les activités autourdu livre.- Créer toutes les occasions de mettredes livres dans les mains des jeunesafin de donner à chacun la possibilitédune rencontre avec le livre. Ce qui luiouvrira les portes des bienfaits de lalecture et de l’univers.- Faire en sorte que livre ne reste pasabsent encore longtemps dans la vie denos jeunes. Changer leurreprésentation vis-à-vis du livre. Etéviter surtout qu’ils parviennent à lâgeadulte sans jamais avoir connu les joieset les bouleversements que provoquela lecture d’un livre…« Nous voulons offrir des livres à nosenfants des lycées et collèges afin quele Livre et la pratique de la Lecturefassent partie de leur quotidien et que,leurs résultats scolaires, mauvais cesdernières années, sen ressententpositivement. Toute chose qui fera que,demain, nous aurons une société decitoyens capables de se comprendre etde comprendre les principes quifondent le monde dans lequel ils vivent.Voilà ce qui nous motive à travers "LesAmis du Livre" et la collecte que nousavons initiée ».Serge Grah*LLeeccaammééllééoonnMaître Amadou Hampaté Ba a dit sansambagesQue si nous voulons faire une œuvredurable,Nous devons être comme son client lecaméléon.« Soyez patient, humain, prudent et bon»,Clama-t-il à son auditoirePour conclure son exposé oratoire« Car en réalitéLa patience et la bontéLa prudence et l’humanitéSont la vraie nature du caméléonQue nous, humains, ignorons ».AlorsTous ceux qui avaient des griefsContre cet animal qu’ils trouvaientnaguère incongru,L’embarras gravé sur le facièsEtaient profondément confus.Et Monsieur caméléon fut ainsi acquittéDe ces préjugés et faits qui lui étaientreprochés.Sur le ban des accusés, assisIntérieurement, il souritEt tout bas, se dit :« Laissez toujours dire les gensLa vérité viendra en son temps ».Marjolaine Goué*PPPeeerrrddduuu(((eee))) dddeeevvvuuueee ???.........RRReeetttrrrooouuuvvvooonnnsss---nnnooouuusss !!!Cette rubrique est destinée à publier gratuitementvos annonces pour vous aider à retrouver vosamis, vos parents, vos anciens camarades d’écoleou de lycée ou de fac, anciens collègues, ancienstuteurs, bienfaiteurs…, qui sont, comme on dit,« perdus de vue » ou disparus et dont voussouhaiteriez avoir des informations ou desnouvelles toutes fraîches...Avis :Faites-nous parvenir des informationsau sujet deLLEEOONN--LLUUCC BBEELLIIBBII NNKKOOLLLLOOAncien ministre camerounais, né vers 1933et mort en 1985… D’avance merci de votrecontribution.*Franck et Marie-Agnès Dago recherchentleur pèreDDAAGGOO GGNNAAHHOOUUAA MMEEDDAARRDDNé en 1947 à Tanolilié, sous-préfecture deLakota qui vivrait en Grande-Bretagne.Merci de contacter « Le Filament » pourtoute information :lefilament@hotmail.com*Vous recherchez une âme sœur,vous avez perdu de vue un ami ouun parent, vous avez retrouvé undocument important de quelqu’un,vous avez été victime dun abus deconfiance ou dune escroquerie...Adressez-vous au FILAMENT pourpublier votre avis de recherche, deperte ou de disparition.*
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 34[Rions unpeu, parceque le rire,c’est lasanté ; lerire, c’est lepropre de l’homme ; et puis,la vérité est parfois dans lerire. Mais attention ! Le rirebruyant révèle bien souventle vide de l’esprit...]La Jeunesse de Kandia.Il y a une quinzaine dannées, un jeunehomme rencontre une demoiselle àAbobo et décide de la draguer.- Bonjour mademoiselle, vous êtesravissante. Comment vous appelez-vous ?- Non, je préfère garder lanatomie,répond la jeune fille.- Dites plutôt anonymat.Ce sont des synagogues, réplique-t-elle, toute frustrée.- Synonyme, on dit, lance le jeunehomme.Énervée, elle crache : tu es venu medraguer ou me convertir.- Ah non ! Contredire est plus juste...Une enquête révèlera plus tard quilsagissait de Kandia Camara,aujourd’hui ministre de léducationnationale de Cote d’Ivoire).(Claudus Kouadio, Sourire patriotique)."Oooh Nadège Blé, quest-ce que tu esune fille ADOrable" !Mais, ça va pas non ?! Rectification ! Jesuis une fille GBAGBOrable.(Cissé Bacongo, à la Une de Nord-Sudquotidien) : « Je ne suis paslINVESTIGATEUR des violences ».« Evidemment, nous-mêmes, on saitça, Monsieur le ministre-député-ex-futur-maire, parce que tu nes paspolicier pour mener des investigations.Mais nous, on dit : tu eslINSTIGATEUR. Et ça, cest paspareil ! ». Jonathan KacouKANDIA KAMARA (Ministre delEducation Nationale de Côte d’Ivoire)hier sur notre Chaîne Nationale: " Lafin de lannée est terminée". (ManchiniDefela)Ma belle-mère est une femme trèssexy: javoue quelle me séduit. Unjour, dans son salon, elle me dit ceci :« je crois que je suis amoureuse de toiet je parie que tu es aussi fan de moi.Je monte en chambre, tu as le choixentre me rejoindre ou prendre laporte. Après 5 mn de réflexion jecourus vers la porte de sortie. Dans lacour, toute ma belle famillemapplaudissait en disant "bravo !C’était un test, cela prouve que tuseras fidèle à notre fille."OUF! Et moi qui allais chercher despréservatifs dans la voiture…Tu as vu les enfants de maintenant !Mon voisin envoie un enfant duquartier pour lui acheter un paquet delotus qui coûte 750 F. il lui remet 1000F et lui dit de garder la monnaie (250F). Le petit revient de la boutique et luitend 750 F en lui disant : " Tonton, ondit paquet de lotus est fini."« Attention hein ! C’est pas tous leshabits qu’on sèche au soleil hein ».Adama Dahico« Testis unus, testis nullus ». Et vous là,attention hein : cette phrase latinesignifie : « Un témoin, pas detémoin ». (Holy Dolores).Le maitre puni Kapou en lui disant :écris au tableau "je suis un con" 100fois et puis efface le tout avec tabouche. Le soir, Kapou arrive a lamaison. Sa mère lui demande:pourquoi ta bouche est sale?Kapou répond : ce nest pas le maîtrebâtard là, il m’a fait laper 100 cons enclasse. (Miel Orchidée)Qui ditmieux ?Après larrestation dun couple tunisienpour avoir échangé un baiser en public,les Tunisiens se sont rassemblés surlavenue Bourguiba pour ungigantesque défilé d’échange debaisers en soutien à ce couple arrêté,sous le slogan « quils arrêtent tous lesamoureux de la Tunisie ». (PatricePiardon).A p p e l :N o u s v o u s i n v i t o n s à p r o p o s e rd e s h i s t o i r e s d r ô l e s e t à f a i r ep a r t a g e r v o t r e s e n s d el ’ h u m o u r e t v o t r e b o n n eh u m e u r . D ’ a v a n c e m e r c i .*AU Tableaud’honneurSi vous connaissez des personnes quiméritent de figurer dans notre«Tableau d’honneur», n’hésitez pas ànous en faire part. D’autre part,pensez-vous que, à l’image ou encontrepartie de « Tableau dhonneur», il serait utile et opportun de créerune autre rubrique dénommée«Tableau de déshonneur» ?Contribuerez-vous à alimenter cetterubrique ?*Envoyez-nous desinformations à publier etvos liens préférés.Contactez-nous pourproposer articles,rubriques, photos etvidéos, etc.lefilament@hotmail.com*
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 35LLLiiibbbrrreeesss PPPrrrooopppooosssCette rubrique est la vôtre. Elle vousest réservée pour vous exprimer.Librement. Pour vous prononcer surles sujets d’actualité. Librement. Pourfaire partager vos opinions et vosthèses...LLeettttrree oouuvveerrttee ààMMaaddaammee SSiimmoonneeGGbbaaggbbooMadame,Aujourd’hui, par ce texte, je voudraistrès humblement et subtilementtraverser, tel un zéphyr, les clôtures etmurs bien gardés qui vous entourent,pour briser cette solitude que vousimpose votre détention arbitrairedepuis quelques années.Madame,Vous êtes en prison. Mais, laprisonnière, ce n’est pas vous. Leprisonnier, ce n’est pas votre cher etvaillant époux non plus. Lesprisonniers sont ces hommes de paillequi dirigent la Côte d’Ivoire après leursterreurs et le coup d’Etat d’avril 2011.Madame,Vous avez le soutien de tout uncontinent et au-delà. Vous voilàinjustement claustrée en Côted’Ivoire, en Afrique, pendant que lesimposteurs au pouvoir à Abidjan avecd’autres ennemis du peuple ivoiriencherchent en vain les poux sur la têted’un chauve placé à la Haye enEurope, votre époux, le présidentLaurent Gbagbo.Criminels et fieffés menteurs couvertsde honte qu’ils sont, qu’auraient-ilspu faire ou dire d’autre devant lesrelents fétides de leurs actesimmondes inoubliables perpétrés surde nombreux innocents et valeureuxpatriotes ivoiriens ?Madame Simone Gbagbo, valeureusefemme africaine,Quand je parle de votre solitude, c’enest une. Parlant de votre claustration,c’en est une. Oui, Madame. Les murset clôtures ainsi que les gardes quivous entourent sont des bornes à vosmouvements, à votre libertéd’expression et à votre pleinépanouissement.L’absence de votre progéniture,l’éloignement de votre cher époux,l’absence des membres de la familleétendue, des amis et camarades, sontautant de facteurs et pesanteurs quivous rendent la vie un tantinetdifficile. Tout cela est évident.Toutefois, Madame, je vous connais.Là où vous vous trouvez, vous portezune puissante arme que nombre defemmes n’ont pas. Vous avez uneformidable arme invisible que nombred’hommes ne possèdent pas : l’armespirituelle.C’est cette arme-là qui a permis àvotre époux et à vous-même de teniren équilibre, pendant les dix annéesque desterroristes,sousl’impulsion desétrangers,avaient coupéla Côted’Ivoire endeux. C’est lamême arme qui vous a permis derésister aux usurpateurs, l’arméefrançaise et l’ONU et autres quidétruisaient le pays.Madame Simone Gbagbo, Valeureusefemme africaine,Vous et votre époux, si vous nepouvez vous dire heureux dans votresituation actuelle, ne vous dites pasmalheureux. Et aussi, si vous nepouvez vous dire chanceux, ne vousdites pas non plus malchanceux. Dieutout puissant et les ancêtres africainsont joué superbement en votrefaveur.Cet arbitrage en votre faveur s’estconfirmé quand, en avril 2011, vousêtes restés tous deux en vie, aulendemain des bombardements del’armée française sur le Palaisprésidentiel (élément symbole de lasouveraineté du peuple ivoirien) ;bombardements couronnés par votrecapture par la même armée qui vousremit aux rebelles terroristes pourhumiliation et lynchage.Hier, vous étiez la Première Dame dela Côte d’Ivoire. Aujourd’hui vousêtes, tout comme votre époux, ungrand symbole africain de la résistancecontre les figures rétrogrades niaisesafricaines de l’acabit de GuillaumeSoro et les forces de l’occupation et dela domination.Les bourreaux du peuple ivoirienaccusent de crimes votre époux etvous. Ils peuvent avancer toutes lesraisons du monde et gaspiller desfortunes ivoiriennes pour fabriquertoutes les preuves possibles. Ilspeuvent tout inventer pour chercher àconvaincre l’opinion et à vous noyer.Mais, ils ignorent une chose : Ilsn’écraseront jamais la tête de la Vérité.Madame,Dans une Afrique où l’ancien Maître(qui n’est de fait pas ancien maîtreparce que jamais parti) s’accrochemordicus et veut toujoursdécider sur nos orientationséconomiques, politiques etsociales, dire non, vouloirlibérer son pays, vouloir assezde gâteau pour son peuple,sont ipso facto de grandscrimes aux yeux de ce maître.Voilà en quoi vous et votreépoux êtes des criminels.Madame Simone Gbagbo, Valeureusefemme africaine,Vous voilà dépourvue de liberté, vousvoilà détenue et gardée ; et par qui ?Ah, le monde est fou. La honte enAfrique, en politique ne tue pas. Vousvoilà humiliée par Guillaume Sorol’ami intime et camarade de BléGoudé. Vous voilà prise dans les filetsde Soro, afin que ce dernier assouvisseses ambitions politiques. GuillaumeSoro est celui que votre mari et vousavez aidé financièrement,matériellement, éduquésyndicalement, politiquement etsoutenu dans les dures années derépression d’Houphouët-Boigny etKonan Bédié. Je n’imagine pas commele font certains, je ne parle pas parouï-dire, je parle du vécu, je parle devisu. Comment Soro en est-il arrivénon seulement à se baigner dans lesang des Ivoiriens pour sa splendeurpolitique, mais aussi à croquerdoublement et sévèrement les mainsqui l’ont nourri ? Ah, qui l’eût cru ? Lecœur humain tout comme lesavenues de la politique restent àjamais insondables. Toutefois, les vraisIvoiriens ont compris la supercherie et
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 36ne doivent pas dormir sousl’occupation et l’oppression.En dépit de ses crimes contre son payset son peuple, j’ai formulé a maintesreprises le vœu de ne voir ni Soro, niun autre Ivoirien, ni tout autreAfricain (coupables de crimes ounon) à cette chose de la Haye appeléela CPI. Je pense et soutiens fermementque les Africains doivent s’organiserau niveau continental pour se prendreen charge ou s’autogérer.Madame,Vous êtes en prison. Mais, laprisonnière, ce n’est pas vous. Leprisonnier, ce n’est pas votre cher etvaillant époux non plus. Lesprisonniers sont ces hommes de paillequi dirigent la Côte d’Ivoire après leursterreurs et le coup d’Etat d’avril 2011.Madame,Vous avez le soutien de tout uncontinent et au-delà.Leon TuamSource: Camer.be*LLee ttaammbboouurrsseesstt ttuu !!Ce matin équinoxialLe tambour sest tuLe tambour aux mille sonoritésTon tambour Jeune IvoirienTon tambour Jeune AfricainLe tambour ancestralDu grand tambourineur AkanLhomme-TortueLhomme-ColombeLhomme-Cygne.Ce matin équinoxialSest tu le tambourNous nentendrons plusLes doigtés célestesDe lhorizon zinzolinLes soirs de cycloneNi ne verronsLa silhouette angevineDu Héron sahélienCar ce matin équinoxialSest tu ton tambourTon incolore tambourJeune Ivoirien, le sais-tu ?Jeune Africain, le sais-tu ?Mais noublie pasQue tu es aussiHomme-TortueHomme-ColombeHomme-CygneEt que même tuLe tambour te guideraSur les sentiers lumineuxDe ton avenir.Constant Ory*BBeennssoouuddaa FFaattoouu,,llaa hhoonnttee ddee llAAffrriiqquueeFatou BENSOUDA, procureur de la Cour PénaleInternationale (CPI).Nous avons presque le même âge,Fatou et moi... Des femmes dorigineafricaine, nées bien après lesindépendances, cest-à-dire que ni elle,ni moi, navons connu lesclavage, lacolonisation et encore moins le codede lindigénat ! Pourtant, pourtantFatou Bensouda apparaît, chaque jour,un peu plus comme une pauvre chose,une Africaine au cerveau encerclé dechaînes, aux pieds liés, pliée sous lepoids des coups de fouet donnés par lemaître. Elle obit au doigt et à lœil àtous les désidératas de ceux quipiétinent et avilissent lAfrique. Il est àcraindre quelle serait prête à braderson pays, à soumettre son peuple silAutre le lui demandait. Elle se montreaussi zélée quune ânesse folle,sautillant de droite à gauche, sactivantavec une telle fougue, afin de recevoirlapprobation du colonisateur. Elle estprête à vendre son âme au diable et àses cornes pour quelques pépites dechocolat par eux jetées, oublieuse quecest sa terre natale qui produit lecacao.Et, la voilà à harceler Laurent Gbagboparce quainsi le veut le Maître, àvouloir le garder en prison, parce quele maître souhaite se débarrasser detous les négrillons empêcheursdexploiter en toute quiétude.Toute honte bue, notre FatouBENSOUDA, grosse parce quempliedes restes dune mauvaise soupe dumaître, vient de jeter son dévolu surSimone Gbagbo, une femme africainehors pair, une extraordinaire militante,grande défenderesse de lAfrique. Uneinsoumise ! Une rebelle ! Une femmede caractère ! Des qualités qui fonthélas défaut à BENSOUDA. La voilà àréclamer à cris et en aboiements letransfèrement de cette brave Simone àLa Haye.Mais, qua-t-elle donc fait Simone ?Rien. Oh, si ! Elle a eu la mauvaise idéedêtre lépouse de Laurent Gbagbo.Mais encore? Elle pourrait se présenterà la présidentielle de 2015, ce quiempêcherait lexploitation gratuite ducacao ivoirien, du pétrole ivoirien, dudiamant ivoirien, car à ne point endouter, Simone ne le permettrait pas !Et la Bensouda, croit quelle existealors que, en réalité, elle nest riendautre quune esclave, unecontremaîtresse des prisons pournègres. Elle se donne des airs, lapauvresse. Elle se dit que si le maîtreest content, alors tout va bien dans lemeilleur des mondes. Et, elle pousselabsurde jusquà lextrême ! Et elletrimballe dans les couloirs de la Hayeson énorme ventre emplie dunemauvaise soupe, expédie à Abidjan desinjonctions de transfert... Bientôt, elledemandera que Soro soit transféré,que Ouattara soit transféré etc., etc.Toute prête à vider lAfrique de sesenfants.... Parce quelle pense, FatouFatoumata Bensouda, que lAfrique estgéniale, mais sans ses enfants. Parcequelle pense, la Fatou aux joues toutesenflées de mauvaise soupe, que nul nesopposera aux tristes desseins de sesmaîtres. Parce quelle pense, Fatou, lagrosse Fatou que tout va très bien tantque son arrière train continuera àsemplir de soupe.Calixte BeyalaSource : Facebook*Cest vrai que rien quà regarder sa têtede grosse cuisinière dans un domainedesclavagiste blanc, on a envie de lagifler.Elle, cest Fatou Bensouda, la soi-disantprocureure de la CPI, cette négresseesclave de maison, colonisée jusquà la
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 37cervelle et dont on voit de loin, quelleest de ceux qui adorent la servitude, deces négrillons qui disent au maîtrealité : "Nous sommes maladesaujourdhui, Missié !"Et, elle sy croit la Fatou dans sa robede corbeau qui lui fait la silhouettedune phoque !Et, elle a le cœur à louvrage commetoujours ces noirs serviles !Et, malgré que les Africains, dans leurimmense majorité, critiquent la CPI, duplus modeste au plus riche, du pluséduqué à lanalphabète, MadameBensoudan veut croire quelle peutencore servir la coloniale.Et, elle dit, à qui veut lentendre,quelle va faire appel de la CPIconcernant Laurent Gbagbo ! Lacuisinière nest pas contente, il lui fautdu gibier nègre pour le maître ! Pourcela, elle serait prête à vendre sonutérus ménopausé, pourvu que lemaître lui accorde ses rires niais, sesfélicitations dégoulinantesdhypocrisie!Et, elle dit défendre les victimes et,comme par hasard, celles-ci setrouvent exclusivement en Afrique. Ilny a pas de victimes aux USA, enFrance et partout ailleurs dans lemonde ?Et, elle y croit encore peut-être... Queferait-elle autrement ? Se suicider ?...Voilà une excellente idée, car Madame,plus jamais aucun Africain ne livrera unde ses enfants à cette cour quisadonne à la chasse à courre pouremprisonner des Africains !Calixte BeyalaSource : Facebook*Nous étions le 11 Avril 2011, le lendemain demon anniversaire, mais surtout le jourmémorable de la capture controversée deLaurent Gbagbo par les «FRCI Français». Nousne sommes même pas encore revenus de nosémotions. Certains n’ont même pas encorecolmaté les trous de leurs murs criblés par lesballes, que Gbagbo a été transféré au Golf, àKorhogo, puis…à la HAYE! Lui-même n’a pasmanqué de le signifier, lors de sa premièrecomparution. On ne l’a pas informé de sondépart. Bref…Je me demande quelle est laraison endogène à ce sprint piqué par la justiceinternationale et le pouvoir en place !Peur des troubles que pourrait susciter unjugement national ?Envie d’évacuer rapidement un dossier banal,pour prendre les vrais problèmes à bras-le-corps?Ne pas donner le temps aux avocats, aux jugeset aux inspecteurs de fouiller et de fouiner aurisque de découvrir que le camp vainqueur à lesmains tout le moins aussi tâchées de sang quel’autre ?Répondez à ces questions!Yehni DjidjiSource : blog de Yehni Djidji*« Le complexe de la colonisation est unsyndrome parfois indicible,complaisant ou génétique, qui sévitencore malheureusement dans notresociété ». (Dally Gogognon).*Dans les fersElles sontCertaines gensDans les fersEnchaînéesEt pourtantElles ignorentQu’elles sontDans les fersEnchaînées.Et doncQuand elles entendentLe bruit des fersElles jubilentHélas ! à leurs dépensCar elles croientDans leurs oreillesEntendre résonnerLes timbales d’argentLes invitant à danser.Et doncQuand bruissentLes boulets à leurs piedsEt les menottes à leurs mainsElles croient entendreLe tintement de grelotsD’un troupeau de chèvresRentrant du pâturage…Léandre SahiriPétition pour leretrait des Étatsafricains de la CPISignez la pétitionhttp://www.africain-francais.org/petition-cpi*MMM AAA TTT III ÈÈÈ RRR EEE ÀÀÀRRR ÉÉÉ FFF LLL EEE XXX III OOO NNN*LLaa ssuuppeerrcchheerriiee aa aasssseezzdduurréé.. LLeess AAffrriiccaaiinnssddooiivveenntt ssee rréévveeiilllleerr !!Cest le complexe du colonisé quicontrarie lhomme noir. Pourquoichoisir forcément Charles-Louis deMontesquieu pour baptiser uneUniversité implantée en Côte dIvoire ?Pourquoi pas le nom dun intellectuel àla peau noire? Par exemple, le "noirAméricain W.E.B.Dubois fut le premierintellectuel noir à réussir un Doctoratà luniversité dAtlanta". On peut aussiciter : Angela Davis, Stokely carmickael,Martin Luther King, Aimé Césaire,Senghor, Bernard Dadié, GeorgesNiangoran-Bouah, etc. La seuledifférence entre Montesquieu et lesintellectuels noirs cités ci-dessus, cestque monsieur" Montesquieu naît dansune famille de magistrats de bonnenoblesse dans un grand château et sesparents lui choisirent un mendiantparrain, afin quil se souvienne toute lavie que les pauvres seront ses frères".Quant aux intellectuels noirs, ils sontde familles d’extraction paysanne oufils desclaves.Pour moi, cette université aurait dûporter le nom dun intellectuel noirsymboliquement afin de montrer à nosenfants que lAfrique a connu aussi degrands hommes politiques noirs, degrands savants noirs...Liadé G
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 38AAARRRTTTSSS,,,LLLIIITTTTTTÉÉÉRRRAAATTTUUURRREEE EEETTTCCCUUULLLTTTUUURRREEELe métier de« nègre littéraire»Comme dans beaucoup de domaines, lalittérature a ses zones d’ombres. L’uned’entre elles consiste à faire appel à unécrivain caché, généralement appelé un« nègre », dont l’activité consiste à rédigerle livre d’une autre personne, célèbre leplus souvent.Cette pratique est de plus en plusrépandue par un monde médiatisé et parl’argent qu’elle rapporte aux maisonsd’édition.En quoi consiste le métier de « nègre » ?Un « nègre » ou « nègre littéraire » estl’auteur anonyme d’un texte signé parune autre personne, souvent célèbre. Il «élabore,corrige,refond lesœuvresauxquellesun autremet sonnom ».L’emploidu mot «nègre »dans cette acception date du milieu duXVIIIe siècle, en référence àl’exploitation des populations noiresd’Afrique. Aujourd’hui, certains estimentqu’il est plus politiquement correctd’utiliser le mot « nègre » avec desguillemets ou de le remplacer par lalocution « nègre littéraire » ; ces locutionssont parfois remplacées par l’anglicisme «écrivain fantôme » (« ghost writer » enanglais, cf. le film de Roman PolanskiThe Ghost Writer) ou par l’expression«prête-plume».Au XVIIIe siècle, dans le langage familierspécialisé des écrivains et des éditeurs, ontrouve le mot « teinturier » avec le mêmesens. Par exemple. Mme la comtesse deBeauharnais a fait présenter unecomédie, elle a été reçue ; on ne doutepas que le sieur Dorat ne soit sonteinturier,Voltaire, quant à lui, utilisait le terme« blanchisseur ». Selon Hetzel, Le généralManstein pressait Voltaire de revoir sesMémoires. Le roi m’a envoyé son lingesale à blanchir, il faut que le vôtreattende, répondit Voltaire, qui venait derecevoir du roi de Prusse un paquet devers à corriger.Pour mieux comprendre en quoi consistece travail, Lucie PITZALIS a interviewéun « nègre », historien de métier, qui aécrit plusieurs ouvrages historiques saluéspar la critique. Son nom ne sera pasmentionné pour conserver le secret de saparticipation à cette activité. De même,l’anonymat des personnalités évoquées aété respecté.A lire dans notre prochaine parution.*DDeevveenniirr «« nnèèggrreelliittttéérraaiirree »» cceerrtteess,, mmaaiissaa qquueell pprriixx ??Il semblerait que le métier de « nègrelittéraire » soit devenu une sorted’eldorado… En quelques jours, voicique l’on m’a demandé, par deux fois,comment devenir nègre littéraire, commesi c’était La solution pourgagner sa vie en écrivant…Il se trouve que j’ai fait laconnaissance d’un certainnombre de nègres littéraires,des professionnels quiconsacrent leur existence àécrire pour les autres, desnègres occasionnels, desauteurs satisfaits de leurexpérience, d’autres extrêmementdéçus… Tous ont un point commun :ils sont devenus nègres parce qu’ilsétaient déjà introduits dans le milieu del’édition.Par exemple, une étudiante en Lettresm’a envoyé un mail pour m’expliquerqu’elle avait envie d’être nègre et poury parvenir, avait adressé des CV auxdifférentes maisons d’édition qui,évidemment, ne lui ont pas répondu. Etpour cause… Comment peut-on confierl’écriture d’un bouquin à quelqu’un quin’a jamais rien publié ? Commentsavoir s’il est capable de mener unprojet à terme, de façon rapide etefficace ?...Pour devenir nègre, il faut donc êtreauteur soi-même, avoir été publié ousur le point de l’être. Ainsi, il y aquelques années, un auteur novice,ayant envoyé son manuscrit dans unegrande maison, s’est vu proposer uncontrat des plus particuliers : enéchange d’un beau chèque, il acceptaitde céder son texte exploité sous lenom d’une célèbre présentatrice télé.Certains, comme Bernard Fillaire, ontvoulu se consacrer, quasi uniquement, àcette activité ; d’autres ne le font quede façon exceptionnelle. Certainsn’assument pas de l’avoir été.A l’époque, j’avais interviewé deuxauteurs, reconnus, qui avaient à unmoment donné de leur vie, acceptéd’écrire des témoignages et des romanspour des célébrités, mais aujourd’hui,ceux-ci ne souhaitent plus revenir surces expériences et préfèrent tirer untrait sur leur passé.Comme la plupart des nègres l’affirment,il est parfois très frustrant d’écrire pourun autre qui, une fois le livre achevé,se l’approprie complètement, faisant fide sa collaboration…Enfin, de grandes maisons emploient, àplein temps, des nègres et autresrewriters chargés, à partir d’un synopsisde départ, d’écrire des romans, signéspar des vedettes.Donc, il est inutiled’envoyer des CV etlettres de motivationaux différentes maisonsde la place de Paris :pour devenir nègre,commencez par écrireet vous faireremarquer…Anne-Sophie DemonchySource : blog la lettrine.com*Dans notre prochaine parution :« Ecrire pour la patrie etl’avenir »Par Maurice Bandama,Ex-Président de l’Associationdes Ecrivains de Côte d’Ivoire (AECI),ministre de la culture.*Découvrez « La Maisondes Auteurs » de limoges.*(Chaque mois, nous publions dans cetterubrique une interview sur les questionsd’actualité. Nous attendons vospropositions et contributions)*
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 39Quelle place occupe lesommeil dans votre vie?« En ce qui me concerne, je passe trèssouvent des journées noires et desnuits blanches. Ne me demandez pasce que je fais en ces moments…J’écris ». Léandre Sahiri*AATTEELLIIEERR DDEECCRRIITTUURREE ::Un groupe de spécialistes se propose deréaliser très bientôt latelier de poésie. Ensix séances de deux heures et de manièresludiques. Une grande part sera laissée àléchange des participants.Contacts: 07 30 45 37 /60 13 90 26.augustegnalehi@hotmail.com*Dans notre prochaine parution :Découvrez « La Maisondes Auteurs » de limoges.*CChheerr eennffaannttQue jaime entendre, cher enfant,Ta voix belle et tendre,Comme un long murmure vacillant,Dans ce triste vent !Comme une rose qui séveilleAvec la rosée du matin,Mon âme rêveuse séveilleÀ un désir lointain.Sur tes joues denfant,Je pose mille cœursComme un bouquet de bonheurEmporté par ce glacial vent.Que jaime voir, cher enfant,Ton doux sourire des cieux,Soffrir comme des cadeaux précieux,Pour faire frissonner ma peau déléphant !À te voir marcher, en cadence,On dirait une dansePour crier sur toutes les ondesQue tu es désormais au monde.Que jaime tentendre,Que jaime te voir,Cher enfant !Comme une rose qui séveilleAvec la rosée du matin,Mon âme rêveuse séveilleÀ un désir lointain.Sur ton front denfant,Jinscris mille espoirsEt jouvre mille tiroirsVers un avenir déclinant.Que jaime entendre, cher enfant,Ta voix belle et tendre,Que jaime voir, cher enfant,Ton doux sourire plein despoirs !Evelyne Patricia LokrouLLLaaa PPPaaagggeee dddeee lll’’’AAAEEECCCIIIUne rubrique de Josué GuéboPrincipale structure des gens de lettresen Côte-d’Ivoire, lAECI (Associationdezs écrivains de Côte d’Ivoire) estdepuis plus d’une vingtaine d’années,l’espace de promotion, de valorisationdu Livre et de l’écrivain ivoirien.*Chaque mois,Le président de l’AECI vousinvite dans cette rubriqueà découvrir un auteurivoirien.Madame, monsieur,S’il vous plait, à un mariage ouà un anniversaireSongez à offrir au moins unlivre... Nous comptons sur vous!(Association des écrivains deCôte dIvoire)*LLLEEE FFF OOO RRR UUU MMMDDDUUU FFFIIILLLAAAMMMEEENNNTTTSur la problématique des Africains quine lisent pas, nous attendons vospoints de vue et témoignages.<><>« Le livre, cest ma vie ! J’y ai toutappris. J’adore lire et par dessustout, jadore écrire ». Fatim SouanouCoulibaly*QQuuee ffoonntt eett ccoommmmeenntt ffoonnttlleess ggeennss qquuii nnee lliisseenntt ppaassdduu ttoouutt ??*LLeess aauutteeuurrss àà lliirree sseelloonnEErrnneesstt HHeemmiinnggwwaayyPartir à la recherche de son auteurfavori, traverser les États-Unis sous leseul prétexte d’un coup de cœurlittéraire trouvé dans un journal auhasard d’une nouvelle… cela pourraitêtre l’intrigue d’un roman, c’est unehistoire vraie.1934. ArnoldSamuelson, 22ans, diplômé enjournalisme, parten Floriderejoindre l’auteurde cette fameusenouvelle : ErnestHemingway. Arrivé chez lui, les motslui manquent, mais il se reprend grâceà a sa motivation initiale : la nouvelle «One Trip Across » (qui deviendra plustard le roman To Have and HaveNot). Samuelson avoue à son idole sadifficulté à écrire, ce sur quoiHemingway lui donne de précieuxconseils : «Il ne faut pas trop écriredans le même temps, toujours enlaisser un peu pour le lendemain. Leprincipal, c’est de savoir à quelmoment s’arrêter».Puis, Hemingway lui conseille de senourrir des classiques, des romans quiont résisté au passage du temps, quitteà s’éloigner un peu des auteurscontemporains, et lui laisse une liste deseize ouvrages qu’il considère commeles indispensables de sa propreexpérience littéraire :The Blue Hotel (Stephen Crane)The Open Boat (Stephen Crane)Madame Bovary (Gustave Flaubert)Les Gens de Dublin (James Joyce)Le Rouge et le noir (Stendhal)Of Human Bondage (SomersetMaugham)
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 40Anna Karenine (Léon Tolstoï)Guerre et Paix (Léon Tolstoï)Les Buddenbrooks (Thomas Mann)Hail and Farewell - George MooreLes Frères Karamasov - FedorDostoïevskiThe Oxford Book of English VerseL’Énorme Chambrée - E.E. CummingsLes Hauts de Hurevent - ÉmilyBrontëFar Away and Long Ago - W.H.HudsonL’Américain - Henry James.Hemingway lui confie également unecopie de son propre livre A Farewellto Arms. Arnold Samuelson écrivit àson tour un texte, sous forme demémoires relatives à cette expériencehumaine et littéraire vécue avec ErnestHemingway : With Hemingway: AYear in Key West and Cuba.Source: Le Magazine Littéraire*Les écrivainslisent-ils ?A uteurs-TV est un concept vraimentoriginal et pertinent : un auteurfrançais parle de son travail, de sesméthodes, de sa conception del’écriture au cours d’un entretien filmé.L’interviewer s’efface complètementderrière sa caméra et laisse parler soninvité sans lui couper la parole ni lecontredire. Non seulement, l’auteurest mis à l’honneur avec beaucoup declasse mais surtout les propos tenussont souvent très intéressants.Aujourd’hui, par exemple, j’ai visionnél’entretien d’Anne Bragance. Cettefemme m’a littéralement bluffée. Elle atenu un discours que l’on n’a guèrel’habitude d’entendre ni de lireordinairement de la part d’un auteurconsacré. Ainsi, Anne Bragance, qui adéjà publié 31 livres, avoue avec unecertaine candeur qu’elle est assezparesseuse et par conséquent qu’ellene retravaille jamais ses manuscrits.Autrefois, à l’ère de la machine àécrire, elle mettait 8 mois environ pourécrire un livre, à présent, elle est plusrapide et passe 3 mois devant sonordinateur à peaufiner son histoire !Elle a également voulu mettre fin aumythe de l’écrivain intellectuel, grandlecteur de littérature classique. Selonelle, les auteurs ont beau affirmerqu’ils aiment lire et relire les Grands,ce n’est pas vrai. Ils lisent peu… Ilsveulent se donner bonne conscience.En ce qui la concerne d’ailleurs, ellepasse de nombreuses heuresquotidiennement à lire sescontemporains, parce qu’elle éprouvele besoin de confronter ses textes auxautres, de se comparer afin d’êtrecertaine qu’elle appartient à unemême communauté littéraire.Pour un auteur, comme AnneBragance, je trouve osé de confesserpubliquement qu’on ne retravaille passon manuscrit et de casser le mythe del’écrivain-lecteur.L’histoire d’Anne Bragance me faitpenser (sans vouloir faire d’associationabusive voire mensongère) à l’enquêteque j’avais menée sur les nègreslittéraires et les rewritters(correcteurs) l’an dernier. J’avais ainsiappris que des auteurs, reconnus,transmettent des manuscrits voireparfois des synopsis à l’éditeur, chargéalors de rendre les textes publiables.Pour certains porte-plume, commeDan Franck (qui vient d’ailleurs depublier son Roman nègre, chezGrasset, il y a quelques jours), tout celan’est pas grave, c’est une simplemascarade entre auteurs, nègres etéditeurs. Et le lecteur dans cetteaffaire ?Anne-Sophie DemonchySource : blog la lettrine.com*Ayant été très tôt confronté àlinjustice et à larbitraire, jedemeure un homme foncièrementengagé. Mon dernier livre estintitulé "Lettre ouverte auxNoir(e)s qui ne lisent pas". Cest unlivre de combat contrelignorance ». Léandre Sahiri*BBiibblliioo--bbuussA Bogotá, en Colombie, dans chaquestation de bus et dans les parcs : unebibliothèque gratuite. Je nose mêmepas rêver de ça à Abidjan... Les livresdisparaîtront en une nuit pour seretrouver à la "librairie par terre... (HolyDolores).*LLeettttrree oouuvveerrtteeAAuuxx NNooiirr((ee))ssqquuiinnee lliisseenntt ppaassCe livre est un plaidoyer pour laLecture, celle des Noirs.Léandre Sahiri, lauteur, nous prie delire. Il argumente pour donner auxNoirs, lenvie de Lire, lenvie de faire dela lecture notre loisir à linstar de lamusique, de la danse, des jeux vidéos,du shopping... Parce que ne pas lirereviendrait à cultiver des fléaux commelignorance, lennui, la violence, laviditéet légoïsme.Or, lire est une façon de perfectionnerson niveau éducatif, celui de sesproches.Il faut lire pour ne pas être à la mercide ceux qui savent. Il faut lire pour ne
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 41pas devenir oisif, pour ne pas devenirviolent, pour ne pas sadonner à sapropre destruction, pour comprendre lemonde dans lequel on vit, pouraugmenter sa valeur morale etintellectuelle, pour changer son rapportà largent et aux autres, au monde,pour devenir meilleur.Linstruction ou léducation ne prendpas fin au sortir de lécole. Bien heureuxcelui ou celle, qui se libérant descarcans de la vie quotidienne, acquiertencore plus de savoir, plus despritcritique, plus de courage, plus deconnaissances et compétencesmultiples, plus de créativité, plus desolidité intellectuelle.Autant de défis à relever grâce à unautre défi : la lecture, celle des Noirs.Patrice PiardonDans notre prochaine parutionLe malheur des exclusde l’écritLes gens qui ne lisent pas, qui sont-ils?Pourquoi existent-ils? Faut-il lesalphabétiser, les "lecturiser", les laissertomber? Quand ils lisent, que lisent-ils?Que leur manque-t-il pour lire comme ilfaut ? …*Dans notre prochaine parutionLes cinq avantages clés dela lecture*LLaa vviiee qquuii mmeeuurrttUn cœur qui pleuraitThéâtre de peursAmas de couleursLa vie qui fuiraitUn soleil trop noirSeul chantant la vieAlors nostalgieSeul chantant le soirUn cœur qui mouraitIllusion de plageChimères et orageD’amours qui nuiraientToute âme et espoirBonheur et pouvoirD’amours qui nuiraientDes joies et enviesTout amour de vieOù malheur duraitLa vie qui mouraitThéâtre de peursAmas de couleursHeureuse montait.Alain Serge Agnessan**LLLeeeçççooonnnsss dddeeevvviiieee(Des histoires vraies etinspirantes que vous saurezapprécier, des conseils simpleset justes que chacun de nousdevrait sapproprier dans savie).IILL YY AA TTOOUUJJOOUURRSS LLEERREETTOOUURR DDEE LLAAMMAANNIIVVEELLLLEEAucune civilisation, aucun peuple,aucune culture, aucune communauté,aucun parti politique, aucun individu…ne peut maintenir son hégémonieindéfiniment sur les autres.Tôt ou tard, arrive un jour où Dieu, levéritable Maître de nos destins,favorise de lui-même, les circonstancesde l’implacable changement,indépendamment de toute volontéhumaine.Que le témoignage du passé puisseêtre assez parlant à nos esprits pourpouvoir donner à chacun de nous, entoute humilité, la sagesse quisimpose.Que ceux qui ont de lintelligence, pourcomprendre les choses, sinstruisentsuffisamment, afin de savertir detoute dérive qui pourrait leur êtrepréjudiciable ; car, lhistoire de notreHumanité est une belle répétition.Yvette Martin*EELLLLEE PPOORRTTEE DDEESSDDEESSSSOOUUSS DDEEDDEENNTTEELLLLEESSElle porte des dessous de dentellesQu’ils soient mauves, noirs ou blancsSur son épaule une bretelleSera glissée par son amant..Il lui enlèvera sans problèmeTous ses dessous affriolantsIl l’a regardera, il l’aimeAvec amour sincèrement…Parce qu’une femme ainsi paréeApporte le plaisir des yeuxEt par son homme est admiréeAvant de lui offrir beaucoup mieux…Ce bout de tissu tellement douxN’est que l’annonce de prémicesDe tous ces ébats un peu fouQui ne sont que de doux sévicesElle porte des dessous de dentellesQu’ils soient noirs, blancs ou rosesParce qu’elle est justement de cellesQui pour son homme, elle ose !!!Béatrice Koungou*LLLiiibbbrrreeesss PPPrrrooopppooosss
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 42Cette rubrique est la vôtre. Elle vous estréservée pour vous exprimer.Librement. Pour vous prononcer sur lessujets d’actualité. Librement. Pour fairepartager vos opinions et vos thèses...RRéévveeiilllloonnss--nnoouuss !!Jai réfléchi à une chose pourcomprendre pourquoi certainsAfricains pour les citer, les dirigeantsafricains sont-ils bêtes etinintelligents? Et, la réponse quimest parvenue à lesprit me figea etjesquissai un petit sourire pour direque javais vraiment compris. Lisezcela en quelques lignes...Les occidentaux, sinon les hommes àla peau blanche, cherchent delargent pour régner et être les plusforts afin de mieux asseoir leursdominations auprès de ceux qui lespossèdent les ressources, lesAfricains. Mais, les Africains, eux,sabaissent face ces hommes blancspour leur demander de largent enles servant afin de dominer, euxaussi, sur une tribu, qui leurappartient et dans lequel, il y estdéjà, afin dasseoir, lui aussi cettedomination.Comment est-ce que jai quelquechose, à cette ère du 3è millénaire etje vais quémander, mendier ?Riche Afrique ! Et pauvres dirigeants:des gens inconscients, inintelligents,insoucieux du bien-être dautrui,bêtes, attardés mentaux en liberté.La Bible dit à leur sujet, ceux qui ontde telles mentalités dans Les épitresde Paul aux Galates, chapitre 4 v 1-2 :" Hors ! Aussi longtemps que lhéritierest enfant, je dis quil ne diffère enrien dun esclave, quoi quil soit lemaître de tout. Mais, il est sous destuteurs et des administrateursjusquau temps marqué par le père ".A quand alors votre tour pour que lepère vous trouve maintenant sage etintelligent pour vous léguer vos biensafin que vous ne les gaspiller pas àcause de votre intelligence denfant ?Seigneur ! Réveille les consciencesdes gens qui en sont dignes et enlèvedu trône les insensés qui opprimentet écrasent le peuple au profit desétrangers méchants, gloutons, avareset véreux.Esdras Aholi*LLee jjoouurr ooùù jj’’aaii ppeerrdduummaa mmèèrreeLe jour où j’ai perdu ma mèreJ’ai entendu mon cœur grondercomme des vagues en merEmportant dans son sillage lesquelques coquillages d’espoirs quirestaientCoagulant les quelques gouttes dusang qui circulaient encore versmon cœurJ’ai compris ce jour, que mon pèren’était pas un dieu,J’ai compris dans les yeux de masœur, que rien ne valait encore lapeineLe jour où j’ai perdu ma mère,J’ai gouté au côté amer de la vieCe jour, le chant des anges, m’estparue mélancoliqueCe jour, les paroles des dieux,m’ont parue vaines, futilesCe jour, l’enfer je l’ai vécu dans machair,Dans cette âme qui bouillonnait,Avec des yeux coulant les larves duvolcan qui dormait depuisLe jour où j’ai perdu ma mère,J’ai mordu dans la poussièreJ’ai rendu les armes, signé madéfaiteEt J’ai vu maman me tendre sonbrassardMoi, son garçon, qui sortait juste dela madrasaEt qui devrait maintenant porté,elle, son dossardPour la faire revivre.Et pour parler un instant au tempsqui partait, Je me suis arrêtéPour dire, redire, crier toute mahaine, toute mon impuissance.Nouhoo Nou KouatEEEtttaaattt dddeee nnnooosssDDDrrroooiiitttsssUne Rubrique du juriste JuliusBlawa Gueye pour faire l’état deslieux des droits de l’homme et ducitoyen, en particulier sur lecontinent africain)AALLAASSSSAANNEE OOUUAATTTTAARRAA ::MMAAÎÎTTRREE AABBSSOOLLUUDDEE LLAA CCÔÔTTEE DD’’IIVVOOIIRREELes parlementaires ivoiriens viennentd’accorder –sans surprise- à Ouattara, ledroit de gouverner par ordonnance. Enclair, Ouattara exercera des prérogativeslégislatives. Et donc, les députés serontpayés à dormir, n’auront plus à planchersur la loi de Finances, ni sur des mesuresque seul Ouattara jugera « sociales ».L’instrument de cette délégation depouvoirs, est l’article 75 de la constitution.A nos yeux, recourir à cet article paraitinopportun et contrairement aux idéespropagées par ses hommes, ce recours estexclusivement destiné à faire d’alassaneOuattara le maître absolu de notre pays. Cadonne des frayeurs, quand on sait quecomme dit M o n t e s q u i e u , « l ep o u v o i r r e n d f o u , l e p o u v o i ra b s o l u r e n d a b s o l u m e n t f o u » .Alain Bouikalo,Juriste.*LLeess oobbjjeeccttiiffssdduu mmaarriiaaggeeSelon la Sainte Bible, Dieu a créél’homme et ensuite, la femme. Pouréviter la solitude, entre autres à‘homme au jardin d’Eden, Dieu lui pritune côte et façonna sa compagne.Ainsi, dans le fond, se marier, c’estaccepter la vie au moins, à deux pourne pas vivre isolément. Naturellement,ce sont deux parties qui s’unissentdans le mariage. Cela peut être poursceller un pacte en vue de vivre enbonne intelligence avec un ou d’autrespeuples si ce ne sont d’autres familleset alliés. L’histoire du monde regorgede ce genre d’union. De nos jours, lemariage est plus souvent une affaire de
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 43deux personnes qui se choisissent paramour, mais il arrive également quedes mariages soient arrangés par lesfamilles des deux futurs conjoints. Il y ades mariages dits instantanés, c’est letype choisi par le code civil français parexemple ou par la plupart des religionsà traves une formule : « au nom de (..),je vousdéclaremari etfemme». Parcontre,il y a desunionsdont lacommissions’étale dans le temps. Généralementaprès les fiançailles servant de prélude,vient le moment solennel. Cependant,en Afrique notamment dans certainspays musulmans, il y a le temps de la« cola », puis petit à petit, on avancedans les cérémonies jusqu’à laconsommation du mariage. Toutes cesprocédures ont souvent pour but deménager l’honneur des familles (cellequi reçoit ou celle qui donne enmariage).Il arrive que le mariage soit contractépour juste un voyage. C’est un contratselon lequel les deux conjoints seséparent à la fin du voyage. Dansd’autres cas, la femme durant sa vies’unit à plusieurs mâles et vers la fin, sechoisit celui avec lequel, elle veutterminer ses vieux jours… Pour donnerune descendance à une femme âgéequi n’en a pas eu, dans des paysd’Afrique de l’Est (Kenya-Tanzanie), lacoutume permet à une dame (âgée) dese prendre une ou deux épouses, plusjeunes qu’elle, mais en âge deprocréer ; peu importera le géniteurdes enfants à venir. (Souvent on lechoisira dans la famille élargie de la« femme-mari ». Au Nord-ouest de laCôte d’Ivoire, une femme peut devenirmari de la veuve de son parent s’il n’ya pas dans la famille un homme quipeut y prétendre.Du point de vue religieux, surtout dansla culture judéo-chrétienne, la familleadmet un chef. Et c’est le mari qui faitoffice de chef de famille. La loi leconsacre expressément à traverscertains articles. Depuis 1964, voireplus tard, la tendance est à l’égalitédans le couple. La femme de plus enplus s’émancipe, dès lors que la sociétéest de moins en moins dominée par leshommes ; ce qui est une bonne chose.La Côte d’Ivoire sous AlassaneDramane Ouattara a fait un bond dansl’inconnue par une récente loi donnantla possibilité à l’homme ou à la femmed’être chef de famille dans un couplemarié. Malgré la position pédagogiquedes députés du Parti Démocratique deCôte d’Ivoire (PDCI), le gouvernementa subi le courroux d’ADO et a étédissout pour manque de soutien desparlementaires au gouvernement. Lesdéputés issus du vieux parti ivoiriensouhaiteraient procéder au cas par cas,c’est-à-dire qu’au moment de lacélébration du mariage, le couplechoisirait le chef de famille. Hélas,cette solution a été rejetée au profitdes vues du gouvernement.Aujourd’hui, nous craignons que lesIvoiriens qui sont très pragmatiques,ne contournent la loi par l’unioncoutumière, sans opter pour lemariage civil.La notion de mariage, n’est donc pasfigée, elle évolue à travers le temps.L’actualité nous conduit en plein dansle changement de l’acception du motmariage et de son contenu.Le mariage n’est certes pas à notresens indispensable à l’homme, mais entant qu’union dont il est unecomposante essentielle, il estnécessaire et impérieux de vivre encouple hétérosexuel pour l’équilibrepsychique, mais également pour lasurvie de l’espèce. La loi devrait unefois pour toutes, cadrer les unionsd’homosexuels, tout en mettant desgarde-fous temporaires à l’adoptiond’enfants chez eux.Louis-Freddy Aguisso*ZZeelliikkeezzeeJe suis un nain qui ose se leverJe suis perdu au milieu de vousJe vous entends tousJe ne vous comprends guèrePourquoi parlez-vous toujours de diplômes?Pourquoi enseignez-vous toujours en patoiscaucasiens?Pourquoi vous réfugiez-vous là-bas ?Chez nos pires ennemisCes lieux infectés de varansNégrophobesPour parler de nousEt forcément contre notre Badwê?Pourquoi?!Commencez par cette questionfondamentaleDite et écriteAbondammentOuiAbondammentPar Césaire le DéportéA Senghor l’IndigèneDialoguant de notre NationDans les mots incarnésNégritudeEthnicityIdentitéDu paysDe nos souchesDe nos entrailles immortellesNon, chers amis instituteurs dhistoiresNon, chers amis écrivains de mal-motsNon, chers amis instruits des névrosesalbâtresNon, chers amis « cultivés » aux sarcasmesdes carcansNon, chers amis des cloîtres universitairesNon, chers amis bannis et contraintsA l’erranceA lhospitalité froide des kiévitesDe la captivité intolérableRedevenez Badwê simplementQuant à moi votre honte refouléeJe veux être un authentique enfant BadwêEn osmose avec ce qui nous faitAvec la brousse galeuse et puanteDe NahiblyDe GuitrozonDe Petit DuékouéDAdebemDOkrouyoDe GabaDe MenegnelilieJe veux être la fierté des miensChez nousDans le BadwêInstruit ou nonCultivé ou nonDiplômé ou nonJe ne veux plus être ami avec Tacite etCicéronJe ne veux plus être ami avec DiderotJe récuse Rousseau et CassinJe veux être à limage de Zokou GbeuliJe veux être le petit fils de Gokala WondjiJe veux incarner la Mémoire des miensMémoire renouveléeEntendez-vous ?Mémoire renouveléeDans le Zakatia libreLettê naa LettêLe jour se lève toujours<>
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 44Cetterubriquen`a pas pour but d`indexer qui que cesoit, ni de dresser les gens les uns contreles autres. Il s’agit plutôt de contribuer àréveiller les esprits et les consciences surdes sujets épineux concernantspécifiquement la religion. Il s’agit desusciter des réactions qui vont, nousl’espérons, provoquer des actes positifspour la communauté africaine vivant surle continent ou ailleurs dans le monde.JJééssuuss àà MMaaggddaallaa,,cchheezz MMaarriieeA Magdala, chez Marie, la prostituée, Jésusle puceau est depuis une semaine. Blesséau pied, elle la soigné, avec un onguent, etla retenu. Cest le jour de ladieu, mais quesest-il passé entre Marie et Jésus?- Mais non, pas Jésus quand-même! Tu esle fils de qui?- De Joseph, un charpentier, crucifié àSéphoris et de Marie une cardeuse de laine.- Pourquoi tu nes pas resté avec ta mère àNazareth?- Des divergences entre nous, car après manaissance à Bethléem, des enfants ont ététués, mon père na rien fait pour les sauver,me sauvant moi.- Pauvre de toi ! Mais, tu es vivant et celacompte.- Garde-moi dans ton cœur. Je netoublierai pas, ni ta bonté, ni ta beauté.- Tu nas pas connu ma beauté dantan.- Ta beauté de maintenant est belle aussi.- Ta blessure va mieux, mais tu peux resterencore.- Tu dis que je vais mieux ; et puis, il y a tavie.- Ma vie cest toi maintenant.- Pourquoi ?- Parce que tu es depuis mon bien-aimé.- Tu ne me connais pas, je suis venu tedemander secours et tu as eu pitié de madouleur.- Mon cœur a tressailli dès que je tai vu, jetai aimé et puis tu m’as enseigné deschoses que j’ignorais.- Je ne pouvais ni tenseigner ni te soigner,tu nas aucune blessure.- Si ! Tu la trouveras si tu cherches.- Dis-moi. Cette porte et la fente entre mescuisses, des gens entraient avant toi, monbien-aimé.- Je suis vraiment ton bien-aimé?- Oui et la porte et la fente sont désormaisfermées, sauf à toi.- Nous ne pouvons pas vivre ensemble.- Tu ne peux pas vivre avec une prostituée?- Non.- Je ne serai plus une prostituée.- Tu me demandes trop.- Je ne demande rien que tu ne peux medonner, ou bien tu es jeune et moi non?- Toi aussi tu es jeune.- Mais plus vieille que toi.- Cest vrai, je suis stupide.- Non, tu es innocent.- Je ne le suis plus...(A ce moment, un client de Marie frappe àla porte).- Cest qui cet homme, il a trop duré, il nesait pas faire ou ne peut pas faire?(Marie sort et s’adresse à l’homme).- Toi là, sache que ce que tu as pu, tu ne lepourras plus ; ce que tu as fait, tu ne leferas plus jamais. Va-ten.- Femme ingrate et maudite va!- Tu te trompes, tu ne trouveras plus aumonde une femme plus bénie que moi.- Eh Dieu !...Paul Zahiri,Politologue, philosophe*ET L’HOMME CRÉA DIEU ÀSON IMAGEEt l’homme créa Dieu à son imageAvec toutes les imperfections de sonhumanité.Un Dieu sanguinaire, raciste, extrémiste,fanatique et sauvage,Dont ils témoignent en actes, paroles etpensées.Un Dieu épouvantail passionné dechâtiment,Qui vit de notre foi aveugle et existe grâceà notre peur de l’enfer ;Un Dieu cruel qui vit de nos ascèses, unDieu extrêmement intolérant ;Le Dieu de la loi du talion, de la charia, dela haine pour nos frères.Un Dieu qui motive à la paresse, à ladémission, à l’irresponsabilité,Pour n’attendre de lui que vie de facilité ethypothétiques miracles ;Un Dieu d’une volubilité de prostituée,A qui on attribue la paternité demensongers oracles.Un Dieu qui emmerde le monde et nerespecte pas la liberté des autres,Par des évangélisations bruyantes deserviteurs au zèle démesuré :Pasteurs, évangélistes, bergers,modérateurs, bishops, seigneurs, apôtres…Arrogants de détenir le monopole du salutet de la vérité.Un Dieu fanatique d’offrandes de quêtesspéciales et de dîmes détournées,Un Dieu qui n’est ni celui de la Bible, duCoran et de la Torah.Un Dieu qui fait l’apologie de l’évangile dela prospérité ;Un Dieu dictateur qui ne donne guère à sesouailles le choix.Un Dieu qui béni les attentats à la bombesans repentanceUn Dieu qui promet des vierges au paradisaprès des attentas kamikaze ;Un Dieu qui motive au culte de la violence,Un Dieu qui ne parle que de crime dans sesmoindres phrases.Un Dieu autiste malade d’une grave cécitédoublée de surdité,A qui pour parler il faut obligatoirementdes cris hors des normes.Voilà le portrait du Dieu qu’à son imagel’homme à crée,Et non celui qui à son image a créel’homme.Yahn Aka*DDaavviidd OOyyeeddeeppoo,, llee ppaasstteeuurrllee pplluuss rriicchhee ddAAffrriiqquueeLe pasteur Nigérian David Oyedepo est leplus riche dAfrique, avec 104 millionsdeuros de revenus par an au moins. Il estle fondateur de la congrégation appelée"La Chapelle des Vainqueurs" qui a uneantenne dans chacun des pays chrétiensdu continent.David Oyedepo sest payé un jet privéGulfstream V de 21 millions deuros, sansparler de sa Rolls Royce Phantom quicoûte 400.000 euros. Ses fidèlesconsacrent 30 % de leurs revenus pour sonÉglise. Voici donc ce marchand demiracles dans son jet tout joyeux,appréciant la vie,pendantque lesmoutonsde sonéglisefinancent, àgrandssacrifices, leur entrée au paradis de Jesus, parceque « Heureux les pauvres car le royaumedes cieux leur appartient !»Mais, finalement...Qui blâmer en premierlieu ? Lui qui profite effrontément dudésarroi des autres ? Ou les abrutis qui lechoient et lengraissent, en mettant toutleur espoir dans dhypothétiquespromesses de bénédictions divines ?...(Source : La page Uhem Mesut).**AAtthhééeess :: qquueelllleess ssoonntt vvooss pprreeuuvveessqquuee DDiieeuu nneexxiissttee ppaass ??*A tt e nti on a u x M ar cha n d sD e mi r ac le s*
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 45SSSAAANNNTTTEEECCCOOONNNSSSEEEIIILLLSSSMMaall ddee ddooss ::77 ccoonnsseeiillss pprraattiiqquueessppoouurr pprréévveenniirr oouugguuéérriirrDans le monde, 8 personnes sur 10souffrent de « rachialgie »communément appelée mal de dos. Cen’est pas une maladie de « vieux », niune fatalité. On peut l’éviter ou enguérir. Il suffit de ménager notre dos,par des pratiques et des gestes simplesque nous indiquons ci-dessous :1. Prenons l’habitude de nous tenirdroit! Très tôt, il faut apprendre auxenfants à bien se tenir.2. Faisons attention à notre poids. Pourpréserver un bon dos et une bonnesanté, mieux vaut faire attention ausurpoids.3. Pratiquer les sports qui contribuent àpréserver une bonne musculature etune posture vertébrale correcte.4. Eviter certains sports. II faut êtrevigilant en cas de pratique intensive desport à risque, soit à cause de leurviolence (sport de combat), soit enraison de l’asymétrie des mouvements(squash...).5. Dormir sur une bonne literie.Entendons par bonne literie : un matelassuffisamment ferme et un sommierassez rigide qui apportent un bonsoutien vertébral en position allongée.6. Prendre soin de se relaxer, surtout encas de stress. Les pratiques physiques(relaxation, gymnastique douce,stretching), contribuant à étendre et àdécontracter les muscles, sontrecommandées en cas de tension ou dedépression.7. Prendre l’habitude de se mettre enbonne posture pendant les travaux etautres activités. Par exemple :Source : Document Assureurs PréventionSanté (APS), France.*EEnn ttoouuss tteemmppss eett eenn ttoouusslliieeuuxx,, pprreenneezz ssooiinn ddee vvoottrreeddooss..Par exemple, quel que soit le matérieldont vous disposez, quelques gestessimples permettent déjà de soulager ledos : il est indispensable de changerrégulièrement de position, de se lever,de marcher et de s’étirer.Le dos est un élément essentiel dansla vie quotidienneTout comme les jambes et les bras, ledos est un élément essentiel aufonctionnement global du corps humain.On sait aujourd’hui que lorsqu’on a malau dos, il est préférable de garder uneactivité physique la plus normalepossible ou de reprendre cette activitéle plus tôt possible.Vous devez pour cela faire les gestes quiconviennent et sont les mieux tolérés.Vous devez également aménager votreenvironnement.Les recommandations suivantes portentsur ces deux aspects. Elles ne doiventpas bien sûr être appliquées à la lettrepar tout le monde et en tout lieu. Parlez-en à votre médecin.Quel que soit le matériel dont vousdisposez, quelques gestes simplespermettent déjà de soulager le dos :a) il est indispensable de changerrégulièrement de position, de se lever,de marcher et de s’étirer.b) Le dos est fait pour le mouvement ; ildoit bouger et travailler pour être enforme. Le plus souvent, c’est parce qu’ilest trop peu ou mal sollicité qu’il estdouloureux. Pour prévenir le mal dedos, il est donc primordial de maintenirune bonne condition physique généraleen faisant de l’exercice.c) Pendant les épisodes douloureux, s’ils’agit d’une rachialgie commune, il estnécessaire autant que possible demaintenir ses activités normales de lavie quotidienne ou les reprendre aprèsau maximum 5 jours de repos au lit(sauf indication contraire du médecin),afin d’éviter de raidir le dos et deretarder la guérison. Exemple : se lever,s’habiller, monter et descendre desescaliers, préparer à manger, effectuerprogressivement des travauxménagers… et tout ce qu’il est possiblede faire dans la limite autorisée par ladouleur.En cas de maux de dos persistant au-delà de 4 à 6 semaines, intermittents ourécidivants, et si votre médecinconfirme le diagnostic de rachialgiecommune, il est fortement recommandéd’effectuer des exercices physiques.Parlez-en à votre médecin ou à votrekinésithérapeute qui vous conseillera letype d’activité physique le plus adapté.Il est conseillé de commencer par desexercices d’étirement, de tonification etde relaxation comme ceux indiqués dansle chapitre suivant, puis d’envisager uneactivité physique d’endurance adaptée àvos possibilités (marche à pied,natation, vélo…*Dans notre prochaine parution :Brûlures destomac et remontéesacides : quelques conseilspratiques*Le gingembre : une plante dontles vertus médicinales sontconnues et utilisées depuis plusde 6000 ans dans la médecinetraditionnelle ...*Prendre soin de soi, de sa vie*Comment se défaire despensées négatives ?*
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 46AAAMMMAAANNNIIIEEENNN ???.........Emprunté à une des nombreuses languesafricaines, ce mot AMANIEN, signifielittéralement « comment ça va ? » ou bien« On dit quoi ? », c’est-à-dire : quelles sontles nouvelles du pays ?# 1Koua Justin, le Secrétaire national de laJeunesse du FPI était depuis longtempsdans le viseur du régime Ouattara.Activement recherché par lesRenseignements Généraux (RG) de lapolice nationale, aux fins de le mettre auxarrêts. Prévenu par une source anonyme,il a réussi à quitter les lieux de son serviceà Daloa, agence de la Direction généraledes Impôts, L’endroit a été encerclé pardes éléments armés en civils qui ontfouillee de fond en comble tous lesbureaux aux fins de le capturer. KouaJustin a, lui-même, confirmé cesinformations dans un message ci-dessouspostésurfacebooketpublié parlequotidien L’Intelligent d’Abidjan du05/06/2013 : « Combattants d’ici etd’ailleurs: continuez le combat avecdignité. Au moment où j’écris ces lignes, letemps joue contre moi. Activementrecherché par les RenseignementsGénéraux (RG) de la police nationale, ladécision de me mettre aux arrêts étantconfirmée, je me dois de vous dire ceci:Rien ne doit altérer notre volonté de fairetriompher la vérité portée par le PrésidentGbagbo Laurent. Il est le vainqueur desélections de Novembre 2010. Aucuneintimidation ou torture d’où qu’elle viennene doit ébranler notre conviction decombattre le régime moribond deDramane Ouattara. Un régime imposé pardes armées étrangères. Nous n’avonsqu’un seul et unique devoir : combattreavec les moyens légaux pour restaurer ladignité de notre pays. Quant à moi, je suisdisposé à affronter toutes les épreuves quise présenteront à moi. S’il en faut, c’estavec joie que j’irai m’abreuver davantageà la source de l’immense savoirintarissable de nos illustres combattantsque sont Sangaré Aboudrahamane, AffiN’Guessan, Lida Kouassi, DouatyAlphonse… Continuez la lutte sans relâche.Continuez la lutte sans faiblir. Sanscompromission. Car la victoire est à nosportes. L’ennemi est plus que jamaisconfondu. Car bientôt, le PrésidentGbagbo Laurent recouvrera la liberté.Pour l’honneur et la gloire de son pays.Gbagbo compte sur vous ! La Côte d’Ivoirecompte sur ses enfants! Dieu aimeGbagbo ! J. K ».Ce qui est arrivé à Justin Koua m’a rappelé(drôlement!) mon départ en exil en 1987,dans les mêmes conditions et dans lesmêmes circonstances, à la seuledifférence que, moi c’était sousHouphouët-Boigny. A cette époque, sur labase de son expérience personnelle (exilen Guinée), lex-député de Bouaflé, YaoNgo Blaise, qui m’a fait le grand honneurde me compter parmi ses amis, mavaitainsi instruit : "Dans un pays où le bonsens ne protège plus, la sagessecommande de fuir". Je ne m’étais pas faitrépéter ce conseil que Koua Justin n’a pasentendu de la meme oreille.En effet, il a été arrêté vendredi 7juin. Les autorités ivoiriennesl’accusent de porter « atteinte à lasûreté de l’Etat ». Sous ce prétexte,pour le moins fallacieux, on peutinterpeller et poursuivre n’importequi, pour peu qu’on soit soupçonnéde… Placé sous mandat de dépôt, il aété transféré hier à la Maca. LéandreSahiri.# 2OUEDRAOGO AMADE OUREMI est partimais le système reste en place. Unequestion est de faire partir la personned’AMADE, et une autre est de rétrocéderles terres des pauvres paysans et demettre fin à la terreur quil a installée àlouest.AMADE était à la tête de plus de 2.000hommes. Où sont-ils ? Et leur armement ?Car, lui-même se plaisait à dire quil étaitlourdement armé. Que deviennent tousces burkinabés à qui il a donné les terresarrachées de force aux populations wê?(Larosee Dumatin)#3Conflit de compétence et d’existenceentre CDVR et PNCS ?La mission du Programme National pour laCohésion Sociale (PNCS) s’étend surquatre ans et aura comme budget defonctionnement sept milliards de F. Cfa.Sa coordinatrice, Marietou Koné, adéclaré (Le Nouveau Réveil): « nous nevoulons pas prendre la place de la CDVR ».Reste à vérifier. Tout simplement.CÉSAR DJEDJE MELSource : www.ihfodrome.com# 4APRES LES ELECTIONS LOCALES : Le mairede Gagnoa introuvableA peine a-t-il étéélu maire de Gagnoa quil estintrouvable.Lui, cest lemaireintérimairesortant,Bamba Medji,qui a remportélesmunicipales àGagnoa, selonles résultats proclamés par laCommission électorale indépendante(CEI). Que se passe-t-il ? (VENANCEKOKORA).#5Conflit de compétence et d’existenceentre CDVR et PNCS ?La mission du Programme National pour laCohésion Sociale (PNCS) s’étend surquatre ans et aura comme budget defonctionnement sept milliards de F. Cfa.Sa coordinatrice, Marietou Koné, adéclaré (Le Nouveau Réveil ): « nous nevoulons pas prendre la place de la CDVR ».Reste à vérifier. Tout simplement.CÉSAR DJEDJE MELSource : www.ihfodrome.com#6Vous avez dit sécurité !Un mini car transportant des footballeursde l’E.S Bafing de Touba a été attaqué parun gang armé, à quelque 5 km de Bangolo(Ouest, région du Guémon) : 1 mort et 23blessés. Le mini avait à son bord lesjoueurs et encadreurs de l’équipe defootball de Touba. Les braqueurs ont tirédes rafales de kalachnikovs dans levéhicule avant de dépouiller leursvictimes. La gendarmerie informée s’estdéportée sur les lieux pour les constatsd’usage et a ouvert une enquête. (source :Linter).#735 titres journaux et magazines interdits,sous prétexte qu’ils ne respectent pas lesnormes d’une entreprise de presse et netravaillent pas conformément à la loi de2004. Au nombre de ces journaux, onpeut citer l’Intelligent d’Abidjan, LeNouveau Courrier, La Matinale,Aujourd’hui, et Le Républicain. Selon leprésident du Conseil national de la Presse(CNP), M. Raphaël Lapké Oré, cettedécision du CNP vise à « assainir lepaysage médiatique ». On connaissaitRaphaël Lapké Oré comme journaliste eton s’attendait à ce que, à ce poste, il
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 47protège la liberté de presse et d’opinion, àce qu’il négocie les moyens pour favoriserla promotion de la presse. On neconnaissait pas Raphaël Lapké Oré commepolicier ou chef de brigade.#8Mon oncle vient de rentrer de sa visite dela Haye, voir le président Laurent Gbagbo.Pour avoir accès au président Gbagbo, ilte faut 1 euro juste pour offrir du café ànotre président. Il se porte très bien, ilsalue toute l’Afrique, et fait un clin dœilaux chefs détats de l’Afrique anglophonequi ne cessent de l’appeler matin midi etsoir et proposent même de laccueillir,une fois sorti de La Haye. Mon oncle m’aaussi informé que le président Gbagbo luia dit ceci, en haussant la tête : « je suisdéçu de mes homologues présidents del’Afrique francophone, car jusquici aucundentre eux na osé m’appeler… ». Ça faitpitié ! (Kwlutchy Qwaess).#9Au secours M. le président de laRépublique de CI, Alassane Ouattara.Amphi Niangoran-Bouah de lUFR SHS delUniversité Félix Houphouët-BoignyCocody-Abidjan Mai 2013. Table de travaildes enseignants. Mobilier branlantsoutenu par des briques. (Boa ThiéméléRamsès).NOTA :« Merci professeur Boa. Vous vous souciezde lavenir de la nation ; car, au fond, cenest pas la table qui vous intéresse, maisles conditions dans lesquelles serontformés les cadres du pays. En réalité, nousn’avons pas compris le "départ nouveau"du ministre de tutelle. Il faut désormaisentendre par ce slogan un départ où nesont plus prioritaires les formations desétudiants, léquipement desamphithéâtres et les salles de TD, maislespace vert et lamphithéâtre A duDistrict pour leurs manifestations. Sinon,comment comprendre que cetamphithéâtre soit réservé uniquementpour leurs manifestations au moment oùnous faisons des cours en plein air. Jelance à la suite du professeur Boa cemême appel : M. le Président de larépublique pour lavenir de la nation,venez au secours des étudiants ». (OuatiliDah)<><>« J’ai peur que vos appels, professeurs boaet Dah, ne soient pas entendus par nosautorités, étant entendu que le pouvoirrend sourd, aveugle et parfois muetaussi ». Léandre Sahiri.*ÉÉlliitteeDe tes discours videsDe tes manœuvres occultesLe peuple est en colère et fatiguéQuel rôle joues-tu ?Ta mère s’éteint derrièreLe mur de désastres que tu asdresséPour mieux l’assujettir et l’userQuel rôle joues-tu ?Le peuple est à genouxNotre pays se meurtQuel rôle joues-tu ?L’Afrique est à l’agonieTa mère Afrique a besoin d’actesEt non de tes verbiagesQuel rôle est le tien?...Sylvain de Bogou*PKM Ecrivaine-poétesse*LLeess ccoonnssééqquueenncceess nnééggaattiivveesseett nnuuiissiibblleess ddeess «« ccoommpptteessdd’’ooppéérraattiioonnss »»Le professeur Nicolas Agbohou démontre,dans cet article, comment les comptesdopérations profitent à la France etsopposent fondamentalement audéveloppement socio-économique des paysafricains de la zone franc CFA.Les quatre principes de la zone Franc sontla centralisation des changes, la fixité desparités entre le franc CFA et leuro, la libreconvertibilité des francs CFA en euros etla libre transférabilité des capitaux de lazone Franc vers la France. Ils sont tousinspirés par le nazisme monétaire etsopposent fondamentalement au vraidécollage socio-économique de lAfriquefrancophone. Inspirée par le nazismemonétaire dont elle a été victime (lire Le Filamentnuméro 27, mars 2013), la France oblige chaqueBanque Centrale africaine à ouvrir et alimenter,au Trésor Public français, un compte courantappelé : « comptes dopérations »… Lescomptes dopérations ont desconséquences très nuisibles aux Africains.Quelles sont ces conséquences ? Réponsedans la prochaine parution du Filament.(A suivre)Nicolas Agbohou*« A l’heure actuelle, nous lesAfricains, nous disposons deplus de 3.000 milliards defrancs CFA logés dans lescaisses du trésor français »(Professeur Kako Nubukpo).Source : Ouestafnews
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 48Dansnotreprochaineparution:Découvrez :« Lassociation Côte dIvoire-Mahibouo »QQuueessttiioonndd’’EEccoonnoommiiee ??......…… LLee pprrooffeesssseeuurrNNiiccoollaass AAggbboohhoouu vvoouussrrééppoonndd ……*QQQuuueeessstttiiiooonnnddd’’’EEEcccooonnnooommmiiieee ???.........La monnaie nationalegarantit-elle lasouveraineté d’un pays ?Le professeur Agbohou fait-il soncinéma du théoricien de lasouveraineté par la monnaie desNoirs. Je constate que le Zaïre deMobutu a eu sa monnaie nationale.Où en sommes-nous avec lasouveraineté de la RDC? Je croissavoir que la Guinée Conakry a ditnon au fascisme français, a eu samonnaie nationale. Où en sommes-nous avec sa souveraineté? Le Mali aeu sa monnaie nationale. Où estpassée sa souveraineté? Non, PrAgbohou Nicolas, il faut arrêter lesinepties intellectuelles et ousavantes. Lisez et relisez lavantpropos de votre livre signé de JeanZiegler, votre mentor!On nous a dit, en France, que lEurogarantit la souveraineté de laFrance. Et ça, ce sont vos maîtresduniversité qui lont dit. Le francfrançais, exclusivement monnaie dela France, ne garantissait pas sasouveraineté, au point de la diluerdans une monnaie, dirons-nous,extravertie.Plus grave, malgré la force du billetvert, les États Unis sont en guerrepartout pour survivre. Donc, sapuissante monnaie ne garantit plus sasouveraineté désormais dominée parles fonds de pension.Ce nest quun point de vue inculte.Lettê naa LettêLe jour se lève toujours<><><><>REPONSEDE NICOLAS AGBOHOUCCoonnssttrruuiirree llaavveenniirr dduu ppaayyss eennccoommppttaanntt uunniiqquueemmeenntt ssuurr llaammeennddiicciittéé ffiinnaanncciièèrreeééttrraannggèèrree.. DD’’ooùù,, llaa nnéécceessssiitteeddee bbaattttrree nnoottrree mmoonnnnaaiieeEn lisant ce point de vue de Lettê naaLettê, je me rends bien compte que lechemin est encore long à parcourir pourarriver à faire comprendre aux Africainsde la zone Franc quil nexiste pas sur laterre un seul pays qui soit développé,alors qu’il est dépouillé de souverainetémonétaire. Car, pour faire circulernormalement une voiture, il faut ducarburant ou de lélectricité pour les autosélectriques.De la même manière, la monnaie estindispensable à léconomie. Elle permetde mettre en mouvement les forces detravail et le génie inventif ou créatif quiproduisent la richesse nationale endétruisant la pauvreté locale.La confiscation ou le contrôle de lamonnaie par la main étrangère atrophie lapuissance de production des richesses parles nationaux qui se laissent dévorer par lapauvreté.Payez une personne avec la monnaielocale et elle vous produira la richesse quevous avez choisie : une maison, desproduits vivriers, des tables, des habits,des routes, des hôpitaux, la sécurité,léducation nationale, des loisirs, etc.Labsence de monnaie nationale nepermet pas de mobiliser objectivementles forces de travail du pays. Celui-ci misealors sur la mendicité financièreinternationale appauvrissante pourespérer atteindre un développementharmonieux.Le franc CFA oblige les pays africainsutilisateurs à déposer 50% de leursdevises ou recettes dexportation enFrance qui sen sert pour multiples usagespersonnels comme par exemple lacouverture de son déficit budgétaire, lepaiement partiel du déficit de sa balancede paiement ou de ses importations enprovenance des pays étrangers,lendettement des pays africains avec lesintérêts financiers rapportés par lescapitaux des Africains confisqués auTrésor Public français, etc.Contrairement à lidée fausse largementrépandue, un seul euro séchange contre :a) 1500 wons de la Corée du Sud qui, avec31.700 dollars par habitant en 2011, estaujourdhui en tête de tous les paysafricains derrière lesquels elle se classaiten 1960. Cest le cas, par exemple, de laRépublique de Centrafrique, de la RCI etdu Cameroun qui ont respectivement 760,1600 et 2100 dollars par habitant en2011.b) 12.000 roupies de lIndonésie qui a4.300 dollars par habitant. L’Indonésiedépasse largement tous les pays de lazone franc cfac)-15.000 rials de lIran dont le PIB parhabitant excède 12.200 dollars et faittrembler lOccident.d) 27.200 dongs du Vietnam qui, malgréson blocage économique par sa longueguerre contre les États-Unis dAmérique, a3.200 dollars par habitant et demeureactuellement le deuxième paysproducteur et exportateur mondial du rizquimportent presque tous les paysperdus dans les forêts africaines trèsgénéreuses.e) 655,957 f CFA du Niger, du Mali ou duBurkina Faso qui sont au bas de léchellemondiale, malgré la robustesse de leurprétendue monnaie f CFA, encomparaison avec le won sud coréen, laroupie indonésienne, le rial iranien et ledong vietnamien.
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 49Par ailleurs, une personne majeure, qui atoutes ses facultés au grand complet, doitsassumer en gérant ses propres revenus.De même, un pays dit indépendant doitbattre sa propre monnaie et la gérer avecune rigueur dans le sens de ses propresintérêts légitimes. Se réfugier dans le fCFA qui appartient à lancienne puissancecolonisatrice est une revendication de lacolonisation nouvelle aux conséquencesdésastreuses.Le Ghana, lAngola, le Maroc, lAlgérie, laTunisie et lAfrique du sud par exemplesont des pays en voie de développementou démergence, parce quils gèrentcorrectement leur monnaie dans le sensde leurs intérêts légitimes, à linverse despays de la zone franc qui enrichissementnaïvement la France, à leurs propresdépens.Tous les autres pays africains dotés desouveraineté monétaire qui ne décollentpas économiquement doivent :1-Mieux gérer leur monnaie locale.Exemple, sil faut 60 litres pour faire leplein dune voiture, tout versementadditionnel se verse et constitue ungaspillage inutile. En économie, on parlede « linflation dorigine monétaire ». Tropde monnaie en circulation engendrelinflation.En revanche, si lon se contente de mettredans la voiture seulement 20 litres au litrede 60 litres pour parcourir la distanceentre A et B, la panne dessence seraconstatée sur la distance AB ne contenantaucune station dessence de secours.Lobjectif poursuivi ne sera pas atteint. Lamême triste réalité sobserve enéconomie quand la quantité de monnaieinjectée dans léconomie est insuffisante.Les forces de travail sont disponibles, maiselles ne travaillent pas parce quil ny a pasde monnaie ou dargent pour les payer.Cest cette réalité constatéequotidiennement en zone franc.2-transformer chez eux toutes leursmatières premières (agricoles, minières,minérales et énergiques) en produits finisgénérateurs des richesses appelées les« valeurs ajoutées ».Construire lavenir du pays en comptantuniquement sur la mendicité financièreétrangère est une erreur monumentalePr Agbohou*(Chaque mois, nous publionsdans cette rubrique uneinterview sur les questionsd’actualité. Nous attendonsvos propositions etcontributions)*SSoommmmeess--nnoouussccoonnsscciieennttss ??......Pour résoudre la criseDans mon pays meurtri,D’où montent de douloureux cris,Plus rien n’a de prise.Que de valses et de tangos !Et que de palinodies !Et que de comédie !Nous n’irons plus au Togo.Eyadéma n’est plus,Et Faure n’est pas à la page,Et son peuple enrage :Son ‘coup’ n’a pas plu.Tous les raccourcisY compris MarcoussisEt les médiations MbékiN’ont pas abouti.Mohamed II s’afficheEt le pouvoir dément :« RFI ment ;Rien n’est vrai. Chiche ! »Et l’on parle de séditionQuelque part dans le Nord.Et des rumeurs de sécession.Que tout cela est fort !Sommes-nous vraiment conscientsEn mettant barrières et obstacles,Et en multipliant les tacles,Que nous courons au Néant ?Faustin Léla Yao(Extrait de « La longue marche sous lestropiques », Ed. du Panthéon.*LLLiiibbbrrreeesss PPPrrrooopppooosssCette rubrique est la vôtre. Elle vous estréservée pour vous exprimer. Librement.Pour vous prononcer sur les sujetsd’actualité. Librement. Pour faire partagervos opinions et vos thèses...CCôôttee dd’’IIvvooiirree ::LLaa pprriimmee àà llaa mmééddiiooccrriittééeett llaa ppaallmmee àà llaa rréébbeelllliioonnDans une dépêche de l’AIP, je viens d’apprendreque 2000 anciens rebelles vont intégrer la DouaneIvoirienne.Mais, c’est grave pour le pays et l’administrationdouanière, avec tous ses bougnoules qu’AlassaneOuattara veut récompenser pour service rendu, etqu’il déverse dans cette administration importante.C’est mon pays qui va a-vaux-l’eau. Que fait-on detous ces jeunes diplômés qui chôment? Ouattaran’en a cure. L’essentiel pour lui, ce sont sesrebelles. D’ailleurs n-a-t-il pas annulé le concours depolice de 2010 et les derniers recrutements demilitaires faits sous le Président GBAGBO, afin decaser ses rebelles? Ouattara et le RDR dans leurlogique se préparent pour embrigader la Coted’Ivoire. C’est pourquoi, après s’être constitués unearmée, ils envisagent de contrôler toutes les forcesparamilitaires afin d’avoir toujours une force tailléesur mesure pour peser dans le jeu politique, carconscient de leur minorité. Ainsi, après la Police, laGendarmerie, les Eaux et forets, les Gardespénitentiaires, c’est au tour de la Douane ivoirienned’être infestée par la rébellion. Je veux bien voircette liste. Je parie qu’elle est composéeexclusivement de ses frères et sœurs.Ivoiriens, réveillez vous ! Sous vos yeux, Ouattaravous arrache le pays. Si nous ne réagissons pasmaintenant, demain sera trop tard, surtout avec lesreformes sur le code de nationalité et sur le foncierrural qu’il projette.A vous les futurs douaniers, sachez que vous êtesdans une situation précaire et révocable. Car, enCôte dIvoire, on accède aux emplois de la FonctionPublique par concours. Or, ce n’est pas votre cas.2000 douaniers en un seul recrutement, cela signifiequ’on ne pourra plus recruter pendant plusieursannées. C’est donc la porte ouverte au chômagepour nos jeunes frères et sœurs étudiants et élèves.Sous Ouattara, c’est la prime à la médiocrité et lapalme à la rébellion. Cela ne peut plus durer et nedoit plus durer. Avec de telles intentions et de telsagissements, je suis de plus en plus convaincu quemon pays ne pourra hélas ! pas faire l’économie dune autre guerre.Kouamé Kouakou Diok
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 50LLLiiivvvrrreeesss ààà llliiirrreee(Cette rubrique est réservée pour fairedécouvrir les livres, anciens ou nouveaux,les artistes et les écrivains, que nousjugerons susceptibles de présenter unintérêt, à certains égards).La SilencieuseAriane SchréderÉditions Philippe ReyC ’est très émue que je referme cepremier roman d’Ariane Schéder, LaSilencieuse (aux éditions Philippe Rey).Je ne m’attendais pas à ressentir un telsentiment en lisant le résumé du romanen quatrième de couverture : « C’est dansune grande maison isolée au bord dufleuve que Clara vient se réfugier aprèsune rupture amoureuse. Là, elle passe sesjournées dans l’atelier à sculpterd’aériennes silhouettes, des mobiles quitouchent terre […] ». À présent, je mesouviens avoir éprouvé cette mêmeémotion après avoir lu le premier romandAnne Percin, Bonheur Fantôme,roman traitant du même sujet.Dès les premières pages, je me suis laisséecharmer par l’écriture délicate et sobred’Ariane Schréder. Certes, l’histoire estbanale : comme vous l’avez compris, ils’agit d’une jeune femme qui, ravagée parune peine de cœur, quitte Paris pour lacampagne. En réalité, le roman ne selimite pas à des rencontres décisives, ilaborde le thème de la solitude et dusilence à travers le prisme de l’art et de lasculpture, en particulier. Giacometti etArp sont les deux grands sculpteurs mis enavant, pour des raisons strictementdifférentes puisque le premier exprime laviolence et la mort tandis que le second ladouceur et l’harmonie. L’auteur distilledes réflexions sur la création avecbeaucoup de subtilité, sans que le lecteurse dise, comme c’est parfois le cas (jerepense notamment à L’Élégance duhérisson), qu’il retranscrit des notes delectures.Le titre La Silencieuse annonce donc lefil rouge du roman…On pourrait croire ce livre ennuyeux, cequ’il n’est absolument pas. Le temps de lalecture, on retrouve, comme parenchantement, une certaine sérénité,même si, comme l’annonce la quatrièmede couverture, un événement vachambouler l’équilibre retrouvé,bouleversement qui clôt ce roman tendreet poétique sur une promesse. Anne-Sophie DemonchySource : la lettrine.com*Bintou l’orphelineÉmeraude S. DjoloEditions BalafonsRésumé de lœuvre: Cela duraitmaintenant deux ans que Bintou étaitsoumise à cette vie douloureuse. En lieuet place de son instruction quelle avaitpromise à sa mère, Atou avait fait delle,la bête de somme de la maison. Cest àelle que revenait toutes les corvées,pendant que les autres enfants passaientleur temps à jouer et à profiter de la vie.[...] La petite était simplementsurexploitée. On lui en demandait au-delàde ses forces. Et même lorsquelle étaitmalade, elle travaillait...*Ci-dessous le nouveau livre de Léandre Sahiri,disponible en librairie et surcommande :Tel : 0033 6 98 58 47 13 / 004475 56 56 33 86.*Enfin nue ! Confessions d’unnègre écrivainCatherine Siguret Editeur : IntervistaCollection : Les mues“Elle” est tantôt Claudia Schiffer, tantôtLorie, tantôt directrice de la Star Ac,mais moins glamour aussi : prostituée ouvictime d’inceste, comme plume depsychiatres. “Elle”, c’est CatherineSiguret, “nègre” de profession,caméléon par vocation, épousant les viespailletées des stars ou écumant les basfonds, peu lui importe du momentqu’elle écrit. Ses confessions forment unessai tragi-comique sur ce drôle demétier où l’on se noie dans l’encreautant que dans le coeur des autres. Carelle choisit ses liaisons littéraires, s’enentiche pour le meilleur ou pour le pire,jusqu’à frôler la sortie de route. Ivre de lajoie de toujours écrire “je” en étant unautre, elle raconte son vice, sadépendance et son plaisir : ne jamaiscroiser le miroir et fuir le tragique dans lafiction.Lauteur, Catherine Siguret, 37 ans, estlauteur de toutes les lignes des 35 livrescosignés et parus chez une dizaine
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 51déditeurs en lespace de quatorze ans.Parmi eux, plus de 25 "autobiographies"de chanteurs, vedettes, psychiatres, ou"anonymes", et des romans qui eurentun bel écho critique.*Cris d’exilSylvain de BogouEditionms MPE"Cris dexil" est un recueil de poèmes danslequel chacun se retrouve certainement...Cette œuvre parfois iconoclaste, abordeplusieurs plis de la vie humaine et cela luidonne une importance et un respectindéniables...A propos du contenu, l’auteur, Sylvain deBogou écrit : « Voici posée la questionfondamentale qui chaque jour,mencourage à mettre quelque chose surle papier. Laconiquement, je dirai quejécris pour informer et former ; pourdénoncer et faire des suggestions; pourcrier surtout mon indignation face à toutce qui est contraire au droit, à la justice,au respect et au bien-être... La poésie, cetart très spécial parmi tous les genres delécriture, est pour moi le médiumapproprié pour véhiculer tout ce quiprécède... Ici donc, je souhaite que lonévite de fuir la poésie ou de la considérercomme un genre réservé quaux autres ».A vous de lire et d’apprécier ensuite.L’auteur, Sylvain De Bogou est journalisted’investigation et analyste des RelationsInternationales. Son premier recueil depoésie paru aux éditions AuthorHouse en2009 a été publié en Angleterre et auxÉtats-Unis. Engagé politique, il combatl’ignorance, l’injustice, l’égoïsme et lapauvreté qui, dit-il, sont les quatre grandsmaux qui mettent l’humanité en péril.*Comment devenir un brillantécrivain : Alors que rien(mais rien) ne vous yprédisposeAloysius ChabossotEditions MilanUne méthode, voilà ce que proposeAloysius Chabossot aux futurs auteurs.On retrouve, dans ceguide, les étapes de la création littéraireet les travers à éviter, le tout saupoudréde quelques bons conseils à l’humourdécalé. Idée, structure, style etpublication, tout y passe !Lauteur, Aloysius Chabossot, qui est-il ?Un célèbre écrivain, un critique littéraire,un éditeur ? Ou peut-être autre chose...Mais, plutôt que de vous perdre envaines hypothèses, pourquoi ne pasprofiter, tout simplement, de sesprécieux conseils pour passer à lacte etécrire enfin ce fameux roman dont vousrêvez?...*Comment Créer SonEntreprise en 7 Étapes? LeguideAlain Xavier Kuetche Soh[Format Kindle]Un chef dentreprise chevronné vousdévoile, point par point, comment créervous aussi votre entreprise, en 7 étapes.De lidée à la réalité, vous allez découvrir,dans ce livre, les différentes étapes àfranchir, les difficultés que vous pourrezrencontrer et les outils qui vouspermettront de les franchir sans grandpeine. Vous allez notamment Apprendre:- Comment trouver votre idée dentreprise?- Comment être sûr que votre idée serarentable?- Comment concevoir votre dossier?- Comment obtenir gratuitement une étudede marché?- Comment monter un business plan?- Comment obtenir facilement lefinancement auprèsdorganismes privés?- Comment obtenir facilement unfinancement auprèsdes banques?- Comment obtenir Un financement et unesubvention de lEtat?*PPPoooiiinnnttt DDDeee LLLeeeccctttuuurrreeeUne rubrique pour faire partager leslivres que vous avez lus*Dans notre prochaine parution“Les sous-sols du paradis” de DésiréAnghoura ” ou l’histoire sombre deces Africains en quête d’un mieux-être en Occident…”par Henri N’Koumo*
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 52PPrreessqquuee rriieennIl n’y a pas que ça que tu saches faire,Du vent dans des coffres en bambou.Tu sais aussi en mon cœur te parfaireEt mettre des diamants à mon cou.Tu n’es pas quelqu’un d’ordinaire,Des hommes, comme on en voit partout.Mais ma Huitième merveille, monmystère,Reste ma couleur verte c’est tout.Tu vois, c’est presque fou,Mais pas un leurre.Cest tellement vrai, ce que j’aime par-dessus toutTu vois, c’est ta douceur...C’est comme un rêveMême quand je me lève.Je vois que tu as juréDe faire de ma vie un conte de fée.Tu m’envoies des journées entièresDes poèmes que tu chantes à mon cœur.Mais laisse-moi m’approcher de toi, êtrecherSaches toutefois que je ne t’en veux pasd’avoir toujours un peu peur...La Belle De Kori(poème inspiré de "Presque rien" deFrancis Cabrel*Message deEvelyne Patricia LokrouMerci dacheter et de lire mes livres. Merci denparler. Merci aussi daimer ma page (blog). Meslivres sont disponibles aussi sur arbres à lettres,librairie dialogues, rue du commerce, chapitre.com,amazon.com, amazon.fr, edilivre, entre autres.Merci.*Avis :Par manque d’espace imparti auxrubriques, nous ne pouvons paspublier tous les textes, en mêmetemps. Nous nous en excusons.*Envoyez-nous desinformations à publier etvos liens préférés.Contactez-nous pour proposerarticles, rubriques, photoset vidéos, etc.D’avance merci.lefilament@hotmail.com*(Une rubrique initiée par feu FaustinDizo Gnahoré, historien, pour uneréflexion critique sur les faits et lesactes qui ont cours ou qui ont eu lieudans pays du golfe de Guinée, et engénéral en Afrique)LLeess ddoossssiieerrss nnooiirrss ddeessmmiilliittaaiirreess ffrraannççaaiissLe général Henri Poncet, ex-chef de lOpérationLicorne en Côte dIvoireEntre la vérité et le « secret défense »,entre la nécessité de la confidentialité etla demande de transparence, larméefrançaise, de même que les servicessecrets, est confrontée à une doubleexigence. Retour sur quelques affairespolitico-militaires qui ont fait mériter àlinstitution son surnom de « GrandeMuette ».Le salut nazi des parachutistesEn avril 2008, le Canard Enchaîné publieune photo de trois soldats du 17eRégiment de parachutistes deMontauban. Sur le cliché, les troishommes font le salut nazi derrière undrapeau frappé de la croix gammée. Lesautorités militaires promettent desanctionner les coupables. Mais le journalrévèle aussi que cette photo lui a étéfournie par le sergent Jamel Benserhir, quia tenté à plusieurs reprises, pendant lesannées précédentes, dalerter sahiérarchie sur les problèmes dediscrimination dont il se sentait victime.Ses tentatives, qui incluent une lettreadressée directement à Hervé Morin, leMinistre de la Défense, étaient jusqualorsrestées sans réponse.L’affaire Firmin MahéEn 2005, la situation est tendue en CôtedIvoire où la France a envoyé plusieursmilliers dhommes chargés du maintien dela paix. Le 13 mai, Firmin Mahé, un bandit,« coupeur de route » est blessé et capturépar des soldats français. Il décède alorsquon lemmène à lhôpital.Le colonel Eric Burgaud, chef de corps du13ème bataillon de chasseurs alpins estmis en examen pour «complicitéd’homicide volontaire». Le soldatconducteur du véhicule est aussi poursuivipour les mêmes faits, mais tous deux sontlaissés en liberté. Le colonel Burgaud avaitdéjà été suspendu de ses fonctions par leministère de la Défense pour«manquements graves à la loi, auxrèglements militaires et aux ordres». Deuxautres sous-officiers ont été inculpés pour«homicide volontaire» et écroués. FirminMahé, serait un dangereux «coupeur deroute» recherché par les soldats del’opération Licorne. De nombreuxmeurtres et viols lui seraient reprochés.Repéré, il avait été blessé à la jambe etcapturé, le 13 mai 2005, par les soldatsfrançais, entre Bangolo et Man à l’ouestde la Côte d’Ivoire. Ordre a été donné dele transférer à Man. Et là commence lefeuilleton des responsabilités dans la mortde Firmin Mahé.«Vous remontez à Man. Vous roulezdoucement. Vous me comprenez !». Cesmots sont les ordres que le colonelBurgaud dit avoir reçus de son supérieurle général Henri Poncet. «J’ai en faitcompris la même chose que tout lemonde, c’est-à-dire que l’idéal était queMahé arrive mort à Man», précise lecolonel Burgaud. Cet ordre est alorstransmis aux militaires chargés deconduire le prisonnier à Man. L’adjudant-chef qui se trouvait à l’arrière du véhiculeblindé n’a rien trouvé de mieux à faire quede couvrir la tête de Firmin Mahé d’un sacplastique, pendant qu’un autre soldat lemaîtrisait. Le prisonnier est mort parétouffement. L’adjudant-chef et le soldatont reconnu les faits en insistant sur le faitqu’ils avaient agi sur «instruction».Plus haut dans la hiérarchie militaire,lorsque l’affaire a été révélée, lessanctions étaient tombées très vite. Leministère de la Défense avait infligé unblâme au général Henri Poncet et à sonadjoint le général Renaud de Malaussènepour «n’avoir pas informé les autoritéshiérarchiques». Ils sont respectivementmutés à la Direction du renseignementmilitaire (DRM) et à la région militaire dusud-est à Lyon. Les subalternes,exécuteurs des basses besognes ontreconnu les faits. L’enquête devra
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 53maintenant permettre d’identifier lesdonneurs d’ordre et déterminer lesdifférents niveaux de responsabilités desofficiers supérieurs qui se renvoient laballe.Rwanda : l’Opération TurquoiseLopération « Turquoise » a été lancée en1994 au Rwanda, dans le but de protégerles populations menacées par le conflitqui déchire le pays. « La difficulté étaitque la France, liée au régime rwandais delépoque par des accords de coopération,nétait sans doute pas la mieux placéepour intervenir », admet le généralLafourcade. « Mais notre mission ascrupuleusement respecté les consignesdimpartialité de la mission de lONU. »Pourtant, certains, comme lancienambassadeur du Rwanda à Paris JacquesBihozagara, nont pas hésité à accuserlarmée française davoir facilité lesactions génocidaires qui ont eu lieu. Desplaintes ont été déposées contre desmilitaires français pour "complicité degénocide ».L’assaut de la grotte d’OuvéaLe vendredi 22 avril 1988, à quelquesjours de lélection présidentielle, desindépendantistes kanaks attaquent lagendarmerie de lîle dOuvéa. Plusieursgendarmes sont tués dans lattaque, seizeautres sont pris en otage. Le 5 mai,lassaut est donné par les hommes duGIGN. Tous les otages parviennent àsenfuir pendant la bataille. Dix-neufkanaks meurent dans laffrontement.Certains survivants se plaindront davoirété maltraités et tabassés, et accuserontlarmée française davoir achevé certainsde leurs camarades blessés. « Il y a eu desblessés kanaks et deux de ces blessés ontété achevés à coups de bottes par desmilitaires français, dont un officier », areconnu en 2008 Michel Rocard, nomméPremier Ministre quelques jours après lesévénements, et qui négocia les Accords deMatignon, ainsi quune loi damnistiegénérale, avec les leaders kanaks.Le Rainbow WarriorLe 5 juillet 1985, deux explosions coulentle Rainbow Warrior, le bateau delassociation Grenpeace, qui sapprêtait àse rendre sur la zone où larmée françaiseconduisait des essais nucléaires. Ladeuxième bombe tue Fernando Pereira,un photographe. La police néo-zélandaiseretrouve rapidement la piste dun couplede suisses, les époux Turenge, qui serévèlent vite être deux agents de laDirection Générale de la SécuritéExtérieure (DGSE), Alain Mafart etDominique Prieur. Devant lévidence despreuves, les autorités françaises doiventse résoudre à reconnaître limplication deleurs services secrets, et le Ministre de laDéfense Charles Hernu présente sadémission. Les deux agents sontcondamnés à 10 ans de prison pourhomicide involontaire par la justice néo-zélandaise.Les Irlandais de VincennesLe 28 août 1982, suite à lattentat de larue des Rosiers à Paris trois militantssuspectés de faire partie duneorganisation irlandaise sont arrêtés àVincennes. Les hommes du GIGN ydécouvrent des armes et des explosifs.Des doutes sont vite émis quant à leurorigine : le lieutenant-colonel Jean-MichelBeau dénonce des irrégularités. Les troisirlandais bénéficient dun non-lieu aprèsneuf mois de prison. Le Monde a affirméque Paul Barril, sous commandant duGIGN, avait amené lui-même les armessur les lieux de la perquisition, avec lavalde son supérieur Christian Prouteau. Cedernier et Jean-Michel Beau ont étécondamnés pour subornation de témoin.En 2001, Paul Barril a été mis en examenpour atteinte à la liberté individuelle,avant que la procédure ne soit annulée.Les essais nucléaires au SaharaEntre 1960 et 1966, larmée française aréalisé dix-sept essais nucléaires sur leterritoire algérien, dans le désert duSahara. Les quatre premiers essais ont étéréalisés en plein air, les suivants sousterre. En 2008, le journal Le Parisien adivulgué un document confidentiel, letome 1 du Rapport sur les essaisnucléaires français 1960-1965 qui permetdaffirmer que les autorités militairesfrançaises auraient volontairementexposé des soldats aux radiations pourleur faire jouer le rôle de cobaye. Denombreux vétérans, qui constatent parmieux des taux anormalement élevés decancers et de maladies graves, dénoncentaujourdhui les pratiques de larmée etdemandent réparation devant lestribunaux.Source : news.fr*1100 RRaaiissoonnss ppoouurrlleessqquueelllleess FFaauurreeGGnnaassssiinnggbbéé ddooiitt ppaarrttiirr !!1- Pour accéder au pouvoir, FaureEssozimna Kodzo Gnassingbé n’a pasutilisé la voie des urnes ; le 5 Février 2005,il a violé la Constitution togolaise enperpétrant un coup d’état et en prenant lepouvoir par la force militaire : C’est unacte rétrograde et un crime grave contrel’Etat Togolais. Nous connaissons tous lesort des différentes personnalitéstogolaises qui, sous Eyadema père,comme sous Faure, auraient tenté de fairedes coups d’états. Ces derniers furentarrêtés, torturés et dans bien de casabattus comme ce fut le cas des ColonelsTépé et Akpo. Avec ou sans preuve, lesdeux derniers présidents Père et fils duTogo ne pardonnent pas les « tentatives »de coups d’états, bien qu’eux-mêmessoientarrivéspar cettevoie.2- Il avolé lesurnes ets’estauto-proclamévainqueur des élections de 2005. Aprèsdes magouilles législatives, FaureGnassingbé céda finalement le pouvoir auguignol Abbas Bonfoh pour deux mois etse présenta bien que n’étant pas éligible
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 54aux élections présidentielles de 2005.Sachant qu’il lui était impossible derempoter ces élections, Faure Gnassingbéa envoyé ses amis militaires voler lesurnes dans les centres de votes et s’est,encore une fois, auto-proclamé présidentde la République Togolaise.3- 3-Faure Gnassingbé a tué plus d’unmillier de Togolais pour se maintenir aupouvoir. Ceux des togolais, enragés parcet abus de pouvoir et ces magouillespolitico-militaires du régime RPT etdécidés à ne plus endurer la dictature« gnassionale » ont tenté de se soulevercontre cette énième injustice du régime.Mais, cette fois encore, les amis assassinsde Faure Gnassingbé ont agi sous sesordres et ont tué plus d’un millier detogolais, débusqué plus d’une centaine demilliers hors du pays.4- Faure Gnassingbé a arbitrairementarrêté et détient des centaines de togolaisen prison. Durant les troubles post-électoraux, en 2005, Faure Gnassingbé afait arrêter par ses sbires, des milliers detogolais qui, jusqu’à ce jour, n’ont pasrecouvré leur liberté. Arrestations etdétentions arbitraires qui enfreignent laConstitution et les lois du Togo.5- Faure Gnassingbé fait usage de latorture pour terroriser les togolais.Comme feu son père, Faure Gnassingbéest un tortionnaire. Entouré d’une hordede sanguinaires, tels que Titkpina, Yark etMassina, Faure Gnassingbé est un incubequi n’a pas épargné son propre frère desang, Kpatcka Gnassingbé.6- Faure Gnassingbé s’est entouré devoleurs qui pillent les richesses du Togo.L’oligarchie qu’a formé et que dirige FaureGnassingbé est composée de ses amis, deses parents et de ses maîtresses. Despersonnes sans moralité aucune quirasent les caisses de l’état pour menerune vie de luxe, pendant que des millionsde togolais crèvent de faim et vivent dansla misère.7- Faure Gnassingbé a fraudé les électionsprésidentielles de 2010, tout le monde lesais, pour se maintenir, coûte que coûte,au pouvoir. 5 ans après son premier coupd’état, Faure Gnassingbé a remobilisé sestroupes de tueurs et de voleurs pourfrauder les élections présidentielles de2010 qui furent, normalement,remportées par Jean Pier Fabre.8- Faure Gnassingbé est un irresponsable.Dans toute l’Afrique, il n’existe pas deprésident aussi irresponsable, absentéisteet aux mœurs plus légères que FaureGnassingbé. Passant plus de temps envacances dans les boites de nuit au Brésil,à Singapour ou en Europe, FaureGnassingbé est un pervers, unirresponsable et un paresseux qui ne segêne même pas un temps soit peu dansson comportement au sommet de l’étattogolais.9- Faure Gnassingbé ruine le Togo. Depuisl’arrivée de Faure Gnassingbé, la situationéconomique du Togo va de mal en pis.Non seulement les prix des denréesalimentaires ont plus que quadruplés, ycompris ceux de l’électricité, de l’eau etdu carburant. Le gouvernement togolaisest incapable de générer des emplois auxjeunes. Le chômage est devenu laprincipale cause de décès au Togo, carl’extrême pauvreté rend la populationincapable de se nourrir, de se soigner etconduit les jeunes dans des aventuresultra-dangereuses. En outre, FaureGnassingbé, pour punir les femmestogolaises qui se battent pour le chasserdu pouvoir, a fait incendier les grandsmarchés du Togo, occasionnant descentaines de milliards de perteséconomiques. De plus, les crimes, lestortures, les calomnies dont sont victimesles populations togolaises de la part durégime de Faure Gnassingbé sontgrandissantes.10- Faure Gnassingbé tout comme sonpère veut gouverner le Togo à vie. Ladissolution du parti de son père, le RPT etla création du parti UNIR, l’écartementdes grands barons du régime et leurremplacement par de nouvelles têtesencore plus barbares…, telles sont lespreuves que Faure Gnassingbé veut créerson propre empire politique. Les 8 annéesque Faure Gnassingbé a déjà passées aupouvoir sont pour lui une simpletransition pour installer son régimepropre à lui, à compter de 2015. Faures’est donc servi des copains de son pèrepour accéder au pouvoir et, à présent, ilsles éliminent un par un pour asseoir sonnouveau régime, avec son parti UNIR quiinnove la dictature au Togo. Une dictatureplus camouflée, plus silencieuse maissurtout, plus dévastatrice. L’usage des loiset de l’appareil judiciaire pour museler lapresse et affaiblir l’opposition font partiedes nouvelles méthodes de répression auTogo., méthodes prisées par FaureEssozimnaKodzoGnassingbé.Sommetoute,FaureGnassingbé doit partir parce que c’est undélinquant, un meurtrier, un voleur, unmenteur, un pervers, un irresponsable, unmisandre. Le TOGO NE POURRA JAMAISSE DEVELOPPER AVEC FAURE AUPOUVOIR!F.A.U.R.E Must Go!Farida Nabourema*« Puisse le cas José Mujica faireécole ? ».Zokohi Zadi*
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 55CC’’eesstt àà nnoouuss……C’est à nous qu’il incombeDe faire ordreA la violence du désertA nous qu’il chargeDe révoquerLa gerçureDe la terreA nous qu’il germeDe taire l’obscèneDe l’enfance en guenillesC’est à nous qu’il intimeDe faireCendreDe la génuflexionA nous qu’il sommeDe réécrireLa part d’alphabetDe notre humanitéCommissaireDe l’offrandeDes sièclesC’est à nousQu’il verbeD’armer la sentenceDes destins délacésIciA gestes capitauxDans le feuDe l’humanité retrouvéeC’est à nous qu’il appelleD’ouvrir le carnetDes doutesPour en claquer la porteAu nezDe la terreurCracherLa chanson de la prostrationPourEn tarir à jamais l’ivresseC’est à nous.Josué Guébo(Extrait de « Carnet de doute », Ed.Panafrika, Silex, Nouvelles du sud,Dakar, 2011).*LesindépendancesafricainesLL’’eesspprriittdduu ppaacctteeccoolloonniiaallddeemmeeuurreeeennccoorreeeettttoouujjoouurrssNos pays ont accédé à l’indépendance,mais l’esprit du pacte colonial n’a pas étéaboli.Nous sommes, pour les dirigeants français,des « sous-développés », dans tous les sensde ce terme.Pour eux, nous sommes des gensincapables de prendre notre destin enmain.Pour eux, nous demeurons sous tutelle.Et, c’est la raison pour laquelle M. JacquesChirac ou M. Dominique de Villepin ouMme Alliot-Marie, lorsqu’ils s’adressent ànous, nous donnent des ordres, nousdictent des instructions, nous énoncentdes ultimatums, sans frémir, ni sourciller.Par exemple, Mme Brigitte Girardinconsidère qu’elle peut venir en Côted’Ivoire et décider de la dissolution denotre Assemblée Nationale, sans gêne,sans complexe, du moins animée d’uncomplexe de... supériorité. Elle considèrequ’elle peut venir en Côte d’Ivoire, y fairedes déclarations, sans se croire obligée derencontrer le chef de l’Etat.De même, M. Dominique de Villepin n’aéprouvé aucun embarras à aller, à Bouaké,s’afficher avec les rebelles, leur taper dansles mains et sur les épaules, dans satentative d’occulter les cadavres fumantsdes femmes éventrées et des gendarmesassassinés. M. Jacques Chirac se sentaittotalement autorisé à intervenir dans lacomposition du gouvernement ivoirien, aupoint de faire organiser, par M.Dominique de Villepin, un huis-closnocturne en marge des réunions officiellesavec différentes personnalités africaines.Les autorités françaises sont même alléesjusqu’à proposer de confier les portefeuillesdes ministères de la Défense et del’Intérieur aux rebelles. Peut-on imaginerfaire d’Yvan Colona, présumé tueur dupréfet Erignac, le ministre français del’Intérieur, sons prétexte de régler leconflit corse?...A aucun moment, et encore moins cesdernières années, la France n’a respecté lasouveraineté du peuple ivoirien, et despeuples africains en général.Le pot aux roses a été découvert grâce à M.Guillaume Soro qui, le samedi 25 janvier2003 au soir, a annoncé sur les antennesde la radio RFI, qu’il est appelé à occuperle poste de Ministre de la Défense !Rappelez-vous que, à l’annonce de cettebourde, des milliers d’Ivoiriens, très encolère, étaient descendus dans les rues,permettant ainsi de retrouver notresouveraineté, de telle sorte que le présidentLaurent Gbagbo a repris en main le dossierde la formation d’un nouveaugouvernement.Dans cette épreuve douloureuse que laCôte d’Ivoire subit depuis le19 septembre2002, c’est chaque fois grâce à cetteextraordinaire mobilisation des patriotes etdu peuple de Côte d’Ivoire et grâce à lasolidité de notre armée que la souverainetéde notre pays a été sauvée et réaffirmée.Ce qui démontre, bel et bien, que laFrançafrique, visiblement, avait comptésans ces forces, du moins n’avait pas prévuce soutien populaire, ni la puissance de sonengagement, ni la maturité même dupeuple ivoirien. De sorte que toutes sesinitiatives sont venues se fracasser contrecette détermination invincible, toutsimplement parce que «la tempête, commedit un proverbe africain, ne déracine pasune forêt».Simone Ehivet Gbagbo(Extrait de «Paroles d’honneur, Ed.Ramsay)
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 56LL ’’ AA ff rr ii qq uu ee ee ss tt -- ee ll ll eevv rr aa ii mm ee nn ttII nn dd éé pp ee nn dd aa nn tt ee ??Prononcez-vous !Exprimez-vous !*C’est en Colombie. Un maitred’école va, à dos d’âne, avecdes livres, dans les villages lesplus reculés du pays pourapprendre aux enfants à lire.Belle initiative personnelle.*Chaque jour,Un nouveau jour se lève,Laissant derrière nousHier et avant-hierAvec leurs soucis et leurs inquiétudes.Et,Savoir toujours repartirSur de nouvelles basesAvec une grande détermination,Telle doit êtreNotre préoccupation de chaque jour.Pour une excellente journéeDe bonheur et de victoire.Mariame Gba.LLLeee CCCaaahhhiiieeerrrLLLiiittttttééérrraaaiiirrreeed e Z a c h a r i e A c a f o uChaque mois, Zacharie Acafou vous proposeici ses notes de lecture d’œuvres littérairesafricaines dexpression francophone.====LLaa lliittttéérraattuurree ffrraannccoopphhoonneesseerraaiitt--eellllee àà rraannggeerr ddaannss llaaccaassee ddee ll’’eexxoottiissmmee ??Les PressesUniversitairesde Bordeauxont publié letroisièmetome de lacollection «ÉtudesAfricaines etCréoles » quiregroupe lestravaux delinguistiqueet delittératureportant sur le français, ainsi que sur leslangues africaines et créoles. Sous ladirection des professeurs MusanjiNgalasso-Mwatha et Tunda Kitenge, celivre rassemble les écrits des scientifiquesafricains et non-africains, tous professeursde langue et littérature françaises dansdifférentes universités en France, enAfrique et en Amérique. Il interroge dansun premier temps la littérature «francophone » coloniale et postcolonialedans sa diversité et dans sa relation avecla littérature « française », avant de traitersur ses rapports à la culture, àl’engagement et sur d’autres enjeuxthématiques majeurs.Dès lors, comment comprendre ce terme«francophone»? L’expression «littératurefrancophone» serait-elle, simplement, unoutil lexical inventé pour désigner, sanssouci de cohérence réelle, toutes leslittératures non hexagonales quisemblaient difficiles à catégoriser ? Y a-t-ilune véritable légitimité à étudier d’unepart, des œuvres littéraires françaises et,d’autre part des œuvres littérairesfrancophones, cest-à-dire regrouper desœuvres originaires de l’Afriquefrancophone, des Antilles, de la Suisse, laBelgique, le Québec, etc., sous undénominateur commun ?C’est par là que ce livre nous attire etnous retient, dès ses premières analyseset les tentatives de réponses que tented’apporter le Professeur MusanjiNgalasso-Mwatha, qui nous donned’ailleurs cet exemple pour le moinsprécis : « quiconque est familier deslibrairies et des bibliothèques en Francesait que des écrivains comme EugèneIonesco (franco-roumain), Samuel Beckett(franco-irlandais), François Cheng (franco-chinois) figurent au rayon littératurefrançaise, tandis que Léopold-SédarSenghor (franco-sénégalais), Tahar BenJelloun (franco-marocain), AlainMabanckou (franco-congolais), voire AiméCésaire, Léon Gontran Damas (françaisd’outre mer) sont à chercher au rayonlittérature francophone ou pis, littératureétrangère. Peut-on échapper ainsi àl’impression que, au critère de lanationalité, se mêle celui de l’ordreethnique ou racial ? La littératurefrancophone serait-elle à ranger dans lacase de l’exotisme pour apporter ainsi dupiment à une « véritable » languefrançaise et permettre au lecteur françaisde s’évader de sa métropole ? Pourquoi etcomment une telle discriminationlittéraire, si nous pouvons la nommer ainsi? Pourquoi, alors que dans la majorité deslibrairies anglaises notamment, lesœuvres sont présentées dans un ordrealphabétique de sorte que Wole Soyinkapeut subtilement côtoyer WilliamShakespeare, l’on ne saurait trouver, enFrance, Stendhal à côté de Senghor, parexemple ?Zacharie AcafouSource: ivoire-blog.com*« Le livre, cest ma vie ! J’y ai toutappris. J’adore lire et par dessustout, jadore écrire ».Fatim Souanou Coulibaly*« Rien n’est plus dangereuxque lorsque l’ignorance etl’intolérance sont armées depouvoir ». Voltaire*
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 57In memoriamTémoignagesLLes artistes ne meurent jamais, ils creusentleur tombe en nous. Chaque fois que jepenserai ou aurai des réminiscences de malecture des œuvres de Chinua Achebe ouautres artistes, ils vivront leur éternité en moi.C’est une très belle partition que cet écrivain ajouée au milieu de nous, nous lui seronsreconnaissants à jamais. Sarasin Assoumou,poète-conteur*Vous plaisantez? Comment un écrivain peut-ilmourir? Il a juste tiré sa révérence. SalutlArtiste ! (François dAssise Ndah).*Léandre Sahiri et famille vousremercient de vos soutiens,contributions et marques desympathie.*HHoommmmaaggee aauu PPrr BBeerrnnaarrdd ZZaaddiiZZaaoouurroouuNous continuons à collecter les témoignageset les hommages au Pr Bernard Zadi Zaourou,appelé affectueusement « Maître », connuégalement sous le nom de Bottey ZadiZaourou, décédé à l’âge de 74 ans, le mardi 20mars 2012, à Abidjan et inhumé le 21 avril 2012à Yacolidabouo, son village natal.NB : Les textes collectés et publiés ferontl’objet d’un livre intitulé « Hommageposthume à Bernard Zadi Zaourou ».Serge Grah.*UN MOT POUR OPA...Papa solide, Papa bolidePapa tranquille, PapafragilePapa rigolo, Papa costaudPapa protecteur, PapagrondeurPapa débrouillard, PapafêtardPapa sérieux, Papa heureuxQuand je pense à toiC’est tout ça à la foisJuste pour te dire…Bonnefête papa.Amigo D. AmigoFFF aaa bbb lll eeeDans cette rubrique, Nous avons opté deprésenter, chaque mois, une version desfables de La Fontaine. En effet, nous avonstous lu ou appris, à l’école, au moins unefable de La Fontaine. Nous avons tousplaisanté avec lune de ses morales, etc.Allant plus loin, certaines personnes sesont amusées à les imiter, à les illustrer, àles « remodeler » à leur gré. Chaque mois,nous vous proposons ici une fable réécritesous forme de pastiche ou de parodie.LL’’EElléépphhaanntteett lleess hhyyèènneessUn vaillant et courageux éléphant, sursa peuplade,Veillait attentivement.Il était imposant, mais aimé etrespecté.Pour sa gentillesse et sa générosité.Connu par delà les frontières,Son nom avait voyagé sur la terreentière.Toutes les tribus vivaient unies sur unterritoire immense,Rempli de richesse et habité d’unevégétation dense.Pour sûr que sa notoriété attira lesconvoitises,Des clans de hyènes s’organisèrent entraitrise.Ces charognards stupides etimmatures,Voulurent prendre le pays d’aventure.C’est avec l’aide d’un immondevautourAu long nez crochu, que sans détoursD’un esprit méchant, sournois et vilIls saccagèrent le pays tranquille.Ne laissant rien derrière eux que lapoussièreLa désolation, la peur et la misère.Les éléphants se sont défendus etbattus vaille que vaille,Mais, les charognards par peur desreprésaillesCapturèrent et enfermèrent lepatriarche bien aiméPrivé de sa famille, il fut emmené, etdans une cage, maltraité.Pour le punir davantage loin de sonsoleil il serait séquestréEt envoyé dans un zoo par delà lesfroides contrées.Mais les paisibles géantsNe s’adonnent pas au découragement,Ils croient en leur chef toujours,Aujourd’hui encore rêvent son retour.Les indignes ne peuvent rien malgréleur bassesseLe vieil éléphant restera éternellementsagesse et noblesse.Petite cervelle de hyène, même enmille ans,Ne viendra à bout de mémoired’éléphant.BéréniceLa Luciole dAbidjan*RRREEEGGGAAARRRDDDSSS CCCRRROOOIIISSSÉÉÉSSSUne chronique de Fernand Dindé AgboLa Côte d’Ivoire est unpays sinistré :tout est à refaireDe mémoire d’Ivoiriens, jamais la Côted’Ivoire nese seraportéeaussi maldepuis avril2011 quiauraouvert laboîte de Pandores d’un véritabledésossement de notre pays : le pillagesystématique par les FRCI, forces pro-Ouattara, qui n’ont rien épargné sur leurpassage.En effet, commerces, entreprises, micro-finances, domiciles, véhicules de luxe,véhicules utilitaires (4x4), installationsélectriques, églises, canalisations d’eau,stations d’essence, administrations,pharmacies, universités, citésuniversitaires, commissariats, casernes depolice, camps militaires, centresémetteurs,matérielsdediffusionet deproduction (RTI),prisons.Tout y est
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 58passé. Tant et si bien que, aujourd’hui, enCôte d’Ivoire, tout est à refaire. Comme ledit une analyste politique ivoirienne : «Presque tous les voyants sont au rougeaprès la tempête de pillagessystématiques qui a marqué lechangement de régime et mis à genoux, laplupart des entreprises exerçant dans lepays. Plus de 400 entreprises en dépôt debilan ou en grande difficulté, 120.000emplois détruits, selon M. Jean-LouisBillon, Président de la Chambre deCommerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire.Même son de cloche dans l’administrationpublique, paralysée après le passage destroupes FRCI dans les différents services.Tout est à refaire là où les chefsd’entreprise n’ont pas encore mis la clésous le paillasson. Une situation chaotiquequi selon les spécialistes, porte lesprévisions de croissance pour cette annéeau chiffre record de – 7,3% contre 3%l’année dernière (sous Gbagbo, Ndlr). Unchiffre jamais atteint, même pendant ladure crise économique des années 80 etla décennie de guerre que vient de vivre laCôte d’Ivoire ».Faut-il s’en étonner ? Non ! Les forces pro-Ouattara sont d’un illettrisme souverain.Comment pourraient-elles donc savoirqu’il ne faut pas piller les universités, parexemple, ou l’appareil de production, quidevait aider leurs mentors à bienreprendre en main le pays, après lavictoire ? Boule de gomme !Alassane Ouattara, entièrement conscientdu drame, s’en est allé en Occident, à lafaveur du G8 en France, en quête de13.000 milliards de francs CFA. La récoltea été maigre à pleurer.Alassane Ouattara nous avait certifié,pendant sa campagne présidentielle, queson métier était de trouver des fonds.Qu’il nous les trouve donc pour relancernotre économie. En attendant, la Côted’Ivoire vit à crédit. Même les salairessont payés à crédit, faute d’entrée derecettes significatives dans les régiesfinancières de l’Etat. Comme le disaittrivialement un ami : « On ne s’endettepas pour manger. On s’endette pourinvestir. Un pays qui s’endette pour sonquotidien est un pays en faillite ». Il necroit pas si bien dire. La Côte d’Ivoire l’est.M. Jean Kacou Diagou, Président duPatronat ivoirien enfonce le clou : « Toutle monde porte des treillis. Il y a entre2.000 et 3.000 prisonniers qui errent dansla ville et menacent nos activités. On nefait plus la différence entre les FRCI et lesbandits ». Quant à M. Farikou, Présidentde la Fédération des Commerçants deCôte d’Ivoire, il ne décolère pas : « Leracket s’est aggravé comme jamaisauparavant sur nos routes nationales.Tout le monde est en treillis ! ». Vousparlez d’une armée républicaine ! Quellepoisse !La Côte d’Ivoire est en faillite. Mais, là oùla malhonnêteté est poussée à soncomble, c’est quand le pouvoir Ouattaraveut faire imputer ce désastreéconomique au Président LaurentGbagbo. Un membre illustre dugouvernement RHDP clame, pince sansrire : « C’est Gbagbo qui a mis le pays enfaillite avant de partir ». Or, nous savonsqui a commis des crimes économiquescontre notre pays, qui l’a mis en faillite etqui doit en répondre devant les instancesjudiciaires.Oui, la Côte d’Ivoire va mal. AlassaneDramane Ouattara et les FRCI l’ont miseen faillite. Il lui faudra un traitement dechoc pour se remettre des effets induitsde la sanglante alternance d’avril 2011 quiplombent sa croissance et, partant, sondéveloppement.Fernand Dindé AgboSource : Blog Fernand Dindé*VVVééérrriiitttééésss &&&cccooonnntttrrreee---vvvééérrriiitttééésss(Ils ont dit)(Proposez des citations ou déclarationsqui ont retenu votre attention, avec ousans commentaires, que vous souhaiteriezpartager ou discuter avec les autres.Nous les publierons dans cette rubrique).&« Les propos de Bédié n’engagent que luiet lui seul ». Konan Kouakou Bertin ditKKB, président de la JPdci.&« Si on veut être honnête dans ce pays,Bédié a tenu des propos plus durs àlencontre dAlassane Ouattara queGbagbo n’en a tenu sur lui Bédié. Cela nel’a pas empêché de sceller une allianceavec Le RDR ». Konan Kouakou Bertin ditKKB, président de la JPdci.&« Si des frères, pour une raison ou uneautre, tendent la main au PDCI, cela doitse discuter avec sérénité. On ne doit pasrefuser cela tout de go ». Konan KouakouBertin dit KKB, président de la JPdci.&« Dites moi, au nom de quelle logique, unhomme peut être ministre, député etmaire à la fois? ». Traoré Sakaria, inabidjan.net, 18 avril, 2013.&« La culture et la politique sont, commeles deux seins sur la poitrine dunefemme, indissociables, à moins de faire del« art pour lart », cest-à-dire œuvreinutile ou création artistique parfaitementgratuite ». Léandre Sahiri.&« Comme un simple rayon de lumière quifait irruption dans un monde dobscuritéet lillumine, la vérité triomphe toujoursdu mensonge ». Kouachi Julien Chigbeu.&« Lesclavage et la Traite des esclaves sontles plus grands préjudices que lon puisseinfliger à un individu ou à un peuple ». JPKAYA.&« Etant donné le nombre incalculable demilliers ou de millions d’Africains morts aucours de ce déploiement de violences,étant donné la souffrance sans mesuresuscitée par cette opération, étant donnéle traumatisme profond subi par lesAfricains et les Afrodescendants, qui lescastré mentalement au point den fairedes handicapés mentaux aujourdhui,personne ne pourra jamais estimer àcombien sélève le montant desréparations quil serait possible deréclamer aux Négriers ». JP KAYA&« Si le peuple débarrasse le plancher, leprince chute ». Macaire Etty&"Le Chef de l’État a pris le thé aveclEmpereur. Information TELLEMENTcapitale, quelle a fait la une dun journalce matin et nimporte pas lequel.Journalistes, prenez vos lecteurs ausérieux un jour... Holy Dolores.&« Le sorcier avoue toujours ces crimesavant de mourir. Alors, tous ceux qui onttué pour arriver là où ils sont aujourdhuiavoueront leurs crimes. Qui a tué un êtrevivant en qui Dieu a mis une âme paierason forfait sur la terre ». Zade Tchewon&« On peux se tromper si facilement surune personne ». Victoire Noel&« Peu importe ce que les autres pensentde toi, peu importe ce que les autresdisent de toi, peu importe comment lesautres te regardent... Trace ta route et nete retourne pas, emmerde ceux quitempêchent dêtre toi; impose ta
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 59personnalité. Impose ta façon dêtre ».Victoire Noel&« Le Président sénégalais Macky Sall aélevé Soro Guillaume à la dignité deGrand-Croix dans l’Ordre National duMérite sénégalais... Je me demande bience que dira Macky Sall si on décore aussile chef rebelle de la Casamance... ». SlinThain&« Il ny a pas de héros sans combat,Il ny a pas de champion sans adversité ».Ky Cho&« On peut emprisonner le combattant,mais on ne peut pas emprisonner lecombat ». Koua Justin&&Président Alassane, ne brise pas lespoirde milliers de jeunes ivoiriens qui tontporté au pouvoir». Sarah Diaby&« Le sorcier avoue toujours ces crimesavant de mourir. Alors, tous ceux qui onttué pour arriver là où ils sont aujourdhuiavoueront leurs crimes. Qui a tué un êtrevivant en qui Dieu a mis une âme paierason forfait sur la terre ».Zade Tchewon&« Elus à SANG pour SANG, tous les baronsdu RDR… Ainsi va la démocratie cheznous, la vraie democratie. Ballou Bolly.&« Le complexe de la colonisation est unsyndrome parfois indicible, complaisantou génétique qui sévit encoremalheureusement dans notre société ».Dally Gogognon*DDee ll’’eennccrree nnooiirree àà……ll’’eessppooiirrSous la plumeL’encre noireLourde enclumeDu poids de l’histoireDans la tèteLa consternationNe pas battre en retraiteAvancer avec déterminationSur la langueLa véritéCelle qui dérangeAu point d’être bafouéeSur le cœurL’immense espoirMalgré la rancœurDe la nouvelle Cote d’IvoireBérénice Wadé NemlinLa luciole d’Abidjan.(Texte sans ponctuation, carlhistoire court toujours, rien nelarrête jamais)*LLLeee BBBllloooccc---NNNooottteeesssdddeeeMMMaaarrrccceeelll AAAmmmooonnndddjjjiiiTTeell eesstt ll’’eennjjeeuuddee ccee ccoommbbaatt……S’acheminerait-on vers un procès endénonciation calomnieuse contre ceuxqui, après l’avoir renversé à coups debombes le 11 avril 2011, ont tant faitpour traîner Laurent Gbagbo devantcette improbable juridictionprétendument supranationale ? Encherchant bien, ces juges hésitantsfiniront bien, un de ces jours, parsubodorer le pot-aux-roses, et ilsdécouvriront alors qu’ils ont été flouéspar des gens qui ont intérêt à ce que laCôte d’Ivoire reste leur chassegardée…En attendant ce jour, et pourquoi paspour l’avancer, Inch Allah !, rappelonsce que Jean-Marc Simon, alorsambassadeur de France en Côted’Ivoire, lors d’une cérémonieorganisée à la mairie de Port-Bouët, «pour célébrer la coopération ivoiro-française et aussi saluer le rôle jouépar la force Licorne dans ledénouement de la crise postélectorale», disait le 17 juin 2011 : « Après dixannées de souffrance, voici que laFrance et la Côte dIvoire quecertains, poursuivant des butsinavoués, ont voulu séparer dunemanière totalement artificielle, seretrouvent enfin dans la joie et danslespérance. (...). Nous avions suinventer vous et nous, sous limpulsiondu président Félix Houphouët-Boignyet du Général de Gaulle, cet art devivre ensemble qui étonnait le mondeet qui faisait lenvie de toute lAfrique». (Le Nouveau Réveil 18 juin 2011).Autrement dit, « si nous avons"dégagé" Gbagbo, et si nous l’avonsremplacé par Ouattara et consort,c’est pour que la France colonialistecontinue de régner sur la Côte d’Ivoirecomme au temps béni d’Houphouët etde Foccart ».Dans la bouche de cet étrangeambassadeur, cétait en effet, commequi dirait, la réponse du berger à labergère. Car, ces propos sonnentcomme une réplique à ceux queLaurent Gbagbo avait tenus un jour de2006, en ces termes : « La CôtedIvoire est le pays que le Seigneurnous a donné. Cest la portion de terreque nous avons en partage. Cetteportion de terre est notre pays. Nousdevons veiller sur elle, parce que nousdépendons delle, et elle dépend denous. Cest pourquoi on parle deterritoire, on parle de pays, on parlede nation. Or, lenjeu du combat enCôte dIvoire aujourdhui, cest le sortde cette portion de terre. Est-ce que
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 60cette portion de terre est à nous pournous donner tout ce quil nous fautpour vivre ou bien est-elle à dautresqui la gèrent et qui ne nous donnentque quelques petits fruits ? Sommes-nous maîtres sur ce territoire ou pas ?Je suis résolument inscrit avec ceuxqui disent que cest notre terre, la terreque le Seigneur nous a donnée. Nousdevons veiller sur elle pour quellenous nourrisse. On voulait écrire untexte pour remplacer notre propreconstitution, à New York. En un lieuoù nous nétions pas. Dautres se sontlevés, tels des anges, pour dire quecela ne sera pas ». (Notre Voie 7novembre 2006).Dans sa décision finale, si elle arrive àla prendre un jour, la CPI devra aussidire sil est licite, selon le droitinternational, quun pays interviennedans un autre pour y faire prévaloir sesintérêts sur ceux des naturels, parcequil en a les moyens.Allons, mesdames et messieurs de laCPI, encore un effort !Marcel Amondji><><EEtt ll’’aaiiggllee ppllaannttaassoonn ééppééee……Lettre à Yvonne SahiriIntouchables, se croyaient-ilsQue de désinvoltureQue d’arrogance et de traversUne vie d’ivresse diverse,menaient-ilsEt l’aigle planta son épée.Oubliées les promesses au peuplefaitesOubliées les amitiés jadis juréesOubliés, également, les mets partes mains expertes assaisonnésEt l’aigle, sans pitié, planta sonépée.Les conseils, tes conseils, à euxdonnésAu rang d’histoires d’enfant et defemme classésLes appels, tes appels, à la mesureridiculisésEt, sans sourcier, l’aigle planta sonépée.L’écrasante interrogation, à leursdépens, s’installaLeur supposée invincibilité, commeun roseau, vacilla, s’écroulaImpossible le retour aux amisrejetés dans les oublis du capitalEt l’aigle, nonchalamment maissûrement, planta son impitoyableépée.Evaporée, la folie des grandeursComme une neige frappée d’unsoleil brusque, brutal et rudeLa débandade, rien que de ladébandadeEt l’aigle, les serres aiguisées,planta son épée.Pas de cachette, plus de vraisamis, adieuPas de secours, seul le sauve-qui-peut, surviePanique à bord, déroutes, ausecours, crient-ilsCar l’aigle, de façon définitive, vientde planter son épée.Comment s’échapper, commentsurvivre, chasse ouverteQui appeler, en qui avoirconfiance, confiance ?Grande est la tourmente, insomnie,insomnie, paniqueEt l’aigle, insaisissable, infatigable,continue sa course.Sylvain De Bogou(in « Cris d’exil »). 14-07-2010« Je pense que tout le monde seradaccord sur le fait que ça ne vautpas la peine de soutenir despersonnes qui, non seulement tuentleurs ennemis, mais mangent aussileurs organes en public et devant lescaméras", a-t-il lancé en référence àune vidéo diffusée en mai etmontrant un rebelle syrienéviscérant un soldat.Voulez-vous appuyer ces gens-là avecdes armes ? Mais dans ce cas là, celana pratiquement rien à voir avec lesvaleurs humanitaires prônées depuisdes siècles en Europe. En tout cas laRussie ne peut pas limaginer", a-t-ilajouté ». Poutine*
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 61LLL eee bbb êêê ttt iii sss iii eee rrrhhh ooo uuu ppp hhh ooo uuu ééé ttt ooo ---fff rrr aaa nnn ççç aaa fff rrr iii ccc aaa iii nnn(Une rubrique de Marcel Amondji)AAuujjoouurrdd’’hhuuii,,LLaa ppaarroolleeàà……JJeeaann LLoouuiiss BBiilllloonnMinistre ivoirien ducommerce de l’industrie et dela promotion des PME,président de la chambre decommerce de la Côte d’Ivoire><><1 «Si le Président Houphouët nous ditque la paix ce n’est pas un mot, c’est uncomportement, pour moi,l’houphouëtisme ce n’est pas un vainmot, c’est un comportement ».2 « Je me considère commehouphouëtisme et je suis contre labalkanisation des partis politiques ».3 « Je ne regarde pas les querelles ».4 « Pour moi, nous constituons unbloc de droite et nous devons travaillerpour le solidifier».5 «Les problèmes de la Côte d’Ivoiretrouvent leur solution dansl’houphouëtisme».6 En ce qui concerne la Côte d’Ivoire,tout a été dit sous Houphouët et parHouphouët ».7 À travers ses discours, Houphouët atracé les sillons des solutions auxproblèmes auxquels la Côte d’Ivoirepouvait être confrontée et a préparé laCôte d’Ivoire à une démocratiedurable ».8 « L’houphouëtisme, moi j’y crois, carpartout où on en parle tout le mondeest d’accord ».9 « Il ne faut pas que nous ayons lalangue de bois».10 « Houphouët-Boigny a faitconfiance à la jeunesse. Il a construit laCôte d’Ivoire en faisant confiance auxjeunes. Malheureusement, ce n’est pasle cas pour certains de ses successeurs ».11 « On ne peut avoir fait son temps,celui de ses enfants et celui de sespetits-enfants».12 « L’Afrique est le continent oùl’espérance de vie est la plus élevée ».13 « L’Afrique est le continent le plusjeune qui est dirigé par les plus vieuxchefs d’Etat».Jean-Louis Billon~~~~« Même quand la vérités’impose…, celui qui est né dumensonge ne peut prospérer quedans le mensonge ».Marcel Amondji*Discutons sur le fondNous nous réservons le droit de ne paspublier les textes qui ne sont passuffisamment argumentés ou quicontiennent des affirmations sans preuves,des injures gratuites et inutiles… Merci.***SSoommmmeess--nnoouussccoonnsscciieennttss ??......Pour résoudre la criseDans mon pays meurtri,D’où montent de douloureux cris,Plus rien n’a de prise.Que de valses et de tangos !Et que de palinodies !Et que de comédie !Nous n’irons plus au Togo.Eyadéma n’est plus,Et Faure n’est pas à la page,Et son peuple enrage :Son ‘coup’ n’a pas plu.Tous les raccourcisY compris MarcoussisEt les médiations MbékiN’ont pas abouti.Mohamed II s’afficheEt le pouvoir dément :« RFI ment ;Rien n’est vrai. Chiche ! »Et l’on parle de séditionQuelque part dans le Nord.Et des rumeurs de sécession.Que tout cela est fort !Sommes-nous vraiment conscientsEn mettant barrières et obstacles,Et en multipliant les tacles,Que nous courons au Néant ?Faustin Léla Yao(Extrait de « La longue marche sous lestropiques », Ed. du Panthéon.*AAA dddiiirrreee vvvrrraaaiii………Une chronique deDr Serge Nicolas Nzi_________________________« Vient un temps où le silence devienttrahison ». (M. L. King)__________________________Ce que je reproche àGbagbo LaurentEtre naïf en politique, c’est croire que ceuxqui sont en face de vous sont sincères etde bonne foi. C’est croire à la forceimpartiale de l’ONU et à la coopérationavec la France. Il faut vraiment êtreGbagbo Laurent pour croire que SoroGuillaume et sa rébellion, après avoir tué
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 62et éventré des Ivoiriens veulent le bien dela Côte d’Ivoire, sachant bien qu’ilsavaient dit ouvertement qu’ils ont pris lesarmes pour qu’Alassane Ouattara soit leprésident de la Côte d’Ivoire. Aujourd’hui,c’est chose faite.Telle est, en fait, notre lecture sansménagement du comportement duprofesseur et historien, président, GbagboLaurent, devant la réalité de l’exercice dupouvoir politique en Côte d’Ivoire, depuisle 26 octobre 2000, jusqu’à aujourd’hui.Dr Serge Nicolas Nzi(Chercheur en communication, Directeurdu centre africain d’études stratégiques,Lugano, Suisse).*AAA GGG EEE NNN DDD AAAIci vos annonces gratuites :Avis et communiqués,événements(Conférences, colloques,salons, séminaires, forums,festivals, etc.).« La poésie de tout uncontinent ».Chaque année, depuis 1997, la ville de Durban,en Afrique du Sud, organise un grand festivalde poésie africaine dénommée « PoetryAfrica ». A cette occasion, un programmecomposé entre autres de lectures, deperformances scéniques, de concerts,dateliers et dimprovisations est proposé aupublic qui voit là lopportunité de rencontrerles poètes sud-africains, mais aussi des poètesvenus de tout le continent.*Invitation : Dimanche 09 Juin 2013 : EveCouture vous invite à découvrir sanouvelle collection "Jardin dEden"*Partagez vos poèmesA l’instar du Filament, leBlog.editionsmelonic.com publie gratuitementen ligne des poèmes d’auteurs africains, afinde mettre leurs textes accessibles au public etainsi avoir lopportunité de mieux connaitre etlire la poésie africaine. Envoyez par email votretexte, (poème, citation, proverbe ou toutgenre de composition) a :claude@editionsmelonic.com><><La Fondation Bouygues Telecom, leséditions JC Lattès et le quotidien Metro,lancent leur 7ème appel à manuscrits pourle Prix Nouveau Talent FondationBouygues Telecom - Metro.Vous aimez écrire et rêvez d’être publié? C’est le moment de vous lancer !Le roman lauréat sera publié par leséditions JC Lattès, bénéficiera d’un plan depromotion dans le journal Metro et sonauteur recevra une dotation de 10 000€ dela Fondation Bouygues Telecom. Pourparticiper,envoyez votre manuscrit par mailuniquement avant le 30 septembre 2013.Pour en savoir plus sur les modalités et lejury, rendez-vous sur le site :www.lesnouveauxtalents.fr*53èmeANNIVERSAIRE DELINDEPENDANCE DE MADAGASCARConférence-débat sur lesindépendances africaines etmalagasy.AU PROGRAMME :Le 29 Juin 2013 de 20 h 00 à 23 h 30au FIAP Jean Monnet - Salle Lisbonne30 rue Cabanis - 75014 ParisMétro : Glacière (ligne 6)CONFERENCE DE PRESSE,PROJECTIONS DE FILMS,CONFERENCES ET DEBATS, EXPO-VENTES ET DEDICACES DE LIVRES,AVEC :- Dr Gilbert Rasolofoniaina Darsot- Alain Rajaonarivony, journaliste- Espéré Ranivo- Maître de séance : Simone Ranjalahy- Modérateur : Johnny AndrianjoharyET LA PARTICIPATION DE : Collectif de ladiaspora MALAGASY PATRIOTES, NysymbLascony, historiographe ( en direct deNiger ), Collectif AUSAR, Le CRI-Panafricain, Le mouvement UHURU,Lassociation Le KONGO DE DEMAIN,Espace TAMERY, Mireille Saki et ThibeauObouContacts: Johnny 06 14 76 62 53 / Miad 07 5373 92 02 / Danny 07 53 12 30 28 /Sandra 06 8512 91 21*LLLiiibbbrrreeesss PPPrrrooopppooosssCette rubrique est la vôtre. Elle vous estréservée pour vous exprimer. Librement. Pourvous prononcer sur les sujets d’actualité.Librement. Pour faire partager vos opinions etvos thèses...VVoouullooiirr eettPPoouuvvooiirrVouloir ne suffit pas pour avoir etêtre. Il nous faut donner du pouvoir ànotre vouloir, si nous voulons influersur les éléments. La question qui restepertinente est de savoir ce que nousvoulons vraiment et quel est la valeuret le degré du vouloir qui nous anime,auquel nous voudrions insuffler unpouvoir responsable et capable defaire face à la déraison humaine et autemps.La bataille de l’Afrique en général, etde l’ivoirien en particulier, ce n’est pascelle à mener contre les pouvoirsimpérialistes, mais celle contre nous-mêmes.Le véritable ennemi de l’Afrique, c’estl’Afrique elle-même.Un pouvoir ou une force ne se mesureque par rapport à la force contraire ouopposée. La force de l’occident résideessentiellement dis-je, dans lafaiblesse de l’Afrique qui affiche uncomportement dont l’irrationalité estégale à cette complexité qui définit leNoir d’Afrique et d’ailleurs commesujet assujetti, à former, à dominer età utiliser comme « porteur de valise »des autres (les Blancs). A voir la fiertéqu’il semble retirer de cette situation,même Freud aurait du mal à statuersur son cas.Définissons-nous d’abord,, nous lesAfricains, et nous saurons qu’elle estle pourquoi de notre lutte, lecomment de notre combat. Sansbase, il n’y a pas de pourquoi fort etactif pouvant impulser un commentsusceptible de nous sortir de notrecondition d’arriérés culturels etidentitaires.Gnamkey Michel Kouassi*LLLeeesss DDDooossssssiiieeerrrsss
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 63dddeee lll’’’ÉÉÉddduuucccaaatttiiiooonnnEn Afrique, léducation dans sonensemble est malade, dit-on.Nous nous devons dediagnostiquer le mal et l’étenduede son ampleur, de situer lesresponsabilités, afin depréconiser des solutions. C’estl’objet de cette nouvelle rubriqueintitulée «Les Dossiers del’Education».Merci de nous envoyer vostextes, pour faire connaître etpartager vos analyses etpropositions.CCôôttee dd’’IIvvooiirree ::llee ssyyssttèèmmeeéédduuccaattiiff nn’’eesstt pplluussàà ll’’aaggoonniiee ;; iill eessttmmoorrttL e c on stat d é ch e c est c la i r :n ot r e sy st è m e édu ca ti f n e stp lu s à l a g oni e ; il e st m or t eti l con vi en t d e lu i pr ép ar e r d e so b sèqu e s d i gn e s d e c e n o m.É co l e i vo ir i en n e, r e qu i e sca t inp ac e !D r F am ah an S A M A K ÉS o ur c e : l eb an co .n et*Qu’est-ce que lA.S.C.A.D (Académie desSciences des Arts, des Cultures dAfriqueet des Diasporas Africaines) ?*AAuu ccoommmmeenncceemmeennttééttaaiitt…… ll’’ééccoolleeJ’ai eu l’honneur et le plaisir deprononcer, il y a quelques mois, uneconférence sur le thème suivant :«Contributions de la philosophie àl’avènement d’une Côte d’Ivoireémergente». Sujet d’une brûlanteactualité, dirons-nous. D’autant que nosgouvernants actuels disent avoirl’ambition de faire de notre pays, la Côted’Ivoire, un pays émergent à l’horizon2020. Noble projet que celui de voir enfince beau pays, ce grand pays – de par sespotentialités naturelles et ses ressourceshumaines – sortir de l’ornière.Côte d’Ivoire, pays émergent. CommeTaiwan, Singapour ou la République deCorée. Mais, ces pays émergents sontjustement la preuve éclatante qu’onn’émerge pas seulement parce que l’onest submergé de pétrole, parce qu’on estpremier producteur mondial de café, decacao ou de manganèse ! Oui, l’économied’un pays peut reposer sur l’agriculture !Oui, l’économie d’un pays peut reposersur le nickel ou la bauxite ! Mais, ledéveloppement d’un pays repose toujourssur l’éducation !Pas de développement sans éducationEn effet, on émerge d’abord parce qu’on ala volonté d’émerger. Or, en la matière, ily a beaucoup plus de velléités que devolitions.On émerge ensuite parce qu’on a unprojet, une vision du futur souhaitable.Dans ce sens, on s’éduque au vouloir-émerger, comme on s’éduque à ladémocratie. On (s’) éduque à l’excellence.Ainsi apparaît l’éducation : la clé de toutdéveloppement.Ma conviction est qu’un homme, aussigénial soit-il, ne peut faire émerger unpeuple du labyrinthe où l’attend leMinotaure du sous-développement.Il faut le secours du fil d’Ariane de l’école.Une école nouvelle avec une visionnouvelle de l’homme ivoirien. Une écolequi forme à l’excellence. Or, l’écoleexcellente est faite d’animateursexcellents. Parce que du rien ne peutsortir que le rien. Et, pour ces milliersd’enseignants, d’éducateurs, degestionnaires de l’école, l’excellence nedoit pas être un vain mot, mais uncomportement. Leur mission doit être dediscerner et susciter, en nos enfants, leslinéaments de la volonté de puissance, del’invention, bref, de l’excellence. Il y a desroutes qui nous conduisent plus loin qued’autres et n’importe quel systèmeéducatif ne nous entraîne pas vers lescimes de l’excellence.Ainsi parle le Prophète Al Mustapha :«Vous êtes les arcs qui projettent vosenfants telles des flèches vivantes.L’Archer voit la cible sur le chemin del’infini, et Il vous courbe avec toute Saforce pour que Ses flèches aillent vite etloin. Que cette courbure, dans les mainsde l’Archer, tende à la joie ; Car, comme Ilaime la flèche qui vole, Il aime aussi l’arcqui est stable » (Gibran).En vérité, si le cerveau de l’enfant, commedit Plutarque, n’est pas un vase qu’il fautremplir, mais un foyer qu’il faut échauffer,alors une éducation, annonciatrice d’uneémergence et d’une supériorité futures,ne saurait se faire avec des arcsdéfaillants, c’est-à-dire des formateursdévalorisés et clochardisés, ballottés parletumulted’uneexistenceagitéepardesproblèmesexistentiels.L’éducateur qui a faim ne saurait être unéducateur parfait. Car, quand toute lasociété a échoué, l’école et sesanimateurs demeurent la dernière pochede moralité : « On n’enseigne pas ce quel’on sait. On n’enseigne pas ce que l’onveut. On enseigne ce que l’on est » (Jean-Jaurès).Il faut créer les conditions de sonémergenceUn pays qui veut émerger crée lesconditions de son émergence. Autantl’Archer est en droit d’exiger de l’arc,autant il doit en prendre soin s’il veut entirer le maximum de tension. Autant noussommes en droit de demander auxformateurs d’éduquer nos jeunes àl’excellence, autant la justice du cœur – etla justesse de la pensée – commandequ’on les installe dans des conditionsidoines et idéales pour performer. Etcomme l’école est le lieu, par excellence,de la culture de l’excellence, il faut que
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 64ses animateurs soient écoutés,considérés, restaurés dans leur dignité,choyés même, au lieu d’être vilipendés etanathématisés.Un jour de fête du travail, on leur a mêmejeté au visage qu’ils n’étaient que desparasites sociaux et que les vraisproducteurs de richesses (policiers,douaniers et agents des impôts) n’avaientnul besoin de doctorats et autresparchemins superflus dans la nouvelleCité idéale africaine. Cité hédoniste etéconomo-centriste où seul l’argent frais etclinquant est la mesure de toutes choses,à la fois thermomètre et thermostat dubonheur social. J’en ai ri. Parce qu’il fautrire de pareilles sottises. Voilà comment,depuis une décennie au moins, parce quel’arc a été abandonné à l’instabilité, lesjeunes ivoiriens sont devenus des flèchesenflammées qui embrasent la Cité.Redonner de la dignité à l’écoleivoirienne et à ses animateursNous l’avons déjà dit, il n’y a pas dedéveloppement sans une éducationperformante et adéquate. Voilà pourquoiil faut redonner de la dignité à l’écoleivoirienne et à ses animateurs. Et alors,penser que nos pays pourront émerger unjour, comme par un coup de baguettemagique, en laissant l’école et sesanimateurs sur le bord du chemin, c’estfaire fausse route. « Le parfum dontl’argile a été une fois imprégnée, elle leconservera longtemps » (Horace).Dr. Yodé Simplice Dion(Enseignant-Chercheur, Université FHBd’abidjan-Cocodt, Cote d’Ivoire*«Nous ne devons pas êtrecomplices de la mort de l’éducationet de l’instruction dans notrepays». (Koua Justin).*« Si lAfrique ne donne paslopportunité à ses propres enfants dese former, de consolider leurs acquis,de senrichir en expérience, de prouveraux yeux du monde ce quils valent,que pourront-ils offrir aux autres, aurendez-vous du donner et durecevoir?». (Mariam Gba).**« Lécole est un parfait outil dedéveloppement, on ne le dira jamaisassez, pour tous les pays du monde,mais plus pour les payspauvres ». Emissah Yapi*Grâce à l’école etau peuple…Monsieur Venance Konan,Etes-vous toujours la mêmepersonne qu’avant l’installation duprésident ADO au pouvoir? Je dirainon, car comment pouvez-vousrester calme, muet aux décisionsinacceptables du président, commepar exemple sur la fermeture del’université pendant une année.Aujourd’hui, est-ce que le ministrede l’enseignement supérieur estcapable de nous fait le point sur lasituation réelle dans lesuniversités ? Non, car rien n’est faitjusqu’à présent. Vous, lespersonnes bien écoutées dans cepays, vous faites comme si tout vabien, parce que pendant ce tempsvos enfants sont à l’étranger et çane vous dérange pas. Mais, sachezque si vous êtes arrivé làaujourd’hui, c’est grâce à l’école etau peuple... Donc, nous vousdemandons d’agir avant que ça nesoit tard.Ferdinand Koffi.*CCCooonnnssseeeiiilllllleeezzz ««« LLLeee FFFiiilllaaammmeeennnttt »»»ààà vvvooosss pppaaarrreeennntttsss,,, ààà vvvooosss cccooonnnnnnaaaiiissssssaaannnccceeesss,,,ààà vvvooosss cccooollllllèèèggguuueeesss,,, ààà vvvooosss aaammmiiisss………*Une rubrique de Bérénice, la lucioled’Abidjan, pour enrichir notreexpression, pour faire découvrir ouredécouvrir le sens et le bon usagedes mots et des expressions que nousutilisons plus ou moins souvent, peuou pas, bien ou mal... *1 Un lapsus :Un lapsus est une erreur qui consiste, pour unepersonne, à exprimer autre chose que cequ’elle avait prévu d’exprimer, notamment ensubstituant à un terme attendu un autre mot.C’est par exemple « Je déclare la séanceclose ! », d’un vieux président de chambre aumoment de la commencer ; ou encore « monmari peut manger ce que je veux (au lieu de cequ’il veut », d’une femme autoritaire...Autre exemple, c’est par un lapsus linguae que,lors de la cérémonie d’investiture du samedi21 mai 2011 à Yamoussoukro, Henriette DagriDiabaté, la toute nouvelle Grande Chancelièrenommée par Alassane Dramane Ouattara, aappelé celui-ci «Monsieur le Préfet», au lieu deMonsieur le Président...Il faut savoir que le lapsus, remplacement d’unmot par un autre, de fait de façoninconsciente, de sorte que, bien souvent, l’ondit exactement le contraire de ce que l’on al’intention de dire, mais en rapport direct avecla réalité que l’on vit. Les psychologues nousexpliquent que le lapsus est l’expression d’unereprésentation refoulée qui repose sur lepassage involontaire et non prémédité, del’inconscient vers le conscient. Sigmund Freudprécise que la fatigue, l’excitation ou untrouble de l’attention ne peuvent pas suffire àexpliquer, ni à justifier un lapsus.Même si Henriette Dagri Diabaté, s’étaitaussitôt rebiffée, il se trouve que ce lapsuslinguae, aux yeux et à l’oreille de bien desgens, n’était pas gratuit et n’était pas passéinaperçu.On distingue : l’erreur commise en parlant(lapsus linguae), en écrivant (lapsus calami),par la mémoire (lapsus memoriae) ou par lesgestes (lapsus gestuel ou lapsus manus), etc.Mais, comment nommer une faute commisepar le clavier ? D’aucuns ont proposé déjà « Lelapsus clavis ». L’expression est déjà adoptéeet utilisée dans certains milieux littérairesdepuis qu’elle a été proposée en août 1999 parFrançois Campan. (Macaire Etty, Léandre Sahiriet Julius Gueye.2 « L e c œ u r a s e s r a i s o n s q u e l ar a i s o n i g n o r e » .Cette expression signifie que laffectionaveugle la raison. Cela veut dire, en d’autrestermes, qu’on naperçoit pas ordinairement lesdéfauts des personnes quon aime, et souventmême on prend ces défauts pour des qualités ;car, lillusion est un effet nécessaire dusentiment dont la force se mesure presquetoujours par le degré daveuglement quil
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 65produit. L e c œ u r , dit Pascal, a s e sr a i s o n s q u e l a r a i s o n n e c o n n a î tp a s . Il en est de la haine comme de lamour :Ni lun ni lautre, dit saint Bernard, ne saventjuger selon les régles de la vérité. » (De Gradib.humilitatis.) De même que lamour prend lesdéfauts pour des qualités, la haine prend lesqualités pour des défauts. Oh ! quil en est peuqui voient les défauts de ceux quils aiment etles bonnes qualités de ceux quils haïssent! U np è r e , dit le proverbe, n e c o n n a î t p a sl e s d é f a u t s d e s o n f i l s , n i l el a b o u r e u r l a f e r t i l i t é d e s o nc h a m p . » (C o n f u c i u s .) L a m o u r e t l ah a i n e m e t t e n t u n v o i l e d e v a n t l e sy e u x : l u n n e l a i s s e v o i r q u e l eb i e n e t l a u t r e q u e l e m a l . (P r o v .a r a b e ).3 « C’est du nanan ».« Nanan » appartient à ces créationsphonétiques ou terminologiques basées sur lesonomatopées. On retrouve le radical « nann »dans des dérivés dialectaux et « nanan »devient un mot à part entière au milieu duXVIIe siècle pour désigner une friandise.Aujourd’hui, on ne vend plus de « nanan »,mais on peut apprécier ce que l’on trouvecomme sucrerie en disant « c’est du nanan ».L’expression a pris un tour métamorphiquepour exprimer d’une manière familière que «cela ne pose pas de problème » que « c’esttrès facile » … On peut dire, en d’autrestermes : c’est du gâteau !Bérénice Wadé NemlinLa Luciole d’Abidjan*MMM AAA TTT III ÈÈÈ RRR EEE ÀÀÀRRR ÉÉÉ FFF LLL EEE XXX III OOO NNN_____________________________________Quand il n y a pas de preuvescontre une personne dans uneaffaire, le juge décide la relâchepure et simple. Alors, si ledossier est vide et que la CPIn’a pas, comme ils disent, depreuves suffisantes, pourquoiLaurent Gbagbo est-il toujours àLa Haye ? Qui doit décider desa mise en liberté. ?Dominique Gbagbo*CCCooonnnttteee ddduuu mmmoooiiisss« Pour moi, le conte est le voyage dansle monde de l’imaginaire. C’est surtoutla naissance de la connaissance, l’éveilà la sagesse ». (Michelle Tanon-Lora)BBââttiirrddeess ppoonnttss......Voici l’histoire d’un père et son fils quis’aimaient beaucoupEt qui vivaient en parfaite harmonie à lacampagne.Jusqu’au jour où un conflit éclata entre lesdeux.Le père et le fils vivaient du fruit de leurslabeurs.Ils travaillaient et récoltaient ensemble.Ils avaient tout en commun.Tout commença par un malheureuxmalentendu entre eux.Mais, peu à peu, le fossé se creusa jusqu’aujour où...Il y eut une vive discussion entre les deux.Puis, un silence douloureux s’installa et duraplusieurs mois.Un jour, quelqu’un frappa à la porte du fils...C’était un homme à tout faire qui cherchaitdu travail.Avez-vous quelques réparations à faire?Oui, lui répondit-il, j’ai du travail pour toi.Tu vois, de l’autre côté du ruisseau, vit monpère.Il y a quelques mois, il m’a offenségravement et nos rapports se sont brisés.Je vais lui montrer que je peux aussi mepasser de lui.Tu vois ces pierres à côté de ma maison?Je voudrais que tu construises un mur dedeux mètres de haut,Car, je ne veux plus le voir!L’homme répondit :Je crois comprendre la situation...Le fils aida son visiteur à réunir tout lematériel nécessaire.Puis, il partit en voyage, le laissant seulpendant toute une semaine.Quelques jours plus tard, lorsqu’il revint devoyage,L’homme à tout faire avait déjà terminé sontravail.Mais, quelle surprise!Le fils fut totalement bouleversé.Au lieu d’un mur de deux mètres de haut, ilavait plutôt construit un magnifique pont.Au même instant, le père sortit de sa maisonet courut vers son fils en s’exclamant:-Tu es vraiment formidable!Construire un pont après ce que je t’ai fait!Je suis fier de toi et te demande pardon.Pendant que le père et son fils fêtaient leurréconciliation,L’homme à tout faire ramassa ses outilspour partir.Non attends ...Lui dirent-ils.Il y a ici du travail pour toi!».Mais il répondit:Je voudrais bien rester, mais j’ai encored’autres ponts à construire.Soyons des bâtisseurs de ponts entre leshumains afin de faciliter leur réconciliation.Ne construisons jamais des murs deséparation.Jean Constant Assoman*. Proposez-nous des contes.Email : lefilament@hotmail.com*PPrriièèrree ppoouurrmmoonn ppaayyss
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 66Jaime le terrain là où on affronte lesdéfis, on tombe, on apprend de seschutes, on se relève, on sassagit et onredouble deffort pour mieux vaincre endécuplant notre rage de vaincre.Jaime me battre et gagner, savourer lavictoire qui sobtient au prix de la sueurdu front, du sang des mains écorchéespar le labeur.C’est ce qui fait de toi un battant, unhomme debout qui inspire la dignité etqui, de son existence, laisse une histoire,des empreintes : C’est ce qui fait de toiun héros comme Martin Luther King, unrequin qui inspire dignité et modèle àsuivre.Haut les cœurs !Yahn Aka*Si vous connaissez despersonnes qui méritent defigurer dans notre «Tableaud’honneur», n’hésitez pas ànous en faire part.AAAuuu TTTaaabbbllleeeaaauuuddd’’’HHHooonnnnnneeeuuurrrDe même que, dans les écoles,on affichait autrefois sur untableau, sous les yeux de tous,les noms des premiers de telleou telle discipline, nous avonsinstitué cette rubrique «TableaudHonneur» pour «épingler»,mettre en lumière, lespersonnalités qui se sontdistinguées ou se distinguentpar leur intelligence et par laqualité exceptionnelle de leursactivités, de leurs professionsou de leurs inventions... Afin demieux les faire connaître etpour que leurs vies et leursréalisations puissent servir demodèles, du moins, puissentfaire boules de neige.*Au tableau dhonneur de ce mois, nousvous présentons une autre grande figurede notre temps, et notre histoire. Il s’agitd’une dame résidant à Birmingham, enAngleterre, qui vient d’être intégrée àl’équipe de rédaction du journal enligne « ivoirenewsinfo.net » Il s’agit, enl’occurrence de :AAcchhiilllleeGGeenneevviièèvveeGGNNOOAAHHOOUUActuellement employée commecoordinatrice du département dans l’unedes plus grandes organisations charitablesdu Royaume-Uni, GNOAHOU, est unegrande dame, au regard de son cursus etde sa très grande expérience dans ledomaine de la communication.Après l’obtention de la licence ès Lettres àl’Université de Bouaké, Achille Gnoahou apoursuivi ses études à l’Institut desSciences et Techniques de laCommunication (ISTC) où elle a obtenu lediplôme du cycle II en journalisme, optionProduction Télévision. Elle estactuellement titulaire d’un Master en“International Broadcast Journalism” del’Université de Birmingham, au RoyaumeUni.En effet, Achille Gnoahou a commencé sacarrière de journalisme dans son paysd’origine, la Côte d’Ivoire, où elle ad’abord travaillé en tant que journalistereporter à l’Agence Ivoirienne de Presse(AIP) précisément dans le département“Santé et Culture”. Ensuite, elle acollaboré avec “Radio Côte d’Ivoire”, entant que présentatrice du journal, entemps partiel.Achille Gnoahou a toujours prouvéqu’elle s’intéresse à tout problème desanté. Son souci majeur a toujours étéd’apporter sa contribution à sacommunauté. Cette volonté estcorroborée par son attachement àplusieurs Organisations NonGouvernementales (ONG).En effet, elle a été membre de l’ONG “lesjournalistes volontaires contre le SIDA”dans laquelle elle a contribué à l’émission“Santé Publique” de la TélévisionIvoirienne (RTI 1ere Chaîne). Elle estmembre Fondateur de la “CommunautéAfricaine Francophone de Birmingham”Rappelons que, depuis près de 9 ans,Achille Gnoahou travaille dans l’un desplus grands organismes de charitéspécialisé en matière de santé sexuelle auRoyaume Uni.Vous l’aurez remarqué, Achille Gnoahoumérite de figurer au tableau d’honneur denotre magazine, afin que son parcours etson engagement inspirent toutes lesjeunes générations d’ici et d’ailleurs.Edoiuard Yro Gozz,Fondateur et directeur de publicationivoirenewsinfo.netSource : ivoirenewainfo.net***HHeelllloo MMaannddeellaa !!Salut à toiNelson !Salut à toiRolihlahla !Salut à toiMandela !Salut à toiDigne fils de la famille royale ThimbuXhosaDu village de QunuAu bord de la rivière MbasheEn Oriental Transkei !Salut à toiRolihlahlaToi qui asDe ton modeste train de vieGénéreusement faitLa sublime locomotive de vieDe toutes nos vies !Ton long chemin vers la liberté et la justiceRolihlahlaElle nous enseigne queUn prince quiDans les mains d’une tribu sauvage tombe
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 67Quand il était bien jeuneIl n’en perd pour autant jamaisSon sang royal.Dès lors queA nouveauSur cette terreCette terre des hommesIl est libreIl sait immédiatement qu’il est princeEt il assume.Ta vie entièreRolihlahlaElle nous enseigne queNotre vieNotre vie sur cette terreCette terre des hommesElle ne vaut que parCe qu’elle nous coûteEt d’effortsEt de persévéranceEt de constance.Ta vie entièreRolihlahlaElle nous enseigne queQuelques souffrances que l’on pûtSur cette terreCette terre des hommesNous infligerC’est ne pas vivreQue dePasser sa vieA entretenir des ressentimentsA ressasser des griefs.Ta vie entièreRolihlahlaElle nous enseigne queTout être humain qui ne s’accepte pasTel qu’il estDans son propre corpsTout être humain qui ne sait pasChaque jourInventer sa vieSur cette terreCette terre des hommesIl ne vit hélas ! pasCet être-làDans son propre corpsIl ne vit hélas !Cet être-là queDans l’ombre de la vie des autres.Ta vie entièreRolihlahlaElle nous enseigne queAux instants oùSur cette terreCette terre des hommesLa vie n’est guère facileIl faut avoir confiance en soiIl faut croire que l’on estSi fortSi richeSi doué pour quelque choseQue ce quelque chose-làCertesL’on peutCoûte que coûtePar le droit cheminL’atteindre.Ta vie entièreRolihlahlaElle nous enseigne queLes plus belles viesSur cette terreCette terre des hommesCe sontLes vies qui se viventA proposEt sans déserter notre idéalAutrement ditSans extravaganceSans rebutSans perfidieMaisAvec volonté et convictionUne volonté et une conviction portéesVolontiersA leur plus grande puissance.Ta vie entièreRolihlahlaElle nousenseigne queLes autres ontbeauNous tracerune voieLa vraie vertuSur cette terreCette terre deshommesElle nousprescritDe trouverPlacidementPar nous-mêmesLe tracé de la voie de notre propre vieEt de nous maintenirVaille que vailleDans ce chemin de notre vieCe chemin-là queEn aucun casPersonne ne peut fairePour nous.Ta vie entièreRolihlahlaElle nous enseigne queSur cette terreCette terre des hommesCertesOn ne respecte queUne personne qui se respecteEt qui sait respecter les autres.Ta vie entièreRolihlahlaElle nous enseigne queLes qualités et les talents en nousSi jamaisNous ne savons pas les faire valoirPour notre élévationEt pour le bien-être de toute l’humanitéIls sontEn véritéVaines chosesSur cette terreCette terre des hommes.Ta vie entièreRolihlahlaElle nous enseigne queVivre sa vieSur cette terreCette terre des hommesA jamais ne saurait signifierGâcherSous quelque prétexte que ce soitA d’autres personnesLa vie.Ta vie entièreRolihlahlaElle nous enseigne queLe seul intérêtA vivreSur cette terreCette terre des hommesC’est deMalgré toutMettre nos forcesToutes les forces de notre intelligenceA croire à la vieA aimer la vieA transformer la viePourA chacune de nos viesDonnerUn sensPourA chaque être humainDonnerDe sa propre dignitéEt la pleine possessionEt la sauvegarde.Ta vie entièreRolihlahlaElle nous enseigne queSur cette terreCette terre des hommesMême si notre condition humaineElle nous semble bien souventComme une suite ininterrompueD’épreuves rudes et duresDe conflits abjects et amersMême si notre vie quotidienneElle nous semble bien souventComme une farouche arène de barbarieOùHélas ! bien souventDe certains férocesDe certains barbaresDe certains minablesDe certains mécréantsLa bêtise vaut raison et force de loiGardons le cap que
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 68Les êtres humains sont faitsFaits pour s’aimerS’aimer pour se comprendreSe comprendre pour s’entendreS’entendre pour s’entraiderS’entraider pour bâtirBâtir un monde de paixLa paix pour vivreVivre heureuxHeureux ici-basIci-bas sur cette terreCette terre des hommes…Salut à toiNelson !Salut à toiRolihlahla !Salut à toiMandela !Léandre Sahiri*LLLiiibbbrrreeesss PPPrrrooopppooosssCette rubrique est la vôtre. Elle vous estréservée pour vous exprimer. Librement.Pour vous prononcer sur les sujetsd’actualité. Librement. Pour fairepartager vos opinions et vos thèses...LLeettttrree oouuvveerrttee ààttoouuss lleess AAffrriiccaaiinnss eett àà ttoouusslleess OOcccciiddeennttaauuxx qquuii nneeccoommpprreennnneenntt ppaass ppoouurrqquuooiilleess ppaayyss aaffrriiccaaiinnss nnee ssoonntt ppaassiinnddééppeennddaannttss eett ddeemmeeuurreennttssoouuss--ddéévveellooppppééss..Dans un courrier que Mr Robert Lacaille aadressé à M. Léandre Sahiri, il a écrit ceci :« Je nai jamais eu la prétention dêtreun ange... et faire honte à mes parentsest le cadet de mes soucis, je suis uneuropéen, je ne suis pas chrétien, neloublie pas. Quant à tes conseilsdAfricain, tu devrais savoir ce que jenpense... De la considération pour vous, lesAfricains, vous qui vivez encore à noscrochets..., tu plaisantes jespère...Combien la France a donné, lannéedernière, à la Côte divoire ?Lintervention de larmée française poury rétablir la démocratie et virer tonpetit roi de Gbagbo... Le coût delintervention au Mali , plus dun milliondeuros pour éviter que ce pays tombesous la charia ... Tout ce que doit faire laFrance, alors que vous avezlindépendance depuis 50 ans... Oncommence en avoir marre de gaspiller delargent pour vous tous..., et je ne parlepas de vos bons à rien qui vivent de laidesociale ou se retrouvent en prison pourtrafic de drogue... Vous navez même pasla reconnaissance du ventre. Que seraitlAfrique, sil ny avait jamais eu lesBlancs ? Nous ne sommes pas sur lemême pied destale, Léandre... etnoublie pas que je ne suis pas chrétien ...Bonne continuation, salut ».M. Robert Lacaille, a tout à fait raison de tenirces propos. Ce nest pas parce qu’il est idiot ouinculte; mais, il ne fait que répéter ce que sesdirigeants hypocrites, menteurs, voleurs etcriminels nont cessé et ne cesseront sansdoute jamais de dire en boucle sur leursmédias poubelles, notamment en France.Mais moi, sans un esprit de polémique, je veuxdire ici ce que tous les présidents et leursgouvernements nont jamais osé dire, niexpliquer comme peut faire une femme qui seprostitue, face à ses enfants quelle nourrit parce travail un peu particulier. Cette femme puteou de joie, sans doute très belle, pour sauverson honneur, ne peut que dire à ses enfantsquelle est secrétaire de direction oucommerciale de telle ou telle grande sociéténationale ou internationale par exemple ; et,ceux-ci vont la croire, parce quelle leur donnetout ce qui leur permet de vivre trèsconfortablement. Et jusquà preuve ducontraire, personne ne peut leur faire changerdavis là-dessus. Et cest bien dommage!Car, ceci est bien malheureusement le cas dece cher monsieur Lacaille, avec ses dirigeantsen France depuis plus de 50 années qui, dansleurs mensonges éhontés, leurs vols, leurscrimes organisés et persistants en Afrique etdans le Tiers-monde, disent quils aident lespays africains en particulier, à sortir de leursous-développement et de leurs misères.Monsieur Lacaille se dit « un vrai européen »,ce qui signifie qu’il est un français pur sang,jimagine. Ce qui veut dire que :Premièrement, Monsieur Lacailleconnaît la littérature française et parexcellence, les fables de Jean De LaFontaine. Dans lune de ses fablesintitulée: " le loup et lagneau", il nousdisait, il y a déjà des siècles : "la raisondu plus fort est toujours la meilleure".Deuxièmement, étant donc français desouche, Monsieur Lacaille connaît trèsbien alors, la sociologie et la culture devotre pays, la France. Moi, commelensemble des autres immigrés, ce queje sais de vous tous et qui est unevérité, cest quà lâge de 18 à 20 ans, la grandemajorité des Français et Européens donnentcongé à leurs enfants qui sont de ces âges, dequitter le domicile familial, parce quilsdeviennent des charges insupportables poureux. Alors, cher monsieur Lacaille, si desparents français ou européens ne peuvent pasdonner à manger, ni héberger leurs propresenfants biologiques de 18, 20 ans, donc, leursang, pensez-vous que ces Français-là qui nepeuvent pas aider même leurs voisins, peuventaider à plus forte raison des étrangers qui setrouvent à des milliers de km de la France etde lEurope? Si vous comprenez ces exemples,alors, je suis ravi de continuer.Concernant lindépendance des pays africainset surtout, les pays francophones, je peuxaffirmer ici que la France navait donné àaucun de ces pays, son indépendance. Voyez-vous, au lendemain de la seconde guerremondiale de 1939-45, la France, comme lesautres pays européens totalement anéantis surtous les plans, la France sous perfusion commeles autres par le plan Marshall dune part, ettotalement plus affaiblie par sa guerre contrelIndochine quelle avait perdue dautre part,devant ces deux grands désastres, pour serétablir économiquement et financièrement, laFrance, pour ne pas perdre ce qu’on appelle« lempire colonial français dAfrique », elledonna devant lopinion mondiale, une parodied’indépendance à toutes ces colonies dAfriqueen 1960 et ceci avec des conditions à couper lesouffle ; à lexception de la Guinée duPrésident Sékou TOURÉ, qui avait dit non à DeGAULLE, en Septembre 1958, à son projetdindépendance dans la communauté "franco-africaine". Quest-ce que cela signifie?Un simple transfert de compétencesadministratives et sociales; donc, une partielleautonomie. Et, cest ça lindépendance donnéepar la France. Autonomie dans laquelle laFrance na plus à prévoir chaque année unbudget colonial, pour le bien-être des colonsqui dirigeaient ses colonies en Afrique noirefrancophone. Cependant, tout ce qui relève deléconomie, des finances, des affairesétrangères, de la défense et de lintérieur, étaitjusquà ce jour, des prérogatives quirevenaient de droit au maître de lElysée, donc,du Président de la France. Jespère que vousconviendrez avec moi, que la France ne fait pastout cela, par amour des Africains, ni par soucisdebienfaisance? Jevousdonnecesélémentsfondamentaux,pourquevoussaisissiez un peula confusion dans laquelle les dirigeantsfrançais, depuis le Général De GAULLE, jusquàce jour, avec M. François HOLLANDE, avaientmis et continuent de mettre les Français etmême les Africains, en faisant croire que cestgrâce à la France que les Africains parviennent
    • Le Filament magazine n° 30 juin 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 69à survivre. Non, cher monsieur! Mais, cesttout à fait le contraire. Comment et pourquoi?Les Français parviennent à vivre grâce auxAfricains, et non le contraireSavez-vous que tout pays indépendant disposede sa monnaie nationale? Si les pays dAfriquefrancophone étaient effectivementindépendants, comme beaucoup de Français ledisent, chaque pays africain ne disposerait-ilpas de sa propre monnaie nationale? Ilsavaient en commun une monnaie qui date de1945 et qui faisait partie intégrante du francfrançais; et, quon appelle le franc CFA. Cest àdire le franc des colonies françaises dAfrique.Dailleurs, la France toujours prête dans sesarnaques, a fait raccrocher le franc CFA à leuroen 2000, pour ne pas voir sa source financièremagique et vitale tarir comme une oasis, par ladisparition de cette zone franc.Cette monnaie, bien quelle soit en circulationdans les vies économiques des états africains,demeure la propriété de la France. Les paysafricains appartenant à cette zone monétaire,en sont seulement membres; et ne disposentdaucun pouvoir de décision politique,économique et financière sur cette monnaieen ce qui concerne la vie économique etsociale de leurs pays respectifs ; et ce, malgréleur majorité à lassemblée générale etplénière. La France minoritaire a, par contre,tous les droits et pouvoirs de décision et devéto sur cette monnaie, en ce qui concerne lapolitique économique et financière de cespays.Mais, là où ça devient très intéressant, cest ceque chacun de ces pays africains donne enterme de revenus annuels à létat français. Ilfaut le savoir pour se garder dorénavant detenir des propos du genre : « Que seraitlAfrique, sil ny avait jamais eu les Blancs ? »,etc.En effet, de 1960 à 1990, chaque état africainfrancophone donnait à la France, 65% de sesrecettes annuelles dexportation. Puis, depuis1990 à ce jour, 50% de ces mêmes recettesannuelles. Savez-vous pourquoi la France faittout ce mic-mac qui nest rien dautre que delescroquerie en bande organisée, de labus debiens sociaux, vols et détournements? Pour laFrance, sans passer par elle, aucun de ces paysafricains francophones na le droit de recevoirses recettes en dollar, en mark, en yen ou enrouble et ni de faire ses propres échanges surles marchés financiers. Donc, la France prendla quasi-totalité des recettes annuellesdexportation de chaque pays, pour, soitdisant, lui garantir les échanges sur lesmarchés financiers internationaux. Oùatterrissent toutes ces sommes colossales? Autrésor public français. Cet argent est ensuitedéposé dans diverses banques. Et cest de toutça que vivent les Français. Pendant que chaquepays africain avec ses misérables 35% touchéssur ses propres ventes à létranger, est tenu detout faire pour son développementéconomique et social.Quand chacun des pays africains a besoin derécupérer une partie de ses 65% laissés auxbons soins de la France, savez-vous ce que faitla France en ce moment-là ? Elle prend lesintérêts générés par leur propre argent, pourles leur donner en "prêts", comme si cet argentappartient à la France. Et cest avec ça que lesdifférents dirigeants de cette France et leursgouvernements font croire au monde entierquils donnent tant de millions à tels paysafricains pour les aider pour leurdéveloppement.De deux, depuis 1960 à ce jour, tous les palais(présidence, Assemblée Nationale, ConseilConstitutionnel ou Cour Suprême) des paysafricains sont payés chaque mois à la France entant que loyer dû à la France. Ici, en France,que dit la loi foncière et immobilière en termedachat/vente? A combien dannuités sontvendues les maisons? Maximum 20 à 25 ans,sans plus. En Afrique, la même règle n’est pasappliquée.En ce qui concerne les ressources énergétiqueset stratégiques, cest là, le nerf de tous lescoups détat de la France en Afrique. Car,aucun de ces pays africains na le droit de faireun seul appel doffre publique. Tout revient dedroit à la France. Et, gare à celui qui passeraoutre la France.Tels sont quelques uns des abus que lePrésident Laurent GBAGBO a voulu remettreen question, combattre, et cest cela qui lui avalu ce déchaînement de mépris, de haine dela France et ses alliés européens de lunion ettout ce génocide perpétré par la France et sonarmée, avant de laccuser injustement etarbitrairement, puis de le jeter dans votregoulag à La Haye.Voici, en quelque sorte, ce qu’est la réalité, desrelations de la France avec les pays africains.Si les français étaient des gens sérieux ethonnêtes avec eux-mêmes, ils secomporteraient autrement à légard desAfricains; et non avec cet air de mépris et dehaine.Atsé KOUASSI.*MMMooottt dddeee fffiiinnn___________________Assez ces larmesAssez ces jérémiadesJe dis ASSEZ…Trop longue la route deshumiliationsTrop élevée la montagne desbrimades…Une histoire et une géographieensanglantéesEt tu ris du rire du lâcheEt tu ricanes du ricanement dutraître…Et tu dors du sommeil du poltronEt tu la fermes, ta boucheEt tête inclinéeEt yeux baissésTu refuses de voir…Linjustice étend son voileLa brutalité sengraisseLimposture se dilateLignorance se dresseEt toi tu te couches…Lève la tête.Fier AfricainFière AfricaineComme SamoryComme LumumbaComme MandelaComme NkrumahRELEVE TOIMaintenant !Macaire Etty*Ne manquez pas la prochaine parution duFilament magazine.*