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Le filament 29 de mai 2013

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Recevez le numéro 29 de votre journal « Le Filament ».

Veuillez en accuser réception, et nous faire part de vos avis, critiques et suggestions, svp. Merci de faire connaître et de faire lire «Le Filament», à d’autres personnes (amis, parents, collègues, connaissances ou pas, etc.), et de recueillir leurs avis pour nous.

Avec nos compliments.

Léandre Sahiri, Directeur de Publication. Sylvain de Bogou, Directeur de Rédaction

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  • 1. ¤¤¤¤¤¤ Le Filament magazine. Numéro 29 de mai 2013 ¤¤¤¤¤¤¤Journal libre et indépendant paraissant le 1erdu moisSommaireEditorial 1Ombres et Lumières 2A la une: 2Ce que je pense… 6Devinettes 7Franc-Parler 9Paroles, musique et politique 11Perdu de vue 12Proverbes et dictons 15Ce jour-là 16Courriers des Lecteurs 17L’écriture africaine au féminin 18Diaspora 19Réflexions 21Point de vue 21Encres indélébiles 22Controverses 23Y’en a marre 24Actualité oblige 26SOS 28Sanctuaire 29Le débat est ouvert 31Matière à réflexion 31Morceau choisi 32Sous l’art à palabres 33La Presse des Presses 33Page des jeunes 34L’Humeur d’OBQ 35Penser l’avenir 35Humour 38Arts et Littérature et culture 39Page de l’AECI 40Le Forum du Filament 41Religion 42Leçon de vie 43Santé-Conseils 45Amanien ?... 46Economie & Finances 49Livres à lire 52Le Courrier du Golfe 54Les Indépendances africaines 54Le cahier littéraire 55In Memoriam 55Fable 55Regards croisés 56Vérités et contrevérités 56Le bêtisier 58Libres propos 58A dire vrai… 59Agenda 59Dossier de l’Education 60Etat des droits 61Mots et expressions 63Le conte du mois 64Tableau d’honneur 65Libres propos 66Mot de fin 66EditorialNous ne saurions vous proposer à lirecette nouvelle parution de votre journalLe Filament sans, au préalable, vousremercier, une fois de plus, pour l’accueilfort cordial que vous nous manifestez, telqu’en témoignent notre courrier deslecteurs et le nombre impressionnant depropositions de textes à publier. Nousnous excusons de ne pouvoir les publiertous.Nous sommes, maintenant, bel et bienconvaincus que nous devons continueret suivre la ligne de l’indépendance quenous avons, à dessein, choisie pour nepas restreindre notre liberté, pour nepas nous aliéner, autrement dit, pourpouvoir exprimer librement nos idées etnos opinions, véhiculer librement vosmessages, prendre librement positionsur certains faits, avec lespoir et laferme conviction de contribuer,efficacement et rationnellement, audébat démocratique, à la constructionde l’intérêt général et à lavènementd’une véritable démocratie dans chaquepays en Afrique.Dans les nombreux messages reçus,certaines personnes nous ont reproché levolume de notre journal : « 60 pages,disent-elles, c’est trop ! »...Que répondre à ces personnes, sinon queLe Filament est un mensuel et donc ondispose d’au moins trente jours de24heures pour le lire.Par ailleurs, à titre de comparaison,donnons une idée du tirage de quelquesjournaux de référence, auxquels nousnous assimilons plus ou moins : CourrierInternational, hebdomadaire, 64 pagesA3 ; Jeune Afrique, hebdomadaire, 96pages A4 ; Metro, quotidien gratuitanglais, 64 pages A3 ; The South African,hebdomadaire de la diaspora sud-africaine, 38 pages A3, etc. De ce fait, etvu le volume d’articles à publier que nousrecevons, la tendance est plutôtd’augmenter le volume de votre journal,du moins à notre avis.De nouveaux lecteurs nous ont rejoints.Le cercle s’est agrandi encore plus. Denombreux textes à publier nous ont étéenvoyés, des soutiens nous ont étéapportés pour que nous continuions àrester fidèles à notre ligne, et pouraméliorer davantage Le Filament, afinqu’il demeure à votre goût et continuede répondre à votre attente.C’est l’occasion de vous en remercier etde vous féliciter de tous les efforts quevous faites pour nous aider volontiers àdiffuserLARGEMENT « LeFilament», àl’offrirGRATUITEMENT, àvos amis, à vosparents, à vosconnaissances, àvos collègues…,par email, par fax,par photocopie,par courrierpostal, etc.C’est l’occasion derappeler que lespropos injurieux,diffamatoires,racistes, etc., sont strictement interdits, entreautres conditions, pour la publication des textesdans « Le Filament » . Parce que nousprivilégions les investigations, le débat d’idées etla courtoisie.C’est aussi l’occasion de préciser que Lefilament est distribué et lu partout dansle monde et toute personne est libre d’yfaire publier ses textes, etc.Excellente lecture et à très bientôt.Léandre Sahiri, Directeur de Publication.Sylvain de Bogou, Directeur deRédaction.Infos :Si vous avez des difficultés pour rédiger unarticle, n’hésitez pas à nous contacter, nouspouvons vous accompagner dans la correction,rédaction, mise en page (syntaxe, plan, insertionde photo…). Contactez-nous par email ou partéléphone. lefilament@hotmail.comLE FILAMENT désigne lefil conducteur qui, dansune lampe électrique,produit de la lumière aupassage du courant etconditionne le temps devie d’une ampoule. Onvoit donc que leFILAMENT estindispensable dans lephénomène deproduction de la lumièrequi nous éclaire et quisert à éclairer, à rendreles objets visibles. C’estgrâce à la lumière que lesténèbres ne sont plusobscures.
  • 2. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 2OOOmmmbbbrrreeesss & LLLuuummmiiièèèrrreeesssLa Lumière et lOmbre sont liées. Lesdeux doivent coopérer, lune estnécessaire à lautre. Ils forment un tout.Il faut savoir... Savoir, c’est avoir lalumière… Savoir aide à sortir delOmbre. Lumière et Ombre peuventaussi être antagonistes. En effet,lOmbre peut empêcher la Lumière. Parexemple, dans un état dictatorial, lapresse, les arts et linstruction sont misà l’ombre. Chez un individu, la volontédobtenir quelque chose peut lui faireoublier de tenir compte de la réalité desbesoins, des intérêts et des émotionsdautrui. Inversement, la Lumière peutempêcher lOmbre. Ainsi, une personnequi accumule des connaissances dansle désordre risque de devenir l’ombred’elle-même, sans plus aucun ressort.Ce qui implique qu’il fautcontinuellement jeter la lumière sur ceque l’on fait, cest-à-dire mettre enpratique le savoir, relever les tenants etles aboutissants d’un problème, d’uneaffaire, afin d’être efficace…Dans la symbolique du Yin et du Yang,la Lumière et lOmbre sinterpénètrent.Le Yin et le Yang stipulent quelharmonie vient de léquilibre entre laLumière et lOmbre. Le point noir dansle blanc signifie que le germe delOmbre se trouve dans la Lumière. Lepoint blanc dans le noir signifie que legerme de la Lumière se trouve danslOmbre.Eric Brasseur*«PPaarrttaaggee ttaa lluummiièèrree aavveecc lleess aauuttrreess,, ssii ttuuvveeuuxx llaa ggaarrddeerr bbrriillllaannttee »».. ((PPaauull AArrnnaauudd))*LE FILAMENTFondateur et Directeur de Publication :Léandre SahiriDirecteur de la Rédaction :Sylvain de BogouSecrétaire Général de la Rédaction :Julius Blawa GueyeRédacteur en Chef :Serge GrahComité de Rédaction :Léandre Sahiri, Sylvain de Bogou,Serge Grah, Jean-René Vannier,Thomas Oholli Niamké. JuliusBlawa Gueye, Djédji Monnet, G SJonathan, Macabre Etty. Serge-Nicolas Nzi. Nikitta Kadjoumé,Cédric Marshall Kissy, Lettê naaLettê, Marcel Amondji, BéréniceWadé Nemlin, Zacharie Acafou.Nick de Bessou, Roche SossiéhiContacts: lefilament@hotmail.com00 44 75 56 56 33 86 / 00 44 77 71 10 30 93http://www.lefilament.info*CCCôôôttteee ddd’’’IIIvvvoooiiirrreee :::QQQuuueee dddiiirrreee eeettt rrreeettteeennniiirrrdddeeesss éééllleeeccctttiiiooonnnsssjjjuuummmeeellléééeeesss ddduuu 222111 aaavvvrrriiilll222000111333 ???**DDeess éélleeccttiioonnss ssaannssiinnttéérrêêtt ppoouurr llaappooppuullaattiioonn iivvooiirriieennnneeCe dimanche 21 avril 2013, près de cinqmillions divoiriens étaient attendus auxurnes pour des élections coupléesmunicipales et régionales... Le moins quel’on puisse dire est que les Ivoiriens ne sesont pas rendus aux urnes et pourcauses.Un élément important à relever, le tauxde participation qui sannonce faible.Mais contrairement à ce que certainsmédias tentent de faire croire, lemanque dintérêt de la population pourlévénement na rien à voir avec lappelau boycott lancé par le parti de lancienPrésident Laurent Gbagbo, aux prisesavec la justice internationale pour lesexactions commises au cours de sonrègne.Le Front populaire ivoirien (FPI) aeffectivement lancé un mot dordre deboycott des élections municipales etrégionales. Mais, ce parti a toujours étéminoritaire et na jamais rien représentésur léchiquier politique national malgréles milliards de francs volés à la princesseet injectés dans la propagande politiqueet le recrutement des mercenaires quiont endeuillé le pays pendant unedécennie. En réalité, le taux departicipation ne pouvait pas être élevépour des raisons que tout observateursavait. Et, ces raisons sont évidentes. Leparti de Laurent Gbagbo en tirant lacouverture essaie donc tout simplementde se donner de la contenance et de fairecroire que la majorité de la population luia obéi.Ecartée la thèse ridicule de linfluence duFPI, les raisons de la désaffection dupublic pour ces dernières élections sontles suivantes.Tout dabord, les événementsdouloureux qui ont suivi les électionsprésidentielles ont entraîné desdéplacements de population ou tout aumoins, ont fait en sorte que nombre depersonnes ne sachent plus où sontpassées leurs cartes délecteurs. Que diredes quantités de déplacés qui ne voientpas pourquoi payer pour retourner dansleurs centres - souvent éloignés -uniquement pour voter.Une autre raison est celle qui oppose lesmilitants de base à la direction du RDR etdu PDCI. Les incompréhensions sontmultiples: sous prétexte de créer deslistes dunion RHDP, les directions desprincipaux partis de Côte dIvoire ontimposé des candidats inconnus,impopulaires et à la limite vomis par labase. Le Président Alassane Ouattara afermé les yeux sur les dérives duSecrétaire général par intérim du RDR,tout comme Bédié la fait avec DjédjéMady au PDCI. Plutôt que de faire lapromotion des jeunes cadres ou desmilitants qui se sont distingués pendantla décennie Gbagbo et qui nont pas étérécompensés après laccession aupouvoir dAlassane Ouattara, les grandspartis ont entrepris de leur imposer ceuxquils contestent. Alors, ce qui a étédécrié hier se répète aujourdhui entermes de cumuls de postes. Des gensqui ont démontré leur incompétence etque la population na aidé quà causedAlassane Ouattara ont été confirmés.Pire, ils sont à la fois cadres du parti,ministres, députés et maintenant maires,et présidents de conseils régionaux. Cela,le peuple ne peut laccepter. Et lameilleure manière de le dire consiste àboycotter les urnes. Ce quil a fait.En conclusion, les raisons qui expliquentlabsence des Ivoiriens dans les bureauxde vote ce dimanche sont donc simplescomme nous venons de le voir.Edgar KouassiSource: eburnews.net*« Le chien na jamais changé samanière de sassoir ». (Proverbe).*
  • 3. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 3Mon dernier souffleMon dernier souffle de vieSerait de réunir tous mes amis (es).Mourir ! Oui certes ! Mais de plaisir,De rires et de tous nos souvenirs.Mon dernier souffle de vieSerait de vous aimer, de vous chérir.Au bon souvenir de notre amitié,Où une réelle complicité est née.Mon dernier souffle de vieSerait décrire encore et encore.Tous ces mots qui vous disent " Jetaime "Si merveilleux si beaux comme unpoème.Mon dernier souffle de vieSera mon dernier souffle dune vie.Dune vie ô combien si remplie,De lamour dune famille et de mesamis.Mon dernier souffle de vieSera en réalité mon dernier souhait :Glisser dans mon tombeau,Mon cahier, ma plume, mon stylo !Et vous écrire den haut !Maxalexis.Extrait de « Lamitié sincère ».*AAlllliiaannccee RRHHDDPP ::ÇÇaa sseenntt llaa ffiinn !!La proclamation des résultats desélections locales, son lot de violences etles contestations donnent du tournis auxautorités en ce moment. Dans la grisaille,le PDCI et le RDR, les deux ténors duRHDP, sont à couteaux tirés et s’accusentmutuellement de fraudes. Au regard desdifférentes déclarations faites de part etd’autre, il apparaît clairement que cesdeux partis courent inexorablement versla fin de leur union.La bataille électorale, qui était censée sedérouler tranquillement dans les urnes,s’est malheureusement transposée sur lascène publique, prenant l’allure d’uncombat de rue entre partisans du PDCI-RDA et ceux du Rdr. Mieux, ces troublesfort regrettables, ont eu pour théâtre,dans la plupart des cas lescirconscriptions électorales où le partid’Henri Konan Bédié a été plébiscité.C’est le cas par exemple de la communede Koumassi. Dans cette commune eneffet, des partisans de Cissé Ibrahima ditBacongo, candidat malheureux du RDR,sont descendus dans les rues pourmanifester bruyamment en tirant mêmedes coups de feu. Le ministre Bacongocrie à la fraude et demande l’invalidationdu scrutin. A Treichville où FrançoisAmichia, le maire sortant semble avoirles faveurs des électeurs, les urnes et lesbulletins de vote ont été saccagés ouemportés. A Cocody, c’est après delongues discussions que les résultatsfaisant de N’Goan Mathias candidat duPDCI, le vainqueur des élections, ont étéannoncés. Parce que justement, lespartisans de Félicien Agbahi du RDR s’ysont opposés, estimant que c’est leurcandidat qui méritait la victoire. Dans lacommune de Marcory où Aby Raoul duPdci-Rda a remporté les élections, sixautres candidats dont le Rdr réclamentl’annulation du scrutin. Et puis dans leCavally, pour ce qui est des régionales,c’est la ministre Anne Désirée Oulotto duRdr qui dit avoir engagé un recours enannulation du scrutin face au candidatDagobert Banzio, du Pdci-Rda, vainqueurdes élections. A Abobo où le candidatAdama Toungara du Rdr a remporté lesmunicipales, la situation semble biencalme. Une fois n’est pas coutume, lePdci conteste la victoire de Koné Kafanaà Yopougon. Doukouré Moustapha,candidat malheureux, dit détenir despreuves de la fraude du Rdr. Face à cettesituation, les deux alliés du RHDP disentavoir saisi chacun ses avocats. La batailleau-delà des urnes risque de laisser desstigmates profonds, qu’il faudra dutemps pour les cicatriser...Le PDCI donnera-t-il une suite favorableau FPI ?Il y a quelques jours, le Front populaireivoirien, le parti de Laurent Gbagbo,faisait un appel de pied au PDCI-RDA, ences termes : « Frères et sœurs du PDCI, lemoment du grand sursaut national estvenu. Resserrons nos rangs pour fairebarrages aux prédateurs. Rassemblons-nous, pour défendre la Nation en péril.Nous n’avons que cette patrie. Alorsdéfendons-là ensemble… ».Voilà quelques lignes de ce qu’il estconvenu d’appeler « l’appel de pied duFPI au PDCI ». Même si le ProfesseurNiamkey Koffi, porte-parole d’HenriKonan Bédié a réagi en affirmant quecelui-ci n’est pas intéressé par cettealliance, il reste que le Bureau politiquedu PDCI-RDA n’a pas encore réponduofficiellement à cet appel. D’ailleurs,Niamkey Koffi a aussi affirmé que laquestion serait étudiée en tempsopportun. Avec ce qui se passe en cemoment sur le terrain, le parti d’HenriKonan Bédié pourrait donner une suitefavorable au Front populaire ivoirien.Car, depuis la fin de la présidentielle denovembre 2010, tout porte à croire quele RDR ne veut plus de l’alliance deshouphouëtistes.Jean Philippe Okann,in Dernière heure du 25/04/l 2013.**LLeess éélleeccttiioonnss dduu 2211 aavvrriill22001133 ::UUnn ddééssaavveeuu cciinnggllaanntt eettrréévvééllaatteeuurr ppoouurr lleeggoouuvveerrnneemmeenntt iivvooiirriieenn.Après des négociations et tractationsavec le FPI, le retrait de ce parti desnégociations et son refus de participeraux élections du 21 avril 2013, lesélections se sont déroulées, commeprévues sur toute l’étendue du territoireet tel que le souhaitait le Chef d’état, M.Ouattara. Que peut-on en dire ?Etat des lieuxYamoussoukro: Adèle Miézan,Commissaire supérieure de la CEI deYamoussoukro, détenue à la préfecturede police pour fraude avérée etconstatée.Port-Bouët: Bureau de vote ouvert àlheure, mobilisation très timide desélecteurs.Bangolo: Déguerpissement des électeurs.Lordre des candidats sur la liste duspécimen diffère de celui de la liste devote.Yopougon: Le staff du candidat ZiéCoulibaly (ex candidat PDCI auxlégislatives de Yopougon) tente decorrompre les partisans de Gbagbo.Cocody: "Désert électoral au centre devote Ste Marie". Source Valérie Bonie deBBC.Abobo: Groupe scolaire Soghéfia:11h20mns, toujours pas délecteurs (fiefde M. Ouattara).Bas Sassandra, Korogho, Boundiali,Fresco : Désert électoral.Bonoua : le seul candidat en lice pour lesrégionales Aka Ahoulé fait du porte àporte pour faire grimper le taux departicipation, etc.Le pays secoué par la violence post-électorale.
  • 4. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 4L’on peut déclarer sans sourciller que lesélections n’étaient pas apaisées,ouvertes, transparentes etdémocratiques.Les alliés du RHDP (PDCI et RDR) se sontfait remarquer de la plus piètre desmanières, sapant la réputation de la CôteD’Ivoire et la paix dans ce pays. Lafraude, les urnes emportées ou détruites,l’intimidation et l’incursion des hommesen armes dans des bureaux de votefurent les éléments qui ont marqué oumeublé ces élections. Comme il fallait s’yattendre, des candidats ont crié à lafraude en s’accusant mutuellement. Pourrégler ces contestations, ils ont eurecours aux armes à feu, machettes etautres instruments. La ville de Séguéla aenregistré deux décès et des blessés dansles affrontements entre militants PDCI etRDR. Même son de cloche à Koumassi(Abidjan) avec un mort, de nombreuxblessés et dégâts matériels. La communed’Adjamé (Abidjan) était encore sur lepied de guerre les 22 et 23 avril 2013.Ailleurs, les perdants s’apprêtent aussi àréclamer, dans la violence, leur victoirevolée. Les forces de l’ordre et de l’ONUCIont été dépêchées sur les lieux pourcalmer les esprits.Au total, l’on peut dire que le pays estsécoué par la violence post-électorale,depuis le sud jusqu’au nord, sans oublierl’ouest et le centre-est. Certainscandidats réclament le recomptage desvoix, comme c’est le cas d’Anne Ouloto(RDR) contre Dagobert Banzio du PDCIdans la commune de Blolequin. Noussommes surpris qu’elle n’ait pas dépêchésur les lieux des bombardiersoccidentaux et de l’ONUCI comme ce futle cas sur la résidence du PrésidentGbagbo.Ces candidats malheureux aux électionsdonnent aujourd’hui raison au PrésidentGbagbo, que, « en cas de contestations,le recomptage est la forme la pluscivilisée »... Si les Etats Unis d’Amérique,la France et la Grande Bretagne ont desyeux pour voir et des oreilles pourentendre, qu’ils reconnaissent leur bêtisehumaine qui a engendré des pertes envie humaine, et ce, de façon inutile.C’est le cas de le dire que le désordreétatique créé par le Chef d’état, M.Ouattara, a atteint les personnalitéscomme M. Cissé Bacongo, ministre del’enseignement supérieur et de larecherche scientifique. Cet homme d’étata organisé une milice qui sévit àKoumassi pour réclamer sa victoire. Lemarché est parti en fumée, ainsi qu’unposte de police. La mairie a été saccagéeet de nombreuses personnes ont étéblessées.Cette violence post-électorale surpresque toute l’étendue du territoire estle fait du parti au pouvoir, le RDR, quiveut, vaille que vaille, s’approprier lescommunes du pays.Un désert électoralMalgré le très faible taux de participationselon BBC et RFI, l’on a des difficultéspour comprendre et accepter les tauxavancés par la CEI. Au départ, Elleestimait le taux à 15% ensuite à 30% etdésormais à 60%. Le FPI, quant à lui,indique le taux de participation entre13% et 15%. Nos spécialistes aux FDRCestiment le taux de participation entre8% et 10%. Ce taux est plus ou moinsconfirmé par BBC qui estime le taux en-dessous de 12%. Reuters estime le tauxde participation à 13%. C’est un véritabledésert électoral, jamais atteint dansl’histoire de la Côte D’Ivoire.Dans certains bureaux de vote, lesvotants n’atteignaient pas la centaine. Lebureau de vote 03 EPP Oupoyo sur 374inscrits, 11 votants avec un taux departicipation de 2, 94%. Grand-Bérébysur 336 inscrits, 48 votants. Selon la RTi,ce taux de participation est estimécomme un taux moyen. A Bongouana parcontre, sur 1570 inscrits, nous avons6007 votants. Au Plateau (Abidjan), lecandidat Benjo obtient 79% contre 31%pour son rival, soit un total de 110% -Résultats de la CEI. C’est un désaveucinglant et révélateur pour legouvernement ivoirien.Désillusion et déceptionEn effet, l’appel du FPI à boycotter lesélections du 21 avril 2013 a étélargement suivi sur toute l’étendue duterritoire. Aussi, les militants RHDP ne sesont pas cru concernés par ces élections.Ils ont aussi boycotté ces élections dansles zones d’influence ou bastion du RDR.A Korhogo, par exemple, les bureaux devote EPP Soba II et EPP Ouezzin Coulibalyn’avaient toujours pas d’électeurs à 14 h05. A Abobo Groupe Scolaire Sogéfia, pasd’électeurs jusqu’à 11 h 20. Il n’y avait euaucun engouement de la part desmilitants du RDR. Pourquoi cet état defait ?Partant de ce constat, on peut affirmerque, non seulement la représentativité etla légitimité de M. Ouattara souffrent denombreux handicaps ou doutes, mais, enplus, les militants du RDR sont pour laplupart désillusionnés et déçus de lagouvernance du Chef d’état M. Ouattara.En effet, la cherté de la vie, le rattrapageethnique, le chômage, l’insécuritégalopante, les promesses électorales nontenues entre autres sont les problèmesqui affectent tout le monde, y comprisces militants du RDR. Nombreux sont cesmilitants qui scandaient « GbagboKafissa, cest-à-dire : Gbagbo était mieux!».Nick De Bessou, JuristePrésident du Forum pour la Démocratieet la Résolution des Crises (FDRC)*« Je ne suis paslINVESTIGATEUR desviolences ».(Cissé Bacongo, à la Une de Nord-Sud quotidien).« Evidemment, nous-mêmes, onsait ça, Monsieur le ministre-député-ex-futur-maire, parce quetu nes pas policier pour menerdes investigations ; Mais nous, ondit : tu es lINSTIGATEUR. Etça, cest pas pareil ! ».Jonathan Kacou*
  • 5. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 5PPDDCCII ((TTeecchhnnoollooggiieeEElleeccttoorraallee))vvssRRDDRR ((VViioolleenncceeEElleeccttoorraallee))« Les deux frères siamois, réunis au seindu RHDP (coalition au pouvoir) sont, plusque jamais, à couteaux tirés dans uneélection nationale où l’opposition estabsente. Le PDCI aussi crie au loup car leRDR a redoublé d’ardeur dans la fraudemassive et la violence aveugle face à sonallié. Si le ridicule tuait !...Vivement le sursaut national pour mettrefin à cette récréation macabre ! ».Jovin Greye*IIvvooiirriieennss,, IIvvooiirriieennnneess,,LLaa ssiittuuaattiioonn eesstt ggrraavvee,,aaggiissssoonnss mmaaiinntteennaannttLe partage du butin finit très souvent parla guerre entre alliés.C’est à cette maxime que nous assistonsdepuis laccession de lalliance PDCI-RDRau pouvoir après le coup d’état du 11avril 2011.En effet, la politique de rattrapageethnique des justiciers du nord à tous lespostes nominatifs et effectifs du pays afinit par fissurer la forteresse qui servaitde pare-brise a cette alliance de façade.Et depuis il ne se passe de semaine sansque les ivoiriens ne soient saisis par desdéclarations de protestations etdindignation des barons ainsi que desjeunes du PDCI.Des cadres du parti cinquantenaire denotre pays qui crient à la trahison de leurallié dhier montrant du coup que lavictime dans le partage du gâteauprésidentiel est bel et bien le PDCI deBédié.Aussi ces cris de cœurs traduisent lesfrustrations de ces cardes mais surtout lemalaise au sein du RHDP. Les violences etles fraudes qui ont émaillées lesdernières élections municipales entrealliés sont les preuves évidentes de nosobservations.Elles sont aussi des signes cliniques etcaractéristiques de la maladie qui vaexpédier dans le tourbillon de lenfercette alliance diabolique, et avec elletous ces concepteurs et financiers,visibles ou tapis dans lombre, quilssoient nationaux ou étrangers.Par ailleurs je pense que pour faciliter ladislocation du RHDP et isoler le RDR, quenous puissions taire nos rancœurs contrenos frères du PDCI. Je souhaite que nousmettions en place des stratégies quipuissent nous rapprocher de ces frèresqui hier, nont pas compris lessence denotre combat. Peut-être que nous avionsmanqué de techniques dapproche pourles emmener à comprendre lessence denotre combat, peut-être quil aurait falluquils soient eux aussi des victimes duRDR pour quils prennent conscience dela gravité de la situation.Pour la COTE DIVOIRE, agissonsmaintenant.Cri de Cœur.**DEMAIN N’EST PAS LOINToi qui tues sans sommationToi qui ne penses qu’à gouverner lestombesToi qui tires sur toute opposition à tonusurpationToi qui tues le roi et la reine pourt’approprier leurs biensToi qui éventres la femme qui, hier, tedonnait à boireToi qui violes la fille qui, ce matin encore,t’apportait à mangerPenses-tu à demain, oui demain, lorsquela table tournera ?Toi qui applaudis les sévices à ton voisindonnésToi qui dénonces pour avoir à manger et àte faire aimer du diableToi qui as reçu tout, vraiment tout, duchef du village qui, en frère, t’a accueilliToi qui, chaque matin, chaque soir, avecune indécence inouïe, rit du malheur deton bienfaiteur d’hier qui t’a ouvert saporte ?Penses-tu à demain, oui demain, lorsquela table tournera ?Penses-tu vraiment que tu es dans debonnes mains ?Penses-tu à ta descendance et aux biensacquis au prix du sang de ton voisin d’hier?Penses-tu que l’histoire te laissera tevadrouiller dans la rue avec ce qui n’est pastien ?Penses-tu que la descendance du voisinhumilié hier te laissera tranquille ?Penses-tu que, en frère, en sœur, en ami,tu seras encore accueilli ?Penses-tu que le diable que tu sersaujourd’hui assurera ta sécurité à vie ?Penses-tu que les richesses accumuléesaujourd’hui resteront tiennes à jamais ?Penses-tu que la terre légère te sera ett’accueillera ?Ceci est un avertissement.Demain sera rude et amer pour lescompagnons du diableCeci est un appel à celui qui voudra bien seressaisir et se faire pardonnerCeci est le dernier appel lancé aux égarésde la RépubliqueDemain, oui demain, n’est plus loin.Et demain,Les complices, le même sort que leursmaîtres bourreaux subirontSans appelEt demainLes complices, sur l’autel des traîtresverront leurs gorgesTranchéesEt demainLes complices et les lâches aux petits pieds,de leur sang laverontLe sol éburnéenMon sol souillé par leurs maîtres venus enotage prendre mon Eburnie.Eh bien oui !DemainLorsque la table aura tourné,Les amitiés, les fraternités et les voisinagesserontRedéfinisProfondément, solennellement,radicalement.Sylvain de Bogou
  • 6. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 6Ce que je penseUne Chronique de Léandre Sahiri[Cet espace ou bloc-notes me permetdanalyser et de commenter librementles sujets d’actualité, de chez nous oud’ailleurs. C’est, en quelque sorte, monjardin secret. J’ai plaisir et honneur à yaccueillir et à partager quelques idéesavec vous].«Beaucoup de ce que je dis peut paraîtreamer, mais cest la vérité. Une grandepartie de ce que je dis peut paraîtrecomme semer le trouble, mais cest lavérité. Une grande partie de ce que je dispeut être perçue comme une incitation à lahaine, mais cest la vérité. (Malcolm X).MMIILLIITTAANNTT OOUU BBÊÊTTEEHHUUMMAAIINNEE ??Les graves incidents qui ont eu coursrécemment en Côte d’Ivoire, sousl’égide du PDCI, du RDR, et autresindépendants, dans le cadre desélections municipales et régionales,nous invitent à revoir ou à repréciser,une fois de plus, le concept de« militant » qui, aujourd’hui,notamment dans les pays africains,nous apparaît comme un véritable malqui, comme dirait La Fontaine, répandla terreur.UUnn mmiilliittaanntt nnee ddooiitt ppaass ssee ccoommppoorrtteerrccoommmmee uunn mmiilliittaaiirree,, nnii ccoommmmee uunnbbrriiggaannddDans son sens étymologique, militer,c’est constituer une raison, unjugement, une position en faveur d’unecause, d’une idée, d’une décision quivaut la peine que l’on lutte, parce quele résultat escompté est susceptible degarantir la paix, la stabilité et leprogrès.Donc, le militant doit se comporter, enprincipe, comme une personnepositive, respectable, engagée dansune lutte idéologique, c’est à dire queson combat doit exclure toute violenceet viser à faire triompher son idée ou laposition qu’il défend. C’est en ce sensque le militant diffère du militaire, dubrigand ou du bandit.En effet, là où le militaire est, a priori,fondé à user de son arme, en tant quesoldat, homme de guerre, et faisantpartie des forces armées, là où lebrigand ou au bandit s’illustrent parleurs crimes, leurs actes de vol ou depillage commis hors la loi, avecviolence et à mains armées, le militants’investit dans le dialogue et dans desactions pacifiques, respecte les lois dela république et agit sans violence.DDeess rreellaattiioonnss eennttrree ddiirriiggeeaannttss eettmmiilliittaannttssAinsi donc, le militantisme se veutfondamentalement une lutteidéologique, pacifique ou non-violente,exige que les rapports liant lesdirigeants aux militants ne soient pasde maîtres à esclaves, d’exécutifs àexécutants, de dominants à dominés,de sorte que les uns n’imposent pas, àleur gré, des décisions que les autres,à leur dépens, subiraient…Bien au contraire, les dirigeants et lesmilitants doivent vivre dans une sortede symbiose, en ce qui concerne d’unepart les décisions à prendre, et d’autrepart les actions à mener lesquellesengagent la vie du parti et la destinéedu pays.Dans cette optique, il s’avèrenécessaire et indispensable :- que, premièrement, les militantsregardent les dirigeants comme desêtres humains et non comme desdémiurges, c’est à dire non comme desêtres omnipotents et omniscients,organisateurs de tout l’univers,infaillibles, c’est à dire des individus quine peuvent jamais se tromper et dontles paroles doivent être buesnaïvement et les mots d’ordreexécutés à la lettre ;- que, deuxièmement, les dirigeantsconsidèrent les militants comme desêtres humains réfléchis, au même titrequ’eux-mêmes, les respectent pourleur dignité humaine, plutôt que de lestraiter comme du bétail, c’est à direcomme un ensemble d’animaux sansjugement, prêts, à tous instants, àexécuter n’importe quel mot d’ordre,au risque et au péril de leurs vies, ainsiqu’au mépris des droits des autrescitoyens.Ces deux principes élémentaires nesont malheureusement pas mis enpratique, en particulier dans les paysafricains où la plupart des dirigeantsafricains prennent les militants pour dubétail électoral lors des scrutins. Endehors des périodes électorales, doncen temps ordinaires, les militants sontvus et utilisés ni plus ni moins quecomme des bêtes humaines, c’est àdire des êtres humains dominés parleurs instincts et manquantd’intelligence, de jugement et aptesuniquement à suivre, tels des moutons,ce que pensent ou disent leurs chefssouvent dits charismatiques, à tort ouà raison.Et donc vus comme des bêteshumaines, les militants sont exclus detoute décision politique, et donc, neconnaissent pas, ne comprennent pas,ne contrôlent pas les politiquesmenées par leurs dirigeants. Alors que,ailleurs, les militants de base sontassociés à des prises de décision,conviés à des colloques, séminaires,«universités d’été », en vue de leurformation à l’exercice de droits etdevoirs d’Homme et de Citoyen.OOnn nn’’eesstt ppaass mmiilliittaannttss ppoouurr eexxééccuutteerrlleess ssaalleess bbeessooggnneessCertes, le fait est que de nombreuxmilitants, pour la plupart analphabètes,acceptent de passer pour des bêteshumaines. Et, dès lors, infantilisés,voire animalisés, ces militantsacceptent leur situation de misèrecomme une fatalité qui les réduit àvivre éternellement dans l’ombre et àla solde des dirigeants. Et dès lors, dansles partis politiques, les militantslimitent leurs rôles et leurs activités demilitants au statut de bêtes de somme,pour exécuter tout bêtement de salesbesognes, pour porter fièrement lescannes et les fardeaux des dirigeants,pour être les porte-voix des leaders,pour diffuser leurs idéaux dont, trèssouvent, ils ignorent l’esprit et la lettre,pour défendre, becs et ongles, desidioties.Ainsi, ignorants, ces militantss’impliquent résolument, du moinsirrésistiblement, sinon instinctivement,c’est à dire sans jugement, ni raison,dans des actions horribles, dans desmanifestations violentes, dans desactes de vandalisme sans nom, quidéfient tout entendement et toutecivilité : destruction ou subtilisation
  • 7. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 7des urnes, boycottages d’élection,casses, pillages, vols, assassinats,meurtres, viols, etc.Force est de reconnaître que nombredes membres des organisationspolitiques se conduisent, au quotidien,comme des vers de terre, autrementdit, ils vivent nus : sans esprit critique,sans raison, sans dignité, sansjugement, si bien que leurs actes, loinde nous faire aller de l’avant,endeuillent inutilement nos familles,nous plongent dans l’angoisse, nousdépouillent de nos biens acquis au prixde mille efforts, nous dévalorisent auxyeux des autres communautés.Et, le comble, c’est que, au moment oùces militants se livrent à ces actes,pendant qu’ils s’adonnent, corps etâmes, à ces barbaries et autres crimescrapuleux, les dirigeants des partis,eux, sont sous haute garde ou se lacoulent douce dans leurs châteaux oudans les palaces de la place ou àl’étranger avec leurs femmes, leursenfants et autres proches.D’ailleurs, nul n’ignore que cesdirigeants et leurs familles, à quelquesrares exceptions près, se terrent, neprennent jamais part aux manifestionsqu’ils suscitent ou commanditent, sousprétexte que leur sécurité, à eux, n’estpas garantie.Comme qui dirait, ils ne sont pas fouspour mettre leur vie en danger, là où ilssont convaincus que des bêteshumaines, bêtes sans cornes, excitéesoutre mesure ou surexcitées à souhait,demeurent, plus que jamais et à touspoints de vue, disponibles pours’exécuter merveilleusement, prêts àmourir pour que vive le chef,moyennant quelques petits billets debanque, voire sans rien encontrepartie.C’est, sans doute, eu égard à ces faits,qui mettent en mal le processusdémocratique, que l’on affirme que« l’Afrique est malade de sesdirigeants ». Mais, on oublie tropsouvent d’ajouter que notre continentest également et surtout malade de sespopulations militantes à qui fontdéfaut, très souvent ou même tropsouvent, le bon sens et la conscience.DDee llaa ccoonnsscciieennccee eett dduu cciivviissmmee ddeessmmiilliittaannttssEn tout cas, il est temps et urgent que,chez nous, les militants prennent etaient conscience du fait qu’ils ont laforce et la validité de leurs membrespour travailler et échapper aux piègesdes pouvoirs d’argent. Les militantsdoivent prendre et avoir consciencequ’ils ont reçu de Dieu l’intelligence etla sagesse pour ne pas se laisser abuserpar les politiques. Ils doivent prendreet avoir conscience qu’ils ont lescapacités et les ressources nécessaireset suffisantes pour éviter de se laissermanipuler par les dirigeants et pournous faire éviter des situationsdéplorables, telles que celles que nousvenons hélas ! de vivre, en Côted’Ivoire…Ainsi, il est clair que d’une part, lesderniers événements qui ont fait denombreuses victimes et endeuilléplusieurs familles, et d’autre part, lesexactions qui attisent les foyers detension, partout en Afrique, sont le faitque certains militants, commed’habitude, préfèrent, en grande foulemoutonnière, suivre les mots d’ordre -quels qu’ils soient-, se mordre leurspropres doigts, plutôt que de leverceux-ci.Dommage, bien dommage que lesmilitants africains se considèrenttoujours comme des bêtes humaines,et que comme telles, ils n’osent pasrefuser la bêtise où les entraînent, laplupart du temps et à leurs dépens, leschefs, du moins les soi-disant chefs...C’est ce que je pense !Léandre Sahiri*« Quand on veut répondre à unintellectuel, c’est par des argumentsbien étayés qu’on procède et non pardes injures, ni par des arguties de basétage ». (Julius Blawa Gueye).*Les propos injurieux, diffamatoires,racistes, etc., sont strictement interdits,entre autres conditions, pour la publicationdes textes dans « Le Filament ». Nousprivilégions le débat d’idées et la courtoisie.*JJee vvoouuss rreemmeerrcciiee mmoonnDDiieeuu……Je vous remercie mon DieuDe nous avoir donné Bernard B. DadiéDe lavoir fait NoirD’avoir fait de lui une personnalitéexceptionnellePar la puissance de sa convictionPar la singularité de son talentPar l’étendue de sa culture.Je vous remercie mon DieuDe nous avoir donné Bernard B. Dadié,De l’avoir faitUn infatigable combattant anti-colonialUn défenseur acharné de la cultureafricaineUn amoureux par-dessus toutde la vérité.Je vous remercie mon DieuDavoir permisA des jeunes de Côte d’IvoireAux élèves du Collège la SorbonneDe rencontrer Bernard B. DadiéQui fait partie de notre patrimoineculturelQui contribue au rayonnement denotre paysJe vous remercie mon Dieupour cette grâce particulièreJe vous remercie papa Dadié.Serge Grah*DDD eee vvv iii nnn eee ttt ttt eee sss« Les énigmes et les devinettes font appel ànotre imagination, à notre créativité, à notrebon sens, a notre capacité à résoudre desproblèmes… Il s’agit de déjouer lesapparences, imaginer des solutionsinnovantes. Parfois, les énigmes et lesdevinettes sont un bon prétexte pourapprendre, pour délier l’esprit et l’exercerau jeu de la symbolique ». (E. Tououi BiIrié).proposez desdevinettes
  • 8. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 8LLLiiibbbrrreeesss PPPrrrooopppooosssCette rubrique est la vôtre. Elle vous estréservée pour vous exprimer.Librement. Pour vous prononcer sur lessujets d’actualité. Librement. Pour fairepartager vos opinions et vos thèses...AAllaassssaannee OOuuaattttaarraa aaggaaggnnéé.. IIll nn’’yy aa ppaass eeuu ddeeffrraauuddeess mmaassssiivveess.. EEtt ddoonncc,,iill nnee ppoouuvvaaiitt yy aavvooiirr ddeerreeccoommppttaaggee..Nous avons tous suivi avec beaucoupd’intérêt les déclarations de LaurentGbagbo, le jeudi 28 février dernier, lorsde son « procès avant procès » à La Haye.Toujours égal à lui-même, il a réaffirméque c’est bien lui qui avait gagnél’élection présidentielle de 2010. Selonlui, la preuve de sa victoire se trouveraitdans le recomptage des voix qu’il avaitréclamé en vain. Et c’est l’argumentmassue que développent,inlassablement, ses partisans, depuis sachute : « Nous avons demandé unrecomptage des voix pour prouver quec’est Gbagbo qui avait gagné. On l’arefusé parce qu’on ne voulait pas que lavérité soit sue ».Il semble que, pour eux, à force derépéter un mensonge, il finit par devenirvérité. Chaque fois qu’ils répèterontcette fable, nous nous ferons le devoir deleur rappeler les faits qui sont encorefrais dans les mémoires de toutes lespersonnes de bonne foi. Quels sont-ils ?Lorsque la Commission électorale, puis lecertificateur de l’élection ont proclamé lavictoire de M. Alassane Ouattara, niLaurent Gbagbo, ni le président de laCour constitutionnelle, personne n’a misen cause les chiffres donnés.Personne n’a dit qu’il y avait eu unmauvais comptage des voix et que, enréalité, c’était Laurent Gbagbo qui avaiteu le plus de voix. Personne n’a réclaméun Recomptage des voix.Non. Yao N’Dré a dit que les chiffresétaient exacts, mais qu’il y avait eufraude dans dix départements, au nordet au centre, régions où M. Ouattaraavait pratiquement raflé toutes les voix.En conséquence, il décidait d’annulercelles de ces dix départements. C’est enles annulant que M. Laurent Gbagbodevenait vainqueur.Or, cette décision de Yao N’Dré posaitplusieurs problèmes.D’abord, il avait été le seul à avoir vu,depuis Abidjan, des fraudes massives, làoù tous les témoins et observateursprésents ont relevé des incidentsmineurs. A la fin des opérations de vote,les préfets nommés par Laurent Gbagboavaient transmis leurs rapports danslesquels ils ne signalaient rien de spécial.Et ce, à un moment où personne nesavait qui avait gagné, ni qu’il y aurait desproblèmes. On ne peut donc passoupçonner leurs rapports d’avoir étépartiaux.D’ailleurs, jusqu’à ce jour, personne neles a mis en cause. Les reportages de latélévision, contrôlée par Gbagbo, avaientaussi dit que tout s’était bien passé dansces régions. Les nombreux observateursdépêchés sur place avaient dit la mêmechose.Où donc et comment Yao N’Dré avait-ilvu ces fraudes massives ?En deux jours, sans quitter Abidjan, ilavait bouclé ses enquêtes et décidaitd’annuler TOUTES LES VOIX de ces dixdépartements. Y avait-il eu fraude dansTOUS les bureaux de vote de ces régions? On a parlé de voitures cassées, defemme violée. En quoi ces incidents,certes déplorables, entachent-ils lasincérité des votes des localités où ils seseraient produits ?Quelle loi de ce pays dit que, s’il y a desfraudes ou des incidents dans un bureaude vote d’une localité, il faut annulertoutes les voix de cette localité ? Il n’y ena pas ! La loi à laquelle se réfèrentLaurent Gbagbo et ses partisans dit que,en cas de fraudes massives, si leur priseen compte conduit à inverser lesrésultats du scrutin, on l’annule et l’onreprend l’élection sur tout le territoire.Donc, s’il y avait eu des fraudes massives,comme l’a dit Yao N’Dré, dans la mesureoù leur prise en compte devait conduireà modifier le résultat donné par la CEI, laseule chose que la loi l’autorisait à faireétait d’annuler l’élection et de demandersa reprise. C’est donc bien Yao N’Dré quia violé la loi en inversant les résultats,pour cause de fraudes qu’il avait été leseul à avoir vues. C’est ça qui est lavérité!D’où est donc sortie cette histoire derecomptage ? Il fallait recompter pourdémontrer quoi ? Que Gbagbo avait euplus de voix que Ouattara ? Avec ou sansles voix illégalement annulées ? C’estlongtemps après que la crise acommencé, lorsque Gbagbo et sespartisans ont vu que personne, dans lemonde entier, à part quelquesintellectuels camerounais exilés sur lesbords de la Seine, ne voulait leur donnerraison, qu’ils ont sorti de leur manchecette histoire de recomptage. Alors quedepuis des mois, les bulletins et procès-verbaux étaient sous leur entier contrôle.Qui prennent-ils pour des imbéciles ?Venance Konan*« Quand on veut répondre à un intellectuel,c’est par des arguments bien étayés qu’onprocède et non par des injures, ni par desarguties de bas étage ».Julius Blawa Gueye.**« Lorsque quelque chose ne plaît pas,la tendance humaine et naturelle estde sen débarrasser, dune manière oudune autre ». Léandre Sahiri.*Pour vous procurer ce nouveau livre deLéandre SahiriContact : 0044 75 56 56 33 86 / 0033 6 9858 47 13
  • 9. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 9FFFRRRAAANNNCCC--- PPPAAARRRLLLEEERRRUne rubrique du Doyen Thomas OholliNiamké, pour nous aider à y voir clairdans les problèmes et situations quenous vivons au quotidien.LLee CCoonnttiinneenntt AAffrriiccaaiinn eesstt eennPPéérriill !!DDiiaassppoorraa,, aauu sseeccoouurrss,, ppoouurrllee cchhaannggeemmeenntt!!Tout changement suppose un défi àrelever. Et ce défi nattend point. Lechangement est nécessaire,indispensable, surtout quand lasituation devient indécente,inconfortable, insupportable. Mais, ilne faut pas perdre de vue que c’est unprocessus difficile, mais pasimpossible. Il est possible dyaccéder. Il suffit de se poser lesquestions suivantes : pourquoi vit-on ?Comment vit-on ? Pourquoi une sigrande disparité entre les uns et lesautres?, etc.Si donc, nous sommes d’accord que lechangement est une nécessitée vitale,on peut aussi se demander : Y-a-t-il,parmi les membres de la communauté,un groupe d’individus qui doivent seulsaccepter les sacrifices pour lechangement ? Y-a-t-il un groupe quiest spécialisé pour réfléchir, pouranalyser la situation, pour manifesterla colère au nom de tous? Y-a-t-il ungroupe qui doit seul s’engager dans lecombat pour le changement ?, etc.Soyons les artisans du changementLa vie nous soumet, chaque jour, à desépreuves pour tester notre courageet notre volonté, quant auchangement.En ce moment précis, le continentafricain est en péril. Il ny a point àprétendre que tout va bien et que rienne se passe, ni à prétexter que nousne sommes pas prêts.Dans la vie, rien ne se rattrape. Unesemaine qui passe emporte avec elletrop de jours pour nous permettredaccepter ou pas notre sort. Quechacun de nous soit l’artisan duchangement tant désiré dans lemonde, au niveau individuel etcollectif. Ce changement a peut-êtrebesoin dune seule personne, dun seulmoment et dune seule action pour seréaliser. Qui sait ? Mais, la présencedun bon nombre de personnesengagées est nécessaire etprépondérante, des personnes ayantdes connaissances du pourquoi etcomment parvenir au changement.L’union fait la forcePour parvenir au changement, on atoujours besoin dun bon nombre depersonnes pour activer le processus,parce que…- Ensemble, nous sommes plus fortsque divisés,- Ensemble et en unisson, noussommes plus efficaces,- Ensemble, nous sommes beaucoupplus créatifs quindividuellement,- Ensemble, nous créons un impact etcomprenons mieux le pourquoi dubesoin...Le changement est le résultat finaldune pensée positive.Le changement nest point unequestion de chance. Le changementest issu d’une réflexion, dunedécision et d’une action positives,avec le cœur d’un peuple engagé,déterminé. On n’attend pas lechangement. Il faut lactiver pourlobtenir. Dans toute société, lechangement ne devient possible etacquis que lorsque le peuple s’engageet se met en action pour accéder àune autre vie. Ceci a besoin du gestedune personne à un moment, et enson temps.Mon appelC’est pourquoi, je lance ici linvitationà vous tous les Africains et lesafricaines du monde, y compris lesAfricains-Caribéens et les Africains-Américains du Nord et du Sud, pourune réflexion commune, uneorganisation commune qui visera àconduire à une conscience commune, àune décision commune, en vue duchangement de la situation quiprévaut sur notre terre-mère,l’Afrique, qui est en péril.Croyez-moi, nous pouvonsatteindre et ce changement. Ilsuffit de créer la confiance entrenous, de communier ensembledans la transparence à traversune inspiration combinée du cœuret de l’esprit.Il y a un temps pour séloigner dugroupe ; mais il y a un temps aussipour se joindre au groupe et pourréfléchir, pour trouver des recettes,pour agir!Le doyen Thomas Oholli Niamké,Londres**Quand un Chinois te dit : "Jemappelle Jean-Louis". Tu froncesles sourcils et tu lui dis : "Ah bon,ça fait bizarre, je pensais que tuavais un nom chinois genre JongLi". Quand un Indien te dit : "Jemappelle Raphaël". Idem, tu luidiras encore : "Ah bon, je pensaisque tu avais un nom indien genreRajiv". Quand un Arabe te dit : "Jemappelle Maurice". Toujoursétonné, tu lui diras : "Ah bon, tessûr que tu ne tappelles pasMouloud ?". Mais, quand unAfricain te dit : "Je mappelleDavid", Tu trouves cela plus quenormal. Par contre, sil te dit: "Jemappelle Makanda", tu trouverascela anormal, et tu fronceras lessourcils... Et là, interloqué, tu luidemanderas: "Euhh en fait, taspas un prénom? Un prénom pluscommun, un nom de baptêmequoi ?".Qui parmi nous ici peut nier queça ne lui ai jamais arrivé? A vousdy réfléchir...Ndona Mayinga Mayambu viaJules Kazy. Source : DiasporaAfricaine.
  • 10. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 10CECI EST V OTRE PAGEPUBLICITAIRE POUR V OSANNONCESTTTAAAMMM---TTTAAAMMM,,, SSSOOOUUURRRCCCEEE DDDEEEMMMEEESSSSSSAAAGGGEEESSS SSSOOONNNOOORRREEESSS,,,TTTAAAMMM---TTTAAAMMM………ANNONCESBientôt se tiendra à Londres, enAngleterre, une grandeconférence internationale surl’actualité en Côte d’Ivoire.Thème : « Information et débatsur la situation sociale etpolitique en Côte d’Ivoire »*ChanteuseProfessionnelleet mère d’unenfant autiste,je suiségalementPrésidente-Fondatrice del’ONG AEAA(Aide auxEnfants Autistesd’Afrique).Sur le continent,la rareté (ousouventl’inexistence) de structures adéquates pourl’encadrement de ces enfants est uneévidence. C’est pourquoi je suis heureusede vous annoncer que, très bientôt, ouvrirale 1ercentre d’accueil et d’éveil de monONG àAbidjan, enCôte d’Ivoire.Il s’agira d’uncentre équipéd’ordinateursavecconnexioninternet,d’une salle dejeux pour lesenfants avectélévisionécran plasma.Le centre accueillera les enfants par groupede 5 ou 10, de 9H à 10H et un autre groupede 13H à 16H.A moyen terme, l’objectif est d’ouvrir deuxautres centres de ce genre dans deuxautres pays africains.J’ai besoin de vos conseils, de vos idées etsuggestions, mais aussi de votre apport detout genre.*Opportunités et OffresL’Association AFUSEPropose des cours d’initiation et demaintenance informatique (Cours engroupe ou individuel à votre domicile).Accompagnement des personnes endifficulté pour les démarchesadministratives et sociales. Contact :06 26 03 26 13 / 06 27 29 59 23Email : afusebrunoy@yahoo.fr*L’espace AnibwéLEspace Culturel PanafricainAnibwé propose : librairie, Edition,manifestations culturelles tout aulong de lannée.52 rue Greneta 75002 Paris. FranceTel/Fax: 0033(0)1 45 08 48 33Email: k2inter@voila.frwww.anibwe.com*Découvrez la librairie en ligne :livres et auteurs issus de toutelAfrique, ainsi que la Revue desbonnes nouvelles dAfrique qui viseà répandre lAFROPTIMISME.www.diasporas-noires.com*Surprise-surprise- visitez le site:www.city2visit.com*A Londres.Chaque mois,votre journal gratuitAAFFRROO LLOONNDDOONN NNEEWWSSCcontact :Tel. 08432899053 orMob. 07853 41 42 89Email:afro.london@gmail.com**Appel à contribution pourun projet d’ouvragecollectif.Libérez votre créativité !Écrivains Francophones d’Amérique lanceun appel à contribution pour recueillir destextes dans le cadre d’un projet depublication d’un ouvrage collectif.Cet appel est lancé à toute personnedésireuse de participer à cette à cetteinitiative, membres et non-membres. Lesgenres littéraires choisis sont la nouvelle etla poésie.Les textes soumis doivent être inédits etnon soumis pour publication ailleurs. Lalongueur de la nouvelle soumise ne devrapas dépasser les 1500 mots. Chaque. Lenombre de poèmes est limité à cinq (5).La date limite de la réception des textes estle 15 mai 2013.Un montant de 20 S couvrant les fraisadministratifs pour l’ouverture du dossierdoit être envoyé avec les textes.Le chèque doit être libellé au nom de : LesÉcrivains francophones d’Amérique(inscrire la mention ouvrage collectif)Pour toute information, veillez prendrecontact avec nous :Ghislaine SathoudResponsable du projet de publicationgsathoud @hotmail.com*CETTE PAGEPUBLICITAIRE VOUS ESTRESERVEE POUR VOSANNONCES
  • 11. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 11PPaarroolleess,,mmuussiiqquuee eettppoolliittiiqquuee[Nous publierons des textes en rapportavec la vie des artistes. Nous vous invitonsà proposer pour cette rubrique des textesde chansons qui vous ont plu ou qui ontune certaine portée (morale, civique,politique par exemple) ou qui reflètentl’actualité. Vous pouvez les accompagnerd’un commentaire. D’avance merci].EEnn cchhaannttaanntt lleess lloouuaannggeessddee FFaauurree GGnnaassssiinnggbbéé,, AAïïcchhaaKKoonnéé nnoouuss iinnssuullttee ttoouuss..Hier, j’ai dû supprimer de mon blogdeux commentaires d’internautestogolais, l’un appelant les Togolais àaller attaquer les Ivoiriens au Togo, etexiger qu’Aicha Koné rembourse auxTogolais ce qu’elle a pris avec FaureGnassingbé pour faire son morceau,l’autre traitant les Ivoiriensd’opportunistes… Le genre demessages qui amènent à des violencesgratuites et insensées.Aicha Koné seule sait ce qu’elle y agagnéQu’on se le dise, chers compatriotes,cette chanson n’est pas une histoireentre Togolais et Ivoiriens. Aicha Konén’a consulté aucun Ivoirien avantd’aller faire cette chanson, et c’est elleseule qui sait ce qu’elle y a gagné. C’estelle seule qui doit être attaquée,harcelée, huée… jusqu’à ce qu’ellemonte au créneau et dise ce qu’elle y agagné. Elle et son héros national, sondieu Faure Gnassingbé. Le chef d’Etatcapable d’aller commanditer unechanson qui le loue, pendant que lesfonctionnaires du pays qu’il prétenddiriger sont dans les rues, plaidantpour une amélioration de leursminables salaires, pendant que six moisaprès la rentrée les étudiants de sonpays n’ont pas encore touché uneseule tranche de leurs aides, pendantque chaque jour, chassés par la misèreet le désespoir, des centaines dejeunes Togolais se lancent dans desaventures sans issue vers desdestinations incertaines.Chers frères ivoiriens, rassurez-vous,les Togolais ne sont pas xénophobes.Vous êtes chez vous au Togo, toutcomme nous, Togolais, sommes cheznous en Côte d’Ivoire. Et s’il arrive àvos frères réfugiés d’être injustementmaltraités durant leur exil sur le soltogolais, n’y voyez aucune trace dexénophobie des Togolais, mais de lamauvaise foi, l’incapacité etl’irresponsabilité de ceux-là qui dirigentleur pays d’accueil. Le Togo ne va pasbien. Le Togo d’Eyadema, de ses fils etde son clan est un cauchemar pour lesTogolais. Voilà pourquoi, nous, milliersde jeunes Togolais, sommes en exil,incapables de retourner chez nous. Vosfrères réfugiés ne sont que desvictimes parmi les millions de victimesque nous sommes. Voilà en quoi lecantique d’Aicha Koné à son idoleFaure Gnassingbé vous insulte, toutcomme nous….Les artistes africains doivent éviter detransmettre des messages insensés etde défendre des causes perduesqui amènent à des violences gratuitesJ’apprécie beaucoup le courage desartistes ivoiriens. C’est le premier paysde notre sous-région où l’on sent leplus l’engagement des artistes dans lavie sociopolitique de leur pays. DeTiken Jah Fakoly et Alpha Blondy àMagic System, en passant par PetitYodé, Soum Bill… les artistes ivoiriensont toujours défendu, malgré leursdifférentes convictions, la Côte d’Ivoirecontre la guerre allumée par leshommes politiques depuis les années2000. Je partage cette conception del’artiste qui doit être un porte-voix deson peuple, pour dénoncer et affronterles dérives des politiques.Je partage aussi l’idéal de ces artistesafricains qui suppriment les frontièresde leurs pays, et parlent, au nom del’unité africaine, pour d’autres pays. Ilest d’ailleurs anormal, aberrant qu’unartiste africain enferme sa voix et salutte dans son pays, insensible auxmisères des peuples voisins. Mais queces artistes prennent bien le soin de serenseigner sur les réalités, les vraies,des pays pour lesquels ils veulent jouerles porte-voix.On se rappelle cette chanson de PetitYodé, un chanteur ivoirien très écoutéau Togo, qui s’égosillait « Togolais,laissez-le gouverner, c’est lui l’avenir dupays… », parlant de Faure Gnassingbé,quand ce dernier se faisait introniseren 2005 par les barbares de l’arméetogolaise dans le sang des Togolais, à lamort de son boiteux dictateur de pèreEyadema. « On ne donne pas un nomgratuit… si son père l’a nommé Faure,c’est parce qu’il est vraiment fort… »,chantait-il avec un cynique humour, aumoment où Faure Gnassingbé et sesfrères envoyaient les militaires et lesmilices drogués de leur défunt pèredécapiter les Togolais révoltés dans lesrues.Aujourd’hui, c’est une mémé-has-been, courant derrière un come-backdifficile, qui vient chanter aux Togolaisles louanges d’un président dont elleignore tout jusqu’au nom, comme ellel’appelle dans la chanson « FaureEyadema ». Qu’Aicha Koné disecombien d’écoles primaires gratuiteselle a visitées au Togo et les conditionsdans lesquelles travaillent les élèves etles enseignants – au moment où depetits enfants sont en train de se faireassassiner par les militaires etgendarmes togolais pour avoirmanifesté contre les mauvaistraitements dont sont victimes leursenseignants, combien de femmes elle avues accoucher par césarienne et lesconditions dans lesquelles elles ont ététraitées, combien de Togolais lui ontaffirmé qu’ils vivent en paix au Togo,combien lui ont déclaré qu’ilsprospèrent au Togo… Peut-être queFaure Gnassingbé a fait loger la diva aupalais de la Présidence pendant unbout de temps, et son début devieillesse lui a fait confondre laPrésidence et le Togo.Le comble de la loufoquerie, c’estquand, pour se justifier sur sa pageFacebook, mémé Aicha se définitcomme une panafricaniste, uneafricaine de cœur… qui chante pourunir les Togolais.Ah oui, le panafricanisme !Encore ce mot, le panafricanisme. Ilnous en fera voir de toutes les couleursici, ce mot. Quelle grande bouillabaisseque ce panafricanisme-là ! Tout lemonde y met ses ingrédients et on nes’y retrouve plus. Au nom dupanafricanisme, Aicha Koné, gâteuse,chante des louanges à ce FaureGnassingbé-là qui est aujourd’hui l’un
  • 12. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 12des présidents les plus mal élus, lesplus détestés du continent noir. C’estsûrement son cadeau de grandepanafricaniste aux Togolais pour lacommémoration, le 27 avril dernier, ducinquante-troisième anniversaire del’indépendance de leur pays. Pauvre dupanafricanisme. Pauvre de nousTogolais !David KpellySource: davidkpelly.mondoblog.org*A lire dans notre prochaineparution :L’interview historiqued’Alpha Blondy(Avec un franc-parler décapant,l’artiste parle d’Alassane Ouattaraet du RDR, de feu Houphouët-Boigny, Henri Konan Bédié, LaurentGbagbo, ainsi que de MmeDominique Nouvian FollerouxOuattara...).*Après larrestation dun coupletunisien pour avoir échangé unbaiser en public, les Tunisiens sesont rassemblés sur lavenueBourguiba pour un gigantesquedéfilé d’échange de baisers ensoutien à ce couple arrêté, sous leslogan « quils arrêtent tous lesamoureux de la Tunisie ».Patrice Piardon*CCCooonnnssseeeiiilllllleeezzz««« LLLeee FFFiiilllaaammmeeennnttt »»»ààà vvvooosss pppaaarrreeennntttsss,,,ààà vvvooosss cccooonnnnnnaaaiiissssssaaannnccceeesss,,,ààà vvvooosss cccooollllllèèèggguuueeesss,,,ààà vvvooosss aaammmiiisss………Pointde vueLLaa rrééccoonncciilliiaattiioonneenn CCôôttee dd’’IIvvooiirreePour la réconciliation, il y a du pain sur laplanche et les questions demeurent : Quelssont les faits auxquels la Commission Dialogue,Vérité et Réconciliation (CDVR) s’intéresse ?Quelle période est prise en compte ? Commentseront entendues les victimes? Quellesmesures sont prises pour assurer leurprotection? Quel sort sera réservé à ceux quiavoueront leur crime ? Est-ce que lacommission donnera une image juste etimpartiale pour gagner la confiance de tous lesIvoiriens ? Etc.Prononcez-vous ! Faitesconnaître votre point devueNous publions ci-dessous le point devue du juriste ivoirien Nick de Bessou,sous forme de lettre ouverte adresséeau président de la CDVR.AAddrreesssseeààMMoonnssiieeuurr CChhaarrlleessKKoonnaann BBaannnnyyMonsieur le Premier Ministre Banny,Président de la CDVR,Je voudrais, en tant qu’ivoirien, juristeet Président du Forum pour laDémocratie et la Résolution des Crises(FDRC), m’adresser à vous sur l’épineuxproblème qu’est la Réconciliation.Avant d’aborder le sujet de laRéconciliation, j’aimerais faire desobservations sur lesquelles vous pourriezvous prononcer plus tard.1/ Votre nomination à la tête de laCDVR.L’ordonnance No 2011-167 du13 juillet2011 portant création, attributions,organisation et fonctionnement de laCommission Dialogue, Vérité etRéconciliation (CDVR) s’est faite avant lesélections législatives du 11 décembre2011. L’Assemblée Nationale est l’organele mieux outillé pour statuer sur leproblème de la Réconciliation, unproblème national et non un problèmepersonnel ou politique. Le Chef d’Etat M.Ouattara ne peut prendre sur luil’engagement de réconcilier les ivoirienspar une ordonnance, en vous nommant àla tête de la CDVR. Pourquoi n’a-t-il pasattendu la mise en place de l’AssembléeNationale afin que celle-ci se prononcesur le sujet ? Qu’est ce qui pressait leChef d’état ? Rien.De ce fait, votre nomination estinappropriée pour les raisons que je vaisénumérer ici :- Votre appartenance au RHDP, militantdu PDCI donc partie prenante dans lacrise. Pas d’indépendance politique et laCDVR ne satisfait pas les attentes de lapopulation et ne lui inspire pasconfiance. Vous ne pouvez être juge, juryet bourreau dans un dossier qui vousimplique. Il n’y a aucune indépendanceet les populations n’ont aucuneconfiance en votre structure.- Le Chef d’état est aussi partie prenantedans la crise et ne saurait réconcilier lesIvoiriens. Il devait laisser cette latitudeaux parlementaires qui trouveraient laformule appropriée et les hommes etfemmes pour le boulot, afin de satisfairetoutes les parties. Par conséquent, aunom des Ivoiriens réunis ici, je récusevotre structure, la CDVR.2/ Vos actes et le célèbre mutismeaffiché.Depuis la création de la CDVR, vousn’avez jamais incité ou exhorté legouvernement à passer des lois dans lesens de la réconciliation, démontrantvotre bonne foi. Des concerts ont étéorganisés, çà et là, baptisés « caravanede la réconciliation », à laquelle vousaviez brillé par votre absence.Vous n’avez jamais encouragé legouvernement à appliquer l’article 12(exil) de notre Constitution, afin de fairerevenir au pays nos frères et sœurs enexil. Vous n’avez jamais mentionné lamisère que traverse nos frères et sœursen exil ou essayé de leur rendre visitepour leur apporter compassion et ousoulagement. Vous n’avez jamaisencouragé ou exhorté le gouvernement àlibérer les prisonniers politiques etmilitaires croupissant dans les goulags.Vous n’avez jamais critiqué ouvertementou vertement la traque des militantsLMP, leurs arrestations arbitraires, latorture, la violation de leurs droitsconstitutionnels et leur embastillement.3/ En vérité, la CDVR n’œuvre pasvéritablement pour la réconciliation etla paix dans notre pays4/ Votre position ambiguë vis-à-vis dugouvernement.Le gouvernement souhaite d’abord quela justice se prononce avant toute
  • 13. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 13réconciliation. C’est une bonne chose,mais il y a un souci majeur. Seuls lesmilitants LMP sont inquiétés par lajustice ivoirienne. L’autre camp jouitd’une immunité particulière, malgré lesnombreux rapports accablants desorganisations nationales etinternationales des droits de l’homme.Ceci a pour conséquences immédiates, la« justice des vainqueurs ». L’on ignore,jusqu’à ce jour, votre position sur le sujetet vos critiques sont de plus en plusinexistantes.5 / votre structure n’a pas lescompétences et l’expertise deréconcilier les ivoiriensLe Président Gbagbo avait initié le Forumde la Réconciliation en novembre 2001,confié à la société civile dirigée par SonExcellence Seydou Elimane Diara. Ceforum était calqué sur le modèle Sud-africain. Le Président Bédié et le Premierministre Ouattara ont été encouragés àrentrer d’exil à l’aide de lois, garanties etautres instruments. Une loi a été votéepour leur accorder le statut d’ancienshommes d’état avec comme avantages,des résidences, un salaire, un véhicule decommandement et une garderapprochée de leur choix.Qu’est-ce que le gouvernement actuel aconcrètement fait ? Rien de tout ceci. Lesleaders du FPI et LMP sont en prison ouen exil. Leurs comptes bancaires sontgelés. Leurs résidences sont illégalementoccupées. Ils broient du noir en cemoment et les plus malchanceux ne sontplus de ce monde par manque d’argentpour se nourrir ou se soigner. Le cas leplus célèbre est celui du ministre AntoineBohoun Bouabré. Cette loi n’a jamais étéabrogée et s’applique à ces ancienshommes d’état. Elle garantit l’immunité àces hommes et femmes d’état. La CDVRn’a jamais abordé le sujet avec legouvernement et est restée muettecomme si ces anciens hommes d’état n’yavaient pas droit ou encore étaientconsidérés comme des ennemies del’état de Côte D’ivoire.On ne peut dire que la réconciliation desIvoiriens est copiée sur le modèle Sud-Africain. Nelson Mandela a été libéré deprison et s’est assis avec son adversairePeter Botha pour réconcilier les Sud-africains. Ce qui n’est pas le cas en CôteD’Ivoire. Le cas ivoirien actuel n’est pasbasé sur le modèle Sud-africain, mais ilest le fruit politique du Chef d’état M.Ouattara. C’est une réconciliation versionOuattara. Finalement sur le même sujet,vous ne nous avez pas encore dit qu’est-ce qui n’avait pas marché avec lesrésultats du forum de 2001 et aussiexpliquer le coup d’état manqué deseptembre 2002 avec comme corollairela partition du pays. Finalement, sur lesujet, nous n’avons aucune garantie quevotre structure a les compétences etl’expertise de réconcilier les ivoiriens.6/ vos actions et votre mutismelégendaire vous condamnent« Qui ne dit rien, consent ! ». Lapopulation et la diaspora ont observéque le gouvernement actuel essaie, tantbien que mal, d’effacer toutes les tracesdu Président Gbagbo dans l’esprit despopulations, notamment à travers ladestruction des monuments érigés parcet homme d’état et aussi par lebaptême de certains projets donnant lapart belle au Chef d’état, M. Ouattara etson entourage. Nous avons par exemplel’université Gon Coulibaly et l’universitéAlassane Ouattara. Le pont qui devaitporter le nom du Président Gbagbo a étébaptisé « Pont Henri Konan Bédié ».L’autre observation est que legouvernement actuel, à travers la CDVR,impose la réconciliation aux Ivoirienssinon à l’autre camp traqué, torturé,emprisonné à accepter les conditions surla table. C’est une réconciliation desvainqueurs, un peu à l’image deNuremberg en 1945. C’est uneréconciliation de façade, car elle nesatisfera jamais les attentes despopulations et créera des frustrations etcrises, à la longue.Le gouvernement actuel est conscient deces faits et ne fait rien pour s’approprierles revendications ou conditions del’opposition pour une réconciliationréussie ou apaisée. Le but est de mettrel’opposition devant les faits accomplis etl’accuser, à tort ou travers de l’échec dela réconciliation, dédouanant de ce fait leChef d’état M. Ouattara. Et, vous ne diteset ne faites rien.En conclusion, la CDVR est rejetée par ladiaspora et par la population ivoiriennes,parce qu’elle n’inspire pas du toutconfiance. Si les autorités ivoiriennessont soucieuses de créer de bonnesconditions pour la réconciliation, ellesdoivent dissoudre la CDVR actuelle et laremplacer par une autre structure, plusindépendante et moins partisane. Nousexhortons les autorités ivoiriennes àconfier ce problème épineux ou ceblocage à l’Assemblée nationale et aussiouvrir un vrai débat avec les populations,afin de recenser leurs inquiétudes etpropositions pour une bonneréconciliation. Si une nouvelle structureest en place, le FDRC peut l’accompagneren faisant des propositions pertinentes.Je vous remercie.Nick De Bessou,*LLEE SSIILLEENNCCEEDDEESS IINNTTEELLLLOOSSIls ont déserté l’arèneSe sont réfugiésDerrière un silence couardEt libre le champAux politicards braillards.Du confort de leur silenceDe leurs lâchetés douillettesDe leurs tours d’ivoireImpassibles ils regardentLa tour Eiffel des cadavresMonument du martyrDu peuple abandonné.Ils ont rangé leur styloIls ont fermé leur papyrusIls ont verrouillé leur cœur.Les pleurs du peuple en échoSe brisent sur la murailleindifférenteDe leurs parchemins stérilesSavants, doctes, intellosUn chapelet de motsVides et creux….Macaire Etty(Extrait de Mes Saintes Colères,inédit)*
  • 14. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 14LLLiiibbbrrreeesss PPPrrrooopppooosssCette rubrique est la vôtre. Elle vousest réservée pour vous exprimer.Librement. Pour vous prononcer surles sujets d’actualité. Librement. Pourfaire partager vos opinions et vosthèses...TTIIBBUURRCCEE KKOOFFFFII ::«« JJ’’AACCCCUUSSEE SSOORROOGGUUIILLLLAAUUMMEE »»Interpellé par le journaliste sur cesviolations des droits de l’homme par lesrebelles, M. Soro Guillaume, ex-Premierministre de la République indépendanteet souveraine de Côte d’Ivoire, présidentde l’Assemblée nationale dit ceci : « Jeregrette la façon sommaire dont cesorganismes travaillent : la rébellionivoirienne n’a jamais coupé de bras, niviolé, ni creusé des charniers ».Pour peu, M. Soro Guillaume nous diraitque la rébellion n’a jamais tué ! Commec’est triste !Allons ! Nous faudrait-il dispenser descours de morale à M. Soro Guillaumepour qu’il sache que tuer des civilsdésarmés est un acte de violation desdroits de l’homme ? Et que cela justifieune interpellation de la part de l’ONU etdes organismes humanitaires ?Les Escadrons de la mort, tout aussidénoncés par L’ONU, n’ont jamais nonplus, violé, ni coupé de bras. Leurs crimessont-ils moins des crimes ?M. Soro doit faire l’effort de comprendreque l’inacceptabilité d’un crime n’est pasfonction du bras, de l’oreille ou destesticules de la victime que le criminel alaissé (s) intact/s/ (sans doute pourd’insolites raisons esthétiques), mais duprincipe même du crime ; c’est-à-direl’acte de tuer un homme, d’ôter (pourquelque raison que ce soit) la vie à notresemblable. C’est un acte prohibé partoutes les cultures du monde, du pluslointain de notre Humanité naissante auxâges avancés d’éclaircie morale.Malgré nos égarements actuels, nousIvoiriens, sommes, après tout, des genscivilisés, bons et gentils ; nous n’avonspas de tradition de crimes. Cette guerreest un malheur qui nous est arrivé, etnous devrions en être gênés. Nousn’avons pas à chercher à justifier destueries, ni à établir une hiérarchieesthétique dans les manières de tuer.Bon Dieu !Ce pays a tout de même des intellectuels,des gardiens de l’éthique millénaire despeuples ! Et nous ne saurions toléreroutre mesure que M. Soro Guillaumetienne des propos aussi gauches etindécents pour la morale, que ceux qu’ila tenus à Jeune Afrique à propos de sestueries, et qui sont diffusés dans lemonde entier. C’est une honte pour monpays ! Non, M. Soro, il s’agit de la Côted’Ivoire, tout de même !!!Des exactions dénoncées par HumainRight Watch et le Haut Commissariat del’ONU.Et puis, en réalité, les viols de la rébellionne se content plus : les dépositions desrescapées de l’enfer de Bouaké, Béoumi,Sakassou, Monoko Zohi, Guitrozon, etc.,et des contrées saccagées et soumisespar la rébellion, sont encore dans nosmémoires.Nous les avons entendues à l’Assembléenationale, et en direct. Peut-être que M.Soro ignore l’existence de ces documentsaudiovisuels qui font partie des archivesde la rébellion ; archives qu’il tenait àdétruire en cherchant à tous les prix àgérer le ministère de la Communicationet à placer ses hommes à la tête desmédias d’Etat…, pour falsifier notrehistoire. Peine perdue ! Ces documentsont été bien conservés. Et, nous sommesun certain nombre de (vrais) patriotesivoiriens, hier membres du ‘‘bois sacré’’,à savoir où ils se trouvent. Les témoinsdes supplices endurés ne les ignorentpas, les Ivoiriens des zones libres, nonplus ; les victimes de ces cas de viols,encore moins.La rébellion du Nord a fait aussi descharniers – c’est connu. Il est vrai que M.Soro appelle cela « fosse commune » ;mais, nous ne sommes pas obligésd’admettre cette nuance macabre,insalubre et suspecte qui veut altérer lecrime, et qui offense la mémoire descorps suppliciés. Quoi ! Ces hommes quisont morts, étouffés dans un conteneursurchauffé sous un soleil canaille deKorhogo, ces gendarmes désarmés etexécutés lâchement et froidement àBouaké, puis enterrés dans une fossecommune, tous ces cauchemars de notreseptembre noir de 2002, relèvent-ilsd’une banale esthétique fictionnelle ?Non, M. Soro, non !M. Guillaume Soro peut chercher à sefaire une nouvelle virginité (si tant estqu’il ait jamais été vierge !) en abusantde la générosité complaisante dessimples d’esprit, mais pas de la vigilancede ma mémoire, ni de celle des Ivoirienslucides et sérieux.Je l’invite donc à observer un peu dedécence sur ces questions hautementéthiques et humanitaires. Car les proposqu’il y émet heurtent sérieusement masensibilité d’intellectuel et offensent ledouble humanisme chrétienet « bossoniste » (animiste si vouspréférez) qui fondent mon éducation.Tiburce Koffi(Extrait de « Réaction à l’interview deSoro guillaume. Source : Le Blog deTiburce Koffi).**
  • 15. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 15UUnn vveettoo ppoouurrll’’AAffrriiqquueeEntendez-vous les cris de ceux quipleurent ?Entendez-vous les soupirs de ceux quisouffrent ?Voyez-vous la misère de ceux qui n’ontjamais rien eu ?Sur eux, la douleur règne en seigneurSur eux, la mort règne en maîtresseAlors je le dis sans détourQu’on est bien loin des promesses d’unmonde meilleurQu’on est bien loin d’un monde de paixet de sécurité.Nous sommes dans le feu de l’injustice.Nous sommes sous le soleil brûlant dela tyrannie.Alors je le dis sans détourC’est un échec patent pour le mondedes armes et des guerres.Il est donc temps d’agir autrement etsans discrimination.C’est pourquoi nous voulons un veto.Un veto pour l’AfriqueUn veto pour tout recommencerUn veto pour offrir au monde un peud’humanitéUn veto pour l’AfriqueUn veto pour dire non à la proliférationdes armesUn veto pour faire bien cohabiter lespeuples du mondeUn veto pour l’AfriqueUn veto pour tout rééquilibrerUn veto pour donner à ceux quisouffrent une lueur d’espoirUn veto pour l’AfriqueUn veto pour tout simplement existerUn veto pour nous exprimerUn veto pour l’AfriqueUn veto pour un monde plus humainUn veto pour réaliser la promesseoriginelle d’un monde meilleur.Patrice Agbo,Extrait de « Le temps d’une rose ».*Proposez des proverbes et dictonsque nous publierons dans cetterubrique. Veuillez en fournirl’origine ou la source, unesignification brève ou une petiteillustration. D’avance merci.1 « Tant quil y a de la vie, il y a delespoir »Explication : Ce proverbe est utilisépour redonner de la force et ducourage à ceux qui nen nont plus Ilsignifie : .il ne faut jamais sombrerdans le désespoir, une issue esttoujours envisageable, possible. Cesttrès important de garder de lespoirdans notre vie, davoir toujours lecourage, la force de continuer, malgrétoutes les difficultés, parce que la vieest synonyme despoir..."2 « Bon sang ne peut mentir ».Explication : Cité par Noël du Fail dansPropos rustiques (1547), cetteexpression devenue proverbe estutilisée à propos de lhérédité : biensouvent, les qualités et les défauts desparents se transmettent aux enfants.Autre proverbe ayant le même sens :Les chiens ne font pas des chats ».3 « Selon ta bourse nourrit tabouche ».Explication : Cet ancien proverbe citépar Gabriel Meurier (1568), était utilisépour fustiger les personnes qui sontpréoccupées par le paraître, lesuperficiel, cest-à-dire les gens qui seprennent pour ceux quils ne sont pas.Ainsi, ce proverbe signifie : ne vivez pasau-dessus de vos moyens.4 « Il ny a que le premier pas quicoûte ».Origine : Proverbe français de MmeduDeffand (1763).Explication : Dans la vie, on na rien àperdre, on a tout à gagner. Mais,encore faut-il se lancer, oser etcommencer. Autrement, il faut pouvoirprendre des risques quand on tient àchanger de situation. Ce proverbesignifie en d’autres termes : « Qui netente rien, na rien. "Jean-René Vannier*LLLiiibbbrrreeesss PPPrrrooopppooosssCette rubrique est la vôtre. Ellevous est réservée pour vousexprimer. Librement. Pour vousprononcer sur les sujets d’actualité.Librement. Pour faire partager vosopinions et vos thèses...LLee nniivveeaauu ddee ccuullttuurreeggéénnéérraallee nnooss hhoommmmeessppoolliittiiqquueess llaaiissssee ààddééssiirreerrLa sclérose de lesprit aidant,lescroquerie intellectuelle et lebanditisme politique ne peuvent queprospérer et triompher. Plus onécoute nos hommes politiques, pluson constate, avec effarement, quilsne lisent absolument rien. Leurniveau de culture générale laisse àdésirer et va même en saffaissant. Ilsnont pas didées originales, etsemblent plutôt se méfier de touteinnovation pensante.En ce sens, lhistoire et la philosophiepolitique ne les intéressent pas et neles attirent pas. Leurs réflexions,dans ces domaines, sontapproximatives ou nébuleuses.Manifestement, la pensée est unexercice pénible pour eux et ilsn’aiment pas penser. Ils détestent lacontradiction et la contestation et ilssont vindicatifs, avec la rancunetenace. Ils adorent trop les louangespour encaisser les critiques, sanssouffrance, et les attaques, sans désirde vengeance.Dans lensemble, ils ne possèdentaucune éloquence personnelle. Ilsimprovisent, lamentablement, leursdiscours, ou sappliquent à les lire età les débiter, dune manièremécanique, sans aucune convictionoratoire. Leurs propos sont justemoyens et dune rhétorique passe-partout. Les articulations peuventvéhiculer tous les sujets et sadapterà nimporte quel auditoire. Tant lesrythmes, les cadences et lesintonations, sont les mêmes. Cest àpleurer de rires, bien souvent!Pa ul Zah ir i,p o lit o logu e , p h ilos o ph e*
  • 16. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 16CCCEEE JJJOOOUUURRR---LLLÀÀÀ………Une rubrique pour rappeler desfaits historiques marquants.Envoyez-nous vos textes.Merci de nous envoyer à publier vostextes.*LLLeeeçççooonnnsss dddeee vvviiieee(Des histoires vraies etinspirantes que voussaurez apprécier, desconseils simples et justesque chacun de nousdevrait sapproprier danssa vie).~~~~«« NNoonn,, MMoonn aammoouurr,, jjeennee llee sseennss ppaass bbiieenn »»Au lit, l’autre soir avec ma femme, latempérature montait rapidement.Au moment de passer aux chosessérieuses, elle m’arrête et me dit :« Non, mon amour, je ne le sens pasbien… ».Puis elle ajouta : « Je n’ai passpécialement envie, Je voudrais justeque tu me tiennes dans tes bras. Tun’es pas assez en phase avec mesbesoins émotionnels de femme pourque j’aie envie de satisfaire tes besoinssexuels d’homme ! ».A mon regard ébahi, elle enchaîna :« Je voudrais que tu m’aimes pour ceque je suis, et non pour ce que je faispour toi au lit ». Comprenant que rienne se passerait ce soir là, je n’insistaipas et je m’endormis.Quelques temps après, comme j’avaisdes congés à récupérer, je décidai depasser la journée avec elle. Après undîner dans un petit restaurant sympa,je l’emmenai dans un grand magasinde mode où je l’invitai à essayer diversvêtements, sous mon regard intéressé.Pendant un long moment, elle essayatout ce qui tombait sous ses yeux etparada devant moi comme une star.Finalement, deux robes retinrentspécialement son attention. Commeelle ne savait pas se décider, Je luilaissais entendre qu’elle prendrait bienles deux. A l’étage suivant, se trouvaitle rayon chaussures : une paire neuvepar robe semblait indispensable. Unejolie paire de boucles d’oreilles luifaisait de l’œil. Hop, dans Le panier !Croyez-moi, ses yeux brillaient de plusen plus !!! Je la connais, je voyaismonter en elle une forme d’excitationindescriptible. Elle voulut même metester, Voir jusqu’ou j’irai, car elles’intéressa aux bracelets de tennis. Ellen’a jamais tenu une raquette, maisbon… Je répondis oui. Puis il y euquelques bas, de la lingerie, un foulard,les rayons parfum et maquillage etquelques bricoles.Finalement, elle me regarda avec desyeux pétillants comme du Champagne,et dit : » Ça va être cher tout ça. Onpasse à la caisse ? ». Quand Je répondis: « Non, Mon amour, je ne le sens pasbien… ». Son visage devint blêmed’étonnement et sa bouche restaouverte. Je lui dis alors : « Je n’ai passpécialement envie, Je voulaissimplement te voir habiller ainsi. Tun’es pas assez en phase avec mescapacités financières d’homme pourque je puisse satisfaire tes désirsd’achats de femme ». Et comme elleme regardait avec des yeux assassins,j’ajoutais : « Je voudrais que tum’aimes pour ce que je suis et nonpour ce que je t’achète ».Moralité : « Ne fais pas aux autres ceque tu naimerais pas quon tefasse ».Diané Mamadi*Indignez-vous"Le motif de base de larésistance cestlindignation"(Stéphane Hessel).*« Ce nest pas en teplaignant sur facebook queles choses changeront. Larésistance doit rentrer danssa phase active sur leterrain... Réveillons nous! »(Lazare Koffi Koffi).*VVVIIIEEE EEENNNSSSOOOCCCIIIÉÉÉTTTÉÉÉUne rubrique sous la directiond’Alain Tanoh Kablan pouraborder tous les problèmes desociété.*Ma FaimSur ma routeEn rentrant chez moiVoyez-vous !Tous les restaurants sont bondés demonde :Pour leur argentLes gens mangent, mangent etmangent encoreAvec ou sans appétitEt parfois plus qu’à leur faim.Et moiJe pense à ma faimÔ fidèle-compagne-de-tous-les-jours !Qui a beau jeu tous les joursDans mon ventreDe me tordre et retordreComme çaLes boyauxEt que bien souventJe m’ingénie à tromperSoit en mangeant n’importe quoiSoit en jeûnant.Léandre Sahiri*
  • 17. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 17CCCOOOUUURRRRRRIIIEEERRRSSSDDDEEESSS LLLEEECCCTTTEEEUUURRRSSSNous recevons beaucoup decourriers. Nous vous enremercions. Continuez à nousécrire.@Frère Léandre, c’est un plaisir de terelire après ces moments de tristesse.Je constate que le baobab restedebout. Courage. Dally Gogognon.@Bonjour Léandre. Merci et du couragedans ce formidable et dur travail pouréclairer les gens et célébrer noscultures. Du courage! Léon Tuam@Merci de nous faire parvenir le derniernuméro du journal " LeFilament". Recevez nosencouragements pour tous les effortsconsentis. Mariame Gba.@Je reçois assez régulièrement votrepublication. Il est tout à fait normal quevous demandiez à chacun dy participeren y envoyant des articles. Mais,quelles sont les conditions ? Les articlesrédigés étant des œuvres de lesprit, lesproductions sont-elles rémunérées et àcombien? Confraternellement. GervaisDjidji.Réponse : Le Filament est un journalgratuit, non lucratif, sans aucunesubvention. Les contributions ne sontpas rémunérées. Nous vous référons àd’autres journaux de chez nous etd’ailleurs auxquels vous pourrez,comme de juste, vendre et même bienvendre vos « œuvres de l’esprit ».Bonne chance. (NDLR)@Merci mon frère. On appréciebeaucoup le journal Le Filament. Je suisen train de télécharger. Igen Seri.@Nous avons bien reçu la revue et nousne manquerons pas comme d habitudede le diffuser auprès de nos amis . Entoute amitié . Paul Dakeyo.@Grand merci pour ce journal que je vaisdiffuser dès à présent. Que Dieu vousbénisse pour ce grand travail et pourtoutes ces informations dont nousavons toujours et encore besoin pourcombattre mieux dans la prière et dansles actions. Merci. Pasteur EmmanuelGuehi.@Bonjour frère. Merci du combat desidées. Face à l’obscurantisme, lalumière des idées doit triompher.Cordialement. Jean-Marie Dodo.@Cest toujours un événement, la sortiedu Filament. Compliments. ProfesseurMalick Ndiaye, Université Cheikh AntaDiop, (UCSAD), Dakar.@Le Filament dans son essence dobjetnest pas et ne sera jamais source delumière. Le filament a une applicationlimitée qui nest pas profitable auxaveugles. Pendant quil existe dans cemonde des personnes dotées de touteleur faculté visuelle mais qui cependantdemeurent encore aveugles a laSagesse Pronisis de Dieu qui instruitdans le "Que faire pour arriver a unrésultat profitable a tous", dans le casdespèce aux voyants comme aux non-voyants. Et cest le cas de lAfrique,continent plus riche du monde abritantpopulation plus pauvre du monde. Quelcontraste? Tout cela par manquedillumination! Et cest de CetteLumière Unique dans sa quintessenceet qui a la capacité de transcender lesténèbres, le temps et lespace quilsagit. Genèse 1:3. Pendant que lesluminaires (Soleil, Lune etEtoiles) quant a eux, nont été créésquau 4ieme jour de la Création.Genèse 1:16-19. Excellente journée.(Jean-Didier Guigrey).@Bonjour. Félicitations pour le travail.Vous avez nos encouragements.(Karamoko Lancina).@Chers amis, je vous prie de lire cettemine dinformation « LE FILAMENT ».Bon week-end. (Jean de dieu Agneau).@J’ai reçu votre journal libre etindépendant « LE FILAMENT ». Je l’ailu, c’est bien je l’ai envoyé à mesamis. Merci et du courage. (KouaméMarcelin Ourega).@Arrêtons les écritures "SMS", ce nestpas agréable du tout. Nos enfants fontpareil dans leur rédaction à lécole etcest grave. Ils ne savent plus écrire, nilire. Et nous sommes surpris de leursrésultats de fin dannée. Combien deparents prennent le temps de voir lescahiers de leçons de leurs enfantsquand ils rentrent du service le soir? Ondira que la journée a été longue etdifficile, donc pas le temps de voir lesprestations de nos enfants. Il nest pastrop tard pour bien faire. Soyons unmodèle pour eux. Eugénie N’Guessan.@Chers amis, je recherche desinformations et des livres concernantlhistoire ivoirienne. Je voudrais uncontact aux éditions anciennementAMI, NEI actuelle. D’avance mercibeaucoup de votre aide. (Io Guédé).*ATTENTION !Des individus mal intentionnés sont entrain de diffuser dans les emails et surFacebook des films à caractèrepornographiques à notre insu. Nous nenous en apercevons pas, mais noscorrespondants les reçoivent comme sinous étions à lorigine de la publication,et parfois même avec un petitcommentaire.Si vous voyez une chose de ce genresur mon profil ou dans votre boite deréception, avisez la personne supposéeêtre l’expéditeur, surtout ne cherchezpas à louvrir car cest un VIRUS.Copiez et faites passer, ce message.Scannez maintenant vos ordinateurs sivous avez des anti-virus!*OOuuii,,oonn ssee rréévveeiilllleerraa !!Oui,On sortira de cette torpeur qui,Pour un tel peuple,Est la honte.Quand la France sera réveillée,Quand la France ouvrira les yeux,Quand la France distinguera,Quand la France verraCe qu’elle a devant elleEt à côté d’elle,Elle reculera, cette France,Avec un frémissement terrible,Devant ce monstrueux forfaitQui a osé l’épouserDans les ténèbresEt dont elle a partagé le lit.Cimper Nayra La Diotima
  • 18. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 18LLL’’’ééécccrrriiitttuuurrreeeaaafffrrriiicccaaaiiinnneeeAAAuuu fffééémmmiiinnniiinnnDans cette rubrique, nous présentonsles textes, les études, les profils… desfemmes écrivaines, en particulierd’Afrique, pour montrer que,contrairement à ce qu’on a tendance àfaire croire, nombre de femmesafricaines écrivent, s’adonnent auxBelles Lettres et nous gratifient debelles pages à lire.PPoouurrqquuooii ??Etre femme, cest parfois très difficile.Il en a toujours été ainsi.Etre noire et femme, cest encore plusdifficile.Etre noire, femme et avoir des idées,des rêves, des projets…, cest lhorreur!Les gens ont toujours aimé le confortde "sois belle et tais-toi", dans lequeltoutes les sociétés confinaient lesfemmes autrefois.Seulement, les temps ont changé.Mais, pas les mentalités.Aujourdhui, je minterroge :- Pourquoi les femmes mettent-ellesles bâtons dans les roues aux femmespour des broutilles?- Pourquoi les hommes réduisent-ilstoujours la femme, à son corps et à sonsexe?- Pourquoi les bonnes idées,lorsquelles viennent de la tête dunefemme sont-elles presque toujoursminimisées?- Pourquoi ça vous brûle la bouche dedire à une femme "cest très bien ceque tu fais", surtout lorsque lon saitquelle fait de son mieux?Et de vous à moi :- Pourquoi voulez-vous que je la ferme,quand jai tant et tant de choses à dire?- Pourquoi voulez vous que je sourie,alors que jai lâme en berne?- Pourquoi mempêchez-vousdavancer, alors quil y a de la place làoù je veux aller?- Pourquoi voulez-vous que je pleurelorsque je suis contente?- Pourquoi me demandez-vous monavis, si cest pour ne pas en tenircompte?- Pourquoi prenez-vous ombrage demes idées lorsquelles sont belles?- Pourquoi voulez-vous que je voussuive, si votre chemin nest pas lemien?-Pourquoi voulez vous que je crie, alorsque vous lisez, dans mes yeux, ce quevous refusez de comprendre?- Pourquoi voulez-vous les lauriers quejai tant souffert à récolter?- Pourquoi me faites-vous chanter,alors que vous ne savez pas danser?- Pourquoi me souriez-vous, alors quevotre regard est plein de haine?- Pourquoi ne voulez-vous pas que jaielair triste, quand je suis fatiguée de lecacher?- Pourquoi voulez-vous que je comptesur vous, alors que vous savez bien quevous nallez jamais maider?- Pourquoi devrais-je vous suivre dansla boue, alors que la terre ferme estmon choix?- Pourquoi mettez-vous votreballuchon sur mon chariot, alors quejai déjà du mal à le faire avancer?- Pourquoi nattendez-vous que descadeaux, alors que jai parfois des giflesà vous donner?- Pourquoi me regardez-vous, si çavous fait tant de mal de me voir ?-Pourquoi voulez vous voir du venin làoù je nai gardé que du miel?- Pourquoi voulez-vous me faire boirede la ciguë, alors que je nage dans uneeau fraîche?- Pourquoi devrais-je craindre la pluie,alors que je suis trempée jusquaux os?- Pourquoi voulez-vous que je cesse derêver?- Pourquoi ne vous construisez-vouspas des rêves pour être moins amer?- Pourquoi dansez-vous plus vite que lamusique?- Pourquoi dire du mal, si ça ne fait quedu mal?- Pourquoi poser des questions,lorsque lon sait que toutes les languessont de bois?Michelle Tanon-Lora(Écrivaine, spécialiste en littératureenfantine et conteuse)*DDDiiittteeesss---mmmoooiiiPPPooouuurrrqqquuuoooiii ???DDDiiittteeesss---mmmoooiiicccooommmmmmeeennnttt ???………Dans cette rubrique, retrouvezchaque mois, une questionsuivie de réponse, avec G SJonathan. Il s’agit d’expliquer lepourquoi et le comment deschoses de la vie. Parce que« Heureux qui peut savoir l’originedes choses de la vie » (Virgile).*Lecteurs, lectrices,Quels sont les livres qui vousont le plus marqué(e) dansvotre vie ou que vous jugezêtre les meilleurs et que vousconseillerez à lire ?Envoyez vos réponses etcommentaires au Filament(filament@hotmail.com)ou àMacaire Ettyethimacaire@yahoo.fr*
  • 19. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 19LLLiiibbbrrreeesss PPPrrrooopppooosssCette rubrique est la vôtre. Elle vousest réservée pour vous exprimer.Librement. Pour vous prononcer surles sujets d’actualité. Librement. Pourfaire partager vos opinions et vosthèses...*dddiiiaaassspppooorrraaaUne rubrique pour parler de lavie et des activités sociales,culturelles et politiques desAfricains de la Diaspora*« Élevons-nous au-dessus descontingences immédiates etcomportons-nous en êtres pensants etintelligents ». (Félix Houphouët-Boigny)*Mougins (Nice)Devant le domicile du présidentAlassane Ouattara, à Mougins,dans le sud de la France, Abel Nakidépose une gerbe de fleurs, enmémoire des victimes en CôtedIvoire.*TTiirreerr ppaarrttii dduuppootteennttiieell ddee llaaddiiaassppoorraaaaffrriiccaaiinneeLa diaspora africaine a un rôleessentiel à jouer dans ledéveloppement du continent que cesoit en investissant dans lesentreprises, en participant à la sociétécivile ou en tant que pont unique entreles peuples dAfrique et dEurope. Afinde valoriser ce potentiel, le Forum dela diaspora africaine (FDA) a été créépour permettre à cette dernière desengager et de participer à laconcrétisation des concepts qui sous-tendent le partenariat stratégiqueAfrique-UE.Tirer parti du potentiel que représentela diasporaLe FDA a été créé dans le but daiderlUnion africaine (UA) à atteindre sonobjectif de faire participer la diasporaau développement de lAfrique. Le DrErieka Bennett, chef de mission duForum de la diaspora africaine de lUAet fondatrice de linstitution, exprimetrès clairement les objectifs de ceforum."Nous encourageons les représentantsde la diaspora dans lUE à sintéresserdun peu plus près à ce qui se passechez eux, pas nécessairement à yrevenir", dit-elle. "Nous leur disons:Aidez-nous à améliorer la situation enAfrique. Nous les encourageons àadopter un enfant ou à consacrer200 dollars par mois à la scolarisationdenfants. Certains représentantséminents de la diaspora construisentdes centres sportifs, etc. Cest le genrede projets auxquels nous les incitons àparticiper".La diaspora africaine a un rôle à jouerdans chacun des huit partenariatsétablis dans le cadre du plan dactionAfrique-UE 2008-2010. Dans ledomaine de la santé, par exemple, desinfirmières vivant hors dAfrique sontrevenues pendant leurs vacances afinde donner un coup de main. Un autreexemple est un programme dans lecadre duquel le FDA envoie desenseignants ghanéens acquérir uneexpérience professionnelle aux États-Unis, après quoi ils reviennent auGhana pour mettre en pratique leursnouvelles connaissances. Ladiaspora peut égalementcontribuer à créer de lemploi enAfrique."Nous voulons quils reviennentdans leur pays pour y créer desentreprises et y exercer leursdivers talents et aptitudes",explique le Dr Bennett. "LAfriqueest une nouveau territoire que ladiaspora devrait considérersérieusement. Cest votre maison, cestde là que vous provenez. Il est de votredevoir et de votre responsabilité denous aider à construire lAfrique. Notrecentre est davantage un centre deressources, auquel les membres de ladiaspora peuvent sadresser pourobtenir des informations sur lamanière dont ils peuvent commencerune nouvelle vie ici. Nous les envoyonsvers les agences gouvernementales quipeuvent les aider et les soutenir dansleurs projets. Nous sommes une sortede pont entre eux."Se connecter avec la diasporaLe Dr Bennett explique que le FDAsefforce également de créer un lienaffectif entre la diaspora et lAfrique."Nous voulons quils ressentent uneespèce de connexion", explique-t-elle."Les parlements africains examinentégalement la possibilité daccorder ledroit de vote à la diaspora vivant enEurope et aux États-Unis. Nous voulonsquils ressentent une connexion, pasnécessairement un avantage. Il sagitplus dun sentiment et dun sens delengagement. Vous êtes Africainlorsque lAfrique naît en vous. Nousvoulons que les gens ressentent unesorte de fierté dappartenance et unengagement envers ce continent."Encourager la participation de ladiasporaLUA et le gouvernement ghanéenorganisent, du 23 au 25 mai, uncolloque international pourcommémorer la vie du Dr KwameNkrumah, auquel participeront le FDAet des représentants de la diaspora. Cecolloque est le point dorgue dunprogramme étalé sur une année visantà commémorer le centièmeanniversaire de la naissance du DrNkrumah, défenseur influent dupanafricanisme au 20e siècle et anciendirigeant du Ghana.Le FDA souhaite également que ladiaspora participe à des activitéspanafricaines sur le sol européen. Il
  • 20. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 20voudrait également que les dirigeantsafricains considèrent la diasporacomme un point de contactexceptionnel à létranger."La diaspora pourrait - et devrait - êtreun groupe de pression importantsusceptible dattirer diversespossibilités de financement etdencourager des partenariats solidesavec les pays de lUE," explique le DrBennett. "Une de nos actions consiste àencourager les dirigeants africains quise rendent à des réunions en Europe àrencontrer les membres de la diasporaafricaine, à renforcer leur sentimentdappartenance à lAfrique et à leurexpliquer à quel point leur engagementest important."Dr Erieka BennettLe Dr Erieka Bennett est la fondatrice et lachef de mission du Forum de la DiasporaAfricaine (FDA). Elle est égalementconseillère auprès de la Communautééconomique des États de lAfrique delOuest (CEDEAO) et lun des conseillers duprésident du Ghana. Le Dr Bennett a jouéun rôle déterminant dans lélaboration delAfrican Growth and Opportunity Act(AGOA ou Loi sur la croissance et lesopportunités de lAfrique) et était lune despersonnes chargées de conseiller lesarchitectes du Nouveau partenariat pour ledéveloppement de lAfrique (NEPAD). En2007, la Banque mondiale et la divisionafricaine du FMI lui ont décerné le Prixmondial du Leadership pour ses travauxavec la diaspora africaine.*Dans son traité politique « Quefaire ? », écrit et publié en février1902, Lénine (Vladimir IlitchOulianov), homme politique russe,fondateur de lUnion soviétique, faitobserver que « la consciencepolitique de classe ne peut êtreapportée à un individu opprimé quede l’extérieur ». Cette assertionsouligne et confirme le rôleprépondérant de la diaspora. Eneffet, pour Lénine, les gens de ladiaspora, cest-à-dire les citoyensvivant à l’étranger, ont toujours étéle pivot ou le levier des révolutionset des changements opérés dansleurs pays d’origine. Qu’en est-il dela diaspora africaine ?Exprimez-vous.*ÂÂMMEEEENN PPEEIINNEEJe voulais me jeterDans le videEt planerSur ces rochers rigidesPour en finirAvec la vieQuand une voix magiqueMe dit,LyriqueNon pas vousVous êtes si splendideEt paraissez si solideLe monde est fouCertes, mais alerte,Ne restez pas inerteCar vous AltesseMême dans la détresse,Pouvez le transformerAlors ne gâchez pasVotre joli minoisNe lâchez pas priseOh ! surprise,SouriezChantezApprivoisez la vie.Marcelle ObrouExtrait de « L’air du temps »*FPI-France :HORTENSE ADE ASSALEinvestie le 27 avril à ParisC’est dans une atmosphère de ferveurque l’investiture de Mme HortenseADE ASSALE, en tant représentante duFront Populaire Ivoirien (FPI) enFrance, a eu lieu le samedi 27 avril2013 à Paris. C’était au 2 boulevard dela Villette (Paris 19e). Métro Belle Ville.*LLaa MMaarrééee oorraannggee ssuurrLLaa HHaayyee..Ivoiriens, Africains, démocratesd’EuropeVous êtes invités à une grande marchedénommée "Marée orange sur la Haye".Venez donc massivement dire : NON àl’instrumentalisation de la CPI par lespuissances impérialistes des tempsmodernes.Tous habillés dorange ce samedi 18mai 2013, envahissons les rues de LaHaye pour demander la libération duprésident Laurent Gbagbo.Départ à 11 heures à la placeMalieveld. Meeting à la place Spuipleindu centre-ville de La Haye.Pour le bureau du CPAD,Joachim Doua, Secrétaire Général.*
  • 21. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 21« Puisse le cas José Mujicafaire école ? ». Zokohi Zadi*LLLiiibbbrrreeesss PPPrrrooopppooosssCette rubrique est la vôtre. Elle vousest réservée pour vous exprimer.Librement. Pour vous prononcer surles sujets d’actualité. Librement. Pourfaire partager vos opinions et vosthèses...MMAA NNOOUUVVEELLLLEE CCOOTTEEDDIIVVOOIIRREEMa Côte dIvoire nouvelle, je crois queje laime assez bien. Elle, affublée detreillis en haillon au mille abords de sesbelles rues déguerpies et re-déguerpies.Démolie, reconstruite, démolie..., aveccette nouvelle histoire de salubrité!Mais, encore belle ma Côte dIvoirenouvelle: Etat de droit, Droit delhomme, départ nouveau! Encore plusmarrant à narrer cette tout autrefaçon pompeuse de de parler de"départ nouveau!". Cela signifie quil yaura des vrais étudiants sur nos campusqui seront gardés par de vrais hommesen armes, postés au pied de limmenseguérite, semblablement lespensionnaires de la MACA: quelprivilège!Le nouveau bonheur ne sarrête pas là,rassurez-vous : le nouveaugouvernement, gentil, a prévu aussi dela sécurité à 100%. Quoi ! Vous trouvezcela impossible ? Et pourtant, lexploitest là: transformer les bandits enmilitaires. Vous voyez, cétait plussimple que cela! Il fallait simplement ypenser. Javoue que jaime assez biencette nouvelle Côte dIvoire ! Pasvous?…Javais une peur horrible des militaireset hommes en armes. Mais, fortheureusement, cest réglé: ils portenttous de vieux treillis qui nont plus cetterigueur de la frayeur. Egalité, légalité,libre marché, transparence.... encore etencore. Et, ce qui est dailleurs trèsbien, nous avons notre manière trèstrès à nous de donner du sens à cesmots.Merci pour cette nouvelle Côte dIvoire.Marcel Ignace Fodjo*DDDiiixxxiiitttDixit qui signifie : « il a dit ») est uneformule tirée du latin au 7e siècle après J.-C). Selon tous les dictionnaires, ce termeprovient de dixi, prétérit du verbe dico, quiaurait signifié à l’origine « montrer » ; puis,par extension, le verbe dico a été donnépour les sens de : « parler, dire, discourir,sermonner, proférer, chanter ou encoreprédire… ». Faites des propositions dedéclarations ou d’extraits de discours, pourcette rubrique qui vous est ouverte. ≈ ≈ ≈ ≈*CCaappttiiffJ’ai pris la plume ce soirParce que te revoirA dit à mon cœur de croireQue tu es sa reine.Tu me fascines,Je rêve de nuits magiquesDans tes bras adroits.Je t’attendrai si tu veux de moi.Fais-de-moi ton prisonnier,Captif je serai et fier,Comme cet oiseau bleu des caraïbes,Je t’apporterai le trésor.Cet or qu’on ne trouve que dans lecœur.Voudrais-tu le bonheur ?Majestueux goélandPour qui mon cœur a tant d’élan.J’organiserai un bal rien que pour toiJe te ferai valser sur l’ère du temps.Je serai ton confident,Je comblerai tes moindres caprices,Je te ferai rire aux éclats,Je t’aimerai à la folie,Je t’aimerai à l’infini,Mais d’un amour qui me serait rendu.Alors dis-le plus fort si tu m’aimes,Quand tu le chuchotesJe l’entends quand même qui sonne.C’est de toi dont je suis fou.Patricia Kakou-Marceau, (alias PKM)*RRREEEFFFLLLEEEXXXIIIOOONNNSSSP a r J o s e p h M a r a tLLaa ppaaggaaiillllee dduu ppoouuvvooiirroouuLLee ppoouuvvooiirr ddee llaa ppaaggaaiilllleeEn Côte d’Ivoire, nous ne savons plus àquel saint nous vouer pour qualifier lerégime d’Alassane Ouattara. Fait-ilexprès pour semer la pagaille, n’a-t-ilen réalité que la pagaille commeprogramme de gouvernement ? Et làfaut-il parler du régime de la pagaille ?Cest-à-dire d’un régimecongénitalement brouillon pour ne pasdire violent et anti-démocratique. Oufaut-il penser que le pouvoird’Alassane Ouattara est traversémomentanément par une convulsionaccidentelle ?...Le culte de l’anormalitéNous aurions souhaité que tout ça soitconjoncturel. Mais, a-t-on une seulefois fait l’expérience du calme et de lanormalité politique avec le RDR.Nous nous souvenons que ce parti estsorti du PDCI, après le décèsd’Houphouët-Boigny, créateur de ceparti. Pour ceux qui se souviennent dela crise de succession consécutive audécès de ce dernier, il n’est pas faux dedire que le RDR est né, en réaction àl’ordre légal en Côte d’Ivoire. Contre laconstitution ivoirienne, AlassaneOuattara avait voulu prendre lepouvoir en 1993. En termes triviaux, ila voulu prendre le pouvoir contre lavolonté du peuple. Le RDR est donc lefruit d’une frustration. Or,apparemment, être né de frustrationsmal contenues, rend impossible toutelucidité pourtant nécessaire pourpenser à l’intérêt général, base detoute véritable activité politique.Le « vivre ensemble » qui passe pourêtre l’idéologie politique de ce partin’est donc qu’un trompe-l’œil qui nedéfend pas l’intérêt général, mais la« charte du nord ». On se doutenettement de quel nord il est, enréalité, question. Ce n’est pas pour rienque les notions de xénophobie etd’ivoirité cohabitent dans l’épouvantailqu’ils brandissent contre le peupleivoirien.Idéologiquement, le RDR est donc ungroupement politique clairement
  • 22. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 22constitué pour servir d’instrument dedéplanification de l’Etat ivoirien.En effet, l’une des premières actionsde sabotage politique que tout Ivoirienretient de ce parti est cette imageprémonitoire de la Côte d’Ivoire diviséeen deux sur son canard dénommé àleur corps défendant « Le Patriote ». Lasuite, nous la connaissons tous. Unerébellion qui a effectivement divisé cepays en deux pendant une décennie. Etnous n’avons aujourd’hui pas lacertitude que c’est fini.La démarche du leader est-il, tout lemoins, populaire ? La réponsed’Alassane Ouattara face à lacontroverse sur sa nationalité a été dedire aux Ivoiriens qu’il rendra ce pays« ingouvernable » aussi longtemps qu’iln’en sera pas le premier citoyen. Pourle salut de ce pays, la sagesse politiquea bien voulu que l’on se renie pourfaire de lui un candidat exceptionnel.Ouattara est donc un Chef d’Etatexceptionnel. Mais, avons-nous eu lesalut ?« Il est difficile, dit-on, à un chien dechanger sa manière de s’asseoir ».En faisant la revue de presse de cesderniers jours, je me suis renducompte que les bonnes nouvelles pource pays n’existent plus. Le CEPICIdésormais rattaché à la présidence dela république a licencié plus d’unevingtaine de travailleurs. Signalmalheureux depuis la présidence. Leprix du riz a encore augmenté. Duncanrentre bredouille d’une quête de pluiede milliards. Et, le comble, depuis lescandale de la présidentielle de 2010,la CEI ne s’est pas améliorée. Elle n’ena tiré aucune leçon. Sous Ouattara ellea carrément érigé la fraude en pratiqueélectorale pour que, à chaqueéchéance électorale, la division du payss’en trouve renforcée. A-t-on besoin defaire un dessin ? Ils ont pris le pouvoirpour anéantir la côte d’Ivoire. N’endéplaise à Joël N’Guessan, (lepauvre !), la chienlit actuelle est unprogramme.Joseph MaratSource : topblogjosephmarat*Faites connaitre et lireLE FILAMENTLLiibbeerrttééNon, tu ne meurs pas,Liberté !Un de ces jours,Au moment où on s’y attendra lemoins,A l’heure même où on t’aura le plusprofondément oubliée,Tu te lèverasô éblouissement !On verra tout à coup ta face d’astreSortir de terreEt resplendir à l’horizon.Sur toute cette neige,Sur toute cette glace,Sur cette plaine dure et blanche,Sur cette eau devenue bloc,Sur tout cet infâme hiver,Tu lancerasTa flèche d’or,Ton ardent et éclatant rayon !La lumière,La chaleur,La vie !Ecoutez !Entendez-vous ce bruit sourd ?Entendez-vous ce craquementprofond et formidable ?c’est la débâcle!Cimper Nayra La DiotimaSource : « Ressources africaines »*13 avril 2013 : Manifestation àParis pour exiger la libération deLaurent Gbagbo et des autresprisonniers politiques ivoiriens.*EEEnnncccrrreeesssIIInnndddoooccciiillleeesss(Une rubrique de Lettê naa Lettê,pour dénoncer, stigmatiser lesdérives inhérentes à lactionpolitique et contribuer à lescirconscrire, si cela est possible).NNaahhiibbllyyàà hhuuiiss cclloossNon, ce nest pas ça un massacreordinaireNon, ce nest pas ça un conflit électoralNon, ce nest pas ça non plus la probitéNon, ce nest pas ça la vérité exigeanteOh! Nouvelle mouture de ladémocratie?Certifiée dans les stalles illuminéesOuais! Une politique concertéeMéthodique, savamment planifiéeComme celle des States américainsComme celle qui a créé le KosovoComme celle qui a légitimé lIsraëlComme celle qui scinde la CoréeCest une barbarieUne absolue horreurImprononçableInavouableCe que lhomme a de plus abject en luiEt cette lâcheté criminelle prospèreDans les terroirs dElan NoirDans la Province Mémoire de SerbieLà-basDans le Foyer national juifDe la mythique Tribu de JudasBalfour ensanglante toutDans Gaza cimetièreEt iciDans la sylve WêCest un huis clos tropicalÀ Nahibly en feuSur ordre de la LicorneCest un crime abominableUn crime de génocide signéContre un peuple sans défenseLa négation de toutes les valeurshumainesEt Simon Perez applauditEt Netanyahu jubileEt Cameron justifieEt Hollande normaliseEt on expulse les Wê dIsraël
  • 23. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 23Et on traque les Wê de ParisEt les Wê partout disparaissentDésormais Nation fossile!Où sont les Justes?Où sont les Gardiens de la Mémoirecollective?Nulle part dans les terroirs WêIciCest la plus vaste fosse communeLe jour se lève toujoursLettê naa Lettê*MMMAAATTTIIIÈÈÈRRREEE ÀÀÀRRRÉÉÉFFFLLLEEEXXXIIIOOONNNMadame, Monsieur,Serais-je née si mes parentsétaient homosexuels ?Merci de partager! Et mercide répondre à moninterrogation.Véronique Oupeu*I n f o sSi vous avez des difficultés pour rédigerun article, n’hésitez pas à nouscontacter, nous pouvons vousaccompagner dans la correction,rédaction, mise en page (syntaxe, plan,insertion de photo…). Contactez-nouspar email ou par téléphone.lefilament@hotmail.comAA PPOOÉÉSSIIEEDes silences,De l’espace,Une averse,Des expirations,Des inspirations,Des respirations,Poésie des mots finis ?Envolée,Traversée,Silence poétique,Magnificence.Bouge,Crie,Pleure,Danse,Renie,Mélodie interminableDu verbe.Arrache ce cœurCasse ces yeuxCoupe cette langue acéréeBouche ces oreillesBrûle ces empreintesVoilà ce laideronDe monde perché.Huguette KragbéCCCOOONNNTTTRRROOOVVVEEERRRSSSEEESSSUne chronique de NikittaKadjouméVoici ce que font les FRCI quand ilsveulent avoir des renseignementsqui leur sont importants. Un jeuneDjoula du nord est torturé parcequ’il a refusé de militer dans larébellion et parce qu’il est accusédêtre en contact avec son grandfrère qui était lieutenant danslarmée régulière du temps…Nikitta KadjoumePPPoooiiinnntttdddeee vvvuuueee><><><><><Faites-nous parvenir vos réflexionset vos analyses sur tous sujets.Exprimez votre point de vue.><><><><CCôôttee ddiivvooiirree::LLaa pprreessssee ééccrriittee ddooiittffaaiirree uussaaggee dduu ccooddee ddeeddééoonnttoollooggiiee qquuii rrééggiitt lleemmééttiieerr ddeejjoouurrnnaalliissmmee..La « titrologie » (Lecture exclusivedes titres des journaux), est unepratique très usitée par les ivoirienspour sinformer, et qui a pris uneplace très importante dans noshabitudes et modes de vie.Pour beaucoup, le titre faitl’information, ce qui les pousse à lecolporter comme tel, parfois mêmeà y ajouter commentaires etanalyses personnelles. Du coup,linformation devient rumeur,fausse information, créant lapsychose en période de conflit oud’évènements sensibles.Cette situation conduit la presseécrite à utiliser les titres commeélément essentiel pour attirer lelecteur et vendre le plus possible,nous parlant de "titres quifrappent".Face à une population en majoritépeu instruite ou ayant un niveaudétude ne permettant paslanalyse et le discernement, cettepresse se fait coupable de faussesinformations, parfois mettant endanger la vie sociale.En effet, tous les matins, quandmon accès Internet me le permet,je me rends sur abidjan.net , afinde me livrer à ce sport intellectuelet dy relever, à mon sens, degraves manquements au métier quiconsiste à informer, informer vrai,
  • 24. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 24avec des informations enpossession et vérifiables autant quepossible. Je me permettrai de dire,en ces lignes, que, à mon sens,notre presse écrite, est loin de faireusage du code de déontologie quirégit tout métier sérieux.Je demanderai, à nos journalistes,qui sont dans leur grand nombre,des gens compétents, de faireattention et que cela ne freinera enrien leurs ventes.Hilaire Kouakou*SSaauuvvoonnssll’’AAffrriiqquueeSauvons l’AfriqueAvant qu’il ne soit tard.De la main des tiquesQui l’étreignent sans égards.De leurs lois ou éthiques,Nous en avons tous marre.Lassés qu’ils nous lancent despiques,Alors qu’ils nous recommandentd’éteindre nos phares.Sauvons l’AfriqueAvant qu’il ne soit tard,De leurs frics sataniquesQui leur font penser qu’ils sont desstars,Roucoulant d’un air goguenard,Qu’en Afrique, il n’y a que descafards.Comme si chez eux dans leursplacardsOn ne rencontrait jamais decafards.Sauvons l’AfriqueAvant qu’il ne soit tardDes contradictions politiquesPropres à ses mille renardsQui lui promettent un destinédéniqueEt ne font que davantage la mettreen retardEt à l’approche des enjeuxdémocratiquesC’est encore eux qui reviennentnous pomper l’air de toutes parts.Jean Marck Konan,Les Larmes d’Afrique*M e s d a m e s , M e s s i e u r s ,N ’ h é s i t e z p a s à n o u s f a i r ep a r v e n i r v o s i m p r e s s i o n s , v o sp o i n t s d e v u e e t v o s i d é e s , m ê m ee n v r a c . N o u s p o u v o n s l e sr é d i g e r , e n f a i r e l a m i s e e n p a g ee t l e s p u b l i e r , b i e n e n t e n d u a v e cv o t r e a c c o r d , v o t r e s i g n a t u r e o ua n o n y m a t g a r a n t i , d a n s l ar u b r i q u e a p p r o p r i é e . D ’ a v a n c em e r c i p o u r l e p a r t a g e .*YYY’’’eeennn aaaMMMaaarrrrrreee !!![Cette rubrique présente, expose des faitsinsolites, ambigus, incongrus, etc. Elle est destinéeà exprimer nos coups de gueule, à dénoncer ce quinous paraît anormal, intolérable et à fairepartager nos opinions. Car, même s’il n’est pasbon d’écrire certaines choses sur le Web et dansles journaux, parce que l’image de notre pays oude notre continent en prend un coup, nous nepouvons pas rester sans révéler ce qui nous faitdéfaut ; nous ne pouvons pas ne pas dénoncer lesactes, les faits et les situations qui nous minent,n’est-ce pas ?]LLaabbsseennccee ddeettooiilleetttteess ppuubblliiqquueess eennAAffrriiqquuee eennttrreettiieennttll’’iinnssaalluubbrriittéé eettppoouurrrriitt llaa vviiee ddeessAAffrriiccaaiinnssLes toilettes publiques sont raresdans la plupart des pays africains. Sibien qu’elles comptent parmi lesservices sociaux de base auxquels lesAfricains nont quun accès très limité.Par exemple, avec près de 10 millionsdHabitants, la Capitale de laRépublique Démocratique du Congone sest jamais dotée d’installationssanitaires publiques. Alors, bonjourl’insalubrité ! Aux immondicesdébordantes qui habillent la capitalecongolaise, sajoute une odeurnauséabonde qui bouche lodorat.Même les grands travaux deconstruction des infrastructurespubliques qui se déroulent à travers laville nintègrent pas dans leurmaquette cet aspect important de lasalubrité publique.Asadu, un habitant de l’un desbidonvilles de Kampala décrit ainsi lasituation : « avant la construction dela toilette publique, de nombreusespersonnes trouvaient dautresmoyens de se soulager. Ellesutilisaient les égouts, ou encore lesfameuses « toilettes volantes, c’est-a-dire des sacs en plastique, quelleslançaient ensuite sur les toits»...Cette pénurie des toilettes publiquestouche les femmes beaucoup plusque les hommes. Cette situation nonseulement engendre l’insécurité et lemalaise, mais constitue, en outre, undanger permanent pour la santé desfemmes.En effet, selon un rapport parrainépar l’ONG WaterAid, une femme surtrois dans le monde n’a pas accès {des toilettes salubres.Et, en Afrique, il s’agit de 70% desfemmes, rapporte la chaîne franco-allemande TV5 Monde. 297 millionsde femmes et de filles n’ont pas accèsà des installations sanitairessécurisées et 107 millions n’en n’ontpas du tout, signale le journaléconomique ghanéen Ghana businessNew.Or, souligne Barbara Frost, directricegénérale de WaterAid, «Lorsque lesfemmes nont pas accès à destoilettes salubres, sûres et privées,elles sont exposées à des risques etdeviennent vulnérables. Et, si ellesvont se soulager dans la nature,elles risquent dêtre harcelées. Lesfemmes naiment pas en parler ouont de la réticence à se plaindre.Mais, le monde ne peut continuer àignorer leur situation qui a pourconséquences la honte, la violenceet la peur que vivent au quotidien
  • 25. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 25des millions de femmes enAfrique».Honte, violence et peurAu premier rang des conséquencesdu manque dassainissement, lahonte est peut-être la plus pesante.De tous les problèmes quotidiens desfemmes, aucun ne les affecte plusintimement que le manque detoilettes. Une humiliationquotidienne, dautant plusinsupportable pendant lesmenstruations, ou pour les femmesvictimes de diarrhées chroniques, cequi touche justement le plus celles quinont pas accès à des toilettessalubres, et privées. «Parfois, je sorspour chercher un endroit, mais jaitellement honte que je retournechez moi sans être allée auxtoilettes», explique SandimhiaRenato. Tel est le triste quotidien decette Mozanbicaine de 18 ans qui doitmarcher, chaque jour, 15 minutespour trouver un endroit où sesoulager.Cest dailleurs la honte qui pousse lesfemmes à préférer la nuit pour alleraux toilettes, Or, la nuit estparticulièrement dangereuse : cestprécisément à ce moment-là quellessont les plus exposées.Une enquête menée à Kampala(capitale de l’Ouganda), a montré quedes hommes se cachent la nuit dansles quelques rares toilettes publiquespour les voler ou les agresser. Cesenquêtes révèlent également que 94%des répondantes ont été brutaliséesou harcelées lorsquelles sortaientpour aller aux toilettes et que plusdun tiers a été physiquementagressé. On signale même des casspécifiques de fillettes de moins dedix ans qui ont été violées.Des rapports publiés par AmnestyInternational et les Nations Uniesvont encore plus loin : "La nécessité deséloigner de la maison pour allerchercher de leau pour la familleexpose les femmes et les filles à desrisques de harcèlement sexuel ou deviol. Ces risques existent aussi pour lesfemmes qui nont pas accès à destoilettes proches et salubres et quidoivent chercher un endroit isolépendant la nuit".Conséquences économiquesA propos du temps perdu pourtrouver un endroit où se soulager,WaterAid a fait le calcul, dans lemonde en développement. Il setrouve que les femmes et les fillespassent 97 milliards dheures par an àchercher un endroit approprié pouraller auxtoilettes...Soit le double des heures travailléeschaque année par la population activeau Royaume-Uni, selon TV5 Monde.De manière générale, le manquedassainissement et deau potableralentit la croissance économique etcoûte 5% du produit intérieur brut delAfrique sub-saharienne chaqueannée. Soit léquivalent des aidesversées par les pays occidentaux danstout le continent africain.Un danger permanent pour la santédes femmes.Par ailleurs, la pénurie des toilettespubliques constitue un dangerpermanent pour la santé des femmes.Celles-ci sont souvent victimes desmaladies diarrhéiques et desinfections respiratoires.Jean-René VannierSources : Slate Afrique, TV5 mondeLorsque ce qui se passedans nos villes etvillages n’est plusacceptable,RÉAGISSONS ET AGISSONS !RéagissonsTous et toutes,Aux vices et aux fléaux quiravagentnotre continent.*ODEWÊ*PPoouurrTTooii eett MMooiiEnveloppée tendrement par tes mainsen pleurs,Aux couleurs des heures sombres duncœur brisé,Elle est arrivée, froide, des mains dufacteur.Je lai serrée contre mon cœur, lesyeux trempés...Faible, délicate et camouflée dedorures ;Je lai fixée avec ce lourdpressentiment,Qui envahit le cœur qui aime sansarmures.Jai vu au travers cette péniblelangueur...Âme amie ; jai vu, jai lu et jai su tapeine !Je nai ni tressailli, ni frémi...maisblêmi.Il est des jours où le cœur est un lit depeines...Hélas ! Jai bien reçu ton âme dans cepli ;Et mon seul cœur fendu de ta peine estmécène.Le ciel mest témoin que jai pleuré,Âme amie...Hermann HOKOU.*Commémoration del’abolition del’esclavageLa loi Taubira, votée en 2001, a permisde fixer une date : le 10 mai, journéede commémoration de l’esclavage, enFrance, y compris en Corse oùmoururent plusieurs centaines de
  • 26. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 26patriotes déportés en 1802 parBonaparte, l’homme glorieux qui aremis l’outre-mer en esclavage.Cette loi, pourtant symbolique, estouvertement contestée depuis 12 anspar une frange de racistes de tousbords qui demandent régulièrementl’abrogation des lois « mémorielles ».Surtout de celle qui concerne les Afro-descendants.Un e d iv is ion s ci emm en to rgan i sé e d epu i s 2 0 0 6D’autres, plus subtils, s’attachent àminimiser la portée pratique de la loiTaubira, en tentant de faire de lajournée du 10 mai l’anniversaire del’octroi de la liberté par les bourreaux àleurs victimes.Ceux-là, tous les 10 mai depuis 2006,organisent la division en multipliant deprétendues actions commémorativesen région parisienne pour que les Afro-descendants apparaissent divisés,insignifiants, en un mot dominés.Mais, les descendants d’esclaves n’ontpas à dire merci. La liberté ne s’octroiepas. Elle est le propre de l’humanité.Les esclaves n’ont jamais été libéréspar la République française. LaRépublique française n’a fait queprendre acte de leur résistance qui n’ajamais cessé.La logique de l’esclavage étaitd’aboutir à une mort rapide del’esclave et à son remplacement. Toutsurvivant était, du fait même de sonexistence, un résistant. Lesdescendants d’esclaves en sont lapreuve vivante. Ils doivent être fiers deleurs ancêtres.T ous l es 1 0 ma i l e mê mes c énar io : l a par o lec onf i squ é e aux a ss oc ia t ion s .La forme de la commémoration estbien souvent consternante : despolitiques non-descendants d’esclavesdisposant d’une parole «officielle»systématiquement confisquée auxdescendants d’esclaves auxquels lesystème de représentation ne permetpas de se faire entendre, dans lesassemblées, ni dans les médias, saufallégeance à un système dont leracisme est caricatural. Un système oùle nègre, pour inspirer confiance, doitêtre le plus incompétent, le plus bête,le plus négatif possible à l’égard de sesfrères et sœurs.Une preuve de plus que la France nes’est jamais débarrassée de ses vieilleslunes paternalistes et coloniales.Les descendants d’esclaves ne peuventêtre représentés que par leursassociations, lesquelles sontouvertement méprisées des politiquesde tous bords qui n’y voient que desinstruments électoraux.On aura tout enduré : jusqu’auxdescendants d’esclavagistes se faisantpasser pour des descendantsd’esclaves et tentant, sansqualification, mais par la seule autoritédu népotisme, de faire de la mémoirede l’esclavage un monopolerémunérateur.Des descendants d’esclavagistespoussant à la politique du pire quiconsiste à agiter, sans débat préalabledans le cadre des institutions, lespectre des réparations afin dediscréditer à jamais dans l’opinionl’aspiration des Français descendantsd’esclaves à un minimum de respect.L e s A fr ica in s, po ur tan tv ic t im es , d é si gn és com mec oup ab le s .La commémoration de l’esclavagenégrophobe, reconnu en 2001 crimecontre l’humanité, ne peut s’accorderavec le révisionnisme qui rejette lafaute sur les Africains et désigne uneinfime poignée de collaborateurscomme les responsables d’un crimepourtant organisé depuis l’Europe etl’Amérique coloniale.La commémoration de l’esclavagenégrophobe ne peut être l’occasion destigmatiser telle ou telle religion, enparticulier l’Islam. Si l’Islam a pratiquél’esclavage, cela ne s’est jamais produitd’une manière qui puisse êtrecomparée aux pratiques racistes etdéshumanisantes organisées demanière génocidaire par les autresreligions monothéistes à partir du XVesiècle.La commémoration de l’esclavagenégrophobe ne peut être l‘occasion debanaliser l’esclavage transatlantique encomparant ce crime déshumanisant etraciste perpétré à grande échelle parl’Europe et l’Amérique avec desformes de servitude antiques,médiévales ou contemporaines qui,tout en étant atroces et condamnables,n’ont rien à voir.L a pr é te ndu e « c onc urr en ced es m ém oi re s » i nvo qu éep ar l es rac is t es .La commémoration de l’esclavagenégrophobe n’a pas à susciter lacrainte des représentants des victimesd’autres crimes contre l’humanité.Tout crime contre l’humanité estunique. Et, aucun crime n’est plusinique qu’un autre, tout simplementparce que l’humanité est une etindivisible. Il est temps de nousprendre en charge et de nousrassembler!En mai 2012, les descendantsd’esclaves, dont les suffragesn’appartiennent à personne, ontlibrement et massivement voté, nonpas pour un homme ou un parti, maispour le changement.L a p er si s tan ce d e l’ id éo l og ied e la ra ce dan s lac on st i tu t io n d e laR é pub l iq ue .Le symbole le plus évident de cechangement, qui ne coûte rien à l’Étatet ne peut léser que les racistes, est lasuppression du mot de «race» del’article 1 de la constitution de laRépublique française. Cettesuppression, annoncée dans le cadrede la campagne électorale du candidatsocialiste, devait être portée devant leParlement dès le lendemain del’élection.Un an plus tard, on peut espérer que lePrésident de la République n’a pasoublié ses promesses vis-à-vis desdescendants d’esclaves.E n r épo ns e à c es i nju s ti ce s,ra ss em bl em en t un i ta ire e tp opu la ir e à 1 8 h eu re s l e 1 0ma i 2 0 1 3, p la ce du gé nér al -Ca tr oux Pa r is 17em é troMa l es he rb es .La date du 10 mai appelle à nousrassembler et à nous prendre enfin encharge.Toutes celles et tous ceux qui sesentent concernés, au lieu de sediviser, doivent converger vers unrassemblement populaire autour d’unsymbole non pas octroyé, mais obtenude haute lutte à l’issue d’un combatopiniâtre.En ce sens, les chaînes brisées de la
  • 27. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 27place du général-Catroux sont le pôled‘attraction incontournable pour toutecérémonie populaire rendanthommage aux esclaves et à leursdescendants.Elles permettent, à travers un hérostoujours discriminé malgré lespromesses de changement - le généralDumas - de réunir des Français detoutes couleurs, de toutes croyances etde toutes opinions autour d’un hérosrépublicain né esclave et encorevictime des séquelles de l’esclavage.Car, si la République, sous desprétextes fallacieux, refuse la Légiond’honneur à un héros de la trempe dugénéral Dumas - qui est honoré outreAtlantique - on peut imaginer le méprisqu’elle peut avoir pour tous lesanonymes discriminés.Claude RibbeSource : www.alterinfo.net*François Hollandedéclare «impossible » laréparation des ravagesde la traite négrière etde l’esclavageFrançois Hollande s’est exprimé, cevendredi 10 mai 2013, à loccasion dela journée nationale des mémoires dela traite, de lesclavage et de leursabolitions, en présence de la ministrede la Justice, Christiane Taubira, qui està lorigine de la loi de 2001reconnaissant lesclavage comme uncrime contre lhumanité.François Hollande a souligné«limpossible réparation des ravages delesclavage ». Pour justifier cetteimpossibilité de réparer les ravages dela traite négrière, François Hollande acité le poète antillais Aimé Césaire,dont on célèbre cette année lecentième anniversaire de la naissance :« Il y aurait une note à payer et ensuitece serait fini ? Non, ce ne sera jamaisréglé », a dit le président français, enécho aux propos de cette figure,célébrée au Panthéon, non loin desjardins du Luxembourg où se tenait lacérémonie.Allant à l’encontre des propos deFrançois Hollande, le président duCran, Louis-Georges Tin, a déclaré àdes journalistes: « Tout crime appelleréparation, et quand on refuse laréparation, cest quon refuse quil y aiteu véritablement crime. Il faut uneréparation globale : morale, culturelle,financière, symbolique, matérielle... Cechemin de justice doit être ouvert ».Source : Reuters*« LA SORCELLERIEN’EXISTE PAS »Le Professeur BOA THIEMELEPour en savoir plus, voir leblog :www.ivoirecritique.blog4ever.com*DDeemmaaiinnMêmePrivés de toutDe nos mainsDe nos painsDe nos fins linsPensons toujours demainToujours demainDemainUn autre départUn autre regardUn autre rencardPensons toujours demainToujours demainDemainUn autre espoirUne autre histoireUne autre gloirePensons toujours demainToujours demainDemainErreurs d’hier avouéesErreurs d’hier pardonnéesErreurs d’hier oubliéesPensons toujours demainToujours demainDemainSoupirs d’aujourd’huiVerbes d’aujourd’huiEmpreintes d’aujourd’huiPensons toujours demainToujours demainMêmePrivés de toutDe nos mainsDe nos painsDe nos fins linsPensons toujours demainToujours demain.Jean Marck Konan,Extrait de « Larmes d’Afrique », àparaître.*AAGGIISSSSOONNSS PPOOUURR SSAAUUVVEERRAAWWAA EEHHOOUURRAAContacts :TABITHA AWA EHOURA : (225) 57 81 8281 et (225) 01 37 70 75.DINDE FERNAND AGBO: (225) 07 04 7111 / Fixe: (225) 30 68 92 19.Chers frères et sœurs,AWA va bien, à part ce que vous savez.Elle est radieuse et a le mental toujoursaussi solide. Parce que nous lui apportonsbeaucoup. Mais, ses charges sonténormes (sans compter la maladie), jepeux vous lassurer pour avoir encorelonguement causé avec elle. La situationde son fils DAVID bloqué au MAROC latracasse énormément. Nous navonstoujours pas dissue à ce problème.Quelquun peut-il nous aider?…Ensemble, nous avons fait un sacréchemin. Nous entamons notre 6ème moisde solidarité…. Je sais pouvoir continuer àcompter sur vous. Faisons encoreensemble le reste du chemin et que DIEUvous bénisse.Bien à tousDindé Fernand.
  • 28. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 28Peter PaulVêtu d’un par-dessus délavé et salePeter Paul semblait ne pas s’être lavé niraséDepuis plus deux moisLorsque ce soirIl fit escale dans un pubA Thornton Square.Son visage était affreusement pâleEt ses yeux anormalement jaunes et sanséclat.Lorsque pour attirer l’attention de laserveuseQui semblait ignorer littéralement saprésencePeter Paul fit un large sourireOn aperçut à peine quelques dentsDerrière ses lèvres si fendues.Durant le reste de la soiréeAssis tout seulA un coin de table videIl fuma cigarettes sur cigarettesIl but chopes de bière sur chopes de bièreSans vigueur et sans hâtePrenant tout son tempsA la manière des personnes que personnen’attendEt qui ne sauraient pas où aller dormir.En fin de compteAu lever du jourAu moment oùComme d’habitudeLes gens se réveillent et se préparentPour se rendre à leur travailCe fut hélas! impossibleA Peter PaulDe s’extirper à jamaisDes vigoureux bras de Morphée.Léandre Sahiri*PPaarrttiicciippeezzaauu FFoorruumm LLiittttéérraaiirreeParticipez au forum littéraire, en répondant auxquestions suivantes :1. En tant que poète (ou pas), quelle définitiondonnez-vous à la poésie et que représente-t-ellepour vous?2. On entend souvent dire que la poésie n’intéressepas le grand public, en particulier les Africains ;est-ce votre avis? Pourquoi ?3. Comment expliquez-vous la réticence deséditeurs à publier de la poésie?4. Que peut apporter la poésie aux hommes dansun continent en proie à des problèmes dordreexistentiel?5. Que doit-on faire pour faire aimer davantage lapoésie ?*MMM AAA TTT III ÈÈÈ RRR EEE ÀÀÀRRR ÉÉÉ FFF LLL EEE XXX III OOO NNN*PPeeuutt--oonn ccoonnffiieerrll’’iinniittiiaattiivvee ddee ssaalliibbéérraattiioonn àà ssoonnmmaaîîttrree ??En voulant la liberté sans en payerle prix, nous faisons le choix de laservitude pour toujours. Car,quiconque confie la décision de salibération à son maître estcondamné pour toujours à laservitude. Il en est ainsi aussi biendes individus que des peuples ».(Komla KPOGLI)*---SSSaaannnccctttuuuaaaiiirrreee---U n e c h r o n i q u e d eM a c a i r e E t t y«« MMeess ddeerrnniièèrreessppaarroolleess ppoouurr ll’’AAffrriiqquuee »»:: LLee tteessttaammeenntt dduummaaîîttrree BBeerrnnaarrdd ZZaaddiiaauuxx iinntteelllleeccttuueellssaaffrriiccaaiinnss..Publié à titre posthume, un an après samort, « Mes dernières paroles pourl’Afrique » de Bernard Zadi Zaourou estun manifeste clairement destiné àl’élite intellectuelle ivoirienne, et par-delà, africaine; car, les problèmes qui seposent à l’intelligentsia ivoirienne sontles mêmes dans tous les paysafricains.Zadi part d’un constat douloureux.Face à la désertion des intellectuelsivoiriens et africains de leur mission deguide, d’éclaireur et de sentinelle, enfaveur du champ politique, la cité (dansle sens que l’attend Platon) ivoirienne,sans lumière et sans guide, a sombrédans un état de déliquescenceavancée. Dans ce livre, il relève parmitant d’autres, cinq causes de cettedéréliction : l’âpreté au gain, le refusde l’autocritique, la capturelinguistique, le hiatus entre les régimespolitiques et les traditions africaines etenfin la balkanisation de l’Afrique. Ces« ténias » ont, lentement maissûrement, déconstruit la sociétéivoirienne, l’exposant à tous lesdangers et à tous les prédateurs. Aubout du processus, menacent l’inertieet le chaos. Et le maître de réagir àtravers cette interrogationrhétorique: « L’élite ivoirienne etafricaine doit-elle s’accommoder,insouciante et aboulique, de cettesituation de naufrage ? » (page 32). Laréponse tombe sans ambigüité: « Non!Elle doit perdre ses illusions, s’organiserpour découvrir sa mission etl’accomplir, courageusement,dignement, afin de mettre fin auprocessus de pillage de notrecontinent » (pages 33). Mais, commentprocéder ? C’est unetelle problématique, qui a amené lemaître, après une longue observation
  • 29. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 29de notre société, à proposer commethérapie le « MODEL », (mouvementdes élites pour les lumières), dont leprésent livre est le manifeste. Il s’agitd’appeler les enseignants, leschercheurs, les étudiants, lesjournalistes de haut niveau, lescréateurs d’art et de littérature, tousceux qui se réclament intellectuels à se« rassembler autour d’une idée : larenaissance de l’Afrique-mère,l’édification de puissants mouvementsde lumière », « à se débarrasser detout complexe d’infériorité vis-à-vis detout pouvoir, de toute puissance et detoute force que ce soit » et à « mettreà l’ordre du jour » de leurs réflexions,les valeurs propres à aider aurenouveau de la Côte d’Ivoire et del’Afrique » (page 53). En termes autres,il urge que notre pays se pousse unetête bien sienne, une élite déterminéeà éclairer de ses lumières la masse et àse constituer en contre-pouvoir desorte que ses vues infléchissent sur lamarche de la nation. Car comme le ditsi bien Gustave Le Bon : « Le véritableprogrès démocratique n’est pasd’abaisser l’élite au niveau de la foule,mais d’élever la foule vers l’élite » (inHier et demain).Une lecture attentive du livre de Zadirévèle qu’il constitue un document deréférence, un guide, une boussole pourréorienter l’intelligentsia ivoirienne,qui, il faut le dire, déboussolée,émiettée, navigue à vue. Il pose desbases solides d’unification destendances intellectuelles ivoiriennes etafricaines. L’ouvrage se veut lafondation d’un édifice d’idées appelé àilluminer toute la nation voire toutel’Afrique. Le livre de Zadi, par sonprojet philosophique, exploité à bonescient, est susceptible de désenvoûtertous les intellectuels « possédés » pardes esprits comme la politique, l’argentet le tribalisme. Il a le pouvoir derecentrer les valeurs qui fondent lasociété humaine etafricaine.Au niveau de la forme, l’ouvrage sedistingue par sa brièveté, sa clarté etson pragmatisme. L’utilisation d’unniveau de langue moyen,accessible…est aussi impressionnante.Un acte d’humilité qui traduit le soucide Zadi de communiquer et de se fairecomprendre. De ce fait le livre a unevaleur didactique énorme et uneadmirable dimension pédagogique.Bien que doté d’un élan« enthousiasmant », les intellectuelsivoiriens qui doivent se l’approprier ontle devoir d’approfondir certains pointsdu manifeste en faisant preuve d’espritcritique et d’ouverture. Les rapportsentre le mouvement et la politique ontbesoin d’être mieux expliqués à partirdes questions suivantes : lemouvement est certes apolitique, maisprendrait-il position face à desquestions cruciales politiquesengageant le destin de la nation ? Segarderait-il d’être un mouvement dedénonciation et de critique? Lesmembres ayant le droit de militer dansdes partis politiques, s’ils sont élusdéputés ou ministres, continueront-ilsêtre membre du mouvement avec toutle risque que cela contient ? D’autresobstacles méritent d’être évoqués. Lasociété à éduquer est viciée etcorrompue. Les intellectuels ou dumoins les universitaires depuis 1990sont devenus les idéologues des partispolitiques. Ils ont troqué leur toge avecdes postes de responsabilité dansl’administration publique et l’argent.Les journalistes clochardisés ne doiventleur survie que par la production de« papiers alimentaires » et souventporteurs de germes de division et dehaine. La graine du maître aura-t-elleune terre où s’ensemencer et germer ?Trouverons-nous dans ce pays unhomme détaché, désintéressé, mu parde nobles intentions pour tirer letrain ? Jean Dion écrit : « La richesse, leconfort et, accessoirement, l’ineptied’une nation se mesurent aux sujets depréoccupation de ses élites » (in lejournal québécois Le Devoir du 11février 1999).Le maître a fait son devoir en laissantaux Ivoiriens un testament. A l’élite dejouer sa partition en s’imposantcomme un véritable modèle.Macaire EttyBernard Zadi.- Mes dernièresparoles pour l’Afrique, frat-Matéditions, 2013.Source : Le Nouveau Courrier, duvendredi 12 avril 2013.*Jeunes et adultes, ce nouveau livre deLéandre Sahiri s’adresse à nous tous età toutes. Mais, il intéresserasingulièrement les politiques, lesadministrateurs, les journalistes, leséducateurs, les enseignants, lesétudiants, les écrivains, lescompositeurs, les critiques littéraires,les chercheurs, etc.*« AAffrriiccaaiinnss,,RRéévveeiilllloonnss--nnoouussddee nnoottrree lloonngg eettlloouurrddssoommmmeeiill !! »Adjé Kouakou(Producteur et Présentateurd’émission radio)**
  • 30. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 30IIll yy aauurraa ttoouujjoouurrss……Il y aura toujoursquelque part dans le mondeun homme pour hisserle drapeau des deux mains.Il y aura toujoursmême si la nuit tombedans le fond des sillonsjusquà pourrir le bléune voix sélevant au dessusdes ombres pour crier liberté.Il y aura toujoursun cœur qui vagabondepar les plaines, les monts,les fleuves, les cités,pour tracer sur les mursen lettres capitalesle mot fraternité.Jean Illel*Restons courtois etrespectueux des uns et desautres.PPPaaarrrooollleee dddeeeCCClllaaauuudddiiiuuusssUne Chronique de Claudius Kouadio______________________VViiee ppoolliittiiqquueeLa nature humaine ne cadre passpécialement avec la nature de chaquehumain selon limage de lhommequ’on dit fait à limage de Dieu.Mais, la nature de lhomme politiquedevrait être à limage dun bon hommede Dieu : celui-là qui nous édifie, touten se mettant à notre disposition et enagissant pour nous, pour l’autre.Mais, à la différence de l’Homme deDieu que le croyant ne ‘devrait’ pasjuger (selon les préceptes des LIVRES‘Saints’), le politicien ne peutbénéficier de cette parade. En politique,il n’y a pas de « crois moi et tu serassauvé » encore moins de « fais ce queje dis, mais ne fait pas ce que je fais ».En effet, tout « appelé » ou « attiré »par la ‘Vie en Politique’ doit forger sa‘Vie Politique’ concernant les noblesaspirations du don de soi pour unecause d’ensemble dont sa propre ‘Vie’n’est pas le centre d’intérêt principal.Vie, Politique, Vie Politique, Vie enPolitique... il faut choisir tout ensachant que la nature de votre ViePolitique ou de votre Vie en Politiquesouffrira de votre véritable naturehumaine.Soyez des gens biens. Certes, cela neferra pas forcement de vous de bons «personnages politiques », mais, vousaurez au moins le mérite de mieuxréussir votre politique que l’hommeperfide, obnubilé par son uniquedessein qui n’englobe que son ambitionpersonnelle.Claudius Kouadio*« Le travail et après le travaillindépendance (...). Nêtre à lacharge de personne, tel doit être ladevise de votre génération... ».Bernard B. Dadié (in Climbié).*IIccii oouu LLàà--bbaassIci je suis,Là-bas j’existe,Ici je respire,Là-bas, mon cœur bat,Ici j’ai mon image,Là-bas est mon entité,Ici j’entends,Là-bas j’écoute,Ici la vie me bouffe,Là-bas je me nourris de la vie,Ici on survit à la première personne dusingulier,Là-bas on communie à la premièrepersonne du pluriel,Ici je pleure,Là-bas je souris même je ris,Ici j’ai froid,Là-bas j’aime la pluie,Ici il y a mon corps,Là-bas plane mon esprit,Ici on se sert de moi,Là-bas on a besoin de moi,Ici je suis grosse et laide,Là-bas jolie et rayonnante,Ici j’ai 60 ans,Là-bas même pas 40,Ici ils ont tout sauf l’Amour,Là-bas beaucoup n’ont que leur cœur,Ici tout le monde s’en fou un peu,Là-bas on craint et on respecte Dieu,Ici tu donnes si t’as reçu,Là-bas tu reçois de ceux qui n’ont rien,Ici tu meurs tout seul,Là-bas même après le tam-tam joueencore,Ici ils sont majoritairement blancs,Là-bas ils sont presque tous noirs,Ici c’est en France,Là-bas c’est ma Côte d’Ivoire,Ici si tu es riche on t’aime,Là-bas c’est parce qu’on t’aime que tues riche,Ici ils ont bientôt éteint ma bougie,Emmenez-moi chez moiLà-bas que se ravive la petite flamme,Et s’ils me soufflent complètement Ici,Là-bas brillera à jamais une étoile audessus de l’océan …Bérénice Wadé NemlinLa Luciole dAbidjan*LLLeee DDDééébbbaaattt eeessstttOOOuuuvvveeerrrtttEnvoyez-nous vos propositions dethèmes et contributions (si possible,avec illustration)…Thème du mois :PPoouurrqquuooii ééccrriivveezz--vvoouuss ??En 1919, le groupe surréaliste français a eucette géniale et provocante idée des’interroger sur lacte même décrire.En effet, ces illustres écrivains, tels queEluard, Aragon, Breton entre autres, ont, àleur tour, posé la question à leurscontemporains, dans la revue « Littérature». La question fut posée à une centaine
  • 31. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 31décrivains, 75 ont répondu. Le succès étaitinespéré (la vente a atteint 10.000exemplaires, alors que dhabitude elle nedépassait pas 2 ou 3.000 numéros). Onlimagine, ce fut un festin pour les lecteurs,ce « répertoire de réponses, de réflexionssur lécriture ».Soixante-cinq ans plus tard, le journalfrançais Libération a sorti un numérospécial avec la même question : «Pourquoi Ecrivez-vous ? » posée à nombredécrivains à travers la planète. Se faisantl’écho du journal Libération, Le Filamentvous pose la même question à vous tous ettoutes qui, chez nous, écrivez ou publiezdes textes ou des livres. Quelles sont vosmotivations, vos aspirations.Nous avons ouvert la série des réponses àcette question « Pourquoi Ecrivez-vous ? »,par la réponse de l’écrivain ivoirien,Camara Nangala, professeur demathématiques et de sciences physiques,auteur de nombreuses publications(poésie, nouvelles, romans, ainsi qued’ouvrages pour la jeunesse. Après lejournaliste et écrivain Sylvain de Bogou,nous poursuivons cette série avec laréponse de Jean d’OrmessonAAssssiiaa DDjjeebbaarr ::«« ÉÉccrriirree,, ppoouurr mmooii,, cceessttddaabboorrdd rreeccrrééeerr,, ddaannss llaallaanngguuee qquuee jjhhaabbiittee,, lleemmoouuvveemmeennttiirrrréépprreessssiibbllee dduu ccoorrppssaauu ddeehhoorrss »»..A cette affirmation dAssia Djebar,Pierre Michon, comme en écho ajoute :« écrire, cest plaider pour les siens. Onécrit dans la peau de cet être-là, unefemme arabo-berbère qui fait usage desa liberté pour revenir parmi les siens,par le long détour dune langueétrangère et de lespace entier dumonde ».Tels sont les accents de vérité etdémotion qui ont marqué les travauxdu colloque international Assia Djebar,nomade entre les murs, organisé, dansle cadre de lAnnée de lAlgérie enFrance, par la Maison des écrivains, les27, 28 et 29 novembre 2003, et quiréunissait, autour de lauteure, desécrivains, des universitaires, destraducteurs et des cinéastes dunedizaine de pays, tous ensembledessinant le portrait multiple duneécriture de résistance. Évoquée parMichelle Perrot, dabord l’œuvre delhistorienne Djebar, est soucieusedinscrire la mémoire des femmes enune chaîne indissociable de lamour dela langue... De plus, elle sexprime dansun très beau dialogue avec AndréeChédid sur les guerres et le terrorismeau quotidien, tandis que François Bonfait apparaître la ressource intérieurede lécriture contre les violencesvécues par les adolescentes des cités.Cette faculté découte, par lécriturenomade, des voix ensevelies, MireilleCalle-Gruber (2), coordinatrice ducolloque, la nomma une littérature-sakina : mot arabe quAssia traduit par" la sérénité des passages ". Sakina-Sérénité, cest aussi le nom dunmonde sororal équitable, tel quelinvoquait lécrivaine en recevant àFrancfort, en 2000, le prix de la paix : "Jen ai lespoir tenace, les femmes enAlgérie, par leurs souffrances et leurparole de vérité, nous libéreront delétau de ces années terribles".Source : LHUMANITE du 10/12/ 2003.*MMaannggeerrMes compatriotes n’ont que ce mot àla boucheEt sur le sujet ils ne font point la fineboucheIls n’ont de pensées qu’à celaIls n’ont d’actions que pour celaIls veulent tous manger et toutmanger.La grande politique des politiques,c’est le ventreEt ils jouent aux ventriloques surtoutes les ondesEt ils sont ventripotents sous tous lescieux.Et ils créent des ONG pour mangerEt ils marchent et luttent pour mangerEt ils dénigrent et accusent pourmangerEt ils mentent et calomnient pourmangerIls font du tapage politique jour et nuitpour manger.Et pour toujours manger et mieuxmangerIls ont trouvé une astuce ingénieuse :Ils ont inventé une rébellion, unesécession.Et ils en compliquent les règles, chaquejourEt ils créent et multiplient les obstaclesEt ils s’asseyent complaisamment danscette criseParce que la guerre nourrit sonhomme.Regardez-les se pavaner les ventrestout rondsD’avoir bien mangé et d’avoir encoretant à mangerEt ils bâtissent de grands silosEt ils engrangentPour trois ou quatre générations àvenir.Et des loups affamés et des vautoursvoracesRôdent partoutEt sans discernement ils agressentTout le monde, même ceux qui n’ontrienEt qui comme eux se battent pourtrouver à manger.C’est la loi de la jungle et de l’instinctanimal :Ou on mange ou on se fait mangerL’homme est devenu le loup del’hommeMalheur aux plus faibles et aux naïfs.Faustin Léla YaoIn « Cris d’Alerte »*
  • 32. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 32MMMOOORRRCCCEEEAAAUUUCCCHHHOOOIIISSSIIIProposez-nous des textes intéressants(rares ou pas) dont la lecture vous avivement impressionné(e) et quipeuvent être enrichissants,profitables, pour les uns et les autres.D’avance merci.…IIll ééttaaiitt uunnee ffooiiss,, uunn««nnoouuvveell»» ééttuuddiiaannttiivvooiirriieennGbindé s’était réveillé, comme àl’accoutumée, avant que son réveil nesonne, à cinq heures du matin. Aprèsavoir couru sous la douche, il s’étaitemmêlé dans un placard désordonnépour choisir le moins sale de ses deuxpantalons. Il sortit ensuite en claquantla petite porte dans un gestemaladroit.Il marchait à la hâte quelqueskilomètres comme chaque matin pourrejoindre la longue file d’attente de lagare SOTRA (compagnie publique debus). L’accueil était assuré par deshommes en armes aux visages dures etaux regards vides, arborant des treillismilitaires décolorés par les rafales depluie et les colères du soleil. Cesétudiants, dont certains avaient été untemps maîtres dans l’art du désordreétaient maintenant surveillés commedes apprentis matelots. Gbindé ne s’enétonnait plus, malgré sa peur maladivedes armes à feux.Soudain, une longue carrosseriedélabrée, ayant du mal à mouvoir samasse, fit son entrée en crachant toutela noirceur de son moteur. Elles’immobilisa enfin devant ce que leshommes en arme nommaient la têtedu rang. Une petite lutte entreétudiants pressés d’avoir une placedans le véhicule faillit s’engager maisl’ordre revint sous le regard autoritairedes militaires.Lorsque les portières s’ouvrirent,Gbindé était à l’université nationaleFélix Houphouët Boigny. A l’entrée,d’autres hommes armés s’attelaient àcontrôler la file d’étudiants pénétrantdans l’enceinte du « temple du savoir». Le cœur gros il entra. Il était bientôthuit heures quand il franchit enfin leseuil de la salle de cours. Bien que fortressemblant au passé, on parlait denouveau cours puisque l’heure était àla nouveauté. Tout jouissait désormaisde nouvelles appellations : départnouveau, nouveau système (LMD). Ilavait d’ailleurs cru, dans la maladressede l’espoir, à une rupture avec le passémais la réalité était bien autre. Sesrêves étaient violés écartelés et sesambitions éparpillées et pillées. Ilcomprenait aujourd’hui que lechangement était vers le pire malgréles peintures neuves des bâtiments quiflamboyaient sous un soleil pur, sansombre protectrice, depuis que lesarbres du site avaient été rasés,emportés dans l’élan du renouveau.Il y avait jadis dans les salles de coursdes microphones, certes désuets, maisqui permettaient à Gbindé de suivre lesenseignements. Le départ nouveauavait emporté ce petit luxe avecd’ailleurs les brasseurs d’air du plafondqui rendaient l’espace plus vivable. Lenouveau gazon, la cafeteria au coûtexorbitant (2.500F/repas) n’étaient pasconçus pour Gbindé qui avait déjà dumal à payer sa carte mensuelle de busà 3000FCFA.Gbindé eut soudain soif. Une véritablesoif d’eau mais seuls les flots desnouvelles fontaines étaient à sadisposition. Pas une goutte à boire àl’université. Par chance une amie luioffrit une gorgée de sa gourde. Il duts’en contenter.Il eut ensuite une soudaine envied’uriner. Sa vessie palpitait et il neparvenait ni à marcher, ni à s’asseoir,ni à parler. Son corps bleuissait dans ladouleur.Les quelques toilettes qui n’étaient pasfermées, faute d’alimentationsuffisante en eau sur le campus,étaient prises d’assaut et l’attente étaitlongue. Après cette épreuve, Gbindédut terminer les cours le ventre videpuisqu’en dehors des restaurantsuniversitaires coûteux, la nourritureétait interdite sur le campus. Un enferqui suscite de nombreusesinterrogations et qui oblige à puiser aufond de soi toute la volonté pouravancer encore à l’heure de lanouveauté.Il n’avait cependant pas encore vécu leplus dur et son cœur se serradavantage lorsqu’il s’approcha du quaidans l’attente d’un bus pour regagnerson foyer. Ses yeux brouillés de larmesl’empêchaient de lever les yeux au cielpour demander clémence à Dieu. Lanostalgie du passé tambourinait dansson être lorsqu’il repensait à cesinstants légers partagés avec des amissur l’ancien quai ombragé. A l’heure dudépart nouveau le quai avait étéarraché et transformé en un parkingqui demeurait vide. La file d’attentepour le bus était désormais en pleinsoleil ou sous la pluie. La frénésie del’envie de sauter dans le prochain busse mêlait à l’épuisement de la chaleuret des conditions de vie. Un étudiantavait déjà laissé sa vie dans cettenouvelle bataille du bus. Après desheures d’attente, le bus arriva enfin etla lutte fut plus épique que la bataillede Kirina. Gbindé devait attendre leprochain. Il avait faim, soif et peur dulendemain.Marcel Fodjo.Source: Audaceafrique.net*Imaginez-vous commentvivent et que font les gensqui n’aiment pas lire ou quine lisent pas du tout !?*« Le pouvoir ne résiste pasau temps. Tout meurt dansle temps. Moi, Akatia, je lesais ! Je le sais ! Je le sais ».Serge GrahFaites lire et faites vivreLe Filament !*
  • 33. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 33La Presse desPressesUne chronique de Sylvain de Bogou pourvous inviter à lire et à analyser descoupures de presse d’actualité brulanteCCôôttee ddIIvvooiirree::UUnn cchhèèqquuee bbllaanncc ààAAllaassssaannee OOuuaattttaarraaLes députés ivoiriens ont adopté,mercredi 10 avril, une loipermettant au chef de lEtativoirien, Alassane ouattara, de «gérer » les affaires du pays « parordonnance pendant lannée 2013en matière économique etsociale ».C’est un « chèque en blanc » qui aété ainsi accordé au présidentivoirien et qui laisse à celui-ci lescoudées franches dans desdomaines importants et qui laissela porte ouverte à des dérives.Source : RFI*MMM AAA TTT III ÈÈÈ RRR EEE ÀÀÀRRR ÉÉÉ FFF LLL EEE XXX III OOO NNNQQuu’’eesstt--ccee qquu’’oonn ffaaiittmmaaiinntteennaanntt ??« Il n’y a donc rien de nouveausous le soleil des relationsfranco-ivoiriennes, au-delà duchangement du temps. La pleineconscience et la profondeconnaissance de cet état de faitdepuis des siècles devraientalors amener les peuplesafricains à ne pas se tromper decombat, à identifier le vraifondement de leur retard et levéritable enjeu de leur lutte ».(Simone Ehivet Gbagbo).Etant donné que, depuislextrême gauche jusquàlextrême droite, les politiquesfrançais sont tous daccord pourperpétuer la colonisation delAfrique et quon doit compterque sur nous-mêmes, on faitquoi pour libérer lAfrique engénéral, et la Côte dIvoire enparticulier.Zohouri Séri*NNoottrree ccrrii,,NNoottrree sseeuull ccrrii,,DDooiitt êêttrree ::UUnniittééEEnnvveerrss eett ccoonnttrree ttoouutt !!L’unité, il nous la faut, commel’air que nous respirons.L’unité, il nous la faut, commeune évidence, comme uneconvergence d’intérêts, commeune mutuelle entente de notredroit, notre droit à vivre, notredroit à cesser de survivre.L’unité, il nous la faut, pour neplus laisser agoniser les nôtressous nos yeux, dans un chaosindescriptible, dans unesouffrance indicible.Lunité, il nous la faut, commeun message, quon porte à pleinpoumon et qui doit sortir et quidoit faire son chemin souspeine de nous étouffer.Il y a une vérité qui doit êtreentendue et comprise, unevérité qui veut que lacompassion, la fraternitédépassent le cadre de sa propresociété, de sa propre famille,dans un élan que rien ne sauraitentraver.Cimp er Nayr a*La vie est unescalierLa vie est un escalierCertains dentre nous montentDautres descendentEt certains restent assisUn instant, parfois long, sur unemarcheDans cet escalier,On y fait des rencontresDes bonnes, parfois des mauvaises.En fait, chaque marche est unerencontreParfois, une personneDautre fois, un sentiment, unsouvenir ...Peu importe,Quel que soit notre cheminAscendant ou descendantPrenons conscience de chaquemarcheEt de ce quon nous y laisseNe jamais rater de marcheNe jamais rater une rencontreMême les pires ont leur importance...Geneviève Wannee
  • 34. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 34LLL aaa PPP AAA GGG EEEDDD EEE SSSJJJ EEE UUU NNN EEE SSSIci, les jeunes parlent aux jeunes. Ici,jeunes et adultes échangent, sur tousles sujets, sans langue de bois, sansmasque, sans faux-fuyant…« La vie dun peuple est constituée dunechaîne de générations. Et, chaque générationa une mission : il nous appartient del’accomplir ou de la trahir ». (Frantz Fanon).*NNOOUUSS,, JJEEUUNNEESS,,RREEFFUUSSOONNSS DD’’ÊÊTTRREE UUNNBBÉÉTTAAIILL ÉÉLLEECCTTOORRAALL......Le soleil devenu trop agressif nousenflamme la peau. Nos pieds sontrendus mous par la fatigue, nosespoirs mis à rude épreuve. Nousn’avons plus de vie. Rien d’autre necompte que ce moment. Noussommes heureux d’arborerfièrement ces tee-shirts aux effigiesdes hommes et femmes en qui nouscroyons. Pour changer notre avenir.Nous sommes la jeunesse. Nousavons décidé de nous investir dans lacampagne électorale pour lesélections municipales et régionalesdans notre pays. Certains nous ontdissuadés de le faire. Mais nousavons insisté. Car nous sommes enmajorité, sans emploi. Nous espéronsdonc qu’avec les visions de noscandidats, nous obtiendrons un peude dignité lorsqu’ils seront élus.Moi, je m’appelle Koko Jean : ce queje veux pour ma commune, c’estqu’on me donne un emploi. Depuisdes années, je traîne avec mondoctorat en Sciences. Je parle les «gros français » pendant que lesautres « mangent ». Tout cela, parceque je ne connais personned’important. Et mon candidat apromis qu’une fois voté, il viendraitlui-même dans les maisons chercherles C.V des chômeurs afin de lesembaucher. Plus que je ne l’espérais.Et moi, c’est Lala Aline : ce que jeveux pour ma commune, c’est l’accèsà des soins gratuits ou tout au moinsà moindre coût. Et savez-vous ce quepropose mon candidat ? Un médecinpersonnel pour chaque famille.Beaucoup plus que je ne l’espérais !Moi, je suis maman Oman : ce que jeveux pour ma commune, c’est queles ordures ménagères soientquotidiennement ramassées et quela guéguerre entre qui doit lesramasser ou pas, s’arrête. Or, lecandidat que je soutiens a promisqu’une fois élu, il mettra à ladisposition de chaque famille, unetechnicienne de surface pour rendrechaque maison propre et assainie. Jene l’aurais même jamais espéré !Alors, n’est-ce pas beau tout cela ?D’ailleurs, en attendant toutes leschoses dont on bénéficiera après lesélections, nous avons des avantagesdès à présent ! Voyez-vous, nousmangeons de bons plats d’attiékéavec du poulet, tous les soirs et nousavons droit aux meilleures boissons.Qui dit mieux !Nous sommes sûrs que, cette fois-ci,nous ne serons pas déçus. Noussommes certains qu’une fois élus,nos candidats ne deviendront pasnos ennemis et ne se mettront pas àrespirer le luxe à notre détriment.Nous espérons que l’argent ducontribuable ne servira pas à acheterla ènième « X5 » de madame ou deCarlita. Nous espérons que nous nousne nous ferons pas botter le cul pasles gardes du corps de monsieur lemaire quand nous voudrions lerencontrer, nous ses administrés.Nous espérons que nous ne seronspas oubliés pour qu’il se souviennede nous seulement à l’approche desprochaines élections et qu’il nousdistribue des biscuits à Noël, qui nepeuvent du reste, même passoulager nos estomacs. Nous, jeunes,espérons ne pas avoir été un bétailélectoral.Nous, jeunes, attendonsimpatiemment l’installation dunouveau maire. Pour le bien de notrecommune…Emeraude DjoloSource: emeraudedjolo.blogspot.comConnaissez-vous« La Charte africaine des droitset du bien-être de l’enfant » ?*JJeeuunneess dd’’AAffrriiqquuee !!JJeeuunneess dduu mmoonnddee !!RRééaaggiisssseezz..EExxpprriimmeezz--vvoouuss !!EEccrriivveezz..EEnnvvooyyeezz--nnoouuss vvooss tteexxtteess,,aannaallyysseess,, aavviiss eettccoommmmeennttaaiirreess,, eettcc..NNoouuss lleess ppuubblliieerroonnss ddaannss ppaaggeeqquuii vvoouuss eesstt rréésseerrvvééee*Tous les jeunes Africains doiventlire le livre de Doumbi-Fakolyintitulé « Cheikh Anta Diopexpliqué aux adolescents »(Editions Menaibuc). MarcelAndré Dubo, Metteur en scène,Directeur artistique de Lacompagnie « FATAETHEATREKMIT ».Dans notre prochaine parution :MESSAGE DE MARCUSGARVEY A LAJEUNESSE ET AUXINTELLECTUELSAFRICAINS*Quest-ce quunejeunesse éduquée?*Conseils d’un vieil artisanaux jeunes*AAppppeell àà llaa jjeeuunneesssseeaaffrriiccaaiinneePar Issa Saley*«Le délit decaleçon»Savez-vous ce quec’est ?Quel est votre avis ?*
  • 35. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 35LLL’’’HHHuuummmeeeuuurrr dddeee.........………OOOlllyyymmmpppeee BBBhhhêêêlllyyy---QQQuuueeennnuuummmIInntteelllleeccttuueellssaaffrriiccaaiinnss,, jjee vvoouussiinnvviittee ààll’’iinnddiiggnnaattiioonn eett ààllaa rréévvoollttee !!J’étais choqué, profondémentindigné d’avoir entendu à latélévision le chef de l’Etatfrançais, Nicolas Sarkozy,proférer un diktat demandant àun chef d’État africain, enl’occurrence Laurent Gbagbo, dese soumettre ; c’était comme àl’ère coloniale où les commandantsde cercle péroraient leursinjonctions aux « boys ».C’était inadmissible en 2010 ; cene le sera pas en 2011, encoremoins aujourd’hui.Intellectuels africains, sortez dubois ! Je vous invite à l’indignationet à la révolte. Sinon, aujourd’huichiens couchants de ceux qui vousencensent dans les journaux, cesont les mêmes qui, demain, vousvomiront avant que vous nedeveniez des barbons : ce qui sepasse en Côte d’Ivoire est autantnotre problème que celui de ceuxqu’on recrute et qu’on rémunèreafin qu’ils en discutent, suggèrentdes menaces, s’exécutent...Olympe Bhêly-Quénum« Je mindigne, donc je suis ».(Gyorgy Balint).Pour en savoir plus sur lesœuvres d’Olympe Bhêly-Quénum,visitez son web site :www.obhelyquenum.comA Lire ou à écouter :« Le discours du Roi Belge Léopold II »www.youtube.com*PPPEEENNNSSSEEERRRLLL’’’AAAVVVEEENNNIIIRRRUne rubrique de Roche Sossiehi----Parce qu’il n’est plus possible de setaire. Parce que parler c’est agir.Parce que se taire c’est mourir...Lheure est venue de PENSER pouraider à PANSER notre société maladedelle-même, par la faute de tous.Sans exception. Le temps est venu dePENSER le Changement, puis deChanger le Pansement. Dans cetteoptique, je vous proposerai ici, chaquemois, des textes pour vous inviter àcette tâche aussi exaltante quepassionnante : PENSER. C’est undevoir à la fois personnel et collectif.Roche Sossiehi.QQUUEE SSIIGGNNIIFFIIEEÉÉCCRRIIRREE ??Écrire,C’est répondre { cette solitudeSans la remplirSans imaginer la comblerÉcrire,C’est affronter la vieÉcrire,C’est être du côté du lecteurNi à sa place, ni au-dessusÉcrire,C’est compter sur l’intelligenceÉcrire,C’est être seul aussiMais, pas tout seul, tout isoléÉcrire,C’est chercher l’autre en soiOn peut en faire une maladieOn peut en faire un métierOn peut en faire une extaseÉcrire,C’est incontrôlable mais grammaticalÉcrire,C’est poser des questions sansréponseÉcrire,C’est répondre { des questions pasposéesÉcrire,C’est refuser les mots de la concordecomme ceux de discordeÉcrire,C’est semer le désordre en ravivant lalangueÉcrire,C’est un humanisme et unemalédictionÉcrire,Ça me tient debout mais ça creuseaussi des gouffres.Marie DARRIEUSSECQ, Des livres etdes hommes, N° 69, premier trimestre2008. (Nb : Marie Darrieussecq est uneécrivaine et psychanalyste française).**AATTEELLIIEERR DDEECCRRIITTUURREE ::AA LLEENNSSEEIIGGNNEE DDUU SSEENNSSUUEELL
  • 36. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 36A partir de textes donnés ou de quelquesconsignes formelles, une série detechniques propres à débloquerlexpression sera mise en œuvre afindaboutir a des créations personnelles.Une grande part sera laissée à léchangedes participants.Contacts: 07 30 45 37 /60 13 90 26.augustegnalehi@hotmail.com*Selon le Professeur Ramsès BOATHIEMELE,« LA SORCELLERIEN’EXISTE PAS ».Qu’en pensez-vous ?*____________________Cette rubrique a pour objectif demieux faire connaître l’histoire dela Côte dIvoire, de l’Afrique. Parcequ’il nous faut nous souvenir.Parce que "tant que les lionsnauront pas leurs propreshistoriens, les histoires de chassecontinueront de glorifier leschasseurs". Parce qu’il nous fautsavoir et comprendre lesévénements anciens et récents, envue d’éviter de répéter les erreursd’hier. Nous avons le droit desavoir. Nous avons le devoir demémoire. Intervenez ! Témoignez !Participez !... pour lever le voilesur les points d’ombre de notrehistoire. (Faustin Dizo Gnahoré).*LLeess nnoommss ddeessmmiissssiioonnss mmiilliittaaiirreess ddeellaa FFrraannccee eenn AAffrriiqquueennee ssoonntt ppaass cchhooiissiissaauu hhaassaarrddTrès souvent, les autorités françaiseschoisissent des noms danimaux ou desappellations qui souvent imagent soitun certain rapport avec le paysdintervention, soit une intention plusou moins explicite vis-à-vis de lobjectifrecherché par ladite intervention. Nousavons ici choisi quelques missionsfrançaises que nous allons essayer decommenter...Commençons dabord par lopération"Turquoise" en 1994. Pourquoi le nom"T u rq u o ise " ? Ni bleu ni vert, ouaussi bien bleu que vert quant auxintérêts à défendre dans le paysdintervention: le Rwanda. Cest enréalité une f o rm e d in dé c is io no u de du p lic ité dans le (type de)soutien à apporter audit pays lors desévènements de 1994. Bien avant ledébut du génocide, la France deMitterrand avait formé les miliciensethniques Hutus (les interhamwés)infiltrés dans larmée nationale légale,et apportait un soutien logistique aupouvoir de Juvénal Habyarimana,contre la rébellion dite APR (ArméePatriotique Rwandaise) de PaulKagamé.Lorsque la France a lancé sonopération Turquoise, en Juin 1994,après le début du génocide contre lesTutsi, laction sur le terrain était assezdifférente des communicationsofficielles du pouvoir français (voir leDocumentaire "Tuez les tous" pourplus dinfos là-dessus)Ensuite, lopération "Licorne" en CôtedIvoire, depuis 2003, sous couvert demandat onusien pour soit-disantsinterposer entre un gouvernementlégal agressé et une rebellionfomentée dans un pays voisin; laFrance ayant préféré, dans cecontexte-ci linterposition au détrimentdu respect de la légalité et des accordsde défense qui la liait augouvernement ivoirien. L ad é n om ina t ion " L ic o rne " dela d it e m iss io n est assezp ro b lém at iqu e , de notre point devue.Dans une certaine mythologie, cetanimal imaginaire est censé détesterléléphant, et il est réputé comme leseul animal capable tuer facilement lepachyderme; Léléphant symbolisantnaturellement et historiquement laCôte divoire. On se demande ainsipourquoi utiliser un tel nom de missionpour aider un pays en difficulté commela CI, juste après le coup détat de 2002mué en rébellion ? P o u rq u o i nep as a gir c om me a u Ma li e nd é fe n da nt le pa ys s o uve rainc o n tre d es reb e llest ro u b la nt la q u ié tu d e d up ays ?la Licorne a-t-elle vraiment marqué sadétestation de léléphant en CI lors desa mission ? A-t-elle agi pour ou contreléléphant, au regard de ce qui se passeactuellement dans ce pays ...Lopération militaire ivoirienne lancéeen 2004 pour recouvrir la moitié norddu pays, et son instrumentalisationsubséquente par le pouvoir français,permettent aujourdhui de m ie uxc o m p re n d re ce q u e " laL ic o rne " f a isa it c hez" lé lé ph a nt" , dont la souverainetéavait été affaiblie par une rébellionarmée et préparée en dehors desfrontières. Bref.Puis lopération "Serval" au Mali en2013. Cette mission militaire présenteun certain intérêt car elle est actuelle,et surtout quelle est étroitement liéeaux évènements armés en Lybie quiont enregistré lassassinat delénigmatique Kadhafi, dont la Francede Sarkozy voulait décidément la peau.Les développements futurs de cetteopération méritent une certaineattention. En fait, on peut sinterrogersur le choix dun tel animal pourdésigner les interventions militairesfrançaises dans le Nord-Mali.
  • 37. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 37L e s e rva l est un petit félin, ni chatni lion ou a u ss i b ien c ha t ( d ou x)q u e lion (p ré dat eu r) qui a uneparticularité excessive (uriner plus de30 fois) pour marquer son territoire. Ilest aussi capable dattraper des chosesen hauteur, en référence ici à loiseaumalien qui serait en train déchapperdune manière ou dune autreau " s erva l" q u i v o it so n" te rrit o ire " me na cé . Enchoisissant un tel nom de mission, laFrance a-t-elle un territoire particulierà MARQUER de son "urine" (voirlintervention militaire) ? Rappelant aupassage que les ressources naturelleset minières de ce désert sont suesdepuis des décennies par lex-colonisateur, qui manifestait unecertaine quiétude sur le cas malienjusquà ce que les mêmes détraquésreligieux du conflit libyen (boosté parla France) réorientent leurs regards surle désert malien. Dossier à suivre doncavec attention ...Enfin, lopération "Requin" au Gabonen 1990. Le requin ici, feu follet desétendues maritimes, défend sesintérêts et assure magistralement sapitance dans la mer gabonaise (voir lesressources pétrolières off-shore de cepays). De rriè re d o nc deso p é ra t io ns d e p rote c t io n desress o rt is sa nts f ra nç a is , lors deconflits armés en Afrique, s e ca c heu n e in te rve n tio n m ilita ire e nf av eu r o u c o nt re u n rég im e .Dans ce cas despèce, cétait en faveurdu régime Bongo.Et bien dautres missions en Afriqueencore, dont bouledogue en Tunisie,Barracuda en Centrafrique, etc. Ils nechoisissent pas leur nom de missionmilitaire au hasard, cest sûr et certain! Il ya tout une symbolique là-dedans.MAIS BON ... ce nest pas pour autantune occasion rêvée de faire porter laresponsabilité ENTIÈRE des conflitsarmés en Afrique à ces puissancesoccidentales qui cherchent à préserver,sinon accroitre leurs intérêtsgéostratégiques etéconomiques. P o u r ce q u e no usv oy o ns et sav o ns su r lages t ion PU B LIQU E d es paysa f rica ins , lh o mm e no ir estd é jà u n pro b lè me p o u r lu i -m êm e ...K hr at oss o u rc e : krathos.ivoire-blog.com*HHoommoosseexxuueellss,, nnééssdd’’hhééttéérroosseexxuueellssJeVousEn conjureHomosexuel(le)sNé(e)s dhétérosexuelsQuiCoulezSans cesseVos objets indigestesDans des entraillesQui vous sont semblablesQuiScandezPartoutLiberté,Votre libertinage,Votre esclavage mortelleEtQuiEn tirezVotre plaisir,Amour cruelQui rage dans vos seins,Halte à la profanation de vos corps,temples du souffle du Dieu vivant.Jean Marck Konan*« Les Amis du Livre » est uneorganisation pour :- développer le goût de la lecture chezles jeunes, pour la promotion du livreet de la lecture à travers desassociations qui organisent desactivités autour du livre, incitent lesjeunes à lire effectivement, àfréquenter les lieux de culture que sontles librairies et bibliothèques et, àparticiper à toutes les activités autourdu livre.- Créer toutes les occasions de mettredes livres dans les mains des jeunesafin de donner à chacun la possibilitédune rencontre avec le livre. Ce qui luiouvrira les portes des bienfaits de lalecture et de l’univers.- Faire en sorte que livre ne reste pasabsent encore longtemps dans la vie denos jeunes. Changer leurreprésentation vis-à-vis du livre. Etéviter surtout qu’ils parviennent à lâgeadulte sans jamais avoir connu les joieset les bouleversements que provoquela lecture d’un livre…« Nous voulons offrir des livres à nosenfants des lycées et collèges afin quele Livre et la pratique de la Lecturefassent partie de leur quotidien et que,leurs résultats scolaires, mauvais cesdernières années, sen ressententpositivement. Toute chose qui fera que,demain, nous aurons une société decitoyens capables de se comprendre etde comprendre les principes quifondent le monde dans lequel ils vivent.Voilà ce qui nous motive à travers "LesAmis du Livre" et la collecte que nousavons initiée ».Serge Grah
  • 38. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 38[Rions un peu, parce que lerire, c’est la santé ; le rire,c’est lepropre del’homme ; etpuis, lavérité estparfois dansle rire. Mais attention ! Lerire bruyant révèle biensouvent le vide de l’esprit...]Deux petits dioula, Yacou et Ali, sont àParis en France, à la gare du métro.Yacou regarde le sac d’un blanc et dit àson compère Ali : « A ta ka bori ! ». Leblanc le lorgne et lui répond en disant :« Ni ka ta kabori, me bori y ko et puis sin’ka y mlan, mais n’be nan y bougômal, mal quoi ! ». Han !Un soldat en mission reçoit cette lettrede sa copine restée au pays : « Chéri, jene peux plus continuer notre relation.La distance entre nous est trop grande.J’avoue que je t’ai déjà trompé, deuxfois. Ce n’est pas juste pour toi ni pourmoi. Je suis désolée. Retourne-moi laphoto que je t’ai envoyée. Je t’aime ! ».Le soldat, très déçu, demande à sesamis toutes les photos de leurscopines, sœurs, anciennes copines,cousines, tantes, nièces, etc. A la photode sa copine, il ajoute 57 photos debelles filles, plus une note qu’il luienvoie. En voici le contenu : « Trèssincèrement, mademoiselle, je ne mesouviens plus de vous. Récupérez votrephoto de ce lot et ramenez-moi le resteen l’état, je vous prie »...Un jour, à la leçon de calcul, le maîtredemande à Yao, 5+5 égal combien ?Yao répond : 10 ! Alors le maître dit :Bien ! 10 bonbons pour Yao ! Et toi Ali,6+7 ? Ali répond : 13 ! Et le maître dit :Très bien ! 13 bonbons pour Ali ! A toiGrégoire, 1+1 ? Grégoire se ditintérieurement : Djahaa, il croit que jesuis bête pour dire 2 et puis il va dire :Bien ! 2 bonbons pour Grégoire ! AlorsGrégoire crie : Ça fait paquet,Monsieur, ça fait paquet de bonbons !Trois amis habitant à Abobo (communela plus peuplée de Côte d’Ivoire),reviennent sans le moindre sou d’unevirée, d’un show grave, à Yopougon (laplus grande commune de Côted’Ivoire). Alors, ils décident de rentreren taxi, espérant tromper leconducteur, en jouant les Atôtô(fantômes, revenants). A l’approche ducimetière du quartier, l’un d’eux dit : «Enfin, nous arrivons chez nous, laisse-nous à la 6ème tombe ». Et leconducteur de répondre : « Bizarre,j’habite la 4ème tombe depuis 16 anset je ne vous connais pas ! Je ne vous aimême jamais vus, par ici ! Je vousinvite donc chez moi pour « mazé » !(manger) »…Devinez la suite.Police : où habitez- vous?Petit : avec mes parents.Police : et où habitent vos parents?Petit : avec moi.Police : et où habitez- vous tous?Petit : ensemblePolice : où est votre maison?Petit : á côté de la maison de monvoisins.Police : et où est la maison de vosvoisins?Petit : si je vous le dis, vous ne mecroirez pas.Police: dites-moi?Petit: à côté de ma maison. .....« Je suis le plus fort du Canton. Laraison : lors de la récente élection, jaitout raflé dans le canton. Je suis doncle plus fort de la région. Je suis le superchef de touts les chefs. Qui dit mieux ?Regardez ma carte de visite. Il estinscrit là-dessus : Ministre (d’État),Député, Maire, Directeur général,Conseiller et que sais-je encore. Tantpis pour les perdants ». F Yassoua, inSoir info, 22-04-2013.« En Côte d’Ivoire, c’est comme ca.Quand le prix du carburant augmente,même les prostituées augmententleurs tarifs ». Adama Dahico« Attention hein ! C’est pas tous leshabits qu’on sèche au soleil hein ».Adama DahicoAppel :Nous vous invitons àproposer des histoiresdrôles et à faire partagervotre sens de l’humour etvotre bonne humeur.D’avance merci.*AU Tableaud’honneurSi vous connaissez des personnes quiméritent de figurer dans notre«Tableau d’honneur», n’hésitez pas ànous en faire part. D’autre part,pensez-vous que, à l’image ou encontrepartie de « Tableau dhonneur», il serait utile et opportun de créerune autre rubrique dénommée«Tableau de déshonneur» ?Contribuerez-vous à alimenter cetterubrique ?*Pour un don ou une contributionfinancière. Numéro de Compte duFilament :HSBC Bank 400208 11474154*Envoyez-nous desinformations à publier etvos liens préférés.Contactez-nous pourproposer articles,rubriques, photos etvidéos, etc.lefilament@hotmail.com*
  • 39. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 39ARTS,LITTÉRATURE ETCULTURE*LLaa ppllaaccee dduu ssoommmmeeiillddaannss llaa vviiee dduunnééccrriivvaaiinnDany Laferrière lors du Salon du livre de Paris,en mars 2010Quelle place occupe le sommeil dans la viede lécrivain ? Cest à cette question quetente de répondre Dany Laferrière, àloccasion des rencontres québécoises quise déroulent du 1er au 8 mai 2013 en Haïti.Cette thématique du sommeil revient dansle "Journal dun écrivain en pyjama", œuvrede Laferrière, publiée en 2013 aux éditionsMémoire dencrier.Dans ce roman, inspiré de son expériencedécrivain et de lecteur, lauteur raconteune histoire en 202 chroniques, quisadressent à un jeune écrivain.Cette œuvre nouvelle incite à sarrêter pourobserver la vie, à saisir le moment présentet à ralentir la course du monde : « Je meréveillais à trois heures du matin et je mesuis dit que ce nest pas possible dêtre… enétat de suffocation. Jai voulu utiliser cetemps pour lire et écrire. Donc, jaicommencé à écrire et jai remarqué que cetemps, entre 3 heures et sept heures dumatin, est le meilleur qui soit », avanceLaferrière pour expliquer doù est venuelidée de son ouvrage.Pour lui, dans cet intervalle, la qualité dusilence est exceptionnelle : non seulementles gens de la maison sont endormis, maisla ville même est au repos."Ceci donne une force de concentrationformidable à lécrivain", affirme-t-il,avouant souffrir dinsomnie.Toutefois, explique Lafferière lors dunpoint de presse, « une société, qui ne dortpas, est une société qui produit beaucoupcertes, mais peut-être mal, qui (peut-être)prend une mauvaise direction ». Lhommequi dort construit lunivers », soutientLafferière qui naimerait pas « vivre, tout letemps, dans un monde créé par des gensaux yeux rougis par la fatigue… Jaimeraisbien savoir quel type de société, quellearchitecture, quel environnement aurions-nous si notre était construite par des gensbien reposés ? », sinterroge-t-il.« Quand on ne veut pas dormir, il fautcombler le vide », conseille Laferrière, quipense que, dans la vie, « il ny a pas cettepartie fondamentale, entre actions etréactions, qui sappelle le silence ».« Le silence est au cœur même de lacréation », avance lécrivain.Source : AlterPresse.orgEt vous, quelle placeoccupe le sommeil dansvotre vie?« En ce qui me concerne, je passe trèssouvent des journées noires et desnuits blanches. Ne me demandez pasce que je fais en ces moments…J’écris ». Léandre Sahiri*AATTEELLIIEERR DDEECCRRIITTUURREE ::Un groupe de spécialistes se propose deréaliser très bientôt latelier de poésie. Ensix séances de deux heures et de manièresludiques. Une grande part sera laissée àléchange des participants.Contacts: 07 30 45 37 /60 13 90 26.augustegnalehi@hotmail.com*Dans notre prochaine parution :Découvrez « La Maisondes Auteurs » de limoges.*Le calaoCest loiseau primordial des Sénoufo :il est le protecteur par excellence. Onlappelle en langue sénoufo : « Ségèn ».Son ventre bombé fait de lui unsymbole de fécondité et de fertilité. Ilreprésente et évoque la prospérité. Cetoiseau est dans les mythes Sénoufol’un des cinq premiers animauxapparus sur terre avec le caméléon, latortue, le serpent et le crocodile.Selon la tradition sénoufo, le calaotransporte les âmes des morts dansl’autre monde et sert généralementdans les rites initiatiques du poro. lamajorité des sénoufo à abidjan lontdans leur maison.Au délà de la fécondité, le calaorenferme trois grandes notions quicaractérisent le Sénoufo:A- Son dos large = Il endure beaucouppour protéger sa postérité, on dira quilencaisse beaucoup.B- Son gros ventre = celui qui saitbeaucoup mais qui ne dit mot. cest laconnaissance, le savoir qui se couvre,qui ne se dévoile pas à vue d’œil.C- Le bec long et pointu = cest celui quiparle peu. cest lexpression de celuiqui ne parle que pour sengager et cetengagement est symbole dedétermination.LumièreDieu de lumièreTu es le secret cachéDe toute vie.Prends nos mainsComme nos cœursEt conduis-nous vers ta lumière !Prends nos rêvesEt fais-en des trésorsPour toute lhumanité !Donne-nous le bonOffre-nous le meilleurApprends-nous le beauPour que règne la paix !Dieu de lumièreTu marches à nos côtésSilencieux amiToujours fidèle et prêt à nousTendre la perche du salut.Ouvre nos yeuxOuvre nos âmesChante avec nousDanse nos viesPour que subsiste la plénitudeDun monde meilleur !Dieu de lumièreApprends-nous le partageApporte-nous léchangePour que rien ne nous arrêteVers le chemin de tes espoirsVers la lumièreVers ta lumière !Evelyne Patricia Lokrou
  • 40. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 40LLLaaa PPPaaagggeee dddeee lll’’’AAAEEECCCIIIUne rubrique de Josué GuéboPrincipale structure des gens de lettresen Côte-d’Ivoire, lAECI (Associationdezs écrivains de Côte d’Ivoire) estdepuis plus d’une vingtaine d’années,l’espace de promotion, de valorisationdu Livre et de l’écrivain ivoirien.*Chaque mois,Le président de l’AECI vousinvite dans cette rubriqueà découvrir un auteurivoirien. Ce mois-ci, nousprésentons :JJeeaann--BBaappttiisstteeTTiiéémméélléé*Jean-Baptiste Tié mé lé est unécrivain et acteur ivoirien, né en 1933.Il vit en France depuis 1948.Il a joué aussi bien au théâtre que surle petit écran. Pour le cinéma, il estintervenu dans des productions tellesque :- La descente aux enfers, dans le rôlede Michelangelo Antonioni (l’assassin)- L’état sauvage, Francis Girod (leprésident de la république)- Abusuan Henri Duparc (rôleprincipal : l’architecte)- Promesse de l’aube, Jules Dassin (leprêtre)- P’tit papa, Pydney Sokhona (lecomplice)- Le retour, Kramo Fadika (rôleprincipal).Au théâtre, il a notamment joué dans:- Le jardin des cerises de Tchékhov(rôle de firs)- Insoumis de Patricia Moraz – mise enscène de Frédéric Révérend- Hé ! messieurs d’Annie Seurat – miseen scène de Frédéric Cerdal (rôle dudéputé de Saint Domingue)- Boesmanel ler d’Athol Fugard – miseen scène de Roger Blin- Solitude la mulâtresse de PatrickChamoiseau – Mise en scène d’YvanLabéjof.Jea n- Bap ti ste Tiém élé e stl’au teur de :Chansons païennes, poèmes, P.J.Oswald, Paris, 1969.Ce monde qui fume, poèmes, EditionsSt-Germain-des-prés, Paris, 1981;Aoyu, Poèmes, Silex, Paris, 1987.Paroles bues, éditions Klanba, Paris,Poésie, 1999.Contes déracinés d’Afrique,Maisonneuve, Paris, 2000.La dérive des temps, éditionsKlanba, Paris, Poésie, 2003.Ce voyage je devais le faire, éditionsKlanba, Paris, récit, 2010.Josué Guébo*LLaa CCôôttee ddIIvvooiirreeQuon me laisse mes tribusElles sont mes cellulesElles sont les veinesElles sont ma chairElles sont mon cœurElles sont moiSans ellesje ne suis pasAlors Messieurs les ApprentisSorciersLa PaixJ e a n- Ba p t is te T ié mé lé*Madame, monsieur,S’il vous plait, à un mariage ouà un anniversaireSongez à offrir au moins unlivre... Nous comptons sur vous!(Association des écrivains deCôte dIvoire)*LLLEEE FFF OOO RRR UUU MMMDDDUUU FFFIIILLLAAAMMMEEENNNTTTSur la problématique des Africains quine lisent pas, nous avons déjà publié,dans nos parutions précédentes, lalettre de Beni Lukoki, l’appel de TikishiaThérèse Digbeu, (recueilli par CikuruBatumike), les points de vue de MmeIsabelle Kassi Fofana, Bérénice WadéNemlin, Mariame Gba, Marthe Fare,Catherine Nohales, Macaire Etty, deGuy-martial Lohourougnon, PatrickWeil. Nous publions ci-dessousd’autres points de vue.<><>« La lecture est aujourdhui en perte devitesse, ce qui a des conséquencesmajeures sur le comportement despopulations. Lire développe lamaturité, laptitude à se concentrer,enrichit le vocabulaire sans oublierlimportance pour la construction deson "soi" par rapport à celui de"lAutre" ». S. Faiza*« Pour être libre, averti, imaginatif. Lalecture développe la mémoire, lespritcritique et le goût de leffort. Ellepermet de nous évader. Elle incite àlautonomie. Il faut choisir son livre.Puis ensuite aller le chercher. Et enfinle lire. Hé oui ce qui est bon parfoisréclame un minimum deffort.Cest pour cela quil faut encourager lesbibliothèques itinérantes, quand le
  • 41. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 41transport est un problèmeinsurmontable.Enfin écrire un livre cest un risque,acheter un livre aussi, le lire encoreplus. Mais cest aussi partager uneœuvre avec son créateur. Et non pas lafacilitée de se gaver comme une oiependant le gavage ». Sara Toga*« Le monde se divise en deuxcatégories de gens : ceux qui lisent deslivres et ceux qui écoutent ceux qui ontlu des livres ». Bernard Werber.(Extrait de Les Thanatonautes).*"La lecture me délivreJe suis ivre de livresur cette rive je veux vivreEt même sans vivres"Macaire Etty*« Le livre, cest ma vie ! J’y ai toutappris. J’adore lire et par dessustout, jadore écrire ». Fatim SouanouCoulibaly*QQuuee ffoonntt eett ccoommmmeenntt ffoonnttlleess ggeennss qquuii nnee lliisseenntt ppaassdduu ttoouutt ??BBiibblliioo--bbuussA Bogotá, en Colombie, danschaque station de bus et dansles parcs : une bibliothèquegratuite. Je nose même pasrêver de ça à Abidjan... Leslivres disparaîtront en une nuitpour se retrouver à la "librairiepar terre... (Holy Dolores).*Ayant été très tôt confronté àlinjustice et à larbitraire, je demeureun homme foncièrement engagé.Mon dernier livre est intitulé "Lettreouverte aux Noir(e)s qui ne lisentpas". Cest un livre de combat contrelignorance ». Léandre Sahiri*LLeettttrree oouuvveerrtteeAAuuxx NNooiirr((ee))ssqquuiinnee lliisseenntt ppaassCe livre est un plaidoyer pour laLecture, celle des Noirs.Léandre Sahiri, lauteur, nous prie delire. Il argumente pour donner auxNoirs, lenvie de Lire, lenvie de faire dela lecture notre loisir à linstar de lamusique, de la danse, des jeux vidéos,du shopping... Parce que ne pas lirereviendrait à cultiver des fléaux commelignorance, lennui, la violence, laviditéet légoïsme.Or, lire est une façon de perfectionnerson niveau éducatif, celui de sesproches.Il faut lire pour ne pas être à la mercide ceux qui savent. Il faut lire pour nepas devenir oisif, pour ne pas devenirviolent, pour ne pas sadonner à sapropre destruction, pour comprendre lemonde dans lequel on vit, pouraugmenter sa valeur morale etintellectuelle, pour changer son rapportà largent et aux autres, au monde,pour devenir meilleur.Linstruction ou léducation ne prendpas fin au sortir de lécole. Bien heureuxcelui ou celle, qui se libérant descarcans de la vie quotidienne, acquiertencore plus de savoir, plus despritcritique, plus de courage, plus deconnaissances et compétencesmultiples, plus de créativité, plus desolidité intellectuelle.Autant de défis à relever grâce à unautre défi : la lecture, celle des Noirs.Patrice PiardonDans notre prochaine parutionLe malheur des exclusde l’écritLes gens qui ne lisent pas, qui sont-ils?Pourquoi existent-ils? Faut-il lesalphabétiser, les "lecturiser", les laissertomber? Quand ils lisent, que lisent-ils?Que leur manque-t-il pour lire comme ilfaut ? …Dans notre prochaine parutionLes cinq avantages clés dela lecture*AAiigguuiillllaaggeessC’était hierCela parait un siècleJe t’attendais sur le quaiDans la petite voiture bleue.Un train passaSuggérant ta présence improbableCe fut alors le moment de l’attenteLe temps murmurant sa requêteSur le rouet de l’espoir.Puis un autre train s’éloignaMe laissant emplie de ton absenceTu avais préféré d’autres ivressesPour déverser ta colèreEt signer ta vengeance.Pourtant nous parlions d’un mêmesouffleEt nos mains ne savaient se déprendreJ’avais goûté le miel de ta tendresseEt les fleuves, déjà, nous emportaientAux rivages d’Eros.Denise Bernhardt
  • 42. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 42Cetterubriquen`a pas pour but d`indexer qui quece soit, ni de dresser les gens les unscontre les autres. Il s’agit plutôt decontribuer à réveiller les esprits etles consciences sur des sujetsépineux concernant spécifiquementla religion. Il s’agit de susciter desréactions qui vont, nous l’espérons,provoquer des actes positifs pour lacommunauté africaine vivant sur lecontinent ou ailleurs dans lemonde.QUAND TU CHERCHES DIEU,CHERCHE-LE SIMPLEMENTDANS TON COEUR. IL NESTPAS AU VATICAN, NI AJERUSALEM, NI A LA MECQUE,etc.Serge Grah*AAbbrraahhaamm eett IIssaaaaccDimanche jour de Dieu! Et la penséerétrocède dans lespace et le tempsbibliques pour méditer, à nouveauxfrais, le sacrificiel et la notion desacrifice. Elle sarrête sur Abraham etIsaac dont la conjugaison, sacrificielle,offre une hyperbole hallucinante. Dieuordonne à Abraham de lui sacrifier sonpropre fils sur une montagne. Celui-ci yva le plus naturellement du monde. Lasuite est connue : linfanticide aéchoué par la substitution sacrificielledun animal.Mais, ce que nous ignorons, cest ladispute qui a suivi entre père et fils, lebourreau et sa victime sauvée inextremis.« Père, quel mal tai-je fait pour que tuaies voulu me tuer?- Tu ne mas fait aucun mal.- Pourquoi as-tu voulu me trancher lagorge alors?- Cest une idée de Dieu qui voulait unepreuve.- Une preuve de quoi?- De ma foi et de mon obéissance.- Quel Dieu qui ordonne à un père detuer son propre fils?- Le Dieu du ciel, celui de nos ancêtres.- Il est capable de tout, du bien, dumal, et du pire?- Exactement, mon fils.- Et, si tu avais plutôt désobéi à sonordre?- Ah ! Il a lhabitude denvoyer lacalamité, la ruine, et autres maladies etmaux à ceux qui enfreignent sesordres.- Un Dieu rancunier alors?- Oui, je pense. Rien ne lui estimpossible.- Même pas lerreur et le crime?- Surtout pas les erreurs et les crimes!- Père, je ne suis pas d’accord aveccette religion.- Tu n’as pas le choix, oublionslincident.- Je ne sais pas si je pourrai, car je terevois encore avec ce couteauétincelant tandis que jétais étenduligoté.- Si javais eu tout mon jugement, jenaurais pas fait ça.- Veux-tu dire que Dieu rend souventles gens fous et les pousse à égorgerleurs enfants et à les brûler sur unfagot?- Tu ne las pas été Isaac.- La question nest pas de savoir si jesuis mort ou non. Mais, de constaterque nous sommes guidés par un Dieu sicruel! Eh Dieu!Pa ul Zah ir i,p o lit o logu e , p h ilos o ph e**Il faut lireAlbert CamusMais, tout cela ne serait rien siCamus navait pas, avant nous,déjà, parlé. Dans Le mythe deSisyphe, ou dans Lhomme révolté,dans LEtranger et dans La Peste.Lire Camus, cest, pour celui oucelle qui cherche un sens à sonexistence, un choc rude, mais aussi,surtout, un immense espoir, quinaît de ce choc premier ; cest,enfin, toucher à ce qui fait le plusprofondément lhumanité et la viemême. Des sommets doptimisme àqui sait le lire, le lire et lecomprendre. Camus nous apprendà vivre vraiment, cest-à-dire horsde lillusion ou de laveuglementvolontaire, à vivre pleinementnotre vie dans la conscience denotre fragilité extrême, de lafugacité de notre existence.S o u rce : SAMI.IS.FREE.FR*AAtthhééeess :: qquueelllleess ssoonntt vvoosspprreeuuvveess qquuee DDiieeuu nneexxiisstteeppaass ??*Attention auxMarchandsDe miracles*
  • 43. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 43LLLeeeçççooonnnsss dddeeevvviiieee(Des histoires vraies etinspirantes que vous saurezapprécier, des conseils simpleset justes que chacun de nousdevrait sapproprier dans savie).«« NNoonn,, MMoonn aammoouurr,, jjeennee llee sseennss ppaass bbiieenn »»Au lit, l’autre soir avec ma femme, latempérature montait rapidement.Au moment de passer aux chosessérieuses, elle m’arrête et me dit :« Non, mon amour, je ne le sens pasbien… ».Puis elle ajouta : « Je n’ai passpécialement envie, Je voudrais justeque tu me tiennes dans tes bras. Tun’es pas assez en phase avec mesbesoins émotionnels de femme pourque j’aie envie de satisfaire tes besoinssexuels d’homme ! ».A mon regard ébahi, elle enchaîna :« Je voudrais que tu m’aimes pour ceque je suis, et non pour ce que je faispour toi au lit ». Comprenant que rienne se passerait ce soir là, je n’insistaipas et je m’endormis.Quelques temps après, comme j’avaisdes congés à récupérer, je décidai depasser la journée avec elle. Après undîner dans un petit restaurant sympa,je l’emmenai dans un grand magasinde mode où je l’invitai à essayer diversvêtements, sous mon regard intéressé.Pendant un long moment, elle essayatout ce qui tombait sous ses yeux etparada devant moi comme une star.Finalement, deux robes retinrentspécialement son attention. Commeelle ne savait pas se décider, Je luilaissais entendre qu’elle prendrait bienles deux. A l’étage suivant, se trouvaitle rayon chaussures : une paire neuvepar robe semblait indispensable. Unejolie paire de boucles d’oreilles luifaisait de l’œil. Hop, dans Le panier !Croyez-moi, ses yeux brillaient de plusen plus !!! Je la connais, je voyaismonter en elle une forme d’excitationindescriptible. Elle voulut même metester, Voir jusqu’ou j’irai, car elles’intéressa aux bracelets de tennis. Ellen’a jamais tenu une raquette, maisbon… Je répondis oui. Puis il y euquelques bas, de la lingerie, un foulard,les rayons parfum et maquillage etquelques bricoles.Finalement, elle me regarda avec desyeux pétillants comme du Champagne,et dit : » Ça va être cher tout ça. Onpasse à la caisse ? ». Quand Je répondis: « Non, Mon amour, je ne le sens pasbien… ». Son visage devint blêmed’étonnement et sa bouche restaouverte. Je lui dis alors : « Je n’ai passpécialement envie, Je voulaissimplement te voir habiller ainsi. Tun’es pas assez en phase avec mescapacités financières d’homme pourque je puisse satisfaire tes désirsd’achats de femme ». Et comme elleme regardait avec des yeux assassins,j’ajoutais : « Je voudrais que tum’aimes pour ce que je suis et nonpour ce que je t’achète ».Moralite : « Ne fais pas aux autres ceque tu naimerais pas quon tefasse ».Diané Mamadi*DDOOUULLOOUURREEUUXXAANNNNIIVVEERRSSAAIIRREEIl est des souvenirsSi pénétrantsSi mordantsSi violentsSi cuisantsQu’ils rongentComme la rouilleRonge et dévore le fer.…Reste les blessuresLes rancœursLes douleursL’amertumeLa haineLa peurNon ! Non ! Ne pas oublier !Non ! Impossible d’oublier !Le sangLes crisLes pleursLes larmesLes sifflementsLes grondementsLes corps sans vie.…DEUX ANSEt puis un jourIl y aura 5 puis 10 ansMais à chacune de ses annéesReviendront dans nos souvenirsLe sceauL’entailleL’empreinteDe cette journéeCE tristement célèbre jour.Les années estomperontCertains détailsMais les odeursLes imagesLes bruitsLes hurlementsReviendront hantésNos mémoires fragilisées,Comprimés et oppressésNos cœurs amputés,Embués nos yeux.…Ils ont fait tomber nos mursMais pas notre armure.Ils ont fait couler nos larmesMais pas notre moral.Ils ont ruiné l’économieMais pas notre espoir.Ils ont anéanti notre paysMais pas notre foi.Chaque jour on gagne un peuTrès bientôt nous seronsEnsemble et fiersD’avoir étéJusqu’auBout.Bérénice Wadé NemlinLa Luciole dAbidjan*
  • 44. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 44LLLiiibbbrrreeesss PPPrrrooopppooosssCette rubrique est la vôtre. Elle vous estréservée pour vous exprimer.Librement. Pour vous prononcer sur lessujets d’actualité. Librement. Pour fairepartager vos opinions et vos thèses...LLaa FFrraannccee vveeuuttccoonnttiinnuueerr dd’’ooccccuuppeerrmmiilliittaaiirreemmeenntt ll’’AAffrriiqquueeIl y a une quinzaine d’années, la modeétait aux concepts mettant en avant leretrait progressif de l’armée françaisedu continent au profit de forcesafricaines de maintien de la paix. Cen’est plus le cas. Ainsi, le rapport«Horizons stratégiques» met en valeurdeux tendances lourdes attendues : unaffaiblissement économique del’Europe et un maintien plus que jamaisd’actualité de la présence militairefrançaise.De l’affaiblissement économique del’Europe« L’amoindrissement de la part relativede l’Europe, en tant que principalfournisseur d’aide publique audéveloppement, est susceptibled’affecter le tropisme européen despays d’Afrique subsaharienne au profitdes puissances émergentes majeures»,peut-on ainsi lire. «Résultant del’incapacité des États à contrôler leurterritoire, la multiplication etl’extension des « zones grises »,concentrant groupes criminelsorganisés (trafiquants, terroristes) etgroupes rebelles, pourraient nécessiterdes interventions occidentalesauxquelles des pays européens, et laFrance en particulier, pourraient êtreamenés à participer», indique lerapport.Du maintien et du renforcement de laprésence militaire française enAfrique.La France a l’intention, dans lesprochaines décennies, d’investir plusque jamais l’Afrique, qui «restera unezone de convoitises et deconfrontations potentielles et une zoned’intérêt stratégique prioritaire pour laFrance». Le rapport trace les contoursd’un mode d’intervention qui n’entendpas changer en Afrique, y compris aucœur des grandes villes. «Lerenouvellement des accords de défenseavec plusieurs partenaires africainsconfère à la France des responsabilitésparticulières en matière d’assistance,appelées à s’inscrire dans la durée. Laprésence de nombreux ressortissantsfrançais dans les villes, dans uncontexte de forte insécurité, devraitrenforcer la nécessité de disposer decapacités d’évacuation adaptées.Celles-ci devront de plus en plus êtrecoordonnées au niveau international etavec les acteurs locaux, notammentprivés», écrivent les rapporteurs. Quipréfèrent nourrir la perplexité, quantaux capacités de l’Union africaine qu’ilest plus que jamais question decontourner, voire de délégitimer. Auprofit, sans doute, d’institutionsvassales (comme la CEDEAO) oud’institutions en partie contrôlées parParis : Union européenne, ONU, etc.«La France continuera d’accompagnerles organisations continentales et sous-régionales africaines dans ledéveloppement des instruments desécurité collective, en privilégiant lescadres multilatéraux (UE, Onu, etc.).L’insuffisance probablementpersistante des instruments de sécuritécollectifs placés sous l’égide de l’Unionafricaine, quels qu’en soient les progrèsen termes capacitaires, renforcera lebesoin de politiques globales alliantsécurité, développement etgouvernance, selon des axes bilatérauxet multilatéraux ad hoc et la mise enplace de partenariats régionauxefficaces», écrivent les rapports.Voilà qui est clair. Il revient désormaisau leadership africain «non aligné»d’en tirer toutes les conséquences.Froidement.Théophile Kouamouo*SSoouurrccee ddeelliibbeerrttééLà où les ruisseauxOnt retrouvé la source des fleuvesLà où les femmesOnt renoué avecLa fécondité et la beautéLà où la misèreL’injusticeL’hypocrisieL’arbitraireLe mensongeSont cloués au piloriLà où les enfants gardentLeur innocenceLeurs chantsLeurs dansesEt jouent dans la lumièreLà où la liberté est symboleLà où la liberté est sans borneLà où l’amour est permanentEt sans entravesLà où la beauté s’épanouitAu grand jourHors des puanteursDes camps de mortsLà où le sol reste fertileComme aux premiers joursEt n’a pas encore été souilléePar le sperme stérile des aventuresLà où l’eau garde encoreLe pouvoir de désaltérerLà où le soleil se lèveHautLà où la semenceDans les sillonsPerpétue la vieLà où l’espoirRayonneDieu,Permets que ma TerreRenaisse un jourPermets que ma Terre revoie un jourLe jourEt demeureUne source de liberté.Serge Grah,Extrait de «Une saison au purgatoire»
  • 45. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 45SSSAAANNNTTTEEECCCOOONNNSSSEEEIIILLLSSSLL’’AAnnaannaassLe saviez-vous ?La culture de l’ananas remonterait àdes milliers d’années. Les premiers àpratiquer cette culture étaient lesindiens tupi-guaranis. Cest eux quiauraient donné le nom au fruit. Dansleur langage, le « a » désigne un fruit(en général) et « nana » signifie «excellent ». Ils l’auraient fait connaîtredans toute l’Amérique du Sud etcentrale. Christophe Colomb adécouvert lananas dans les Caraïbes, àla fin des années 1500. C’est en 1535que le fruit est présenté à la Courd’Espagne. Sa diffusion va suivrel’ouverture des grandes voiesmaritimes par les Portugais(Philippines, Chine, Inde…). Il faitencore figure de rareté aux XVIe etXVIIe siècle en Europe. Il va bénéficierde la culture sous serre en Hollande eten France mais le résultat ne fut pas siconcluant. D’où, la décision d’importerl’ananas plutôt que de le produire.L’approvisionnement se fait toutel’année, avec des pointes en hiver et auprintemps.En France, l’ananas est importéessentiellement de Côte d’Ivoire (plusde 90 % du tonnage commercialisé), unpeu du Cameroun et deMartinique.Les principales variétéssont :- "Cayenne lisse" :provient surtout deCôte d’Ivoire et deMartinique. La variété la plusappréciée des consommateurs, avecune chair jaune, juteuse et sucrée.- "Queens" : importée de l’Ile Mauriceet d’Afrique du Sud. Variété à fruit pluspetit, à chair plus pâle et très juteuse.- "Red Spannish" : cultivée enAmérique Centrale et aux Caraïbes.Un e sou rc e d e r e char gem in éra l e e t en v it ami ne s .L’ananas est une source intéressantede potassium, de vitamines B1, B2, B9(une portion de 150 g fournit plus de 7% de l’AJR (apport journalierrecommandé) et surtout de vitamine C.Par exemple, une portion de 150 g enfournit 27 mg, soit plus du tiers del’apport quotidien conseillé.L ’a nana s e st r i ch e enf ib re s .L’apport de l’ananas en fibres estappréciable, puisqu’il atteint 1,4%.L’ananas aide donc à la lutte contre laparesse intestinale, et cela, sans risquede mauvaise tolérance par les intestins.Une action originale sur la digestion.Du fait de la présence de la broméline,l’ananas intervient, d’une façon tout àfait originale, sur le processus digestif.Cette enzyme démarre la digestion desprotéines. C’est pourquoi, lors d’unrepas qui comporte de l’ananas frais, leplat de viande (ou de poisson) est plusaisément et rapidement digéré. Parailleurs, les acides organiques del’ananas lui confèrent une saveuracidulée, capable de stimuler lessécrétions digestives. Cela faciliteégalement la bonne assimilation desaliments.D es b ie nfa i ts co nt re l ec anc er , l e s ma lad i es c ard io -va sc ul ai re s e t l’ar t hro se .La broméline contenue dans l’ananasest reconnue pour ses effets anti-inflammatoires, antidouleur,antihypertenseurs et pour booster lesystème immunitaire. C’est grâce à elleet à ses antioxydants (polyphénols etflavonoïdes) que le fruit aurait unintérêt contre le cancer, les maladiescardiaques et dans le traitement del’arthrose.Un a l im en t m in ce ur .L’ananas est un dessert délicieux,rafraîchissant, raffiné et léger : uneportion de 150g apporte moins de 80 kcalories !Conseils d’achats et d’utilisationPour bien choisir un ananas, il faut lesentir (plus son parfum est prononcé,plus il est mûr), le peser (plus il estlourd, plus il est mûr) et observer sesfeuilles. Un bon ananas a des feuillesfermes, d’un joli vert foncé et qui sedétache assez facilement du fruit. Cequ’il faut éviter : un ananas dontcertaines parties sont molles, brunes.Par ailleurs, sachez que la couleur de lacoque n’est en rien un indicateur de lamaturité du fruit. La coque peut trèsbien être verte alors que l’ananas est àpoint pour la consommation. Une foisacheté, l’ananas peut se conserver, soit1 ou 2 jours à température ambiante,soit au réfrigérateur pendant 3 à 4jours.Recettes- Clafoutis à l’ananas- Gâteau à l’ananas- Salade d’ananas au miel et àl’armagnac-confiture- Brochettes de veau à l’ananas, etc.Yvette MartinAvez-vous d’autres informationssur l’ananas ? Nous attendons voscontributions et suggestions*D ans notre prochaine parutionLe gingembre : une plante dontles vertus médicinales sontconnues et utilisées depuis plusde 6000 ans dans la médecinetraditionnelle ...*Prendre soin de soi, de sa vie*Comment se défaire des penséesnégatives ?*
  • 46. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 46LLaa PPaarroolleeParole !Une parole.Dire la parole…La parole-vieCette parole une qui unit et qui,Jamais ne se dédit après avoir ditl’indicibleCette parole indélébile que l’intérêt nepeut aguicher et falsifierCette parole écarlate qui ensoleille lessangs obscursEt dissipe les nuages orageux,ténébreuxCette parole mère à la portée fécondecomme la mer ;Qui n’est que vérité et dignité,virtuosité et agilitéCette parole maçonne qui façonne lapaix ; qui instruit et construit,Qui engendre de nouvelles terres oùmoissonne l’amour chaque cœurCette parole rude, nue de toute vileniede toute félonie,Qui prononce la division au milieu desloups,Les humanise et les unit aux éternelsfrèresCette parole prolixe qui, sedémultipliant,Trace les oracles d’une vie pure etauthentiqueCette parole-évangile, lumière pour lesténèbresCette parole-semence qui ensemenceun jour d’espéranceCette parole détersive qui démystifieles auroresEt démasque faux prophètes etantéchristsAppelés à mourir pour ne plus jamaismaudireCette parole dense qui fait danserd’amour et de rireCette parole-soleil qui abroge la pluiede l’erranceQui fait ciel de la terre et congédie lanuit à tout jamais,Si ce Dieu infiniment bon m’en accordela sagesse,Je la dirai à cœur joie, quitte à perdrehaleine.Cédric Marshall KissyAAAMMMAAANNNIIIEEENNN ???.........Emprunté à une des nombreuseslangues africaines, ce mot AMANIEN,signifie littéralement « comment çava ? » ou bien « On dit quoi ? », c’est-à-dire : quelles sont les nouvelles du pays ?# 1DUNCAN HUMILIÉ A PARISAprès Konan Banny, un autrecollaborateur d’Alassane Ouattara, etnon des moindres, a été humilié àl’Amphithéâtre Caquot, Sciences PoParis, 28 rue des Saints-Pères, 75007PARIS, en France. Il s’agit de M. DanielKablan Duncan, Premier ministreivoirien qui y était reçu pour uneconférence-débat sur le thème « Deuxans après la crise : quelles perspectivespour la Côte d’Ivoire ? ». Yaya Traoré.#2Le PNCS remplace la CDVREn remplacement du CDVR de KonanBanny, un programme national soi-disant « destiné à ramener la"cohésionsociale en Côte d’Ivoire par le dialogueet la reconstruction » a été lancé cevendredi 10 mai 2013, à Abidjan, par lacoordonnatrice de ce projet, MariatouKoné, sociologue de formation. Dotéed’un budget de sept milliards de Fcfa etfinancée par le gouvernement et sespartenaires extérieurs, la mission de ceProgramme National de CohésionSociale (PNCS) doit s’étaler jusqu’en2015. Selon la première responsable,cet instrument de dialogue vaentreprendre très bientôt une"campagne de sensibilisation à traversle pays. Dans son cahier de charges, lePNCS inclura un projet d’assistance auxpopulations en détresse et laréhabilitation de biens détruits durantcette décennie émaillée de violences ».Quoiqu’en dise Mariatou Koné, toutlaisse entrevoir la mort de la CDVR ».#3Mamadou Coulibaly Gnénéma :« Il y a à ce jour zéro prisonnierpolitique en Côte d’Ivoire ».M. Mamadou Coulibaly Gnénéma,Gardes des sceaux , Ministre de laJustice, des droits de l`Homme et desLibertés Publiques a animé uneconférence de presse, le lundi 29 avril2013, a l’Immeuble SCIAM du Plateau aAbidjan. A cette occasion, M.Mamadou Coulibaly Gnénéma adéclaré, face à la presse : « Il y a à cejour zéro prisonnier politique en Côted’Ivoire », en d’autres termes, pas deprisonniers politiques en Côte d’Ivoire.A cet effet, M. Mamadou CoulibalyGnénéma s’est prononcé sur la notionde « prisonnier politique » par rapportà tous les proches de l’ancien pouvoir,aujourd’hui incarcérés dans des geôlesdu régime Ouattara, au Nord du pays.Le ministre Gnénéma Coulibaly a faitsavoir que les détenus pro-Gbagbo nesont pas des prisonniers politiques,parce qu’ils ont été pris « en cas deflagrance », dans le cadre de la crisepost-électorale et non dans le cadred’activités politiques. Source : Nord-Sud du 30 avril 2013Rappelons à M. Mamadou CoulibalyGnénéma que la définition de«prisonnier politique» a été élaboréeen 2001 au sein du Conseil de l’Europepar les experts indépendants duSecrétaire Général, après un débatapprofondi, comme suit:«Une personne privée de sa libertéindividuelle doit être considéréecomme un “prisonnier politique” si:a. la détention a été imposée enviolation de l’une des garantiesfondamentales énoncées dans laConvention européenne des droits del’homme (CEDH) et ses protocoles, enparticulier la liberté de pensée, deconscience et de religion, la libertéd’expression et d’information et laliberté de réunion et d’association;b. la détention a été imposée pour desraisons purement politiques, sansrapport avec une infraction quellequ’elle soit;c. pour des raisons politiques, la duréede la détention ou ses conditions sontmanifestement disproportionnées parrapport à l’infraction dont la personnea été reconnue coupable ou qu’elle estprésumée avoir commise;d. pour des raisons politiques, lapersonne est détenue dans desconditions créant une discriminationpar rapport à d’autres personnes; ou,e. si la détention est l’aboutissementd’une procédure qui étaitmanifestement entachéed’irrégularités et que cela semble être
  • 47. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 47lié aux motivations politiques desautorités». (SG/Inf(2001)34, par.10).Si l’on se réfère à cette définition etaux propos du ministre MamadouCoulibaly Gnénéma, on peut être d’avisavec celui-ci que, comme l’écrit TitoKayser, « les personnes actuellementdétenues sont en réalité desprisonniers de guerre et leurs avoirssont confisqués en guise de butin deguerre. Ces personnes sont gardées encaptivité comme des otages, afin detenir en respect le camp ennemi. Ceciexplique pourquoi ils gardent lépouseet le fils de Laurent Gbagbo et lesautres dignitaires du FPI. Ceux-ci sontdes éléments stratégiques quirassurent leur maintien au pouvoir, carsils venaient à les libérer (de quelquemanière que ce soit), ils pourraientsexposer au retour foudroyant ducamp ennemi. Retenez-le.#3Le cumul de poste est lanouvelle donne politique durégime OuattaraChez nous, l’on ne s’intéresse mêmepas à la bonne moralité du candidat,son intégrité, son parcours politique,son expertise, ses capacitésintellectuelles et finalement sonprogramme de gouvernement. Pourvuqu’il soit d’une région, il aura le soutienindéfectible de sa région. Cela a desconséquences désastreuses. Nous nousretrouvons avec des candidatsincompétents, inconscients, descandidats véreux et soucieux de grossirleurs comptes bancaires au lieud’apporter des remèdes à la misère dela population. Je vous propose deuxexemples précis de candidats auxélections jumelées du 21 avril 2013.L e M i ni s tr e Gnam i enK o nan :Député RDR et dans la course pour lesmunicipales et régionales de 2013. Cethomme d’état ou homme politique issudu PDCI-RDA, a été le DirecteurGénéral de la Douane sousl’administration Gbagbo et très prochede ce dernier. Il a créé son partipolitique le MIRE (Mouvement Ivoirienpour le Renouveau et l’Espérance) enjuin 2008. Mais, avant en mars 2008, ilavait déclaré sa candidature auxélections présidentielles. Il a obtenumoins de 1%. Plus tard, il a été coptépar M. Bédié qui a fait de lui unministre (Fonction Publique) dans legouvernement du Premier Ministre M.Ahoussou Jeannot, en mars 2012.Aujourd’hui candidat RDR auxmunicipales et régionales dans leGbêkê. Cet homme a abandonné sonposte depuis le début de la campagneélectorale le 5 avril 2013 laissant lesenseignants grévistes à leur triste sort.Les enfants du secondaire se sontmanifesté le lundi 15 avril 2013 devantla Tour D, abritant leur ministère detutelle. Ils ont été violemmentréprimés par les FRCI. Le ministreGnamien Konan est incapable de gérerun ministère. Cependant, il est à larecherche de d’autres postes deresponsabilités. Il cumulera les postesde Ministre, Député, Maire etPrésident du Conseil Régional. Cethomme n’est pas à la recherche dubien-être des populations mais à larecherche du pouvoir et des comptesbancaires bien fournis.L e Mi n is tr e Cis se I brah imB ac ongo :Député RDR de Koumassi et dans lacourse pour les municipales etrégionales. Cet homme politique estchargé de l’enseignement supérieur etla recherche scientifique. Il est leresponsable du fiasco et de lasurfacturation de l’universitéd’Abidjan. 140 milliards f CFA pour despots de peinture sans prévoir des sallesde TD, amphis, restaurants et toilettes.L’on est tenté de poser la question desavoir combien couterait une nouvelleuniversité sous ce ministre ? Il estincompétent mais il conserve sonposte et il est activement à larecherche de d’autres postes deresponsabilités notamment la mairie etle Conseil régional.Le Chef d’état lui-même cumule despostes. Il est le Chef d’état de la CôteD’Ivoire et Président de son parti, leRDR en violation flagrante de l’article54 de la constitution de juillet 2000.(Nick De Bessou)#4Lhomme aux deux visagesAlassane Dramane Ouattara est unhomme à deux visages. Et, cela sedémontre chaque jour dans son actionpolitique. En effet, la journée, il est unpoliticien et le soir chef de guerre.Voyez-vous ! La journée, il joue àl’homme détat soucieux du bien-êtredes Ivoiriens ; et le soir, il coordonneles opérations de la rébellion armée duRDR appelée « Forces Nouvelles ».Voyez-vous ! La journée, il joue auréconciliateur ; et le soir, il coordonnela traque de ses opposants.Voyez-vous, la journée, il prône le« vivre-ensemble » ; et le soir, ilactionne les mécanismes du rattrapageethnique.Voyez-vous, la journée, il parle desécurisation de louest ; et le soir, ilcoordonne les actions des combattantsburkinabés dans la région.Voyez-vous, la journée, il chante lacroissance retrouvée et le soir, il pleureau téléphone pour demander descrédits un peu partout.Voyez-vous, la journée, il parle delinvestissement ; et le soir, ilcoordonne les différents traficsorganisés par les seigneurs de guerre…(Joël Curtis).#5Des candidats indélicatsPour la campagne électorale du 21 avril2013, il a été constaté que, sur les 743candidats, il n’y a seulement que 90d’entre eux qui étaient à jour pour cequi est du paiement de leur redevancedes droits d’auteur. Ainsi, le BureauIvoirien des Droits d’auteur (Burida) acommis des équipes, avec à leurs côtésdes agents des forces de l’ordre, àtravers tout le pays aux fins d’entrer encontact avec les candidats et les inciterà s’acquitter de leurs obligations. Leshuissiers de justice, qui font partie deces équipes, transmettent desordonnances aux candidats ou à leursreprésentants sur le terrain. Quand cesderniers ne s’exécutent pas, il estprocédé à la saisie du matériel desonorisation. Vu que le Burida a laforce publique avec lui et disposed’ordonnances légales qui luipermettent d’agir ainsi. Il est difficilede comprendre que des personnes quiveulent diriger des municipalités oudes régions ne sont pas à même de se
  • 48. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 48mettre en règle vis-à-vis de la loi. C’estvraiment regrettable. Surtout que l’onretrouve, parmi ces «indélicats»candidats, des responsables politiquescomme Alphonse Djédjé Mady,Amadou Soumahoro, Anne DésiréeOuloto, Ibrahima Cissé Bacongo,Amadou Gon Coulibaly, GnamienKonan, Albert Mabri Toikeusse, AlainLobognon et Gilbert Kafana Koné.(Marcellin Boguy. Source: Notretemps).#6Le FPI interpelle le PDCILe secrétaire général par intérim duFront Populaire Ivoirien (FPI), SylvainMiaka Ouréto a adressé, non pas unedemande formelle d’alliance, mais uneinterpellation au PDCI-RDA : « Parcequ’il y a contribué, par sa position ausecond tour du scrutin présidentiel denovembre 2010, le PDCI s’est offert lui-même en mouton de sacrifice, immolérécemment sur l’autel du parlement.Frères et sœurs du PDCI-RDA, il n’estpas trop tard. Il est encore temps desauver la démocratie dans notre pays.L’enjeu est clair et dépasse de loin lesfrontières idéologiques (libéralisme etsocialisme). C’est la survie de notreNation qui est en jeu. La propriété deson sol, la jouissance de son sol, lajouissance de ses richesses, par sespropres fils et filles, le devenir de sagestion, et partant le développementdu pays. Frères et sœurs du PDCI-RDA,le moment du grand sursaut nationalest venu. Resserrons nos rangs pourfaire barrage aux prédateurs.Rassemblons-nous pour défendre lanation en péril. Nous n’avons que cettepatrie, alors défendons là ensemble aurisque de disparaître tous ensemblechez nous sans nous ». (Source: BoignyExpress).# 7Bonne gouvernance?!Soupçonnée davoir détourné desfonds destinés à lorganisation despèlerinages la directrice générale descultes en Côte d’Ivoire, Dr Diaby DaoAminata a été nommée Préfet à Alépé.Elle est remplacée par BambaMessamba, chef de cabinet du ministred’Etat, ministre de l’Intérieur et de lasécurité. (Efrayim Job)# 8Des militants du PDCIempêchent Djédjé Mady derentrer à SéguélaLe pire a été évité de justesse hier. Unaffrontement ayant été évité dejustesse entre les partisans d’AliBakayoko, candidat PDCI et ceuxd’Amadou Soumahoro, candidat duRDR. La tension était vive et même trèsvive. Le candidat Ali Bakayoko etplusieurs jeunes surexcités avaientbarré la voie d’accès à Séguéla parVavoua. Il s’agissait, selon leurexpression, d’empêcher Djédjé Mady,secrétaire général du PDCI, invitéspécial d’Amadou Soumahoro dans lecadre du lancement de sa campagne, àavoir accès à la ville. Le cortège dupatron du PDCI a été stoppé net auniveau du corridor. Finalement DjédjéMady, pris en chasse par les partisansd’Ali Bakayoko, est réparti à Daloa. Aleur tour, pour laver l’affront, lespartisans d’Amadou Soumahoro ontempêché l’accès de la ville à AliBakayoko et à ses partisans.Source : Le Patriote#9A propos de l’appel de DogoRaphaëlAppelant à soutenir le candidat DjédjéBagnon Joachim, pour la région du GohDogo Raphaël, ministre du derniergouvernement Aké N’gbo a déclaré :"Selon l’appel de la direction du FPI, lesmilitants du FPI et LMP devonsreporter nos voix sur tous les candidatsdu PDCI-RDA". M. Dogo Raphael étaitministre en charge des personneshandicapées. Il est lui-mêmehandicapé. Le FPI et Laurent Gbagbo sesont-ils pas trompés sur son étatmental ?... Source : Ivoire actu# 10Le cortège d’Ahoussou Jeannotbloqué à DjékanouLe cortège du candidat RHDP, MeJeannot Kouadio-Ahoussou, ancienPremier Ministre, a été empêché parles partisans du candidat indépendantaux régionales dans le Bélier, ArthurAloco Arthur d’entrer à Djékanou.Après des tractations, Me JeannotKouadio-Ahoussou a pu tenir sonmeeting.# 11Retrouvailles !Ça a fait jaser. Les retrouvaillesHollande-Brave Tchê, ce 11 avril 2013,jour anniversaire de la chute deKoudou. Tout un symbole. Mais quelsymbole ? That is the question !# 12Banny humilié et banni!En effet, l’investiture de la CDVR localeétait prévue ce mercredi 17 avril 2013de 16 heures à 23 heures. Apres unretard légendaire de 4 heures 20minutes, le Président de la CDVR, M.Banny a fait son entrée dans la salledécorée aux couleurs nationales et auxallures de diner-gala. Le maître decérémonie pour l’occasion était unmilitant zélé du RDR qui exigeait uneminute de silence pour les morts etpour l’hymne national. Avant quel’Abidjanaise ne soie entonnée, un cride guerre et de ralliement a déchirél’air et comme il fallait s’y attendre, lesIvoiriens comme un seul homme sesont levés pour mettre fin à cettemascarade. La salle était incontrôlabletellement le vacarme créé étaitassourdissant. Les appels du chef deprotocole de l’Ambassade de CôteD’Ivoire, M. Kanon et de M. Bannyhimself, n’ont pu y rien faire. M. Bannya été conspué, hué, humilié. Lesivoiriens scandaient « Libérez Gbagbo.Gbagbo Président ». M. Banny ,humilié, a essayé, à son tour, deminimiser la situation et de ridiculiserles Ivoiriens en leur demandant delibérer « qui ? ». Dès cet instant, lemercure est monté d’un cran, ce qui avalu un coup de fil à la Police anglaisequi a procédé à l’évacuation inextremis de M. Banny par une portedérobée.L’un des délégués aurait même ditqu’ils avaient pris des photos et que lesmanifestants seraient désormais despersonnes non grata dans leur proprepays. Vraiment ridicule ! telle estl’attitude avec laquelle Banny et sesdélégués font le tour du monde pourréconcilier les Ivoiriens. Lesquels ?…Toujours est-il que les Ivoiriens ontenvoyé un message fort à l’envoyeur,M. Ouattara : Londres n’est pas Paris etLondres n’est pas à prendre ! (Source :FDRC ).*
  • 49. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 49AA TTOOIIMMAAMMAANNDDEE DDUUÉÉKKOOUUÉÉT o i q u i as c on n u la g ue r reS o us s o n v isage le p lus c rue lT o i q u i as v u la m o rt a uq u o t id ie nR evê t u de s o n c os tu me lep lu s h ide uxE m p o rt er s o us te s y e uxT o n ép o ux , t es f ils e t test iensE n c e j ou rS o is cé léb réeC a r to i au ss i tu le mé rit es.T o i q u i v oya nt t a f am illeê t re m assa c ré e, tu ée ,ég o rg éeN e p ouv a is qu ’ét o uf fe r t esc risD e p eu r q u ’ils n e v ie nn en ta uss i t ’ôt e r la v ieT o i q u i ne fa is qu e p leu re rD ep u is u ne dé ce nn ieQ ue d u re c ett e t ragé d ieP leu re r ma t in et s o irD es la rm es d e d éses p o irD es la rm es d e so litu d eD es la rm es d ’am ert u meD es la rm es d e t ristess eE t de p ro f o n de dét resseE n c e j ou rS o is cé léb réeC a r to i au ss i tu le mé rit es.M è re hu m iliéeM è re dé f igu réeM è re m ut iléeM è re v io lée ,T o i à qu i t o ut e d ig n it éD e f emm e a é té ôté eE n c e j ou rS o is cé léb réeC a r to i au ss i tu le mé rit es.M è re ve uveM è re O rp he lineM è re dés o rm a is sa ns e n fa ntsM è re se u leM è re ou b lié eD es mé d ias , de la mé m o irec o llec t iveM è re a ba n d o nn ée da nsl’in d if fé ren ce t o ta leE n c e j ou rS o is cé léb réeC a r to i au ss i tu le mé rit es.L e sav a is -t u ?C ’est la F ête d es M è res !E t t o i a uss i M am an deD ué k ou éQ ue t u s o is c ac h ée e n p le inef o rêtO u cas ée da ns un ca mp dere f ug iésT u mé rit esE n c e j ou rD ’êt re cé lé b ré e !S èc h e d o nc tes la rmesM am anN e se ra it -c e q u e p o u r c ettej o u rné eE t.. . b o n ne f ête à t o i !Holy Dolorès**« Lorsque quelque chose neplaît pas, la tendance humaineet naturelle est de sendébarrasser, dune manière oudune autre ». (Léandre Sahiri).LLeess ccoonnssééqquueenncceessnnééggaattiivveess eett nnuuiissiibblleess ddeess«« ccoommpptteess dd’’ooppéérraattiioonnss »»Le professeur Nicolas Agbohou démontre,dans cet article, comment les comptesdopérations profitent à la France etsopposent fondamentalement audéveloppement socio-économique despays africains de la zone franc CFA.Les quatre principes de la zone Francsont la centralisation des changes, lafixité des parités entre le franc CFA etleuro, la libre convertibilité des francsCFA en euros et la libre transférabilitédes capitaux de la zone Franc vers laFrance. Ils sont tous inspirés par lenazisme monétaire et sopposentfondamentalement au vrai décollagesocio-économique de lAfriquefrancophone. Inspirée par le nazismemonétaire dont elle a été victime (lire LeFilament numéro 27, mars 2013), la Franceoblige chaque Banque Centrale africaine àouvrir et alimenter, au Trésor Public français,un compte courant appelé : « comptesdopérations »… Les comptesdopérations ont des conséquencestrès nuisibles aux Africains. Quellessont ces conséquences ? Réponse dansla prochaine parution du Filament.(A suivre)Nicolas Agbohou*« A l’heure actuelle, nous les Africains,nous disposons de plus de 3.000milliards de francs CFA logés dans lescaisses du trésor français »(Professeur Kako Nubukpo).Source : OuestafnewsDansnotreprochaineparution:Découvrez : « LassociationCôte dIvoire-Mahibouo »
  • 50. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 50Questiond’Economie ?...… Le professeurNicolas Agbohouvous répond …*(Chaque mois, nous publionsdans cette rubrique uneinterview sur les questionsd’actualité. Nous attendonsvos propositions etcontributions)*ET, SI NOUS NOUSENGAGIONS TOUS POUR LELIVRE ?*LLLiiibbbrrreeesss PPPrrrooopppooosssCette rubrique est la vôtre. Ellevous est réservée pour vousexprimer. Librement. Pour vousprononcer sur les sujets d’actualité.Librement. Pour faire partager vosopinions et vos thèses...*Alassane Ouattarapeut-il libérer lesprisonniers civils etmilitaires pro-Gbagbo ?Ils sont de tous les corps. Civils etmilitaires. Certains sont connus dugrand public, d’autres n’ont pas eucette chance et ce sont les plusnombreux. Pareil pour leurtraitement. Si les plus chanceuxpeuvent se réjouir des visites desparents parfois modestes etbénéficier d’un léger confort(dortoir propre, télévision,ventilateur, coin de douche,chambre à quatre…), ils sontplusieurs centaines de jeunesaccusés au début de la crisepostélectorale d’appartenir à desmilices pro-Gbagbo. Ceux-ci ne sontrépertoriés dans aucun listing del’armée régulière ivoirienne (FDS).« Le pouvoir peut et va mêmelibérer certains prisonnierspolitiques (militaires et civils).Seulement, on craint d’éventuellesvengeances » nous a confié unesource proche des nouvellesautorités ivoiriennes.Et à notre source de faire cetterévélation du moins inattendue: «Vous savez que beaucoup dejeunes ont été pris lors de la crisepost-électorale. Ils ont d’abord étéentassés dans des camps defortunes dans plusieurs quartiersd’Abidjan. Certains ont été libérésaprès que les parents aient payéparfois des rançons allant jusqu’à500 milles F Cfa. Par contre ceuxqui n’avaient pas les moyens sontaujourd’hui envoyés à la Maca avecpour la plupart des handicapescorporels et physiques. Je ne saispas combien sont-ils qui ont étécastrés avant d’être remis àl’administration pénitentiaire ? Cesjeunes vivent avec ces séquelles etbeaucoup de hauts gradés lesavent. Libérer donc ces derniersest un risque car, certains hautsgradés qui comptent parmi cesjeunes castrés des parentsmurmurent de les venger ».Aussi, si le pouvoir d’Abidjansemble être acculé par la pressionde la communauté internationale àcommencer par son allié naturel, laFrance (visite de Hollande en Côted’Ivoire conditionné par larestauration de l’état de droit),l’autre raison évoquée par un autrecontact de Eventnews tv surl’hésitation du pouvoir d’Abidjan,serait en rapport avec les atrocitéssubies par le couple Gbagbo sinonla famille Gbagbo. Du père au filsen passant par l’épouse. Notresource parle de séquestration,coups et blessures mais surtout deviol. Et la dernière visite d’unedélégation consulaire française àBouna aura permis de mieuxéclairer le pouvoir français. MichelGbagbo aurait tout dit à ses parentsfrançais, tout sur le bombardementde la résidence présidentielle, toutsur les atrocités subies, tout sur ceque les FRCI ont fait à lui, à sonpère et à sa mère adoptive, SimoneEhivet Gbagbo. Un rapport détailléqui serait encours de traitementactuellement à l’Elysée. Oncomprendra que pour des raisonsde compréhension et enadéquation avec les rapports desorganisations de défense des droitsde l’homme, l’Elysée exige à sonpoulain Ouattara plusd’explications. D’où l’envoie de
  • 51. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 51Michel Gbagbo, SangaréAboudramane et Simone Gbagbo àAbidjan pour des soins (histoired’être sûr que ces personnages cléset qui ont subi plus d’atrocitésprésentent un état de santéacceptable avant leur libérationexigée par la France et surtoutavant l’arrivée de Hollande àAbidjan)."Ouattara, les prisonniers et Nous"Il faut donc retenir que le pouvoird’Abidjan n’a plus d’autre solutionque la libération des prisonnierspolitiques sinon de leurs jugementset condamnations. Seulement, unedernière information pourrait toutralentir. Selon une source prochede la Maca, un collectif desprisonniers pro-Gbagbo verra lejour dans les prochains mois depuisla prison. Ce collectif serait entrainde rédiger un rapport détaillé surleur condition de détention, intitulé: « Ouattara, les prisonniers etNous ». Lequel rapport pourraittomber entre les mains de l’Elysée,l’ONU et les organisations dedéfense des droits de l’Homme. Lerégime d’Abidjan pris ainsi entre lemarteau (Hollande) et l’enclume(rapport du collectif desprisonniers) craint fort bien desjours sombres après la libération decertains prisonniers civils etmilitaires.Ouattara Safiatou***IIInnnfffoooSi vous avez des difficultés pour rédigerun article, n’hésitez pas à nouscontacter, nous pouvons vousaccompagner dans la correction,rédaction, mise en page (syntaxe, plan,insertion de photo…).Contactez-nous par email ou partéléphone.lefilament@hotmail.com*PointDe LectureUne rubrique pour faire partagerles livres que vous avez lus*Dans notre prochaine parution“Les sous-sols du paradis” deDésiré Anghoura ” ou l’histoiresombre de ces Africains en quêted’un mieux-être en Occident…” parHenri N’Koumo*LLee ccrrii ddeess fflleeuurrssRegarde ces roses jaunes.Elles étaient le symbole d’un amour.Son doux parfum nous enivrait de joie.Le bonheur était présent.Aujourd’hui, ces fleurs crient leurtristesse.Par maladresse tu as brisé le pot.Par la jalousie tu leur marché dessus.Tu as même arraché leurs pétales.Par inexpérience tu as ignoré sesvaleurs.Tu n’as pas su traduit en acte le sensde ces fleurs.Du fond du cœur.Même si je t’aimais.Oublie cet amour qui brulait.Qu’à tout moment tu refusais.Ne me revient jamais.Ne me retient même pas.Je ne t’appartiens plus.De nous aucun souvenir ne me suitdésormais.Car mon cœur nait d’un véritableamourQui me rassure sincèrement toujours.Luc Kalou**MMM AAA TTT III ÈÈÈ RRR EEE ÀÀÀRRR ÉÉÉ FFF LLL EEE XXX III OOO NNN*LLaa ssuuppeerrcchheerriiee aa aasssseezzdduurréé.. LLeess AAffrriiccaaiinnssddooiivveenntt ssee rréévveeiilllleerr !!Quand les premiers missionnairessont arrivés en Afrique, nont-ils pasdit que nos pratiques étaient de lasorcellerie? Nont-ils pas dit que lefait que nous donnions à manger ànos ancêtres ou que nousconservions des crânes chez nous,était des pratiques satanistes?Regardez maintenant ce que cesmêmes hommes déglises font dansle secret quand vous nêtes pasprésents. Ils vénèrent et adorent descrânes et des ossements humains.Continuez de fréquenter vos égliseschaque dimanche, comme desmoutons, sans même savoir ce quevos prêtres y font réellement. Cestpourtant bien écrit noir sur blancdans votre bible: "LEternel est monberger, car avec lui je manquerai derien". Quest-ce quun berger garde,si ce ne sont pas des moutons?En fait, je pense que la prochainevraie révolution qui se ferra enAfrique sera quand on mettra le feuà toutes les églises et toutes lesmosquées sur le continent. Là, ondira que lAfrique est en train de seréveiller !Trop cest trop...la supercherie aassez duré !King ShabakaSource : La Diaspora Africaine
  • 52. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 52LLLiiivvvrrreeesss ààà llliiirrreee(Cette rubrique est réservée pour fairedécouvrir les livres, anciens ounouveaux, les artistes et les écrivains,que nous jugerons susceptibles deprésenter un intérêt, à certains égards).Là où les caïmans secouchentde Ephrem YoukpoEyo EditionsDécouvrez le premier roman du journalisteet producteur ivoirien Ephrem Youkpo, « Làoù les caïmans se couchent ». Une fablemoderne qui pose une réflexion sur lacohabitation entre les hommes et lesanimaux et bien plus encore.Résumé : Dans la mythologie africaine,un pacte liait les Hommes auxanimaux. Mais, depuis un certaintemps, ce pacte a volé en éclats. LesHommes viennent déranger lesanimaux là où ils se couchent. Uncaïman décide de se rendre dans leurmonde. Il veut leur parler, les yeuxdans les yeux, et particulièrement àleur chef. Il sollicite donc l’aide dusorcier de sa tribu qui lui permetdarriver à ses fins. Une fois dans lemonde des humains, il y découvre lesincohérences, la fragilité, la puissanceet la voracité qui les caractérisent...Excellent ouvrage, empreintdhumanisme. À travers laventure ducaïman, Ephrem Youkpo égrène avecfinesse et dextérité les fondements dela société : le respect des valeurs,laspiration à la liberté, le droit àlamour et la force du destin.*Veuillez trouver ci-dessous le nouveaulivre de Léandre Sahiri, disponible enlibrairie et sur commande :Tel : 0033 6 98 58 47 13 / 004475 56 56 3386.*Cœur poétiquePatricia Kakou-Marceau (PKM)Editions L’HarmattanC’est le sourire aux lèvres que cettegrande timide traverse la vie, un œilsur ses proches, sa ville ou la nature etla plume en main.Aujourd’hui maman heureuse etcomblée, PKM rassemble dans unrecueil de poèmes, intitulé « CœurPoétique », ses expériences de vie : deshistoires d’amour ou d’amitié, lesdéceptions qui en découlent, lesmoments marquants, heureux oudouloureux d’une vie entre la France etla Côte dIvoire.Des textes forts sur la Femme, Haïti, leracisme ou encore la réconciliation quirencontrent toujours un franc succèslors des lectures publiques que faitPatricia, en librairies ou sur scènes.Extraits :MENSONGEAmour, la foi métreignait.Amour, elle ma abandonné.Je te déteste dêtre si cruel, siquinteux.Je te hais de mavoir capturéPour mettre ma vie en feu...PKMLORAGE EN MOIEcoutes je te parle plus fort,Je le crie avec le cor,Mes sens toujours en émoi,Il y a lorage en moi,Tout plein de nuages,Obligée de tourner la page,Tu ne dis rien cest dommageEt ça me donne la rage...PKM*Cris d’exilSylvain de BogouEditionms MPE"Cris dexil" est un recueil de poèmesdans lequel chacun se retrouvecertainement... Cette oeuvre parfoisiconoclaste, aborde plusieurs plis de lavie humaine et cela lui donne uneimportance et un respect indéniables...A propos du contenu, l’auteur, Sylvainde Bogou écrit : « Voici posée laquestion fondamentale qui chaquejour, mencourage à mettre quelque
  • 53. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 53chose sur le papier. Laconiquement, jedirai que jécris pour informer et former; pour dénoncer et faire dessuggestions; pour crier surtout monindignation face à tout ce qui estcontraire au droit, à la justice, aurespect et au bien-être... La poésie, cetart très spécial parmi tous les genres delécriture, est pour moi le médiumapproprié pour véhiculer tout ce quiprécède... Ici donc, je souhaite que lonévite de fuir la poésie ou de laconsidérer comme un genre réservéquaux autres ». A vous de lire etd’apprécier ensuite.Sylvain De Bogou est d’origineivoirienne et réside en Angleterre. Il estdétenteur d’un Master en RelationsInternationales. Il est un journalisted’investigation et un analyste des RelationsInternationales. Il a, à son compte plusieursconférences et des cours donnés dans desorganisations charitables et politiques. Ilenseigne également plusieurs disciplinesdans le privé. Il écrit et parle à la fois lefrançais et l’anglais très couramment. Sonpremier recueil de poésie paru aux éditionsAuthorHouse en 2009 est en écrit anglais etpublié en Angleterre et aux États-Unis.Engagé politique, il défend la cause desopprimés, des sans-voix et de l’Afrique,partout où l’occasion se présente à lui.L’ignorance, l’injustice, l’égoïsme et lapauvreté, dit-il, sont les quatre grandsmaux qui mettent l’humanité en péril etpour ce faire, il voit en ces quatre"maladies", c’est son terme, ses quatreennemis majeurs, qu’il combat chaque jouret avec les moyens dont il dispose.*Le Pouvoir de la VéritéYannich AkaLes Editions du NetLa Vanité, c’est ce qui est éphémère,passager, tout ce qui exprime lafragilité de la vie. Le pouvoir de laVanité exprime l’influence négative decette vanité sur l’homme, l’expressionde sa soif d’immortalité dans une vie sifugace. Dans ce monde capitaliste quise déshumanise et qui est gangrenépar la consommation démesurée desvices triangulaires (sexe, argent,pouvoir), principales vertus cardinalesdu monde de vanité, l’auteur ne faitque rappeler aux consciences lesrepères qui fondent la société et lesattirer vers la boussole morale qu’ons’évertue expressément à carboniser.Il parle des conséquences dufondamentalisme dans l’expression dela foi chez les Africains, car pour lui, lafoi n’exclut pas la raison.Il rappelle la philosophie de GabrielMarcel sur la bipolarisation du mondeà travers les notions de « l’être et del’avoir ».Dans un contexte religieux, il fait unesatire politique, sociale, religieuse d’unpays imaginaire « le Djandji » quisemble être son pays la Côte d’Ivoireoù les politiciens de tous bordsconfondus et les « hommes de Dieu »abusent de la crédulité, voire de lanaïveté du peuple. Tout cela est ditdans un genre particulier appelé le« Nzassa », un « genre sans genre , uneharmonie de tous les genreslittéraires » créé par Jean Marie Adiaffi.L’auteur, Yannick AKA, communicateur,marketeur et publicitaire, est né le 31 juillet1984 à Yopougon, quartier populaired’Abidjan, en Côte d’Ivoire. Depuis l’âge de3 ans, son père instituteur l’inscrivaitannuellement à la bibliothèque de saparoisse, ce qui lui donna l’amour de lalittérature. Passionné de Jean Marie Adiaffi,il écrit son premier recueil de poèmes« EXODE MORAL » en 2005. Sa rencontreavec le pr Bernard Zadi Zaourou décupla sapassion pour la littérature. C’est avec lesconseils et les orientations de Tirbuce Koffiqu’il réussit la transition de la poésie aurécit ; d’où, le N’zassa. Outre ses activitésprofessionnelles il aime jouer à la guitare etau golf.*« Le Pouvoir de la Vanité »sera disponible à Abidjan à lalibrairie de France*PPPoooiiinnntttDDDeee LLLeeeccctttuuurrreeeUne rubrique pour faire partagerles livres que vous avez lus*Dans notre prochaine parution“Les sous-sols du paradis” deDésiré Anghoura ” ou l’histoiresombre de ces Africains en quêted’un mieux-être en Occident…”par Henri N’Koumo*CCaarraavvaanniieerrss ddeessttéénnèèbbrreessIls sont génocideursIls en font la promotionPar la chansonPar les mimes et le rireCest ça la folle caravaneElle se dit de la paixElle se clame et se proclameOh honte de la réconciliationQuitte dans ça mon frèrePense au-dessus des contingencesPour la Refondation du mondeEt de nos terroirs BadwêLe jour se lève toujoursLettê naa Lettê*Message deEvelyne Patricia LokrouMerci dacheter et de lire mes livres. Merciden parler. Merci aussi daimer ma page(blog). Mes livres sont disponibles aussi surarbres à lettres, librairie dialogues, rue ducommerce, chapitre.com, amazon.com,amazon.fr, edilivre, entre autres. Merci.*Avis :Par manque d’espace imparti auxrubriques, nous ne pouvons paspublier tous les textes, en même temps.Nous nous en excusons.*Envoyez-nous des informationsà publier et vos lienspréférés. Contactez-nous pourproposer articles, rubriques,photos et vidéos, etc.D’avance merci.lefilament@hotmail.com*
  • 54. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 54(Une rubrique initiée par feu FaustinDizo Gnahoré, historien, pour uneréflexion critique sur les faits et lesactes qui ont cours ou qui ont eu lieudans pays du golfe de Guinée, et engénéral en Afrique)*« Puisse le cas José Mujicafaire école ? ». Zokohi Zadi*LesindépendancesafricainesComme Léandre Sahiri, (L F n˚ 1),Lanciné Camara, Zéré de Mahi, NicolasKouassi Akon, (L F n˚ 2), Denise EpotéDurand (L F n˚ 3), D r S é r a p h inP r a o , L a u r e n t G b a g b o ,Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana (LF n˚ 4), Simone Ehivet Gbagbo, Tiken JahFakoly, Sanou MBaye (L F n˚ 5)… PierreKipré, Alpha Ayandé, Fréderic Couteau (LF n˚ 6), Claude Koudou (L F n˚ 7), PrMamadou Koulibaly (L F n˚ 8)…, FrançoisSoudan (L F n˚ 12), etc.*LL ’’ AA ff rr ii qq uu ee ee ss tt -- ee ll ll eevv rr aa ii mm ee nn ttII nn dd éé pp ee nn dd aa nn tt ee ??Prononcez-vous !Exprimez-vous !*LLLiiibbbrrreeesss PPPrrrooopppooosssCette rubrique est la vôtre. Elle vous estréservée pour vous exprimer. Librement.Pour vous prononcer sur les sujetsd’actualité. Librement. Pour faire partagervos opinions et vos thèses...CCoonnttrriibbuuttiioonn àà llaa ppaaiixxeenn AAffrriiqquuee ::FFrraannççooiiss HHoollllaannddeemméérriittee--tt--iill dd’’êêttrreerrééccoommppeennsséé ??Au cours de ces 30 dernières années,et ceci depuis la seconde guerremondiale, les Occidentaux ne fontque nous jouer la pire mascaradedans leurs actions criminelles etcolonialistes dans le Tiers-Monde engénéral et en Afrique en particulier.En effet, les pays occidentauxs’illustrent dans le terrorisme détatet dans des crimes contre lhumanité,et après, jouent au pompier ; et, aubout du compte sauto-congratulent,en soctroyant des prix Nobel,Houphouët-Boigny pour la paix etautres.Comment lÉtat français peut-ilexpliquer au monde entier, que cestla France qui a soutenu la partition duterritoire ivoirien en deux parties(dont la partie Nord du pays) étaitoccupée, pillée et dévastée par desrebelles armés et entraînés parlarmée française. Des rebelles quiméprisent la démocratie. Des rebellesqui ont attaqué le Président éludémocratiquement. Des rebelles qui,grâce à lÉtat français et ses réseauxcriminels de la "Françafrique", ontpiétiné et bafoué la loi fondamentale,la Constitution de la Côte dIvoirevotée en Mai 2000 à 86% auréférendum pour confirmer le votepositif des partis politiques àlAssemblée Nationale à 94%, après 40années de dictature dun partiunique, le PDCI-RDA, homologué,adulé et protégé par lÉtat français.Pourquoi la France qui, hier soutenaitle coup détat des rebelles qui ontmassacré des milliers de civils, qui ontbafoué toutes les règles élémentairesde la démocratie en Côte dIvoire,peut-elle défendre lintégritéterritoriale du Mali ?Non ! Cest à cause des ressourcesénergétiques et stratégiquesnouvellement découvertes. Le pillagese fera dans un état malien entier;mais, sous une autre forme où, létatmalien pourra au moins dire son mot.Couper le Mali en deux, pour créer unétat pour les touaregs, seraitprovoquer une avalanche dedéstabilisation dans les autres payssahéliens allant du Sénégal en passantpar la Mauritanie, lAlgérie, la Libye, leNiger, le Burkina-Faso, le Tchad, leNord du Nigeria, la Somalie et le Norddu Cameroun. Car dans tous ces pays,vous trouverez des Touaregs. Ce sontdes nomades.Avec Nicolas Sarkozy, il ny aurait paseu de soutien à létat malien. Lapartition serait faite pour créer unétat bidon de touaregs où, lesmultinationales françaises,européennes et américainessinstalleraient, pour pillergratuitement toutes ces ressourcesdans un pays où il ny a que desnomades ; donc, sans gouvernement,mais des petits chefs quibénéficieraient de petites enveloppesremplies de dollars et deuros, pourcalmer ces derniers.C’est pourquoi nous estimons quedonner un prix de la paix au présidentfrançais, Mr F. Hollande alors qu’il estimpliqué dans un projet dattaquedéjà mis en place par sonprédécesseur Nicolas Sarkozy est unemascarade.A. KOUASSI.**IIInnnfffoooSi vous avez des difficultés pour rédigerun article, n’hésitez pas à nouscontacter, nous pouvons vousaccompagner dans la correction,rédaction, mise en page (syntaxe, plan,insertion de photo…).Contactez-nous par email ou partéléphone.lefilament@hotmail.com*
  • 55. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 55LLLeee CCCaaahhhiiieeerrrLLLiiittttttééérrraaaiiirrreeed e Z a c h a r i e A c a f o uChaque mois, Zacharie Acafou vouspropose ici ses notes de lecture d’œuvreslittéraires africaines dexpressionfrancophone.===="Zakwato",Une merveille siaccomplieLe plus admirable chez Azo Vauguy,cest que son esprit sans rien quitter desa rigueur, a su garder toute sa valeurpoétique; su apporter à sa créationpoétique, cette rigueur quon eût pucroire hostile à lart et qui a fait de"Zakwato" une merveille si accomplie.Œuvre tirée d’un mythe bété quirenferme un poème qui s’étend de lapremière à la dernière page soit prèsde 56 pages, il est dit que la rédactionde «Zakwato, pour que ma terre nedorme plus jamais» a pris près d’unquart de siècle de recherche à sonauteur. Étonnons-nous donc de cetonnerre querelleur, enchantons-nousde ce murmure là, car Zakwato est unevérité de tableaux. Et, ces cinquante sixpages, dans leur fière succession,autant de visages, autant de corolles,dont chacun possède un sens propre.Cet extrait chanté de Bertin Kahidé quiprend pied à Gnialepa en est le parfaitexemple : « dans la course vers lebonheur terrestre, je n’ai pu atteindrele sol. Comme le brouillard, je suis restésur les feuilles des arbres. Quem’assiste donc « ZAKWATO », lecourage fait homme, afin que je puissesupporter le drame qui me déchire ».Azo Vauguy est impitoyable car, dansson laboratoire de poète visionnaire,c’est lui seul qui sert de cobaye. Et, ladernière interview que Macaire Etty luia accordée est immense et diseuse depoésie. Ah ! Qu’on pardonne à lalittérature ivoirienne tant d’écrivainsqui la font haïr en faveur de cethomme qui la fait aimer.A lire donc sans modération.Zacharie AcafouSource: ivoire-blog.com*« Le livre, cest ma vie ! J’y ai toutappris. J’adore lire et par dessustout, jadore écrire ».Fatim Souanou Coulibaly*« Rien n’est plus dangereux quelorsque l’ignorance et l’intolérancesont armées de pouvoir ». Voltaire*In memoriamHHoommmmaaggee àà uunn ddeessppèèrreess ddee llaa lliittttéérraattuurreeaaffrriiccaaiinnee mmooddeerrnnee eettaauutteeuurr dduu rroommaann--ccuullttee«« LLee mmoonnddee ss’’eeffffoonnddrree »»TémoignagesLLes artistes ne meurent jamais, ils creusentleur tombe en nous. Chaque fois que jepenserai ou aurai des réminiscences de malecture des œuvres de Chinua Achebe ouautres artistes, ils vivront leur éternité enmoi. C’est une très belle partition que cetécrivain a jouée au milieu de nous, nous luiserons reconnaissants à jamais. SarasinAssoumou, poète-conteur*Vous plaisantez? Comment un écrivainpeut-il mourir? Il a juste tiré sa révérence.Salut lArtiste ! (François dAssise Ndah).*Léandre Sahiri et famille vousremercient de vos soutiens,contributions et marques desympathie.*HHoommmmaaggee aauu PPrr BBeerrnnaarrdd ZZaaddiiZZaaoouurroouuNous continuons à collecter lestémoignages et les hommages au PrBernard Zadi Zaourou, appeléaffectueusement « Maître », connuégalement sous le nom de Bottey ZadiZaourou, décédé à l’âge de 74 ans, le mardi20 mars 2012, à Abidjan et inhumé le 21avril 2012 à Yacolidabouo, son village natal.NB : Les textes collectés et publiés ferontl’objet d’un livre intitulé « Hommageposthume à Bernard Zadi Zaourou ».Serge Grah.*FFF aaa bbb lll eeeDans cette rubrique, Nous avons optéde présenter, chaque mois, uneversion des fables de La Fontaine. Eneffet, nous avons tous lu ou appris, àl’école, au moins une fable de LaFontaine. Nous avons tous plaisantéavec lune de ses morales, etc. Allantplus loin, certaines personnes se sontamusées à les illustrer, à les «remodeler » à leur gré. Chaque mois,nous vous proposons ici une fableréécrite sous forme de pastiche oude parodie.LLee CChhaatt eettllaa ssoouurriissPar une belle nuit dété,Un chat et une souris étaient nés.On appela le chat PachaEt la souris Rififi.Les parents du chatonLui donnèrent des leçons.IL fallait quil apprenneÀ chasser les souris.Il refusa, car Rififi était son ami.Quant aux parents du souriceau,Ils lui apprirent que les chats étaientsots,
  • 56. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 56Quil fallait sen méfier,Ils pourraient le dévorer...Pacha et RififiContinuèrent dêtre amisSans que leurs parents le sachent,Pour ne pas quils se fâchent.À un moment donné,Ils en eurent assezDavoir une amitiéSans pouvoir en parler.Alors ils décidèrent de ne plus se parlerEt la guerre commençaEntre une souris et un chat.Jusquau jour où PachaAttrapa Rififi.Ses parents étaient fiers.Mais il ne la mangea pas.Il la relâcha.Les parents déçus mais compréhensifsInvitèrent la famille souris à dîner.Voilà comment une amitié est néeEntre un chat et une souris.Moralité:Même si on nest pas de la même raceOu de la même espèce,Rien ne nous empêcheDêtre de bons amis.Houda Ben Mbarek*RRREEEGGGAAARRRDDDSSSCCCRRROOOIIISSSÉÉÉSSSUne chronique de Fernand Dindé AgboDans la vie,chacun reçoit sonchâtiment pour cequ’il fait de malCette brève révélation que je vouspropose, aujourdhui, a été reçuepar la sœur Grâce. Pour rappel,elle avait reçu une premièrerévélation, en août 2010 avant lesélections, en annonçantlarrestation du PrésidentGbagbo. Elle en avait mêmeprévenu la Présidence de laRépublique. Sur les forums où elleavait porté linformation pendantlélection présidentielle, elle avaitété vilipendée et traitée de tousles noms doiseaux. Au final, cenest pas elle qui a eu tort. Bienau contraire !Depuis quelques semaines, elle sesignale par une nouvelle révélationquelle nous charge de porter àvotre connaissance. En voici lecontenu : «Dans le message quilma donné en songe, dit-elle, leSeigneur m’a dit : "Sache queAlassane Ouattara président, cenest pas une bénédiction pour lui-même, mais plutôt une punitionque je lui inflige; ce nest pas dutout un cadeau". Et je lui aidemandé : "Mais pourquoi?" Ilma répondu : "Parce quil nemaîtrisera jamais son armée. Et,un chef qui ne maîtrise pas sonarmée ne peut être un chef. Cestde là que viendralaccomplissement de sapunition". Je ne peux pas analyserces paroles ; dautres ont ce don,mais pas moi. Ensuite, il me dit :"Laurent Gbagbo à La Haye, cestaussi une punition. Chacun reçoitsa part de châtiment. Diffuse-leet que les ivoiriens arrêtent de seplaindre sur leur sort, je ne les aipas abandonnés". La voix qui sestadressée à moi dans le songe ainsisté pour que ce soit FernandDindé qui publie cette révélation,je ne sais trop pourquoi. Je mesuis donc adressé à celui-ci parceque cest la volonté de DIEU».Que DIEU bénisse la CôtedIvoire!DINDE Fernand AGBOSource : Blog Fernand Dindé*PPoouurr ttooii,,mmoonn aannggeeJe peux laisser derrièreCes nuits artificiellesNoyées de lumièreOù plus rien nest réelSans hésiter.Je connais la valeurDe ces gloires fragilesOù on vit le meilleurPuis le plus difficileJe peux men passerMais quandJe manque de toiJe manque de toutDe mon sang, de mes forcesMa peau, mon écorceMon souffle de vieQuandJe manque de toiJe manque de toutDe mon air, de mon ciel,De tout lessentielQui remplit ma vieJe pourrais ignorerCes regards de déessesQui savent bien cacherCe qui les intéresseSans un regret.Je pourrais arrêterMa course et mes combatsSi un jour je sentaisQuils méloignent de toiJe le ferais.Mais quandJe manque de toiJe manque de toutDe mon sang, de mes forcesMa peau, mon écorceMon souffle de vieQuandJe manque de toiJe manque de toutDe mon air, de mon ciel,De tout lessentielQui remplit ma vieQuandJe manque de toiJe manque de toutDe mon sang, de mes forcesMa peau, mon écorceMon souffle de vieQuandJe manque de toiOh je manque de toutDe tout lessentielQui remplit ma vieQuandJe manque de toiCest toi lessentielTu remplis ma vieJe manque de toiJe manque de toiBérénice Wadé NemlinLa luciole d’Abidjan.*
  • 57. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 57VVVééérrriiitttééésss &&&cccooonnntttrrreee---vvvééérrriiitttééésss(Ils ont dit)(Proposez des citations oudéclarations qui ont retenu votreattention, avec ou sanscommentaires, que voussouhaiteriez partager ou discuteravec les autres. Nous lespublierons dans cette rubrique).&"Like development, democratization is notsomething that one people does foranother. People must do it for themselvesor it does not happen" Claude Aké, Journalof Democracy (1991)&« Quest-ce qui justifie le cumul de tous cespostes? Dites moi, au nom de quellelogique, un homme peut être ministre,député et maire à la fois? ». Traoré Sakaria,in abidjan.net, 18 avril, 2013.&« J’estime que La vie ne peut pas s’arrêteravec l’arrestation de Gbagbo le 11 avril etson transfèrement le 29 décembre 2011 àLa Haye ». Guéhi Brissi Lucas, ex-SecrétaireGénéral (avec rang de DG) de l’Assembléenationale.&« Au moment où la Côte dIvoire traverseune période encore incertaine, malgré lesélections présidentielles que vous savez de2010, nous sommes encore en train dechercher Houphouët-Boigny avec unetorche en pleine journée, comme je lavaisdéjà dit. Javais dit que les Ivoirienschercheraient le Président Houphouët-Boigny, en plein jour avec une torche. Cestce jour-là qui est arrivé aujourdhui ».Laurent Dona-Fologo.&« Je souhaite quon accepte de vivre dansun pays démocratique, où le gouvernementgouverne et où lopposition soppose. Etque cela soit accepté par tous. Mais,sopposer, ce nest pas brûler, casser, piller,tuer. Non. Lopposition que moi jepréconise, cest une opposition civilisée.Cest une opposition de propositiondifférente de celle du gouvernement ».Laurent Dona Fologo.&« SI LE PEUPLE DEBARASSE LE PLANCHERLE PRINCE CHUTE ». Macaire Etty&&« Dans les pays civilisés, les opinions sontdivergentes, voire disparates "sur lagourvernance". Il y en a qui sont daccord,alors, ils applaudissent. Et dautres qui ne lesont pas, donc ils manifestent. Cesttellement banal ». Cyrille Abokan&« LA MAIN TENDUE DE LAFRIQUE :La main tendue de lAfrique ne doit pas seréduire à quémander ou à mendier ici et là.Elle doit aussi donner, offrir. Cest de cettefaçon quelle pourra marcher la tête hautedans ce monde où linstinct de dominationest devenue une seconde nature.».Macaire Etty.&Quand moi, je regarde depuis 18 ans,depuis sa disparition, je peux dire qu’on avraiment blessé le Vieux. Parce qu’on a étédes fous furieux qui n’étaient pasconscients de ce que représentait lePrésident Houphouët-Boigny comme trésorpour notre pays. Et là, à la limite, j’ai étéprofondément peiné de me rendre compteque j’avais posé des actes qui ont pu leblesser... Pour l’avoir bafoué, pour avoirposé des actes tout à fait difficiles, je suisaujourd’hui au niveau des regrets. C’est unvéritable et sincère regret ». Dr JosephMartial Ahipeaud&« Ces cumuls de postes à nen point finir, cenest pas à limage dAlassane Ouattara queles ivoiriens dans leur grande majorité ontporté au pouvoir. Ce nest pas cela quenous attendions de lui, Alassane Ouattara.La jeunesse ivoirienne demeure toujours àla rue quand les mêmes personnes separtagent les richesses de la Cote dIvoirecomme au temps de lancien président.Sarah Diaby&Président Alassane, ne brise pas lespoir demilliers de jeunes ivoiriens qui tont portéau pouvoir». Sarah Diaby&« Cest à croire parfois que nos études supne nous servent à rien. Quant on se ditintellectuel, on sait écouter lautre etensuite on apporte la contradictionnécessaire ». Kolo Lacina Koné.&« Ne voyez pas mon visage pour voter,voyez le visage dAlassane, si vous ne votezpas pour moi, cest pour Alassane que vousne votez pas; et puis si vous ne votez paspour le RDR, le gouvernement va tomberet...Gbagbo va revenir (si si) et il va voustuer encore». Youssouf Sylla, (RDR),Discours au marché dAdjamé, le samedi 13avril 2013.&« Alpha Blondy reste égal à lui-même. Ilaurait pu utiliser un autre mot : pourquoimalade mental? Cest une forme trèsrépandue de maladie mentale qui veut quelon accuse les autres de la maladie dont onsouffre soi-même. Rien de nouveau. C’estbien lui, Alpha Blondy, qui a chanté "Healme", ce nest pas Laurent Gbagbo ».Melissa Nzi.&« Je remarque que ADO est pour le cumuldes poste puisque son frère se présente etil ne dit rien ». Hamadou Koffi, (inAbidjan.net, 5 avril 2013).&« Les Ivoiriens ne rendront pas ce jourinutile en allant faire un vote inutile, pourdes élections inutiles dans un pays devenuinutile pour les Ivoiriens. Seuls les inutilesse sentent concernés. Quant à nous, pourjoindre lutile à l’agréable, on évite leschoses inutiles ». Chris Erin.&« Elus à SANG pour SANG, tous les baronsdu RDR… Cest la vrai DEMONCRATIE.Ballou Bolly.
  • 58. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 58LLL eee bbb êêê ttt iii sss iii eee rrrhhh ooo uuu ppp hhh ooo uuu ééé ttt ooo ---fff rrr aaa nnn ççç aaa fff rrr iii ccc aaa iii nnn(Une rubrique de Marcel Amondji)AAuujjoouurrdd’’hhuuii,,llaa ppaarroolleeàà……SSoorroo GGuuiillllaauummeeAncien premier Ministre,Président de l’Assembléenationale ivoirienne.« L’Assemblée Nationale se tient aucôté du Président de la République etde son gouvernement pour faire de laCôte d’Ivoire, un pays émergent {l’horizon 2020 ». (Discoursd’ouverture de 1resession, 25 avril2012).« Notre objectif, c’est de faire ensorte que la Côte d’Ivoire soit ungrand pays, un pays réconcilié aveclui-même ». (Meeting à Abronamoué,Abengourou, 10 mars 2013).« Notre objectif est de faire en sorteque les partis politiques jouent leurrôle ». (Meeting à Abronamoué,Abengourou, le 10 mars 2013).« Le contexte particulier de la Côted’Ivoire qui est un contexte post-crise, emmènera notre Assembléenationale { s’impliquer fortementdans le processus de réconciliationdes Ivoiriens ». (Entretien télévisé surAfrica 24, mercredi 04 juillet 2012).« Je mettrai l’accent sur ledéveloppement de notre diplomatieparlementaire par le renforcementde nos échanges au sein desassemblées parlementairesauxquelles nous appartenons ».(Discours d’ouverture 1ère session,25 avril 2012).« La bonne loi est celle qui traverseles siècles. La bonne loi est celle quin’est pas modifiée du jour aulendemain... Il faut voter et légiférerpour nos enfants et petits enfants».(Discours a propos de l’Adoption dunouveau projet de loi sur le mariage ,21 déc. 2012).«La diplomatie parlementaire a unsens, un contenu ». (19 octobre2012).« C’est seulement par le travail quenous parviendrons ensemble àrepositionner notre Institution et à luipermettre de jouer pleinement sonrôle dans le processus démocratique». (Cérémonie de présentation devœux du nouvel an, 10 janvier 2013).« L’Assemblée nationale de Côted’Ivoire ne sera plus la même. Je veuxune Assemblée nationale moderne,une Assemblée nationale dynamique,une Assemblée nationale ouverte surle reste du monde- dans laconstruction de la démocratie ».(Échange avec la diaspora ivoirienne àNew York, 08-12-2012).« Notre rôle est de venir sur le terrainpour vivre avec les populations, parleravec elles, recueillir leurspréoccupations et essayer au niveaude l’Assemblée nationale de lestraduire dans les lois ». (Meeting deréconciliation à Aboisso, jeudi 20décembre 2012).« Oublions nos querelles, oublions nosdivisions, oublions le passé, oublionsnos erreurs, pardonnons nos fautes.Car les fautes, les erreurs sont faitespour être pardonnées ». (Meeting deréconciliation à Kouto - 15 déc. 2012).« Notre presse a fait beaucoup deprogrès, depuis le pluralisme. Noussouhaitons que cette maturité ailleplus vite ». (Rencontre avec l’UNJCI,12 septembre 2012).~~~~« Même quand la vérités’impose…, celui qui est né dumensonge ne peut prospérer quedans le mensonge ».Marcel Amondji><><Discutons sur le fondNous nous réservons le droit de ne paspublier les textes qui ne sont passuffisamment argumentés ou quicontiennent des affirmations sanspreuves, des injures gratuites et inutiles…Merci.SSoommmmeess--nnoouussccoonnsscciieennttss ??......Pour résoudre la criseDans mon pays meurtri,D’où montent de douloureuxcris,Plus rien n’a de prise.Que de valses et de tangos !Et que de palinodies !Et que de comédie !Nous n’irons plus au Togo.Eyadéma n’est plus,Et Faure n’est pas à la page,Et son peuple enrage :Son ‘coup’ n’a pas plu.Tous les raccourcisY compris MarcoussisEt les médiations MbékiN’ont pas abouti.Mohamed II s’afficheEt le pouvoir dément :« RFI ment ;Rien n’est vrai. Chiche ! »Et l’on parle de séditionQuelque part dans le Nord.Et des rumeurs de sécession.Que tout cela est fort !Sommes-nous vraimentconscientsEn mettant barrières et obstacles,Et en multipliant les tacles,Que nous courons au Néant ?Faustin Léla Yao(Extrait de « La longue marchesous les tropiques », Ed. duPanthéon.
  • 59. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 59AAA dddiiirrreeevvvrrraaaiii………Une chronique deDr Serge Nicolas Nzi_________________________« Vient un temps où le silencedevient trahison ». (M. L. King)__________________________NNoottrree pplluuss ggrraannddeeddééffaaiitteeCe qui nous désole le plus, enAfrique, cest cette mentalitédesclaves qui se tournent toujoursvers ses anciens maîtres pourprendre les décisions quiconcernent leur propre vie. Allervers la France pour se soigner, allervers la France pour décider de quidoit être député, président ou mairechez nous. Décidément, laformatation nous sort par la bouche,le nez, le cul et quoi encore. je saisavec vous que dans dix ans on seraencore là à attendre lordre de laFrance pour respirer. voilà notreplus grande défaite. mais cela nestrien, car on trouvera chez nous desgens pour vous insulter davoir oserpenser dans cette direction, il fautque nous soyons tous à plat ventredevant la France, cest notre intérêt.mais linterêt de qui????Dr Serge Nicolas Nzi(Chercheur en communication,Directeur du centre africaind’études stratégiques, Lugano,Suisse).*Dans notre prochaine parutionLa culture estindispensable dans laconstruction de rôle del’homme et de la nationPar L’Honorable Nanan DodoN’Dopo*Faisons du bruit en silencePar Marcellin Koba*AAA GGG EEE NNN DDD AAAIci vos annonces gratuites :Avis et communiqués,événements(Conférences, colloques,salons, séminaires, forums,festivals, etc.).« La poésie de tout uncontinent ».Chaque année, depuis 1997, la ville deDurban, en Afrique du Sud, organise ungrand festival de poésie africainedénommée « Poetry Africa ». A cetteoccasion, un programme composé entreautres de lectures, de performancesscéniques, de concerts, dateliers etdimprovisations est proposé au public quivoit là lopportunité de rencontrer lespoètes sud-africains, mais aussi des poètesvenus de tout le continent.*Partagezvos poèmesA l’instar du Filament, leBlog.editionsmelonic.com publiegratuitement en ligne des poèmesd’auteurs africains, afin de mettre leurstextes accessibles au public et ainsiavoir lopportunité de mieux connaitreet lire la poésie africaine. Envoyez paremail votre texte, (poème, citation,proverbe ou tout genre decomposition) que vous aimeriez voir enligne sur leur site. Aucune informationpersonnelle ne sera divulguée àlextérieur de notre site Web. Faites-nous parvenir vos compositions paremail : claude@editionsmelonic.com><><INVITATIONVous êtes invité(e) à participer à larencontre "Mali : gagner la paixmaintenant. Propositions pour unerefondation politique, économiqueet sociale", qui aura lieu à Parisle samedi 25 mai 2013 a La Maisonde lAfrique, au 7, rue des Carmes75005 Paris. Cette rencontreréunira une centaine dereprésentants des milieuxacadémiques, des organisationsnon-gouvernementales etinternationales, des médias ainsique des responsables politiques.Contact : 09-54-56-16-37 oucourriel à : secretariat@irea-institut.org IREA- www.irea-institut.orgLe Salon du livre 2013 estterminé, mais la vielittéraire continue !La Fondation Bouygues Telecom,les éditions JC Lattès et le quotidienMetro, lancent leur 7ème appel àmanuscrits pour le Prix NouveauTalent Fondation BouyguesTelecom - Metro.Vous aimez écrire et rêvez d’êtrepublié ? C’est le moment de vouslancer !Le roman lauréat sera publié par leséditions JC Lattès, bénéficiera d’unplan de promotion dans le journalMetro et son auteur recevra unedotation de 10 000€ de la FondationBouygues Telecom.Comment participer ?Vous devez rédiger un premierroman, en langue française, danslequel les modes d’échange et decommunication passés, modernesou à venir joueront un rôle central etdéterminant dans le récit.Envoyez votre manuscrit par mailuniquement avant le 30 septembre2013. Pour en savoir plus sur lesmodalités et le jury, rendez-vous sur lesite : www.lesnouveauxtalents.frInvitationDimanche 09 Juin 2013 : EveCouture vous invite à découvrir sanouvelle collection "Jardin dEden"
  • 60. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 60LLLeeesss DDDooossssssiiieeerrrsssdddeee lll’’’ÉÉÉddduuucccaaatttiiiooonnnCCôôttee dd’’IIvvooiirree ::llee ssyyssttèèmmeeéédduuccaattiiff nn’’eessttpplluuss àà ll’’aaggoonniiee ;;iill eesstt mmoorrttN o us av ons s u ff isam me nta b o rdé le s u jet de lag o n ied e l éc o le iv o irie n ne la nd e rn ie r. E t p o u rta nt , lem in ist è re d e l É du ca t io nn at io n a le s est bea u c ou pf é lic ité d e ce q ue ce ttea n né e s c o la ire f ut lap re miè re q u i se s o itd é ro u lée sa ns la mo in d rein te rru pt io n d ue à desg rèv es d e nse ig na nts n id é lève s d e la F E SCI.C ep en d an t , ces ré su lt atss o nt les p ires qu e no usn ’ay o ns ja ma is e n reg ist résa ux exa me ns de f in d ’a n née :2 5 % de réuss ite au b acc o n tre 7 5% d é c he c ; 1 7 % des uc cè s a u B E PC c o nt re 8 3%d éc he c , e tc.L e c o nst at d é c he c est c la ir :n o t re syst èm e é du ca t if n estp lu s à lag o n ie ; il est m o rte t il c on v ie nt de lu i p ré pa re rd es o bsè q ues d ig nes de cen o m. É c o le iv o irie n ne ,re q u ies ca t in pa ce !Dr Famah an S AM A KÉS o u rce : le ba n co .n et*Qu’est-ce que lA.S.C.A.D (Académiedes Sciences des Arts, des CulturesdAfrique et des Diasporas Africaines) ?*LLee mmiinniissttrree CCiissssééBBaaccoonnggoo éécchhaappppee àà uunnllyynncchhaaggeeLes étudiants ivoiriens ont saisil’opportunité { eux offerte par lacérémonie d’ouverture des assises du"colloque international sur le Pr.Henriette Dagri-Diabaté", GrandChancelier de l’Ordre national de laRépublique de Côte d’Ivoire, {l’Université Félix Houphouët-Boignyde Cocody, pour exprimer leurmécontentement, voire leur ras-le-bol{ l’endroit des autorités, ce lundi 13mai 2013.Les policiers appuyés par des FRCI,armes aux points dont des grenadeslacrymogènes, ont tenté de disperserles étudiants, mais rien n’y fit.De vives clameurs ont été entendues :« Mage lla n o ù es- tu?Ma ge llan o ù e s-tu ?" ont scandéles étudiants manifestants pourinterpeller Ouattara, surnommé"Magellan", par la presse del’opposition, en faisant allusion à sesnombreux voyages creux.Ils brandissaient des pancartes surlesquelles on pouvait lire : « pas dem icr os dan s les A mp hi s, pasde t oi le tte s, tr op c ’e stt rop »…Le ministre de l’Enseignementsupérieur et de la Recherchescientifique, Cissé Ibrahim Bakongo aessuyé des huées et des jurons. Lesétudiants ont scandé à l’unisson :"Ba co ngo vo you ! Bac on goV o leur! "... Certains étudiants n’ontpas manqué de jeter des pancartes etsachets d’eau sur lui.Des étudiants ont même essayéd’attenter { son intégrité physique.N’eut été la vigilance de sa garderapprochée qui a réussi { l’extirperdes lieux et le mettre { l’abri, le pireserait arrivé. Le moins que l’on puissedire, c’est qu’il a échappé, de peu { unlynchageLes forces de l’ordre, alertées, sontintervenues prestement sur lecampus, sous le jet de projectiles etont procédé à la dispersion desétudiants par des gaz lacrymogènes.En effet, il lui est reproché au ministreCissé Ibrahim Bakongo « d’avoirdétourné les fonds mis à sa dispositionet de n’avoir rien fait pour nous rendreles conditions d’études meilleures ». Dece fait, les étudiants ont estimé quec’est de leur droit d’extérioriser leurmécontentement : « le gouvernementnous a fait miroiter des choses qui, enréalité, n’existent pas. Nousdénonçons le manque de professeurspour les cours, les difficultésrencontrées pour nous nourrir, lapénurie du transport, ainsi que lemanque de salles pour travauxdirigés ».Pour mémoire, rappelons que, ferméependant près de 12 mois, pourréhabilitation après la crise post-électorale, l’Université FélixHouphouët-Boigny a rouvert sesportes, le 3 septembre 2012, sous lesceau du "départ nouveau".LUniversité de Cocody a étéréhabilité par le régime Ouattara àplus de 110 milliards de FCFA en 2012.Tous se demandent à quoi a servi toutcet argent si les équipements de basenont pas été mis en place lors decette réhabilitation. (Source: AIP).«Nous ne devons pas être complicesde la mort de l’éducation et del’instruction dans notre pays». (KouaJustin).*
  • 61. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 61« Lécole est un parfait outil dedéveloppement, on ne le dirajamais assez, pour tous les pays dumonde mais plus pour les payspauvres ». Emissah Yapi*UUnniivveerrssiittéé ddAAbbiiddjjaann ::LLeess ééttuuddiiaannttss iivvooiirriieennssssoonntt ssoorrttiiss ddee lleeuurrssiilleenncceeLa Côte divoire, qui a hébergé lesrebelles et leur rébellion, ne fait plusrêver quiconque intellectuellement. Lerésultat de cette chienlit est factuel.La Côte divoire est en dormitionEn effet, nos diplômés nont plus leniveau, encore moins la côte. Car, nosdiplômes ne valent pas un clou. Jadis,dans leur descente vers Abidjan,cornaqués quils étaient par lasoldatesque de Blaise Compaoré et parles barbouzes français, les larrons de lafoire au rattrapage ethnique ont brisélexistant puis, exécuté froidement desenseignants. Pour reprendre un termeculte du vocabulaire catholique quirésume les situations pareilles, je diraisque notre pays est en dormition.Certes, le sommeil perpétuel, tel quedécrit par le lexique religieux, est dansla maison. Sur les cents meilleuresuniversités du continent africain, nousavons appris, sans être étonnés, quenous manquions à lappel. Etant donnéquon ne fabrique pas un intellectuelde haut vol ou bien un scientifique derenom en un laps de temps très court,le futur Harris Méme-Fotê attendraencore un peu. Le futur docteurivoirien en exobiologie attendra aussi.La soutenance de son éventuelle thèsede doctorat nest pas à lordre du jour.Et, lémergence vendue aux gogos detout poil attendra donc. Ainsi, pour nerien arranger à ces décors glauquesivoiriens mais, ressemblantétrangement aux jallalis de Jalalab, ledébat a changé de dimension, dedirection, de teneur et certainementde peintures.la peinture qui valait 110 milliards defrancs cfa...La chaux achetée à coups de dizainesde nos milliards, par Cissé Bacongo,néblouit plus. Elle a cédé, dès lespremières pluies, laissant les façadesdes amphithéâtres toutes nues. Parceque la chaux ne peut coûter autant demilliards; parce que beaucoup dargenta disparu dans ce qui apparaît commeétant un éléphant blanc, les étudiantsivoiriens sont sortis de leur silence. Ilsont manifesté bruyamment ce lundi 13mai 2013 dans la ville dAbidjan. Ils ontpourchassé Cissé Bacongo, ministreissu du coup détat du 11 avril 2011. Cequi na pas du tout plu aux Forces del’ordre rebelles à qui ont été confiéesles clés sécuritaires de la Côte divoire.Sans autre forme de procès, lestontons macoutes ivoiriens, dont lesméthodes ne sont pas sans rappelercelles des anciens soudards haïtiens dela famille Duvalier, ont frappé encoreet encore. Cest à croire que, selon unemagie précise, tout autant propre à lacaste des barbares quà sesagissements, lémergence sociale,intellectuelle et économique arriveraen Côte divoire lorsquil sera demandéaux uns et aux autres de renoncer àleurs droits puis daccepter que lachaux soit appelée peinture.Henry Agré.*NNoouuss ttiisssseerroonnss llaa fflleeuurroommbbiilliiccaalleeNous tisserons la fleur ombilicaleContre les jours de sangNous tisserons le soleil nuFace à la terre nueEt nous ferons lamourAvec lécriture du ventSur nos corps plurielsEt nous ferons lamourAvec lécriture du feuSur nos lèvres gercéesAvec les cicatrices du tempsLeau les phrases immortellesLa parole seule gravée de soleilPaul DakeyoExtrait de « Poésie du monde »*EEEtttaaattt dddeeesssDDDrrroooiiitttsssUne Rubrique du juriste JuliusBlawa Gueye pour faire l’état deslieux des droits de l’homme et ducitoyen, en particulier sur lecontinent africain)AALLAASSSSAANNEEOOUUAATTTTAARRAA ::MMAAÎÎTTRREE AABBSSOOLLUU DDEELLAA CCÔÔTTEE DD’’IIVVOOIIRREE« L e p o u v o i r r e n d f o u , l ep o u v o i r a b s o l u r e n da b s o l u m e n t f o u » . M o n t e s q u i e uLes parlementaires ivoiriens viennentd’accorder –sans surprise- à Ouattara,le droit de gouverner par ordonnance.En clair, Ouattara exercera desprérogatives législatives. Et donc, lesdéputés seront payés à dormir,n’auront plus à plancher sur la loi deFinances, ni sur des mesures que seulOuattara jugera « sociales ».L’instrument de cette délégation depouvoirs, est l’article 75 de laconstitution. A nos yeux, recourir àcet article parait inopportun etcontrairement aux idées propagées parses hommes, ce recours estexclusivement destiné à faired’alassane Ouattara le maître absolude notre pays.Ce nouveau « coup » fait du chef del’exécutif un maître absolu d’autantque déjà, il avait réussi à caporaliser lajustice, la transformant en uneinstitution dépendante de sa théoriede « la justice des vainqueurs ». Dansson application, elle consiste àépargner minutieusement les criminelsdu camp Ouattara. Pour les adeptes decette théorie, l’on devrait laisser lajustice travailler à son rythme. Quel estdonc ce rythme? Emprisonner lespartisans de Gbagbo. On nousobjectera que ce n’est qu’une vue del’esprit et que l’exécutif ne serait pas le« donneur d’ordre ». On pourrait lecroire si des exemples et non desmoindres, ne crevaient pas les yeux.
  • 62. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 62Saisissons au vol le nombre deprisonniers politiques en Côte d’Ivoire.505 prisonniers pro-Gbagbo contre 0prisonnier pro-Ouattara. Plus de 1000exilés et réfugiés pro-Gbagboconstamment menacés par la justiceivoirienne. Leur sort est bien résumépar Kandia Camara, Ministre del’Education nationale, qui, s’adressantrécemment aux enseignants grévistes,a declaré : « Tous ceux qui serontarrêtés seront jugés et condamnés ».La ministre, loin de vouloir intimider,annonçait clairement l’Etat d’esprit dupouvoir pour qui la présomptiond’innocence ou la chance d’êtreinnocenté n’existe guère pour ceux quirefusent de rentrer dans les rangs. Laministre confirme la théorie au nom delaquelle les criminels de guerre,régulièrement indexés par les rapportsd’organisation de défense des droits del’homme, mènent une vie paisible dansles salons du pouvoir.Mais bien avant la mise sous coupolede la justice, Ouattara le chef del’exécutif, se comportait comme unvéritable empereur. Il jouit despouvoirs exorbitants que lui accorde laConstitution: Chef de l’administration,chef de l’armée. Au nom de cespouvoirs, il nomme seul, démet seul. Ilparvient même à « voler » certainescompétences, à faire un abus depouvoir. Il a démis la quasi-totalité desélus du FPI. Les maires ont étéremplacés par d’autres acquis à lacause du pouvoir. Les députés ont étédémis et privés de salaires, les conseilsgénéraux ont été dissous par décret.Ouattara a même jugé, à un moment,que ses députés n’avaient pas le droitde ramer à contre courant. Songouvernement fut dissous pourréprimer les députés récalcitrants. Ilest le chef du conseil supérieur de lamagistrature. Il est « le père » de lajustice à double vitesse connue sous lenom de justice des vainqueurs.Le fait pour lui, de « légiférer »,s’annonce comme l’achèvement d’unprocessus d’accaparement de tous lespouvoirs. On peut désormais êtrecertain, Ouattara est bel et bien lemaître absolu de la Côte d’Ivoire.Alain Bouikalo, juriste.*LLee mmaarriiaaggeeeenn qquueessttiioonnLe mariage rappelle l’histoire de l’œufet de la poule d’une part et d’autrepart, la dualité qui existe dans lessignes négatif et positif, élémentsconstitutifs permettant la cohésionnaturelle des êtres vivants. Enpoursuivant cette idée, du point de vuescientifique, si l’on s’en tient àl’homme pour simplifier les choses, il yaurait eu certainement des millionsd’années pour aller de la cellule la plussimple qui s’est formée dans l’eaujusqu’à l’homme, un ensemblecomplexe de plusieurs milliards decellules …Qui de l’œuf et de la poule a préexistéà l’autre ?Si l’œuf est formé par l’union du mâleet de la femelle, quid des animaux quine pondent pas ? Au bout de la chaîne,il y a Dieu pour débuter l’existence detoute chose et par conséquent, il y ale principe de la création du monde etson contenu. Au fond, si Dieu est àl’origine de la création, le couplage(mâle-femelle) s’est-il imposé à lui oubien l’a-t-il inscrit dans les gènes dechaque créature ? L’union est-elleindispensable ? Si la réponse estpositive, alors le mariage qui est uneforme d’union, l’est-il également ?Le mariage est-il nécessaire à la vie ?Telle est la question fondamentalequ’on est en droit de se poser. Alorsqu’est ce que le mariage ? Quels typesen existe-t-il ? Quel objectif la sociétélui assigne-t-elle ?Qu’est-ce que le mariage ?Le droit français ne définit pas lemariage, il l’encadre et le consacre toutsimplement comme la plupart desrégimes juridiques positifs. Selonl’encyclopédie Wikipédia, le mariageest le mode dorganisation de laconjugalité le plus ancien et le plusuniversel. Selon les pays et lesépoques, il se contracte -ou se défait-de manière rituelle, juridique oureligieuse, encadre les règles defonctionnement du couple marié etfournit un cadre social et légal audéveloppement de la famille.Wikipédia poursuit pour dire qu’enfrançais, le mot mariage provient duverbe latin maritare, issu de maritus,qui dérive, d’après une explicationtraditionnelle, de mas / maris, le mâle.L’adjectif qui lui correspond« matrimonial », provient du substantiflatin matrimonium, issu de mater, lamère et signifiant également mariage.Lusage du mot latin matrimoniumdans les textes juridiques etthéologiques a largement contribué enEurope à l’élaboration de la notion. Ilna pas laissé de substantif en françaismoderne, mais reste néanmoinsprésent en italien et en espagnol, sousla forme de matrimonio. Dans les paysdEurope occidentale dont les languesdécoulent du latin, le cadre lexical dumariage renvoie donc à une formejuridique par laquelle la femme seprépare à devenir mère par sarencontre avec un homme... Lemariage est défini traditionnellementcomme lunion légitime dun homme etdune femme ou comme « lacte parlequel lhomme et la femme se placentdans une situation juridique durableafin dorganiser leur vie commune etde préparer la création dune famille »Considérée sous cet angle, l’unionjuridique ou religieuse d’un homme etd’une femme en vue de vivrelongtemps ensemble, a une finalité :créer une famille d’abord et avant tout.Ensuite, la conséquence de la créationde la famille entraîne la naissanced’enfants dont l’éducation nécessite uncadre approprié (civil ou religieux).C’est cette définition qui fait dire àl’anthropologue Claude Lévi-straussque le mariage est le soclepratiquement universel de la famille.Cependant, en tant qu’union pourfonder une famille, le mariage est-il laseule qui existe ?Les différents types d’unionLes différents types d’union mettentl’accent sur, soit la primauté del’homme, soit sur celle de la femme,soit enfin sur un système équilibréentre les deux. Dans ce cas, on parlerad’une union ou un mariagepolygamique quand l’homme aplusieurs femmes (Chez les mormons
  • 63. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 63aux USA, en Afrique et dans les paysmusulmans) Dans le cas contraire, onparle d’une polyandrie, quand lafemme a plusieurs hommes à la fois(En Asie). On parlera d’une monogamiequand l’union se limite à un homme età une femme. De la même façon, ondira qu’il y a une bigamie quand il y adeux femmes ou deux hommesconcomitamment dans la vie duconjoint. Il y a des unions qui dériventde ces quatre groupes. Dès lors qu’ils’agit de mariage en vue de créer unefamille dans un vivre ensembleprolongé, il va sans dire que la notionde l’amour est omniprésente. Ainsi,fonder une famille d’accord, maisl’amour est-il interdit entre deuxpersonnes de même sexe ? Ce sont cegenre de raisonnements qui ont faitglisser la notion de mariage vers ceuxqu’on appelle les homosexuels. Selonle camp dans lequel on se retrouve,l’homosexualité est normale tandis quepour d’autres, elle est une déviationsexuelle morbide. Toujours est-il quel’égalité entre les personnes humainesaidant, chacun a le droit au bonheurselon le choix amoureux opéré. Depuisl’aube des temps, dans certainescommunautés, des formes d’union ontvu le jour sans que cela ne choquepersonne. De nos jours, on entend par-ci par-là, des manifestations sur cettequestion parce que le monde estdevenu un village interplanétaire.Aussi, ce qui était tabou ici, au contactd’autres peuples, tendra à devenirpermis. Quelques pays européens ontsauté le pas, quant à la conception del’union, en vue de fonder une famille(Les pays scandinaves en premier suivispar bien d’autres).Les homosexuels revendiquent mêmeleur droit à la paternité ou à lamaternité, donc estiment avoir le droitd’adopter des enfants comme lescouples hétérosexuels qui ne peuventpas procréer, égalité en droit entrecouples oblige. Des questions dejugements de valeur, amènent desgens à demander aux homosexuels :qui fera les enfants à adopter, si euxchoisissent de ne point procréer ?Naturellement ceci nous amène àréfléchir sur les buts visés par lemariage. (A suivre)Louis-Freddy AguissoDans notre prochaine parution :Les objectifs du mariage*IIll rreesstteerraa ddeevvoouuss……Il restera de vous ce que vousavez donnéAu lieu de le garder dans descoffres rouillés.Il restera de vous, de votrejardin secretUne fleur oubliée qui ne s’estpas fanée... Ce que vous avez donné, end’autres fleuriraCelui qui perd sa vie, un jour latrouvera.Il restera de vous ce que vousavezEntre vos bras ouverts unmatin au soleil.Il restera de vous ce que vousavez perduQue vous avez attendu plusloin que vos réveils.Ce que vous avez souffert end’autres revivra,Celui qui perd sa vie, un jour latrouvera.Il restera de vous une larmetombée,Un sourire germé sur les yeuxde votre cœur.Il restera de vous ce que vousavez semé,Que vous avez partagé auxmendiants du bonheur.Ce que vous avez semé end’autres germera.Franck Tra Bi*Une rubrique de Bérénice, la lucioled’Abidjan, pour enrichir notreexpression, pour faire découvrir ouredécouvrir le sens et le bon usagedes mots et des expressions quenous utilisons plus ou moinssouvent, peu ou pas, bien ou mal...*1 DES LARMES DE CROCODILES :Des « larmes de crocodiles » sont deslarmes feintes, simulées pourémouvoir, attirer l’attention et abuserl’entourage.Cette expression sous sa formeactuelle se dit depuis le XVIème siècle,mais son origine est bien plusancienne, puisque elle est issued’anciennes versions en latin et engrec. La légende explique que lescrocodiles du Nil gémissaient, à fendrel’âme des crédules, qui se précipitaientpour voir qui provoquait de tels pleurs.Mais, pourquoi ces pleurs ?Il apparait que les glandes lacrymales(qui servent à pleurer) ont le mêmecircuit neurotransmetteur (nerveux)que les glandes salivaires et gastriques.Autrement dit, quand les crocodilesmangent, ils activent leurs glandessalivaires et du coup font aussifonctionner les glandes lacrymalesdonc ils pleurent.2 AVOIR LA QUEUE ENTRE LES JAMBES(A lire avec humour svp) Hum ! Je vousvois déjà sourire … Pourtant, dans cecas, le mot « queue » même utiliséavec « jambe » n’a aucune originegrivoise. Elle signifie se sentir honteux.L’expression nait au XVIème siècle, etvient de l’illustration du chien qui vientde se battre avec un congénère sansavoir le dessus. Et rentre la queuebasse. Ceux d’entre vous qui ont deschiens l’ont sûrement déjà constaté.Toujours en rapport avec le chien,d’autres expressions ne sont plus dutout utilisées de nos jours troptendancieux, vu le sens que le mot« queue » retient de nos jours.A l’époque, on pouvait entendre « s’enaller la queue levée » qui voulait direcontent et joyeux. Ou encore voir « saqueue reluire » traduire éprouver de lafierté.Mais, imaginez un ami vous dire enparlant de ses enfants qui réussissentdans leurs études : « Je vois ma queuereluire et du coup je m’en vais la queuelevée ».Bérénice Wadé NemlinLa Luciole d’Abidjan*
  • 64. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 64CCCooonnnttteeeddduuu mmmoooiiisss« Pour moi, le conte est le voyagedans le monde de l’imaginaire. C’estsurtout la naissance de laconnaissance, l’éveil à la sagesse ».(Michelle Tanon-Lora)><><><><><ŒŒiill ppoouurr œœiill,, ddeennttppoouurr ddeenntt……Ceci n’est ni un conte, ni unefable. C’est une histoire vraie,toute vraie qui se passa dans unvillage situé au large de la côteatlantique, à plusieurs centaines dechez nous. Cette histoire, je vaisvous la raconter.Un jour, il advint à un pêcheur quiallait en mer de voir, au momentoù il tendait son filet, un homme,probablement un autre pêcheur,qui était sur le point de se noyer.Le pêcheur était très brave et fortagile. Il se dressa sur ses pieds,saisit un crochet, le brandit etfrappa lhomme en plein visage,de telle sorte quil le lui plantadans lœil et dans la bouche.Sur le bateau, le pêcheur tiral’homme à lui et lui sauva la vie.Sans plus attendre, il cessa detendre ses filets, et le fit porter àsa demeure. Il l’y fit servir et biensoigner, jusquà ce quil fût tout àfait rétabli.Longtemps après, lhomme s’estrendu à l’évidence quil a perdu unœil et deux dents, et quil fallaitque justice lui soit rendue.- Ce vilain bonhomme ma crevélœil et m’a cassé deux dents.Pourtant, moi, je ne lui ai faitaucun tort. En vérité, je men iraiporter plainte contre lui. Peum’importe de lui causer mal etennui.Ce disant, il alla se plaindre aujuge. Celui-ci fixa le jour delaudience...Devant la Cour, l’homme qui aperdu son œil et ses dents déposale premier, comme de juste.Contre l’homme qui lui a vouétant de soins et témoigné tant debonté, il déclara :- Messieurs les juges, je porteplainte contre cet homme qui,lautre jour, m’a frappé,violemment, dun crochet. Il macrevé lœil et m’a cassé deux dents.Jen ai grand mal. Or, il est écritdans le livre sacré que « si quelqu’unblesse son prochain, il lui sera faitcomme il a fait : fracture pour fracture,œil pour œil, dent pour dent, main pourmain, pied pour pied, etc. Il lui sera faitla même blessure qu’il a faite à sonprochain »1. Pour l’amour de Dieu,faites-moi justice. Cest tout ceque je demande.Dès que la parole lui fut donnée,le pêcheur répondit sans plusattendre :- Messieurs les juges, je lui ai crevélœil et je lui ai cassé deux dents, jene puis le contester. Mais,permettez-moi de vous racontercomment cela est arrivé. Commeça, vous direz, en connaissance decause, si jai tort ou pas. Ecoutez-moi bien ! Cet homme était endanger de mort, dans la mer. Ilétait en train de se noyer : je lui aiporté mon aide et il a été sauvé dela mort. Pour y arriver, c’est avecun crochet qui mappartient que jel’ai frappé. Je ne puis le nier. Mais,voyez-vous, tout cela, je l’ai faitpour lui sauver la vie, donc pourson bien à lui. Ainsi, je lui aisauvé la vie. Ce qu’il a perdu vaut-il ce qu’il gagné ? Je vous ledemande. Pour lamour de Dieu,faites-moi justice. C’est tout ceque je vous demande.1 Lévitique 24, v.19-20Les juges demeurèrent tous danslembarras. Ils ne savaient quellesentence équitable prononcer,quand, sur le coup, une femmesortit de la foule. Elle se présentadevant la Cour et dit :- Pourquoi êtes-vous perplexes,Messieurs les juges ? Vous savez,il est écrit que « sont égalementabominables devant l’Eternel celui quiabsout le coupable et celui qui condamnele juste ». Alors, lhomme qui aparlé le premier, quil soit remisdans la mer, là où lautre la frappéau visage ; nous l’attendrons sur laplage. Sil sen tire, le pêcheurpaiera une amende pour son œil etses dents. Tel est, à mon avis, lemeilleur jugement qui soit.Tout le monde approuva cetteidée.Dès lors que le compère entenditquil serait remis dans la mer, c’està dire là où il se trouvait et où ilavait souffert du froid et desvagues, une sueur froide mouillason front et tout le reste de soncorps. Etouffant de honte, il retirasa plainte.Toutefois, il fut blâmé. Par tous...Cest pourquoi je vous dis, toutbonnement, qu’un mauvais type,même si on se montre bon enverslui, ne reconnaît jamais ce qu’on afait pour lui. Tout bienfait nestrien pour lui. Au contraire, il estvolontiers prêt à causer mal etennui à autrui. Alors, à quoi sert-ilde se mettre en peine pour lui ?Car, plus l’on ferait pour lui, plusl’on en souffrirait.Léandre SahiriExtrait de Contes d’actualité, Ed.Kasimex.*Proposez des contes.Nous les publierons dans cetterubrique.*
  • 65. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 65PPRRIIÈÈRREE PPOOUURRMON PAYSEternel Notre Dieu,Si nos yeux, vers toi, se sont levés,C’est que, devant nous, unemontagne s’est dressée ;Celle du ressentiment des hommesEt des sombres desseins qu’ilsforment.Eternel Notre DieuNos frustrations ont eu raison denotre raison ;Nos cœurs sont endurcis par lesfêluresNos corps sont meurtris par lesblessuresEt nos esprits méditent la destruction.Père,Nous sommes impuissants,Comment nous soulager de nospeines ?Comment extirper ce cancer de lahaine qui brûle ardemment dans nosveines ?Père,Tu ne prends aucun plaisir au sangverséMais, tu es sensible aux cris de lamère éplorée ;En ton cœur, pour nous, est toujoursUne source de vie qui jamais ne tarit.Père,Toi qui les circonstances fait et défaitToi pour qui c’est bien élémentaireDe faire passer par le trou d’uneaiguille un dromadaireDonne la Paix à mon paysDonne la Paix à ma patrieNe permets pas à ceux qui veulentnous détruireDe voir leurs projets s’accomplir.Mais,Seigneur,Touche nos cœursPanse nos blessuresEt chasse nos rancœursNe regarde pas à nos fautes,Je t’en prieCar seule ta grâce nous suffit.GuySource :desmotsdesimages.blogspot.com*AAAuuu TTTaaabbbllleeeaaauuuddd’’’HHHooonnnnnneeeuuurrrDe même que, dans lesécoles, on affichaitautrefois sur un tableau,sous les yeux de tous, lesnoms des premiers detelle ou telle discipline,nous avons institué cetterubrique «TableaudHonneur» pour«épingler», mettre enlumière, lespersonnalités qui se sontdistinguées ou sedistinguent par leurintelligence et par laqualité exceptionnelle deleurs activités, de leursprofessions ou de leursinventions... Afin demieux les faire connaîtreet pour que leurs vies etleurs réalisationspuissent servir demodèles, du moins,puissent faire boules deneige.*Au tableau dhonneur de ce mois, nousvous présentons une autre grandefigure de notre temps, et notrehistoire. Il s’agit de la première femmed’origine africaine à siéger auParlement italien et à occuper lafonction de ministre de l’Intégration enItalie. Comme elle le dit, cette dame« représente tant de voix, une forteespérance, mais aussi une grandeopportunité pour la société italienne »,C’est, pour toute la communauté noire,une fierté que nous avons l’honneur deprésenter.Agée de 48 ans, cheveux courts à laHelen Johnson Sirlieaf ou encore à laGraça Machel Mandela, elle estoriginaire de la Républiquedémocratique du Congo,ophtalmologue et professeured’ophtalmologie et personnalitépolitique italienne. Il s’agit, enl’occurrence de :CCCéééccciiillleee KKKyyyeeennngggeeeKKKaaassshhheeetttuuuCécile Kyenge Kashetu a été nommée,ce 27 avril 2013, ministre del’intégration en Italie. Le Partidémocrate (PD, gauche), auquelappartient M. Letta, s’est réjoui de cechoix qui « démontre avec cohérence lefait de croire à une Italie plusintégratrice et vraimentmulticulturelle ».Née le 28 août 1964 à Kambove, enRépublique démocratique du Congo,Cécile Kyenge, membre du Partidémocrate, est arrivée en Italie en1983 et est maintenant une citoyenneitalienne. Elle a obtenu son diplôme enmédecine et en chirurgie à l’Universitécatholique de Rome, avant de sespécialiser en ophtalmologie, àl’Université de Modène.Sa priorité, le droit du sol: « Jerencontrerai probablement desrésistances, nous devrons beaucouptravailler pour y arriver », a-t-ellereconnu, alors que la citoyennetéitalienne est basée sur le droit du sang.« Un enfant, fils d’immigrés, qui est néici et qui se forme ici doit être uncitoyen italien », a-t-elle expliqué.Députée du Parti démocrate (PD,gauche), la première femme d’origineafricaine à siéger au Parlement italienmilite aussi pour l’abrogation du délitd’immigration clandestine et souhaiterendre le marché du travail plusaccessible aux étrangers. A ce sujet,elle prépare un dossier sur « le racismeinstitutionnel » en Italie.Pour Cécile Kyenge, il est égalementnécessaire de « lutter contre la violencesexiste, raciste, homophobe, etautres ».Comme vous voyez, Mme CécileKyenge mérite de figurer au tableaud’honneur de notre magazine, afin queson parcours et
  • 66. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 66son engagement inspirent toutes lesjeunes générations d’ici et d’ailleurs.Si vous connaissez despersonnes qui méritent defigurer dans notre «Tableaud’honneur», n’hésitez pas ànous en faire part.**DDiitteess--nnoouuss……Dites-nousGriotsDites-nousMaîtres de la parole :Quelle nuit a-t-on eueSur cette terreQui n’ait jamais euSon matin ?Dites-nous !Dites-nousGriotsDites-nousMaîtres de la parole :Y a-t-il si long jourSur cette terreQui ne vienne jamaisA la nuit ?Dites-nous !Dites-nousGriotsDites-nousMaîtres de la parole :Tous les jours peuvent-ilsSur cette terreSe suivre tous les joursEt se ressembler tous les jours ?Dites-nous !Dites-nousGriotsDites-nousMaîtres de la parole :Est-ilSur cette terreUn êtreQui puisse empêcherLe soleilDe briller ?Dites-nous !Léandre Sahiri*LLLiiibbbrrreeesss PPPrrrooopppooosssCette rubrique est la vôtre. Elle vousest réservée pour vous exprimer.Librement. Pour vous prononcer surles sujets d’actualité. Librement. Pourfaire partager vos opinions et vosthèses...Côte D’Ivoire :Le délestage est unepreuves de mauvaisegouvernanceDepuis près de trois mois, un fait trèsrécurrent est devenu le quotidien desivoiriens : Le délestage. Il ne se passe pasun jour sans qu’un quartier d’Abidjan ouune ville de l’intérieur ne soit privéd’électricité ou plongé dans le noirpendant des heures.La CIE, quant à elle, est incapable defournir des explications fiables , ni desatisfaire le besoin en électricité despopulations.De leur côté, les autorités ivoiriennes nefont aucun effort pour rétablir la bonnedistribution de l’énergie électrique surtoute l’étendue du territoire. Sur le sujet,elles restent et demeurent dans unmutisme complice, à la fois agaçant etfrustrant. Prétendre qu’on a atteint unecroissance économique de 9.80% et êtreincapable de fournir l’électricité { sespopulations, cela démontre bel et bienque le gouvernement ivoirien a distraittout le monde et a encore fait de lapropagande malveillante.Le mercredi 15 mai dernier, fut un jour trèsparticulier : Bingerville, la Riviéra, les 2Plateaux, Koumassi, Yopougon, Marcory,le Plateau, Abobo, la Zone 4, Bouaké,Man…. tous plongés dans le noir. Alors,l’on est tenté de savoir pourquoi ledélestage fait-il rage en Côte D’Ivoire, quiétait jadis le moteur économique de lasous-région? Que font la CIE et legouvernement pour mettre un terme àcela ?Nos enquêtes révèlent que la raisonessentielle de la baisse électrique est dueen grande partie à la fournitured’électricité, de façon gratuite, aux paysfrontaliers tels le Burkina Faso et le Mali.Oui, la Côte D’Ivoire fournitgracieusement l’électricité { ces pays-là,en guise de remerciement pour leur effortde guerre.Par ailleurs, la semaine dernière, toute laCôte D’Ivoire fut victime d’une pluie qui aparalysé certains quartiers d’Abidjan etdes villes de l’intérieur. De ce fait, leniveau hydraulique des barragesélectriques du pays, est nettementsupérieur à la normale, en grande partiedue aux pluies diluviennes. Parconséquent, l’on ne peut blâmer lesbarrages hydrauliques du pays.Le délestage sur toute l’étendue duterritoire expose encore plusdangereusement les populations auxcrimes, tels les casses, les braquages, lesviols, les vols et les visites inopinéesd’hommes en armes dans des domicilespeu protégés. Le CCDO et autres forcesarmées sont impuissants devant lesmalfrats et bandits de grands chemins.Les Ivoiriens vivent doublement le martyrsous le régime d’Alassane Ouattara,incapable de nous apporter un minimumde bien-être. Le comble est qu’il n’y aaucune solution idoine en vue, afin desoulager les populations. Il est du devoirde tout Ivoirien d’en tirer lesconséquences et de prendre sesresponsabilités.Nick de Bessou, juriste, président du FDRC*Mot de finVéronique OupeuNe manquez pas le prochain numéro duFilament magazine.@…

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