direction régionale de l’environnement, de l’aménagementet du logement Pays de la LoirePays de la LoireRÉPUBLIQUE FRANÇAIS...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 2
PréambuleFace aux enjeux environnementaux mis en avant lors du Grenelle de lEnvironnement, le Ministère delÉcologie, du Dé...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 4SommairePréa...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 51. Descripti...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 63. ADB Forma...
IntroductionLobjet de cette étude réside dans la réalisation dun état des lieux de la filière des matériaux deconstruction...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 8Partie I- Ré...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 9réglementair...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 10En Juillet ...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 11Le Document...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 124. La certi...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 13Par ailleur...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 14possibilité...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 15Partie II- ...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 16défibrage e...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 17b. La briqu...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 18II- Le lin1...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 19Les élément...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 20c. Lenduit ...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 21III- La oua...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 224. Caractér...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 23IV- La fibr...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 24Les dalles ...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 25V- La paill...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 26d. La Cellu...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 27VI- Les mat...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 282. La plume...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 29VIII- Le co...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 30IX- Le lièg...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 31X- Le rosea...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 32Partie III-...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 33Habitations...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 34Les constru...
Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 35Partie IV- ...
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013
Upcoming SlideShare
Loading in...5
×

Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013

2,464

Published on

Dans un contexte de raréfaction des ressources fossiles et de diminution indispensable des émissions de gaz à effet de serre, les "filières vertes" sont de plus en plus mises en avant comme filières porteuses d’avenir. Parmi celles-ci, les matériaux biosourcés pour la construction et l’isolation des bâtiments, constituent un domaine prometteur, car valorisant des matériaux locaux, à faible contenu énergétique et vecteur d’emplois non délocalisables.

Forte de ce constat, la DREAL des Pays de la Loire a confié en 2012 à la CERBTP [une étude sur la « connaissance de la filière des matériaux biosourcés pour la construction en Pays de la Loire », qui s’est terminée en février 2013.

Source : http://bit.ly/10pC4CF

Published in: Technology
0 Comments
2 Likes
Statistics
Notes
  • Be the first to comment

No Downloads
Views
Total Views
2,464
On Slideshare
0
From Embeds
0
Number of Embeds
2
Actions
Shares
0
Downloads
58
Comments
0
Likes
2
Embeds 0
No embeds

No notes for slide

Etude filière des matériaux biosourcés en pays de la loire -2013

  1. 1. direction régionale de l’environnement, de l’aménagementet du logement Pays de la LoirePays de la LoireRÉPUBLIQUE FRANÇAISEPRÉFETDE LA RÉGIONPAYS DE LA LOIREANALYSESETCONNAISSANCECollectionConnaissance de la filièredes matériaux bio-sourcéspour la constructionen Pays de la Loireserviceintermodalité,aménagementet logementjanvier 2013n° 74
  2. 2. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 2
  3. 3. PréambuleFace aux enjeux environnementaux mis en avant lors du Grenelle de lEnvironnement, le Ministère delÉcologie, du Développement Durable et de lÉnergie (MEDDE) sinscrit dans une démarchedincitation au développement des filières vertes. Parmi ces filières, celle des matériaux deconstruction bio-sourcés représente un enjeu fort. En apportant une alternative à lutilisation dematières premières non renouvelables, les matériaux bio-sourcés, dont les performances thermiqueset hygrométriques sont reconnues et qui disposent dune faible énergie grise, constituent un vecteurdemplois locaux non délocalisables. Ces filières ancrées sur le territoire peuvent également permettrela mise en avant des spécificités régionales.Un plan daction national réunissant de nombreux acteurs de la filière est actuellement engagé par leMEDDE sur des thématiques telles que : la formation, lanalyse de cycle de vie, la professionnalisationdes acteurs, la certification des matériaux...Dans ce contexte, la Direction Régionale de lEnvironnement, de lAménagement et du Logement desPays de la Loire (DREAL) a confié la Cellule Economique Régionale du BTP des Pays de la Loire uneétude sur la filière régionale des matériaux de construction bio-sourcés. Cette étude, réalisée en 2012,doit permettre de mieux comprendre lorganisation de la filière, de la production à la mise en œuvre et,didentifier les freins éventuels au développement de ces matériaux. Ce travail régional ne procède enaucun cas à une analyse critique des différents matériaux, mais apporte une connaissance locale dela filière, en parallèle du plan daction national mené par le MEDDE auquel certains acteurs locauxprennent part.Si le terme de "matériaux de construction bio-sourcés" est sujet à diverses interprétations, nousretiendrons ici la définition apportée par le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment 1:"Lensemble des matériaux et produits dont une partie des matières premières est issue du monde duvivant (biomasse végétale et animale incluant les matières recyclées. Fibres de bois comprises maishors bois d’œuvre.)"Cette définition ne prend pas en compte le matériau terre, qui ne sera donc pas traité dans le rapport,mis à part de manière indirecte, comme produit associé et complémentaire aux matériaux bio-sourcés.Nous avons finalement retenu les matériaux : chanvre, lin, ouate de cellulose, fibres de bois, paille,liège, fibres de coton recyclées, plume de canard, laine de mouton et roseaux.Un groupe de travail régional sest réuni à plusieurs reprises en 2012, dans un premier temps pourvalider la liste des matériaux entrant dans le champ de cette étude, puis pendant la réalisation delétude afin dorienter les enquêtes à réaliser. Le groupe de travail sest organisé autour de différentsacteurs institutionnels, professionnels et associatifs : la DIRECCTE Pays de la Loire, la DirectionRégionale de lADEME, la FFB Pays de la Loire, lUnion Régionale de la CAPEB, la Fédération Ouestdes SCOP BTP, les associations Niveau à Bulle et Eclat ainsi que la coopérative Tierrhabitat.La DREAL et la CERBTP remercient lensemble des acteurs qui ont contribué à la réalisation de cedocument et plus particulièrement les personnes présentes aux groupes de travail.1 Nouvelles matières premières dorigine animale et végétale pour la construction – juillet 2008Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 3
  4. 4. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 4SommairePréambule .............................................................................................................................................. 3Sommaire ............................................................................................................................................... 4Introduction............................................................................................................................................ 7Partie I- Réglementation, certification et assurabilité ....................................................................... 8I- Évaluations techniques, certifications des produits et procédés de construction.................................................................. 81. Les exigences de base ............................................................................................................................................ 82. Les procédés de construction .................................................................................................................................. 93. Lévaluation technique volontaire ........................................................................................................................... 104. La certification........................................................................................................................................................ 12II- Laccès à lassurance ....................................................................................................................................................... 12Partie II- Les matériaux bio-sourcés retenus et leurs caractéristiques techniques.................... 15I- Le chanvre ........................................................................................................................................................................ 151. Historique .............................................................................................................................................................. 152. Description du matériau......................................................................................................................................... 153. Lutilisation du chanvre dans la construction .......................................................................................................... 164. Caractéristiques techniques................................................................................................................................... 17II- Le lin ................................................................................................................................................................................ 181. Historique .............................................................................................................................................................. 183. Lutilisation du lin dans la construction ................................................................................................................... 194. Caractéristiques techniques................................................................................................................................... 20III- La ouate de cellulose ...................................................................................................................................................... 211. Historique .............................................................................................................................................................. 212. Description du matériau......................................................................................................................................... 213. Lutilisation de la ouate de cellulose dans la construction....................................................................................... 214. Caractéristiques techniques................................................................................................................................... 22IV- La fibre de bois ............................................................................................................................................................... 231. Historique .............................................................................................................................................................. 232. Description du matériau......................................................................................................................................... 233. Lutilisation de la fibre de bois dans la construction................................................................................................ 234. Caractéristiques techniques................................................................................................................................... 24V- La paille........................................................................................................................................................................... 251. Historique .............................................................................................................................................................. 252. Description du matériau......................................................................................................................................... 253. Lutilisation de la paille en construction .................................................................................................................. 254. Caractéristiques techniques................................................................................................................................... 26VI- Les matériaux dorigine animale...................................................................................................................................... 271. La laine de mouton ................................................................................................................................................ 272. La plume................................................................................................................................................................ 28VIII- Le coton........................................................................................................................................................................ 291. Description du matériau......................................................................................................................................... 292. Lutilisation du coton en construction...................................................................................................................... 293. Caractéristiques techniques................................................................................................................................... 29IX- Le liège........................................................................................................................................................................... 30
  5. 5. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 51. Description du matériau......................................................................................................................................... 302. Lutilisation du liège en construction....................................................................................................................... 303. Caractéristiques techniques................................................................................................................................... 30X- Le roseau......................................................................................................................................................................... 311. Description du matériau......................................................................................................................................... 312. Lutilisation du roseau en construction.................................................................................................................... 313. Caractéristiques techniques................................................................................................................................... 31Partie III- Le marché français des matériaux de construction bio-sourcés .................................. 32Partie IV- La filière des matériaux bio-sourcés en Pays de la Loire............................................... 35I- Le contexte ....................................................................................................................................................................... 35II- Structuration de la filière................................................................................................................................................... 361. Les acteurs de la filière.......................................................................................................................................... 362. Organisation de la filière de production des matières premières ............................................................................ 363. Organisation de la filière de transformation des matériaux..................................................................................... 374. Aperçu des acteurs de la filière industrielle des matériaux bio-sourcés en Pays de la Loire................................... 374. Organisation de la filière de distribution des matériaux .......................................................................................... 405. Organisation de lenvironnement associatif ............................................................................................................ 40III- La production des matières premières............................................................................................................................. 441. Le chanvre............................................................................................................................................................. 442. Le lin...................................................................................................................................................................... 453. La paille................................................................................................................................................................. 464. Focus sur le roseau ............................................................................................................................................... 47IV- La transformation............................................................................................................................................................ 481. Le chanvre............................................................................................................................................................. 482. Le lin...................................................................................................................................................................... 503. Le coton................................................................................................................................................................. 514. La fibre de bois ...................................................................................................................................................... 525. La ouate de cellulose............................................................................................................................................. 526. La paille................................................................................................................................................................. 53V- La distribution .................................................................................................................................................................. 551. Les circuits de distribution dEffireal ....................................................................................................................... 552. Les circuits de distribution de Cavac Biomatériaux................................................................................................. 563. Le circuit de distribution dIgloo Cellulose............................................................................................................... 564. La pose directe sur chantier par Isopaille............................................................................................................... 575. Lassociation Chanvre et Paysans et le groupe paille du Civam 44........................................................................ 576. Les distributeurs de matériaux de construction ...................................................................................................... 57VI- La mise en œuvre des matériaux.................................................................................................................................... 591. Les métiers concernés........................................................................................................................................... 592. Laccès à lassurance décennale............................................................................................................................ 593. Lapprovisionnement en matériaux......................................................................................................................... 594. Les difficultés rencontrées ..................................................................................................................................... 605. Linformation liée au produit ................................................................................................................................... 60VII- La formation sur les matériaux de construction bio-sourcés en Pays de la Loire ............................................................ 601. La Maison Familiale Rurale de Riaillé .................................................................................................................... 602. Lassociation Noria et Compagnie.......................................................................................................................... 62
  6. 6. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 63. ADB Formation ...................................................................................................................................................... 634. Le Greta Pays de la Loire ...................................................................................................................................... 645. LAFPA Pays de la Loire ........................................................................................................................................ 646. Le GEP Atlantique ................................................................................................................................................. 657. LIUT de Saint-Nazaire........................................................................................................................................... 659. Les autres actions de formation recensées............................................................................................................ 65VIII- Les matériaux bio-sourcés dans la construction : point de vue de la maîtrise douvrage publique ................................. 67IX- Zoom sur des initiatives locales ...................................................................................................................................... 681. Le projet Echobat................................................................................................................................................... 682. La coopérative Eclore ............................................................................................................................................ 683. Un groupement de commande disolants durables................................................................................................. 694. Baticréateurs44 pôle éco-construction ................................................................................................................... 695. Groupe Ecoconstruction de la CAPEB Mayenne.................................................................................................... 69Partie V- Identification des freins et des leviers daction éventuels au développement de lafilière ..................................................................................................................................................... 70I- Les matériaux de construction bio-sourcés face aux matériaux de construction conventionnels........................................ 701. Le prix des matériaux bio-sourcés ......................................................................................................................... 702. Un secteur en émergence, mais encore peu structuré pour répondre à une demande de masse........................... 703. Un accès difficile à lévaluation du produit… .......................................................................................................... 704. …Qui entraîne des difficultés dordre assurantiel ................................................................................................... 715. Des difficultés dordre technique ............................................................................................................................ 716. Les critères techniques retenus défavorables aux matériaux bio-sourcés .............................................................. 717. Des difficultés dordre réglementaire ...................................................................................................................... 728. Un manque de soutien des pouvoirs publics.......................................................................................................... 729. Une représentation encore faible des acteurs de la filière ...................................................................................... 73II- Les difficultés de structuration des filières courtes............................................................................................................ 731. La normalisation du produit.................................................................................................................................... 732. La disponibilité du produit ...................................................................................................................................... 733. Le prix des matériaux............................................................................................................................................. 744. Vers une meilleure anticipation des chantiers ........................................................................................................ 745. Le contact entre producteurs et consommateurs.................................................................................................... 74Conclusion ........................................................................................................................................... 75Annexes................................................................................................................................................ 76Lexique ................................................................................................................................................................................ 76Liste des acteurs interrogés.................................................................................................................................................. 77Quelques avis techniques de produits fabriqués en Pays de la Loire.................................................................................... 78Opérations exemplaires en Pays de la Loire......................................................................................................................... 79Bibliographie ........................................................................................................................................................................ 79
  7. 7. IntroductionLobjet de cette étude réside dans la réalisation dun état des lieux de la filière des matériaux deconstruction bio-sourcés en Pays de la Loire, balayant lensemble des étapes, de la production et dela transformation de matières premières à la mise en œuvre des produits de construction en passantpar la distribution et la formation des acteurs de lacte de construire.Le chiffrage des volumes de matériaux bio-sourcés produits en Pays de la Loire, des flux entrants etsortants a été rendu difficile pour des raisons de confidentialité liées à la concurrence forte quisexerce sur ce marché. Ce travail a néanmoins permis de comprendre lorganisation de la filière enPays de la Loire.Ce diagnostic a été réalisable grâce à limplication des acteurs locaux, consultés par entretienstéléphoniques ou en face à face. Plus de quarante acteurs ont été sollicités, chacun dentre euxapportant sa connaissance de la filière régionale et/ou nationale.Ces échanges ont permis de souligner un certain nombre de difficultés et de freins qui entravent ledéveloppement de la filière des matériaux de construction bio-sourcés en Pays de la Loire ou plusglobalement en France.Avant d’aborder la filière régionale, il convient d’expliquer dans une première partie le contexteréglementaire des matériaux de construction. La recherche de pérennité des bâtiments implique unesurveillance des techniques et des procédés utilisés. Les matériaux et les techniques de constructionsont donc sujets à normes et règles afin de minimiser les risques de sinistralité. Des évaluationstechniques permettent également dapporter des garanties aux assureurs quant à laptitude desmatériaux non couverts par les DTU ou les règles professionnelles. La définition de ces éléments etleurs liens avec la garantie décennale font lobjet de la première partie de ce rapport.Les matériaux retenus dans le cadre de ce travail, leur utilisation dans le domaine de la constructionainsi que leurs spécificités techniques sont abordés dans la deuxième partie de ce travail.Une troisième partie propose une approche de la filière économique des matériaux de constructionbio-sourcés au niveau national. Les conclusions détudes économiques sur la filière des matériaux deconstruction bio-sourcés sont proposées ainsi que les éléments collectés dans le cadre dentretiensavec les acteurs de la filière. Linformation économique étant rare sur le sujet, les éléments deréponse apportés dans cette section sont souvent davantage qualitatifs que quantitatifs.La quatrième partie se focalise sur la filière des matériaux de construction bio-sourcés en Pays de laLoire. Les acteurs de la filière, les étapes de fabrication des matériaux ainsi que leur distribution, leurmise en œuvre et la formation des professionnels sont examinés.Enfin, la dernière partie de ce document concerne les difficultés évoquées lors des entretiens réalisésauprès des différents acteurs de la filière et les leviers dactions éventuels qui permettraient undéveloppement des matériaux de construction bio-sourcés.Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 7
  8. 8. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 8Partie I- Réglementation, certification et assurabilitéLa loi Spinetta du 4 janvier 1978 a instauré des obligations en matière dassurance construction aussibien pour le constructeur que pour le particulier. Le constructeur doit ainsi assurer sa responsabilitédécennale et le particulier doit souscrire un contrat de dommage-ouvrage.Préalablement aux travaux, lentrepreneur va donc contacter son assureur afin de déclarerprécisément les techniques qui seront mises en œuvre et ce afin de bien délimiter létenduedapplication de la garantie. Une absence de déclaration préalable sur des techniques non courantesfait peser le risque de sanctions en cas de dommage. Les conditions dassurances des techniquesnon courantes varient selon les assureurs.Lactivité de lassureur consiste à anticiper les risques encourus en sappuyant sur lexpérience etdonc sur le passé. En matière dinnovation, il est impossible de sappuyer sur les retours dexpérience.Toutefois, lassureur peut estimer les risques liés à la mise en œuvre de nouveaux matériaux ensadossant sur lévaluation technique destinée à fournir des informations quant à leur fiabilité.I- Évaluations techniques, certifications des produits et procédés de constructionLa construction de bâtiments implique de pouvoir sappuyer sur des matériaux et des procédésappropriés. Pour cela, les évaluations et documents techniques ont pour objectif dapporter uneappréciation destinée à fournir des informations fiables aux acteurs de la construction dans leur choixet dans lexercice de leurs responsabilités. Les informations présentées ci-après sont issues desources officielles que sont le CSTB2, lAQC3et lACERMI4.1. Les exigences de basea. La Directive européenne des Produits de Construction (DPC)Mise au point par la Commission Européenne, elle garantit en Europe la libre circulation des produitsde construction en assurant un minimum de qualité et de sécurité de ces produits. Elle agit commeune harmonisation des réglementations nationales en définissant des exigences en matière de :• résistance mécanique et stabilité,• sécurité en cas d’incendie,• hygiène, santé et environnement,• sécurité d’utilisation,• protection contre le bruit,• économies d’énergie et isolation thermique.En juillet 2013, la DPC sera remplacée par la Réglementation Produit de Construction (RPC).b. Le marquage CELe marquage CE est indispensable pour attester, à sa mise sur le marché, qu’un produit deconstruction est en conformité avec les exigences essentielles des directives européennes dont laDirective européenne Produits de Construction. Tous les produits de construction sont concernés.Le marquage CE d’un produit de construction permet :• de mettre le produit sur le marché et en libre circulation en Europe,• dattester de laptitude à lusage conventionnel du produit : usage auquel le fabricantdestine son produit de manière générale, sans préjuger de contraintes spécifiques2Centre Scientifique et Technique du Bâtiment3Agence Qualité Construction4Association pour la CERtification des Matériaux Isolants
  9. 9. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 9réglementaires, contractuelles ou fonctionnelles concernant lutilisation effective duproduit sur un chantier donné,• au fabricant, d’affirmer que le système d’attestation préconisé a été appliqué à sonproduit : qu’il dépende d’une norme européenne harmonisée ou qu’il fasse référenceà un Agrément Technique Européen.Pour apposer ce marquage, le fabricant ou le distributeur du produit doit procéder à :• des essais initiaux d’évaluation technique,• des contrôles internes de production.• pour ces opérations, il doit, dans certains cas, faire appel à un organisme tiers pourréaliser des essais, évaluer le contrôle de production ou attester de la conformité desproduits issus de la production. Ces opérations sont effectuées sur la base, soit :. de la norme harmonisée de référence pour le produit considéré,. en l’absence de norme harmonisée de référence, d’un Agrément TechniqueEuropéen, qui devra avoir été obtenu préalablement.Il faut savoir que :• le marquage CE est apposé sous la responsabilité du fabricant ou de l’importateur,• le marquage CE n’est pas un signe distinctif de qualité,• le marquage CE ne distingue pas un produit par rapport à un autre : sa vocation estde figurer sur tous les produits parce qu’ils satisfont à des critères obligatoires. Il estaccompagné d’informations sur les performances du produit au regard des exigencesessentielles de la DPC. Ces informations sont données sous la forme prévue par lesnormes européennes ou les ATE correspondants (valeurs utiles, classesd’appartenance…). Cest aux constructeurs d’ouvrages de vérifier qu’elles sontcompatibles avec ce qui est nécessaire pour l’ouvrage qu’ils réalisent.a. LAgrément Technique Européen (ATE)L’Agrément Technique Européen constitue la reconnaissance de l’aptitude à un usage prévu d’unproduit destiné à être marqué CE, non couvert par les normes européennes harmonisées. Ainsi :• il constitue, dans le champ couvert par la DPC5, une étape préalable obligatoire, pourles produits non normalisés, à leur mise sur le marché européen,• il affirme, sous la responsabilité du fabricant, l’aptitude à un usage prévu du produit,• il définit les dispositions du contrôle de production mises en place par le fabricant etéventuellement supervisées par un organisme notifié.L’ATE est délivré par un organisme habilité, désigné auprès de la Commission Européenne par l’Etatdont il dépend, sur des critères de compétence. En France, le CSTB est l’organisme d’agrémentdésigné et notifié par l’Etat.2. Les procédés de constructiona. Document Technique Unifié (DTU)Les DTU sont des cahiers des charges types pour les travaux, utilisables comme références pourl’établissement des clauses contractuelles de chaque marché de travaux pour la réalisation d’unouvrage donné. Ils ont le statut de norme (NF DTU) et sont élaborés par des commissions denormalisation sous le contrôle général de l’AFNOR6. A ce titre, ils demeurent strictement optionnels etcontractuels, même s’ils jouissent d’une forte reconnaissance comme représentatifs des bonnespratiques capables d’assurer aux ouvrages réalisés les résultats attendus en termes de qualité, decomportement à l’usage et de durabilité. Les délais de rédaction des DTU représentent environ 3 ans.5Directive Produits de Construction6Association française de normalisation
  10. 10. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 10En Juillet 2013, lors du passage de la DPC à la RPC, les DTU deviendront des DocumentsdEvaluation Européenne (DEE).b. Les Règles ProfessionnellesSocle naturel pour la conception des futurs DTU (document technique unifié), les règlesprofessionnelles sont éditées par les filières professionnelles soucieuses de formaliser le cadre deleurs métiers.À leur demande, la C2P7étudie ces textes en apportant sa vision « sinistralité », et édite la liste desrègles professionnelles acceptées par la C2P. Les textes qui ne sont pas sur cette liste sont par défaut« mis en observation ».Dans sa publication semestrielle de juillet 2012, la C2P accepte les règles professionnelles douvragesen béton et mortier de chanvre rédigées à linitiative de Construire en Chanvre. Toute entreprise quisouhaite mettre en œuvre les bétons et mortiers de chanvre doit se conformer aux Règlesprofessionnelles et se rapprocher de son assureur. Ces règles feront l’objet d’un suivi de retourd’expérience pour que l’acceptation soit renouvelée dans deux ans. Cette exigence s’explique par lefait que le matériau utilisé, la chènevotte de chanvre, n’est pas normalisé et que ses caractéristiquespeuvent présenter des variations.Les règles professionnelles de la construction paille sont également acceptées par la C2P depuisjanvier 2012, avec le même statut que le chanvre, à savoir un suivi du retour dexpérience par la C2Pafin de procéder ou non à la prolongation de la durée dacceptation. Les règles ont été rédigées àlinitiative du Réseau Français de la Construction en Paille.3. Lévaluation technique volontaireLévaluation technique est une démarche volontaire de la part du fabricant qui vise à apporter delinformation à lensemble des acteurs de la construction. Linformation repose sur :• les domaines demploi et les conditions de mise en œuvre• les niveaux de performance• la constance dans le tempsa. LAvis Technique (ATec)L’Avis Technique est délivré par la commission chargée de formuler les Avis Techniques.Une vingtaine de groupes d’experts, représentant les constructeurs, gère la délivrance des ATec etDTA (Document Technique dApplication) dans des domaines d’application très larges : structures,isolation thermique et acoustique, traitement des eaux, revêtements de sols, baies et vitrages,installations de génie climatique…L’Avis Technique est destiné à fournir, à tous les participants à l’acte de construire, une opinion sur lesproduits, procédés et équipements nouveaux, pour un emploi défini. Il indique notamment dansquelles mesures le procédé ou produit :• satisfait à la réglementation en vigueur,• est apte à l’emploi en œuvre,• dispose d’une durabilité en service.Les Avis Techniques sont des documents non obligatoires et n’ont aucun caractère réglementaireparticulier.7La Commission Prévention Produits mis en œuvre, dite C2P, est une commission constituée au sein de lAQC. Elle intervientsur les familles de produits et les textes qui en définissent la mise en œuvre.
  11. 11. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 11Le Document Technique dApplication (DTA) constitue une forme particulière de lAvis Technique. Ildésigne l’avis formulé pour l’emploi d’un produit ou composant relevant du marquage CE.Avis Techniques et DTA sont délivrés pour un couple procédé/emploi pour une durée de 2 à 7 ans. Lecoût dun Atec/DTA représente de 7 000 à 12 000 euros. Le coût pour le fabricant est plus important :il faut également ajouter les coûts des essais, de lingénierie et de la conception du produit. Le délaimoyen de la procédure est de 9 mois actuellement.b. LAppréciation Technique dExpérimentation (ATEx)Le CSTB formule chaque année une centaine dATEx, à l’origine desquelles se trouve le plus souventl’entreprise intervenant sur le chantier correspondant. Parce que les maîtres d’œuvre et les assureursmanquent d’éléments pour apprécier les risques encourus, que les contrôleurs techniques hésitent àaccompagner les maîtres d’ouvrage dans l’aventure de l’expérimentation ou la mise au point d’unenouveauté, l’Appréciation Technique d’Expérimentation (ATEx) est mise à disposition des innovateurspour les aider à promouvoir des produits, des composants nouveaux. C’est pourquoi, en évaluant lespremières utilisations d’un procédé innovant, l’ATEx :• facilite l’intégration des expérimentations dans la construction,• favorise l’identification des risques et leur prévention en permettant aux assureurs deles prendre en compte en connaissance de cause et de manière équilibrée,• incite les maîtres d’ouvrage à favoriser l’expérimentation.Le délai de la procédure de lATEx est de 3 à 6 mois.c. Pass InnovationLe Pass Innovation est un dispositif volontaire qui permet aux entreprises, aux contrôleurs techniqueset aux assureurs de disposer dune première évaluation technique des produits ou procédés, dans undélai réduit (de 3 mois à 8 mois). Il apporte les garanties de maîtrise nécessaires à la mise sur lemarché, avant de sengager vers lAvis Technique, dont il représente une étape facultative.Le Pass Innovation se déroule en trois étapes : la définition du procédé, lanalyse de laptitude àlemploi, le rapport final. Celui-ci donne, en fonction des domaines demploi, un diagnostic synthétiquedes atouts et des risques associés au procédé. Le rapport final se conclut soit par :• Feu vert : le risque est très limité et peut être maîtrisé par des recommandations sur la miseen œuvre et/ou le suivi. Le produit ou procédé est considéré comme pouvant être mis enœuvre. Le cas échéant, la procédure dAvis Technique est lancée parallèlement. Dans lesdeux années suivant le rapport final, le client sengage à apporter au CSTB un retourdinformation sur chacun des chantiers qui auront utilisé le procédé, selon des modalitésprécisées dans le rapport. Dans ce cas, une synthèse du rapport est mise en ligne sur le siteInternet du CSTB.• Feu orange : le risque est "réservé". Lapplicabilité du produit ou procédé est vérifiée sur unchantier pilote, par exemple via une Appréciation Technique dExpérimentation.• Feu rouge : le risque nest pas maîtrisé, la technique nest pas aboutie en létat. Le diagnosticest accompagné dune analyse des lacunes du produit et, le cas échéant, des actionsenvisageables pour les pallier.a. Récapitulatif des évaluations techniquesLa baisse observée sur le Pass Innovation est en partie expliquée par les difficultés rencontrées parles fabricants de photovoltaïque dont le marché est en baisse.Evaluation technique Délai de procédure Nombre délivré en 2011 Tendance observée parle CSTBAtec / DTA 9 mois 598 dont 195 nouveauxATEx de 3 à 6 mois 95Pass Innovation de 3 à 8 mois 84
  12. 12. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 124. La certificationLa certification ACERMI est le résultat dun double engagement, celui du fabricant dune part quisengage à mettre en place un système qualité et les moyens nécessaires pour contrôler la qualitéde ses produits et celui du certificateur, organisme indépendant, dont le rôle est de garantir lavéracité des caractéristiques annoncées et de les réévaluer périodiquement. Le contrôle sedéroule de la façon suivante :• vérification du niveau du système qualité du fabricant• prélèvement de produits en usine deux fois par an• contrôle des produits prélevés par les laboratoires CSTB et LNE8du certificateur.II- Laccès à lassuranceEn matière de construction, la loi Spinetta a instauré la notion de présomption de responsabilité.En conséquence, la loi établit des obligations dassurance construction aussi bien pour leconstructeur que pour le particulier. Le particulier doit souscrire un contrat de dommage ouvrageet le constructeur garantir sa responsabilité décennale.Chaque entreprise qui met en œuvre des travaux doit donc être assurée en «décennale».L’entreprise doit ainsi trouver un assureur qui la couvre sur une période de 10 ans à compter de lafin du chantier pour les techniques et les produits qu’elle met en œuvre. Cette obligation nécessiteune certaine vigilance de l’ensemble des acteurs de la construction.Afin dappréhender au mieux les risques de sinistralité, les assurances ont élaboré un système declassification des techniques constructives. Les produits de la construction peuvent être classésen deux grandes catégories :Relevant de techniques dites traditionnellesLe système de règlementation encadré par l’application d’outils de référence délimite le domainetraditionnel. Les professionnels du secteur doivent respecter certaines obligations provenant dedifférentes sources :• les règles de l’art, pratiques éprouvées de longue date, parfoismême non codifiées, qui régissent le savoir-faire d’une profession ;• les normes, édictées par l’AFNOR, qui définissent les normes deperformance des produits et matériaux ;• les DTU ou Documents Techniques Unifiés (ou NF DTU : normesfrançaises homologuées dans un contexte européen) qui traitent desconditions de mise en œuvre des produits traditionnels ;• les règles professionnelles, rédigées par les organisationsprofessionnelles représentatives et qui constituent, parfois, le stadepréparatoire à l’élaboration ou à la révision d’un DTU.Relevant de techniques non traditionnelles9Les techniques qui dérogent aux techniques traditionnelles. Lévolution des matériaux et procédésutilisés constituent ce domaine non traditionnel. Les produits utilisés peuvent faire lobjetdévaluations volontaires (afin dassurer un niveau de confiance auprès des acteurs de laconstruction et en particulier des assureurs).8Laboratoire national de métrologie et dessais9Il faut comprendre le terme traditionnel dans le sens "usuel" ou "conventionnel".
  13. 13. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 13Par ailleurs, les produits de la construction peuvent également être classés selon la fiabilité de sacertification. Deux familles de produits existent :Les produits relevant de techniques courantesElles regroupent les produits relevant des techniques traditionnelles auxquels sont ajoutés lesproduits régis par des avis techniques en cours de validité et ne relevant pas d’une famille mise enobservation par la Commission Prévention Produit, ainsi que des Pass Innovation "feu vert" encours de validité.Les produits relevant de techniques non courantesElles regroupent les travaux non décrits par des textes officiels, ou relevant de RèglesProfessionnelles non acceptées par la C2P, ou bénéficiant dATec ou de DTA faisant lobjet dunemise en observation par la C2P, ou titulaires dune ATex ou dune Enquête de TechniquesNouvelles ou d’un Pass’Innovation orange ou rouge, ou encore d’un ATE non validé par un DTA.Lobtention de lassurance nest généralement pas problématique pour les entreprises qui mettent enœuvre des produits de construction dont les performances sont reconnues et les techniques de posemaîtrisées. En revanche, les nouveaux produits et les techniques nouvelles de pose impliquent unecertaine prudence de la part des assurances qui peuvent alors sappuyer sur les avis techniques et lesavis techniques dexpérimentation avant daccorder une assurance à lentreprise.Généralement, les assureurs acceptent de garantir les travaux qui relèvent des techniquescourantes. Dans le cas contraire, lentreprise doit demander une extension de garantie.La déclaration préalable de recours à des techniques non courantes doit être réalisée le plus tôtpossible afin que lassureur procède à lévaluation des risques présentés et se prononce sur lesDomaine traditionnel Domaine non traditionnelNormalisé Non normaliséAtecATE+DTARèglesprofessionnellesnon examinées ounon acceptées parla C2PAtex ETN AutresNormes etDTURèglesprofessionnellesacceptées par laC2PListe verteMises enobservationpar la C2PTechniques courantes Techniques non courantesLa technique couranteDomaine traditionnelNormes françaises et normes harmoniséeseuropéenne AFNORDTURègles professionnellesDomaine non traditionnelATECATEDTAPassInnovation "Feu vert"La technique non couranteATExEnquête de Techniques NouvellesPassInnovation " Feu orange"PassInnovation "Feu rouge"Les ATEC et DTA relèvent de la techniquecourante si et seulement s’ils ne sont pas placésen liste d’observation par la C2P. Il faut savoir que97% des ATEC sont acceptés par la C2P.
  14. 14. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 14possibilités dextension de la garantie et les conditions financières (la surprime nétant pasautomatique).Le cas des matériaux de construction bio-sourcésLes matériaux bio-sourcés relèvent également de cette classification. Par exemple, des règlesprofessionnelles de mise en œuvre du matériau chanvre sont acceptées par la C2P et sont doncassimilables à de la technique courante (enduits en mortier de chanvre, murs en béton de chanvre,isolations de sols en béton de chanvre, ouvrage en béton de chanvre : isolation de toitures). Il en estde même pour les règles professionnelles de construction en paille. Toutefois, dans les faits, aux diresdes professionnels, laccès à la garantie décennale nest pas toujours assuré sur les techniques demises en œuvre de ces matériaux pourtant couverts par les règles professionnelles.Il existe par ailleurs des ATec et ATE portant sur des produits disolation naturelle comme le chanvre,la ouate de cellulose, la fibre de bois, la paille.Une entreprise ou un artisan qui ne parvient pas à faire assurer son activité peut sadresser au BCT(Bureau Central de Tarification) qui imposera à lassureur la couverture de lentreprise ou de lartisanet établira le tarif du contrat.Létablissement dun contrat dassurance en garantie décennale reste toutefois possible pour la miseen œuvre de matériaux qui ne relève pas des techniques courantes. Il sagit généralement dedérogations attribuées au cas par cas.Dans le cadre de lauto-construction, la mise en œuvre de matériaux bio-sourcés sans contratdassurance est assez fréquente. Concernant les entreprises, la pratique est plus rare mais existe.Lutilisation de matériaux et de techniques anciennes, en restauration de patrimoine par exemple, peutamener certaines entreprises à assumer seules les risques de sinistralité éventuels consécutifs à leuractivité. La non-déclaration de la part de lentreprise de travaux faisant appel à des techniques noncourantes peut entrainer une absence dindemnité en cas de sinistre. Dans ce cas lentreprise prend lerisque de devoir refaire le travail à ses frais.
  15. 15. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 15Partie II- Les matériaux bio-sourcés retenus et leurs caractéristiquestechniquesSans définition précise dun matériau bio-sourcé, le groupe de travail sest appuyé sur une définitionapportée par le CSTB : peuvent être considérés comme matériaux bio-sourcés "lensemble desmatériaux et produits dont une partie des matières premières est issue du monde du vivant (biomassevégétale et animale incluant les matières recyclées. Fibres de bois comprises mais hors boisdœuvre)". Le groupe de travail a donc choisi de se concentrer sur les matériaux décrits dans cettepartie, parce quils répondent à cette définition et parce quils font lobjet dune présence nonnégligeable en Pays de la Loire.I- Le chanvre1. HistoriqueDestinée historiquement à lutilisation dans lamarine (voiles, filets de pêche, cordage) laculture du chanvre a représenté jusquà200 000 hectares en France au cours du XIXesiècle. Peu à peu remplacée par dautresmatériaux, la culture du chanvre a connu unfort ralentissement jusquà disparaître presqueentièrement au cours du XXesiècle.Lapparition de nouveaux débouchés, enparticulier lindustrie papetière, a permis à laproduction de se développer à nouveaujusquà la fin des années 90. Actuellement, denouveaux marchés sintéressent auxcaractéristiques de la plante, en particulier lesecteur du bâtiment. La France estaujourdhui leader européen avec uneproduction de chanvre estimée à 50 000tonnes pour une surface cultivée de prèsde 8 000 hectares.Plusieurs bassins de production concentrentlessentiel de la surface de chanvre cultivée enFrance : les Chanvrières de lAube(Champagne-Ardenne), Eurochanvre(Franche-Comté), Agrofibre (Haute-Garonne),et la Coopérative Centrale des Producteurs deSemences de Chanvre (Pays de la Loire), seulorganisme habilité par lEtat français pour lareproduction des semences.2. Description du matériauLe chanvre est implanté de fin avril à fin mai. Les producteurs doivent sapprovisionner en semenceauprès dun organisme agréé : la Coopérative Centrale des Producteurs de Semences de Chanvre(CCPSC), située à Beaufort-en-Vallée dans le Maine-et-Loire. Cette réglementation issue de texteseuropéens permet dassurer une production de chanvre à faible teneur en THC(TétraHydroCannabinol) et donc de se dissocier du chanvre utilisé comme stupéfiant.Lors de la récolte, ou parfois avant, intervient la séparation du chènevis (graines) de la paille dechanvre. Ces graines sont ensuite revalorisées en huile de chanvre, ou en autres coproduits. Une foisla paille séparée de ses graines, les fibres de la plante (filasse) sont séparées de la partie structurelle(chènevotte). Pour cela, le chanvre est laissé à l’air afin que chènevotte et filasse soient dissociéespar des micro-organismes. Cette étape est nommée "rouissage".La paille est ensuite défibrée mécaniquement. Sont récupérées, d’un côté, la chènevotte qui estdépoussiérée puis triée en fonction de sa granulométrie et, de l’autre, la filasse. Cette étape de
  16. 16. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 16défibrage est également nommée "première transformation". La filasse est ensuite affinée et calibréeafin d’obtenir un produit homogène.Dans le bâtiment, la chènevotte est utilisée en tant qu’isolant en vrac, ou en mélange avec un liantcomme la chaux pour réaliser des bétons de chanvre.La filasse peut subir une deuxième transformation, le nappage, afin den faire une laine isolante àbase de chanvre sous forme de rouleaux ou de panneaux. Durant cette étape, un liant de typepolyester est mélangé aux fibres, ce mélange est alors chauffé pour que fibres naturelles etsynthétiques se lient et forment un matelas.Les éléments issus du chanvre et leurs débouchés3. Lutilisation du chanvre dans la constructionLa première transformation du chanvre permetdonc dobtenir divers éléments, auxcaractéristiques propres à chacun, et qui vontpermettre une utilisation spécifique pour lesecteur du Bâtiment.a. Le béton de chanvreIl est réalisé par un mélange deau, de liant àbase de chaux et de chènevotte. Il peut êtreutilisé en isolation thermo-acoustique répartiepour dallages sur terre-plein ou sur plancherdétage et banchage sur ossature bois noyée ou àcolombages apparents.PlasturgieChanvreChènevisFibres dechanvreChènevotte PoussièresOisellerieAlimentationPêchePapeterieBâtimentisolationAutomobilePaillage animal ethorticoleBâtimentGranulats pourchapeValorisationbiomasseChanvreBéton dechanvreBriques dechanvreEnduits dechanvreIsolation enchènevotteIsolationen lainedechanvre
  17. 17. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 17b. La brique de chanvreLa brique de chanvre est fabriquée à partir de la chènevotte et dun liant à base de chaux aérienneet/ou hydraulique. Elle peut être utilisée en tant que murs non porteurs et cloisons en constructionsneuves ou rénovation et pour lisolation répartie des murs, extérieure ou intérieure, et isolation detoiture.c. Lenduit de chanvreLenduit de chanvre est obtenu par mélange deau, de liant à base de chaux et de fibres de chanvre.Lenduit va être utilisé comme revêtement isolant de murs extérieurs ou intérieurs.d. Lisolation en chènevotteLa chènevotte peut être appliquée en vrac, par déversement dans les vides de construction :planchers, combles, cloisons, doublages, toitures.e. Lisolation en fibres de chanvreLes fibres de chanvre sont obtenues lors de la première transformation du chanvre. Elles peuvent êtreutilisées en vrac ou en panneaux et rouleaux. Les panneaux ou rouleaux à base de fibres de chanvresont fabriqués lors de la deuxième transformation décrite précédemment. Leur utilisation est alorssimilaire à celle des laines minérales.4. Caractéristiques techniquesLes caractéristiquestechniques des produits deconstruction à base dechanvreBéton dechanvreBrique dechanvreEnduit dechanvreChènevotteLaines à basede fibres dechanvreDensité350 à 450kg/m3300 à 330kg/m3700 à 950kg/m3 100 à 150 kg/m325 à 40 kg/m3Conductivité thermique λ0,11 à 0,18W/m.K0,07 à 0,075W/m.K0,11 à 0,13W/m.K0,048 à 0,060W/m.K0,041 W/m.KPerméabilité à la vapeur d’eauµ8 4,5 6 à 12 - 1 à 2Résistance au feu - A ou B - - D ou EAffaiblissement acoustique Rw - 50dB à 59dB - - -Énergie grise 90 kWh/m3200 MJ/m2 - Très faible 30 à 48 kWh/m3Source CSTB – Nouvelles matières premières dorigine animale et végétale pour la construction – Juillet 2008
  18. 18. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 18II- Le lin1. HistoriqueSi le lin est cultivé par lhomme depuisplusieurs millénaires, sa généralisation enFrance remonte au XIe siècle. Le recours aucoton dans lhabillement notammententraînera une chute de la production enFrance au XIXe siècle. Aujourdhui lamécanisation agricole et la sélection desvariétés a permis à la France de devenir lepremier producteur de lin (77 292 hectaresen 2011 source MAAPRAT), avec près de lamoitié de la production mondiale.Nécessitant un climat tempéré et supportantmal les chaleurs excessives, la culture du linen France est essentiellement localisée surles régions de Normandie, du Nord, dePicardie et dIle-de-France.2. Description du matériauDeux familles de lin coexistent en France :le lin textile (ou lin fibre) cultivé pour la hauteur de ses tiges : son rendement en graineest faible, il est cultivé essentiellement pour lutilisation de la fibre,Le lin graine (ou lin oléagineux) : cultivé principalement pour lexploitation des graines.A lissue de larrachage de la plante, légrainage permet de dissocier la paille du lin de ses graines.Les graines sont principalement utilisées pour en extraire lhuile mais elles peuvent également êtredestinées à la conception de matériaux de construction de type linoleum.La transformation de la plante en fibres textiles se réalise en plusieurs étapes. Après l’arrachage du linarrivé à maturité et la récupération de la graine, la première étape de transformation est le rouissage.Lors de cette étape, similaire à celle du chanvre, le lin est laissé à l’air pendant 3 à 7 semaines, afinque l’anas (structure de la tige) se dissocie de la fibre sous l’action de micro-organismes. La deuxièmeétape est le teillage, qui consiste à broyer et battre cette paille afin de séparer l’anas des fibres teillées(longues) et des étoupes (fibres courtes). De nombreux débouchés existent pour les produits issus duteillage du lin. Les fibres longues sont principalement valorisées par les secteurs du textile et de lacorderie, les fibres courtes par les secteurs de la construction (isolation thermique, acoustique,revêtement sols et murs), de la papeterie, de lautomobile et de la plasturgie, lanas par les secteursde la construction (panneaux agglomérés), de lhorticulture, de lélevage et du chauffage.Les fibres courtes peuvent être dans un troisième temps peignées, puis cardées, de manière àproduire des couches superposées de fibres, liées entre elles grâce à 15 à 20 % de fibres polyester.Des expérimentations sont en cours afin de valoriser lanas en béton et brique de lin.
  19. 19. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 19Les éléments issus du lin et leurs débouchés3. Lutilisation du lin dans la constructiona. Le revêtement de solUtilisé en revêtement de sol intérieur, le linoleumest composé dhuile de lin, de résine de pin, depoudre de liège et de bois et de toile de jute. Ildispose de propriétés bactéricides.b. Lisolation en laine de linLa laine de lin peut être utilisée en vrac ou sousforme de panneaux et de rouleaux. La pose dela laine de lin est similaire à celle des lainesminérales.AgricultureLinGrainesEtoupes Fibres teillées AnasAlimentationConstructionElevageConstructionTextileTextileCorderieConstructionElevagePapeterieAutomobilePlasturgieHorticultureChauffagePaillesLinRevêtement desol type linoléumIsolationen lainede linAnas delin en vracSous coucheacoustiqueBéton delinEnduit delin
  20. 20. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 20c. Lenduit de linIl est obtenu par mélange deau, danas de lin et dun liant à base de chaux. Souvent associé à de laterre, lenduit à base de lin permet de créer une masse dinertie thermique en application intérieure.d. Le béton de linComposé dun liant hydraulique et danas de lin, le béton de lin est notamment utilisé pour lafabrication de parpaings. Le béton de lin présente des propriétés thermiques intéressantes maiségalement des propriétés mécaniques suffisantes au montage d’une structure d’un étage.e. Les anas de lin en vracLes anas de lin (également appelés "paillettes") peuvent être utilisés comme matière de remplissagepour isolation de caissons de toitures ou pour isolation de plancher.f. Le lin en sous-couche acoustiqueComposée principalement de fibres courtes, la sous-couche acoustique en lin peut se présenter sousforme de rouleaux ou de panneaux et permet dassurer une isolation acoustique des sols.4. Caractéristiques techniquesLes caractéristiquestechniques des produits deconstruction à base dechanvreIsolant en laine de linRevêtement de sol enlinoleumSous-couche acoustiqueen linDensité 25 à 40 kg/m3- 140 à 270 kg/m3Conductivité thermique λ 0,041 à 0,053 W/m.K 0,17 W/m.K 0,04 à 0,08 W/m.KPerméabilité à la vapeur d’eauµ1 - 1 à 2Résistance au feu B C ou D D ou EAffaiblissement acoustique Rw 55 - 55Énergie grise Très faible Faible FaibleSource CSTB – Nouvelles matières premières dorigine animale et végétale pour la construction – Juillet 2008
  21. 21. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 21III- La ouate de cellulose1. HistoriqueLa ouate de cellulose est utilisée depuis longtemps en Amérique du Nord. Son utilisation sestgénéralisée durant les années 1970 lorsque lisolation est devenue un enjeu majeur suite à la crisepétrolière des années 1973-1974. Le matériau est également largement utilisé dans les paysscandinaves depuis le début du XXesiècle.2. Description du matériauLes fibres de cellulose utilisées dans la constructionproviennent des déchets de papier car les fibres sont tropdégradées.Ces déchets de papier sont défibrés et réduits en flocons, puistraités avec diverses substances ignifugeantes et fongiques,variables selon les fabricants. La ouate de cellulose estcomposée en général à 90 % de papier. Lutilisation du sel debore est aujourdhui interdite dans la conception des ouates en France. La ouate peut être utilisée envrac par projection notamment et également en panneaux isolants.3. Lutilisation de la ouate de cellulose dans la constructiona. Les panneaux semi-rigidesUne fois le papier transformé en ouate de cellulose, lamatière peut être nappée afin dobtenir des panneauxsemi-rigides. Ceux-ci conviennent pour lisolation descloisons, des planchers, des plafonds et des rampants.b. La ouate en vrac par projection humideou flocageLa projection humide nécessite lutilisation de caissons.De leau est ajoutée au matériau afin dactiver le liantnaturel de la cellulose.c. La ouate en vrac par insufflationLutilisation de caissons est également nécessaire pour cette utilisation. Un tuyau dinsufflation estintroduit dans le caisson afin de déverser la ouate de cellulose.d. La ouate en vrac souffléeLa technique consiste à souffler la ouate de cellulose à sec sur une surface horizontale ouverte.Ouate decellulosePanneaux semi-rigidesVrac enprojectionhumideVracinsuffléeVrac souffléeou déverséemanuellement
  22. 22. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 224. Caractéristiques techniquesSource CSTB – Nouvelles matières premières dorigine animale et végétale pour la construction – Juillet 2008Caractéristiques techniques desisolants en ouate de celluloseIsolant en ouate de celluloseDensité 25 à 65 kg/m3Conductivité thermique λ 0,039 à 0,048 W/m.KPerméabilité à la vapeur d’eau µ 1 à 2Résistance au feu A2 ou BAffaiblissement acoustique Rw -Énergie grise 50 à 100 kWh/m3
  23. 23. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 23IV- La fibre de bois1. HistoriqueUtilisée depuis laprès-guerre mais plus confidentielle que les laines minérales, la laine à base defibres de bois connaît un renouveau depuis plus dune décennie. Lopération de défibrage du boisnécessite un outillage particulier et conséquent dont les scieries sont rarement équipées.2. Description du matériauLopération de défibrage du bois peut être réalisée par un procédéthermomécanique ou chimique. La fibre ainsi obtenue va permettrela conception disolants.La transformation en laine isolante est réalisée :par feutrage puis mélange avec des liants et additifsafin d’assurer la protection contre le feu et les attaques biologiques. Ce bois feutré estensuite compacté jusqu’à obtenir la densité souhaitée,par transformation en pâte par adjonction d’eau, qui est ensuite coulée, laminée etséchée pour produire des panneaux agglomérés de diverses densités et épaisseurs.3. Lutilisation de la fibre de bois dans la constructiona. Lisolation thermique et acoustiqueLe matériau fibre de bois qui possède des qualitésthermiques peut être appliqué en vrac ou sous formede panneaux ou rouleaux. Il convient pour denombreuses applications en isolation, en intérieurcomme en extérieur.b. La sous-couche acoustiqueRéalisée à base de fibres de bois, le produit estadapté pour lisolation acoustique de sols.c. Le béton de boisLe béton de bois résulte de lutilisation de copeaux de bois ou de granulats de bois dans la conceptiondu béton. Il peut être utilisé sous forme de blocs pour la construction et sous forme de béton pour laréalisation de chappes.d. Le bardage extérieurConstitué de fibres de bois pressées, de résine phénolique et de cire, le produit permet un bardagerapporté.e. Les lames de terrasses et revêtement de solElles sont fabriquées à partir dun mélange homogène de fibres de bois et de polyoléfines. Ellespeuvent se présenter sous forme de dalles ou de panneaux.f. Les dalles pour plafondsFibres deboisIsolationthermique etacoustiqueSous-coucheacoustiqueBéton deboisDallesplafondLames deterrassesBardageextérieur
  24. 24. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 24Les dalles pour faux-plafond à base de fibres de bois peuvent se présenter sous forme mélaminéesou revêtue dun placage.4. Caractéristiques techniquesCaractéristiquestechniques des isolants àbase de fibres de boisLaines de bois (rouleauxet panneaux semi-rigides)Fibres de bois(panneaux rigides)Béton de boisDensité 40 à 55 kg/m3140 kg/m3De 500 à 1 500 kg/m3Conductivité thermique λ 0,038 à 0,051 W/m.K 0,038 W/m.K 0,11 W/m.KPerméabilité à la vapeurd’eau µ1 à 5 5 -Résistance au feu E E AAffaiblissement acoustiqueRw46 – 63 dB - 55 dBÉnergie grise 60 à 220 kWh/m3- -Source CSTB – Nouvelles matières premières dorigine animale et végétale pour la construction – Juillet 2008
  25. 25. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 25V- La paille1. HistoriqueAppliquée sous forme de torchis ou de chaume, la paille est un matériau utilisé depuis longtempsdans la construction. A partir de la fin de XIXesiècle, les techniques de construction en pailleprogressent avec la méthode dite Nebraska et lutilisation de botteleuses mécaniques.La paille connaît un renouveau depuis une trentaine dannées. Des associations telles quApproche-Paille ou les Compaillons travaillent pour le développement de la construction en paille, notammentsur la définition des règles professionnelles aujourdhui validées ou pour la mise en place dun label"produits bio-sourcés pour le bâtiment".Différentes techniques dapplication du matériau existent à présent. La plus utilisée étant la techniqueossature bois qui consiste à placer les bottes de paille en colonne dans lossature.2. Description du matériauLa paille est un matériau constitué de tiges des céréales récoltées à maturitéet après avoir séparé le grain. Les différentes céréales qui fournissent de lapaille sont le blé, l’avoine, le riz, le seigle, le triticale et l’orge.La paille est un coproduit de la filière agricole qui est soit utilisée en litière,brûlée ou enfouie, soit laissée à pourrir sur le champ afin de le ressourcer. Laréutilisation de la paille dans le domaine de la construction est une alternativeen cas de surplus de production. En France, on observe plusieurs techniquesde construction en paille, qui ont pour point commun, l’utilisation du ballot depaille parallélépipédique, utilisés en murs porteurs ou en remplissage d’ossature bois. Il faut toutefoisnoter que les règles professionnelles ne sappliquent pas à la paille porteuse.3. Lutilisation de la paille en constructionSelon les estimations du Réseau Français de la Construction en Paille, la construction dune maisonde 100m² au sol représente environ 500 bottes de paille, soit 10 tonnes de paille.Différentes techniques de construction à base de paille existent :a. La technique NebraskaAppelée également technique des ballotsporteurs, elle ne fait pas appel à uneossature bois. Les ballots de paille sontcomprimés et utilisés comme élémentsporteurs.b. Lossature boisTechnique la plus rependue en France, lapaille est utilisée comme matériaudisolation et est comprimée.c. Les poteaux poutresUne ossature bois dans laquelle vient seglisser la paille est associée à la structureporteuse du bâtiment en poteaux poutres.PailleBottes depaille enmursporteurTechniqueNebraskaTechniquemaçonnéeTechniqueCellule SousTension (CST)Bottes depaille enisolationduneossatureboisTechniqueGREBTerre-paillebâchéIsolation dans lamasse des murset des toitsPanneaux depaillecompresséeIsolation descloisons etdoublageintérieur
  26. 26. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 26d. La Cellule Sous Tension© (CST)Développée par Tom Rijven et soutenue par lassociation Botmobil, la paille contribue à la structure dubâtiment. La technique fait appel également à une ossature légère.e. La technique du GREBSoutenue par lassociation Approche Paille, la technique recourt à une double ossature bois légère. Lapaille introduite est recouverte dun mortier coulé.Dautres techniques sont également utilisées, faisant parfois appel aux différentes méthodes décritesprécédemment.La méthode se prête facilement à lauto-construction et à linsertion par léconomique.f. Les panneaux de paille compresséSous forme rigide, le panneau est constitué de paille compressée à chaud et dun revêtementgénéralement en carton recyclé. Il peut être utilisé pour des murs et des cloisons autoporteurs allantjusqu’à 3,5 m de hauteur, pour des plafonds et des planchers.4. Caractéristiques techniquesSource CSTB – Nouvelles matières premières dorigine animale et végétale pour la construction- Juillet 2008Caractéristiques techniques dela pailleBotte de paillePaille en remplissage decaisson de boisPanneau de paillecompresséeDensité 80 à 150 kg/m3- 150 à 600 kg/m3Conductivité thermique λ 0,04 à 0,07 W/m.K 0,054 W/m.K 0,081 W/m.KPerméabilité la vapeur d’eau µ 1 1 -Résistance au feu A2 ou B - -Affaiblissement acoustique Rw 48 à 57 dB - 32 à 35 dBÉnergie grise < 35 kWh/m3Faible -
  27. 27. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 27VI- Les matériaux dorigine animale1. La laine de moutona. Description du matériauEn fonction de sa race, un mouton peut fournir entre 0,5 kg et 4 kg de lainebrute par toison. Cette laine est constituée de fibres kératiniques et près de80% de son volume est constitué d’air. Cette structure lui confère despropriétés isolantes. La laine qui ne convient pas pour l’industrie textile pourdes raisons esthétiques ou du fait de fibres trop grossières, peut êtrevalorisée dans le domaine de la construction.Quatre étapes sont nécessaires à sa fabrication : la tonte, le lavage, letraitement et le cardage. Les produits de tonte sont d’abord lavés au savon et à la soude afind’éliminer les impuretés et surtout le suint (sécrétion de l’épiderme de l’animal). La laine lavée reçoitensuite un traitement insecticide et un traitement contre le feu. Puis elle est cardée et peut êtretexturée au moyen de fibres thermofusibles, telles que le polyester pour obtenir de la laine thermoliée.b. Lutilisation de la laine de mouton en constructionLisolation en laine de mouton peut prendre des formesdifférentes. Il est possible de lutiliser en vrac parremplissage manuel ou par soufflage pour lisolation deplanchers, murs en ossature bois, toitures en rampants etcombles. La laine de mouton peut également être utiliséeen écheveaux pour le calfeutrage des maisons enrondins. Mais son application la plus courante de pose estréalisée à partir de panneaux et de rouleaux. Ceux-ciconviennent pour lisolation des combles, des toitures, desmurs, des cloisons et des planchers.La laine de mouton est également utilisée sous formede moquettes.c. Caractéristiques techniquesCaractéristiques techniques de la lainede moutonIsolation en laine de moutonDensité 14 à 35 kg/m3Conductivité thermique λ 0,044 à 0,06 W/m.KPerméabilité à la vapeur d’eau µ 1 à 2Résistance au feu DAffaiblissement acoustique Rw 20 dBÉnergie grise 56 kWh/m3Source CSTB – Nouvelles matières premières dorigine animale et végétale pour la construction- Juillet 2008Laine demoutonIsolationthermique etacoustiqueSous-coucheacoustiqueRevêtementde murRevêtementde sol
  28. 28. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 282. La plumea. Description du matériauLes plumes utilisées dans le bâtiment proviennent de deux sources :• les plumes brutes : plumes qui sont prélevéesdirectement sur les oiseaux lors de leur plumaison.• les plumes de récupération : ces plumes proviennentessentiellement de la collecte des textiles usagés ayantcontenu des plumes.Les plumes subissent différents traitements : triages, lavages, étuvages et stérilisation,dépoussiérage. Pour le domaine de la construction, sont utilisées notamment les plumes qui nesatisfont pas les exigences de l’industrie textile.b. Lutilisation de la plume en constructionLa plume est utilisée comme isolant thermique et acoustique. Elle peut être mise en œuvre en vracpar remplissage manuel ou à laide dune souffleuse-cardeuse. Elle est également disponible sous laforme de rouleaux et de panneaux semi-rigides ainsi que sous forme de feutres en sous-coucheaccoustique.c. Caractéristiques techniquesCaractéristique techniques de laplumeIsolation en plumes de canardDensité 26 à 34 kg/m3Conductivité thermique λ 0,044 W/m.KPerméabilité à la vapeur d’eau µ 1 à 2Résistance au feu -Affaiblissement acoustique Rw 32 – 56 dBÉnergie grise -Source CSTB – Nouvelles matières premières dorigine animale et végétale pour la construction- Juillet 2008PlumesIsolationthermique etacoustiqueSous-coucheacoustique
  29. 29. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 29VIII- Le coton1. Description du matériauLe matériau coton présenté ici est issu du recyclage de textiles (vêtements nonréutilisables, chutes de lindustrie textile…).Dans le domaine de la construction, les matières premières pour la fabricationde produits de construction à base de coton sont :• les fibres de coton brut (les fibres « neuves »),• les fibres recyclées à partir de déchets de l’industrie textile (chutes de textiles, vieuxvêtements non recyclables dans l’état).Cette deuxième catégorie entre plus particulièrement dans le champ des matériaux définis dans lecadre de ce rapport.En France, « Le Relais », structure membre d’Emmaüs, intervient sur la collecte, le tri et la valorisationdes vieux vêtements. 40% des vêtements récoltés sont réemployés en état et 60% restent àrevaloriser. Face à la baisse globale de qualité des textiles mis sur le marché, le réemploi en l’état afortement baissé et la valorisation dans le domaine de la construction est devenue un nouveaudébouché pour ces matières premières secondaires. Une fois triés, les vieux vêtements sontdécoupés, hachés et effilochés jusqu’à obtenir des fibres textiles. Ces dernières sont liées pourconstituer des panneaux ou rouleaux isolants. Les produits finaux sont composés à 70 % de coton,15 % de laine et d’acrylique et à 15 % de fibres de polyester qui servent de liant.2. Lutilisation du coton en constructiona. Lisolation thermique et acoustiqueLe coton peut être mis en œuvre en vrac. Dans ce cas, ilsera destiné à lisolation des combles et des toitures enrampants, par application avec une machine. Il peutégalement être mis en œuvre sous forme de panneaux etde rouleaux pour lisolation des combles, des rampantssous toitures, des planchers, des murs et des cloisons.b. Revêtement des sols et des mursLe coton peut également être destiné à lapplication sursol ou sur mur. Dans le premier cas, le revêtement peutprendre la forme de dalles de coton recyclé. Dans lesecond cas, le coton peut être appliqué sous forme detissu ou peut prendre la forme de poudre à mélanger avec de leau. La pâte ainsi réalisée servira derevêtement de mur.3. Caractéristiques techniquesCaractéristiques technique du coton Isolation en laine de cotonDensité 25 à 70 kg/m3Conductivité thermique λ 0,039 à 0,045 W/m.KPerméabilité à la vapeur d’eau µ 0,29Résistance au feu EAffaiblissement acoustique Rw _Énergie grise _Source CSTB – Nouvelles matières premières dorigine animale et végétale pour la construction- Juillet 2008CotonIsolationthermique etacoustiqueRevêtementde murRevêtementde sol
  30. 30. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 30IX- Le liège1. Description du matériauLe liège est un matériau obtenu à partir de l’écorce d’une espèceparticulière de chêne vert présente dans diverses régions du bassinméditerranéen. L’isolant à base de liège expansé est obtenu à partir del’écorce de l’arbre qui est d’abord séchée puis réduite en grains de taillerégulière. Ceux-ci sont ensuite agglomérés soit par ajout d’un liant, soitpar cuisson à haute température. Il est également possible de recyclerles bouchons en liège afin de les reconditionner comme granulés.La particularité du matériau réside dans sa structure cellulaire avec uneforte porosité (90 à 95 %) et une très faible densité du matériau brut.2. Lutilisation du liège en constructiona. Lisolation thermique et acoustiqueElle est mise en œuvre sous forme de panneaux deliège expansé. Elle peut également prendre la formede granulés de liège expansé en remplissage desdoubles cloisons en plancher et en plafond, enpréparation des chapes légères et isolantes phoniqueset thermiques et en isolation de combles. Le liège estaussi utilisé en sous-couche acoustique.b. Le béton de liègeLes granulats de liège sont mélangés à de leau, dusable et du ciment ou de la chaux hydraulique. Lebéton de liège convient pour la réalisation des toituresterrasses et pour lamélioration de lisolation thermiqueet acoustique des sols intérieurs.c. Le revêtement de solIls sont commercialisés sous forme de revêtement àcoller ou à clipper.3. Caractéristiques techniquesCaractéristiques techniquesdu liègeIsolation en liège Béton de liègeDensité 105 à 125 kg/m3600 kg/m3Conductivité thermique λ 0,036 à 0,049 W/m.K 0.34 à 0,54 W/m.KPerméabilité à la vapeur d’eau µ 1 à 30 -Résistance au feu E -Affaiblissement acoustique Rw 34 dB -Énergie grise 85 à 450 kWh/m3-Source CSTB – Nouvelles matières premières dorigine animale et végétale pour la construction- Juillet 2008LiègeIsolation thermique etacoustiqueBéton de liègeRevêtement desol
  31. 31. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 31X- Le roseau1. Description du matériauPlante semi-aquatique, le roseau possède des caractéristiqueshygroscopiques intéressantes pour lusage en construction. Le matériauest utilisé depuis longtemps comme isolant, comme couverture ou commesupport denduit. Le roseau brûle facilement, mais német pas de fuméestoxiques lors de la combustion sauf lorsquil est mélangé à dautresproduits toxiques.2. Lutilisation du roseau en constructiona. Lisolation thermiqueLes panneaux de roseaux sont liés avec du fil de fergalvanisé et peuvent sutiliser sur du torchis, de la pierreet de la brique. La structure des panneaux peut servir desupport pour enduit terre ou enduits chaux, extérieur ouintérieur.b. La couverture des chaumièresLe roseau est également utilisé comme couverture destoitures de chaumières. Les méthodes de mise enœuvre diffèrent selon les régions.c. La préfabrication de cloisonLe roseau est également utilisé sous forme déléments préfabriqués avec montants intégrés quipermettent la construction de cloisons intérieures.3. Caractéristiques techniquesCaractéristiques techniquesdu roseauIsolation en panneauDensité 200 à 400 kg/m3Conductivité thermique λ 0,056 W/m.KPerméabilité à la vapeur d’eau µ 2Résistance au feu -Affaiblissement acoustique Rw -Énergie grise -RoseauIsolation thermiqueCouvertureElements decloisons
  32. 32. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 32Partie III- Le marché français des matériaux de construction bio-sourcésLe marché des produits de construction bio-sourcés en France fait lobjet de peu détudeséconomiques.En 2009, le marché français de lisolation enconstruction sélevait à environ 1,5 milliarddeuros10. Les laines minérales pèsent pour 50% departs de marché, suivies par les moussesalvéolaires (polystyrène extrudé et expansé) pourenviron 40% de parts de marché. Dès lors, la placeest restreinte pour les autres isolants (isolants bio-sourcés et isolants minces) qui se partagent les10% restants de parts de marché. Les isolants àbase de fibres de bois représenteraient la moitiédes 10% restants, le reste serait réparti entre lesautres matériaux bio-sourcés.En 2002, la part des isolants bio-sourcés en Franceétait estimée à 2% du marché de lisolation. Aujourdhui, les interlocuteurs rencontrés dans le cadre decette étude estiment entre 5% et 12% la part de marché des isolants bio-sourcés sur le marché delisolation, dont près de 40% pour les isolants à base de fibres de bois.Selon lAdeme11, le marché des laines isolantes végétales représentait 5 000 tonnes en 2005. Quatrescénarios sont envisagés sur la base dune notation affectée à chaque composante de lévolution(économique, sociétale et technologique) afin destimer le volume des bioproduits industriels àéchéance 2015 et 2030. En suivant le scénario n°3 (Un contexte géopolitique plutôt conflictuelentrainant une augmentation des cours du pétrole et une prise de conscience sociétale en ce quiconcerne les "bio-produits". Une recherche se mettant en place et se concentrant davantage sur lesbioproduits), lAdeme, par le biais de lagence Alcimed, estime que le marché des laines isolantesvégétales pourrait atteindre 119 300 tonnes en 2015 et 206 700 tonnes en 2030. Les laines végétalesreprésenteraient alors 5,43% du marché global des laines isolantes en 2015 et 13,16% en 2030. Anoter cependant que la conjoncture actuelle du bâtiment et de léconomie en général impacte bienentendu ces prévisions.Toujours sur la base de cette étude, lAdeme et Alcimed estiment la consommation de béton dechanvre à environ 4 000 tonnes en 2005. En suivant le scénario décrit précédemment, laconsommation de béton de chanvre pourrait atteindre 438 200 tonnes en 2015.Le chanvreSelon Construire en Chanvre, le matériau chanvre représente aujourdhui moins de 5% du marché delisolation. Le secteur de la construction fait également face à la concurrence dautresdébouchés, en particulier celui de la papeterie. Le secteur de la plasturgie porte également un intérêtsur le matériau ainsi que celui de lautomobile (feutres de plage arrière par exemple). Selon le CentreTechnique Interprofessionnel des Oléagineux et du Chanvre, le secteur de la papeterie capte 90% dela production de fibres.Selon Interchanvre, le marché est aujourdhui handicapé par les prix des matériaux. Toutefois, ladifférence de prix avec les laines minérales devrait samoindrir avec dune part la hausse des prix desénergies fossiles (la fabrication des laines minérales demande datteindre des températuresimportantes pour fondre la matière première) et dautre part la massification de la fabrication quidevrait engendrer des économies déchelle.10Source : ALCIMED, d’après nrGaïa, Green Valley, Artisans & Bois11Marché actuel des Bioproduits Industriels et des Biocarburants & Evolutions Prévisibles à Echéance 2015/2030 – Avril 2007 –Cabinet ALCIMEDLainesminérales50%polystyrèneexpansé40%Autres5%Fibre de bois2,5%Autresisolants bio-sourcés2,5%Isolant bio-sourcés5%Répartition du chiffre daffaires de lisolationdans la construction en FranceSource : Alcimed - 2009
  33. 33. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 33Habitations89,5%Usagesprofessionnels5,0%Lieux publics1,5%Non identifiés4,0%89% des projets recensés sont destinés à lhabitation :En 2011, 7 145 hectares de chanvre ont été cultivés en France métropolitaine, pour une production de47 979 tonnes.Le linLinstitut technique du lin (Eure) observe une chute de la demande de lin depuis 2007. Différentsfacteurs sont à prendre en considération : chute de la consommation textile notamment aux Etats-Unis, stratégie des filateurs chinois…La part du secteur de la construction dans les débouchés du lin est relativement faible au regard desdébouchés traditionnels comme le textile et lhabillement qui représentent 56% des débouchés desfibres ou le linge de maison avec 19% des débouchés.En 2011, 77 292 hectares de lin ont été cultivés en France (lin fibre et lin graine compris), pour uneproduction de 321 918 tonnes.La ouate de celluloseBien que relativement récente sur le marché français, la ouate de cellulose est utilisée depuislongtemps, notamment dans les pays scandinaves. Aujourdhui, il est difficile destimer la part demarché du matériau. Il semble cependant que celui-ci connaisse une croissance importante liée à unprix proche de celui des laines minérales. Six fabricants se partagent le marché français.Lenquête pailleLassociation Empreinte dont lobjet est de développer et de promouvoir lhabitat sain, passif et à faibleimpact écologique et sur tous les thèmes relatifs à lhabitat et son environnement (mode de vie,gestion de leau, gestion des énergies, matériaux), a lancé avec le Réseau Français de la constructionen paille un recensement des constructions réalisées. En février 2010, 691 constructions paille ont étérecensées sur lensemble du territoire métropolitain.Parmi les projets recensés :22%60%77%0%20%40%60%80%100%Projets 100%autoconstruitsProjets autoconstruits aumoins à 80%Projets autoconstruits aumoins à 50%76,5% des projets font intervenir au moins 50%dautoconstruction :96%43%16% 19%0%20%40%60%80%100%Remplissage desmursIsolation de latoitureIsolation duplancherRemplissage descloisonsUtilisation de la paille : 96% des projets utilisent lapaille en remplissage des murs :Source : Enquête sur la construction en paille en France – Association Empreinte etRéseau Français de la Construction en PailleConstructionsen cours55%Projets prévuspour 2009 ou201028%Constructionsachevées et enutilisation17%16,5% de projets achevés et en utilisation :Source : Enquête sur la construction en paille en France – Association Empreinte etRéseau Français de la Construction en Paille
  34. 34. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 34Les constructions en paille recensées parlassociation Empreinte sont essentiellementdestinées à lusage dhabitation. Lauto-construction est largement représentée dansles constructions recensées : près dun quartdes projets ont été auto-construits à 100%.Lutilisation la plus courante de la pailleconsiste à utiliser le matériau en remplissagedes murs sur une ossature.Bottes entreossatures69%Technique du GREB14%Technique Nebraska6%Paille banchée1,50%Autres techniques9,50%69% des projets font appel à la technique des bottes de paille entreossature bois :Source : Enquête sur la construction en paille en France – Association Empreinte etRéseau Français de la Construction en Paille
  35. 35. Janvier 2013 - Connaissance de la filière des matériaux bio-sourcés pour la construction en Pays de la Loire 35Partie IV- La filière des matériaux bio-sourcés en Pays de la LoireCette section propose une synthèse des différentes informations qui ont pu être collectées dans lecadre dentretiens avec les producteurs, transformateurs, distributeurs, applicateurs et différentesassociations impliquées sur le sujet en Pays de la Loire.Dans ce marché émergent et fortement concurrentiel, les transformateurs ne diffusent quepartiellement les volumes de production. Il est donc difficile destimer un volume global de matériauxde construction produits en Pays de la Loire.La filière des matériaux bio-sourcés en Pays de la Loire rassemble de nombreux acteurs, aussi biensur la production que sur la transformation, la distribution ou la mise en oeuvre de matériaux bio-sourcés.Une approche par étape de la filière sera retenue pour présenter ces résultats en déclinant ensuite lesdifférents matériaux présents en Pays de la Loire.I- Le contexteAvant daborder lorganisation de la filière en Pays de la Loire, il convient bien comprendre la placeoccupée par la construction en matériaux bio-sourcés dans lensemble de lactivité bâtiment.La sphère de léco-construction représente une partie de lensemble du secteur dactivité bâtiment.Léco-construction peut être définie comme lensemble des techniques et procédés de constructionvisant à réduire la consommation énergétique des constructions en agissant sur la conception,lisolation, linstallation déquipements favorisant les énergies renouvelables. Léco-construction évolueconstamment, en parallèle des innovations techniques du secteur dactivité et des réglementationsthermiques notamment. Les labels relatifs à léco-construction évoluent. Jusquà la réglementation2012, les constructions BBC pouvaient être considérées comme relevant de la sphère de léco-construction. Aujourdhui, le BBC étant la norme dans la construction neuve, de nouveaux labelsapparaîtront pour promouvoir des constructions toujours plus performantes énergétiquement.Léco-construction en matériaux bio-sourcés cherche à prendre en considération le cycle de vie desmatériaux. La notion dénergie grise des matériaux apparaît alors. Ce terme désigne la quantitédénergie utilisée lors du cycle de vie dun matériau, de sa production à sa fin de vie. Le champ pris encompte dans ce document, à savoir la construction en matériaux bio-sourcés, entre dans ce cadreauquel il est possible dajouter dautres matériaux parmi lesquels la terre.Enfin, toujours dans loptique de limiter lénergie grise dépensée pour le matériau de construction, lanotion de circuits courts apparaît. Le transport du matériau est pris en compte dans lénergie grisedépensée. Lidée est donc de réduire lénergie utilisée pour le transport des matériaux en préférant uncircuit de distribution local et direct entre producteur et consommateur. Lidée dune relocalisation deSecteurdactivitéBâtimentEco-constructionEco-constructionen matériauxbio-sourcésEco-constructionen matériauxbio-sourcésen circuitscourtsEnsemble du secteur dactivité Construction de bâtiments.Construction qui vise à consommer moins dénergie par une conception bioclimatique, unemeilleur isolation, des équipements techniques favorisant les énergies renouvelables.Le cycle de vie et laspect sanitaire des matériaux utilisés sont pris en compte dans laconstruction de bâtiments.Le transport du produit est également pris en compte dans lénergie dépensée pour lematériau utilisé (notion dénergie grise). La démarche est souvent portée par le milieuassociatif.

×