• Share
  • Email
  • Embed
  • Like
  • Save
  • Private Content
12-N5715633_PDF_1_-1DM.pdf
 

12-N5715633_PDF_1_-1DM.pdf

on

  • 1,663 views

 

Statistics

Views

Total Views
1,663
Views on SlideShare
1,663
Embed Views
0

Actions

Likes
0
Downloads
1
Comments
0

0 Embeds 0

No embeds

Accessibility

Categories

Upload Details

Uploaded via as Adobe PDF

Usage Rights

© All Rights Reserved

Report content

Flagged as inappropriate Flag as inappropriate
Flag as inappropriate

Select your reason for flagging this presentation as inappropriate.

Cancel
  • Full Name Full Name Comment goes here.
    Are you sure you want to
    Your message goes here
    Processing…
Post Comment
Edit your comment

    12-N5715633_PDF_1_-1DM.pdf 12-N5715633_PDF_1_-1DM.pdf Document Transcript

    • Regnabit. Revue universelle du Sacré-Coeur. 1921/06. 1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des reproductions numériques d'oeuvres tombées dans le domaine public provenant des collections de la BnF.Leur réutilisation s'inscrit dans le cadre de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 : *La réutilisation non commerciale de ces contenus est libre et gratuite dans le respect de la législation en vigueur et notamment du maintien de la mention de source. *La réutilisation commerciale de ces contenus est payante et fait l'objet d'une licence. Est entendue par réutilisation commerciale la revente de contenus sous forme de produits élaborés ou de fourniture de service. Cliquer ici pour accéder aux tarifs et à la licence 2/ Les contenus de Gallica sont la propriété de la BnF au sens de l'article L.2112-1 du code général de la propriété des personnes publiques. 3/ Quelques contenus sont soumis à un régime de réutilisation particulier. Il s'agit : *des reproductions de documents protégés par un droit d'auteur appartenant à un tiers. Ces documents ne peuvent être réutilisés sauf dans le cadre de la copie privée sans l'autorisation préalable du titulaire des droits. *des reproductions de documents conservés dans les bibliothèques ou autres institutions partenaires. Ceux-ci sont signalés par la mention Source Gallica.BnF.fr / Bibliothèque municipale de ... (ou autre partenaire). L'utilisateur est invité à s'informer auprès de ces bibliothèques de leurs conditions de réutilisation. 4/ Gallica constitue une base de données, dont la BnF est producteur, protégée au sens des articles L341-1 et suivants du code la propriété intellectuelle. 5/ Les présentes conditions d'utilisation des contenus de Gallica sont régies par la loi française. En cas de réutilisation prévue par un autre pays, il appartient à chaque utilisateur de vérifier la conformité de son projet avec le droit de ce pays. 6/ L'utilisateur s'engage à respecter les présentes conditions d'utilisation ainsi que la législation en vigueur, notamment en matière de propriété intellectuelle. En cas de non respect de ces dispositions, il est notamment passible d'une amende prévue par la loi du 17 juillet 1978. 7/ Pour obtenir un document de Gallica en haute définition, contacter reutilisation@bnf.fr.
    • 1« ANNÉE - N° 12 m'Ai 1S2* UN AN APRÈS i Au mois de mai 1921, s'envolaient les premiers exemplaires de Regnabit. Ils partaient, assurés des bénédictions du Sacré- Coeur puisqu'ils avaient celles des princes de l'Église. Ils allaient, certains que, par le monde, il y a des âmes, en grand nombre, qui attendent, inconsciemment parfois, la parole profonde et ardente qui soutient et qui enflamme. Nos espérances ont été dépassées. Et notre premier devoir est de remercier le Sacré-Coeur des grâces accordées. Vous me permettez bien, Amis, de vous remercier après Lui. Vous avez été délicatement bons, Et dévoués. Vous avez su trouver les paroles du coeur : du coeur, parce qu'elles en viennent ; du coeur, parce qu'elles y vont. Vous, bon Père Jésuite, qui m'avez dit votre « enthou- siasme » et qui saluez en -Regnabit la Revue de l'avenir. Et vous, bon Père Carme : «Si J'étais riche, m'écrivez- vous, je vous donnerais beaucoup d'argent pour la diffusion de Regnabit ; mais je suis un pauvre prêtre... J'ai demandé à un de mes amis ce billet de 15 francs pour la propagation de Regnabit. Tous mes chers élèves ont communié pour cette même intention ». Et vous, prêtre, mon frère, pour qui. j'ai bien remercié Jésus puisqu' Il a permis que Regnabit soit pour vous, « person^ nellement, au moment même, ce qu'il fallait »... Et toi, mon petit Jean, que je n'ai jamais vu et que j'aime >en, quoique — tu veux bien que je dise cela— tu as commis "ne grosse faute d'ortographe (!) dans tajbonne lettre généreuse...
    • 530 Doctrine Et vous, Apôtre, quiavez fait ce joli geste d'éterniser Regnabit dans les murailles; même de la grande Basilique du Sacré-Coeur. Car vous avez envoyé votre offrande. Mais «il est bien entendu que cette offrande donne droit à une inscription sur une pierre noyée dans la maçonnerie, et que cette inscription sera Regnabit ». Et vous, Madame,... « Si je pouvais... vous n'auriez pas à demander le pain matériel de Regnabit. Mais, mon Père, si un jour, les besoins étaient urgents, j'ai des bijoux, j'ai quelques titres. Vous n'aurez qu'à me dire qu'il les faut... 11 faudrait que les abonnés de Regnabit ne se contentent pas de donner le prix «du tarif ». Il faudrait qu'ils proportionnent leur prix d'abon- nement aux besoins de la Revue. Ce serait une belle preuve de sympathie, une force, un exemple. Ceux du Sacré-Coeur ne pourraient-ils pas le faire ? Des laïques l'ont fait, pour leur journal. Je n'oublierai jamais leurs accents émouvants. Ils criaient : « Nous mourons faute de pain. Nous voulons vivre, parce que les autres feraient trop de mal. Comprenez, et aidez- nous ». Regnabit ne peut pas mourir. Mais Regnabit peut faire plus ou moins de bien, s'il est plus ou moins lu. Et il faut qu'il en fasse î ». Il en fera beaucoup, madame. Grâce à vous, Grâce à tous ses amis.. Et je vous remercie d'avoir compris et crié le désir de Regnabit. ..., Je l'ai dit. Je le redis. Regnabit doit vivre. Et il le veut. Surtout, Regnabit veut réaliser sa tâche immense. Et je crois accomplir un devoir en exprimant ici, une fois de plus, toute ma pensée. Il faut nous convaincre que le Sacré-Coeur n'a pas dans la vie chrétienne, dans la pensée catholique, la place qui Lui revient. Il est bien loin dé l'avoir dans la vie chrétienne. Beaucoup plus loin encore de l'avoir dans la pensée catholique. Et j'ajoute, dans la pensée des dirigeants. Àh ! j'ai des documents douloureux ! Comment se fait-il que nous en soyions là ? Je l'ignore. Mais, voici des vérités qui me semblent lumineuses comme des principes, certaines comme des axiomes. 1° C'est le droit et la gloire du Sacré-Coeur de paraître dans tout son rayonnement. 2° C'est l'intérêt et le bonheur des âmes de Le contemp'er ainsi : vraie façon dé bien Le connaître, vrai moyen d'apprendre à' L'aimer.
    • Doctrine 531 Vous voulez attirer les âmes au Sacré-Coeur ? Montrez-Le dans son rayonnement immense. Vous introniserez le Sacré- Coeur dans la pensée catholique. * * * Et le moyen de répandre partout Regnabit ? Vous en avez trouvé un, bien simple, ma soeur, en Amérique. Et je vous laisse l'expliquer vous-même aux amis de Regnabit. ...« J'ai envoyé Regnabit à une jeune parente qui a eu l'heureuse idée d'y abonner la bibliothèque paroissiale ; ainsi, me disait-elle, beaucoup de personnes pourront la lire. Ce moyen de propagande, que j'ai suggéré à une autre personne, est à répandre. Si chaque bibliothèque paroissiale avait sa Revue Universelle du Sacré-Coeur, quelle diffusion de notre chère dévotion !» — Oui, obtenez que s'abonnent... les bibliothèques, les OEuvres, afin que le Sacré-Cosur rayonne toujours davantage. Et puis, continuez l'apostolat individuel. Je sais bien la difficulté. Beaucoup d'âmes ont le grand tort — dont profite le démon — de trop se défier d'elles-mêmes. Elles s'imaginent qu'elles ne sont pas capables de s'intéresser aux Revues sérieuses. Ce sont là précisément les Revues qu'il leur faut. Persuadez-leur de faire pendant un an, une expérience loyale. Qu'elles fassent l'effort de monter ! Elles verront combien il leur était facile de s'élever ! Tout près d'ici habite un bon chrétien — qui sourira en lisant cette page — et qui disait l'autre jour à un apôtre du Sacré-Coeur : « Regnabit ? C'est curieux ! D'abord il me semblait trop,élevé pour moi. Maintenant,... j'en raffole. » — Eh ! non, mon ami, ce n'est pas étonnant. C'est très normal. Vous pouviez vous élever : vous vous êtes élevé, voilà tout. Et cela s'est fait S1naturellement que vous ne vous en êtes pas aperçu. Mais combien d'âmes en sont encore au point où vous étiez jadis, et qui elles aussi, si vous les persuadez qu'elles le monteront, Peuvent, et qu'elles le doivent ! , , Conclusion, que je vous dis sans àmbage, persuadé que ce faisant je vous donne une marque de confiance et que je réponds at]K désirs du Sacré-Coeur. Voici le mois des Ré-abonnements, » faut qu'aucun abonnement ne revienne seul. Ah ! le Sacré-Coeur m'est témoin que les questions d'argent ue'Paraissent, futiles !
    • 532 Doctrine Mais un abonnement, c'est une âme. Donnez-moi des âmes. Il faut que cette année, mieux que l'année précédente, et l'année prochaine mieux que cette année, se réalise la prophétie du Plan actuel : Videbunl in quem transfixerunt : Ils regarderont le Divin transpercé ! II Elle le contempla la première, la Douce Vierge que nous honorons spécialement en ce mois de l'espérance. La première Garde d'Honneur. — Fresque de la chapelle de la Visitation Sainte Marie, Bourg (Ain) — Hauteur des personnages : 2 mètres. Aussitôt ^accompli le mystère du coup de lance, elle s'approche, anxieuse, émerveillée, angoissée, avide pourtant de scruter les abîmes. Hélas ! quelle admiration I lui faisait dire le trouvère picard (1). Hé ! que voy-je ? hé I que voy jou ? Mon chièr ami, à quoi sert chou ? Hé, filz, je voy ton cuer perciet. Oui, « c'est bien le coeur qu'elle voit dans la plaie W ouverte». Quand nous regardons, sans qu'apparaisse lé coeur, la p'a1^ du coup de lance, nous l'appelons comme d'instinct la plaie" 1 côté. Pourquoi donc ? (!) P?<<wttt. N° ("août 1921, T. I, p. 163.
    • Poctrine : 533 Hé, Dieu; je voy ton cuer perciet. Ainsi voyait la « dolereuse » adorante, Que j'ai une autre raison encore de vous montrer aujourd'hui. Tous les peuples ont reconnu en Marie la Reine de la France. La famille entière de Regnabit se réjouira de voir l'Église elle- même confirmer ce titre qui nous honore tous. BREF DE S. S. PIE XI QUI DÉCLARE LA SAINTE VIERGE PATRONNE PRINCIPALE ET SAINTE JEANNE D'ARC SECONDE PATRONNECÉLESTE DE LA FRANCE. Les Pontifes romains, nos prédécesseurs, ont toujours, au cours des siècles, comblé des marques particulières de leur pater- nelle affection la France, justement appelée la fille aînée de l'Eglise. Noire prédécesseur de sainte mémoire, le Pape Benoît XV, qui eut profondément à coeur le bien spirituel de la France, a pensé à donner à cette nation, noble entre toutes, un gage spécial de sa bienveillance. En effet, lorsque, récemment, Nos vénérables Frères, . les Cardinaux, Archevêques et Evêques de France, d'un consente- ment unanime, lui eurent transmis par Notre vénérable Frère, Stanislas Touchet, Evêque d'Orléans, des supplications ardentes et ferventes pour qu' Il daignât proclamer patronne principale de la Nation française la bienheureuse Vierge Marie reçue au Ciel, et seconde patronne céleste, sainte Jeanne, pucelle d'Orléans, Notre prédécesseur fut d'avis de répondre avec bienveillance à ces pieuses requêtes. Empêché par la mort, il ne put réaliser le dessein qu'il avait conçu. Mais à Nous, qui venons d'être élevé par la grâce divine sur la chaire sublime du Prince des Apôtres, il nous est doux et agréable de remplir le voeu de Notre très regretté prédé- cesseur et, par Notre autorité suprême, de décréter ce qui pourra devenir pour la France une causé de bien, de prospérité et de bonheur. Il est certain, selon un ancien adage, que « le Royaume de France » a été appelé le « Royaume de Marie », et cela à juste titre. Car, depuis les premiers siècles de l'Eglise jusqu'à notre temps, bènéjs et Euçher de Lyon, Hilaire de Poitiers, Anselme, qui, de -... France, passa en Angleterre comme Archevêque, Bernard de Clair- vaux, François de Sales, et nombre d'autres saints docteurs, ont célébré Marie, et ont contribué à promouvoir et amplifier à travers la France le culte de ta Vierge Mère de Dieu. A Paris, dans la "'es célèbre Université de Sorbonne, il est historiquement prouvé lue, dès le treizième siècle, la Vierge a été proclamée conçue sans Pechi. Même les monuments sacrés attestent d'éclatante manière antique dévotion du peuple à l'égard de la Vierge Mère de Dieu, Parmi lesquelles on aime à rappeler comme les plus célèbres celles
    • ' 534 Doctrine qui s'élèvent à Reims, à Paris, à Amiens, aH2outances et à Rouen. L'immense affluence des fidèles accourant "de loin chaque année' même de notre temps, aux sanctuaires de Marie, montre clairement ce que peut dans le peuple.la piété envers la Mère de Dieu, et plu- sieurs fois par an, la Basilique de Lourdes, si vaste qu'elle soit - est incapable de contenir les foules innombrables de pèlerins. La Vierge Mère en personne, trêsorièré auprès de Dieu de toutes les grâces, a semblé, par des apparitions répétées, approuver et con- firmer la dévotion du peuple français. Bien plus, les principaux et les chefs de la nation se sont fait gloire longtemps d'affirmer et de défendre cette dévotion envers la Vierge. Converti à la vraie foi du Christ, Clovis s'empresse, sur les ruines d'un temple drui- dique, de poser les fondements de l'église Notre-Dame, qu'acheva son fils Childcbert. Plusieurs temples sont dédiés à Marie par Charlemagne. Les ducs de Normandie proclament Marie Reine de la nation. Le roi saint Louis récite dévotement chaque jour l'office de la Vierge. Louis XI, pour l'accomplissement d'un voeu, édifie àCléry un temple à Notre-Dame. Enfin Louis XIII consacre le royaume de France à Marie et ordonne que chaque année, en la fête de l'Assomption de la Vierge, on célèbre dans tous les diocèses de France de solennelles fonctions : et ces pompes solennelles, nous n'ignorons pas qu'elles continuent de se dérouler chaque année. En ce qui concerne la Pucelle d'Orléans, que notre prédé- cesseur a élevée aux suprêmes honneurs des saints, personne m peut mettre en doute que ce soit sous les auspices de la Viergt qu'elle ait reçu et rempli la mission de sauver la France. Car d'abord, c'est sous le patronage de Notre-Dame de Bermont, puis sous celui de la Vierge d'Orléans, enfin de la Vierge de Reims, qu'elle entre- prit d'un coeur viril une si grande oeuvre, qu'elle demeura sans peur en face des épées dégainées et sans tache au milieu de la licenct des camps, qu'elle délivra sa patrie du suprême péril et rétablit . le sort de la France. C'est après en avoir reçu le conseil de ses voix célestes qu'elle ajouta sur son glorieux étendard le nom U Marie à celui de Jésus, vrai Roi de France. Montée sur le bûcher, c'est en murmurant au milieu des flammes, en un cri suprême, les noms de Jésus et de Marie, qu'elle s'envola au Ciel. Ayant dont éprouvé le secours évident de la Pucelle d'Orléans, que la Francs reçoive la faveur de cette seconde patronne céleste : c'est ce o& réclament le clergé et le peuple, ce qui fut déjà agréable à NoW prédécesseur et qui nous plaît à Nous-même. C'est pourquoi, après avoir pris les conseils de Nos Vénérable Fils, les cardinaux de la sainte Eglise romaine préposésgfl^ Rites, Motu proprio, de science certaine et après mûre délibération, dans la plénitude de Notre pouvoir apostolique, par la force d& présentes et à perpétuité, Nous déclarons et confirmons que M .Vierge Marie Mère de Dieu, sous le titre de son Assomption dans
    • poctwne 535 ARMES DE FRANCE Sur la première couleur, le Sacré-Coeurà qui la France est officiellement consacrée. Sur la deuxième, le monogramme de la Vierge, sa patronne principale ; Sur la troisième, les armes de Jeanne d'Arc, sa «seconde patronne céleste ».
    • tVoctrine 536 le Ciel, a été régulièrement choisie comme principale patronne de toute la France auprès de Dieu, avec tous les privilèges et les honneurs <que comportent ce noble titre et cette dignité. De plus, écoutant les voeux pressants des Evêques, du clergé et des fidèles des diocèses et des missions de la France, Nous décla- rons avec la plus grande joie et établissons l'illustre Pucelle d'Orléans, admirée et vénérée spécialement par tous les catholiques de France comme l'héroïne de la religion et de la patrie, sainte Jeanne d'Arc, vierge, patronne secondaire de la France, choisie par le plein suffrage du peuple et cela encore d'après Notre suprême autorité apostolique,* concédant également tous les honneurs et privilèges que comporte selon le droit ce titre de seconde patronne. En eonséquence, Nous prions Dieu, auteur de tous les biens, que, par l'intercession de ces deux célestes patronnes, la Mère de Dieu élevée au Ciel et sainte Jeanne d'Arc, vierge, ainsi que des autres saints patrons des lieux et titulaires des églises, tant des diocèses que des missions, la France catholique, ses espérances . tendues vers la vraie liberté et son antique dignité, soit vraiment la fille première née de l'Eglise romaine ; qu'elle échauffe, garde, développe par la pensée, l'action, l'amour, ses antiques et glorieuses traditions pour le bien de la religion et de la patrie. — Très Saint Père, vous êtes bon. m C'est avec une reconnaissance avivée que nos yeux se tour- neront vers Rome en ce mois du XXVI 0 Congrès Eucharistique international. Ce Congrès, dit S. E. le Cardinal Vicaire dans son « Invito Sacro » ce congrès « veut être un grand acte de foi, un hommage enthousiaste d'adoration et d'amour à Jésus qui, dans le sacre- ment de l'autel, en éclairant notre foi, et en nous facilitant l'observance de la loi de Dieu, est le doux repos des âmes, le lien qui unit tous les hommes comme des frères autour de son trône ». Chaque jour les amis de Regnabit réciteront la «Prière pour le Congrès » qu'approuva et indulgencia S. S. Benoît XV à-la demande de S. G. Mgr Heylen, en son audience du 5 dé- cembre 1921. 0 Jésus, qui vous donnez en nourriture à nos âmes, daigne* couronner d'un, plein succès, le prochain Congrès eucharistique international. Inspirez-en les travaux, les résolutions et les voeux, agréez les hommages solennels qui vous y. seront rendus, enflammez les coeurs des prêtres et des fidèles, des parents et des enfants, ojin ,'.- que la communion fréquente et quotidienne et la communion précoce
    • Dessin à la plumed'une vieillestatué en bois.
    • 538 ©octrine soient en honneur dans tous les pays du monde et que le règne social du Sacré-Coeur soit partout reconnu. Coeur Sacré de Jésus, bénissez le Congrès. Saint Pascal Baylon, priez pour nous. La douce demande :... que le règne social du Sacrê-Comt soit partout reconnu ! Le noble but aussi à nos efforts ! Nous y travaillerons. Nous prierons. ... «Quelle joie, m'écrivait une religieuse, quelle joie de penser que Regnabit va porter, le nom et le culte du Sacré-Coeur aux quatre coins du monde ! Puisse-t-elle profiter de son uni- versalité pour demander à tous et à chacun de jeter sans cesse vers le ciel cet appel ardent : « Coeur Sacré de Jésus, que votre Règne arrive » ! Si ce cri partait de tous les centres où pénètre Regnabit, quelle force d'intercession monterait vers le ciel!» Dès aujourd'hui établissons le Règne du Sacré-Coeur dans nos âmes. ... Que la Vierge bénie offre elle-même notre coeur au doux Enfant qui se tendra pour le prendre. F. ANIZAN.
    • LES IDÉES '" Grand " Le Apostolat du mois du Sacré-Coeur Les Documents Pontificaux se rapportant à l'excellente pratique du Mois DU SACRÉ-COEUR sont des plus expressifs et des plus concluants. . > Ils se passent, littéralement, de tout commentaire. Nul exercice de dévotion envers le Sacré-Coeur n'a été gratifié — au total — de faveurs spirituelles aussi riches. Nul, surtout, ne comporte autant de Solennité Populaire Universelle. Exception faite, évidemment, pour la Solennité Liturgique de la: Fête du .Sacré-Coeur de Jésus. D'ailleurs, le «Mois SOLENNEL DU SACRÉ-COEUR» encadre — à merveille — la « FÊTE SOLENNELLE DU SACRÉ-COEUR». II la prépare... Comme il la couronne !... Dignement ! Ces faveurs spirituelles octroyées par l'Église, à l'exercice du Mois du Sacré-Coeur ; —- faveurs d'abord diocésaines, (1) Puis universelles ; exercice tant privé, que publique — (1) Par exemple,pour le diocèsede Nantes, PIE IX — « Lettres apostoliques » (m forme de BREF)Exponendum Nobis curavit, du 27 septembre 1869 — accorde une Indulgencede 300 jours pour « chacun des trente-troisjours » (sic), c'est-à-dire : pour « te mois de juin, en entier, et les trois premiers jours de juillet a et une Indul- genceplénière, aux conditions ordinaires, à tous ceux « qui, au moins pendant seizejours », auront assisté à 'l'exercice du Mois du Sacré-Coeurfait « à la cathé- draleou dans les autres églises de la ville et du diocèsede Nantes, à désigner par 1ordinaire.» Ce BREFa été publié dans le « MANDEMENT 7) de MM. les Vicaires Capi- (n° le "Jtoires, Siègevacant, pour le saint temps de Carêmede l'an de grâce 1870SURLA "EVOTION SACRÉ-COEURJÉSUS. AU DE » . Les Vicaires Capitulaires étaient : M. RICHARD, mort cardinal-archevêque et PARIS, M. LABORDE, tard évêque de NANTES. plus
    • 540 Doctrine Les exhortations réitérées et pressantes des Souverains Pontifes Pie IX et Léon XIII ; Les fruits excellents recueillis partout ; Un grand zèle pour les âmes et un brûlant amour pour le Coeur de Jésus ; Et, aussi, croyons-nous, une spéciale inspiration du ciel ; — ont suggéré, sur la fin du règne de Léon XIII, à quelques âmes d'élite, en Italie, — au profit du Mois solennel et universel du Sacré-Coeur — une véritable « Croisade moderne ». Le mouvement est parti de Naples. Il s'est étendu — royalement — à tout l'Univers. Naples est resté le'centre et le foyer de l'ardente campagne, menée depuis plus de vingt ans, avec.les plus inlassables efforts et les plus consolants succès. Son nom est significatif. Il formule tout un programme : LE GRAND APOSTOLAT DU MOIS DU SACRÉ-COEUR *** Mieux qu'une pâle notice,les documents circonstanciés qu'on va lire renseigneront utilement les amis du Sacré-Coeur. On a pu écrire qu'ils sont « sans exemple dans l'histoire des largesses de la Sainte Église. » Puisse leur connaissance éclairer et stimuler le zèle de tous, et de chacun, à tous les degrés de l'échelle sociale — ou cléricale — catholique. * * * DOCUMENTS. I . LETTRE DE LÉON XIU, du 10 Avril 1902, accordant la « Béné- , diction Apostolique à ceux qui propageront ce pieux exercice» du. Mois du Sacré-Coeur de Jésus. Nous regrettons de ne point posséder, le texte original intégral de ce document. -'.-... H LETTRE-ADRESSE à Sa Sainteté Pie X, du chanoine Louis ;.-.; Caruso, de Naples, en date du 11 juillet 1906, sur l'oeuvre du «Grand Apostolat du Mois du Sacré-Coeur ».(1) (1) Voir ANALECTA volume XIV, année 1906, p. 407 et stiiv EÇCLESIASTICA,
    • ke mois du Sacré-Coeur 541 Texte original Italien. Traduction littérale de Regnabit. « Beatissimo Padre, Très Bienheureux Père, « Il convicimenlo, che il pio La conviction que le pieux esercizio del Mese consecrato al exercice du Mois consacré au Cuore Divino sia il mezza Coeur Divin est le meilleur moyen, migliore di estendere e di perfezio- d'étendre et de perfectionner la nare la devozione a quel Cuore - dévotion à ce Coeur Sacré, a SSmo, mosse dlcuni del Sacre- poussé quelques prêtres et dozio e del laicato napolitano a quelques laïques de Naples à dare opéra, con la Benedizione travailler, avec la Bénédiction de del loro Cardinale Arcivescovo, leur Cardinal Archevêque, à la alla propagazione di quel santo propagation de ce saint exercice. esercizio.Segui nel 1902, il nostro Suivit, en 1902, notre Congrès en Congresso in omaggio al Cuore hommage au Coeur Sacré de SSmo di Gesii, Congresso che Jésus, Congrès qui applaudit molto plauso fe' ail' opéra loro, beaucoup à leur oeuvre et l'encou- . e l'incoraggiô' si che prese incre- ragea au point qu'elle prit de mento, e ne venue su il Grande l'accroissement et qu'en surgit le Apostolato del Mese del Sacro Grand Apostolat du Mois du Cuore, grande nella sua piccio- Sacré-Coeur, grand dans sa peti- lezza per l'ardore dei desiderii e tesse par l'ardeur de ses désirs et la forte aspirazione a universalità. par sa forte aspiration à l'uni- Cotesio, apostolato mira a che l''eser- versalité. Cet apostolat vise à ce cizio del Mese del Sacro Cuore que l'exercice du Mois du Sacré- non pur si ponga (?) in ogni Coeur non seulement se fasse dans Chiesa, ma in tuile le Case Reli- toute Église, mais dans toutes les giose, / Seminarï, i Collegi, i Maisons Religieuses, les Sémi- Laboratorii, le Officine, gli Ospc- naires, les Collèges, les Ouvroirs, âali, le Famiglie lutte, e dovunque les Ateliers, les Hôpitaux, toutes si compta in modo che non con- les Familles; et que partout il. sista solo in un po' di preci e di s'accomplisse d'une manière qui pratiche esteriori, ma risulti corne ne consiste pas seulement en un nna sacra Missione universale, la peu de prières et de pratiques quale, atlingendo ogni efficacia extérieures, mais qu'il en résulte dalla consideraztone dell' infinita comme une Mission Sacrée Uni- dolcezza e misericordia del Cuore verselle, laquelle, atteignant toute di Cristo, valga possentemente a efficacité en considération de r'formaré la vita individuale e l'infinie douceur et miséricorde du sociale conformandola ail' Idéale Coeur du Christ, vaille puissam- supremo di ogni verità, bontà e ment à réformer la vie indivis bellezza, che è Cristo S. N. duelle et sociale en la conformant à l'Idéal suprême de toute vérité, bonté et beauté, qu'est le Christ « 'H Grande Nôtre-Seigneur. Apostolato del Le Grand Apostolat du Mois du Mese del Sacro Cuore, veniva in Sacré-Coeur en vint, la même W medesimo ànno, 1902, dalla année, 1902, à être béni avec °- M. di Leone XIII con effusion par Léon XI II, de effusione ^neoletto. E, daquel tempo inde- lessamentenon perdonando a sacri- sainte mémoire. Et, depuis ce 'iJM di sorta, tutto ha messo in temps, infatigablement, n'épar- gnant sacrifice d'aucune sorte, il
    • 542 Doctrine opéra, che gli è parso al suo fine a mis en oeuvre tout ce qui lui j rispondente : stampa e larghis- paru répondre à sa fin : impres- sima diffusione gratuita di speciali sion et très large diffusion gra- opuscoli dichiarativi ; diffusione tuite d'opuscules explicatifs spé- in moite centinaia di migliaia, e ciaux ; diffusion à plusieurs cen- del pari sempre gratuita, di taines de milliers, et pareillement fogltetti, che accennano ai modi toujours gratuite, de feuillets qui di compiere frutiuosamenle, secon- indiquaient les manières d'accom- do la diversità dei luoghi e délie plir fructueusement, selon la persane, il pio esercizio ; âono di diversité des lieux et des per- migliaia di libri diversi pel Mese sonnes, ce pieux exercice ; don del Sacro Cuore a Predicatori, de milliers de livres divers pour Sacerdoli, Scuole, Famiglie, Labo- Mois du Sacré-Coeur aux Prédi- ratorii,, Opérai, Militari ; e, in- cateurs, Prêtres, Écoles, Familles, sieme, di quadri, di immagini, di Ouvroirs, Ouvriers, Militaires ; scapolari innumerevoli. Ancora, et, en même temps, de cadres, con articoli pnbblicati in tutti i d'images, de scapulaires innom- Perodici religiosi e politico-reli- brables. En outre, par des articles giosi ha procurato variamente di publiés dans tous les Périodiques render nota e caro e fecondo religieux et politico-religieux il Vesercizio santo ; con lettera a a pourvu de manière variée à tutti i Predicatori Quaresimalisti rendre notoire, et cher, et fécond, e Mariani, ai Panocci, aile Case ce saint exercice ; par lettre à Religiose, ha tavorato a oitenere tous les Prédicateurs de Carême non solo cite, in quelle loro Chiese, et de Mois de Marie, aux Curés, si compisse frutiuosamenle il pio aux Maisons Religieuses, il a esercizio, ma anche a moltiplicare travaillé non seulement à obte- gli apostoli del Mese del Sacro nir que, dans leurs Églises, Cuore ; ha distribuito, special- s'accomplisse fructueusement le mente nette Chiese, in maggio, e pieux exercice, mais encore à a migliaia nellà Ponlificia Basi- multiplier les apôtres du Mois du lica di Valle di Pompei, ai pelle- Sacré-Coeur ; il a distribué, spécia- grinanti al Santuario di Maria, lement dans les Églises, en mai, piccoli inviti ferventi di compiere et par milliers dans la Basilique e bene l'esercizio del Mese del Pontificale de Valle di Pompei, Sacro Cuore ; ha rivolto urnili aux pèlerins du Sanctuaire de istanze agli Ecc. mi Vescovi, molli Marie, de petits appels fervents dei quali, ail' appressarsi del ' pour accomplir, et bien, l'exercice giugno, jecero speciali Circolari ; du Mois du Sacré-Coeur ; il a alcuni largirono anche, nelle loro adressé d'humbles instances aux Diocesi, Indulgenze per le buone Excellentissimes Évêques, panm opère intese a propagare o perfe- lesquels un grand nombre, à zionare l'esercizio del Mese del l'approche de juin, ont fait des Sacro Cuore ; qualcuno lo ha, Circulaires spéciales ; quelques- egli stesso, prèdicato al suo gregge. uns ont accordé aussi, dans leurs Diocèses, des Indulgences pouf les bonnes oeuvres faites en vue de propager ou de perfectionne'. l'exercice du Mois du S.aciC" Coeur ; l'un ou l'autre l'a, l" 1' même, prêché à son troupeau.
    • Le mois du Sacré-Coeur 543 « i copiosi fruiti di salute, Les fruits abondants de salut, per divina misericordia ottenuti obtenus de par la miséricorde in Italia, fecero il Grande Aposto- divine en Italie, ont rendu le lato del Mese del Sacro Cuore Grand Apostolat du Mois' du più injocatamente desioso di Sacré-Coeur plus enflammé du abbraeciare lutte le genti, per le désir d'embrasser toutes les na- quali Cristo dette il Sangue del tions, pour lesquelles le Christ a suo Cuore. E la brama ardentis- donné le Sang de son Coeur. Et sima puô dirsi avesse suo batte- son aspiration la plus ardente, a simo nella Roma- délia Santità reçu, peut-on dire, son baptême Vostra, quando l'ultimo Congresso dans la Rome de Votre Sainteté, Eucaristico Internazionale (1) fece quand le dernier Congrès Eucha- voto, che a tutti i Pastori délia ristique International (1) a émis Cattolica Chiesa si rivolgesse sup- le voeu qu'à tous les Pasteurs de plica, perché; con raccomando- l'Église Catholique on adressât zioni inserite specialmente ne une supplique, afin que, par des Calendari Diocesani, volessero ren- recommandations insérées spé- dere générale nelle loro Diocesi, cialement dans les Calendriers e ben compiuto, l'esercizio del Diocésains, ils voulussent bien Mese al Divin Cuore consecrato. rendre général dans leurs Dio- cèses, et bien accompli, l'exercice du Mois consacré au Divin Coeur. d Quel voto, comunicato dal Ce voeu, communiqué par le Grande Apostolato del Mese del Grand Apostolat du Mois du Sacro Cuore a tutti i Vescovi dell' Sacré-Coeur à tous les Évêques Orbe, du fa molli Ecc.mi Pastori de l'Univers, fut par un grand benignamente e anche largamente nombre d'Excelléntissimes Pas- attuato si, che in Italia e fuori, teurs réalisé avec bienveillance avi'enturatamente, la pia pratica si et, de plus, largement, au point affennava. Quando tutti in cià qu'en Italie et au dehors, très cmverranno, oh ! allora in ogni heureusement, la pieuse pra- lerra il Cuore di Cristo avrà la tique s'est affermie, Quand tous gioia e la gloria di un Suo Mese, en ceci concourront, oh ! alors, nel quaie i Pastori délie anime sur toute terre, le Coeur du saranno allietati dai meravigliosi Christ aura la joie et la gloire frutti di salute, di cui le nuove, d'un Mois à Lui, durant lequel che da ogni parte abbiamo, ci les Pasteurs des âmes seront dicono esser fecondissimo quel réjouis des merveilleux fruits de santo esercizio, specialmente tra salut, dont les nouvelles, que «* gente operaia, e cià, che sem- nous avons de toutes parts, nous orava lontano da ogni speranza, disent être très fécond ce saint anche tra la gente milltare. E la exercice, spécialement parmi le Vergine Madré, che, nel Maggio monde ouvrier, et, ce qui semblait aolcissimo tanti cuori accoglie loin de toute espérance, même Mto l'azzurro manto, esulterà di parmi le monde militaire. Et la Vw intensa gioia e più piena per Vierge Mère, qui, pendant le très potere, nel Giugno benedetto, pro- doux Mois de Mai, accueille tant Wiaando tutti quel cuori, il cuore de coeurs sous son manteau International; tenu à Rome du 1" au 4 juin 1905. <Woii1dsC^"gî7ès.!Sj,(:haristiclue
    • 544 Doctrine di tutti neW injinito oceano délia d'azur, tressaillira de joie pius misericordia infinita, che è il intense et plus complète, de Cuore del Figliol suo ! pouvoir, au Mois de Juin béni plonger tous ces coeurs, le coeur de tous, dans l'océan infini de l'infinie miséricorde qu'est le Coeur de son Fils ! « Per far, poi, progredire la Pour faire, ensuite, progresser povera opéra nostra fuori d'Italia, notre pauvre petite oeuvre hors il nostro opusculo dichiarativo è d'Italie, notre opuscule expli- stato tradotto in più lingue, e catif a été traduit en plusieurs distribuito largamente ail' estera, e langues, et distribué largement importanti Riviste religiose lianno à l'étranger ; et d'importantes avuto articoli pel Mese del Sacro Revues Religieuses ont eu des Cuore. Ancora, un santo P. Géné- articles pour le Mois du Sacré- rale dt fiorentissima Congregazione Coeur. Même, un saint Père Religiosa, in una sua Circolare Général d'une très florissante Con- aile Case del suo Istituto, sparse grégation religieuse, dans une in lutto il mondo, ràccomandava de ses Circulaires aux Maisons l'apostolato del Mese del Sacro de son Institut, répandues dans Cuore e il nostro opuscolo in pro- le monde entier, a recommandé posito. l'apostolat du Mois du Sacré- Coeur et notre opuscule à ce sujet. «Ma cheô pucosa essere veramente Mais qu'est-ce qui peut être benedetto e diventare veramente vraiment béni et devenir véri- universale, che non prenda sug- tablement universel, qui ne gello dalla Suprema Autorità in prenne le sceau de la Suprême terra ? Autorité sur terre ? « Perô, con umilissimo ardire C'est pourquoi, avec la très di figliuoli, supplichiamo la San- humble audace de petits enfants, tità Vostra, che, per gloria del nous supplions Votre Sainteté, Cuore infinitamente amante, vo- pour la gloire du Coeur infiniment glia non solo di nuovo schiudere aimant, qu'elle veuille non seu- i tesori di Santa Chiesa in favore lement ouvrir de nouveau les del pio esercizio del Mese del trésors de la Sainte Église en Sacro Cuore, ma anche in favore faveur du pieux exercice du Mois délie persone, che, nel mondo intero, du Sacré-Coeur ; mais aussi en si spendono, e si spenderanno, a faveur des personnes, qui, dans renderlo universale e universal- le monde entier, se dépensent, mente ben comptuto, arriccliendo et se dépenseront, à le rendre le loro buone opère diverse, a universel et universellement bien questo fine intese, di tali Indul- accompli, en enrichissant Iet,rs genze, che, si faccia aperto il pen- bonnes oeuvres diverses, entre- sïero delta Santità Vostra, che, da prises à cette fin, d'Indulgences pertutto, si compta il pio esercizio, telles que se fasse manifeste e tutti, che net cenno del Vicario pensée de Votre Sainteté, /F; di Cristo san vedere da desiosa partout s'accomplisse le PieU. .volontà del Signore, s'infiammino exercice, et que tous ceux Q per cotesto apostolato santo si, da dans le geste (litt. signe)
    • Le mois,du Sacré-Coeur 545 cooperare, per questo modo, alla Vicaire du Christ savent voir sospirata dalla Santità Vostra la volonté désireuse du Seigneur, ristorazione di lutte cose in s'enflamment pour ce saint-apos- Cristo. tolat au point de coopérer, de cette manière, à la restauration, tant désirée de Votre Sainteté, de toutes choses dans le Christ. « Che se a noi fosse lecito dir Que s'il nous était permis iutto il desiderio nostro, con d'exprimer tout notre désir, avec semplicità di figliuoli e audacia di la simplicité de petits enfants et poverelli supplicheremmo la San- l'audace de grands pauvres, nous tità Vostra che, aile indulgenze già supplierions Votre Sainteté de largite dalla S. M. di Leone XIII, daigner ajouter aux indulgences si degni aggiungere la concessione déjà accordées par Léon XIII, perpétua : de sainte mémoire, la concession perpétuelle (suivante) : « 1° Dell' Indulgenza plenaria 1° De l'indulgence plénière toties quoties applicabile aile toties quoties applicable aux âmes anime dei defanti, il giorno 30 des défunts, le jour du 30 juin, giugno, in quelle Chiese dove il dans ces Églises où le Mois du Mese del Sacro Cuore sia stalo Sacré-Coeur a été solennellement solennemente compiuto. accompli. « 2° Del favore dell' Altare Gre- 2° De la faveur de l'Autel goriano ad instar nella loro Messa Grégorien ad instar, dans leur del 30 guigno ai Predicatori del Messe du 30 juin, aux Prédica- Mese del Sacro Cuore, ed ai teurs du Mois du Sacré-Coeur, Rettort délie Chiese ove il pio et aux Recteurs des Églises où esercizio venue solennemente com- le pieux exercice a été solennel- piuto. lement accompli. « 3d Per le persone, che promu- 3° Pour les personnes qui tra- ovono il pio esercizio : dell' Indul- vaillent à promouvoir le pieux genza di 500 giorni, da lucrarsi exercice : de l'indulgence de 500 con qualsiasi loro opéra buona, jours, à gagner par quelle que intesa à propagarlo o a farlo soit leur bonne oeuvre tendant eompier meglio ; délia Indulgenza à le propager ou à le faire mieux Plenaria nelle loro Communioni accomplir ; (et) de l'Indulgence del giugno ; tutto applicabile aile Plénière dans leurs Communions Anime Santé del Purgatorio. de juin ; le tout applicable aux Saintes Ames du Purgatoire. i-Picni oltremodo di fiducia, Extraordinairement remplis de che il patemo cuore délia Vostra la confiance que le coeur paternel Santità benignamente vorrà acco- de Votre Sainteté voudra accueil- glierel'humile, ardentissima, filiale lir avec bienveillance notre P'eghiera, prostrati al bacio del humble, très ardente, et filiale sacro Piede, supplichiamo intanto prière, prosternés- au baisement 1 Sfntità Vostra impartir e copio- de Vos Pieds sacrés, nous sup- vssitna l'Apostolica Benedizione plions, en attendant, Votre Sain-
    • 546 Doctrine sopra ï'opera nostra, sopra quanti, teté de répandre très, abondante, . con noi fan parte del Grande sa Bénédiction Apostolique sur Apostolato del Mese del Sacro notre oeuvre, et sur tous ceux qui, Cuore. avec nous, font partie du Grand Napoli, 11 Luglio 1906.Apostolat du Mois du Sacré-Coeur, « Délia S. V. um. obb. figliuolo Naples, 11. juillet 1906. e servo, De Votre Sainteté le très « LUIGI Can. CARUSO. humble, très obéissant fils et serviteur, Chanoine Louis CARUSO. III SUPPLIQUE du Même, et RESCRIT de la S. Congrégation des Indulgences, du 8 août 1906, en faveur des Dévots et des Apôtres du Mois du Sacré-Coeur.(l) 1° Supplique. C'est le résumé, en forme, et pour être déposé dans les Bureaux de.la S. Congrégation des Indulgences, de la Lettre- Adresse qui précède. Texte original italien. Traduction littérale de Regnabit. Beatissimo Padre Très Bienheureux Père, « Essendo la devozione al Cuore La dévotion du Très Sacre- SS. di Gesù la più féconda di Coeur de Jésus étant la plus frutti spirituali, di grazie e di féconde en fruits spirituels, en meravigliose conversioni, per oui grâces et en conversions merveil- uomlni ostinati nella colpa si sono leuses par lesquelles les hommes ravveduti ; ed essendo il pio obstinés dans le péché se sont esercizio del mese consecrato a repentis ; et le pieux exercice du quel Cuore Divino il mezzo più mois consacré à ce Divin Coeur adatto ad estendere e perfezionare étant le moyen le plus apte à la deita devozione, il sottoscritto,(l) étendre et à perfectionner la umilmente prostrato ai piedi delta dite dévotion, le soussigné,^) S. V., supplica che aile indulgènze humblement prosterné aux pieds già largite dalla S. M. di Leone de Votre Sainteté, la supplie aux XIII si degni aggiunla concessione indulgences déjà accordées pex perpétua : etc. Léon XIII de sainte mémoire de daigner ajouter la concession perpétuelle. de : etc, Suivent les trois nouvelles indulgences demandées : 1° •> 2° ... et 3° ... comme indiquées dans la LETTRE-ADRESSE ati précède. (1) Voir : ACTA SANCTOE SEDIS,vol. XXXIX, p. 434. ..A (2) Le chanoine Louis Caruso du document précédent (Note de Regnaou-
    • Le mois du Sacré-Coeur 547 2° Rescrit pontifical. () a) Texte original latin. « Ex audientia Sanctissimi, die 8 Augusti 1906. «SSmus Dominus Noster PP. X, qui in votis vel-maxime habet, ut pium exercitium mensis Cordis Jesu Sacratissimo dicati magis In diss propagetur, et in Christifidelibus saluberrimas sane radiées fortius et fructuosius agere conspiciatur, infrascriptis precibus libenter annuens pro gratia, indulgentias expetitas perpetuo valituras bénigne elargiri dignatus est, atque optatam benedictionem Apostolicam peramanter impertivit. » A. CARD. TRIPEPI, Praefectus. Pro R. P. D. D. PANICI. Archiep. Laodieen., Secretario, Josephus M. Can. Coselli, Substitutus. b) Traduction littérale de REGNABIT. De l'audience de Sa Sainteté, le 8 août 1906. Sa Sainteté Notre-Seigneur Pie X, Pape, dont le voeu le plus grand est que le pieux exercice du Mois consacré au Coeur Très Sacré de Jésus se propage de jour en jour davantage, et qu'on le voit jeter avec plus de force et plus de fruit, parmi les fidèles du Christ, ses racines assurément très salutaires ; — acquiesçant volontiers par faveur aux prières relatées, a daigné accorder avec bienveillance les indulgences sollicitées, à valoir à perpétuité, — et Elle a donné très affectueusement la Béné- diction Apostolique souhaitée. Signé : Card. A. TRIPEPI, Préfet Pour le R. P. Mgr PANICI, archevêque de Laodiçée, Secrétaire, Chanoine JOSEPH M. COSELLI, Substitut. IV DÉCLARATION du 26 janvier 1908. Solution de quelques doutes au sujet de la. célébration du Mois solennel du Sacré- Coeur.^) _ (1) Voir : ANALECTA ECCLESIASTICA, XIV, année 1906, p. 407 — ACTA vol. SANCTVESEDIS,vol. XXXIX, p. 434, — et ACTAPONTIFICIA (Pustet), vol. IV, Année 1908, page 388. (0 Voir ANALECTACCLESIASTICA, XVI (année 1908) page 242 — E vol. « Acta SANCTAE SEDIS,vol.' XLI page 354.
    • 548 Doctrine 1° Supplique Texte original italien Traduction littérale de Regnabit. « Beatissimo Padre, Très Bienheureux Père, « Il sacerdote Michèle Ietti di Le prêtre Michel letti de Napoli, Direltore dell' Apostolato Naples, Directeur de VApostolat dél Mese del Cuore di Gesù, du Mois du Coeur de Jésus, prosîrato ai piedi délia S. V., prosterné aux pieds de Votre umllmente espone che, essendosi Sainteté, expose humblement que, la S. V. degnata di concedere Votre Sainteté ayant daigné con- grazie specialissime, con Rescritto céder des faveurs très spéciales, délia S; Congregazione délie Indul- par Rescrit de la S. Congréga- genze del di 8 agosto 1906, per tion des Indulgences en date du la solenne celebrazione del Mese 8 août 1906, pour la célébration del Sacro Cuore, sono sorti alcuni solennelle du Mois du Sacré-Coeur, dubbi circa l'interpretazione di quelques doutes se sont élevés esso Rescritto ; onde supplica la sur l'interprétation de ce Rescrit ; S. V. a volersi degnare di risol- en conséquence il supplie Votre verli autorevolmente. Sainteté de vouloir bien daigner les résoudre d'une manière auto- risée. « Essl sono : Ce sont (les suivants) : « 1° Corne debba intendersi la '1° Comment doit s'entendre celebrazione solenne del detto mese. la célébration solennelle du dit mois. « 2° Se la chiusa del prefato 2° Si la clôture du mois sus- mese debba fissarsi, per la uni- dit doit se fixer, pour l'unifor- formità e pet maggior concorso dei mité, et pour un plus grand con- fedeli, ail' ultima domenica dl cours des fidèles, au dernier giugno. dimanche de juin. « 3° Se le concessioni straordl- 3° Si les concessions extra- narie possano godersi anche per ordinaires on peut en jouir aussi la celebrazione del Mese negli pour la célébration du mois dans Oratorii semi-publici dei Semi- les Oratoires semi-publics des narii, dette Comunità Religiose e Séminaires, des Communautés degli attri Luoghi pii. religieuses, et des autres Lieux pies. « 4° Se il detto Mese, per 4° Si le dit mois, pour quelque qualche ragionevole motivo, possa motif raisonnable, peut se célé- celebrarsi, anzichè in giugno, in brer, plutôt qu'en juin, en un àltro mese, godendosi le medesime autre mois, en jouissant des concessioni. mêmes concessions. « Che ecc. Et que Dieu etc.
    • Le mois du Sacré-Coeur 549 2° Rescrit pontifical, a) Texte original latin. « Ex audientia Sanctissimi, die Ianuarii 1908. « Sanctissimus Dominus Noster Pius Papa X, auditis supra relatis, ad proposita dubia responderi iussit prout sequitur : «Ad 1. — Mensem Sacratissimo Cordi dicatum celebrari debere cum sacra praedicatione aut quotidie, aut saltem ad formam spiritualium exercitiorum per octiduum. « Ad- 2. — Affirmative. Ad 3. — Affirmative. Aid 4. — Affirmative ex aequa causa et praehabita permis- sione Episcopi. » In quorum fidem, etc. CASIMIRUS Card. GENNARI. b) Traduction littérale de REGNABIT De l'audience de Sa Sainteté, le 26 janvier 1908. Sa Sainteté Notre-Seigneur Pie X, Pape, ayant entendu la relation ci-dessus, a donné ordre de répondre comme suit aux doutes qui sont proposés : Au 1° — Le Mois dédié au Sacré-Coeur doit être célébré avec prédication sacrée, ou chaque jour ou, au moins, par manière d'exercices spirituels, pendant huit jours. Au 2° — Affirmativement. Au 3° — Affirmativement. Au 4° — Affirmativement, pour une juste cause et avec la permission préalable de l'Évêque. En foi de quoi, etc. Signé : Cardinal CASIMIR GENNARI. * ** Après la lecture de ces textes, nous pouvons demander : « Que faut-il de plus pour convaincre les hésitants ?... » C'est le cas de redire : Roma locuta est, causa finita est Que le Mois solennel du Sacré-Coeur prenne donc son plein épanouissement, tel que l'ont escompté les précieux témoignages de bienveillance pontificale dont il a été l'objet. Le « Mois de Marie » partout si populaire doit être le pré-, curseur du « Mois Solennel du Sacré-Coeur ».
    • 550 Doctrine A la veille du mois de juin, les bonnes volontés ont encore le temps de s'organiser... Qu'au soleil éclatant des DOCUMENTS reproduits, fondent, comme neige, les dernières objections ou réserves que d'aucuns voudraient encore formuler sur l'opportunité, les convenances locales ou personnelles, les difficultés pratiques, voire l'insuccès — relatif !...-— des essais imparfaitement tentés. Il suffit de leur répéter : — «Relisez simplement !... » — «Essayez énergiquement !... » — «Persévérez constamment !... » — « Et vous récolterez... surabondamment !... » En somme, la résolution et le mot d'ordre général doivent être : Le Sacré-Coeur de Jésus et les Souverains Pontifes désirent le « Mois Solennel du Sacré-Coeur » Donc : 1° — Il faut le faire. 2° — Il faut le bien faire. 3° — Il faut partout le faire. 4° — Il faut toujours le faire. 5° ,— Il faut toujours, partout, mieux le faire.Çi) * * * REGNABIT salue, avec joie, cette « Croisade d'Amour », cette « Grande Mission du Coeur de Jésus », ce « GRAND APOSTOLAT DU Mois DU SACRÉ-COEUR.» Lyon, mars 1922. EMILE HOFFET. (1) S'adresser à : Grand Apostolatdu Mois du Sacré-Coeur, Naples, Itah* à : or* pour renseignementspratiques et divers éléments de propagande, tels que çhuers, tracts, imprimés, en tangues multiples, pour églises,communautés,oeuvres' familles, missions,etc..
    • Infirmités du Sacré-Coeur 551 Le Sacré-Coeur et les infirmités de sa nature humaine CSufteJ Le Sacré-Coeur et les maladies Puisque la maladie provient en nous soit d'une faiblesse native, soit d'un vice de constitution, soit de l'intempérance, du désordre ou de l'imprudence dans la conduite, le Sacré-Coeur n'a jamais été malade. Il ne pouvait l'être, ni en vertu de l'hérédité : sa nature était parfaitement saine, et son corps, formé par miracle, à l'abri de tout germe morbide ; ni par ignorance ou par impru- dence : sa science et son impeccabilité s'y opposaient. Il ne convenait d'ailleurs pas qu'il contractât nos maladies, lui qui les venait guérir. C'est du moins la doctrine que S. Athanase expose avec toute son autorité, il se demande pourquoi le Sauveur, puisqu'il voulait et devait mourir pour nous racheter, n'a pas préféré à la mort violente et ignominieuse de la croix une mort naturelle, honorable, dans le secret d'une demeure. Objection trop humaine que celle-là, répond-il. « Ce que le Seigneur a fait en l'espèce est vraiment divin et digne pour bien des raisons de sa majesté. Tout d'abord la mort qui emporte les hommes leur survient en raison de la faiblesse de leur nature. Ils ne peuvent durer toujours. Arrive une heure où ils disparaissent : ils tombent malades, perdent peu à peu leurs forces et bientôt meurent. Or le Seigneur n'est pas faible ou sans vigueur : il est la Vertu de Dieu, le Verbe de Dieu, la Vie elle-même. Si donc il avait étendu son corps sur «ne couche en son particulier, comme font les autres, hommes, on eût cru qu'il s'alitait lui aussi à causé de la faiblesse de sa nature et conclu qu'il n'avait rien de plus que les autres enfants d'Adam. Mais parce qu'il est la Vie et le Verbe de Dieu, et que d'autre part il devait mourir pour tous les hommes, en tant que Vie et Vertu, il fortifie en lui-même son corps, — et comme devant goûter la mort, il ne saisit pas de lui-même Pcccasion de son sacrifiée, il veut qu'elle lui vienne des autres hommes. Il ne convenait en effet pas que le Seigneur qui guérissait les maladies '«t lui-même victime de la maladie, ni qu'il connût la faiblesse f- la dçbilitatïon de ce corps par lequel il rendait la force aux bibles... «Admettons que son corps ait été terrassé par la maladie et que le Verbe incarné se soit retiré, contraint par la souffrance,
    • 552 Doctrine loin de tous les regards. N'eût-ce pas été chose souverainement inconvenante que celui qui guérissait les maladies des autres négligeât de secourir son propre corps consumé par la maladie ? Car comment aurait-on cru que réellement il avait guéri les maux des autres, si le temple de son corps eût été, comme nos corps à nous, envahi par la faiblesse et la maladie ? Ou il eut prêté à la moquerie, comme incapable d'écarter de lui la maladie ; — ou bien le pouvant et ne le faisant pas, il eût passé pour inhumain aux yeux de ses frères (1) ». Peut-être, n'est-il pas inutile de faire observer que S. Atha- nase emploie dans les lignes qui suivent une expression à tout le moins impropre, quand il nous parle du « Verbe quittant son corps ». C'est à coup sûr l'âme qu'il veut dire. La mort n'a pas consisté pour le Verbe incarné dans la séparation de sa divinité d'a- vec son humanité, mais bien comme pour nous dans la séparation de son âme d'avec son corps, le Verbe demeurant indissolublement uni tant à son corps dans le tombeau, qu'à son âme descendant aux limbes. Je ne veux ici pour preuve de cette infrangible per- manence de l'union hypostatique que notre Credo : nous y chan- tons en effet que le Fils de Dieu est mort, qu'il a été enseveli, et est descendu aux enfers. « La divinité et l'humanité s'accordent chez lui en une telle unité, disait S. Léon le Grand, que ni la souffrance n'a pu les disjoindre, ni la mort les séparer». (2) Mais, dira-t-on, comment admettre que Jésus-Christ n'ait jamais été ni malade ni infirme ? L'Apôtre affirme, que le Verbe incarné a voulu passer par toutes nos misères (3), et nous res- sembler en toutes choses, (4). Et pour démontrer l'intégrité et la réalité de la nature humaine dans le Christ, les Pères invoquent souvent ce principe : Jésus-Christ n'a .guéri que ce qu'il a pris sur Lui. Le Christ ne nous ressemble donc pas en toutes choses, il n'a pas porté remède à tous nos maux, s'il n'a pas accepté pour lui toutes nos maladies et toutes nos misères personnelles. Les théologiens réduisent sans peine cette antinomie. Pour nous ressembler en tout, le Verbe incarné non seulement a pris notre nature humaine, mais il l'a prise soumise à ces conditions et infirmités communes que lui a créées le péché, à ces afflictions de corps et d'esprit qui en sont la conséquence, à la mort quien est le châtiment dernier. Cela suffit. Il devait d'autre part, — ef c'est un principe proclamé par tous les Pères, — éloigner de lui tout ce qui aurait été une injure à sa dignité personnelle de Fils de Dieu, ou une entrave à sa fonction de Sauveur et de Rédemp; teur.Par conséquent, il ne pouvait accepter pour son humanité ni le péché, ni la concupiscence, ni tout ce qui mène au pêche, <1) Orat. de Incarnat. Verbi, ira 21-22. P. G. 25, 133 a b - 136 b. (1) Serin. 68, de Passione 17, e. 4. P. L. 54, 373 a. (2) Hebr., IV, 15. (4) Ibid., II, 17.
    • Infirmités du Sacré-Coeur 553 ni ces infirmités personnelles qui ne dérivent pas universellement des principes de notre nature mais ont pour cause une hérédité particulière, une culpabilité personnelle. Sa dignité et son rôle, je le répète, le lui interdisaient. Et pourquoi veut-il nous res- sembler en tout ? « Afin, répond S. Paul, d'être un Pontife misé- ricordieux et qui s'acquittât fidèlement de ce qu'il faut auprès de Dieu pour expier les péchés du peuple ». (1) Pour cela, son acceptation volontaire des infirmités communes de notre nature, qu'il venait guérir sans distinction de personnes, était simplement suffisante. Pas n'était besoin qu'il y ajoutât le surcroît de nos misères et de nos maux individuels. Il ne le pouvait d'ailleurs pas. Beaucoup de nos maladies et de nos infirmités personnelles se contredisent et s'excluent l'une l'autre (2). Ce nonobstant, Notre-Seigneur n'en a pas moins porté re- mède à nos misères personnelles, — ce qui justifie le principe des Pères que je me suis objecté ; — car il a guéri et purifié, en se l'unissant, notre nature corrompue, cause profonde, primor- diale, d'où se propagent, comme d'une source empoisonnée, tous nos maux. et toutes nos misères personnelles. La réponse est encore de S. Thomas : « Toutes les infirmités personnelles des hommes proviennent foncièrement de la corruptibilité et de la passibilité du corps, sous l'influence de certaines causes parti- culières et déterminées. C'est pourquoi, ayant guéri, en la prenant pour lui, la passibilité et la corruptibilité de notre corps, le Christ a par là même porté remède à tous nos autres défauts » (3). D'ailleurs, ce ne sont pas à proprement parler les maladies ou les infirmités que l'on guérit, mais bien la nature infirme et malade, par l'expulsion des maux dont elle souffre. En s'unis- sant personnellement à une nature infirme et en la guérissant par le fait, le Verbe incarné a donc porté remède à toutes nos misères. Les Pères ne veulent pas dire autre chose. D. G. L. DÉMARET, moine de Solesmes. (A suivre) (1) Hebr., II, 17. (2) Q. 14, a. 4, Sed contra. (3) Ibid., ad 1.
    • 554 Doctrine La Théologie du Sacré-Coeur et le Protestantisme Les Premiers Réformateurs - (fin) e) Les Rationalistes Ce qui a dû frapper nos lecteurs, dans les brèves études que Regnabit a déjà données sur la Théologie du Sacré-Coeur et le Protestantisme, c'est l'effrayante inconsistance de la prétendue Réforme, en matière doctrinale. Là est pour nous sa tare indé- lébile. Elle ne peut nous donner aucune certitude. Elle ébranle ait contraire toutes les convictions. Sans doute elle prétend pos- séder la vérité, elle montre une intransigeance et une assurance que trois siècles de perpétuelles variations pourront seuls lui faire perdre. Mais n'est-il pas étrange qu'ayant à résumer ici la théo- logie christologique des premiers Réformateurs, pour faire res- . sortir les rapports qu'elle peut avoir avec notre théologie du Sacré-Coeur, abrégé de notre Christologie catholique, j'aie dû diviser et subdiviser, étudier successivement chacun des grands chefs, Luther, Mélanchthon, Calvin, puis les dissidents, Anabap- tistes, Mystiques, tous différents les uns des autres et souvent opposés les uns aux autres, pour aboutir enfin aujourd'hui aux rationalistes de la première génération protestante ? II est en effet bien remarquable que le Biblicisme protestant ait, dès le principe et malgré la forte emprise que l'unité catho- lique avait exercée sur les esprits, produit le libre-examen, d'où allait sortir la libre-pensée, mère elle-même de l'incrédulité con- temporaine, en sorte que la soi-disant Réforme, au lieu de res- taurer le christianisme, ainsi qu'elle le promettait,' ne tendait à rien moins qu'à sa ruine. Ce n'est pas, notons-le bien, que Luther, Mélanchthon, Calvin et les autres grands chefs aient, eux-mêmes, proclamé le libre-examen, comme certaines histoires de l'enseignement pri- maire ou même secondaire le donnent parfois à entendre. Non, les Réformateurs croyaient que la raison doit se taire devant la Bible, que du reste elle est totalement impuissante, qu'elle ne peut que se tromper et que seul l'Esprit-Saint fait comprendre à chaque croyant le texte sacré. Mais leurs contradictions incessantes dénonçaient la vanité de leurs prétentions à l'infaillibilité personnelle. Il restait qu'ils avaient mis la Bible entre les mains de tous en assurant que tout homme qui a la foi-confiance peut et doit la comprendre sans recourir au magistère interprétatif de l'Église du Christ. Le libre- examen était en germe dans leur attitude, dans l'exemple qu'lls donnaient au monde, dans l'usurpation qu'ils avaient comm>se
    • Les Rationalistes Protestants 555 en se révoltant contre la hiérarchie fondée par le Christ pour régir son Église immortelle et infaillible. * * Le Rationalisme appliqué à la Bible apparaît dès le commen- cement de la Réforme. Il découle de l'esprit critique développé dans la scolastique, — contrairement à ce qu'on dit souvent, — et au sein de l'humanisme. Cet esprit critique, contre lequel Luther et Calvin luttèrent avec violence, tout en le pratiquant pour leur compte, c'était donc un legs du passé et c'était une chose excel- lente, à condition de rester dans ses limites propres et de s'en- cadrer spontanément et librement dans l'harmonie supérieure de la foi en Jésus-Christ et en son Église. Mais quand la Réforme eut opposé le Christ à l'Église au point d'oser appeler l'Église catholique romaine : l'Église de l'Antéchrist, l'esprit critique libéré des chaînes salutaires qui le retenaient jusque là commença à s'exercer sans réserve, sans freinet bientôt sans respect. Comme un acide répandu au hasard surune médaille par un graveur imprudent la rongerait bien vite, au lieu d'en approfondir les traits et d'en accuser les reliefs, ainsi le criticisrrie allait s'attaquer à toutes les croyances, à tous les dogmes, à toutes les certitudes, à la foi d'abord, à la raison ensuite, jusqu'au jour où l'on essaierait vainement de relever les ruines qu'il aurait accumulées. On des premiers chefs du rationalisme protestant fut l'infor-, tuné Michel Servet. C'était un Espagnol, né en 1511, à Tudela de Navarre, très cultivé, très intelligent, d'esprit curieux et inquiet, quitout en exerçant la médecine, — surtout à Vienne, en France, -s'occupait surtout de Théologie. Dès 1531, n'ayant encore que 20 ans, il professait des idées critiques très accentuées et atta- quait notamment, — la Bible en main, — le dogme de la sainte Trinité. Il avait publié à Hagueneau un ouvrage antitrinitaire *De Trinitatis erroribus libri VII, puis, en 1532, un autre ou- vrage de même nature : Dialogorum de Trînitale tibri II. Plus tard, il reprenait le même thème et donnait, en 1553, son ouvrage capital : « Christianismi restitutio » — La Restauration du ^ristianisme. Ce titre seul est bien éloquent. Il apparente Servet ^réformateurs. e Tous, ils n'ont eu qu'une ambition : restaurer christianisme, et c'était précisément leur commune, leur fon- ,.am.entale, leur déplorable erreur à tous de croire que le chris- •anismeait pu être perdu et qu'il ait eu besoin d'une restauration, "même titre qu'un système humain quelconque de philosophie eu de religion ! Mais justement parce que la prétention de Servet valait tout
    • 556 Doctrine autant que celle de Luther ou de Calvin, il fut traité par les pro- testants avec une dureté que ne tempérait aucun sentiment de pitié ni de tolérance. Ils lui en voulaient parce qu'il les compro- mettait. On sait qu'il fut. dénoncé de Genève à l'Inquisition catholique qui le condamna mais le laissa échapper, que le mal- heureux voulant aller en Italie eut la malencontreuse idée de passer à Genève où il fut reconnu, appréhendé, accusé par Calvin d'attaques contre la Trinité et la divinité de Jésus-Christ, accusé aussi de panthéisme et d'anabaptisme, condamné à mort et brûlé vif le 27 octobre 1553. Mais l'exécution de Servet ne pouvait empêcher le rationa- lisme de se développer tôt ou tard au sein des églises réformées. De fait, il réussit, avec les deux Socin, à constituer un groupe- ment durable, le Socinianisme, qui existe encore, sous le nom d'Unitarisme, en Angleterre et en Amérique. L'aîné des Socin, — Lélius Sozzini, — était d'une famille de juristes. Né à Sienne, Italie, en 1525, il avait quitté son pays assez jeune, dès 1547, en raison des idées protestantes qu'il avait plus ou moins secrètement embrassées. On le trouve peu après à Zurich. Il voyage, se lie avec Mélanchthon, correspond avec Calvin que son esprit chercheur, discuteur et critique inquiète d'abord et irrite bientôt. D'un caractère très doux, Lélius Socin réussit à éviter les trop grands éclats, et quand il mourut il laissait à son neveu Fauste Socin, — le grand Socin, — de nom- breux travaux manuscrits où il avait essayé de systématiser ses idées (1562). - Fauste Socin avait 14 ans de moins que son oncle. De Sienne, où il était né, il l'avait rejoint à Zurich, après un séjour de trois ans à Lyon, et il était arrivé à peu près pour recevoir son dernier soupir en 1562. Il avait eu le temps toutefois de l'imprégner de ses idées et la lecture des manuscrits hérités de son oncle ne fît que le confirmer dans son criticisme radical, à l'égard des dogmes traditionnels. Pendant douze ans, de 1562 à 1574, Fauste Socin mena un? vie en quelque sorte double. Il était très en faveur auprès du duc François de Médicis, à Florence, et vivait à sa cour dans $ charges et les honneurs. Dans le même temps, il poursuive» secrètement ses études de théologie dissidente, à l'école de » Bible interprétée par son oncle. Brusquement, une fois sa décision prise, il quitta le rnorHft il quitta son souverain, il quitta l'Italie et vint se cacher à Bato où il acheva de réduire en système sa doctrine critique. C'est que vint le trouver, en 1578, une invitation du médecin George vefl Biandrata, fixé alors en Transylvanie, qui lui demandait de l'aider à combattre les idées, plus radicales que les siennes, saxon antitrinitaire Franz Davidis. Ainsi la guerre existait, P
    • "Les Rationalistes Protestants 557- une conséquence fatale, parmi les critiques eux-mêmes. Un radical trouve toujours plus radical que lui, un critique est toujours critiqué par un autre qui se donne pour plus avancé que son rival. Fauste Socin se rendit à l'appel de Biandrata, demeura un an en Transylvanie et passa de là en Pologne, où son oncle Lélio avait jadis séjourné, il y devint le chef d'une église antitrihitaire, qu'il s'attacha à organiser jusqu'à sa mort, en 1604, Ainsi ce critique finissait, comme les autres, dans le dogma- tisme, seule attitude'vraiment naturelle et nécessaire à l'homme. Son Église se. nommait l'Eglise des frères polonais, elle comptait, de son vivant, une quantité notable de communautés sociniennes, composées surtout de membres de la noblesse. Rakow était leur centre universitaire et comptait des étudiants par milliers. Le socinianisme devait se perpétuer ainsi, sans compter jamais d'hommes vraiment éminents par la pensée ou le talent littéraire mais avec beaucoup de représentants érudits et cultivés. C'est une église bourgeoise qui s'est maintenue en volant des partisants aux grandes sectes protestantes voisines. On peut la définir : un rationalisme supranaturaliste, on y croit à la révélation, à la Bible, mais on interprète celle-ci d'après les exigences de la raison humaine, ou plus exactement de la raison socinienrte. Nous sommes dès lors aux antipodes du mysticisme. Et si l'on peut encore trouver quelques lointaines accointances entre la théologie aventureuse des protestants, à tendances mystiques, et notre belle théologie du Sacré-Coeur, on n'en trouve plus aucune entre le rationalisme socinien et notre enseignement à ce sujet. La théologie protestante manifeste donc ici une autre de ses virtualités. Du moment qu'elle sortait de l'ordre, de la discipline, de la règle, voulue et fixée par le Christ, il était fatal qu'elle développât, tumultueusement et dans des sens divers, les ten- dances que le catholicisme seul peut coordonner et harmoniser dans un équilibre supérieur : dogmatisme et criticisme, mysti- cisme et rationalisme, conformisme et individualisme, etc. Quelle sera donc l'attitude d'un antitrinitaire à l'égard du Christ ? Forcément, il rejette le dogme essentiel de l'Incarnation. P°ur lui, Jésus n'est qu'un homme. Il mérite notre vénération, comme un prophète divin, non point notre adoration comme une Personne divine. Ouvrons le fameux Catéchisme de Rakow, oeuvre de Fauste ^°cin mise au point par ses successeurs immédiats et publié en |605, en polonais, puis en allemand, en 1608, Je cite cette dernière édition : «Apprends-moi ce que je dois croire de Jésus-Christ. — Fort bien. Tu sauras donc, qu'il y a deux choses à con-
    • 558 Doctrine naître au sujet du seigneur Jésus : l'une regarde sa personne' l'autre, sa fonction. — Quelle est celle qui regarde sa personne ? — (Il faut savoir) ceci : qu'il est par nature un homme vérl table ainsi que l'Écriture l'atteste à maintes reprises, notamment dans ce passage : « Il est le médiateur de Dieu et des hommes, l'homme Christ-Jésus (I Tim. II, 5). Et ailleurs : « De même que par un seul homme, la mort est venue, ainsi par un seul homme, la résurrection des morts ». (I Cor. XV, 21). C'est ainsi que Dieu l'avait annoncé depuis longtemps. C'est ainsi que nous le présente la Confession de Foi, qu'on appelle le Symbole des Apôtres, que la chrétienté entière admet comme nous. — Ainsi, le Seigneur Jésus est un simple homme ? — Pas du tout, puisqu'il a été engendré de l'Esprit-Saint, qu'il est né de la Vierge Marie et qu'en vertu de sa génération et de sa naissance il est le Fils de Dieu, comme on le lit dans saint Lue (Luc. I, 35). — Tu m'as dit cependant que le Seigneur Jésus est un homme par sa nature. N'a-t-il pas une nature divine ? — Non, il n'en a point. Car cela est contraire non seulement à la raison, mais encore à la sainte Écriture. — Montre-moi comment cela est contraire à la raison ? '—Premièrement, parce que deux essences, dont les pro- priétés sont contraires entre elles, ne peuvent aucunement être unies en une seule personne, telles que celles-ci : être mortel et immortel, avoir un commencement et n'en avoir point, être changeant et immuable. De plus, parce que deux natures, dont chacune est par elle- même une personne, ne peuvent pas être réunies en une seule personne, car autrement elles devraient être non pas une personne mais deux en sorte qu'il y aurait deux Christs. Or, tout le monde sait qu'il n'y a qu'un seul Christ et qu'il n'a qu'une seule personne. — Mais à ceux qui avancent que le Christ est d'une nature à la fois divine et humaine, comme l'homme est composé de corps et d'âme, que faut-il répondre ? — On doit leur prouver que ce sont deux choses bien dit"- rentes : quand ils disent que deux natures sont ainsi unies dans le Christ et que le Christ est à la fois Dieu et homme. Car l'âme et le corps sont unis dans l'homme de telle façon que l'homtfCi à proprement parler, n'est ni corps ni âme, puisque ni le c°rPs ni l'âme ne sont sa personne. Mais puisque la nature divin forme, d'après eux, une personne à elle seule, de même la natu humaine doit en faire une autre. — Montre-moi comment il est contraire à la sainte Écrite. de dire que le Christ a une nature divine.
    • Les Rationalistes Protestants — Premièrement, parce que la Sainte Écriture nous montre seulement un être, qui soit Dieu par nature. Nous avons prouvé plus haut que celui-là est le Père de notre Seigneur Jésus-Christ., Deuxièmement, parce que la même Écriture atteste que le Christ par nature est homme, comme nous l'avons brièvement démon- tré ci-dessus. Par là, elle lui dénie la nature divine. Troisièmement, la Sainte Écriture prouve que tout ce que le Christ a de divin est un don de son père. Et enfin elle nous en- seigne que cette nature divine serait en vain et sans raison dans le Christ, puisqu'elle témoigne que le seigneur. Jésus-Christ lui- même n'a jamais attribué ses oeuvres divines à soi-même ni à une nature divine mais seulement à son père. — Et pourtant les hommes s'efforcent de prouver par l'Écri- ture l'existence de cette nature divine dans le Christ ? — Ils s'efforcent en effet, de le prouver de deux manières : d'abord, en tirant de l'Écriture au sujet du Christ, ce qui n'y est point contenu. Ensuite, en appliquant très faussement à leur opinion ce que l'Écriture dit du Christ. — Je vois maintenant que le Christ n'a point une nature divine, mais qu'il est vraiment un homme par nature. Mainte- nant, montre-moi comment la connaissance de ce mystère (sic !) est nécessaire au salut ? — Je te montre cela aussi, à savoir que de cette certitude que le Christ est un homme véritable, découle une puissante et complète assurance de notre espérance du salut, qui se trouve affaiblie par l'opinion contraire et même complètement détruite par elle. — Comment prouves-tu cela ? — Ainsi : parce que de l'opinion contraire il suit que le Christ n'est pas un homme véritable, puisqu'on ne lui reconnaît point la personnalité humaine, sans laquelle on ne saurait être un homme. Or, si le Christ n'est pas un homme véritable il n'a pu mourir vraiment pour nous, ni ressusciter vraiment des morts. Et de la sorte, notre espérance qui repose sur la résurrection du Seigneur, comme sur son fondement, se trouve affaiblie et même totalement ruinée. Tout au contraire, la croyance qui reconnaît le Seigneur Christ comme un homme véritable qui, dés son entrée dans le monde a été obéissant à son Père, jusqu'à sa mort et qui a souffert et que son Père a ressuscité des morts et à qui il a donné l'immortalité, cette croyance-là affermit notre espérance "u salut au delà de toute mesure et nous représente vivement comment nous-mêmes, en marchant sur ses traces, bien que nous Soyons mortels, cependant, en temps voulu, nous ressusciterons, ^ Posséderons avec lui l'immortalité..»
    • 560 Doctrine J'ai voulu citer ces pages en entier pour donner une idée de l'esprit qui anime le Catéchisme de Rakow. Le rationalisme ne fait encore que commencer son oeuvre. Longtemps, il restera figé dans sa position primitive. Le Catéchisme a un ton si dogmatique que l'esprit critique s'y trouve de nouveau enchaîné, dans une intenable position. Mais le protestantisme continuera à sécréter de nouveaux dissolvants et notre dévotion au Sacré-Coeur n'aura pas de plus mortels adversaires que ces froids ergoteurs qui pré- tendront parler à la fois au nom de la raison et de l'Écriture, ou au nom de la raison toute seule : les jansénistes et les rationalistes du XVIIIe siècle. En passant en revue toutes ces prétendues restitutions du christianisme, il est difficile de ne pas approuver les belles ré- flexions que faisait récemment un écrivain du plus grand talent, Louis Bertrand, dans la Revue des Deux-Mondes ( 1er janv. 1922) : « Il en est de ces villes mortes, exhumées par l'archéologie comme de ces constructions savantes et artificielles auxquelles se livrent des exégètes et des théologiens dissidents, logiciens aux formules trop rigides et tranchantes qui prétendent nous restituer dans toute sa pureté on ne sait quel christianisme primitif. Ici, nous n'avons plus qu'un ossement décharné de la cité morte, — encore sans bien savoir au juste si cet ossement en était ou non une partie essentielle, — et là, nous n'avons plus qu'un cadavre de doctrine, cadavre mutilé et déserté par l'âme vivante de la tradition. » L. CRISTIANI. L'abondance des matières nous oblige à reporter au mois pro- chain une très belle étude du R. P. Masson, des Sacrés-Coeurs ai sur l'Association extérieure des Sacrés-Coeurs et dc Picpus, dans l'Adoration perpétuelle du Très-Saint Sacrement de l'autel l'Amérique du Sud.
    • ' 561 Les « Scapulaires » Vendéens du Sacrë-Coeur du Coeur de Jésus l'iconographie dans les armées contre-révolutionnaires de la Vendée Un simple post-scriptum à l'étude du mois dernier sur les Insignes de ralliement de l'armée vendéenne dits ;<Scapulaires du Sacré-Coeur » : Après les guerres contre-révolutionnaires, bien plus encore qu'au XVIIIe siècle, l'usage du Coeur de Jésus, sur étoffe, resta en Vendée, un emblème affectionné par la piété populaire. Durant le XIXe siècle, comme encore aujourd'hui, elle fut l'insigne des pèlerinages et des pèlerins vendéens. En plusieurs paroisses la coutume était de la placer sur le coeur des agonisants comme un préservatif contre les tentations dernières et pour que le coeur du chrétien cesse de palpiter sous l'image de Celui de son Sauveur. Ailleurs-—on la mettait en place d'honneur dans les maisons et je l'ai vue même dans l'a grange d'une ferme de la paroisse de Largeasse (Deux-Sèvres) avec l'inscription au crayon : Mon Dieu protégés nous et nos affercs — ; prière naïve que la liturgie exprime plus savamment, mais non moins expres- sément dans les supplications des Litanies des Saints. Pour ces usages de la vie familiale un modèle spécial d'insignes fut créé est mis en commerce. Il présente, sur une toile blanche dentelée un Sacré-Coeur imprimé en rouge, entouré d'une couronne d'épines formant cadre ovalaire, et accompagné de l'injonction impérative : ARRÊTE, LE COEURDE JÉSUS EST LA. Plusieurs de ces insignes furent recueillis sur les champs de bataille de 1870, et quelques-uns ont été placés depuis dans les collections de l'Ecole d'Anthropologie de Paris, section des amulettes, sous la désignation : « Préservatifs contre les balles » (!!), (1) les organisateurs n'ayant pas compris que l'ins- cription, dans la pensée de son inventeur, s'adresse non aux projectiles prussiens ou autres, mais à l'Esprit du Mal ! Pour plus régulier et plus significatif avec sa formule d'exor- cisme, ce type de « scapulaire du Sacré-Coeur », ne saurait pourtant faire oublier les anciens insignes où chacun mettait un peu de s°i, un peu de ses affections politiques quelquefois, mais surtout beaucoup de sa confiance et de sa foi. En juin 1888, aux fêtes triomphales de la béatification ^ P. de Montfort, le grand promoteur de la piété envers le _„ Sy> Cf; La Société: l'Ecole et le Laboratoire d'Anthropologiede Paris à l'Ex- wsilionuniversellede 188!).-— Ch: IV. 308 - 329.-
    • 562 Doctrine Coeur de Jésus dans l'Ouest au temps de Louis XIV, les 25.000 fidèles venus à Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée), de toute l'ancienne Vendée .- Militaire surtout, portaient presque tous l'insigne traditionnel. Sacré-Coeurporté par S. E. le Cardinal Place, archevêque de Rennes Je possède celui qu'y porta, sur la pourpre romaine, FÉmi- nentissime archevêque de Rennes, cardinal Place. C'est un grand rectangle de fine étoffe blanche, au pourtour dentelé, de douze centimètres et demi sur onze ; au milieu, uiï ovale è velours pourpre -à reflets chatoyants porte un coeur d'or blessé de rouge extraordinairement saillant, surmonté de flamntf brodées en passementeries d'or et d'une croix formée de cïï petites plaques d'or ; du coeur tombent de gouttes en soie écarîat Encadrant le coeur, une Couronne d'épines, en fine pass menterie d'or, suit l'ovale de la pourpre dentelée. C'est le pi somptueux insigne du Sacré-Coeur que je connaisse, et si pauvre gravure en rend fidèlement les lignes elle est bien lo" d'en laisser soupçonner la magnificence. Loudun (Vienne) (A suivre) L. CHARBONNEAU-LASSAY.
    • //. — PT'ÉTÉ Verbum caro factum est (0 Le Verts S'est fait chair En deux mots d'une saisissante énergie, S* Jean, dès le début de Son Évangile, mesure l'abîme que l'amour de Dieu s'est imposé ; de franchir pour nous sauver. '. Quelle antithèse en effet dans ces mots : « Le Verbe S'est fait chair » ! Et quel contraste, quelle opposition dans les choses '! qu'ils expriment Le Verbe n'est-Il pas le Fils unique de Dieu, Dieu lui-même, pur esprit, éternel comme Son Père, le principe indéfectible de toute vie, la source intarissable de toute beauté, de toute bonté, de toute pureté, de toute sainteté ? Et la chair n'est-elle pas au contraire matérielle, sensible et sensuelle, faible et faillible, « caro infirma », aussi exposée aux humiliations du vice que vouée aux horreurs de la décomposition dans la tombe ? Comment donc notre bon Sauveur a-t-Il pu dans Son Incar- nation concilier les exigences de notre sanctification avec le suprême souci de Sa propre sainteté ? La réponse confond le coeur de l'homme tant elle dépasse ses espérances ! Tout en prenant un corps semblable au nôtre, «in similitu- dinem carnis peccati » (2). ; Non seulement le Verbe divin préserve sa chair adorable de la lèpre du mal, héréditaire dans la lignée humaine ; mais, comme il convenait à un Sauveur, Il purifie nos Propres membres de la souillure originelle, et sans détruire là concupiscence, nous permet par Sa grâce d'en prévenir ou d'en combattre les effets ; H fait plus : par la plus insigne des faveurs, Il nous élève Jusqu'à Lui, unit d'une même vie de justice nos âmes à Son âme, et>par cette justification même, nos corps purifiés à Son corps (1) S'Jean (I. 14.) r. V-)«Une chair semblable à celle qui est sujette au péché ». (S4 Paul aux ^mains, VIII. 3.)
    • 564 Piété immaculé, faisant ainsi de nous les membres de Son corps mys- tique (1) : « Membra sumus corporis Ejus ». ; (2) Mettons les choses au point. I. Et tout d'abord reconnaissons qu'en dehors de la justi- fication et de la discipline du Christ, la chair est la grande coupable. Elle est en effet : a) LA GRANDE CORRUPTRICE ; celle qui invite, pousse et entraîne à la volupté. Et elle le fait de mille manières, notamment : — par les provocations d'une mode éhontée ; — par les suggestions de la toilette et du maquillage ; — par les sollicitations d'une tenue lascive et sensuelle ; — par les avances brutales d'un impudent décolletage ; — par l'agression effrontée du regard, du geste ou du tact ; —- par les exemples d'un libertinage effréné ; — par les propositions abjectes de la prostitution ; — etc., etc.. b) ET LA GRANDE PERVERTIE; car le jour où l'orgueil a contaminé l'âme humaine, le même jour l'impureté, cet orgueil de la chair, a souillé le corps de l'homme ; Et cette dépravation originelle, qui s'appelle la concupis- cence, et que nous apportons en naissant, ne meurt qu'avec nous. Parfois après de longues accalmies les passions s'embrasent plus ardentes ; tel, un volcan depuis longtemps endormi brusque- ment se réveille. Et parfois à-la-sérénité d'une vertueuse jeunesse succèdent les noirs orages de l'âge mûr : ce qui faisait jeter au poète ce défi attristé : « Laisse vieillir ton innocence « Avant de croire à ta vertu. » (3) Or, dans la vie que ne pénètre pas la religion, tout conspire pour attiser et enflammer la concupiscence : — dans l'individu, c'est l'horreur de la contrainte, principe d'inavouables désordres et d'humiliantes capitulations : —'a complaisance donnée, sous prétexte d'hygiène, au soin du corps ; — la sensualité flattée et accrue par la délicatesse, la variété et le raffinement des mets ; — la mollesse entretenue par le berce- ment de la musique, la finesse des parfums, le moelleux àtt tissus, l'habitude du bien-être ; etc.. (1) C'est-à-dire unis par leur pureté, leurs souffrances et leurs expiati0IlS à la vie et aux mérites du divin Crucifié. , .., (2) « Nous sommes les membres de Son corps ». (S* Paul aux Epnesu. V. 30.) (3) Victor Hugo.
    • Verbum... Caro 565 — dans la famille, c'est l'incurie des parents relativement à l'éducation des enfants ; le manque de vigilance sur leur tenue; sur leurs manières, leurs propos, leurs fréquentations, leurs jeux ; les illustrations imprudemment étalées sous leurs yeux y" les journaux, revues ou romans « qui ne sont pas pour eux » et qu'on laisse néanmoins par négligence à leur disposition ; les allusions à mots couverts dont ils cherchent curieusement à pénétrer le sens ; les plaisanteries ou railleries à l'adresse des personnes vertueuses et de la vertu elle-même ; bref, entre personnes invitées ou admises au cercle familial, une intimité trop affectueuse et trop libre, réprouvée par la plus élémentaire bienséance ; où est donc ici le respect du jeune âge réclamé par juvénal ? « Maxima debetur puero reverentia ». (1) — dans le monde enfin, ce sont des distractions pleines de danger pour la vertu : parfois des fêtes où se ruent les foules dans une ignoble promiscuité ; plus souvent des spectacles, où le coeur est confondu avec un vil instinct, et les déclamations de la passion frémissante, applaudies à l'égal du noble langage du devoir ; des bals, où l'âme perd sa fraîcheur sinon son innocence ; des parties de tennis, où, loin de leurs familles, joueurs et joueuses échangent de cavalières et significatives poignées de mains ; des séjours concertés aux plages, où l'honnête réserve, taxée de timidité, se prête bientôt aux pernicieuses assiduités du flirt ; etc.. etc.. Cette chair de corruption c'est la courtisane dont parle l'apôtre : .;.« Membra meretricis » (2) ; ses oeuvres ne sont que prostitution : « Omnia haec opéra mulieris meretricis » (3) ; Entre elle et le Verbe divin incompatibilité absolue, pas d'alliance possible : « Tentatum per omnia pro sirnilitudine absque peccato » ; (4) II. Mais au matin de la création, cette prostituée était vierge, chaste et ingénue. « Adam et Eve, nos premiers parents, étaient nus, et ils n'en rougissaient point » (5) Étrangers à nos désordres, ils ne connaissaient ni le remords "i la honte ; Chez eux la chair était soumise à l'esprit, et l'esprit à la raison souveraine du Créateur ; Une même rectitude, innée et naturelle, disposait en eux les 0rganes et les facultés à leurs fonctions ; (1) Le plus grand respect est dû à l'enfant ». (Juv. sat. XIV, 47.) (2) « Une chair de prostitution », (S* Paul aux Corinth. .1. 15.) vv « Toutes ces actions sont les actions d'une prostituée ». (Ezech. XVI.30) iu ri ^ " " a éprouvé comme nous toutes sortes de tentations, hormis le péché ». (st Paul aux Héb. IV. W Genèse II. 25. 15)
    • 566 Piété L'innocence, qui épanouissait leur beauté, animait leurs intentions qui étaient nobles ; Et s'aimant de l'amour qui les unissait à Dieu, ils devaient, selon la recommandation divine, faire partager et transmettre leur bonheur à une nombreuse postérité : « Crescite, et multipli. camini, et replète terram ». (1) C'est cette chair idéale, bénie du Créateur, qui revit dans le nouvel Adam : mais combien plus belle encore que dans le premier homme à l'heure même de la création ! — Non seulement impeccable et prémunie contre toute tache et défaillance ; — mais exempte de toute tendance au mal ; — immaculée, comme l'exigeait la sainteté du Fils de Dieu se faisant Fils de l'homme ; Et c'est elle qui va dans son sang laver les souillures de l'humanité pervertie, expiant, — les rapprochements se pressent dans la pensée — — la recherche constante et souvent exclusive du bien-être, par toute une vie de privations, de travail et de fatigue : (après Bethléem, l'Egypte et Nazareth, l'apostolat incessant dans les bourgades de la Judée) : — les aspirations impatientes du libertinage, par la sueur de sang du jardin des Oliviers ; — les baisers passionnés, par l'écoeurant et sinistre baiser du traître ; - — l'arrogance de la chair adulée, par les crachats de l'infâme soldatesque du prétoire ; — les -délicatesses exagérées de la sensibilité, par les atro- cités du couronnement d'épines ; — les étreintes sensuelles, par l'affreux supplice de la fla- gellation ; — l'abandon de tout l'être aux caprices immondes de la volupté, par les horreurs du crucifiement ; — l'ivresse de la jouissance, par le paroxysme de la fièvre : «Sitio» ; (2) — enfin l'épuisement des plaisirs, par la plaie béante du Coeur d'où jailliront éternellement, avec le salut de la grâce, les miséricordes, consolations et bénédictions, principe unique du vrai bonheur. Qu'elle est belle cette Humanité du Christ, fille de l'Imma- culée Vierge Marie ! Qu'elle est adorable l'épousée du Verbe ! unie à-. Lui ! ne faisant qu'un (3) avec Lui ! « Verbum caro factum est ». (1) o:Croissez et multipliez-vous : remplissez la terre.» (Qen..I. 28) (2) «J'ai soif» (S' Jean, XIX. 28.) . (3) Une personne.
    • Verbum... Caro 567 Qu'elle est admirable, s'abandonnant à Son amour pour souffrir tout ce qu'Il a à souffrir ! Qu'elle est sublime, acceptant sans murmure comme sans réserve les horreurs de l'ingratitude, de l'abandon, de la trahison, ' de la flagellation, du crucifiement et de la mort ! :. Oh ! songeons-nous assez aux souffrances physiques de Notre-Seigneur ?.. Nous souvenons-nous assez de la part que Sa chair divine a prise à notre rédemption et à notre salut ?.. Et, notamment le jour de la Fête-Dieu, que la liturgie appelle « la fête du Corps du Christ », mettons-nous assez d'empresse- ment à entourer, à exalter et à bénir la sainte et adorable huma- nité du Verbe ?.. III. Mais ce n'est pas seulement en Lui-même et en Sa sainte Mère, — par égard pour Lui préservée de toute souillure, — que le Verbe incarné veut faire éclater la revanche glorieuse de la femme sur Satan. C'est en chacun de nous que le nouvel Adam doit supplanter le vieil homme : « Expoliantes vos veterem hominem cum actibus -suis, et induentes novum ». (1) C'est en effet à chacun de nous de redire avec l'apôtre : « Il m'a aimé et s'est livré Lui-même pour moi ! » (2) Et ce doit être un bonheur pour chacun d'entendre, comme un Pascal, dans son coeur, cette douce et consolante parole du divin crucifié : « Je pensais à toi dans mon agonie : j'ai versé telle goutte de sang pour toi !» Or de quelle transformation ces pensées ne sont-elles pas le principe; dans l'individu qui les recueille et les médite ? C'est d'abord l'âme qui à la lumière de la foi s'éclaire, se connaît, se juge, se désavoue, se purifie, s'élève ; et bientôt le corps, entraîné par l'âme, s'éloigne des plaisirs qui le souillent, renonce à ses habitudes vicieuses, se plie à l'auto- rité de la raison, se soumet à la discipline de la foi, se mortifie, se régénère et se sanctifie ; « Ne savez-vous pas que vos corps sont les membres de Jésus- Christ? Arracherai-je donc à Jésus-Christ Ses propres membres pour les faire devenir les membres d'une prostituée ? A Dieu ne plaise !» (3) « Mais je traite rudement mon corps, et je le réduis en servitude». (4) L'humaine prostituée devient alors la repentie, infiniment chère à Celui qui accueillait avec tant de miséricorde et de bonté la pécheresse convertie,, Madeleine. 0) « Dépouillezle vieil homme avec ses oeuvres,et revêtez-vousdé l'homme nouveau (S*Paul aux Colossiens.III, 9.) ». (2) S» Paul aux Galates II, 20. (3) S' Paul aux Corinthiens (I. VI. 15.) (4) S' Paul aux Corinthiens (I. IX. 7.)
    • 568 Piété « Je t'aime plus ardemment que tu n'as aimé tes souillures ». (1) Et l'amour couronnant le travail de la foi produit des merveilles ! Voici en effet ;— les Vierges, qui pour être tout entières à leur Jésus, et Lui conserver, dans leur poitrine virginale, une âme pure de toute autre inclination, se dérobent aux avances et aux sollici- tations du monde ; « Ut sit sancta corpore et spiritu » (2) — les Apôtres, qui se lèvent infatigables, impatients de porter aux extrémités dé la terre le nom béni du Sauveur et les bienfaits de Son Évangile : la pureté, la charité, la paix, etc.. « Qu'ils sont beaux, les pieds de ceux qui annoncent l'Évan- gile de paix ! les pieds de ceux qui annoncent les vrais biens! »(3) « Oui, certes, leur voix' a retenti par toute la terre ; leur parole s'est fait entendre jusqu'aux extrémités du monde ! » (4) — les confesseurs, mêlés au monde, mais détachés du monde : « qui utuntur hoc mundo, tanquam non utantur » (5) jusque dans leur vie conjugale, étrangers aux maximes et aux habitudes du monde : « Nolite conformari huic saecuio. » (6) « Et qui habent uxores, tanquam non habentes sint ».(7) — les martyrs, qui, sans hésiter, sacrifient tout à la gloire de Jésus et au salut des âmes : affections, dignités, fortune, bien- être et jusqu'à la vie même ; — les convertis qui, épris de la beauté divine, rompent résolument avec les idoles qui les ont abusés, réprouvent et désa- vouent leur passé, et rivalisent avec les saints de générosité'au service du bon Maître : « 0 beauté toujours ancienne ! beauté toujours nouvelle ! trop tard je vous ai connue, trop tard je vous ai aimée ». (S' Augustin) « Que je vous connaisse, ô mon Dieu 1,pour Vous aimer ; et que je me connaisse pour me mépriser ! » (Ibid.) « Ce que font ces chrétiens et ces chrétiennes, pourquoi ne le ferais-je pas ? » (Ibid.) Chez tous la repentie est une sainte. — Appliqués à l'étude de l'Amour Crucifié, —la seule science qui ait du prix à leurs yeux, (1) Pascal. (2) Leur préoccupation est « d'être saintes de corps et d'esprit ». (I. Con. VII. 34.) . (3) S' Paul aux Romains (X. 15.) (4) S' Paul aux Romains (X. 18.) (5) S* Paul aux Corinthiens (I. VII: 31.) (6) S« Paul aux Romains. (XII. 2.) <7.)S* Paui aux Corinthiens. (I. VII. 29.)
    • Verbum... Caro 569 «Je n'ai point fait profession de savoir autre chose parmi vous que Jésus-Christ, et Jésus crucifié ; » (1) — ils crucifient leur chair avec ses passions et ses désirs déréglés » ; (2) — vivent unis dans la souffrance physique et morale à'" l'Homme de douleurs ; «Celui qui ne prend pas sa croix et ne Me suit pas, n'est pas digne de moi » (3) « Qui donc nous séparera de l'amour de Dieu ? » (4) — « Ni la mort, ni la vie, etc.. » (5) — et s'efforcent chaque jour « par la miséricorde de Dieu, de Lui offrir leur corps comme une hostie vivante, sainte et agréable à Ses yeux ». (6) Et parce qu'elle est sainte, la prostituée convertie est une prédestinée. Sans parler du sceau d'immortalité imprimé par l'amour du Sauveur sur les membres vierges d'un grand nombre de saints (stigmates de S* François, etc.. etc..) ; le corps de tout Chrétien digne de ce nom est, dès ce monde, le temple du saint Esprit ;(7) le tabernacle de Dieu ;(8) un membre même du Christ ;(9) et mis en terre, à la mort, corrompu, difforme, inerte, il doit, à l'événement triomphal de Jésus, ressusciter, incorruptible, glorieux, vigoureux, spirituel et immortel. (10) Et n'est-ce pas la foi en ces principes qui fait accourir les foules au tombeau des grands serviteurs de Dieu, et conserve à la piété des fidèles leurs saintes et vénérables reliques ? CONCLUSION. — Arrière donc les habitudes et les préoccupations d'un siècle corrompu ! « Le corps n'est point fait pour la fornication, mais pour le Seigneur ! »(11) La chair, hélas ! ne résistera que trop en nous à'l'Esprit; (12) mais les humiliations mêmes de la concupiscence ne devront pas davantage stimuler notre vigilance et nos vertueux efforts : « Stimulus carnis » ; (1) S' Paul aux Corinthiens. (I. IL 2.) (2) S' Paul aux Galstes <V.24.) <3)S' Matthieu X. 38.) (4) S1 Paul aux Romains (VIII. 3ô.) (5) S* Paul au* Romains (VIII. 38.) (6) S4 Paul aux Romsins (XII. 1.) <7)S»Paul aux Corinthiens (I. VI. Î9.) . (8) S' Paul aux Corinthiens (I. VI. 20.) (9) S' Paul aux Corinthiens (I. VI. 15.) (10) S» Paul aux Corinthiens (I. XV. 42-54.) <H) S* Paul aux Corinthiens (I. VI. 13.) (12) S' Paul aux Galates (V. 17.)
    • 570 Piété — Gloire et bénédiction à l'Humanité sainte du Verbe principe de notre justification, et modèle adorable de toute' beauté et de toute perfection ! — Enfin généreuse immolation en nous dû vieil homme ! et affectueuse union de tout notre être au Nouvel Adam, au Verbe fait homme, à Jésus tout Amour, dont le Coeur grand ouvert appelle et attend la reconnaissance, la confiance et l'amour de nos coeurs, la consécration de nos personnes tout entières, et le dévouement de toute notre vie ! CH. CHOMPRET.
    • Piété 571 LA BELLE PRIÈRE DU PELERIN à Woîre Dame En quête d'une belle prière au Sacré-Coeur, qui eût plus de tenue littéraire que la pauvre invocation que Regnabit a tenu à conserver (dans son n° de février, p. 300.), j'ai trouvé une prière à Notre-Dame dans un livre d'heures du XVIe siècle de la bibliothèque Ste-Geneviève de Paris (n° 2700, fol. 99 à 103'). Ce n'en est pas d'ailleurs une copie unique : on la trouve avec de légères variantes, dans le ms. 2704 du même fonds, et dans plusieurs Heures incunables. Je ne la donne donc pas comme inédite ; pourtant LACOMBE. n'en parle pas dans ses Livres d'Heures imprimês.(l) La prière se présente bien, avec des vocables qui font penser aux litanies de Lorette (2), et une invocation passagère au « coeur piteux» de Marie. «Par le coeur de la Mère,allons au coeur du Fils,» comme on nous le conseillait ici même (p. 293). En ce mois béni, invoquons cette mère de Jésus, Glorieuse et débonnaire, Exemplaire De parfaite charité, ... Car tout bien et tout plaisir Peult sentir Le vray cuer qui vous appelle. — Voici la prière de notre pèlerin : Mère de Dieu (3) qui fustes mise Et assise Là sus ou throne divin, En ceste présente église, Sans faintize, ' - Suis venu a ce matin . . Comme vostre pèlerin, Chief enclin. . De mon cuer ie vous présente Mon aine et mon cuer affin Quen ma fin Vous- vueilîes estre présente. (1) En feuilletant ce recueil précieux, je trouve signalée dans un ms. de 1547 'Arsenal, h. 2987, fol. A 1) une image du Sacré-Coeur, ue LaCombedonne comme T q «nemarque du Libraire Jean Hardouin : ainsi sur plusieurs incunables sorties de cette maison on doit retrouver l'image du Coeur de Jésus. Je donne ce rensei- gnementavec réserve, car Sylvestre donne pour les Hardouin une autre marque, sansparler de celle-là, . <2) La Revue Vie et arts liturgiquesen a donné un prototype très intéressant "ans son n» de janvier 1922, p. 105-106. (3) Le ms. 2704 donné la leçon : Royne qui fustes mise.
    • 572 Les Belles Prières Glorieuse et débonnaire, Exemplaire De parfaite charité, Vers vous ie me vueil retraire, Et fortraire Vueilles mon cuer de variité.- Helas, Vierge, iay esté, Maint esté Et maint yvèr, sans bien faire. L'ennemy ma enliorté Et tenté, Pour moy en enfer atraire. Très souveraine princesse, le confesse, Que de puis ma cognoissance Iay suivy folle ieunesse Par simplesse, Et toute folle plaisance. De bien vivre en espérance Sans doubtance, Le requier vostre confort : Que iaye (de) vraie repeniance Habundance, Avant que ie soye mort. Je suis des mauvais le pire, Pour vray dire, Car tout mon entendement A pécher et a mal dire Et soupire De iour en iour grandement. Quant ie y pense fermement, Vrayement le ne seay mes que ie face, Si non de plourer souvent Tendrement Devant vostre doulce face. Dorgueil ne me excuse mie, Ne définie De peresse et de luxure Non moins que de gloutonme, Dont souillie Ay mon ame oultre mesure. Par ireay fait mainte iniure, Laide et dure,
    • « La Vierge au Sacré-Coeur — Fac simile d'une gravure orientale présumée de la fin du dix-septième siècle s — La France et le Sacré- c<eur,par le P. Alet, S. J., p. 299. Inscriptionovale,écriteen syriaque. (traduction du P. Piffard, S. J.) . 'Le prophète Moïsevit sur la montagne un feu qui était dans un buisson, le buissonn'était pas consumé: telle la ViergeMarie, en qui habita le Fils de g. sans weu qu'elle fut consuméepar cette flamme.». Première ligne horizontale,écriteen syriaque. «Maar (seigneurs)Taschu et Zacha, Ephésiens, sous-intendants.» Secondeet troisièmeligne horizontales, critesen arabe. é " - bu'sson, tu n'as ô™ané, t M e pas brûlé sur le mont Sina. Intercèdepour tes<serviteurs, prends pitié de nous. »
    • 574 Piété Par accîde et négligence I'ay mis mon ame à laventure, Vierge pure, Se vous n'y metez deffense. Racompter ie ne scauroie, Ne pourroye, Tous les péchiés que iay faiz, Et se tout dire povoye Ou vouloye, le n'aroye fait huy mais. (— Jen porte Une bien grand faiz). Sy men tais, Et vous prie, Vierge mère, Que veuilles faire ma paix Des meffais Que iay fais vers dieu le père. Glorieuse sainte dame Sans nulle blasme A vous doit-on recourir Pour sauver le corps et lame De la flame Que nous devons tous tremir. Chacun doit avoir désir De venir Vers vous, gracieuse et belle, Car tout bien et tout plaisir Peult sentir Le vray cuer qui vous appelle. Très précieuse fontaine Clere et saine, Et vraie estoille de mer, Et espérance trescertaine D'amour plaine, Pour pécheurs réconforter ! Ou pourroy ie moy bouter Pour sauver, Quant dieu iuger nous vendra ? Qui me pourra conforter Ne asseurer, Vierge, quant ce iour vendra ? La ny vaudra lamenter Ne plourer ;
    • Les Belles Prières 575 Helas, ce sera trop tart. Len me. vendra accuser ; De excuser H'n'y aura nul regard. L'ennemy querra sa part Par son art, Et vouldra marne (1) emporter En enfer qui tousiours art Sans départ. Las, quelle angoisse a passer ! Helas, vierge, que feront, Que diront Pécheurs a celle iournée ? Car les anges trembleront Quant orront La sentences (sic) redoubtée. Lors serez, vierge honnourée, Apprestée Devant dieu a iontes mains, En disant : Douce portée Tresaymée, Ayez pitié des humains. Helas donc et que feray Et ou iray A ce iour orrible et fier ? A vous du tout me rendray Et diray : le suis vostre prisonnier. le my doy bien ralier, Et fier. Car vous este si bénigne Que ne pourriez oublier Ne lesser Celuy qui vers vous se encline. 0 fontaine de leesse, Saincte adresse A tout cuer triste et dolent ! O des anges la princesse Et maistresse, O mère du tout puissant, O virginité plaisant, Florissant, M mon âme
    • 576 Piété • La nompareille beaulté, Priez pour moy confortant Vostre enfant Que en la gloire me radresse. Pour ce, vierge AU CUER PITEUX, A oureux (sic) , Comme tous desconfortes, Pensif et trespou ioieulx, Angoisseux, A vous me suis présentés Affin que me regardes Et gardes, A ce iour espoventable, Mon ame es sains cieulx mettez Et sauvez En la gloire perdurable. Amen. Et sic est finis. Finissons en effet, en récitant dans ces mêmes Heures « la salutation angelique : Je te salue marie, plaine de grâce. Nostre Seigneur est avec toy. Tu es benoîte sur toutes femmes et benoit est le fruit de ton ventre ihesus. Sainte marie mère de dieu, prie pouf nous pécheurs. Amen. » On sait que l'Ave s'est terminé longtemps (comme l'offer- toire du IVe dimanche de l'Avent qui l'a popularisé) à Ihesus, Ici, il a déjà une première addition, qui remonte au XIVe siècle. La terminaison actuelle ne se généralisa que progressivement parmi les fidèles, à partir de la seconde moitié dû XVIe siècle: elle se trouve pourtant esquissée à la fin de la première strophe de la prière précédente. Dom P. SÉJOURNÉ. o.s.B.
    • ///. — LES FRITS FRANCE ' |"vTOURCOING.1;—*I1emble opportun de signaler pour la gloire s du 1Sacré-Coeur une nouvelle Congrégation religieuse qui s'est fondée il y a quelque temps dans une de nos grandes villes du Nord et qui porte le nom de Réparatrices du Sacré-Coeur, dont la Maison-Mère est à Tourcoing (1). Elle est affiliée aux Domi- nicains et, tout en étant sous la dépendance immédiate de Mgr l'Évêque de Lille, vient d'être approuvée par Rome, condition qu'exige maintenant le Droit Canon pour lesfondationsreligieuses. Comme son nom l'indique, elle est spécialement vouée à la Répa- ration ; son but immédiat est la sanctification du Clergé et son Apostolat dans les oeuvres paroissiales. Pour mieux y parvenir, les membres de cette Association se constituent au jour de leur Profession religieuse « victimes d'holocauste » pour la réparation des péchés du monde et l'apostolat des Prêtres. Certains caractères bien déterminés distinguent cette oeuvre de toutes les autres qui peuvent lui ressembler par ailleurs. Tout d'abord elle comprend quatre branches : une première qui porte le nom d'Adoratrices et qui est uniquement vouée à l'Ado- ration eucharistique, et au travail silencieux et caché. Un certain nombre de postulantes y entreront dans un avenir assez proche et formeront le premier noyau destiné à grossir comme le Sacré-. Coeur le permettra jusqu'au nombre de 48 (deux pour chaque heure du jour et de la nuit). Mgr l'Évêque de Lille a déjà permis. l'Exposition du S* Sacrement deux fois par semaine, en attendant que le nombre suffisant des Adoratrices permette l'Exposition Perpétuelle. La seconde branche comprend des internes, vivant en communauté et partageant leur temps entre les oeuvres d'enseignement ou d'apostolat, le travail et la prière. La troisième branche est composée de religieuses vivant isolément dans le "londe, ordinairement en famille, obligées de céder, en gardant Un peu plus de latitude, à certaines exigences de santé ou de (1) L'adresseexactedu Siègede l'OEuvre Tourcoing: 48, rue des Pontvaitre. est
    • 578 Chronique charité. Enfin une dernière branche, qui n'est d'ailleurs pas religieuse, est ouverte aux personnes du monde qui, empêchées de se donner complètement au bon Dieu dans la pratique des voeux de religion, s'inspirent cependant dans toute leur vie de l'esprit de réparation et d'immolation que l'on appelle « l'escla- vage du Sacré-Coeur ».(1) Ce qui distingue par ailleurs cette oeuvre, c'est l'absence de costume religieux et même de signes qui différencient ses membres des personnes du inonde. Elles se mêlent au monde, elles eu prennent les livrées, elles en acceptent parfois volontairement lès servitudes ou les disgrâces pour mieux l'édifier et le sanctifier. Disciples des Saintes Femmes qui s'attachaient aux pas de Jésus sur toutes les routes et parmi tous les milieux où II allait porter la rançon de ses labeurs et la bénédiction de son Amour, elles suivent ou précèdent le Prêtre partout où II doit faire con- naître et aimer le bon Dieu dont elles essayent de mériter les grâces par leur immolation afin qu'il Le donne mieux aux âmes par son ministère.(2) Comme, on peut s'en rendre compte, cette oeuvre satisfait aux aptitudes et aux aspirations les plus variées des âmes répa- ratrices, elle est un essai de réalisation des trois formes de vie religieuse qui semblent résumer toutes les autres ; et, dans nos temps si troublés par les incessantes menaces, sinon par les coups de la persécution, elle répond, sous des dehors qui la mettent à l'abri des lois impies, aux besoins les plus urgents des paroisses et des âmes. : (1) Pour en connaître le sens, la portée, la pratique, consulter la brochur rédigée pour l'OEuvreet intitulée « Le Sacré-Coeur égnera » chez Desclée.dev» r (2) C'est, sous une autre forme, et dans le monde, la réalisation de la qui avait présidé à la fondation des Filles du Coeurde Jésus et que la MèreMa'( ( de Jésus résumait en ces termes : « Plus je serai hostie, plus ils seront prêtres.
    • Espagne 579 ANGLETERRE Son Éminence le Cardinal Bourne, archevêque de West- minster, dans sa lettre pastorale de Carême, sur la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ parle de l'élection de Pie XI. H rappelle que le Pape, après son élection au trône de S* Pierre, lui parla dans les termes les plus chaleureux de l'Angleterre, de son désir, déjà ancien, d'aider de tout son pouvoir, à son retour à l'unité de l'Église Catholique. Il a, dit-il, ajouté : « qu'il donnait à l'Angleterre la meilleure bénédiction qu'il était en son pouvoir d'accorder. » Prions le Sacré-Coeur de Jésus pour hâter ce retour de l'Église d'Angleterre, pour qu'il n'y ait plus qu'un seul troupeau et qu'un . seul Pasteur ! Je note, comme un événement bien significatif et rempli de promesses, que, dans plusieurs églises ritualistes de l'Église anglicane, les « Requiem » ont été célébrés pour le repos de l'âme de Benoît XV, et, en plus d'une circonstance, les cérémonies ont été célébrées selon les prescriptions du rite romain. IRLANDE « Espérons, écrivait « The Irish Messenger » du mois de janvier, Sque la longue nuit de deuil est, enfin, tout près de finir pour l'Irlande et que le soleil de la liberté va bientôt se lever dans les sommets d'Erin. » Hélas, ce n'est pas encore la paix : Du sang irlandais coule encore. Mais, malgré tout, nous faisons nôtre le cri d'espérance du « Messager Irlandais », caries Catho- liques de ce pays ont proclamé le Sacré-Coeur « l'espoir et. le salut de l'Irlande». ESPAGNE MADRID. — Un radiogramme honorifique. L'« Union de Damas espanolas del Sagrado Corazôn de Jesûs » vient de recevoir le radiogramme suivant : « A S. E. la Marquise de Unzâ del Valle, présidente de ''« Union de Dames espagnoles du Sacré-Coeur de Jésus ». « Lé Souverain Pontife vivement sensible au filial hommage del'« Union de Damas espanolas del Sagrado Corazôn de Jesûs ,» tait des voeux pour que la présidente et tous les membres de la
    • 580 Chronique Confédération, unissant la prière à une vie très-chrétienne, travaillent activement à la restauration de la société en Jésus- Christ, et leur donne de tout coeur la bénédiction apostolique, à laquelle j'unis mes remerciements personnels.— Cardinal Gasparrh » . Nous félicitons cordialement « l'Union de Dames espagnoles » «le cette distinction, et nous nous plaisons à faire remarquer que c'est une des premières oeuvres qui aient été bénies par le nouveau Pape. , Après Pie X et Benoît XV, c'est Pie XI qui encourage et bénit l'admirable Confédération nationale de P« Union de Damas espanolas del Sagrado Corazôn de Jesûs. » LUGO. — Usages qui. ont pour objet l'Eucharistie. — La dévotion particulière de la ville de Lugo au Très Saint Sacre- ment (1) a donné naissance à deux usages assez curieux, qui se renouvellent chaque année. Les lecteurs de Regnabit nous saurons gré, nous l'espérons, de les leur faire connaître. Le premier accompagne les cérémonies du Jeudi et du Ven- dredi de la semaine sainte. Chacun sait que le Jeudi Saint, après la Messe solennelle, on porte au reposoir ou Monument l'Hostie consacrée qui doit recevoir les adorations des fidèles et être consommée le lendemain. Voici comment les choses se passent à la cathédrale de Lugo. Lorsque l'Évêque, arrivé au pied du Monument, rend le calice (2) couvert de son voile au diacre, celui-ci monte le déposer sur des «orporaux devant le tabernacle; puis on procède à l'encensement. L'encensement terminé, le diacre monte de nouveau et, après génuflexion, détache le ruban qui retient le voile autour du pied du calice, enlève la patène et la pale ; puis, prenant le calice de la main droite, il l'incline légèrement. Alors s'avancent le Maire, le Syndic et le Secrétaire de la mairie qui, avec les génuflexions prescriptes parla rubrique, montent l'un après l'autre auprès du diacre et font, de même séparément, le geste de regarder dans l'intérieur du calice, comme pour s'assurer que la sainte Hostie y est réellement. Puis ils vont reprendre leur place. Lorsque le Secrétaire est descendu, le diacre recouvre le calice comme auparavant, ouvre la porte du tabernacle, y ren- ferme le calice, ferme la porte, retire la clef et attend au même lieu le Secrétaire de la mairie. Celui-ci monte une seconde fois au Monument, va placer sur L'ouverture de la serrure .un sceau' d'argent symbolique, et redescend à sa place. Le diacre descend à son tour et remet à l'Évêque la clef du tabernacle. ; (1) Voir Regnabit du mois précédent. (2) Calice superbe du 15* siècle, en style ogival.
    • Espagne 581 Pendant toute cette cérémonie, le silence le plus absolu règne dans la cathédrale, malgré la foule qui remplit les nefs. Le lendemain Vendredi Saint se déroule le même cérémonial, mais dans un ordre inverse. Le secrétaire de la mairie va d'abord enlever le sceau d'argent ; puis le diacre sort le calice du taber- nacle, le découvre, le présente à la vérification des trois « auto- rités, le recouvre, et les cérémonies continuent comme partout ailleurs. A quelle époque a commencé cet usage extra-liturgique ? Jusqu'à ce jour, nul né peut le dire. Une autre cérémonie, non moins curieuse, et qui, elle aussi, a pour objet le T. S. Sacrement, se déroule à la cathédrale le dimanche dans l'octave de la Fête-Dieu. Elle s'intitule : «l'Offrande du royaume de Galice.» Elle n'est pas très ancienne ; elle ne remonte qu'à la seconde moitié du 17e siècle. Après de longues délibérations, qui durèrent plusieurs années, la Junta du Royaume de Galice, mue par un sentiment d'ardente piété envers le S1 Sacrement, vota 30.000 ducats, dont la rente annuelle de 1.500 ducats devait servir à entretenir constamment 4 cierges d'une livre. L'offrande fut faite pour la première fois le 19 juin 1672, et le premier délégué fut un Oidor de l'Académie royale de La Corogne. Oh ne sait par quelle suite de vicissitudes, cette rente en est venue à être payée, non plus par toute la Galicie, mais par la seule Municipalité de Lugo. Mais venons-en à la cérémonie même de « l'Offrande ». Chaque année, le moment venu, le Conseil Municipal désigne un de ses membres qui a pour mission de représenter l'ancien royaume de Galice et qui reçoit pour la circonstance le titre d'Excellence. Le samedi dans l'octave de la Fête-Dieu, ce représentant, , doublé d'un petit page, sort de l'Hôtel de ville, et, accompagné du Maire, des Conseillers et autres autorités, se rend à la cathédrale. La musique joue tout Je long de la route. A la cathé-drale; Son Excellence le Représentant assiste aux Vêpres de la tribune supérieure, et le page de la tribune inférieure. Le lendemain, dimanche, tous ces personnages, dans le wêtne ordre que la veille et avec la même solennité, se rendent 3 la cathédrale pour assister à la Messe conventuelle. Le moment de l'Offertoire venu, voici que l'Évêque, suivi du Chapitre, se Le Délégué dirige vers la chapelle principale. et son petit page, — celui-ci tenant en main un petit coffret où
    • 582 Chronique est renfermée l'offrande qui consiste en une once d'or : 80 pesetas, — y arrivent à leur tour et se mettent à genoux sur le plus bas degré. Puis, sur un signe de l'Évêque, le Délégué prononce un dis- cours dans lequel la foi la plus ardente à la Présence réelle s'unit aux élans patriotiques, et qui se termine par une prière où l'on implore les biens spirituels et temporels. L'Évêque répond sur le même ton. L'offrande est remise. Chacun va reprendre sa place et la messe continue. Les offices terminés, le Délégué rentre à l'Hôtel de ville avec sa suite. A BORD DU «NAUTILUS». — D. Manuel Mendivil, commandant de la corvette espagnole de Gardes Marins « Nau- tilus », vient de donner aux siens et à toute l'Espagne un bel exemple de piété et d'amour envers le Sacré-Coeur de Jésus. II l'a intronisé récemment à bord de son vaisseau. Tout l'équipage, formant une garde d'honneur, était présent à la cérémonie. Depuis lors, par deux fois la corvette a échappé à un nau- frage certain. Voilà comment le Sacré-Coeur protège et sauve les personnes et les choses qui lui sont consacrées. Baléares - île /H aj orque Intronisation du Sacré-Coeur à la Mairie de Lluchmayor.— Le 22 janvier dernier, après la grand'messe,le cortège se forma et se dirigea vers la Mairie pour procéder à l'Intronisation du Sacré Coeur de Jésus. Les autorités et les invités montèrent au second étage, à la salle du Conseil convertie en chapelle et où devait se faire l'intronisation. Les murs étaient tapissés de riches damas, et, au fond, sous un superbe baldaquin, était la statue du Sacré-Coeur sur un autel magnifique illuminé avec une extrême profusion. Ensuite la cérémonie commença tandis que-dans la rue la foule se pressait, et que la musique jouait. Tous les assistants étaient prosternés devant l'image du Sacré-Coeur. Le Curé, Mr Andrès Pont Llodrà, lut en Mallorquin l'acte de Consécration suivi d'un Notre Père. Ensuite le maire de Lluchmayor Mr Miguel Mataro s'avança et prononça un discours bref, mais bien senti. Il commença disant qu'il éprouvait une grande satisfaction d'assister à cet acte très solennel, et plus encore pour avoir coïncidé avec son
    • Baléares- Ile Majorque 583 passage à la Mairie. Il se félicita aussi de ce que la résolution de , l'Intronisation du Sacré-Coeur à la Mairie ait été prise à l'unanimité, vu que tous ceux qui composent le Conseil Municipal comprennent qu'un peuple ne peut grandir s'il n'a pas la foi et s'il ne sent pas ardemment lé catholicisme qui est la vraie religion. Il remercia en son nom et au nom de la population les autorités présentes de leur concours à la solennité à laquelle elles avaient bien voulu s'associer. Il termina en disant qu'il désire vivement que de fait, le Coeur de Jésus règne dans cette mairie pour diriger les travaux de ses édiles dans l'administration communale. Ensuite il fit allusion à un malheur éprouvé par toute la chrétienté, la maladie grave du Souverain Pontife et demanda à toute l'assistance une prière pour le cher malade. Après Mr Matarô, le Gouverneur civil Mr Pedro Llosas prit la parole et "commença par dire qu'il manquerait à son devoir si, en premier lieu, il ne félicitait le Conseil municipal et ses administrés pour avoir célébré l'acte solennel de l'Intronisation. Il continua disant que si un jour une dynastie perdit sa couronne dans les champs de Lluchmayor, aujourd'hui dans le coeur de cette cité s'effectue l'intronisation du Roi des rois, et l'on rend un hommage à ce roi qui s'appela Jacques III:,deux actes auxquels il s'associe comme Gouverneur civil de la province des Baléares. Il manifesta qu'il espérait que le Conseil municipal de Lluchmayor constituerait un modèle de bonne administration et de foi, et aussi de la vraie liberté que seule l'Église peut donner. Il i rappela en magnifiques paragraphes l'Intronisation célébrée dans la mairie d'Oiot, son pays natal'; et il déclara que là l'Intronisation constituait l'établissement du règne de la paix, de cette paix qui maintient l'équilibre social, et qui se rencontre seulement dans le Coeur du Christ, seul toute vérité et tout amour. Il fit une éloquente allusion à l'oeuvre humanitaire réalisée par l'Église à travers les siècles, détruisant le paganisme, relevant la femme et convertissant l'esclave d'abord en domestique, puis ensuite en homme libre. Devant le conflit social, y a-t-il quelque chose d'aussi beau que la solution que donne l'Église par l'amour ! Et cet amour constitue la vraie solution du problème social. Les riches doivent se rappeler qu'il y a des pauvres, et ceux-ci ne peuvent ni ne doivent en appeler à la violence. En suivant Jésus-Christ, avec la vertu et l'argent, on arrive à la gloire. Ensuite il se mit à la disposition des Lluchmayorenses officiellement et particulièrement ; et termina en disant qu'il désire que le Divin Coeur constitue, dès ce moment, un fleuron des armes de la ville, qu'il bénisse les travaux de la municipalité, Çu'il protège les familles et donne la paix-sociale.
    • 584 Chronique Ensuite un conseiller municipal de Palma, Mr José Ramis de Ayreflbr et Rossello, au nom de la Municipalité palmesane prit la parole. Dans un magnifique discours il félicita la ville de Lluchmayor et sa municipalité pour ces actes de catholicisme qui se célèbrent précisément quand l'impiété lutte pour chasser l'Église, quand la franc-maçonnerie prétend l'annuler, quand constamment on voit injurier le Roi des rois, le Divin Coeur. Il se congratula de cette preuve de religion, qui est progrès et vie, quoi qu'en disent les incrédules. Il rappela cette solennelle intronisation de l'Espagne au Coeur de Jésus, célébrée au Mont des Anges (à Madrid) parle Roi, assisté du chef du Gouvernement, notre illustre concitoyen Mr Maura. Il ajouta que la population de Lluchmayor ne s'est pas contentée de cette intronisation générale, mais qu'elle l'a réalisée dans sa propre mairie ; aussi il est convaincu que le Sacré-Coeur la dirigera dorénavent dans tous ses pas. Il fit allusion à la fête, glorieuse aussi, qui devait se célébrer dans la sbirée, à savoir la bénédiction et la pose de la première pierre du monument de Jacques III, et il dit que les peuples prospèrent et se grandissent en honorant leur histoire et leurs ancêtres. Il s'associa à ces actes avec beaucoup d'enthousiasme et salua tous les assistants,particulièrement les habitants de Lluchmayor et leurs dignes autorités. Il acheva en faisant des voeux pour que ces actes se répètent sur tous les points de l'Ile, afin que nous voyons bientôt le Divin Coeur régner sur tout Majorque, et que nous voyons s'ériger dans nos cités ces monuments qui nous parlent du glorieux passé. Le curé de la paroisse 'M1 Pont Llodra commença ensuite un Notre Père pour -la santé du Pape, et nous nous mîmes tous à genoux. Puis Mgr l'Évêque donna sa bénédiction à toute l'assistance. Le Maire, Mr Materô, lut ensuite le télégramme suivant de Mr Maura : «Je m'associe à la municipalité et à ses administrés, les priant de me considérer présent aux cérémonies de dimanche, annoncées dans leur télégramme. » Les cérémonies du matin étant terminées, le Prélat fut accom- pagné, par toutes les autorités invitées, jusqu'à la cure où il avait ses appartements. HOLLANDE Ce n'est plus de la théorie, la dévotion au Sacré-Coeur de Jésus ! On en sent le magnifique et royal développement ; ofl
    • Hollande 585 voit, non pas encore le Règne du Roi d'amour, tel qu'on le voudrait, mais l'on en voit du moins les splendides débuts. Il règne dans bien des âmes, bien des foyers, bien des communautés, . des paroisses même. Mais ne nous trompons pas ! Pas une dixième, pas une centième partie de ses désirs n'est encore réalisée. Non, lecteurs du Regnabit, qui êtes, je l'espère, tous des apôtres de Jésus-amour,non, la victoire n'est pas complète, mais nous pro- gressons, nous avançons même rapidement. L'enthousiasme avec lequel on a salué le héraut du Sacré-Coeur : Regnabit ; l'enthou- siasme, bien plus, les nombreuses conversions que moissonne dans tous les pays qu'il traverse, le héraut vivant du Coeur de Jésus, le Père Matéo, en sont des preuves indéniables. Des preuves que le Règne du Coeur de Jésus arrive, il y en a en abondance. Ainsi par exemple, il y a des paroisses en Hol- lande où les innombrables communions des fidèles font ressembler les premiers Vendredis du' mois aux plus grandes fêtes ecclésias- tiques, et cela sans qu'il soit nécessaire que le clergé y pousse les chrétiens. — Un fabricant de Rotterdam nous écrit, qu'il a fait presque 6.300 statues du Sacré-Coeur dans deux ans. Bien plus une fabrique à Venlo en fait à peu près 1.000 par semaine, grandes et petites. — Il y a des personnes du monde, mères de famille même, qui peinent jour et nuit pour l'extension du Règne du Sacré-Coeur. — Je connais un pensionnat d'où sont parti dans quelques années des milliers de lettres, en différentes langues, pour faire connaître la dévotion au Roi d'amour jusqu'aux extrémités de la terre. Une autre preuve que la royauté Sociale du Sacré-Coeur est . en voie de se réaliser c'est la solennité vraiment extraordianire qui accompagne les consécrations publiques au Coeur de Jésus. Citons les fêtes qui eurent lieu dans la ville de Tilbourg, lors de l'Intronisation d'une magnifique statue au coeur d'or massif.(1) Sept comités furent créés pour organiser les solennités qui auraient lieu le 6 novembre 1921. La grande fête d'amour fut précédée par un triduum prêché dans les douze églises paroissiales fit par la communion générale le jour même de l'intronisation. Vers 11 heures 30 la grand'place, où se lève, encore voilé, 'e grand monument, est toute occupée par —je dirais toute la population de la ville. Le cortège de prêtres en surplis, précédant Sa Grandeur • de l'Église de St-Joseph, Évêque de Bois-le-Duc, s'avance «ndis q'un choeur nombreux chante VEcce Sacerdos magnus. Après le discours de l'avocat-journaliste, qui a pris l'initiative .„ (2) Résultat des bagues, montres, pendants d'oreille, chaînettes d'or etc. wrtsà cet effet par les catholiques de Tilbourg.
    • 586 Chronique de l'érection du monument, Monseigneur fait tomber le voile qui cache la statue du Roi d'amour et toutes les cloches de la ville, les tambours et les trompettes annoncent au loin, aux malades, aux religieuses et autres personnes qui ne peuvent assister, que le moment solennel de la donation officielle de la ville au Sacré-Coeur est arrivé. Suit le discours du bourgmestre qui remet la propriété du monument à monsieur le Doyen de la ville. Il est si beau, dans le temps que nous traversons, d'entendre un laïque proclamer en public les bontés du Roi pacifique. Monsieur le Doyen répond ému, remercie le bourgmestre et les catholiques de Tilbourg et place, immédiatement après, l'acte d'inauguration dans le piédestal de la statue. Ce n'est qu'après la bénédiction du monument par l'Évêque et le splendide discours de fête par un curé de Bois-le-Duc qu'a lieu la consécration de la ville au Roi d'amour, suivie d'un très beau chant de circons- tance. Après cet acte magnifique, si glorieux pour Jésus, si salutaire pour ses enfants, Monseigneur l'Évêque prend la parole pour glorifier à son tour le grand Méconnu, pour féliciter ses diocésains tout en les exhortant à la fidélité au Roi de l'Univers au Coeur blessé d'amour. Il donne sa bénédiction et le Choeur, accompagné par l'harmonie de la ville, chante le Tu Rex gloriac Christe après quoi toute la foule entoure avec enthousiasme le beau cantique hollandais : A Toi, o Roi des siècles. L'intronisation, si longtemps et si vivement désirée, est accomplie. Tout le monde se retire consolé et réconforté. C'est le plus beau jour peut-être que Tilbourg a jamais vu. Cependant tout n'est pas fini. Dans l'après-midi un imposant cortège, composé de 170 différents groupes, dont plusieurs costumés, portant bannières et fleurs, doit défiler devant la statue du Roi, qu'on vient d'acclamer si chaleureusement... Mal- heureusement la tempête formidable, qui n'avait pas été en état d'empêcher la cérémonie du matin, devint si forte, la pluie tomba si abondante que les autorités crurent devoir remettre la sortie à un autre jour. C'est trop tard. Plusieurs groupes s'étaient déjà rangés au point de ralliement et l'on marcha malgré tout... pour Lui ! J'ai vu l'interminable cortège, portant ses beaux emblèmes d'amour, moitié abimés par la tempête et la pluie : j'ai vu les riches, les ouvriers, les religieuses, les petits enfants transis de froid mais le sourire sur les lèvres. Qu'importe le froid, la pluie, l'ouragan, les ardoises des toits voltigea 11' çà et là comme des feuilles détachées de l'arbre ! C'est pour le Roi Jésus, au Coeur blessé d'amour ! Sous ce point <je vue le cortège n'aurait pu être plus beau. Il défile devant la statue et le soir j'y vis entassée une si grande abondance "e 1 fleurs, que je me suis demandé si en plein été on aurait pu el trouver davantage.
    • Hollande 587 Cependant Tilbourg n'était point satisfait. II. ne pouvait se contenter d'une fête partiellement manquée ; ce qui eut pour résultat qu'au lieu d'un jour de fête on en fit trois. Le 8 novembre serait spécialement pour les enfants. Dans l'après-midi des milliers d'enfants couvraient la grand'place acclamant leur Roi bien-aimé, brandissant de petits drapeaux et des casquettes. Tout à coup, au son de la trompette, le silence se fait et bientôt résonne le cantique favori des hollandais : A Toi, o Roi des siècles ! chanté à l'unisson par tous les enfants de Tilbourg. Concert angélique et émouvant en l'honneur du grand Ami de l'enfance ! Le 13 novembre le cortège, dont j'ai parlé plus haut, sortit de nouveau, mais cette fois-ci fort bien organisé et favorisé par un temps superbe. Le défilé devant le monument, dura une demi-heure complète. A mesure qu'ils arrivaient, les Anges, les pages, les porte-bannières se groupaient autour de la statue, magnifiquement ornée de fleurs et de lumières électriques. L'aspect de cet ensemble de couleurs, de drapeaux, de fleurs et de lumières autour du Roi pacifique était si merveilleusement beau qu'il fallait un coeur de pierre pour ne pas en être profon- dément ému. Le piédestal de la statue porte comme dédicace ces mots éloquents : | REGI SUO CIVES. (1) Ce soir on en comprit toute la signification. Les enfants avaient compris leur Père. Il ne demande pas que la seule observance de ses commandements, 11 veut encore l'accomplissement de ses voeux, l'enthousiasme de l'amour, la dévotion vraie, inté- rieure et extérieure à son Coeur divin. Lorsqu'un beau Sanctus eut été chanté et qu'une dernière fois les Tilbourgeois eurent juré fidélité una voce au-Roi des siècles, les fêtes étaient terminées ; mais l'impression produite en demeure ineffaçable dans tous les coeurs... Et ces fêtes se répètent tout le long de l'année tantôt dans une ville tantôt dans l'autre. Vraiment le Règne du Coeur de Jésus arrive, même —et Pourquoi pas ? — dans les pays jadis si tristement refroidis par la doctrine insensée et glaciale de Calvin. Mais à mesure que les apôtres du Sacré-Coeur avancent, les suppôts de Satan semblent aussi redoubler de violence. Cela n'est pas étonnant; c'est très naturel même. Ils fie souffrent point ^ue Jésus soit reconnu Maître du monde, du monde racheté Pourtant par son Sang. Mais nous, amis, confrères, combattons le bon combat. Revendiquons et défendons les droits de Jésus. (1) Les citoyens à leur Roi.
    • 588 Chronique Reconquérons le terrain pas à pas, systématiquement, comme cela se fait surtout par l'Intronisation du Sacré-Coeur dans les foyers chrétiens.(l) Faisons pénétrer la dévotion au Sacré-Coeur dans la vie des chrétiens. Faisons de chaque famille un vrai petit royaume du Roi d'Amour où ses lois.soient fidèlement observées, ses voeux accomplis. De cette sorte tous ces petits royaumes formeront finalement le grand Royaume d'Amour prédit, et voulu par Jésus, à qui soit honneur et gloire dans tous siècles ! JOACHIM KAPTEIN, SS. CC. CANADA QUÉBEC. — On peut affirmer que, depuis dix-huit ans, dans la paroisse de Saint-Sauveur, et dans un grand nombre d'églises du Canada qui ont suivi l'exemple donné par les ouvriers que dirige avec tant de zèle le Rév. Père Lelièvre, plus d'un million d'hommes ont honoré, aimé, consolé et glorifié le Sacré- Coeur, le premier vendredi bu le premier dimanche du mois, Quel poids dans la balance de la miséricorde du bon Dieu, et quel paratonnerre de sa justice pour une paroisse et un pays ! On a exprimé le désir de voir relater, dans Regnabit, non seulement des faits qui prouvent l'extension du règne du Sacre- Coeur dans le monde entier, mais aussi ceux qui sont édifiants et qui parlent de la puissance amoureuse de ce divin Coeur dans les âmes. Voici, pour commencer, deux lettres que j'ai lues dans le journal paroissial de Saint-Sauveur et que je cité textuel- lement, afin de garder la saveur du style de l'ouvrier Canadien. Québec, le 5 février, 1922. R. P. de l'Archiconfrérie, Remerciez avec moi le Sacré-Coeur. Mon mari s'en est revenu vendredi soir de l'Heure des Ouvriers tout bouleversé. Il y avait longtemps que je l'invitais à y aller mais comme il est très «contra- rieux » il me disait chaque fois de le laisser tranquille. Vendredi dernier il y est allé sans que je lui en parle ; je crois que c'est la carte du Pçre Lelièvre qui l'a décidé. Toujours est-il qu'il est allé à confesse hier soir,, et a communié ce matin. Voilà plusieurs années qu'il ne s'était pas approché des sacrements. Je considère cela comme un mirade du Sacré-Coeur. Aussi je vous invite à le remercier ce soir. Une épouse reconnaissante. Révérend père directeur de !a tempérance, Je me décide à vous écrire aujourd'hui pour vous prier de *e recommander ce soir à votre réunion de l'Archiconfrérie réunie à » ^Tempéranee. Laissez-moi d'abord vous déclarer que c'est le fe, Lelièvre qui m'a décidé à assister pour la première fois de ma vie,
    • Canada 589 l'Heure de Garde des Ouvriers de vendredi dernier. Son appel si chaud de dimanche passé à la messe, m'a profondément touché. J'en avais souvent entendu parler, mais je l'avais rarement entendu parler lui-même. Comme il l'a dit, je croyais et répétais que l'on pouvait se sauver sans assister à ces cérémonies du premier vendredi du mois ; mais ses paroles si convaincantes, touchant les promesses du salut' assuré à ceux qui auraient cette dévotion au Sacré-Coeur, m'ont fait comprendre que l'on ne devait pas les mépriser, et que si je n'en pro- fitais pas,, j'avais toutes les chances, ni plus ni moins, d'aller chez le diable, avec la vie que je menais. Depuis plusieurs années je m'étais livré aux boissons alcooliques d'une manière effrénée, boissons que je maudis en ce jour après les avoir bénies dans ma folie ; car les jouissances qu'elles m'ont procurées, je le reconnais et je le confesse, ont été la cause de bien des maux et de malheurs que je vous déclare. S'il vous plaît de les faire connaître, peut-être pourront-ils faire ouvrir lesyeux du coeur et de l'esprit de ceux que j'appellerai mes compagnons . d'infortune. J'ai fait, sous l'influence de la boisson, ce que dans mon honneur de catholique, je n'aurais jamais voulu faire, et que ne feraient jamais ceux qui m'ont imité dans la voie de l'intempérance. Oui, mille fois, maudite boisson ! C'est toi la cause de mes infidélités, de mes blasphèmes affreux contre tout ce qu'il y a de plus saint dans ma religion; seul le démon de l'alcool peut faire opérer de telles abomi- nations ; c'est toi encore qui es la cause des injures et mauvais traite- ments sans nombre infligés à mon épouse trois fois sainte et mille fois trop bonne pour une brute comme moi ; c'est toi, la cause des scandalesdonnés à mes chers petits enfants ; la cause de mes scandales publiques. Que le Sacré-Coeur, si miséricordieux, me les pardonne. Je lui promets de les réparer autant que je le pourrai ; pour cela je réclame le Recours des associés de l'Archiconfrérie du Sacré-Coeur. Il faut ique je l'avoue, j'ai même été jusqu'à blasphémer contre lerévérend père Lelièvre, l'appelant un s......fou. Qu'il me le pardonne ; t'est moi qui étais le fou, le vrai fou ; le Père Lelièvre. je le déclare hautement en face de l'univers, est bien l'apôtre, le nouveau Sauveur des pécheurs qui ont encore un peu de coeur et qui ont l'avantage <tel'entendre. La carte d'invitation qu'il a fait distribuer dimanche dernier à travers la paroisse, demandant les noms de ceux qui voulaient s'en- ëager à faire l'heure de garde, le premier vendredi de chaque mois, !«l'ai signée à genoux, et je lui ai.donné un baiser de repentir et d'amour, confiant que le Coeur de mon Sauveur ne rejettera pas le plus grand despécheurs, et qu'il permettra que mon nom soit aussi placé à ses P'eds, avec ceux de ses fidèles amis. Aujourd'hui, je renonce P°M toujours à la boisson qui a été la cause de mon malheur, et je Promets d'aller faire une de ces retraites fermées contre lesquelles •'ai également tant déblatéré. La honte couvre mon visage, mon père, en vous découvrant es folies passées mais dois m'humilier publiquement pour réparer a induite insensée et je ; toutes les fautes publiques qu'elle m'a fait wmmettre. Je vpus prie, en terminant, de supplier la foule des bons priants Archiconfrérie et de votre si noble société de tempérance d'implorer
    • 590 Chronique le pardon pour un criminel, et de dire merci au Sacré-Coeur qui a donné à son apôtre le talent de toucher un des coeurs les plus endurcis du monde. Un pécheur qui pleure. St-FRÉDÉRIC et TRING-JONCTION. — On m'envoie la note suivante qui fait connaître la consécration de deux muni- cipalités canadiennes au Sacré-Coeur : St-Frédéric. 22. — Notre paroisse a été dimanche dernier le théâtre d'une démonstration vraiment édifiante. Les paroissiens et les résidents de Tring-Jonction s'étaient joints aux pieds des autels pour .se consacrer officiellement au Sacré-Coeur de Jésus, et ceux qui ont pris pour étendard la croix de tempérance. C'est~à"la^iTe™d'unê"retraite'de huit jours préchée par les abbés Lavergne et Grondin, que cette consécration solennelle a eu lien dimanche dernier après l'office divin. M. J. Roy maire de St-Frédéric et M. Lagueux, maire de Tring- Jonction se sont associés près de l'autel pour lire l'acte de consécra- tion au Sacré-Coeur, au nom de leurs coparoissiens. Après cette consécration, la plupart des chefs de familles des deux paroisses se sont enrôlés dans la société de tempérance et sont allés généreusement recevoir la croix emblème de cette société. Dans l'après- midi une nombreuse foule de jeunes gens de la paroisse se sont joints à leurs parents et comme eux ont pris la croix de tempérance. Cette cérémonie religieuse et cette retraite ont produit les meilleurs résultats dans la paroisse sur laquelle les bénédictions de Dieu seront répandues nombreuses et efficaces. EXTREME NORD CANADIEN. Voici ce que je lis dans le beau journal L'ACTION CATHO- LIQUE de Québec qui m'a été envoyé par le Rév. Père Guillaume Charlebois O.M.I. D'une lettre que veut bien nous communiquer S. G. Mgr Breynat, O. M. I., et qu'il recevait tout récemment de l'un des missionnaire* héroïques qui se dévouent, sous la direction de ce vaillant évêqne, à l'évangélisation de l'extrême-nord canadien, qu'il nous soit perou* de reproduire ici quelques traits édifiants des merveilles qu'ope la dévotion au Sacré-Coeur jusqu'en ces lointaines et pitoyables régions glaciales. « La dévotion au Sacré-Coeur est connue depuis nombre d'ann» dans nos Missions. Elle se propage toujours, mais petit à petit, faisan> partout où elle est en honneur, un bien réel aux âmes. La commun' du premier vendredi du mois fait maintenant partie des pratiqu habituelles- de nos chrétiens. Il suffit d'annoncer le premier vendr du mois pour avoir à la Table Sainte les trois quarts de notre p°P. lation. Le bien que produit cette communion du premier vend est inapréciable.
    • Canada 591 La fête du Sacré-Coeur a été, cette année encore, un vrai triomphe. Toute la population y a pris part : communion générale, offices comme, le dimanche, très fidèlement suivis ; la journée a eu l'air des plus grandes fêtes de l'année. La rénovation publique de la consécration des familles au Sacré-Coeur a produit la meilleure impression sur celles qui ont fait l'Intronisation et sur celles qui ne l'ont pas encore faite. La préparation à la fête n'avait pas, cependant, coûté grand' chose. Nous avions annoncé la grande fête quelques jours à l'avance, et nous avions à cette fin placardé, à l'endroit le plus apparent une grande affiche jaune de la célébration de 1920, venue de chez vous comme papier d'emballage. Cette grande affiche, la première qui apparût dans le pays, a naturellement attiré l'attention de tous, catholiques et protestants, savants et ignorants. Ceux, peu nombreux, qui savent lire, se trouvèrent tout fiers d'en faire profiter les autres ; ils devinrent autant de prédicateurs de la grande fête. Le « vieux gris», pas du tout content de ce chiffon de prédicateur, lui envoya une tempête de pluie et de vent formidable. L'affiche, préalablement collée sur de l'indienne, resta en place, mais les anciennes dates, que l'on avait effacées, reparurent, comme pour témoigner que ce que l'on allait faire ici le 8 juin avait été fait ailleurs depuis longtemps. Raison de plus de ne pas rester en arrière. Ainsi donc, la grande fête du Sacré-Coeur a pleinement réussi, et nous remarquons avec satisfaction que cette fête prend, chaque année, plus d'empire sur les coeurs. L'oeuvre de l'Intronisation va très lentement aussi, mais progresse sans cesse. Le bien effectué est remarquable. Les familles qui ont fait l'Intronisation s'améliorent et sont particulièrement bénies. Mais, comme partout du reste, le Sacré-Coeur de Jésus, tout en bénissant les familles qui Lui sont consacrées, ne leur ménage pas les croix. Ainsi, sur les quelques familles qui ont Intronisé le Sacré-Coeur, cette année, trois supportent de grands deuils, et chacun des membres a été atteint de la petite vérole. Cependant, ces familles très éprouvées se sentent heureuses dans leur détresse ; de sorte que le SacréCoeur y est toujours plus aimé et mieux servi que jamais. Ainsi se réalise pour elles cette promesse du Divin Maître : « Je les consolerai dans toutes leurs peines. » «L'intronisation s'est faite bien à propos, chez nous, me disait dernièrement un brave jeune homme, qui venait de perdre son père, alors que toute sa famille et lui-même se trouvaient atteints par la •naladie; je ne sais ce que nous serions devenus si, dans notre malheur, nousn'avions pas eu le Bon Maître avec nous !... » L. DUPORT, O.M.I., Mission S.-Joseph, Fort Résolution, T.N.O.
    • 592 Notre Courrier Courrier de F^egnabit MERCI AU SACRÉ-COEUR Dans la Revue Universelle du Sacré-Coeur, les « études » son* nécessaires. Les « faits » seront bien éloquents aussi. I. - EN CHINE . Extrait d'une lettre du R.P. Antoine Capozzi ; Kianfu, Chine. ...Maintenant je veux vous raconter comme le Sacré-Coeur est venu en aide à une famille très dévouée à son culte. Lin membre de cette famille avait le vice de fumer l'opium, qui fait tant de victimes dans l'Empire Chinois. Ce vice est très déshonorant pour une famille chrétienne et surtout dans cette famille composée de deux prêtres et deux vierges très pieuses et très ferventes. Les lois chinoises sont très sévères pour les fumeurs et en même temps il fallait chaque jour beaucoup d'argent pour acheter en secret l'opium. Ni les punitions de ses parents, ni les prières de ses deux frères prêtres, ne pouvaient détourner ce chrétien de la mauvaise voie, dans laquelle il s'était mis. Alors la famille promet au Sacré-Coeur de faire célébrer huit messes à son honneur et de propager cette belle dévotion partout. En même temps elle promet de publier la grâce si ce chrétien venait à se corriger de ce vice presque incorrigible. Le Sacré-Coeur exauça ces ferventes prières, et la famille m'a prié de publier, pour la plus grande gloire du Sacré-Coeur, et pour accomplir sa promesse, cette belle grâce qui a redonné la paix dans .la famille. Les messes furent célébrées et la famille donna la belle lampe q"1 servait pour fumer l'opium au curé de l'église du Sacré-Coeur (frère aîné du mauvais chrétien), qui s'en sert comme lampe du Très Saint Sacrement. Voici: une des nombreuses grâces que le Sacré-Coeur a faites dans notre Vicariat. Plus tard, je pourrai vous envoyer d'autres belle» -e relations, et vous montrer comme le Sacré-Coeur aime beaucoup V Chinois, qui encore in tenebris et umbra mortis sedent. ANTOINECAPOZZI.
    • Notre Courrier 593 II. - CHEZ LES ESQUIMAUX Dans les dernières pages de son beau livre « Aux glaces polai- res » le P. Duchaussois, O.M.I. parle des premiers Esquimaux bap- tisés par le P. Turquetil. Nous sommes heureux de donner ici, aux lecteurs de Regnabit une lettre écrite par le P. Turquetil à une zélatrice qui lui avait en- voyé, un an avant ces premiers baptêmes, des images du Sacré- Coeur et des brochures de l'Intronisation — N'est-elle pas la preu- ve qu'une fois de plus s'est réalisée l'affirmation de Ste Marguerite Marie: « Il fera fondre en son Amour les coeurs les plus glacés» ( Vie et oeuvres, P. 11 p. 553,) Notre-Dame de la Délivrande, 10 janvier 1917. Votre bonne lettre si pleine de charité surnaturelle du 5 juin 1916 à laquelle j'avais répondu en quelques lignes au moment du bateau (sept. 1916) a été vraiment une bénédiction pour notre mission. Je ne sais si vous avez pu suivre notre pauvre mission depuis ses débuts (1912) jusqu'à aujourd'hui. Mais lès difficultés paraissaient insur- montables. Je restais toujours plein d'espoir, mais dire pourquoi je n'aurais su trop le dire, sinon que j'avais au coeur la certitude que cette oeuvre était voulue de Dieu. Par ailleurs, aucun indice de progrès, ni de succès. Il semblait au contraire que les difficultés allaient se multi- pliant à plaisir, au gré du démon. Votre lettre si pieuse et forte à la fois me1fit entrevoir une ère nouvelle. De suite, après les travaux indis- pensables de débarquement, d'installation, j'affichai bien ostensible- ment rihiage du S. Coeur sur chaque porte. La formule de l'Intronisation telle qu'elle est imprimée dans les brochures que vous avez eu la bonté de me faire parvenir n'a pu manquer : nous n'étions que deux, le frère Girard et moi ; mais tous deux nous avions certes l'intention requise et surtout confiance en la bonté du Sacré-Coeur et en la fidélité de ses promesses. Notre but était de tout remettre au Sacré-Coeur et de le faire savoir à tous. Du même coup, je recommandais à la petite soeur de l'Enfant Jésus, Soeur Thérèse notre pauvre mission. Elle aussi avait donné sa parole qu'elle passerait son Ciel à faire du bien sur la terre. Je lui repré- sentais qu'il ne fallait pas oublier ce coin de l'univers si oublié du reste du monde. C'est alors que presque aussitôt, le même mois, octobre 1916, j'apprends qu'un païen a refusé net de faire de la sorcellerie, il croit plus à Jésus qu'au démon. On ne réussit même pas à l'allécher Par l'appât du paiement traditionnel aux sorciers. Le lendemain, sans sollicitation ni appel de ma part, notre ex-sorcier vient me trouver P.oursavoir quelles prières il devait réciter le matin et quelles autres te soir. H croyait et voulait suivre la religion. Le Sacré-Coeur de Jésus s en était mêlé sans aucun doute. Je lui expliquai que pour suivre Jésus, il fallait d'abord Le connaître Lui et sa doctrine, puis être baptisé et vivre selon sa foi. La prière seule ne suffisait pas. Notre nomme comprit et mieux encore fut très heureux d'apprendre que je l enseignerais. Il était anxieux de savoir davantage. Alors s'ouvrit Pour lui l'ère du catéchuménat. Catéchisme d'une heure chaque soir,
    • 594 Notre Courrier après l'ouvrage. Messe obligatoire le dimanche, de conseil en semaine. Mariage à régulariser suivant les lois de l'Évangile et attente jusqu'à l'été prochain pour le Baptême. Telles furent les conditions du caté- chuménat. Naturellement si d'ici à l'été sa conduite n'était pas satis- faisante, il ne pouvait pas être reçu chrétien. Or non seulement notre homme accepta tout, avec empressement, mais ce qui me surprit c!est que avant Noël sur 8 familles qui demeuraient alors au poste, nous en avions 5 qui embrassaient le même parti et ne se sont pas démenties depuis. Chaque dimanche, nous avons une assistance moyen- ne de 35 à 40, et chaque jour à la messe et au catéchisme de 10 à 12. Ce sont, le matin, les femmes de ces catéchumènes (les hommes quand il fait beau partent à la chasse de très bonne heure, au petit jour), le soir ce sont tous les adultes, dans le jour nous avons école et catéchisme pour les enfants. Je n'essaie pas de vous dire ma joie et ma reconnais- sance envers le Bon Dieu. Vous la comprendrez : après 4 longues années préparatoires, le bonheur de voir les moqueurs et les croyants se séparer nettement, de pouvoir instruire ces derniers, de voir leurs pro- grès, leur constance, ce sont choses qui ne s'expriment guère. Oui, louanges et actions de grâces au Sacré-Coeur de Jésus. Je veux, moi aussi répandre son culte ! j'ai expliqué le Premier Vendredi du mois, lé pourquoi, le but, l'apparition de Notre-Seigneur. Les promesses de son Coeur ! j'ai promis à mes gens de les recevoir de la Confrérie du Sacré-Coeur aussitôt après le Baptême, et ils en sont fort heureux. On dirait qu'ils comprennent cela plus facilement que le reste. Bien vite je ferai l'Intronisation (la Cérémonie omise jusque là) de la mission en leur présence, en leur expliquant qu'ils feront de même dans leurs camps. Pour le moment je suis fort occupé avec mes catéchismes et traductions de toutes sortes de prières et cantiques mais par le pro- chain courrier (bateau en été) je serai prêt à vous envoyer les prières de l'Intronisation traduits en Esquimaux. A cette époque mes gens seront baptisés et s'en serviront eux-mêmes, chaque fois qu'ils se construiront une nouvelle maison de neige ou changeront de place leur tente en peaux de phoques. Je vous prie de bien vouloir recommander aux prières tous mes gens païens et catéchumènes, mais surtout les catéchumènes pour qu'ils forment un bon noyau fervent, instruit, et persévérant, qu'ils forment des adeptes autour d'eux parmi leurs parents. Veuillez agréer, l'assurance de ma vive reconnaissance dans le Sacré-Coeur de Jésus. A. TURQUETIL, O. M. I. Pour aider « »' Regnabit « Ponr lancer vos belles Cartes Postales » 240 fr. Pour les gravures de Regnabit. Marseille 50 80 Je vous paie deux clichés En attendant mieux '0 Que le-Sacré-Coeur le rende aux miens 100
    • Bibliographie 595 IV. — BIBLIOGRAPHIE BIBLIOGRAPHIE DU SACRÉ-COEUR. R. P. MATÉO CRAWLEY-BOEVEY, Entretiens évangéliques sur le Coeur de Jésus, adressés aux enfants de la Vierge Immaculée. Louvain,. . 16, Mont Saint-Antoine. Vers le roi d'amour. Recueil des prédications du R. P. Matéo C.-B, revu et augmenté par lui. Lyon, 10, Montée du Télégraphe, 1922. ABBÉ DÉMURGER. 'idéal du véritable chrétien. 180 p. 1 fr. 15 chez L l'auteur, curé de Terrahs, par Pierre (S.-et-L.). P. GALTIER. Premier bienfait du Sacré-Coeur : le Sacré-Coeur lui- même. Dans le Messager du Sacré-Coeur, n° de mars 1922, p. 156-161. Le mois dernier, notre zélé Secrétaire Général, M. l'abbé Anizan, me faisait part de plusieurs lettres — épiscopales et autres — à lui adressées, et concernant la bibliographie de Regnabit. Parmi plusieurs notes encourageantes — bien trop avantageuses pour les recenseurs, mais qui prouvent du moins que notre apostolat de « liseurs à gages » porte ses fruits et trouve des lecteurs sympathiques ;— je n'ai retenu qu'une lettre d'une pieuse abonnée, dont j'ai perdu le nom, qui nous demande de spécifier davantage îe contenu de chaque livre sur le Sacré-Coeur, et le public auquel il est destiné. En revoyant ma chro- nique de mars, elle n'aura pas, j'en suis sûr, de trop vifs reproches à me faire : qu'elle veuille bien croire qu'en particulier l'analysedu livre, — pour n'être pas poussée jusqu'aux détails, — est d'ordinaire conr tenue dans l'une ou l'autre des phrases, dont je pèse à dessein les termes, tout en la rendant la plus limpide possible. Mais cette fois, devant deux nouveaux opuscules du P. Matéo, je me sens désarmé. Vous ne connaissez pas le P. Matéo, chère lectrice ? Vous sauriez qu'il ne s'analyse pas, et ses allocutions, pas davantage. C'est une âme pleine d'amour : et vous savez, « l'amour n'a qu'un mot, et en le redisant sans cesse, il ne se répète jamais. » Le mot du Père, c'est : Adveniat regnum Uium ! Mais il le dit de mille façons : aperçus doctrinaux très simples, visées morales, foncières qui engagent toute une vie, anecdotes, «arrivées » et à lui-même souvent, exhortations topiques et familières. Enfin, je vous redirais le mot de Démosthènè : Il faudrait l'avoir entendu ! Ses livres sont destinés à la lecture privée. Je dirai pourtant que 1°) Les Entretiens évangéliques ont été adres- sés aux enfants et aux Soeurs —surtout aux Soeurs, je crois— du ; Pensionnat de Vught en Hollande. Ils partent du titre « Regina Coeli » de ce Pensionnat, et donc de la Sainte Vierge, pour arriver au Sacré- Coeur. C'est d'abord (1eret 2e Entretien) la vie de N.-D. à Nazareth,, puis à Bethléhern, en somme les mystères joyeux du Rosaire, mais dits dans un style inimitable ; puis les mystères douloureux dans le 3e entretien qui revient pourtant sur l'enfance de Jésus. Sur « Jésus notre Frère », (5e Entretien) il y a dès traits charmants, dont « la Sainte Vierge dira en souriant : C'est vrai, c'était ainsi. » Quant aux lignes générales des directions de l'apôtre, nous allons les retrouver dans l'ouvrage suivant. Vers le Roi d'amour est un recueil de ses prédications de France, et aussi de Vught en 1916 (voir Regnabit, Septembre 1921, p. 298) ;
    • 596 Les Livres mais on a élagué l'élément anecdotique et mis en relief la marche très logique des discours. Ils portent sur l'Intronisation du Sacré-Coeur dans les familles, qui est la forme particulière de l'apostolat du P. Mateo, sur la France aussi, et le rôle de Paray dans la diffusion du culte du Sacré-Coeur : le bon Père en parle avec l'émotion vibrante'du miraculé de 1907 y recevant sa mission d'introniser le Sacré-Coeur. Je remarque avec prédilection les pages, du miiieu : « une retraite d'apôtres », qui m'âpparaît précitée par un contemplatif : les tendances se rejoignent 6ur les sommets. Rien de simple comme cette formation : « Il faut que nous ayons la vie de lumière pour avoir la vie d'amour... Mais comment voir Jésus en tout ? Comment le posséder par une sorte d'obsession divine ?...» Il est bien certain, en effet, que ce procédé contemplatif, qu'on a défini « une occupation habituelle, douce, aimante, de l'âme toute entière autour de Dieu, un souci, un contact, -une conscience sourde des choses de la foi,» —est éminemment évocateur de générosité ; et c'est pour moi la meilleure marque du bon aloi de tout cet enseignement du P. Mateo. — Encore un mot : le livre se termina, comme de juste, par un entretien inédit sur « la Reine d'amour » : on aimera à le lire en ce mois de mai ; les 20 autres entre- tiens pourraient servir de lecture pieuse pour les exercices du mois de juin. C'est le même procédé contemplatif qui est recommandé dans l'excellent opuscule de l'abbé Démurger : faire connaître Dieu et le faire aimer, et en montrant aux âmes combien Dieu les aime. Cet appel d'un prêtre zélé a été recommandé par plusieurs évêques comme un «missionnaire de l'amour de Dieu qui fera des conquêtes. » Fiat, fiât I L'article du R. P. Galtier nous présente comme motif spécial d'amour le Sacré-Coeur lui-même, dans les merveilles de sa vie affec- tive, et c'est tout juste. Je note cependant une tendance à confondre amour et souffrance et luttes :« Plus ont été douloureuses les victoires ainsi remportées par le Christ sur les tendances inférieures de notre nature (1), plus grande a été la gloire procurée par là à Dieu. » Saint Thomas a une autre mesure du mérite : la souffrance et la difficulté, pour lui, ne font pas le mérite : « cela n'importe qu'à l'extérieur ; mais au jugement de Dieu, qui lit dans les coeurs — qui corda rimatur, — il peut très bien se faire que l'Obéissance qui trouve sa joie dans son acte — aliquid de suo habens est intraduisible, — n'en soit pas pour cela moins louable, si la propre volonté de celui qui obéit ne s'y porte pas avec moins de dévotion et d'amour.» (Ha Ilae q. CIV, a. 2 ad 3m.) Il aurait fallu dire qu'aux yeux des hommes l'amour apparaît mieux dans les souffrances « in quantum scilicet ex abundantiâ charitatis - provenit quod aliquis patienter toleret adversa. » (Ha. Ilae. q. 184 a. 1 ad 3m). Une nouvelle édition de Par Lui, profondément rema- niée, Va paraître Vers le milieu de ce mois de mai. Le prix en sera de huit francs, franco. On peut dès aùjoùrd'hul^J-e-,demander aux bureaux de REGNABIT! Les comrfï^0è%jÊ^i^ servies dès l'appa- rition du .Volume. /S^/J" ^'S^N
    • 597 — T^BIÉS/DU TOME II I Table des auteurs. ,.. 597 II Table des sujets traités 598 III Table po.ur sujets de méditations et de prédications. 600 IV Table des Sociétés et des OEuvres .. ; 601 V Table des Pratiques et des Centres de Piété 602 VI Table des Chroniques ;.. 603 VII Table du Courrier 603 VIII Table des Gravures 604 . IX Table des Livres. 605 ' X Table des Revues : ,608 I. - Table des îiuleurs. AN:ZAN(abbé Félix) : Le trésor de Regnabit 3 Les souhaits d'un Ymagier 129 En famille , 241, 345 A Paray, devant une vieille pierre 40 Un an après 529 BiLLON (R. P.) O. M. I. : Isaïe et Sainte Marguerite-Marie .... 190 BRUCKER P.) s. j. : Traduction d'une prière de Thomas (R. à Kempis ,. 407 CHARBONNEAU-LASSAY Le Sacré-Coeur du Donjon dé L. : Chinon 153, 371 Lé petit sceau d'Estème Couret 264 L'iconographie du Sacré-Coeur dans les armées contre- révolutionnaires de la Vendée. I. — Les insignes de . ralliement, dits « scapulaires », à l'image du Sacré-Coeur 448, 561 CHOMPRET (Abbé Charles) : Lancea Iatus ejus aperuit 84 Omnia traham 205 Delicioe mese 284 VoCabitur Emmanuel —. 396 Verbum Caro factum est 563 CRISTIANIAbbé Léon) : La. Théologie du Sacré-Coeur et le pro- ( testantisme 159, 278, 554 DÉMARET (Dom), moine de Solesmes : Le Sacré-Coeur et les infirmités de sa condition humaine 16, 145, 363, 551 ESTÈVE(R. P.) : Les Révélations privées , 133, 353 GAUDERON P.) c. j. M. : Le B. Jean Eudes, précurseur de (R. la dévotion au Coeur Eucharistique . 256 GONZALEZ G. Mgr), Évêque de Malaga : L'OEuvre des « Trois- (S. Maries » et des «Disciples de Saintrjean » ....... 29 HAMON P. Aug.) : La mission de Sainte Marguerite-Marie 48, 165 (R. HoFFET(Abbé): Les Souverains Pontifesetle Sacré-Coeur 6,248,441,539 Le Sacré-Coeur, au Moyen-Age, en Allemagne et en France 34
    • — 598 — HOREAU(Abbé) : L'Année Jubilaire à Paray 68, 184 M. B. : L'Institut des Religieuses du Coeur Agonisant de Jésus 393 NOAILLAT de) : La Société du Règne Social de Jésus-Christ 60, 170 (G. 269,380 Le Sacré-Coeur et la Conversion d'Israël 464 PAULUS (Abbé) : Les deux Coeurs de la Médaille miraculeuse 291 RICHARD(R. P.) o. M. I. : Traduction du Summi Regis.Cor Aveto 211,297 SENESCENS Le Règne du Coeur de Jésus dans.l'âme chrétienne 401 : H. - Table des sujets Irailés. A) Documents pontificaux. BREF de S. S. Pie XI, déclarant la Sainte Vierge patronne princi- pale et sainte Jeanne d'Arc seconde patronne céleste de la France 533 DÉCRET de la S. Congrégation des Rites, approuvant « un office propre avec messe correspondante du Très Sacré Coeur de Jésus Eucharistique » 249 RESCRITde la S. Congrégation des Rites concédant aux Congres- sistes du « Congrès Sacerdotal du Sacré-Coeur tenu à Fribourg, le privilège de « célébrer la messe propre de là Fête du Sacré-Coeur de Jésus » 445 RESCRIT de la S. Congrégation des Indulgences en faveur des Dévots et des Apôtres du » mois du Sacré-Coeur » 546 « DÉCLARATIONau sujet de la célébration du Mois solennel du Sacré-Coeur » 547 B) Études théologiques Révélations Privées (les) (R. P. ESTÈVE, b. M. I.) V La croyance qu'elles méritent 133 VI Leur objet .....353 Sacré-Coeur (le) et la conversion d'Israël (M. et Mme DE NOAILLAT) 464 Sacré-Coeur (le) au Moyen-Age, en Allemagne et en France (Abbé Emile HOFFET) 34 Sacré-Coeur (le) et les infirmités de sa nature humaine (Dom DÉMARET,moine de Solesmes) Les infirmités corporelles du Sacré-Coeur 16,' 145 Pourquoi le Verbe se faisant chair prend nos infirmités 363 Le Verbe s'incarnant prend sur lui nos infirmités communes, nullement nos infirmités personnelles 367 Sacré Coeur (le) et les maladies...... 551 Souverains Pontifes (les) et le Sacré-Coeur (Abbé Emile HOFFET) Littérature a non pontificale » du Sacré-Coeur 6 Congrès du Sacré-Coeur et Messe pour Congrès 441 Fête du Très Sacré Coeur de Jésus Eucharistique ...... 2^8 Le « grand apostolat du mois du Sacré-Coeur » 539
    • — 599 — C) Études historiques Année Jubilaire (1') à Paray (Abbé J.-B. HOREAU) 68, 184 Eudes (le Bx Jean), précurseur de la dévotion au Coeur Eucharis- tique (R. P. J. GAUDERON, . -J. M.) C .'.". 256 Société (la) du Règne Social de Jésus-Christ (G. de NOAILLAT) IV Apostolat actuel. Visite expliquée du Hiéron, 60, 176 269, 380 Théologie (la) du Sacré-Coeur et le Protestantisme (Abbé CRISTIANI) I Les premiers réformateurs : c) les anabaptistes ... 159 d) les mystiques 278 e) les rationalistes .... 554 D) Études iconographiques A Paray, devant une vieille pierre (Abbé ANIZAN) 40 Iconographie (V) du Sacré-Coeur dans les armées contre-révolu- tionnaires .de la Vendée (L. CHARBONNEAU-LASSAY) I Les Insignes de ralliement, dits « scapulaires » à l'image du Sacré-Coeur 448, 561 Petit (le) Sceau d'Estème Couret (XIVe Siècle) (L. CHARBONNEAU- LASSAY) 264 Sacré-Coeur (le) du Donjon de Chinon (L. CHARBONNEAU- LASSAY) 153, 371 E) Étude hagiographique Mission (la) de Sainte Marguerite-Marie (R. P. Aug. HAMON)48, 165 F) Articles de piété Delicioemeae esse cum filiis hominum (Abbé Ch. CHOMPRET)... 284 Deux (tes) Coeurs de la Médaille Miraculeuse (Abbé Paulus) .... 291 En lisant Sainte Marguerite-Marie (X.) 78 Isaïe et Sainte Marguerite-Marie (R. P. A. BILLON,O. M. I.) .... 190 Lancea Latus ejus aperuit (Abbé Ch. CHOMPRET)... 84 Omnia traham (Abbé Ch. CHOMPRET) 205 Règne (le) du Coeur de Jésus dans l'âme chrétienne (SENESCENS) I Raisons du Règne du Sacré-Coeur dans nos âmes .. 401_ Vocabitur nomen ejus Emmanuel (Abbé Ch. CHOMPRET) 396' Verbum Caro factum est . 563 G) Les Belles Prières « Ave Cor » (Bx Jean EUDES) 89 « O Père débonnaire » 496 Oraison à dire a leleuation ou après en aultre part 300 Summi Régis cor aveto (Herman JOSEPH) , 211, 297 Thomas à Kempis (V.) (R. P. BRUCKER,S. J.) 407; La belle prière du pèlerin à Notre Dame 571
    • — 600 — III. - Table pour les sujets de méditation et de prédication. APOSTOLAT : L'Apostolat est nécessaire à la réalisation des Promesses du Sacré-Coeur.. 78 Appel à l'Apostolat 349 EUCHARISTIE : Miracle eucharistique 217 Sacré-Coeur Eucharistique 248, 256 Deliciae meae esse cum filiis hominum 284 INCARNATION : Pourquoi le Verbe se faisant chair prend nos infirmités 363 Le Verbe s'incarnant prend sur lui nos infirmités communes, nullement nos infirmités personnelles 367 Vocabitur nomen ejus Emmanuel 396 ~ MARIE : Saint Coeur de Marie 291 PASSION : De la cruelle transfixion du Très Saint Côté du Seigneur Jésus après sa mort 407 Impassibilité de droit de Jésus 17 Passibilité de fait de Jésus 19 Plaie (la) du Coeur , 84 Prière dévote au Crucifix 496 RÉPARATION : Réparation Eucharistique 29, 213, 221 ROYAUTÉ DU SACRÉ-COEUR : Omnia traham ad meipsum 205 Raisons (les) du Règne du Sacré-Coeur dans nos âmes 401 Règne messianique et Règne du Sacré-Coeur 190 Royauté de droit du Sacré-Coeur 64 Royauté de fait du Sacré-Coeur 176 Le Sacré-Coeur et la conversion d'Israël 464 QUELQUES RÉCITS DE GRACES : Amour du Sacré-Coeur (Paroles d'un montagnais) 415 Apostolat et Sacré-Coeur •. .. 422,427 Confiance au Sacré-Coeur .'..—....... , 418 Conversion d'un poitrinaire 331 — fumeur d'opium 592 '—' fils unique 332 —' « contrarieux » 588 — alcoolique 588 Intronisation du Sacré-Coeur : chez les Esquimaux Protection du Sacré-Coeur : une famille 102 — un cancéreux 227 •— le «Nautiius» 582
    • — GOL— , ' :"' ' : '>•; '" IV. - Table des Sociétés et des OEuvres; Adoratrices (lés) du Sacré-Coeur (Belgique) 94 Apostolat (1') de la Prière 316 Archiconfrérie (1') de l'Adoration perpétuelle du Sacré-Coeur (Marseille) .'. 92 Archiconfrérie du Coeur Agonisant de Jésus 214 Archiconfrérie. de Prières pour la Conversion .d'Israël 493 Archiconfrérie des trois Ave Maria , 93 Association extérieure des Sacrés-Coeurs dans l'Amérique du Sud 561 Congrégation du Coeur Agonisant de Jésus et du Coeur compa- tissant de Marie 307 Congrégation des SS. CC. de Jésus et de Marie et de l'Adoration perpétuelle .. > 307 Dames du Sacré-Coeur (Société des) 94 Défenseurs (les) du Sacré-Coeur (Marseille) , 305 Filles du Coeur de Jésus 94 Filles de Notre-Dame du Sacré-Coeur 307 Garde d'honneur (Cadran de la miséricorde) Bourg 93 Milice (la) du Sacré-Coeur 302 Nuits (les) d'adoration des Dames à Lyon 213 OEuvre des « Trois Maries » et des « Disciples de S' Jean » 29 OEuvre des Insignes du Sacré-Coeur 214 Pieuse Association du Règne Social du Sacré-Coeur (Bruxelles) 215 Prêtres (Congrégation des) du Sacré-Coeur de Jésus 307 Religieuses Victimes du Sacré-Coeur 94 Religieuses du Coeur Agonisant de Jésus 393 Réparatrices du Sacré-Coeur, de Tourcoing 577 Retraite (Congrégation de la) du Sacré-Coeur, Société de Marie .. 94 Servantes des Sacrés-Coeurs de Jésus et de Marie 307 Servias del SSmo Sacramento (Venezuela) 221 Société (la) du Règne Social de Jésus-Christ (Paray) 60, 176, 269, 380 464 Soeurs des Sacrés-Coeurs de Jésus et de Marie .... 94 Soeurs dû Sacré-Coeur de Jésus 307 Union de Damas Espanolas del Sagrado Corazôn 312, 579
    • — 602 — V. - Table des Pratiques et des Centres de Piété. Autel ou chapelles dédiées au Sacré-Coeur (Puerto de Vega) 97 Palma de Mallorca 313 Cathédrale de Rouen : Consécration d'un autel au Sacré-Coeur .. 303 Consécration de la Commune de Woluwé-S*-Lambert au Sacré- Coeur 96 Consécration officielle de la République de Costa-Rica au Sacré- Coeur 517 Congrès Eucharistique de Bruges 216 Congrès Eucharistique de Rome -.... 536 Congrès Eucharistique régional, Carrion de los Condes 313 Congrès Sacerdotal du Sacré-Coeur en Suisse 445, 508 Églises dédiées au Sacré-Coeur 112, 513, 223, 321 Érections de Monuments au Sacré-Coeur 98, 107, 502 Exposition perpétuelle du S' Sacrement à la Cathédrale de Lugo 500 Fête du Sacré-Coeur à Marseille en 1881 306 Fête du Sacré-Coeur au Canada 106 Fête du Sacré-Coeur dans les «Missions étrangères» 112, 114, 327, 421 Fête chômée du Sacré-Coeur 97 Hommage au Divin Coeur le premier jour de l'année (Montmartre. Québec) *. 417 Heure-Sainte 506 Hostie miraculeuse de l'Esçurial (Espagne) •. 217 Image du Sacré-Coeur sur le Drapeau (Maroc Espagnol) 315 Intronisations solennelles du Sacré-Coeur, Canada 106 Intronisations solennelles du Sacré-Coeur, Costa-Rica 317 Intronisation du Sacré-Coeur dans un Vicariat Apostolique ... 424 Intronisation du Sacré-Coeur à la Mairie de Lluchmayor (Baléares) 582 Intronisation du Sacré-Coeur à Tilbourg (Hollande) 585 Mission du Sacré-Coeur 416 Montmartre. Congrès. Pèlerinage ; 302 Montmartre (le) Canadien 107 Suisse (la) Catholique et le Sacré-Coeur 502 Ville (une) du Sacré-Coeur au Pérou 108
    • ---603 VI. ~ Table des Chroniques. AFRIQUE : Basutoland 103, 419 Maroc 315 Natal 104, 327 AMÉRIQUE: Canada 105, 320, 414, 588 Costa-Rica 221, 316, 517 États-Unis 225, 324, 418 Pérou 108 Venezuela 221 ASIE : Ceylan 327 Indes ..328 EUROPE : Angleterre 99, 223, 318 , 412, 579 Baléares 582 Belgique 93, 215, 307 France 91, 213, 302, 577 Espagne 97, 217, 311, 500,579 Hollande 584 Irlande 101, 224, 319,579 Malte 102 Suisse 502 OCÈANIE : Australie 329, 420 VIL - Table du Courrier de Regnabit. AFRIQUE : Congo belge 427 Oubangui 426 Tanganika 112 AMÉRIQUE De chez les Esquimaux : 593 ASIE : Ceylan 113 Chine 114,421, 422, 423, 424, 425,592 Liban 114 EUROPE : France 331 Italie 110 OCÉANIE : Iles Salomon .. 111 • Nues Hébrides 111
    • — 604 — VIII. - Table des Gravures. Armes de France (Sacré-Coeur, Sainte-Vierge, Jeanne d'Arc) 535 Armoiries de la Famille franciscaine, XVIIe siècle 46 Armoiries'des Comtes de Cathelineau . 462 Coeur Eucharistique de Jésus (le) au XVe siècle 268 Coeur Eucharistique de Jésus (le), gravure de 1839 277 Cor Jesu, Cor Universi, gravure de 1708 350 Fresque de l'Église S4-Jean-Baptiste à Chaumont, 1471 409 Fresque de la chapelle de la Visitation (Bourg) : la lre Garde ' '.' d'Honneur 532 Graffite dit des Templiers au donjon du Château de Chinon 155, 374 . Gravure du Musée de Munich : 43 Image du Coeur divin (Ouvrage du P. de Gallifet - 1743) 283 Insigne et drapeau des Défenseurs du Sacré-Coeur (Marseille) ... 230 Insignes Vendéens dits « Scapulaires du Sacré-Coeur » ... 452 et suiv. Insigne du Général Charrette de la Contrie 457 Marque Commerciale d'Anthoine Vérard, libraire à Paris, 1498. 392 Monogramme gravé sur le tombeau du B. Canisius, fin du XVIe siècle 508 Motif de lïe page d'un Manuel de l'Adoration perpétuelle du Sacré-Coeur : Marseille 1744 ... 300 1763 ... 370 Moule de Cirier poitevin, XVIIe siècle 447, 521 «Regnabit Deus super gentes » ..296 Sceau du Commissaire de la Nouvelle Espagne, 1587 44 Petit Sceau d'Estème Couret, XIVe siècle 264 1 Statue (vieille) en bois 537 Tableau offert aux familles consacrées au Sacré-Coeur à Marseille, 1883 ... 306 Vieille pierre de Paray-le-Monial au Monastère de la Visitation ... 40 Vierge (la) au Sacré-Coeur (Gravure orientale du 17e siècïe?) .. 573
    • V'— GOS-v '.. y'/ IX. - Table des Livres. ALBALAT (A.) : Comment il ne faut pas écrire 344 ALBERS (Br.) : Florilegium patristicum 435 ALBERTLE GRAND(BX) : Le Paradis de l'âme 336 AMALBERT (Marthe) : Geneviève de Goutel .......... i.. 339 ANIZAN(Félix) : Vers Lui — En Lui — Vers Elle 334 APPRIEN (P. Robert d') : Un converti de quinze ans 433 BARGILLIAT (M.) : Praelectiones juris canonici 435 BARRET(M.) : Le Réveil d'Israël —... 125 BAZIN(René) : Charles de Foucauld, explorateur au Maroc .... 234 BENSON(R. Hugh) : L'amitié de Jésus-Christ 431 BERLIÈRE(Dom U.) : L'ordre monastique dés origines au XIIe siècle t 236 BERTHIER (A.) : Xavier de Maistre 433 BESSE (Chanoine CI.) : Nouveau cantique du Sacré-Coeur 121 BISHOP.(E.) : Le génie du rite romain 342 BOISROUVRAY (Dom B. du) : Monseigneur Gay, Évêque d'Anthédon 529 BONTOUX (G.) : Les consignes du Christ 431 BOUCHÂTChanoine) : Au Sacré-Coeur de Jésus — Le Sacré-Coeur ( régnera 335 BOURG(G. du) : Sous l'uniforme et sous le froc 234 BOYER(Ch.) : Christianisme et néoplatonisme dans la formation de S' Augustin. L'idée de vérité dans la philosophie de Saint Augustin 125 BRÉMOND (H.) : Histoire littéraire du sentiment religieux en France 123 BRUNEAU(Abbé) : A Sainte Marguerite-Marie 121 BRUYÈRE(Mme Cécile J.) : La vie spirituelle et l'oraison d'après là Sainte Écriture et la Tradition monastique .122 BUYSSE(Abbé P.) : Vers la Croyance. Dieu, l'âme et la religion 340 CAMIRAND (Abbé A.) : Pour votre ministère — Le désir de Jésus 433 CAZIN(Paul) : Décadi, ou la pieuse enfance 237 CHAMBOST (Chanoine) : Vie nouvelle du Vénérable Père Chevrier 527 CHASLES.(R.) : Catalogue méthodique des sciences religieuses et notions de bibliographie générale . 121 ; CHAUVIN (Dom P.) : L'oblature bénédictine .524 CHÉREL(Albert) : En relisant après la guerre, Bazin, Barrés, Bourget 237 CHESTERTON K.) : La sphère et la croix (G. 123 CHEVRIER (Vénérable A.) : Le véritable disciple de N. S. J.-C. 527 CHRYSOSTOME P.) : Le motif.de l'Incarnation et les principaux (R. thomistes contemporains 435 CLERC(E.) : Portraits de ieunes filles 341 DECRONILLE (Abbé R.) : La Messe, les Vêpres et le salut 342 OELATTE (Dom P.) : Commentaire sur la règle de Saint Benoît .. 524 UELPORTE (J.) : La prononciation romaine du latin 121 UELSART (H. M.) : Traité de l'amour de Dieu par Saint Bernard 338 La dernière Abbesse de Montmartre, Marie-Louise de n Montmorency-Laval .. ....338 "EMURGER (Abbé) : L'idéal du véritable chrétien . 595 PREZ(°om Ai) : Chants latins.pour le temps dé Noël 121
    • — 606 — DOLAN(D. G.) : Sainte Gertrude. Sa vie intérieure ~ 430 DUCHESNE(L.) : Histoire de l'Église 236 DUPONT-FERRIER (G.) : Du Collège de Clermont au Lycée Louis le Grand .......' 236 EHRHARD(R. P.) : La beauté du Coeur de Jésus — La Passion ou l'Amour du Coeur de Jésus — Les Souffrances—Le vrai secret.de nos oeuvres — Qui est catholique ? — Le Pape 431 ENLART (C.) : Manuel d'archéologie française —Architecture religieuse 437 ERIAU (J. B.) : La vénérable Madeleine de S' Joseph 123 FEBVRE (Chanoine S.) : Nos devoirs envers la Sainte Eucharistie 118 FILLION(L. Cl.) : L'étude de la Bible 528 GALLERAND (J.) : Un martyr Blésois sous la Terreur 528 GALTIER(P.) : Premier bienfait du Sacré-Coeur ; le Sacré-Coeur Lui-même 595 GAUDEAU (Chanoine B.) : La Mission actuelle de Ste Marguerite- Marie ; 334 GAUTHIER(L.) : La belle Procession des Saints tertiaires franciscains 339 GEREST (R. P. Régis) : La vie spirituelle et l'action surnaturelle d'après l'enseignement des mystères du Rosaire 431 GERLAC PETERS : Le Soliloque enflammé 232 GOICHON M.) : Ernest Psychari (A. 433 GORCE(P. de la) : Histoire religieuse de la Révolution française 236 GOYAU(G.) : La pensée religieuse de Joseph de Maistre — Figu- rines franciscaines ...433 GUARRIGUET (M.) : Le bon Dieu 523 GUÉRANGER (R. P. Dom) : L'Année liturgique — Le Carême .. 122 GUILLOUX (P.) : L'âme de Saint Augustin 234 HÉBRARD(Dom) : Le Prêtre — Les Étapes de la foi 523 HELLO (Ernest) : Du néant à Dieu 232 HENRY (R.) : L'Intronisation du S. C. de Jésus dans les familles chrétiennes — Le divin Rendez-vous — Les neuf offices du Coeur de Jésus — Le petit courrier du Sacré- Coeur ...335 HERBIGNY (M. d') : Théoiogica de Ecclesià II -- De Deo catholicam ecclesiam organice vivificante 125 HOUTRYVE (Dom I. van) : Liturgie de Noël ..... 342 HUBY (J.) : Christus. Manuel d'histoire des Religions 340 . HUGON (E.) : La sainte Eucharistie 524 JANSSENS(Mgr H. L.) : Au pays du Messie 438 JANVIER (R. P.) : Exposition de la morale catholique 341 LABORDE(J.) : L'esprit de saint François Xavier 335 LANDRIEUX (Mgr) : L'Histoire et les Histoires dans la Bible — Les Pharisiens d'autrefois et ceux d'aujourd'hui —Le divin Méconnu 349 LANIER(Chan. H.) : La vie Spirituelle à l'École de la Sainte Vierge 431 L'EBRALY (P.) : Pour aider à mieux entendre la Sainte Messe .. 342 LECOMTE(Abbé) : L'Évangile de paix • • 43* LE GRAND(Abbé C.) : L'enseignement de la Somme Théologique dans les Séminaires 43s LEJEUNE (Mgr P.) : Vers la vie eucharistique • •• ® LEMIUS(R. P. J, B.) La Communion et les associations d'hommes 43
    • — 607 — LENOIR (Alfred) : Anthologie d'Art 437 - LESAGE(Abbé Pierre) : La formation de la jeunesse Ouvrière .. 525 LETOURNEAU (G.) : Sous la conduite de M. Olier , '433 LouvEL (A.) : Pour le royaume : ; 524 LULLE (Raymond) : L'ami et l'aimé 122 MAHIEU (L.) : Fr. Suarez 234 MARITAIN (J.) : Théonas 436 MARMION (Dom C.) : Le Christ Vie de l'âme — Le Christ dans ses Mystères 121 MARTEL(Mgr) : Lettre pastorale sur l'amour du Coeur divin de Jésus pour nous 430 MATHEO CRAWLEY (R. P.) : Les Conférences à l'Abbaye de Sept- Fons sur le Règne Social du Sacré-Coeur de Jésus ... 232 Entretiens évangéliques sur le Coeur de Jésus 595 Vers le Roi d'Amour 595 MAURDE L'ENFANTJÉSUS (R. P.) : L'entrée de la divine sagesse 232 MAWET(L.) : Nouveau recueil de pièces d'Orgue et d'Harmonium 121 MERSANNE (N.) : Les ascensions mystiques '524 MICHEL(A.) : Questions Théologiques du temps présent 341 MICHEL(P.) : La dévotion au Sacré-Coeur 430 MILET (Chanoine A.) : La dévotion au Saint-Esprit 526 MILLOT (J.) : Plans de Sermons pour les fêtes de l'année 342 MORICE (H.) : La femme chrétienne et la souffrance 341 Jeunesse et idéal 432 MORIN(Dom G.) : L'idéal monastique et la vie chrétienne des premiers jours ... 336 MOUSSÉ (Chanoine) : Le culte de Notre-Dame en Touraine 121 MOUSTIER(DU) : Noëls anciens 121 O. M. I. : Les Enfants au Sacré-Coeur : Mes Communions — Mes Visites à Jésus — Mon chemin de Croix — Ma protectrice et mon modèle —: Jésus m'a aimé 231 PASCAL Pensées choisies : 122 PÈGUES(R. P. Th.) : Initiation thomiste 435 PERBAL (O.) : La vocation obligatoire 435 PERRUCHOT (Chanoine L.) : Cantate en l'honneur de Sainte Marguerite-Marie 121 POTIRON (H.) : Messe solennelle du Sacré-Coeur — Méthode d'harmonie 121 POURRAT.(P.) : La Spiritualité chrétienne — Le Moyen-âge ... 232 Poux (L.) : Le Coeur de Marie et ses miséricordes 523 PRAT (T.) : Saint Paul 339 RICARD(M.) : Jésus étudié dans l'Évangile. « Mecum » 336 RODIN (Aug.) : Les Cathédrales de France 437 , Rouzic (L.) : Le contenu de la morale 341 L'élite, son rôle et sa formation 524 SAINTETHÉRÈSE : Commentaires sur le Cantique des Cantiques et treize poèmes 122 SAINTTHOMAS D'AQUIN : Les moeurs divines .... 336 SÉRENT(R. P. de) : Le Paroissien compris sans Grammaire ... 342 MIRTILLANGES D.) : La vie catholique (A. 336 La Cathédrale 437 SICARD(Abbé A.) : La parole du Maître 342
    • _ ©os — ' ;..'.:y ,,...:.yyy.y -y TAILLÉ(M. de .la):: Mysterium fidei ..... . .... .. 524 VAiitÉRY-RADôT(R.) : La vie de Pasteur . 433 VIGNAUD (H.) : Le vrai Christophe Colomb et la légende ..... 234 YSNË (Y. d') : Silhouettes de vaillants . ............... 339 ZELLER (R.) : Imelda Lambertini 123 Adoratrice • (une) du Sacré-Coeur 118 Catéchisme de la profession religieuse 526 Collection « Ce qu'un catholique doit savoir (7 fascicules) 524 Devant l'autel 431 Pratiques et exercices pour les neuf premiers Vendredis au mois 431 X. - Table des Revues. REVUES FRANÇAISES: CORRESPONDANT (LE) 125 ÉCHOS D'ORIENT 125 .'.ÉTUDES (LES) 125 ÉTUDES FRANCISCAINES 439 L'IDÉAL 439 LUMEN 439 MESSAGER(LE) DU COEURDE JÉSUS 126, 335, 439 NOUVELLE (LA)' JOURNÉE 440 PROPAGATEUR (LE) dES TROIS AVE MARIA ' RECHERCHES SCIENCERELIGIEUSE 126, 237 DE 238 REVUE APOLOGÉTIQUE 440 REVUE D'ASCÉTIQUE DE MYSTIQUE ET 238 REVUE BIBLIQUE.' ...'...' 238 REVUE DE L'ARCHICONFRÉRIE U COEUREUCHARISTIQUE D DE JÉSUS'..'.' , 230 REVUE DES JEUNES.. 126, 239, 446 REVUEPRATIQUE LITURGIE DE 127, 33g REVUE DES SCIENCESPHILOSOPHIQUEST THÉOLOGIQUES 239 E ... REVUE DES SCIENCESRELIGIEUSES . ;... 239, 440 VIE (LA) ET LES ARTS LITURGIQUES 240, 440 VIE (LA) SPIRITUELLE ,. 126, 240, 336, 440 L'Imprimev'^prâm^^F^HIRT Imprimerie Th. HIRT fe&W¥>FauQur#^res, 4 ~ REIMS
    • JANVIER 19 gg Tome il Toute la question du Sacré-C-oeur; Tout le mouvementdébSmss vers le Sacré-Coeur : Voilà l'objet de cette Revue. SOMMAIRE Abbé ANIZAN. — Les souhaits d'un Ymagier 129 I - DOCTRINE R.P.ESTÈVE, o. M. i. — Les révélations privées. - V. La croyance qu'elles méritent. 133 Dom DÉMARET, moine de Solesmes. — II. Les infirmités cor- porelles du Sacré-Coeur. (Suite) 145 L. CHARBONNEAU-LASSAY. - Le Sacré-Cosur du Donjon de Chinon 153 Abbé L. CR1STIÀNI. — La Théologie du Sacré-Coeur et le . protestantisme. I. Les premiers réformateurs : (C) Les anabaptistes ...'... ..,'." 159 R.P. Aug. HAMON. — La mission de Ste Marguerite-Marie.. 165 G-de NOAILLAT. — La Société du Règne social dejésus- Christ. - IV. Apostolat actuel : Visite expliquée du Hiéron. 176 Abbé J-B. HOREAU. — L'Année Jubilaire, à Paray........ 184 'II. '- ..PIÉTÉ. ;'.' R. P. A. BILLON, o. M.I. — haïe et Sainte-Marguerite-Marie 190 Abbé CH. CHOMPRET. - Omnia traham. .........,...... 205 LES BELLES PRIÈRES ~ Summi Régis cor avetp. .,.,... 211 III -" LES FAITS Chroniques : France - Belgique -Espagne - Venezuela / Angleterre - Irlande -État-Unis ......... .... 213 IV - BIBLIOGRAPHIE Les Litres. "- Les Revues; 231 Revue Mensuelle, lès %W. franco : 2Ôfr.; U. P. 24 fr. ROME — PARAV-L.E-MGNIAL.-."— PARIS BRUXEl_L.ES — PEKIN
    • Là Revue Universelle du Sacré-Coeur Paraît le 1" de chaque mois par livraisons d'au moins 96 pages avec un supplément pour le Clergé sous je patronage de S. E. le Cardinal DUBOIS, archevêque de Paris, avec la bénédiction de S. G. Monseigneur BERTHOIN, Évêque d'Autun. Comité de Direction j Secrétaire <3ralde Réduction : Un groupe de Professeurs Abbé F. ANIZAN de Théologie 30, Rue Demours, PARIS XVIIe L'abonnement est d'un an. Il part du 1" Juin. France et Colonies : 20 franes. - U. P. (c'est adiré pour tous pays autres que la France et ses colonies) : 24 francs — Le numéro : 2 francs. On s'abonne aux adresses indiquées a la première page de ce nu- méro. Toute demande de changement d'adresse doit être accompagnée ' de 1 franc et de la bande d'abonnement. Nos collaborateurs ' restent responsables des articles qu'ils signent. La Revue Universelle du Sacré-Coeur n'est engagée que par les articles signés : c Le Comité de Direction », Les manuscrits adressés à la Revue ne sont pas rendus. La reproduction et la traduction des articles delà Revue ne sont auto- risées qu'avec une indication de la source. -Les ouvrages envoyés pour compte-rendu doivent être adressés en double enemplaire au « Service de Bibliographie, 5, Rue de la Source, Paris XVI' ». Les auteurs et les éditeurs qui sont avisés du relus d'annonce de leurs ouvrages peuvent les reprendre à cette adresse où ils restent à leur disposition pendant un an. Etudes qui paraîtront dans les prochains numéros. Chanoine THIERY, professeur à l'Institut supérieur de philosophie de Lozivain. — Le culte du Sacré-Coeur dans Sainte Thérèse. R. P. Ch. LEBRUN, C. J. M., prov. — Les promesses évangéli- ques du Coeur de Jésus. Chanoine J. DARGAUD. — L'Archiconfrérie de l'Heure Sainte: S R, P. RICHARD. O. M. I. — La Patristique du Sacré-Coeur. Abbé HUOT, Directeur de la «Semaine Religieuse » de Québec. — I) Le Sacré-Coeur et les ouvriers - 2) Le Canada au Sacré-Coeur. R. P. HILAIRE de BARENTON — Les origines de la dévotion au Sacré-Coeur et l'Ordre Franciscain. Mgr. HENRY - 1) Le Sacré-Coeur et les Païens - 2) Le Sacré-Coeur dans lès cercles d'études. , R. P. deGANAY, S. J.— « Là France Agricole » et le Sacré-Coeur. Alphonse DAVID, S. M. M. — Le Bienheureux Grignon dé Mbntfort, Chantre du Sacrér-Coeur. A. GASTOUÊ. — 1) La première fête du Sacré-Ceeur célébrée à Montmartre (1672) - 2) Anciens cantiques français en l'honneur du Sacré-Coeur. L. CHARBONNEAU-LASSAY. — Les « Sacré-Coeurs » vendéens pendant l'insurrection contre-révolutionnaire. Abbé Emile ANIZAN. — Les Fils de la charité et le Sacré-Coeur. G. DE NOAILLAT. — Le Règne Social du Sacré-Coeur et la conversion d'Israël. Abbé RIQUART.-r La T.-S. Vierge et le Sacré-Coeur. R. P. BLANCHrN, o. ni. i. — La théologie morale et ascétique <t n e fonction ))du Sacre-Coeur. Chanoine LEMO"NNIER — Les prêtres déportés et le Sacré-Coeur Abbé JJ^M. LAMBERT — Le Sacré Coeur et lïEducationy v
    • PROGRAMME: ;r^b:A*"i^'i^iïfS^ Regnabit D&xis nosier in eeiernum. '.- ' Il régnera, notre Dieu, à jamais réponsdela 3°leçon, ' "dim. (Bréviaire, 3 aprèsP3queà). Bien des Revues s'occupent déjà du Sacré-Coeur. A cause de cela, nous pensons qu'il faut un périodique nouveau. - Son Objet Nous estimons nécessaire une Revue qui* traitant du Sacré-Coeur, en traite universellement. Questions de dogme, de morale, d'ascétique, de mystique, de liturgie, d'art, d'histoire concernant Iè Sacré-Coeur : renseignements sur les congrégations, les confréries, les pratiques, lés oeuvres qui tendent à la gloire du Sacré-Coeur ; bref, tout le mouvement de la dévotion au Sacré-Coeur, toute l'immense question du Sacré-Coeur, voilà donc l'ob- jet de la Revue que nous vous présentons. Sa Caractéristique Et ce qui la spécifie, c'est précisément cette universalité. Jusqu'ici, tous les périodiques : Bulletins, Messagers,. Annales, Pèlerins, qui parlent du Sacré-Coeur, sont, ou l'organe de telle oeuvre ou l'écho de tel pèlerinage, ou le journal de telle Société. Et tous, ils sont d'une incontestable nécessité. La Revue o Regnabit » n'est l'organe particulier d'aucune oeuvré, d'aucun pèlerinage, d'aucune confrérie, d'aucune congrégation, d'aucun groupe. Elle est la « Revue Universelle du Sacré-Coeur ». Parce qu'elle est la «Revue Universelle du Sacré-Coeur », elle peut - et veut aider tous les egorts en les faisant connaître tous. Parcequ'elle est la « Revue Universelle du Sacré-Coeur », elle peut et elle veut présenter impartialement toutes Les Congrégations, toutes les Confréries, toutes les Pratiques, toutes les OEuvres qui tendent à la gloire du Sacré-Coeur. Parce qu'elle est la « Revue Universelle du Sacré-Coeur», elle ac-' cepte, avec reconnaissance, toutes les collaborations, en tout ce qui tient a l'immense question du Sacré-Coeur. A Qui s'adresse-t-elle ? Elle s'offre donc, avec une.humble confiance, à tous ceux qui, mem- res ou non de quelque oeuvre spéciale, abonnés ou non à quelque ; Bulletin ijarliculiër, désirent avoir, sur toute la question du Sacré-Coeur, sur tout le mouvement des âmes et des Sociétés vers Lui, des études, des informations aussi impartiales que complètes. Le Comité de direction.