Journal de l'OVE janvier 2012

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  • Avec plus de 700 véhicules en gestion externalisée, Buy Made Easy adopte une approche résolument NEUTRE et INDÉPENDANTE vis-à-vis des financeurs et constructeurs.

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Journal de l'OVE janvier 2012

  1. 1. Le journal de l’OVEJanvier 2012 Dossier Le marché automobile français fait de la résistance Bonne année à tous ! Beaucoup s’attendent à ce que cette année 2012 soit une année difficile, c’est vrai qu’à force de le répéter, cette prophétie funeste pourrait finir par se réaliser. Mais « le pire n’est jamais sûr » comme le dit l’adage, et à l’OVE nous restons résolument optimistes. D’autant que 2012 marquera le 10e anniversaire de la nais- sance de l’OVE. Pendant ces dix dernières années, l’OVE a côtoyé des milliers de décideurs d’entreprises pour les aider dans la gestion de leur parc automobile et leur permettre de mieux con- naître et comprendre les évolu- tions qui les attendaient. C’est ainsi que l’OVE a été parmi les tout premiers à militer notam- Attendue comme une année délicate par tous les acteurs et le marché du véhicule particulier neuf a été plus dynamique ment pour la mise en place de observateurs de la place, le scénario des ventes d’automo- que prévu après deux années stimulées par les dispositifs de biles neuves a tenu toutes ses promesses. Avec une per- prime à la casse. Lire p. 2 – 4 Plans de Prévention de Risques formance annuelle à -2,1  et 2 204 065 immatriculations, %, Routiers, pour le renforcement des équipements de sécurité Zoom Tendances des VUL, le développement de l’éco-conduite, la découverte du La Location d’entreprise s’inscrit Mobilité partagée, véhicule électrique et des mo- bilités de demain, sans oublier les dans la Moyenne Durée… rêve ou réalité ? questions fiscales et sociales et Depuis 2 ans, des solutions de « Location Moyenne Durée devient de plus en plus l’optimisation des coûts d’usage Moyenne Durée »(LMD) fleurissent sur le visible, les offres proposées ne sont pas des flottes automobiles ou TCO. marché. Prenant acte d’un vide histo- pour autant toujours lisibles pour le res- Ce fameux TCO justement, va rique entre la Location Courte Durée et la ponsable de parc. L’occasion de faire un plus que jamais être au centre de Location Longue Durée, les loueurs dé- point sur ces offres émergentes et de sai- veloppent des solutions de mobilité sur sir les enjeux de la LMD… Lire p. 5 vos préoccupations, c’est pour- des durées intermédiaires. Si la Location quoi nous avons décidé de lancer En ces temps de profonds change- un nouveau cycle de conférences, Focus ments, une nouvelle économie – celle l’OVE TCO Tour, qui se déplacera du partage – se propage dans nos pays de ville en ville pour vous aider à Innovations technologiques : le Japon industrialisés. Du transport aux voyages en passant par la communication ou encore mieux maîtriser la gestion de votre flotte en ces années diffi- revient sur le devant de la scène l’alimentation, tous les secteurs ou presque voient de nouveaux comporte- ciles. 2012 sera aussi le renforce- ments émerger. ment de notre développement à l’international, mais nous aurons Jusqu’ici l’automobile restait un peu l’occasion d’en reparler. à l’écart de la tendance, en France en tout cas. Héritage culturel ? Méfiance Toute l’équipe de l’OVE est fière naturelle  Peur de la nouveauté  La ? ? d’être à vos côtés et vous sou- conférence organisée par l’OVE le 30 haite une très bonne année pour novembre dernier au Palais Brongniart vous et vos affaires. a permis d’aborder le sujet d’une Le Japon a vécu une année 2011 catas- particulièrement vrai dans le domaine de façon très large en donnant la parole A très bientôt. trophique. Mais, loin de baisser les bras, l’automobile où les constructeurs natio- à ces nouveaux acteurs qui prônent Philippe Brendel les Japonais ont décidé de miser, une naux explorent de nouvelles voies dont le la mobilité collaborative au fil de leurs fois de plus, sur l’innovation pour retrou- point commun est l’électrique. Lire p. 6 – 7 sites Internet ou de leurs entreprises. ver rapidement leur rang mondial. C’est Lire p. 8 www.observatoire-vehicule-entreprise.com
  2. 2. DossierLe marché automobile françaisfait de la résistance © XXXX-3D - Fotolia.com © Matton ImagesA ttendue comme une année ménages). Les livraisons de la fin 2011 délicate par tous les acteurs et observateurs de la place, ont flirté avec des niveaux proches de ceux des années pré-crise 2004 - 2007. La demande VUL sous tensionle scénario des ventes d’automo- Année 2012 à risque pour le marché modérée et transitoire. Modéréebiles neuves a tenu toutes ses Côté société, les marchés ont traversépromesses. Avec une performance l’année 2011 avec des niveaux de ventes européen des Véhicules Utilitaires car plusieurs facteurs limiteront laannuelle à -2,1  et 2  065 %, 204  très intéressants. Les loueurs longue Légers (VUL) neufs : les entreprises baisse : les renouvellements repor-immatriculations, le marché du durée (+22,5 %) ont confirmé la bonne freinent leurs investissements, sous tés depuis 2008 nécessiteront d’êtrevéhicule particulier neuf a été plus santé du secteur avec des offres toujours les effets conjugués d’une activité réalisés, certains marchés serontdynamique que prévu après deux plus compétitives qui ont renforcé la fidé- ralentie, d’incertitudes planant sur moins impactés que d’autres par leannées stimulées par les disposi- lisation et la conquête auprès de TPE/ l’avenir de la zone euro et du resser- resserrement du crédit, les marchéstifs de prime à la casse. PME. Le défi de la gestion des restitutions en 2012 se présente maintenant. En effet, rement des conditions de crédit. La à des niveaux planchers depuis 2009Les sous-jacents macroéconomiques les restitutions de 2012 feront suite aux reprise initiée en 2010 pourrait donc le resteront, voire même enregistre-n’ont pourtant pas été particulièrement forts volumes mis à la route à fin 2008 bien être interrompue. A l’échelle ront des hausses en décalage dedynamiques. La consommation des mé- et à la prolongation des contrats courant européenne, le rattrapage post-crise cycle, etc. Et transitoire car la reprisenages a connu une faible progression 2009 qui avait freiné ces mêmes mises à avait tout juste permis au marché de l’investissement attendue en 2013de +0,6  et les investissements des % la route quelques mois plus tard. VUL d’approcher les 1,6 millions d’im- favorisera une nouvelle croissanceentreprises que l’on attendait en fortehausse en début d’exercice n’ont pro- Le canal achats directs des entreprises matriculations en 2011, soit un niveau des marchés VUL à cette date.gressé que de +2,9 %. Outre les apports (+10,0 %) a connu une année particuliè- très en-deçà de la moyenne 1998- Le marché français des VUL évo-limités des piliers de la croissance éco- rement dynamique en lien avec un be- 2008 à 1,8 millions. Le processus de luera en phase avec la moyennenomique française en 2011, les marchés soin évident de renouvellement du parc rattrapage reste par ailleurs freiné par européenne, à partir d’un niveauautomobiles ont également dû faire face et une anticipation des achats avant le des marchés d’Europe du sud tou- 2011 relativement élevé (429 mil-à une remontée du taux d’épargne en durcissement du dispositif de la taxe jours en panne de reprise en 2011. liers), puisque déjà au-dessus de lacours d’exercice, jusqu’à atteindre 17 % sur les véhicules de sociétés (TVS) auau 3e trimestre 2011. 1er janvier 2012. Le BIPE anticipe que le marché euro- moyenne 1998-2008 de 413 milliers. péen des VUL pourrait enregistrer Béatrice Plat – BIPEL’apparente résistance du marché tient De façon moins flagrante, les canaux dits un recul annuel de l’ordre de 2  en %à des faits particuliers qui ne se repro- tactiques (loueurs courte durée et véhi- 2012. L’ampleur du recul serait doncduiront pas en 2012. Il s’agit d’abord de cules de démonstration – VD) ont éga-l’appui d’un portefeuille de commandes lement connu une année de bonne fac-hypertrophié par les achats d’antici- ture. Les loueurs courte durée (+1,4  %)pation de fin de primes : fin décembre ont encore profité de l’alimentation par- n’a pas permis de faire croître le marché légère hausse, le segment des ventes2010, le portefeuille s’élevait à près fois généreuse des marques automo- de l’automobile neuve en valeur (près à particuliers pourrait rejoindre le niveaude 400  000 unités quand le niveau de biles pour garantir leurs chiffres dans un de -4,0  sur la seule partie ménages). % historiquement bas qu’il avait connu à lamoyenne historique se situe à environ climat tendu. Ces mêmes marques qui La faute à des niveaux de remises qui sortie des dispositifs «  baladurette  et »200 000 unités. ont pour la deuxième année consécutive sont restés très élevés dans un contexte « jupette  en 1997. Dans ce contexte, » fortement joué sur le segment des VD + toujours hautement concurrentiel. le scénario du Club Automobile du BIPEToujours dans le registre de l’anticipa- 0 km pour maintenir ou développer leurs considère que le marché ne devrait quetion, les perspectives de durcissement parts de marché. Il semble d’ailleurs illusoire de voir les légèrement rester supérieur à 2 000 mil-du dispositif bonus-malus au 1er janvier marques automobiles reconstituer leurs lions d’unités en 2012. ●2012 ont encouragé les acheteurs à En effet, si les marques peuvent s’enor- marges courant 2012. Car si les niveauxprécipiter de quelques semaines leurs gueillir de limiter les pertes en termes de des ventes aux sociétés et les imma- Eric Champarnaud & François Cauzic –achats automobiles (exclusivement les volumes, l’arrêt de la prime à la casse triculations tactiques devraient être en BIPE2 Janvier 2012
  3. 3. Dossier Évolution des immatriculations VPN par catégorie de clientèle en France en milliers d’unités 1800 1600 1400 Marché Particuliers 1200 1000 800 Marché Sociétés 600 400 200 0 Source : CCFA, prévisions BIPE Évolution de la part modale de la VP dans les grandes villes 67 % 64 % 61 % 59 % 60 % 56 % 55 % 56 % 56 % 55 % 53 % 54 % 49 % 50 % 50 % 45 % 40 % 30 % 20 % 10 % 0 % Lyon Lille Bordeaux Strasbourg Marseille Rouen Le Havre Milieu années 90 Milieu années 2000 Source : BIPE d’après EMD/Certu La voiture quitte la ville La mobilité globale (tous modes, tous motifs, toutes distances) en voyageurs-kilomètres a augmenté ces 10 dernières années, en raison principalement de l’allongement des distances dans les mobilités quotidiennes. Néanmoins, la mobilité automobile stagne depuis le début des années 2000. Malgré un taux d’équipement en hausse, un véhicule roule moins qu’il y a 10 ans. En cause, une baisse de la part modale de l’automobile dans les déplacements urbains et dans les trajets à longue distance. La part modale de la voiture passe sous la barre des 50  dans plusieurs grandes villes (Paris, Lyon, Strasbourg, % Marseille…). En 15 ans, les parts modales du véhicule personnel ont perdu en moyenne 5 à 10 points dans chaque ville ! La congestion et l’offre de déplacements (novembre 2011). Si le prix de l’essence passait de 1,50 à 1,65  le litre, on € alternatifs expliquent en partie le phénomène. Cette baisse se fait au profit de qua- estime que cela entraînera une baisse de kilométrage de quasiment 500 km par siment tous les autres modes. De plus en plus de ménages, souvent équipés d’au- véhicule et par an. tomobiles, abandonnent leur voiture pour prendre le train, le métro ou le tramway, L’allongement des distances et le manque d’alternative dans les zones peu ou simplement faire du vélo ou marcher. denses expliquent que la mobilité automobile y est encore en légère croissance : La hausse du coût de l’automobilité et notamment celle des prix du carburant plus de 3 déplacements sur 4 s’y effectuent toujours en voiture. au plus haut depuis des décennies – malgré une relative accalmie depuis mars Dans ce contexte contraint, les consommateurs continueront de se tourner vers 2011 – n’est évidemment pas étrangère au recul de la voiture en ville. Or, la sen- d’autres solutions de mobilité en attendant le véhicule économe qui répondra à sibilité des ménages au prix du carburant est très élevée. D’après l’Observatoire leurs besoins de mobilité urbaine. des Mobilités du BIPE, 3 français sur 4 font de plus en plus attention au prix du Grégoire Mialet – BIPE carburant depuis plusieurs mois et 2 sur 3 sont attentifs à leur consommation ➜ Suite p. 4www.observatoire-vehicule-entreprise.com 3
  4. 4. Dossier Les accès alternatifs à l’automobile se développent La part modale et les voyageurs-kilomètres automobiles diminuent en France. Outre les nouveaux services de mobilité automobile qui viennent bouleverser Dans le cadre d’une évolution plus structurelle encore, de nouveaux comporte- le modèle de l’autosolisme, le rapport à l’achat automobile est en pleine muta- ments d’usage apparaissent : covoiturage ou encore autopartage, la tendance tion. Ainsi la location longue durée, traditionnellement pratiquée par les sociétés, est à l’optimisation de l’usage du véhicule particulier. intéresse de plus en plus les ménages à titre privé. En effet, elle permet de dis- poser d’un modèle récent, de connaître précisément les coûts d’usage et offre Le covoiturage domicile-travail concerne surtout les jeunes urbains, plutôt une prise en charge complète du véhicule (assurance, maintenance, réparation, modestes qui profitent du covoiturage pour faire des économies. Le covoiturage etc.). Percevant cette demande, les constructeurs et acteurs de la LLD com- régulier pour d’autres motifs est essentiellement pratiqué par les jeunes en milieu mencent à proposer des offres exclusivement réservées aux particuliers. rural pour des sorties entre amis. Enfin, le covoiturage pour les week-ends et les vacances intéresse surtout les étudiants de conditions modestes. Du côté des ‘’petits rouleurs’’, certains décident même d’abandonner la pos- session automobile. En cas de besoin, ils réalisent du covoiturage, louent un Autre moyen d’optimiser l’usage de la voiture personnelle, l’autopartage s’est véhicule auprès des loueurs courte durée ou encore des services d’autopartage initialement développé dans la sphère privée, entre voisins ou amis, motivés par publics. Ces services proposant des véhicules en libre-service existent désor- la volonté de réaliser des économies dans le cadre d’une démarche collective. mais dans les principales villes françaises. Ils permettent de se dispenser des Aujourd’hui, l’autopartage entre particuliers est organisé via de plus en plus nom- contraintes liées à la possession d’une voiture (achat, maintenance), de choisir le breux sites Internet dédiés : Livop.fr, buzzcar.fr ou encore citizencar.fr. Ils sont éga- type de véhicule en fonction de ses besoins, et de payer uniquement en fonction lement chargés de la facturation et d’assurer le paiement de manière sécurisée. de l’usage (temps et kilomètres). Amandine Chevalier – BIPELe paysage Energies & Propulsions se diversifie locale, on assiste à la mise en place de sur des segments commerciaux urbains (véhicules de mesures, notamment des normes Euro livraison, véhicules postaux, véhicules techniques…) pour les véhicules légers (Euro 4, 5 et 6) plus propices économiquement, et en anticipation des et de restrictions de circulation dans les ZAPAs : ces zones de centre-ville qui seront sanctua- centres des grandes villes. risées vers la fin de la décennie et réservées aux véhi- Les constructeurs ont répondu à ces cules à zéro émission. politiques publiques et au souci d’éco- Plus discret, le véhicule hybride, ou hybride rechar- nomie du consommateur automobiliste geable, risque de pénétrer plus rapidement chez les par des améliorations technologiques. ménages. Ce véhicule, plus rassurant en termes d’au- Des progrès techniques ont vu le jour en tonomie, de prix et plus proche du thermique classique, continu – amélioration de l’efficacité des sortira probablement de sa niche (moins de 1  du % moteurs à combustion interne (injection marché européen aujourd’hui) avec, dès 2012, la mul- directe, downsizing, stop&start, carbu- tiplication des modèles mis en ventes sur les segments rants alternatifs…), dépollution (catalyse) moyens et lourds, et même sur les petites citadines. – et en rupture – hybridation des propul- En revanche, après l’explosion du taux de diésélisationDepuis une dizaine d’années déjà, la forte croissance sions thermiques et véhicules électriques. observée depuis une quinzaine d’années, le resserre-des prix des produits pétroliers doublée d’une politique 2011 a marqué l’an zéro pour le véhicule électrique ment des normes de pollution locale (Euro 6 en 2015),environnementale a mis une forte pression à la baisse (VE) de nouvelle génération et l’Europe entière l’a placé la compétition des hybrides essence et la diminution desur les consommations en carburant des véhicules  ; sous les feux de la rampe. Le VE devrait se développer l’écart des prix à la pompe entre l’essence et le gazolepression dont l’Europe a décidé d’occuper l’épicentre. lentement, d’abord dans certaines niches qui lui sont devraient, d’après les analyses du Club EnergiesCette volonté s’est traduite pour la pollution globale plus favorables avant de rassurer le marché de masse Nouvelles du BIPE, amorcer le déclin des motorisa-par des cibles de réduction des émissions des voitures sur sa sécurité, sa longévité et son autonomie. Ainsi, il tions diesel au cours des dix prochaines années.neuves vendues par les constructeurs en Europe avec devrait être en grande majorité acheté par des entre- Clément Dupont-Roc – BIPEpour objectif 95 g CO2/km en 2020. Pour la pollution prises dans les cinq prochaines années, notamment4 Janvier 2012
  5. 5. ZoomLa Location d’entreprise s’inscritdans la Moyenne Durée…D epuis deux ans, des solutions de « Location Moyenne Durée »(LMD) possible sachant que le véhicule subit véritables attentes du marché, l’enjeu fleurissent sur le marché. Prenant acte d’un vide historique entre l’essentiel de sa dépréciation la première pour les loueurs moyenne durée est la Location Courte Durée et la Location Longue Durée, les loueurs année. Impossible avec des véhicules de comprendre et savoir anticiper lesdéveloppent des solutions de mobilité sur des durées intermédiaires. Si neufs ; le problème a été dénoué avec le tendances du marché qui portent leurla Location Moyenne Durée devient de plus en plus visible, les offres pro- recours aux véhicules d’occasion. Simple succès. Ensuite, de décliner l’offre LMDposées ne sont pas pour autant toujours lisibles pour le responsable de et logique sur le principe, ce choix impose selon la diversité des besoins des entre-parc. L’occasion de faire un point sur ces offres émergentes et de saisir des précautions liées aux exigences de prises.les enjeux de la LMD… l’utilisateur et la perception parfois déva- lorisante du VO : occasions récentes, C’est bien l’approfondissement de sesMoyenne Durée : maires, salariés en période d’essai, lan- véhicules peu kilométrés, remise en état atouts qui est susceptible d’imposer laquelle définition ? cement de nouveaux projets, missions scrupuleuse et systématique avant mise Location Moyenne Durée comme une ponctuelles, opérations limitées dans le en main au client. solution incontournable sur le marchéLa notion de «  Moyenne Durée  a, » temps, véhicules d’attente… du véhicule d’entreprise : des contrats etdans l’univers de la location automo- L’offre de produits des délais de mise à disposition encorebile, d’abord émergé par défaut : il s’est La formule s’est révélée particulière- et services LMD plus flexibles, une offre de véhiculesagi de désigner les durées comprises ment adaptée à certaines professions plus étendue, des coûts encore mieuxentre la Location Courte Durée (qui ou secteurs d’activité comme l’artisanat Là encore, l’héritage de la Courte et de maîtrisés, plus de services au respon-couvre des durées de quelques heures et les travaux publics où les chantiers de la Longue reste prégnant. En matière sable de parc et à l’utilisateur…à quelques mois) et la Location Longue plusieurs mois sont fréquents ou encore de matériels disponibles, le choix deDurée (généralement comprise entre le tourisme structurellement confronté à modèles est à mi-chemin de l’offre res- Des premiers signaux indiquent déjà24 et 60 mois). Les principaux acteurs des besoins saisonniers. Pour autant, treinte de la courte durée et de celui, que le message est compris: dévelop-(Europcar, Avis, Arval, ALD, Lease le champ de la LMD est plus vaste et plus complet, de la longue durée. Du pement de la livraison des véhicules àPlan…) ont lancé ces derniers mois leur constitue une option pour toutes les côté des catégories de véhicules (VP, domicile, diversification vers des maté-offre « Moyenne Durée  mais ce ser- » situations professionnelles où s’im- VU), on retrouve, sur le marché de la riels plus spécifiques (voitures élec-vice est déjà disponible – et ce parfois posent flexibilité et non pertinence d’un LMD, la même diversité que celle de ses triques, camions-bennes, véhicules fri-depuis des années – chez une multi- engagement sur le long terme. D’abord deux consœurs. gorifiques…), plus grande flexibilité destude d’acteurs locaux où la Location pensée pour les TPE/PME, la Location entrées/sorties de contrats, etc.Moyenne Durée était pratiquée à la Moyenne Durée s’est diffusée dans tous L’offre de prestations s’inspire, elle, ré-marge. Quoique non rationalisée, la part les secteurs d’activité, aussi bien auprès solument de la Location Longue Durée. La Location Moyenne Durée a émergé ende la moyenne durée dans l’activité glo- des plus petites structures que chez les Néanmoins, délaissant l’option du choix sachant concilier une double demande :bale de ces acteurs n’en est pas pour grands comptes. des services «  la carte  les offres à », celle d’une flexibilité accrue de l’offreautant dérisoire : elle pourrait atteindre LMD s’orientent majoritairement vers locative, à coûts maîtrisés. C’est précisé-aujourd’hui 20 % du volume des contrats Quel modèle économique le « all inclusive » : entretien, révisions, ment en tirant le meilleur parti de ce mou-de la Location Courte Durée. Ce posi- pour la LMD ? pneumatiques, assurance tous risques, vement de fond que la LMD assurera sontionnement d’intermédiaire entre la garantie assistance et dépannage, véhi- plein développement. Celui-ci pourrait seCourte et la Longue rend la délimitation La Location Moyenne Durée se situe à cule de remplacement, etc. La justifica- trouver amplifié par un contexte de crisede la LMD variable d’un acteur à l’autre. mi-chemin de la Courte Durée, dont elle tion d’un tel choix : sur des durées de qui rend les professionnels réticents àComprise entre 1 et 11 mois chez Avis, emprunte la souplesse, et la Longue location relativement courtes, il s’agit de des investissements qui les engagentLouveo la considère entre 6 et 24 mois. Durée en matière de rationalisation des décharger au maximum l’utilisateur des au-delà d’un ou deux ans. coûts automobiles. contraintes techniques et administra-Le marché de la Location tives de la gestion de parc. Si 2012 devait être l’année de la LocationMoyenne Durée L’idée de la LMD n’est pas neuve  elle ; Moyenne Durée, elle aurait tout intérêt à était depuis des années dans l’esprit de Quel avenir pour la Location tirer le meilleur parti de cet accélérateurSi le périmètre entre courte, moyenne tous les loueurs mais buttait sur un para- Moyenne Durée ? conjoncturel en se positionnant dura-et longue durée est parfois flou, les be- doxe évident : comment bâtir des offres blement comme mode de financementsoins de Location Moyenne Durée sont attractives (c’est-à-dire une tarification La Location Moyenne Durée semble à part entière de «  l’entreprise raison-eux, bien réels et aisément identifiables. plus compétitive que celle de la courte avoir trouvé sa place parmi les outils nable  qui allie optimisation de ses »,Toutes les questions de mobilité auto- durée) sans être pénalisé par la déprécia- de mobilité du responsable de parc. Il dépenses et limitation des engagementsmobile sur des durées intermédiaires tion du véhicule au début de son cycle de lui reste encore du chemin à parcourir de long terme. ●sont susceptibles d’être couvertes par la vie  Sur une durée moyenne de contrat ? avant d’atteindre la maturité. Comme Denis PereiraLMD : recrutement de CDD ou d’intéri- LMD de 15 mois, l’équation s’avère im- pour l’autopartage qui répond à de Louveo : le précurseur Pionnier en la matière, Louveo a lancé dès février 2010 son activité autour de particulièrement adaptée aux créateurs d’entreprise qui peinent généralement à la Location Moyenne Durée. Quoique filiale d’Arval, la jeune structure, qui fête trouver un financement des acteurs institutionnels du marché. ses deux années d’existence, présente la particularité d’être l’émanation d’un «  location de véhicules d’occasion impose également une politique de sour- La institutionnel LLD, tout en bénéficiant d’un développement autonome, autour de cing et des process sans rapport avec les enjeux opérationnels de la LLD de véhi- sa marque dédiée, Louveo. « La Location Moyenne Durée est une diversifica- cules neufs, ajoute Arthur Choukroun, Directeur des Opérations et du Marketing tion évidente de la Location Longue Durée, précise Jean-Noël Dor, Directeur Louveo. C’est l’ensemble de la chaîne de valeur qui est à inventer afin d’offrir in Commercial de Louveo. Dans le même temps, il s’agit d’un marché à part entière. fine à l’utilisateur une qualité irréprochable.  Avec aujourd’hui 1  » 000 véhicules Tout en s’appuyant sur le savoir-faire de la LLD, il nous faut savoir nous en éloi- mis à la route depuis sa création, Louveo a assis sa position sur la LMD. Son gner afin de coller au plus près des besoins de l’entreprise sur le moyen terme ». objectif pour cette année : atteindre les 3 000 véhicules d’ici fin 2012. Créateur d’un outil de tarification en ligne inédit sur www.louveo.com, inventeur du « All inclusive », Louveo a aussi été le premier à comprendre que son position- nement de loueur sur des durées de 6 à 24 mois faisait de son offre une solutionwww.observatoire-vehicule-entreprise.com 5
  6. 6. FocusInnovations technologiques : le Japonrevient sur le devant de la scèneL e Japon a vécu une année 2011 catastrophique. Mais, loin de baisser les bras, les Japonais ont décidé de miser, une fois de plus, sur l’innovation pour retrouver rapidement leur rang mondial. C’est particulièrement vrai dans le domaine de l’automobile où les constructeurs nationaux explorent de nouvelles voies dont le point commun est l’électrique. Suzuki Swift EV Hybrid Honda Fit EV manganèse pour la cathode et à des nano cristaux de calibré l’autonomie de cette Swift électrique sur cette lithium titanate pour l’anode. Par rapport au graphite valeur. Au-delà, le moteur à essence 3 cylindres turbo habituellement utilisé, ce matériau offre une bien plus de 650 cm3, accouplé à un générateur, se met en route grande surface développée (9,29 m²/g contre 0,28 pour fournir l’énergie nécessaire au moteur électrique. m²/g pour le graphite) ce qui permet, entre autres, C’est purement un système hybride série mais il souffre des charges beaucoup plus rapides. La durée de vie d’un manque de rendement à haute vitesse (ce qui est aussi nettement plus longue. Toshiba annonce n’est pas gênant sur une citadine). 6 000 cycles de charge/décharge alors qu’une batterie lithium-ion manganèse se contente de 2  000 cycles. Pour pallier ce problème, Mitsubishi a équipé le PX-Miev La SCIB fonctionne également de -30 °C à + 60 °C et II, un concept de SUV moyen (4,66 m x 1,83 m), d’un offre une grande résistance à l’emballement thermique. système qui fonctionne un peu à la manière de celui de Honda Plug-in Hybrid Un atout essentiel en matière de sécurité, renforcé ici la Chevrolet Volt. Il possède deux moteurs électriques par une structure qui limite les risques de court-circuit. de 60 kW (82 ch.), chacun qui entraînent les roues Toshiba a d’ailleurs procédé à des tests d’écrasement avant et arrière. En mode «  Battery Drive  le véhicule »,Une batterie lithium-ion de et de perçage de la batterie SCIB sans aucune amorce peut parcourir jusqu’à 50 km sans avoir recours au mo-nouvelle génération d’incendie ni explosion. Elle offre aussi des puissances teur thermique. Lorsque le niveau de charge baisse, le comparables à celle d’un condensateur double couche, conducteur peut passer en mode « Battery Charge ». LeIl est difficile d’imaginer qu’ils cachent une innovation une caractéristique importante pour une voiture élec- moteur à essence (4 cylindres, 2 l, 95 ch.) sert alorsmajeure lorsqu’on découvre les deux premiers mo- trique. Seule la densité massique des cellules (80 Wh/ de générateur. En cas de forte sollicitation, le moteurdèles dotés de ces nouvelles batteries. L’un n’est autre kg) est plus faible que celle des chimies concurrentes thermique peut aussi entraîner les roues. Mitsubishique la Mitsubishi i-Miev que nous connaissons bien (130 Wh/kg lithium-ion manganèse), mais la SCIB se est assez avare en détails techniques mais Honda l’estpuisqu’elle est commercialisée en France. L’autre est rattrape avec des possibilités de décharge plus pro- beaucoup moins pour son nouvel « hybrid plug-in », quila version électrique de la Honda Fit qui porte le nom de fonde (90  sans risque) et des besoins moindres en % sera bientôt commercialisé aux USA.Jazz en Europe. Certes, on peut avoir la puce à l’oreille matière de système de refroidissement ou de protec-lorsqu’on découvre les caractéristiques de cette der- tion (boîtier). Enfin, last but not least, cet accumulateur Le système hybride de la Honda Accord Hybride re-nière. Honda annonce en effet 122 km d’autonomie en lithium-ion de nouvelle génération est deux fois moins chargeable comporte un moteur à essence, deux mo-cycle mixte selon la norme US (plus exigeante que le cher. Le prix des cellules est de 0,3 à 0,4 $/Wh, soit teurs électriques et une batterie lithium-ion (fer phos-NEDC européen) et surtout une recharge ultra-­apide. r 0,23 à 0,3 €/Wh. phate), le tout dans une architecture totalement inédite.Avec le chargeur embarqué (6,6 kW, 32 A) il est pos- Lorsque la batterie (6 kWh) est totalement chargéesible de refaire le «  plein  (20 kWh) en 3 h (240 V) et » L’avènement de l’hybride série (1h30 en 220 V), seul le moteur électrique de tractionmême 80 % de la charge en 15 minutes ou 95 % en 17 développant 120 kW (163 ch.) entre en action. Dansminutes sur une borne rapide (80 Ah). C’est la princi- Le spectre de la « panne sèche » étant encore très pré- cette configuration, on peut parcourir jusqu’à 24 kmpale avancée par rapport aux batteries lithium-ion de sent sur les véhicules électriques, la formule du prolon- avec une vitesse maxi de 100 km/h.génération précédente. Mais ce n’est pas la seule. gateur d’autonomie fait des émules. Suzuki, Mitsubishi et Honda se sont engagés dans cette voie avec des Si la charge de la batterie baisse, si on accélère forte-Elle dure trois fois plus longtemps projets aux ambitions et aux technologies différentes. ment ou si la vitesse dépasse 100 km/h, le moteur à es-et coûte deux fois moins cher ! sence (4 cylindres, 2 l, cycle Atkinson, 136 ch.) se met Suzuki a choisi la simplicité pour sa Swift EV Hybrid. en route. Il n’entraîne pas les roues mais un générateurC’est Toshiba qui fabrique cette batterie SCIB (Super Au Japon, les automobilistes parcourent rarement plus (100 kW) qui fournit l’énergie au moteur électrique deCharge Ion Battery). Sa chimie fait appel à l’oxyde de de 20 à 30 km par jour. La firme d’Hamamatsu a donc traction. C’est alors un pur hybride série.6 Janvier 2012
  7. 7. FocusSi la vitesse augmente encore, un embrayage transmet appliquant un couple positif ou négatif à chaque roue, à combustible «  traditionnelles  utilisent des métaux »directement le couple du moteur thermique aux roues guider de façon active le train arrière. Le système gère précieux comme catalyseurs, ce qui les rend économi-motrices. C’est un cas unique dans toute la production finement cette répartition en fonction de la vitesse et du quement incompatibles avec une production en série.automobile car le rapport de démultiplication du moteur rayon de la courbe.thermique est fixe. Il n’y a en effet pas besoin de boîte Le Daihatsu FC Show Case, présenté au dernier salonde vitesses puisque le moteur à essence n’entraîne Nous avons brièvement pris le volant de cette «  super de Tokyo, résout tous ces problèmes en même temps !jamais directement les roues en dessous de 60 km/h. hybride » et le résultat est bluffant. L’auto peut évoluer Ce mini van cubique (3,39 m x 1,47 m) fait plutôt fi-Dans ce cas, le fonctionnement est celui d’un hybride en mode 100 % électrique jusqu’à 40 km/h, mais aussi gure de gag avec son flanc gauche qui s’ouvre pourparallèle. procurer des accélérations époustouflantes grâce aux le transformer en salle de cinéma mobile. Mais le plus 405 ch. délivrés par l’ensemble de ses moteurs  En ! étonnant c’est pourtant ce qu’on ne voit pas. Dans sonPour l’avoir essayé, cette Accord se conduit comme courbe, le SH-AWD Electric semble pousser l’arrière plancher, le FC Show Case cache en effet un systèmeune Nissan Leaf à vitesse modérée. Lorsqu’on accé- du véhicule dans le sens du virage. L’agilité est surpre- de traction novateur. Le moteur électrique est alimentélère, le moteur thermique se met en marche. Il n’est pas nante malgré le poids de l’auto et la motricité est su- par une pile à combustible très compacte (35 kW) quitrès discret mais son régime, proportionnel à l’accélé- périeure aux systèmes de traction intégrale que nous n’utilise pas de métaux précieux. Elle coûte donc beau-ration, ne produit pas cet effet de « patinage » ressenti avons essayés jusqu’alors. coup moins cher. Autre innovation, cette PAC n’est passur les hybrides dotés d’une boîte à variation continue. alimentée en hydrogène mais par un liquide, l’hydrateLe seul handicap du système est un temps de réponse Une pile à combustible révolutionnaire d’hydrazine (N2H4.H2O). Cet ergol, utilisé dès 1941 parà l’accélération plus lent qu’avec les autres architec- les Allemands pour leur avion fusé Messerschmitt metures hybrides. Cela dit, Honda n’a pas oublié ceux qui Remise au goût du jour par la NASA pour les missions 163, est aujourd’hui employé par les lanceurs spatiauxrecherchent de hautes performances au volant d’une Apollo, la pile à combustible (PAC) n’est pas une inven- (Ariane-4). Il présente certains avantages par rapport àvoiture hybride. tion récente. L’avocat anglais William Grove, chercheur l’hydrogène gazeux. Il se stocke facilement, possède amateur en électrochimie, a énoncé son principe en… une grande densité énergétique et ne s’enflamme pas4 moteurs et 4 roues motrices ! 1839 ! Ce principe, c’est celui de l’électrolyse inversée. en dessous de 120 °C. Il est synthétisé à partir d’hydro- En recombinant de l’hydrogène et de l’oxygène, il est gène et d’azote. Une opération qui n’émet pas de CO2.Le SH-AWD (Super Handling All Wheels Drive) de possible de créer simultanément de l’électricité, de laHonda est un système de traction intégrale à transfert chaleur et de l’eau. Simple ! Ce système n’est pour l’instant qu’au stade de proto-de couple piloté. Il équipera la future Honda NSX dont type, mais il pourrait être commercialisé au tournant dele prototype a été présenté début janvier au salon de En théorie, la pile à combustible est donc le générateur la décennie, à moins que d’ici là les batteries fassentDétroit. Géré par des moteurs électriques et marié à idéal pour alimenter un véhicule électrique car il est des progrès spectaculaires, ce qui est parfaitementune mécanique hybride, il permet d’obtenir les per- totalement non polluant (pas de CO2 ni gaz toxiques) envisageable.formances d’un V8 avec la consommation d’un 4 et s’alimente avec un «  carburant  bien plus rapide à »cylindres, le tout dans une grande berline aussi agile recharger qu’une batterie. En théorie seulement car, Hélas, si ces belles innovations sont, pour la plupart,qu’une petite GTI. Pour parvenir à ce résultat surpre- dans la pratique, on se heurte à de nombreux pro- planifiées en série pour 2012, elles ne concernent pasnant le SH-AWD Electric fait appel à un moteur ther- blèmes. Le premier, c’est la fabrication de l’hydrogène, l’Europe. Les responsables japonais nous ont clai-mique et trois moteurs électriques  Sous le capot se ! gourmande en énergie et émettrice de CO2 (8 kg de rement fait comprendre qu’ils ne dépenseraient pastrouve un V6, 3,5 l à injection directe développant 310 CO2 par kg d’hydrogène) lorsqu’il est obtenu à partir d’énergie ni d’argent pour les imposer chez nous tantch. et 360 Nm de couple. Il est accouplé à un moteur d’énergies fossiles (95 % de la production). Le second, que subsistera la monoculture du diesel. Et si c’étaitélectrique de 30 kW (41 ch.) et 130 Nm de couple. Ce c’est le stockage. Sa très faible densité volumique (0,09 ça… être en retard d’une guerre ! ●groupe propulseur entraîne les roues avant via une kg/m3) impose de le transporter sous pression (350 ouboîte robotisée, double embrayage, à 7 rapports. À 700 bars pour l’automobile) avec à la clé des pertes Jean-Luc Moreaul’arrière, deux moteurs électriques de 20 kW (27 ch.) de rendement et l’encombrement des réservoirs. Leet 70 Nm chacun entraînent individuellement chaque troisième, c’est la sécurité car l’hydrogène s’enflammeroue. Grâce à ce contrôle indépendant, on peut, en 10 fois plus rapidement que l’essence. Enfin, les piles Daihatsu FC Show Casewww.observatoire-vehicule-entreprise.com 7
  8. 8. TendancesMobilité partagée,rêve ou réalité ?E n ces temps de profonds change- sion sur chaque transaction effectuée façons de «  consommer  l’automobile. » ments, une nouvelle économie entre particuliers, explique ainsi Marion Chacun essaie de proposer son alter- L’OVE lance un – celle du partage – se propage Carette, l’une des fondatrices. Nous native à la propriété individuelle, car nouveau cycle dedans nos pays industrialisés. Tous avons plus de 2 500 voitures à louer au-delà des économies permises par conférences !les secteurs ou presque voient de sur tout le territoire, y compris dans ces nouvelles approches, c’est l’impactnouveaux comportements émerger. des lieux où aucun loueur « officiel » ne social généré qui s’avère remarquable. pourra jamais s’installer ». La location deJusqu’ici l’automobile restait un peu véhicules entre particuliers remporte de La capacité à recréer du lien entre Après l’OVE Mobility Tour, 2012à l’écart de la tendance. Héritage plus en plus de succès, surtout depuis la les individus est pour beaucoup dans sera l’année de l’OVE TCO Tourculturel  Peur de la nouveauté  La ? ? levée du dernier obstacle : « nous avons l’engouement pour les plateformes de (le Total Cost of Ownership, quiconférence organisée par l’OVE le 30 mis deux ans à convaincre un assureur consommation collaborative. Nicolas Le correspond au coût d’usage d’unnovembre dernier au Palais Brongniart de créer un produit spécifique à ce type Douarec, président de CityzenCar, en véhicule)  Cette nouvelle tour- !a permis d’aborder le sujet d’une façon de location  aujourd’hui plus rien n’em- ; est convaincu : « nous, qui sommes untrès large en donnant la parole à ces pêche de partager sa voiture. » peu le « Meetic de la voiture », accordons née est consacrée cette fois à lanouveaux acteurs qui prônent la mobilité beaucoup d’importance à l’accompagne- traque des dépenses cachées etcollaborative. Les entreprises, en ment de nos « clients ». Nous nous vou- à l’optimisation du coût de la mo- pointe ou à la traîne ? lons avant tout réseau social de mobilité, bilité. Ce cycle démarre à Paris« Un jour, nous regarderons le 20e siècle et la civilité est le ciment de notre com- le 14 février et se poursuivra àet nous nous demanderons pourquoi Si le partage entre particuliers est au- munauté ». CityzenCar ne prend d’ail- Lyon le 27 mars prochain.nous possédions autant de choses » jourd’hui une réalité, qu’en est-il au ni- leurs ni frais d’inscription ni commissionaffirmait récemment l’un des papes de veau de l’entreprise  Pierre Blondeau, ? sur les transactions. Chaque propriétaire Nouveau Cahier :la consommation collabora- choisit son prix de location Comprendre letive dans le Time Magazine. à l’heure, à la journée et à la marché du véhiculePourquoi ne pas partager ce semaine, et définit les règles à d’occasionqu’on utilise que très peu  ? respecter dans sa voiture.Pourquoi ne pas prêter ou louer Vous trouverez dans cetteà ses voisins, ses amis, les Autre approche, celle d’Alter- publication l’essentiel pourmembres de sa communauté move (Groupe Mobivia), qui comprendre les règles de fonc-sa superbe tondeuse auto- s’engage pour une mobi- tionnement d’un marché quitractée ou son monospace  ? lité urbaine plus simple, plus influence un grand nombre« Posséder n’est plus un but en économique et plus propre. de nos décisions en matièresoi, en tout cas pour les nou- « Notre spécificité – expliquevelles générations » confirme son Directeur Général Olivier d’équipement automobile.Antonin Léonard, spécialiste de Lourdel – est de proposer toutla consommation collaborative un panel de solutions de mobi- Prochainement :et animateur du blog conso- lité urbaine douce : scooters, • Mémento automobile descollaborative.com. «C’est de vélos, trottinettes, équipe- sociétés 2012l’usage dont on a besoin, pas ments, accessoires, ainsi que Cette 5e édition, en collabora-de la propriété  a fortiori pour des voi- ; directeur des achats chez Limagrain, des services de location, autopartage,tures dont on sait qu’elles restent inutili- covoiturage et même la vente de titres tion avec C’M’S’ Bureau Francis témoigne : « la consommation collabora-sées 80 % de leur temps.» tive fait son chemin, nous essayons de de transport public. » Pourquoi en effet Lefebvre, a toujours pour ambi- créer un « pôle mobilité » en imaginant ne pas diversifier ses moyens de trans- tion de vous aider à mieux choisirPourquoi acheter ce de nouvelles solutions. Cependant, il y port et les adapter à ses envies, ses votre véhicule et à optimiser lesqu’on peut louer ? a des choses que nous ne savons pas humeurs, ses besoins réels ? coûts de gestion de votre flotte. faire, c’est dommage car parmi nos 700 • Le pneumatique,En Californie où le mouvement est né, véhicules, certains pourraient très cer- La mobilité partagée, nouvel or noir ?le « peer to peer » automobile explose  : tainement être partagés, comme ces nouveau chantier pour les Trois ans après la première édi-« pendant que je ne me sers pas de ma camionnettes de livraison qui restent au Directions Générales ?voiture, je t’en fais profiter, et j’en profite garage de 10h à 18h… » tion consacrée aux pneumatiques,pour gagner un peu d’argent qui m’aide « Les solutions sont multiples, conclut l’OVE refait le point, en termesà l’entretenir.  Simple, surtout depuis » Mais Limagrain n’est pas propriétaire de Nathan Stern, entrepreneur social, et écologiques, financiers, etc.que les réseaux sociaux se démocra- ses véhicules : comment « sous-louer » nous ne sommes qu’au début d’une évo-tisent. «  technologie est évidemment La des voitures en leasing ? L’OVE est prêt lution sans doute durable et profonde. • Save the date - 11 avril 2012 : remise des Trophéespour beaucoup dans le développement à imaginer des réponses : « pourquoi les Les jeunes cadres d’aujourd’hui ne sont des Entreprises Ecomobilesde cette nouvelle économie, mais elle loueurs ne prendraient-ils pas position plus à la recherche du statut conféré parn’est qu’un des facteurs du succès, sur ces nouveaux services  réfléchit ? la voiture de fonction ; beaucoup d’entre L’OVE et l’AVERE France orga-ajoute Antonin Léonard. L’évaluation, la Philippe Brendel ; Arval, comme d’autres eux préféreraient se voir offrir par leur nisent la première cérémonierelation, la confiance en des gens qu’on professionnels, pourrait ainsi devenir employeur un « portefeuille de mobilité » de remise du Grand Prix desne connaît pas mais qui sont des amis « autopartageur » ; il y a sans doute là un plus souple et plus en phase avec les Entreprises Ecomobiles, à lade nos amis, permettent de tisser des modèle à inventer.» modes de vie du troisième millénaire. » Maison des Arts et Métiersliens virtuels et de nouer des relations à Paris, le 11 avril 2012 dèscommerciales réelles. » L’émergence d’une nouvelle Messieurs les chefs d’entreprises, res- 17h30. Plus d’informations sur économie « sociale » ? ponsables DRH, patrons de flotte, à www.entreprises-ecomobiles.fr.Car c’est bien de commerce qu’il s’agit : vous de jouer ! ● www.sblcreation.fr« chez Zilok.com – sorte d’eBay de la Les constructeurs automobiles com-location – nous prenons une commis- mencent à s’intéresser à ces nouvelles Philippe GrandLe journal de l’OVE est une publication de l’Observatoire du Véhicule d’Entreprise. L’OVE ne saurait être tenu responsable de toute erreur, oubli et autre résultat tiré de l’utilisation de ce journalet/ou de toute exploitation des informations contenues dans ce journal. Observatoire du Véhicule d’Entreprise – Association loi 1901 – 22, rue des Deux Gares – 92 564 Rueil-Malmaison Cedex– Tél. standard : (+33)1 57 69 50 50 Fax : (+33)1 57 69 78 34. Copyright 2012 – Observatoire du Véhicule d’Entreprise. Tous droits réservés.Toute reproduction ou diffusion même partielle, parquelque procédé ou sur tout support que ce soit, ne pourra être faite sans l’accord préalable écrit de l’Observatoire du Véhicule d’Entreprise.8 Janvier 2012

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