Journal de l'OVE avril 2012

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  • Avec plus de 700 véhicules en gestion externalisée, Buy Made Easy adopte une approche résolument NEUTRE et INDÉPENDANTE vis-à-vis des financeurs et constructeurs.

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Journal de l'OVE avril 2012

  1. 1. Le journal de l’OVEAvril 2012 Dossier Événement L’irrésistible croissance des véhicules Réduction des coûts d’entreprise et des flottes de la mobilité  : quels leviers privilégier ? L’OVE lance le TCO Scope Nous vous l’avions annoncé. Pour l’OVE, l’année 2012 et les années suivantes seront consacrées à l’optimisation des coûts des flottes automobiles. Chaque euro compte. Le lancement de l’OVE TCO Tour à Paris le 14 février dernier a été un grand succès. 350 participants sont venus dé- battre du sujet avec nos experts. Ils étaient 180 à Lyon le 27 mars. Le TCO Tour s’arrêtera à Nantes le 26 juin prochain et à Marseille en fin d’année, puis dans 5 autres Forte affluence ce mardi 14 février pour la © Fotolia villes en 2013. conférence de lancement de l’OVE TCO Tour, nouvelle tournée de l’OVE consa- L’OVE vient également de publier la crée au(x) TCO. Après l’OVE Mobility 5e édition du Mémento Automobile Tour, l’Observatoire du Véhicule d’Entre- des Sociétés, en collaboration avec La voiture, à l’origine de son inven- de leurs collaborateurs. Cette irrésistible prise reprend la route des grandes capi- C’M’S’ Bureau Francis Lefebvre. tion, était un outil de déplacement et de croissance du véhicule d’entreprise et tales régionales pour prêcher la bonne Cet ouvrage fait aujourd’hui ré- liberté pour les particuliers. Aujourd’hui, des flottes devrait continuer dans les parole et aider les entreprises à optimiser férence dans le monde du véhicule la « voiture  est aussi devenue un outil » années futures après de profondes évo- le coût de leurs flottes, sujet d’actualité s’il d’entreprise en insistant sur les as- de travail de plus en plus utilisé par les lutions. Lire p. 2 – 3 en est... Lire p. 7 pects fiscaux et sociaux des coûts entreprises pour les besoins de mobilité d’usage des flottes. Le TCO est le moyen de comparer Focus les coûts d’usage des véhicules entre eux avant de les choisir pour sa flotte. Mais il n’existe pas Le développement des Low Emission Zones d’indicateurs de TCO auxquels un Umweltzonen, Milieuzones, Lavutslipps- cules électriques, hybrides plug-in, ou les véhicules zéro émission (ZEV) sont gestionnaire de flotte peut se ré- sone, Miljozone, etc. Depuis une dizaine véhicules zéro émission). Ainsi, on dis- autorisés. Si le terme de Low Emission férer. C’est pourquoi l’OVE lance d’années, plus de 180 villes de 8 pays tingue les Zero-Emission Zones (ZEZ) Zones (LEZ) est assez bien partagé en le TCO Scope 2012. Le TCO européens ont introduit des zones à qui sont une catégorie de LEZ où seuls Europe, le cas est légèrement différent Scope est une étude complète et faibles émissions polluantes (Low Emis- en France. Néanmoins, dans le cadre fouillée des TCO des grands seg- sion Zones) ou sont en train de les de la loi Grenelle 2, la France s’apprête ments de VP et VUL immatriculés mettre en place. à expérimenter sa version avec le lance- chaque année sur notre marché. ment cette année des Zones d’Actions Ces calculs incluent tous les prin- Une Low Emission Zone (LEZ) est un Prioritaires pour l’Air (ZAPA). cipaux coûts et notamment les espace délimité sur lequel sont instau- charges fiscales et sociales affec- rées des restrictions ou des interdic- L’objectif des LEZ ou ZAPA est d’amé- tant ces véhicules. Nous en avons tions de circuler pour les véhicules les liorer la qualité de l’air, et par consé- tiré des batteries d’indicateurs qui plus polluants (poids lourds, cars, 4x4), quent la santé et la qualité de vie des seront suivis dans le temps pour ou des autorisations pour les véhicules personnes qui vivent ou travaillent dans comparer leur évolution. Nous à faibles émissions uniquement (véhi- ces villes. Lire p. 4 – 5 avons également simulé quels seraient les effets d’une augmen- Zoom tation importante du litre de carbu- rant sur le prix de revient kilomé- trique. Nous avons aussi calculé L’utilitaire électrique hybride, une réponse adaptée les coûts d’usage de quelques flottes types. Le TCO Scope, c’est à la livraison urbaine dans le cadre des LEZ un outil de référence et de com- En milieu urbain, les professionnels de la livraison sont confron- paraison mis à la disposition des tés à plusieurs contraintes. Le fort trafic, les zones piétonnes chefs de parc. Mais c’est un outil restreintes aux véhicules ainsi que l’étroitesse de certaines statistique qui évidemment ne rues les poussent à chercher des utilitaires maniables et com- pourra pas remplacer une étude pacts. D’autres préoccupations doivent également être prises personnalisée. Il n’empêche, un en compte : le bruit source de désagrément pour les habitants © Goupil Industrie vide vient d’être comblé. ou encore la pollution des moteurs thermiques. Par ailleurs, les A très bientôt. solutions doivent permettre d’offrir une autonomie suffisante, sur route comme en centre-ville. Les services techniques et les pres- Philippe Brendel tataires des collectivités, communes et villes sont également de plus en plus concernés par ces problématiques. Lire p. 6 www.observatoire-vehicule-entreprise.com
  2. 2. Dossier L’irrésistible croissance des véhicules d’entreprise et des flottes © Tiero - Fotolia © Fotolia La voiture, à l’origine de son invention, était un outil de déplace­ non récupérable, amortissements non flottes sont majoritairement achetées ment et de liberté pour les particuliers. Aujourd’hui, la « voiture » déductibles, taxe sur les véhicules de par les entreprises et immobilisées dans est aussi devenue un outil de travail de plus en plus utilisé par sociétés, avantages en nature). Cette leurs comptes. En effet, la Location les entreprises pour les besoins de mobilité de leurs collaborateurs. Cette situation n’a pas favorisé son dévelop- Longue Durée (LLD) aux entreprises irrésistible croissance du véhicule d’entreprise et des flottes devrait conti­ pement et en a compliqué l’usage. est encore balbutiante avec un parc en nuer dans les années futures après de profondes évolutions. location de 196 000 véhicules VP et VU. En matière de VP, les entreprises Mais de nouveaux acteurs comme Arval Entre les deux guerres, la production l’époque de l’automobile pour tous avec avaient donc plutôt recours au régime viennent de faire leur apparition et vont des constructeurs automobiles euro- des modèles peu différenciés qu’il fallait des Indemnités Kilométriques (IK). Le bousculer et stimuler ce marché. péens était majoritairement tournée avoir la patience d’attendre pendant de régime des IK consiste, pour l’entreprise, vers la satisfaction des besoins d’une nombreux mois. à rembourser à un collaborateur le kilo- Si les véhicules utilitaires fonctionnent clientèle fortunée et exigeante. Pendant métrage professionnel effectué avec sa quasi exclusivement au gazole, ce n’est cette période, les marques prestigieuses Pendant cette période de reconstruction voiture personnelle. C’est peu de dire pas encore le cas des voitures particu- et les modèles de luxe foisonnaient. Le et même après les Trente Glorieuses, le que ce système assez opaque a fait lières qui ont toujours recours à l’es- souci de la satisfaction des besoins véhicule d’entreprise n’avait pas la place l’objet de nombreux abus qui coûtaient sence à 67  contre 33  pour le die- % % automobiles du plus grand nombre est qu’il a aujourd’hui. Certes il existait des cher aux entreprises, même si celles-ci sel (marché global). Bien entendu, à ce apparu aux Etats-Unis avec Ford et sa flottes propriétaires, composées essen- ne s’en rendaient pas toujours compte. moment là, on se soucie encore peu de célèbre Ford T qui ont inspiré, pour ne tiellement de Véhicules Utilitaires légers pollution et d’environnement et il n’est citer que ces deux constructeurs, la (VUL), mais assez peu de Véhicules Les années 90 pas question de suivre les émissions de Volkswagen au début des années 30 et Particuliers (VP). CO2 ou de polluants locaux des véhi- la Citroën 2CV qui ne verra vraiment le Le début des années 90 est caractérisé cules. Ce sont des années marquées jour qu’après la guerre. Le véhicule particulier utilisé par un par des immatriculations de VP réali- aussi par une certaine insouciance, le collaborateur d’entreprise ou un profes- sées majoritairement par des particu- nombre de morts sur les routes atteint le Après la deuxième guerre mondiale sionnel libéral a toujours été considéré, liers (74  de particuliers, 26  de so- % % chiffre révoltant de 10 000 par an (même justement, les constructeurs se sont dans notre pays, comme un bien somp- ciétés en 1991). Les flottes d’entreprises si on vient de 17 000 tués par an dans mobilisés pour satisfaire les besoins de tuaire particulièrement «  entouré  par » sont au début d’un cycle de croissance les années 70) et la lutte contre la mor- mobilité du plus grand nombre : c’est le fisc et les organismes sociaux (TVA continue qui durera plus de 20 ans. Ces talité routière n’est pas encore devenue une grande cause nationale. Vingt ans après… En 2012, le paysage s’est profondément modifié. Les immatriculations de véhi- cules particuliers se rééquilibrent peu à peu au profit des sociétés (entreprises stricto sensu, loueurs courte et longue durée, véhicules de démonstration mis à la route par les réseaux de distribu- tion automobile). La part des particuliers dans les immatriculations de VP est tom- bée à 59  en 2011. De leur côté, les % loueurs longue durée se sont accaparés plus de 15 % du marché automobile total. La LLD représente maintenant plus de 50 % des flux d’immatriculations dans les entreprises. Le parc de véhicules loués en LLD dépasse largement les© Andres Rodriguez - Fotolia 1 100 000 véhicules. Cette situation, ayant été acquise au détriment de « l’achat  de véhicules, montre une » forte évolution des mentalités. Les entreprises comme les particuliers, se rendent compte maintenant que la pro- 2 Avril 2012
  3. 3. Dossierpriété coûte inutilement cher. Les entre- L’idée que la réponse aux besoins de gies elles aussi porteuses deprises, devant gérer des ressources mobilité des collaborateurs ne doit pas promesses, il faudra d’abordfinancières rares, se recentrent sur leur obligatoirement être assurée par une bâtir un réseau de distributioncoeur de métier en déléguant à des réponse strictement automobile fait son avant d’envisager leur utilisa-spécialistes toutes leurs « activités an- chemin. tion à grande échelle.nexes  à leur activité principale (parc »automobile, informatique, cantines, Et dans 20 ans ? Quid du véhicule électrique  ?ménage…). Le nombre de véhicules Son avenir dépendra à la foisde fonction est également en augmen- Vraisemblablement, la part des véhi- des prix du pétrole, des prix detation croissante, aidé en cela par une cules d’entreprise continuera de croître l’électricité qui ne manquerontréglementation sociale et sociale plus sauf si, l’Etat dans sa recherche déses- pas eux aussi d’augmenter,simple et plus favorable depuis 2002. pérée de ressources fiscales, se met à du poids de la fiscalité et sur- taxer encore davantage certaines caté- tout du prix des voitures et deLe recours aux Indemnités gories de véhicules comme les voitures leur autonomie. Le véhiculeKilométriques est devenu marginal de fonction. La part de la LLD devrait utilitaire électrique à usagedans la plupart des entreprises autres continuer à croître dans les entreprises, professionnel est bien adaptéque les TPE. sans doute à un rythme inférieur aux à certains types de tournées années précédentes même si les très prédictibles comme celles de ©adisa - FotoliaLa diesélisation du parc poursuit aussi petites entreprises constituent un gise- La Poste. Sa part devrait aug-son irrésistible ascension : sur le mar- ment de croissance important mais menter significativement dansché global, la part du diesel représente restent encore difficiles à convaincre. les parcs automobiles utilisésprès de 73 % des immatriculations, soit La location longue durée aux particu- dans des villes de moins enune croissance de plus de 40 points de liers pourrait enfin trouver une place, moins ouvertes aux véhiculespart de marché en 20 ans. Ce pourcen- aidée en cela par des changements polluants, d’autant qu’il n’est pas péna- Conclusiontage atteint même 95 % dans les flottes culturels moins portés sur la propriété. lisé par une fiscalité devenue insuppor-d’entreprises, favorisé par une TVA non table comme celle qui frappe le VP. Le Le marché de la mobilité profession-récupérable sur l’essence. La part des Les motorisations thermiques auront véhicule particulier électrique devrait nelle a de beaux jours devant lui. Il seraénergies alternatives (GNV, GPL, E85), encore toute leur place car elles ré- sans doute connaître un essor plus lent, placé sous le signe de la diversité : di-souvent maltraitées par une fiscalité pondent bien à la plupart des besoins handicapé qu’il est par son autonomie versité des modèles, diversité des éner-inconstante, est devenue symbolique. des particuliers et des entreprises. La encore faible et son prix (à ce jour) qui gies, diversité des modes d’exploitationLa voiture électrique commence à être part du diesel dans la consommation empêche les particuliers et les entre- et d’utilisation, diversité des modes deprise au sérieux avec des construc- de carburant fossile devrait baisser prises de l’acquérir en masse. Il pourra transports… L’automobile et son éco-teurs qui se sont résolument engagés significativement sous la pression des néanmoins trouver sa place dans des système renouvelé resteront encore ledans son développement (Renault). contraintes environnementales et éco- parcs publics ou privés autopartagés. moyen de déplacement le plus souple nomiques. L’essence devrait donc et le plus efficace pour répondre à laLes pollutions locales et les émissions retrouver des atouts grâce aux efforts Les nouvelles formes de mobilité (auto- majorité des besoins des déplace-de CO2 sont au centre des préoccupa- massifs effectués par les constructeurs partage, covoiturage, peer to peer) re- ments des collaborateurs d’entreprise.tions des constructeurs, des particuliers, en faveur de ces motorisations. Les présenteront une part significative de la Il restera à encore optimiser les coûtset des entreprises, aidés en cela par biocarburants de deuxième généra- mobilité des individus et collaborateurs d’usage de ces flottes qui représen-des règlementations européennes et tion, objets de moins de polémiques d’entreprise. Le recours aux transports tent souvent le deuxième poste denationales de plus en plus exigeantes que l’actuel éthanol, devraient avoir en commun devrait croître lui aussi de dépenses après les salaires dans lesainsi que par une fiscalité particulière- vu le jour et retrouver les faveurs des façon sensible si les efforts d’équipe- entreprises, c’est toute la question dument incitative (bonus/malus, TVS…). constructeurs et du public surtout si les ments des collectivités vont de pair pour fameux TCO (Total Cost of Ownership) cours du pétrole s’envolent. L’avenir du proposer une offre sûre, ponctuelle et ou plutôt des TCO dont nous reparle-Quelques nouvelles formes de mobi- GPL, malgré ses avantages (prix, ré- confortable. Il reste à espérer que les rons très bientôt.●lité encore timides font leur apparition : seau) semble bien compromis tant son contraintes budgétaires à venir ne vien-covoiturage, autopartage, multimoda- sort semble lié aux incitations fiscales. dront pas noircir cet horizon. Philippe Brendellité, substituts à la voiture de fonction. Quant au GNV et à l’hydrogène, éner- © Fotoliawww.observatoire-vehicule-entreprise.com 3
  4. 4. FocusLe développement desLow Emission Zones putables au transport routier3. Pour qui ? La situation des LEZ varie selon les pays. Et régulièrement, la France Certaines LEZ appliquent une interdiction stricte, enregistre des «  pics de pollu- d’autres appliquent une taxe pour les véhicules pol- tion  importants, notamment » luants. La définition des véhicules polluants dépend au regard des valeurs limites des LEZ, certaines concernent tous les véhicules à européennes4. moteur thermique, d’autres visent principalement les véhicules diesel, et d’autres encore uniquement les La création des LEZ répond poids lourds de plus de 3,5 tonnes ainsi que les cars et en premier lieu à une ques- bus. À Londres, les camionnettes de plus d’1,2 tonne tion de santé publique et non et les minibus comportant plus de huit places sont sou- de lutte contre le réchauffe- mis à la taxe. En Allemagne, tous les véhicules sont ment climatique comme on concernés, sauf les motos. De manière générale, les pourrait le croire. Elles ont véhicules militaires ou de service public, tels que les été mises en place dans des pompiers, sont exemptés. Pour les ZAPA, le niveau aires urbaines où la pollution d’interdiction des véhicules sera déterminé par les col- atteignait des niveaux problé- lectivités locales en fonction du contexte local et des matiques pour la santé. Les enjeux en termes de pollution de l’air sur la zone. 310 000 décès prématurés recensés en Europe chaque Néanmoins sont concernés à minima les véhicules année et l’ensemble des dom- non conformes aux normes européennes en matière mages sur la santé humaine de rejets polluants. qui sont imputables aux émissions polluantes, repré- La réglementation européenne « Euro » fixe les limites sentent trois fois plus que le maximales de rejets polluants pour les véhicules rou- nombre de morts par accident lants, et impose un ensemble de normes de plus en plus de la route et un coût estimé à strictes s’appliquant aux véhicules neufs environ tous environ 600 milliards d’euros les quatre à cinq ans. Ainsi, les normes européennesU mweltzonen, Milieuzones, Lavutslip­ par an. C’est en raison de ce risque de santé publique permettent de classer les véhicules. Lorsqu’un véhi- pssone, Miljozone, etc. Depuis une dizaine que l’Union Européenne a instauré des normes d’émis- cule est vendu, l’information de sa catégorie dans la d’années, plus de 180 villes de 8 pays sion fixant les valeurs maximales autorisées de rejet de classification « Euro » est fournie. Plus sa norme esteuropéens1 ont introduit des zones à faibles polluants par les moteurs des véhicules automobiles et ancienne, plus la taxe d’entrée dans la LEZ est élevée,émissions polluantes (Low Emission Zones) ou que les villes ont mis en place les LEZ. ou son interdiction sera stricte.sont en train de les mettre en place. Comment mettre en place une LEZ ? Comment : Dans tous les pays, des panneaux situésUne Low Emission Zone (LEZ) est un espace délimité en bord de route indiquent aux conducteurs qu’ilssur lequel sont instaurées des restrictions ou des in- Le concept des zones à faibles émissions polluantes entrent dans la LEZ, il n’existe ni barrières, ni péages,terdictions de circuler pour les véhicules les plus pol- est de limiter l’accès des véhicules qui polluent forte- mais les dispositifs varient d’un pays à l’autre. La par-luants (poids lourds, cars, 4x4), ou des autorisations ment l’environnement, par des interdictions, des res- ticularité d’Amsterdam est d’interdire formellement auxpour les véhicules à faibles émissions uniquement trictions voire des taxes. camions de plus de 7,5 tonnes d’accéder au centre-ville(véhicules électriques, hybrides plug-in, ou véhicules par simple panneau d’interdiction. Dans la plupart deszéro émission). Ainsi, on distingue les Zero-Emission Quelques principes « génériques » des LEZ cas, le conducteur doit acheter une vignette donnantZones (ZEZ) qui sont une catégorie de LEZ où seuls le droit de passage et indiquant la classe d’émissionles véhicules zéro émission (ZEV) sont autorisés. Si Quand : Les LEZ sont généralement opérationnelles du véhicule. Si le véhicule est conforme, le conducteurle terme de Low Emission Zones (LEZ) est assez bien 24 heures sur 24, 365 jours par an, les seules excep- doit toutefois se procurer la vignette de conformité. Lapartagé en Europe, le cas est légèrement différent en tions se trouvant actuellement en Italie à caractère uni- durée d’une vignette peut varier d’une journée, à uneFrance. Néanmoins, dans le cadre de la loi Grenelle 2, quement hivernal. Il existe également des expérimen- semaine, un mois, ou un an. Ce dispositif s’accom-la France s’apprête à expérimenter sa version avec le tations de LEZ limitées aux pics de pollution de l’air ; pagne du contrôle régulier des forces de l’ordre dans lalancement cette année des Zones d’Actions Prioritaires toutefois, une étude réalisée pour la ville de Zurich a zone. D’autres pays (Grande-Bretagne, Norvège, Italie)pour l’Air (ZAPA). montré que les LEZ limitées dans le temps n’apportent ont recours pour leurs LEZ au paiement d’un péage au que très peu d’avantages. préalable – par SMS par exemple –, et à un dispositifL’objectif des LEZ ou ZAPA est d’améliorer la qualité de contrôle via un système de vidéo. La caméra lit etde l’air, et par conséquent la santé et la qualité de vie Où : Ces zones se trouvent le plus souvent dans les enregistre les numéros de plaque d’immatriculation àdes personnes qui vivent ou travaillent dans ces villes. centres-villes très pollués, mais on trouve des cas l’entrée, ensuite un système informatique vérifie si le de restrictions sur des autoroutes (Autriche, Italie).Le véhicule est classé comme polluant et si le propriétaireLes LEZ, une question de périmètre d’une LEZ peut aller d’une petite partie d’un s’est bien acquitté de la taxe. Les contrevenants sontsanté publique avant tout centre-ville, par exemple Illsfeld en Allemagne (2 km²), passibles d’une amende. à un centre-ville entier comme Berlin (88 km²), jusqu’àPrès de 30  des Européens vivent dans une zone % la totalité d’une agglomération comme pour le Grand Les effets mesurésurbaine de plus de 100 000 habitants2 . Dans les Londres (1 600 km²).grandes villes, les émissions dues au trafic routier La loi encourage également les entreprises, ou les par-sont la principale cause des émissions polluantes. En ticuliers selon les modalités de la LEZ, à renouveler leureffet, la mobilité urbaine génère 40  des émissions % 3 flotte en remplaçant leurs vieux véhicules par des véhi-  Etude Aphekom (ImprovingKnowledge and Communication forde CO2 et jusqu’à 70  des autres polluants sont im- % DecisionMaking on Air Pollution and Health in Europe) sur les cules neufs plus écologiques et donc moins polluants. impacts sanitaires de la pollution atmosphérique en Europe. http:// cdurable.info/Pollution-urbaine-en-Europe-Taux-particules-fines-air- Le bilan global dans les villes ayant défini des LEZ villes-INVS,3299.html1 L’Autriche, la République Tchèque, le Danemark, l’Allemagne, l’Italie, 4 est positif :  Source : Etat de l’art – Les zones zéro émission à travers l’Europe :les Pays-Bas, la Suède et le Royaume-Uni Déploiement, retour d’expérience, évaluation d’impact et efficacité du • Diminution du trafic : le trafic des VP a diminué2  Source Eurostat, 2008 - 2010 système, ADEME, Mars 2011 d’environ 15  La mise en place de ces zones à %.4 Avril 2012
  5. 5. Focus notamment dans les zones considérées comme des points noirs de pollution, pour lesquelles les valeurs Différence entre problématique de santé limites réglementaires de la qualité de l’air ne sont pas respectées. Les communes ou groupements de publique et lutte contre le réchauffement communes souhaitant participer à l’expérimentation peuvent encore adresser leur projet de ZAPA, jusqu’au climatique 13 juillet 2012, au préfet de département. Aujourd’hui, 8 collectivités se sont engagées dans la démarche : Les polluants et gaz à effet de serre Paris, Plaine Commune, Clermont Communauté, Nice Côte d’Azur, Grenoble Alpes Métropole, le Grand Lyon, sont deux choses différentes. Les Communauté de Pays d’Aix, Communauté Urbaine polluants sont principalement les de Bordeaux. La plupart d’entre elles sont visées par particules fines (telles que PM10), un contentieux européen, ce qui pourrait valoir à la le monoxyde d’azote (NO), le France de sévères amendes. En effet, en mai 2011, dioxyde d’azote (NO2) et le benzène la Commission européenne est passée à la vitesse (C6H6), qui sont nocifs pour la santé supérieure en décidant d’engager des poursuites contre la France pour non-respect de la qualité de l’air, humaine et posent donc un pro- avec la menace d’une amende record de 10 à 30 M€. blème de santé publique. Les gaz à Néanmoins, les ZAPA restent un engagement volon- effet de serre produits par les acti- taire. Actuellement, les communes qui n’ont pas fait le Les émissions visées par la mise en place de LEZ vités humaines sont essentiellement le dioxyde de choix de mettre en place ce dispositif ne risquent pas concernent principalement les NOx, les particules carbone (CO2). L’augmentation de sa concentration de sanction. fines et, indirectement, l’ozone, responsables des dans l’atmosphère terrestre dans les zones agglo- Les études réalisées en Europe montrent que l’impact maladies cardiovasculaires, touchant les jeunes mérées est un facteur à l’origine du réchauffement sur l’amélioration de la qualité de l’air dépend des enfants et les personnes âgées. Selon le Centre climatique. La création d’une LEZ vise à diminuer choix effectués sur les conditions d’accès à la zone interprofessionnel technique d’études de la pollu- les émissions de polluants et non le CO2, même si, et à leurs modalités, c’est pourquoi les ZAPA seront tion atmosphérique (Citepa), le secteur du transport au final, la réduction concerne tous les gaz1. instituées à titre expérimental pour trois ans, ce qui est le principal responsable des émissions de NOx. permettra d’envisager différentes configurations avant 1  D’après l’article de l’IAU, note n°519 de retenir la plus pertinente. Des études seront me- nées au préalable sur les aspects techniques, environ- nementaux, économiques et sociaux. C’est à l’issue de cette phase que seront déterminés les groupes de faible niveau d’émissions permet d’agir sur le déve- l’utilisation de divers outils et mesures pour restreindre véhicules interdits, d’identifier les populations les plus loppement de modes de transports multimodaux l’accès aux véhicules polluants comme dans les LEZ, impactées, pour ainsi proposer des aides et mesures (transports alternatifs au fret, transports en commun, mais aussi agir sur l’ensemble du système de déplace- compensatoires. ● etc.) et ainsi de diminuer le trafic. ments au sein et autour de la zone (la priorité donnée• Diminution du niveau de congestion : la vitesse aux modes de transports collectifs propres, les modali- Pour aller plus loin : des véhicules a augmenté de 20  pour les véhi- % tés d’approvisionnement des commerces, l’analyse et www.lowemissionzones.eu cules particuliers et de 7 % pour les autobus. la gestion d’un éventuel report de trafic, la réduction http://www.developpement-durable.gouv.fr/Qu-est-ce-• Augmentation des usages de transports en com- des vitesses, la valorisation du covoiturage, la réduc- qu-une-zone-d-actions.html mun : dans toutes les villes, les LEZ ont provoqué tion des places de parking en centre-ville, etc.). une augmentation des déplacements en transport Mathilde Le Maistre en commun, ce qui traduit un abandon de la voiture Les ZAPA sont à l’initiative des communes ou grou- 4icom pour un report de transport. pements de communes de plus de 100 000 habitants,• Réduction de la pollution enregistrée : la réduc- tion de la pollution – due à la conjonction de la di- minution du trafic et du niveau de congestion – est significative. En matière de pollution, si les impacts sur la qua- lité de l’air ne sont pas identiques d’une LEZ à une autre, le bilan est globalement positif. Sur l’en- semble des LEZ, des réductions sont observées sur :• Les concentrations en dioxyde d’azote : de l’ordre de 1 à 10 %.• Les concentrations en particules PM10 : concen- tration moyenne annuelle (jusqu’à 12 %) et le nombre de journées dépassant la valeur limite journalière (jusqu’à 16 jours en Allemagne dans la région de Rhénanie-du-Nord-Westphalie).• Les réductions d’émission les plus importantes sont celles en particules (jusqu’à 40  en Suède % contre 10  pour le dioxyde d’azote). Sur les émis- % sions de NOx, on observe une réduction de -19 % à Londres, - 25 % à Berlin, - 40 % à Stockholm.Des ZAPA en France ?La loi de programme relative à la mise en œuvre duGrenelle de l’environnement du 3 août 2009 prévoitl’établissement d’un «  plan particules  qui a pour ob- »jectif la réduction des émissions de particules fines de30  d’ici 2015. La création de ZAPA est une des me- %sures phares du «  plan particules  Elles reposent sur ».www.observatoire-vehicule-entreprise.com 5
  6. 6. Zoom L’utilitaire électrique hybride, une réponse adaptée à la livraison urbaine dans le cadre des LEZ En milieu urbain, les professionnels de la livraison sont confrontés à plusieurs contraintes. comme la gêne n°1 en milieu urbain pour les français, Le fort trafic, les zones piétonnes restreintes aux véhicules ainsi que l’étroitesse de cer­ plus particulièrement pour les applications matinales. taines rues les poussent à chercher des utilitaires maniables et compacts. D’autres préoc­ Tous les composants des batteries (plomb, électrolyte cupations doivent également être prises en compte : le bruit source de désagrément pour les habi­ et plastique) sont recyclés via un sous-traitant certifié tants ou encore la pollution des moteurs thermiques. Par ailleurs, les solutions doivent permettre ISO 14001. d’offrir une autonomie suffisante, sur route comme en centre-ville. Les services techniques et les prestataires des collectivités, communes et villes sont également de plus en plus concernés par ces Quand il fonctionne en mode hybride, il permet d’éco- problématiques. nomiser jusqu’à 70 % de carburant par rapport à un vé- hicule conventionnel1. En outre, grâce à la technologie 90 % quelle que soit la vitesse, pas de hybride parallèle séquentielle, le moteur essence n’est consommation à l’arrêt. sollicité qu’à chaud et dans les régimes de vitesse où il fonctionne le mieux, ce qui engendre moins d’usure et • Un mode hybride parallèle séquen- moins de consommation (-25 % en « stop n’go »). tiel (moteurs électrique et essence selon la vitesse) pour les parcours périurbains. Distinction entre l’hybride parallèle [le moteur essence produit un couple qui est directement transmis aux roues] et l’hybride séquentiel [à basse vitesse (moins de 25 km/h), seul© Goupil Industrie le moteur électrique travaille  au-delà ; de 30 km/h, seul le moteur essence fournit le couple]. Plus vite et sur de plus © Goupil Industrie longues distances Lancé fin 2010, le Goupil G5 est un véhicule électrique bi-mode hybride conçu par Goupil Industrie, dont les Ce nouvel utilitaire a été développé pour répondre aux utilitaires 100 % électriques G3 sillonnent déjà les rues applications où les besoins en autonomie ou en vitesse de nombreuses villes en France. Innovant, le G5 est dépassent les capacités du véhicule 100  électrique. % un véhicule bi-mode électrique/essence qui allie les Le G5 est ainsi parfaitement adapté aux utilisations avantages du véhicule électrique au confort d’auto- qui requièrent successivement des trajets urbains et nomie et de vitesse d’un moteur essence. Il est donc périurbains, telles que les livraisons en ville avec des parfaitement adapté aux applications urbaines comme bases logistiques en périphérie. périurbaines, et particulièrement celle de la livraison en ville. La motorisation bi-mode E-hybrid se base sur Fonctionnement «  stop n’go  pour les livraisons en » des briques technologiques éprouvées. A l’inverse des centre-ville (mode 100 % électrique) : le Goupil G5 peut véhicules hybrides classiques où l’essentiel de la trac- rouler jusqu’à 40 km/h et son autonomie est de 80 km. tion est assuré par le moteur essence, le G5 fonctionne © Goupil Industrie 90 % du temps en mode pur électrique, le mode hybride Fonctionnement «  haut le pied  pour les trajets entre » ne prenant le relais que pour les trajets périurbains. la base et les lieux d’intervention (mode hybride élec- trique/ essence) : le G5 peut atteindre une vitesse de 70 La motorisation brevetée km/h pour une autonomie totale de plus de 400 km. E-hybrid : 2 véhicules en 1 Un bilan environnemental favorable Le G5 est le premier véhicule électrique utilitaire bi- Le Goupil G5 va-t-il ouvrir la route à une future lignée mode combinant un moteur électrique de la gamme G3 Ce type de véhicule répond favorablement aux pré- de véhicules utilitaires hybrides rechargeables  C’est ? et un moteur essence 4 temps associé à une transmis- occupations environnementales et urbaines. Lorsqu’il en tout cas une voie intéressante à explorer ! ● sion CVT. Ainsi, le G5 permet deux modes de fonction- fonctionne en mode 100 % électrique, il n’émet pas de nement distincts : gaz polluant ou de dioxyde de carbone (CO2) - l’un des Suke Churlaud • Un mode tout électrique (moteur électrique seul) principaux gaz à effet de serre - et contribue ainsi à ré- pour les livraisons en centre ville, avec les avantages duire efficacement la pollution urbaine. Il n’est pas non suivants : silencieux et non polluant, rendement de plus responsable de nuisances sonores, considérées 1  Estimation réalisée pour une application-type de livraison de mar- chandises en ville partant d’une base logistique située en périphérie. Les utilisateurs témoignent Une entreprise « propre » de la région avions besoin de véhicules de petit lation et de stationnement en centre du véhicule 100% électrique. Cette parisienne, spécialisée en livrai- gabarit facilitant la distribution urbaine ville » explique le dirigeant. « Nous plus grande autonomie est pour nous son, courses urgentes et tournées, et permettant d’être au plus près de disposons d’un entrepôt dans le centre un gage de sérénité dans l’organisa- s’est dotée en 2011 d’un fourgon G5. nos clients qui sont pour beaucoup de Paris, malgré cela notre problé- tion des tournées qui deviennent plus L’objectif était de pouvoir transporter des particuliers. D’autre part, nos cré- matique avec l’électrique reste son flexibles. Le volume utile du fourgon des volumes plus importants tout en neaux de livraison étant 14h-21h nous autonomie. L’acquisition du Goupil G5 pouvant atteindre 6 m3 a également été respectant l’environnement. « Nous faisons face à des difficultés de circu- nous a permis de repousser les limites un critère de choix ». 6 Avril 2012
  7. 7. ÉvénementRéduction des coûts de la mobilité  :quels leviers privilégier ?F orte affluence ce mardi 14 février pour la conférence de lancement de l’OVE TCO Tour, nouvelle tournée de l’OVE consacrée au(x) TCO. Après l’OVE Mobility Tour, l’Observatoire du Véhicule d’Entreprisereprend la route des grandes capitales régionales pour prêcher la bonneparole et aider les entreprises à optimiser le coût de leurs flottes, sujetd’actualité s’il en est...Un monde en crise, une TCO « de base  n’est plus assez pré- »mobilité en mutation cis  aussi ne parle-t-on plus d’un mais ; de trois TCO : le TCO Véhicule, le TCOC’est à Eric Champarnaud, vice-pré- Conducteur et le TCO Flotte ».sident associé du BIPE, que revenaitla lourde tâche d’entamer les débats  ; Si le TCO Véhicule reprend l’ensembleaprès un tour d’horizon contrasté sur la des coûts «  objectifs  et prédictifs : »situation du secteur automobile dans le loyer, assurance, carburant, pneuma-monde, notre expert se risquait à faire tiques, entretien, etc, le TCO Conducteurdes prévisions concernant notre marché -notion plus récente- s’intéresse à l’im-national : «  demande des ménages la pact généré par la façon de conduiredevrait continuer de ralentir, alors que (consommation, usure, sinistralité, etc.).celle des entreprises se maintient. Quant au TCO Flotte, il agrège les dif-Mieux, le marché des véhicules «so- férents événements marquant la vie duciétés » pourrait dépasser à terme les contrat : temps passé à gérer le parc, di-ventes aux particuliers, et ce malgré la mension et composition de celui-ci, éco-crise et l’émergence de nouveaux com- nomies d’échelle, etc. A ces trois TCO, présentent 30 à 40  du coût total de % En ces temps économiques incertains,portements en matière de mobilité.» on pourrait en ajouter un quatrième, possession des véhicules d’entreprise. on le voit, les entreprises s’appliquent à le Total Cost of Mobility qui prend en Pour en limiter l’impact, Christine Dion mieux maîtriser leurs coûts de déplace-Eric Saint Frison, gérant de Go Between compte la mobilité globale des collabo- et Emmanuelle d’Orazio, respective- ment. Les trois TCO leur permettent deConseil, prenait le relais en apportant rateurs de l’entreprise. « La part modale ment responsables de flotte automo- décortiquer avec minutie chaque com-un éclairage complémentaire sur les at- de l’automobile continue de baisser, sur- bile des filiales françaises des groupes posante de ces coûts, et aussi de pas-tentes des clients et utilisateurs : « More tout en ville, explique à ce sujet Bertil de pharmaceutiques Chiesi et Menarini, ser d’une vision tactique à une approchefor Less for More » telle est la clé du mar- Fos, directeur du cabinet conseil Auxilia. ont mis en place un programme de pré- stratégique de la gestion. Des progrèsché aujourd’hui. Et pas seulement dans A contrario, d’autres moyens de dépla- vention des risques routiers dans leurs sont réalisés chaque jour, mais les in-les pays émergents, confiait-il. Chacun cement se développent, l’offre s’élar- entreprises. «  Notre personnel entrant terventions des différents participantsdésormais en veut plus pour moins d’ar- git : quadricycles, scooters, vélos en bénéficie par ailleurs d’une formation montrent que des marges de progres-gent ! » Dans un monde où la croissance libre-service, etc. Aussi est-il intéressant à l’éco-conduite, précise Emmanuelle sion importantes subsistent. Gageonsjoue au yoyo, où l’énergie coûte de plus d’intégrer l’ensemble de ces nouveaux d’Orazio, et chaque collaborateur est que cette nouvelle tournée de l’OVEen plus cher, mais où les besoins de comportements dans le cadre d’une invité à remplir une fiche de sinistralité. » aidera à partager les bonnes idées, etmobilité continuent de progresser, le réflexion globale encourageant les col- Résultat : fin 2011, le projet mis en place à en faire accoucher de nouvelles. Lapragmatisme gagne du terrain. « Les laborateurs à devenir acteurs de leurs chez Chiesi France a permis de réduire traque des coûts cachés est lancée ! ●réseaux sociaux ont aussi une influence déplacements. » Pour cet intervenant, de 50  la dépense en assurance %sur l’évolution des attentes, précisait l’un des intérêts du TCM est de rappro- automobile, tandis que chez Menarini Philippe Grandnotre orateur, en termes de proximité, cher différents éléments jusqu’ici épar- France la fréquence de sinistralité bais-de services ou de qualité de relation ; et pillés (billets d’avion, trajets en taxis, sait de 36 points.c’est bien au monde de l’automobile de coût du stationnement des visiteurs,…) Selon le Syndicat National dess’adapter ». afin de développer une vraie stratégie Innover au quotidien Loueurs de Véhicules de Longue de mobilité. Et d’annoncer l’émergence Durée (SNLVLD), la filière de laUn objectif partagé, d’une nouvelle fonction à l’intérieur de Chez Orangina Schweppes, on croit LLD a confirmé sa bonne santémaîtriser les coûts l’entreprise, celle de manager de la aussi beaucoup à la formation des mobilité, comme elle existe déjà en Italie conducteurs, comme le rappelait Jean- au 4ème trimestre 2011 : avec 115« S’adapter  tel est le mot qui revien- » par exemple. Pierre Tran, responsable de la flotte : 336 mises à la route au cours desdra souvent dans les exposés des par- « nous proposons à nos personnels des trois derniers mois de l’année, laticipants à la conférence. Adaptation S’appuyer sur « les » TCO formations Centaure sur circuit, mais profession a connu une hausseaux approches modernes de gestion, à nous suivons aussi de très près notre de +13,7  de ses livraisons, soit %l’évolution des règles fiscales, adapta- Optimiser, économiser, prévoir, etc., car policy afin d’être en phase avec lestion aux contraintes environnementales, comment y parvenir mieux  Jean ? goûts et les attentes de nos collabora- 9,9  du volume de parc LLD en %aux modes de déplacements et aux Zermati, directeur de la gestion des teurs. » Une idée partagée par Jean circulation. Avec une offre qui anouveaux diktats du Code de la Route, véhicules du Groupe France Telecom, Zermati, conscient de l’importance de sensiblement évolué en faveuretc. Jean-Loup Savigny, directeur com- nouveau venu dans le monde des la carotte vs celle du bâton : « nous des consommateurs (qu’ils soientmercial et marketing d’Arval France, flottes, s’intéresse aux boîtiers analy- avons équipé 300 de nos commerciaux privés ou institutionnels) et uneentrera dans le vif du sujet en expliquant sant le comportement des conducteurs. de Citroën DS3, ce qui nous permet en flexibilité accrue, la LLD saitpourquoi le TCO est un incontournable 8 000 véhicules de son parc en seront échange de leur demander certains ef-pour tout bon gestionnaire de flotte. « La bientôt équipés  objectif : chasser les ; forts de conduite raisonnée ! » aujourd’hui répondre aux défisnotion de TCO (Total Cost of Ownership) kilomètres inutiles afin de réduire les d’un environnement économiqueest encore relativement récente  per- ; dépenses carburant, et aussi s’assurer Et l’électrique ? La question brûlait toutes morose.mettant de connaître l’ensemble des que les utilisateurs «  gèrent  correcte- » les lèvres, c’est Jean-Loup Savigny quicoûts générés par un véhicule, et pas ment les véhicules qui leur sont confiés y répondra : pour l’instant, le VE n’estseulement son prix d’achat, elle s’est (révisions, entretien, etc.). pas une «  bonne affaire  son TCO est »,développée depuis 2004, rappelait-il. Le supérieur de 35  à celui d’un véhicule %concept a fait faire des pas de géant à la Autres facteurs de coûts, l’assurance thermique… peut être l’hybride dieselgestion des parcs. Mais aujourd’hui, le et la sinistralité : ces deux postes re- électrique sera-t-il à terme une solution ?www.observatoire-vehicule-entreprise.com 7
  8. 8. ActusNouveau cahier : Mémento Remise des Trophées des • le type de fret utilisé, y compris en sous-traitance,automobile des sociétés 2012 Entreprises Ecomobiles : • la communication, interne et externe, et la sensibili- sation à l’écomobilité.Au-delà des aspects fiscaux et sociaux, l’entreprise qui 5 entreprises lauréatesa besoin d’un véhicule pour son activité doit d’abord Les cinq entreprises exemplaires sur ces différentsrechercher la marque et le modèle correspondant le critères se sont vu remettre chacune un trophée,mieux à ses attentes professionnelles, ses moyens, dessiné par l’artiste de bande dessinée Philippevoire à son « engagement » environnemental. Puis, elle Druillet, et réalisée par Arc International :s’intéressera aux moyens d’abaisser le coût au kilo-mètre de son véhicule, en prenant en compte son mode • Le Prix « Acteur de l’écomobilité », proposant des ser-d’exploitation (achat ou location), ses coûts d’exploita- vices d’écomobilité aux entreprises, aux collectivitéstion (consommation, assurance, entretien, gestion), et ou au grand public : TRANSWAYla fiscalité directe ou indirecte afférente à la détention • Le Prix « Transporteurs écomobile » : DERETde ce véhicule. • Le Prix «  Entreprise écomobile  ayant une gestion », responsable de leur mobilité vis-à-vis de leur coeurEn effet, si les choix fiscaux ont une influence sur la de métier et de leurs salariés : ICADEsélection du véhicule et sur son mode d’acquisition, il ne Le 11 avril 2012, l’Observatoire du Véhicule d’Entre- • Le Prix « Coup de coeur » : ALTERN’MOBILfaut jamais perdre de vue le coût réel d’un véhicule au prise et l’Avere-France ont remis, sous le haut patro- • Le Prix « Pionnier » : LA POSTEkilomètre. C’est ce coût objectif qui influencera d’abord nage du ministère de l’Ecologie, du Développementle compte de résultats de l’entreprise, c’est aussi ce Durable, du Transport et du Logement, le Grand Prix L’OVE lance le TCOcoût objectif que les Anglo-saxons appellent Total Costof Ownership (TCO) ou Coût global de détention qui des Entreprises Ecomobiles. 5 lauréats ont été récom- pensés pour leur engagement et leurs programmes en Scope 2012permettra de comparer de façon objective les véhicules matière d’écomobilité. En ces périodes économiques chahutées et risquées,entre eux. les entreprises doivent contenir leurs coûts de déplace- « L’écomobilité est un concept encore récent qui néces- ment et regarder avec attention chaque composante de site une implication à tous les niveaux de l’entreprise, ces coûts. La dernière livraison du baromètre de l’OVE quelle que soit sa taille. Pour les entreprises qui mettent montre que près de la moitié des entreprises interro- en oeuvre ce type de programme le bénéfice est évi- gées pensent que la pression sur les coûts d’usage des dent. Il nous semble important de valoriser les plus flottes va aller en s’accentuant dans les années à venir. exemplaires pour inciter l’ensemble des acteurs éco- C’est un enjeu considérable pour les comptes de résul- nomiques à se mobiliser  souligne Philippe Brendel, », tats des entreprises, chaque euro compte. Mémento automobile Président de l’OVE. Jusqu’à présent, il n’existait pas d’indicateurs permet- des sociétés 2012 « L’écomobilité est loin d’être un phénomène de mode : tant de suivre les TCO des véhicules dans le temps, c’est une nécessité cruciale tant sur le plan écologique ni même de le chiffrer de façon complète et organisée. que sociétal et économique. Dans ce contexte, la mobi- Contrairement à ce que beaucoup pensent, calculer un lité électrique a toute sa place et les entreprises sont TCO est compliqué, notamment parce qu’il fait interve- souvent aux avant-gardes de l’innovation. Il nous paraît nir des notions fiscales et sociales qui constituent un important d’identifier et soutenir celles qui s’impliquent vrai maquis. Le TCO doit prendre en compte l’intégra- et de partager les bonnes pratiques, qu’elles viennent lité des coûts d’une flotte pour être complet, y compris de grands groupes internationaux ou de très petites les coûts relatifs à l’utilisation à titre privé des véhicules entreprises », ajoute Charlotte de Silguy, Secrétaire par les collaborateurs. L’OVE a donc calculé des TCO Générale de l’Avere-France. aussi complets que possible et ce sont ceux-ci qui se- ront suivis dans le temps. Le jury, panel de professionnels impliqués dans la mobilité durable, a évalué les candidats en fonction Les décideurs d’entreprise auront ainsi à leur disposi- de 6 critères : tion un référentiel permettant de comparer, de suivre, Hors série de simuler les coûts de leur flotte. Ces indicateurs sont • la réflexion globale sur la mobilité, par définition imparfaits, ils n’en constituent pas moins • la composition de la flotte et notamment le nombre un outil de référence appréciable.En publiant cette cinquième édition du Mémento auto- de véhicules écologiques (en particulier électriques),mobile des sociétés, toujours en collaboration avec • l’organisation du travail en lien avec les déplacements, L’étude porte sur les coûts d’usage de véhicules parti-C’M’S’ Bureau Francis Lefebvre, la référence en ma- • les services et équipements de mobilité, culiers thermiques et de véhicules utilitaires thermiques.tière fiscale et sociale, notre ambition est de vous aider L’offre de véhicules électriquesà mieux choisir votre véhicule et à optimiser les coûts et hybrides est encore tropde gestion de votre flotte. Nous avons cherché pour faible pour pouvoir détermi-cela à rassembler un maximum d’informations utiles  ; ner des indicateurs agrégés.pas seulement des informations fiscales, mais aussi Néanmoins, l’OVE a effectuédes réponses à toutes les questions que chacun d’entre quelques calculs de TCO devous est à même de se poser avant de choisir. véhicules électriques (VP et VU), qui sont comparés à leursBien sûr, ce Mémento ne remplacera jamais les conseils homologues thermiques.avisés et personnalisés des professionnels de la comp-tabilité, du droit et de l’automobile. Eux seuls sont enmesure de vous conseiller en fonction de votre situationparticulière. www.sblcreation.frLe journal de l’OVE est une publication de l’Observatoire du Véhicule d’Entreprise. L’OVE ne saurait être tenu responsable de toute erreur, oubli et autre résultat tiré de l’utilisation de ce journal et/ou de toute exploitation des informations contenues dans ce journal. Observatoire du Véhicule d’Entreprise – Association loi 1901 – 22, rue des Deux Gares – 92  564 Rueil-Malmaison Cedex –Tél. standard : (+33)1 57 69 50 50 Fax : (+33)1 57 69 78 34. Copyright 2012 – Observatoire du Véhicule d’Entreprise. Tous droits réservés.Toute reproduction ou diffusion même partielle, par quelqueprocédé ou sur tout support que ce soit, ne pourra être faite sans l’accord préalable écrit de l’Observatoire du Véhicule d’Entreprise. www.observatoire-vehicule-entreprise.com

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