Les incontournables médias sociaux - Attention, le danger croît avec l’usage!

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Formation offerte le 14 juin 2013, par Richard Silver, Anouk Boislard et Luc Trottier, à l'occasion des Journées annuelles de formation continue.

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  • Réf : http://www.dailymotion.com/video/xtulqh_telepathe-devoile-son-secret_news
  • Intro Mon rôle dans cette formation est de vous présenter de manière assez générale les médias sociaux, mais ce que je souhaiterais, c’est qu’au terme de la journée, vous ressortiez avec l’envie d’essayer au moins un médias social. Comme travailleur social ou comme thérapeute conjugal et familial, vous êtes parfois appelés à offrir de l’information, à faire de l’éducation, de la vulgarisation, à promouvoir des idées, des valeurs, à contribuer èa l’essor de votre profession, au partage des connaissances, etc. Les médias sociaux peuvent être des outils de plus pour vous aider dans la réalisation de ces mandats. Richesse du web 2.0 Comme on peut le voir sur cette image, le web 2.0, dont font partie les médias sociaux, réunit une grande variété de contenus, de modalités d’échange et de partage, de contextes d’utilisation. Réf : Inspiré de Brian Solis et JESS3, extrait du diaporama de Dr Patrick Archambault et Dr Renée-Marie Bernadette Fountain, présenté à l’occasion de la Journée annuelle de l'enseignement de la Faculté de médecine de l’Université Laval – Édition 2012.
  • Définition du Web 2.0 Le Web 2.0, incluant les médias sociaux, peut être défini comme un ensemble de moyens de communication usant différentes modalités technologiques Les outils propres aux médias sociaux facilitent l'interaction et la création et le partage de contenus Ils utilisent l'intelligence collective dans un esprit de collaboration Le web 2.0 permet à des individus ou des groupes de créer ensemble du contenu qu’ils peuvent organiser, indexer, modifier, ou sur lequel ils peuvent proposer des commentaires ou combiner avec des créations personnelles; Il offre également la possibilité de combiner des applications et des contenus et synchroniser un site Web avec d’autres LE PLUS IMPORTANT, ET CE QUI FAIT QUE DE L’AVÈNEMENT DU WEB 2.0 CONSTITUE UNE RÉVOLUTION DANS L’HISTOIRE DES COMMUNICATIONS : L’UTILISATEUR PASSE DU STATUT DE SPECTATEUR À CELUI D’ACTEUR.
  • Le Web 2.0 se divise en grandes familles, soit : les réseaux sociaux, tels Facebook, MySpace, LinkedIn, etc les sites de partage de contenus (YouTube, Flickr, Slideshare, Pinterest, etc.) les blogues (les plus souvent, sur les plateformes Blogger, Blogspot, Wordpress) Micro-blogues (principalement Twitter) Wiki Espaces de discussion (Skype, MSN, etc.) Sites de notation de personnes, services, produits Flux RSS Baladodiffusion (pod-casting, livecasting): Ustream, etc. Je présenterai brièvement chacune des cinq premières familles, parce qu’elles sont plus pertinentes pour vous, ou plus à risque d’un point de vue juridique (comme vous l’expliquera M. Silver). Réf : Dans son document intitulé Gérer les enjeux et risques juridiques du Web 2.0 , publié en janvier 2012, le Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO) résume l’ensemble du web 2.0 en ces grandes familles.
  • Les Réseaux sociaux, tels que Facebook, LinkedIn, MySpace, etc. La mise en relation constitue la finalité principale des sites de réseaux sociaux. Les réseaux sociaux sont orientés Web 2.0, c'est-à-dire que les visiteurs sont des participants actifs du réseau, et non pas de simples visiteurs de pages statiques. Différentes vocations : agrandir son cercle d’amis (Facebook); créer des relations professionnelles (LinkedIn); faire connaître des groupes, des musiciens ou des chanteurs (MySpace); retrouver d’anciens camarades de classe (Classmates.com); mettre en relation des gens qui partagent les mêmes intérêts; etc.
  • Parmi les différents réseaux sociaux, le plus connu est certainement Facebook. Il compte plus de 1,11 milliard d’utilisateurs. Sa grande popularité le rend presqu’incontournable si l’on souhaite rejoindre une masse critique de personnes. Les gens en font généralement un usage plus ludique et personnel; il est important d’ajuster les contenus en conséquence.
  • Sites de partage de contenus (YouTube, Flickr, Slideshare, Pinterest, Instagram, etc.) Un site de partage de contenu est un site Web où les visiteurs ont la possibilité de mettre en ligne des fichiers, que ce soit des vidéos, des photos, des images ou autres éléments graphiques, des contenus informatifs ou pédagogiques, etc. Les sites de partage de contenu offrent en général la possibilité aux visiteurs de laisser des commentaires. Le plus populaire, YouTube, permet de diffuser et de regarder des films, des vidéoclips, des émissions, etc. on recense d’ailleurs environ 100 millions de nouvelles productions de vidéos par jour. D’autres, comme Flickr, servent au partage de photos. Slideshare est dédié aux documents de format Powerpoint ou PDF. Finalement, Pinterest permet aux passionnés d’arts visuels de partager leur intérêt pour différents contenus graphiques, tel que des typographies, des images, des dessins, des photos. Ces sites permettent souvent aux usagers de créer des communautés d’intérêt, de développer leur réseautage et de partager une banque collective de contenus.
  • Le site YouTube souvent critiqué pour offrir un contenu pauvre en informations de qualité, s'enrichit de centaines de présentations de professeurs et d'experts qui comptent parmi les plus sollicités au monde. En effet, tous les domaines, loisirs et activités peuvent être représentés, mais on retrouve de plus en plus d’applications pédagogiques de cette technologie. Par exemple, l’University Berkeley en Californie a mis en place un programme qui prévoit la diffusion, sur YouTube, de 300 heures de cours sur des sujets aussi variés que la bio-ingénierie et la physique. http://www.youtube.com/user/UCBerkeley Un des avantages les plus cités est la démocratisation de l’enseignement car ces technologies ouvrent l’accès à la connaissance dans le monde entier. Plus tard je traiterai en détail d’un autre exemple remarquable d’utilisation de YouTube, par l’Institut Douglas. Réf : L’approche par compétences - Un levier de changement des pratiques en Santé Publique au Québec, publié par l’ Institut national de santé publique du Québec, p. 69 http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/1228_ApprocheCompetences.pdf
  • Blogues (en général sur les plateformes Blogger ou Wordpress) Le mot « blogue » est né de la contraction de « Web log ». En anglais, log peut signifier registre ou journal. Appelé également « carnet Web » ou « cybercarnet », le blogue est un site Web qui s’apparente à un journal de bord. La personne qui anime un blogue, soit le blogueur, publie périodiquement sur son site des articles ou billets sur des sujets divers, classés du plus récent au plus ancien. En général, un blogue sera mis à jour régulièrement par une seule personne qui en aura le contrôle, mais il est possible également que plusieurs auteurs y participent. Les lecteurs du blogue ont habituellement la possibilité de publier un commentaire à la fin de chaque billet, de façon anonyme ou non. Il est à la discrétion du blogueur de modérer ou non les opinions publiées. Réf : Gérer les enjeux et risques juridiques du Web 2.0, Publié par le CEFRIO, janvier 2012.
  • Micro-blogues (principalement Twitter) Il réunit plus de 500 millions d’utilisateurs. Au Québec, 10 % de la population est active sur Twitter Twitter est utile pour : créer des communautés partageant des idées, des intérêts ou des valeurs similaires faire circuler des idées et des contenus souvent plus développés, plus professionnels, intellectuels ou idéologiques développer des contacts avec les médias Voici les grandes lignes de son fonctionnement : Twitter permet de publier des messages sur une page qui nous est attitrée. Contrairement au blogue traditionnel, le nombre de caractère est limité à 140 par message. Pour cette raison, on catégorise Twitter comme site de micro-blogging. L’utilisateur peut s’abonner à d’autres, pour ensuite les suivre. Ainsi, il trouve à sa page d’accueil un fil de nouvelles avec tous les messages récents de ses abonnements. Tous les Tweets (message publiés sur Twitter) sont a priori publics à moins d’employer la fonction « Message privé ». Réf : http://www.cefrio.qc.ca/media/uploader/NETendances1-reseauxsociauxLR.pdf
  • Twitter se distingue par ses avantages particuliers : il est très facile et rapide à utiliser. Parfois peut-être trop… Comme c’est à mon avis le cas pour Denis Coderre, aspirant maire de Montréal, qui a la souris un peu trop facile! Ces avantages ne sont pas seulement dus à la brièveté des messages (140 caractères), mais à la fonction retweet (pour partager très simplement l’information), au symbole @ (qui permet d’envoyer un message sur la page de profil d’un autre utilisateur) et au mot-clic, ou hashtag (#), qui permet de répertorier tous les messages liés à un sujet. Pour en faire une utilisation optimale, il est intéressant d’intégrer aux tweets un hyperlien par lequel le lecteur pourra avoir accès à un contenu plus approfondi. Certains sites, tel que bitly.com, permettent de réduire les adresses url qui seront fort utiles pour mieux « rentabiliser» les 140 caractères dont l’utilisateur dispose. Plus tard dans cette présentation, je présenterai comment certaines de ces fonctions ont été utilisées afin de stimuler la mobilisation citoyenne.
  • Je commence tout de suite en parlant de Wikipedia, parce que c’est une référence que tout le monde connait, et qui vous aidera à mieux comprendre la suite. Wikipédia a été créée en 2001 Elle est le wiki le plus visité au monde, et constitue la plus grande encyclopédie Elle est alimentée chaque jour par plus de cent mille contributeurs à travers le monde. Elle est visitée chaque mois par près de 480 millions de visiteurs et propose plus de 21 millions d'articles dans plus de 270 langues. Plus de 8 000 articles sont créés par jour sur les différentes versions linguistiques de Wikipédia et on compte plus de 12 millions de modifications par mois. Je me doute que plusieurs d’entre vous trouvez que Wikipedia n’est pas une source vraiment fiable, et je traiterai d’ailleurs de cette question plus tard dans ma présentation des wikis. Pour ma part, je crois que Wikipedia peut constituer une bonne manière d’amorcer une recherche, et qu’on doit plutôt retenir les références qui sont indiquées et s’assurer de leur fiabilité. Par exemple… Réf : L’approche par compétences - Un levier de changement des pratiques en Santé Publique au Québec, publié par l’ Institut national de santé publique du Québec http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/1228_ApprocheCompetences.pdf
  • Wiki Plus largement, le wiki est un outil d’édition qui permet à une communauté virtuelle de contribuer une écriture collaborative de documents. Le wiki se présente sous deux modes différents : le mode lecture (par défaut) et le mode d'édition qui propose la page sous une forme permettant de la modifier. La modification ou l’enrichissement se fait à partir d’un formulaire Web dans lequel on peut ajouter du texte, créer des hyperliens, intégrer des images, etc. Il peut être ouvert ou fermé à l’extérieur comme un intranet, d’où la nécessité de droits d’accès. Toute modification apportée au document est systématiquement archivée dans une base de données avec la date de modification et le nom de l’auteur. Ainsi, il est possible d’observer l'évolution de chaque page et de se rendre compte de la contribution de chaque membre de la communauté virtuelle. Pour illustrer le concept, imaginez-vous qu’une entreprise a développé différents protocoles, techniques, etc. Elle souhaiterai probablement rendre accessible ces informations à tous les employés ou partenaires concernés. Elle aura peut-être le souci du partage et de la transmission des savoirs entre employés, que ce soit pour demeurer fonctionnel lors d’un changement de personnel, ou en prévision de départs à la retraite. Un wiki d’entreprise peut être un outil parfaitement adapté à ce genre de situations. Réf : L’approche par compétences - Un levier de changement des pratiques en Santé Publique au Québec, publié par l’ Institut national de santé publique du Québec http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/1228_ApprocheCompetences.pdf
  • Le wiki peut être utilisé dans une variété de domaines et il permet de nombreux usages : programme de formation; cours; encyclopédie collaborative; projets communs; documentation technique; guide; calendrier de projet; compte rendu de colloque de réunion; rédaction de romans; article de recherche; article de journal; texte sur un thème particulier; etc. Réf : L’approche par compétences - Un levier de changement des pratiques en Santé Publique au Québec, publié par l’ Institut national de santé publique du Québec http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/1228_ApprocheCompetences.pdf
  • La flexibilité de l’outil possède d’autres avantages, cela permet : • d’avoir accès au contenu en tout temps et en tout lieu; • de modifier le contenu à volonté; • de se rendre compte de l’évolution du sujet par la consultation des versions précédentes (archivage des versions successives); • de créer facilement de nouvelles pages. Comme tout outil, le wiki possède des faiblesses : • Le contenu étant modifiable il y a un risque de mauvaise manipulation et donc de perte d’information; • Il se construit au fur et à mesure et manque quelquefois de structure; • Il peut y avoir un problème de droit d’auteur, à qui appartient le document? • Un mauvais encadrement du groupe peut entraîner des résultats médiocres et une très faible participation.
  • Usages intéressants, pour les professionnels que vous êtes : Information Éducation/Vulgarisation Acceptabilité sociale Mobilisation Partage des savoirs   Réseautage Développement de la notoriété, outils en relations médias
  • Selon les données recensées par Price Waterhouse Coopers, dans le cadre d’une étude effectuée en 2012 auprès de la population américaine, on aurait recours aux médias sociaux pour trouver de l’information de nature médicale (traduction libre, par moi-même…!): 28% pour soutenir une cause relative à la santé 27% pour s’exprimer sur des témoignages liés à la santé provenant d’autres personnes 24% pour s’exprimer de manière générale relativement à la santé 20% sont abonnés à un forum ou une communauté traitant de santé 18% recherchent et partagent au sujet de symptomes ou de comportements liés à la santé 17% diffusent des appréciations/évaluations développés par des médecins 16% diffusent des évaluations sur des médicaments ou des traitements 16% partagent des vidéos ou des images liées à la santé 15% diffusent des évaluations de compagnies d’assurances santé (bien que cette information soit moins pertinente ou transposable lorsqu’il est qusetion de la population québécoise) http://www.pwc.com/us/en/health-industries/publications/health-care-social-media.jhtml On peut en extrapoler que la population québécoise emploie également les réseaux sociaux pour trouver et partager de l’information sur la santé, mais probablement aussi sur les questions de nature plus sociales, ou psychosociales.
  • La mi ssion du CERIF est d’améliorer la qualité de vie des familles en collaborant avec les milieux partenaires, de comprendre l’expérience de santé des familles et de développer, implanter et évaluer des programmes et des pratiques novatrices de prévention et de promotion de la santé psychosociale des familles.
  • Leur présence sur Facebook et Twitter leur permet de : Trouver des participants pour ses recherches; Faire la promotion du programme; Donner de la visibilité aux travaux qui sont effectués par les étudiants de la Chaire de recherche; Diffuser de l’information liée à leurs champ d’expertise (que cette information provienne d’eux-mêmes ou de tiers); Établir des contacts avec des organismes liés à ses intérêts ou qui pourraient être des partenaires éventuels (surtout sur Twitter) : présenter liste de ceux qui les suivent et de ceux qu’ils suivent
  • Le CERIF est suivi entre autres par : Des étudiants et des professeurs; Des professionnels (travailleurs sociaux, éducateurs, psychologues, sage-femmes) Des représentants des médias : Amélie D. Boisvert (journaliste au Devoir et chargée de cours à l’Université Laval) Des organismes ou des groupes d’intérêt liés à la santé ou aux services sociaux : Le Phare; L'Association médicale canadienne; Partenaire pour la santé mentale; etc.
  • Le CERIF diffuse en moyenne un ou deux affichages par jour. Ces affichages consistent en… : L’annonce d’évènements de tiers; Des références vers des contenus médias (des contenus concernant eux-mêmes mais aussi d’autres groupes, intervenants ou causes); De la promotion de leurs propres activités ou évènements; Des recherches de candidats pour les études qu’ils mènent; De la diffusion de documents (rapports de recherches, statistiques, etc.).
  • Le CÉRIF emploie YouTube afin de se présenter auprès de la relève, de stagiaires (au Québec et à l’international), de différents professionnels ou de familles.
  • Il offre même aux internautes de visiter leurs locaux grâce à Google Streetview!
  • L’Institut Douglas a pour mission d’offrir des soins et des services de pointe et de faire avancer et partager les connaissances en santé mentale. Pour les besoins de cette session de formation, je me concentrerai uniquement sur ce deuxième volet de leur mission. L’Institut a effectivement été très efficace dans la poursuite de cet objectif, en offrant de la formation en psychiatrie, de la formation continue, des stages, une bibliothèque complète, et, pour ce qui est de l’éducation et de la vulgarisation, un important volet d’information destinée au Grand public. L'Institut Douglas a mis sur pied il y a quelques années un programme d'éducation du public qui vise à démystifier la maladie mentale et combattre les préjugés.
  • L’Institut Douglas est pour moi un modèle à suivre. Ils exploitent une grande varété de tribunes médias sociaux, diffusent des contenus riches, nombreux, diversifiés, et sont toujours pertinents. L’Institut Douglas a pour mission d’offrir des soins et des services de pointe et de faire avancer et partager les connaissances en santé mentale. Pour les besoins de cette session de formation, je me concentrerai uniquement sur ce deuxième volet de leur mission. L’Institut a effectivement été très efficace dans la poursuite de cet objectif, en offrant de la formation en psychiatrie, de la formation continue, des stages, une bibliothèque complète, et, pour ce qui est de la vulgarisation, un important volet d’information destinée au Grand public. Il a mis sur pied il y a quelques années un programme d'éducation du public qui vise à démystifier la maladie mentale et combattre les préjugés.
  • Ce programme se décline en différentes initiatives. Voici celles qui me semblent être les trois principales : L'École Mini Psy Les Vues de l'Esprit Les blogues L’ensemble de ces activités est soutenu par les médias sociaux.
  • L'École Mini Psy (http://www.douglas.qc.ca/section/ecole-mini-psy-123) Chaque automne, l'École Mini Psy offre des cours sur différentes maladies mentales. Ces cours sont donnés par des chercheurs et des professionnels de la santé mentale du Douglas.  Une série de cours sont filmés et diffusés sur YouTube, iTunesU de l'Université McGill et sur la chaîne de télévision Canal Savoir et aussi disponibles sur leur site web. Chaque cours consiste en une conférence d'une heure, suivie d'une période de questions d'une demi-heure Le contenu de chaque cours complète les notions transmises lors du précédent Chaque cours est donné par un clinicien ou un chercheur doué pour la vulgarisation de notions complexes Les cours sont endossés et supervisés par un spécialiste du Douglas En 2011, l'École Mini Psy a été reconnue comme pratique exemplaire de la part d'Agrément Canada.
  • Les Vues de l'Esprit Vues de l'Esprit est un festival de films qui a pour thème principal la maladie mentale. La projection du film est suivie d’une discussion entre le public, un expert du Douglas, le réalisateur et/ou les comédiens. Créé en 2004, Vues de l'Esprit s'est associé à différents partenaires dans le but d'atteindre un public diversifié. Plusieurs experts du Douglas participent aux ateliers du volet santé mentale du Festival Métropolis Bleu qui se tient du 22 au 28 avril.
  • Les blogues Le Douglas propose 8 blogues différents, animés par un professionnel de la santé ou des services sociaux : Les Arts Santé , alimenté par Francine Lévesque, art thérapeute en pédopsychiatrie à l’Institut Douglas ; Mental Mechanics , alimenté par Ian Hellstrom, un candidat au doctorat en médecine, s’intéressant plus particulièrement à l’épigenetique; Psychospeak with Dr. Z , alimenté par Camillo Zacchia, PhD, psychologue ; Recovery Talks , alimenté par trois professionnelles, Linda Lee Ross, travailleuse sociale, Carol, une femme aux prises avec des troubles alimentaires, et Sylvie Bouchard, une proche-aidante; Soigner entre les lignes , alimenté par Liette Desjardins, infirmière clinicienne; State of Mind , alimenté par Ian Mahar, diplomé en neuroscience; Têtes d'affiche , alimenté par Charles-Edouard Carrier, infirmier s’intéressant à la santé mentale en publicité et à la façon dont elle y est traitée; The Rochford Files , alimenté par Joseph Rochford, PhD, psychiatre et directeur des affaires académiques au Douglas. Ces tribunes ont pour mandat de partager le savoir et de démystifier les tabous entourant les maladies mentales. Chaque visiteur est invité à partager ses opinions. L’ensemble de ces activités est soutenu par les médias sociaux
  • Par sa présence sur Facebook (https://www.facebook.com/institutdouglas) et Twitter (https://twitter.com/institutdouglas), le Douglas peut: Faire la promotion de ses activités, formations, conférences, etc. Diffuser de l’information liée à leurs champ d’expertise (que cette information provienne d’eux-même ou de tiers); Établir des contacts avec des organismes liés à ses intérêts ou qui pourraient être des partenaires éventuels (surtout sur Twitter) Attirer du lectorat vers ses blogues et vers ses autres tribunes
  • Le Douglas est suivi par plus de 2 300 personnes/organismes. Parmi ceux-ci : Des étudiants et des professeurs Des professionnels des multiples disciplines Des représentants des médias Des organismes liés à la santé ou aux services sociaux
  • Le Douglas fait de deux à dix affichages par jour. Ces affichages consistent : L’annonce de publications nouvelles sur l’un de ses blogues; Des références vers des contenus médias (des contenus concernant eux-mêmes mais aussi d’autres groupes, intervenants ou causes); De la promotion de leurs propres activités ou évènements; De la diffusion de documents (rapports de recherches, statistiques, etc.).
  • YouTube : Le Douglas exploite beaucoup YouTube pour offrir ses ateliers et ses formations en ligne. Il présente près de 70 vidéos, couvrant une grande diversité de contenus pédagogiques, majoritairement destinés au Grand public :
  • Sur FlickR, le Douglas présente une série d’albums photos de différents évènements, ainsi que différentes photos et illustrations utilisées sur son site ou sur d’autres de ses tribunes. http://www.flickr.com/photos/institut-douglas/sets/
  • Mener une campagne d’acceptabilité sociale : Selon Bruce Anderson, du cabinet de relations publiques National à Ottawa, qui a conseillé de nombreuses entreprises, mais aussi les politiciens, il s’agit d’un « contrat tacite entre la population d’un côté et une entreprise, un gouvernement ou une organisation de l’autre, et qui stipule qu’un projet peut aller de l’avant. Car même si elle obtient toutes les autorisations légales pour un projet, que ce soit la construction d’un immeuble, d’un barrage ou encore l’exploitation d’une usine, une entreprise aura de la difficulté à le mener à terme si la population s’y oppose. Pour le gouvernement, il sera difficile d’adopter une loi très impopulaire, même si sa majorité au Parlement l’autorise à aller de l’avant.» Comment favoriser l’obtention de ce contrat tacite? Tout projet peut soulever des questions et des critiques, auxquelles il faut être prêt à faire face, quitte à modifier le projet si c’est possible. Puis, il faut s’assurer que les gens s’informent sur celui-ci et voient qu’il y a des avantages à aller de l’avant. Surtout, il faut répondre aux inquiétudes rapidement, parce que plus le débat traîne en longueur, plus il est à l’avantage des opposants. Réf : http://www.lactualite.com/societe/bruce-anderson-et-lacceptabilite-sociale/
  • L’exemple du Marché du Vieux Longueuil La firme First Capital avait développé un projet qu’elle souhaitait réaliser, dans le secteur du Vieux-Longueuil. Le projet consistait à développer un centre commercial comprenant une épicerie de 40 000 pieds carrés, deux autres commerces, un stationnement de 160 places. Cet espace commercial serait entouré d’immeubles en copropriété, de logements et d’habitations à loyer modique. Le projet devait être déployé sur un terrain occupé par un concessionnaire automobile fermé et abandonné depuis un an, situé sur une rue commerciale, au cœur d’un quartier résidentiel. Toutefois, un petit groupe de résidents s’oppose aux projets dans le Vieux-Longueuil (ARRVL). L’enjeu est de taille pour First Capital. Cette dernière a déjà acquis le terrain pour une somme dépassant le million de dollars. La valeur du projet avoisine les 10 M$. Les politiciens se montrent frileux à cause de la mobilisation citoyenne. Le mouvement d’opposition prend toute la place. Source : Pierre Bouchard, de la firme Indico, a réalisé cette campagne médias sociaux. Il se spécialise d’ailleurs dans le développement de stratégies médias sociaux dans un contexte de recherche de l’acceptabilité sociale. Voici un diaporama présentant entre autres ce cas : http://fr.slideshare.net/PierreBouchard/gouvernance-mdias-sociaux-prsentation-faite-jonquiere
  • Différents moyens ont d’abbord été mis en place afin de diffuser de l’information aux citoyens et de faire valoir l’intérêt du projet, mais sans grand succès : Deux assemblées publiques d’information : moins de cinq personnes chaque fois, toujours les mêmes personnes. Les publireportages semblent ne donner aucun résultat (difficile à mesurer) Rapide désintérêt des médias Les opposants occupent toutes les places aux assemblées du conseil et mobilisent la période de questions
  • Comment ouvrir le dialogue avec les public concernés ? First Capital doit disposer d’un canal d’information direct, visible, durable, capable de rejoindre toute la communauté
  • Mener une campagne d’acceptabilité sociale : Un blogue, secondé d’autres vitrines médias sociaux, permet de centraliser l’information ainsi que l’ensemble des réactions, tant positives que négatives. Pour contrer la désinformation faite par les opposants, il est prioritaire de diffuser une information abondante, durable dans le temps parce que les gens ne lisent pas tous les journaux ou ne captent pas tous le bulletin de nouvelles de la station de radio locale qui parle du projet. Des informations basées sur des faits, sur des documents, sur des témoignages. Une nouvelle, dans les médias traditionnels, a une durée de vie de 24 heures en général, sauf exception. Le blogue est visible 24 heures par jour, 7 jours par semaine et aussi longtemps qu’il demeure en ligne. Un commentaire d’un individu et la réponse sont visibles par tous les membres de la communauté. Tous les commentaires ont été publiés, sans exception, même les critiques. Lorsqu’on gère la tribune où a lieu le débat, on peut réagie aux opinions contraires en apportant des contre-arguments solides et documentés. Cette stratégie permet .également d’être informé des rumeurs qui circulent, et de les contrôler avant qu’elles prennent de l’importance.
  • Création du blogue Mis en ligne le 26 octobre 2007 en 72 heures à peine Au 31 décembre, plus de 50 000 visites par mois Tous les commentaires ont été mis en ligne sans être censurés. Ils l’ont été en 24 heures, sauf UNE exception.
  • Le blogue a permis : de joindre les personnes clés de la communauté, soit l’Association des résidents et résidentes du Vieux-Longueuil, grâce à une présence permanente dans Internet; de découvrir des rumeurs, celle sur le stationnement qui serait utilisé par les clients des bars, et d’identifier des objections insoupçonnées et de corriger sur-le-champ ; d’influencer et de convaincre les indécis, soit la majorité coincée entre les opposants et les adhérents convaincus
  • Le printemps érable, mais avant lui le printemps arabe, sont des exemples très intéressants de l’utilisation des médias sociaux dans un objectif de mobilisation citoyenne. Mais avant de regarder avec vous l’exemple de la mobilisation étudiante de 2012, je souhaite vous présenter les grands principes qui par lesquels les médias sociaux révolutionnent complètement la progression des mouvements sociaux. Réf : L’ensemble du contenu sur la mobilisation citoyenne, et les exemples de l’utilisation de Twitter sont inspirés de Hashtags et casseroles : De l’auto-organisation du mouvement social étudiant , par Mélanie Millette, Josianne Millette, Serge Proulx, UQAM, Faculté de communication, accessible au http://wi.mobilities.ca/hashtags-et-casseroles-de-lauto-organisation-du-mouvement-social-etudiant/.
  • Les médias sociaux sont un support à l’expression individuelle , mais l’articulant à des stratégies collectives : l’expression individuelle s’inscrit dans des réseaux pré-existants et interconnectés, les médias sociaux permettent d’associer les contributions d’un usager à un champ de contenus apparentés. Facebook et Twitter – abondamment utilisés pour organiser les actions de la grève étudiante et pour suivre le cours des manifestations qui ont eu lieu pendant plus de 4 mois  – fonctionnent sur ce principe général, à quelques nuances près.
  • Les médias sociaux participent à l’émergence de nouvelles formes et modalités d’organisation de l’action citoyenne. Tandis que le mode « traditionnel » d’organisation est plutôt centré sur un groupe aux structures définies et un leadership plus ou moins centralisé, les nouvelles formes d’action collective auxquelles participent les médias sociaux sont davantage axées sur l’auto-organisation, l’auto-représentation, la contribution à la création d’espaces et de biens communs et l’appropriation d’outils numériques par des individus citoyens connectés en réseaux. En rupture avec la centralité d’organisations sociales ou politiques formelles (syndicats, partis, groupes de pression) s’exprimant explicitement au nom de leurs membres, ces nouveaux modes décentralisés d’action collective s’appuient sur l’autonomie de chacun pour créer du collectif et de la solidarité (Aguiton et Haeringer, 2011). Benkler parle ainsi d’une « coordination non hiérarchique » (2006) pour mettre en évidence la participation d’une diversité d’acteurs, ayant des motivations différentes, à des projets communs.
  • Dans le contexte sociopolitique de la mobilisation étudiante et du mouvement d’appui citoyen incarné entre autres par les manifestations de casseroles partout au Québec, on a constaté que les médias sociaux, en particulier Twitter, ont contribué à catalyser cette tendance à la décentralisation de l’action collective. Plusieurs mots-clics ont ainsi permis à des individus isolés d’organiser et de structurer leur implication citoyenne en temps réel.
  • Par exemple, le  mot-clic  #ggi (pour « grève générale illimitée ») a été utilisé pour s’exprimer par rapport à la grève étudiante en général, mais aussi pour signaler des mobilisations à venir ou en cours, et pour relayer des contenus pertinents.
  • Le mot-clic #manifsencours a émergé comme ancrage à partir duquel les usagers ont émis des témoignages, commentaires, photos et vidéos prises en direct, pendant les manifestations en lien avec la crise sociale.
  • Plus tard dans la crise, les mots-clics #casseroles et #casserolesencours ont identifié les messages liés au tintamarre quotidien de 20h qui venait réaffirmer la solidarité sociale envers les étudiants et la grogne générale envers le gouvernement. Dans ces derniers cas (#manifencours et #casserolesencours), Twitter a en outre permis aux citoyens qui suivaient l’action chez eux, de cartographier les déplacements dans la ville et de se joindre aux mobilisations en cours de route (De Souza E Silva, 2006).
  • Ainsi, la possibilité de réagir immédiatement par le biais des médias sociaux constitue un atout majeur pour la coordination d’actions à des fins politiques. Par contraste, le recours à des formats médiatiques antérieurs à Internet, moins flexibles et davantage permanents – comme l’imprimé, par exemple – s’accompagne d’une certaine rigidité d’usage puisque dans le cas où les paramètres d’une action doivent être modifiés rapidement, le temps nécessaire pour ajuster les affiches et dépliants est trop long (Boullier, 2012). Mais au-delà de ces implications quant à la temporalité de l’action, ces outils de communication permettent à des initiatives individuelles et décentralisées d’avoir un impact de masse, comme nous l’avons présenté ici de manière détaillée. L’appropriation des médias sociaux, en particulier Twitter et Facebook, comme outils de mobilisation contribue à l’émergence de modes d’organisation décentralisée d’actions collectives fondés sur l’autonomie des individus citoyens.
  • Le partage de savoirs par les médias sociaux se fait généralement au sein de groupes ou de communautés, dont l’accès est généralement réservé aux membres. Puisque cet accès est réservé et que je ne suis membre d’aucun de ces groupes ou communautés de pratique, je ne peux vous présenter d’exemple précis et détaillé. Je crois qu’il est néanmoins essentiel de vous présenter certains principes et outils qui sont au coeur du partage des savoirs, parce que la diffusion des connaissance est essentielle au développement et au rayonnement de toute profession. Le partage des savoirs est inhérent au développement des individus, des professions, des sociétés. Il constitue d’ailleurs l’ultime de toute démarche scientifique. Toutefois, les moyens technologiques actuels permettent de faciliter et d’optimiser cette communication et de démocratiser le savoir. Plusieurs secteurs d’activités ou milieux professionnels ont d’ailleurs saisi cette opportunité en créant ce qu’on appelle des communautés de pratique. C’est ce concept que je vous présenterai en premier. Ensuite, je vous présenterai les outils utiles au partage des savoirs.
  • Les communautés de pratique sont des groupes de personnes qui se rassemblent afin de partager et d’apprendre les uns des autres, face à face ou virtuellement. Ils sont tenus ensemble par un intérêt commun dans un champ de savoir et sont conduits par un désir et un besoin de partager des problèmes, des expériences, des modèles, des outils et les meilleures pratiques. Les membres de la communauté approfondissent leurs connaissances en interagissant sur une base continue et à long terme, ils développent un ensemble de bonnes pratiques. La majorité des contenus portant sur les communautés de pratique sont inspirés de Travailler, apprendre et collaborer en réseau, publié par le CEFRIO en 2005, disponible au : http://www.cefrio.qc.ca/media/uploader/travailler_apprendre_collaborer.pdf . Bien que le document ne soit pas très récent, les principes qu’il explique sont encore pertinents.
  • Les communautés ne sont pas des équipes de travail Les communautés de pratique sont plus que de simples équipes de travail dispersées géographiquement. Elles sont définies par leur domaine d’intervention, en lien avec la pratique professionnelle de leurs membres, et animées par des valeurs partagées et des intérêts communs; les membres d’une communauté s’identifient donc étroitement à celle-ci et sont liés par la connaissance qu’ils partagent et développent ensemble. Au contraire, les équipes sont définies par la tâche à accomplir et mues par un livrable dont les membres se partagent la responsabilité (Wenger et Snyder, 2000).
  • Raison d'être au quotidien Résolution de problèmes Demandes d’information Recherche d’expérience Réutilisation des savoirs Échanges sur les développements d’une situation
  • Bénéfices des communautés de pratique pour l’organisation : • Réduire l’impact de la délocalisation • Réduire la duplication • Gagner du temps • Accroître motivation et loyauté • Faciliter le transfert intergénérationnel • Façonner la culture organisationnelle • Mettre en commun outils, références, etc. • Passer plus vite de l’idée au marché • Développer des capacités • Innover • Bonifier les processus
  • Bénéfices individuels : • Économies de temps; • Goût du risque accru grâce à l’appui de la communauté; • Réduction de l’isolement; • Sentiment d’appartenance, moral soutenu; • Stimulation de l’énergie intellectuelle de chacun : innovation et créativité accrues; • Réduction des coûts de la duplication ou des erreurs répétées; • Qualité d’exécution accrue.
  • Outils facilitant le partage des savoirs : Wikis Forums Slideshare Google Docs YouTube Etc.
  • Les wikis Les wikis peuvent être utilisés pour : créer, partager et mettre à jour des protocoles augmenter l ’ adoption des protocoles par les différents professionnels de la santé améliorer la qualité des protocoles améliorer l ’ usage des protocoles diminuer leur coût de production augmenter la participation des patients et du public dans l ’ élaboration des protocoles Augmenter l ’utilisation des protocoles de soins pour rendre les interventions systématiques
  • Les forums Le forum est un espace de discussion public (ou au moins ouvert à plusieurs participants). Les discussions y sont archivées ce qui permet une communication asynchrone (c'est ce qui différencie les forums de la messagerie instantanée). Il peut être un site web à part entière, ou simplement l’une de ses composantes. Un forum est avant tout un site d'échange, par le biais de messages. Il peut être accessible sur Internet ou bien sur un réseau informatique interne comme un intranet ou encore un extranet. Les discussions y prennent place sous la forme de « fils » de messages, à publication instantanée ou différée. Cette publication est souvent durable, car les messages ne sont pas effacés. Dans certains forums à inscription, les messages sont modifiables a posteriori par leurs auteurs. http://fr.wikipedia.org/wiki/Forum_(informatique)
  • Slideshare Slideshare permet de diffuser des diaporamas et des documents en format PDF. Il est couramment utilisé par les professeurs d’université afin de donner accès aux documents de leurs cours, mais aussi par des conférenciers, des organismes souhaitant partager leur expertise, etc.. http://www.youtube.com/watch?v=G9ShKOeMKb0
  • Afin de structurer sa pensée et, par la suite, d’être efficace dans nos actions, il est important de bien analyser la situation et de prévoir la suite d’actions à poser. Pour ce faire, voici les principaux éléments d’un plan de communications. 1. Bien définir votre mandat : Cette première étape est essentielle parce que, avant de commencer à travailler dans le vif du plan de communication, il faut se questionner sur l’origine du mandat. Quel est le problème à résoudre? Quel est le défi auquel votre organisation fait face? 2. Analysez la situation : Une fois le mandat déterminé, vous devez dresser un portrait de la situation. Quels sont les faits saillants et les données fondamentales? Repérez les forces et les faiblesses de votre organisation. 3. Définissez vos objectifs : Une fois que le diagnostic est posé, que vous visez exactement? Quels sont vos principaux objectifs? À noter : un objectif doit être précis, observable et, le plus possible, quantifiable. 4. Déterminez votre public cible : Demandez-vous à qui vous voulez vous adresser. Un petit conseil : évitez d’avoir des cibles trop vastes ou trop nombreuses et ne retenez pas une cible qui n’a pas de lien direct avec vos objectifs. 5. Énoncez votre axe de communication : Questionnez-vous sur ce que vous voulez dire à votre cible. Que voulez-vous qu’elle retienne? Rappelez-vous que l’axe de communication est l’idée essentielle de laquelle découleront tous vos messages. C’est la colonne vertébrale de vos communications. 6. Établissez votre stratégie de communication : À cette étape, on sait ce que l’on veut, à qui on veut le dire, mais on ne sait pas encore comment le dire. C’est le rôle de la stratégie. Il faut s’adapter au milieu et trouver les bons outils pour influencer le comportement ou l’attitude de votre cible. 7. Choisissez vos moyens (médias, techniques, supports) : Déterminez les moyens (événements, par exemple), les médias (le Web ou la radio) ou les techniques (relations de presse, relations publiques) les plus adaptés pour atteindre vos objectifs. 8. Élaborez votre message : Le message vise à séduire, à persuader, à convaincre. Rappelez-vous qu’il doit provoquer un changement de comportement ou d’attitude. 9. Calculez votre budget : Quels sont vos besoins en ressources humaines, financières et matérielles? 10. Évaluez le tout : Cette dernière étape, bien souvent négligée, est importante pour l’organisation. C’est là où vous pouvez ajuster le tir et vous adapter aux besoins et aux changements de votre organisation. Réf : http://blogue.quebecenforme.org/2011/12/elaborer-un-plan-de-communication-en-10-etapes/ Ces quelques lignes résument le plan de communication typique, tel que proposé par Bernard Dagenais dans son livre intitulé Le plan de communication, publié 1998 mais souvent réédité par la suite.
  • Les incontournables médias sociaux - Attention, le danger croît avec l’usage!

    1. 1. Le portrait des médias sociaux…
    2. 2. Les médias sociaux et VOUS…
    3. 3. Au menu en matinée :IntroductionPrésentation des grandes familles du Web 2.0Volet juridiqueObligations professionnellesPauseVolet juridique (suite)Obligations à titre d’employéLunch
    4. 4. Au menu en après-midi :Volet juridique (suite)Conclusion et QuizzVolet « communication »Usages intéressantsPauseVolet « communication » (suite)Exercices pratiquesMot de la fin
    5. 5. Le Web 2.0•Différentes modalités technologiques•Facilite interaction, création et partage de contenus•Intelligence collective/esprit de collaboration•Créer et organiser du contenu
    6. 6. 9 grandes familles :• Réseaux sociaux• Sites partage contenus• Blogues• Micro-blogues (Twitter)• Wiki• Espaces de discussion (Skype, MSN, etc.)• Sites de notation de personnes, services, produits• Flux RSS• Baladodiffusion (pod-casting, livecasting): Ustream, etc.
    7. 7. Les Réseaux sociaux• Mise en relation = finalité principale• Comme pour toute tribune conçue en Web 2.0 : visiteurs :participants actifs et NON simples visiteursDifférentes vocations• Agrandir son cercle d’amis• Créer des relations professionnelles• Faire connaître des groupes, musiciens, chanteurs• Retrouver d’anciens camarades de classe (classmates.Com)
    8. 8. 1,11 MILLIARD D’UTILISATEURS
    9. 9. Sites de partage de contenusAfin de mettre en ligne des fichiers• vidéos• photos• images/éléments graphiques• contenus didactiques• livres, etc.• Possibilité aux visiteurs de laisser des commentaires• communautés d’intérêt• réseautage• banque collective de contenus
    10. 10. • Des centaines de présentations de professeurs etdexperts• Tous les domaines, loisirs et activités représentés• De plus en plus d’applications pédagogiques: BerkeleyUniversity diffuse 300 heures de cours: bio-ingénierie etphysique• YouTube ouvre l’accès à la connaissance dans le mondeentier, contribuant ainsi à la démocratisation del’enseignement
    11. 11. Blogues/Blog• Site Web s’apparentant à journal de bord• Le blogueur publie des articles ou billets sur sujets divers, classés duplus récent au plus ancien• Mis à jour régulièrement• Possibilité de publier des commentaires• Le blogueur peut modérer ou non les commentaires publiés
    12. 12. Micro-blogues (principalement Twitter)• 500 millions d’utilisateurs• Au Québec, 10 % de la populationUtile pour :• créer des communautés partageant des idées, des intérêts ou des valeurssimilaires• faire circuler des idées et des contenus souvent plus développés, plusprofessionnels, intellectuels ou idéologiques• développer des contacts avec les médias
    13. 13. Avantages• Très facile, direct et rapide à utiliser, principalement grâceà ses fonctions intéressantes :• Retweet•@• mot-clic, ou hashtag (#)• Intégrer aux tweets un hyperlien (pour un contenu plusapprofondi)• Astuce : avoir recours aux réducteurs d’url
    14. 14. Wikipédia, créée en 2001, estle wiki le plus visité aumonde• Plus grande encyclopédie du monde• + 100 000 contributeurs/jour• 480 millions visiteurs/mois• + 21 millions darticles, 270 langues• + 8 000 articles créés par jour• 12 millions et + de modifications/mois
    15. 15. • Outil d’édition• Écriture collaborative de documents• 2 modes : lecture (par défaut) et édition• Modification ou l’enrichissement• Peut être ouvert ou fermé à l’extérieur• Toute modification apportée au document est archivée
    16. 16. Le wiki peut être utilisé dans une variété de domaines :• programme de formation• cours• encyclopédie collaborative• projets communs• documentation technique• guide• calendrier de projet• compte rendu de colloque de réunion• rédaction de romans• article de recherche ou de journal
    17. 17. Avantages• accès au contenu en touttemps et en tout lieu;• modifier le contenu à volonté;• suivre l’évolution par laconsultation des versionsprécédentes (archivage desversions successives);• créer facilement de nouvellespages.Faiblesses• contenu modifiable = risque demauvaise manipulation = perted’information;• se construit au fur et à mesure etmanque quelquefois de structure;• problème potentiel de droit d’auteur• mauvais encadrement = résultatsmédiocres et très faible participation.
    18. 18. Richard Silver, T.S., avocatConseiller juridique OTSTCFQ
    19. 19. Les réseaux sociaux et vousVos obligations juridiques etdéontologiquesRichard Silver, T.S., avocatConseiller juridique OTSTCFQ
    20. 20. Objectifs de la formationFinalité de la formation• Mieux connaître vos obligations juridiques et déontologiques à l’égard desmédias sociauxObjectifs généraux• Comprendre vos responsabilités :– en tant que professionnel– à titre d’employé– dans la vie personnelleObjectifs spécifiques• Comprendre enjeux juridique et déontologique applicables aux médias sociaux• Apprendre attitudes à adopter au travail et dans la vie personnelle• Identifier pièges à éviter relatives à l’utilisation des médias sociaux
    21. 21. Votre statut:• En tant que travailleur social outhérapeute conjugal et familial, vousavez des obligations:– en tant que membre d’un ordreprofessionnel– à titre d’employé (peut-être)– dans votre comportementpersonnel
    22. 22. Avantages des réseaux sociaux pour leprofessionnel• Réseautage• Promotion et marketing• Contribution au développement de la profession• Impliquer aux débats sociaux
    23. 23. Risques associés aux sites deréseautage social• Divulgation renseignements personnels, confidentiels• Rencontres hors lignes avec des étrangers• Utilisation non autorisée image, marque, atteintes droit d’auteur• Contenu à caractère pornographique• Atteintes réputation, propagande haineuse, harcèlement et menaces• Utilisation décontextualisée des renseignements personnels• Risque de falsification d’identité• Risque de vol d’identité, sollicitation indésirable• Utilisation des sites de réseautage à des fins judiciaires ou disciplinaires• Persistance de l’informationSource: Centre de recherche en droit public, Université de Montréal.Gérer les enjeux et risques juridiques du Web 2.0, janvier 2012
    24. 24. En tant que professionnel:• Votre pratique est encadrée par:– Code des professions (c. C-26);– Code de déontologie des membres de l’Ordre;– Autres règlements de l’Ordre;– Autres lois
    25. 25. Code des professions• Acte dérogatoire à l’honneur ou à la dignité de la professionou à la discipline des membres de l’Ordre (59.2);• Représentation fausse, trompeuse ou incomplète, notammentquant au niveau de compétence ou quant à l’étendue ou àl’efficacité des services et de ceux généralement assuréespar les membres de la profession (60.2);
    26. 26. • Ne pas faussement :– attribuer à un service ou à un bien un avantage particulier;– prétendre qu’un avantage pécuniaire résultera del’utilisation ou de l’acquisition d’un service ou d’un bien;– prétendre qu’un service ou un bien répond à une normedéterminé;– attribuer à un service ou à un bien certainescaractéristiques de rendement. (60.3)• Secret professionnel et exceptions (60.4)Code des professions
    27. 27. Code de déontologie OTSTCFQ• Pour l’instant, aucune disposition sur les réseaux sociaux• Les ordres s’adaptent à cette nouvelle réalité• Exemple: Projet de Code de déontologie des administrateursagrées– « Les devoirs et obligations de l’administrateur agréé découlantdu Code des professions et des ses règlements d’application nesont pas modifiés ou diminués du fait que: …• 2º l’administrateur agréé utilise un moyen de communicationélectronique, notamment les médias sociaux ou un réseauvirtuel. » (G.O.Q., 13 mars 2013, 929)
    28. 28. Réseaux sociaux et Code déonto OTSTCFQ:obligations du membre• Secret professionnel• Déclaration publiques: éviter toute affirmation revêtant un caractèrepurement sensationnel ou trop excessif• Fausses représentations• Comportement de façon digne et irréprochable à l’égard du client• Ne pas intervenir dans les affaires personnelles du client• Signaler à l’Ordre qu’un membre déroge à la déontologie professionnelle• Interprétation prudente du matériel social• Règles relatives à la publicité
    29. 29. Facebook:sécurité de l’information• Politique du respect de la vieprivée de Facebook:– « Nous pouvons être amenés àfournir des informations suite à uneassignation à comparaître, à uneinjonction du tribunal ou toute autredemande (y compris des affairesciviles et criminelles) si nous avonstoute raison de penser que laréponse est requise par la loi … »
    30. 30. Obligations déontologiques etFacebookUne expérience américaine :• Un médecin fait part, par l’entremise deson compte Facebook, d’expériencescliniques sans avoir l’intention dedévoiler l’identité ou des informationsconcernant son patient.– Toutefois, la nature des blessures àpermis un tiers d’identifier lepatient.– Conséquences?
    31. 31. Collège des médecins et chirurgiens duNouveau-Brunswick : Facebook (décembre 2010)• « Nous rappelons aux médecins que la révélation de seulementquelques faits, comme la localité où vit le patient et ses problèmes desanté, peuvent suffire pour qu’un membre de la famille ou uneconnaissance l’identifie.  Même si un médecin croit que l’inscription nesera lue que par un groupe restreint, il n’en a aucune certitude. • Le Conseil souhaite donc rappeler aux médecins que la publication oula révélation de tout renseignement susceptible d’identifier un patientpourrait entraîner une plainte ou des mesures disciplinaires. • Le Conseil ne croit pas qu’il soit nécessaire ou utile de publier de cettefaçon des renseignements concernant l’activité professionnelle ouclinique étant donné les nombreux risques et l’absence d’avantagesévidents. »
    32. 32. Obligations déontologiques et YouTube• Au cours des années 2009 à2012, un professionnel apublié de faussesreprésentations àl’intérieur d’un messagepublicataire, quant à sonniveau de compétence et àl’efficacité de ses services.• Le professionnel n’a jamais consulté son Code de déontologie• Conséquences?Ordre des chiropraticiens du Québec c. Tanguay, 2012 CanLII 65914 (QC OCQ)
    33. 33. YouTube et responsabilitésprofessionnelles• Un professeur à l’école secondaire tourne une vidéo avec ses élèvesqui est mise sur YouTube.• Le professeur ne respecte pas la politique de l’école et ne demandepas aux élèves de lui rapporter le formulaire « Demanded’autorisation d’utiliser des renseignements personnels dansinternet et dans les publications de la Commission scolaire ».• À la demande du directeur d’école, le professeur enlève la vidéo surYouTube.• Enjeux déontologiques et professionnels?Syndicat de l’Enseignement des Seigneuries c. Commission scolaire des Trois-Lacs,2012 CanLII 85901 (QC SAT)
    34. 34. Un blogue anonyme : enjeuxdéontologiques• Le professionnel, qui s’identifie comme « John Carter », fait parvenirun courriel à l’ensemble des membres de l’École d’optométrie del’Université Waterloo avec un lien vers un site Web et un blogue.• « John Carter », sur le blogue, critique un programme conçu parl’Université, visant les personnes formées à l’étranger, et certainespersonnes impliquées.• L’identité de « John Carter » est dévoilée.• Le professionnel est acquitté par le Comité de discipline de l’Ordre.• Demande de révision.• Que ferez-vous?T.F v. S.T., 2011 CanLII (ON HPARB)
    35. 35. Vos obligations en tant qu’employé :• Au travail• À l’extérieur du travail
    36. 36. Vos obligations en tant qu’employé• Avez-vous vérifié la politique de votre employeur?– L’employé signe la politique de l’employeurconcernant l’utilisation des ordinateurs– Utilisation abusive d’Internet au travail (25 395 foisen moins de 2 ans: 96% des visites de naturepersonnelle)– Niveau important d’autonomie constitue un facteuraggravantBourassa c. La Tuque (Ville de)2009 QCCRT 0322
    37. 37. Le professionnel en tant qu’employé• In the matter of J. M., le 22 novembre 2011 (Alberta College of SocialWorkers)– Plusieurs chefs contre la travailleuse sociale, dont lacommunication avec des clients sur Facebook– Chef relatif à la communication par Facebook retiré– L’employeur permet des communications parFacebook.
    38. 38. • In the matter of V.A, le 1 juillet 2011 (Alberta College of SocialWorkers)• Parmi les chefs d’accusation, le travailleur socialaffiche, malgré l’interdiction de l’employeur, desrenseignements personnels et professionnels sur lapage Facebook de l’employeur.• Conséquences?Le professionnel en tant qu’employé
    39. 39. • West Coast Mazda v. United Food and Commercial Workers InternationalUnion, Local 1518 2010 CanLII 62842 (BC LRB):• Première décision arbitrale au Canada appuyant lecongédiement des employés pour l’usage de Facebook horsdu travail• Deux employés affichent des commentaires offensants,menaçants et homophobes sur leurs pages Facebook• Les commentaires portent préjudice à l’employeur et auclimat du travail• Les employés nient leur responsabilitéLe professionnel en tant qu’employé
    40. 40. Le droit à la vie privée n’est pas absolu• Un employé ne peut raisonnablement s’attendre àce que ses courriels et le contenu de sonordinateur restent privés.• L’employeur fournit l’ordinateur, les logiciels etl’accès Internet afin que l’employé s’en serve dansle cadre de ses fonctions.Blais c. Société des Loteries Vidéos du Québec Inc., 2003 QCCRT 14 (CanLII)
    41. 41. Le droit de l’employé à la vie privée• Surveillance des employés au travail– Employés ont droit à la vie privée – mais l’employeur peut,dans certains cas, surveiller les activités de ses employés.– Le directeur de l’école a le droit de fouiller et saisirl’ordinateur de l’employé (propriété du conseil scolaire),mais la police n’a pas le droit d’accéder sans mandat auxrenseignements personnels que contenait l’ordinateur del’employé.R. c. Cole, 2012 CSC 53
    42. 42. Surveillance des activités des employésen dehors du travail• Chatham-Kent (Municipality), 159 L.A.C. (4th) 321, 2007• Directive spécifique interdisant des comportementsn’est pas essentielle :• “Conduct that is threatening, insolent, or contemptuous ofmanagement may be found to be insubordinate, even if thereis no explicit refusal to comply with a directive where suchbehaviour involves a resistance to or a defiance of theemployer’s authority.”
    43. 43. Actions inacceptables de la part del’employeur• L’employeur ne peut pas chercher l’information du compteFacebook de l’employé s’il a obtenu l’information par un accèsillicite. Ici l’employeur a créé un faux compte Facebook pouravoir accès au contenu de la page Facebook de l’employé.L’employer a utilisé des informations personnelles etconfidentielles de l’employé dans le seul but de créer un profilsur Facebook qui correspondait parfaitement aux attentes del’employé.Campeau c. Services alimentaires Delta Daily Food Canada inc.,2012 QCCLP 7666 (CanLII)
    44. 44. Dans votre comportement personnel• Responsabilité criminelle• Responsabilité civile• Responsabilité relativeaux droits de la personne
    45. 45. Droit criminel et droit civil• Faire des commentaires inappropriés en ligne, menant à despoursuites civiles, notamment pour diffamation• Divulguer des renseignements confidentiels• Afficher le travail d’un tiers sans mentionner adéquatementl’auteur,• Contrevenir à une ordonnance de non publication d’un tribunal• Inciter à la haine• Divulguer des renseignements au sujet d’un mineur• Utiliser la technologie à fins d’harcèlementSource : Ordre des enseignantes et des enseignants de l’Ontario, « Recommandation professionnelle surl’utilisation des moyens de communications électroniques et des médias sociaux », le 11 février 2011
    46. 46. Responsabilité criminelle: Code criminel(L.R.C. (1985), ch. C-46)• Exemples:– Menaces de voie de fait (art. 264 et 265)– Libelle diffamatoire (art. 297 – 300)– Propagande haineuse (art. 318 et 319)
    47. 47. Menaces de voie de fait• Art. 265. (1) Commet des voies de fait, ou se livre à uneattaque ou une agression, selon le cas:• …• (b) tente ou menace, par un acte ou un geste,d’employer la force contre une autre personne, s’il esten mesure actuelle, ou s’il porte cette personne àcroire, pour des motifs raisonnables, qu’il est alors enmesure actuelle d’accomplir son dessein;
    48. 48. Libelle diffamatoire• Art. 298.• (1) Un libelle diffamatoire consiste en une matière publiéesans justification ni excuse légitime et de nature à nuire à laréputation de quelqu’un en l’exposant à la haine, au mépris ouau ridicule, ou destiner à outrager la personne contre qui elleest publiée.• (2) un libelle diffamatoire peut être exprimé directement oupar insinuation ou ironie:– a) soit en mots lisiblement marqués sur une substancequelconque;– b) soit au moyen d’un objet signifiant un libelle diffamatoireautrement que par des mots.
    49. 49. Propagande haineuse• Art. 318. (2) Quiconque, par la communicationde déclarations en un endroit public, incite à lahaine contre un groupe identifiable, lorsqu’unetelle incitation est susceptible d’entraîner uneviolation de la paix ….
    50. 50. R. v. D.(D.), 2013 ONCJ 134 (CanLII)• Poursuite en vertu de la Loi sur le système de justicepénale pour les adolescents, S.C. 2002, c. 1• Jeune accusé de menaces de voie de fait par l’entremisede Facebook• Plaignante de 16 ans, étudiante à la même école, connaîtle jeune depuis 3 jours• Commentaires de nature sexuelle et violents à l’égard dela plaignante sur Facebook constituent des menaces• Jeune reconnu coupable
    51. 51. Responsabilité civile:Diffamation (Code civil du Québec)• 9080-5128 Québec inc. c. Morin-Ogilvy, 2012 QCCS 1464 (CanLII)• Propos publiés sur Facebook (426 amis)– « On s’est fait royalement fourrer par un garagiste … »– « Non, j’en ai juste ras-le bol de voir les gens être nice-nice aveccette horrible famille qui font de jolis sourires dans la face desgens et qui parle mal dans le dos de tout le monde…– Et tout ceux dont j’ai déjà entendu Lise ou sa grosse fille parlerdans le dos vont le savoir. »• Conséquences?
    52. 52. La vie privée de votre client• Votre client vous informe qu’il a une page surFacebook. Vous êtes curieux. En tant queprofessionnel, la consultation de sa page est-elleappropriée?• Dans quelles circonstances?• Enjeux déontologiques?
    53. 53. Devenir « ami » avec votre client• Votre client vous informe qu’il aconsulté votre page Facebook etdemande d’être votre ami. Le clientvous informe également qu’il a vu desphotos de votre famille etcommence à vous poser des questionsportant sur votre famille et vosvacances.• Comment répondre?
    54. 54. Facebook:devenir ami avec un client ou ex-client?Enjeux:• Contenu du profil Facebook(personnel ou professionnel)• Profil ou page Facebook• Le professionnel utilise-t-il desmesures de sécurité pourcontrôler accès?• Le client à accès à quel contenu• Contexte du rapportprofessionnel et thérapeutique• Effet sur le rapportthérapeutique• Caractéristiques du client• Pourquoi le client désire-t-ildevenir votre ami• Nature de la demande• Effet sur autres clients• Confidentialité …Zur, O. (2011). To Accept or Not to Accept? How to respond when clients send « FriendRequest » to their psychotherapists or counselors on social networking sites. Retrieved11/05/2012 from http://zurinstitute.com/socialnetworking.html. (Ma traduction)
    55. 55. La vie privée de votre client• Effectuer une rechercheGoogle sur un client?• Peut-on justifier unerecherche Google danscertains cas?• Enjeux déontologiques etprofessionnels?• Et le Code de déontologie desmembres de l’Ordre?
    56. 56. Consentement éclairé et réseauxsociaux: un exemple« SOCIAL NETWORKING AND INTERNET SEARCHES: At times I mayconduct a web search on clients before the beginning of therapy orduring therapy. If you have concerns or questions regarding thispractice, please discuss it with me. I do not accept friend requests fromcurrent or former clients on my psychotherapy related profiles on socialnetworking sites due to the fact that these sites can compromise clients’confidentiality and privacy. For the same reason, I request that clientsdo not communicate with me via any interactive or social networkingsite. »Zur, O, (2011). To Accept or Not to Accept? How to respond when clients send « Friend Request » to theirpsychotherapists or counselors on social networking sites. Retrieved 11/05/2012 fromhttp://zurinstitute.com/socialnetworking.html
    57. 57. Le futur professionnel et employéL’Ordre professionnel tient compte des bloguespubliés par la candidate avant de déposer sademande d’inscription.Bhoopaul c. The Law Society of Upper Canada,2011 ONLSHP 35 (CanLII)
    58. 58. Les dix règles d’orde Me Magali Cournoyer-Proulx• Choisir niveau de confidentialité en fonction but utilisation média• Choisir les « tiers amis » selon le but de l’utilisation du média• Respecter le droit d’auteur• Répondre et non réagir• Une image vaut mille mots• Éviter les clients fantômes• Le secret professionnel : inviolable• Prendre la pleine responsabilité de ses écrits• Le respect attire le respect• Être consistant avec l’information qui est diffuséAvocate, Heenan Blaikie, « … Vous n’êtes pas à la maison »(4e Colloque des dirigeants des ordres professionnels, septembre 2011)
    59. 59. Usages intéressants pour des professionnelscomme vous :• Information• Éducation• Acceptabilité sociale• Partage de contenus, mise en commun de savoirs • Mobilisation• Réseautage• Développement de la notoriété, outils en relations médias
    60. 60. Les gens utilisent les médias sociaux pour trouver de l’informationmédicale et, probablement aussi, de l’information psychosociale
    61. 61. INFORMATIONLE CERIF(Centre d’études et de recherche en intervention familiale, lié à l’UQO)• Mission : améliorer la qualité de vie des familles en collaborantavec les milieux partenaires• Comprendre l’expérience de santé des familles• Développer, implanter et évaluer des programmes et despratiques novatrices de prévention et de promotion de la santépsychosociale des familles
    62. 62. Facebook et Twitter :• Trouver des participants• Promotion du programme• Visibilité pour les travaux• Information liée à leurs champd’expertise• Réseautage
    63. 63. Le CERIF est suivi entre autres par :• Étudiants et professeurs;• Professionnels (T.S., T.C.F., éducateurs, psychologues, sage-femmes)• Représentants des médias : Amélie D. Boisvert (journaliste au Devoir etchargée de cours à l’Université Laval)• Organismes ou groupes d’intérêt liés à la santé ou aux services sociaux : Le Phare LAssociation médicale canadienne Partenaire pour la santé mentale etc.
    64. 64. Un ou deux affichages par jour :• Annonce d’évènements de tiers• Références vers des contenus médias• Promotion de leurs activités/évènements• Recherches de candidats pour les études qu’ils mènent• Diffusion de documents (rapports de recherches,statistiques, etc.)
    65. 65. Vulgarisation:L’exemple de l’Institut DouglasINSTITUTUNIVERSITAIRESANTÉ MENTALEMENTAL HEALTHUNIVERSITYINSTITUTE
    66. 66. L’Institut DouglasMission : offrir des soins et des services de pointe;faire avancer/partager les connaissances ensanté mentale• Formation en psychiatrie• Formation continue• Stages• Bibliothèque complète• Volet grand public : programme déducation :démystifier maladie mentale et combattre préjugés
    67. 67. Trois principales initiatives:• LÉcole Mini Psy• Les Vues de lEsprit• Les bloguesL’ensemble de ces activités est soutenu par les médias sociaux.
    68. 68. LÉcole Mini Psy• Cours sur différentes maladies mentales donnéspar chercheurs et professionnels de la santémentale du Douglas• Filmés et diffusés sur : YouTube, iTunesU, CanalSavoir, site web de l’Institut• Conférence dune heure suivie dune période dequestions dune demi-heure• En 2011, lÉcole Mini Psy a été reconnue commepratique exemplaire de la part dAgrément Canada
    69. 69. Les Vues de lEsprit• Festival de films - thème principal : la maladiementale• Projection / discussion entre le public, un expert duDouglas, le réalisateur et/ou les comédiens• Créé en 2004, Vues de lEsprit sest associé àdifférents partenaires• Plusieurs experts du Douglas participentaux ateliers
    70. 70. Les blogues8 blogues animés par un professionnelde la santé ou des services sociaux : Les Arts Santé Mental Mechanics Psychospeak with Dr. Z Recovery Talks Soigner entre les lignes State of Mind Têtes daffiche The Rochford Files• partager le savoir• démystifier les tabous• chaque visiteur est invité à partager ses opinions• activités est soutenu par les médias sociaux
    71. 71. Sur Facebook  et Twitter le Douglas :• Promeut ses activités,formations, conférences, etc.• Diffuse de l’information liée àses champ d’expertise• Établit des contacts avec desorganismes liés à ses intérêtsou partenaires éventuels(surtout sur Twitter)• Attire du lectorat vers sesblogues et vers ses autrestribunes
    72. 72. Le Douglas est suivi par +2 300 personnes/organismes :• Étudiants, professeurs• Professionnels des multiplesdisciplines• Représentants des médias• Organismes liés à la santé ou auxservices sociaux
    73. 73. 22 à 1010 affichages par jour :• Publication nouvelle sur blogues• Références vers contenus médias• Promotion activités ou évènements• Diffusion de documents
    74. 74. Ateliers et formations en lignePrès de 70 vidéos destinées au Grand public :
    75. 75. • Série d’albums photos de différents évènements• Photos et illustrations utilisées sur son site ou surd’autres de ses tribunes
    76. 76. Acceptabilitésociale :Le Marché duVieuxLongueuil
    77. 77. Acceptabilité sociale?Bruce Anderson: « Contrat tacite entre la population et uneentreprise, un gouvernement ou une organisation, qui stipulequ’un projet peut aller de l’avant »Comment arriver à ce contrat tacite?• Être prêt à faire face• S’assurer que les gens s’informent et voient des avantages• Répondre aux inquiétudes rapidement
    78. 78. Marché du Vieux Longueuil
    79. 79. Plan tactique (Information)• Publireportages dans l’hebdomadaire du quartier• Assemblée publique d’information• Entrevues avec les médias• Participation aux assemblées du conseild’arrondissement
    80. 80. Campagne d’acceptabilité sociale :• Création d’un blogue, secondé par d’autres vitrinesmédias sociaux, pour :• Centraliser l’information, les réactions• Contrer la désinformation faite par les opposants par uneinformation abondante, durable, basée sur des faits, desdocuments, des témoignages• Prolonger la durée des publications
    81. 81. www.marchevieuxlongueuil.com
    82. 82. www.marchevieuxlongueuil.comLe blogue a permis de :• joindre les personnes clés• découvrir des rumeurs, identifier des objectionsinsoupçonnées et corriger sur-le-champ• influencer et convaincre les indécis• supplanter les médias traditionnels utilisés par lesopposants• gagner la confiancede la communauté
    83. 83. Le projet a été appuyé par 65 %65 % despersonnes habiles à voter etapprouvé par la ville
    84. 84. MobilisationL’exemple du printemps érable
    85. 85. Médias sociaux : outils demobilisation• L’expression est individuelle, mais lesstratégies sont collectives• Réseaux pré-existants etinterconnectés• Contributions d’un usager associéesà un champ de contenus apparentés
    86. 86. Modes traditionnelsd’organisation• Groupe aux structuresdéfinies• Leadership centralisé• Organisations sociales oupolitiques formelles(syndicats, partis, groupesde pression) s’exprimantexplicitement au nom deleurs membresMédias sociaux• Auto-organisation, auto-représentation• Création d’espaces communs• Appropriation d’outils numériquespar des individus citoyens connectésen réseaux.• Modes décentralisés d’actioncollective qui s’appuient sur leurautonomie pour créer du collectif etde la solidarité• Coordination non hiérarchique
    87. 87. Mobilisation étudiante – printemps 2012
    88. 88. Mobilisation étudiante – printemps 2012Mots-clics (ou hashtags) (#) :pour organiser et de structurerl’implication citoyenne entemps réel
    89. 89. Exemples#ggi (grève généraleillimitée) :• s’exprimer par rapportà la grève étudiante engénéral• signaler desmobilisations à venir ouen cours• relayer des contenuspertinents
    90. 90. Exemples (suite)• #manifsencours :• témoignages• commentaires• photos et vidéos prisesen direct
    91. 91. Exemples (suite)• #casseroles et#casserolesencours :• ont identifié les messages liésau tintamarre quotidien de 20h• Dans ces derniers cas(#manifencours et#casserolesencours), pourcartographier lesdéplacements et se joindre auxmobilisations en cours
    92. 92. Possibilité de réagir immédiatement :un atout majeur pour la coordination d’actionsFormats médiatiques antérieurs à Internet :• moins flexibles• davantage permanents• rigidité d’usageMédias sociaux :• initiatives individuelles, décentralisées: impact de masse• émergence de modes d’organisation décentralisée d’actionscollectives fondés sur l’autonomie des individus
    93. 93. Partage des savoirs
    94. 94. Communautés de pratique :• Groupe qui se rassemble afin de partager et apprendre• Intérêt commun dans un champ de savoir
    95. 95. Communautés de pratiqueÉquipes de travail• Définies par leur domaine d’intervention et animées pardes valeurs et des intérêts communs• Les membres sont liés par la connaissance qu’ilspartagent et développent ensemble• Équipes de travail : définies plutôt par la tâche, mues parun livrable
    96. 96. • Résolution de problèmes• Demandes d’information• Recherche d’expérience• Réutilisation des savoirs• Échange sur lesdéveloppements d’unesituationRaisons d’être au quotidien
    97. 97. • Réduire l’impact de ladélocalisation• Réduire la duplication• Gagner du temps• Accroître motivation et loyauté• Faciliter le transfertintergénérationnel• Façonner la cultureorganisationnelle• Mettre en commun outils,références, etc.• Passer plus vite de l’idée aumarché• Développer des capacités• Innover• Bonifier les processusBénéfices des communautés de pratiquepour l’organisation :
    98. 98. • Économie de temps• Goût du risque accru grâce à l’appui de la communauté• Réduction de l’isolement• Sentiment d’appartenance, moral soutenu• Stimulation de l’énergie intellectuelle: innovation et créativitéaccrues• Réduction des coûts de la publication ou des erreurs répétées• Qualité de l’exécution accrueBénéfices individuels :
    99. 99. Outils facilitant le partage des savoirs :• Wikis• Forums• Slideshare• Google Docs• Youtube
    100. 100. Les wikis peuvent être utilisés pour :• créer, partager, mettre à jour des protocoles• augmenter l’adoption des protocoles par professionnels• améliorer la qualité des protocoles• améliorer l’usage des protocoles• diminuer leur coût de production• augmenter participation patients/public dans l’élaboration desprotocoles• Augmenter l’utilisation des protocoles de soins pour rendre lesinterventions systématiques
    101. 101. Les Forums :• Espace de discussionpublique• Discussions archivées• Communication asynchrone• Peut être un site web ousimplement un de sescomposants• Discussions sous la forme de« fils » de messages• Publication est souventdurable
    102. 102. Permet de diffuser des diaporamas et des documents enformat PDF. Il est couramment utilisé par les professeursd’université afin de donner accès aux documents de leurscours, mais aussi par des conférenciers, des organismessouhaitant partager leur expertise, etc.
    103. 103. • Créer des documents de base• Importer des fichiers• Partager vos documents• Collaborer en temps réel• Modifier et accéder vos documents• Stocker votre travail• Organiser vos documents• Publier votre travail• Contrôler laccès à vos pages
    104. 104. Peut faciliter l’enseignement de techniques, pourl’apprentissage d’interventions physiques commec’est le cas en médecine ou en science infirmières.Dr Patrick Marineau présente l’enseignement d’une interventionmédicale, la ponction lombaire, diffusée sur YouTube.
    105. 105. On se retrousse les manches!
    106. 106. La communication, ça se planifie!1. Bien définir votre mandat2. Analysez la situation3. Définissez vos objectifs4. Déterminez votre public cible5. Énoncez votre axe de communication6. Établissez votre stratégie de communication7. Choisissez vos moyens (médias, techniques,supports)8. Élaborez votre message9. Calculez votre budget10. Évaluez le tout
    107. 107. Vous souhaitez qu’un site d’injection supervisé soit implanté dansle cartier où vous œuvrez, à titre d’intervenante auprès declientèles toxicomanes. Malgré la documentation produite par dessources scientifiques crédibles appuyant cette solution, le projetne fait pas consensus dans la communauté. Les commerçantsredoutent que la présence de cette population nuise à leursaffaires, les résidents craignent de voir le climat social sedétériorer et leur sécurité menacée, et les politiciens souhaitentconserver ou augmenter l’appui qu’ils ont de la population.Comment les médias sociaux peuvent-ils vous aider àréaliser votre mandat?SITUATION 1
    108. 108. Vous organisez un colloque sur les problématiques vécues parles populations vieillissantes. Votre CLSC a développé unegrande expertise en la matière et vous souhaitez partager cesavoir avec d’autres professionnels. Par ailleurs, votreétablissement est aux prises avec une pénurie de relève, etl’administration espère que cet évènement pourra attirer descandidats potentiels.Comment les médias sociaux peuvent-ils vous aider àréaliser votre mandat?SITUATION 2
    109. 109. Vous et votre collègue offrez des ateliers aux parents d’enfantsdéfiant l’autorité parentale (PEDAP). Vous souhaitez le fairesavoir aux publics concernés et promouvoir auprès de vos pairscette formule que vous avez développée.Comment les médias sociaux peuvent-ils vous aider àréaliser votre mandat?SITUATION 3
    110. 110. SITUATION 4L’école ou vous œuvrez doit procéder à l’intégration d’élèvesautistes au sein de ses classes régulières. Même si plusieursétudes attestent qu’il y a beaucoup d’avantage à cette intégration,vous constatez qu’il y a beaucoup de résistance, tant du côté desélèves, que du côté des parents et même du corps professoral.Toutefois, les intervenants psychosociaux (psychoéducatrice,technicienne en éducation spécialisée, orthopédagogue et vous-même, travailleuse sociale) ont été bien préparés et sont encoresoutenus par les services du CLSC local.Comment les médias sociaux peuvent-ils vous aider àréaliser votre mandat?
    111. 111. Merci de votre écoute,au revoir!

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