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Synthese actualite 2013.03.21
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Synthese actualite 2013.03.21

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  • 1. Ministère des Droits des femmes Direction générale de la cohésion sociale Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes Synthèse de l’actualité 21 mars 2013 Le 8 mars c’est toute l’année ! A l’image de l’association des administrateurs territoriaux de France qui illustre La lettre du réseau égalité (n° 4 de mars 2013) avec la campagne « Le 8 mars c’est toute l’année », de très nombreux organismes et associations ont relayé la campagne du ministère des Droits des femmes. Nous revenons une dernière fois sur quelques exemples d’actions réalisées à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes de 2013, en particulier dans le réseau du SDFE, un service où l’on savait déjà que le 8 mars c’était toute l’année…50 000 sets de table dans les restaurants du Tarn-et-Garonne Coloré, joyeux, invitant le lecteur homme ou femme à remplir un quizz ou à débattre sur quelques aspects un peu provocateurs des questions et des dessins, le set de table « le 8 mars c’est toute l’année », réalisé par la mission départementale aux droits des femmes et à l’égalité en partenariat avec l’Union des métiers et industries de l’hôtellerie est une initiative inédite en France qui s’adresse aux Tarn-et- garonnaises et Tarn-et-garonnais. Comme partout ailleurs, la journée internationale des droits des femmes a été l’occasion de rappeler que lesdroits des femmes ont avancé grâce aux mobilisations nombreuses durant les dernières décennies età l’engagement constant des pouvoirs publics. Témoignage d’une mobilisation de fond, ce supportcréatif sera diffusé dans les restaurants adhérents à l’UMIH à partir du 8 mars. Il vient enrichirl’ensemble des initiatives prises à l’occasion de cette journée par les administrations, les collectivitésterritoriales, les partenaires ou les associations. Ces 50 000 sets de tables seront disposés sur lestables de 200 restaurants tarn-et-garonnais. La Dépêche, qui annonçait cette action le 4 mars, citeBrigitte LAMOURI, la chargée de mission départementale aux droits des femmes et à l’égalité « Il fautsortir du simple focus, de la journée alibi, et donc proposer des actions de sensibilisation qui dure dansle temps et alimente un vrai débat. A défaut dêtre celui de la rue, le problème des droits des femmessinvitera donc à table, pour toucher le plus grand nombre et faire réfléchir »… Synthèse de l’actualité - Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes - 21/03/2013 - 1
  • 2. Saône-et-Loire : Carrefour des carrières au fémininPour la quinzième année consécutive, le Carrefour des carrières auféminin est organisé par Femmes Egalité Emploi (FETE) en partenariatavec la mission départementale aux droits des femmes et à l’égalité,l’Education nationale, la région de Bourgogne, le département de Saône-et-Loire, et le Fonds social européen. A l’occasion du 8 mars 2013, la villede Montceau-les-Mines a accueilli un nouveau carrefour des carrières auféminin de Saône-et-Loire. Cette manifestation départementale consiste àprésenter à des jeunes filles collégiennes et à des femmes en recherchede projet professionnel des métiers auxquels elles ne pensent passpontanément. Il s’agit en général de métiers recouvrant divers domainesscientifiques ou techniques. Montrer par l’exemple que d’autres métiersque ceux qui leur sont habituellement proposées (santé, social, secrétariat, enseignement...) sontenvisageables pour les femmes, qu’ils ne sont ni plus ni moins difficiles à apprendre et à exercer,qu’ils sont intéressants, valorisants et plus ouverts sur l’emploi que certains métierstraditionnellement féminins, tels sont les objectifs des carrefours des carrières au féminin. Cetteannée, parmi les métiers présentés les jeunes ont pu rencontrer une scieuse de bois, une viticultrice,une magasinière cariste, une technicienne informatique, une ingénieure d’études en travaux etmaintenance, une responsable logistique, une peintre applicatrice de revêtement, etc.Sensibilisation à légalité entre les femmes et les hommes à la Préfecture du Doubs La référente égalité de la Préfecture du Doubs, la responsable du Service départemental daction sociale, avec lappui de la chargée de mission départementale aux droits des femmes et à légalité, ont pris le prétexte du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, pour débuter un travail de sensibilisation à légalité entre les femmes et les hommes, auprès des agents de lEtat. Par le biais du théâtre-forum, les agents de la préfecture, des sous-préfectures,du Secrétariat général aux affaires régionales et des Directions départementales interministériellesont été mis face à des préjugés et des inégalités, quils peuvent véhiculer ou rencontrer au quotidien.La Compagnie les Trois Sœurs a interprété des saynètes et animé les débats sur les stéréotypes degenre et légalité professionnelle. Six représentations se sont tenues à la Préfecture durant la journéedu vendredi 8 mars avec, par exemple, la mise en scène dune femme cadre, qui travaille déjà àtemps partiel et qui, de surcroit, souhaite demander une augmentation lors de son prochainentretien dévaluation… Ou celle dune agente au guichet des immatriculations, qui est importunéepar un « dragueur » et se trouve très vite en difficulté face à la lourdeur de ses propos… Aprèschaque représentation, les agents ont pu assister à la projection du film « Agir pour légalité », touten profitant de lexposition « Le mur des préjugés » (ci-dessus). Lexposition a également été installéevers les espaces détente et restauration de la Préfecture afin que lensemble des agents puissent yavoir accès durant tout le mois de mars. Vous trouverez sur le site « Le 8 mars c’est toute l’année » les outils de communication dans lacontinuité de la Journée internationale des droits des femmes et les futurs temps forts de cette année, jusqu’au 8 mars 2014, qui sera celle de la conquête de l’égalité entre les femmes et les hommes àtravers le programme pour une troisième génération des Droits des femmes, dans lequel s’est engagé la ministre des Droits des Femmes, Najat VALLAUD-BELKACEM, et le Gouvernement. http://8marstoutelannee.fr/ Synthèse de l’actualité - Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes - 21/03/2013 - 2
  • 3. Droits des femmes et égalité : le Défenseur des droits consolide son engagement Après le « Guide pour une évaluation non discriminante des emplois à prédominance féminine » (synthèse du 7 mars), à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le Défenseur des droits a diffusé un numéro spécial de la Lettre d’information pour développer l’égalité en entreprise (LIDÉE), dédié à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Retrouver la lettre sur le site du Défenseur des droitsFinanci’Elles lance son site InternetA loccasion de la Journée internationale des droits des femmes,Financi’Elles, la première fédération de réseaux de femmescadres issues des secteurs banque, finance et assurance, aannoncé la naissance de son nouveau site Internet. A cetteoccasion l’association a réalisé et mis en ligne un mini-journaltélévisé. Financi’Elles s’est donnée, entre autres, pour mission decontribuer à améliorer et surtout d’accélérer l’accès des femmesau sommet des organisations du secteur de la finance.http://www.financielles.com/Les prix de la Fondation Scelles contre la traite des êtres humains Les prix de la Fondation Scelles ont été décernés le 4 mars, au cœur de la semaine consacrée à la journée internationale des droits des femmes. Les opérations vote qui se sont achevées le 28 février vont permettre de récompenser la meilleure plaidoirie, le meilleur article, la meilleure vidéo, le meilleur visuel et le meilleur slam contre la traite des êtres humains. Ils témoignent de la créativité de jeunes découvrant à cette occasion la thématique de lexploitation sexuelle et des violences faites aux femmes. Ils montrent également luniversalité dune violence qui nous concerne tous.Retrouver le dossier sur le site de la Fondation Scelles« Ni un destin, ni une fatalité »A loccasion de la Journée internationale des droits des femmes,l’association FIT, une femme, un toit a présenté son dernier film« Ni un destin, ni une fatalité » réalisé par Judith ABITBOL, écrit etinterprété par des jeunes femmes victimes de violences hébergéesen CHRS. « Tout commence par une question : comment fairecomprendre aux pouvoirs publics, aux associations généralistes, augrand public la situation des femmes victimes de violences ? Laquestion est suivie de plusieurs idées, puis lidée dun film estretenue. Lidée se prolonge par un projet »…Lire la suite sur le site de l’association FIT Synthèse de l’actualité - Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes - 21/03/2013 - 3
  • 4. Action institutionnelleJournées nationales du réseau du ministère des Droits des femmesLe 18 et 19 mars se tenaient à Paris, au ministère des Affaires sociales et de la Santé, les Journéesnationales du réseau du ministère des Droits des femmes. Ces journées réunissent deux par anl’ensemble des déléguées régionales et chargé-es de mission départementales aux droits desfemmes et à l’égalité et le service des droits des femmes et de l’égalité de la Direction générale de lacohésion sociale. Elles permettent un travail commun du service central avec l’ensemble des équipesterritoriales. Elles contribuent à la mobilisation et à la coordination des équipes. Outre des échangessur l’actualité du service elles ont pour objectifs d’évaluer les politiques publiques en matière dedroits des femmes et d’égalité entre les femmes et les hommes et d’élaborer des stratégiesrégionales et départementales sur l’ensemble des champs de compétence, spécifiques etinterministérielles du ministère des droits des femmes au niveau régional et départemental. Dans unsouci de compréhension globale des objectifs et des enjeux thématiques liées à l’égalité entre lesfemmes et les hommes (éducation, égalité professionnelle, santé, violences, stéréotypes sexistes,etc.) des interventions de partenaires extérieurs y sont régulièrement programmées : institutionnels,experts, chercheurs et associations. (Photos © DICOM/DEACG/Jacky D. FRENOY). Synthèse de l’actualité - Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes - 21/03/2013 - 4
  • 5. Clôture de la 57e session de la Commission de la condition de la femmeDans un communiqué diffusé le 16 mars, la ministre des Droits des femmes,porte-parole du Gouvernement, Najat VALLAUD-BELKACEM, se félicite que la57e session de la Commission de la condition de la femme des NationsUnies se soit achevée, le 15 mars, contrairement à la session précédente,par l’adoption de conclusions sur la question de la prévention et la luttecontre l’élimination de toutes les formes de violences à l’égard des femmeset des filles. Les conclusions adoptées par consensus au cours de cettesession viennent en effet réaffirmer la volonté unanime de la communautéinternationale d’agir contre toutes les formes de violences commises àl’égard des femmes et des filles. Elles rappellent aussi les principesd’universalisme des droits des femmes, d’égalité entre les sexes et le refus de tout relativismeculturel ou religieux qui tenterait de mettre en cause les droits qui y sont attachés. Ces conclusionsambitieuses doivent beaucoup à l’engagement sans faille d’ONU Femmes et de sa directriceexécutive, Michelle BACHELET (photo), que Najat VALLAUD-BELKACEM salue alors qu’elle vientd’annoncer sa démission (Michelle BACHELET quitte ONU Femmes pour peut-être se lancer dans unenouvelle aventure électorale au Chili NDR). Elles confirment aussi la nécessité de faire progresserl’ensemble des droits des femmes, y compris leurs droits fondamentaux en matière de sexualité etde procréation, la négation de ces droits étant souvent la première expression des violences qui sontexercées à leur encontre comme l’a souligné la ministre au cours de ses interventions à New Yorkpendant cette session. La France est fortement engagée au soutien des droits sexuels et reproductifsnotamment dans la perspective des prochaines échéances internationales en matière de droit desfemmes : les 20èmes anniversaires des conférences du Caire et de Pékin et les travaux d’actualisationdes OMD post-2015. Ces conclusions confortent, enfin, le rôle stratégique de la Commission de lacondition de la femme des Nations Unies comme instrument déterminant pour promouvoir lesdroits des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes au niveau international.Pour le Planning familial (communiqué du 19 mars) « l’adoption la CSW d’une résolution finale surl’élimination des violences faites aux femmes est à souligner comme une avancée significative » maisl’association souligne qu’en matière de violences faites aux femmes et de statut des femmes il reste« un long, très long chemin ». De son côté Regards de femmes soulignait le 17 mars qu’« il étaitindispensable d’obtenir la réaffirmation de la plate-forme d’action de Pékin « Aucun prétexte decoutumes, de tradition ou de religion ne peut justifier les violences envers les femmes » et d’apporterun engagement universel à une violence universelle pour que les femmes, partout dans le monde,puisse enfin vivre à l’abri de la peur et de la violence ».Retrouver les conclusions de la 57e session de la CSWDu Forum mondial des femmes francophones à l’Union pour la MéditerranéeLe ministre des Affaires étrangères, Laurent FABIUS, et la ministre déléguée auprès du ministre desAffaires étrangères, chargée de la Francophonie, Yamina BENGUIGUI, organisaient le 20 mars 2013, lepremier Forum mondial des femmes francophones. Lors de son intervention, la ministre des Droitsdes femmes, Najat VALLAUD-BELKACEM, a présenté les étapes de la diplomatie des droits des femmesque la France entend mener lors des prochaines échéances. Ainsi les 3 et 4 juillet prochain seréuniront à Paris, et à l’initiative de la France, les 43 pays de l’Union pour la Méditerranée (UPM)pour faire progresser les droits des femmes et leur rôle dans la société. Dans le cadre de cetteimportante réunion ministérielle de l’UPM consacrée au « renforcement du rôle des femmes dans lasociété », la ministre des Droits des femmes a confié à Fatima LALEM, adjointe au maire de Paris,chargée de légalité femme-homme, une mission d’appui à la préparation de cette importanteéchéance internationale en lien notamment avec les représentants des femmes et de la société civiledes pays de l’Union pour la Méditerranée.Retrouver le dossier sur le forum des femmes francophones Synthèse de l’actualité - Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes - 21/03/2013 - 5
  • 6. La santé des femmes au cœur des priorités du GouvernementA l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, un grand colloque sur la santé desfemmes s’est tenu le 8 mars dernier à Paris. Organisé par la Chaire santé de SciencesPo, enpartenariat avec la MGEN, la LMDE, le Planning Familial et Médecins du monde, ce colloque a étél’occasion pour la ministre des Droits des femmes, Najat VALLAUD-BELKACEM, de rappeler que la santédes femmes est un sujet essentiel, au cœur de son action ministérielle pour l’égalité entre lesfemmes et les hommes (Lire également « Egalité dans la vie personnelle et sociale » page 15).Retrouver l’information sur notre siteEgalité professionnelle : Visite de l’entreprise SarenzaLe 18 mars Najat VALLAUD-BELKACEM, ministre des Droits des femmes, s’est rendue dans les locaux del’entreprise Sarenza, à Paris. L’entreprise Sarenza, n°1 de la chaussure sur Internet, mène unepolitique volontariste en matière d’égalité femmes-hommes. Aucune discrimination salariale, 60 %de femmes dans ses effectifs comme dans son comité exécutif. Sarenza est une entreprise quiimplique les hommes, et particulièrement les pères, dans l’égalité professionnelle et la conciliationdes vies professionnelle et familiale. Après avoir visité les locaux, la ministre a assisté à la réunion ducomité exécutif de l’entreprise et a répondu aux questions des salarié-es.Convention interministérielle pour légalité entre les filles et les garçonsUn courrier relatif à la convention interministérielle pour légalité entre les filles et les garçons, lesfemmes et les hommes dans le système éducatif et à la préparation de « Lannée de la mobilisationpour légalité à lécole » a été adressé le 7 mars 2013 par le ministre de léducation nationale, laministre déléguée à la réussite éducative et la ministre des droits des femmes aux rectrices-recteursdacadémie, aux directrices-directeurs académiques des services de léducation nationale et auxréférent-e-s académiques égalité filles-garçons.Retrouver le dossier sur l’égalité filles-garçons sur notre siteUn courrier adressé aux entreprises de plus de 300 salariésDans un courrier adressé aux 4 000 entreprises de plus de 300 salariés, Najat VALLAUD-BELKACEM,ministre des Droits des femmes, et Michel SAPIN, ministre du Travail, leur rappellent leurs obligationsen matière d’égalité professionnelle. Les deux ministres soulignent que l’égalité professionnelle estune « exigence de justice » et d’« efficacité économique », qu’il faut désormais mettre l’accent surl’application de la loi et qu’un site Internet est là pour guider les entreprises dans leurs démarches.http://www.ega-pro.fr/La mixité en faveur d’une meilleure gouvernance économiquePierre MOSCIVICI, ministre de l’Economie et des Finances, a salué le succès du colloque organisémercredi 19 mars à Bercy par l’ADETEF, l’agence d’assistance technique du ministère de l’Economieet des Finances, dont la thématique était « coopérer pour une bonne gouvernance économique enpromouvant la mixité » (synthèse du 7 mars). Ce colloque a montré que la mixité avait un impactpositif à la fois sur les politiques de développement et de coopération technique, mais également surla pertinence des politiques publiques (notamment la gouvernance des finances publiques et lespolitiques de développement durable), ou encore sur la gouvernance et le pilotage des réformes. Atitre d’illustration, rappelle Pierre MOSCIVICI, « l’objectif de parité a été intégré dans la définition desrègles de composition du Haut conseil des finances publiques, chargé du suivi de la mise en œuvre dela loi organique sur léquilibre des finances publiques ». Synthèse de l’actualité - Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes - 21/03/2013 - 6
  • 7. Haut Conseil à légalité entre les femmes et les hommesUn décret n° 2013-212 du 12 mars 2013 modifiant le décret n° 2013-8 du 3 janvier 2013 portantcréation du Haut Conseil à légalité entre les femmes et les hommes a été publié au Journal officieldu 14 mars. Le Haut Conseil est composé de cinq commissions thématiques au sein desquelles sontrépartis les membres du conseil : commission des violences de genre ; commission relative à la luttecontre les stéréotypes sexistes et à la répartition des rôles sociaux ; commission des droits desfemmes et des enjeux internationaux et européens ; commission de la parité en matière politique,administrative et dans la vie économique et sociale ; commission de la santé des femmes, des droitssexuels et reproductifs. La commission des violences de genre est présidée par le secrétaire généralde la mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contrela traite des êtres humains (MIPROF). Les autres commissions sont présidées chacune par unmembre du haut conseil désigné par arrêté du Premier ministre, sur proposition de la ministrechargé des droits des femmes. Les président-es de ces commissions ont été désigné-es pour exercerla présidence des commissions thématiques du Haut Conseil par un arrêté du 15 mars 2013 paru auJournal officiel du 17 mars. Isabelle GERMAIN devient présidente de la commission relative à la luttecontre les stéréotypes sexistes et à la répartition des rôles sociaux ; Maxime FOREST est désignéprésident de la commission des droits des femmes et des enjeux internationaux et européens ;Réjane SENAC-SLAWINSKI, présidente de la commission de la parité en matière politique, administrativeet dans la vie économique et sociale ; et Françoise LAURANT est désignée présidente de la commissionde la santé des femmes, des droits sexuels et reproductifs. Le Haut Conseil à légalité entre lesfemmes et les hommes est en train de s’installer dans ses locaux et il tiendra sa première séanceplénière le jeudi 28 mars.Pour une meilleure articulation entre vie professionnelle et vie familialeLa Direction générale de l’administration et de la Fonction publique(DGAFP) a mis en ligne une étude intitulée « Pour une meilleurearticulation entre vie professionnelle et vie familiale. Identification desbonnes pratiques des secteurs public et privé en France et à l’étranger ».L’objectif de cette étude est de présenter plusieurs bonnes pratiquesvisant à équilibrer la participation des salariés - femmes ou hommes -dans leur vie familiale et dans leur activité professionnelle. Les bonnespratiques ont été identifiées en Europe et à l’international dans lessecteurs public et privé, dans plusieurs domaines d’activité (banque,industrie, commerce, télécommunications, conseil aux entreprises). Troisprincipaux critères de sélection de ces pratiques ont prévalu : leur aspectinnovant, leur caractère concret et la diversité des acteurs sur lesquelselles agissent (employeurs, partenaires sociaux, décideurs politiques,salariés du secteur privé, agents du secteur public).Retrouver l’étude sur le Portail de la Fonction publiqueNomination d’une déléguée à linformation et à la communication des ministères sociauxEmmanuelle BARA a pris ses fonctions de déléguée à l’information et à la communication desministères sociaux, le 1er mars dernier. Diplômée de Sciences Po Paris et d’un DESS études demarché et stratégie marketing, Emmanuelle BARA était jusqu’alors directrice adjointe de lacommunication et de l’information des publics à l’Institut national du cancer. Emmanuelle Bara aexercé auparavant des responsabilités au sein d’agences de communication pour lesquelles elle a,entre autres, réalisé des missions de conseil pour l’élaboration, la mise en œuvre et la coordinationde stratégies de communication auprès de l’Assurance maladie (meilleur usage des antibiotiques), del’INPES (lutte contre le sida) ou encore de l’UNEDIC. Synthèse de l’actualité - Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes - 21/03/2013 - 7
  • 8. Nominations de femmes aux responsabilitésQuatre nominations de femmes à des postes à haute responsabilité à signaler dans la Fonctionpublique (photos de gauche à droite). Hélène EYSSARTIER, inspectrice générale de l’INSEE, anciennedirectrice des ressources humaines au ministère de l’Ecologie, devient Directrice générale dedouanes et des droits indirects (DGDDI) au ministère de l’Economie et des Finances. Il s’agit de lapremière femme nommée directrice générale des douanes. Muriel NGUYEN, administratrice civilehors classe, sous-préfète, a été nommée Directrice de l’accueil, de l’intégration et de la citoyennetéau secrétariat général à l’immigration et à l’intégration au ministère de lIntérieur. Secrétairegénérale de la préfecture de l’Oise depuis cinq ans, Patricia WILLAERT accède à son premier poste depréfète et est nommée préfète des Alpes-de-Haute-Provence. Enfin, Sophie MAHIEUX,administratrice générale des finances publiques, ancienne directrice du budget, payeuse générale duTrésor et directrice de lopérateur national de paye, devient directrice générale du Crédit municipalde Paris. Il s’agit là aussi d’une première.Hauts-de-Seine : comportements sexistes et violences sexuelles au travailSuite aux différentes actions menées dans ledépartement des Hauts-de-Seine dans le cadre duComité départemental pour l’égalitéprofessionnelle entre les femmes et les hommes,et en particulier les rencontres intersyndicales de2011 et 2012, une enquête sur les comportementssexistes et les violences sexuelles envers lesfemmes dans les relations de travail dans lesHauts-de-Seine a été lancée. Il sagit de la troisièmeenquête sur la question en Ile-de-France, aprèscelles menées dans les départements de la Seine-Saint-Denis et de lEssonne. Cette enquête sappuie sur une démarche originale reposant sur un tripleobjectif : mesurer les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes au travail ; dégager des pistesdaction ; sensibiliser les acteur-e-s du monde du travail et, en particulier, les représentant-es dusalarié-e-s. Le public cible est mixte : les femmes et les hommes travaillant ou ayant travaillé dans lesHauts-de-Seine. Enfin, l’enquête repose sur une construction et une diffusion impliquant unpartenariat multi acteurs : les unions départementales des organisations syndicales CFDT, CFE-CGC,CGT, FO et UNSA, des services déconcentrés de lÉtat (la Mission départementale aux droits desfemmes et à légalité/DDCS 92, lUT DIRECCTE des Hauts-de-Seine et la Délégation régionale auxdroits des femmes et à l’égalité/Préfecture de région) et des experts (le cabinet Émergences etlAssociation européenne des violences faites aux femmes au travail - AFVT). L’enquête a fait l’objetd’une information auprès des organisations patronales des Hauts-de-Seine. Elle bénéficie d’unsoutien financier de la Région Ile-de-France, de la Mission départementale aux droits des femmes età l’égalité des Hauts-de-Seine et de l’UT DIRECCTE des Hauts-de-Seine. Les formulaires papier sontlargement distribués dans le département mais l’enquête est également mise en ligne sur Internet(www.enquete92.fr). Les résultats seront présentés dans la semaine du 25 novembre 2013, àloccasion de la Journée internationale pour lélimination de la violence à légard des femmes. LeParisien (supplément Hauts-de-Seine) du 5 mars consacrait un article à l’enquête sous le titre « Autravail, avec les hommes, ca se passe comment ? ». Synthèse de l’actualité - Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes - 21/03/2013 - 8
  • 9. ParlementVisite de la Délégation aux droits des femmes du Sénat au Lycée Hector GuimardEn prélude à la Journée internationale des droits des femmes, La délégationsénatoriale aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes etles femmes du Sénat a souhaité se rendre dans un lycée professionnel qui, prenantappui sur le dispositif « Jeunes pour l’égalité » mis en place par le conseil régionald’Ile-de-France, s’attache, entre autres, à remédier à la faible mixité des métiersdu bâtiment et du patrimoine bâti. La délégation, conduite par sa présidente, Brigitte GONTHIER-MAURIN, a été reçue par Henriette ZOUGHEBI, vice-présidente du conseil régional d’Ile-de-France,chargée des lycées, et par Benoît BOITEUX, proviseur du lycée Hector Guimard. Au cours de la visite del’établissement, les sénatrices et les sénateurs membres de la délégation ont eu l’occasion dedébattre avec les élèves et, en particulier, les élèves filles, sur les motivations qui les ont guidés dansle choix d’une orientation scolaire allant au rebours des stéréotypes sexués. A l’issue de cette visite,la délégation a présenté à la presse les conclusions qu’elle a retenu de cette visite.Retrouver les pages de la délégation sur le site du SénatProtéger les enfants de lhyper sexualisation« Les enfants sont de plus en plus confrontés à des images hypersexualisées, voire transformés enadultes miniatures dont lapparence renvoie un signal de disponibilité sexuelle manifestement tropprécoce. Pour autant, cette hypersexualisation est rarement comprise comme une mise en danger delenfant en termes de développement et de construction psychologique. La société doit prendreconscience et reconnaître que la banalisation des codes pornographiques et de lhypersexualisationest contraire à lintérêt général et à la construction des générations futures ». Une proposition de loivisant à protéger les enfants de lhyper sexualisation a été déposée au Sénat par Chantal JOUANNO le27 février. La proposition de loi vise à « prévenir linstrumentalisation à des fins commerciales ouautres de mineurs hypersexualisés, stéréotypes qui ne sauraient être banalisés, au risque dêtreassimilés à une norme valorisable ».Retrouver le texte sur le site du SénatExpérimentation des maisons de naissanceAlors que Bérengère POLETTI a déposé une proposition de loi en ce sens à l’Assemblée nationale(synthèse du 7 mars) la proposition de loi autorisant lexpérimentation des maisons de naissancedéposée par Muguette DINI au Sénat en mai 2011 a été discutée en première lecture le 28 février. Asignaler sur le sujet un article dans L’Humanité Dimanche du 6 mars.Retrouver le dossier législatif et le compte rendu des débatsLa pénalisation de la prostitution et du racolageLe Sénat a publié une étude de législation comparée sur « La pénalisation de la prostitution et duracolage ». Cette étude concerne le régime de la pénalisation de la prostitution et du racolage. Elleanalyse la législation de huit Etats dEurope : lAllemagne, la Belgique, le Danemark, lEspagne, lItalie,les Pays-Bas, le Royaume-Uni (Angleterre et Pays de Galles) et la Suède. Elle sattache à montrer si lecode pénal de ces États sanctionne : la détention, la gestion ou lexploitation dun établissement deprostitution ; la personne qui se prostitue et le racolage ; le proxénétisme ; et enfin les « clients » desprostitué-es. Elle névoque pas des questions liées à la prostitution comme par exemple la traite desêtres humains à des fins dexploitation sexuelle ou de prostitution (lire page suivante et page 17).Retrouver l’étude sur le site du Sénat Synthèse de l’actualité - Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes - 21/03/2013 - 9
  • 10. Ouverture du mariage aux couples du même sexeAu Sénat, la commission des affaires sociales s’est prononcée pour l’ouverture du mariage et del’adoption aux couples de même sexe. La commission des lois a ensuite adopté le projet de loiouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe et consacre le principe d’égal traitemententre les époux ou les parents de même sexe et ceux de sexe différent. La discussion en séancepublique aura lieu à partir du jeudi 4 avril. Nous ferons le point prochainement sur le sujet.Retrouver le dossier législatifAbrogation du délit de racolage publicLa commission des lois du Sénat a adopté la proposition de loi d’Esther BENBASSA visant à abroger ledélit de racolage public. La rapporteure de la commission des lois, Virginie KLES a souhaité quel’abrogation du délit de racolage public soit suivie d’un ensemble de mesures relatives à la situationdes personnes prostituées et à la répression des réseaux de proxénétisme. Des associations, desmédecins et un récent rapport de l’Inspection générale des affaires sociales ont alerté sur les gravesdifficultés rencontrées par ces personnes dans l’accès aux soins et aux droits. La rapporteure avivement souhaité que les travaux parlementaires en cours permettent d’élaborer un dispositifglobal de prévention et de protection des personnes. Le Sénat examinera en séance publique le texteissu des travaux de la commission le jeudi 28 mars (lire également page 17).Retrouver le dossier législatif sur le site du SénatOrganisation du réseau du service des droits des femmes et de l’égalitéLa délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre leshommes et les femmes de l’Assemblée nationale a souhaité examinerl’organisation du service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmeset les hommes, « chahuté » par cinq années de révision générale des politiquespubliques (RGPP) de 2007 à 2012, qui, selon la délégation, « a eu de façonrapide et visible un impact sur l’efficacité du réseau des déléguées régionales etdes chargés de mission départementaux ». En s’appuyant sur les nombreuses auditions qu’elle aconduites, et sur les enquêtes réalisées auprès des acteurs et actrices du réseau au niveau central,régional et départemental, la Délégation aux droits des femmes a émis vingt-et-unerecommandations structurant le présent rapport, s’inscrivant dans une logique contributive : lespropositions opérationnelles du législateur dans sa mission de contrôle et d’évaluation doiventpermettre au Gouvernement de conduire avec plus d’efficacité sa politique d’instauration de l’égalitéréelle entre les femmes et les hommes.Retrouver le rapport sur le site de l’Assemblée nationalePrécarité professionnelle : préciser l’ANI pour sécuriser l’emploi des femmesLe 20 mars, Christophe SIRUGUE et Ségolène NEUVILLE, qui s’étaient vu confier un rapport sur le Projetde loi Sécurisation de l’emploi par Catherine COUTELLE, présidente de la délégation aux droits desfemmes de l’Assemblée nationale, ont rendu leurs conclusions, votées à l’unanimité par laDélégation. Le but : préciser l’Accord national nnterprofessionnel (ANI) du 11 janvier tout enrespectant son esprit et sa lettre, repris par le projet de loi Sapin. Sur la base des recommandationsfaites hier, la députée de la Vienne et un certain nombre de ses collègues présenteront desamendements principalement sur le temps partiel, cause principale de la précarité professionnelledes femmes. Le rapport préconise huit recommandations. Outre ses recommandations, le rapportprésente l’intérêt d’actualiser les données sur la précarité professionnelle des femmes. Le rapportn’a pas encore été mis en ligne sur le site de l’Assemblée nationale à l’heure où nous bouclons.Retrouver l’information sur le site de Catherine Coutelle Synthèse de l’actualité - Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes - 21/03/2013 - 10
  • 11. Egalité et non discriminationSelon la Cour de cassation, la laïcité sapplique dans le public, pas dans le privéL’affaire de la crèche Baby Loup avait fait couler beaucoup d’encredans cette synthèse entre juillet 2010 et novembre 2011 (unevingtaine d’articles). Dans deux arrêts rendus mardi 19 mars, dont lepremier annule la décision de la cour dappel de Versailles rendu danslaffaire de la crèche Baby Loup et le second concerne une salariéelicenciée au même motif quelle portait un voile islamique sur lescheveux dans une CPAM de la Seine-Saint-Denis, la Cour de cassationprécise « les contours du principe de laïcité » en distinguant le cas desservices publics par rapport au secteur privé. « Voile : la justice tire àhue et à dia » résume Libération (20 mars) alors que Le Parisien (20mars) voit « Un voile sur la laïcité » et rend compte des premièresréactions comme celle de Jeannette BOUGRAB, ancienne présidente dela HALDE qui regrette « un jour sombre pour la République ». Le Figaro(20 mars) met l’accent sur « la décision polémique » de la Cour de cassation. La veille, La Croix (19mars) préparait le terrain et consacrait une page au « voile islamique » et aux « nouveaux contentieux(qui) font leur apparition ». Le Monde du 21 mars constate que « la justice affirme la libertéreligieuse » et souligne la prédiction de l’avocat de la crèche : « une explosion des revendicationscommunautaires en entreprises ». Sous le titre « Prière d’insérer », le quotidien du boulevard Blanquipublie également dans ses « Décryptages » une enquête sur les conflits pour motif religieux qui semultiplient dans les entreprises. Le 21 mars, Libération consacre son « Droit de suite » à l’affaire(« Baby Loup et les ennemies de la république »). Le 22 mars Libération et Le Parisien évoquent dansleurs brèves la tribune (à paraître dans L’Express) pour la modification de la loi sur la laïcité signéepar des personnalités comme Elisabeth BADINTER ou Caroline FOUREST. Dans ses « Rebonds »,Libération publie « Baby-Loup ou la question du fait religieux en entreprise », une tribune de LionelHONORE, professeur des universités et directeur de l’Observatoire du fait religieux en entreprise,dans laquelle le spécialiste souligne que « les conflits liés à la religion sont peu nombreux enentreprise » et que « la plupart se résolvent par la discussion ». Parmi les premières réactions desassociations, Regards de femmes publie un communiqué le 21 mars titré « Après larrêt de cassationBaby-loup : Halte au harcèlement religieux dans les entreprises et associations » et la Coordinationfrançaise pour le Lobby Européen des Femmes et Femmes contre les intégrismes (communiquécommun du 22 mars) soulignent que « la Cour de cassation a rouvert la boîte de Pandore ». Enfinsignalons (Libération du 14 mars) qu’un homme qui s’était précipité le 12 septembre dernier sur unefemme se promenant à la fête foraine, portant le niqab (voile intégral musulman) pour le luiarracher, a été condamné le 13 mars à cinq mois de prison avec sursis par le tribunal de Nantes pourviolences en raison de l’appartenance religieuse.Libération : « Dans quel état genre ? » Bon an, mal an, cela fait bientôt un an, que Libération nous propose chaque mardi une rubrique « Sexe et genre » dans ses pages « Vous ». Nous ne les avions jamais signalées en tant que telles, c’est chose faite ! Le 22 janvier dernier, « Libé » se demandait « Dans quel état genre ? » et revenait sur les « gender studies » qui avait fait grand débat en France entre 2011 et 2012 suite à l’introduction du genre dans certains programmes scolaires. « Attaquées par des conservateurs, les «gender studies» sont surtout victimes d’a priori ». Et Libération de faire « le point en six questions ».Retrouver l’article sur le site de Libération Synthèse de l’actualité - Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes - 21/03/2013 - 11
  • 12. Polémique autour dun clip vidéo inspiré du dernier défilé Louis Vuitton La polémique prend de lampleur sur le Web et les réseaux sociaux après la diffusion dun clip vidéo inspiré du dernier défilé Louis Vuitton. Le magazine anglais Love aurait commandé au réalisateur James LIMA une déclinaison controversée du défilé parisien qui sest tenu le 6 mars. Dans ce film, reprenant la bande originale du défilé les mannequins ne déambulent plus sur un podium, mais font le trottoir. La vidéo associe deux univers différents : celui de la couture etdu marché sexuel. Certains observateurs voient dans ce clip une image dégradée de la femme qui arecours à la prostitution ou un retour au « porno chic » développé le photographe Helmut NEWTONqui affectionnait les photos des femmes dénudées (d’après agences).« Le manifeste féministe qui fait scandale en Amérique »Sous le titre « Le manifeste féministe qui fait scandale en Amérique », Les Echosdu 14 mars soulignent que, dans un livre qui vient de sortir aux Etats-Unis, SherylSANDBERG, numéro deux de Facebook, « pointe le manque dambition desfemmes ». « Certains crient au scandale, dautres au génie »raconte le quotidienéconomique qui rapporte que le livre, « ne laisse personne indifférent ». Intitulé« Lean In », que lon pourrait traduire par « Simposer », « il développe cettethéorie selon laquelle les femmes sont en partie coupables de la domination dumonde par les hommes. Il donne lieu à des débats passionnés sur CNN et dessuppléments de plusieurs dizaines de pages dans la presse féminine ». Egalité dans la vie professionnelleAgriculture : plus d’un quart de femmes cheffes d’exploitation On connaît notre intérêt particulier pour le thème « Femmes et agriculture » (synthèse du 18 octobre 2012). Un sondage Crédit Agricole-BVA publiée le 25 février à l’occasion du Salon international de l’agriculture révèle qu’elles sont maintenant plus du quart à être cheffes d’exploitation. « En 2013, « agricultrice », n’est plus seulement synonyme de « femme d’agriculteur ». En quarante ans, non seulement la proportion de femme exerçant ce métier a plus que triplé, mais leur statut a également considérablement évolué ». « Agriculture: Les femmes prennent larelève » titre 20 Minutes du 26 février alors que Libération en fait l’un de ses chiffres du jour :« 25 % C’est la proportion d’agricultrices qui ont réussi à se jouer de la domination masculine de leurmilieu et à se hisser à la tête d’une exploitation, selon une enquête BVA réalisée pour le Créditagricole. 167 000 exploitations sont pilotées par des femmes qui, par ailleurs, représentent un tiersdes actifs de l’agriculture » souligne le quotidien. Le Figaro daté des 9 et 10 mars reviendra pluslonguement sur le sujet en affirmant que « Les femmes s’épanouissent dans l’agriculture » et qu’ellessont « de mieux en mieux formées ». On signalera ici que, selon un rapport des Nations Uniesprésenté au Conseil des droits de l’Homme par le rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation, « ilfaut mettre en place (dans le monde) des politiques agricoles tenant compte de l’égalité des sexes ».Le Monde du 5 mars indique par exemple qu’en Inde, « près de 80 % des femmes actives travaillentdans l’agriculture, mais elles ne sont que 10 % à posséder des terres ». Et de souligner que « lesNations Unies appellent à accélérer l’émancipation des femmes pour combattre la faim »… Synthèse de l’actualité - Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes - 21/03/2013 - 12
  • 13. La crise a favorisé les discriminations au travailLe sociologue Jean-François AMADIEU, spécialiste des organisations du travail, dirige lObservatoiredes discriminations quil a créé en 2003. Professeur à luniversité Paris-I-Panthéon-Sorbonne, il vientde publier « DRH, le livre noir » (Seuil) qui « dresse un portrait sans concession des pratiques demanagement en France ». A cette occasion, Le Monde l’a rencontré (édition du 19 mars) et souligneque « La crise a favorisé les discriminations au travail ». Le quotidien revient également sur le dernierbaromètre sur la perception des discriminations dans le travail, réalisé par lInstitut français dopinionpublique (IFOP) pour le Défenseur des droits et lOrganisation internationale du travail, et publié le14 janvier, qui indique que lâge et le fait dêtre une femme sont, de loin, les principales causes de ladiscrimination au travail, dont le nombre a augmenté depuis 2011. Les problèmes de discriminationseraient ressentis par les salariés de manière quasiment similaire dans les sphères publique et privée. « L’informatique n’aime plus les femmes » « Tout le monde conduit, mais il ny a que les hommes qui réparent. En informatique, cest pareil : tout le monde sait en faire mais les ordinateurs sont conçus par les hommes ». Cest en ces termes, cité dans Le Monde du 19 mars, que linformaticienne Isabelle COLLET, chercheuse en sciences de léducation à luniversité Paris-X-Nanterre, illustre la pénurie de femmes dans le secteur des nouvelles technologies. Selon le quotidien dans ce secteur « les écarts de salaires s’accroissent avec les hommes ».Les conditions de travail ont-elles un sexe ?Le numéro 348 de mars/avril 2013 de Travail & Changement publié parlAgence nationale pour lamélioration des conditions de travail (ANACT)consacre sa une à la question « Les conditions de travail ont-elles unsexe ? ». « En 2009, nous explorions déjà l’égalité professionnelle sousl’angle des conditions de travail » rappelle l’ANACT (synthèse du 9septembre 2009). « Ce deuxième volet confirme notre premier constat :les femmes sont bien moins loties ». Au sommaire du dossier :« L’inégalité des conditions de travail » ; « L’approche par le genrerévélatrice » ; et « Les hommes concernés ».Lire le numéro en ligne sur le site de l’ANACT« Leadership personnel et trajectoire professionnelle »Les vendredi 29 et samedi 30 mars, Social Builder propose unséminaire de leadership pour les jeunes femmes en début decarrière. Intitulé « Leadership personnel et trajectoireprofessionnelle » ces deux journées de travail s’adressent auxjeunes professionnelles qui souhaitent développer leur leadershippour concrétiser leurs ambitions. Accompagnées de « grands témoins » les participantesapprendront à développer leur leadership, maîtriser les leviers de l’autopromotion et de l’assertivité,se projeter dans votre carrière et échanger avec d’autres femmes de profils variés et des dirigeantessur les leviers de la réussite des carrières féminines. « Deux journées intenses, pratiques et ludiquespour prendre du recul et assimiler des outils pour envisager plus sereinement son ambitionprofessionnelle, le tout dans un esprit de confiance bienveillante ».Voir le programme et s’inscrire sur le site de Social Builder Synthèse de l’actualité - Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes - 21/03/2013 - 13
  • 14. Natalie NOUGAYREDE, une autre face du MondeLe Figaro du 21 mars consacre son « Trait & portrait » à Natalie NOUGAYREDE(synthèses des 7 et 14 mars), « une autre face du Monde ». « Cette journalistede terrain, dapparence discrète mais au caractère trempé, est la nouvellefigure de proue du quotidien du soir » souligne le confrère. Après NathalieLOISEAU à l’ENA (synthèse du 18 octobre et le portrait de dernière page deLibération du 26 novembre, « Femme d’Etat », que nous n’avons pas cité), unenouvelle génération née au milieu des années 60 semble arriver aux postes depouvoir (Nathalie a été le prénom le plus donné - aux filles - en 1965 ;-)Habemus Femen ?A l’heure où l’Eglise vient se donner un nouveau pape, une nouvelle fois la question de la place desfemmes en son sein est reposée. « Eglise : la femme est-elle l’avenir du prêtre ? » se questionne dansson « Zoom » Le Soir du 13 mars. « La place des femmes dans l’Eglise est un des enjeux de lasuccession du pape Benoît XVI, au Vatican » estime le quotidien de Bruxelles qui consacre deux pagesau sujet. Un sujet qui interpelle les croyants à en croire la lecture de La Croix du 18 mars. Lequotidien catholique publie en effet une série de courriers des lecteurs reçus après sa une sur lesfemmes en Europe, à l’occasion du 8 mars, et l’éditorial du quotidien catholique qui s’indignait de ceque les femmes n’occupent pas la place qui devrait leur revenir dans le gouvernement de l’Eglise. Parité et vie politiqueOlympe DE GOUGES au Panthéon ? Selon Libération du 11 mars, Anne HIDALGO, candidate PS à la mairie de Paris, propose de transférer au Panthéon les cendres d’Olympe DE GOUGES, femme de lettres et figure éminente de la Révolution française. La première adjointe de Bertrand DELANOË veut ainsi honorer la pionnière du féminisme, auteure de la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne ». Et « Libé » de rappeler qu’actuellement « le Panthéon ne compte aujourd’hui que deux femmes : Marie CURIE et Sophie BERTHELOT, entrée dans le sillage de son mari, le chimiste Marcellin BERTHELOT ».Préparation des municipales à ParisLes commentaires sur les candidatures aux élections municipales parisiennescontinuent d’aller bon train (synthèse du 12 février). Plusieurs journauxreviennent sur le « duel HIDALGO NKM » comme Le Nouvel Observateur du 21mars (une douzaine de pages) ou sur la rivalité entre Rachida DATI et NathalieKOSCIUSKO-MORIZET. La candidate aux primaires de l’UMP a déjà son quartiergénéral dans Paris et « poursuit sa campagne… y compris au sein de son parti » (Le Parisien du 14mars). Elle fera la une et le dossier d’ouverture du Parisien du 18 mars (« Qui est vraiment NKM ») et le portrait de dernière page de Libération du 21 mars (« DJ politique »). La polémique qui l’a opposé à Anne HIDALGO suite à ses propos sur Ségolène ROYAL (synthèse du 14 mars) semble s’éloigner. Et alors que Marielle DE SARNEZ (MODEM) entre dans la compétition (Libération du 22 mars), Anne HIDALGO publie un livre programme « Mon combat pour Paris » (Flammarion) (Libération du 19 mars, Le Parisien du 20 mars). Synthèse de l’actualité - Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes - 21/03/2013 - 14
  • 15. Egalité dans la vie personnelle et socialeLa santé des femmes en FranceLa Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et desstatistiques (DREES) du ministère chargé de la santé et des affairessociales consacre le numéro 834 de mars 2013 d’Etudes et Résultatsà la santé des femmes. Selon le résumé, « si les femmes continuent àcumuler les désavantages dans de nombreux domaines de la viesociale, elles bénéficient d’un atout sur le plan de la santé, puisqueleur espérance de vie est sensiblement plus élevée que celle deshommes : 84,8 ans en France en 2012, soit l’une des plus élevéesd’Europe, contre 78,4 ans pour les hommes, qui se situent dans lamoyenne européenne. Cependant, les femmes perçoivent leur santéde manière plus négative que les hommes et déclarent plus delimitations fonctionnelles. Elles vivent un plus grand nombre d’annéesavec des incapacités, et plus souvent en situation d’isolement. Lacomparaison de la santé des hommes et des femmes livre ainsi un tableau contrasté, permettantd’identifier des problèmes spécifiques à chaque sexe. Une partie de ces spécificités est liée à desfacteurs biologiques, en premier lieu la santé reproductive. Les facteurs sociaux jouent également unrôle important, induisant des comportements de santé plus tempérants et une plus grande proximitéavec le système de soins pour les femmes. La tendance au rapprochement des comportementsmasculins et féminins dans toutes les sphères de la vie sociale se traduit toutefois par unehomogénéisation des comportements de santé. Celle-ci est plus marquée en haut de l’échelle sociale.Les femmes restent, en effet, un groupe marqué par des disparités et des inégalités, même si celles-cisont, en matière de santé, moins fortes que celles qui existent entre les hommes ».Télécharger le numéro d’Etudes et RésultatsFemmes enceintes ayant une complication au cours de leur grossesseLa Haute autorité de santé (HAS) a mis en ligne un dossier de recommandation de bonne pratiqueintitulé « Femmes enceintes ayant une complication au cours de leur grossesse : transferts enurgence entre les établissements de santé ». La HAS souligne les objectif de ce travail : « optimiser letransfert des femmes enceintes dans l’urgence vers et entre les établissements des réseaux périnatalsavec un objectif de sécurité et d’humanisation. Favoriser la coordination entre les professionnels desréseaux périnatals : obstétriciens, urgentistes, anesthésistes, pédiatres, sages-femmes, etc. Mettre enplace des outils permettant d’évaluer les différents aspects de la qualité des transferts des femmesenceintes au sein d’un réseau périnatal ».Retrouver le dossier sur le site de la HAS« Un rêve qui devient réalité » Après la médaille dor en descente de Marion ROLLAND le 10 février dernier (voir la synthèse du 12 février 2013), cest au tour de Tessa Worley (23 ans) de décrocher la médaille dor au géant de Schladming en Autriche. Cette jeune femme, originaire du Grand Bornand en Savoie et au parcours talentueux, devient la 5e championne du monde tricolore de géant après Lucienne SCHMITH (1954), Marielle GOITSCHEL (1964 et 1966), Fabienne SERRAT (1974) et Carole MERLE (1993). « Un rêve qui devient réalité » sont les premiers mots de Tessa WORLEY après sa victoire. Nousdévelopperons encore plus avant les nouvelles relatives aux sports féminins dans nos prochainessynthèses grâce à notre dynamique correspondante « femmes et sports » ! Synthèse de l’actualité - Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes - 21/03/2013 - 15
  • 16. Les pères perchés VRP du masculinisme « Il fait le tour des grues, défendant le couple hétérosexuel à coup de propos sexistes et homophobes ». L’Humanité du 11 mars accuse l’un des deux pères qui étaient monté sur une grue à Nantes d’être « le grand VRP des pères en colère » et que, derrière lui, « il y a une idéologie masculiniste ou, pour le dire plus franchement, antiféministe ». « La mode de l’escalade en chantier continue » raconte le quotidien. « Samedi, c’est une scène ubuesque qui s’est déroulée à Privas, en Ardèche. Une grand-mère paternelle s’estperchée en haut d’une grue pour exiger le respect de son droit de visite, clamant qu’elle n’a pas vu sapetite fille depuis trois ans. En bas de l’engin, il y avait le père de la fillette, actuellement mis enexamen pour agression sexuelle sur son enfant » et « derrière cette opération, il y avait NicolasMoreno, qui coachait la grand-mère. Après son séjour en haut d’une grue nantaise ». Le 19 mars,dans un communiqué de presse, Patric JEAN annonce un « coup de force surprise des associations de« pères » ce jeudi 21 mars ». Le cinéaste, qui a infiltré deux complices dans les mouvements de pères,s’est procuré un certain nombre de documents et constate des « discours de plus en plus radicaux etviolents ». Si ce « Printemps des pères » prend des allures fleuries et sympathiques lors des actionsqui ont eu lieu dans toute la France le 21 mars (ci-dessus à gauche), les documents diffusés par PatricJEAN démontrent eux le caractère extrêmement misogyne et clairement anti-femmes de ces actions(ci-contre à droite). Le militant de Zéromacho s’estégalement procuré des échanges internes entrecertains acteurs du « Printemps des pères » et ildénonce « une idéologie très réactionnaire, violente,homophobe, misogyne et avec parfois des relentsracistes et dextrême-droite » (ce que nous confirmeune simple visite sur les pages Facebook de certainsd’entre eux : ça fait froid dans le dos NDR). A suivre,le 9 juin prochain, ces pères divorcés veulent eneffet organiser une marche.Avortement aux Etats-Unis : le grand bond en arrière« Haro sur l’avortement au Mississippi » titrait Courrier International du 21 février. Selonl’hebdomadaire, « l’Etat du Sud profond comptait quatorze centres d’IVG au début des années 1980.Il n’en reste plus qu’un, et il pourrait bientôt fermer ses portes » (synthèse du 5 novembre 2012). Lejournal publie témoignages de militants pro-life et pro-choice et parle d’un « grand bond en arrière ».« Fini l’hystérie militante : surfant sur les victoires républicaines de 2010 lors des élections de mi-mandat, les « pro-life » utilisent désormais le lobbying politique pour obtenir des autorités locales deslois interdisant l’IVG de façon détournée ». Sous le titre « Au Mississippi, lavortement pris au piège »,Libération prend l’exemple de Jackson, dans le sud des Etats-Unis, pour publier une enquête sur lesattaques contre l’IVG aux Etats-Unis.Plus de 230 millions de femmes sans accès à la contraception moderne en 2015Une dépêche de l’Agence France Presse reprise par exemple dans Le Monde du 13 mars signale uneétude publié dans The Lancet selon laquelle « plus de 230 millions de femmes en âge de procréer (15-49 ans) dans le monde risquent de navoir aucun accès à une contraception moderne en lan 2015,soit dix millions de plus quen 2010 ». « Une tendance principalement liée à laugmentation rapide dela population » indique l’étude. Synthèse de l’actualité - Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes - 21/03/2013 - 16
  • 17. Lutte contre les violencesLEssonne sengage avec lAPF pour lassistance sexuelle aux personnes handicapéesAlors que le Comité consultatif national déthique (CCNE) sest prononcé, dans un avis publié débutmars, contre linstitutionnalisation dune assistance sexuelle pour les personnes en situation dehandicap (synthèse du 14 mars), le conseil général de lEssonne a annoncé jeudi 21 mars, encommun avec lassociation des paralysés de France (APF), quil abordait la question dans son schémadépartemental en faveur des personnes handicapées, qui doit être adopté lundi prochain(« L’Essonne invente le service public de l’aide sexuelle », Le Parisien du 21 mars). Cette annonce asuscité d’ores et déjà de nombreuses réactions. « L’assistanat sexuel, une mauvaise réponse à laquestion pertinente de la sexualité des personnes handicapées » souligne Maud OLIVIER, députée del’Essonne et Conseillère générale en charge de la lutte contre les discriminations et de la promotionde l’égalité, dans un Communiqué de presse du 21 mars. « Je suis en total désaccord avec laproposition de Jérôme Guedj d’organiser au Conseil général de l’Essonne une réflexion sur un statutd’assistant sexuel » écrit-elle. La Commission nationale droits des femmes/féminisme du PCFs’élève également contre cette proposition dans un communiqué du 21 mars relatif à la mise enplace par le conseil général de lEssonne dun service public dassistants sexuels. Osez le féminisme !s’élève aussi le même jour contre les propos tenus par le président du conseil général de l’Essonne,dans Le Parisien. « Nous rappelons que l’assistance sexuelle est une forme de prostitution, et que laprostitution est toujours une violence faite aux femmes » s’exclame l’association suivie par LesefFRONTé-e-s qui expriment « leur totale opposition au projet ». « Assistanat sexuel : halte à lamarchandisation de la sexualité ! » demandent-elles.« Si je viens vers toi… » de Véronique VERGERVéronique VERGER publie « Si je viens vers toi… », un livre témoignage sur laprostitution aux éditions de Villèle, un ouvrage qui fera sans doute moins debruit dans les médias parisiens que « Les demoiselle d’Amsterdam » deMartine et Louise FOKKENS (Fleuve noir, Libération du 12 mars). « Lescharmes d’une femme, ça se monnaye ? Cinq années de prostitution, ça laisseindemne ? » se demande l’éditeur. « Avec ses yeux bleus, profonds, qui endisent long et sa voix rauque, Véronique raconte. Il faut l’entendre. L’émotionest là, palpable. Un début de vie inimaginable, des années de trottoir, quatreenfants de trois pères différents - violents, haineux pour certains au point devouloir éloigner d’elle ses fils - la ville de Tours, qu’elle a voulu faire sienne etdont elle connaît les rues, les bars, les gens, les mœurs… Véronique Verger estune femme accomplie, mais une mère déchirée et ses paroles sortent toutdroit de son cœur et de ses tripes. Bien plus qu’un récit de vie, ce livre est un réquisitoire passionnécontre la prostitution : celui d’une femme, qui a traversé tellement d’épreuves que l’on se demandecomment elle tient encore debout. Mais cette femme a compris que la vie nous donnait ce que l’ondevait connaître, le meilleur comme le pire, pour se réaliser. Elle a franchi les obstacles un à un, asurmonté, grâce à sa volonté de fer et à son énergie rayonnante, la souffrance, la violence,l’épuisement physique et moral, la méchanceté humaine ».Proposition de loi visant à abroger le délit de racolage publicPlusieurs journaux suivent la proposition de loi visant à abroger le délit de racolage public (lire page10). La Croix du 14 mars (« Le délit de « racolage passif » pourrait bientôt être supprimé »).Libération enquête sur le « harcèlement » des prostituées « sous pression policière » (18 mars) etpublie une tribune le 19 mars : « Prostitution et racolage : les risques du métier ? ». Le Parisien (18mars) rend compte de la manifestation et de « la colère » des prostituées à Pigalle. Synthèse de l’actualité - Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes - 21/03/2013 - 17
  • 18. Suède, Norvège… le modèle ébranlé ? « Une fois encore, la Suède est secouée par un débat où les femmes sont attaquées et traînées dans la boue. Vu de létranger, on sétonne : comment ce pays que lon croit champion du monde de légalité hommes-femmes - ce quil est par ailleurs - peut-il être le champ dune telle bataille ? » se questionne Le Monde du 21 mars sous le titre « La haine des femmes ébranle la Suède ». La journaliste Asa LINDERBORG (photo ci-contre) a en effet témoigné, dans le célèbre Aftonbladet, comment, à la suite dune série denquêtes sur lextrême droite sur Internet, elle a reçu tant de messages de haine et de menaces que lapolice la placée sous protection. « Beaucoup des insultes et menaces ont un caractère sexuel violent,ce que les hommes ne subissent pas » souligne le quotidien qui cite des exemples inquiétants. « Cenest ni nouveau ni propre à la Suède. Mais Asa LINDERBORG est surprise par ce ton qui a franchi unnouveau degré de violence ». « En fait, depuis BREIVIK », explique-t-elle. Nous avions insisté dans cettesynthèse sur le masculinisme d’Anders Behring BREIVIK, l’auteur de la tuerie d’Oslo et de l’île d’Utøyaen Norvège (synthèse du 29 juillet 2011). Le tueur norvégien revendiquait une sexualité totalementmachiste et déplorait « la féminisation de la culture européenne », « un nouvel homme féminisé » etla volonté d« émasculer le mâle européen ».On reparle donc d’Anders Behring BREIVIK au détour de cette analyse du Monde qui revient aussi surla vague dantiféminisme qui a démarré en 2005 en Suède et sur le recul de certaines figuresemblématiques du féminisme suédois, parallèlement à l’affaiblissement de la gauche. Mais selon AsaLINDERBORG, « cette haine des femmes cache toutefois un phénomène plus profond : il illustre la dérivedune frange de la population ». « La période que nous vivons est brutale », constate Asa LINDERBORG.« Les gens nont pas demploi, la sécurité sociale ne fonctionne plus, ils estiment quils ne sont pasreprésentés, ils se sentent dépourvus de pouvoir, ils sont frustrés. Et il faut aussi comprendre tout ça.Il faut prendre au sérieux ces gens qui sont désespérés et frustrés »… Et Le Monde de conclure :« cette vague de haine est peut-être le premier signe tangible que la cohésion sociale, tant mise enavant par le gouvernement suédois pour expliquer lacceptation sans heurts de nombreuses etexigeantes réformes réalisées au cours des vingt dernières années, commence à se craqueler »…Signalons ici que deux journaux s’étaient penchés en février sur le« modèle » norvégien. « Activités mixtes dès le plus jeune âge, congépaternité bientôt porté à quatorze semaines : du berceau au bureau, lepays scandinave mise sur l’égalité des sexes », Libération du 12 févriervoyait « La Norvège en quête du genre idéal ». Le Point du 7 févriersoulignait de son côté qu’en matière d’égalité entre les femmes et leshommes la Norvège était un pays « précurseur » mettant en exergueune déclaration de la ministre de l’enfance et de l’égalité, IngaTHORKILDSEN (photo ci-contre) : « nous faisons tout pour que lesNorvégiennes n’aient plus à choisir entre travail et famille ». Culture, communicationGenre et série télévisée : « Girls » et « Hit & Miss »Sous le titre « La loi du genre », Le Monde Télévisions des 17 et 18 février consacrait sa une à la sérieanglaise « épatante » de Paul ABBOTT diffusée par Canal + avec Chloë SEVIGNY dans le rôle d’unetranssexuelle tueuse à gages. De son côté Libération du 26 février s’est penché sur « Girls » : « Là oùl’ébat blesse ». « A rebours de « Sex and the city » », explique le journal, « la dernière-née du HBO suitla déprime sexuelle de quatre New-Yorkaises ». « Les féministes en redemandent » signe Libération. Synthèse de l’actualité - Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes - 21/03/2013 - 18
  • 19. 16e festival « Les Femmes Sen Mêlent » Le festival Les Femmes Sen Mêlent célèbre la scène féminine indépendante. A sa naissance en 1997, il ne sagissait alors que dun unique concert parisien, le 8 mars, journée internationale des femmes. Gardant cette même idée de départ mais s’affranchissant de cette journée de célébration, Les Femmes Sen Mêlent sétend désormais dans toute la France et sur plusieurs soirées du 18 au 31 mars. Libération du 18 mars consacre deux pages au festival sous le titre « En « la » majeures ». Retrouver le site et les actualités du festival35e Festival international de films de femmes de Créteil« Les femmes sont souvent rayées de l’histoire. Lesfemmes cinéastes comme les autres. Nous devons doncconstruire cette histoire ignorée. Nous n’avons pas àl’inventer. Elle existe »… L’Humanité du 20 marsconsacre deux pages au Festival international du filmde femmes (synthèse du 7 mars). Le quotidien arencontré en particulier le réalisateur et universitaire, Jonathan BRODA qui a orienté ses recherchesvers les cinéastes « oubliées » : ces femmes qui ont occupé des positions majeures dès les débuts du7e art. L’Humanité publie l’entretien sous le titre « « Le féminisme est un humanisme », au cinémaaussi ». Le Monde du 22 mars revient aussi sur le festival et souligne que Jeanne BALIBAR en estl’invitée d’honneur. Dans un entretien avec le quotidien du soir elle dénonce « une domination dumâle blanc hétérosexuel catastrophique »…Le site du festival international de films de femmes« Femmes célèbres d’Ile-de-France »Après « Paris des Femmes Célèbres » (2011), Sybil CANAC et VictoriaMAN publient aux éditions du Chêne « Femmes célèbres d’Ile-de-France » signalé par Le Parisien du 13 mars. Selon l’éditeur, lesauteures retracent « l’histoire de 110 femmes d’exception dont la plusancienne remonte à la préhistoire. Parmi ces femmes, de toutesconditions et de toutes les époques, on trouve de grandes figuresféminines mondialement connues mais aussi des femmes plusmodestes, parfois oubliées de l’Histoire, mais dont le village ou ledépartement d’origine conserve fièrement la mémoire ». « Camille CLAUDEL » de Bruno DUMONT « Hiver 1915. Internée par sa famille dans un asile du Sud de la France (synthèse du 14 janvier) là où elle ne sculptera plus » Bruno DUMONT signe une chronique de la vie recluse de Camille CLAUDEL, « dans l’attente d’une visite de son frère, Paul CLAUDEL ». On signalera bien sûr la sortie sur les écrans du film « Camille CLAUDEL » interprétée par une Juliette BINOCHE qui soulève des critiques enthousiastes (« Juliette des esprits dérangés », Libération du 13 mars ; « Camille CLAUDEL dans la plus terrible des solitudes », La Croix du 13 mars ; « Quelques jours avec Camille CLAUDEL », Le Figaro du 12 mars…). Synthèse de l’actualité - Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes - 21/03/2013 - 19
  • 20. « Le sexisme littéraire en chiffres » Libération daté des 9 et 10 mars se penche sur « Le sexisme littéraire en chiffres ». Le quotidien cite l’organisation américaine Women in Literary Arts (VIDA) qui a épluché les principales revues et suppléments littéraires américains et britanniques. Résultats : en 2012, dans la London Review of Books, seuls 24 % des critiques ont été signées par des femmes et seuls 27 % des livres recensés étaient dus à des femmes. On retrouve le même genre de déséquilibre dans la plupart des revues littéraires (la New York Review of Books, 16 % et 22 %, le Times Literary Suplement, 30 % et 25 %, Harper, Paris Review ou encore New Republic…) Seuls, la Boston Review et Poetry sont à peu près paritaire en 2012. Et de citer la critique Jenny TURNER : « les éditeurs vous diront bien sûr qu’ils aimeraient publier plus de femmes, mais qu’ils n’en trouvent pas. Le sexisme est si souterrain que les éditeurs ne se rendent même pas compte à quel point ils sont décourageants ». « Free Angela »… La réalisatrice Shola LYNCH vient de sortir un documentaire « Free Angela » sur Angela DAVIS (synthèses du 25 janvier 2007 et 4 juin 2012). Les deux femmes étaient à cette occasion en visite en France et on peut dire que le passage de « licône militante de la contre-culture américaine » n’est pas resté inaperçu. Rédactrice en cheffe d’un jour de L’Humanité du 20 mars, Angela DAVIS na pas perdu son âme de militante. Comme le soulignait France Info « elle continue de se battre pour les droits civiques, aux États-Unis et partout dans le monde. Féministe, communiste, proche des « Black Panthers », elle est devenue une icône internationale dans les années 60 » et « la figure emblématique du mouvement noir américain ». Dans Libération du 21 mars « la romancière rencontre la militante américaine ». Dans un entretien avec Virginie DESPENTES, Angela DAVIS évoque en particulier le sort des femmes et des laissés pour compte du capitalisme. Pour information, cette synthèse est réalisée à partir d’alertes d’actualité internet, de la surveillance des sites institutionnels français,ainsi que d’une sélection de sites associatifs francophones, des informations et documents reçus par le bureau de lanimation et de la veille et d’une sélection de la presse quotidienne et hebdomadaire nationale. - Photos © DR Direction générale de la cohésion sociale – Service des droits des femmes et de légalité entre les femmes et les hommes Bureau de lanimation et de la veille - dgcs-sdfe-synthese@social.gouv.fr - http://www.femmes-egalite.gouv.fr/ Synthèse de l’actualité - Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes - 21/03/2013 - 20